DisaSolar mise sur le photovoltaïque organique fabriqué par impression jet d’encre

« Devenir le numéro 1 du photovoltaïque de 3ème génération ». Telle est l’ambition affichée par Stéphane Poughon, président de DisaSolar. L’entreprise, qui commercialise et installe des panneaux photovoltaïques flexibles « Thin films » dits de « 2egénération », prépare l’avenir et mène en parallèle le développement de panneaux dit de « 3e génération », ou photovoltaïque organique.

Son objectif est de mettre au point un procédé de fabrication de panneaux solaires organiques souples par impression. Pour y parvenir, la PME implantée à Limoges développe ses partenariats. Après les deux laboratoires publics CEA/INES et CNRS/XLIM et le Queens University canadien, c’est au tour du Holst Centre / Solliance aux Pays-Bas de s’associer à cette dynamique.

« Grâce aux compétences et aux forces conjuguées des 4 laboratoires de recherche avec lesquels nous coopérons, nous avons aujourd’hui les moyens de notre ambition » se félicite Stéphane Poughon. Pour compléter ce « cloud », DisaSolar peut aussi compter sur son partenaire Ceradrop, une PME spécialisée dans l’électronique imprimée et qui a pour mission le développement de solutions d’impression jet d’encre dédiées.

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

Un spécialiste des biotechnologies de la reproduction animale dématérialise sa gestion de flux d’informations

20 % : c’est la baisse réalisée en termes de consommation de papier et de consommables pour IMV technologies en 2011. Face à ces résultats encourageants, IMV renforce ses efforts et sollicite à nouveau la société Debucy, espérant accroitre à nouveau les économies de 20 % sur 2012.

Pour cela, le spécialiste dans le domaine du traitement du document et de gestion globale des flux d’information a proposé à son client une solution innovante fondée sur plusieurs leviers.

Parmi ceux-ci, le parc d’imprimantes et copieurs est uniformisé avec une seule marque pour faciliter la gestion dans l’entreprise, avec un contrat « coût copie parc unique ».

Ensuite, Debucy instaure un système d’authentification des utilisateurs sur les multifonctions, à partir des badges d’accès des salariés pour un accès et une limitation aux différentes fonctions.

L’utilisation des badges des salariés pour l’authentification directe sur les copieurs dans les zones de reproduction permet des économies d’impression importantes et une meilleure confidentialité des documents imprimées. Enfin, dans une optique de prévention anticipée sur la maintenance des matériels et les évolutions possibles du système, un suivi trimestriel du parc et du système est réalisé.

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

Une nouvelle classe de films minces réduit par 4 les dimensions des structures en électronique souple

Les travaux parus dans la revue ACS Nano présentent une nouvelle génération de matériau associant des polymères à base de sucres et des polymères issus du pétrole (polystyrène-silicié).

Cet hybride possède une structure capable de s’auto-organiser en cylindres de sucres dans un réseau de polymères issus du pétrole, chaque structure ayant une taille de 5 nanomètres, soit quatre fois moins que celle des structures actuelles issues uniquement de dérivés du pétrole.

Ci-dessus : Image de microscopie à force atomique d’un glycopolymère nano-organisé en cylindres de sucres dans une matrice de polystyrène-silicié. (© CERMAV (CNRS)

Ceci est possible grâce à la très forte incompatibilité entre les deux polymères utilisés qui les font se comporter comme de l’huile par rapport à de l’eau. Ce résultat, issu d’une collaboration franco-américaine pilotée par le Centre de recherches sur les macromolécules végétales (CNRS) et qui a donné lieu à deux brevets, fait tomber la limite de 20 nm pour la taille des structures fabriquées à partir de polymères synthétiques exclusivement d’origine pétrolière.

Cette barrière levée, il est désormais possible d’évoluer vers une nouvelle génération de dispositifs électroniques souples à très haute résolution comme la miniaturisation de la lithographie des circuits, une capacité de stockage de l’information multipliée par 6, une performance accrue des cellules photovoltaïques, des biocapteurs…

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

10 conseils pour une implémentation sécurisée de l’IPv6

Son expérience, acquise auprès des plus grands fournisseurs du trafic IPv6 dans le monde, motive Stonesoft à accompagner activement les organismes du secteur privé et du public vers une démarche IPv6 sécurisée et optimisée au niveau des coûts. La société met en avant 10 points clés qui aideront les DSI et RSSI  à mieux appréhender la sécurité de l’IPv6 et à établir leurs priorités.

“Beaucoup de personnes croient qu’il y a peu de différences entre les façons de sécuriser l’IPV6 et l’IPv4 : c’est faux.  Cette idée reçue est entretenue par le fait que l’on ignore comment il faut procéder et que, côté éditeur, on revendique des performances produits non-avérées dans un environnement réseau IPv6,” explique Laurent Boutet, expert avant-vente de Stonesoft.

Se servant de son vécu dans les déploiements IPv6 de grande envergure, Stonesoft préconise les actions suivantes pour assurer la sécurité :

  1. Réaménager votre réseau: Procédez à la restructuration de votre réseau IPv4 . Eliminez les fonctionnalités obsolètes et installez des mises à jour complètes en vérifiant que chaque composant du réseau est effectivement traité. Cette opération permet de commencer l’implémentation de l’IPv6 sur une base propre et permet d’éviter beaucoup de problèmes.
  2. Prévoir une introduction progressive: Inspirez-vous de la démarche de l’administration de la Sécurité Sociale aux US, qui travaille avec l’IPv6 depuis plus de 5 ans et planifie son implémentation complète sur une durée de six ans. Un processus déployé sur une durée définie vous permettra d’assurer le bon fonctionnement de l’IPv6 au sein de votre infrastructure, actuellement optimisée pour l’IPv4, et de maîtriser votre budget.
  3. Opter pour une solution à double pile : Le mode double pile est très avantageux, même s’il peut imposer des mises à jour de mémoire et de puissance au niveau routeur pour la gestion parallèle de l’IPv4 et l’IPv6. Le mode double pile est facile à mettre en place et assure le support des applications qui ne fonctionnent pas encore avec l’IPv6. Il permet aussi d’éliminer le besoin de tunnels qui sont associés aux problèmes de sécurité.
  4. Traiter correctement vos tunnels : Le guide publié par le NIST (The National Institute of Standards and Technology) nous conseille d’accorder le même traitement aux tunnels qu’aux liens externes : c’est-à-dire, d’y porter une attention particulière. Il faut inspecter chaque élément du trafic avant qu’il n’entre dans votre système ou ne le quitte. Cet examen implique de passer au crible tout le trafic IPv6, y compris celui qui est contenu dans les paquets IPv4. Pour mener cette inspection complète on a recours à des traitements anti-virus, des sondes de détection d’intrusions, le filtrage du trafic entrant, le filtrage des paquets et des proxies applicatives. Il faut aussi renforcer la sécurité en bout de tunnel avec des mesures comme l’authentification.
  5. Attention aux malfaiteurs: Des utilisateurs malveillants infiltrent déjà les réseaux IPV6 plus rapidement qu’ils n’ont frappé d’autres avancées. Les avertissements concernant les attaques connues sont plus que jamais d’actualité. Certaines attaques peuvent pénétrer votre réseau en profondeur avant que vous ne remarquiez la moindre anomalie, et deviennent ainsi plus dangereux. Ces attaques proviennent des scénarios qui sont presque trop faciles à utiliser. La mémorisation de chaque type d’attaque et une solution adaptée à chaque cas sont impossibles. Il faut être conscient du fait que si beaucoup circulent déjà, d’autres encore entreront en scène au fur et à mesure que le temps passe.
  6. Mise à jour avec un firewall certifié: Soyez prudent au niveau des revendications éditeur. S’ils ne sont pas vérifiés par un tiers, certains éditeurs se contentent de router un générateur de trafic vers leurs produits pour montrer qu’il fonctionne. Il ne faut prendre en compte que les produits certifiés. Les organismes de certification appliquent des méthodes d’évaluation connues et validées pour attester les capacités de votre firewall.
  7. Exiger l’authentification: L’authentification est d’une importance critique et devient de plus en plus facile à mettre en place. Stonesoft préconise l’utilisation d’un proxy HTTP/HTTPS pour se connecter à l’Internet. Si l’authentification est nécessaire ne serait-ce que pour se connecter au réseau, le risque de recevoir des visiteurs importuns est d’office réduit.
  8. Apprendre ses leçons : Il faut connaître la syntaxe IPv6. Même si elle ressemble à celle de l’IPv4, il y a des différences de base. La maîtrise de la syntaxe permet de mieux gérer des brèches de sécurité ou mettre en place des mesures nécessaires. Techniquement le protocole est connu depuis plus d’une décennie et il existe pléthore d’informations sur le sujet, dont un guide du  gouvernement des Etats-Unis de 188 pages.
  9. Appuyer sur le bouton d’arrêt: Interrompre les capacités IPv6 lorsqu’elles ne sont pas utilisées peut paraître simple en théorie… mais en pratique, différentes configurations cohabitent, comme par exemple l’activation par défaut du protocole. Il ne faut pas hésiter à vérifier à plusieurs reprises votre environnement pour vous assurer que le protocole n’est activé que lorsqu’il est utilisé. Il peut être astucieux d’investir dans un outil qui a la capacité de désactiver l’IPv6 en masse
  10. Savoir détruire: Même si pour une partie conséquente de votre réseau l’IPv6 est inactif, des visiteurs importuns peuvent quand-même surgir. Vous devez donc savoir les détruire avant que d’autres parties liés à votre système soient infectées. La connaissance de la syntaxe IPv6, est indispensable dans ce cas, notamment pour la mise ne place de firewalls et de filtrage de trafic efficaces.

Publié par P.T

source : Stonesoft

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Le Pakistan s’équipe d’un parc photovoltaïque de 50 MW

Au Pakistan, les coupures d’électricité pouvant durer 18 heures par jour ne sont pas rares : dépendant des installations hydroélectriques pour sa production d’énergie, le pays ne peut éviter des pénuries et des fluctuations d’approvisionnement qui entravent son développement économique… et génèrent des conflits sociaux.

