La formation des salariés devrait être favorisée par la mise en place du CPF

Le DIF est mort. Vive le CPF. La loi du 5 mars 2014 sur la formation professionnelle s’affiche comme révolutionnaire et a pour but d’améliorer l’évolution professionnelle en favorisant l’accès à des formations qualifiantes. Un tel dispositif existe déjà, il s’agit du Droit individuel à la formation (DIF). Toutefois, le DIF n’a pas convaincu. Avec seulement 4,9% de taux d’usage, 22,5 heures de durée moyenne de formation, c’est-à-dire des formations très courtes, le système de la formation professionnelle est un échec. Avec le Compte personnel de formation (CPF), le gouvernement espère relancer la formation en le rendant plus fonctionnel et ainsi accroître le niveau de qualification tout en sécurisant le parcours professionnel.

Des heures de formation rattachées à l’individu et qui ne pourront plus être perdues

Première différence de taille, le CPF est rattaché à l’individu et non plus à un contrat de travail. Cela signifie qu’il est possible de cumuler des heures de formation utilisables sans limite de temps, même si le statut professionnel change. Deuxième révolution, les heures acquises le restent à vie. Il sera donc possible de changer d’employeur sans perdre de droits à la formation, ce qui est actuellement le cas avec le DIF.

150 heures sur 7 ans

Grâce au CPF, il est possible de cumuler un plus grand nombre d’heure. Alors que le DIF plafonnait à 120h de formation sur six années, le CPF grimpe jusqu’à 150 heures sur 7 ans. Ces chiffrent sont valables pour un temps complet. Dans le cas d’un temps partiel, les heures de formations gagnées seront calculées au prorata. De plus, les absences pour cause de congés maternité, paternité et parental ne pénaliseront pas le nombre d’heures cumulées. Enfin, les heures du DIF non utilisées seront automatiquement basculées sur le CPF et valables pendant 5 ans.

Quelles formations ?

En théorie, les formations accessibles seront celles ayant été choisies par les conseils régionaux, partenaires sociaux et branches professionnelles parmi celles aboutissant à une certification.

Cumulable avec d’autres dispositifs de formation

Le CPF peut faire l’objet d’abondement par l’employeur, l’employé ou un organisme extérieur comme Pôle emploi ou l’Agefiph. De quoi augmenter le nombre de formations accessibles. Toutefois, malgré la parution d’un décret paru au JO du 2 octobre sur les modes de constitution et de contrôle des listes de formation, les formations éligibles ne sont toujours pas connues.

Faire sa demande à l’employeur 2 mois avant de commencer sa formation

En pratique, le travailleur pourra solliciter l’accord de son employeur au moins soixante jours avant que ne débute la formation souhaitée si celle-ci dure moins de 6 mois. Pour les formations plus longues, la demande doit être faite 120 jours avant minimum, de quoi laisser le temps au patron de s’organiser. A noter que l’employeur n’a pas de droit de regard sur la formation choisie, il peut seulement discuter le calendrier.

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

Yerka Project invente un vélo qui est son propre antivol

Ils en avaient assez de se faire piquer leur vélo, alors les trois étudiants ont décidé d’inventer un vélo impossible à voler. Fini les cadenas et autres chaînes que l’on peut briser pour libérer le vélo et l’emporter. Cette fois, l’ingénieux système ne comporte aucun élément extérieur : le vélo est son propre antivol ! Cabello Cristobal, Juan José Monsalve et Adrès Roi imaginent d’utiliser la selle pour l’accrocher directement au cadre. Cela implique de pouvoir dévisser une partie du cadre pour qu’il s’ouvre et puisse accueillir la selle préalablement enlevée. Le vélo peut ainsi être attaché à un poteau, un arbre ou une grille via ce nouveau système d’accroches. Cette manipulation se fait en moins de 20 secondes et parait simple à réaliser à en croire la vidéo de démonstration. La seule façon de le voler est d’endommager le cadre ou la selle et donc de rendre le vélo inutilisable, suffisant pour dissuader les voleurs.

Les trois amis ont fabriqué un prototype avec un cadre en acier, mais réfléchissent à utiliser de l’aluminium, plus léger. Pour avancer et espérer un jour commercialiser ce produit, les inventeurs chiliens ont commencé une collecte de fond.

Pour les soutenir, rendez-vous sur le site du Yerka Project : www.nadiemelaroba.cl

Découvrez l’ingénieux système antivol qui utilise exclusivement les parties du vélo :
 

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

L’Assemblée nationale interdit sacs plastiques et vaisselle jetable

L’interdiction des sacs plastiques avait été introduite, sur proposition du gouvernement, dans le texte lors de son examen en commission. Elle a été confirmée vendredi. Celle de la vaisselle jetable a été votée en séance à l’initiative des écologistes.

L’amendement défendu par l’écologiste François-Michel Lambert prévoyait dans une version initiale l’interdiction à partir de début 2017 de la vaisselle jetable en plastique, afin de réduire les déchets, constitués par « l’énergie consommée pour la fabrication de ces produits et la pollution provoquée lorsqu’ils sont laissés dans la nature ».

La ministre de l’Ecologie Ségolène Royal s’est opposée à cet amendement qu’elle a qualifié « d’anti-social », car « les familles en situation de précarité ne jettent pas cette vaisselle mais la réutilisent ». François-Michel Lambert a alors proposé de repousser la mesure à 2020, ce qui a permis son adoption, la ministre s’en étant remis « à la sagesse de l’Assemblée ».

Pour les sacs plastiques, une mesure similaire avait déjà été prévue dans le projet de loi sur la biodiversité. Ce texte ne devant être débattu dans l’hémicycle qu’au début de l’an prochain, le gouvernement a préféré prendre les devants.

Déjà, sous l’effet d’une convention volontaire, le nombre de sacs plastiques de caisse distribués en France dans les grandes surfaces alimentaires est passé de 10,5 milliards à 700 millions entre 2002 à 2011.

Mais, selon le gouvernement, près de 5 milliards de sacs de caisse en matière plastique à usage unique et plus de 12 milliards de sacs dits « fruits et légumes » sont encore distribués dans les commerces.

A partir du 1er janvier 2016, il sera donc mis fin à la mise à disposition payante ou gratuite de sacs plastiques de caisse à usage unique, sauf pour des sacs répondant à des conditions particulières: les sacs « biosourcés » (avec une teneur qui ira en augmentant progressivement dans le temps) et les sacs compostables en compostage domestique.

« Nous subissons déjà des pressions pour repousser cette date », a déclaré Mme Royal.

L’Assemblée a aussi voté l’interdiction de la production, de la distribution, de la vente et de l’utilisation de sacs à usage unique en plastique oxo-fragmentable destinés au transport de marchandises.

Soumis au vote global des députés mardi prochain, le projet de loi sera ensuite examiné au Sénat.

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Schwarzenegger : les régions sauveront-elles la COP21 ?

A l’occasion du premier Sommet mondial des régions pour le climat, de nombreuses personnalités politiques françaises se sont succédées à la tribune : Laurent Fabius, Anne Hidalgo, Serge Lepeltier, Michel Rocard, Nicolas Hulot... mais aussi : Arnold Schwarzenegger, le célèbre héros de films d’action et fervent militant de la lutte contre le changement climatique.

Arnold Schwarzenegger a fondé le R20, Regions of Climate Action, suite à l’échec du Sommet de Copenhague en 2009. Il s’agit d’une organisation internationale à but non lucratif engagée pour aider les Etats, les provinces, les régions, mais aussi les villes à développer et mettre en oeuvre des projets bas carbone. Cette ONG les aide aussi à mettre en oeuvre des politiques et des projets à même de stimuler la croissance verte au niveau mondial. »Les gouvernements subnationaux ont le pouvoir de diminuer les émissions de gaz à effet de serre de 80%, c’est pourquoi j’ai créé le R20″, a rappelé Arnold Scharzenegger à l’occasion de ce Sommet.

L’ambition de ce Sommet était de mobiliser tous les secteurs en partant du terrain, fédérer les régions, villes, entreprises et investisseurs autour d’une déclaration commune : la « Déclaration de Paris ». L’objectif? Les engager à oeuvrer concrètement pour le climat et presser les gouvernements nationaux à parvenir à un accord à Paris en 2015.

A présent, cette déclaration sera portée à travers le monde par le R20 et les organisations partenaires jusqu’à la COP21 pour collecter d’autres signatures. « Près de 2 900 régions membres de nos organismes vont, pendant un an, se mobiliser pour faire signer cette alliance des régions et des villes pour Paris-Climat 2015 », prévient Michèle Sabban, Présidente du R20. Cela représente « plus de 700 millions d’hommes et de femmes dans le monde », précise-t-elle. Cet appel sera remis aux chefs d’Etats et de gouvernements à l’ouverture de la COP21. Il s’agit d' »une démarche bottom-up pour influer sur l’avenir de notre planète », insiste Michèle Sabban.

Arnold Schwarzenegger, un « Visionnator »

En tant qu’ex-gouverneur de Californie, le constat d’Arnold Shwarzenegger est sans appel : il faut que toutes les régions entrent en action. « En Californie, on n’attend jamais le gouvernement fédéral ou un accord international : on ne croit pas en l’attente, on croit en l’action permanente », défend-il. »La Californie est devenue 40 % plus efficace en énergie que le reste des Etats-Unis, ce qui signifie que si le pays suivait notre chemin, nous pourrions fermer 75 % des centrales à charbon », prévient-il.  L’Etat californien prévoit encore de diminuer ses émissions de gaz à effet de serre de 85% d’ici 2050.

