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Revue du web : quels sont les meilleurs robots français ?

Posté le par La rédaction dans Informatique et Numérique

Connaissez-vous Nao le petit robot humanoïde, Jessiko le poisson robot sociable et autonome, Roméo, SmartBot et les autres ? Nés en France, ils comptent bien conquérir le monde ! Présentation en vidéos...

Cette semaine dans notre revue du Web, consacrée à la robotique française :

  • NAO, un succès français : le petit robot humanoïde d’Aldebaran Robotics tient le haut du pavé tricolore ;
  • ROMEO, le petit frère, destiné à l’assistance aux personnes âgées ou handicapées ;
  • e-vigilante, le robot rondier d’EOS Innovation ;
  • Jessiko, le poisson robot social et autonome ;
  • SmartBot, plate-forme alsacienne de divertissement mobile ;
  • Et pour finir, pas de cocorico pour le gadget (inutile ?) de la semaine : « Automato », le robot foireux et hilarant de Heinz

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NAO, un succès français

Pour débuter notre quarante-cinquième Revue du Web, arrêtons-nous un instant sur la superstar des robots tricolores, le petit NAO.

Conçu par la société française Aldebaran Robotics, une start-up basée à Paris, NAO défraie la chronique tant son succès semble ne plus avoir de limites.

Adoubé par les universités et les laboratoires de recherche du monde entier, ce poids plume de 58 centimètres de haut serait parvenu à transformer – et ce pour un grand nombre d’observateurs – Aldebaran Robotics en leader mondial dans le domaine de la robotique humanoïde.

Sorti de l’anonymat pour la première fois à la fin de l’année 2006, ce n’est véritablement qu’en 2007 qu’il explose aux yeux de tous, lorsque la RoboCup – tournoi international de robotique, l’une des vitrines de l’innovation robotique – décide de se servir de NAO comme plate-forme standard de la compétition, damant le pion au géant japonais Sony et à son chien robot Aibo.

Les universités et les laboratoires de recherche du monde entier se l’arrachent, utilisant les capacités d’interaction du petit robot et sa grande polyvalence aussi bien comme support pédagogique que comme plate-forme de recherche. Alors que NAO équipait déjà près de 500 établissements, Aldebaran Robotics se décide, en 2012, à proposer son robot au grand public.

Programmable, son point fort est qu’il incarne l’accès à l’innovation concrète. NAO dispose d’un corps avec pas moins de 25 degrés de liberté (comprenant moteurs et actionneurs électriques), de deux caméras, de quatre microphones, d’un télémètre sonar lui permettant d’estimer les distances aux obstacles dans son environnement, avec une portée de détection allant de 0 à 70 centimètres, de deux émetteurs et récepteurs infrarouges, de neuf capteurs tactiles et de huit capteurs de pression.

Suivant ce pour quoi il est programmé, il peut danser, chanter ou encore… jouer au foot.

Il tourne sur un processeur Intel ATOM 1,6 GHz exploitant un noyau Linux et supportant le middleware exclusif d’Aldebaran (NAOqi). Il dispose d’une autonomie d’environ 90 minutes, et est également équipé d’un gestionnaire de chute totalement innovant, qui a pour rôle de détecter le moment ou le centre de masse de NAO sort du « polygone de sustentation », défini par la position du ou des pieds en contact avec le sol.

Que de chemin parcouru depuis 2006, jusqu’à la nouvelle génération, le « NAO Next Gen » qui tient d’ailleurs toutes ses promesses !

 

ROMEO, le petit frère ?

Si NAO est bien la superstar des robots humanoïdes français, son petit frère ROMEO, également conçu par les Parisiens de Aldebaran Robotics, pourrait bien un jour lui tenir la dragée haute et passer du statut de dauphin à celui de star à part entière.

Un premier prototype de ce robot fut dévoilé à la presse, aux professionnels et aux partenaires du projet début 2012, levant un peu le voile sur les intentions du pôle de compétitivité français Cap Digital, chef d’orchestre du projet.

ROMEO est un robot humanoïde qui, du haut de son mètre quarante, devrait révolutionner l’assistance aux personnes âgées ou handicapées.

« Les robots humanoïdes auront un rôle essentiel à jouer en assistant les personnes âgées dans leur vie quotidienne, en leur permettant de rester chez elles plus longtemps et de conserver le plus d’autonomie possible », peut-on lire sur le site d’Aldebaran Robotics.

Les responsables du projet mettent l’accent sur le coût exorbitant des séjours hospitaliers à long terme pour promouvoir ROMEO comme une « alternative économiquement pertinente », offrant une plate-forme idéale d’assistance pour les soins médicaux à distance, tout comme son grand frère NAO.

Une fois sorti de la phase de développement, ROMEO devrait être capable de marcher, de se repérer face à des obstacles, de manipuler des objets du quotidien (bouteille, clés, ouvrir une porte…), de porter des objets (voire des humains) et de porter secours à un être humain en cas de chute.

Le projet, d’un montant total avoisinant les 10 millions d’euros, est financé par la Région Île de France, la Direction Générale de la Compétitivité, de l’Industrie et des Services et la Ville de Paris, et est subventionné à hauteur de 4,9 millions d’euros. Les plus optimistes attendent une mouture plus aboutie courant 2015.

e-vigilante, vaisseau amiral de EOS Innovation

Le robot mobile et autonome e-vigilante, dédié à la surveillance des entrepôts et sites industriels étendus, peut être considéré comme le vaisseau amiral de la jeune société française EOS Innovation, fondée en 2010 par David Lemaître et basée à Evry, en région parisienne.

