REACH et CLP : plus de 2.000 questions en moins d’un an

Stéphanie Auguste, expert en assistance réglementaire sur REACH et CLP, interviendra lors de la formation « Risque chimique 2010 : comment s’organiser pour tenir les délais ? » organisée par Techniques de l’ingénieur, le 30 juin à Paris. A noter, les prochaines formations organisées par Techniques de l’ingénieur : « SGH/CLP, classification et étiquetage des produits chimiques » et « Réglementation risque chimique : les urgences 2010 de REACH, SGH/CLP et FDS étendues ».

Technique de l’ingénieur : Pourriez-vous nous présenter votre service de helpdesk ?
Stéphanie Auguste : Chaque Etat membre doit mettre en place une mission d’assistance gratuite dans le cadre des règlements REACH et CLP (relatif à la classification, à l’étiquetage et à l’emballage des substances et des mélanges). Cette mission a été prise en charge en 2007, au préalable, par le BERPC, puis par l’Ineris depuis juillet 2009 à la suite de la fermeture du BERPC. Nous disposons d’un site Internet relatif à REACH depuis juin 2007 et d’un site Internet relatif au CLP depuis le décembre 2009, d’un numéro Indigo et d’un formulaire en ligne. Nos actions prioritaires évoluent dans le temps. Nous étions au départ très axés sur le pré-enregistrement, et aujourd’hui sur les forums d’échange d’information (SIEF). Notre champ reste limité. Nous ne remplaçons pas les consultants, nous n’aidons pas dans les choix stratégiques. Nous ne nous positionnons pas sur le « comment faire », mais sur le « quoi faire ».

Quels sont les autres moyens dont vous disposez pour aider les entreprises ?
Nous rédigeons des documents d’information en français en fonction des besoins identifiés, notamment lorsqu’aucune traduction des documents de l’ECHA n’est pas disponible. Nous intervenons dans des événements organisés par les Chambres de commerce et nous orientons les entreprises vers le plan de formation et d’accompagnement du MEEDDM (ministère de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer) et l’UIC (Union des industries chimiques). Ils proposent des conférences en ligne et des formations thématiques, et surtout, un accompagnement individualisé par un consultant, moyennant une contribution financière réduite. Peu d’entreprises ont pour l’instant eu recours à ce service, ce qui semble étonnant et regrettable.

Combien de demandes recevez-vous en moyenne ?
Nous avons reçu environ 700 formulaires depuis juillet 2009, avec en moyenne trois questions par formulaire, soit environ 2.100 questions à traiter. De janvier à mai, nous avons enregistré environ 60 formulaires par mois. Dans le cadre de notre permanence téléphonique le matin, nous recevons, toujours en moyenne, six appels par jour depuis deux mois. Certains appels peuvent être longs en raison du nombre de questions résultant des statuts des acteurs qui peuvent être multiples et du statut des « produits », substances, mélanges ou articles.

Quel est le profil type des entreprises qui vous contactent ?
Elles sont principalement dans les secteurs de l’automobile, des métaux, des produits chimiques et des produits cosmétiques. Les demandes viennent surtout des micro-entreprises de moins de dix salariés, suivies par les entreprises de moins de 50. Les grands groupes ont des services juridiques et des consultants externes, mais ils nous consultent aussi dans certains cas.

Quelles sont les principales questions relatives à REACH ?
Les questions sur REACH portent essentiellement sur la compréhension de la notion de SVHC. Nous constatons une confusion entre la « liste des substances candidates à la procédure d’autorisation » et la liste des « substances soumises à autorisation ». Cette dernière liste n’est pas encore validée par la Commission européenne. Les personnes qui nous téléphonent pensent souvent que les substances de la liste candidate sont interdites. De même, certains industriels établissent des black lists pour anticiper REACH, interdisant certaines substances dans les conditions générales de vente, ce qui provoque des confusions. L’autre grand sujet de préoccupation, ce sont les SIEF. Cela concerne les entreprises qui produisent ou importent des substances dans des quantités supérieures ou égales à 1 tonne par an et qui ont effectué le pré-enregistrement de ces dernières. Le partage de certaines données entre les membres du SIEF est obligatoire pour procéder à l’enregistrement. Toutefois, le SIEF n’a pas de forme juridique prescrite et est géré par l’industrie. La communication entre les membres du SIEF est essentielle pour trouver des accords sur les règles du partage des données et du partage des coûts après avoir identifié si deux substances (ou plus) sont les mêmes au sein d’un SIEF donné. Toutefois, l’ECHA ne met pas à disposition d’outil pour que les membres puissent communiquer entre eux. Des petits importateurs doivent par exemple répondre à des lettres en anglais et ils ne savent pas comment s’y prendre. Ils ne savent pas ce qu’ils doivent payer ou pas, s’ils ont besoin de telles ou telles études. Le partage des coûts et le partage des données suscitent des craintes de la part des PME. En l’absence de règles spécifiques, les déclarants sont libres de choisir n’importe quel mécanisme de compensation tant qu’il est perçu comme étant équitable, transparent et non discriminatoire conformément à REACH. Par ailleurs, les déclarants doivent seulement participer aux coûts des informations qu’ils doivent soumettre pour satisfaire aux exigences en matière d’enregistrement. Lors de la recherche d’une entente, les acteurs impliqués doivent être conscients des droits de propriété intellectuelle, des aspects  liés à la confidentialité et toujours respecter les règles communautaires du droit de la concurrence. Ainsi, quelle que soit la forme de coopération choisie, il est recommandé qu’une trace des accords soit conservée sous forme écrite. Par exemple, avant d’échanger des informations techniques (impureté, composition, process…) nécessaires pour partager des données, il est recommandé de prendre certaines mesures, comme conclure des accords de confidentialité. En outre, les acteurs doivent parler de leur bande de tonnage respective comme définie dans REACH et éviter d’échanger des chiffres individuels ou plus détaillés.

Où en sont les forums d’échange d’information ?
Ils se dessinent davantage, mais cela reste trop limité. Il n’y a pas beaucoup de déclarants principaux, ce qui pose des problèmes. Par ailleurs, certains se trouvent dans les forums alors qu’ils ne devraient pas y être. Ils sont là dans le doute, mais ils ne sont pas actifs. Certaines sociétés participent dans le but de vendre leurs services. Très peu de forums sont bien organisés. Seulement la moitié des substances des déclarants fait l’objet d’un forum.

Face à ces problèmes d’organisation, les échéances pourraient-elles être repoussées ?
Je ne pense pas. Il n’y aura aucune tolérance et les échéances seront respectées.

Quelles sont les grandes questions sur CLP ?
Le sujet phare concerne la notification. A partir du 1er décembre 2010, les fabricants et les importateurs devront se conformer à la procédure de notification de la classification et de l’étiquetage à l’inventaire si cela est nécessaire. Certains nous demandent de classer leurs substances ce qui n’est pas le rôle du helpdesk. Si les substances ne sont pas classées de façon harmonisée, il faudra proposer une classification auprès de l’ECHA (auto-classification), qui mettra en place un inventaire et spécifiera si la classification est harmonisée ou pas, et s’il y a accord ou pas. Sur l’étiquetage, nous avons des questions d’ordre pratique. Pouvons-nous utiliser des étiquettes pré-imprimées ? Quelles seront les dimensions ?

Comment les salariés du helpdesk se forment-ils ?
Nous avons recours aux règlements. REACH est constitué d’environ 1.000 pages et des guides spécifiques sont à disposition, CLP d’environ 1.300 pages et d’un guide précisant les critères pour classer les substances et les mélanges notamment. Des formations sont organisées par l’ECHA, en particulier des séminaires en ligne. Par ailleurs, nous sommes membres d’un réseau interne, qui permet de remonter les questions complexes afin d’harmoniser nos réponses. Nous nous rendons à l’ECHA régulièrement. Nous échangeons beaucoup entre nous. Nous sommes tous des scientifiques, avec des spécialités différentes : physico-chimie, biotechnologies, toxicologie et éco-toxicologie.Propos recueillis par Corentine Gasquet Sites
  • www.ineris.fr/reach-info
  • www.ineris.fr/clp-info

 ParcoursAprès une formation dans le domaine des biotechnologies, Stéphanie Auguste spécialisée dans l’instrumentation et les méthodes d’analyse physico-chimiques. Elle a effectué ses premières expériences professionnelles dans le développement et la validation de méthodes analytiques puis dans le secteur de la formation continue avant d’intégrer l’équipe du helpdesk en 2007.

La fourniture d’équipements de protection individuelle

Le recours aux EPI est la dernière solution lorsque les autres moyens techniques (dont la protection collective) s’avèrent inapplicables ou insuffisants. En fonction des risques identifiés, il faudra choisir les EPI mis à la disposition des salariés pour les protéger (exemples : gants pour éviter les coupures, masques pour limiter l’inhalation de poussières, chaussures de sécurité pour se protéger des chutes d’objets lourds lors de manutentions, etc.).Téléchargez le livre blanc

La bonne méthode
Etape 1 – Choisir les équipements de protection individuelle (EPI) adaptés
Le CHSCT doit être consulté sur le choix, les conditions de mise à disposition et le mode d’utilisation des EPI.Ces EPI seront choisis de manière à :
  • ne pas générer de risques supplémentaires ;
  • être appropriés aux risques ;
  • être adaptés aux conditions de travail ;
  • tenir compte de l’ergonomie.
Sur la base de votre analyse des risques et sur la base des fiches techniques des EPI que vous pourrez solliciter auprès de différents fournisseurs, étudiez l’adéquation des protecteurs et du niveau de protection que vous souhaitez, en tenant compte du confort de vos salariés.Une fois la sélection arrêtée et les EPI utilisés, il serait intéressant de mener à nouveau cette analyse : passer du théorique à la pratique en interviewant les salariés. Cela vous permettra d’ajuster votre évaluation des risques initiale et de valider vos conclusions.ATTENTIONNe prenez pas le risque d’utiliser des EPI périmés. Des délais de péremption pour ces protecteurs sont définis pour des conditions normales. Il est important d’identifier ces délais et de les suivre afin d’éviter que les salariés n’utilisent du matériel non conforme et ne mettent en danger leur santé ou leur sécurité. Ces délais sont, en règle générale, définis sur les notices d’utilisation rédigées en français que transmet le fournisseur avec les EPI.
Etape 2 – Faire utiliser les EPI
  • Rédiger des consignes d’utilisation
Lorsque l’employeur remet les EPI à ses salariés, il a une obligation de les informer sur les risques contre lesquels le port des EPI les protège, les conditions d’utilisation et les instructions ou consignes associées.Pour rédiger ses consignes, il peut s’aider des notices d’instruction rédigées en français qui sont fournies avec les EPI.Il ne suffit pas de mettre à disposition les EPI, encore faut-il vérifier leur port effectif. Si tel n’est pas le cas, rappelez le but des EPI, questionnez les salariés afin de savoir pourquoi ils ne les portent pas et essayez de voir avec eux quels types d’équipement privilégier en terme d’ergonomie et de confort.L’employeur a une obligation de résultat en matière de sécurité au travail. Il lui appartient donc de s’assurer du port ou de l’utilisation effective des EPI et il peut inscrire cette obligation dans le règlement intérieur, ainsi que les sanctions assorties à un refus de port, à condition bien sûr qu’elle soit justifiée par des motifs directement liés à la sécurité.Le CHST doit être consulté sur les consignes d’utilisation des EPI qui seront inscrites dans le règlement intérieur.
  • Former à l’utilisation
L’employeur doit former les salariés à l’utilisation des EPI. Souvent, cette formation est intégrée à la formation à la sécurité, qu’il conviendra de ne pas oublier de renouveler régulièrement.
  • Maintenir en état de fonctionner et en conformité
Comme tous vos équipements, l’employeur doit vérifier que les EPI sont conformes avant leur mise en service. Pour cela, il est nécessaire de les maintenir en état de fonctionner et en état de conformité. L’employeur doit donc mettre en place des vérifications périodiques et une maintenance de ces équipements qui seront consignées dans le registre de sécurité.Attention, les vérifications périodiques pour certains EPI sont définies réglementairement.
Notre conseil
  • Etablissez une liste des EPI que vous utilisez afin de pouvoir mettre en place un suivi efficace.
  • Sur cette liste, vous pourrez préciser quelques informations importantes : date d’achat et date de péremption, nom de la personne en charge des vérifications, salariés à qui ont été remis ces EPI, etc.
  • Ce suivi devrait permettre d’éviter d’avoir des EPI non conformes ou encore d’oublier de former les salariés.
Source : Schémas commentés santé sécurité au travail > La fourniture d’équipements de protection individuelleEditions Tissot : droit du travail  – convention collective syntec 
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5 méthodes pour sécuriser un réseau virtuel

Selon l’entreprise américaine de conseil et de recherche dans le domaine des techniques avancées Gartner, d’ici à 2012, 60 % des serveurs virtualisés seront moins sécurisés que les serveurs physiques qu’ils sont censés remplacer. Actuellement, la plupart des entreprises déploient sur leur réseau des technologies de virtualisation sans impliquer les équipes réseau et de sécurité des systèmes dans les phases de planification. Ainsi, la majorité des entreprises se contente donc de moderniser les réseaux virtuels, en y appliquant les politiques de sécurité réseaux physiques existantes. Ce manque de préparation et de perspective affaiblit considérablement la sécurité du réseau, cette dernière étant l’élément essentiel de la mise en place réussie du cloud computing au sein des très grandes entreprises. Pour appuyer cette communication de Gartner, l’éditeur finlandais Stonesoft, fournisseur de solutions intégrées de sécurité réseau et de continuité de service, a identifié cinq façons pour les équipes informatiques de se prémunir des menaces et attaques survenant dans le cloud, tout en assurant la bonne mise en œuvre de leurs politiques

1 – Regrouper les identités (Federated ID) : le besoin pour les collaborateurs de se connecter à de multiples applications et services est inhérent à tout environnement de type cloud. La possibilité d’assurer l’authentification forte de l’utilisateur risquant d’échapper aux entreprises représente donc un danger considérable en termes de sécurité. Pour réduire ce risque, les entreprises doivent mettre en place des technologies de Single Sign-On (SSO) qui permettent aux utilisateurs d’accéder, via un login unique, à de multiples applications et services, y compris ceux localisés en dehors de la société, dans le cloud public. Le SSO permettra aux entreprises d’harmoniser l’administration de la sécurité et d’assurer une authentification forte, même dans le cloud.

2 – Assurer une connectivité permanente : lorsque la plupart des données sensibles d’une entreprise est stockée dans le cloud, la moindre panne réseau risque d’interrompre les opérations commerciales. Les services du cloud doivent être constamment accessibles, et ce même pendant les opérations de maintenance. Des fonctionnalités de haute-disponibilité comme le clustering actif/actif, un serveur dynamique de répartition de charge, ainsi qu’un répartiteur de chargeur ISP doivent donc être mis en place au sein de l’infrastructure réseau. Il est préférable pour les entreprises de choisir des technologies déjà intégrées à l’infrastructure réseau, plutôt que d’investir dans des versions autonomes de solutions afin d’assurer l’efficacité, la facilité d’administration mais également, de réduire les coûts.

3 – Mettre en place une inspection multi-couches : de l’augmentation du nombre d’environnements cloud computing et de la multiplication de menaces toujours plus évoluées découle le besoin de créer une protection couche-par-couche, comprenant la protection périmétrique, la prévention et la détection d’intrusions sur le réseau. Au lieu de mettre en place des firewalls de première génération visant à protéger le cloud et son périmètre, Stonesoft prône le déploiement d’appliances firewalls virtuelles de nouvelle génération qui intègrent un firewall et un IPS pour une inspection en profondeur du trafic. Ainsi, les entreprises pourront analyser tous les types de trafic : de la navigation Web, aux applications peer-to-peer en passant par le trafic Web chiffré transitant dans le tunnel SSL. Des appliances IPS supplémentaires devront aussi être installées afin de protéger les réseaux des attaques internes qui menacent l’accès au cloud.

4 – Exiger une administration centralisée : l’erreur humaine reste toujours la menace la plus considérable pesant à la fois sur les réseaux virtuels et physiques. A mesure que les entreprises déploient des dispositifs réseaux supplémentaires afin de sécuriser leur réseau virtuel, le risque devient plus grand. En effet, la gestion des périphériques, la surveillance et la configuration deviennent plus complexes et totalement désorganisées. C’est pour cette raison que Stonesoft recommande aux entreprises l’utilisation d’une seule console d’administration pour gérer superviser et configurer l’ensemble des dispositifs réseau, qu’ils soient physiques, virtuels ou tiers.

5 – Protéger les postes de travail virtuels : de plus en plus d’entreprises décident de déployer des postes de travail virtuels afin de bénéficier des avantages de cette nouvelle technologie, notamment en ce qui concerne l’administration et les coûts. Cependant, ces postes de travail sont tout autant, et si ce n’est plus, vulnérables que leurs homologues physiques. Pour protéger les postes de travail virtuels de façon adéquate, les entreprises devront les isoler des autres segments du réseau et mettre en place des processus d’inspection profonde pour prévenir les attaques internes et externes. Ces entreprises devront adopter une approche multi-niveaux de la sécurité en mettant notamment en place une technologie IPS qui empêchera les accès internes non autorisés, protègera les postes clients des serveurs malveillants et délivrera également des fonctionnalités d’accès distants via l’IPsec ou le SSL VPN qui protège contre les accès externes non autorisés.