« Les derniers rapports des Nations Unies prédisent que le réchauffement climatique ralentira la croissance économique, accroîtra le pauvreté et menacera la sécurité alimentaire autour du monde. C’est plus inquiétant que n’importe quel film, c’est le défi de notre époque. C’est pour cela que je suis dans cette croisade pour créer un futur énergétique durable et annihiler le changement climatique une fois pour toute », insiste l’ex-gouverneur.

Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, a quant à lui tenu à saluer l’engagement de l’acteur. « Le gouverneur Shwarzenegger, et il l’a dit lui-même, on le connait comme Terminator. Mais il est assez rare qu’un Terminator puisse être en même temps un Initiator et un Visionnator », a-t-il plaidé.

Mettre en mouvement les régions pour lutter contre le réchauffement

Gérard Mestrallet, PDG de GDF Suez a insisté sur le « rôle déterminant de l’échelon territotorial des régions dans la lutte contre le changement climatique ». « Les entreprises souhaitent ardemment que la Conférence de Paris soit un grand succès […], les entreprises ont besoin de cadre, de savoir où l’on va », a-t-il précisé.

Serge Lepeltier, ambassadeur français chargé des négociations sur le changement climatique, met néanmoins en garde les dirigeants. « Attention au « bottom-up », qui peut être une véritable excuse, avec pas de véritables engagements des Etats, mais simplement des exemples donnés, il faut un véritable accord global contraignant », a-t-il alterté. « Si l’on veut absolument aboutir à un accord, quelquefois on se donne une ambition minimale pour que cet accord soit pris et il y aura là un vrai risque ». « C’est peut-être quelque chose qui ne devrait pas être dit : prenons le risque d’un non accord, car si nous ne le prenons pas, nous ferons un accord minima qui ne luttera pas réellement contre les changements climatiques », a prévenu l’actuel Maire de Bourges.

Par Matthieu Combe, journaliste scientifique

LED : un marché de 17 milliards de dollars

En inventant les lampes LED bleues, les chercheurs récompensés ont réussi là où tout le monde avait échoué pendant 30 ans, a souligné le jury, qualifiant cette découverte de « révolutionnaire ». Grâce à leur invention au début des années 1990, la lumière blanche pouvait finalement être concrétisée, soit en combinant les nouvelles diodes bleues avec des diodes rouges et vertes, déjà inventées, soit, plus communément aujourd’hui, en ajoutant une couche de phosphore luminescent jaune sur la LED bleue. 

« Avant l’invention des LED bleues, le marché était principalement axé sur les voyants dans les jouets, les applications industrielles et automobiles », explique  William Rhodes, directeur de recherche sur les LED et l’éclairage à IHS Technology. « Depuis, le marché a évolué avec plus de 90% de tous les écrans vendus cette année, rétro-éclairés par LED », précise-t-il. En effet, cette invention est désormais un objet de notre quotidien. Elle est utilisée dans les écrans à cristaux liquides de nos télévisions,de nos smartphones et tablettes, dans le flash de nos appareils photo et même dans le laser bleu des DVD Blu-Ray.

Un marché LED pesant plusieurs milliards d’euros appelé à se développer

Le marché des composants LED était estimé à 17,7 milliards de dollars en 2013, soit environ 13,4 milliards deuros, selon le cabinet d’analyses IHS Technology.Le secteur embaucherait plus de 250 000 personnes. Le cabinet précise que ces chiffres ne prennent en compte que la vente de composants, non pas l’ensemble du marché aval créé par l’éclairage, les écrans, la signalisation, l’électronique grand public et les lumières décoratives.

Le marché de l’éclairage LED est appelé à se développer fortement dans les dix prochaines années, au fur et à mesure que les ampoules à incandescence seront interdites à travers le monde. Rappelons ici que les ampoules à incandescence sont déjà interdites en Europe et que les ampoules halogènes y seront interdites en 2016. 

Le comité du Nobel a insisté sur l’importance cruciale de la LED bleue pour économiser l’énergie. Outre les économies d’électricité qu’elles vont apporter dans les pays riches et émergents, elles « peuvent améliorer le quotidien de quelque 1,5 milliards d’individus sur le globe, qui ne peuvent accéder à des sources d’électricité suffisamment puissantes pour alimenter des systèmes d’éclairage plus consommateurs en énergie, alors que les LEDs peuvent être alimentées par des systèmes solaires moins onéreux, de par leur faible consommation d’énergie », souligne le Jury dans un communiqué.

Les gagnants se voient récompensés d’un chèque de 8 millions de couronnes suédoises, soit environ 876 000 euros à partager. L’an dernier, le prix Nobel de physique avait récompensé les pères du Boson de Higgs.

Par Matthieu Combe, journaliste scientifique

Tesla dévoile de nouvelle version 4×4 et bi-moteurs de sa « Model S »

Tesla avait créé le « buzz » en annonçant la semaine dernière une conférence de presse. Sur l’invitation, on devinait sous une porte de garage entrouverte le profil d’une « Model S » mais l’invitation portait un grand D.

« Il y a eu beaucoup de spéculations sur la (voiture) ‘D’, j’ai appris beaucoup de choses y compris certaines que je ne pensais pas possibles physiquement », a plaisanté Elon Musk en faisant allusion aux spéculations de la presse, tout en dévoilant la nouvelle voiture.

« D veut dire deux moteurs » a-t-il ajouté depuis l’aéroport Hawthorne, dans la banlieue de Los Angeles, soulignant que la nouvelle berline « 4×4 » aux lignes courbes et sportives serait équipée d’un moteur à l’avant et à l’arrière.

Le héraut de la voiture « verte » aux Etats-Unis dispose dans cet aéroport d’un studio de création et ingénierie, en plus de bureaux d’une autre entreprise d’Elon Musk, la société aérospatiale Space X.

Ce visionnaire, star de Wall Street, a aussi créé le service de paiement PayPal et le compresseur de documents informatiques Zip.

– Accélération insensée –

Les véhicules verts ne représentent encore que quelque 3,5% des ventes de véhicules aux USA mais leur part progresse, d’autant que les « Trois grands » de Detroit, General Motors, Ford et Chrysler se sont aussi mis aux voitures électriques et hybrides, suivant le japonais Toyota, pionnier avec sa Prius, une hybride et voiture la plus vendue dans le premier marché automobile américain, la Californie (ouest des Etats-Unis).

Avec ces nouvelles voitures 4×4, Tesla espère conquérir des adeptes du tout-électrique dans des régions américaines où le temps est moins clément que dans son fief californien.

Il y aura trois versions D de la Model S, a-t-il détaillé: la 60 D, la 85 D et la P 85 D, un modèle haut-de-gamme à l’accélération « insensée » qui peut monter jusqu’à 249 kilomètres/heure, ce qui en fera une des berlines les plus rapides du marché, promet Elon Musk.

Elle sera aussi équipée d’un logiciel anti-collisions capable de « voir la voiture devant vous à travers le brouillard, la neige, le sable », et de fonctions d’aide au parking, a énuméré un Elon Musk souriant et détendu sur scène devant un parterre bondé.

D’après Musk, l’ajout d’un deuxième moteur ne va pas faire perdre en traction: « au contraire, l’efficacité augmente », a-t-il promis.

L’action gagnait 0,60% à 258,56 dollars dans les échanges hors marché suivant la conférence de presse, après qu’elle eut cédé 0,88% en séance jeudi.

Tesla, qui fait partie des chouchous de Wall Street, s’est fait connaître avec une voiture de sport électrique, la Roadster, sortie en 2007 et plébiscitée par les stars de Hollywood comme George Clooney ou Leonardo DiCaprio, qui ont contribué à rendre « sexy » les voitures électriques aux Etats-Unis.

La « Model S », berline plus familiale qui coûte environ 75.000 dollars, était sortie en 2012. Il travaille actuellement au développement d’un autre modèle, la X, un 4×4 crossover dont les livraisons devraient débuter l’an prochain.

Il avait aussi annoncé en juillet la mise en développement d’une berline compacte de luxe, la Model 3, qui devrait être vendue moins cher, entre 35.000 et 40.000 dollars l’unité.

Tesla a aussi beaucoup fait parler de lui ces derniers mois avec son projet de « giga-usine » de batteries au lithium-ion, qui devrait être la plus grosse du monde et représenter 4 à 5 milliards de dollars d’investissements. Elle sera construite dans le Nevada (ouest des Etats-Unis), avec également un investissement de Panasonic.

ved/mf

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Tesla dévoile 3 nouvelles 4×4 « Model S » dont une ultra-rapide

Il y aura trois nouvelles Model S, a annoncé le charismatique patron de Tesla, Elon Musk, jeudi soir lors d’une conférence de presse: « un modèle normal, un sportif, et un insensé! », a-t-il dit en plaisantant.

Tous trois seront des 4×4 bimoteurs qui peuvent être commandés en option dès vendredi.

Les nouveaux modèles aux lignes courbes et sport portent tous la lettre « D », signifiant bimoteur (« dual engine »), un à l’avant et un à l’arrière, a fait valoir Elon Musk, souriant et détendu sur scène devant un parterre bondé.

La 60 D aura une autonomie de 360 kilomètres et pourra monter jusqu’à 200 kilomètres/heure, la 85 D une autonomie de 472 kilomètres et montera jusqu’à 248 kilomètres/heure.

La P 85 D, un modèle haut de gamme, pourra pousser jusqu’à 249 kilomètres/heure, et accélérer à 100 km/h en 3,2 secondes, ce qui en fera une des berlines les plus rapides du marché, promet Elon Musk.