Pour y mettre un terme, le gouvernement a mandaté la société DACC Power Generation Company Limited (DPGCL) pour réfléchir à des sources alternatives de production d’énergie. Doug Melvin, Président de la DPGCL, résume : « A la demande du Président, le Premier ministre et son cabinet ont cherché comment éviter les pénuries d’électricité en engageant une source d’énergie propre, un développement économique durable et une création d’emplois au Pakistan. »

A l’issue de cette réflexion, le gouvernement a opté pour la construction de la plus grande centrale solaire photovoltaïque du pays. Pour stimuler les investissements dans ce domaine, il a supprimé les droits d’importation sur les systèmes solaires. Avec huit heures de soleil par jour en moyenne et des valeurs d’ensoleillement supérieures à 1 700 kWh par mètre carré et par an, les conditions climatiques au Pakistan sont idéales pour la production d’énergie solaire.

« Après une vaste étude de marché, DPGCL et Ensunt ont choisi Conergy pour les aider à construire le plus grand parc photovoltaïque du pays : le début d’un partenariat qui permet d’entrevoir d’autres projets d’envergure ! C’est le choix de la sécurité absolue, grâce à la qualité exceptionnelle des produits de Conergy, mais aussi parce que le fabricant allemand s’occupe de la planification et de la conception », argumente Doug Melvin.

Conergy aura donc en charge la planification globale, l’ingénierie et la conception du parc solaire. Il fournira des composants de qualité Premium, Ensunt se chargera de la mise en oeuvre au niveau local, avec les travaux de construction sur le site.

La centrale achevée comptera 210 000 modules Conergy PowerPlus montés sur environ 210 kilomètres de structure Conergy SolarLinea : ils produiront plus de 78 GWh d’énergie propre par an. Elle sera raccordée au réseau national d’électricité par quelques 140 onduleurs centraux Conergy IPG 300C, fournissant 30 500 ménages en électricité.

Les agriculteurs profiteront également de cette énergie propre, notamment pour alimenter les pompes à eau nécessaires à l’arrosage des cultures. Avec ce projet, le gouvernement pakistanais se donne les moyens d’améliorer la productivité des entreprises et de créer plus de richesse dans le pays.

Selon Marc Lohoff, membre du Comité de Direction Conergy Groupe et CSO (Chief Strategy Officer) de l’Asie Pacifique et de l’Amérique, « le potentiel du Pakistan est énorme : actuellement, seulement 63 % des pakistanais bénéficient d’électricité. En raison du caractère décentralisé de cette forme d’énergie et des hauts niveaux d’ensoleillement, le projet permettra de fournir à l’ensemble de la population une énergie fiable, propre et abordable. »

Publié par Carole Hamon

Un détecteur d’explosif mille fois plus sensible

Le système est composé d’un micro-levier en silicium de 200 microns de long pour 30 de large, nanostructuré par environ 500 000 nanotubes de dioxyde de titane alignés verticalement. Grâce à ces nanostructures, la surface du levier est accrue d’un facteur 100, augmentant d’autant la sensibilité du détecteur.

Le fonctionnement du système est simple : les particules d’explosif éventuellement présentes dans l’air modifient la fréquence de résonance du levier, témoignant ainsi de leur présence.

Ce détecteur original a été mis au point par une équipe de l’unité « Nanomatériaux pour systèmes sous sollicitations extrêmes » (CNRS / Institut franco-allemand de recherches de Saint-Louis), en collaboration avec le Laboratoire des matériaux, surfaces et procédés pour la catalyse (CNRS / Université de Strasbourg).

Les tests ont montré que ce dispositif est capable de détecter des concentrations de trinitrotoluène (TNT) de l’ordre de 800 ppq (soit 800 molécules d’explosif parmi 1015 molécules d’air) contre seulement 1 ppq pour les détecteurs actuellement existants, soit une sensibilité 800 fois supérieure !

Ce système révolutionnaire pourrait voir son champ d’application élargi à la détection d’autres substances que des explosifs comme des drogues, des agents toxiques ou des traces de polluants organiques.

Vue d’ensemble du microlevier nanostructuré par des nanotubes alignés de dioxyde de titane. La fixation de molécule de TNT sur ces tubes modifie la fréquence de résonance du dispositif, trahissant ainsi leur présence. © Fabien Schnell, NS3E

Par Audrey Louvens, journaliste scientifique

Une nouvelle application au service des décideurs hospitaliers

Lancé fin 2011, le programme « Hôpital Numérique », définit un plan de développement et de modernisation des Systèmes d’Information (SI) des hôpitaux français.

L’objectif est la mise en place d’un SI Décisionnel alimenté par des données de production, capable de produire un tableau de bord de pilotage médico-économique infra-annuel, et corrélant des indicateurs sur l’activité, la performance financière, les ressources humaines et la qualité : données mensuelles d’activité (nombre d’entrées et de journées, taux d’occupation, durée moyenne de séjour…), recettes liées à la Tarification à l’Activité (T2A) et taux d’exhaustivité mensuels des pôles et services, chiffres clés de l’hôpital…

Ceux qui bénéficieront de ce nouvel accès sont principalement les responsables de pôles, les cadres administratifs ou encore les médecins. Actuellement, le CHU de Nancy permet à ses chefs de pôle, comme à l’ensemble des médecins et cadres intéressés, de consulter les tableaux de bord de l’établissement directement depuis leur iPhone, et non plus uniquement via l’intranet de l’hôpital.

Aux Hospices Civils de Lyon, c’est le tableau de bord du Directeur Général qu’il est prochainement envisagé de diffuser sur son smartphone.

Par Audrey Loubens

Ubifrance organise une mission collective « smart grid aux États-Unis »

L’invitation est lancée ! Les pôles de compétitivité ENERGIE, coordonnés pour cette mission par le pôle S2E2, convient toute PME/ETI, appartenant au domaine des Smart Grid et Smart Building, à s’associer dès maintenant à la mission collective Smart Grid.

Même si la priorité est donnée aux PME, les grands groupes ou autres laboratoires pourront en faire partie, sous réserve de respecter un quota. L’objectif affiché est de nouer des partenariats avec les sociétés américaines, sachant qu’elles sont particulièrement intéressées par l’expertise française dans les domaines suivants : fabrication de batteries, fiabilité des équipements, solaire et grid distribution.

Le programme se déroule sur trois ou cinq jours, comprenant la participation au Great Lakes Symposium And The New Energy Economy à Chicago du 24 au 26 septembre, avec notamment la présentation de l’entreprise, des rendez-vous BtoB et des soirées networking.

Les deux jours suivant se dérouleront à Raleigh en Caroline du nord pour échanger avec les contacts locaux tels que Progress Energy, Piedmont Electric Membership, Power secure, Tantalus, Truveon…

Ce voyage est subventionné par la DGCIS et UBIFRANCE et coûte environ 2000 € pour les PME (vol et hébergement compris) pour l’ensemble de la mission et 1 500 € pour la seule partie Chicago.

Afin de préparer cette mission, Andrew Barbeau, l’organisateur du symposium américain à Chicago, se déplacera en France du 25 au 29 juin ou du 9 au 13 juillet, accompagné d’entreprises américaines et du cluster Illinois Smart Grid Regional Innovation.

Contact : [email protected]

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

Le contact entre fluides est optimisé par les tourbillons

Des chercheurs du Laboratoire Ondes et Milieux Complexes (LOMC/CNRS /Université du Havre) et de l’institut Benjamin Levich (City University of New York) aux Etats-Unis, ont comparé des simulations numériques à des résultats expérimentaux dans le cas d’un fluide visqueux. Les chercheurs se sont concentrés sur un système de cylindres concentriques rotatifs horizontaux, système très étudié au LOMC.

L’espace annulaire entre les cylindres est partiellement rempli et le cylindre intérieur est en rotation. Pour interpréter ce système, ils ont pris en compte les phénomènes de dynamique et les phénomènes aux interfaces. Les chercheurs ont observé deux zones principalesde recirculation (ou tourbillons) dans le fluide : l’une orbite autour du cylindre rotatif et une seconde en dessous.

Pour simuler le mouvement d’une cuillère pleine de miel qui tourne suffisamment vite pour l’empêcher de se détacher, ils ont fait disparaître la deuxième zone de recirculation en augmentant le taux de remplissage ou la vitesse du fluide.  Cette approche peut être généralisée pour une autre combinaison de fluides, et  peut également s’appliquer à une suspension de cellules et une huile contenant des nutriments généralement utilisées pour produire des médicaments ou des biocarburants dans des bioréacteurs.

Finalement, ces résultats pourraient aider à identifier les bons paramètres et les échelles de temps de mélange adéquats pour s’assurer que les nutriments nourrissent toutes les cellules de façon homogène, sans ségrégation.

Schéma de la vue transversale de l’écoulement d’un fluide entre deux cylindres concentriques. Le point rouge représente un point de stagnation et la croix verte indique la position d’une pointe

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

Air Liquide, Centrale Paris et le CNRS s’associent pour développer l’oxy-combustion

Subventionnée par l’Agence nationale de la recherche (ANR), cette chaire d’une durée de six ans vise à former de jeunes ingénieurs et docteurs et à organiser des travaux de recherche centrés sur la compréhension des phénomènes de combustion à haute pression pour des combustibles gazeux, liquides et solides (charbon, biomasse).

L’activité de la chaire sera organisée autour d’une plateforme numérique et expérimentale, implantée au laboratoire EM2C. Celle-ci sera équipée de systèmes de diagnostics avancés pour la mesure simultanée, à haute pression, des caractéristiques des flammes et des transferts de chaleur, ce qui est une première mondiale.

Pour rappel, l’oxy-combustion utilise de l’oxygène à la place de l’air pour la combustion. Combinée à un procédé de purification du CO2 cette technologie permet d’obtenir du CO2 prêt à être capté, stocké ou valorisé directement, ouvrant la voie à la production de vapeur et d’électricité décarbonée.

Air liquide, déjà investi dans l’option «Energie» de l’Ecole Centrale Paris, espère ainsi obtenir des modèles plus fiables et améliorer ses processus de dimensionnement des brûleurs à oxygène, pour des démonstrations à grandes échelles ou en géométries complexes.

Par Audrey Loubens

Un nouveau lab-car pour IFP Energies nouvelles

 

Pour concevoir ce lab-car, IFPEN s’est appuyé sur son expertise multiple dans le domaine de l’intégration véhicule et de l’ingénierie moteur : dimensionnement, modélisation, contrôle et évaluation de chaque composant et sous-système, calibration finale du véhicule…

IFPEN a mis au point les différents composants en laboratoire et sur bancs d’essais. Puis, à l’aide de la CAO (conception assistée par ordinateur) et des techniques de numérisation (scanners), IFPEN a réalisé l’intégration de la chaîne de traction et de son alimentation électrique à bord du véhicule.