Après les commandes clients, CGR dématérialise ses factures fournisseurs

Grossiste en robinetterie et en accessoires, le Comptoir Général de Robinetterie (CGR) dispose d’un catalogue de plus de 16 000 références produits qu’il s’engage à livrer dans toute la France en 24 h.  Le traitement des 1 000 bons de commandes clients reçus quotidiennement, essentiellement par fax, représentait donc pour CGR un processus critique garant de la satisfaction de ses clients : livraison conforme à la commande passée (référence article, quantité, prix), respect des délais de livraison, suivi de commande… Afin de traiter ces bons de commandes dans les meilleurs délais et répondre à l’engagement de livraison en 24 heures, les 50 techniciens de CGR, après réception des fax, devaient les saisir manuellement dans l’ERP Axapta de l’entreprise. Une tâche chronophage et à faible valeur ajoutée qui ne leur permettait pas de se consacrer entièrement à l’amélioration des offres et au service client. Face à cette problématique, la direction de CGR a souhaité se doter d’une solution de Lecture Automatique de Documents (LAD) pour automatiser et dématérialiser le traitement de ses bons de commande, et ainsi libérer les équipes techniques de la saisie des commandes.Après avoir consulté plusieurs acteurs du marché, le choix de CGR s’est porté sur la solution d’Esker –  Esker DeliveryWare – qui répondait à ses critères: la qualité et la souplesse de la solution, la possibilité de la faire évoluer en toute autonomie, la qualité du support technique…, Concrètement, Esker DeliveryWare permet à CGR de dématérialiser le traitement de ses bons de commande chaque jour, depuis la capture des données, jusqu’à la création de la commande dans l’ERP.Dès réception, les bons de commandes sont orientés, en fonction des processus internes, vers une machine fax, une imprimante, un compte de messagerie interne ou vers le circuit de traitement de Lecture Automatique des Commandes Clients. Le logiciel récupère automatiquement les données issues de la commande et les vérifie (numéro de commande, adresse de facturation et de livraison, reconnaissance du client…). Les commandes sont ensuite créées automatiquement dans l’ERP Axapta. L’image électronique de la commande est enfin archivée soit dans Esker DeliveryWare, soit dans l’ERP Axapta, simplifiant ainsi l’accès à l’historique des données et à la commande.« Pour une entreprise comme la nôtre, un retard de livraison, pour quelque motif que ce soit, peut s’avérer extrêmement préjudiciable et impacter la satisfaction de nos clients. Face à cette problématique, Esker DeliveryWare nous dispense non seulement de la saisie et de l’archivage manuels des bons de commandes mais elle nous offre également des fonctionnalités de validation des commandes à plusieurs niveaux, en plusieurs étapes et par plusieurs collaborateurs »  affirme Fabrice Varloteaux, Directeur des Systèmes d’Informations de CGR.« Fort du succès de notre premier projet de dématérialisation des commandes clients, nous avons voulu aller plus loin et développer l’utilisation de la solution pour d’autres flux afin de gagner encore plus en efficacité et nous inscrire dans une démarche de développement durable dans le cadre de notre certification ISO 14001 » explique Sylvie Genibre, Responsable Administratif et Comptabilité au sein de CGR. A l’issue d’une réflexion menée par les services Achats,  Approvisionnement, Comptabilité et Arrivage sur l’optimisation de l’organisation, de la logistique et de l’utilisation du papier au sein de l’entreprise, une des pistes les plus prometteuses s’est avérée être la dématérialisation du processus de réception et de traitement des factures fournisseurs.Avec plus de 300 fournisseurs, CGR recevait et saisissait manuellement plus de 1 000 factures fournisseurs par mois (800 relatives à des marchandises et 200 à des frais généraux) dans son logiciel de gestion comptable et financière Sage 1 000. Le traitement manuel de ces factures était long et pouvait occasionner des erreurs de saisies. Par ailleurs, les aides-comptables occupés à la saisie des factures manquaient de temps pour effectuer des contrôles, tâches à plus forte valeur ajoutée, plus « comptables ».Aujourd’hui, grâce aux solutions Esker, une fois les factures fournisseurs numérisées, les données clés sont capturées automatiquement avec une technologie de reconnaissance et lecture automatiques de documents (RAD/LAD). Elles sont ensuite validées par le comptable dans l’interface Esker et intégrées automatiquement dans Sage 1000 avec un lien vers l’archive électronique de la facture. Pour terminer, le visa de bon à payer déclenche la mise en paiement de la facture dans les délais impartis. Cette solution  permettra un gain notable sur le temps et le coût de traitement des factures, tout en apportant visibilité et traçabilité sur l’ensemble du processus.Marc Chabreuil

REACH : les denrières news

Des conférences en ligne pour se former
Dans le cadre de la convention MEEDDM-UIC sur la formation et l’accompagnement des entreprises sur REACH, l’UIC vous invite à participer gratuitement à différentes conférences en ligne. Chaque conférence en ligne (connexion web et audio) est animée par un expert, vous suivez en direct une présentation et vous avez la possibilité de poser des questions par écrit (mode « chat »). Les séances se dérouleront entre 8h30 et 9h30. Depuis le mois de février, des conférences en ligne sur les pré-SIEF, SIEF, CSA, Reach IT et IUCLID ont déjà eu lieu. De nouvelles dates ont été programmées et de nouveaux thèmes sont abordés.
  • http://www.uic.fr/REACH-conferences-en-ligne.asp.
Manuel pour les utilisateurs de IUCLID 2
(11 juin 2010) L’ECHA a publié un manuel pour les utilisateurs de IUCLID 5.2 donnant des instructions pratiques pour inclure des informations lors de l’enregistrement dans le cas des nanomatériaux.
  • http://iuclid.eu/index.php?fuseaction=home.documentation&type=public#reachmanual
8 nouvelles substances dans la liste candidate
(11 juin 2010) Les Etats membres se sont mis d’accord sur l’identification de 8 substances très préoccupantes, prochainement  inscrites dans la liste des substances candidates à la procédure d’autorisation. Il s’agit du trichloréthylène, de l’acide borique, le tétraborate de sodium anhydre, l’heptaoxyde de tétrabore et de disodium hydraté, le chromate de sodium, le chromate de potassium, le dichromate d’ammonium et le dichromate de potassium.
  • http://echa.europa.eu/consultations/authorisation/svhc/svhc_cons_en.asp
Rappel à l’ordre du ministère
(5 juin 2010) Le ministère de l’écologie a publié un avis destiné aux opérateurs économiques sur l’obligation de communiquer des informations sur les substances contenues dans les articles, en application de l’article 33 du règlement (CE) n° 1907/2006 REACH
  • Avis min. Ecol., NOR : DEVP1013151V, JO 5 juin 2010
Imprécisions liées à la traduction de l’annexe II
(4 juin 2010) L’Ineris indique sur son site Internet : « La version française du règlement (UE) n°453/2010 modifiant le règlement REACH en ce qui concerne l’annexe II relative aux fiches de données de sécurité comporte un certain nombre d’imprécisions voire d’incorrections. Les autorités françaises ont signalé à la Commission ces erreurs de traduction. Un rectificatif devrait être très prochainement publié. »
  • Site de l’Ineris : http://www.ineris.fr/reach-info/
Un guide pratique pour éviter les essais sur les animaux
(3 juin 2010) L’ECHA a publié son guide pratique N°10: Comment éviter les essais inutiles sur animaux. Il  permet au secteur industriel d’envisager toutes les méthodes alternatives possibles pour produire de nouvelles données sur les dangers, afin de veiller à ce que les essais sur des animaux vertébrés ne soient réalisés qu’en dernier recours.
  • Guide pratique pour éviter les essais sur les animaux
http://echa.europa.eu/doc/publications/practical_guides/pg_10_avoid_animal_testing_en.pdf

Moratoire sur la publication des mises à jour de guides techniques
(2 juin 2010) L’ECHA a instauré un moratoire de six mois sur la publication de dix guides techniques, jusqu’au 30 novembre 2010, première date limite d’enregistrement au titre du règlement REACH. Cette initiative devrait permettre à l’industrie de se concentrer les prochains mois sur la préparation des dossiers d’enregistrement ainsi que sur le délai de notification au titre du règlement CLP qui suivra peu après.
  • Communiqué de l’ECHA
Clarification de la notion d’intermédiaires
(1er juin 2010) Les États membres ont attiré l’attention de l’ECHA et de la Commission européenne sur les positions de l’industrie quant aux intermédiaires, qui s’avèrent non conformes à la définition des intermédiaires prévue dans le règlement REACH et dans le guide sur les intermédiaires. Ce document, sur lequel toutes les autorités ont marqué leur accord, a pour but d’expliquer à l’industrie dans quels cas il est possible d’enregistrer une substance chimique uniquement en tant qu’intermédiaire ou dans quels cas un enregistrement standard est nécessaire.
  • Guide sur les intermédiaires :
http://guidance.echa.europa.eu/docs/guidance_document/intermediates_en.pdf
  • Définition des intermédiaires telle que convenue par la Commission, les États
membres et l’ECHA :http://guidance.echa.europa.eu/docs/guidance_document/clarificationintermediates_201005_en.pdf
Publication au JO du règlement modifiant REACH
(31 mai 2010) Le règlement 453/2010, modifiant le règlement REACH, notamment sur les FDS, a été publié au Journal officiel de l’Union européenne. Règlement (UE) n°453/2010 de la Commission
  • http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2010:133:0001:0043:FR:PDF
Une nouvelle version de REACH-IT
(31 mai 2010) La nouvelle version de REACH-IT est à présent disponible. Elle comprend de nouvelles fonctionnalités comme, notamment, la «soumission conjointe parallèle» qui permet aux membres d’une soumission conjointe de soumettre leurs dossiers dès que le dossier principal a été admis au traitement. Par la même occasion, une nouvelle fonctionnalité en ligne a été introduite pour permettre aux sociétés de préparer leurs notifications de classification et d’étiquetage directement dans REACH-IT. Après cette mise à jour, aucune nouvelle fonctionnalité ne sera introduite avant les dates limites de novembre et janvier.
  • http://echa.europa.eu/doc/press/na_10_29/na_10_29_reach_it_update_fr_20100531.pdf
Des Webinaires en ligne sur le site de l’ECHA
(26 mai 2010) Une série de webinaires ont été publiés en vue de fournir des informations essentielles concernant les modalités de préparation d’un dossier d’enregistrement dans IUCLID 5.2 et de sa soumission à l’ECHA au moyen de REACH-IT.
  • http://echa.europa.eu/news/webinars_en.asp
Montants des redevances dues l’ECHA
(22 mai 2010) Le règlement qui détermine le montant et les modalités de paiement des redevances perçues par l’ECHA, en lien avec le règlement CLP, est entré en vigueur. Règl. 440/2010, 21 mai 2010, JOUE 22 mai 2010, n° L 126
  • Règlement (UE) n ° 440/2010 de la Commission du 21 mai 2010 relatif aux redevances dues à l’Agence européenne des produits chimiques en application du règlement (CE) n ° 1272/2008 du Parlement européen et du Conseil relatif à la classification, à l’étiquetage et à l’emballage des substances et des mélanges (Texte présentant de l’intérêt pour l’EEE)
 Les précédents articles sur l’actualité de REACH
  • Actualités de mai 2010
  • Actualités d’avril 2010
  • Actualités de janvier à mars 2010
  • Actualités de novembre – décembre 2009
  • Actualités du 20 août au 31 octobre 2009
  • Actualités du 15 juillet au 20 août 2009
  • Actualités du 15 juin au 15 juillet 2009

Les cellules de Grätzel refont parler d’elles

Décerné tous les deux ans, le Millennium Technology Prize, trophée finlandais qui récompense les développeurs d’une innovation technologique qui améliore la qualité de vie de chacun, vient d’être attribué au suisse Michael Grätzel, professeur de chimie à l’Ecole polytechnique de Lausanne (EPFL) pour ses cellules à pigment photosensible appelées aussi cellules solaires à colorant, voire cellules de Grätzel (dye-sensitized solar cell, DSSc, DSC ou  DYSC en anglais). Une invention qui lui a déjà valu le Millenium European innovation Prize (2000), le Faraday Medal de la Royal Society et le Dutch Havinga Award (2001), le McKinsey Venture Awards (1998 et 2002), l’Italgas Prize (2004), le Gerischer Prize (2005) et le Prix Balzan (2009).  » L’énergie solaire s’est traditionnellement heurtée au problème du coût, qui restreint son utilisation. Les cellules Grätzel offrent un moyen de plus en plus avantageux de tirer partie de l’énergie solaire pour la mettre au service de l’Homme. L’innovation due au professeur Michael Grätzel sélectionnée par le Conseil d’administration de la Technology Academy Finland, sur recommandation du Comité international de sélection, jouera vraisemblablement un rôle important dans les applications  liées à l’énergie renouvelable. Elle favorisera, par conséquent, la promotion du développement durable « , déclare Ainomaija Haarla, directrice générale de la fondation Technology Academy Finland.Le rapport performance / coût des cellules solaires à colorants mises au point par Michael Grätzel est en effet excellent : cette technologie photoélectrochimique inspiré de la photosynthèse végétale  apparaît comme une alternative prometteuse à la technologie dominante des panneaux solaires au silicium, car elle fait intervenir des matériaux bon marché mis en œuvre avec des technologies relativement simples.

Le principe de fonctionnement de ces cellules
La première cellule nano-cristallines à pigment photosensible, démontrée à l’EPFL par Michael Grätzel, utilisait une paroi supérieure en oxyde d’étain dopé au fluor SnO2-F qui est un matériau à la fois transparent et conducteur d’électricité. Sur la face intérieure de cette paroi, se trouvait de l’oxyde de titane TiO2 pulvérulent semi-conducteur, dont la surface était imprégnée de polypyridine au ruthénium comme pigment photosensible et d’un électrolyte iodure/triiodure baignant l’ensemble en assurant la conduction avec la paroi inférieure de la cellule qui fermait le circuit. L’astuce principale de la cellule provient de la texture du semi-conducteur : avec une surface plane, ce procédé pourrait au mieux récupérer environ 1 % d’énergie solaire alors que, dans la cellule réalisée, le TiO2 a une extrême rugosité qui permet de multiplier la surface en contact avec le colorant et l’électrolyte par environ 800.Cette technologie qui fait l’objet d’études et d’améliorations dans divers laboratoires en entreprises, notamment au niveau de la stabilité de l’électrolyte et de la durée de vie,  présenterait plusieurs avantages :
  • contrairement aux panneaux à silicium, dont l’efficacité diminue lorsque la température augmente fortement, l’efficacité des cellules est indépendante de la température ;
  • en choisissant les différents composants, il est possible de créer des cellules transparentes, qui ouvrent la voie à de nombreuses applications ;
  • comme l’énergie solaire peut être captée par les deux faces, il devient possible d’utiliser ces cellules dans un environnement de faible luminosité ou de luminosité diffuse ;
  • en raison de leur transparence et de leur efficacité en faible luminosité, ces cellules pourront être insérées dans des menuiseries (fenêtres, portes, lumière zénithale, …), ou sur des éléments (toitures, bardages, parois, …). Par ailleurs, en choisissant la couleur du colorant, il est possible de modifier les coloris des cellules ;
  • plusieurs couches transparentes peuvent être superposées, ce qui augmentera l’efficacité des cellules (un panneau ainsi constitué atteindrait une efficacité de 20 à 30 %) ;
  • d’un faible encombrement, un panneau de cellule peut être miniaturisée. Ainsi, certaines cellules expérimentales sont composées de trois couches de 0,4 mm d’épaisseur.
A l’avenir se profilent donc de nombreux produits basés sur l’innovation due à Grätzel, comme les fenêtres génératrices d’énergie et des panneaux solaires considérablement moins coûteux que les panneaux actuels. Les tous premiers produits basés sur les cellules Grätzel ont d’ailleurs déjà fait leur apparition sur le marché.Par Marc Chabreuil

« La RFID est de plus en plus orientée sur les services »

Techniques de l’ingénieur : Vous êtes intervenu lors des Assises de la RFID. Qu’avez-vous pensé de cet événement ?
Sylvain Bureau : La démarche m’a semblé très intéressante. Les Assises ont rassemblé des acteurs différents, dans une plate-forme assez neutre. J’ai été surpris par le nombre de participants pour une première édition, notamment des personnes ayant un certain niveau hiérarchique dans l’entreprise.

Vous êtes chercheur au sein de l’ESCP Europe. En quoi la RFID dépasse-t-elle le monde scientifique et technique ?
La RFID est un objet technologique qui concerne aussi les sciences sociales. Cela soulève des problèmes sanitaires, juridiques, sociaux… On voit émerger de nombreuses problématiques en management et en gestion. Il n’existe pas de déterminisme technologique. Une même technologie n’aura pas le même impact suivant les process et les acteurs.

Quel est l’objectif de vos recherches ?
Nous cherchons à faire émerger des dimensions de contexte pour mettre en place une méthodologie pour savoir s’il faut adopter ou pas la RFID. Nous essayons également de comprendre comment le dispositif permet de recueillir de nouvelles données au niveau des objets pour améliorer l’efficacité et l’efficience des organisations mais aussi, la chaîne de valeur. Finalement, comme souvent quand il est question de technologies, les RFID représentent un catalyseur de changement qui peut être exploité pour innover et faire changer les organisations en place. Nous réalisons nos recherches principalement au sein du secteur de la santé et de la grande distribution qui sont particulièrement critiques et riches d’enseignement quand il est question de RFID. Par exemple, dans le cas des hôpitaux, cela peut apporter une plus grande qualité des soins mais aussi une réduction de certains coûts en matière de logistique.

La RFID est-elle passée à la vitesse supérieure ?
La RFID n’est plus considérée uniquement comme un outil de traçabilité logistique, un code-barres évolué. Elle est de plus en plus orientée sur les services. Elle s’inscrit dans une tendance plus large, l’Internet des objets. Il s’agit de mettre en réseau les objets et de les relier à Internet. Aujourd’hui, des usages existent et cela fonctionne. Mais cela reste limité à un certain périmètre. Le problème majeur est de passer à un niveau plus étendu. Cela suppose notamment l’interopérabilité des systèmes. Internet a mis une trentaine d’années avant de s’imposer. L’Internet des objets prendra du temps, mais il est inconcevable qu’il ne se développe pas. Toute la question est de savoir quelles seront les technologies et les normes. Pour les ingénieurs, il me semble important de comprendre qu’on assiste probablement à l’émergence d’un nouveau paradigme technologique qui va faire émerger de nouvelles opportunités de business. C’est un peu comme l’Internet à la fin des années 80 et au début des années 90.

Les problématiques éthiques vont-elles constituer un frein à ce développement ?
Selon l’univers social, la résultante sur la vie privée ne sera pas la même. Le grand enjeu, ce sont les données et les statistiques que l’on peut en tirer. Ce n’est pas une menace en tant que telle, mais il faut rester vigilant et dépasser une logique purement juridique pour appréhender le volet technique, et surtout améliorer la qualité du débat démocratique sur ces solutions car aujourd’hui, on reste encore trop au niveau de clichés qui empêchent de poser les questions essentielles. Propos recueillis par Corentine GasquetParcours Sylvain Bureau, normalien agrégé du secondaire en économie et gestion et docteur de l’Ecole Polytechnique en sciences de gestion, est professeur assistant au sein du département Information et opérations management de l’ESCP Europe. Directeur du pôle nouvelles technologies de la chaire entrepreneuriat Ernst & Young (www.entrecreateurs.fr), et responsable du RFID European Lab (www.rfideuropeanlab.org), il s’intéresse aux problématiques liées à la création d’entreprise, à l’innovation et aux nouvelles technologies. Depuis 2007, il a notamment mis en place un séminaire de création d’entreprise réunissant des élèves de la filière entrepreneur de Centrale Paris et des élèves designers de Strate Collège Design. Il est aussi familier de l’enseignement en école d’ingénieur et assure depuis 2003 des cours de management à l’Ecole Polytechnique. Au-delà de l’enseignement et de la recherche, il s’implique dans la démarche d’ouverture sociale des grandes écoles françaises. A l’ESCP Europe, il participe aux projets Cordées de la réussite, Double ascension et Collège Paris factory. 

