Analyse des objets d’art : les marqueurs techno-chronologiques

Verres et céramiques

Les deux principales difficultés en technologies verrière et céramique sont la maîtrise de la cuisson (conception des fours et conduite de la cuisson) et la disponibilité de poudres fines ; en effet, la température de frittage est d’autant plus basse que les particules sont fines. Le broyage demande beaucoup d’énergie et donc les poudres naturellement fines (sables, limons, lœss, argiles), ou pouvant être obtenues fines par simple traitement thermique (calcaire, coquilles, silex…) sont activement recherchées.

La production de céramique remonte à la transition paléolithique-néolithique (> 15.000 av. J.-C., en Europe, Afrique, Sibérie et Japon) et demande des températures de l’ordre de 600-650°C pour obtenir, par frittage en phase liquide en atmosphère réductrice, des objets poreux mais robustes mécaniquement.

Les producteurs d’objets en verre, y compris émaillés, acquièrent un niveau technique remarquable sous l’Empire romain avec les productions levantine et se perfectionnèrent sous les dynasties fatimides (X-XIIe siècles, Égypte principalement) puis mamelouks (XVe, Égypte et Syrie). Chaque innovation est un marqueur chronologique qui peut être décelé par l’analyse.

Émaux

Bien que les émaux soient des verres silicatés comme pour le corps des objets en verre, leur technologie est beaucoup plus complexe car ils doivent satisfaire plusieurs critères souvent contradictoires.

En premier : la couleur et la brillance, comme pour le verre massif. En plus, ils doivent posséder une mouillabilité et une viscosité adaptées au support et à sa géométrie, réagir suffisamment avec le support pour un bon accrochage sans générer de bulles ou de cristallisation incontrôlée et surtout être en accord de dilatation avec ce support. En couche mince, pour ne pas écailler (saut d’éclat), ni tressailler (fissuration en étoile), l’émail se doit d’être en légère compression. Plusieurs émaux doivent être posés les uns sur les autres pour réaliser des décors complexes.

En conséquence, l’éventail des compositions des émaux est d’une ampleur sans commune mesure avec celles des verres massiques servant à la réalisation d’objets, voire même de vitraux. La faible épaisseur des émaux nécessite, pour leur conférer une couleur puissante, des incorporations de quantités de pigments beaucoup plus élevées que dans un corps de verre où une coloration par couleurs « transparentes » (la dissolution est obtenue par une faible quantité d’ions chromophores restants en solution) est suffisante.

On comprend pourquoi la technologie sophistiquée de l’émaillage fait des émaux de bons marqueurs technologiques et chronologiques.

Vitraux

Les premiers vitrages datent de l’époque romaine, se perfectionnent aux époques byzantines (VIe siècle : Ravenne, Sainte-Sophie), mais c’est seulement au VIIe siècle, et surtout pendant la période romane, que se développent les compositions imagées faites de morceaux de verre, colorés et épais (plusieurs millimètres), sertis de baguettes en plomb dans une armature (barlotières) de fer. Le dessin obtenu initialement par la découpe et le réseau de plomb évolue avec l’augmentation de la taille des morceaux de verre et l’invention de la grisaille, une sorte d’émaillage permettant d’échapper aux contraintes de la découpe pour le dessin et ainsi de gagner en luminosité.

Les difficultés politiques d’approvisionnement en fondants sodiques (évaporites des lacs salés ou cendres de plantes côtières du Proche-Orient) conduisent à l’utilisation de sources locales, potassiques, de cendres de plantes (fougères) ou de bois. L’évolution esthétique induite résulte donc en premier des évolutions technologiques (dimension, palette de couleur, grisailles).

Métallurgie, patines et dorures

Nous ne traiterons pas des alliages métalliques proprement dits, car la plupart des méthodes mobiles ne sont pas très pertinentes pour l’analyse fine des métaux puisqu’elles utilisent les liaisons chimiques non métalliques comme sondes, via leur dipôle instantané (spectroscopie IR) ou leur variation de polarisabilité électronique (spectroscopie Raman).

Par contre, toutes les méthodes considérées sont efficaces pour l’étude des surfaces métalliques, les patines, intentionnellement développée par des traitements thermochimiques complexes pour des raisons esthétiques ou couches formées naturellement (corrosion passive ou active/dégradation). Dans les deux cas, les phases formées dépendent de la composition de l’alliage.

 

 

Cet article est un court extrait des bases documentaires de Techniques de l’Ingénieur.

 

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Agricommand, la réglementation agroalimentaire en un clic

Techniques de l’Ingénieur : Denis Larivière, qu’est-ce qu’Agricommand ?

Denis Larivière : J’ai fondé Agricommand en 2000, à l’époque où le net se développait, et où les données réglementaires évoluaient sans cesse. L’idée était de créer une plate-forme de marché pour les produits phytosanitaires, d’où le nom Agricommand. J’ai alors constaté qu’il n’existait aucune plate-forme de données réglementaires en ligne, et ai décidé d’en créer une, où l’information serait recherchée et vérifiée auprès de sources multiples, pour en garantir la qualité.

Techniques de l’Ingénieur : Une réponse à une demande réelle ?

Denis Larivière : Les professionnels de l’agriculture avaient alors un grand besoin de données mises à jour. Agricommand a été le premier –et le seul- acteur à leur proposer des bases de données non seulement sur les phytosanitaires, mais aussi sur les semences et les engrais, c’est-à-dire l’intégralité des entrants agricoles. Nous sommes vite devenus leaders, et de loin, sur le marché, avec pour clients l’ensemble du monde de l’agriculture : coopératives, négociants, sociétés informatiques d’aide à la décision… mais jamais directement les agriculteurs.

Techniques de l’Ingénieur : Votre société vient de rejoindre le groupe Weka France (ndlr : dont font partie les éditions Techniques de l’Ingénieur), qu’est-ce que cela va changer pour vos clients ?

Denis Larivière : Cela va nous permettre de fusionner nos bases de données avec celles de Phytodata, notre principal concurrent jusqu’alors, lui-même membre du groupe Weka France. Pour nos clients, cela signifie donc une offre encore plus étoffée. Cette fusion va aussi nous donner une force de travail plus conséquente, et nous permettre de travailler avec les acteurs en amont du monde agricole que sont les industriels de l’agrochimie. Ce secteur nous était jusqu’alors inaccessible, faute d’une force de frappe suffisante.

Désormais quasi-seuls sur le marché, nous ne changerons pas pour autant nos tarifs, qui étaient adaptés au marché agricole, pour une offre haut de gamme.

 

Propos recueillis par Bruno Decottignies

 

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Eolien terrestre : le ralentissement se confirme

Aujourd’hui, le parc éolien s’élève à 7449 MW, alors que l’objectif que la France s’est fixé à l’horizon 2020 est de 19 000 MW.

Selon le Syndicat des Energies Renouvelables, ce chiffre inquiétant éloigne encore un peu plus notre pays de la trajectoire qui doit lui permettre de respecter ses objectifs en matière d’énergie renouvelable puisque le rythme de raccordements nécessaires pour les atteindre s’élève à plus de 1 400 MW par an.

« Nous sommes à 54 % du rythme annuel qui nous permettrait de respecter les engagements que nous avons pris concernant le développement du parc éolien terrestre français qui doit atteindre 19 000 MW en 2020 », explique Jean-Louis BAL, Président du Syndicat des énergies renouvelables, « la filière éolienne ne peut attendre les conclusions du débat lancé par le Gouvernement. Les mesures d’urgence annoncées doivent être mises en œuvre très vite si nous voulons encore disposer des outils industriels et des compétences pour diversifier notre mix électrique à l’issue du débat sur la transition énergétique ».

Les raisons de ce ralentissement sont connues : la complexification du cadre réglementaire mis en place en 2010, les difficultés de raccordement au réseau électrique et l’incertitude sur l’avenir d’achat du kWh éolien. Les professionnels de la filière, réunis au sein du SER, appellent à la mise en œuvre urgente d’une simplification du cadre réglementaire, devenu incompatible avec le développement de l’énergie éolienne.

« Tenir les engagements pour l’éolien terrestre est d’autant plus impératif que le calendrier des appels d’offres de l’éolien maritime nous conduit bien au-delà de 2020 pour la mise en exploitation des 6 000 MW offshore prévus par le Grenelle de l’environnement », rappelle Jean-Louis BAL.

I.T

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Savourez votre expresso au volant

En retard, vous n’avez pas eu le temps de boire votre café ? Alors que vous êtes pris dans les embouteillages, vous regrettez de ne pas avoir une tasse bien chaude d’un café serré ?

Vous en rêviez, Handpresso l’a fait. Mieux, Fiat l’a intégré à ses véhicules ! La surprenante machine à café portable Handpresso Auto se branche sur l’allume-cigare et prépare un café.  Le mode d’emploi est simple : dévisser le couvercle supérieur, verser de l’eau, positionner la capsule de café en haut puis refermer l’ensemble. Appuyer sur le bouton « on », patienter deux minutes.

Votre café est prêt.

Dérivée de la Handpresso Wild, une cafetière portable très compacte inventée par le danois Henrik Nielsen, la Handpresso Auto est moins compacte mais beaucoup plus pratique puisqu’il n’y a pas besoin de pomper manuellement pour atteindre les 16 bars de pression nécessaires à la réalisation du café. Branché sur l’allume-cigare, l’appareil chauffe tout seul. Récompensé à de multiples reprises, le concept de la Handpresso a séduit un constructeur automobile, Fiat, qui a souhaité la proposer à ses clients avec son modèle de la 500.

Le Danois a donc adapté sa technologie à l’environnement spécifique de la Fiat 500, plus particulièrement le code couleur. Catherine Nielsen, Chargée de Communication chez Nielsen Innovation, déclarait :  » nous avons réalisé un habillage spécifique aux couleurs de Lavazza. Et si la machine Handpresso Auto fonctionne avec des dosettes au standard international dit « E.S.E. et compatibles », les cafetières réalisées pour Lavazza et Fiat emploient des capsules Lavazza A Modo Mio. D’où l’aspect conique de leur couvercle. » La cafetière, rebaptisée pour l’occasion « Lavazza 500 Espresso experience » s’intègre parfaitement à l’habitacle, positionnée entre les deux fauteuils avant. Elle est vendue avec des récipients à couvercle vissé conçus pour se placer dans le porte-gobelet à l’avant, devant le levier de vitesse : l’un contient des gobelets en plastique jetables, le deuxième la réserve de capsules de café.

Henrik, Fiat et Lavazza ont ainsi unis leurs forces pour livrer un concept innovant. Ils ont pourtant oublié une chose : où met-on le sucre ?

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

L’agenda du débat national sur la transition énergétique se précise

Sorte de « Journées du patrimoine de l’énergie », les journées de l’énergie se dérouleront du 29 au 31 mars 2013. À cette occasion, les entreprises et les collectivités ouvriront les portes de leurs installations au grand public. La population aura alors la possibilité de comprendre et de voir les dessous de la production d’énergie et d’électricité.

Un autre moment fort sera la journée citoyenne du 25 mai. Dans toutes les régions, des panels d’une centaine de citoyens se réuniront pour débattre ensemble des enjeux de la transition énergétique. Ce sera notamment l’occasion de cartographier les attentes et les opinions des citoyens, en fonction des régions. 

L’objectif principal de ces journées est d’obtenir une discussion large et d’attirer l’attention du public. De larges campagnes de communication devraient être mises en œuvre au printemps pour faire connaître ces dates et toucher un maximum de personnes.

31 janvier, une date à retenir

Le site internet du débat ouvrira le 31 janvier. Il présentera les informations de base sur le débat pour comprendre les données et les enjeux. Tout un chacun pourra directement contribuer en ligne au débat. Les contributions et les initiatives de chacun seront ainsi comptabilisées et tracées. 

Le groupe de contact des entreprises de l’énergie se mettra également en place au 31 janvier. Avec un noyau dur d’acteurs économiques de l’énergie, son objectif est que « le débat puisse intégrer leur vision stratégique, leurs éléments technologiques et leurs capacités de financement », insiste Anne Lauvergeon, membre du comité de pilotage du débat. Il faut également « que le débat puisse influer sur leur stratégie », précise-telle. Du côté du comité citoyen, l’installation est prévue pour le 16 février.

Vers un débat international

Le débat veut aller chercher l’expérience au-delà des frontières. Dans cette perspective, le conseil national de la transition énergétique et le comité des experts auditionneront Peter Altmaier, le ministre Allemand de l’environnement, en charge des énergies renouvelables, le 7 février prochain. Les gouvernements français et allemands signeront à cette occasion un accord de partenariat sur le développement des énergies renouvelables. D’autres ministres européens ont été invités à être auditionnés, mais les rendez-vous ne sont pas encore fixés.

« Dans la perspective du Conseil européen sur la politique de l’énergie qui se tiendra le 31 mai prochain et des discussions internationales, l’idée est de pouvoir s’intéresser aux différentes stratégies nationales de transition énergétique qui existent aujourd’hui de par le monde et dont nous avons des leçons à retenir pour les choix que nous devons faire nous-mêmes », estime Delphine Batho, Ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie.

Si la France veut respecter ses engagements climatiques, ce débat est condamné à aboutir sur une loi de programmation forte. « Aujourd’hui, sur l’objectif de 20 % d’économies d’énergie en 2020, nous avons fait 15 % du chemin ; nous en sommes à 3 points des 20 % », rappelle Madame la Ministre. « Si on reste sur la trajectoire actuelle, il n’y a aucune chance que la France tienne les engagements qu’elle a pris au niveau européen », conclut-elle. 

 

Par Matthieu Combe, journaliste scientifique

 

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News Environnement : janvier 2013

Des événements climatiques extrêmes toujours plus fréquents

A l’heure du changement climatique et de discussions houleuses à Doha sur le devenir du protocole de Kyoto, les scientifiques observent non seulement une évolution du climat caractérisée généralement par une augmentation des températures moyennes mais aussi par des changements dans la variabilité des indicateurs climatiques. Selon certains chercheurs, le danger le plus proche est plus spécifiquement dû à l’occurrence d’événements extrêmes tels que les vagues de chaleur, les pics de température, les fortes précipitations et les inondations.