IFPEN a ainsi développé et validé :

  • une chaîne de conception logicielle intégrant notamment des outils tels qu’un simulateur numérique détaillé, 
  • des plateformes permettant de tester expérimentalement les algorithmes de contrôle- commande et les composants (moteur à combustion, moteur électrique, batterie) en simulant l’environnement véhicule (techniques SIL et HIL), 
  • un logiciel d’optimisation énergétique multiparamètres,
  • une plate-forme d’intégration de modèles. 

La réalisation de ce lab-car est le fruit d’un travail pluridisciplinaire qui a fait intervenir différentes équipes de recherche spécialisées : bureau d’étude, électrochimistes, électriciens, électroniciens, mécaniciens, motoristes, ingénieurs de recherche en simulation, contrôle et essais.

IFPEN a également fait appel à plusieurs fournisseurs français : SAFT pour la batterie, Parker SSD Parvex pour le moteur électrique, Technomap pour le câblage, Ercteel pour l’électronique de puissance et Gonin Moteurs pour la transmission.

L’utilisateur de ce lab-car peut choisir de rouler en mode électrique ou hybride. Dans les deux cas, l’énergie est récupérée au freinage. La batterie peut être rechargée sur une prise de courant conventionnelle.

Avec cet outil d’essai avancé qu’il a entièrement conçu, IFPEN souhaite accélérer le développement d’innovations dans le domaine du véhicule électrique et hybride.

Publié par P.T

Source : Site IFP

Les cellules vivantes adaptent leur évolution aux forces mécaniques locales

A l’aide de substrats de micro-piliers déformables, les chercheurs de l’Université Paris Diderot, de l’Université Pierre et Marie Curie, du CNRS et du Mechanobiology Institute (Singapore, LIA CAFS CNRS) ont montré que les cellules vivantes exercent des forces, de l’ordre de la dizaine de nanomètres, en y adhérant. Non seulement ces forces augmentent avec la rigidité du milieu extérieur, mais l’adaptation des forces de tension résulte d’une réorganisation interne du cytosquelette d’actine de la cellule.

Ces résultats, parus dans la revue PANS, montre que le cytosquelette jouerait également le rôle de structure mécanosensible à grande échelle en adaptant son organisation à la rigidité du milieu extérieur, les filaments s’alignant davantage dans une même direction sur un substrat plus rigide pour exercer des forces plus importantes.

Or, on sait que la transmission de forces mécaniques entre les cellules et leur environnement conditionne la coordination des fonctions cellulaires comme l’adhésion, la migration ou encore la différentiation.

En fabriquant des zones contigües comprenant une partie molle et une partie rigide, les chercheurs ont pu mettre en évidence que leurs résultats pouvaient expliquer la capacité des cellules à migrer vers les zones les plus rigides du substrat, là où les forces exercées sont les plus grandes.

 

© SRK. Vedula & B. Ladoux 

Photo ci-dessous : Organisation du cytosquelette d’actine en vert sur un substrat dur de micropiliers, vue en microscopie de fluorescence. Chaque pilier de cette surface artificiellement créée par les chercheurs joue le rôle de capteur de forces mises en jeu lors du déplacement de la cellule et la modification des propriétés géométriques modifie sa rigidité. La distance entre les piliers est de 2 µm.

Par Audrey Loubens

Quatre leviers pour le développement des véhicules électriques

Dans un premier temps, ce sont principalement les entreprises qui sont visées par les constructeurs de véhicules électriques : tournées en ville, livraison du dernier kilomètre, autant d’utilisations intéressantes. C’est d’ailleurs dans cette optique qu’a eu lieu en 2010, la commande d’environ 50 000 véhicules effectuée par un groupement de 15 entreprises.

Diminuer le prix des batteries

La voiture électrique présente des avantages certains, outre l’aspect écologique, un coût de maintenance de 25 % inférieur à celui d’un véhicule thermique et un coût de recharge de quelques euros, encore que le prix de l’électricité devrait sérieusement augmenter en France dans les quelques années à venir. Mais le principal problème se situe dans le prix du véhicule et de ses batteries, considérablement plus cher que celui de leurs homologues thermiques. Maxime Mandin, Consultant Energie & Environnement chez Alcimed, explique :

     « En attendant les économies d’échelle ou la rupture technologique sur les batteries, Renault a compris la nécessité d’abaisser le ticket d’entrée dès maintenant et a donc opté pour la location systématique de la batterie. L’avantage pour le client, au-delà de mensualiser le coût d’achat de la batterie, est la garantie d’autonomie assurée par le constructeur, ce qui n’est pas négligeable au vu du manque de recul sur le vieillissement de ces batteries Lithium-ion, encore relativement récentes sur le marché. »

D’autres solutions sont envisageables en augmentant la valeur résiduelle des batteries ou en leur donnant une seconde vie (stockage stationnaire de l’électricité). Actuellement, selon les simulations citées par le cabinet Alcimed, un véhicule électrique ne devient rentable qu’à partir de 25 000 kilomètres par an…

Implanter des bornes de recharge rapide 

Actuellement la solution la plus fréquente pour la recharge consiste à brancher une simple rallonge sur du 220V : c’est la recharge dite « lente » (une dizaine d’heures pour une batterie de 20 kWh). La recharge rapide demande des bornes électriques dédiées, avec en amont une installation à forte puissance (40 kW) et en aval un câble renforcé pour éviter tout risque d’électrocution ou d’incendie (moins de 30 minutes pour la même batterie de 20 kWh).

Indispensable à une utilisation non aléatoire des véhicules électriques, ces bornes font l’objet depuis peu d’une obligation pour les nouvelles constructions, et par la suite pour les parkings déjà existants, ce qui devrait encourager leur développement.

Développer les ervices autour de la recharge

Ces bornes nouvelle génération présente l’avantage d’être « communicantes », lancer ou arrêter la charge à distance, connaître l’état de la charge, le tout à partir d’un smartphone. Mais des développements devront permettre à terme de consulter leurs situations ou d’effectuer des réservations. Les possibilités de services sont multiples, et de nombreux acteurs s’y intéressent comme l’explique Maxime Mandin :

     « Parmi eux, on retrouve les distributeurs d’électricité, les fabricants de bornes de recharge comme Schneider Electric, les constructeurs automobiles mais aussi les opérateurs de mobilité à l’image de Tomtom qui ambitionnent de passer du GPS amovible à l’ordinateur de bord central du véhicule (navigation, déclenchement des secours en cas d’accident, multimédia embarqué et peut-être gestion de la batterie et réservation des bornes de recharge à distance). »

Résoudre le casse-tête du réseau électrique

La recharge rapide, de loin la plus pratique, provoque un appel de puissance difficilement supportable par le réseau en cas d’adoption massive des véhicules électriques. Des outils de gestion de recharge doivent donc être étudiés : abonnement mensuel de forfaits de recharge (sur le modèle des forfaits téléphoniques), tarification dynamique pour encourager les conducteurs à recharger pendant les heures creuses, etc. Cela se révèle d’autant plus important que lors des pics de consommation, les producteurs d’électricité doivent mettre en route « des centrales d’appoint », souvent de vieilles centrales polluantes et fortement émettrices de CO2, ce qui ternirait sensiblement le bilan carbone des voitures électriques.

A terme, l’objectif est d’utiliser le véhicule électrique pour stabiliser le réseau, en l’utilisant comme un outil de stockage décentralisé (« Vehicle to grid »), scenario qui, selon Alcimed, « relève encore de la science-fiction ».

Aujourd’hui, selon l’étude, « le véhicule électrique pose malheureusement plus de problèmes qu’il n’apporte de solutions ». Ainsi conclut Jean-Philippe Tridant-Bel, Directeur de l’activité Energie & Environnement d’Alcimed :

     « L’enjeu est énorme mais cette transition coûteuse dont les bénéfices ne se ressentiront qu’à long terme ne se fera pas sans volontarisme politique… La France a une vraie carte à jouer avec l’une des électricités les plus compétitives au monde et 2 champions nationaux, Renault et Schneider Electric bien déterminés à devenir les leaders mondiaux des véhicules électriques et des bornes de recharge. »

(Source : Alcimed)

Par Claudine / blog EcoCO2

 

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EcoCO2

La réduction des émissions de gaz à effet de serre est un enjeu planétaire. Certes, mais pourquoi ? Comment puis-je y contribuer à mon niveau ? D’ailleurs quelle est mon empreinte carbone ? Mes consommations d’énergie sont-elles normales ?

Par une approche pédagogique et participative, Eco CO2 fournit des clés pour progresser : un portail et une lettre d’informations pour découvrir les actions de ceux qui agissent déjà ; des outils simples pour comprendre, évaluer, mesurer ; un blog pour partager nos bonnes pratiques ; une boutique pour trouver des solutions aidant à comprendre et maîtriser ses consommations d’énergie et son empreinte carbone.
 

Hitachi met au point un nouveau moteur sans néodyme

Ce dernier est habituellement employé avec un alliage de fer et de bore (NdFeB, formant un composé de formule suivante : Nd2Fe14B ). Il permet de fabriquer des aimants qui figurent parmi les plus puissants disponibles actuellement sur le marché.

Le moteur ainsi développé a un rendement de 93% et une puissance de 11 kW, ce qui le classe dans la catégorie IE4 de la norme internationale « IEC60034-31 » relative aux rendements énergetiques des moteurs, c’est-à-dire la catégorie la plus élevée.

Pour fabriquer le stator, la compagnie a utilisé des feuilles de fer laminé (d’une épaisseur de 25 micro-m), un matériau amorphe, permet d’obtenir une meilleure perméabilité magnétique que si de l’acier (matériau habituellement employé) avait été utilisé. Pour le rotor, l’aimant à la place de l’aimant en néodyme conventionnel est un aimant en ferrite, une céramique d’oxyde de fer, moins onéreuse.

Ce développement, s’il est intéressant d’un point de vue technique, l’est aussi pour le Japon et le reste du monde. En effet, la grande majorité (90%) du néodyme extrait provient de Chine, pays qui a récemment décidé de resserrer les restrictions imposées sur l’extraction des terres rares sur son territoire. Bien que le néodyme soit l’une des terres rares les plus abondantes, cette découverte permettrait de passer outre les surcoûts liés aux restrictions chinoises.

