Le constructeur automobile français Renault Group a annoncé vendredi qu’il avait franchi le cap symbolique du million de voitures électriques produites en France depuis ses débuts dans cette technologie, en 2010.
Le pôle nordiste de l’entreprise, « premier pôle européen de production de véhicules électriques », selon Renault Group, a concentré plus de la moitié de cette production française, avec 600.000 voitures électriques fabriquées à Douai et Maubeuge.
« En 15 ans, le véhicule électrique est passé du statut de pari technologique à celui de réalité industrielle et de succès commercial », observe le constructeur automobile français dans un communiqué.
Le groupe au losange, qui s’était lancé dans l’électrique avec ses modèles pionniers Zoe (citadine) et Kangoo ZE (utilitaire), a depuis largement étoffé sa gamme.
Avec 2.947 ventes en juin, la nouvelle Renault 5 électrique occupe la deuxième place des ventes de voitures électriques sur le marché français, derrière la Tesla Model Y (3.874 immatriculations en juin), selon les dernières données du cabinet AAA Data et de la Plateforme automobile (PFA, fédération des constructeurs et équipementiers automobiles français).
« Mon objectif, c’est qu’une voiture électrique, d’ici 2030, soit au prix d’une voiture hybride aujourd’hui, toutes nos équipes sont concentrées sur ça », a déclaré vendredi sur RTL François Provost, directeur général du groupe Renault, qui détient également les marques Dacia et Alpine.
Selon des données publiées en juin par le cabinet spécialisé AAA Data, le prix moyen d’une voiture neuve s’établit en France à 42.541 euros pour une électrique, 36.757 euros pour une hybride, contre 25.202 euros pour une motorisation essence et 45.463 euros pour un moteur diesel.
M. Provost a plaidé pour « un gel réglementaire » plutôt que pour la multiplication de nouvelles normes.
En mars, le groupe avait annoncé son intention de ne vendre que des véhicules à moteurs électriques ou hybrides en Europe d’ici 2030, soit cinq ans avant l’échéance initialement fixée pour une interdiction de la vente de véhicules thermiques neufs dans l’Union européenne, assouplie en décembre dernier.
Au total, « depuis 2021, nous avons investi 13 milliards d’euros pour bâtir les chaînes de valeur de l’électrique au sein de nos entités en France. Si les conditions sont réunies, nous investirons 13 milliards d’euros supplémentaires dans le cadre de notre plan moyen terme », a indiqué M. Provost dans le communiqué diffusé par son groupe.
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