Ce sont ces événements extrêmes que l’équipe du Département de Sciences environnementales de l’Université de Lettonie a décidé d’étudier en se basant sur les données météorologiques mesurées dans 14 stations sur l’ensemble du territoire letton entre 1950 et 2010, et à Riga entre 1852 et 2010 afin d’observer l’évolution historique des événements. Cette étude sur le long terme a été menée à l’aide d’outils statistiques tels que le test non paramétrique de Mann-Kendall pour l’étude de la tendance temporelle, et la méthode de Sen pour l’estimation de l’amplitude. L’occurrence et l’impact des événements climatiques extrêmes sont étudiés en se basant sur les changements d’indices caractérisant les températures extrêmes, négatives et positives, et les précipitations intenses.

L’analyse de la tendance des changements de long terme dans la fréquence des événements climatiques extrêmes en Lettonie montre une augmentation significative du nombre de jours présentant des températures élevées et des précipitations extrêmes, mais une diminution du nombre de jours très froids. Cette analyse rend également compte de changements significatifs des variables climatiques sur l’ensemble du territoire letton. Ces événements majeurs se produisent non seulement en Lettonie mais sont aussi observés dans les pays du nord de l’Europe du fait de l’influence géographique (impact du climat continental), et leur relative proximité avec l’Océan Atlantique (impact du climat maritime). Ce schéma climatique hautement variable est déterminé par la forte activité cyclonique au-dessus de la Lettonie. Ces conditions contribuent aux différences de régimes de la température de l’air, des précipitations ainsi qu’aux hétérogénéités spatiales des événements climatiques extrêmes.

La tendance au réchauffement global est évidente du fait des valeurs moyennes et extrêmes de la température de l’air, et d’une fréquence plus élevée des vagues de chaleur, tendance d’autant plus marquée dans les villes principales de Lettonie. L’augmentation de la fréquence des précipitations extrêmes présente un caractère « local » mais de tels événements peuvent malgré tout avoir une influence fortement négative : ces événements menacent directement les hommes, l’agriculture, les infrastructures, l’activité forestière et beaucoup d’autres secteurs, et peuvent occasionner beaucoup plus de risques que le réchauffement global.

Source : www.bulletins-electroniques.com

Une biomasse potentiellement illimitée

Après les avancées faites sur le génome de l’hydre, un polype d’eau douce « immortel », c’est au tour des plants de tabac de promettre la jeunesse éternelle… Les chercheurs de l’Institut Fraunhofer pour la biologie moléculaire et l’écologie appliquée (IME), à Münster (Rhénanie du Nord-Westphalie), ont localisé un « interrupteur génétique » qui permet de maintenir la plante à un stade jeune et lui permettre de croître sans limite. Ce résultat laisse supposer une production de biomasse accrue.

Les plants de tabac ont une vie courte : ils atteignent leur stade de floraison au bout de 3 à 4 mois seulement et meurent par la suite. Leur taille quant à elle se limite en général à deux mètres. L’équipe du professeur Dirk Prüfer a identifié la « fontaine de jouvence génétique » du tabac : les chercheurs de Münster ont en effet modifié génétiquement le matériel empêchant la plante d’atteindre son stade final de floraison. En désactivant le processus de sénescence, l’inhibition programmée de la croissance est alors supprimée. « Un de nos premier plant de tabac expérimental a près de huit ans et il ne cesse de grandir », explique le professeur Dirk Prüfer, directeur du département de génomique fonctionnelle et appliquée à l’IME. « Bien que nous ayons réalisé régulièrement des tailles, celui-ci mesure plus de six mètres de haut ». Les feuilles poussant au pied des plants en champ jaunissent et tombent habituellement très vite alors que sur les plants expérimentaux elles restent vertes et en bonne santé, d’où le nom donné à ces plants : Forever Young.

Le principe de modification génétique découvert à Münster est transférable à d’autres types de plantes afin d’obtenir des cultures produisant par conséquent une quantité beaucoup plus importante de biomasse. Le but est de pouvoir garantir l’approvisionnement en denrées alimentaires car le Conseil allemand sur la bioéconomie prévoit que le rendement par hectare devra doubler d’ici à 2050. Cependant, il ne serait pas pertinent d’utiliser cette technique sur le colza ou d’autres plantes cultivées pour leurs graines ou pollens car cette méthode n’est utile que pour les espèces où la floraison n’est pas requise pour la récolte, comme chez la betterave à sucre ou la pomme de terre. Par ailleurs, les plantes n’ont aucun moyen de se reproduire, ce qui signifie qu’elles ne pourront pas contaminer l’environnement avec leur patrimoine génétique modifié.

A l’avenir, les chercheurs veulent aller plus loin et être en mesure de désactiver les limites de croissance des plantes en utilisant une méthode moins lourde : la mutagenèse chimique. Cette méthode repose sur l’utilisation d’additifs chimiques pour apporter des changements dans la séquence d’ADN d’une graine. Dans ce but, des expériences pour comprendre la dérégulation des gènes devraient débuter à l’IME en 2013/2014.

Source : www.bulletins-electroniques.com

La révélation du mystère de l’oxydation du méthane marin

Dans les fonds marins, d’énormes quantités de méthane (gaz à effet de serre) sont enregistrées sous la forme d’hydrate de méthane. Un groupe de microorganismes dans les sédiments de l’océan veille à ce que ce méthane soit dégradé sans recours à l’oxygène (respiration anaérobie). Il était connu que les composés du sulfure jouaient un rôle important dans cette réaction. Des chercheurs autrichiens (laboratoire de micro-écologie de l’université de Vienne) et allemands (Max Planck-Institut pour la recherche sur les polymères Mainz et Max Planck-Institut pour la microbiologie marine à Brème) ont cependant montré que le processus voit se développer des réactions bien différentes de celles qu’on pensait être jusqu’alors. Leur travail a été publié dans le magazine « Nature » (numéro 7425, volume 491).

Le méthane se forme lorsque les immenses quantités de matériel organique, qui coulent en permanence sur les fonds océaniques se décomposent. Des micro-organismes méthanogènes forment le méthane à partir de l’hydrogène et de CO2, et cela dans de telles quantités, que la science s’applique à comprendre les processus se déroulant sur le sol des mers de façon très détaillée.

Deux autres groupes de microorganismes vivant dans des conglomérats de différentes tailles, dans les sédiments marins contenant du méthane, veillent à la dégradation du méthane. Ce « groupe de travail » se compose d’archées méthanotrophes, et de bactéries. Ils reforment du CO2 en utilisant la voie métabolique de l’Anaerobic oxydation of méthane (AOM, oxydation anaérobie de méthane) dans les sédiments anoxiques. Depuis de nombreuses années, les scientifiques ont cherché le produit intermédiaire nécessaire à cette réaction, supposément transmis des archées oxidatrices de méthanes aux bactéries.

Il a longtemps été pensé que les bactéries réduisaient le sulfate (SO4) (en d’autres termes elles « respireraient l’oxygène présent dans le sulfate) grâce à l’aide des électrons obtenus de l’oxydation du méthane accomplie par les archées. Pour se faire, les électrons auraient cependant dû se déplacer des archées aux bactéries, comment, cela restait un mystère. Il était spéculé que les électrons étaient transportés de l’un à l’autre par des sortes de nano câbles.

Réduction de sulfate en sulfure

Finalement, l’équipe de chercheurs a découvert que la réaction fonctionne de façon totalement différente. Les chercheurs ont démontré que les archées peuvent accomplir l’AOM seules, sans l’aide de leurs partenaires bactéries. Les archées ne disposent pas de « la boîte à enzymes » observée habituellement chez les autres organismes à respiration au sulfate, mais dépendent d’une voie différente et encore inconnue. Lors de la réaction, le sulfate est réduit, cependant non pas jusqu’au sulfure d’hydrogène tel qu’on le pensait jusqu’alors, mais jusqu’au soufre non-valent seulement. L’équipe a pu grâce à l’aide de la microspectroscopie de Raman et de la technique de la chromatographie dépister la présence de soufre directement dans les archées, à taux bien plus élevés que chez les bactéries et donc permettre une contribution essentielle à l’identification du produit intermédiaire cherché depuis longtemps.

Les bactéries, a contrario, ne procèdent pas à la réduction de sulfate qui était pourtant présumée. Mais alors quel est donc le rôle des bactéries puisque les archées s’occupent non seulement de l’oxydation du méthane mais aussi de la respiration au sulfate ? Et bien les bactéries réductrices de sulfate absorbent le soufre non-valent qu’elles obtiennent des archées et utilisent alors une astuce microbiologique : elles oxydent une partie du soufre et en réduisent l’autre partie ce qui leur permet de gagner en énergie et donc de grandir et de se multiplier. Le disulfure [6] produit par l’AOM est donc utilisé par les bactéries de part la précédente réaction nommée dismutation. Cette réaction engendre la formation d’un composé sulfure (sulfure d’hydrogène) (qui a été réduit) et d’un sulfate (qui a été oxydé). Tout ceci s’apparente à une forme de fermentation, un processus similaire à celui utilisé pour la production d’alcool.

Les sulfates oxydés peuvent de nouveau être absorbés et utilisés par les archées. Les bactéries gardent donc une basse concentration en souffre non-valent, ce qui facilite le travail des archées (car la réaction se déroule alors de façon avantageuse en terme d’énergie). En même temps, elles fournissent aux archées du sulfate, dont celles-ci ont besoin pour leur métabolisme. Il s’agit donc d’une situation gagnante pour tous. C’est grâce à l’incubation continue, durant 8 ans, de cultures d’archées et de bactéries provenant du volcan de boue d’Isis, dans la mer Méditerranée, qu’il a été possible de retracer le cycle du souffre complexe impliqué dans l’AOM.

Jusqu’alors, il avait toujours été délicat d’expliquer la présence de soufre élémentaire dans les sédiments anaérobiques. Cette découverte n’élucide pas seulement le mystère de l’oxydation de méthane en milieu marin, elle éclaire aussi d’un jour nouveau les cycles de carbone et de soufre dans les sédiments marins, riches en méthane.

Source : www.bulletins-electroniques.com

News Informatique : janvier 2013

Un logiciel pour mesurer les troubles oculomoteurs lors de la lecture chez les enfants

En situation normale, la lecture devient totalement fonctionnelle après deux ans d’école primaire. En France, deux trimestres de primaire sont recommandés par la Haute Autorité de Santé (HAS) avant d’explorer un trouble de lecture. Pour parler de trouble, il faut qu’il y ait un retard d’au moins 18 mois entre l’âge réel et l’âge de lecture. Ainsi, en théorie, on ne peut diagnostiquer un trouble de lecture qu’à partir du CE2. Selon les études, ces troubles touchent entre 1 et 15% des enfants. Baptisé « Application Lecture », le logiciel médical développé par l’entreprise EyeBrain permet à des spécialistes des troubles de la lecture (ophtalmologues, neurologues, psychiatres, orthoptistes, neuropsychologues, orthophonistes …) d’évaluer automatiquement et rapidement des paramètres oculomoteurs lors de la lecture chez leurs patients, notamment la caractérisation fine des troubles du contrôle binoculaire.

Les travaux de recherche qui ont mené au développement de ce nouveau produit ont été réalisés dans la cadre d’une collaboration entre EyeBrain, petite entreprise créée en 2008 qui compte une douzaine de personnes localisée près de Paris, et des chercheurs du CNRS et de l’Université René Descartes, au sein de l’hôpital Robert Debré de l’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris. Ils ont été cofinancés par l’Union Européenne grâce au Fonds Européen de Développement Régional (FEDER).

Source : www.bulletins-electroniques.com

Une puce inviolable contrôlée par des données biométriques

Dans le monde actuel où l’information coule à flot et où il semble devenir de plus en plus difficile de sécuriser des données personnelles, la mise au point de systèmes cryptographiques sûrs est un besoin. Mais c’est aussi un travail difficile. La crytographie quantique avance doucement et ne sera certainement par généralisable rapidement. Les chercheurs andalous, au travers du projet Crypto-bio, se sont lancés dans la réalisation de systèmes d’identification crypto-biométriques afin d’assurer la protection de données.

Ces systèmes sont basés sur l’utilisation de paramètres biométriques (empruntes digitales et reconnaissance faciale) afin de crypter et sécuriser des données. Seul l’utilisateur autorisé, par la validation de ces paramètres, peut débloquer le système et accéder aux données enregistrées. Le défi consiste à mettre au point les dispositifs électroniques et les logiciels pour faire fonctionner ces systèmes tout en maintenant le tout dans un appareil de taille réduite transportable. Il faut par ailleurs que le dispositif soit inviolable, c’est à dire que l’information sauvegardée ne soit pas accessible ou récupérable en démontant le système ou en étudiant son fonctionnement.

Les premiers résultats sont encourageants. Les chercheurs ont mis au point un dispositif qui se connecte à un port USB et qui gère de manière autonome le chiffrage des données et les actions permettant d’accéder à l’information. Un tel dispositif permettrait ainsi de valider l’identité des personnes avant de réaliser certaines opérations comme par exemple des achats sur internet.

Le groupe de recherche du projet Cripto-bio est formé de personnels des universités andalouses de Séville et Huelga, de chercheurs du CSIC et de l’Université Polytechnique de Madrid.

Source : www.bulletins-electroniques.com

Le nouveau supercalculateur national des Pays-Bas est de fabrication française

SARA, le centre informatique national qui fournit un ensemble complet de services, d’infrastructure et de calcul haute performance aux universités et aux centres de recherche néerlandais, a choisi la société française Bull comme fournisseur de son prochain supercalculateur national. Cet accord a été annoncé le 12 novembre 2012.

Le nouveau supercalculateur qui remplacera le système actuel Huygens, développé par IBM, sera opérationnel au premier semestre 2013. Il sera utilisé dans de nombreux domaines de recherche comme les énergies propres, le changement climatique, la gestion de l’eau, la réduction du bruit ou l’amélioration des soins médicaux.