Fonctionnalités de pointe pour une machine d’essais bi-axiale

La machine d’essais de traction/compression en bi-axial Mayes de l’Université de Sheffield vient de faire l’objet de travaux de modernisation qui ont porté sur une révision complète de la machine, assortie de l’intégration d’un nouveau système de commande. Cette machine qui travaille sur des éprouvettes normées, est utilisée pour tester divers matériaux, dont l’acier, les composites et l’aluminium destinés à des applications comme l’élimination des déchets nucléaires ou les structures d’avion, ainsi qu’à déterminer les efforts de frottement et de contrainte dans les trains d’atterrissage. Pour sa modernisation, l’université a logiquement fait appel à Moog Industrial Group, une division de la société Moog Inc., avec qui elle collabore depuis longtemps. Une équipe détachée de l’usine de Moog installée à Solihull, en Angleterre, et spécialisée dans les essais et simulations, a procédé à cette opération qui comprenait également l’installation et l’étalonnage de la machine, ainsi que la formation du personnel de l’université, laquelle utilise sept contrôleurs portables de la société.La modernisation de la machine d’essais a porté notamment sur l’adjonction d’un contrôleur à quatre voies. Selon Stuart Bibb, responsable des systèmes d’essais :  » les essais effectués par ce client comportent des boucles de régulation complexes qui ont pu être configurées à l’aide des fonctions et des outils des systèmes Moog. C’est grâce à ce genre de flexibilité et de capacité de prise en charge que le contrôleur portable de Moog se distingue de la concurrence. « Les essais biaxiaux sont notoirement complexes du fait que l’éprouvette doit être maintenue absolument centrée dans la machine pour garantir une sollicitation parfaitement symétrique de l’éprouvette. Ceci implique de pouvoir réguler à la fois le déplacement et la force appliquée par le système de manière que le centre de gravité de l’éprouvette reste fixe, tâche que le contrôleur portable accomplit à l’aide de voies d’asservissement personnalisables et de voies calculées. Outre ces quatre voies d’asservissement physiques, le contrôleur est configuré avec quatre voies d’asservissement virtuelles définies par l’utilisateur : force X, force Y, translation X et translation Y.Les voies virtuelles peuvent être utilisées de la même manière que les voies physiques pour positionner les vérins pour installer l’éprouvette et répartir l’application des forces. Les voies de translation servent à maintenir l’éprouvette en position correcte et les voies d’effort servent à appliquer la charge dynamique à l’éprouvette de manière parfaitement symétrique. En mode translation, avec translation 1 pour l’axe Y et translation 2 pour l’axe X, les deux vérins peuvent être réglés en position à l’aide de la commande point de consigne pour chaque axe. On maintient ainsi une distance constante entre les deux vérins qui effectuent une course identique simultanément.Une des nombreuses fonctions que le système Moog améliore, concerne la possibilité de créer par conversion cinématique des voies de commande virtuelles représentatives d’une certaine force et d’un certain déplacement.  » La conversion cinématique permet de définir un point de consigne par degré de liberté et, par la suite, de faciliter la création d’un spectre. Le contrôleur est capable de synchroniser plusieurs scénarios différents sur plusieurs actionneurs et de créer un degré de liberté virtuel. Les ingénieurs disposent ainsi d’une plus grande flexibilité dans la création des mouvements et d’une meilleure maîtrise de la mécanique de l’essai « , précise Stuart Bibb.Grâce au système, les ingénieurs peuvent configurer la boucle de régulation de manière que l’éprouvette renvoie des informations sur, par exemple, les moyennes de force et de position. En outre, il permet de créer une forme d’onde sinusoïdale adaptée à l’objectif final en moins d’une heure.D’après Mike Rennison, expérimentateur au département de génie mécanique de l’Université de Sheffield,  » nous avons opté pour le contrôleur portable de Moog parce qu’il nous permet d’aller plus loin dans les essais de par son universalité et sa flexibilité qui sont nettement supérieures à celles d’autres systèmes du marché. Il nous a aussi permis de mettre à niveau tous nos équipements pour pouvoir résoudre les problèmes que les clients nous soumettent. « Par Marc Chabreuil

Recyclage/valorisation des déchets : les 4 axes prioritaires du pôle de compétitivité TEAM²

Suite au dépôt de dossier  par le cd2e (Création Développement d’Eco-Entreprises) dans le cadre de l’appel à projet du Gouvernement, le CIADT a labellisé, le 11 mai 2010, TEAM² (Technologies de l’Environnement Appliquées aux Matières et Matériaux), pôle de compétitivité sur les technologies de recyclage, de valorisation des déchets et des éco-produits et du développement des usages de ces nouveaux matériaux. Cette labellisation est la reconnaissance de la qualité et du succès des actions innovantes menées par les éco-entreprises et de leur accompagnement par le cd2e, centre expert pour l’émergence des éco-technologies au service du développement des éco-entreprises, en région Nord-Pas De Calais.TEAM² qui agira sur l’amélioration de la recyclabilité et l’usage des matières issues du recyclage dans les produits industriels, s’appuiera sur un tissu de 300 d’éco-entreprises dynamiques (près de 200 sont déjà impliquées directement dans le projet) qui contribueront à apporter une expertise industrielle et technologique de pointe afin de lever les verrous technologiques. Par ailleurs, l’analyse de leur positionnement montre que la plupart d’entre elles interviennent sur l’ensemble du cycle de vie et qu’elles sont nombreuses à se positionner sur les familles de matières minérales et organiques. Ce constat vient asseoir le choix de positionnement de TEAM² sur les sédiments, les métaux rares, les déchets du BTP et les plastiques.Pour chacune des thématiques de recherche, le pôle TEAM² souhaite axer son action sur les domaines les moins maîtrisés aujourd’hui et présentant de fortes incertitudes scientifiques et technologiques, favorisant ainsi l’émergence de technologies de rupture dans l’objectif de lever les verrous technologiques sur les différentes parties de la chaîne de valeur : collecte (périmètre secondaire), process de tri, transformation et valorisation des MPS (Matière première secondaire ou Nouvelle matière première : déchet qui a été transformé et/ou combiné, en vue d’obtenir un produit utilisable dans les procédés de fabrication pour remplacer la matière première initiale).Le pôle TEAM² dont l’un des objectifs affiché est de devenir le pôle de référence européen en matière de valorisation des co-produits et d’usage des matières premières secondaires, travaillera en lien étroit avec l’ensemble des pôle de compétitivité régionaux, avec les pôles de compétitivité nationaux complémentaires (sur les sédiments, les plastiques et organiques, les éco-technologies) et avec les clusters européens et mondiaux sur les thématiques du recyclage (CTTEI au Québec, Luxembourg innovation au Luxembourg, la région du Minas Geraïs au Brésil, Recywall en Belgique et Envirolink en Grande Bretagne notamment).

Les sédiments
Aujourd’hui, l’accumulation de sédiments dans les ports et canaux perturbent les équilibres physico-chimiques des cours d’eaux (680 km de voies d’eau navigables) et des ports (3 millions de m³/an de sédiments sont dragués dans le seul Port autonome de Dunkerque). Malheureusement, les technologies existantes ne sont pas assez fines pour permettre la valorisation des sédiments et il n’existe aucune méthode normalisée pour caractériser l’écotoxicité de ce déchet ni aucune filière homologuée de gestion à terre des sédiments.TEAM² s’est donc fixé comme axes de recherche la mise au point de caractérisations et de classifications spécifiques adaptées à la diversité des sédiments, le développement de nouvelles formulations spécifiques liées aux sédiments contaminés en techniques routières et coulis de comblement de réseaux de tranchées, la définition de potentiels de mobilisation des polluants organiques et inorganiques des sédiments et l’étude du comportement mécanique des matériaux.Les objectifs autour de la thématique  » Sédiments  » sont :
  • 2012 : la caractérisation fine des sédiments et leur meilleure voie de valorisation ; 
  • 2015 : l’agrément pour l’utilisation des nouvelles MPS ;
  • 2017 : l’optimisation, le déploiement de la production et l’utilisation industrielle des sédiments.
Les métaux rares
La récupération des métaux rares se heurte à plusieurs verrous technologiques, notamment la difficulté de séparer et de récupérer des constituants et les limites de capacité de traitement des unités actuelles de traitement des cartes électroniques du fait de la chaleur engendrée par la destruction des plastiques et résines dans leurs fours. Bénéficiant des compétences des industriels régionaux comme Terra Nova, SITA Agora, Galloo et des écoles d’ingénieurs (ENSAN et Ecole Centrale), TEAM²  favorisera le développement de nouvelles méthodes de séparation et d’extraction de métaux spécifiques et/ou à large spectre, l’adaptation de procédés bien établis dans l’industrie des métaux non ferreux au traitement spécifique des cartes électroniques, les techniques liées à la pyrolyse des cartes électroniques, l’optimisation énergétique de la séparation et le couplage des séquences de pyro et hydrométallurgie.Les objectifs autour de la thématique  » Métaux rares  » sont :
  • 2012 : la mise en place d’une solution opérationnelle pour la captation de l’Indium (écrans plats,…) ;
  • 2015 : le développement d’une filière de traitement des cartes électroniques ;
  • 2015 : faire de la région Nord-Pas de Calais le leader incontesté de la valorisation de métaux et terres rares de récupération.

Les déchets de BTP
Le traitement des déchets de BTP se heurte à la difficulté de séparer les matériaux (les déchets inertes sont souvent constitués d’un mélange de produits), aux impuretés présentes dans le bois, aux différents types de bois ainsi qu’à l’identification et la séparation des infusibles et de verres de lampes de nouvelle génération. Le pôle est sensibilisé à ce thème, notamment parce que, dans la région, le parc de logement est ancien (44,4 % des logements construits avant 1948) ce qui engendre de nombreux travaux de déconstruction et rénovation et du fait de la présence de Lumiver Optim (MPS issues des néons) et de nombreux industriels de la filière VHU (Véhicules hors d’usage). Aussi TEAM² orientera-t-il les recherches sur les techniques de tri, de séparation et de valorisation des composants (plâtres, isolants…), les techniques de fabrication de granulats recomposés, des bétons organo-minéraux aux nouvelles caractéristiques, l’automatisation du tri et la gazéification du bois et la méthanisation, les outils de détection / séparation des vitrocéramiques, la séparation du PVB (polyvinyle butyrale) des pare-brise (décomposition chimique, traitement thermique…), et de  nouvelles formulations intégrant les MPS.Les objectifs autour de la thématique  » Déchets du BTP  » sont : – pour les déchets inertes :
  • 2012 : l’intégration de MPS issues des déchets inertes des travaux publics et du bâtiment, dans les projets de voiries ;
  • 2015 : la fabrication de nouveaux granulats / bétons opérationnels ;
– pour les déchets non inertes :
  • 2012 : des solutions de recyclage du plâtre et d’autres co-produits du BTP,
  • 2012 : l’installation d’un site pilote de gazéification du bois ;
  • 2015-2018 : l’installation d’un site industriel de gazéification du bois d’une puissance  de 1MWth ;
– pour le verre :
  • 2015, 95% de recyclage – valorisation des Véhicules Hors d’Usage (VHU) en  région ;
  • 2015, valorisation des pare-brises des véhicules en fin de vie, augmentation du  taux d’incorporation du calcin issu du verre plat dans les fours verriers et  organisation  d’une filière de valorisation des fenêtres et verres plats.

Plastiques et autres organiques
Au sein de la troisième région plasturgiste de France en nombre d’emplois et d’entreprises qui a également une forte connaissance et compétence dans le textile, TEAM² était bien placé pour pointer les verrous technologiques : manque de solutions pour la séparation des plastiques et pour le démantèlement des matériaux complexes (résines, D3E, composites…), problèmes d’identification et de dépollution des bromés et halogénés, problèmes de séparation des produits textiles à base de mélanges de fibres, difficultés  pour la préparation et le dosage de la charge organique pour la méthanisation des fermentescibles.Le pôle de compétitivité axera donc les recherches sur l’identification et le recyclage des plastiques spécifiques (corps noirs, halogènes, bioplastiques et composites…), les méthodes d’inertage des fractions halogénées, la formulation de nouvelles MPS adaptées aux process existants des utilisateurs de MPS, la création de MPS à utilisation textile, la caractérisation des déchets entrants afin d’automatiser l’alimentation du réacteur de méthanisation en termes de charges organiques, la séparation de la charge minérale.Les objectifs autour de la thématique  » Plastiques et autres organiques  » sont :
  • 2011 : l’élaboration de 2 nouvelles applications (isolation et nouvelles fibres issues du textile recyclé) ;
  • 2012 : l’amélioration et la caractérisation des déchets fermentescibles entrants ;
  • 2015 : la production et l’utilisation industrielle de ces 2 nouvelles MPS issues du textile ;
  • 2015 : la séparation automatisée de la charge minérale pour l’optimisation de la durée de vie du réacteur.

La technologie DART, futur standard pour les circuits en atmosphère explosive?

En matière de protection contre le risque d´explosion, le passé récent proposait deux concepts de réseaux de terrain de sécurité intrinsèque : FISCO et Entity. Ceux-ci sont considérés comme des solutions fiables pour l’automatisation des procédés, bien qu’ils aient des faiblesses notoires, comme des longueurs de câble limitées, un nombre limité d´appareils participants, et une puissance disponible modérée pour piloter les appareils. Cela est dû à leur concept même. En effet, ils fonctionnent en limitant la puissance de sorte que le courant et la tension sont maintenus à des niveaux empêchant la formation d’une étincelle assez chaude pour provoquer l´allumage.Pour sa part, la technologie DART (Dynamic Arc Recognition and Termination) qui certifie la sécurité intrinsèque d’un circuit, autorise davantage de puissance pour piloter des appareils de terrain en zone à risque d´explosion et permet des longueurs de câbles supérieures. Elle fait appel à des circuits de détection intelligents pour surveiller l´ensemble du circuit électrique : dès que la moindre étincelle est détectée, l’alimentation est coupée en quelques microsecondes pour éviter tout risque d´allumage. DART permet, pour la première fois, de disposer d´un tronc de haute puissance de sécurité intrinsèque (High-Power Trunk). Piloté par une alimentation DART complétée de protecteurs de segments DART, il offre jusqu’à 20 sorties par segment, menant aux différents appareils de terrain. L’alimentation DART se place en zone 2, tandis que le tronc, les protecteurs de segment, les embranchements secondaires et les appareils de terrain peuvent être situés dans la zone de danger classée Zone 1. En d’autres termes, DART permet à l´ensemble du segment à installer de bénéficier de la sécurité intrinsèque et autorise  un nombre important d´appareils avec des longueurs de câble importantes. Cette technique élargit  donc  considérablement le champ des possibilités, tout en permettant des applications totalement nouvelles.

Fiabilité et sécurité intrinsèque vérifiées par le PTB allemand
Le bus terrain DART est une solution que l´on peut intégrer à n’importe quelle infrastructure existante et qui peut s´adapter à n’importe quel appareil de terrain de type « Entity ». La structure arborescente combine une organisation structurée à la plus grande évolutivité et adaptabilité. Les concepteurs de systèmes n´ont donc pas besoin de basculer sur un concept technique radicalement nouveau, mais peuvent s´appuyer sur leur expertise existante pour élaborer des solutions de sécurité intrinsèque dotées de fonctionnalités considérablement accrues. Pour les exploitants de l’installation, le bus terrain DART constitue plus une évolution qu’une révolution. Il ne nécessite pas le remplacement de tout le matériel, mais il protège les investissements déjà réalisés pour l´automatisation des procédés. Les architectures réseau arborescentes existantes n´ont en effet besoin que de modifications mineures, tandis que tous les appareils de terrain Entity peuvent rester en place.Depuis que la fiabilité et la sécurité intrinsèque du concept DART ont été vérifiées par l’organisme certificateur allemand Physikalisch Technische Bundesanstalt(PTB), la technologie fait son chemin au sein des normes IEC. Avec 15 autres fabricants, Pepperl+Fuchs collabore pour faire de DART une technologie facile à utiliser et adaptable pour développer de nombreuses solutions pour les zones dangereuses.

Quelques composants DART
Pour une infrastructure en bus terrain avec une protection DART, la gamme FieldConnex de Pepperl+Fuchs propose essentiellement deux types de composants DART qui, associés,  assurent la protection DART du tronc. L’alimentation Power-Hub DART fournit une puissance nominale de 22,5 V et 360 mA au tronc Dotée d’une architecture redondante, elle  peut être dotée d´un module ADM (Advanced Diagnostic Module, ou module de diagnostic avancé) capable de surveiller en permanence la couche physique du bus de terrain, pour détecter tout signe de détérioration du signal qui pourrait nécessiter l´intervention d’un technicien de maintenance. Les différents modules d’alimentation peuvent être remplacés à chaud pour permettre l´échange d´un appareil défectueux sans gêner le fonctionnement de l´usine. Le protecteur de segment DART constitue la jonction de sécurité entre le tronc haute puissance (High-Power Trunk) et les appareils de terrain. Il permet de raccorder jusqu’à 12 branches secondaires d´une longueur pouvant atteindre 120 m chacune. Ces protecteurs de segment assurent une protection contre les courts-circuits et fournissent des sorties de sécurité intrinsèque compatibles Entity.DART permet l’utilisation d´instruments de terrain consommant davantage que ce qui était possible auparavant en zone 1. L´un des premiers instruments terrain DART est le Protos 3400 Power-i. Proposé par la société Knick,  le spécialiste allemand des instruments de processus, il s´agit du tout premier appareil d’analyse de processus utilisable au sein d´un circuit électrique de sécurité intrinsèque de type DART. Cette unité conçue pour une maintenance commode sur site, propose jusqu’à 4 voies pour réaliser des mesures à plusieurs endroits. Marc Chabreuil

Europe Airpost passe en 3 mois à un système informatique 100 % virtuel

Historiquement connue sous le nom d’Aéropostale,  filiale de La Poste jusqu’en 2006, Europe Airpost est aujourd’hui la 1ère compagnie aérienne au monde à offrir à la fois transports de frets et de passagers et la 2ème compagnie aérienne française, après Air France. Elle offre ces deux activités parallèlement et quotidiennement grâce à son unique  » Quick Change  » qui lui permet de transformer ses avions cargo en confortables avions passagers en moins de 30 min. Pendant la nuit, les avions sont principalement affectés au fret, tandis que la journée et les week-ends, ils transportent des passagers (800.000 voyageurs en 2009).Les services de l’Europe Airpost ne s’interrompent jamais, ce qui s’avère très critique à gérer et impliquait un changement de stratégie complète, notamment au niveau informatique. Considéré comme un centre de coûts lorsqu’il dépendait de La Poste, le département IT est désormais appréhendé comme un centre de profits. C’est la pierre angulaire de la nouvelle stratégie de l’entreprise, devenue une société privée en 2007. Or son infrastructure a évoluée au fil de l’eau et sans DSI ; le SI ne correspondait donc plus aux besoins de la nouvelle entité. Le site central, à Villepinte, disposait d’une trentaine de serveurs d’applications et de fichiers virtualisés sous VMware dans une baie HP. Par ailleurs, une quarantaine de serveurs physiques étaient éparpillés sur 3 autres sites de la compagnie à l’aéroport Roissy Charles de Gaulle (site opérationnel devenu le siège social en septembre 2009), l’aéroport de Marseille-Provence et l’aéroport de Toulouse Blagnac. Avec une telle architecture, si le système principal tombait en panne, l’ensemble de ses activités risquait de s’arrêter.Les autres contraintes de la société résidaient dans le volume de données à gérer (30 To en 2010 et 100To prévus pour 2011) et par la nature de son parc informatique, très hétérogène en raison, notamment, d’une croissance principalement externe. Europe Airpost souhaitait mettre en place un nouveau système facile à intégrer, fiable, souple et évolutif, et surtout, complètement indépendant des constructeurs, pour pouvoir accueillir facilement d’autres solutions matérielles ou logicielles, dans les années à venir. Fabrice de Biasio, nommé à la tête de la nouvelle DSI en juillet 2008, reprend alors le chantier et élabore un schéma directeur. La société part avec l’idée, pour commencer, de mettre en place un PRA (Plan de reprise d’activité)   » à froid « .