Elle sera disponible à partir de 120.170 dollars.

Avec ces nouveaux modèles, Tesla espère notamment conquérir des adeptes du tout électrique et de la vitesse dans des régions américaines où le temps est moins clément que dans son fief californien.

Ces berlines quatre roues motrices seront équipés d’un logiciel « de pilotage automatique » avec des fonctions anticollision.

– ‘Voir la voiture devant vous à travers le brouillard, la neige, le sable’ –

Il permettra de « voir la voiture devant vous à travers le brouillard, la neige, le sable », et comprendra des capteurs et des fonctions d’aide à la conduite et au parking, a énuméré Elon Musk.

D’après lui, l’ajout d’un deuxième moteur ne va pas ralentir la voiture: « au contraire » la technologie du véhicule permet de « faire passer de façon dynamique la traction de l’arrière vers l’avant ».

« Cela permet une efficacité optimale des deux moteurs et de compenser l’augmentation de la masse », a-t-il poursuivi.

« L’accélération est un peu plus rapide et la vitesse maximale plus élevée », insiste le patron du constructeur « vert », un visionnaire également créateur de la société aérospatiale Space X, du service de paiement PayPal et du compresseur de documents informatiques Zip.

Tesla avait créé le « buzz » en annonçant la semaine dernière une conférence de presse pour jeudi. Sur l’invitation, on devinait sous une porte de garage entrouverte le profil d’une « Model S », mais l’invitation portait un grand D.

« Il y a eu beaucoup de spéculations sur la +D+, j’ai appris beaucoup de choses y compris certaines que je ne pensais pas possibles », a ironisé Elon Musk en faisant allusion aux spéculations de la presse.

L’action Tesla gagnait 0,77% à 258,98 dollars dans les échanges hors marché vers 07H00 GMT, après avoir cédé 0,88% en séance jeudi.

Les véhicules électriques ne représentent encore que quelque 3,5% des ventes de véhicules aux Etats-Unis, mais leur part progresse.

Tesla s’est fait connaître avec une voiture de sport électrique, la Roadster, sortie en 2007.

Plébiscitée par les stars d’Hollywood comme George Clooney et Leonardo DiCaprio, elle a largement contribué à rendre « sexy » les voitures « vertes » aux Etats-Unis.

La Model S, berline plus familiale, était sortie en 2012. Le groupe travaille actuellement au développement d’un autre modèle, la X, un 4×4 crossover dont les livraisons devraient débuter l’an prochain.

Il avait aussi annoncé en juillet la mise en développement d’une berline compacte de luxe, la Model 3, qui devrait être vendue moins cher, entre 35.000 et 40.000 dollars l’unité.

Tesla a aussi beaucoup fait parler de lui ces derniers mois avec son projet de « giga-usine » de batteries au lithium-ion, qui devrait être la plus grosse du monde et représenter 4 à 5 milliards de dollars d’investissements. Elle sera construite dans le Nevada (ouest des Etats-Unis).

ved/jh

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Quelles formations seront éligibles au CPF ?

Si la liste précise des formations auxquelles pourront prétendre les salariés au titre du CPF reste à préciser, le gouvernement a d’ores et déjà indiqué lesquelles seraient prioritaires.

Il s’agit des formations en langues, et plus particulièrement l’anglais. En effet, la formation la plus demandée sous l’ère du Droit individuel à la formation (DIF) restera une formation encouragée via le CPF et donc éligible.

De plus, l’anglais est considéré comme faisant partie du socle de compétence. D’autres langues européennes devraient aussi être proposées, comme l’allemand et l’espagnol.

En revanche, rien n’est indiqué pour le chinois. En dehors des langues, il sera possible de s’initier ou de se perfectionner dans les domaines suivants : gestion de projet, management, finance/comptabilité/gestion, commercial/vente, achats, communication/web, RH/paie/formation, formation des élus du personnel et bureautique/PAO.

En revanche, certaines formations ne seront plus accessibles. C’est le cas des formations en développement personnel à destination des cadres et managers. Pour les non cadres, impossible aussi de prétendre à une telle formation. Enfin, exit les formations sur l’efficacité professionnelle.

La liste des formations éligibles est déterminée en accord avec les conseils régionaux et les partenaires sociaux. Bien que le CPF débute au 1er janvier 2015, cette liste n’est pas encore parue.

Par Audrey Loubens

La principale source de méthane aux Etats-Unis émet trois fois plus qu’estimé

Le méthane est un des plus puissants gaz à effet de serre, qui contribue au réchauffement climatique.

La zone grosse émettrice de méthane, proche de l’intersection des frontières de l’Arizona, du Colorado, du Nouveau-Mexique et de l’Utah, s’étend sur une superficie de 6.500 kilomètres carré, précisent ces chercheurs de la Nasa et de l’université du Michigan dont l’étude paraît en ligne dans la revue Geophysical Research Letters.

Au cours de chacune des sept années durant lesquelles cette étude a duré (2003-2009), cette zone a émis environ 0,59 million de tonnes de méthane dans l’atmosphère, soit trois fois et demi plus que l’estimation précédente.

Ces chercheurs ont utilisé les données de l’Agence spatiale européenne (ESA), qui fait référence pour la recherche atmosphérique mondiale.

Ils soulignent que ce méthane ne peut pas venir des activités de fracturation hydraulique puisque celles-ci n’avaient pas encore commencé dans cette zone durant la période couverte par l’étude.

La persistance de ces émissions « indique plutôt que les sources probables sont les activités minières pour extraire le charbon et le gaz ainsi que des forages de puits de méthane de houille », selon ces chercheurs.

Lors de précédentes mesures les scientifiques avaient déjà remarqué ces importantes émissions de méthane dans cette région. Mais « nous ne nous sommes pas penchés davantage sur cela car nous n’étions pas sûrs de l’exactitude des mesures, ou s’il s’agissait même d’une erreur de l’instrument », a expliqué Christian Frankenberg, du Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la Nasa, co-auteur de cette étude.

Eric Kort, de l’Université du Michigan, qui a dirigé ces travaux, souligne la nécessité de faire plus pour limiter les fuites de méthane provenant des activités d’exploitation de charbon, de pétrole et de gaz.

« On se concentre beaucoup sur la fracturation hydraulique mais il faut regarder l’industrie dans son ensemble », estime ce chercheur.

En mars 2014, l’administration Obama avait annoncé une stratégie pour réduire les émissions de méthane dans le cadre de son plan d’action sur le climat.

Cette stratégie comprend une amélioration des mesures des émissions de méthane et de leur contrôle, notent ces chercheurs.

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Royal persiste dans l’idée de taxer les sociétés autoroutières

« Ce qui est prévu, c’est, dans le cadre du dispositif actuel et de la mise en évidence des profits autoroutiers – et donc du prix trop élevé qui a été payé par les usagers d’une certaine façon -, qu’il y ait un prélèvement sur ces profits autoroutiers qui n’impacte absolument pas le péage autoroutier », a-t-elle déclaré à l’AFP.

« Soit cela se fait de façon contractuelle avec les sociétés d’autoroutes, soit il faut un dispositif législatif, qui reste à mettre au point », a ajouté Mme Royal, interrogée en marge du débat à l’Assemblée sur son projet de loi de transition énergétique, lors duquel des députés de plusieurs bords se sont élevés contre la suspension sine die du péage de transit poids lourds annoncée jeudi.

Depuis Washington, le ministre des Finances Michel Sapin a pointé la difficulté d’une taxation des sociétés autoroutières, prônée par Mme Royal, en raison de la solidité des contrats de concession signés par ces groupes.

Le Premier ministre Manuel Valls, devant les présidents de région, n’a vu vendredi « aucun propos contradictoire » entre Mme Royal et M. Sapin, et a de nouveau défendu vendredi la suspension de l’écotaxe car « cela ne sert à rien de persister dans l’erreur ».

Selon Mme Royal, M. Sapin « a raison, ça n’est pas évident » de taxer les sociétés autoroutières. « C’est la raison pour laquelle il faut les mettre autour de la table et leur dire: maintenant il y a un intérêt national qui est en jeu, les Français ont besoin de justice dans la répartition » des efforts, d’après la ministre.

Le ministre des Finances s’était déjà montré sceptique en mai quant à la solution évoquée par Mme Royal de mettre à contribution les sociétés d’autoroute:. « Si on crée une fiscalité particulière sur ces sociétés autoroutières, c’est prévu dans le contrat, il faut que ça soit compensé ».

Quant à la demande de parlementaires d’une nouvelle délibération sur l’écotaxe et sa dernière mouture, le péage de transit poids lourd voté cet été dans le cadre de la loi de finances rectificative pour 2014, Mme Royal estime qu' »il n’y a pas besoin d’un nouveau vote étant donné que c’est suspendu et que la loi prévoyait l’application au plus tard en décembre 2015″.

« En revanche, s’il y a des solutions pour trouver les financements complémentaires, et notamment une solution législative pour que les profits autoroutiers contribuent aux travaux d’infrastructures sans augmenter le péage autoroutier », alors elle y travaillera.

Le coprésident du groupe écologiste à l’Assemblée, François de Rugy, a jugé vendredi auprès de l’AFP que la suspension de l’écotaxe « méritait un vote » pour « jouer carte sur table et voir comment on bouchait le trou financier » laissé. Il craint que le gouvernement ne « joue la montre et pratique la politique de l’autruche ».

