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Arkamys veut démocratiser le son à 360°

Posté le par Xavier Lula dans Innovations sectorielles

Pour qu'elle soit spectaculaire, une séance de réalité virtuelle implique que le son soit tout aussi immersif que la vidéo. Arkamys y travaille, sur la base d'équipements techniques – le smartphone – accessibles au plus grand nombre.

En toute logique, les expériences de réalité virtuelle à 360° gagnent en réalisme lorsque le son est lui aussi directif. Avec son procédé Spatial Audio inauguré au printemps dernier et consacré à sa plateforme Youtube, la société Google n’en est pas moins convaincue. «Mais le format audio employé est professionnel, tempère Frédéric Amadu, responsable de l’innovation chez Arkamys. Et un micro ambisonique coûte 1000 €, sans oublier la connectique elle aussi très pro. Notre objectif, c’est de proposer à tous les publics de créer du son à 360°, à partir d’un téléphone portable.»

Le traitement du son, Arkamys connaît. C’est l’expertise de cette entreprise française née en 1998 et qui, depuis 2003, vend ses services à l’industrie de l’électronique grand public, de l’automobile (Renault et Peugeot font partie de ses clients) et de la téléphonie mobile. Sa nouvelle certification, Audio by Arkamys, se veut l’équivalent du THX pour le cinéma et le Home Cinema, et pourrait accroître sa notoriété auprès du grand public. Son métier consiste à développer des algorithmes et des logiciels, équipant le plus souvent à des processeurs de signal numérique (DSP), qui amélioreront la qualité de l’enregistrement et de la reproduction sonore.

Au moins trois micros pour du son à 360°

Dans le cas du son à 360°, ces logiciels se nomment VR Capture et VR Play. «Le premier est un plug-in, une bibliothèque de programmes, qui peut tourner sur un ordinateur, un téléphone portable, etc. et que nous vendons au fabricant, précise Frédéric Amadu. VR Capture prend en charge plusieurs micros et identifie les capacités acoustiques du produit.» Mais y a-t-il assez de micros sur les téléphones actuels ? «Notre système en requiert au moins trois, poursuit Frédéric Amadu. De plus en plus de modèles en possèdent deux, et certains bénéficient de deux micros à l’avant, et deux à l’arrière. La dernière plateforme Snapdragon de Qualcomm (l’un des grands fabricants de processeurs pour smartphones, NDLR) est même capable d’utiliser jusqu’à six micros.»

Les téléphones appropriés ne devraient donc pas manquer à l’avenir. En attendant, pour les besoins de sa démonstration au dernier CES de Las Vegas, Arkamys avait fabriqué un micro ambisonique externe composé de quatre microphones MEMS de téléphone portable. Le principe ne diffère pas dans le fond. «Il s’agit d’enregistrer une piste audio à 360° qui sera multiplexée avec la piste vidéo à 360°, explique Frédéric Amadu.  Notre logiciel capture le champ sonore et toutes les informations nécessaires pour le restituer.» Le logiciel VR Play, associé à un téléphone ou un casque de réalité virtuelle, se charge d’établir la correspondance entre les sphères vidéo et audio. «Il sert à positionner le son dans l’espace en fonction de l’orientation de la tête de l’utilisateur» ajoute-t-il.

Les téléphones portables permettant de filmer à 360° ont fait leur arrivée. Témoin le Sfera de la marque Yezz – qui n’est pas la plus connue il est vrai – dévoilé aussi au CES en janvier dernier.  Avec sa solution, le français Arkamys espère prendre position sur ce marché effervescent, que ce soit dans le registre du divertissement ou des applications professionnelles.

Par Frédéric Monflier

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Posté le par Xavier Lula


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