Choix d’une solution transversale 100 % logicielle
La compagnie fait alors appel à son intégrateur habituel, Diademys, pour l’aider dans ce projet. Ce dernier, plutôt qu’un PRA « à froid « , présente une solution très innovante qui va permettre, avec le budget imparti, d’aller beaucoup plus loin et beaucoup plus vite. Cette proposition prévoit d’intégrer d’emblée un plan de continuité d’activités (PCA) dans son projet, en profitant davantage de toutes les opportunités et bénéfices offerts par la virtualisation. La solution consiste à créer deux salles blanches sur un même site, pour y installer deux baies de stockage, reliées et répliquées entre elles.Au lieu de choisir des baies haut de gamme avec une solution de virtualisation intégrée mais propriétaire, Diademys préconise de partir sur des baies simples, gérées et administrées via un outil de virtualisation du stockage, complètement indépendant, du type DataCore. Cette solution transversale, 100 % logicielle, complètement ouverte vis-à-vis des constructeurs et éditeurs du marché, prend en charge tous les environnements hétérogènes, que ce soit au niveau des applications, du matériel ou du réseau. De plus, à fonctionnalités équivalentes, la solution DataCore semble 30 % moins chère qu’une solution matérielle correspondante.Cette offre retient l’intérêt d’Europe Airpost, d’autant plus que le déménagement du siège de Villepinte dans la zone de fret de Roissy Charles de Gaulle est prévu quelques mois plus tard (septembre 2009), lui offrant effectivement la possibilité de créer une salle informatique centrale et une salle de réplication distantes de 500m, dans deux bâtiments séparés. Les témoignages d’utilisateurs de solutions DataCore, tels que Lufthansa Systems, son fournisseur de logiciels d’aviation, étant encourageants, Europe Airpost prend la décision, en décembre 2008, de lancer le projet.

Déroulement du projet en deux étapes : consolidation et sécurisation
Les préparatifs démarrent début 2009. La première étape consiste à terminer la consolidation des serveurs physiques restants. La migration des applications en environnement mixte (auparavant Windows NT4, Windows 2003, Windows 2008, Linux et Unix) continue jusqu’à ce que toutes les machines physiques soient remplacées par des machines virtuelles VMware (Windows 2003/2008 et Linux), hébergées dans les deux nouvelles baies (IBM System Storage DS5100). D’une cinquantaine de serveurs physiques initialement, Europe Airpost passe à une architecture concentrée avec environ 80 machines virtuelles, hébergeant toutes ses applications, des moins critiques au plus critiques (y compris sa base de données Oracle Enterprise sous Linux). Il s’agit entre autres des applications métier, des applications spécifiques pour les pilotes et des applications standard. Après le déménagement du siège à Roissy, Diademys implémente une baie IBM et un contrôleur DataCore SANsymphony dans chacune des deux nouvelles salles informatiques. Tout est prêt et opérationnel début septembre 2009. Les deux SAN DataCore sont reliés par fibre optique et fonctionnent en mode de réplication synchrone (actif/actif).A la fin de cette première étape, qui n’aura durée que trois mois (juin-août 2009), seuls 3 serveurs physiques restent en place pour héberger 2 contrôleurs DataCore SANsymphony et 1 contrôleur externe VMware ESX. En janvier 2010, après un retour sur expérience de 4 mois, Europe Airpost, qui a constaté que tout s’était déroulé mieux qu’espéré, décide de passer alors à la deuxième phase du projet : la mise en place de son PRA sur un troisième site, beaucoup plus éloigné, pour prévenir d’un problème majeur ou d’une catastrophe naturelle éventuels sur son site principal.C’est une nouvelle salle blanche, actuellement en construction sur son site de Marseille, qui accueillera très prochainement son ancienne baie de stockage HP, ainsi qu’un troisième contrôleur DataCore SANsymphony avec l’option Advanced Site Recovery. Ce dernier va assurer quotidiennement la réplication des données entre les deux salles principales et le site externe via une connexion en fibre optique (10 Mo). Pour ce site, Europe Airpost opte pour la réplication en mode asynchrone à J+1, pour éviter qu’un quelconque problème du siège ne se propage sur le site de secours. La mise en production est prévue pour le deuxième trimestre 2010, le temps de finir l’aménagement de la nouvelle salle informatique.

Prochaine étape : la virtualisation des postes de travail 
Le fait de passer à un système informatique 100 % virtuel implique un changement radical de philosophie et de fonctionnement. Il présente aussi de nombreux avantages : l’intégration des technologies VMware ESX et DataCore est totalement transparente, le stockage est vu comme s’il n’y avait qu’une seule baie, l’allocation optimale des ressources grâce à l’optionThin Provisionning, une vraie haute disponibilité (si une baie s’arrête, l’autre baie prend automatiquement le relais sans interruption de l’exploitation), une augmentation notable des performances (20 à 30 % de gain depuis le déploiement de la solution DataCore),  une licence  » illimitée  » de DataCore jusqu’à 1 Po de stockage…Séduite par les bénéfices et les opportunités offertes par la virtualisation, Europe Airpost souhaite poursuivre dans la même logique. Une fois que le projet de PRA sera terminé, la société prévoit également la virtualisation des postes de travail (VMware View), des applications (VMware Thinapp) et du réseau et, notamment, des switch Cisco Nexus (avec VMware vSphere). SANsymphony jouera encore un rôle clé dans ces projets à venir car les bases de données, la gestion de fichiers, les serveurs, tout comme les futurs postes de travail et les applications virtualisés, vont reposer sur le SAN DataCore redondant, déployé chez Europe Airpost. Par Marc Chabreuil

« Les ingénieurs et les scientifiques ont un rôle moteur à jouer »

C.N.I.S.F., Cnisf ? Plus question d’écorcher le sigle ou de tenter de le prononcer en acronyme. On parlera désormais des Ingénieurs et scientifiques de France. Cette nouvelle appellation n’a rien d’anecdotique. Elle marque une volonté de renouveau pour une association qui souhaite gagner en visibilité. Elle intervient surtout à la demande du président fraîchement nommé, Julien Roitman, qui a déjà fait ses preuves à la tête des anciens de Supélec.

Techniques de l’ingénieur : Qui les Ingénieurs et scientifiques de France représentent-ils ?

Julien Roitman : Le terme d’ingénieur est ambigu. Il désigne à la fois ceux qui ont un diplôme d’ingénieur, mais qui n’exercent pas forcément ce métier, et ceux qui exercent le métier sans forcément avoir le diplôme. Les scientifiques représentent aujourd’hui une petite part de la fédération, mais je souhaite que cela change. Les anciens d’université doivent aussi être représentés.

La vocation des Ingénieurs et scientifiques de France est de rassembler les ingénieurs et les scientifiques et leurs associations et de les représenter à l’extérieur, auprès des pouvoirs publics, du monde économique et du grand public. Nous publions aussi un répertoire des ingénieurs de 3 à 400.000 noms, qui permet de valider si une personne est bien diplômée de telle ou telle école. J’aimerais que nous rajoutions dans cet annuaire les doctorants et les masters. 850.000 ingénieurs et scientifiques sont recensés en France.

Vous souhaitez vous ouvrir davantage aux scientifiques. Les barrières entre grandes écoles et universités pourraient-elles tomber ?

Les universités connaissent un phénomène de fond, avec une autonomie accrue, une organisation en pôles régionaux, etc. D’ici à une dizaine d’années, de nombreuses universités vont ressembler de plus en plus aux grandes écoles. De plus en plus d’associations d’anciens d’universités vont se créer, et notre rôle sera aussi de les fédérer. Nous devons nous tourner vers les universités et les aider à développer ces associations.

En tant que président des anciens de Supélec, vous avez œuvré pour l’alliance entre Centrale Paris et Supélec. Quel bilan en tirez-vous ?

J’ai en effet participé à la mise en place de cette alliance entre Centrale Paris et Supélec. Nous avons rejoint le pôle de recherche et d’enseignement supérieur UniverSud Paris, qui regroupe notamment l’université Paris-Sud 11 et l’ENS Cachan. Nous nous rapprochons d’un modèle américain comme Harvard ou le MIT. Je suis convaincu qu’il s’agit d’une bonne approche. En France, nous rencontrons un problème de masse critique, avec 210 écoles et 30.000 ingénieurs. Le classement de Shanghai ne s’intéresse pas aux universités de moins de 1.000 diplômés. Centrale / Supélec fournit un bon exemple de rapprochement sans que les écoles ne perdent leur spécificité.

Le système de sélection des grandes écoles doit-il disparaître ?

Il n’est pas question de changer le système de sélection. Il faut aider au maximum les étudiants à atteindre ce niveau et leur donner les moyens d’intégrer une école. Le concours de Centrale / Supélec est désormais gratuit. Nous proposons aussi une filière d’apprentissage.

Quels seront les autres grands chantiers de votre mandat ?

Nous devons être un lieu de rencontre et d’échange. Pour cela, il faut développer les activités transversales, notamment grâce aux comités sectoriels. A un autre niveau, nous devons recenser des experts de tel ou tel domaine. Cela permettra de donner du contenu aux comités et surtout de répondre aux demandes de l’extérieur, du monde politique ou des médias par exemple. Il faut pour cela s’appuyer sur les grandes écoles et les associations d’anciens, c’est un travail de longue haleine. Nous disposons d’une veille technologique intéressante. Il nous faut aussi mettre en place une veille politique et sociétale.

Etes-vous un lobby défendant les intérêts des ingénieurs ?

Notre objectif n’est pas de défendre des intérêts catégoriels. Nous considérons que si la France a une chance de sortir de ses difficultés, c’est en développant son économie, basée essentiellement sur l’industrie et les services. Les ingénieurs et les scientifiques ont donc un rôle moteur à jouer. On parle beaucoup d’innovation, elle repose en grande partie sur les ingénieurs et les scientifiques. Il faut leur permettre de contribuer au mieux à cela. Lors des grands débats, nous restons souvent « la grande muette ». Cependant, dans le domaine des transports, du développement durable, du réchauffement climatique etc., notre opinion me semble importante. Nous sommes sur le terrain, il nous faut aussi prendre des positions, faire des propositions, voire les mettre en œuvre.

De quels moyens de communication disposez-vous ?

A part notre enquête annuelle et un annuaire, nous ne disposons pas de publication. Nous devons produire des documents, des livres blancs, des propositions… Nous devons aussi utiliser les réseaux sociaux. Nous avons créé un groupe sur Viadeo, et nous serons bientôt sur LinkedIn et Facebook. Il faut aussi convaincre les écoles d’aller sur les réseaux sociaux et leur expliquer comment faire.

Nous organisons le Prix des ingénieurs de l’année et le Prix de l’ingénieur-inventeur Prix Chéreau Lavet. Le Club Lamennais propose des petits-déjeuners avec des personnalités. Nous devons être plus en contact avec le monde politique et les entreprises.  Tout cela va prendre du temps. Il faudra aussi que les membres de l’association s’approprient les projets et soient motivés.

Comment peut-on attirer plus d’étudiants dans les filières scientifiques ?

Les études scientifiques connaissent une désaffection progressive. Notre mission est aussi d’agir contre cette tendance. Il faut par exemple intervenir dans les collèges et lycées pour expliquer ce qu’est notre métier. Les métiers d’ingénieur ne font plus rêver comme à une époque. Ce sont pourtant des métiers dans lesquels on peut se mobiliser sur un sujet technique pointu, tout en faisant preuve de créativité, en conduisant une équipe et en faisant aboutir des grands projets. Cela permet de vivre des carrières très variées.

La formation des ingénieurs vous semble-t-elle adaptée ?

La formation en grande école, spécifique à la France, est très appréciée à l’étranger. Elle est de plus en plus tournée vers l’international et vers les doubles diplômes, soit dans des pays différents soit dans des disciplines différentes. Il faut encourager cette tendance et probablement rajouter une dimension marketing, communication et management.

Propos recueillis par Corentine Gasquet et Anne-Laure Béranger

 

Conseil national des ingénieurs et scientifiques de France : www.cnisf.org

Parcours de Julien Roitman

Diplômé de Supélec et d’une maîtrise en physique, Julien Roitman a travaillé presque toute sa carrière chez IBM, son dernier poste étant directeur général des opérations pour la France. Il a ensuite créé un réseau d’aide aux pôles de compétitivité (France compétitivité). Président des anciens de Supélec pendant trois ans, il vient de quitter ses fonctions pour rejoindre le CNISF comme président.

 

 

La magnétorésistance à effet tunnel à l’honneur

La Société Française de Physique vient de décerner le Prix Yves Rocard 2010 à l’équipe Patrick Alnot, Michel Hehn, Alain Schuhl  de l’Université Henri Poincaré- Nancy 1 et à Christophe Duret  et  Christophe Nicot de SNR Roulements (Nancy)  pour leur invention et le développement technologique d’ « Une nouvelle génération de capteurs magnétiques pour l’ASB de la société SNR ». Le jury a particulièrement apprécié le dynamisme des deux laboratoires de recherche et le partenariat réussi entre l’Université, le CNRS et l’Entreprise. Ce projet innovant est porté par deux équipes de recherche de l’Université Henri Poincaré de Nancy en partenariat avec la société SNR Roulements reconnue pour le succès mondial de l’ASB (« Active Sensor Bearing) mis sur le marché de l’automobile à la fin des années 90. Avec une production de 100 millions d’exemplaires, ce dispositif de 1ère génération basé sur un capteur magnétique à effet Hall permet de mesurer la vitesse de rotation de roues sans contact. Une deuxième génération permet de mesurer également une position, comme l’angle de rotation du volant. Précurseur dans le domaine mécatronique, l’entreprise, pour conserver son avance technologique face à ses concurrents,  a développé  une nouvelle génération de capteurs magnétiques basés sur la magnétorésistance à effet tunnel (TMR) à travers son projet CAMEL de « CApteur Magnétique à Effet tunneL » financé en partie par l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) sous le label du Pôle de Compétitivité « Arve Industries », De tels composants ont une consommation électrique plus faible, une plus grande sensibilité, un meilleur rapport signal sur bruit, une plage en température plus importante s’étendant jusqu’à 150°C.Les inventeurs ont comparé ces capteurs TMR  protégés par 2 brevets à des capteurs GMR (Giant MagnetoResistance)  disponibles sur le marché (la magnétorésistance géante a été découverte en 1987 par A. Fert et P. Grünberg, qui ont été récompensés par le Prix Nobel en 2007). Parfaite illustration de la spintronique, un capteur TMR est une résistance électrique sensible au champ magnétique, composée de 2 couches magnétiques conductrices séparées par une barrière isolante de quelques nanomètres. Les principes physiques utilisés, totalement innovants, sont du domaine de la physique quantique et des nanotechnologies.

Un peu d’histoire

Tout a débuté en 2000, lorsque Nancy-Université a créé  une Equipe de Recherche Technologique (ERT) dédiée à l’étude des nanostructures métalliques, sous la responsabilité du Professeur Patrick Alnot, en lien avec le Laboratoire de Physique des Matériaux et le Laboratoire de Physique des Milieux Ionisés et Applications, deux unités mixtes de recherche aujourd’hui fusionnées au sein de l’Institut Jean Lamour, avec la participation des Professeurs Alain Schuhl et Michel Hehn. Dès sa création, l’ERT « Centre de conception de microsystèmes et microcapteurs magnétiques et acoustiques » a bénéficié du soutien de l’Unité mixte Thales/CNRS dirigée jusqu’en mars 2007 par Alain Friederich) et s’est inscrit dans la lignée des travaux de Albert Fert, membre de l’unité Thales/CNRS et Prix Nobel de Physique 2007. L’objectif était double : explorer de nouveaux champs d’études fondamentales, tout en contribuant à la réalisation de nouvelles applications concrètes.Une collaboration s’est alors engagée avec la société SNR Roulements, précurseur dans le domaine mécatronique, avec ses travaux sur les capteurs, le traitement du signal, et ses applications dans l’automobile. Ce partenariat a pu être mené de manière efficace, dans le cadre d’une Convention Industrielle de Formation par la Recherche (CIFRE), notamment par la thèse rédigée par le chercheur Grégory Malikowski. Avec l’aide de 2 ingénieurs de SNR Roulements, Christophe Nicot, aujourd’hui directeur de Midi Pyrénées Innovation) et Christophe Duret, expert en spintronique, elle a abouti à l’invention de cette nouvelle technologie brevetée par SNR  qui sera directement appliqué dans les secteurs de l’automobile, de l’aéronautique et, plus généralement, dans l’industrie.

Kaptitude, éditeur spécialisé de formations en ligne pour les laboratoires

Par la conception et le développement de ses solutions en e-learning, Kaptitude investit le champ de l’assistance à la diffusion de formations en interne. Les solutions proposées comprennent à la fois des contenus e-learning hautement pédagogiques, la mise à disposition d’une plate-forme technique paramétrable et la fourniture de services associés qui permettent la gestion complète de la formation : depuis sa programmation jusqu’à son évaluation, en passant par son organisation, son administration et son suivi en temps réel.Cet outil convivial et personnalisable offre la possibilité d’enregistrer un nouvel apprenant à tout moment, de l’inviter à suivre le parcours de formation qui lui est adapté et d’effectuer des relances régulières. C’est aussi un espace de dialogue qui permet d’informer, de mettre à disposition de la documentation et d’ouvrir des discussions en lien avec les formations. La plate-forme de Kaptitude propose également des outils de traçabilité et d’analyse utilisables en quelques clics, tels que le suivi de la progression et des résultats des apprenants, l’édition de certificats de suivi ou les extractions d’information. Editeur spécialisé, Kaptitude travaille en partenariat avec des acteurs reconnus afin de produire des contenus de formation vivants et interactifs, à haute valeur ajoutée et en prise directe avec les situations quotidiennes rencontrées dans les laboratoires. Ces parcours de formation abordent la prévention des risques chimiques, biologiques, la radioprotection ou encore le management de la qualité au laboratoire et sont actuellement élaborés en partenariat avec L’Institut Pasteur et l’Inserm.

