Traitement des minerais
Métallurgie du molybdène
M2380 v1 Article de référence

Traitement des minerais
Métallurgie du molybdène

Auteur(s) : Pierre BLAZY, El-Aïd JDID

Date de publication : 10 sept. 2012

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Présentation

1 - Historique du molybdène

2 - Propriétés physiques et chimiques

  • 2.1 - Propriétés physiques
  • 2.2 - Propriétés chimiques

3 - Minéraux du molybdène

4 - Gisements

  • 4.1 - Gisements de porphyres
  • 4.2 - Gisements métamorphiques de contact et pyrométasomatiques
  • 4.3 - Gisements pegmatitiques et aplitiques

5 - Réserves

6 - Méthodes d’exploitation minière

7 - Traitement des minerais

8 - Traitement des concentrés de molybdénite

9 - Principales fabrications

  • 9.1 - Fabrication du ferromolybdène
  • 9.2 - Fabrication du carbure de molybdène
  • 9.3 - Fabrication des sels de molybdène
  • 9.4 - Fabrication du molybdène métal en poudre
  • 9.5 - Fabrication du molybdène métal en lingots ou sous forme massive
  • 9.6 - Fabrication du molybdène métal par électrolyse ignée

10 - Récupération du molybdène secondaire

Sommaire

Présentation

RÉSUMÉ

Le molybdène est un métal réfractaire utilisé principalement dans les alliages et les aciers inoxydables. Il est essentiellement issu de la molybdénite (MoS2), présente généralement dans les gisements de porphyres de molybdène ou de cuivre. La molybdénite est flottée pour produire des concentrés de MoS2, qui sont purifiés ou convertis en trioxyde MoO3 par grillage, selon les utilisations industrielles. Le molybdène métal est obtenu à partir de MoO3 pur ou d'un molybdate d'ammonium.

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Auteur(s)

  • Pierre BLAZY : Professeur honoraire - Ancien directeur de l’École Nationale Supérieure de Géologie (ENSG)

  • El-Aïd JDID : Docteur ès Sciences - Ingénieur de Recherche au Laboratoire Environnement et Minéralurgie (LEM), UMR 7569, Université de Lorraine (ENSG-INPL), CNRS

INTRODUCTION

La métallurgie du molybdène met en œuvre une suite d’opérations combinant la minéralurgie, la pyrométallurgie et l’hydrométallurgie, nécessitées par la nature de la ressource. En effet, comme la plupart des métaux de base non ferreux, le molybdène est associé au soufre et la molybdénite MoS2 son principal minéral, est contenue généralement en des teneurs basses à très basses dans des minerais complexes dans leurs associations minérales, en particulier dans les sulfures de cuivre. C’est ainsi que la plupart des gisements de molybdène sont des gisements de cuivre à partir desquels la molybdénite est récupérée comme sous-produit, lorsque les conditions technico-économiques sont favorables.

La démarche classique de récupération du molybdène à partir des minerais consiste à produire d’abord un concentré de molybdénite par flottation. Ce concentré est ensuite transformé par divers procédés pyro et/ou hydrométallurgiques en des produits utilisables par l’industrie. Généralement, MoS2 est converti en un oxyde technique MoO3 par un grillage oxydant. L’oxyde technique peut être purifié par un simple lavage à l’eau, par sublimation ou par attaque en milieu ammoniacal. Toutes ces opérations sont énergivores et, au coût de l’énergie, s’ajoutent les contraintes dues à la nature des minerais à basses teneurs. Ainsi, les mines de molybdène ont présenté de tout temps des alternances de fermeture et d’ouverture, bien que ce métal ait une importance stratégique dans la fabrication d’alliages de haute technicité.

L’oxyde de molybdène est la matière première pour les fabrications du molybdène métal et des autres composés organiques et inorganiques. Dans certaines applications, le sulfure MoS2 est également utilisé. Le métal très pur existe sous forme de poudre, sous forme massive ou en lingots.