Bien que la plate-forme d’e-vigilante soit encore expérimentale, rien ne l’empêche de remplir gaillardement sa fonction première : donner l’alerte en cas d’intrusion dans un entrepôt (ou tout autre type d’espace clos), ou en cas d’incidents (comme une fuite d’eau ou un départ d’incendie). L’information est transmise à un agent de sécurité – e-vigilante est connecté à internet via wifi – qui prend alors le contrôle du robot.

En effet, le robot rondier d’EOS Innovation est totalement autonome, une première en Europe, aidé dans sa tâche par un système complet de cartographie et de navigation mis au point à l’école des Mines de Paris.

Cette plate-forme robotique modulaire et évolutive embarque à son bord de nombreux capteurs, une caméra infrarouge motorisée à 360°, des enceintes et des microphones, ainsi que quelques moyens de dissuasion – tels qu’un flash aveuglant et une alarme stridente.

Le robot rondier ne dépasse pas les 25 centimètres de hauteur, dispose de plus de 7 heures d’autonomie et est équipé d’une connectique USB.

e-vigilante effectue des rondes définies ou aléatoires sur un périmètre assigné, à une vitesse comprise entre 8 et 10 km/h, vitesse à laquelle il pourra bientôt parcourir les entrepôts du groupe Casino pour un essai, avant peut-être de se lancer dans une production industrielle courant 2014.

Jessiko, poisson robot social et autonome

On reste en région parisienne, mais on va cette fois-ci du côté de Palaiseau pour rendre visite à la start-up Robotswim, dont le poulain « Jessiko » est un poisson robot social et autonome qui fait de plus en plus parler de lui, et qui semble avoir le vent en poupe.

Las d’organiser des concours de robotique – la coupe de France de football des robots – alors que son cerveau fourmille d’idées et que son carnet d’adresse est plein à craquer, Christophe Tiraby a décidé de franchir le cap et de devenir un acteur de ce marché, avec la mise au point d’un robot poisson de petite taille et au faible coût de production.

Nous sommes en 2005, et Jessiko vient tout juste de naître.

Conçu pour nager en banc, ce poisson d’une vingtaine de centimètres de long réagit à son environnement et aux informations provenant aussi bien de l’extérieur que des autres poissons grâce à deux microprocesseurs embarqués.

Mais c’est surtout sa « tête chercheuse » révolutionnaire, nœud central d’un procédé de localisation basé sur les ondes lumineuses qui donne toute son autonomie à Jessiko, et qui attise par là même les convoitises de nombreux fabricants de robot.

Il peut atteindre une vitesse de pointe de plus de 20 centimètres par seconde grâce aux battements rapides de sa nageoire arrière, la nageoire avant – proéminente – lui permet de contrôler le roulis, et son aileron lui permet de gérer au mieux sa flottabilité en influant sur le volume d’eau déplacé.

Il remporte le Grand Prix de l’Innovation de la Ville de Paris en novembre 2009, catégorie Design, et c’est peut-être là que le bât blesse : Jessiko semble pour le moment n’être destiné qu’à orner les aquariums du monde entier, animant grands magasins et événements en tous genres, mais il pourrait à l’avenir embarquer divers capteurs pour fournir des renseignements sur la qualité de l’eau et sur son pH.

SmartBot, plate-forme de divertissement mobile

Dirigeons-nous enfin vers Mutzig, petite commune du Bas-Rhin, pour jeter un œil à une petite plate-forme de divertissement mobile baptisée SmartBot.

Bien qu’elle puisse faire pâle figure comparée au robot humanoïde NAO d’Aldebaran Robotics, la petite plate-forme robotique a désormais un peu plus qu’un simple succès d’estime.

Conçue par la start-up Overdrive Robotics, le petit engin utilise un smartphone en guise de cerveau et d’interface utilisateur, ce qui lui permet d’être particulièrement polyvalent.

Pour contrôler ou jouer avec la plate-forme SmartBot, quatorze applications gratuites sont disponibles. Vous pouvez même créer vos propres applications et les soumettre aux développeurs de la start-up via SmartBot SDK.

Les 500 grammes de SmartBot sont compatibles avec les principaux systèmes d’exploitation – Android, iOS, Windows Phone – et peuvent se réserver sur le site du fabricant pour 160 euros.

Le gadget (inutile ?) de la semaine : « Automato », le robot foireux et hilarant de Heinz

Pas de cocorico par contre pour le gadget (inutile?) de la semaine, car nous nous sommes laissés charmer par un grand classique de la publicité virale, le robot « Automato » de la marque américaine Heinz, le géant du ketchup.

Mis au point en 2005 par Bill Fienup et Barry Kudrowitz, deux talentueux ingénieurs du prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT) pour les besoins d’un concours, le « Ketchup Crapper » fut un succès immédiat de par son extrême décalage et ses nombreux ratés potaches, qui augmentèrent d’autant le coefficient sympathie de la bête télécommandée.

Le but du Ketchup Crapper ? Essayer tant bien que mal d’agrémenter nos assiettes de ketchup tout en crânant avec ses petits bras verts musclés. Spectacle et second degré garantis !

Posté le par La rédaction


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