Plus de 600 salariés de Google ont signé une lettre, publiée lundi, qui réclame à la direction du groupe de renoncer à fournir à l’armée américaine ses modèles d’intelligence artificielle (IA) pour des opérations classifiées.
Selon le site The Information, la filiale d’Alphabet est actuellement en discussion avec le Pentagone concernant son IA.
Plusieurs cadres de l’entreprise figurent parmi les signataires, selon une déclaration consultée par l’AFP.
« En l’état, il n’y a aucun moyen de s’assurer que nos outils ne seront pas utilisés pour faire des dégâts affreux ou rogner les libertés individuelles, loin des regards », a commenté, dans la déclaration, l’un des employés, dont le nom n’a pas été révélé.
Le ministère de la Défense cherche à diversifier son IA alors qu’il dépend encore, pour l’instant, de celle d’Anthropic, avec laquelle il est en contentieux.
Fin février, le gouvernement Trump a décrété la rupture de tous les contrats le liant à la start-up californienne, une décision contestée en justice par Anthropic.
Il s’est ensuite entendu avec OpenAI pour intégrer ses modèles aux opérations classifiées, mais le processus doit prendre plusieurs mois.
Tout comme Anthropic, Google a demandé à ce que son IA ne puisse pas être sollicitée pour de la surveillance de masse aux Etats-Unis ou pour des attaques mortelles.
Mais le gouvernement estime qu’il lui est suffisant de s’engager à agir dans le cadre de la loi.
Google est déjà prestataire du ministère de la Défense, mais pour des activités non classifiées.
En 2018, un mouvement interne avait poussé le groupe à renoncer à participer au projet Maven, qui s’appuyait sur l’IA pour analyser des images recueillies par des drones.
arp-tu/eml
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