Hitachi annonce vouloir commercialiser ce moteur à l’horizon 2014.

Source : Bulletins électroniques

HyQ : le robot chien

Le robot baptisé HyQ, pour Hydraulic Quadruped, a été présenté à la conférence mondiale de robotique ICRA 2012 qui s’est déroulé du 14 au 18 mai dernier, à Saint Paul, Minesota. Le thème de cette année était  » Robot et automatisation : l’innovation pour les besoins de demain « .

(Crédits : HydraulicQuadruped)

HyQ est en mesure de faire face à différents types de situations et obstacles. Sa vitesse peut atteindre jusqu’à 2m par seconde selon le parcours.

HyQ, complètement réalisé en aluminium, mesure presque 1m de long et 98cm de hauteur. Son poids est de 70 kg, avec une alimentation électrique externe, ou de 90 kg lorsque l’alimentation électrique est interne. Le robot peut courir, sauter et se soulever en se reposant sur ses pattes arrières. Ceci lui permet de se déplacer avec une extrême liberté, et grâce aux mouvements de ses pattes, de déplacer des objets lourds qu’il trouve sur son chemin, tels que des pierres ou des débris métalliques.

Les chercheurs travaillent maintenant à une évolution du robot, et cherchent à le doter de bras et à lui intégrer un système hydraulique afin de s’abstraire de la nécessité d’avoir des câbles électriques. Il est également prévu de lui ajouter des capteurs.

(Source : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/70206.htm)

 

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Réputation corporate : Total ou l’impossible équation communicante ?

Le 21 mai dernier, Yves-Louis Darricarrère, directeur général de la branche Exploration-Production de Total a poussé un ouf de soulagement en confirmant officiellement le succès de l’intervention technique menée quelques jours auparavant sur le puits G4 de la plate-forme d’extraction d’Elgin, située en mer du Nord à 240 kilomètres d’Aberdeen. Depuis le 25 mars, les ingénieurs de Total travaillaient en effet d’arrache-pied pour colmater la fuite affectant la plateforme et déversant quotidiennement 200 000 mètres cubes de gaz dans la mer.

Transparence avant tout

Côté communication, la mobilisation était également à son comble d’autant que la survenue de la fuite avait aussitôt impacté la valorisation boursière de Total.

En l’espace de trois jours, 7,5 milliards d’euros (1) s’étaient évaporés sous la pression inquiète des analystes et de l’opinion publique redoutant une catastrophe équivalente à celle de la plateforme Deepwater de BP dans le golfe du Mexique en juin 2010.

Les équipes de communication du pétrolier tricolore n’ont pas tergiversé. Sitôt l’accident connu, l’entreprise a immédiatement joué la carte de la transparence. Dans la foulée de l’annonce publique de la fuite accidentelle, Total a mis en place un dispositif de communication très complet s’appuyant sur un site Web de crise dédié dont les informations, les vidéos, les infographies et les communiqués de presse étaient systématiquement relayés en temps et en heure via les réseaux sociaux du groupe et ceux de la filiale britannique. En parallèle, plusieurs dirigeants sont montés en première ligne pour expliquer à intervalles réguliers l’avancement des opérations de colmatage et des investigations pour déterminer la cause exacte de la fuite.

Une stratégie de communication payante puisque l’action de Total en Bourse est rapidement repartie à la hausse tandis que la couverture médiatique de la fuite de gaz n’a globalement pas engendré de reportages assassins comme l’entreprise aurait pu le redouter. Même l’organisation écologiste Greenpeace est restée pondérée après avoir affrété sur place un hélicoptère et un bateau pour prendre le pouls de la situation et ne pas se contenter du simple flux d’information du pétrolier.

L’ombre de l’Erika et d’AZF évitée

Jacques-Emmanuel Saulnier, le directeur de la communication de Total, peut donc être satisfait. La gestion de la crise a été rondement menée. Elle a su de surcroît ne pas répéter les graves erreurs de communication que Total avaient commises lors du naufrage de l’Erika en 1999 et l’explosion de l’usine chimique d’AZF à Toulouse en 2001.

A l’époque, l’attitude du n°1 français pourtant épaulé par une grande agence de communication, avait longtemps fluctué entre silence embarrassé, recherche d’un tiers coupable et acceptation des faits du bout des lèvres. Seuls, un pénible communiqué de presse dix jours après le naufrage de l’Erika et une grosse campagne de communication orchestrée quelque temps plus tard avaient été donnés en pâture pour tenter de redresser l’image écornée de l’entreprise. En revanche, pas la moindre trace de résipiscence ou d’effort explicatif dans la bouche des dirigeants de l’entreprise. Total empruntera exactement la même posture communicante lorsque surviendra deux ans plus tard l’explosion mortelle de l’usine AZF près de Toulouse.

En choisissant cette fois de miser sur une approche plus ouverte, Total est indéniablement parvenu à amortir l’onde de choc médiatique et économique que pareille crise peut engendrer. Certes, le dossier n’est pas encore totalement clos pour le pétrolier avec notamment des menaces larvées pouvant ressurgir à tout moment comme la découverte de potentiels impacts environnementaux et/ou la confirmation d’éventuelles négligences dans les procédures d’exploitation et de sécurité au sein de la plateforme. Il n’en demeure pas moins que Total a su s’extirper avec dextérité d’une crise qui aurait pu dégénérer bien plus largement.

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Sources

(1) – Véronique Richebois – « La communication de crise à l’épreuve » – Les Echos – 6 avril 2012

 

Par Olivier Cimelière / Le blog du Communicant 2.0

 

Olivier Cimelière

Après avoir été reporter en presse écrite et en radio à la sortie de son école de journalisme (CELSA), Olivier s’est orienté vers la communication d’entreprise au sein de grandes entreprises internationales dans successivement le secteur pharmaceutique (Bœhringer Ingelheim), le secteur alimentaire (Nestlé Waters) et le secteur des technologies de l’information et de la communication (Ericsson & Google). Olivier compte plus de 20 ans d’expérience professionnelle en communication, relations presse et réseaux sociaux. Il anime en outre un blog personnel sur la communication, l’information, la réputation et la distorsion d’image : www.leblogducommunicant2-0.com. Il est l’auteur d’un essai intitulé « Journalistes, nous avons besoin de vous ! « 

 

 

 

 

 

 

 

 

D’étonnantes nano-fibres plastiques fortement conductrices

En modifiant chimiquement des molécules de synthèse utilisées depuis plusieurs dizaines d’années dans l’industrie pour le processus de photocopie Xerox, les triarylamines, et en observant celles-ci à la lumière et en solution, Nicolas Giuseppone et ses collègues de l’Institut Charles Sadron avaient réussi en 2010 à obtenir pour la première fois des nanofils

Longs de quelques centaines de nanomètres, ces fibres sont constituées par l’assemblage dit « supramoléculaire » de plusieurs milliers de molécules.

Au cours d’une seconde étape, ces chercheurs ont étudié, en collaboration avec l’équipe de Bernard Doudin, de l’Institut de Physique et Chimie des Matériaux de Strasbourg (IPCMS) les propriétés électriques de ces nanofils. Et pour ce faire, ils les ont mis en contact avec un microcircuit électronique comportant des électrodes en or séparées de 100 nanomètres et ont appliqué un champ électrique entre celles-ci. Or ils ont observé que sous l’action d’un flash lumineux, les fibres se construisent uniquement entre les électrodes.

De plus, ces structures, qui s’avèrent aussi légères et flexibles que les plastiques, se sont révélées capables de transporter des densités de courant extraordinaires, supérieures à 2.106 Ampère par centimètre carré, approchant ainsi celles des fils de cuivre, qui plus est avec des résistances d’interface avec les métaux très faibles, 10.000 fois inférieures à celle des meilleurs polymères organiques actuels.

Reste à présent pour ces chercheurs à démontrer que ces fibres peuvent être intégrées industriellement dans des appareils électroniques miniaturisés (écrans souples, cellules solaires, transistors, nano-circuits imprimés …).

Source : Bulletins électroniques

Economie d’énergie avec des façades thermoplastiques

[Publié le 16 juin 2010]

« Le bardage et les façades exercent une influence majeure sur le caractère d’un bâtiment qui, s’il est bien conçu offre une expérience de grande qualité, notamment en termes de température, de lumière et de contrôle sonore. Le système de plaques emboîtables Lexan Thermoclick de SABIC Innovative Plastics est un matériau qui répond véritablement aux besoins de nos clients en termes d’esthétisme, avec toute une gamme de couleurs et d’effets, de facilité d’assemblage et de réduction potentielle de l’énergie nécessaire à l’éclairage intérieur et à l’isolation. Avec ce produit, nous sommes à l’avant-garde de la croissance des façades thermoplastiques dans l’industrie du bâtiment et de la construction « , déclare Paul Hakvoort, directeur général et copropriétaire de Hakvoort Daglicht B.V, société hollandaise de construction qui utilise actuellement ce système de plaques pour le bardage et les façades de nouveaux bâtiments résidentiels et commerciaux visant à diffuser la lumière du jour naturelle et à accroître le rendement énergétique par rapport aux panneaux en verre. D’où un environnement plus silencieux et plus confortable.

Le nouveau système de plaques emboîtables et pratiquement incassables Lexan Thermoclick de 50 mm d’épaisseur en polycarbonate (PC) de 1.000 mm de large, deux fois plus que ses concurrents, offre un coefficient U d’isolation thermique très bas (1,0 W/ m2 K), assurant ainsi un excellent rendement énergétique. Il est d’ailleurs capable de réduire la consommation énergétique de près de 17 % par rapport à un double vitrage traditionnel.

En fait,  » ce nouveau produit suit deux tendances majeures de l’industrie de la construction : des performances énergétiques améliorées pour un coût abordable et une approche du système visant à éviter la complexité liée à l’approvisionnement en composants multiples « , affirme Peter van den Bleek, chef de produit mondial, Specialty Film and Sheet, SABIC Innovative Plastics. Tout d’abord, la largeur du produit permet d’utiliser moitié moins de panneaux de largeur traditionnelle, ce qui réduit la main d’œuvre et permet de réaliser de précieuses économies de temps. Ensuite, en raison de ses excellentes performances mécaniques, le produit nécessite moins d’éléments de soutien, tels que les poutres et les pattes de fixation, ce qui réduit également les coûts. En outre, le système de plaques transparentes à 9 parois avec structure en X délivre des performances globales et une excellente durabilité, une résistance aux impacts élevée, une protection contre les UV sur la surface extérieure, une transmission et une diffusion de la lumière excellentes et un large éventail de couleurs et d’effets.