L’acquisition de ce nouveau dispositif de pointe a été rendu possible grâce à l’investissement du réseau SURF [3], dont le but est de fournir aux étudiants, professeurs et chercheurs néerlandais des systèmes TIC (Technologies de l’Information et de la Communication) haute performance. L’organisation pour la recherche scientifique (NWO), le Ministère de l’éducation, de la culture et des sciences et le Ministère des affaires économiques, de l’agriculture et de l’innovation sont également impliqués financièrement dans ce projet.

Répondre à des besoins croissants

Bull a été choisi suite à une procédure d’appel d’offres européenne lancée e  2011. Les principaux critères de sélections portaient notamment sur les performances du système, sa consommation énergétique et sa flexibilité pour répondre aux besoins toujours croissants des utilisateurs. A la mi-2013, la performance du nouveau système devrait atteindre environ 250 téraflops/s (soit quatre fois plus que la capacité du système actuel) avant de franchir la barrière du pétaflops/s au second semestre 2014. Par ailleurs, il intégrera une nouvelle technologie de refroidissement liquide (par « free cooling » – refroidissement passif) qui permet de réduire significativement les coûts énergétiques liés au refroidissement, ainsi que les émissions de CO2.

« Nous sommes très enthousiastes pour le nouveau système et notre collaboration avec Bull. Notre stratégie d’adaptation à la demande permet de fournir une solution peu coûteuse et adaptée aux besoins des chercheurs néerlandais. Avec les processeurs Intel Xeon de nouvelle génération et la dernière technologie de refroidissement par eau chaude de Bull, nous disposons de l’un des systèmes informatiques le plus puissant, mais également le plus respectueux de l’environnement aujourd’hui disponible aux Pays-Bas. Il va donner un nouvel élan à l’économie de la connaissance néerlandaise. Avec Bull comme partenaire technologique et commercial, nous allons renforcer la compétitivité des Pays-Bas dans les sciences et l’économie », affirme le Dr. Ir. Anwar Osseyran, directeur de SARA.

« Nous sommes très heureux d’avoir été choisis par SARA », a pour sa part déclaré Dick Fens, PDG de Bull aux Pays-Bas. « C’est la seconde fois en peu de temps qu’une organisation néerlandaise réputée choisit la technologie avancée de Bull. Avec le nouveau supercalculateur de Bull, les chercheurs néerlandais auront accès à notre technologie bullx de nouvelle génération et pourront mener des recherches de haute qualité. Nous sommes fiers de contribuer ainsi à l’économie de la connaissance néerlandaise. »

Remplacement du système Huygens

Le nouveau supercalculateur Bull remplacera le système actuel, Huygens, utilisé par SARA depuis août 2008 et qui a atteint la fin de son cycle de vie. SARA a confié le remplacement du système actuel au réseau SURF qui depuis, 2012, est responsable du financement structurel d’une infrastructure nationale de recherche sur les TIC, dont fera partie le nouveau supercalculateur. Le 1er janvier 2013, SARA sera intégré à cette structure nationale et deviendra une nouvelle unité d’exploitation de SURF, appelée SURFsara.

Les astéroïdes sont-ils en train de devenir un nouvel eldorado ?

L’objectif est simple : exploiter les ressources présentes sur les astéroïdes. Cela peut être de l’eau mais aussi des métaux comme du fer ou du nickel, ou encore des métaux précieux. Par exemple, un « petit » astéroïde de seulement 1 km de diamètre pourrait contenir l’équivalent en fer de la production mondiale annuelle. Un astéroïde de 500 m de long pourrait fournir autant de platine que l‘humanité n‘en a jamais produit. Et les astéroïdes contenant de l’eau serviraient d’étape aux explorations spatiales lointaines, fournissant ressources en eau et en carburant. On comprend l’intérêt économique que représentent les astéroïdes. Seul petit bémol, les astéroïdes ne sont pas facilement accessibles…

Mais à l’homme rien d ‘impossible. La société Deep Space Industries a donc imaginé, en collaboration avec la NASA,  de petits engins spatiaux capables d’atteindre un astéroïde, d’en extraire les matériaux puis de les ramener sur Terre. Baptisés DragonFlies (libellules), ces vaisseaux d’à peine 32 kg passeront entre deux et quatre ans dans l’espace et pourront acheminer entre 27 et 68 kg de matériaux. Mais avant d’exploiter un astéroïde, encore faut-il être sûr qu’il est riche en ressources. Pour cela, de petits engins d’environ 25 kg seront préalablement envoyés pour sonder plusieurs astéroïdes et sélectionner les plus intéressants. Cette phase de présélection par les FireFlies (lucioles) durera entre deux et six mois, et devrait débuter dès 2015, dans moins de deux ans.  D’après le plan de Deep Space Industries, l’envoi des DragonFlies suivra rapidement dès 2016. La NASA a déjà recensé plus de 9000 astéroïdes dont 1500 aussi faciles d’accès que la Lune.

Le directeur général de Deep Space Industries n’hésite pas à déclarer que « On découvre plus de 900 nouveaux astéroïdes passant près de la Terre chaque année et ces objets peuvent être aussi importants pour les activités spatiales de ce siècle que l’ont été les gisements de minerais de fer du Minnesota pour l’industrie automobile de Detroit au XXe siècle ». L’année dernière déjà, la société Planetary Resources avait révélé son intention d’exploiter les astéroïdes, allant jusqu’à prédire que cette activité pèserait bientôt plusieurs dizaines de milliards de dollars par an.

A plus long terme, l’exploitation minière d’astéroïdes ne serait qu’une étape. Deep Space Industrie a annoncé vouloir construire des plateformes de communication en remplacement des satellites, dans un délai de dix ans. La société privée a même envisagé des centrales d’énergie solaire déployées dans l’espace pour alimenter la Terre.

A découvrir dans cette vidéo

 

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

 

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L’UE planche sur de nouveaux objectifs de captage et stockage du carbone

Les Etats envisagent plus sérieusement de développer les technologies de captage et de stockage du dioxyde de carbone (CSC), afin de limiter la pollution liée à la consommation d’énergie et à l’activité industrielle. Le projet européen GeoCapacity prévoit la possibilité d’enfouir 300 milliards de tonnes de CO2 sous le sol européen, dans des puits de pétrole, des réservoirs à gaz ou des cavités géologiques. Cependant, l’objectif de monter 12 centrales pilotes à cet effet d’ici 2015, est « irréaliste », en l’état actuel, selon les Etats, qui sont chargés de porter des projets de CSC au niveau européen. Le projet de communication, consulté par Euractiv Bruxelles, envisage de faire évoluer la législation actuelle. S’il est approuvé, il obligerait la Commission à préparer une analyse d’impact et des propositions législatives avant 2014. Une consultation publique serait également lancée.

Pas assez d’incitations financières

Les projets de stockage et de captage sur le territoire européen devaient être financés par la vente de bons d’émissions de CO2 (programme NER300), et appuyés par la BEI. Ce dispositif devait attirer les investissements privés. Mais le prix de la tonne de carbone, aujourd’hui à 6, 4 €, est trop bas. Sans un prix de 40 à 75 € la tonne, « il n’y a aucune raison rationnelle pour les opérateurs économiques d’investir dans le CSC », précise le document de l’UE. Certains projets ont été annulés en Europe, notamment aux Pays-Bas, en Finlande et en France. Le porte-parole de Shell, Wim van de Wiel, souligne que le programme NER 300, auquel le géant néerlandais de l’énergie est favorable, souffre d’un manque de volonté des Etats membres de contribuer à 50% des investissements. « Il est opportun pour les décideurs politiques et le secteur de débattre de la nécessité de mesures supplémentaires limitées dans le temps afin de faire avancer le CSC en Europe », ajoute-t-il.

 

Plafonds obligatoires

Pour les Etats, « il est irréaliste d’assumer que le secteur dégagera les investissements adéquats pour les projets de CSC ». Il faut notamment adapter le système d’échange de quotas d’émissions de CO2 européen. Par exemple en fixant des limites d’émissions de carbone aux entreprises énergétiques et éventuellement aux industries à forte consommation d’énergie. Dans l’Etat américain de l’Illinois, les entreprises énergétiques devront par exemple tirer 5% de leur électricité d’une source d’énergie sans charbon d’ici 2015 et 25% d’ici 2025. Le document européen suggère également un système de certificat obligatoire de CSC, qui serait « parfaitement aligné sur le système ETS » et le principe du « pollueur payeur ». En Norvège, un pays non membre de l’UE, ce système est déjà en place, et le pays accueille actuellement deux des 20 projets pilotes mondiaux de CSC.

Oppositions

La Commission européenne discute du projet de l’UE, mais des fonctionnaires de la direction générale du climat s’y opposent. Ils affirment, contrairement aux Etats membres, que le système d’échange de quotas d’émissions (ETS) devrait être le moteur principal des investissements dans le CSC. La capture du carbone pose problème aux défenseurs de l’environnement, car favoriser son développement équivaudrait à soutenir en réalité une exploitation accrue des réserves en ressources fossiles, notamment par la récupération assistée du pétrole (RAP) ou le pompage de carbone liquéfié dans des puits de pétrole ou des gisements de gaz. Une tendance que des entreprises de CSC ont confirmée à EurActiv Bruxelles. Le document de l’UE indique pourtant explicitement que le « RAP ne peut jamais être le moteur principal de l’utilisation de CSC ». La capture de carbone rencontre par ailleurs l’opposition de certaines opinions publiques. En Allemagne et en Pologne des manifestations ont eu lieu contre la transposition de la directive, prévue pour 2011.

Nécessité

Si la combustion des carburants fossiles se poursuit au même niveau, sans le CSC, l’UE sera incapable d’atteindre son objectif de décarbonisation d’ici 2050. Pour Sanjeev Kumar, l’associé principal d’E3G, un cabinet de conseil sur l’environnement, la récupération assistée du pétrole « est un enjeu à court terme ». « Nous voulons utiliser le CSC pour réduire notre impact sur le climat. Nous examinons [des méthodes] de stockage du CO2 en toute sécurité et prouvons que la technologie fonctionne. Nous pouvons ensuite la vendre aux principaux pays en développement comme la Chine et l’Inde. » Aujourd’hui, beaucoup de chemin reste à parcourir pour relever le défi des émissions de carbone. « La réalisation d’un plus petit nombre de projets sera un défi encore plus grand », peut-on lire dans le document. La communication sera rendue publique courant 2013, ainsi qu’un rapport de la Commission sur la transposition de la directive actuellement en vigueur.

Source : www.euractiv.fr/energie-environnement
 

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Comment colorer la matière ?

La coloration d’un milieu présentant une certaine transparence résulte de l’absorption de certaines longueurs d’ondes par des chromophores. Le premier type de chromophore résulte des transitions électroniques entre les niveaux électroniques des ions de métaux de transition ou de terres rares.

Moins de 1 à 3 pour cent en poids d’ions suffisent pour colorer une matrice. Les longueurs d’ondes non absorbées du spectre visible donnent la couleur reçue par notre œil. Les transitions électroniques de certains ions chromophores sont plus ou moins sensibles à la géométrie du site occupé et donc à la composition et à l’état d’ordre du réseau hôte. Aussi, l’incorporation dans une structure adaptée, et en outre stable chimiquement et thermiquement, conduit au second processus de coloration, le pigment, une phase naturelle ou de synthèse développant une belle couleur. Outre leur haut pouvoir colorant, les pigments «céramiques» ne doivent pas être attaqués par le verre ou l’émail fondu. Plus la gamme de stabilité thermique demandée est grande, plus la palette de couleurs sera réduite.

La couleur blanche est obtenue par une opacification, c’est-à-dire une dispersion d’une phase ayant un indice différent de la matrice, comme les bulles d’air rendent blanche un morceau de glace.

Les métaux en faible épaisseur, notamment sous forme de nanoparticules, ont un spectre d’absorption bien défini, en particulier du fait d’une absorption résonante du nuage d’électrons présents en surface du métal, appelé plasmon. Les plus utilisés sont le cuivre, l’argent et l’or. Si le dépôt de la pellicule riche en métal est suffisamment épais, la coloration est contrôlée par la réflexion.

Le troisième processus résulte de la diffraction par des réseaux dont la périodicité est du même ordre de grandeur que les longueurs d’onde du spectre visible (~ 0,4-0,75 μm). Cette technique d’interférences, largement utilisée par la nature (opales, nombreux scarabées, papillons Morphos, etc.) est à l’origine des couleurs observées dans les céramiques lustrées sur la surface des compact disc.

La coloration de la matière, toute une Histoire

Les minéraux colorés naturellement, parfois améliorés par recuit, en particulier ceux utilisés en joaillerie ou en marqueterie, pierres fines ou semi-précieuses, ont été les premiers pigments utilisés pour la réalisation de peintures rupestres et de fresques, de pastels ou de dessins.

L’hématite (Fe2O3), la magnétite (Fe3O4), la gœthite et la lépidocrocite (FeOOH), les oxydes de manganèse, la calcite (CaCO3), le gypse (CaSO4), etc. sont utilisés depuis les périodes préhistoriques. Le lapis-lazuli, l’azurite, des minéraux riches en cobalt le sont, par intermittence, depuis la Haute Antiquité.

La coloration par dispersion de nanoprécipités métalliques remonte au néolithique (bijoux celtes) et fut utilisée de façon quasi-industrielle par les artisans romains pour fabriquer les tesselles rouges des mosaïques.

Le lustre, une technique de préparation par diffusion d’ions Ag+ ou Cu2+ dans un émail/verre (déjà cuit) et par contrôle de séquences alternées d’oxydation/réduction in situ (à ~ 600 oC) par la maîtrise de l’atmosphère de cuisson et des réactions d’oxydo-réduction à l’intérieur de l’émail, date de la période abbasside (VIII-IXe siècle).

