L’éolien flottant a son appel à projets

En mer Méditerranée, deux zones se situent proche du Parc Naturel Régional de la Narbonnaise en Méditerranée, dans le Languedoc-Rousillon, au large des étangs de Leucate et au large de la commune de Gruissan. Une zone est située plus à l’Est, en Provence-Alpes-Côte-d’Azur, au large du phare de Faraman et au sud-est du parc régional de Camargue.

Ces quatre zones sont « les plus favorables au regard des enjeux techniques et d’acceptabilité », souligne le ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie dans un communiqué. Elles ont été choisies suite à des « concertations locales avec tous les usagers de la mer, et en particulier les pêcheurs, pour préciser le périmètre des zones propices », précise-t-il.

La ministre de l’Energie Ségolène Royal annonce un appel à projets « fermes pilotes éoliennes flottantes » sur ces quatre zones pour la fin du mois de juillet. Cet appel à projets sera financé par le programme des investissements d’avenir et par des tarifs de rachat de l’électricité produite. L’objectif est de « lancer une nouvelle filière industrielle prometteuse pour la France », assure le Ministère.

L’éolien flottant pour de nouveaux sites

Le développement de l’éolien offshore est actuellement limité en France par la fixation des fondations de l’éolienne en profondeur. Cela limite les projets, en butte à l’acceptabilité de la population du littoral, et nécessitant de lourds investissements pour les infrastructures. Montées sur flotteurs et ancrées au fond de la mer, les éoliennes flottantes ont un moindre impact environnemental, résistent aux conditions en haute mer, loin de la vue du rivage dans des zones de grande profondeur jusqu’ici inaccessibles. Situées entre 10 et 20 km des côtes, ces fermes pilotes pourraient s’ériger dans le courant de l’année 2018. Chacune devrait compter entre 3 et 10 éoliennes pour une production de 20 à 50 mégawatts par ferme.

Le Grenelle de l’environnement vise l’installation de 8 000 éoliennes d’ici 2020, soit 25 gigawatts (GW) dont 6 GW fournis par des éoliennes offshore. La loi de transition énergétique pour la croissance verte va au-delà. Elle projette de produire 40 % de notre électricité à partir de sources renouvelables à l’horizon 2030. Les objectifs de développement, filière par filière, notamment pour l’éolien offshore, seront définis par les programmations pluriannuelles de l’énergie, dont la première couvrira la période 2016-2023. Fin 2014, seulement 9,1 GW d’installations éoliennes étaient installées en France et aucune éolienne offshore n’était déjà en activité.

Par Matthieu Combe, journaliste scientifique
 

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Identification d’une « super autoroute cosmique »

La plupart des grandes galaxies spirales comme notre Voie Lactée sont entourées de dizaines de petites « galaxies satellites » qui orbitent autour d’elles. Ces galaxies naines sont constituées de quelques milliards d’étoiles, alors que les galaxies spirales peuvent atteindre mille milliards d’étoiles. Pour notre galaxie, comme pour deux de ses voisines les plus proches et les plus grandes (les galaxies d’Andromède et Centaure A), ces satellites ne volent pas simplement autour d’elles de façon aléatoire, contrairement à ce qu’on pourrait attendre si l’Univers était composé majoritairement de matière noire froide.

Au contraire, beaucoup d’entre elles sont localisées sur des plans relativement fins et qui semblent décrire un mouvement de rotation. Cette observation est difficile à réconcilier avec les mécanismes théoriques de formation de galaxies. Une des explications possibles serait que ces petites galaxies répondent en écho à la géométrie d’une l’architecture à bien plus grande échelle. 

Représentation de la répartition et des mouvements de galaxies montrant la « super-autoroute » cosmique connectant la Voie Lactée (MW pour Milky Way) à l’amas de la Vierge (Virgo cluster) et dans la plan de laquelle sont focalisées les galaxies satellites. Cette image a été réalisée avec le logiciel SDvision © Hélène Courtois – Daniel Pomarède

En utilisant les meilleures données disponibles pour analyser le trafic galactique dans notre voisinage, les chercheurs ont traqué les mouvements des galaxies proches et ont identifié ce qui conduit aux comportements observés : un pont de matière s’étend depuis notre groupe local jusqu’à l’amas de la Vierge, cerné de part et d’autre de grandes régions désertiques en expansion, les vides cosmiques. L’équipe de chercheur a ainsi découvert que la direction dominante de l’expansion de ces vides correspond à la direction définissant le plan d’orbite des galaxies satellites. Les galaxies satellites voyagent ainsi sur la voie d’accélération d’une « super autoroute » cosmique qui les focalise vers autour de la Voie Lactée, Andromède et Centaure A, dans des plans bien définis.

Source : CEA

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Bioplastique : nouveau type de PLA résistant à la chaleur

Le PLA est un bioplastique utilisé depuis longtemps qui présente cependant des caractéristiques techniques légèrement moindres que ses homologues issues de l’industrie pétrochimique. En particulier, il possède une moindre résistance à la chaleur : au-delà de 60 °C, le PLA a tendance à se déformer.
Le projet a permis le développement de deux nouveaux types de PLA : le c-PLA synthétisé uniquement à partir de (S)-acide lactique, et le sb-PLA qui peut être indifféremment synthétisé avec 100% de (S)-acide lactique ou 100% de ®-acide lactique. Des additifs sont ensuite introduits pour rendre le plastique résistant aux chocs. Enfin, dans une dernière étape, des atomes de souffre sont ajoutés afin d’augmenter la température limite de déformation jusqu’à 75°C (voire 90°C pour certains cas). Par ailleurs, ces nouveaux types de PLA cristallisent plus rapidement que ceux actuellement sur le marché.
Pour le moment, une installation de démonstration de l’entreprise Uhde-Inventa Fischer permet de produire 500 tonnes de c-PLA par an. Le Fraunhofer IAP a aussi conçu une petite chaîne de production expérimentale opérationnelle pour synthétiser du sb-PLA. Celle-ci n’est cependant pas à même de produire de grandes quantités. La prochaine étape du développement actuellement en cours au Fraunhofer IAP est la conception d’un procédé industriel rentable. En particulier, le moulage par injection doit encore être optimisé pour devenir compétitif.

Source : diplomatie.gouv.fr

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La Chine commence à assembler le plus grand radio-télescope du monde

Désigné par la communauté scientifique sous le nom de Five-hundred-metre Aperture Spherical radio Telescope (FAST), il présentera une ouverture sphérique d’un diamètre de 500 mètres.

Le réflecteur principal du télescope sera composé de 4.450 panneaux triangulaires, qu’ont commencé à installer jeudi les techniciens du projet, a rapporté l’agence Chine nouvelle.

Une fois achevé l’an prochain, il dépassera nettement en dimension le radio-télescope d’Arecibo, situé dans l’île de Porto Rico, qui a un diamètre de 305 mètres.

Le FAST offrira également une sensibilité bien supérieure à celle du système d’Arecibo.

« Il va nous aider à rechercher de la vie intelligente en dehors de notre galaxie et explorer les origines de l’univers », a déclaré le directeur-général de la Société chinoise d’astronomie, Wu Xiangping, selon l’agence.

La Chine avait dû jusque là se reposer sur des informations « de seconde main » dans ce domaine, selon le responsable.

Le FAST, dont la construction a commencé en mars 2011, est installé dans une zone rurale de la province du Guizhou, entre trois collines karstiques formant un support naturel pour la grande parabole.

« Disposer d’un télescope plus sensible permet de recevoir des signaux radio plus faibles et plus distants », a expliqué l’expert en astronomie Wu Xiangping, cité par Chine nouvelle.

La Chine consacre des milliards de dollars à la recherche spatiale et à la conquête de l’espace, perçues comme un symbole de la nouvelle puissance du pays sous l’égide du Parti communiste au pouvoir.

« Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2015 Agence France-Presse. »

Premier écran flexible portable constitué de LED à points quantiques

Le Docteur Kim Dae-Hyeong, chercheur à l’Institute of Basic Science (institut de recherche affilié au ministère de la Science, des TIC et du Futur), a mis au point pour la première fois dans le monde, un écran flexible à ultra haute définition composé de diode électroluminescente à points quantiques ou diode quantique (quantum dot light emitting diode – QLED) et pouvant être fixé sur la peau.
D’une épaisseur de 2,6 micros (40 fois plus mince qu’un cheveu humain), cet écran a une résolution de 2 460 pixels par pouce (ppi) soit près de 5 fois celle des derniers smartphones (577 ppi pour le Samsung Galaxy S6, 538 ppi pour LG G3 et 326 ppi pour l’Apple iPhone 6). Il est constitué de nanomatériaux, appelés point quantique, capable de reproduire les couleurs les plus vives. Grace à sa finesse et sa flexibilité, il peut être utilisé comme un papier autocollant sur la peau et pourrait fortement améliorer la qualité des dispositifs portables. Un brevet a été déposé en République de Corée et son internationalisation est en cours. La production à grande échelle est d’ores et déjà envisagée.
Le marché mondial des écrans de petite et moyenne taille pour smartphone et tablette est de 43 milliards de dollars avec en tête les entreprises coréennes telle que LG Display. Le marché des dispositifs électroniques portables (wearable technology) est estimé à 10,2 milliard de dollars avec une hausse annuelle de 40% en moyenne.