Avec un profilé de connexion à joints en V spécialement conçu, comprenant une rainure et un système d’accrochage intelligent des deux côtés, le système d’interconnexion des plaques Lexan Thermoclick élimine le recours aux profilés verticaux, réduisant ainsi les coûts et améliorant l’aspect esthétique. De même, ce nouveau concept de connexion à rainure et languette assure une rigidité élevée et moins de profilés de contreventement horizontaux.

Garantis pendant 10 ans contre les conditions de vieillissement climatique à long terme, les panneaux Lexan Thermoclick sont les premiers produits de plaques SABIC Innovative Plastics proposés en tant que systèmes complets, avec profilés et accessoires.

La tour Elithis, prouesse technologique et symbole de l’éco-construction

[Publié le 6 avril 2009]

Livrée fin mars, la tour Elithis de Dijon est un bijou d’éco-construction. Ce bâtiment, qui doit son nom à la société d’ingénierie qui occupe les nouveaux bureaux, est arrondie et mesure 33,5 mètres de hauteur. Elle accueille 5.000 m² de bureaux répartis sur neuf étages, mais ce sont surtout les chiffres concernant sa consommation d’énergie qui font de cette réalisation une prouesse révolutionnaire en matière d’économies d’énergie.

L’œuvre du cabinet Arte Charpentier Architecte rejettera ainsi six fois moins de gaz carbonique qu’un immeuble classique. Mais la véritable innovation réside dans le fait qu’Elithis est un bâtiment à énergie positive qui peut produire plus d’énergie qu’il n’en consomme. Au niveau financier, les économies annuelles se chiffrent entre 115.000 et 150.000 euros. Ce type de construction est encore assez rare en France, mais il s’agit là d’un exemple dont les ingénieurs du bâtiment vont devoir s’inspirer, comme le souligne Philippe Pelletier, président du comité stratégique du plan bâtiment issu de la loi Grenelle : « ce qui est très exceptionnel aujourd’hui devra être généralisé en 2020 pour les bâtiments tertiaires ».

Une consommation énergétique propre quasi nulle

Ainsi, le chauffage de la tour est émis par une chaudière fonctionnant aux granulés de bois, et ne sera activé que pendant la nuit. Le jour, la chaleur émise par les occupants et les machines servira à réchauffer l’ensemble de la tour.

Ensuite, Elithis fonctionne sans climatisation. En effet, fabriquer du froid nécessite trois fois plus d’énergie que pour du chauffage. Pour diminuer l’effet des rayons du soleil lorsqu’il est au zénith, la partie la plus exposée du bâtiment a été recouverte d’un bouclier thermique transparent en résille. Le procédé semble efficace, puisque les calculs montrent que l’effet du rayonnement solaire se trouve atténué de 80 %. Des panneaux isolants de 12 cm d’épaisseur à base de ouate de cellulose renforcent également l’isolation thermique du bâtiment.

L’énergie produite le sera par des panneaux photovoltaïques placés sur le toit, et qui génèreront 75.000 kWh/an. L’eau de pluie, elle, sera récoltée pour ensuite servir dans les sanitaires.

Atteindre l’énergie positive grâce aux employés

Au final, la consommation annuelle du bâtiment s’élève à 20 kWh/m². « Notre idée est d’amener les gens à changer de comportement », note Thierry Bièvre, le président de la société Elithis. En effet, les innovations technologiques qui ont permis au chantier Elithis d’aboutir à une des tours les plus écologiques du monde ne trouveront leur efficacité qu’à travers une évolution des comportements.

Les salariés d’Elithis seront donc des acteurs du « succès énergétique » de la tour. Ainsi, dans le but de passer à une consommation annuelle énergétique nulle, et donc effectivement à un bâtiment à énergie positive, il sera demandé aux employés de prendre l’escalier pour se rendre aux premier et deuxième étages. Deuxième exemple, le ménage se fera en journée, afin d’éviter d’allumer les lumières inutilement. Des lumières qui ne fonctionnent d’ailleurs qu’avec des luminaires à économie d’énergie, la nuit.

Ainsi, les bâtiments de demain devront s’inspirer des innovations en matière d’économies d’énergies. Mais ce n’est pas suffisant. La responsabilité de chacun des utilisateurs de ces bâtiments sera tout aussi importante pour créer des ensembles à faible consommation d’énergie. Quoi qu’il en soit, et pour mesurer le chemin qu’il reste à parcourir au niveau français, on estime que la tour Elithis possède 40 ans d’avance sur le plan climat 2004.

L’industrie du béton présente son bâtiment à énergie positive

[Publié le 28 octobre 2010]

Entièrement construit en éléments préfabriqués en béton, sur le site du CERIB (Centre d’Études et de Recherches de l’Industrie du Béton), ÉnerGé a été imaginé pour démontrer grandeur nature les performances énergétiques des systèmes constructifs de l’industrie du béton : confort d’été par inertie thermique du béton, confort d’hiver par isolation thermique performante (performante ; consommation d’énergie primaire : 37 kWh/m2/an et production d’énergie solaire : 47 kWh/m2/an).  Il s’inscrit dans une démarche globale de développement durable (récupération des eaux pluviales, énergies renouvelables, arbres préservés pendant la construction, pompe à haleur air/air, participation d’acteurs locaux) et  illustre aussi la capacité de l’industrie du béton à réaliser des bâtiments esthétiques, s’intégrant parfaitement dans leur environnement, comme en témoignent ses originales façades et autres résilles en béton fibré ultra haute performance (BFUHP).

Ce bâtiment modèle est destiné à remplir une triple fonction :

  • une fonction de laboratoire, exclusivement dédié aux essais en caissons thermiques et enceintes climatiques de vieillissement accéléré ;
  • une fonction de vitrine permanente dans laquelle sont présentées les innovations de l’industrie du béton pour répondre aux enjeux du Grenelle Environnement ;
  • une fonction démonstrateur vis-à-vis des performances énergétiques et esthétiques que sont capables d’atteindre des ouvrages conçus et construits avec des produits préfabriqués en béton.

ÉnerGé se présente sous la forme d’un bâtiment d’un seul niveau de 440 m2 de surface intérieure, constitué de deux parties : une partie « fermée » à usage tertiaire de 222 m2, et une partie ouverte sur un côté constituant un show-room. Pour atteindre l’objectif de bâtiment basse consommation, les composants du bâti ont fait l’objet d’une sélection particulière en termes d’isolation thermique. Ainsi, l’enveloppe intègre des isolants de très forte épaisseur : entre 10 et 21 cm selon la partie d’ouvrage considérée (façade, dallage, toiture). C’est l’intégration des équipements d’énergie renouvelable qui fait passer ce bâtiment au niveau BEPOS (Bâtiment à énergie positive).

La conception particulière des panneaux de façades, avec des panneaux librement dilatables, assure la continuité thermique entre les différentes parties de l’enveloppe. Ces panneaux sont des produits de qualité, existants sur le marché, et bénéficiant de la nouvelle marque NF Éléments architecturaux en béton fabriqués en usine. Les parties claires sont constituées d’un double vitrage intérieur à l’argon et rupture de pont thermique, d’une lame d’air et d’un simple vitrage extérieur. Une attention toute particulière a porté sur la réduction de tous les ponts thermiques potentiels dans ce type de construction.

Les façades sud, résilles en béton fibré ultra haute performance (BFUHP) sont coiffées de 18 m2  de cellules photovoltaïques en silicium cristallin (2,5 kW), les autres façades étant réalisées en panneaux double peau d’épaisseur totale 30 cm avec isolant thermique intégré dans l’âme des panneaux (U = 0,21 W/m2/K). La toiture en dalles alvéolées en béton précontraint avec 21 cm d’isolant, sont revêtues d’une membrane d’étanchéité intégrant 163 m2 de cellules photovoltaïques souples en silicium amorphe (8,6 kW).

Consommation énergétique : un premier bilan

ÉnerGé a fait l’objet d’une conception particulière afin de réduire au maximum sa consommation énergétique. Une pompe à chaleur air/air réglable (COP : 3,56) assure à la fois les fonctions de chauffage et de ventilation. Lorsque la température extérieure est trop basse, l’appoint est obtenu par une batterie électrique. Le réseau de soufflage/reprise d’air intègre des pièges à son afin de limiter le niveau sonore à l’intérieur du volume chauffé. Pour sa part, l’éclairage a fait l’objet d’exigences spécifiques pour le hall et les locaux techniques : l’équipement est du type fluo-compact basse consommation

Afin de maintenir le bâtiment à son niveau d’exemplarité, un suivi énergétique est au programme pendant trois ans. Il consiste à mesurer les consommations et les productions, pour savoir in fine comment le bâtiment va vivre et évoluer. C’est aussi un des aspects très novateurs du projet. Mais, dès à présent, un premier bilan provisoire a été dressé à la fin du premier semestre 2010 :

  1. 1er constat : la production électrique est légèrement supérieure à ce qui a été pris en compte dans l’étude de faisabilité (+ 15 % environ) mais ce résultat est à moduler, d’une part car les calculs pris en compte dans la conception ont été volontairement pessimistes au regard de la réalité, et d’autre part, la période d’observation, de 6 mois seulement, est sans réel recul par rapport aux données moyennes trentenaires prises en compte dans le dimensionnement. De plus, l’hiver 2010 a été marqué par une période d’enneigement et de froid rigoureux plus longue pour la région ;
  2. 2ème constat : la consommation d’eau de réseau sur la même période de référence de 6 mois a diminué de 17 %, du fait de la mise en œuvre de la récupération d’eaux pluviales en toiture (réservoir en béton de 13.000 l) ;
  3. 3ème constat concernant la consommation énergétique (éclairage + chauffage) : la consommation relative au chauffage seul est supérieure aux données du projet, car la stabilité en température du bâtiment n’est pas encore réalisée (les thermiciens considèrent qu’au moins une saison complète de chauffe est nécessaire). A l’inverse, les consommations d’éclairage sont meilleures que celles envisagées, représentant moins de 10 % de la consommation énergétique totale. 

Plan Bâtiment Grenelle : quel rôle pour les acteurs de la construction des villes ?