La coloration par nanoparticules d’argent fut largement utilisée par les maîtres-verriers du Moyen Âge pour obtenir la couleur jaune, tandis que le rouge était obtenu par des nanoparticules de cuivre. Le caractère très absorbant de ces chromophores nécessita des techniques sophistiquées pour conserver une bonne transparence (couche de quelques millimètres formée d’alternance de couches très fines avec et sans particules recouvrant un support non coloré).

Le développement de la palette des couleurs par les maîtres-potiers pour la réalisation des majoliques en Italie, des Iznik en Anatolie (au-delà du XVe siècle) offrit aux peintres des alternatives aux minéraux semi- précieux (smalts : verres colorés par du cobalt et autres chromophores ; jaune de Naples : solution solide PbO-SnO2-Sb2O5-Fe2O3-ZnO-SiO2).

Le développement de la chimie préparative, lentement durant le XVIIIe siècle, à petits pas durant le XIXe, puis à grands pas pendant la première moitié du XXe, multiplia la palette des chromophores de synthèse, inorganiques mais aussi organiques, et les dépôts de brevets confortèrent les spécificités (association de pigments). Si, pendant des siècles, les émaux et leurs pigments étaient préparés par les manufactures avec la pâte, la révolution dans l’organisation industrielle de la seconde partie du XXe siècle conduisit à l’approvisionnement auprès de producteurs spécialisés en émaux et pigments, générant de nouvelles solutions techniques.

L’identification des chromophores utilisés, seuls ou en association, constituent donc des marqueurs technologiques et chronologiques très efficaces.

 

Cet article est un court extrait des bases documentaires de Techniques de l’Ingénieur.

 

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Le premier prototype de biofaçade à microalgues bientôt en test !

Après avoir mis au point les premiers capteurs solaires biologiques de microalgues pour le bâtiment et le système de façade permettant de maintenir en température les cultures de manière optimale, l’agence X-TU Architects, le laboratoire GEPEA de l’Université de Nantes et AlgoSource Technologies vont lancer la construction d’un banc d’essai pour tester cette «biofaçade» en conditions extérieures réelles.

Cet équipement, dénommé SymBio2-BOX, est un véritable laboratoire dont l’instrumentation et les équipements permettront d’étudier et mesurer finement le comportement des microalgues ainsi que l’efficacité thermique de cette «biofaçade», tant pour la régulation thermique des cultures que du bâtiment.
Installée courant 2013 à Saint-Nazaire sur le site de l’Université de Nantes «Gavy-Océanis», la SymBio2-BOX sera un équipement de recherche industrielle complémentaire du démonstrateur de recherche et développement du GEPEA «défi-μAlg», dont il assure la déclinaison industrielle pour une application bâtiment.

 

Une alternative écologique de plus en plus crédible

Outre le caractère écologique des microalgues (captation du CO2, utilisation d’eaux usées pour les cultures, production d’O2, production naturelle de molécules d’intérêt,…), l’objectif de ce banc d’essai est de confimer les dernières études technico-économiques réalisées jusqu’ici, et qui laissent envisager des économies d’énergie globales de l’ordre de 40% liées directement à ce procédé innovant de «biofaçade», et jusqu’à 80% par rapport aux systèmes de cultures en bassins «raceways».

La régulation thermique étant le principal poste de coût de revient de la production de microalgues, une telle économie permettrait enfin d’ouvrir les marchés de l’alimentation à cette filière, aujourd’hui cantonnée à des faibles volumes sur le marché de la cosmétique et de la santé.

Enfin, cette double peau vivante et productive permettrait à de nombreux bâtiments, en neuf comme en rénovation, d’atteindre les objectifs du Grenelle de l’Environnement et d’être conformes à la nouvelle réglementation thermique 2012, généralisée à tous les bâtiments au 1er janvier.

 

Des champs «algocoles» verticaux en ville

A l’heure où l’hyperurbanisation grignote toujours plus de terres agricoles, tandis que les besoins alimentaires d’une population mondiale de plus de 7 milliards d’habitants explosent, les façades représentent une surface potentielle de culture encore inexploitée.

En effet, avec 50% maximum d’ouverture dans les façades pour l’éclairage naturel des locaux (HQE), l’autre moitié de surfaces disponibles, exposées au soleil, peuvent aujourd’hui être utilisées pour cultiver des microalgues, extrêmement riches en protéines, lipides (oméga-3, oméga-6), antioxydants, vitamines essentielles et pigments naturels, au point de représenter une source alimentaire prometteuse tant pour l’homme que pour les animaux ainsi qu’un jour une source de matériaux biosourcés ou d’algocarburants.

Publié par Iris Trahin

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Ingénieur informatique, un métier boudé ?

La liste dressée par Jobintree mi-janvier révèle un baromètre des postes les plus recherchés et inversement, des métiers ayant reçu le moins de candidatures. Un poste d’ingénieur informatique ne reçoit que 18 candidatures en moyenne par offre.

Mais comment s’explique cette pénurie de candidats, relativement surprenante, alors que dans un même temps, les entreprises éprouvent le plus souvent des difficultés à recruter ? D’où provient ce désintérêt ? Selon Fabrice Robert, cofondateur de Jobintree, le problème proviendrait de la formation et non des conditions de travail. C’est un fait reconnu, les études sont longues et représentent un investissement important de la part des étudiants. À cela se rajoute, une mise à niveau perpétuelle de la formation. 

Le problème pourrait venir à l’embauche. Parce que les recruteurs en demandent trop ou bien que les méthodes de recrutement sont exagérément strictes. Pour le savoir, le retour d’expériences serait précieux. Bien souvent exigeantes, les offres d’emplois réclament parfois de nombreuses connaissances pas nécessairement en adéquation avec le poste. L’effet est alors dissuadant pour un nouveau venu, qui se dira peut-être n’avoir pas toutes les compétences requises. Évidemment il ne faut pas généraliser. Cela n’illustre pas l’origine de cette dégradation des candidatures, il s’agit surtout d’un point de réflexion.

La situation économique difficile n’arrange rien. Dans un contexte de crise, les salariés ont tendance à privilégier la sécurité en conservant leur poste. Pour autant, il paraît juste de signaler que depuis le 1er trimestre 2012, le nombre de candidatures n’a pas vraiment évolué. Il reste faible, autour de 18 à 20 par offre.

Par Sébastien Tribot

 

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9 Français sur 10 favorables au développement des énergies renouvelables

Les principaux enseignements

Au moment du sondage, un Français sur cinq avait entendu parler du débat sur la transition énergétique et plus de « 80% des interviewés jugent importante la tenue de ce débat ».

Sept personnes sur dix estiment que, jusqu’à présent, la place accordée à la question énergétique dans l’action gouvernementale est insuffisante. Elles considèrent par ailleurs que les sujets liés à la transition énergétique sont prioritaires. Le développement des énergies renouvelables constitue un sujet de tout premier plan en matière d’énergie : 63% des interviewés estiment qu’il fait partie des priorités.

Spontanément, les énergies renouvelables sont associées à des valeurs positives. Elles bénéficient d’un large soutien de nos concitoyens puisque 91% d’entre eux en ont une bonne image et que 9 Français sur 10 sont favorables à leur développement.

84% des Français estiment que les énergies renouvelables ne se développent pas suffisamment rapidement dans notre pays : leur développement permettrait de réduire notre dépendance au pétrole importé (pour 83%) et d’être plus indépendant en matière d’énergie (pour 68%). Leur rôle dans la protection de l’environnement est largement reconnu, mais leur performance, leur image d’énergies de l’avenir, leur fiabilité et leur capacité à produire de l’énergie bon marché sont également très largement citées. En outre, pour 54 % de nos concitoyens, le secteur contribue beaucoup à la croissance économique française.
Tous les Français connaissent les énergies renouvelables et un Français sur deux dit savoir précisément ce qu’elles sont. L’énergie éolienne et l’énergie solaire sont les plus connues. 

L’acceptabilité des éoliennes 

Pour 83% des français, l’énergie éolienne a une bonne image. A travers ce sondage, IPSOS a également évalué l’acceptabilité de la présence d’éoliennes dans l’environnement des personnes interrogées. 80% des interviewés sont prêts à accueillir des éoliennes dans leur département, 68% dans leur commune. Et 45% des Français sont prêts à accepter des éoliennes dans leur champ de vision depuis chez eux, contre 40% qui y sont opposés. On note que cette acceptation est aussi forte chez les interviewés qui habitent la campagne, a fortiori plus concernés par l’installation de parcs éoliens : en effet, 46% d’entre eux répondent positivement à la question. 

Les énergies renouvelables dans la maison

Quatre Français sur dix disent utiliser une énergie renouvelable chez eux. Une personne sur deux s’est renseignée sur une utilisation personnelle des énergies renouvelables auprès de différentes sources : d’abord sur internet, puis en s’adressant à un artisan chauffagiste, à son entourage, ensuite en se tournant vers un fournisseur d’énergie et vers un organisme ou une association spécialisée, ce qui peut laisser penser que les opérateurs sont encore mal identifiés. Et plus d’un Français sur trois pense en installer une d’ici 5 ans. Ce qui freine la décision aujourd’hui, c’est en premier le coût d’une installation, et le changement de fiscalité.
 

Sondage Ipsos réalisé du 3 au 10 décembre 2012

 

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CES 2013 : un écran e-Ink au dos du « Yotaphone »

Nouveau venu sur le marché des smartphones, Yota Devices et son « Yotaphone » ont fait plutôt bonne impression au Consumer Electronics Show (CES), qui s’est déroulé la semaine dernière à Las Vegas. Difficile de se faire remarquer parmi tous les géants du secteur, pourtant le prototype a connu un certain succès lors de ce salon. Une particularité a surtout retenu l’attention : le Yotaphone est doté de… deux écrans. Le premier est un écran tactile LCD haute résolution 4,3 pouces, protégé par du verre de type « Gorilla Glass », combinaison somme toute très classique. Mais c’est bien le second écran qui a marqué les esprits : au dos du Yotaphone, un papier électronique de 4,3 pouces également fait office de second affichage.

Yota Devices n’est pas le premier à utiliser un écran de type papier électronique sur l’un de ses appareils, on se souvient de Motorola et de son « Motofone », dont la production a été arrêtée en 2008 faute de trouver sa place dans le secteur. Pourtant, le Yotaphone ne se situe pas dans la même veine, l’usage du papier électronique étant singulièrement différent. En effet, le second écran permet d’enregistrer un plan, une page web ou n’importe quel type de document, en un clin d’œil.

Le papier électronique possède un sérieux atout : comme le papier, il ne nécessite pas d’énergie pour laisser un texte affiché. Un seul geste suffit (faire glisser deux doigts de haut en bas de l’écran tactile) pour que le contenu de l’écran principal s’affiche en e-Ink au dos du smartphone. Quoi de plus simple alors que de laisser un plan imprimé au dos de son téléphone, une liste de courses, un pense-bête, ou tout autre type de documents auxquels l’on peut accéder alors même que la batterie est à plat ? Plus de problème avant de prendre l’avion, rendant l’accès à votre carte d’embarquement impossible.

Vlad Martynov, le PDG de Yota Devices, espère que son petit bijou de 9mm d’épaisseur sera commercialisé courant 2013.

Par Moonzur Rahman

Les méthodes usuelles d’analyse des œuvres d’art

Datation

La datation, qui permet l’estimation de l’époque de fabrication des œuvres, est sans doute la partie des sciences concernant le patrimoine la mieux connue du grand public, en grande partie grâce à la datation au carbone 14. Celle-ci consiste à doser le rapport entre les isotopes 14 (radioactif) et 12 (stable) du carbone contenus dans les résidus organiques. Cette quasi-exclusivité du carbone n’en fait pas l’unique technique de datation disponible.

La datation par rapport isotopique est en fait possible avec tous les composés radioactifs à condition d’avoir un renouvellement du stock disponible et des niveaux de concentration compatibles avec les seuils de détection, ce qui réduit les possibilités, mais le potassium ou l’argon sont des exemples possibles.

Une autre technique de datation est la dendrochronologie qui consiste à dater un objet en bois par l’analyse des cernes. La croissance des cernes est influencée par le climat et les séquences traduiront les empreintes digitales de l’époque et du lieu. Ces deux techniques permettent de dater des objets d’origine biologique.

Deux autres techniques peuvent être utilisées pour dater les objets en argile. La première est le paléomagnétisme qui va se baser sur la capture du champ magnétique terrestre lors de la cuisson. La mesure de celui-ci va en effet permettre de dater l’objet. La seconde est la thermoluminescence qui consiste à mesurer la lumière émise lors du chauffage de l’objet. Lorsqu’un objet en argile est soumis à une irradiation (naturelle ou artificielle), les électrons peuvent se retrouver piégés dans des états métastables au niveau des défauts cristallins. Lors du chauffage de l’objet, l’énergie thermique permet de les libérer ce qui conduit à une émission radiative et, en collectant ce rayonnement, il est finalement possible d’estimer le laps de temps qui s’est écoulé depuis la dernière cuisson de l’objet.

Analyse élémentaire

La seconde catégorie de techniques permet l’analyse élémentaire conduisant à la connaissance qualitative ou quantitative des atomes constituant l’objet.

La technique la plus classique pour ces mesures consiste à utiliser un microscope à balayage électronique (MEB). Les électrons vont exciter le nuage électronique des différents atomes qui vont rayonner à des longueurs d’onde précises selon les principes de la mécanique quantique. Cette technique requiert une préparation des échantillons (polissage et métallisation) qui implique des prélèvements. Les cartographies au MEB permettent de distinguer la stratigraphie des coupes ou de différencier les pigments.

Une autre technique est la fluorescence X où des rayons X sont utilisés à la place des électrons pour exciter la matière. Cette méthode ne nécessite ni préparation ni vide et peut être utilisée sur des œuvres entières. Une autre technique basée sur ce principe physique est nommée « émission de rayons X induite par particules » ou PIXE. Elle consiste à ioniser les éléments à l’aide de protons ou autres particules. Pour cela, un accélérateur de particules est encore nécessaire, mais des techniques innovantes basées sur des lasers plus compacts pourront peut-être le remplacer dans les années à venir.

