Logo ETI Quitter la lecture facile

Innovation : l’Overboat, bateau à propulsion électrique robotisé

Posté le par Frédéric Monflier dans Innovations sectorielles

Imaginé par la société Neocean, l'Overboat réunit une propulsion électrique et des foils régulés pour voguer plus vite sur l'eau. Il était exposé sur le salon Nautic, à Paris.

C’est un bateau à propulsion électrique en partie robotisé, dont les foils (ou ailes profilées) s’ajustent en permanence pour assurer la meilleure glisse possible sur l’eau. Toutes ces qualités ont valu à l’Overboat, conçu par la start-up montpelliéraine Neocean, d’être mis en vedette dans l’espace Innovation du salon Nautic qui se déroulait à Paris jusqu’au 16 décembre. Ce mini-catamaran monoplace, qui se pilote sans permis, sera commercialisé à partir d’avril prochain, au prix de 33 600 €, auprès des particuliers et des professionnels (loueurs de bateaux, centres de loisirs…) intéressés par ses performances et son allure avant-gardiste.

Vincent Dufour, le fondateur de Neocean, et son équipe d’ingénieurs désiraient mettre au point un véhicule nautique moins polluant qu’un bateau motorisé à essence, sans pour autant sacrifier le plaisir de la vitesse. Trois ans de recherche ont été nécessaires pour trouver la combinaison adéquate, à commencer par la conception des foils qui portent la coque de l’Overboat au-dessus de la surface de l’eau.  « Ce ne sont pas des foils en J, les plus courants aujourd’hui, mais des foils en T inversé, qui équipent les kitesurfs notamment, précise Vincent Dufour. Les spécialistes les considèrent comme la référence absolue. »

Une vitesse de 15 nœuds

Autre aspect novateur : la propulsion électrique d’une puissance de 3 kilowatts, silencieuse, dont l’hélice est carénée par sécurité. Selon Neocean, l’Overboat « décolle » à partir de 7,5 nœuds et atteint une vitesse maximale de 15 nœuds, ce qui correspond à 28 km/h. « C’est aussi rapide qu’un bateau à essence équivalent, grâce aux foils qui réduisent de moitié la résistance de l’eau, explique Vincent Dufour. Les bateaux électriques naviguent généralement entre 5 et 10 nœuds au maximum, alors que les sensations sont amusantes au-delà de 10 nœuds ». A cette vitesse, la batterie d’une capacité de 70 ampères-heure se décharge au bout de deux heures. Le poids ayant logiquement son importance, l’Overboat, fabriqué en matériaux composites et en fibres de carbone, ne pèse qu’une centaine de kilos.

L’automatisation est le troisième et dernier point caractéristique. « Le bateau embarque des capteurs et une centrale inertielle pour déterminer le roulis, le tangage et le lacet. Le calculateur analyse ces paramètres et agit automatiquement sur l’incidence des foils. Cette régulation s’opère 40 fois par seconde ». Des compétences multiples ont donc été convoquées, de l’électronique à l’hydrodynamique en passant par la robotique, et des ressources de l’Université de Montpellier, l’incubateur de Neocean, ont également été mises à contribution. Créée en 2018, l’entreprise a été financée à hauteur de 1,45 million d’euros. Elle ne vise pas que le marché de la plaisance mais aussi celui de la marine professionnelle, sans donner de précisions sur les applications possibles toutefois.

Pour aller plus loin

Posté le par Frédéric Monflier

Les derniers commentaires

  • dans le cadre d’un chantier naval aluminium, j’ai développé des unité à propulsion électrique : réalisation d’un trawler diesel-électrique ( vitesse 9nds pour 8 tonnes de déplacement) , projet d’un catamaran 14m en autonomie solaire-électrique.
    Très belle étude de la part de Néocéan , toutes nos félicitations , je leur souhaite que cela débouche sur des projets plus important


Réagissez à cet article

Commentaire sans connexion

Pour déposer un commentaire en mode invité (sans créer de compte ou sans vous connecter), c’est ici.

Captcha

Connectez-vous

Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous et retrouvez plus tard tous vos commentaires dans votre espace personnel.

INSCRIVEZ-VOUS
AUX NEWSLETTERS GRATUITES !