[Publié le 27 octobre 2011]

En matière d’environnement, la France a décidé d’engager une démarche particulièrement volontariste. Le plan Bâtiment est à l’image de cet engagement et fait figure de référent au niveau international. Un objectif ambitieux donne le cap à horizon 2050 : diviser par cinq la consommation moyenne d’énergie dans l’ensemble des bâtiments.

Le terrain d’action, pour le moins hétérogène, ne simplifie pas la tâche : il s’agit des parcs résidentiels (maisons individuelles, logements en copropriété et HLM) et du tertiaire privé et public (locaux,  bureaux administratifs, écoles, commerces, entrepôts…). Cet ensemble devra progressivement être conduit vers une nouvelle norme de construction, à l’horizon 2020 : des bâtiments à énergie positive (c’est-à-dire qui consomment moins d’énergie qu’ils n’en produisent).

Alors que l’utilité économique du projet n’est plus à démontrer, la question, aujourd’hui, est la suivante : la France a-t-elle les moyens de son ambition ? Autrement dit, comment faire évoluer la demande d’habitations HQE alors que le taux de renouvellement du parc par la construction est de 1 % par an, que la population concernée est très hétérogène et que les maîtres d’ouvrage de la rénovation énergétique sont principalement des non professionnels ? Faut-il inciter ou obliger, mobiliser ou contraindre ?

Le dispositif actuel a fait le choix de la mobilisation en s’appuyant sur plusieurs leviers. Le premier est la recherche de la maîtrise des charges de fonctionnement – préoccupation importante pour les ménages qui peuvent consacrer jusqu’à 10 % de leurs dépenses en frais de chauffage ! Le second levier est l’impact du diagnostic de performance énergétique (DPE) sur la valeur des biens immobiliers. Enfin, les engagements pris en matière de développement durable par les grands groupes impliquent que les grands propriétaires d’actifs tertiaires s’engagent sur des parcs de qualité en matière énergétique.

Cependant, au-delà de ces facteurs incitatifs, plusieurs interrogations demeurent.

La première d’entre elles : le financement. Ne faut-il pas faire intervenir des tiers investisseurs, alors qu’entreprises et ménages restent peu enclins à dégager du budget pour ce type de dépense, et qu’aucune incitation n’est prévue pour le parc tertiaire ? À l’heure actuelle, le crédit d’impôt et l’ éco prêt à taux zéro sont des leviers incitatifs pour le parc privé. La rénovation des bâtiments publics de l’État est financée principalement par l’administration utilisatrice. En revanche, pour les autres biens, l’État recherche la participation d’opérateurs privés sous forme de contrat de performance énergétique notamment, en partenariat public-privé, nécessitant  flux financiers ou  tiers-investisseurs. La Caisse des dépôts a, d’ailleurs, amorcé une réflexion à ce sujet.

Ensuite, l’épineuse question de la garantie de performance et sa potentielle réglementation : sur quels critères évaluer l’évolution de la consommation ? De quelle manière mesurer le ROI ? Une première piste consiste en une garantie réelle de consommation au compteur. En cas de dépassement, l’entreprise de rénovation dédommage le propriétaire qui rétrocède une partie de la somme aux locataires pour compenser le dépassement de charges. Quant à la réglementation, elle est sans doute nécessaire, mais non urgente et très complexe.

Dernière interrogation majeure : de quelle manière ordonnancer des actions de rénovation souvent engagées de manière anarchique, sans vision de long terme ?

Quoi qu’il en soit, cette « révolution énergétique »  ne pourra s’opérer sans la transformation d’une offre principalement portée par de petites entreprises artisanales. Trois axes de travail majeurs se dégagent pour les acteurs du bâtiment :

  • apprendre à mieux travailler ensemble afin de développer un véritable processus industriel ;
  • lancer à grande échelle de nouvelles actions de formation pour qualifier la plupart des entreprises ;
  • et mettre en réseau les différents acteurs pour garantir une plus grande rigueur et qualité de service.

Dans cette optique, les travaux ont déjà commencé, les fédérations du bâtiment ayant accepté le principe selon lequel seules les entreprises qualifiées pourront réaliser des travaux subventionnés, et qu’il leur revenait de définir le moyen d’identifier clairement ces dernières. Par ailleurs, les appels d’offres publics devraient aussi intégrer cette exigence de qualification.

Au cœur de cette transformation de l’offre, la capacité des entreprises du bâtiment à penser et à accomplir différemment leur mission, et sans nul doute, l’émergence de nouveaux métiers, sinon de nouveaux acteurs : à titre d’exemple, des architectes, ou encore des assistants à maîtrise d’ouvrage qui accompagneraient les choix et veilleraient à l’efficacité des processus de rénovation.

 

Par Philippe Pelletier, avocat spécialisé en droit immobilier et président du comité stratégique du « Plan Bâtiment Grenelle »

 

(Source : La Fabrique de la Cité)

 

Plus d’informations sur le Plan bâtiment Grenelle ici

 

News Environnement : Mai 2012

Réchauffement climatique : tablez plutôt sur 1,4 à 3 °C d’ici 2050 !

Une équipe de chercheurs de l’Université d’Oxford qui s’est appuyée sur près de 10.000 simulations de l’évolution du climat, a montré que d’ici 2050, le réchauffement climatique atteindra 1,4°C à 3°C, ces deux chiffres étant « également probables ». C’est-à-dire un réchauffement sans doute égal ou supérieur à 2 °C, la limite généralement fixée par les scientifiques au-delà de laquelle les effets seront importants et potentiellement très perturbants. La « barre des deux degrés » dépassée dès 2050, c’est bien plus tôt que de nombreuses simulations ne le laissaient entendre jusque là. Beaucoup envisagent en effet une hausse d’au moins 2 °C, mais seulement d’ici la fin du siècle. Les résultats de cette étude ont été publiés dans Nature Geoscience.

Ces résultats sont obtenus en générant un très grand nombre de simulations différentes grâce à du temps de calcul donné par des volontaires sur leurs ordinateurs domestiques. En s’inscrivant sur Climateprediction.net, un particulier met à disposition son PC pour effectuer une petite portion des très nombreux calculs requis pour simuler le climat mondial.

Le modèle couplant atmosphère et océans utilisé dans cette étude est particulièrement complexe, et prend en compte certaines des incertitudes que des prévisions antérieures, se fondant sur des modèles plus simples, ont pu avoir négligées. De plus, ce modèle a été testé sur les 50 dernières années, pour vérifier qu’il peut bien prévoir rétrospectivement les évolutions du climat effectivement observées.

L’intérêt de cette étude provient précisément du fait qu’elle fait appel à un très grand nombre de simulations. La compréhension incomplète des processus physiques qui sous-tendent trois aspects majeurs du système climatique (sensibilité de l’état d’équilibre, rythme d’absorption de la chaleur par les océans et rôle des aérosols) conduit à des incertitudes dans la détermination de l’évolution des températures mondiales au cours du prochain siècle. Pour réduire ces incertitudes, la modélisation repose, pour le moment, sur deux approches d’échelle : soit rassembler les résultats issus de nombreuses modélisations souvent simplificatrices, soit utiliser les quelques modélisations complexes disponibles couplant les interactions océans-atmosphère, qui sont plus précises mais existent en plus faible nombre.

Comme le souligne le Dr Ran Rowlands de l’Université d’Oxford et auteur principal de l’article, cette approche de réaliser un grand nombre de simulations, avec des versions de modèles choisies délibérément pour tenir compte d’un large ensemble de comportements, peut seule gérer les incertitudes présentes dans un système aussi complexe que l’est notre climat. Le professeur Mylles Allen, également d’Oxford, précise : « la plupart des prévisions du réchauffement mondial sont fondées sur l’éventail de résultats des différents groupes qui contribuent au programme de comparaison de modèle spécifiquement établi pour obtenir ces prévisions. Ces groupes ne cherchent pas à explorer l’ensemble de la fourchette d’incertitude, d’où le besoin de projets comme le nôtre ».

Cette approche innovante dans la modélisation du climat qui utilise le concept du calcul distribué ainsi que la disponibilité d’ordinateurs non utilisés chez les particuliers (à l’image du désormais célèbre programme SETI@home [1] lancé en 1999, ou plus récemment de Genome@home) pour générer un très grand nombre de simulations, marque peut-être l’avenir des modélisations du système climatique.

Sur le plan des résultats en matière de hausse des températures mondiales, ceux-ci sont particulièrement inquiétants et soulignent le besoin d’agir très rapidement au niveau mondial pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Source : Bulletins électroniques

Photosynthèse artificielle : un nouveau catalyseur qui change la donne

KTH) ont mis au point un catalyseur moléculaire, à base de ruthénium, qui permet d’oxyder l’eau en oxygène et hydrogène à une vitesse comparable à celle de systèmes photosynthétiques naturels.

Dans le champ des énergies renouvelables, la recherche se concentre depuis plus de 30 ans sur la mise au point d’un processus de photosynthèse artificielle qui permettrait de développer l’utilisation de l’énergie solaire. Le problème central dans ce système qui utilise la lumière pour produire directement de l’hydrogène est la vitesse d’oxydation de l’eau, les catalyseurs connus étant toujours trop peu efficaces.

L’équipe de KTH a produit un catalyseur [Ru(bda)(isoq)2] qui accélère l’oxydation à une vitesse jusqu’ici jamais atteinte : la fréquence de production d’oxygène est supérieure à 300 molécules par site et par seconde. Ce résultat est pour la première fois comparable à la vitesse de la réaction dans des systèmes in vivo, qui va de 100 à 400 molécules par seconde. Ce record mondial ouvre de nouvelles perspectives pour l’énergie solaire ainsi que d’autres sources d’énergie renouvelable. Avec ce système, la lumière du soleil peut notamment être utilisée pour convertir le dioxyde de carbone en différents carburants tels que le méthanol.

Licheng Sun, professeur de chimie organique à KTH et co-auteur de l’article qui présente ce résultat estime que la vitesse atteinte grâce à ce catalyseur rend par exemple envisageable la création de grandes infrastructures dans le Sahara pour produire de l’hydrogène. Il pourrait aussi permettre la conversion de l’énergie solaire en électricité avec une efficacité bien supérieure à celle des meilleures technologies aujourd’hui disponibles sur le marché.