Des outils informatiques pour une stratégie verte

Si la crise a parfois conduit au gel d’investissements  » durables « , l’année à venir pourrait être celle d’un redémarrage important, soutenu par l’entrée en vigueur en 2011 du bilan carbone obligatoire, imposé par le Grenelle II pour les entreprises de plus de 500 salariés. Au-delà de l’aspect réglementaire, certaines entreprises pourraient en profiter pour mettre en place de véritables politiques de réduction de leurs émissions de CO2. Reste à passer un dernier frein, culturel, celui-là. Les directions du développement durable sont souvent dirigées par des personnes ayant un réseau important au sein des entreprises, mais pas de culture du projet transversal ou de l’informatique décisionnelle.  » Le métier doit encore se structurer, confirme Cécile Vaesen, dirigeante du cabinet Respons. Et au-delà, c’est tout un champ d’activité qui reste à structurer, en normalisant les indicateurs et en généralisant les outils d’évaluation, de diagnostic et de gestion. « 

Pour aider les entreprises à respecter les réglementations, améliorer leur efficience et réduire leurs coûts, SAS, le spécialiste du décisionnel et des solutions de business analytics, étend sa solution SAS for Sustainability Management. Cette dernière permet en effet de mesurer, administrer et produire des rapports sur des indicateurs clés environnementaux, sociaux et économiques de façon à identifier des stratégies pour réduire les risques et maximiser la valeur pour les actionnaires. Les deux nouveaux logiciels qui y sont désormais associé, permettent :

  • le pilotage de la politique de développement durable :  » SAS Sustainability Reporting  » constitue une source de référence sur les performances de l’entreprise en matière de développement durable  basée sur des métriques de reporting généralement acceptées par l’industrie, notamment celles préconisées par le GRI (Global Reporting Initiative). Cette solution Web intègre des modules d’analyse prédéfinis pour améliorer la précision de prévision et de corrélation entre différentes métriques autorisant à la fois la capture automatisée et la saisie manuelle des données en ligne. La qualité du reporting du développement durable conditionne la planification d’entreprise et garantit une conformité supérieure aux exigences légales et réglementaires et l’obtention de résultats plus efficacement. Il est en effet impossible d’améliorer ces domaines sans les quantifier précisément. Ce nouveau logiciel a pour objectif de considérablement améliorer ces systèmes de mesure ;
  • la gestion de l’énergie et des émissions :  » SAS Energy and Emissions Management  » intègre les modèles de planification basés sur l’activité (activity-based capacity) et sur les ressources (resource planning) pour aider les entreprises à effectuer des choix pertinents entre les alternatives possibles en fonction des exigences prévisionnelles de ressources. Cette plate-forme intègre les facteurs d’émission de l’AMEE (Avoiding Mass Extinctions Engine). Ce prestataire de service international qui agrége tous les modèles, méthodes, standards et facteurs d’émission liés au dioxyde de carbone (CO2), aux gaz à effet de serre (GES), à l’énergie et à l’évaluation environnementale, répertorie toutes les données d’activité et de consommation (fuel, eau, déchets, etc.) et les convertit en équivalent carbone/GES. Ces services Web intègrent des outils de mesure, de calcul, de modélisation, de profilage et de transaction pour réduire les coûts et les délais de calcul et maximiser la précision des mesures.

L’association de l’AMEE et de SAS évite les tâches manuelles fastidieuses et propices aux erreurs consistant à agréger des données tierces de diverses provenances pour calculer les niveaux d’émission et les aide à promouvoir une conformité supérieure avec les standards internationaux reconnus.  » Ce partenariat réunit les outils et applications analytiques de SAS aux données dynamiques et globales de l’AMEE au sein d’une solution parfaitement intégrée de modélisation carbone et de support décisionnel, se félicite Gavin Starks, fondateur et CEO d’AMEE. Cette synergie entre nos cœurs de métier offre aux entreprises une solution robuste et flexible pour intégrer l’ intelligence carbone à leurs décisions quotidiennes. « 

Cette approche intégrale permet aux clients de SAS de réduire la complexité, les risques et les délais des activités de modélisation de la consommation énergétique et des productions d’émissions. La solution SAS va en effet bien au-delà des outils de recensement élémentaires en modélisant les activités, les processus et l’impact économique des activités opérationnelles d’entreprise. Seule une analyse précise des émissions permet d’envisager une politique performante pour les contrôler et les réduire.

GTM TP Lyon utilise une solution SaaS pour partager des fichiers volumineux

« Nous travaillons essentiellement sur de gros projets d’ouvrage d’art, via des appels d’offre classiques ou de conception et réalisation », explique Guillaume Lefebvre, Directeur  Commercial et Etudes de GTM TP Lyon (Vinci Construction France). Ces appels d’offre nécessitent la mobilisation d’un certain nombre d’acteurs tels que des bureaux de génie civil, des bureaux d’études, des architectes, des experts, des paysagistes, et d’autres spécialistes ponctuels. La multiplicité de ces intervenants engendre un nombre important de sociétés à gérer, dispersées géographiquement en France.« Nous devons concevoir le projet de A à Z dans un laps de temps réduit. Nous avions donc besoin d’avoir des outils performants pour fédérer les différents acteurs du projet et échanger des informations de manière efficace » commente Guillaume Lefebvre. Après avoir comparé plusieurs solutions, la Direction commerciale de GTM TP Lyon s’est tournée vers la solution iExtranet d’Oodrive estimant avoir sélectionné le meilleur rapport qualité / prix. « iExtranet répond parfaitement à notre besoin. Simple et très proche des environnements informatiques d’usage, cette solution est facilement intégrée au sein des projets, avec un prix tout à fait correct, qui ne dépend pas du nombre d’utilisateurs », ajoute-t-il.GTM TP Lyon utilise donc la solution de partage et de travail collaboratif iExtranet d’Oodrive pour résoudre leur problématique d’échanges et d’organisation des fichiers en interne, mais également avec des partenaires de Vinci Construction, voire même souvent avec de nouveaux partenaires externes. « Ces partages de fichiers d’une capacité importante posaient des problèmes d’échange via des boites e-mail classiques. iExtranet permet non seulement de partager des fichiers lourds de tous types, mais aussi de toujours travailler sur la dernière version du document conservée sur la plate-forme web », commente Guillaume Lefebvre.L’une des principales exigences de GTM TP Lyon était de trouver une solution simple d’utilisation. Les différents utilisateurs devaient pouvoir l’adopter très facilement et rapidement, qu’ils soient experts, ou plus souvent néophytes en informatique. Ils ne souhaitaient pas la mise en place d’une logistique lourde pour devoir former les différents utilisateurs géographiquement dispersés. iExtranet a répondu à leur attentes avec son interface multilingue, intuitive et familière, proche des interfaces bureautiques courantes.« Le principal atout de cette solution en mode SaaS est qu’elle est accessible de n’importe où. En effet, même si l’un des acteurs n’est pas dans son bureau, il suffit d’une connexion Internet pour avoir accès à la plate-forme web grâce à leur identifiant. Dans ce métier, nous ne sommes pas toujours derrière notre bureau : avoir accès en temps réel à l’information est un vrai gain de temps », souligne Guillaume Lefebvre.Il souligne également la possibilité de générer des envois de fichiers ou dossiers par e-mail qui permettent de transférer des documents très volumineux sans saturer les comptes de messagerie des interlocuteurs :  « Nous pouvons adresser des e-mails à des personnes qui ne font pas forcément partie du projet, sans qu’ils aient accès à l’ensemble des informations conservées sur la plate-forme iExtranet. Il s’agit d’une fonctionnalité intéressante pour transférer des informations en même temps à des interlocuteurs différents qui ont des droits d’accès variés. De plus, l’administrateur jouit d’une traçabilité efficace des échanges. Il peut savoir, grâce au suivi des partages, si le document a été consulté, quand et par qui, ce qui permet de limiter les retards de traitement des informations. »

Vers une amélioration des matériaux composites pour optimiser le procédé LCM

Aujourd’hui, les fabricants de pièces en composites avancés utilisent soit des couches de pré-imprégnés (prepegs) pour former le stratifié, soit des textiles secs infusés (procédé  » Liquid Composites Molding  » ou LCM). En général, les pré-imprégnés ont une meilleure rigidité, résistance mécanique et comportement en fatigue grâce a des résines durcies et des taux de fibres élevés, cela avec des fibres bien reparties dans une architecture organisée. Cependant, ce type de matériau souffre d’un cout élevé, d’une formabilité réduite, d’une mise en œuvre de fabrication compliquée, chère et longue, et d’une durée de stockage limitée.

Les technologies LCM parviennent à surmonter ces inconvénients mais le procédé LCM utilise des résines à faible viscosité pour l’infusion et souffre du désalignement des fibres du textile, source de performance mécanique médiocre et inacceptable pour nombre d’applications structurelles aéronautiques. C’est la raison pour laquelle le projet PréCarBi  (Pre-impregnated Carbon Binder Yarn Pre-form Composites) initialisé par ESI GmbH, il y a 3 ans,  a été monté afin d’améliorer les matériaux composites pour le procédé LCM.

Le consortium européen de recherche PréCarBi coordonné par ESI GmbH a réunit deux fabricants d’avions (Airbus et Eurocopter), un fournisseur de premier rang (FACC), trois fabricants de matériaux (Toho Tenax Europe, Sigmatex et Huntsman Advanced Materials GmbH), un éditeur de logiciels de simulation numérique (ESI Group) et quatre universités et instituts de recherche (Cranfield University, IPM Latvia, Université de Patras et SICOMP).

Prise en compte de 3 matériaux principaux

L’objectif scientifique du consortium PreCarbi était de développer des matériaux composites à base de fibres sèches activables permettant aux préformes d’être fabriquées et mises en forme à haute température, ou encore l’ajout local à haute température de mèches. La recherche issue du consortium est considérée comme une contribution importante aux technologies avancées d’infusion de résine liquide (Liquid Resin Infusion, LRI) pour venir concurrencer les technologies onéreuses et complexes des pré-imprégnés. Dans ce cadre, ESI  a procédé à l’analyse du formage, de l’infusion et de la mécanique de composants de l’industrie aérospatiale fabriqués par le procédé LRI.

Le projet PreCarBi a pris en compte trois matériaux principaux :

  • les nouveaux matériaux composites à base de fibres de carbone sèches activables élaborés par Tenax au cours d’un processus itératif pour obtenir les performances requises ;
  • des résines compatibles développées par Huntsman ;
  • des composites à base de fibres sèches activables convertis en préformes (en tissé ou sans ondulations) produits par Sigmatex et Airbus Operations GmbH.

De nombreux travaux supplémentaires de caractérisation et d’essai ont été effectués par d’autres partenaires de la recherche afin d’évaluer et de quantifier les améliorations à mesure que les nouveaux matériaux devenaient disponibles.

Test de diverses stratégies de drapage et d’injection

Par ailleurs, ESI a adapté les solutions de simulation de thermoformage et de fabrication de matériaux plastiques et composites (PAM-QUIKFORM et PAM-RTM)  à la simulation industrielle du drapage et du procédé LRI des composites a base de fibres sèches activables.

Ensuite, dans la deuxième partie du projet, les partenaires industriels ont testé les nouveaux matériaux en les appliquant à des composants industriels choisis, traditionnellement fabriqués en pré-imprégnés. À ce stade est intervenue une collaboration étroite entre ESI et les partenaires industriels afin d’aider à la conception numérique et à la validation des structures industrielles. Finalement, l’Université de Patras a travaillé au développement des outils d’analyse des coûts pour quantifier les réductions de coûts obtenues par rapport à la fabrication par pré-imprégnés.

Différentes stratégies de drapage et d’injection ont enfin été testées sur trois composants industriels de démonstration utilisant les nouveaux matériaux et la faisabilité de fabrication LCM a été analysée au cours du projet de recherche.

 » Les composites sont devenus le matériau de choix pour bon nombre d’applications structurelles aéronautiques avancées, mais la recherche doit se poursuivre pour identifier des procédés de fabrication plus économiques et des outils de simulation permettant d’optimiser leur fabrication et leur conception, a déclaré Dr. Anthony Pickett, directeur scientifique chez ESI GmbH. Le projet PreCarBi a apporté une contribution significative aux composites à base de fibres sèches activables qui aura un impact important sur la fabrication de pièces composites et plus globalement sur l’industrie aéronautique.  »

La transmission des données pour le smart grid, un secteur très convoité

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/63619.htmAvec le déploiement à grande échelle des réseaux électriques intelligents et la multitude des applications associées qui voient le jour, la smart grid du futur engendrera des flux énormes de données entre les distributeurs d’électricité et les consommateurs. Ces flux devront être gérés et transportés, ce qui nécessitera un réseau de communication capable de les supporter tout en garantissant une sûreté et une fiabilité suffisante. Une série de questions se pose alors : sur quel modèle reposera le réseau de communication ? Sera-t-il ouvert comme pour les communications Internet ou suivra-t-il le schéma traditionnel des réseaux de communication utilisés par les distributeurs d’électricité ? Le consommateur recevra-t-il sa facture électrique de la main de ces derniers ou bien de compagnies proposant des services de gestion de l’énergie en ligne ?Si le sujet est aujourd’hui au cœur de l’actualité du smart grid, une réponse précise n’est pour le moment pas envisageable, divers acteurs ayant des ambitions incompatibles.

Un secteur à la croisée de deux grandes industries
Une des spécificités du smart grid est l’ajout d’un réseau de communication sur le réseau énergétique déjà existant. Les représentants politiques s’accordent à dire dans leur majorité qu’il existe pour la première fois dans l’histoire des Etats-Unis une synergie importante commune entre l’industrie de l’énergie et l’industrie des télécommunications. Pour marquer ce rapprochement, Steven Chu le ministre de l’énergie et Jon Wellinghoff chairman de la Federal Energy Regulatory Commission (FERC) ont rejoint Julius Genachowski Chairman de la Federal Communication Commission (FCC) lors d’une rencontre ouverte entre plusieurs acteurs du smart grid.En mars dernier la FCC avait déjà annoncé clairement ses intentions d’intervenir dans le smart grid lors de la publication du FFC’s Broadland Plan. A travers ce long rapport [1], elle prône une vision selon laquelle le smart grid deviendrait un prolongement d’Internet reliant l’ensemble des américains pour permettre des services à l’échelle nationale. Ceci inclut par exemple des cours ou des diagnostics médicaux en ligne, un réseau sécurisé sans fil public à l’échelle nationale et en particulier des outils de gestion d’énergie pour réduire la consommation des particuliers. Dans cette vision, la FCC propose d’utiliser le spectre national pour augmenter le déploiement du smart grid.Suite à cette publication de nombreux acteurs présents dans l’industrie Internet se sont lancés dans la brèche ouverte par la FCC. Dan Reicher, directeur des initiatives sur le changement climatique et sur les énergies à Google, nous fait partager la vision du géant: « Le smart grid est fonction de deux industries : les télécoms et les fournisseurs d’électricité. L’accès à Internet est un composant important du smart grid parce qu’il peut supporter la transmission et l’échange d’information concernant les usages de consommation, et permettant l’engagement des consommateurs ». Google a notamment lancé en début d’année, un logiciel de gestion d’énergie appelé PowerMeter [2].

Un nouveau marché pour l’industrie informatique
Le président Obama en personne était intervenu dans ce débat lorsqu’il avait recommandé que l’argent de l’ARRA (« stimulus ») fléché sur la smart grid, soit 3,4 milliards de dollars en soutien de projets, puisse contribuer à l’extension du réseau de communication haut-débit sur l’ensemble du territoire américain, notamment les zones rurales. Ainsi la solution d’un réseau de communication basé sur des protocoles IP (comme Internet), semblait privilégiée [3]. Il est évident que les industriels de l’informatique et notamment des fournisseurs de réseaux de communication de données, se positionnent sur ce terrain. Outre Google et IBM, dans l’industrie du logiciel et du service informatique, le grand du réseau, Cisco, vient de lancer sa gamme de produits, le 25 mai dernier [4] : ce sont des produits dérivés des routeurs et connecteurs classiques du type Ethernet Gigabit, mais adaptés à la norme SCADA du domaine de l’industrie électrique [5]. La raison de cet intérêt est simple, les analystes de Cisco pensent que le marché de la communication pour la smart grid va atteindre les 20 milliards de dollars par an d’ici 5 ans.

Deux industries basées traditionnellement sur des modèles régulatoires différents
Cependant de nombreuses différences fondamentales existent entre ces deux industries et une coopération parfaite ne pourra se faire rapidement et simplement. Pour reprendre les propos de Riecher : « il existe deux mondes. L’un est l’Internet ouvert avec une supervision fédérale. L’autre est l’industrie de l’énergie où la régulation au niveau des (50) états est une tradition ». De ce fait les deux industries n’envisagent pas de la même façon le réseau de communication à déployer.Les fournisseurs téléphoniques d’un côté, prévoient d’utiliser leurs réseaux pour transporter l’information. Ainsi Verizon Wireless tente aujourd’hui, en partenariat avec d’autres compagnies comme Itron, Ambient Corp et Qualcomm, de vendre ses applications smart grid aux fournisseurs d’électricité. Notamment grâce au déploiement de son réseau sans fil 4G basée sur la technologie Long term evolution (LTE). De même, Silver Spring avait annoncé en décembre dernier un partenariat avec AT&T [6] pour utiliser le réseau de communication cellulaire de ce dernier pour supporter ses applications smart grid.Cependant l’Internet public n’est pas la solution choisie par un grand nombre de distributeurs d’électricité. En effet, ils préféreraient utiliser leur propre réseau qui leur donnerait une entière indépendance. Par exemple, Vermont electric Power Co et Vermont Electric Cooperative ont annoncé leur volonté de ne pas faire appel à des fournisseurs commerciaux de communication : « Un réseau privé de communication servira mieux les besoins en énergie et les applications des réseaux intelligents ».De plus, l’un des principaux reproches avancés par les distributeurs d’électricité à la FCC est que les canaux de communication utilisés par l’Internet commercial sont trop vulnérables et pas suffisamment sécurisés pour servir d’ossature aux communications cruciales requises pour la gestion et le contrôle des flux sur le réseau électrique. Pour appuyer leur argument, ils reprennent l’exemple des dégâts infligés par la tornade Katrina en 2005, qui avait engendré une longue coupure des communications alors que les systèmes de distribution d’énergie, équipés de batteries de sauvegarde avaient beaucoup mieux résisté. Suite à cela la FCC avait demandé aux fournisseurs commerciaux d’ajouter eux aussi des batteries sur leur réseau. Cependant un système de stockage sur de grandes distances représente un coût encore trop élevé pour les fournisseurs de télécommunication.

Un avis cependant nuancé par certains fournisseurs
Certains distributeurs pensent cependant coopérer avec les fournisseurs de télécommunication. Cela peut prendre 30 ans pour avoir un déploiement à grande échelle du smart grid selon Ron Melton, directeur du projet smart grid au Pacific Northwest National Laboratory. Car l’industrie de l’énergie inclue plus de 3.000 fournisseurs servant des grandes métropoles et aussi des petits hameaux, et il n’y a pas un consensus parmi eux. En effet, une infrastructure de télécommunication coûte très cher à mettre en place et certains fournisseurs d’électricités, trop petits, n’auront pas les moyens de le payer.D’autre part pour installer leur réseau, les distributeurs ont besoin de quelque chose que la FCC possède : de la bande passante. Ils ont désespérément besoin d’un accès au spectre de communications dédié aux communications sans-fil. La FCC a répondu à ce besoin en proposant comme option dans le FCC’s Broad band plan de laisser les distributeurs utiliser une partie du réseau publique sécurisé sans-fil pour des transmissions sécurisées liées à la gestion de l’énergie.