La technique, basée sur l’accélération de particules élémentaires, est la rétrodiffusion de Rutherford (RBS). Le principe physique correspond à un choc élastique entre l’atome cible et un projectile. L’énergie de la particule rétrodiffusée va dépendre de sa masse, de l’angle de collection ainsi que de celle de l’atome cible. C’est donc un autre moyen de connaître la nature chimique des éléments.

Enfin, la dernière technique d’analyse élémentaire que nous mentionnons est la spectroscopie de masse. En réduisant les composés à l’état atomique, puis en les accélérant, il est possible de les différencier (séparer) par calcul de la différence de temps de vol ou l’évaluation de la déviation magnétique. Cette méthode d’analyse permet de séparer les éléments mais aussi les isotopes d’un même élément.

Analyse structurelle

L’analyse élémentaire est souvent insuffisante pour caractériser un objet macroscopique. L’exemple le plus connu est sans doute le graphite et le diamant qui ont la même composition élémentaire, le carbone, mais des propriétés physiques bien différentes. Pour les différencier, il faut effectuer une analyse dite structurelle qui va permettre de retrouver la structure cristalline (paramètre de maille, etc.) dans le cas des cristaux, ou la structure chimique (détermination des compositions moléculaires) dans le cas des molécules.

Une technique très répandue est la diffraction des rayons X qui fonctionne comme la diffraction de la lumière – interaction d’une onde électromagnétique avec un objet dont la dimension est de l’ordre de grandeur de sa longueur d’onde – mais pour une gamme de longueurs d’onde beaucoup plus faibles. Cette méthode permet de remonter aux paramètres de maille de la structure cristalline étudiée.

L’analyse Raman se base quant à elle sur la diffusion inélastique des photons lors de l’interaction du rayonnement avec le milieu, ce qui entraîne une modification de la longueur d’onde, donnée caractéristique de la maille ou des modes de vibration moléculaire. La spectrométrie infrarouge permet de détecter les fonctions chimiques présentes dans l’échantillon par absorption vibrationnelle du rayonnement. D’autres techniques venant de la chimie, comme la chromatographie, peuvent aussi être utilisées pour déterminer les composants d’un mélange en les séparant.

Enfin, certaines méthodes vont pouvoir caractériser les propriétés mécaniques des matériaux, en procédant à des tests standards (tests de traction par exemple). D’autres techniques d’analyse structurelle sont encore à l’étude aujourd’hui comme la nano-indentation par exemple.

Imagerie

La dernière catégorie des méthodes usuelles d’analyse concerne l’imagerie appliquée aux œuvres. Celle-ci peut être utilisée soit pour conserver un enregistrement de l’état de l’œuvre à un moment donné, soit dans un cadre d’investigation.

Quand on parle d’enregistrement, la photographie est généralement l’idée immédiate qui vient à l’esprit. Cependant, des techniques d’imagerie bidimensionnelle (2D) plein-champ autre que la photographie existent. Pour rester dans un domaine proche du rayonnement visible, les photographies UV permettent d’imager les zones restaurées, alors que celles en infrarouge donnent une distinction différente entre les pigments de couleur proche.

La réflectographie infrarouge va permettre de visualiser les dessins sous-jacents réalisés à base de carbone. En s’éloignant un peu plus en fréquence, les rayons X permettent la radiographie de l’objet en transmission et rendent compte des différences de densité de celui-ci. Cette technique d’imagerie sera en outre comparée à l’imagerie THz dans la dernière partie de cet article.

Ces techniques d’imagerie peuvent être modifiées pour restituer la structure tridimensionnelle (3D) de l’objet, comme par exemple avec la tomographie par rayons X (plus connue sous le nom de scanner médical). Dans le domaine optique, la structure 3D de l’extérieur de l’objet sera obtenue en utilisant des scanners laser 3D pour une échelle macroscopique, ou la microtopographie pour une échelle mésoscopique. Notons aussi qu’un certain nombre des techniques présentées dans les sections précédentes peuvent aussi être utilisées pour imager les objets, avec une réalisation de l’image finale en mode « point par point ».

La complexité des matériaux du patrimoine est telle que le recours simultané aux différentes techniques précitées est très souvent nécessaire pour corréler les résultats et extraire les informations recherchées. De même, le développement de caméras multispectrales est encouragé afin d’analyser les œuvres simultanément sur une grande partie du spectre des ondes électromagnétiques (UV, visible et infrarouge notamment).

A l’heure actuelle, il est certain que la science liée à l’art est en perpétuelle évolution. Une importante contrainte est la diminution du nombre de prélèvements possibles et la préservation nécessaire des œuvres qui impliquent l’utilisation de techniques non-intrusives et non-destructives. Encore aujourd’hui, il est donc nécessaire de développer de nouvelles méthodes d’investigation innovantes issues de nouvelles technologies. C’est ce que nous proposons ici de démontrer à travers l’utilisation du rayonnement THz, avec une autre contrainte importante concernant la nécessité de pouvoir déplacer le laboratoire vers l’œuvre et non l’œuvre vers le laboratoire. Les dispositifs d’imagerie THz que nous aurons à développer devront donc être miniaturisés pour les rendre portables.

 

Cet article est un court extrait des bases documentaires de Techniques de l’Ingénieur.

  • Pour lire la suite de l’article et découvrir les méthodes avancées d’analyse de l’art, n’hésitez pas à consulter l’article « Le rayonnement térahertz pour l’analyse des matériaux du patrimoine culturel » bientôt disponible en ligne ainsi que notre base documentaire dédiée à l’art.

 

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Le secteur de la chimie végétale en pleine croissance

Lors d’un colloque organisé par l’ADEME sur les potentiels et perspectives de cette industrie, Christophe Rupp-Dahlem, président de l’Association pour le développement de la chimie du végétal (ACDV) révélait que le chiffre d’affaire de la chimie végétale allait doubler de 2012 à 2020, bondissant de 135 milliards d’euros dans le monde à 340 milliards. La chimie végétale consiste à utiliser des ressources végétales à la place de ressources fossiles. Il apparaît évident que le développement de cette filière contribue à diminuer la dépendance de l’industrie chimique au pétrole. Ce besoin urgent d’indépendance a d’ailleurs favorisé le développement du biosourcé, contribuant directement à l’essor de la chimie végétale.

Le premier moteur de ce développement est la demande croissante de nombreux secteurs de remplacer des molécules pétrochimiques par leur équivalent d’origine végétale, comme par exemple le recyclage avec le PET biosourcé. La molécule issue de la chimie végétale présente alors la même structure chimique que celle à remplacer. On pourrait parler de son clone bio !

Deuxième levier de croissance, la substitution d’usage. Cette fois, les molécules d’origine pétrochimique sont remplacées par des molécules biosourcées ayant les mêmes propriétés : laine de verre remplacée par la laine de chanvre ou encore l’acide polylactique (PLA) pour les bouteilles en plastique, une autre alternative bio au tout PET.

En 2011, la part des matières premières végétales dans l’industrie chimique atteignait 11%, un chiffre amené à croître. Mais pour y arriver, le domaine de la chimie verte doit atteindre une certaine maturité, et notamment développer des molécules aux applications uniques. Cela permettrait d’ouvrir de nouveaux marchés et d’assurer le développement de la filière. Néanmoins, de l’avis mêmes des professionnels de la chimie verte, il faudra encore de nombreuses années avant que de telles innovations voient le jour à l’échelle industrielle, l’horizon 2030 apparaissant plus réaliste que 2020.

En attendant, la chimie végétale peut compter sur la plasturgie, en bonne santé et demandeuse de bio, ainsi que sur la filière des cosmétiques. Les progrès à venir sur la gestion des molécules végétales, leur recyclage notamment, aideront aussi  à développer le secteur.

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

 

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Gagner en compétitivité en s’appuyant sur l’informatique

La mobilité, le SaaS, le Cloud, les solutions collaboratives sont autant d’exemples qui illustrent cette tendance. Pour autant, offrir à ses collaborateurs des outils de productivité représente un investissement important. A titre d’exemple, un simple smartphone peut coûter jusqu’à 600 euros et des infrastructures et logiciels plusieurs milliers d’euros. Il est donc nécessaire de se poser la question du financement de telles ressources et de mettre en place une politique d’achat adaptée.

En effet, acquérir une technologie par le biais d’un achat direct n’est pas nécessairement adapté dans la mesure où les technologies, comme nous l’avons précisé, sont très rapidement obsolètes. Les actifs matériels et logiciels sont intégrés dans un environnement en constante évolution. Considérer qu’ils ne se déprécient pas sur une période de 3 ans est une erreur comptable que l’entreprise paye au prix fort. Devenir propriétaire, en fin de contrat, d’un matériel à forte obsolescence, c’est supporter un coût de maintenance disproportionné par rapport à la valeur du matériel.

La location est la piste à étudier de par sa flexibilité et son adéquation aux besoins exprimés sur le marché. La flexibilité et la capacité à pouvoir renouveler son matériel rapidement sont un réel atout qui joue en faveur du financement locatif. Pour un budget identique, les professionnels sont certains d’avoir un matériel répondant aux dernières exigences technologiques.

La location évolutive semble être de nos jours la solution idéale pour maintenir son parc technologique au meilleur niveau technique et fonctionnel, sans immobiliser inutilement les fonds propres de l’entreprise et tout en réduisant ses coûts de gestion.

Les avantages sont donc multiples :

  • Souplesse d’un seul contrat pour le financement d’un projet global

  • Choix du type de matériel et de la durée des contrats

  • Intégration des évolutions technologiques

  • Renouvellement régulier de son parc grâce à l’évolutivité des contrats

  • Préservation de sa capacité d’autofinancement

  • Maîtrise de ses budgets en fonction de la durée de vie des matériels

  • Accès à de nombreux avantages financiers

Les entreprises doivent donc bien penser leur politique d’acquisition et trouver des solutions adaptées pour rester compétitives. La notion de location va progressivement s’imposer comme une réelle alternative au processus d’achat traditionnel.

Par Cyril Marlaud, Directeur Général de REALEASE CAPITAL

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Les innovations techniques du nouveau ballon de Paris

Installé dans le Parc André Citroën à Paris depuis 1999 et s’élevant jusqu’à 150 mètres de haut, le Ballon de Paris est le troisième point le plus haut de la capitale, visible à 20 km à la ronde et offrant une vue à 360°. Il embarque chaque année 60 000 visiteurs.

Bien plus qu’une simple attraction touristique

Compte tenu du succès rencontré, ce ballon constitue aujourd’hui un excellent outil de sensibilisation  aux enjeux environnementaux, notamment sur la question de la qualité de l’air. Depuis 2008, il traduit sous forme de couleurs, compréhensibles par tous, deux indices de pollution développés dans le cadre du projet européen CITEAIR : la qualité de l’air ambiant et la qualité de l’air à proximité du trafic. Ce système de couleurs (vert foncé, vert clair, orange clair, orange foncé et rouge) informe et sensibilise les citoyens sur la qualité de l’air qu’ils respirent. Les niveaux de pollution sont calculés toutes les heures par Airparif à partir des 12 stations réparties dans Paris, sont transmises au ballon et converties en couleurs. Ces indications sur le ballon sont nées de la volonté d’« annoncer de façon très claire et compréhensible par tous les deux indices », note Matthieu Gobbi, co-créateur du Ballon.

En 2011, 3 à 4 millions de franciliens étaient exposés à un air qui ne respectait pas les normes françaises et européennes. Les polluants les plus problématiques étaient le dioxyde d’azote, les particules et l’ozone. Pour les particules fines PM2,5, ce sont ainsi l’ensemble des franciliens qui sont soumis à des niveaux au-delà des recommandations de l’OMS. 

Des LED pour allumer voitures et monuments

L’observatoire atmosphérique Generali regroupera 6 400 LED. Elles serviront à allumer deux séries de pictogrammes : des véhicules d’une part, et les principaux monuments de Paris d’autre part. Les véhicules traduiront le niveau de pollution à hauteur du trafic et les monuments celui de l’air ambiant. Les couleurs seront visibles à environ 4 km à la ronde, touchant plus de 500 000 personnes.

Par exemple, lorsque la silhouette de la Tour Eiffel, passera de l’orange foncé au rouge, cela signifiera que la qualité de l’air ambiant est passée d’élevé à très élevé. Mais rassurez-vous, le rouge n’a été allumé que deux jours en 2012.

Des membranes photovoltaïques auto-adhésives

Pour l’occasion, le groupe Serge Ferrari appliquera sa membrane photovoltaïque auto-adhésive Texysolar sur le haut du ballon. Flexible et simplement collée, cette membrane associe un composite silicone/fibre de verre haute résistance à des modules laminés photovoltaïques au silicium amorphe double jonction. Ultra légère, cette membrane pèse 1,4 kg/m2, soit dix fois moins qu’une solution rigide classique. 

Résistante à des vents de 250 km/h, la membrane résiste aussi aux impacts. L’énergie produite sera directement utilisée sur place pour alimenter une partie des LED du ballon.

Une mesure permanente des particules ultrafines

Développé par le laboratoire de Physique et Chimie de l’Environnement (LPC2E) au sein du CNRS  et l’industriel Environnement SA, le LOAC (Light Optical Aerosol Counter) permettra d’étudier les particules ultrafines solides présentes dans l’air au niveau du ballon. Ce capteur est le premier capable, à la fois de compter en continu les particules ultrafines de 0,2 à 10 micromètres, et de fournir des informations sur leur taille et leur nature. De plus, il ne pèse que 250 g, ce qui le rend aussi embarquable à bord de mini-ballons, comme les ballons météo. 

 « Il est essentiel de mieux identifier et connaître notamment les très petites particules, car ce sont elles qui s’avèrent les plus dangereuses pour la santé : lorsqu’elles mesurent moins d’un micron, (un millionième de mètre) de diamètre, elles deviennent capables de pénétrer en profondeur dans le système respiratoire », explique Jean-Baptiste Renard, directeur de recherche au LPC2E.