La prochaine étape est de rendre cette technologie accessible et donc compétitive par rapport aux carburants d’origine fossile. L’équipe poursuit son travail dans cette direction. Les recherches sont financées par la fondation Wallenberg et l’Agence suédoise de l’énergie.

Source : Bulletins électroniques

Un rapport fait le bilan de dix ans d’exploitation pétrolière en mer

Le programme HAVKYST (océan et zones côtières) [1] du Conseil Norvégien de la Recherche [2] (RCN) a produit un rapport [3] regroupant les résultats de 65 projets de recherche menés entre 2002 et 2011 pour l’étude de l’impact de l’exploitation pétrolière sur le milieu marin.

L’activité pétrolière devrait croitre dans les années à venir dans les mers septentrionales, qui sont considérées par beaucoup comme des zones plus vulnérables. La Mer de Barents, par exemple, bénéficie d’un écosystème très riche, et les eaux au large des îles Lofoten sont considérées comme un des sites de reproduction les plus importants de l’hémisphère Nord pour plusieurs espèces de poissons.

L’objectif de deux sous-programmes de HAVKYST, nommés PROOF et PROOFNY, a été d’évaluer les éventuels effets à long terme des rejets opérationnels et accidentels de l’industrie pétrolière offshore. Rien dans les résultats ne suggère que les organismes marins des régions arctiques et subarctiques seraient plus vulnérables à ces rejets que des organismes similaires vivant ailleurs sur le plateau continental norvégien. Des différences de vulnérabilité ont été démontrées entre les espèces des zones arctiques et celles de zones bien plus tempérées, notamment face aux émissions d’eau de production (extraite en même temps que le pétrole et le gaz, et généralement réinjectée dans les gisements) et de déblais de forage, mais ces différences sont minimes. Il apparaît cependant que l’effet de ces émissions est plus long en conditions arctiques.

Les résultats des travaux de recherche montrent que les émissions d’eau de production sont préoccupantes. Cette eau, composée de plusieurs substances plus ou moins toxiques, pourrait être la cause d’effets négatifs sur la santé et la reproduction de plusieurs espèces de poissons et d’invertébrés. Même si les études indiquent un effet globalement modéré et limité à un diamètre de dix kilomètres autour du puits de forage, le risque d’un impact environnemental accumulé important n’est pas à exclure. Les effets à long terme des fluides de forage (fluides à base d’eau utilisés, entre autres, pour stabiliser la pression pendant le forage et transporter les déblais) ne sont pas connus. Ces fluides ont un effet généralement limité dans le temps et l’espace, mais il n’est pas exclu qu’une émission prolongée puisse avoir un impact plus étendu sur les sédiments du fond marin.

« Ce rapport fournit une connaissance interdisciplinaire unique et représente un formidable outil pour une meilleure étude de l’impact environnemental des rejets en mer. Il apporte également une contribution importante au débat mettant en question l’exploitation pétrolière dans la Mer de Barents, les îles Lofoten et la région de Vesteraalen. », annonce Fridtjof Unander [4], Directeur de la division Energie, Ressources et Environnement du Conseil Norvégien de la Recherche. « Ces dix années de recherche ont d’ores et déjà contribué à l’amélioration des outils de modélisation pour la surveillance de l’environnement sur le plateau continental norvégien et de nombreuses mesures ont été prises par l’industrie. », ajoute-il.

Source : Bulletins électroniques

News informatique : Mai 2012

L’industrie des jeux vidéo, un secteur stratégique pour le Royaume-Uni

Le 22 avril 2012 s’est tenue au Westminster Media Forum une conférence sur l’avenir de l’industrie du jeu vidéo au Royaume-Uni. L’occasion de se féliciter des mesures prises par le gouvernement pour soutenir le secteur et de rappeler les défis à venir.

Avec un chiffre d’affaires qui, suivant les rapports, se situe entre deux et quatre Md£ en 2010, le secteur du jeu vidéo au Royaume-Uni dépasse celui de la musique et du cinéma. Il est le premier en Europe et le troisième dans le monde. Le Royaume-Uni a vu naître de grands noms de l’industrie tels que Rockstar North, développeur du jeu Grand Theft Auto ou encore Eidos Interactive, producteur de la série Lara Croft. L’industrie des effets spéciaux est également en pleine croissance au Royaume-Uni : + 16,8% entre 2006 et 2008.

En février 2011, NESTA (la fondation pour la promotion des sciences, des technologies et de l’art) a publié un rapport préconisant une meilleure formation des élèves britanniques à l’informatique. Cette étude, initiée par Ian Livingstone, Président de Eidos, a conduit le Ministre pour l’éducation Michael Gove à annoncer le 11 janvier 2012 une refonte du programme scolaire en matière de TIC, concédant que le cursus actuel est inadapté pour préparer les élèves aux carrières du jeu vidéo. Un des objectifs annoncés sera la formation des élèves du secondaire (lycée) à la programmation informatique.

L’annonce du budget britannique 2012-13, le 21 avril, a été l’occasion d’appuyer plus encore son soutien à l’industrie. Le Chancelier de l’Echiquier, George Osborne, a ainsi déclaré dans son discours budgétaire [1] à la Chambre des communes une nouvelle ambition industrielle, celle de « transformer la Grande Bretagne en centre technologique de l’Europe », en ajoutant que « cela commencera avec le monde numérique ». Plus concrètement, il a été annoncé la mise en place d’un abaissement fiscal (tax relief) d’ici avril 2013 pour les industries du jeu vidéo, de l’animation et de la création télévisuelle. Cette aide de l’Etat, qui devra être soumise pour approbation à la Commission européenne, sera mise en place après organisation d’une consultation nationale. Reste à déterminer le montant du crédit d’impôt, selon la proposition de l’association des professionnels du secteur, la TIGA (Trade Association for Game Industry), il pourrait atteindre 25% des coûts de production des jeux vidéo jusqu’à trois millions de livres, et 20% au-delà.

Si elle est adoptée, cette mesure constituera l’un des trois piliers de la stratégie britannique de soutien aux industries numériques créatives. Les deux autres étant l’accès aux financements et la formation des élèves britanniques aux technologies de l’information et aux mathématiques. L’industrie du jeu vidéo britannique se félicite de cette annonce et en appelle désormais à une reconnaissance de la valeur stratégique du secteur au niveau européen, notamment avec la mise en place de mesures similaires à celles pratiquées pour le cinéma (programme MEDIA, directive sur les services de médias audiovisuels, critères pour les aides d’Etat pour le cinéma). En France, depuis 2005, le crédit d’impôts jeux vidéo permet aux entreprises du secteur de bénéficier jusqu’à 20% de crédit sur leurs dépenses dans la limite de trois millions d’euros par exercice. Cette mesure à été citée de nombreuses fois en exemple lors des débats au Westminster Media Forum.

Même si les détails du crédit d’impôt ne sont pas encore connus, le gouvernement vient de donner un nouveau signal positif clair aux industries numériques créatives, en particulier au secteur du jeu vidéo. Si la France a été citée en exemple pour son crédit d’impôt jeu vidéo, le Canada a également été présenté comme l’un des meilleurs modèles avec un accès facilité aux financements et une formation précoce des élèves aux technologies de l’information. Les représentants de l’industrie du jeu vidéo souhaitent maintenant orienter leurs efforts sur la question de l’accès aux financements pour les PME.

Source : Bulletins électroniques

Le soleil en version numérique pour une meilleure compréhension de son activité

Elena Khomenko, chercheuse à l’Instituto de Astrofisica de Canarias (IAC), va réaliser une simulation de l’activité solaire afin de comprendre mieux les processus ayant lieu au sein de notre étoile. Un travail de recherche qui va occuper des superordinateurs pendant plusieurs millions d’heures !

Le soleil, un astre méconnu

Notre étoile nous réserve encore bien des mystères. Après plusieurs siècles d’observation, ses rythmes sont bien connus. Le soleil suit un cycle de 11 ans, durée pendant laquelle il oscille entre repos et forte activité. Celle-ci se manifeste notamment par une évolution de la présence de tâches solaires à sa surface. Depuis quelques mois, le soleil s’est réveillé et son activité devrait connaître un maximum au début de l’année 2013. Pendant ces phases, l’activité à la surface peut être intense et des jets de matières et de particules sont expulsés à grande vitesse dans l’espace.

Il y a quelques semaines un avis de tempête solaire avait été déclenché. Une de ces éruptions avait en effet projeté des particules en direction de la Terre. Si cette arrivée de matière est synonyme d’un magnifique spectacle d’aurores boréales, elle est aussi dommageable pour les satellites. Ces derniers n’étant pas protégés par l’atmosphère, et moins par le champ magnétique terrestre, ils sont plus exposés. Des mesures peuvent être prises en amont afin de minimiser les dégâts. Cependant, il serait bon de pouvoir bénéficier d’une bonne météo solaire et pour cela il est nécessaire de mieux comprendre les causes de ces cycles d’activités.

Une seule voie de recherche : la simulation

Les modèles décrivant le fonctionnement du soleil ne parviennent pas pour l’instant à expliquer l’origine des cycles d’activité du soleil et, encore moins, à prédire l’apparition de fortes tempêtes solaires. Le nouveau cycle d’activité a commencé en 2008 après un minimum plus long que d’habitude. Si les cycles sont à peu près réguliers, ils ne sont pas non plus d’égale intensité. Le cycle actuel est prévu pour être le plus faible depuis un siècle par exemple.

Les prévisions actuelles se basent non pas sur une compréhension du fonctionnement de notre étoile mais sur des extrapolations par rapport aux observations réalisées sur les cycles passés. C’est ce qu’Elena Khomenko souhaite transformer avec son projet de recherche. Le soleil est une boule de plasma – gaz de particules chargées électriquement – très chaud dont le coeur est en fusion et qui produit un intense champ magnétique complexe. Khomenko souhaite modéliser mieux la nature de ce plasma et son interaction avec le champ magnétique afin de comprendre comment naissent les tâches solaires et débusquer les causes à l’origine des éruptions solaires.

Elle souhaite ainsi développer un modèle informatique permettant de simuler l’activité solaire en surface, là où se produisent ces évènements. La chercheuse voit une faille dans les modèles actuels de la surface solaire. Ils ne prennent pas en compte le fait que le plasma peut être relativement froid à certains endroits, entraînant des phénomènes locaux. Pour résoudre les équations complexes qui régissent ces phénomènes, il est nécessaire de disposer d’ordinateurs très puissants et d’un temps de calcul conséquent. Des conditions qui n’étaient pas réunies jusqu’à présent.