Source : diplomatie.gouv.fr

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Nouveau procédé de fabrication de micro-écrans pour les systèmes de visualisation du futur

Les systèmes de vision avancés, comme les affichages tête haute ou les lunettes informatives, peuvent accroître la sécurité et la performance dans des domaines comme l’aéronautique ou l’automobile, en permettant aux pilotes et aux conducteurs de disposer de données de navigation capitales toujours dans leur champ visuel. Pour le grand public, les lunettes à réalité augmentée ou les appareils de projection nomade fournissent des itinéraires, des mises à jour de sécurité, des publicités et d’autres informations sur l’ensemble du champ visuel. Les micro-écrans LED sont idéalement adaptés à ces systèmes de vision : peu encombrants et peu gourmands en énergie, leur contraste élevé et leur forte luminosité garantissent une grande qualité d’image.

Une nouvelle technologie de microLED

Au sein de CEA Tech, la direction de la recherche technologique du CEA, les chercheurs de l’institut Leti ont développé une technologie LED à base de nitrure de gallium (GaN) pour produire des dispositifs de micro-écrans émissifs à très haute luminosité. Les applications de ce dispositif devraient connaître une énorme croissance dans les trois à cinq prochaines années.
« Les dispositifs de micro-écrans pour les lunettes informatives et applications tête haute compactes actuellement disponibles souffrent de limitations technologiques importantes, empêchant la conception de produits légers, compacts et économes en énergie », explique Ludovic Poupinet, chef du département Optique et Photonique du CEA-Leti. « Avec la première démonstration d’un écran micro-LED à très haute luminosité et forte résolution capable de surmonter ces limitations et pouvant être produit en série, le Leti a fait une avancée capitale. Cette technologie fournit une solution de pointe peu coûteuse aux entreprises évoluant sur les marchés des dispositifs des systèmes de visualisation nomades, en croissance rapide. » 

Une luminosité 100 à 1 000 fois supérieure aux niveaux existants

L’innovation du CEA-Leti, annoncée lors de la Display Week 2015 de San José, en Californie, s’appuie sur des matrices à micro-LED hybridées sur un circuit d’adressage en silicium. Le produit intègre d’autres innovations-clés : croissance épitaxiale de couches de GaN sur du saphir, micro-structuration des matrices de LED (pixels de 10 microns ou moins), et hybridation des matrices LED sur un circuit silicium.

Ces innovations permettent d’obtenir une luminance d’un million de cd/m² (candela par mètre carré) en affichage monochrome et de 100 Kcd/m² pour les affichages couleur, d’une résolution de 2,5 millions de pixels, sur un dispositif de moins de 2,5 centimètres. Cela représente un facteur d’amélioration de 100 à 1 000 par rapport aux micro-écrans émissifs actuels, avec une excellente efficacité énergétique. La technologie permettra également de fabriquer des produits très compacts, réduisant de manière importante les contraintes d’intégration système.

Le processus de fabrication des écrans micro-LED haute densité a été développé en coopération avec le III-V Lab.  

Source : CEA

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Revue du Web #82 : les vidéos les plus étonnantes du mois

Un pont imprimé en 3D

Les imprimantes 3D se sont nettement améliorées ces dernières années au point d’être capables d’imprimer des organes et des aliments, mais le dernier défi de MX3D, une start-up basée aux Pays-Bas, n’en est pas moins étonnant. Son ambition : créer le premier pont de l’histoire imprimé en 3D en acier. La construction de ce pont du futur débutera en 2017 à Amsterdam et ne devrait durer que 2 mois. Un premier pas vers une ville de demain tout droit sortie d’un bras robotique ?

Un lapin ? Non une limace des mers !

Le Japon n’a d’yeux que pour elle depuis quelques semaines. Son nom : Jorunna parva. Ce petit mollusque pouvant mesurer jusqu’à 20 cm appartient à l’ordre des nudibranches doriens. C’est un as du trompe l’œil. Ces charmantes petites oreilles noires… ne sont (vous l’aurez deviné) pas des oreilles mais des rhinophores, des antennes qui lui permettent notamment de se déplacer et de détecter les particules chimiques présentes dans l’eau.

Des montagnes sur Pluton

Ce survol simulée de Norgay Montes (Norgay Montagnes) et Sputnik Planum (Spoutnik Plaines) a été créé à partir des images de la sonde New Horizons. Pourquoi « Montes Norgay » ? C’est un hommage à Tenzing Norgay, l’un des deux premiers hommes à atteindre le sommet du mont Everest. Quant à Sputnik Planum, il a été nommé ainsi en souvenir du premier satellite artificiel de la Terre. Les images ont été capturées par la Long Range Reconnaissance Imager ( LORRI ) le 14 Juillet à une distance de 48.000 miles (77000 km). Peut-être une future destination touristique !

Crédit: NASA / JHUAPL / SWRI

Un combat de robots très attendu

Le Japon et les Etats-Unis vont s’affronter lors d’un combat de robots géants. Le défi a été lancé sur YouTube par Megabots et aussitôt accepté par l’entreprise japonaise Suidobashi Heavy Industries. 5 tonnes, 4 mètres de haut, le combattant japonais se nomme Kuratas et entend bien mettre KO l’Américain Mark II, 5,4 tonnes et 5 mètres de haut. Les deux entreprises se laissent un an pour organiser le combat et entraîner leur champion. Une seule condition : ce sera un combat à mains nues, aucune arme autorisée !

Un tourbillon de plus de 2 mètres

Ces images qui ont fait le tour du monde ont été filmées depuis les airs par le Corps des ingénieurs de l’armée des Etats-Unis du district de Tulsa. Le vortex tourbillonnant s’est formé dans le lac Texoma, non loin du Texas, et serait lié aux fortes precipitations survenues ces dernières semaines. Selon BJ Parkey, l’assistant manager du Lac, le vortex serait capable d’avaler un bateau. (Il serait plus sage de reporter votre promenade en barque…).

Par Iris.T

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Prévenir les risques liés aux OGM et aux forages offshore

Lors du Conseil des ministres du 15 juillet, Ségolène Royal a présenté un projet de loi portant diverses dispositions d’adaptation au droit de l’Union européenne dans le domaine de la prévention des risques. « Ce projet de loi transpose notamment deux directives européennes importantes relatives à la mise en culture des organismes génétiquement modifiés (OGM) et à la sécurité des opérations de forage d’hydrocarbures en mer », note le compte-rendu de ce Conseil des ministres. Le texte est désormais déposé sur le bureau de l’Assemblée nationale pour une procédure d’examun accéléré.

Plus de sécurité pour les forages en mer

Le premier point épineux s’intéresse à la sécurité des opérations pétrolières et gazières. En transposant la directive 2013/30/UE, la loi devrait permettre d’apporter des garanties financières en cas d’accident et de pollution. Elle renforce aussi les dispositifs de sécurité des installations d’exploration et d’exploitation du pétrole et du gaz en mer.

Toute entreprise pétrolière devra évaluer en amont les risques d’accidents, démontrer qu’elle dispose des moyens financiers suffisants pour faire face à un éventuel accident et renforcer les moyens pour limiter leurs probabilités et leurs conséquences. L’objectif est d’éviter un nouvel accident du type de la plateforme Deepwater Horizon de BP en 2010.

Une fois votée, la loi permettra d’améliorer la protection de l’environnement marin et des économies côtières, d’établir des conditions de sécurité minimales pour l’exploration et l’exploitation du pétrole et du gaz en mer et d’améliorer les mécanismes de participation du public et d’information en cas d’accident.

Un moratoire durable sur les OGM en France

Ce texte transpose la directive (UE) 2015/412 mettant en place des critères harmonisés pour que tout Etat puisse restreindre ou interdire la culture d’OGM sur son territoire. Si jusqu’ici la France s’est dotée d’un moratoire national concernant la culture d’OGM autorisés au niveau européen, les mesures ont toujours été prises dans l’urgence avant les dates des premiers semis, car le cadre juridique était assez flou.

Un Etat ne pouvait en effet s’opposer aux autorisations de culture accordées par la Commission européenne que dans le cadre des mesures d’urgence ou clauses de sauvegarde, pour des raisons de risques graves mettant en danger de façon manifeste la santé ou l’environnement. Or ces conditions étaient difficiles à démontrer, et les clauses de sauvegardes appliquées en France étaient sources de contentieux avec les multinationales des OGM.

La France pourra désormais s’opposer à la culture d’OGM pour des motifs liés à l’intérêt général, notamment à la politique environnementale, à l’aménagement du territoire, à l’affectation des sols, aux incidences socio-économiques, à la volonté d’éviter la présence d’OGM dans d’autres produits, à la politique agricole ou encore à l’ordre public. Elle pourra ainsi demander à une entreprise souhaitant obtenir une autorisation de mise en culture sur le territoire européen d’exclure de sa demande le territoire national. En contrepartie, le processus européen d’autorisation des OGM sera plus simple.