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L’Europe renforce la sécurité des cosmétiques pour bébé

Les bébés vont pouvoir gazouiller en paix, les fesses à l’air sans rougeur. Grâce aux nouvelles mesures adoptées par la commission européenne, la teneur en agents chimiques dans les cosmétiques destinés aux bambins va baisser. Tout d’abord, la limite maximale autorisée en propylparaben et en butylparaben va passer de 0,8% pour la somme des deux à 0,14%. Une diminution significative recommandée par le comité scientifique  pour la sécurité des consommateurs (CSSC). Ces deux parabens sont déjà interdits pour les produits sans rinçage.

Autre agent chimique dans le collimateur des instances européennes : le mélange de méthylchloroisothiazolinone (MCI) et méthylisothiazolinone (MI). Celui-ci est désormais interdit dans les produits sans rinçage. Il peut toutefois être utilisé dans les produits à rincer mais avec une concentration maximale de 0,0015% pour un mélange avec trois fois plus de MCi que de MI.

Ces mesures vont dans le sens d’une plus grande attention aux cosmétiques pour bébé, dont la composition souvent gorgée d’agents chimiques est régulièrement dénoncée. En novembre 2013, l’association de consommateurs UFC-Que Choisir alertait sur la teneur en produits toxiques dans les lingettes. Ils s’étaient intéressé à 27 lingettes et 7 laits pour bébé et avaient relevé que 26 marques de lingettes et 6 laits contenaient divers produits à la toxicité avérée : parabènes, phénoxyéthanol, allergènes… Le pire étant que les grandes marques aussi étaient concernées comme Mixa bébé, Pampers ou Nivéa. UFC-Que Choisir en profitait pour dénoncer l’utilisation abusive d’allégations comme « hypoallergénique » ou « Testés sous contrôle dermatologique » qui n’engagent à rien.

Les bébés sont une population fragile du fait de leur sensibilité souvent élevée. De plus, les lingettes, savons, shampoings et autres crèmes leur sont appliqués plusieurs fois par jour, des gestes répétés qui majorent le risque.

Les nouvelles dispositions prises pour garantir la sécurité des bébés concerneront les produits mis sur le marché après le 16 juillet 2015.

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

Et aussi en
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Ségolène Royal annonce la suspension « sine die » de l’écotaxe

« Nous avons décidé, premièrement, de suspendre sine die le dispositif d’écotaxe, deuxièmement de créer un groupe de travail (…) troisièmement, d’intensifier la recherche de solutions sur la situation économique et sociale globale du secteur », a affirmé Mme Royal à l’issue de cette rencontre.

Les fédérations de transporteurs routiers, qui avaient menacé de manifester dès lundi contre le péage de transit poids lourds, auront passé plus de trois heures au ministère.

Mercredi, Mme Royal avait indiqué qu’elle allait proposer aux transporteurs routiers de « mettre en place un groupe de travail, de suivi, de l’application du dispositif », dont l’expérimentation a démarré le 1er octobre et devait durer environ deux mois.

Elle avait espéré que cette initiative permettrait de « calmer le jeu », face à la menace de manifestations de routiers.

Jeudi midi, le secrétaire d’Etat aux Transports, Alain Vidalies, à ses côtés, Ségolène Royal a dit avoir pris acte de « la difficulté de mise en oeuvre de l’écotaxe, y compris dans la phase d’expérimentation ».

Elle a également indiqué avoir noté « la volonté des professionnels du transport de participer à une solution de financement équitable et pérenne », sans plus de précisions dans l’immédiat.

« En conséquence de cette réunion, nous avons décidé de suspendre le mouvement revendicatif que nous avions prévu à compter de ce lundi 13 », a indiqué, dans la foulée de la ministre, Jean-Christophe Pic, président de la Fédération nationale des transporteurs routiers (FNTR).

Avant la réunion, les transporteurs avaient affiché leur refus de ce dispositif de taxation des poids lourds, au nom notamment de la compétitivité des entreprises dans un contexte de concurrence européen.

L’écotaxe, qui devait initialement entrer en vigueur en juillet 2013, a été repoussée à deux reprises avant d’être suspendue puis remplacée par le péage de transit. Celui-ci devait être mis en place au 1er janvier 2015, mais avait été repoussé aux premiers mois de 2015.

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Quels matériaux se cachent derrière le prix exorbitant de l’iPhone 6 ?

De l’or oui, mais point de diamant. Le site recode.net a chiffré la valeur brute des matériaux utilisés pour fabriquer l’iPhone. Il y a pour 158€ (modèle 16 Go) à 196€ (modèle 128Go) de matière, soit une marge de 69%, ce qui était déjà le cas pour l’iPhone 5. L’élément le plus cher est l’écran LCD Retina, celui de l’iPhone 6 valant 35,7€, celui de l’iPhone 6 plus atteignant 41,7€. La dalle de 4,7 pouces possède une définition de 1334 x 750 pixels, soit un peu mieux que du HD.La dalle de la version 6 Plus est en Full HD, soit 1920 x 1080 pixels.

L’écran rassemble un grand nombre de terres rares comme le praséodyme, le terbium, l’yttrium et le gadolinium, auxquels s’ajoutent de l’indium et de l’étain. En effet, pour obtenir la propriété « tactile », l’oxyde d’indium est combiné à du dioxyde d’étain pour former de l’oxyde d’indium dopé à l’étain. Pour renforcer son écran, Apple le plonge dans un  bain de sels de potassium. Cette trempe chimique du verre permet de mettre la surface du verre en compression pour augmenter sa dureté en remplaçant les ions sodiums présents dans l’écran par les ions potassium, plus gros, contenus dans le bain.

 La batterie Lithium-ion contient évidemment du lithium. Le microphone est fait avec du nickel, de l’étain et du plomb. Les puces sont en silicium, lui-même dopé à l’arsenic, au phosphore, à l’antimoine ou au bore.

Le boitier métallique contient de l’aluminium ou du magnésium, celui en plastique un retardateur de flamme à base de brome.

Finalement, l’iPhone 6 contient en moyenne 300mg d’argent et 30 mg d’or.

Un smartphone Apple contient donc une très grande variété d’éléments chimiques, dont certains sont toxiques. De quoi faire réviser le tableau de Mendeleïev.

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

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Du lithium dans la coque du téléphone N3 d’Oppo

Pour la première fois, un constructeur de smartphone fait le choix d’intégrer du lithium dans son appareil. Mais cette fois, le lithium ne sera pas limité à la batterie. Il sera présent dans la coque du téléphone.  L’acteur chinois vient d’annoncer via son profil weibo (en chinois) que la partie extérieure de son futur téléphone N3 sera une des plus légères. Joueur, Oppo a diffusé une image composée de différents éléments écrits comme dans le tableau périodique des éléments et légendée : « Le N3 regroupe les éléments métalliques les plus légers. Savez-vous quel est l’élément le plus léger ? » Il s’agit bien entendu du Lithium, l’élément solide le plus léger avec une masse volumique de 0,534g.cm-3 (20°C). Tout comme son utilisation en aéronautique, ce qui intéresse Oppo est sa légèreté alliée à d’excellentes propriétés mécaniques. Incorporé à l’aluminium, lui-même un des matériaux les plus légers, le Lithium en abaisse la densité tout en augmentant son module d’élasticité, améliorant notablement la résistance.

Oppo est donc le premier à s’inspirer des matériaux utilisés par la NASA pour proposer un téléphone encore plus léger sans sacrifier la solidité. Un choix de matériau dont Apple aurait peut-être dû s’inspirer, lui qui doit faire face à de vives critiques sur son dernier né, l’iPhone 6, qui a tendance à se plier trop facilement quand il est placé dans une poche arrière par exemple. 

Le N3 est attendu pour le 29 octobre.

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

Les phtalates de butylbenzyne et de dibutyle sont à l’origine de pathologies respiratoires chez l’enfant à naître

Les chercheurs américains ont suivi 300 femmes enceintes. Ils ont analysé leur taux d’exposition à 4 phtalates pendant la grossesse puis celui de leur enfant aux âges de 3, 5 et 7 ans. Ces mesures ont ensuite été comparées au développement éventuel d’asthme chez ces enfants. Le résultat est édifiant. Sur l’ensemble des enfants nés, 94 ont développé de l’asthme.

Deux phtalates ont été clairement identifiés par l’équipe de Robin Whyatt comme favorisant l’asthme. Il s’agit du butylbenzyl phtalate et du dibutyl phtalate. Ainsi, les scientifiques de l’Université de Columbia ont observé que le risque d’ashme était augmenté de 72% pour un tiers des enfants des femmes présentant le taux de butylbenzyle phtalate le plus élevé en comparaison des enfants nés des femmes les moins exposées. Un chiffre qui atteint 78% pour l’exposition au dibutyl phtalate. Les chercheurs supposent que ces phtalates présentent des propriétés allergisantes et agissent directement sur le système immunitaire.

La difficulté réside dans le fait que les phtalates sont des composés chimiques très courants, auxquels nous sommes exposés quotidiennement. Utilisés dans les matières plastiques, ils les rendent plus souples et en améliore la durée de vie. On les retrouve dans quasiment tous les PVC, comme le benzylbutyl phtalate. Ce dernier est aussi utilisé dans les polymères des revêtements des sols, des peintures plastiques et même des emballages alimentaires ! Le dibutyl est quand à lui présent dans les polymères du chlorure de vinyle ou encore de la cellulose.

Du fait de leur toxicité déjà connue notamment comme perturbateur endocrinien, les phtalates sont soumis à des restrictions d’usage. En France, ils ont été interdits en 2009 dans les produits à destination des enfants, mais cette étude montre clairement que ce n’est pas suffisant et que la prévention de l’asthme passe par la protection des femmes enceintes.