Un rôle important à jouer par les instances de régulation
Une des questions essentielles reste de savoir comment l’accès aux données sur la consommation électrique et leur conservation sera géré. Restera-t-il du domaine des fournisseurs d’électricité ou sera-t-il ouvert à Internet, permettant ainsi aux compagnies privées de rentrer dans la compétition ? La FCC qui régule essentiellement l’accès à l’information aura donc un rôle important à jouer.D’autre part, pour le moment les distributeurs d’électricité ont reçu énormément de subventions de la part du gouvernement fédéral afin de les aider dans leurs initiatives de développement des réseaux intelligents. Cependant le gouvernement fédéral veut veiller à ce que leur déploiement soit le plus rapide possible et le « Electricity Consumers Right to Know Act » [7] a donc été introduit. Ce projet de loi déclare que tout consommateur doit avoir le droit d’accéder à l’information sur son usage de l’électricité et sur les prix de l’électricité en provenance des fournisseurs, « d’une manière gratuite, convenable et dans les délais », selon les termes du projet.Si ce projet de loi est mis en application, dans les 6 mois qui suivront la FERC devra identifier les normes minimales que les fournisseurs d’électricité et les états devront adopter. Si l’un des fournisseurs ne parvenait pas au niveau des minima nationaux une année après que les standards aient étés publiés, les états pourraient le poursuivre en justice. Cette loi aurait donc pour conséquence de forcer les fournisseurs à s’équiper d’une infrastructure de télécommunication rapidement ou dans certains cas, à faire alors appel aux réseaux déjà existants, à savoir les réseaux utilisés par les fournisseurs téléphoniques ou Internet. Pour en savoir plus :– [1] Le rapport est téléchargeable à cette adresse : http://www.broadband.gov/download-plan/– [2] Le logiciel PowerMeter est accessible à cette adresse : http://www.google.com/powermeter/about/– [3] « Smart-grid money could assist broadband », Grant Gross : http://redirectix.bulletins-electroniques.com/ilS7e– [4] « Cisco helping utilities construct smart grids », Jim Duffy : http://redirectix.bulletins-electroniques.com/wC3TE– [5] SCADA, « Supervisory Control and Data Acquisition », http://redirectix.bulletins-electroniques.com/H6P4E– [6] « AT&T and Silver Spring Hook Up Over the Smart Grid » : http://redirectix.bulletins-electroniques.com/Zz7bP– [7] Lien vers le « Electricity Consumers Right to Know Act » : http://www.opencongress.org/bill/111-h4860/showSource :– « Anxiety Builds Among Utilities Over the Communications Part of ‘Smart’ Grid » : NewYork times – 25/05/10: http://redirectix.bulletins-electroniques.com/Rwu3u– « The Cellular Smart Grid Grows Up » : earth2tech -27/05/10 : http://earth2tech.com/2010/05/27/the-cellular-smart-grid-grows-up/Rédacteur :Arnaud Souillé, [email protected] ; Robert Jeansoulin, [email protected]    Origine :  BE Etats-Unis numéro 210 (7/06/2010) – Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT – http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/63619.htm

Des cellules photovoltaïques enroulables

En randonnée ou en haute mer, les cellules photovoltaïques enroulables peuvent s’avérer des producteurs d’électricité durables et flexibles. Attachées sur un sac à dos ou un kayak, elles permettent par exemple aux appareils de navigation et de communication de fonctionner indépendamment du réseau électrique.Un groupe de recherche de l’Université de Duisbourg-Essen (UDE) développe actuellement un nouveau concept photovoltaïque. Le Land de Rhénanie du Nord Westphalie et l’UDE soutiennent le projet à hauteur de 1,42 million d’euros pour les 5 prochaines années. L’équipe de recherche, sous la direction de Niels Benson, travaille en particulier sur le photovoltaïque hybride enroulable : « Le besoin en énergie mobile disponible augmente considérablement. Satisfaire à la « fringale énergétique » croissante de façon la plus durable possible est notre objectif ».La plupart des cellules photovoltaïques utilisées actuellement sont constituées de silicium cristallin rigide. La nouveauté est l’utilisation de semi-conducteurs organiques et à base d’oxyde métallique, qui possèdent potentiellement un haut rendement en tant que système purement organique et peuvent aussi être intégrés dans diverses applications mobiles malléables. Selon Benson, « un avantage réside dans le fait que ces substances ne nécessitent pas de hautes températures de fabrication pour utiliser des matériaux porteurs flexibles – une condition importante pour les cellules solaires enroulables ».La création du groupe de recherche renforce l’axe prioritaire de recherche en nanotechnologie et en particulier en génie nanoénergétique de l’UDE, implanté dans le Centre des techniques de nanoénergie (NETZ) et coordonné par le Centre de recherche pour la nanointégration de Duisbourg-Essen (CeNIDE). Source :Les bulletins électroniquesEn savoir plus :

  • Dr.-Ing. Niels Benson, chef de projet de recherche – Université de Duisbourg-Essen, Forsthausweg 2, D 47057 Duisburg – tél : +49 203/379-1058
  • Dr. Tobias Teckentrup – UDE – tél : +49 203/379-2817

Process alimentaire : l’innovation ne connait pas la crise

IPA 2010, le salon International du Process Alimentaire, vient de publier les résultats de sa seconde Enquête Minute 2010, sur la capitalisation des savoirs, la R et D et l’Innovation. Réalisée en mai 2010, cette enquête a permis de collecter les témoignages de 144 professionnels nationaux et internationaux issus de tous les secteurs représentatifs des IAA (produits laitiers et fromages, liquides et boissons, produits carnés/poissons boulangerie/pâtisserie/confiserie).En matière d’innovation, les services ont la cote : sur les deux dernières années, 78,5 % des répondants affirment avoir lancé un ou plusieurs nouveaux produits, services ou procédés (ils étaient 71 % en 2008). Les résultats de l’enquête montrent que le nombre des innovations incrémentales (modification, transposition ou amélioration de produits/procédés déjà existants) dépasse toujours celui des innovations de rupture (36 %).Au nombre de ces innovations, les innovations produits sont encore les plus citées (84 % vs. 88 % en 2008). Les innovations de procédés sont en baisse (27 % vs. 33 % en 2008). Ces innovations concernent principalement l’automatisation, qui enregistre une hausse sensible (55 % vs. 28 % en 2008), le traitement thermique (35 % vs. 28 % en 2008) et l’économie d’énergie qui reste stable (22 %).Le client au centre des préoccupations : comme en 2008, les objectifs majeurs de l’innovation restent l’augmentation des ventes/du chiffre d’affaires (65 % vs. 62,5 % en 2008) et le développement d’un avantage concurrentiel (53 % vs. 52,5 % en 2008). En revanche, 2010 fait apparaître une nette progression de l’intérêt des industriels pour « le service client » : améliorer la qualité des produits (37,5 % vs. 23 % en 2008), satisfaire la demande (31 % vs. 19 %), accroître la notoriété (14,5 % vs. 10,5 %).En ces périodes tourmentées, les préoccupations économiques dominent : le gain de productivité est un objectif en hausse (21 % vs. 13,5 % en 2008).Toutes les ressources en interne sont mises à contribution : si le service R et D interne demeure logiquement le premier acteur de l’innovation des entreprises, celles-ci sont de plus en plus nombreuses à mettre à profit les savoir-faire et les expériences de leurs équipes internes non spécifiquement dédiées à la R&D (production, commercial…) : 51 % vs. 38 % en 2008. Les entreprises font également plus largement appel aux centres d’innovation, aux centres de compétitivité et aux /centres techniques externes (14 % vs. 8,5 % en 2008) et aux laboratoires (13 % vs. 9,5 % en 2008).Le budget, premier frein à l’innovation : en 2010, seulement 2 % des entreprises affirment que l’innovation ne s’inscrit pas dans leur stratégie actuelle. Un chiffre en nette régression, si on le compare aux 11 % de 2008.Les trois freins à l’innovation sont les mêmes qu’en 2008. Toutefois, si les problématiques de temps et les moyens humains enregistrent une baisse (respectivement 27 % vs. 33,5 % en 2008 et 26 % vs. 32,5 % en 2008), la problématique budgétaire connaît une hausse significative (47 % vs. 35,5 % en 2008). Juste après arrivent les difficultés techniques et technologiques (24 %) et l’accès aux financements extérieurs (19 %).Des investissements en hausse : la part du chiffre d’affaires consacré à la R et D est en nette progression. Un pari osé en temps d’instabilité économique qui témoigne de l’intérêt croissant porté par les entreprises à la R&D et à l’innovation. 28 % des entreprises y consacrent de 1 à 3 % de leur chiffre d’affaires (vs. 18,5 % en 2008) ; 16 % plus de 3 % de leur chiffre d’affaires (vs. 13,5 % en 2008) ; 24 % moins de 1 % de leur chiffre d’affaires (vs. 28,5 % en 2008). Donnée stable par rapport à 2008, 63 % des sociétés n’ont pas bénéficié d’aides publiques pour financer la recherche. Celles qui y ont eu droit ont surtout utilisé le crédit impôt recherche (10,7 %) et les aides régionales (8 %).Cette tendance à la hausse des investissements devrait perdurer puisque 68 % des entreprises pensent que la part investie en R&D augmentera (38 %) ou restera stable (30 %) dans les deux années à venir. Dans le même temps, 77 % des répondants envisagent de lancer des innovations sur le marché.Les secteurs les plus innovants restent les mêmes: aux quatre premières places des secteurs les plus innovants de l’industrie agroalimentaire, on retrouve les mêmes qu’en 2008… dans  un ordre différent. En 2010, les répondants plébiscitent les produits laitiers et fromagers (44 % vs. 30 % en 2008), les liquides et boissons (38 % vs. 23 % en 2008), les plats cuisinés (33 % vs. 50,5 % en 2008) et les produits diététiques/infantiles (30 % vs. 46,5 % en 2008).Par Marc Chabreuil

Captage et de stockage du CO2 : feu vert pour 4 démonstrateurs de recherche

Le captage et le stockage géologique du CO2 (CSC) est l’une des options envisagées pour réduire les émissions de ce gaz à effet de serre, en complément des politiques d’efficacité énergétique et du développement des énergies renouvelables. C’est également une filière industrielle stratégique de la croissance verte : le marché du CSC devrait représenter une centaine de milliards d’euros entre 2020 et 2030. Le Fonds démonstrateur de Recherche, créé par le Grenelle Environnement et confié à l’ADEME, a pour objectif de soutenir le potentiel des industriels français pour les positionner dès à présent sur le marché des technologies innovantes, tant sur le captage (technologie de postcombustion, d’oxycombustion,…) que le stockage du CO2 (stockage dans des gisements d’hydrocarbures déplétés ou dans des aquifères salins).Suite à l’appel à manifestations d’intérêt lancé en 2008, un premier projet avait été retenu en 2009 : Pil-Ansu (Pilote d’anti-sublimation), présenté par Alstom. Il a pour objectif la réalisation d’un démonstrateur de captage du CO2 par antisublimation (givrage/dégivrage des gaz) sur les fumées d’une centrale à charbon. Une recherche conduite par l’École des Mines de Paris avec le soutien de l’ADEME, il y a quelques années, avait démontré l’intérêt de ce procédé très innovant de séparation du CO2 dans les gaz de combustion. Suite à cette première opération, Alstom, EDF, GDF Suez et Armines se sont associés pour présenter un projet visant à démontrer la faisabilité de ce procédé à une échelle industrielle. Ce démonstrateur sera expérimenté sur une centrale de production d’électricité à charbon existante. Trois nouveaux projets pilotés par des grands groupes industriels et associant des entreprises, notamment des PME, et des organismes de recherche, viennent d’être instruits et sélectionnés pour recevoir un soutien du Fonds. Les aides qui ont été attribuées à l’ensemble de ces projets approchent 45 millions d’euros sur une durée de 6 à 8 ans.Tous ces projets consistent en des démonstrateurs de recherche qui permettront de tester de nouvelles technologies de captage et de stockage à une échelle de l’ordre 1/100ème d’une application industrielle qui pourrait voir le jour vers 2020. L’objectif est également de mesurer l’acceptabilité sociale de telles technologies et de préparer le cadre réglementaire et les critères de sécurité relatifs à ces technologies.

France-Nord : recherche d’un site géologique de stockage 
Ce projet, piloté par Total associé à plusieurs industriels et organismes de recherche français et européens, permettra d’étudier la possibilité d’implanter dans le bassin sédimentaire situé dans le Centre-Nord de la France métropolitaine, une infrastructure pilote de transport et de stockage de CO2, utilisée par plusieurs industries émettrices de CO2. Des études techniques approfondies seront réalisées afin de sélectionner un site géologique approprié pour le stockage de CO2 dans des aquifères salins profonds (roches sédimentaires contenant de l’eau non potable, situées à une profondeur d’au moins 1000 m et recouvertes d’une couche sédimentaire étanche).Le projet vise également à définir les infrastructures de transport de CO2 adaptées pour relier les sites industriels au site de stockage. A l’issue de deux années d’études, les partenaires, en concertation avec les pouvoirs publics et la population locale, devraient être en mesure de proposer un site sur lequel sera réalisé le pilote.

Ulcos : recyclage des gaz de hauts-fourneaux
ULCOS (Ultra-Low CO2 Steelmaking), consortium européen de recherche et développement consacré à la mise au point de processus de production d’acier réduisant les émissions de gaz à effet de serre, prévoit de lancer un projet pionnier de captage, transport et stockage de dioxyde de carbone (CO2) en Lorraine. A l’issue des démarches d’information et de concertation et sous réserve d’approbation par les autorités compétentes et d’obtention des financements requis, le projet de recyclage et captage sera mis en œuvre à l’usine d’ArcelorMittal à Florange.La technologie apportée par Air Liquide, associée au haut fourneau à recyclage contribue à réduire la consommation de carbone et donc les émissions de CO2 qui en résultent et à obtenir du CO2 suffisamment pur pour être stocké dans le sous-sol.Cette technologie de rupture devrait offrir la possibilité, pour l’ensemble des hauts fourneaux sidérurgiques installés dans le monde, de réduire leurs émissions de CO2 de plus de 50%. Il s’agit donc d’un enjeu considérable pour la sidérurgie européenne, déjà soumise au système de quotas d’émissions de CO2 adopté par l’Union européenne pour lutter contre le réchauffement climatique (EU ETS).Depuis 1975, l’industrie sidérurgique a réduit de 50% ses émissions de CO2. Afin de poursuivre ces progrès, la mise au point d’une technologie de rupture est nécessaire. Ceci constitue une priorité du secteur en Europe.Soucieux de contribuer aux efforts pour lutter contre le changement climatique, ArcelorMittal, leader industriel du programme ULCOS, travaille sur le déploiement d’un pilote dans son usine d’Eisenhüttenstadt (est de l’Allemagne) et d’un démonstrateur industriel sur son site de Florange en Lorraine (nord-est de la France). Ces travaux permettront de valider le principe du captage de CO2 et du recyclage des gaz de haut fourneau. Le démonstrateur de Florange sera assorti d’un projet pionnier de transport et de stockage de CO2.
C2A2 : une technologie destinée aux centrales à charbon
Porté par EDF et Alstom, avec la participation de Veolia Environnement, ce projet porte sur le captage post-combustion par solvant à base d’amines. Il s’agit d’une technologie optimisée à la fois au niveau du procédé et du solvant. Il prévoit la réalisation d’un démonstrateur de recherche de captage de CO2 sur l’unité n°4 de la centrale de production d’électricité au charbon EDF du Havre (Haute Normandie) La technologie, proposée par Alstom et retenue par EDF, est celle du « captage post¬combustion aux amines ». Elle sera testée sur le CO2 présent dans les fumées issues de la  combustion du charbon de la centrale thermique du Havre.Les amines constituent la base du réactif utilisé pour extraire le CO2 des fumées. Des technologies « par lavage aux amines » sont couramment utilisées dans le secteur de la purification du gaz naturel mais celle qui sera testée au Havre a été spécialement développée par The Dow Chemical Company, en partenariat avec Alstom, pour une nouvelle application dans le secteur de la production d’électricité. Ce démonstrateur de recherche aura pour objectif de réduire la consommation d’énergie et d’amines de l’installation. Il permettra aussi de vérifier les performances de cette technologie en milieu industriel et d’analyser sa flexibilité en exploitation.

Le datacenter vert prend une tournure politique

De la préservation du climat à l’éthique du climat : la consommation énergétique élevée des datacenters prend lentement mais sûrement un tour politique. Le 1er avril dernier, le Royaume-Uni a adopté la première loi européenne contraignant les entreprises à examiner activement la question des rejets de CO2 de leur datacenter. Celles dont la consommation énergétique annuelle dépasse 6.000 MW/h – soit quelque 3.425 tonnes par an de rejets de CO2 – doivent désormais acheter des certificats couvrant leurs rejets. Le volume de ces émissions entraînera donc selon les cas, soit des incitations sous forme de primes, soit des amendes si elles sont trop importantes, sans parler de la mauvaise réputation des pollueurs. La loi, le  » Carbon Reduction Commitment (CRC) Energy Efficiency Scheme  » (Programme d’efficacité énergétique avec engagement de réduction des rejets de carbone) entend contribuer à réduire les rejets de gaz à effet de serre à hauteur de 80 % à l’horizon 2050.

Contraintes juridiques ou autodiscipline ?
L’Union européenne table, quant à elle, sur l’autodiscipline. Le 30 octobre 2008, elle a donné naissance à une initiative en direction des entreprises pour réduire la consommation électrique de leurs datacenters. Ce  » Code de conduite européen sur l’efficacité énergétique des datacenters  » vise à mettre en place un système standardisé, afin de  » mettre au vert  » ces derniers et d’appliquer un ensemble de pratiques  » métier  » recommandées. Dans ce cadre, des initiatives privées telles que  » The Green Grid  » créent un ensemble de paramètres acceptés au niveau mondial pour l’efficacité énergétique des datacenters.

Reconnaissance des économies potentielles
Une chose est certaine, les exploitants s’attachant à mesurer et à optimiser leur consommation énergétique réduisent leurs coûts. Mieux armés face à l’évolution de la réglementation, ils peuvent bénéficier de mesures incitatives. Mais comment savoir où se cachent les gros consommateurs d’électricité ? Et comment optimiser les ressources existantes ? Le consortium  » The Green Grid  » a introduit les critères PUE (Power Usage Effectiveness) et DCE (Data Center Efficiency) qui permettent de comparer et de mesurer l’énergie nécessaire pour stocker et acheminer une information en fonction de l’énergie totale indispensable pour le fonctionnement des datacenters, comme les circuits de refroidissement, les systèmes de sécurité et de surveillance ou l’alimentation des équipements IT.

Les points névralgiques
L’un des principaux facteurs d’amélioration consiste à analyser la consommation d’énergie de l’infrastructure du datacenter et de déterminer là où il est possible de la réduire. Une étude de l’AFCOM (Association for Data Center Professionals) a montré que le refroidissement des datacenters est en moyenne 2,6 fois trop puissant. En cause : la climatisation, représentant 40 % à 60 % de la consommation totale d’électricité, toujours conçue en fonction des emplacements où la chaleur est la plus élevée. Un simple serveur, constamment à plein régime, peut être à l’origine d’une consommation énergétique faramineuse puisqu’il sollicitera davantage la climatisation. La suppression de ces points névralgiques représente une réduction potentielle de 20 à 35 % de la consommation électrique. Le but étant d’identifier d’abord quels sont les équipements qui consomment le plus, puis, de répartir les tâches ou les applicatifs de façon à équilibrer leur consommation électrique et à réduire ainsi la dissipation calorifique et les besoins en climatisation. Avec les rampes électriques intelligentes, le service informatique assure une alimentation continue de l’ensemble du datacenter, suit et maîtrise la consommation électrique de chaque équipement.