Produits chimiques et biocides à encadrer

Le projet de loi procède également à des adaptations des codes de l’environnement et de la santé publique pour réglementer et réduire progressivement l’usage des gaz à effet de serre fluorés et mieux encadrer les exportations et importations de produits chimiques dangereux.

Le texte vise à transférer la compétence de délivrance des autorisations de mise sur le marché (AMM) des produits biocides à l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses). L’Anses sera ainsi en charge de l’évaluation des biocides, mais également de la délivrance des AMM des produits biocides, comme c’est déjà le cas pour les produits phytosanitaires depuis début juillet 2015.

Par Matthieu Combe, journaliste scientifique
 

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En Angleterre, Selfridges bannit les bouteilles d’eau en plastique

Suite à un partenariat avec deux ONG britanniques, la Zoological Society of London et la Marine Reserves Coalition, les trois magasins de Selfridges, situés à Londres, Birmingham et Manchester, ont annoncé qu’ils retiraient les bouteilles d’eau en plastique de leurs rayons et restaurants. Cela représente environ 400 000 bouteilles en plastique à usage unique, vendues chaque année. A leur place, la chaîne vendra des bouteilles en verre, en brique tetra-pak et des récipients réutilisables qui pourront être remplis dans des fontaines à eau à disposition des clients.

Par cet engagement, Selfridges veut sensibiliser ses clients à la problématique des déchets en matières plastiques dans les océans. « L’impact sur ​​la vie sauvage, l’environnement et l’impact potentiel pour la santé humaine apparaissent de plus en plus clairement. Les mesures prises par Selfridges pour sensibiliser à la problématique du plastique dans nos océans est une étape courageuse que d’autres détaillants ont besoin de suivre de toute urgence », interpelle John Sauven, Directeur exécutif de Greenpeace au Royaume-Uni, cité par The Guardian.

Les industriels se défendent

Selfridges a décidé de bannir les bouteilles d’eau en plastique, mais continuera la vente d’autres boissons, comme les jus et les sodas, dans des bouteilles en plastique. Dans une lettre au Western Morning news, le Conseil national de l’hydratation, représentant des producteurs d’eau fustige la décision de Selfridges. « L’eau en bouteille représente environ 18 % du marché des boissons non-alcoolisées emballées et a le plus faible impact sur l’environnement, insiste Kinvara Carey, son directeur général. L’accent devrait être mis sur le fait d’encourager le recyclage des bouteilles en plastique, qui sont 100 % recyclables, plutôt que de limiter le choix des consommateurs ».

Selfridges s’est également engagé à réduire l’utilisation des emballages en plastique et à ne pas servir de poissons appartenant à des espèces menacées dans ses restaurants. Si cette décision est un bon coup de publicité pour le magasin, elle ne doit pas être vue comme la panacée. Si le but de l’entreprise est de combattre la pollution plastique, pourquoi se limiter aux seules bouteilles d’eau ? Pour que les emballages en plastique ne finissent pas dans les océans, il convient de lutter contre les rejets sauvages, étendre les consignes de tri à l’ensemble des plastiques et développer les emballages compostables et biodégradables. Seuls une approche multi-factorielle permettra de commencer à lutter contre ce fléau de la pollution plastique.

Par Matthieu Combe, journaliste scientifique

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Vidéo : des algues dans nos moteurs

Certaines espèces d’algues peuvent contenir plus de 50% de leur masse en lipides. On sait aujourd’hui que ces lipides peuvent être transformés en biocarburants. Mais comment ?

Source : Universcience.tv

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Revue du Web #82 : les vidéos les plus étonnantes de juillet 2015

Un pont imprimé en 3D

Les imprimantes 3D se sont nettement améliorées ces dernières années au point d’être capables d’imprimer des organes et des aliments, mais le dernier défi de MX3D, une start-up basée aux Pays-Bas, n’en est pas moins étonnant. Son ambition : créer le premier pont de l’histoire imprimé en 3D en acier. La construction de ce pont du futur débutera en 2017 à Amsterdam et ne devrait durer que 2 mois. Un premier pas vers une ville de demain tout droit sortie d’un bras robotique ?

Un lapin ? Non une limace des mers !

Le Japon n’a d’yeux que pour elle depuis quelques semaines. Son nom : Jorunna parva. Ce petit mollusque pouvant mesurer jusqu’à 20 cm appartient à l’ordre des nudibranches doriens. C’est un as du trompe l’œil. Ces charmantes petites oreilles noires… ne sont (vous l’aurez deviné) pas des oreilles mais des rhinophores, des antennes qui lui permettent notamment de se déplacer et de détecter les particules chimiques présentes dans l’eau.

Des montagnes sur Pluton

Ce survol simulée de Norgay Montes (Norgay Montagnes) et Sputnik Planum (Spoutnik Plaines) a été créé à partir des images de la sonde New Horizons. Pourquoi « Montes Norgay » ? C’est un hommage à Tenzing Norgay, l’un des deux premiers hommes à atteindre le sommet du mont Everest. Quant à Sputnik Planum, il a été nommé ainsi en souvenir du premier satellite artificiel de la Terre. Les images ont été capturées par la Long Range Reconnaissance Imager ( LORRI ) le 14 Juillet à une distance de 48.000 miles ( 77000 km ). Peut-être une future destination touristique !

Crédit: NASA / JHUAPL / SWRI

Un combat de robots très attendu

Le Japon et les Etats-Unis vont s’affronter lors d’un combat de robots géants. Le défi a été lancé sur YouTube par Megabots et aussitôt accepté par l’entreprise japonaise Suidobashi Heavy Industries. 5 tonnes, 4 mètres de haut, le combattant japonais se nomme Kuratas et entend bien mettre KO l’Américain Mark II, 5,4 tonnes et 5 mètres de haut. Les deux entreprises se laissent un an pour organiser le combat et entraîner leur champion. Une seule condition : ce sera un combat à mains nues, aucune arme autorisée !

Un tourbillon de plus de 2 mètres

Ces images qui ont fait le tour du monde ont été filmées depuis les airs par le Corps des ingénieurs de l’armée des Etats-Unis du district de Tulsa. Le vortex tourbillonnant s’est formé dans le lac Texoma, non loin du Texas, et serait lié aux fortes precipitations survenues ces dernières semaines. Selon BJ Parkey, l’assistant manager du Lac, le vortex serait capable d’avaler un bateau. (Il serait plus sage de reporter votre promenade en barque…).

Par Iris.T

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Enercoop étend ses activités

« Sur les services énergétiques développés et actuellement en stade de construction, on retrouve Dr.Watt, l’outil d’auto-diagnostique énergétique développé par Enercoop », précise Cécile Gatineau, chargée de communication d’Enercoop. Cet outil contient notamment des pré-diagnostiques pour les petits professionnels, accompagne des clients professionels et sensibilise à la réduction de la consommation électrique. Elle comprend aussi des kits incitatifs à la démarche négaWatt, démarche qui repose sur le tryptique « sobriété énergétique, efficacité énergétique, développement des énergies renouvelables ». La communication de Dr. Watt est axée sur les économies d’énergie, en cohérence avec la transition énergétique.
Enercoop fournit à ses clients une électricité « verte » provenant intégralement de petits producteurs indépendants, membres d’une de ses 10 coopératives régionales. Enercoop réfléchit aussi à devenir fournisseur de biogaz / bio-méthane. « Nous sommes en étude de faisabilité où nous définissons encore les priorisations par rapport aux moyens de développement actuels et à la faisabilité », rapporte Cécile Gatineau.
Les tarifs d’Enercoop bientôt moins cher que les tarifs réglementés ?

Au 1er août, les tarifs réglementés de l’électricité augmenteront à nouveau de 2,5% en moyenne, ceux-ci ayant déjà augmenté de 49 % depuis 2007. « Cette hausse, encore insuffisante au regard des préconisations de la CRE (Commission de régulation de l’énergie), répond notamment aux exigences de relance et de sécurisation de la filière nucléaire française réclamée par EDF », rappelle Enercoop dans un communiqué. Depuis le lancement de son offre en 2007, Enercoop n’a jamais augmenté ses prix, hors taxes, transport et distribution (ERDF).

« Concrètement, pour un foyer moyen de 4 personnes, sans chauffage électrique, recourir à une électricité 100% renouvelable et 100% coopérative chez Enercoop représentera au 1er août 2015 un surcoût de 6 euros par mois par rapport aux tarifs réglementés de vente », se félicite l’entreprise. Au kilowattheure, le surcoût est désormais d’environ 2 centimes d’euros par rapport aux tarifs réglementés d’EDF, mais le différentiel se reserre et l’électricité fournie par Enercoop pourrait devenir moins chère dès 2017.

Enercoop compte désormais 23 000 clients et a pour objectif d’atteindre les 150 000 clients en 2020. En 2014, la quantité totale d’électricité produite par les producteurs d’Enercoop s’est élevée à 88 gigawattheures, soit 0,016 % de la production électrique nationale.