Le molybdène secondaire est recyclé par hydrométallurgie et/ou pyrométallurgie, selon les types de matériaux à valoriser.

Les utilisations du molybdène et de ses composés concernent de nombreux secteurs industriels, notamment l’élaboration des aciers inox, des aciers spéciaux, des superalliages, des fontes, des catalyseurs, des lubrifiants, des pigments, etc.

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DOI (Digital Object Identifier)

https://doi.org/10.51257/a-v1-m2380

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7. Traitement des minerais

7.1 Minéralurgie

Le traitement des minerais de molybdène est essentiellement basé sur la flottation de la molybdénite. Dans les porphyres à molybdène, la molybdénite est le principal composant à valoriser. En revanche, elle ne peut représenter économiquement qu’un sous-produit dans les porphyres cuprifères.

Pour les porphyres à molybdène seul, le traitement par flottation est simple. Compte tenu de l’excellente flottabilité de la molybdénite, peuvent être utilisés du kérosène, du fuel, de l’huile distillée à la vapeur et autres réactifs hydrocarbonés. Ces réactifs sont préférés aux xanthates et aux autres collecteurs qui s’adsorbent sur d’autres sulfures accessoires (de cuivre et de fer), dont la flottation conjointe avec la molybdénite n’est pas désirable.

Pour les porphyres cuprifères à molybdène, une séparation Cu/Mo doit être réalisée en faisant appel à des activants ou à des déprimants de certaines espèces sulfurées, suivant des schémas plus ou moins complexes. Les collecteurs les plus économiques sont les xanthates et le méthylisobutylcarbinol (MIBC) qui est aussi un moussant. D’une façon systématique, afin d’assurer une bonne récupération, il est effectué une flottation globale des sulfures et ensuite un traitement du concentré global par des opérations successives de rebroyage et de flottation sélective jusqu’à l’obtention d’un concentré final riche en MoS2.

Lorsque les rebroyages provoquent la formation de particules ultra-fines de molybdénite, il peut être avantageux de les agglomérer sélectivement avant la flottation, en utilisant le MIBC ou le Latex UBC-1 à un pH légèrement acide, de l’ordre de 5,5 .

La complexité des opérations qui succèdent au dégrossissage est liée aux très faibles teneurs des minerais à l’entrée des circuits de flottation. En effet, il faut arriver à...

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BIBLIOGRAPHIE

  • (1) - AUBRY (J.) -   Combinaisons avec les éléments du groupe VI – Oxydes de molybdène  -  In « Nouveau traité de chimie minérale. Chrome, molybdène, tungstène ». P. Pascal, Masson et Cie, pp. 640-655 (1959).

  • (2) - SALATIC (D.), SALATIC (V.) -   Valorisation of molybdenite from majdanpek copper concentrate  -  Proceedings of the XXI International Mineral Processing Congress, Vol. 3, Rome pp. C8b-9-C8b-14 (23-27 Juillet 2000).

  • (3) - CHANDER (S.), FUERSTENAU (D.W.) -   On the natural floatability of molybdenite  -  Trans. AIME/SME, vol. 252, pp. 62-73 (1972).

  • (4) - CASTRO (S.H.), STOCKER (R.), LASKOWSKI (J.S.) -   The effect of hydrophobic agglomerant on the flotation of fine molybdenite particles  -  Proc. Of the XXth IMPC, Aachen, vol. 3, pp. 559-569 (1997).

  • (5) - BORN (C.A.), BENDER (F.N.), KIEHN (O.A.) -   Molybdenite flotation reagent development at Climax (Colorado)  -  Flotation, A.M. Gaudin Memorial, published by AIME, vol. 2, chap. 41, pp. 1147-1184 (1976).

  • ...

DANS NOS BASES DOCUMENTAIRES

1 Revues et sites spécialisées

– Separation Science and Technology

– Engineering and Mining Journal

– Hydrometallurgy...

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