Planification, mesure et contrôle de la consommation énergétique des datacenters
Dans le fonctionnement quotidien des datacenters, des outils matériels et logiciels permettent de mesurer la consommation électrique des matériels en temps réel et de modéliser le site idéal. Le but : maîtriser et équilibrer leur consommation d’énergie de façon optimale sur l’ensemble du système d’information. Grâce à ces dispositifs, il devient plus facile d’appréhender ou de corriger les fluctuations de la consommation électrique. Ces solutions de gestion de l’énergie fournissent les données nécessaires pour analyser la consommation énergétique de l’infrastructure du datacenter. Des logiciels de planification, de visualisation graphique et de gestion des datacenters permettent non seulement une exploitation optimale de la capacité disponible, mais également de créer un plan  dynamique du datacenter. Plutôt que d’attendre les directives du législateur, les entreprises ont donc tout intérêt à réduire, dès aujourd’hui, leur consommation énergétique et leurs rejets de CO2 pour prendre une longueur d’avance sur la concurrence. Et peut-être éviter de subir, puisqu’elles ont toutes les cartes en main, une réglementation imposée par l’Etat en devenant éco-responsables. Par Wolfgang Goretzki, directeur du marketing produits d’Avocent pour la région EMEAEn savoir plusAvocent, constructeur – éditeur offre des solutions matérielles et logicielles de gestion de la consommation d’énergie des datacenters. La société fait partie du groupe Emerson Network Power qui est depuis 2007 membre de « The Green Grid », un consortium qui s’attache à faire progresser l’efficacité énergétique dans les datacenters.

Le projet européen AMARSi : des robots apprennent en interagissant

Le projet européen AMARSi (Adaptive modular architecture for rich motor skills) vient d’être lancé. A ce jour, les responsables du projet n’ont pas encore ouvert de site d’information à ce nom. Indiquons seulement que le coordinateur du projet est le Dr Jochen Steil, directeur du Cognitive robotics and learning laboratory (CoR-Lab), à l’université de Bielefield. L’article de Wired référencé ci-dessous donne de ce projet une première description intéressante. Pour résumer sommairement, il s’agit d’un programme de 4 ans, doté de la somme relativement modeste (compte-tenu des ambitions affichées) de 7 millions d’euros, visant à développer des robots capables de développer des compétences manufacturières, ou autres, en interagissant dans un espace équipé de divers matériels. L’idée est d’imiter ce qui se produit entre humains dans un atelier où des travailleurs acquièrent progressivement de nouvelles compétences en imitant celui d’entre eux qui résout le mieux les problèmes posés à l’atelier. Des humains pourront intervenir au sein du groupe pour suggérer, le cas échéant, de nouveaux comportements que les capacités évolutionnaires encore limitées des robots ne leur permettraient pas d’acquérir avant de trop longs tâtonnements. Le projet se fixe deux objectifs. Le premier est d’ordre pratique. Il s’agit d’obtenir de la part d’une équipe de robots adaptatifs engagés dans une tâche donnée, des réponses rapides à un changement dans les contraintes ou dans les demandes. Le travail en équipe est censé en ce cas renforcer les capacités auto-adaptatives des robots individuels, par la création d’une « intelligence » collective.

Renforcer les entrées-sorties des robots
Sur le plan théorique, le projet devrait aider à mieux comprendre ce qui se passe, aussi bien chez les humains, les animaux que chez les robots, lorsque sous les contraintes de la survie, un groupe s’adapte à de nouvelles conditions environnementales. Ceci devrait permettre d’approfondir le concept de sélection de groupe. Alors que la sélection darwinienne s’exerce en priorité sur les individus, comment les groupes peuvent-ils acquérir, à travers les individus qui les composent, une meilleure adaptation dans le cadre de la compétition avec d’autres groupes. Quelle est alors la part de l’apport de l’autonomie individuelle dans l’augmentation de l’autonomie du groupe ? Les groupes réussissent mieux lorsqu’ils laissent de la liberté à leurs membres, plutôt que les contrôler étroitement ? Sur le plan de la technologie robotique, de nouvelles instructions et procédures devront être développées (en attendant qu’elles émergent éventuellement spontanément). Il faudra aussi renforcer les entrées-sorties des robots les rendant aptes à observer les objets et outils porteurs des tâches à accomplir comme les réactions de leurs collègues-robots. Concrètement, l’équipe expérimentera à partir des deux plate-formes robotiques que nous avions précédemment présentées sur ce site [admiroutes.asso.fr] : iCub imitant un enfant et Cheetah un quadrupède. Les chercheurs viseront à reproduire le plus fidèlement possible les caractéristiques des organismes biologiques. Un autre projet européen de même nature vient d’être engagé. Il s’agit de Humanoids with auditory and visual abilities in populated spaces (HUMAVIPS) auquel participe l’Inria en France et auquel s’associera le cas échéant Aldebaran Robotics avec son robot Nao, que nos lecteurs connaissent bien.Il faut se féliciter de l’intérêt porté par la robotique européenne à ces questions essentielles, ainsi que du soutien donné par les services de la Commission. Il faudra évidemment mieux faire connaitre les résultats de ces travaux, qui demeurent encore du domaine du confidentiel. Ajoutons, pour ce qui nous concerne, que l’interaction des robots avec des humains et des machines dans le cadre des deux projets de recherche évoqués ci-dessus devrait permettre de préciser la façon dont se construisent en pratique les systèmes anthropotechniques, objets de notre dernier essai Le paradoxe du Sapiens. Par Jean-Paul Baquiast et Christophe Jacquemin (article paru le 26/03/2010 sur le site de la revue Automates intelligents)

© Automates Intelligents
SourceAutomates intelligentsEn savoir plus
  • Article de Wired 
  • Dr Jochen Steil
  • Corlab 
  • RobotCub et iCub
  • Le robot quadrupède Cheetah 
  • Sur HUMAVIPS, lire cet article de Wired
  • Voir aussi www.actroide.com/humavips

 

Une alimentation perpétuelle à partir de la récupération d’énergie thermique

La capture de l’énergie (energy harvesting), technique selon laquelle l’énergie électrique utile est générée par des sources disponibles gratuitement telles que les vibrations, la chaleur ou la lumière, est une caractéristique essentielle des capteurs sans fil auto-alimentés qui ne requièrent aucune maintenance de la batterie. Or, ces réseaux de capteurs sont de plus en plus utilisés, notamment dans des applications telles que l’automatisation de processus, le contrôle d’état ou les immeubles intelligents.
Pour répondre aux besoins de ce marché, STMicroelectronics, fournisseur mondial de semi-conducteurs pour applications de puissance et de gestion de l’énergie, et Micropelt GmbH, une jeune entreprise allemande spécialisée dans le développement d’appareils thermoélectriques innovants à couches minces, ont développé conjointement un kit d’évaluation de capteurs sans fil autonomes baptisé TE-Power NODE.
Au cœur de ce nouveau kit d’évaluation, un générateur thermoélectrique (TEG) exploite un phénomène physique appelé  » Effet Seebeck  » où l’énergie électrique résulte du flux thermique produit par un différentiel de température sur une couche thermoélectrique micro-structurée. À partir d’un gradient effectif de 10°C, le générateur thermoélectrique produit une tension de 1,4 V. Le système de conditionnement d’énergie personnalisé de Micropelt convertit cette tension en une énergie suffisante pour commander le réseau de capteurs sans fil et charger une batterie en utilisant le surplus d’énergie thermique. Dans le kit, le générateur thermoélectrique Micropelt MPG-D751 est placé entre une plaque d’aluminium solide et un radiateur à ailettes. La plaque est reliée à une source de chaleur appropriée, de sorte que l’effet refroidissant du radiateur peut créer un différentiel de température sur le générateur thermoélectrique enfoui.  » La récupération d’énergie thermique offre un potentiel exceptionnel dans la mesure où cette technique représente une source d’énergie auto-suffisante virtuellement infinie en exploitant gratuitement un surplus de chaleur qui sinon serait perdu « , déclare Fritz Volkert, CEO de Micropelt.
La batterie rechargeable utilisée dans le kit est une batterie à couches minces et haute densité énergétique EFL700A39 développée par ST dans la technologie EnFilm. Elle affiche un grand nombre de cycles de charge/décharge, c’est-à-dire supérieur à 1.000 à une profondeur de décharge de 50 % et occupe une surface de 25,4 x 25,4 mm pour une épaisseur de seulement 0,2 mm. Rechargeable à 80 % de sa capacité initiale en 20 min sous une tension constante de 4,2 Vdc, sans limitation du courant de charge, elle ne contient pas de matières solvantes et ne présente aucun risque d’inflammation en cas de courts-circuits ou de surcharge. Cette batterie de 700 microampère-heure peut générer un courant crête pulsé élevé (jusqu’à 10mA) pour alimenter le nœud de capteurs sans fil au cours de ses communications avec le réseau.
Lorsque la plaque de base du kit d’évaluation est en contact avec une source de chaleur, le générateur thermoélectrique de Micropelt alimente le système et recharge la batterie EnFilm. Dès que la source de chaleur disparaît, le générateur cesse de fonctionner et seule la batterie EnFilm alimente le capteur sans fil. L’association du générateur et de la batterie EnFilm permet d’équilibrer les écarts d’alimentation thermique et permet d’alimenter le système sans fil connecté à l’aide d’une source d’énergie virtuellement infinie.
Conçue par ST, la carte de la batterie héberge la batterie EnFilm et les circuits électroniques qui commandent et surveillent à la fois le niveau de charge de la batterie et le bilan énergétique : un régulateur linéaire BiCMOS STLQ50 spécialement conçu pour les environnements qui requièrent une très basse consommation d’énergie, ainsi que le circuit de gestion de batterie STC3100 qui surveille la tension de la batterie, le courant et la température. Ce circuit intègre également un compteur de Coulomb chargé de superviser le niveau de charge/décharge de la batterie.
Le circuit de gestion de l’alimentation et de contrôle de la charge de la batterie peut être visualisé à travers le  logiciel d’interface utilisateur graphique inclus via une liaison sans fil à 2,4 GHz GHz. Le logiciel affiche et enregistre les paramètres thermiques et électriques essentiels du système, parmi lesquels un bilan énergétique mesuré en continu entre le générateur thermoélectrique et la batterie EnFilm. Pour l’utilisateur, ce dispositif constitue un moyen d’évaluer les performances du système de récupération thermique avec la batterie EnFilm dans une application donnée, ce qui facilite la conception du système et réduit les délais de mise sur le marché.

EDF analyse en continu les gaz et les poussières d’une centrale au fioul

Chaque fois qu’EDF agrandit son parc thermique à flamme, il intègre le respect de l’environnement dès la phase de conception du projet. Ainsi, les  turbines à combustion au fioul (TAC) qui bénéficient des meilleures technologies disponibles pour réduire les émissions polluantes, utilisent un fioul peu soufré  permettant, à production équivalente, de réduire les émissions d’oxyde d’azote et de dioxyde de soufre. Par ailleurs, répondant à un besoin d’électricité en pointe et extrême pointe, elles ne sont appelées à fonctionner que quelques centaines d’heures par an, ce qui réduit d’autant leurs émissions dans l’atmosphère. La centrale électrique de Vaires-sur-Marne, en Seine-et-Marne, ne faillit pas à la règle. Cela n’a pas empêché EDF de l’équiper, sur chaque émissaire, d’une solution complète  d’analyse des gaz et des poussières de Sick qui répond à la fois à ses besoins mais aussi aux normes NF EN14181 et à la réglementation 2001/80/CE relative aux Grandes Installations de Combustion.L’analyse des gaz est assurée par une sonde en ligne de prélèvement chauffée, solution qui permettra de conserver toutes les caractéristiques du gaz, et par une armoire d’analyse MKAS Sick, un système extractif de mesure à froid dans lequel est intégré un système de traitement de l’échantillon (groupe froid, filtre, …) et des analyseurs Sidor. Ces derniers utilisent la technologie infra¬rouge non dispersif (NDIR ou non dispersive infrared sensor), pour la mesure en continu du dioxyde d soufre (SO2), du monoxyde de carbone (CO) ainsi que des oxydes d’azote (NOx) et oxygène (O2). Certifiés par le TUV allemand (Technischer Überwachungs-Verein) et le MCert (Environment Agency’s Monitoring Certification Scheme), ils garantissent une bonne qualité de mesure en terme de précision et stabilité de détection, ce qui permet d’espacer les opérations de maintenance du photomètre de plusieurs mois, sans avoir besoin d’effectuer des étalonnages fréquents.L’analyse des poussières est assurée par le système de mesure RM 230 de Sick qui est particulièrement adapté aux applications des grandes installations de combustion pour lesquelles la législation exige une surveillance et un traitement en continu. Basé sur la technique in situ, le savoir-faire du groupe depuis plus de 40 ans, le RM 230, calcule les concentrations en poussières à partir de la mesure de l’intensité de la lumière diffusée, après calibration par une mesure gravimétrique : l’émetteur envoie un faisceau lumineux infrarouge qui est diffracté par les particules présentes dans le flux gazeux, puis détecté par un capteur à haute sensibilité. Ainsi, le RM 230 permet des mesures directes dans le flux gazeux et donc d’obtenir rapidement (entre 1 et 255 sec) des valeurs instantanées avec une précision de ± 2% pleine échelle. Il est aussi doté d’un système de changement automatique d’échelle selon le niveau de concentration en poussières, son filtre compensant la puissance de lumière en fonction de la gamme requise par l’utilisateur.L’ensemble des mesures est envoyé vers le MEAC, système d’acquisition de données, développé par Sick et certifié TÜV qui mémorise toutes les données et calcule les moyennes semi-horaires, journalières et mensuelles à partir des moyennes minutes. L’ensemble de ces calculs permet d’éditer les rapports mensuels destinés à la Direction générale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREALE) et de prouver le respect absolu des VLE (Valeurs Limite d’Emission) définies dans son arrêté préfectoral. Les données traitées ainsi que les alarmes en cas de dépassement, peuvent ensuite être transmises au contrôle-commande de la centrale pour une gestion centralisée, ce qui permet au personnel d’exploitation de suivre en permanence les données pour une réactivité optimum.

Nos données de demain sur une molécule ?

Pour réaliser ces molécules, la chimie de coordination constitue une approche particulièrement intéressante. En effet, elle permet au chimiste d’organiser de façon contrôlée des ions métalliques (fer, manganèse, cuivre…) en utilisant des petites molécules organiques aussi appelées ligands. Les objets ainsi formés, qui sont de la taille de quelques nanomètres, possèdent des propriétés tout à fait remarquables (magnétiques, optiques, conductivité électrique…) induites par ces assemblages et les propriétés intrinsèques des ligands et des ions métalliques. La chimie de coordination présente le double avantage de contrôler la matière à l’échelle de la molécule et de mettre en forme ces molécules par des techniques peu coûteuses, comme par exemple, le dépôt en solution.  Sous l’effet de la température ou de la lumière, certains composés de coordination voient leurs états magnétiques et leur couleur se modifier de manière réversible. Stocker une information au niveau de ces molécules est envisageable quand le changement induit par la température ou la lumière implique au moins deux états aux propriétés bien différentes (dans le cas binaire, les deux états peuvent être assimilés à un codage 0 ou 1). Ainsi, à la fin des années 1990, l’équipe japonaise du Prof. Hashimoto découvre un matériau non magnétique qui se transforme en aimant sous l’effet d’une lumière rouge à basse température. Ce matériau est obtenu à partir d’un précurseur moléculaire de l’ion fer entouré par six ligands cyanures (-CºN) et de l’ion cobalt. L’assemblage final forme une architecture tridimensionnelle similaire au bleu de Prusse dans laquelle les ions fer et cobalt sont liés par des ponts cyanures dans les trois directions de l’espace selon un réseau cubique. Quand ce solide est irradié par la lumière, un électron est transféré à travers le pont cyanure depuis l’ion fer vers l’ion cobalt. Ainsi, ce matériau bascule d’un état diamagnétique (d’aimantation nulle en champ magnétique nul) à un état d’aimant. Ce phénomène est parfaitement réversible puisqu’une augmentation de température (>150 K) est suffisante pour que le solide retrouve son état non magnétique initial.

De nouvelles avancées
Ce résultat a motivé de nombreux groupes de recherche à travers le monde pour obtenir un équivalent moléculaire de ce réseau qui serait plus facile à manipuler et à mettre en forme dans les dispositifs du futur. C’est ce challenge qu’a très récemment relevé une équipe internationale de chimistes américains et français composée de chercheurs du Centre de recherche Paul Pascal et de l’Institut de chimie de la matière condensée de Bordeaux (CNRS) soutenue par un Projet International de Coopération Scientifique du CNRS.Pour obtenir cet équivalent moléculaire, la stratégie de synthèse choisie par cette équipe consiste à bloquer certains sites de coordination sur les ions fer et cobalt pour éviter la formation de la structure tridimensionnelle. En 2008, cette stratégie a permis à ces mêmes chercheurs d’obtenir une molécule en forme de cube, [Fe4Co4] (environ 2,5 nm), qui représente un fragment moléculaire de la structure tridimensionnelle du type des bleus de Prusse. Très récemment, ils ont synthétisé et étudié une molécule carrée, [Fe2Co2], encore plus petite (environ 1,8 nm) qui est en fait une face du cube [Fe4Co4] précédemment obtenu. Ce nouveau composé présente deux états distincts (« 0 » ou « 1 »), contrôlables par la lumière et/ou la température. Ces deux états ont pu être étudiés à l’aide de techniques structurales, optiques et magnétiques. La combinaison de ces trois techniques a permis de démontrer le mécanisme de transfert d’électron entre les ions fer et cobalt au sein même de la molécule carrée. Ainsi le composé rouge (magnétique) (FeIII2CoII2) à haute température devient vert et diamagnétique (FeII2CoIII2) à basse température. Mais s’il est irradié par une simple lumière blanche, il redevient rouge et magnétique. Le passage d’un état à l’autre s’effectue sans fatigue apparente car le phénomène est essentiellement d’origine moléculaire. Ce composé répond donc parfaitement à la fonction de stockage des composants classiques de nos disques durs entre deux états magnétiques et optiques que l’on peut coder comme des états « 0 » et « 1 ».Ces résultats illustrent la capacité de la chimie de coordination à concevoir de façon contrôlée, à l’échelle de quelques atomes, de nouvelles molécules pour le stockage de l’information dans les ordinateurs de demain, et ouvrent ainsi de nouvelles perspectives dans la miniaturisation des dispositifs de stockage.

Les nanotechnologies ont désormais leur guide

Les nanosciences et les nanotechnologies connaissent depuis les années 90 un formidable essor. Considérées comme l’un des moteurs de la prochaine révolution industrielle, les nanotechnologies présentent un potentiel de développements et d’applications considérables, notamment dans les domaines des biotechnologies, des matériaux, et des technologies de l’information et de la communication.  Les chiffres sont évocateurs :

  • les produits issus des nanotechnologies génèreront un marché de mille milliards de dollars d’ici 2015 (55 milliards en 2002) ;
  • le potentiel de création d’emplois dans le monde pourrait atteindre 10 millions d’emplois d’ici à 2014 ;
  • le nombre de produits « nano » commercialisés est passé de 219 à 800 entre 2006 et 2009. Les produits intégrant des nanotechnologies devraient à terme représenter 15 % de l’ensemble des biens commercialisés ;
  • en France, 4.000 chercheurs sont impliqués dans cette discipline.