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

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  • Formation Perturbateurs endocriniens

Le prix Nobel de physique 2014 décerné aux inventeurs de la DEL bleue

La saison des Nobel est ouverte ! Après le prix Nobel de médecine attribué hier au trio John O’Keefe (États-Unis/Grande-Bretagne), May-Britt Moser et Edvard Moser (Norvège) pour leurs travaux sur les « cellules constituant un système de géoposition dans le cerveau », le prix Nobel de physique 2014 vient d’être attribué par l’académie suédoise aux Japonais Isamu Akasaki, Hiroshi Amano, ainsi qu’à l’Américain Shuji Nakamura, pour leur découverte de la diode électroluminescente bleue (DEL), remontant déjà aux années 1990.

La Fondation Nobel souligne, avec justesse mais non sans emphase, que « les ampoules incandescentes ont éclairé le XXème siècle » et que « le XXIème siècle sera éclairé par des lampes DEL ». Bien que les diodes colorées existaient depuis les années 1960 (notamment les diodes rouge, verte et jaune), un blocage subsistait encore avec la DEL bleue. Sa découverte à partir d’un semi-conducteur différent que pour les autres diodes – le nitrure de gallium-indium, InGaN – par le trio récompensé aujourd’hui permit surtout la création de DEL blanches, en couplant la diode bleue avec un luminophore de couleur jaune, ouvrant une nouvelle ère dans le domaine de l’éclairage, de l’affichage, révolutionnant également les écrans de téléviseurs et d’ordinateurs.

Le prix Nobel de chimie sera attribué demain, le prix Nobel de la paix le 10 octobre, et le prix Nobel d’économie viendra clore la semaine des Nobel le 13 octobre. Chaque prix est doté d’une récompense de 8 millions de couronnes suédoises (près de 881 000 euros), à partager entre tous les lauréats d’un même prix.

Par Moonzur Rahman

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« Des lumières bleues pour la croissance verte »: Royal salue le Nobel de Physique

« Ce prix Nobel de Physique, c’est une belle aventure parce que ces chercheurs se sont obstinés, ils ont été traités avec un peu de condescendance il y a une dizaine d’années », a-t-elle souligné au sujet de ces trois inventeurs – deux Japonais et un Américain d’origine japonaise – de la diode électroluminescente (ampoule LED) bleue, une technologie désormais omniprésente dans notre quotidien.

« Ils arrivent aujourd’hui avec ce prix mondialement reconnu à partir de programmes de recherche considérés à une époque complètement marginaux et qui sont aujourd’hui au coeur de la transition énergétique », a insisté la ministre, évoquant dans un sourire « les lumières bleues pour la croissance verte ».

L’un des lauréats, Shuji Nakamura, a dit mardi espérer « que ces éclairages électroluminescents, économes en énergie, vont aider à réduire la consommation énergétique et à faire baisser le coût de l’éclairage dans le monde entier ».

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Un bus de ville, à moteur diesel, hybride rechargeable électriquement au terminal

Le choix d’une tension très élevée d’alimentation du convertisseur 600V/24V alimentant le moteur électrique permet de minimiser les pertes de puissance entre la batterie et le convertisseur mais aussi durant la charge de la batterie.

Cette charge partielle de la batterie au terminal (voir ci-dessus) est réalisée en 6 minutes environ, ceci suppose l’utilisation de courants continus d’au moins 160A (5C) si l’on veut recharger 50% de la capacité de la batterie. La récupération électrique de l’énergie cinétique au freinage participe au maintien en charge de la batterie et assure un bilan énergétique global attractif.

Nul doute que ce type de technologie permettant de réduire par près de quatre la consommation de gazole et des émissions de CO2 associées, est une des solutions d’avenir du transport collectif en milieu urbain.

La courbe représentant le couple moteur  en fonction de sa vitesse de rotation illustre bien la répartition des consommations énergétiques entre moteur électrique et moteur diesel durant une phase de démarrage et de montée en vitesse en cycle urbain. Le démarrage est réalisé en mode purement électrique.

Par Raymond Bonnaterre

Testez vos connaissances en thermodynamique

Le projet THERMOPTIM traduit la volonté d’aborder différemment la thermodynamique appliquée aux systèmes énergétiques grâce aux Nouvelles Technologies Educatives (NTE). Il ouvre la voie à une nouvelle approche pédagogique qui permet de dépasser les difficultés auxquelles est confronté l’enseignement classique de cette discipline et de former des ingénieurs et scientifiques capables d’affronter les défis énergétiques du futur.

Les activités d’auto-évaluation sont principalement de cinq types :

  • pour le repérage sur un schéma ou un diagramme, le placement sur image apparaît bien approprié. Il est simple à utiliser : vous opérez par simple glisser-déposer ;
  • le texte à trous avec image contextuelle vous demande un peu plus de concentration, mais peut se révéler très fécond pour s’assurer que des notions difficiles sont bien comprises ;
  • les exercices de catégorisation complètent bien les deux activités précédentes : vous rangez des éléments par catégories et apprenez ainsi à bien les distinguer ;
  • les exercices d’association constituent une version plus limitée des précédents, car la relation entre éléments et catégories doit être bijective ;
  • enfin, les questions à choix unique (QCU) et questions à choix multiple (QCM) vous permettent de tester le savoir acquis de manière assez large, mais ils ne constituent pas des outils très conviviaux.

Ces activités d’auto-évaluation ne sont pas regroupées selon leur type mais selon les thèmes suivants :

A vous de jouer !

Découvrez les versions Thermoptim

Découvrez 4 navigateurs web alternatifs

SlimBoat n’est certes pas le plus beau navigateur web qui existe, mais il est rapide et offre de nombreuses fonctionnalités intéressantes. Il propose ainsi un mode permettant de remplir automatiquement des formulaires, un bloqueur de publicités, un gestionnaire de téléchargement, une option pour organiser vos sites favoris, ainsi qu’un outil de traduction très performant, utile quand il s’agit de traduire de longs documents (en un clic).

Très populaire au Japon, Sleipnir est un navigateur hautement personnalisable, rapide et économe en ressources. Il permet d’installer une multitude d’extensions, et permet de surfer à travers une multitude d’onglets, sans que cela ne ralentisse la navigation, comme c’est souvent le cas avec Internet Explorer ou Google Chrome.

Très rapide, Epic permet de surfer anonymement, tout en empêchant le plus possible les publicitaires de collecter vos données. Basé sur Chromium, le navigateur libre à la base de Google Chrome, il chiffre les navigations, empêche les publicités de s’afficher, oblige les recherches sur Google à passer par un proxy, et empêche les “cookies” de glaner des informations sur votre compte. Par défaut, Epic permet de surfer en “mode privé” (aucun historique, aucune donnée n’est stockée). Il utilise aussi son propre moteur de recherche, qui respecte la vie privée : Epic Search.

Tout aussi efficace que Internet Explorer ou Firefox, Maxthon Cloud offre de nombreuses fonctionnalités très intéressantes : bloc note accessible en un clic, filtre anti-pub, capture de pages web sous forme d’images, navigation par gestes de souris, “inspecteur” permettant de télécharger les fichiers d’une page (images, sons, vidéos), ou encore remplissage automatique de formulaires.

Maxthon possède aussi une fonctionnalité très utile : un outil de recherche multiple. Pour une requête, il affiche une fenêtre permettant de basculer entre les résultats de moteurs de recherches différents.

Par Fabien Soyez

Un photon téléporté à 25 kilomètres de distance !

L’ancien record, établi 10 ans auparavant, n’était « que » de 6 kilomètres mais il était déjà détenu par l’équipe de physiciens de l’Université de Genève (UNIGE). Encore une fois, il s’agit d’une prouesse inédite à ce jour et encore une fois, l’expérience s’est déroulée au sein du laboratoire du professeur de physique Nicolas Gisin.

Pour ce faire, les scientifiques se sont servi du phénomène d’intrication quantique, qui fait que deux objets, bien que spatialement séparés, forment un tout, un système unique. Cela signifie qu’agir sur l’un, c’est agir sur l’autre car « un état intriqué est par définition un état non séparable ». C’est sur cette constatation qu’est basée l’expérience de Nicolas Gisin.

Trois photons en tout ont été utilisé : A et B étant intriqués et C. A et B ont été lancés dans deux directions opposées. Le premier a fait le trajet le long d’une fibre optique tandis que le second s’est inséré dans un cristal – considéré actuellement comme le matériau permettant le stockage de photons. Lorsque les photons A et B se sont retrouvés séparés par une distance de 25 kilomètres, C le troisième larron, a percuté B. La collision a provoquée la destruction des deux photons, mais pas seulement, puisque l’état quantique de B a été instantanément transféré dans le cristal.

La téléportation d’un être humain n’est pas pour demain

C’est un pas de plus, bien sûr, vers le futur de la téléportation. Néanmoins toutes les conclusions des scientifiques tendent à modérer les résultats de ce genre d’expérience. La téléportation d’un être humain n’est pas pour demain, cela reste utopique et réservé à l’imagination des scénaristes. Il en est de même pour la matière. Avant de pouvoir téléporter ne serait-ce qu’un petit objet, pourquoi pas une clé, le temps semble bien long.

Toutefois, l’expérience est fascinante. Elle ne cessera pas de l’être avant un bon moment et continuera à inspirer à la fois les scientifiques et les réalisateurs, romanciers pour qui la téléportation est un thème récurrent dans de nombreuses oeuvres de science-fiction. Pour l’heure, les services de communication y voient déjà le futur du cryptage et imaginent un internet quantique ultra-sécurisé pour faire circuler l’information. La téléportation quantique d’information, basée sur le phénomène d’intrication, rendrait en effet impossible son traçage, de son émetteur jusqu’à son point d’arrivé. A suivre.

