Le gouvernement américain a annoncé vendredi une réduction des restrictions d’exportation concernant certains équipements militaires, ainsi que des puces pour l’intelligence artificielle (IA) ou les satellites, vers les Emirats arabes unis.
Dans un communiqué, le département du Commerce a annoncé retirer ce pays du Golfe de la liste des pays concernés par les restrictions d’exportation visant ces divers équipements, après que les Emirats ont vu leur statut passer à « partenaire majeur de défense des Etats-Unis ».
Selon des documents qui doivent être publiés au Registre fédéral (équivalent américain du Journal officiel français), le gouvernement américain justifie cette décision par le fait que les deux pays « ont travaillé ensemble depuis plusieurs décennies sur leurs intérêts stratégiques mutuels ».
Cela concerne en particulier le fait de « contrer les activités malignes de l’Iran et ses affiliés, dont le Hamas, le Hezbollah et les Houthis ».
Cette levée de restrictions permettra désormais au gouvernement émirati, ainsi qu’à un certain nombre d’entreprises ayant reçu approbation, de se procurer des produits ou des transferts de licence pour divers secteurs considérés comme clés.
Ces entreprises seront autorisées à revendre les produits sur le marché local ou les réexporter, selon le communiqué.
Dans le même temps, le département du Commerce a annoncé que le gouvernement émirati et « certaines entreprises » pourront se fournir en puces pour IA.
Les entreprises du Group 42 (G42), fondé par le Chinois Peng Xiao et présidé par un membre de la famille émiratie régnante, ainsi que sa filiale Core42 sont les seules autorisées par Washington, aux côtés des filiales locales des groupes américains Amazon, Apple ou xAI.
« Les Emirats ont réaffirmé leur engagement en matière d’investissement, de cadre législatif et d’investissement équivalent réalisé aux Etats-Unis dans les infrastructures numérique pour l’IA », a justifié le département du Commerce.
Dans un communiqué, la sénatrice démocrate Elizabeth Warren a dénoncé une décision qu’elle juge avoir été prise « malgré les inquiétudes documentées concernant le détournement de technologies sensibles vers la Chine ou d’autres risques pour la sécurité nationale ».
« Nous savons que la famille royale émiratie, qui est derrière G42, a secrètement acheté 49% du capital de l’entreprise de crypto de (Donald Trump) », a ajouté Mme Warren. « Désormais le département du Commerce donne à cette entreprise un accès à nos puces avancées », a-t-elle déploré.
els/er
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