Les données du LOAC seront comparées aux mesures effectuées au sol par le CNRS. Elles permettront ensuite d’orienter les décisions publiques en matière de politique de la ville et de transports urbains. « La précision inédite de ces mesures devrait permettre de faire progresser la réflexion au plan européen sur les liens entre pollution et santé publique, et permettre de définir de nouvelles normes, plus adaptées à la réalité de la pollution », prévoit déjà Jean-Baptiste Renard.

En partenariat avec l’Association Santé Environnement France, le projet prévoit également de sensibiliser les citoyens pour prévenir les risques. Une fois les mesures obtenues, elles seront corrélées à des mesures et comportements appropriés, via un site web et une appli mobile. Au plus près des passants, le nouvel écran du pavillon au sol affichera les données fournies par les capteurs en temps réel pour montrer la présence et la nature des particules ultrafines dans l’air. Dans ce même pavillon, une exposition permanente permettra au grand public de prendre à la fois conscience des principaux polluants de l’air et des actions à mettre en œuvre pour en diminuer la dangerosité.

 

Par Matthieu Combe, journaliste scientifique

 

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Les industriels du plastique s’intéressent (enfin) aux débris marins

Elle a pris des engagements lors de la 5ème Conférence Internationale sur les débris marins qui rassemblait les principales associations de fabricants de matières plastiques du monde à Miami en mars 2011. En décembre 2012, elle a publié un rapport d’étape pour présenter ses actions.

« Les matières plastiques n’ont évidemment pas leur place dans nos océans. Elles doivent être utilisées et réutilisées de façon responsable, pour être recyclées et valorisées énergétiquement. Ce rapport démontre la volonté de notre industrie d’imaginer des solutions collaboratives efficaces », souligne Steve Russell, Vice-Président des Plastiques de l’American Chemistry Council.

Ce rapport fait état de plus de 140 projets, en cours, réalisés ou planifiés. Il fournit des exemples d’initiatives cherchant à limiter l’accumulation des plastiques en mer. Ces initiatives sont mises en place dans certains pays et peuvent être dupliquées ailleurs.

En mars 2011, les principales associations mondiales représentant les  fabricants de matières plastiques ont signé une Déclaration Générale par laquelle elles s’engagent publiquement à combattre la pollution marine par les déchets plastiques. Elles ont identifié six axes de travail principaux. Ceux-ci se concentrent sur l’éducation, la recherche, les politiques publiques, le partage des bonnes pratiques, la collecte et le recyclage du plastique. Depuis, d’autres associations ont rejoint le mouvement. En décembre 2012, 58 associations, représentant 54 pays, étaient signataires de cette déclaration.

Le problème est-il réellement grave ?

Le problème des débris marins s’observe dans toutes les mers et océans. Le problème est particulièrement inquiétant dans les cinq grandes gyres océaniques, qui cachent des « soupes » de plastiques, selon plusieurs études. De telles gyres se situent en pleine mer et se caractérisent par des vents et des courants faibles où les courants tournent dans le sens des aiguilles d’une montre. Ce phénomène crée un vortex qui fait tourbillonner les déchets qui « passent » par là.

Ces tourbillons accumulent depuis des années des déchets plastiques venus des côtes et des fleuves. Dans leur rotation et par la force centripète, ils les entraînent et les ramènent progressivement vers leur centre. Ces gyres sont situées dans l’Atlantique Nord, l’Atlantique sud, le Pacifique Sud, l’Océan Indien et le Pacifique Nord. La plus connue et la plus grande est celle du Pacifique Nord. Communément nommée « Plaque de déchets du Pacifique nord », « septième continent » ou encore « Nouveau continent », cette plaque se forme actuellement entre les côtes d’Hawaï et de l’Amérique du Nord, à partir de millions de tonnes de détritus plastiques charriés par les courants océaniques.

Ce « continent » de déchets est constitué de macro déchets éparses (bouteilles vides, sacs, etc.), mais surtout de milliards de petits éléments pas plus grands qu’un confetti. C’est en filtrant l’eau que les scientifiques découvrent une mixture composée de petits morceaux de plastique fractionnés. Les estimations sur la taille de ce continent varient énormément car il n’est pas possible de photographier les microparticules par satellite. Il est souvent accordé que cette zone polluée du Pacifique ferait plus de 3 millions de kilomètres carrés, soit un tiers de l’Europe et plus de six fois la France pour 30 mètres d’épaisseur. Cette « soupe » totaliserait un poids de 3,5 millions de tonnes.

La pollution est donc généralisée. En raison de la faible taille des fragments, il apparaît peu probable de pouvoir nettoyer les océans de cette pollution. Les industriels doivent donc agir rapidement pour empêcher toute aggravation du problème. Leur engagement sera-t-il à la hauteur des enjeux ? La question reste posée.

Par Matthieu Combe, journaliste scientifique

 

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ALMA a son propre supercalculateur

134 millions de processeurs, 17 quadrillons d’opérations par seconde, des valeurs vertigineuses en accord avec le défi technique relevé une fois de plus par la science : faire fonctionner un supercalculateur à 5.000 mètres d’altitude ! Le défi n’est pas aisé. Tout d’abord la superpuissance de calcul est exceptionnelle puisqu’ à ce jour le numéro 1 des supercalculateurs, d’après le TOP 500 des superordinateurs,  atteint 17,59 quadrillons d’opérations par seconde, à peine plus. Dommage que cette bête informatique, d’usage spécifique, ne puisse pas concourir avec ceux du TOP 500 ! Mais il n’en fallait pas moins pour combiner et discriminer en temps réel le signal provenant de chacune des 66 antennes qui composent le télescope. Ce traitement de données d’une efficacité hors norme est une condition sine qua non pour que le fonctionnement de chaque antenne s’intègre avec celui  des autres antennes du réseau. C’est ainsi que le réseau peut travailler comme une seule entité, le télescope ALMA.

De plus, l’Europe a fortement contribué à cette réussite en fournissant le système de filtrage digital. Il s’agit d’un jeu de 550 cartes de circuits imprimés de filtres digitaux high tech. Cocorico. Une fois n’est pas coutume, la France tient l’un des premiers rôles puisque ce jeu de cartes a été conçu et fabriqué à l’université de Bordeaux. Une « french touch’ » qui permet de décomposer la lumière captée par ALMA en 32 fois plus de bandes de longueurs d’onde qu’à l’origine. « Le fait d’avoir pu largement améliorer cette flexibilité est fantastique. Cela nous permet de décomposer le spectre de la lumière vue par ALMA et ainsi nous pouvons nous concentrer sur les longueurs d’onde précises nécessaires à une observation donnée, que ce soit pour cartographier les molécules de gaz dans un nuage de formation stellaire ou pour chercher quelques-unes des galaxies les plus distantes de l’univers », s’enthousiasme Alain Baudry de l’Université de Bordeaux, le responsable européen du corrélateur d’ALMA.

Une fois ce premier défi relevé avec brio, il a fallu adapter les composants aux conditions extrêmes imposées par l’altitude. Les locaux techniques abritant ce superordinateur campent à 5.000 mètres. La raréfaction de l’air ne permet donc pas de refroidir la machine comme habituellement et il faut doubler le niveau normal de ventilation pour assurer le bon fonctionnement de la machine gourmande de 140 kW. De plus, impossible d’utiliser des disques durs à tête rotative car leur têtes de lecture ont besoin d’un coussin d’air pour éviter toute friction.

Enfin, pour tenir compte de l’activité sismique du site, l’ordinateur a été conçu pour résister à d’éventuels tremblements de terre.

Avec l’installation de ce supercalculateur qui justifie l’emploi de tous les superlatifs, ALMA est quasiment achevé et devrait être inauguré au mois de mars 2013.

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

 

Du nouveau sur les origines de notre système solaire grâce aux cristaux d’olivine

Cette découverte suggère qu’un système planétaire identique au nôtre peut se former autour d’étoiles très différentes de notre soleil. Les résultats de cette étude ont été publiés dans Nature le 4 octobre 2012.

Les résultats s’appuient sur l’étude de cristaux d’olivine du disque de poussière qui gravite autour de la jeune étoile Beta Pictoris, située à 63 années lumière de la Terre. Ce disque a été créé suite à des milliers de collisions entre de petits corps de glace (type comètes) gravitant autour de l’étoile. En étudiant le disque de poussière à partir du télescope spatial Herschel de l’Agence Spatiale Européenne (European Spatial Agency, ESA), les astronomes y ont découvert des cristaux d’olivine dont la composition est extrêmement proche de ceux que l’on retrouve dans les comètes de notre système solaire. Cela sous-entend que les cristaux ont été formés dans des circonstances similaires. Il s’agit d’une découverte surprenante dans la mesure où la masse de Beta Pictoris est 1.5 fois supérieure à celle de notre soleil, qu’elle est huit fois plus lumineuse que lui et que son système solaire est encore en formation.

Les cristaux d’olivine se créent lors de la formation d’un système planétaire. Le manteau terrestre contient une quantité importante de ce minéral qui joue un rôle essentiel dans la formation de la pierre. A partir de la composition des cristaux d’olivine, il est donc possible de déterminer les conditions de formation d’une planète. Or, les olivines du disque de poussière de Beta Pictoris sont riches en magnésium, tout comme les olivines des comètes qui sillonnent notre système solaire.

Il semble que ces cristaux riches en magnésium découverts par le télescope Herschel ne proviennent pas de collisions d’astéroïdes (ou de corps spatiaux plus gros) mais de collisions entre de nombreuses comètes de glace ressemblant de près aux corps spatiaux les plus primitifs de notre système solaire.

« Avec le spectromètre infrarouge du télescope Herschel, les astronomes peuvent observer des systèmes planétaires extrêmement éloignés », explique Rens Waters. « Herschel a pu mesurer de façon très précise la faible lumière infrarouge émise par le disque de poussière autour de Beta Pictoris. Ainsi, nous avons pu relever les « empreintes digitales » des olivines de ces poussières. C’est fascinant d’être capable de déduire des informations sur les origines de notre système solaire à partir de la quantité de fer que contiennent ces olivines. Cela montre qu’après tout, notre système solaire n’est pas si unique qu’on le pense. »

Source : www.bulletins-electroniques.com

Ces nanocubes se jouent de la lumière

Ils sont carrés, font 75 nm de côté, en or ou en argent. Ce sont ? Des nanocubes capables de modifier la couleur de la surface sur laquelle ils sont déposés. Ceux utilisés par les chercheurs de l’Institut Pascal (CNRS/Université Clermont-Ferrand 2/Institut français de mécanique avancée/Ecole nationale supérieure de chimie de Clermont-Ferrand) en collaboration avec l’équipe de David Smith, de Duke University, agissent comme des antennes, formant un ensemble de résonateurs fonctionnant tous à la même fréquence. Disposés sur une surface métallique, ils en contrôlent l’absorption.

Pour maîtriser ce phénomène, il suffit de recouvrir la surface métallique d’un film diélectrique de quelques nanomètres d’épaisseur et d’y déposer les nanocubes. La couleur absorbée par l’ensemble des nanocubes dépend de leur taille mais aussi  de l’épaisseur du diélectrique, c’est-à-dire de la distance entre la surface et les cubes. Cette épaisseur doit être inférieure à 50 nm. Elle va servir de cavité résonante, la lumière incidente y étant capturée. C’est ainsi qu’une surface d’or peut apparaitre verte.

Pour que cela fonctionne, il suffit que les nanocubes soient en métal. S’il est facile de les fabriquer en argent ou en or, il serait aussi possible d’utiliser du tungstène, ce qui permettrait de résister à des hautes températures.

Mais combien de cubes faut-il pour changer la couleur d’une surface ? « En théorie, il suffit de recouvrir 3% de la surface avec des nanocubes. Dans notre expérience, nos cubes n’étant pas géométriquement parfaits, nous avons dû en recouvrir 17% » chiffre Antoine Moreau, maître de conférences à l’Université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand. Une fois fabriqués, les cubes sont en solution. Il suffit alors de placer une goutte sur le film métallique, le dépôt se faisant par en dessous. Plus la goutte reste longtemps, plus la quantité de cubes déposés est importante. De plus, les nanocubes sont naturellement chargés et se repoussent entre eux de manière à ne pas se coller ni s’agglomérer.

D’autres chercheurs se sont déjà attachés à modifier la couleur de l’or, mais l’approche était différente puisqu’ils utilisaient la gravure de petits motifs à la surface pour contrôler la lumière émise. Dans ce cas, les applications envisagées étaient de nature esthétique et se limitaient principalement à la joaillerie. Avec ces nanocubes, une infime variation dans son environnement provoque une variation de couleur. Cela en fait une méthode adaptée à la détection : changement de température, présence d’une molécule cible…On pourrait aussi imaginer ces cubes comme des encres dynamique dont on contrôle la couleur via un champ électrique.

Et pourquoi pas en faire des sources d’électricité : en chauffant la surface, les nanocubes vont émettre à leur fréquence de résonance et donc une seule couleur à laquelle on peut adapter un panneau photovoltaïque placé en face. « Le soleil ou de la combustion d’essence pourraient permettre
à ces cubes de rayonner. On pourrait ainsi avoir un nouveau type de centrale solaire, ou de groupe électrogène (sans pièce mécanique). » précise Antoine Moreau.

En attendant le développement de ces applications, le procédé est en voie d’être breveté.

 

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

 

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Rendez-vous annuel des ingénieurs, scientifiques et enseignants !

La 17ème édition de NIDays France aura lieu le 11 février 2014 au CNIT, à La Défense, près de Paris, avec l’objectif d’accueillir 1200 visiteurs, et un invité de renom : le prospectiviste Joël de ROSNAY qui viendra exposer les enjeux et défis de la civilisation du numérique.

 

La journée s’articulera autour d’une exposition permanente de produits et solutions complémentaires proposés par les partenaires de NI (70 stands), avec des sessions de conférences et de travaux pratiques en parallèle.