Par Sébastien Tribot

Présentation de l’Iron Train, le nouveau projet de Safran

Techniques de l’Ingénieur : Vous venez de présenter, ici à la NI Week 2014, le projet Iron Train. Pouvez-vous nous présenter ce projet, le contexte dans lequel il est né, et le retour d’expérience sur ce projet ?

Xavier Berger : Le projet est né d’une demande d’un client qui s’est aperçu qu’il avait besoin de nouvelles solutions pour réaliser l’intégration des différents systèmes de son train. Précédemment, pour faire la validation, l’intégration de tous les systèmes d’un train. Cela prenait beaucoup de temps, il fallait faire des essais sur un train zéro, donc fabriquer un premier  train, et louer des rails à un organisme. Cela coûtait très cher, prenait beaucoup de temps, et ne permettait pas une couverture complète des tests avant mise en service.

L’objectif du client était donc d’améliorer la maturité directement à la mise en service de son train. Pour cela, nous lui avons proposé de transposer une technologie que nous utilisons beaucoup dans l’industrie aéronautique, qui s’appelle l’Iron Bird. C’est ce que nous avons réalisé en faisant cet Iron Train.

L’une des choses à laquelle nous avons fait attention, c’est d’avoir la possibilité de faire évoluer ce système dans le temps, soit dans le sens où nous aurions des modifications à réaliser, soit dans le sens où nous voudrions ajouter différents systèmes au niveau du train. C’est-à-dire que nous pouvons démarrer avec un train 100 % simulé, et puis rajouter au fur et à mesure des éléments réels, et avoir ainsi un mode hybride de fonctionnement.

 

C’est donc une méthode suffisamment souple pour être transposée sur d’autres modèles de trains ?

Effectivement, j’ai présenté l’architecture pour un train à grande vitesse, mais nous avons démarré un deuxième projet six mois plus tard pour un train régional. A priori, ces deux trains n’avaient rien à voir, par contre, notre banc était capable de s’adapter aux deux trains. C’est une solution utilisable pour différents trains du même constructeur. Imaginons demain, avoir à faire la même chose pour un autre fabriquant de trains ayant ses propres technologies propriétaires, nous aurions juste à développer des nouvelles briques technologiques, et à venir les implémenter sur le squelette existant de l’Iron Train.

 

Les contraintes de temps n’étant pas les mêmes pour les tests sur trains que sur avions, comment avez-vous réduit le temps de travail sur ce projet ?

C’est là qu’intervient National Instruments. Notre client avait des délais très courts, dix-huit mois, beaucoup plus courts que ceux de l’aéronautique. Si nous n’étions pas partis sur les solutions VeriStand, Compact RIO, PXI, FPGA, etc, des solutions très flexibles disponibles sur étagères, nous n’aurions jamais pu tenir les délais.

 

Cette méthode qui est à la fois fiable et rapide, allez-vous la transposer à nouveau des trains vers l’aéronautique ?

En aéronautique, pour tout ce qui est Iron Bird, les produits National Instruments ne sont à ce jour pas utilisés par Safran. Par contre ils le sont pour différents autres projets dans l’aéronautique, par exemple pour les calculateurs de régulation de moteurs d’avions.

Même si l’architecture est différente, nous utilisons donc les mêmes technologies, la même méthode de travail, les mêmes possibilités.

 

Vous disiez lors de votre présentation que votre client souhaitait désormais systématiquement utiliser cette méthode de travail ?

Effectivement, le retour sur investissement et le retour d’expérience du client ont été très positifs. De ce point de vue il a gagné beaucoup de temps sur la partie intégration de son train, puisqu’il a fait rouler des dizaines de milliers de kilomètres avant même de produire le premier train, donc il a débloqué énormément de choses au niveau de l’intégration de ses différents systèmes. Et quand il les a mis sur des vrais rails, tous ses objectifs de tests ont été atteints du premier coup. Ce qui n’avait jamais été vu dans l’industrie ferroviaire.

Aujourd’hui, sa vision est d’essayer de standardiser ce type de produits pour les prochains programmes qu’il pourrait avoir. Et d’essayer d’avoir un outil tout à fait générique qu’il puisse utiliser sur ses différents projets.

 

Pour finir, quel est votre ressenti sur NI Week 2014 ?

C’est la deuxième fois que j’y participe. A chaque fois, c’est l’occasion de découvrir de nouveaux produits, c’est l’occasion aussi d’échanger beaucoup avec les gens de National Instruments, de rencontrer les gens avec qui nous sommes en contact généralement de loin, de mettre un visage sur un nom. Et puis, ça permet de rencontrer de nombreuses personnes avec qui nous pourrions être amenés à travailler.

Par Bruno Decottignies, journaliste

Nobel de chimie: les lauréats des dix dernières années

2014: Eric Betzig et William Moerner (Etats-Unis), et Stefan Hell (Allemagne), qui ont amélioré le microscope, lui permettant de voir l’infiniment petit

2013: Martin Karplus (Etats-Unis/Autriche), Michael Levitt (Etats-Unis/Grande-Bretagne) et Arieh Warshel (Etats-Unis/Israël), pour la mise au point de modèles pour les systèmes chimiques complexes permettant d’optimiser les catalyseurs, les médicaments et les cellules photovoltaïques

2012: Robert Lefkowitz et Brian Kobilka (Etats-Unis), pour leurs travaux sur des récepteurs qui permettent aux cellules de comprendre leur environnement, une percée essentielle pour l’industrie pharmaceutique

2011: Daniel Shechtman (Israël), pour avoir découvert l’existence d’un nouveau type de matériau, un « quasi-cristal »

2010: Richard Heck (Etats-Unis), Ei-ichi Negishi et Akira Suzuki (Japon), pour avoir créé l’un des outils les plus sophistiqués de la chimie ouvrant la voie à des traitements du cancer et à des produits électroniques et plastiques révolutionnaires

2009: Venkatraman Ramakrishnan, Thomas Steitz (Etats-Unis) et Ada Yonath (Israël), pour leurs travaux sur les ribosomes qui ouvrent la voie à de nouveaux antibiotiques

2008: Roger Tsien, Martin Chalfie (Etats-Unis) et Osamu Shimomura (Japon) pour leurs recherches sur les protéines fluorescentes dont les applications permettent de détecter des tumeurs cancéreuses

2007: Gerhard Ertl (Allemagne) pour ses travaux sur les catalyseurs qui ont connu des applications industrielles allant des fertilisants aux pots catalytiques

2006: Roger Kornberg (Etats-Unis), pour ses travaux fondamentaux sur la transcription des gènes

2005: Yves Chauvin (France), Robert H. Grubbs (Etats-Unis) et Richard R. Schrock (Etats-Unis) pour leurs recherches sur la métathèse en synthèse organique dont l’impact est énorme sur la fabrication de médicaments

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Revue du web #67 : les vidéos les plus étonnantes de la semaine

Cette semaine dans la revue du Web :

  • De toute beauté : des ferrofluides, de la couleur, et du mouvement ;
  • Au plus près d’un volcan islandais en éruption, avec un quadricoptère et une GoPro ;
  • Biomimétisme : premier bain réussi pour une pieuvre robotique en mer Égée ;
  • Assembler un réacteur à fusion nucléaire : un véritable jeu d’enfant ;
  • Le gadget (inutile?) de la semaine : une prothèse de pouce pour n’importe quelle « phablette » ;
  • Et en bonus cette semaine : le plaisir jouissif de casser des trucs (chers).

De toute beauté : des ferrofluides, de la couleur, et du mouvement

Sérosité (nom féminin) : « liquide voisin du sérum sanguin, contenu normalement dans les membranes séreuses, et constituant les œdèmes ou certains épanchements » (d’après le Larousse). Peu de chances qu’une vidéo baptisée « Serosity » puisse exciter le chaland, et pourtant : pour débuter en beauté notre soixante-septième Revue du Web, voici « Serosity », une vidéo réalisée par Alistair Moncur, un Anglais touche-à-tout qui a eu la très bonne idée de filmer des ferrofluides colorés en mouvement, un vrai petit bijou concentré sur la surface approximative d’une pièce de cinq centimes d’euros.

Les ferrofluides sont des dispersions colloïdales de nanoparticules ferromagnétiques d’une dizaine de nanomètres environ, dans un liquide porteur. L’application d’un champ magnétique extérieur permet au tour de magie de commencer : les liquides colorés se meuvent doucement, semblent palpiter pour former des vitraux d’inspiration païenne, ou se hérissent de pointes à l’équilibre instable, construisant des figures microbiennes dans un ballet organique proprement envoûtant.

Au plus près d’un volcan islandais en éruption, avec un quadricoptère et une GoPro :

L’ Islande – comme l’Indonésie – peut avoir des allures de terre promise pour tous les amateurs de volcans. L’île, forte de ses 130 volcans actifs, fait même régulièrement la une comme lors de l’éruption de l’Eyjafjöll (en 2010) qui avait eu des répercussions sans précédents sur le trafic aérien à l’échelle mondiale. Eric Cheng sait donc à quoi s’en tenir lorsqu’il fait ses bagages pour la petite république insulaire. Le directeur de l’imagerie aérienne du fabricant chinois de drone DJI ne part d’ailleurs pas les mains vides : dans ses valises se retrouvent évidemment un drone de type quadricoptère, ainsi qu’une caméra GoPro.

