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L’État explique comment se passer des GAFAM

Posté le par Iris Borel dans Informatique et Numérique

Peut-on travailler sans utiliser des outils et des plateformes des poids lourds américains ? L’État répond positivement à cette question en publiant une liste de solutions alternatives.

« Étant donné l’importance du numérique dans nos vies, créer les conditions d’une dépendance maîtrisée et limitée à ces plateformes est une nécessité. Ainsi, Mounir Mahjoubi, Secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargé du Numérique, met à votre disposition plusieurs pistes de solutions alternatives ou complémentaires aux services proposés par les grandes plateformes ».

Tout est dans la nuance. À aucun moment, il n’est fait mention de façon explicite aux GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Apple ou Microsoft (GAFAM). Or il s’agit de multinationales tentaculaires : Facebook possède WhatsApp et Instagram, Google détient YouTube et Waze, Microsoft distribue Skype…

Comme l’association Framasoft qui publie régulièrement des alternatives libres et faciles d’accès aux services de Google & consorts, l’État a décidé de publier sa liste.

Elle permet de constater qu’il existe d’autres solutions pour travailler et échanger des données. Indirectement, elle invite à retenir ces alternatives afin de soutenir un écosystème européen et renforcer notre indépendance technique.

Vie privée

Les alternatives sont classées par domaines : gestion de projet, questionnaire en ligne, partage de documents, microblogging, données géographiques ou bien statistiques.

Logiquement, cette liste commence par les navigateurs web et les moteurs de recherche. Firefox, Brave et Vivaldi sont les trois navigateurs proposés. Chrome, Internet Explorer, Edge ou Safari ne sont pas présents dans cette catégorie pour des raisons évidentes.

Concernant les moteurs de recherche, cette liste ne cite pas Google et Bing (Microsoft) mais plutôt Qwant et DuckDuckGo. Le premier est conçu et basé en France. Le second est un méta-moteur de recherche dont la société éditrice est en Pennsylvanie. Les deux moteurs partagent la même philosophie : préserver la vie privée et de ne stocker aucune information personnelle concernant les utilisateurs.

Les entreprises, administrations et, de manière générale, tous les professionnels peuvent (re)découvrir des solutions pour l’organisation de leurs rendez-vous  : Zoutch ! (pour des événements professionnels ou privés entre amis) ou Moreganize qui réunit sur une seule interface un agenda partagé, un outil de sondage privé ou anonyme et une liste de tâches partagée. L’association Framasoft propose des équivalents avec notamment Framadate.

À la place de Dropbox ou de Google Drive, il est possible d’utiliser les services de Owncloud ou de Pydio (une start-up française spécialisée dans le partage sécurisé de fichier open source pour les entreprises) pour partager des documents. La catégorie « Suite collaborative » montre qu’il existe de nombreuses solutions alternatives : Nextcloud, Alfresco (un système de gestion de contenu distribué sous licence libre), Mattermost (un clone de Slack, open source auto-hébergé, sous licence MIT)…

La liste du Secrétaire d’État auprès du Premier ministre n’a pas vocation à être exhaustive. Elle s’enrichira au fur et à mesure de l’évolution de cet écosystème.

Par Philippe Richard

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Posté le par Iris Borel

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