Par Matthieu Combe, journaliste scientifique
 

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Risque incendie : une application smartphone pour alerter des risques naturels en temps réel

Premiers test de juillet à octobre sur la surveillance des incendies

Les premiers tests porteront sur la surveillance des incendies de forêt dans le sud de la France. Irstea – institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture – travaillant depuis plus 20 ans sur les incendies de feux de forêt, la start-up s’est associée aux équipes d’Aix en Provence de l’institut pour élaborer le questionnaire de description des incendies. Labellisé institut Carnot depuis 2006, Irstea a développé des partenariats avec plus de 150 PME et les principaux grands groupes du secteur de l’environnement et des écotechnologies. SIGNALERT travaille également avec Irstea sur le risque avalanches.
Avec un déploiement efficace, cette application permettra d’améliorer la connaissance, la surveillance et la gestion des incendies de forêt. Une analyse temps réel des alertes transmises via l’application permet même de détecter un nouveau feu dès les premiers témoignages envoyés, ce qui vient compléter les systèmes de veille existants en France et peut même améliorer leur performance.
A l’issue de la période de test de l’été 2015, un retour d’expérience sera réalisé avec des professionnels de la gestion des incendies de forêt afin d’en évaluer le bénéfice pour la prévention. Le service SIGNALERT CONSULT d’exploitation des alertes est d’ores et déjà disponible par abonnement à tout opérateur professionnel concerné par la surveillance de phénomènes sur un territoire, et cela dans le monde entier.

Comment cela fonctionne ?

Accessible gratuitement par tous et téléchargeable sur AppleStore ou Google Play, les utilisateurs renseignent en quelques dizaines de secondes le phénomène observé et ses incidences via une série de questions propres à chaque phénomène. Afin d’évaluer l’intensité du phénomène, quatre types de questions sont à renseigner, décrivant la taille du front de flamme et le nombre de foyers, le type de zone touchée, la couleur de la fumée et la force du vent. L’utilisateur reçoit en retour des informations sur les témoignages d’autres usagers à proximité et peut échanger avec eux via les réseaux sociaux. Il dispose également de conseils sur les comportements appropriés face aux dangers ou des liens vers des sites officiels émettant des messages de vigilance ou d’alerte.

A quoi sert SIGNALERT ?

Les contributions des usagers de l’application alimentent un système de détection et d’analyse des phénomènes. Ces données augmentent la capacité de détecter précocement les incendies et à mesurer leurs effets en temps réel. Chaque donnée d’alerte arrivée au serveur peut être visualisée ou exportée immédiatement vers les opérateurs en charge de la prévention et de la lutte contre les feux de forêt.
Les réponses aux questions structurées en niveau d’intensité révèlent localement ce que perçoivent les citoyens de l’intensité ou de la gravité de l’incendie de forêt en cours, dont ils sont témoins ou victimes.
Les informations sont conservées et le développement d’un ou plusieurs feux peut être analysé à froid et comparé à d’autres informations sur le déroulement d’une crise.
L’application contient également des outils pour mieux faire face à un évènement imprévu, comme des conseils de comportement face aux situations dangereuses, des liens vers les sites web du monde entier dédiés à la surveillance de chaque type de phénomène naturel.

Chaque citoyen intéressé peut accéder à un portail ouvert de consultation des alertes émises via le lien suivant : open.signalert

A savoir :
L’App smartphone dispose d’une version payante qui offre la possibilité de recevoir en temps réel les notifications d’alertes envoyée avec l’App par d’autres usagers à proximités de points d’intérêt de son choix (domicile, lieu de vacances, …). Pour l’heure, l’opération de surveillance des feux de forêt couvre un grand quart Sud de la France débordant sur la Catalogne, l’Italie, la Sardaigne, les Baléares et les Canaries.



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Changement climatique et santé : quels enjeux ?

En décembre 2015, la France accueillera la 21ème conférence des Parties de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP21). Cette conférence internationale marque la volonté des 200 gouvernements participants à limiter le dérèglement climatique et ses conséquences pour le système naturel terrestre.

Pour garantir son succès, de nombreuses actions se mettent en place avant la COP21. Début juillet, l’Unesco a organisé une conférence scientifique intitulée « Our common future under climate change ». L’objectif était d’évaluer les risques du changement climatique d’un point du vue scientifique et de proposer des actions afin de diminuer l’émission de carbone.

Dans ce contexte, l’Inserm a tenu à souligner le rôle crucial que la santé et ses acteurs peuvent jouer dans les mois et années à venir pour mettre les enjeux climatiques au cœur des préoccupations de nos sociétés. En effet, on oublie souvent que si le réchauffement climatique impacte l’écosystème de la planète, la faune et la flore, nous sommes également les premiers concernés par ses effets. A l’inverse, nous pouvons aussi influer sur le climat. Par exemple, en changeant notre régime alimentaire vers une alimentation basée sur les légumes et moins de viande, il serait possible de réduire de 40 % les gaz à effet de serre.

Source : Inserm

Construction : un secteur entre recul marqué et croissance prudente

Focus BTP

Les ventes de matériels pour la construction demeurent bien orientées au Royaume-Uni. Celles relatives au marché allemand ou encore aux pays scandinaves progressent également. A l’inverse, le marché français n’en finit pas de reculer. A fin mai, les ventes de matériels lourds de terrassement reculaient de 25% sur un an. Celles de machines compactes enregistraient un recul plus fort encore de 34%. Toujours à fin mai, les ventes de chariots télescopiques étaient en baisse de 25%. Pour leur part, les ventes de matériels pour le béton affichaient un recul de 35%. Enfin, sur le premier semestre, la baisse des ventes de nacelles dépasse les 20%.
Il est vrai que les loueurs ont fortement réduit leurs investissements. Mais, plus fondamentalement, ces mauvais résultats s’expliquent par la faiblesse persistante du secteur de la construction. Les prévisions d’activité des fédérations clientes pour 2015 sont d’ailleurs catastrophiques : -1,5% pour le bâtiment, -1% pour l’artisanat du bâtiment, -8% pour les travaux publics et -8% pour l’industrie routière. Quant aux producteurs de matériaux, ils s’attendent à un recul de l’ordre de 6 à 8% cette année.
Le contexte n’est donc guère favorable aux fabricants de biens d’équipement pour la construction. Les effectifs des entreprises sont d’ailleurs orientés à la baisse. La charge de travail demeure très inférieure aux attentes des chefs d’entreprise, le carnet de commandes étant jugé faiblement garni. Ils comptent essentiellement sur l’export pour compenser la perte de chiffre d’affaires sur le marché intérieur. A fin mai, les exportations progressent de 12% par rapport à la même période il y a un an. Outre l’Europe, le marché nord-américain demeure dynamique, les exportations augmentant de près de 50% toujours à fin mai, selon les données provisoires des douanes.

Focus manutention

La conjoncture est nettement meilleure pour les fabricants de biens d’équipement de manutention. Les commandes de systèmes de manutention pour charges isolées restent bien orientées, répondant aux besoins d’équipement des entrepôts et à la nécessaire automatisation d’entreprises de logistique, de transport, de distribution… Les commandes de chariots industriels sont également en hausse sur les six premiers mois de l’année. Elles progressent de près de 8% par rapport à la même période il y a un an. La hausse est nettement moins évidente s’agissant des équipements de levage industriel. Les constructeurs de ponts roulants visent une stabilisation sur le marché intérieur avec un niveau de facturations proche de celui atteint l’an dernier. Les espoirs sont plus grands s’agissant de l’export. La tendance est similaire du côté des fabricants de treuils et palans. Les prévisions des industriels tablent sur une faible progression cette année par rapport à l’an dernier (+3%). Les commandes sont attendues également en légère progression de +2%. Là aussi, l’export devrait permettre de compenser l’atonie du marché français.

Le chiffre d’affaires des entreprises de matériels et systèmes de manutention sera globalement en croissance de +2% cette année. S’agissant du marché français, les conditions d’un redémarrage de l’investissement productif sont en effet aujourd’hui légèrement plus affermies qu’il y a un an. Surtout, la mise en œuvre progressive des mesures du ‘pacte de responsabilité’ devrait permettre la progression de près de deux points du taux de marge des entreprises cette année et ainsi libérer quelques axes de manœuvre pour le financement de l’investissement. Cela se ressent sur les ventes de biens d’équipement de manutention. Enfin, les fabricants de matériels de manutention espèrent que la mesure de suramortissement, récemment votée, encouragera l’investissement productif privé des entreprises et accélérera la modernisation de leur outil de production. Encore faut-il pour investir que les perspectives d’activité s’améliorent.

Source : CISMA
Le CISMA est le syndicat des équipements pour la Construction, les Infrastructures, la Sidérurgie et la Manutention en France. Il regroupe les entreprises qui conçoivent, fabriquent et commercialisent des équipements, des matériels et des systèmes dans les domaines cités ainsi que les fournisseurs de composants et équipements spécifiques pour ces matériels et systèmes.

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Areva officialisera les modalités du rapprochement avec EDF le 31 juillet (Macron)

« On a aujourd’hui des propositions qui sont sur la table », et « il est fondamental que ce soit validé par les conseils d’administration de ces entreprises », a déclaré Emmanuel Macron lors d’une audition devant la commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale.

EDF doit présenter ses résultats semestriels le 30 juillet et Areva le lendemain, les deux groupes devant donc réunir leurs conseils d’administrations respectifs pour approuver leurs comptes.

L’accord qui doit être annoncé doit inclure les modalités de la prise de participation majoritaire d’EDF dans la branche réacteur d’Areva (Areva NP), la création d’une co-entreprise dans l’ingénierie, les relations contractuelles entre les deux groupes, notamment en matière de combustibles nucléaires, et la stratégie commune à l’international.

Mais le ministre a prévenu que l’État, qui détient plus de 80% du capital des deux groupes, ne communiquera pas à cette date le montant de la recapitalisation d’Areva qu’il s’est engagé à réaliser.

« En aucun cas l’État ne mettra un chèque sur la table le 31 juillet prochain pour Areva », a-t-il affirmé.

« On ouvre une nouvelle étape le 31 juillet, opérationnelle, sur le nouveau Areva, sur les éléments restant à purger sur la filière nucléaire, avec un rendez-vous pour moi en septembre sur les éléments additionnels à apporter en terme entre autres de recapitalisation d’Areva », a ajouté Emmanuel Macron.

« Ce sont des risques qu’on ne fera pas porter, on le sait bien, au nouvel Areva seul (…). Maintenant, [en ce qui concerne] la garantie finale, compte tenu des montants engagés, l’actionnaire majoritaire aura son rôle à jouer, mais on n’a pas la visibilité aujourd’hui sur ce sujet là ».

Mais on ne va pas transférer ce risque du coté d’EDF et on va pas considérer que ce risque qui est potentiellement démesuré ne porte que sur Areva ».

mhc/fpo

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Etude : les cadres sont-ils mobiles ?

Dans un contexte économique peu dynamique, la mobilité externe est restée relativement stable : 7 % des cadres ont changé d’entreprise pendant l’année contre 6 % en 2013. Ce changement s’est effectué, dans la majorité des cas, à l’initiative du cadre. Ainsi, 52 % des cadres mobiles en externe ont été à l’origine de ce départ contre 50 % en 2013. Parmi les motifs de départ cités par les cadres, près de la moitié d’entre eux ont démissionné tandis que 20 % déclarent avoir quitté leur entreprise suite à une rupture conventionnelle. Les licenciements, qu’ils soient économiques ou non ont concerné, quant à eux 15 % des départs.

En 2014, 21 % des cadres ont connu une mobilité interne, contre 18 % l’année précédente. Parmi eux, 10 % ont changé de poste stricto sensu et 11 % ont connu un autre changement au sein de leur entreprise (changement de service ou de département, d’établissement, de contenu de poste). En outre, seulement 45 % des cadres mobiles en interne déclaraient être à l’origine de ce changement professionnel. Parmi les mobilités internes initiées par les entreprises, seule une minorité de ces mobilités a été vécue comme étant véritablement imposées par l’employeur.

Interrogés début 2015, 73 % des cadres se déclaraient confiants en leur avenir professionnel, un niveau stable par rapport à celui mesuré l’an dernier. Près d’un quart des cadres, néanmoins, craignent une période de chômage dans un futur proche. Ce sentiment affecte principalement les cadres occupant un poste dans de petites entreprises, plus souvent concernées par des difficultés économiques.

Au moment de l’enquête, deux tiers des cadres envisageaient une mobilité dans les trois ans à venir. Parmi eux, 44 % avaient l’intention de changer de poste dans leur entreprise, un niveau stable par rapport à l’an passé ; 39 % songeaient à changer d’entreprise, une proportion en très légère baisse (-2 points) ; enfin, 10 % envisageaient de se lancer dans la création d’entreprise.

L’enquête révèle également que les outils de gestion des ressources humaines (entretien annuel, entretien professionnel, bilan de compétence) sont peu utilisés dans le cadre d’une mobilité interne qui reste un processus largement informel. Ainsi, plus de 6 cadres sur 10 déclarent qu’aucun des dispositifs RH n’est à l’origine de leur mobilité interne, Seulement, 11 % des cadres ayant effectué une mobilité interne affirment avoir constitué préalablement un dossier de candidature. Seul l’entretien avec le manager est une pratique courante dans les entreprises. Dans une majorité de cas, les RH sont écartés de ce processus. Si l’accompagnement des cadres par de la formation s’avère peu fréquent (23 % des cadres mobiles en interne), les changements en interne s’accompagnent, en revanche, plus souvent d’une évaluation : un peu plus de la moitié des cadres ont été ou vont être évalués sur l’adéquation à leur nouvelle fonction.

Note méthodologique :
La mobilité professionnelle des cadres :
Cette étude a été réalisée à partir d’une enquête Internet auprès des cadres en emploi dans le secteur privé. Les cadres ont été interrogés sur leur mobilité professionnelle au cours de l’année 2014 et sur leurs perspectives dans les trois ans à venir. (3 000 cadres interrogés en février 2015).
Un redressement des résultats a été réalisé à partir de la population des cotisants Agirc (article 4 et 4 bis). Les résultats sont représentatifs de la population des cadres du secteur privé sur les plans de l’âge et du sexe.

Voir plus loin

Source : Apec

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Un jumeau de Jupiter découvert autour d’un jumeau solaire

Une équipe internationale d’astronomes a identifié, au moyen du télescope de 3,6 mètres de l’ESO, une planète semblable à Jupiter. Cette planète en orbite autour de l’étoile HIP 11915 en est éloignée de la même distance que Jupiter l’est du Soleil. HIP 11915 est elle-même semblable à notre Soleil. Les théories actuelles stipulent que la formation de planètes de masse voisine de celle de Jupiter influe grandement sur l’architecture des systèmes planétaires. L’existence, autour d’une étoile de type Soleil, d’une planète dotée d’une masse et de caractéristiques orbitales semblables à celles de Jupiter, laisse entrevoir la possibilité que le système de planètes en orbite autour de cette étoile soit similaire à notre propre Système Solaire. HIP 11915 a le même âge que Soleil. En outre, sa composition, proche de celle du Soleil, permet d’envisager l’existence de planètes rocheuses plus proches de l’étoile.

Les missions de recherche d’exoplanètes ont à ce jour permis de découvrir des systèmes planétaires dont les régions intérieures sont peuplées de planètes massives – de l’ordre de plusieurs masses terrestres [1]. Or, de petites planètes rocheuses peuplent le cœur de notre Système Solaire, tandis que les géantes gazeuses telle Jupiter se trouvent reléguées dans les régions extérieures.

Les théories les plus récentes stipulent que l’ordonnancement des objets de notre Système Solaire, si propice à l’apparition et au développement de la vie, résulte de la présence de Jupiter et de l’effet gravitationnel que cette géante gazeuse a produit sur le Système Solaire lors de sa phase de formation. Ainsi donc, le fait de détecter un jumeau de Jupiter constituerait un pas important vers la découverte d’un système planétaire semblable au nôtre.

Une équipe pilotée par le Brésil a ciblé sa recherche sur les étoiles de type Soleil dans le but de détecter des systèmes planétaires semblables à notre Système Solaire. Elle vient de découvrir une planète dotée d’une masse voisine de celle de Jupiter [2], en orbite autour d’une étoile de type Soleil, HIP 11915, et située à une distance presque identique à celle qui sépare Jupiter de notre Soleil. Cette découverte a été faite au moyen de HARPS, l’un des instruments chasseurs de planètes les plus précis au monde, qui équipe le télescope de 3,6 mètres de l’ESO à l’Observatoire de La Silla au Chili.

De nombreuses planètes semblables à Jupiter ont été détectées [3] à des distances variées d’étoiles de type Soleil. Toutefois, cette planète nouvellement découverte, en particulier sa masse et la distance qui la sépare de son étoile hôte, ainsi que la similitude de l’étoile hôte et du Soleil, constituent l’analogue le plus précis à ce jour de notre Soleil et de Jupiter.

L’étoile autour de laquelle orbite la planète, le jumeau solaire HIP 11915, est caractérisée par une masse et un âge quasiment identiques à ceux du Soleil. En outre, cette étoile arbore une composition voisine de celle du Soleil. Il est possible que la signature chimique de notre Soleil résulte en partie de la présence de planètes rocheuses dans le Système Solaire, ce qui permet d’envisager la possibilité de l’existence de planètes rocheuses autour de HIP 11915.

Aux dire de Jorge Melendez de l’Université de Sao Paulo au Brésil, leader de l’équipe et co-auteur de l’article, “la recherche d’une Terre 2.0, et d’un Système Solaire complet 2.0, constitue l’un des défis les plus excitants de l’astronomie. Nous sommes ravis de concourir à cette recherche de premier plan, rendue possible grâce aux installations astronomiques mises à notre disposition par l’ESO.” [4]

Megan Bedell de l’Université de Chicago et auteur principal de l’article, conclut ainsi : “Après deux décennies de traque d’exoplanètes, et grâce à la stabilité, à long terme, de chasseurs d’exoplanètes tel HARPS, nous parvenons enfin à détecter des géantes gazeuses de longues périodes semblables à celles qui peuplent notre Système Solaire. Ce formidable résultat augure de la future découverte d’autres systèmes solaires.”

Des observations plus poussées sont requises pour confirmer et contraindre cette découverte. Il n’en reste pas moins que HIP 11915 constitue, à l’heure actuelle, l’étoile la plus susceptible d’abriter un système planétaire semblable au nôtre.

Notes
[1] Les techniques actuelles permettent de détecter de grosses planètes massives situées à proximité de leurs étoiles hôtes. La détection de petites planètes de faible masse demeure, aujourd’hui encore, au-delà de nos capacités. Les planètes géantes qui orbitent loin de leur étoile hôte sont également plus difficiles à déceler. En conséquence, la plupart des exoplanètes découvertes à ce jour sont grosses et massives, et voisines de leur étoile.

[2] La planète a été détectée grâce à la faible oscillation que son mouvement de révolution imprime à son étoile hôte. L’inclinaison de l’orbite de la planète étant inconnue, seule une limite inférieure à sa masse peut être avancée. Il est intéressant de noter que l’activité de l’étoile, liée aux variations de son champ magnétique, pourrait être à l’origine du signal attribué à la planète. Bien que les astronomes aient procédé à l’ensemble des tests connus, cette hypothèse ne peut être totalement écartée.

[3] Autour de HD 154345 orbite un autre jumeau de Jupiter, décrit ici.

[4] Depuis la signature de l’accord d’adhésion du Brésil en décembre 2010, l’astronomie brésilienne dispose d’un plein accès aux instruments de l’ESO.

Plus d’informations
Ce travail de recherche a fait l’objet d’un article intitulé “The Solar Twin Planet Search II. A Jupiter twin around a solar twin”, par M. Bedell et al., à paraître dans la revue Astronomy and Astrophysics.

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USA: appel aux dons pour restaurer le scaphandre lunaire de Neil Armstrong

C’est la toute première fois que le Smithsonian lance une telle campagne d’appel aux dons pour préserver l’une de ses précieuses reliques.

En quelques heures, la campagne appelée « Reboot the suite » (« Restauration du scaphandre ») a levé près de 120.000 dollars. Mais, selon les règles du site Kickstarter, le projet doit être financé à 100% avant le 19 août avant que les promesses de dons ne soient effectivement encaissées.

La campagne a été lancée lundi, jour anniversaire du premier pas posé sur la Lune par Neil Armstrong en 1969 lors du succès de la mission Apollo 11.

Le Smithsonian espère remettre en état la belle combinaison blanche et le casque de l’astronaute d’ici le 50e anniversaire de ce moment historique, en 2019.

Le gouvernement américain finance l’Institut Smithsonian, qui gère 19 musées et galeries, ainsi que la préservation des collections, mais les expositions temporaires et les restaurations dépendent largement de dons privés.

Parmi les incitations aux dons, Smithsonian offre par exemple un écusson aux couleurs d’une mission spatiale de la Nasa, et les plus généreux donateurs, qui déboursent 10.000 dollars, seront invités dès le mois de novembre à aller admirer la combinaison spatiale au laboratoire de conservation où elle va être restaurée.

Les dons sont déductibles des impôts pour les contribuables américains.

Le Smithsonian envisage plusieurs autres opérations d’appel aux dons dans le cadre de ses nombreuses collections, et a passé un accord de parrainage avec Kickstarter.

Neil Armstrong est décédé à l’été 2012 à l’âge de 82 ans. La capsule Apollo 11 dans laquelle Armstrong, Buzz Aldrin et Michael Collins sont allés sur la Lune est exposée au Musée de l’air et de l’espace de Washington.

La campagne de Kickstarter la plus importante a permis de réunir plus de 20 millions de dollars pour la création de Pebble Smartwatch, une montre intelligente fabriquée à Taïwan qui est sortie ce mois-ci.

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Solar Impulse restera au sol jusqu’en avril 2016

La traversée de 5 jours et 5 nuits (117 heures et 52 minutes) entre Nagoya, au Japon, et Kalaeloa, dans l’archipel d’Hawaï, aura eu raison des batteries de Solar Impulse qui ont subi des « dommages irréversibles ». Mais cette traversée du Pacifique de 7 200 kilomètres constitue déjà un record mondial de vol en solitaire.

L’isolation étant excessive dans le compartiment des batteries, celles-ci ont surchauffé. Cette surchauffe cloue au sol Solar Impulse pendant plusieurs mois, le temps de réparer les batteries. En parallèle, les ingénieurs étudieront diverses options pour améliorer les systèmes de refroidissement et de chauffage pour les longs vols.

Un comportement mal évalué en climat tropical

La surchauffe a commencé dès le premier jour du vol Nagoya-Hawaï. Dès son décollage, l’avion solaire a dû atteindre une altitude élevée avant de redescendre, afin de se plier aux exigences des autorités aériennes japonaises, ce qui a fortement sollicité et surchauffé les batteries. «Tandis que l’équipe de mission suivait cela de très près pendant le vol, il n’y avait aucun moyen de diminuer la température pour la durée restante de vol », précise l’équipe de la mission dans un communiqué. Celle-ci n’a pu intervenir qu’après l’atterrissage de l’appareil à Hawaï, mais il était déjà trop tard. « Les dommages subis par les batteries ne sont pas le résultat d’une erreur technique ou d’une faiblesse dans la technologie, mais plutôt d’une erreur d’évaluation du profil de la mission et des propriétés du système de refroidissement des batteries. La température des batteries lors d’une rapide montée / descente dans les climats tropicaux n’a pas été correctement prévue », expliquent les experts.

Solar Impulse a commencé son tour du monde de 35 000 km propulsé à l’énergie solaire le 9 mars à Abu Dhabi. Il a parcouru jusqu’ici près de 18 000 kilomètres, à peu près la moitié de son objectif, atteignant jusqu’à 8 634 mètres d’altitude à une vitesse moyenne de 61,19 km/h. Le tour du monde reprendra en avril 2016 d’Hawaï à Phoenix, sur la Côté Ouest des Etats-Unis. De là, Solar Impulse traversera les Etats-Unis, jusqu’à New-York, avant de traverser l’Atlantique et rejoindre son point de départ à Abu Dhabi.

Par Matthieu Combe, journaliste scientifique
 

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Google ouvre son plus gros campus pour entrepreneurs en Espagne

« Google for entrepreneurs » est une initiative du géant américain pour soutenir le développement des start-ups dans l’univers du numérique. Elle a déjà donné lieu à la création depuis 2011 de campus dédiés à Tel-Aviv, Séoul et à Londres et deux nouvelles implantations sont prévues à Varsovie et Sao Paulo dans le courant de l’année.

Le dernier né de ces campus est basé à Madrid et a été inauguré le 18 juin en présence du ministre de l’Industrie José Manuel Soria et le vice Président de Google, David Drummond, pour une ouverture officielle le 22 juin.

Le campus de Madrid est installé dans une ancienne usine de fabrication de batteries électriques reconvertie en un espace de 3000 m2 entièrement ouvert à la communauté des jeunes entrepreneurs. Ceux-ci en s’inscrivant sur internet pourront utiliser gratuitement les différents espaces du bâtiment : une cafétéria ; un auditorium d’une capacité de 200 personnes ; des sessions de mentorat ; un accélérateur, où startups travaillent ; et un espace de cotravail flexible, où la société TechHub soutient divers projets d’affaires. C’est le plus gros des campus créé jusqu’à présent par Google.

Source : diplomatie.gouv

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Qui sont « les rebelles du numérique »

Qui ne connaît pas Edward Snowden, l’homme qui a révélé au monde entier la surveillance à grande échelle pratiquée par la NSA et qui vit depuis 2013 en exil en Russie. Et aussi Julian Assange le créateur de WikiLeaks. Mais connaissez-vous Peter Thiel, Ross William Ulbricht, Satoshi Nakamoto

Avec Les rebelles numériques, vous allez plonger dans la vie très souvent tourmentée de ces cerveaux. Les auteurs, Daniel Ichbiach et Jean-Martial Lefranc les ont classés en 4 catégories quelque peu arbitraires et étanches (ils en conviennent eux-mêmes). Bâtisseurs, insoumis, libertariens ou rêveurs, les Snowden, Assange, Thiel, Parviz ou encore Hastings, Bezos… ont tous un point commun : en plus d’être des petits génies de l’informatique ou du business, ils tous ont participé, chacun à leur manière, à la révolution du XXI siècle changeant notre monde. « Ils inventent le monde du futur pour le meilleur… comme pour le pire », peut-on lire sur la couverture.

  • Présentation en vidéo :

Après ses montagnes, Pluton dévoile des plaines glacées à la sonde New Horizons

La Nasa a continué à dévoiler vendredi de nouvelles données et images de Pluton suite à son survol par la sonde New Horizons mardi, et après avoir découvert de hautes montagnes, les scientifiques ont pu s’intéresser cette fois à d’immenses plaines glacées.

Les photos transmises par la sonde spatiale arrivent au compte-goutte mais les membres de la mission New Horizons restent fascinés par les nouvelles données reçues, qui permettent déjà de répondre à certaines questions… et en ouvrent beaucoup d’autres.

Parmi les nouvelles données dévoilées vendredi, la Nasa s’est intéressée à une grande plaine glacée située dans la « Région Tombaugh », le nom donné à la vaste zone en forme de coeur.