Répondant à l’appel de l’un de ses amis photographes, il obtient sans souffrance toutes les autorisations nécessaires et se retrouve assez rapidement aux abords du Bárðarbunga, un volcan associé à une fissure volcanique, entré en éruption il y a près d’un mois. Bien décidé à s’approcher au plus près du cratère avec son drone, il finit néanmoins par perdre systématiquement à la fois le contrôle de son bolide et le signal vidéo.

Lors du tout dernier voyage, le signal vidéo disparaît complètement, l’obligeant une fois de plus à déclencher le mode « récupération », sorte de pilote automatique de la dernière chance conçu pour que le bolide puisse rentrer au bercail. Après quelques minutes, le bourdonnement rassurant du drone put se faire entendre, à son grand soulagement, mais le quadricoptère n’était pas revenu complètement indemne : la partie avant de la GoPro avait quelque peu fondu.

Heureusement, la carte mémoire était restée intacte, gardant « au chaud » les fantastiques derniers plans de cette petite vidéo de l’extrême. Pour la petite histoire, les parois de la caldeira se sont rompues le lendemain de son départ, inondant de lave la zone où il se trouvait encore la veille.

Biomimétisme : premier bain réussi pour une pieuvre robotique en mer Égée

Le biomimétisme – faire de la recherche en s’inspirant du vivant – est un domaine qui a le vent en poupe. Les chercheurs grecs du FORTH (« Foundation for Research and Technology-Hellas ») ne risquent pas de nous contredire, puisqu’ils viennent de présenter la dernière mouture de leur petit protégé, une sorte de pieuvre robotique baptisée « Roboctopus ». Surs d’eux, les scientifiques grecs vont jusqu’à laisser évoluer librement le céphalopode robotique en mer Égée, nageant de manière très réaliste et naturelle, mais toujours sous leur surveillance bienveillante.

Au début de la vidéo, on aperçoit une version antérieure du robot, malhabile, semblant lutter pour se déplacer. L’ajout d’une membrane entre les tentacules et jusqu’à mi-hauteur va alors multiplier la vitesse du robot par deux, tout en réduisant drastiquement ses besoins énergétiques. L’équipe du FORTH lui a également appris à ramper – une démarche qui ne lui semble toutefois pas vraiment naturelle – et à transporter des objets tels qu’une balle. A suivre !

Assembler un réacteur à fusion nucléaire : un véritable jeu d’enfant ?

C’est en tout cas ce que pourrait suggérer la vidéo qui suit, si l’on ne sait pas que le timelapse de l’assemblage du Wendelstein 7-X couvre la période de 2005 à… 2014. Ce prototype de réacteur à fusion du type « stellarator » – dispositif analogue au tokamak, mais dont le confinement du plasma « est entièrement réalisé par le champ magnétique hélicoïdal créé par l’arrangement complexe de bobines autour du tore, alimentées en courants forts et appelées bobines poloïdales » – a trouvé refuge à l’institut Max-Planck de physique des plasmas, à Greifswald, en Allemagne.

La bête est composée de cinq imposants modules, presque identiques, qui furent préinstallés puis assemblés en cercle dans le hall d’expérimentation. L’un des objectifs affichés du Wendelstein 7-X est de déterminer si les réacteurs à fusion du type « stellarator » sont adaptés pour les centrales nucléaires civiles.

Le gadget (inutile?) de la semaine : une prothèse de pouce pour n’importe quelle « phablette »

L’arrivée en fanfare sur le marché de l’iPhone 6 Plus – bientôt suivi par le Google Nexus 6 – confirme l’orientation prise par les constructeurs d’aller vers des smartphones aux écrans plus grands, sorte d’intermédiaire entre les smartphones classiques et les tablettes, ces fameuses « phablettes » au nom si disgracieux. Pourtant, nombreuses sont les voix qui s’élèvent pour s’unir dans une douce élégie paradoxale, celle de l’utilisateur ému aux larmes de posséder un écran si grand, mais qui réalise finalement que pour la prise en main ou pour la navigation à une main… il va devoir s’accrocher.

Notre gadget (inutile?) de la semaine leur propose une solution originale, perpétuant avec brio l’art japonais du « chindōgu », cette fâcheuse manie qu’ont certains inventeurs à créer des objets « utiles mais inutilisables », répondant efficacement mais de manière inappropriée ou ridicule aux menus problèmes de notre quotidien. Cette solution s’appelle « Yubi Nobiiru », une prothèse de pouce en silicone conçu par les Japonais de Thanko, 11 grammes d’inélégance qui s’utilisent à peu de chose près comme un stylet pour écran tactile. Vous l’aurez compris : pour un peu plus de 10 euros, vous gagnez un peu plus qu’un simple centimètre et demi…

Bonus : le plaisir jouissif de casser des trucs (chers)

« Will it blend ? », ça vous dit quelque chose ? La série de petites vidéos old-school faisant l’apologie de la destruction des objets de notre quotidien, campagne de pub virale assez réussie pour le compte du fabricant américain Blendtec, a fait des émules. En bonus de notre soixante-septième Revue du Web, rien de tel que de plonger tout entier dans le plaisir jouissif et enfantin du saccage pur et dur avec cette première vidéo, démontrant (si toutefois il en était besoin) qu’un iPhone 6, de l’azote liquide et une masse ne font pas bon ménage. Étonnamment, le smartphone semble fonctionner encore quelques secondes après le petit bain d’azote liquide, mais finit tout de même par  rendre l’âme. Avec la masse, la messe est dite.

Mais puisque rien ne vaut vraiment l’original, terminons avec la vidéo du fabricant de blenders, qui reprend du service en s’occupant du nouveau smartphone d’Apple, mais également du Galaxy Note 3, du constructeur sud-coréen Samsung. Will it blend ? Sans aucun doute, les deux téléphones finissant pulvérisés – au sens propre.

Par Moonzur Rahman

Climat: les eaux dans les fonds océaniques ne se réchauffent plus depuis 2005 (Nasa)

Une des principales hypothèses avancées jusqu’à présent pour expliquer ce paradoxe était que la chaleur accumulée par les océans descendait dans les grandes profondeurs.

Mais les scientifiques de la Nasa, au Jet Propulsion Laboratory (JPL) à Pasadena, en Californie (ouest), ont analysé les relevés de température des océans de 2005 à 2013. Ces mesures ont été faites par des satellites, et directement dans les eaux océaniques à l’aide de 3.000 bouées réparties partout dans le monde.

« Ils ont découvert qu’au-dessous de 1.995 mètres il n’y a eu quasiment aucun changement de température durant cette période », ont-ils noté dans leurs travaux publiés dans la revue britannique Nature.

Malgré cela, « le niveau des océans continue à monter », avec surtout la fonte de la banquise au pôle Nord et au Groenland, souligne Josh Willis du JPL, co-auteur de cette recherche. Celui-ci juge que ce phénomène inexpliqué ne remet pas pour autant en doute la réalité du réchauffement de la planète.

« Nous essayons seulement de comprendre ce mécanisme », ajoute-t-il.

Au XXIe siècle, les gaz à effet de serre, dont notamment le dioxyde de carbone (CO2) produit par la combustion des sources d’énergie fossile, ont continué à s’accumuler dans l’atmosphère, tout comme ce fut le cas au XXe siècle.

La température de l’eau des océans plus près de la surface (jusqu’à 700 mètres de profondeur) continue toutefois à augmenter, mais pas très rapidement.

La thèse de la chaleur temporairement emmagasinée dans les eaux profondes des océans avait été avancée dans une étude publiée le 21 août dans la revue américaine Science.

Selon cette recherche, un courant cyclique se déplaçant lentement dans l’Atlantique, qui véhicule la chaleur entre les deux pôles, s’est accéléré au début du XXIe siècle, précipitant la chaleur absorbée par les eaux en surface à 1.500 mètres de profondeur.

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Un dollar qui s’apprécie et des querelles commerciales byzantines font baisser les cours du pétrole

Un dollar qui s’apprécie contre toutes les monnaies  incite de nombreuses institutions financières dont les fameux « edge fund », à vendre leurs positions longues sur les matières premières et à se positionner sur un marché baissier ou à rester tout simplement en cash, avec un bon dollar qui s’apprécie vis-à-vis des autres monnaies (Figure.1).

Cette valorisation subite du dollar qui a démarré au mois d’Août dernier, est à la base de bien des baisses actuelles des matières premières, exacerbées par de bonnes récoltes agricoles (offre croissante) ou par de faibles demandes asiatiques (demande faible et déstockage massif).

Dans le cas du pétrole dont la taille du marché physique supporte un marché d’échange de papiers de très grande taille, à ce phénomène classique de renversement de marché, se superpose la volonté de l’Arabie Saoudite de vouloir conserver ses parts dominantes de marché en Asie face à l’Irak ou à l’Iran, ce qui la pousse à offrir de larges rabais pour maintenir ses ventes.

Ce phénomène est parfaitement expliqué dans un papier de Reuters repris par Trade Arabia le 2 Octobre 2014, et apparaît être en accord avec des extractions soutenues de pétrole de la part de l’Arabie Saoudite qui ont atteint les 10 millions de barils par jour au mois d’Août dernier (Figure.2) alors qu’elles auraient dû décroitre vers les 9 millions de barils par jour pour maintenir les cours mondiaux

 

Dans le cadre d’un profond renversement des marchés du pétrole de l’Ouest vers l’Est il apparaît que l’Arabie Saoudite laisse filer ses parts de marché en Amérique du Nord, au profit du Canada, mais qu’elle ne veut rien céder à ses concurrents en Asie qui est le marché d’avenir.