Pourtant, comme en témoigne les conclusions du grand débat public sur les nanotechnologies, force est de constater que beaucoup d’éléments sont encore mal connus des professionnels, industriels et chercheurs. Les risques sanitaires et environnementaux en premier lieu, mais aussi les opportunités de croissance, les réels bénéfices technologiques ainsi que les acteurs présents sur ce nouveau secteur. En effet, que sait-on réellement du marché des nanotechnologies en France ? Quelles entreprises sont impliquées dans son développement ? Quels produits sont concernés ? Edité par les Techniques de l’Ingénieur en partenariat avec la société de conseil ALCIMED, le tout nouveau guide des nanotechnologies est le premier et le seul annuaire de référence multisectoriel consacré au marché français. Il permet de dessiner les contours de ce marché émergent et répond au besoin des professionnels de se repérer dans ce nouvel environnement concurrentiel.

Une expertise associant analyses et données pratiques

Le lecteur y retrouvera :

  • Un répertoire exhaustif des entreprises et organismes dont l’activité est liée aux nanotechnologies ;
  • Un référencement de tous les acteurs de la chaîne de valeur des nanotechnologies, du fournisseur de matériaux ou d’équipements à l’utilisateur final, en passant par le transformateur et l’intégrateur ;
  • Une hiérarchisation des sociétés par secteur industriel ;
  • Une analyse complète du marché français par les experts du CEA, du CNRS, de l’OMNT, de l’AFSSET, de l’AFSSA, etc. : études sectorielles, enjeux économiques, réglementations, nouveaux produits et opportunités de croissance.
  • Un code QR ®, sur chaque fiche entreprise, permettant de récupérer instantanément et automatiquement avec un smartphone l’adresse du site Internet de chaque société référencée.

Le cahier nanotechnologies sur Instantanés Techniques
Considérées comme l’un des moteurs de la prochaine révolution industrielle, les nanotechnologies présentent un potentiel d’applications considérables, notamment dans les domaines des TIC, des matériaux, de la santé et de l’énergie. Mais elles suscitent également beaucoup de craintes comme en témoigne le débat public sur les nanotechnologies. Zoom sur les débats et les innovations de cette filière. Voir le cahier : nanotechnologies : quelles promesses, quelles réalités

Le CH de Dax assure la Haute Disponibilité de son SI

Etablissement public de santé réparti sur 7 sites, le Centre Hospitalier de Dax-Côte d’argent a toujours été un précurseur en matière d’informatisation. Il y a 20 ans déjà, l’établissement a mis en place la solution « Plus », initialement développée en interne avant d’être commercialisée depuis 2008 par l’éditeur Mediane SAS. Cette solution de gestion des dossiers Patient en ligne a porté au début prioritairement sur le programme de médicalisation des systèmes d’information (PMSI) et notamment la partie MCO (Médecine, Chirurgie, Gynécologie-Obstétrique). Mais, très vite, le champ fonctionnel de Médiane PLUS cible d’autres fonctions relatives à la prise en charge globale des patients, parmi lesquelles aujourd’hui le bloc opératoire, l’activité urgences, la gestion des rendez-vous, le circuit du médicament et le dossier de soins.« Le dossier Patient est bien sûr au cœur de nos préoccupation. Mais un hôpital s’apparente à un paquebot », souligne Gilbert Martin, responsable des systèmes d’information et d’organisation (RSIO). « Derrière notre mission principale qui consiste à fournir des soins médicaux, se cachent 150 métiers divers comme la restauration, la blanchisserie, les RH, la gestion de la paie, la comptabilité, la GTT, la facturation, etc. Ce sont autant de progiciels et d’applications dédiés à gérer et qui nécessitent un système musclé ».A ce jour, 450 000 dossiers patients sont en ligne et plusieurs millions de documents produits en interne depuis 1990 sont accessibles en temps réel. L’équipe informatique du centre hospitalier de Dax, composée de 10 personnes, œuvre sans cesse pour améliorer le système d’information et assurer la continuité des activités.

Le CH optte pour la virtualisation du stockage
En 2006, outre l’augmentation exponentielle des volumes de données, la DSI se trouve devant une problématique bien spécifique. A cette époque, la direction du CH de Dax a décidé de transformer tout un bâtiment, dans lequel se trouve notamment la salle blanche centrale, en unité de soins. La DSI est donc contrainte de déménager sa salle informatique centrale dans un nouveau bâtiment, à l’autre bout du site hospitalier. Pendant le déménagement, elle doit assurer une disponibilité maximale des applications et des données. Les centres hospitaliers, privés ou publics, ont comme obligation de garantir l’accès aux informations, et au dossier patient en particulier, quasiment 24/7. « La tolérance de panne est proche de zéro », explique Gilbert Martin. « C’était l’occasion pour nous de revoir l’ensemble de notre infrastructure. Celle-ci est une partie invisible du SI, mais qui n’en n’est pas moins cruciale pour assurer les performances indispensables à la mise en œuvre de projets d’ampleur. », Si la virtualisation des serveurs sous VMware ESX (de 30 serveurs d’applications physiques en 2003, on est passé à 14 machines virtuelles en 2007 puis 24 en 2010, le tout sur 6 méta-serveurs physiques) et le déploiement de clients légers Citrix (près de 700 sur 900 postes de travail) lui avait déjà permis la consolidation de son parc informatique et la réduction des coûts d’exploitation, de maintenance et de support inhérents, la DSI ressent le besoin de mettre en place un SI sécurisé et hautement disponible à la fois, avec un plan de continuité de services à la clé.  Le déménagement prévu pour 2007 ne fait qu’accentuer ce besoin et accélérer le projet.Un appel d’offres est lancé en mai 2006. Le marché est attribué deux mois plus tard à APX Synstar (aujourd’hui APX Groupe), intégrateur déjà connu par le centre hospitalier dans le cadre du projet clients légers et remplacement des imprimantes en attachement parallèle (pour des LANs) que le prestataire avait remporté en 2005. Pour répondre à la problématique de Haute Disponibilité et la mise en place d’un PCA (Plan de Continuité d’Activité), APX préconise de s’appuyer sur la virtualisation du stockage, avec la solution DataCore SANsymphony. Cette solution, 100% logicielle et complètement ouverte, permet de s’affranchir totalement de l’infrastructure en place, tant au niveau du matériel, des logiciels que du réseau. De cette manière, la DSI peut mettre en place un SAN (Storage Area Network), complètement redondant, en reprenant l’ancienne baie de stockage IBM Fast T600, répliquée avec SANsymphony en mode synchrone vers une nouvelle baie de son choix. En temps normal, les deux baies vont fonctionner en mode actif/actif. Pendant le déménagement, la DSI va pouvoir débrancher l’une des baies et la transférer dans le nouveau bâtiment, pendant que l’autre prend le relais grâce à l’option Fail-over/Fail-back de DataCore. Après le transfert et la remise en production de la seconde baie, le (re)basculement et l’équilibrage de la charge se fait automatiquement. Ce processus, complètement transparent pour les utilisateurs, élimine le besoin d’une migration fastidieuse et hasardeuse, et assure la disponibilité des données à tout moment.

Deux SAN reliés par fibre optique
Le SI du Centre Hospitalier de Dax est désormais réparti sur 2 salles blanches, dans deux bâtiments distincts, distantes de 250 m. Chaque salle est désormais équipée de : -un SAN composé  d’un contrôleur DataCore SANsymphony (rachat de deux servers biprocesseur, bi-cœur IBM 3650) et d’une baie de stockage (reprise de la baie IBM Fast T600 existante et rachat d’une nouvelle baie IBM DS4700) :
  • 2 serveurs VMware clustérisés (VMware ESX4.0, Vsphere, Vmotion) (reprise des serveurs IBM 3650 existants) ;
  • 2 switches Brocade ;
  • un serveur IBM hébergeant la solution de sauvegarde Atempo Time Navigator couplé à une librairie de sauvegarde sur une baie de disques SATA et sur bandes IBM LTO4 .
Les deux SAN, reliés par une nouvelle fibre optique (10 Go), fonctionnent en mode de réplication synchrone (actif/actif) grâce à la technologie DataCore SANsymphony. L’option Thin Provisionning de DataCore assure l’allocation dynamique et optimisée des capacités de stockages en environnement hétérogène. Quant à l’option Auto Fail-Over et Fail-Back de DataCore, elle garantit un basculement automatique d’un SAN vers l’autre en cas d’interruption impromptue ou planifiée, comme par exemple dans le cadre d’une maintenance ou encore d’un déménagement à l’instar du CH de Dax. Au retour à la normale, le système bascule et le rééquilibrage des charges se fait automatiquement, sans intervention humaine. Deux personnes de la DSIO du CH de Dax ont été formées sur la solution et ont participé au déploiement fait par 2 représentants d’APX, qui assure également la maintenance. « La migration s’est déroulée en douceur, sans problème, étape par étape, sur une période d’environ 3 mois. Cela aurait pu se faire beaucoup plus vite je pense. Cependant, dans notre cas, nous préférions prendre notre temps et ainsi éviter de lourdes interruptions de services. Tout s’est fait avec beaucoup de précaution, vu le contexte de la migration de notre SI complet et une activité critique 24/7 », explique Gilbert Martin. « Avant le déménagement, nous avons d’abord installé les contrôleurs DataCore, ce qui nous a permis de mettre notre ancienne et notre nouvelle baie en miroir. Nous avons ensuite répliqué une machine après l’autre sur la nouvelle baie. Cette opération a duré entre 3 et 4 semaines. Mais la configuration était différente dans le sens où nous étions déjà sur des machines virtuelles. L’opération la plus lente concernait la migration de nos serveurs de fichier – la sauvegarde de ce type de machine s’avère toujours plus longue. Une fois la migration des serveurs terminée, nous avons transféré l’une, puis l’autre baie dans le nouveau bâtiment. Pendant ce temps, nos serveurs continuaient de tourner ». Selon Gilbert Martin, «  le bilan global est très positif. Avec un retour sur expérience de près de trois ans maintenant, le plus grand défi résidait dans la préparation du personnel aux changements. Si la virtualisation des serveurs sous VMware et la mise en place de clients légers Citrix nous ont permis de réduire notre parc de clients lourds au profit des clients légers et notre coût d’exploitation, la solution de virtualisation du stockage SANsymphony de DataCore nous a apporté la Haute Disponibilité et la continuité de service de notre SI, et en particulier pendant la phase cruciale de notre déménagement. De plus, avec DataCore, nous disposons désormais d’un système complètement ouvert, indépendant et évolutif, ce qui nous a permis de tirer parti de nos investissements antérieurs et d’anticiper nos besoins futurs. Actuellement, nous gérons un total de 10 To de volumes de données (5 To par SAN). Cela nous laisse encore environ 30% de marge, mais nous prévoyons une croissance importante en 2011 avec la consolidation de nos différents systèmes d’imagerie. L’étude pour la mise en place d’un PACS (Picture Archiving and Communication System), qui s’y rattachera, est en cours ».

Traçabilité des flux logistiques : l’exemple de Coexpan France

Depuis près de 25 ans, Coexpan France est spécialisé dans la fabrication et la commercialisation de feuilles de matière plastique et leader dans l’emballage primaire de yogourts. La société fait partie du Groupe Coexpan Net, l’un des principaux opérateurs mondiaux du secteur de l’emballage plastique et flexible, destiné au secteur alimentaire. Le groupe, d’origine espagnole qui dispose de 13 usines implantées dans les pays de deux continents, compte parmi ses clients de grands groupes internationaux tels que Danone, Campina, Müller, Nestlé, Parmalat, Yoplait, .etc. Implantée à Beaucouzé, près d’Angers, l’usine de Coexpan France emploie 80 personnes et produit environ 35.000 t d’emballages par an. Les feuilles de matière plastique sont vendues à la tonne et conditionnées sous la forme de bobines. En fin de production, chaque bobine est pesée et étiquetée par un opérateur de production puis stockée dans la plate-forme logistique. Une structure qui expédie en moyenne 1.250 palettes de bobines par semaine. Coexpan France reçoit également en moyenne 150 palettes par semaine en provenance des autres filiales du groupe. Lors de l’expédition des produits, le service Administration des Ventes (ADV) édite un bon de préparation de commande. Le responsable transport sélectionne le transporteur adéquat, puis l’information est transmise à la plate-forme logistique pour le chargement des camions. La gestion des stocks, des réceptions et des expéditions a longtemps été effectuée manuellement et à l’aide de fichiers Excel. Afin d’accompagner la hausse de son activité, Coexpan France a décidé de mettre en place un outil de gestion des stocks et des expéditions automatisé et fiable :  » Lorsque les quantités produites ont commencé à croître, il est devenu très difficile de travailler efficacement et rapidement avec des fichiers Excel « , indique Benoit Fraud, responsable logistique chez Coexpan France.Pour répondre aux besoins de Coexpan, Nomadvance, partenaire de Honeywell, a mis en place la solution logicielle de gestion d’entrepôt Stock-Util, des terminaux durcis Honeywell Dolphin 9551 et Dolphin 9900, des imprimantes code-barres ainsi qu’une infrastructure Wi-Fi. La solution Stock-Util est notamment utilisée pour l’identification de production, le stockage des produits ainsi que pour la gestion des préparations de commande et des expéditions.

Identification et gestion des mouvements de stock
Le processus débute en production lorsque le responsable de production entre un ordre de fabrication pour un article donné dans l’interface PC de Stock-Util. A sa sortie de production, la bobine de feuille est pesée sur une balance industrielle qui renseigne automatiquement le poids de l’article dans le logiciel. Une étiquette code-barre, avec la description de l’article, le code article, le poids, la longueur et le nom du client, est imprimée puis collée sur chaque bobine. La bobine est ensuite placée sur une palette et emballée, une nouvelle étiquette code-barres est imprimée et apposée sur la palette. Chaque palette peut contenir une ou plusieurs bobines d’une même référence. Le magasinier scanne avec son terminal Honeywell l’étiquette de la palette pour renseigner l’emplacement de la palette dans l’entrepôt. L’étiquette code à barres permet d’identifier et de suivre en temps réel les différents mouvements de la palette jusqu’à son expédition. Tous les déplacements, les sorties ou transferts de palettes entre les filiales de différents pays sont ainsi tracés et suivis par le logiciel Stock-Util.Par ailleurs, Coexpan France a sélectionné les terminaux Dolphin 9551 et Dolphin 9900 qui intègrent les technologies de collecte de données, de communication et de géolocalisation les plus récentes : fonctions de communication vocale et de données, navigation GPS ainsi que la technologie Imageur Adaptus avancée pour la lecture des codes à barres et la lecture d’images.

Préparation de commande et expédition 
Le processus de préparation de commande et des expéditions débute avec la création d’un bon de préparation de commande sur Stock-Util par le service d’administration des ventes (ADV). Pour chaque commande reçue, le service ADV a accès, via l’interface Stock-Util, aux données sur les produits en stock et peut ainsi préparer le bon de préparation de commande. Ensuite, ce bon passe par le responsable transport qui affecte le transporteur adéquat à la commande préparée. Pour finir, ces données sont envoyées via le réseau Wi-Fi sur les PDA et le PC de la plate-forme logistique. Le magasinier a accès sur son PDA à un listing de bon de préparation avec toutes les informations nécessaires pour préparer sa commande. Il scanne les étiquettes de chaque palette chargée. Une fois cela terminé, une liste de colisage et un bon de transport sont imprimés et le camion du transporteur chargé. Stock-Util fournit également des statistiques concernant la production, les états des stocks et les transferts de produits opérés entre les différentes entités de Coexpan.

Fiabilisation des données, hausse de la productivité et visibilité en temps réel
 » Le temps gagné, grâce à cette solution, s’est très rapidement fait sentir et ce, à tous les niveaux de l’entreprise, déclare Benoit Fraud, Responsable Logistique. Auparavant, l’édition d’une liste de colisage prenait de 15 à 90 minutes en fonction du nombre de palettes expédiées. Maintenant, c’est l’affaire de quelques secondes. Avant, en production, chaque opérateur de production notait à la main, le poids et les différentes références de chaque bobine produite, ces informations étaient ensuite ressaisies au niveau de la logistique avec son lot d’erreurs et de temps perdu. Aujourd’hui, toutes les informations sont transmises automatiquement et sans erreur. « Au vu de ces résultats positifs, Coexpan a choisi Nomadvance pour déployer une solution similaire pour la deuxième usine française de Coexpan, FSP spécialisée dans la production de feuilles barrière. Par Marc Chabreuil

Un carter d’huile géant en polyamide pour véhicules hors route

MTU Friedrichshafen, filiale de Tognum, fabrique des moteurs dont les cylindrées vont de 10,5 à 21 litres pour une puissance de 270 à 730 kW. Leur  production en grande série a débuté à l’automne 2009 avec la version V12 destinée à des générateurs de secours et à courant constant. Dans un second temps, ces moteurs équiperont des engins agricoles, industriels et de chantier tels que des moissonneuses-batteuses, des broyeurs et des grues.Pour le secteur dit « hors route », l’industriel a fait le pari de doter ses moteurs de la série 1.600 d’un carter d’huile en polyamide Ultramid A3HG7 Q17 (PA 66) de BASF développés et fabriqués en petite série par Hummel Formen GmbH à Lenningen (Allemagne). Quatre exemplaires ont déjà été produits. Il s’agit des plus gros carters d’huile en polyamide jamais produits à ce jour. En se substituant à leurs classiques homologues en fonte d’aluminium coulée sous pression dans ce type d’application, ils génèrent un gain de poids est de l’ordre de 40 à 50 %. Pour satisfaire au strict cahier des charges, la résine doit non seulement posséder une bonne aptitude à l’écoulement, mais supporter en outre un contact de 24.000 heures dans diverses huiles à 120 °C. De plus, comme il arrive que le moteur soit posé sur le carter d’huile, le matériau doit impérativement offrir une rigidité suffisante tout en étant capable d’absorber les chocs et les vibrations. La réussite de la mise au point repose notamment sur le logiciel de simulation universel Ultrasim de BASF qui a permis aux spécialistes d’étudier directement par ordinateur la pression d’éclatement statique ainsi que la montée en température du carter sous tension, mais aussi le remplissage, le gauchissement, le fluage, la fréquence propre et les analyses modales. Parallèlement, la pièce a été soumise à des essais physiques. Les essais effectués sur le pot vibrant de BASF ont prouvé que la résine était capable de satisfaire aux critères extrêmement sévères de tenue au vieillissement dans l’huile. En effet, 1.000.000 de chocs dans chaque direction spatiale et sous différentes accélérations, tout cela en contact avec de d’huile chaude, n’ont pas altéré les carters d’huile ni provoqué de fuites. Selon la variante des trois moteurs en V à laquelle se destine le carter d’huile (V8, V10 ou V12), il suffit de changer les inserts pour transformer rapidement le moule polyvalent de Hummel Formen. Ces pièces de MTU marquent une nouvelle avancée dans l’histoire des carters d’huile en matière plastique Ultramid. Elles avaient été précédés en 2003 par le premier carter d’huile de camion en polyamide du Mercedes Actros BR 500, puis par le carter d’huile des moteurs Avalon de Cummins et celui du Ford Scorpio en 2009.Marc Chabreuil