·         55 conférences dédiées aux techniques de développement, à la surveillance et au contrôle embarqué, à l’instrumentation et au test automatique, aux mesures par capteurs, à l’industrie 4.0, aux radiofréquences, à l’aéronautique et la défense, à l’automobile et le au ferroviaire, à l’enseignement, à l’énergie, à la recherche… avec de nombreuses présentations d’applications.

·         19 sessions de TP dédiées à la programmation graphique LabVIEW, au test temps réel, à l’acquisition de données, à la conception de systèmes de contrôle/commande et embarqués, à la radio définie par logiciel, au dépouillement de données, au test automatique PXI…

 

 

Coupes de robotique et concours des meilleures applications

Les Coupes de robotique viendront animer l’édition 2014, avec 12 équipes de lycée s’affrontant pour la Coupe NXT (basée sur le kit LEGO MINDSTORMS NXT) et 12 équipes d’écoles supérieures pour la Coupe RIO (basée sur le Starter Kit Robotics de NI).

 

Autre temps fort de NIDays, la sixième édition du concours des meilleures applications de NI donnera lieu à l’affichage de posters et à une remise des prix en conférence plénière.

La journée se terminera par un cocktail qui sera l’occasion pour les participants d’échanger leurs expériences dans une ambiance festive.

 

Détail du programme et inscriptions sur www.nidays.fr

Invention : le parapluie anti-vent !

Des incidents de ce type arrivent plus de 900 millions de fois chaque année, conduisant à la perte de 240.000 tonnes de métal, assez pour construire plus de 20 fois la tour Eiffel. Le problème va peut être bientôt disparaitre : un parapluie réalisé entièrement en polypropylène, 100% recyclable et capable de résister à des rafales de vent sans se déformer a été mis au point. Le projet s’appelle Ginkgo et a été financé par la Fondation Polytechnique de Milan.

Les deux inventeurs de Ginkgo sont l’ingénieur Gianluca Savalli et le designer Federico Venturi qui ont eu cette idée à l’occasion d’un énième parapluie cassé par le vent. « Nous nous somme dit : pourquoi ne pas penser à un parapluie simple, mais résistant et durable ? De là est partie notre envie d’examiner les points faibles des parapluies traditionnels, qui ont un cycle de vie très bref et qui utilisent des matériaux comme le polyester et le fer difficile à éliminer », raconte Federico Venturi.

Le fer est le polyester ont été remplacés par un matériau unique extrêmement flexible et robuste, le polypropylène, qui garantit l’élasticité des éléments les plus sollicités (structure, bouton de vérouillage…), points de faiblesse des parapluies traditionnels. Même le design a été simplifié, en diminuant de 80% les éléments composant un parapluie traditionnel, augmentant la robustesse du parapluie et facilitant la production et l’assemblage.

Le résultat est un parapluie robuste et flexible, facile à produire et capable de résister aux vents les plus violents. Le produit a déjà convaincu le jury d’Idea to Product Competition Italy 2011, la compétition pour le développement de nouveaux produits organisée par la Fondation Polytechnique de Milan qui a financé le projet à hauteur de 2.000 euros. Ginkgo a également été semi-finaliste du James Dyson Award, prestigieux prix international de design dont le but est de mettre en valeur des objets non seulement beau, mais aussi fonctionnels, et utiles dans la vie quotidienne.

A Savalli et Venturi, s’est ajouté Marco Righi, ingénieur qui s’occupe de développement commercial dans le but de créer une startup qui commercialisera le nouveau parapluie.

Source : www.bulletins-electroniques.com

L’essentiel de REACH 1/2 (Janvier)

 

Nouvelle consultation pour éviter les tests sur les animaux

 

L’ECHA a lancé un appel visant à collecter des informations sur des substances pour éviter les tests inutiles sur les animaux. La substance concernée est le N-(cyclohexylthio) phthalimide (N°CAS : 17796-82-6, N°CE : 241-774-1). Les informations relatives à cette substance sont à soumettre pour le 31 janvier 2013.

Plus d’information sur echa.europa.eu/information

 

 

Nouvel arrêté TMD

 

L’arrêté du 12 décembre 2012 modifie l’arrêté du 29 mai 2009 relatif aux transports de marchandises dangereuses par voies terrestres (dit « arrêté TMD ») et transpose les dispositions de la directive 2012/45/UE du 3 décembre 2012. Il est paru au Journal Officiel de la République Française le 20 décembre 2012. Les modifications sont applicables depuis le 1er janvier 2013 mais les dispositions de l’arrêté TMD en vigueur avant cette date peuvent continuer d’être appliquées jusqu’au 30 juin 2013.

Le texte est consultable sur legifrance.gouv.fr/

Voici les principales modifications : 

L’article 6-2 prévoit des prélèvements d’échantillons à des fins d’analyse. Les contrôles seront réalisés par les DREAL. Cet article permet de répondre aux prescriptions du règlement REACH.

Le titre de l’article 7 est modifié pour être plus proche de l’ADR et devient « déclaration des événements impliquant des matières dangereuses » au lieu de « déclaration d’incidents et d’accidents ». Le délai d’envoi du rapport d’accident sera de 1 mois après que l’accident se soit produit au lieu de 2 mois actuellement.

Avant tout remplissage, le caractère alimentaire des matières dangereuses devra être signalé au transporteur par l’expéditeur dans les documents associés au transport.

Un nouveau paragraphe à l’article 9 a été ajouté pour clarifier les problèmes d’interprétation d’une disposition spéciale (la TU 35 qui concerne notamment les bitumes chauds).

Un nouveau certificat de formation sécurisé est mis en place. Les procédures de délivrance sont précisées à l’annexe I (art. 16 § 4 de l’arrêté). 

L’article 19 de l’arrêté TMD précise que les organismes agréés pour organiser les formations et examens ou pour accorder les certificats, agréments ou homologations sont désignés, soit par arrêté publié au JO, soit par décision de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Les demandes sont adressées, soit au ministre chargé des transports terrestres de matières dangereuses, soit à l’ASN.

Parmi les autres changements, il est à noter l’introduction de nouveaux numéros ONU (numéro d’identification à 4 chiffres des marchandises dont le transport est réglementé), l’introduction des produits chimiques sous pression. D’autres modifications portent sur les emballages ou encore sur les mentions obligatoires du document de transport.

 

 

Déclaration des substances à l’état nanoparticulaire

 

01/01/2013

Un avis du ministère de l’écologie modifié par l’avis du 10/01/2012 appelle l’attention des entreprises produisant, distribuant et important des substances à l’état nanoparticulaire et des laboratoires de recherche, en application de l’arrêté du 6 août 2012. Il rappelle la mise en place du dispositif de déclaration obligatoire des quantités et des usages des substances à l’état nanoparticulaire produites, distribuées ou importées en France entré en vigueur le 1er janvier 2013. Sauf cas de dérogation, la déclaration est adressée par voie électronique au ministère de l’écologie et à l’Anses, par le biais de ce site: www.r-nano.fr

legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=?cidTexte

Avis modificatif du 10/01/2012

legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte

 

 

Communication d’information sur les substances contenues dans les articles

 

03/01/2013

Un avis pour la mise en œuvre de REACH est paru au Journal officiel de la République française. Cet avis est destiné aux opérateurs économiques (fabricants, importateurs d’articles) sur leur obligation de communiquer des informations sur les substances présentes sur la liste candidate et contenues dans leurs articles. Il fait suite à la publication par l’ECHA de la liste actualisée des substances candidates à l’autorisation dite « liste candidate ») qui comporte désormais 138 substances.

L’avis est consultable sur .legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte

 

 

Avis sur la 2ème échéance d’enregistrement REACH

 

05/01/2013

Un avis pour l’échéance d’enregistrement du 31 mai 2013 (règlement REACH) est paru au Journal officiel de la République française. Cet avis est destiné aux opérateurs économiques (producteurs, importateurs) sur leur obligation d’enregistrement de leurs substances. Pour une même substance, les producteurs/importateurs doivent déposer un dossier d’enregistrement conjoint pour certaines parties et un dossier d’enregistrement individuel.

Plus d’information sur legifrance.gouv.fr/jopdf/

 

 

Conférences en ligne organisées par l’ECHA

 

La première conférence en ligne organisée par l’ECHA en 2013 aura lieu le lundi 28 janvier et portera sur « Comment réaliser son dossier d’enregistrement en conformité avec REACH – 2nde partie ». D’autres conférences sont d’ores et déjà programmées. Plus d’informations sur http://echa.europa.eu/web/guest/support/training-material/webinars

 

 

Modifications de guides

 

Les modifications apportées à certains guides (guide pour l’annexe V, guide pour le format des scénarios d’exposition…) ont été traduites en 22 langues.

Plus d’information sur echa.europa.eu/guidance-documents/guidance-on-reach et 
echa.europa.eu/guidance-documents/

 

 

Inscriptions pour la 8ème journée des parties prenantes

 

L’ECHA vient d’ouvrir les inscriptions pour la 8ème journée des parties prenantes qui se tiendra à Helsinki le 26 mars. Inscription ICI, plus d’informations sur echa.europa.eu/view-article/-/journal_content/

 

 

Journée sur les biocides

 

L’ECHA organise sa 1ère journée sur les Biocides le 25 Juin 2013 à Helsinki en prévision de la date d’application du Règlement sur les produits biocides (BPR) le 1er Septembre 2013. L’événement vise à donner des informations sur la nouvelle réglementation et sensibiliser les entreprises aux outils et ressources disponibles, et les aider à s’acquitter de leurs obligations.

Plus d’information sur echa.europa.eu/view-article/-/journal_content/

 

 

Appel à contribution sur l’utilisation du cadmium dans les plastiques

 

14/01/2013

Suite à une demande de la Commission Européenne, l’ECHA examine l’étendue de la restriction du cadmium dans les plastiques, qui est actuellement limitée à 16 matières plastiques spécifiques figurant à l’annexe XVII de REACH, à toutes les matières plastiques. L’ECHA demande des éléments pour aider à identifier l’impact de cette étendue potentielle. Plus d’informations sur echa.europa.eu/view-article/-/journal

Appel à contribution echa.europa.eu/addressing-chemicals-of-concern/

 

Par Céline GABORIAUD NECTOUX, Ingénieur Environnement aux Ateliers d’Orval

 

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La mécanochimie passée aux rayons-X : une future alternative aux solvants ?

Ils ont ainsi observé la surprenante rapidité des mécanismes en jeu. Une découverte majeure qui en permettant de mieux comprendre ces transformations ouvrira des portes dans le domaine de la chimie verte. En effet, l’utilisation de solvants, omniprésente dans l’industrie chimique, représente un enjeu environnemental majeur. Les réactions mécanochimiques constituent ainsi une alternative énergétique efficace car elle évite l’utilisation abusive de ces solvants.

C’est grâce à l’incroyable capacité du synchrotron de Grenoble que les scientifiques ont pu observer les réactions cinétiques, les réactions intermédiaires et le développement de nanoparticules. L’équipe internationale a choisi d’étudier la production mécanochimique du métal ZIF-8. Ce type de matériau a l’avantage de capturer de grandes quantités de C02 et peut donc être utilisé pour capturer le carbone, catalyser mais aussi stocker l’hydrogène. Mais la technique utilisée ne se limite pas à ZIF-8. En principe, tout type de réaction chimique pourrait être étudié.

Ces résultats ouvrent donc la voie à une meilleure compréhension des processus fondamentaux en pharmaceutique, métallurgie mais aussi des procédés de fabrication industrielle de ciment et de minerais et devrait aboutir à une meilleure utilisation de l’énergie, à une réduction de l’utilisation des solvants et à l’optimisation de l’usage de catalyseurs onéreux. Une bonne nouvelle pour l’environnement, l’industrie et le consommateur !

Source : www.bulletins-electroniques.com
 

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PSA Peugeot Citroën s’est associé au laboratoire de traitement des signaux 5 (LTS5) de l’école polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) pour mettre au point un outil capable de décrypter le visage du conducteur. L’objectif est de reconnaitre la personne qui pilote le véhicule, mais aussi de déterminer son éventuelle fatigue ou son état émotionnel et donc son aptitude à conduire en toute sécurité. Après l’aide au freinage, la mise en route automatique des essuie-glaces grâce aux détecteurs de pluie, l’allumage automatique des phares, les régulateurs de vitesse ou encore la détection des piétons, c’est donc une nouvelle étape qui se profile dans l’assistance à la conduite. En effet, les logiciels d’analyse du visage et de décryptage des micro-expressions sont déjà opérationnels, il ne reste plus qu’à les intégrer au véhicule.

Les dernières difficultés à lever ne sont pas d’ordre technique mais plutôt pratique comme où positionner la caméra. Celle-ci doit permettre de voir le visage du conducteur quelle que soit sa hauteur, de face mais aussi lorsqu’il tourne la tête, pour discuter ou effectuer des contrôles. Une des possibilités évoquée est de la placer juste derrière le volant, mais cela suppose que le système est assez rapide pour récupérer l’image du visage malgré les branches du volant qui le dissimulerait régulièrement. « Notre objectif est de construire la couche technologique de base qui permettra à tout moment de détecter et de localiser le visage d’un conducteur », explique Jean-Philippe Thiran, responsable du LTS5. Développé sur une plateforme de prototypage mise à disposition par PSA, l’outil de décryptage du visage est désormais dans une phase d’optimisation. Les chercheurs et ingénieurs travaillent à optimiser le traitement d’image, notamment à accroitre la quantité d’images analysées. Tout est prêt pour le lancement des tests en temps réel et en situation, la dernière étape avant une mise sur le marché.

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

iPhone low-cost, iPhone 6… Le point sur les rumeurs !

Le DigiTimes et le Wall Street Journal ont les oreilles qui trainent du côté de chez Apple. Le journal taiwanais de référence dans le domaine des technologies et le très respecté journal américain se sont fait écho il y a quelques jours de l’arrivée – probable – d’un nouvel iPhone, quelques mois seulement après la sortie de l’iPhone 5, en septembre dernier. Pourtant, on ne parle pas ici du futur iPhone 6 : le géant californien s’apprêterait à lancer un iPhone… low-cost.