Cette attitude du premier exportateur mondial, décalée par rapport aux tendances du marché du pétrole, explique pour une large part la baisse subite des cours du BRENT au-dessous des 100 dollars le baril (Figure.3).

 Par Raymong Bonnaterre

Cet été, l’éolien allemand n’a pas tenu ses promesses

Il ressort de ces publications qu’à fin du mois de Juin de cette année la génération éolienne allemande avait produit depuis le début de l’année 26,7 TWh d’énergie. A la fin du mois d’Août, soit deux mois après, le compteur éolien affichait une production cumulée depuis le début de l’année de 32,4 TWh.

Si mes calculs sont exacts,  il en ressort, qu’en deux mois (ou 1488 heures) les éoliennes allemandes ont produit, en Juillet et Août 2014, une énergie totale de 5,7 TWh (dont 2,3 TWh au mois de juillet).

La puissance nominale éolienne installée au 16 Juillet 2014 était de 34,638 GW, dont 0,616 GW en offshore.

Il apparait de ces données que les éoliennes allemandes ont fonctionné en moyenne durant ces deux mois, à leur puissance nominale durant 5700 / 34,638 = 164,6 heures.

Ceci conduit à un facteur de charge de ces équipements de 164,6/1488= 11%

Les éoliennes allemandes ont fonctionné, en moyenne, à leur puissance nominale durant les mois de Juillet et Août 2014 durant 11% du temps

Manque de vent sur le Nord de l’Europe, sûrement ; problèmes de raccordements des éoliennes offshore en Mer du Nord au continent, peut-être. Quoi qu’il-en-soit, il ressort que ces performances estivales médiocres sont très éloignées des facteurs de charge théoriques retenus dans la littérature.

Les importations d’énergie électrique en provenance de ses voisins (voir ci-dessous Figure.1), dont la France, ont permis à l’Allemagne de passer sans trop de mal cette période peu ventée.

Figure.1 : Solde des échanges d’énergie électrique de l’Allemagne avec ses voisins (Fraunhofer)

 

Par Raymond Bonnaterre

Biodiversité: la communauté internationale réunie sur un constat alarmant

Les 194 pays membres de la convention sur la diversité biologique (CDB), née il y a 20 ans à Rio de Janeiro, ont rendez-vous jusqu’au 17 octobre pour la 12e conférence des parties (COP), un cadre équivalent à ce qui se fait chaque année sur le climat.

La réunion survient quelques jours après la publication par le Fonds mondial pour la nature (WWF) d’un rapport sombre montrant que le nombre des animaux sauvages, terrestres ou marins, vivant sur la Terre a été divisé par deux entre 1970 et 2010.

Un rapport d’étape sur la biodiversité destiné à évaluer les progrès réalisés depuis la conférence de Nagoya (Japon) en 2010 qui avait fixé une vingtaine de grands objectifs pour 2020 a été publié. Les buts visés — meilleure gestion des stocks de poisson, extension des aires protégées, restauration d’écosystèmes dégradés, suppression des subventions néfastes à l’environnement — sont loin d’être atteints.

Ce document « devrait secouer le monde entier », a prévenu Achim Steiner, le directeur du Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue), à l’ouverture de la conférence lundi. Beaucoup des objectifs de Nagoya ne seront pas atteints, estime d’ores et déjà le Pnue. « Il s’agit de toute la vie sur Terre. Nous devons en faire plus –et vite– pour protéger le tissu même du monde naturel ».

« Des mesures encourageantes ont été prises de par le monde pour faire face à la perte de biodiversité à plusieurs niveaux », dit le rapport d’étape. « Mais il est clair à mi-parcours qu’elles ne seront pas suffisantes à niveau constant pour remplir la plupart des objectifs fixés ».

« A mi-chemin de notre +grand plan+ pour la nature, il est clair que l’appel d’urgence que nous avons lancé en 2010 n’a pas été entendu », estimait avant la conférence Julia Marton-Lefèvre, déléguée générale de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), organisme réunissant agences gouvernementales, experts et ONG.

Réticents à brider les moteurs de leur croissance, par exemple en limitant l’exploitation de leurs ressources naturelles, les pays en voie de développement avaient reçu en 2012 l’assurance d’un doublement de leur aide à la protection de la biodiversité. Mais là encore, les objectifs ne sont pas tenus. Seulement 29 pays ont rendu un rapport sur les montants financiers mobilisés et leurs besoins. Le montant de référence est donc encore flou.

La déforestation se poursuit à un rythme « alarmant » en dépit d’un ralentissement enregistré pour la forêt amazonienne et de la progression de la couverture forestière au Vietnam et en Chine, dit le rapport. Le texte cite aussi une réduction de 20% des populations d’oiseaux sauvages vivant dans les prairies et les forêts d’Amérique du Nord et d’Europe depuis 1980.

La mise en oeuvre du protocole de Nagoya, un accord encadrant le partage des bénéfices issus des ressources génétiques et des savoirs traditionnels, occupera aussi les débats à Pyeongchang. Le protocole, ratifié par plus de 50 États, entrera en vigueur le 12 octobre.

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Plus de 60% des Français opposés à l’exploitation du gaz de schiste

Les Français opposés à l’exploitation le sont « tout à fait » pour 31%, autant que « plutôt opposé » (31%). Les personnes « plutôt favorable » et « tout à fait favorable » représentent 36% des opinions exprimées.

Politiquement 80% des sondés « sympathisants » de gauche sont contre (92% des sympathisants verts, 86% des sympathisants « plus à gauche que le PS » et 74% des sympathisants socialistes).

En revanche les « sympathisants » de droite sont divisés. Ils sont 51% à être favorables à l’exploitation alors que 45% sont contre. Les sympathisants UMP y sont à 56% favorables, alors que ceux du Front national y sont majoritairement hostiles (50%).

Ce sondage intervient alors que Nicolas Sarkozy, candidat à la présidence de l’UMP, s’est prononcé le 25 septembre en faveur d’une exploitation du gaz de schiste en France. Mardi, Nathalie Kosciusko-Morizet, présidente du groupe UMP au conseil de Paris, assumant ses désaccords avec l’ancien chef de l’Etat, s’est dite opposée à ce type d’extraction.

Ségolène Royal a assuré dimanche qu’il n’y aurait pas d’exploitation de gaz de schiste, ni même d’investigation sur le gaz de schiste, tant qu’elle serait ministre de l’Ecologie, conformément à la ligne fixée par le président François Hollande.

Le gaz du schiste est du gaz naturel piégé dans le sous-sol à de grandes profondeurs, et qui peut en être extrait grâce à la fracturation hydraulique, un procédé qui consiste à créer des fissures souterraines et y infiltrer un mélange d’eau, de sable et de produits chimiques.

Les inquiétudes autour du gaz de schiste se focalisent sur la pollution que pourraient causer les substances chimiques utilisées, notamment dans les nappes phréatiques.

L’enquête a été réalisée par téléphone le 30 septembre et 1er octobre sur un échantillon de 1064 personnes représentatif de la population française.

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La sécurité sociale autorise le remboursement intégral de l’implant rétinien Argus 2

Les places sont comptées. 36 patients français, pas un de plus, pourront bénéficier de l’implant high tech Argus 2. Depuis l’arrêté du jeudi 14 août 2014, la prise en charge du dispositif se fera à hauteur de 100%, ce qui coutera quand même 95 897 euros par patient. Une somme importante qui explique que plusieurs patients ne se le fassent pas poser d’eux-mêmes. 

L’Argus 2 s’adresse aux personnes ayant perdu partiellement la vue suite à une maladie dégénérative de la rétine, comme une rétinite pigmentaire par exemple, maladie qui touche 1/4000 personnes. L’implant permet de compenser la dégénérescence des cônes et bâtonnets rétiniens, les éléments de l’œil chargés de convertir la lumière en impulsions convoyées par le nerf optique.

Comment fonctionne l’Argus 2 ? Le patient porte des lunettes équipées d’une mini-caméra. L’image est ensuite traitée et les informations lumineuses transmises par connexion sans-fil jusqu’à l’implant connecté au nerf optique grâce à des microélectrodes. Les impulsions électriques émises par ces petites électrodes  vont contourner les cellules rétiniennes endommagées et stimuler les cellules encore fonctionnelles pour propager le signal jusqu’au cortex. 

Attention, la vision obtenue n’est pas d’égale qualité que la vision naturelle. Elle est composée de points lumineux, donnant une impression d’image pixelisée et couvre un champ visuel central de seulement 20°.

Les premiers essais  cliniques menés aux Etats-Unis sur trente patients étaient encourageants puisque la majorité, malgré une cécité importante, a réussi à percevoir les contours d’objets. Un gain suffisant pour regagner de l’autonomie.

Plus récemment, une étude parue dans le British Journal of Ophtalmology a prouvé que des patients aveugles devenaient capables de reconnaitre des lettres et des mots grâce à l’implant. Autant de bénéfices qui ont valu à Second Sight l’autorisation de mise sur le marché par l’agence de sûreté des médicaments américains (FDA) en 2013, les autorités sanitaires européennes lui ayant accordé dès 2011.

En décidant de prendre à sa charge le coût de l’implant rétinien, la France va permettre à 36 malades de recouvrer partiellement la vue. Suffisamment pour être à nouveau capable de longer un trottoir, suivre un passage clouté, lire de grandes lettres et chiffres ou encore rechercher des ustensiles sur une table.

  • Vidéo décrivant le fonctionnement de l’implant rétinien Argus 2 :

  • Pour ceux qui ont le cœur bien accroché, la vidéo de l’intervention chirurgicale de la pose de l’implant dans l’œil d’un patient :

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique