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Conclusion
Responsabilité environnementale et réglementation internationale
G1036 v2 Article de référence

Conclusion
Responsabilité environnementale et réglementation internationale

Auteur(s) : Sandrine MALJEAN-DUBOIS

Date de publication : 10 oct. 2025 | Read in English

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RÉSUMÉ

Cet article traite des liens entre responsabilité environnementale et règlementation internationale. Il pose la question de la responsabilité de l’État pour les dommages environnementaux. Il montre les conditions auxquelles elle peut être engagée et identifie les obstacles à sa mise en œuvre. Il souligne en particulier la difficulté à faire intervenir une juridiction internationale. En outre, si le juge national demeure le juge de droit commun du respect du droit international, il intervient encore peu à cet effet. Les procès climatiques pourraient toutefois créer un élan et favoriser à l’avenir l’implication du juge national dans le renforcement de l’effectivité du droit international de l’environnement.

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Auteur(s)

  • Sandrine MALJEAN-DUBOIS : Directrice de recherche au CNRS - Aix-Marseille univ., université de Toulon, univ. Pau & Pays Adour, CNRS, DICE, Aix-en-Provence, France

INTRODUCTION

La « responsabilité » environnementale est entendue comme l’obligation de répondre d’un dommage à l’environnement devant la justice et d’en assumer les conséquences civiles, pénales, disciplinaires, etc. .

En droit international, c’est d’abord la responsabilité de l’État, en tant que principal sujet du droit international. C’est pourquoi cet article sera exclusivement consacré à la responsabilité de l’État, sachant que la responsabilité internationale des organisations internationales obéit, sauf nécessaire adaptation, aux mêmes règles. Quant à la responsabilité pénale de l’individu, devenue un sujet de droit international, elle peut également être engagée pour violation de normes internationales, mais seulement dans des hypothèses très limitées, qui restent marginales du point de vue de la protection de l’environnement.

La responsabilité de l’État est une conséquence de la non-application du droit. Le principe est que l’auteur d’une violation d’une obligation juridique doit en répondre à l’égard du ou à des sujets auxquels il a causé préjudice en portant atteinte à ses ou à leurs droits . Comme l’a affirmé la Cour permanente de justice internationale dès 1928, « c’est un principe de droit international, voire une conception générale du droit, que toute violation d’un engagement comporte l’obligation de réparer » . Le régime de cette responsabilité est d’origine coutumière et demeure aujourd’hui essentiellement coutumier. Cela signifie que peu de règles conventionnelles – traités – sont venues préciser ou compléter les règles coutumières. Les principes qui régissent cette responsabilité permettent de la comparer à une responsabilité civile en droit national.

Nous analyserons les conditions de la responsabilité environnementale de l’État en droit international (première partie), avant d’identifier les modalités de règlement des différends (deuxième partie). Nous montrerons ensuite que dans certaines hypothèses les États ont transféré la responsabilité vers les opérateurs en instaurant des régimes de responsabilité civile « sans faute » (troisième partie). Enfin, nous soulignerons le rôle du juge national dans le contrôle du respect du droit international (quatrième partie).

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DOI (Digital Object Identifier)

https://doi.org/10.51257/a-v2-g1036

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5. Conclusion

Le droit international de l’environnement s’est considérablement étoffé ces dernières années. Lorsqu’ils violent leurs obligations internationales et que cela cause des dommages à l’environnement, les États engagent leur responsabilité internationale et ont l’obligation de réparer le dommage causé. En cas de différend à ce sujet, il est toutefois difficile de trouver une juridiction compétente, en raison de l’obstacle que représente le principe de consentement à la juridiction internationale. C’est pourquoi des procédures non contentieuses ont été élaborées dans le cadre de plusieurs conventions internationales qui sont plus adaptées au champ de l’environnement et fonctionnent dans l’ensemble de manière très efficace.

Dans certains domaines, les États ont aussi établi des régimes de responsabilité civile qui transfèrent la responsabilité vers les opérateurs. Enfin, le juge national est le juge de droit commun du respect du droit international. Si le juge français ne joue qu’un rôle limité de ce point de vue pour l’instant, ce rôle pourrait être appelé à se développer à l’avenir. Même si l’édifice est imparfait, le droit international de l’environnement contribue ainsi, directement et indirectement, à resserrer l’étau autour des opérateurs privés et les conduit à progressivement mieux prendre en compte la protection de l’environnement.

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BIBLIOGRAPHIE

  • (1) - CORNU (G.) -   Vocabulaire juridique.  -  PUF (2020).

  • (2) - DUPUY (P.-M.), KERBRAT (Y.) -   Droit international public.  -  Dalloz (2018).

  • (3) - CPJI -   Usine de Chorzów.  -  Série A, n° 17, p. 29 (1928).

  • (4) - BECK (U.) -   La société du risque. Sur la voie d’une autre modernité.  -  Flammarion (2008).

  • (5) - PIERRE (P.) -   La place de la responsabilité objective. Notion et rôle de la faute en droit français.  -  Revue juridique de l’Ouest, n° 4, p. 403-423 (p. 403) (2010).

  • (6) - DELEAU (O.) -   La Convention sur la responsabilité internationale pour les dommages causés par des objets spatiaux.  -  Annuaire français de droit international,...

1 Réglementation

Accord de Paris sur les changements climatiques (2015).

Accord régional d’Escazù sur l’accès à l’information, la participation publique et l’accès à la justice à propos des questions environnementales en Amérique latine et dans les Caraïbes (2018).

Convention d’Aarhus sur l’accès à l’information, la participation du public au processus décisionnel et l’accès à la justice en matière d’environnement (1998).

Convention de Ramsar relative aux zones humides d’importance internationale particulièrement comme habitats des oiseaux d’eau (1971).

Convention de Vienne relative à la responsabilité civile en matière de dommages nucléaires (1963).

Convention dite « OSPAR » pour la protection du milieu marin de l’Atlantique du Nord Est (1992).

Convention internationale sur la responsabilité civile pour les dommages dus à la pollution par les hydrocarbures (1992).

Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide (1948).

Convention sur la diversité biologique (1992).

Convention sur la responsabilité internationale pour les dommages causés par des objets spatiaux (1971).

Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (1992).

Directive 2004/35/CE du Parlement européen et du Conseil du 21 avril 2004 sur la responsabilité environnementale en ce qui concerne...

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