D’après des sources concordantes, Apple travaillerait donc à l’élaboration d’un iPhone à prix réduit, dont le design serait sans surprise par rapport à la gamme, mais dont certains éléments reviendraient moins chers – comme la coque, qui ne serait plus en aluminium, mais en plastique, ou encore obtenue à partir de matériaux recyclés provenant d’anciens Smartphones de la marque. Les sources diffèrent sur la taille de l’écran, qui serait plus petit, plus grand ou… équivalent à celui d’un iPhone classique. Les rumeurs s’accordent par contre pour une commercialisation courant 2013, probablement lors du second semestre de cette année.

Un terminal « low-cost » serait pour le moins idéal pour se lancer à la conquête des pays émergents, la Chine en tête, où le succès des téléphones et des tablettes tactiles de la marque à la pomme n’a absolument pas de quoi faire rougir, mais où les terminaux tournant sous Android se taillent la part du lion, notamment grâce à une gamme de prix beaucoup plus compétitive. Grisé par le succès fulgurant de l’iPad Mini et de l’iPhone 5 en Chine, la firme de Cupertino ferait-elle, si les rumeurs sur cet iPhone à prix réduit se confirment, du pied à l’empire du Milieu ? Enfin, rien ne nous dit que l’iPhone « low-cost » sera disponible en dehors de ces pays dits émergents.

Un iPhone 6 ou 5S déjà dans les cartons ?

Les rumeurs vont aussi bon train concernant l’arrivée courant 2013 de l’iPhone 6 (ou d’une version 5S), ce qui n’a pas vraiment de quoi surprendre connaissant la politique d’obsolescence programmée pratiquée par tous les géants du secteur, Apple en tête. Le futur iPhone pourrait notamment être équipé d’un écran tactile de type IGZO (Indium Gallium Zinc Oxyde) produit par Sharp, écran moins gourmand en énergie et dont la finesse pourrait permettre à Apple de réduire encore l’épaisseur des appareils de la gamme. D’autres imaginent aussi la possibilité pour la marque d’intégrer un projecteur au futur smartphone.

Par Rahman Moonzur

 

Repères

Apple réalise son deuxième plus grand chiffre d’affaires en Chine derrière celui réalisé sur le sol américain, un chiffre d’affaires qui devrait augmenter rapidement et mettre bientôt le marché chinois sur la plus haute place du podium. L’engouement des Chinois pour l’iPhone 5 est réel, malgré des problèmes de pouvoir d’achat : il s’en est vendu plus de 2 millions d’exemplaires lors du premier week-end de commercialisation, en décembre dernier. La marque créée par Steve Jobs et Steve Wozniak prévoit d’ouvrir bientôt 25 nouveaux Apple Stores, qui s’ajouteront aux 11 magasins déjà présents sur le territoire chinois.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Livre blanc : La Norvège, future batterie bleue de l’Europe ?

La Norvège, sculptée par l’érosion glaciaire, se compose d’une kyrielle de lacs et de fjords qui représentent la moitié du réservoir de toute l’Europe. Alors que les autres pays ne pèsent qu’environ 60 TWh, le royaume de la petite sirène atteint les 80 TWh.

Les experts ne perdent pas espoir pour autant : selon eux, un mix électrique 100% renouvelable serait possible à mettre en place. Une équipe internationale de chercheurs (Rasmussen et al., 2011) a souligné la complémentarité de l’éolien et du solaire en Europe à l’échelle saisonnière, l’intérêt de la mise en place d’un super réseau électrique (Super Grid) et aussi, l’intérêt de la synergie entre les centrales-lacs et le stockage réversible haute efficacité de type Stations de transfert d’énergie par pompage (STEP).

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L’avènement du Big Data: une (r)évolution ?

Il est difficile de contester la complexification de nos sociétés modernes : mondialisation, croissance continue d’une population dont les besoins intrinsèques augmentent, amélioration globale des niveaux de vie et d’éducation. Dans ce paradigme évolutif, les organisations humaines (institutions, communautés, entreprises) sont aujourd’hui contraintes de s’appuyer sur des méthodes innovantes d’analyse des données pour rester réactives, adaptatives, rigoureuses et précises dans l’accomplissement des tâches qui leur sont affectées. Le volume de données produit et à traiter par ces acteurs ne cesse d’augmenter. Si le constat n’est pas récent, la multiplication des appareils interconnectés et l’accès à Internet à tous et à tout instant rend l’analyse de ces informations hétérogènes très complexe. Ainsi, une entreprise doit être capable de réagir rapidement aux besoins mouvants du marché, à ses signaux trompeurs, à ses évolutions comme à ses crises. Les milliards de données transitant par les consommateurs sont une formidable source d’information permettant de mieux cibler les segments de clientèle et les évolutions d’un secteur d’activité (par exemple, différencier un buzz d’une tendance de marché réelle à moyen terme), mais aussi de suivre l’évolution de ses concurrents. Dans un autre contexte, les pouvoirs publics sont aujourd’hui fortement sollicités pour fournir une information de qualité au plus grand nombre, tout en démultipliant les services rendus possibles par l’avènement des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) : bienvenue dans l’ère du Big Data !

Définition

Big Data. L’expression fut sans nul doute le slogan des années 2011-2012 et sera celui de l’année 2013 dans la Silicon Valley. Elle a été introduite par le cabinet d’études Gartner en 2008. Elle fait référence à l’augmentation sans précédent du volume de données échangées dans nos sociétés, à l’hétérogénéité de leur nature et de leur source. Dans ce contexte, la capture, le stockage, la recherche, le partage, l’analyse et la visualisation des données doivent être reconsidérés. Ainsi, depuis l’explosion des télécommunications à la fin des années 1990, la quantité d’informations échangées en continu n’a jamais cessé de croître, dépassant toutes les prévisions. Le développement massif du web (deux milliards d’internautes dans le monde en 2012) y a largement contribué. L’avènement plus récent de l’Internet des objets (appareils connectés aux réseaux de télécommunication tels que les smartphones, ordinateurs, tablettes, capteurs en tout genre) va fortement accentuer cette tendance. Aujourd’hui, la fusion des réseaux de télécommunication avec les réseaux énergétiques physiques (électriques notamment) dits « intelligents » ouvre la porte à de nombreuses applications : essor du véhicule électrique, appareils électroménagers connectés capable de demand response, intégration des énergies renouvelables, interface et offre de services clients, analyse des usages, etc.

Quels défis ?

Les challenges du Big Data pourraient se résumer en quatre V : Volume, Variété, Vélocité et Visualisation.

  • Le volume : le challenge est de taille car la tendance du « toujours plus de données » s’est fortement accentuée en raison d’un coût du stockage générique en chute libre depuis plusieurs années, couplé au formidable boom des technologies de l’information et de la communication. Ainsi, Facebook héberge 40 milliards de photos tandis que Walmart gère sur le territoire américain plus d’un million de transactions client par heure, alimentant des bases de données estimées à plus de 2,5 peta-octets (250). D’ici à 2013 la quantité annuelle de données transférées sur le web devrait atteindre 667 exa-octets (260). Mais où commence le Big Data ? Les avis divergent. Selon Mike Driscoll, le CEO de Metamarkets, « si vos données tiennent dans une feuille Excel, vous avez du Small Data. Si une base de données MySQL est suffisante, on parle de Medium Data. En revanche, si vos données sont réparties sur plusieurs serveurs ou plusieurs machines, vous y êtes : les problématiques à traiter relèvent du Big Data ! ». Cependant, Cisco soulève un problème majeur : le volume de données échangées augmente bien plus rapidement que la capacité du réseau qui les fait transiter. Des nouvelles solutions de stockage des données en ligne commencent à se développer. Des sociétés comme Amazon, AT&T, IBM, Google, Yahoo ou AppNexus multiplient des offres de Cloud Computing et soulagent les entreprises en capacité tout en leur proposant une palette de services associés. Pike Research s’attend à ce que la croissance des revenus du Cloud Computing continue au rythme d’environ 30% par an, avec un marché augmentant de 46 milliards en 2009 à 210 milliards en 2015 ;
  • La variété : avec des sources de données de plus en plus nombreuses (internet, objets connectés, capteurs, etc.), il existe une forte hétérogénéité au sein des données collectées. Le besoin de structurer les informations est donc essentiel ;
  • La vélocité : l’obligation de prendre des décisions rapides et pertinentes est un gage de succès (et de survie économique !). Les outils d’aide à la décision basés sur l’exploitation des données doivent donc être les plus performants et efficaces possibles ;
  • La visualisation : si la quantité d’information disponible en entrée est gigantesque, le résultat de leur traitement en sortie doit être clair et concis au risque de ne pas être utilisé.

Deux défis complémentaires ont attrait à l’accessibilité et à la disponibilité de l’information. Les données sont souvent dispersées dans des silos et il est peut être difficile de les rassembler pour en avoir une vision claire, fiable et centralisée. Aussi performants que soient les algorithmes d’analyse, une déficience quantitative ou qualitative des données peut induire des résultats lacunaires voire erronés.

Quelle valeur ajoutée ?

Les organisations de toutes natures ont pris conscience de la valeur des données qu’elles possèdent, et comment leur utilisation peut les différencier, leur permettre d’approfondir leurs connaissances ou d’améliorer leur efficience structurelle. Par le biais d’outils d’analyse de plus en plus sophistiqués, l’idée centrale est bien le traitement de plusieurs milliards de données afin de dénicher l’information pertinente qui permettrait de prendre la bonne décision. Par exemple, les données générées par un consommateur sont une source précieuse pour les services marketing qui peuvent ensuite personnaliser leur publicité.

L’intérêt d’analyser ces données ne se cantonne pas au monde des affaires, où le souci de performance, de compétitivité et de rang sur les marchés est le principal moteur. Les données collectées par les organismes publics sont également au coeur du phénomène. Par souci de transparence envers ses citoyens, les pouvoirs publics sont encouragés à mettre à leur disposition l’information qu’ils détiennent. Les organismes étatiques trouvent un fort intérêt à ce partage, qui stimule par la même occasion la créativité et l’innovation. Les citoyens et les entreprises peuvent exploiter les données disponibles pour créer de nouveaux services (applications mobiles, web).

Quelques exemples :

  • La numérisation de la médecine pourrait à terme faciliter le diagnostic des médecins et le traitement des patients, tout en optimisant les coûts ;
  • Les données institutionnelles et publiques sont de plus en plus utilisées pour améliorer l’efficience fonctionnelle des villes : Cisco a annoncé début décembre son association avec la Startup Streetline pour s’attaquer à la gestion des places de parking à San Francisco en temps réel ;
  • Du côté des industriels, General Electric a annoncé début décembre plus d’un milliard d’investissements à moyen terme afin de proposer des solutions Big Data à ses clients ;
  • Imaginez le nombre de données nécessaires à la construction d’un Airbus A380, ou d’une turbine à gaz de centrale thermique !
  • La réflexion orientée service est l’un des paradigmes fleurissants des technologies de l’information, en lien avec de nombreuses autres disciplines comme les opérations, la comptabilité et la finance.

Quel marché ?

L’information est un enjeu stratégique de premier ordre : la collecte et le traitement des données font l’objet de plus en plus d’investissements. Le marché de la gestion et de l’analyse de données est actuellement estimé à plus de 100 milliards de dollars et croît de près de 10% par an, soit environ deux fois plus vite que le marché global des logiciels. Selon Gartner Research, le Big Data sera à l’origine de la création de 4,4 millions de postes dans l’industrie des TICs à travers le monde d’ici à 2015, et plus de 1,9 million aux Etats-Unis. La thématique est souvent citée comme l’une des priorités par les investisseurs de la Silicon Valley. De ce fort potentiel économique est née une course sans précédent aux algorithmes de gestion les plus innovants et les plus efficaces : creusets d’innovation et de savoir (notamment mathématique et informatique), les universités californiennes comme UC Berkeley et Stanford s’attaquent à ces défis. En matière de possession de données et de potentiels d’investissements – notamment dans la recherche, les majors comme Amazon, Google ou Facebook sont de manière logique les acteurs principaux du Big Data. En parallèle, les startups fleurissent en proposant des logiciels, des plateformes et des services de gestion de données surfant sur cette philosophie. Dans la Silicon Valley, Platfora, Continuuity ou Metamarkets tirent par exemple leur épingle du jeu.

Le Cloud Computing

Cloud et Big Data sont deux éléments indissociables. Aujourd’hui, les majors IBM, Google, Yahoo ou AppNexus proposent tous des services de Cloud Computing. Le NIST (National Institute of Standards and Technology) définit le Cloud Computing comme un modèle permettant un accès réseau pratique et à la demande à une famille de ressources informatiques partagées par tous (par exemple, des serveurs, des réseaux, du stockage, des applications, etc.) qui peuvent être rapidement mobilisées ou libérées en utilisant des efforts minimaux de gestion ou d’interaction avec le fournisseur de service. Le Cloud Computing permet, entre autres, de développer des modèles de gestion et d’optimisation, de services par répartition (du type « Pay-as-you-Go »), des solutions de stockage et une offre dynamique. La disponibilité de la ressource est très élastique, les puissances de calcul disponibles et l’espace de stockage étant théoriquement infinis. Pas de Cloud sans transit des données, pas de Big Data sans Cloud !

Conclusion

Si le Big Data est souvent présenté comme un formidable outil, plusieurs dérives inquiètent cependant les citoyens et les pouvoirs publics : information personnelle difficile à gérer en matière de confidentialité, problématiques de sécurité des données financières et stratégiques. Les questions de cybersécurité accompagnent l’essor du concept : les débats publics, académiques et industriels se multiplient. Pike Research prévoit par exemple que le marché de la sécurité informatique estimé à 370 millions de dollars en 2012 atteindra les 610 millions en 2020. Ces défis mis à part, le potentiel offert par la disponibilité et l’accessibilité à cette foule de données – au moment où le monde se numérise à grande vitesse – reste un atout considérable pour le monde moderne.

Source : bulletins-electroniques.com

 

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