« Ce n’est pas une zone facile à décrypter », a dit Jeffrey Moore, un des scientifiques de la mission. « On ne voit pas d’impacts de cratères récents et la surface de cette zone est donc assez récente, moins de 100 millions d’années. Elle est probablement toujours en train d’être façonnée par un processus géologique ».

« La découverte de cette vaste plaine assez jeune, sans cratères d’impacts sur Pluton dépasse toutes nos attentes », a-t-il ajouté.

La planète naine est située dans la ceinture de Kuiper, un vaste amas de débris au-delà de l’orbite de Neptune, et elle est donc normalement bombardée d’astéroïdes régulièrement. Les scientifiques s’attendaient ainsi à découvrir de très nombreux cratères d’impacts sur sa surface, ce qui ne semble pas être le cas au vu des premières images reçues.

L’équipe de la mission New Horizons a baptisé cette plaine glacée « Plaine Spoutnik », du nom du premier satellite artificiel envoyé dans l’espace par l’Union soviétique.

Autre découverte, les chercheurs ont pu constater que l’atmosphère de Pluton, formée principalement de nitrogène, s’échappe de la planète naine, du fait de sa faible gravité, à un rythme assez important « d’environ 500 tonnes par heure », selon Fran Bagenal, une scientifique de la mission. Celle-ci espère affiner ses estimations et mieux comprendre ce processus avec les futures livraisons de données envoyées par la sonde.

Les équipes de la Nasa avaient déjà pu observer de près des montagnes assez hautes, d’environ 3.500 m d’altitude, sur les photos envoyées mercredi par New Horizons. Celle-ci doit envoyer petit à petit l’intégralité des données collectées lors de son survol de mardi dans les 16 mois à venir.

« La sonde est maintenant à 3,5 millions de kilomètres de Pluton (elle est passée au plus près à 12.400 km, NDLR) et elle fonctionne conformément aux prévisions », a noté Alan Stern, principal scientifique de la mission. Il a estimé qu’elle n’avait envoyé pour le moment que 2% des données collectées en début de semaine.

« Nous n’en sommes qu’aux premiers jours de nos analyses après le survol rapproché de la sonde », a repris Jeffrey Moore. « Aussi extraordinaires que soient ces images, nous n’en sommes qu’au tout début de nos investigations, on fait toujours face à un certain nombre d’hypothèses et nous savons que tirer des conclusions définitives dès à présent serait dangereux ».

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Philae silencieux depuis 10 jours, inquiétude des techniciens au sol

« Le robot pourrait avoir bougé », indique dans un communiqué l’agence spatiale allemande (DLR). « Même un simple changement de sa position pourrait signifier que ses antennes sont maintenant bloquées ».

« Nous avons fait des observations laissant penser que Philae pourrait avoir bougé et que ses antennes sont donc peut-être plus cachées ou que leur orientation peut avoir changé », précise le chef de projet, Stephan Ulamec, dans le communiqué.

« Pour le moment, nous sommes un peu inquiets », a commenté la porte-parole de DLR, Manuela Braun, jointe par l’AFP. « Nous essayons de comprendre ».

Le robot-laboratoire a réalisé le 12 novembre une première historique en atterrissant sur le noyau de la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko.

Après sept mois d’hibernation, il s’était réveillé le 13 juin. Depuis, il peine à établir une communication satisfaisante avec la sonde Rosetta qui escorte la comète mais reste à une distance respectueuse d’elle pour ne pas être perturbée par les jets de gaz et de poussière qu’elle envoie.

Philae est doté de dix instruments. Les scientifiques espèrent notamment qu’il permettra de trouver des molécules organiques complexes qui pourraient donner des clefs sur l’apparition de la vie sur Terre.

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Vidéo : Découvrez les plaines et montagnes glacées de Pluton grâce à la sonde New Horizons !

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Voici les montagnes et plaines de Pluton !
Ce survol simulée de Norgay Montes (Norgay Montagnes) et Sputnik Planum (Spoutnik Plaines) a été créé à partir des images de la sonde New Horizons. Pourquoi « Montes Norgay » ? C’est un hommage à Tenzing Norgay, l’un des deux premiers hommes à atteindre le sommet du mont Everest. Quant à Sputnik Planum, il a été nommé ainsi en souvenir du premier satellite artificiel de la Terre. Les images ont été capturées par la Long Range Reconnaissance Imager ( LORRI ) le 14 Juillet à une distance de 48.000 miles ( 77000 km ). Crédit: NASA / JHUAPL / SWRI

Par I.Trahin

Industrie du futur: 400 PME ont engagé des programmes de modernisation

Lors d’une réunion à Bercy, le ministre de l’Economie et de l’Industrie Emmanuel Macron a installé le « comité de pilotage » du projet « Industrie du futur », indique le ministère dans un communiqué.

L’objectif de ce projet est d’aider les petites entreprises à moderniser leur outil industriel pour adapter leur organisation et leur activité à la transformation numérique en cours dans l’industrie. Pour se préparer à cette évolution, les entreprises se voient proposer un diagnostic personnalisé et l’appui d’experts.

« 400 entreprises sont déjà engagées dans cette dynamique sur l’objectif de 500 à fin 2015 et 2.000 à fin 2016 », a précisé le ministère.

De leur côté, 18 régions ont adopté un programme régional d’accompagnement des entreprises, pour un budget global de 160 millions d’euros pour 1.700 PME et ETI. Enfin, 300 experts ont été retenus pour aider les entreprises.

M. Macron « a demandé aux industriels de renforcer leurs initiatives pour internationaliser » la démarche « Industrie du futur », notamment en lançant un partenariat avec la plateforme Industrie 4.0 allemande, a indiqué le ministère. La prochaine réunion du comité de pilotage, prévue début octobre, sera consacrée au volet international.

La réunion de lundi à Bercy a aussi vu la création officielle de l’Alliance Industrie du Futur, une association réunissant des fédérations industrielles et des écoles d’ingénieurs, et qui devrait être rejointe par les pôles de compétitivité.

L’Alliance est chargée de piloter le projet « Industrie du Futur », en liaison avec le Conseil national de l’industrie et les organisations syndicales, a précisé le ministère.

Dans un communiqué distinct, l’Alliance Industrie du futur a annoncé que Philippe Darmayan, président du Groupe des fédérations industrielles (GFI) et président d’ArcelorMittal France, avait été élu président opérationnel de l’association. Pascal Daloz, directeur général adjoint de Dassault Systèmes, et Frédéric Sanchez, président du directoire de Fives, deviennent présidents d’honneur.

sbo/cb/bw

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Du cannibalisme chez les étoiles

« C’est la première fois que nous observons une étoile naine blanche super dense volant le gaz de son binôme en le cannibalisant », a précisé l’Université de Cambridge qui dirige l’étude.

Le système binaire, nommé Gaia14aae, est situé à environ 730 années-lumière dans la constellation de Draco. Observé par le satellite Gaia de l’Agence Spatiale Européenne en Août 2014, les deux étoiles se sont singularisées en devenant cinq fois plus brillantes en l’espace de 24 heures.

Pour les astronomes, cette luminosité soudaine est due au fait que la naine blanche – si dense qu’une cuillerée à café de sa matière pèserait le poids d’un éléphant – est en train de dévorer son compagnon, pourtant plus gros qu’elle.

Les effets gravitationnels de la naine blanche très dense sont si forts qu’ils forcent son compagnon à se rapprocher d’elle.

Autre fait rare, Gaia14aae est un système binaire à éclipses. Le plan de révolution des deux astres se trouve sensiblement aligné avec la terre et les deux étoiles s’éclipsent mutuellement à peu près toutes les 50 minutes.

« Il est rare de voir un système binaire si bien aligné », a déclaré Heather Campbell de l’Institut d’astronomie de Cambridge. « Du coup, nous pouvons mesurer ce système avec une grande précision et comprendre comment il est fait et comment il a évolué » ajoute-t-il.

Les astronomes ne savent pas si l’étoile naine va complétement dévorer son compagnon ou si elles vont provoquer une supernova, une gigantesque explosion marquant la mort d’une étoile.

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Produire des cellules iPS : la découverte du 5ème élément

Reprogrammer une cellule déjà spécialisée en cellule souche incarne une prouesse scientifique que de nombreux chercheurs convoitaient. En 2006, le japonais Shinya Yamanaka a réussi pour la première fois à produire ces « cellules pluripotentes induites », dites cellules iPS, capables de devenir n’importe quelle cellule du corps humain, par un procédé nécessitant l’introduction d’un cocktail de quatre gènes dans des cellules différenciées. Jusqu’à présent, seules les cellules souches humaines d’origine embryonnaire possédaient une telle caractéristique. Les cellules iPS représentent une avancée prometteuse. Grâce à elles, il serait, à terme, possible de remplacer des organes malades du patient par de nouveaux organes dérivés de ses propres cellules en écartant ainsi tout risque de rejet. Elles éviteraient aussi les problèmes éthiques soulevés par l’utilisation de cellules provenant d’embryons humains.

Malgré ce succès, la reprogrammation cellulaire n’est pas encore complètement contrôlée. Elle est limitée par certaines barrières, dont un phénomène de mort cellulaire programmée qui restreint le nombre de cellules produites. Dans ce contexte, l’équipe de Fabrice Lavial, en collaboration avec l’équipe de Patrick Mehlen, a tenté d’identifier de nouveaux régulateurs de la genèse des cellules iPS.

Dans ce but, les chercheurs ont porté leur attention sur les facteurs impactés par les quatre gènes inducteurs au tout début de la reprogrammation. Ils ont ensuite sélectionné dans cette liste ceux connus pour avoir un rôle dans la mort cellulaire programmée et dont l’expression varie au cours de la reprogrammation. A l’issu de ce tri, une molécule apparaît : la nétrine-1. 

La nétrine-1 est une protéine sécrétée naturellement par l’organisme. De façon intéressante, elle est en particulier capable d’empêcher la mort programmée des cellules. Dans les premiers jours de la reprogrammation de cellules de souris, les chercheurs observent que leur production de nétrine-1 est fortement réduite. Cette déficience limite l’efficacité du processus. Les chercheurs ont alors testé l’ajout artificiel de nétrine-1 pour compenser son insuffisance dans les premières étapes de la reprogrammation.
Cette fois, la quantité de cellules iPS produites à partir de cellules de souris est beaucoup plus importante. Une constatation retrouvée lors de l’étude des cellules humaines, à partir desquelles quinze fois plus de cellules iPS sont produites grâce à l’addition de nétrine-1.

Dans une perspective thérapeutique, il était important de déterminer si ce traitement n’affectait pas la qualité de la reprogrammation cellulaire.
« Après plusieurs vérifications, le traitement avec la nétrine-1 ne semble pas avoir d’impact sur la stabilité génomique et la capacité des cellules iPS à se différencier en d’autres tissus », souligne Fabrice Lavial, chargé de recherche Inserm.
Les travaux de l’équipe continuent afin de tester l’effet de la nétrine-1 dans la reprogrammation d’autres types cellulaires et pour mieux comprendre le mode d’action de cette molécule dans la physiologie des cellules souches.

Sources
CNRS

Netrin-1 regulates somatic cell reprogramming and pluripotency maintenance, Nature communications, 8 juillet 2015
Duygu Ozmadenci1, Olivier Féraud2, Suzy Markossian3, Elsa Kress4, Benjamin Ducarouge1, Benjamin Gibert1,Jian Ge5, Isabelle Durand6, Nicolas Gadot7, Michela Plateroti4, Annelise Bennaceur-Griscelli2, Jean-Yves Scoazec7,Jesus Gil8, Hongkui Deng5, Agnes Bernet1, Patrick Mehlen1,* & Fabrice Lavial1,9,*
1 Apoptosis, Cancer and Development Laboratory – Equipe labellisée ‘La Ligue’, LabEx DEVweCAN, Centre de Recherche en Cancérologie de Lyon, Inserm
U1052-CNRS UMR5286, Université de Lyon, Centre Léon Bérard, 69008 Lyon, France.
2 INSERM U935, ESTeam Paris-Sud, Université Paris-Sud, Villejuif, France.
3 Institut de Génomique Fonctionnelle de Lyon, Université de Lyon, Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), Institut National de la Recherche Agronomique, École Normale Supérieure de Lyon, 69364 Lyon, France.
4 CGjMC UMR 5534 – Université Lyon 1, Campus de la Doua, Bâtiment Gregor Mendel 16, Rue Dubois, 69622 Villeurbanne, France.
5 College of Life Sciences, Peking University, Beijing, China.
6 Cytometry Facility, Centre de Cancérologie de Lyon, INSERM U1052-CNRS UMR5286, Université de Lyon, Centre Léon Bérard, 69008 Lyon, France.
7 Anipath, Université de Lyon, Hospices Q1 Civils de Lyon, Hôpital Edouard Herriot, Anatomie Pathologique, 69437 Lyon, France.
8 Cell Proliferation Group, MRC Clinical Sciences Centre, Imperial College London, London, UK.
9 Cellular Reprogramming and Oncogenesis Laboratory, ATIP/Avenir Laboratory, Centre de Recherche en Cancérologie de Lyon, INSERM U1052-CNRS UMR5286, Université de Lyon, Centre Léon Bérard, 69008 Lyon, France.
* These authors contributed equally to this work.
 

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Paris continue de miser sur l’autopartage

L’autopartage trace sa route à Paris. Autolib’ c’est déjà plus de 2120 emplacements répartis sur 530 stations dans la capitale. Bolloré a également lancé en décembre le service Utilib’, une centaine de voitures utilitaires électriques rouges à destination des artisans, commerçants et particuliers pour transporter des petites marchandises, jusqu’à 230 kg, grâce à un coffre de 900 litres. Mais la Mairie veut aller plus loin. Selon une délibération approuvée au Conseil de Paris, 226 nouvelles places  de stationnement en voierie sont attribuées à 6 sociétés de véhicules en autopartage. Elle lance aussi une expérimentation avec 12 véhicules utilitaires électriques partagés pour les artisans et commerçants du quartier Montorgueil. 

Les 6 sociétés retenues sont Bluecarsharing, Communauto, Ier, Keylib, Ubeeqo et Zipcar. Elles se partageront 113 stations sur la voirie à proximité immédiate des stations Autolib’, qui comprendront chacune 2 places de stationnement, dès la rentrée de septembre. Les stations seront reconnaissables par le label « S.V.P », pour « service de véhicules partagés ». Contrairement à Autolib’ qui cible des locations de courte durée (35 minutes en moyenne) en trace directe, S.V.P proposera des locations en boucle à la demi-journée ou à la journée. Le véhicule devra donc être ramené à la station où il a été retiré.

Afin d’expérimenter au mieux ce nouveau service d’autopartage, différents types de véhicules seront proposés. Les utilisateurs auront le choix entre 49 véhicules électriques (dont 17 utilitaires), 42 voitures hybrides rechargeables, 131 hybrides classiques électrique/essence et 4 véhicules à essence classique. Dans sa lutte contre la pollution de l’air, la Mairie a décidé de bannir la motorisation diesel.

En complément du déploiement d’Utilib’, Paris va expérimenter début 2016 un système de partage de véhicules utilitaires électriques pour les commerçants et artisans du quartier Montorgueil (2e arrondissement). 12 véhicules seront mis à disposition de 200 artisans et commerçants volontaires. L’accompagnateur de start-up Numa aura en charge la collecte et l’analyse des résultats pour définir l’offre la mieux adaptée aux besoins des entreprises et une grille de tarifs attractifs. 

Un service privé de scooters électriques en libre-service, baptisé Cityscoot, a également été lancé à titre expérimental à Paris le 30 juin. Durant 4 mois, 70 scooters seront disponibles à la location. Aucune station n’est prévu durant cette phase de tests, les scooters seront localisés sur une application mobile et il sera possible de les rendre à n’importe quel endroit, sur les places autorisées, dans dix quartiers. En cas de succès, 1 000 scooters seront déployés progressivement au court de l’année 2016 dans toute la capitale. 

Par Matthieu Combe, journaliste scientifique

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UCC Coffee, le torréfacteur français a créé une nouvelle ligne de production de capsules compatibles Nespresso®

5 millions d’euros. C’est ce qu’a coûté cette toute nouvelle ligne de production dédiée à la fabrication de capsules de café compatibles Nespresso®. Le spécialiste du café français espère ainsi se faire une place sur le marché juteux des capsules estimé à 2 milliards et en croissance annuelle de 33%. La tâche s’annonce ardue puisque Nespresso®, filiale de Nestlé, détient 85% du marché, mais UCC Coffee possède quelques atouts qui pourraient bien faire la différence. Son usine de production à Valence est prête à relever le défi. 

Le nouveau process, baptisé NPX, fabrique les capsules par thermoformage. Avant de remplir les dosettes, le café est aspiré dans de grands silos pour une période de dégazage d’au moins 5 heures. UCC Coffee a choisi de fermer ses capsules à l’aide d’un opercule en aluminium alimentaire. Tout d’abord, une machine découpe de l’aluminium qui est pré-soudé avant que la capsule ne soit pressurée. Toute cette étape se fait sous azote pour préserver la qualité du café qui serait oxydé au contact de l’air. Le café est ensuite introduit dans la capsule et l’opercule supérieur est mis en place. La capsule ainsi terminée est alors envoyée dans une dernière machine qui les range dans les boites. 

La nouvelle gamme du français Grand Crü est composée de 6 saveurs dont un décaféiné. Elle est vendue en ligne ainsi que dans des commerces de proximité. UCC Coffee est spécialiste des dosettes souples MDD et un des plus gros fournisseurs européens de café à marque distributeurs. Un savoir-faire et une expérience sur laquelle il compte bien capitaliser afin de percer sur le marché ultra-concurrentiel mais si rentable des capsules compatibles Nespresso®.

Figure 1: Si besoin, la phase de dégazage peut durer jusqu’à 10 heures

 

Figure 2: la capsule de UCC Coffee est obtenue par thermoformage

 

Figure 3: Changement de la bobine d’aluminium

 

Figure 4: La ligne de production peut atteindre un débit de 600 capsules/min

 

Figure 5: les capsules sont rangées en quinconce sans emballage pour un conditionnement compact

 

Par Audrey Loubens

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