En août 2011, Khomenko a obtenu un financement d’excellence pour 5 ans, une Starting Grant de l’European Research Council [1], et peut aujourd’hui mener à bien son travail qui va la conduire à utiliser des millions d’heures de calcul sur les superordinateurs MareNostrum du BSC de Barcelone et sur le calculateur La Palma aux Canaries, tous deux membres de la Red Española de Supercomputación (RES) [2]. Au final, la chercheuse espère que ses résultats permettront de prédire à l’avance si des variations de l’activité à la surface de notre étoile entraîneront des phénomènes éruptifs.

Source : Bulletins électroniques

Projet collaboratif de recherche sur les dynamiques de contenus des médias sociaux

Des chercheurs en informatique de gestion à l’Université de Munster (Rhénanie-du-Nord-Westphalie) lancent, avec des chercheurs des universités de Munich (Bavière), de Potsdam (Brandebourg) et de Stuttgart-Hohenheim (Bade-Wurtemberg), un projet qui analyse les médias sociaux et leurs dynamiques de communication dans le réseau mondial. Il est financé à hauteur de 800.000 euros par le Ministère fédéral de l’enseignement et de la recherche (BMBF).

Ce projet a été motivé par les actualités en Allemagne : protestations de citoyens sur la toile, montée du Parti Pirate, ou encore pour l’étranger, le rôle de Facebook et de Twitter dans le « printemps arabe », montrent bien que la communication politique sur Internet est différente de celle des médias traditionnels. Mais la façon dont les réseaux se structurent sur le web et dont les opinions s’y forment, sont des domaines que la science connaît encore peu, et pour lesquels elle ne possède pas d’outils méthodologiques appropriés. Dans ce projet coordonné par l’Université de Münster, et qui intègre des informaticiens, des mathématiciens comme des spécialistes des réseaux sociaux, ces instruments sont actuellement mis au point.

Le principal objectif est d’automatiser l’analyse de contenu afin de faire face au montant croissant et complexe des textes échangés sur l’Internet. Les documents sur des thèmes choisis seront identifiés, stockés, et évalués en fonction du contenu et des aspects formels. Les réseaux formés par ces contributions seront alors analysés statistiquement (degré de centralité, de connectivité, etc.), de sorte que les canaux de distribution et l’influence des noeuds individuels soient traçables.

La coordination du projet a été confiée à Stefan Stieglitz, Professeur d’informatique de gestion, qui, avec son groupe de recherche, développe l’analyse computationnelle automatisée des médias sociaux. En utilisant l’un des logiciels spécialement développés par son équipe, de grandes quantités de données peuvent être recueillies sur un sujet précis, pour former la base empirique de l’analyse structurale et donner une meilleure compréhension des processus de formation d’opinion sur les réseaux électroniques.

Ce projet rappelle la présentation de l’entreprise Human Intelligence Machine (Heidelberg, Bade Wurtemberg), au salon IFA de Berlin [1], sur ses stratégies d’analyse de données et d’intelligence automatisée appliquée à l’étude des médias sociaux, passant du data mining, au contrôle dynamique et à l’analyse automatique, et ayant pour but une explication plus fine de phénomènes sociaux comme les tendances, les buzz ou les manifestations spontanées. Récemment, l’Université technique de Berlin a également développé un système de recommandation sémantique qui interprète les contenus en ligne.

Source : Bulletin électroniques

 

 

Savoir si une tâche est vraiment urgente pour mieux gérer son temps

Le sondage mené par Sciforma et Zebaz, respectivement spécialistes des solutions Web de gestion de portefeuilles de projets et service d’annuaire participatif de sociétés et de coordonnées de décideurs en France, met en avant le décalage entre l’impression de l’urgence et la vraie urgence.

En effet, 89 % des Français disent travailler dans l’urgence tout en estimant seulement un quart des tâches comme réellement urgentes. Or,  57 % des Français dépassent allègrement les 35 heures de travail hebdomadaire pour compenser ces soi-disant urgences quotidiennes et 95 % d’entre eux voient leur vie personnelle en être affectée.  

Du coup, 81 % d’entre eux estiment ne plus maîtriser l’agenda de leur journée de travail avec pour conséquence une augmentation du stress : 60 % des Français se déclarent plus stressés qu’il y a cinq ans et 70 % plus qu’il y a 10 ans.

La principale cause de ce sentiment d’urgence réside dans l’apparition des nouvelles technologies, smartphone et boîte mail. Selon cette étude, 84 % des Français pensent que ces outils perturbent leur concentration et pour 89 %, ils renforcent le sentiment d’urgence. Pour s’en sortir, la majorité dresse des listes de tâche à faire, pour la journée ou pour la semaine. Mais cela se révèle insuffisant puisque finalement, à la fin de leur journée de travail, les sondés déclarent n’avoir réalisé en moyenne que 43 % des tâches qu’ils avaient prévues. On est loin du compte…

En effet, à ces situations de pseudo-urgence vient se greffer la difficulté pour les travailleurs de se concentrer suffisamment longtemps sur leur travail. Ainsi, 23 % disent ne pas pouvoir travailler plus de 10 minutes sans être interrompus et 67 % disent ne pas pouvoir rester concentrés plus de 30 minutes sans être dérangés !

Ils sont principalement interrompus par leurs collègues, des problèmes techniques ou les réunions, pas toujours productives.  Le constat est alarmant et il devient urgent, – pour de vrai cette fois –, de revoir les modes d’organisation aujourd’hui défaillants et d’en finir avec une gestion trop souvent à court-termiste des entreprises.

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

 

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Les nouveaux bâtiments publics en France

Le futur ministère de la Défense, « le projet Balard »

Le site Balard devrait être effectif d’ici 2015. Il réunira les états-majors (EMA, EMAT, EMM, EMAA), la Direction Générale pour l’Armement (DGA) ainsi que les directions et services du Secrétariat Général pour l’Administration (SGA). Par la mutualisation des moyens de fonctionnement, le site devrait être ainsi plus économe : le ministère doit vendre plusieurs sites parisiens dont il n’aura plus l’utilité pour une somme comprise entre 700 et 800 millions d’euros.

Le futur ministère de la Défense est un projet architectural ambitieux, qui accueillera 9 300 personnes pour une surface de 330 000 m2. Les conditions de travail du personnel se verront améliorées par la création de centres de restauration, de chambres d’hébergement pour le personnel militaire, d’une piscine, de crèches, de centres de soins, d’amphithéâtres, de salles de conférence, etc.

Les travaux ont débuté en mars dernier. Outre la conception de nouveaux bâtiments, le projet prévoit la réhabilitation de bâtiments existants. La conception et la réalisation de la construction ont été confiées à Bouygues Bâtiment Ile-de-France.

La maintenance et les services des bâtiments seront assurés pendant 27 ans par Exprimm, Thales et Sodexo. Ce regroupement d’entreprise porte le nom d’« Opale Défence ». Quant aux financements, il s’agit d’un contrat de partenariat public-privé (PPP). Ce n’est qu’en 2045 que l’État en sera propriétaire, au terme d’un loyer de 3,5 milliards d’euros.

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Le Centre Hospitalier Sud Francilien

Le Centre Hospitalier Sud Francilien, situé entre les villes d’Evry et de Corbeil-Essones, devait être le projet emblématique des PPP (partenariat public-privé), témoin de « la modernisation de l’État ». Le groupe privé Eiffage, en charge de la construction de cet hôpital ambitieux et moderne, avait pour mission de réunir plusieurs établissements en un site unique. Pas moins de 110 000 m2 de surface pour ce nouvel ensemble et plus de 1 000 places disponibles.

Un projet pharaonique, que certains qualifient aujourd’hui de « scandale d’État ». En cause, la non-utilisation de cet hôpital depuis un an. Aux 8 000 erreurs constatées par les huissiers, 130 sont des défauts de construction importants : une biberonnerie oubliée au service de néonatalogie, des installations électriques hors-norme, ou encore des meubles en aggloméré vecteur de microbes.

Résultat, Eiffage réclame 175 millions d’euros à l’État pour les travaux demandés par le Centre hospitalier, qui n’a qu’un souhait depuis juin 2011, sortir du PPP. En attendant l’ouverture du Centre, l’affaire est portée devant les tribunaux.

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Le futur zoo de Vincennes

Créé en 1934, puis fermé depuis novembre 2008, le parc zoologique de Vincennes avait débuté sa rénovation en décembre 2011, par la pose symbolique de la première pierre. La transformation du parc se poursuit et d’ici fin 2012, le bâtiment des girafes pourrait être livré. Puis, en novembre et décembre 2013, la volière et la serre tropicale devraient être finalisées.

L’objectif du futur zoo est d’immerger le spectateur dans un voyage à travers la planète, de lui faire découvrir des espèces menacées d’extinction. Les cinq continents seront représentés pour témoigner de la différence des écosystèmes. La biodiversité animale ne sera pas en reste, puisque le projet compte 175 espèces et plus d’un millier d’animaux, de quoi sensibiliser le public à la préservation de la nature et des espèces.

La rénovation représente un coût de 167 millions d’euros, dont 30 millions sont financés par l’État et 10 millions par le Muséum d’Histoire naturelle. Le reste, à savoir 127 millions d’euros, sera financé par Bouygues, le Crédit Foncier et la Caisse des Dépôts.

L’ouverture au public est prévue pour 2014 avec l’espoir d’atteindre une moyenne annuelle d’1,4 millions de visiteurs.

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Le nouveau parc des expositions de Toulouse

Situé sur l’île du Ramier à Toulouse, classé « zone inondable », le parc actuel ne peut s’agrandir. Pour répondre aux ambitions de Toulouse, quatrième ville de France, le nouveau parc des expositions doit être implanté à Aussonne, aux côtés du Cancéropôle et de la Fabrique urbaine. Il disposera de 100 000 m2 de surface utile comprenant une grande halle de 15 000 m2, 40 000 m2 de halls ainsi qu’une aire d’exposition extérieure de plus de 15 000 m2 et des espaces complémentaires d’accueil, de restauration et de billetteries. Le parking silo aura une capacité de 4 500 visiteurs. La proximité de l’aéroport est un argument de taille pour l’organisation de manifestations à vocation nationale ou internationale.

C’est l’agence néerlandaise, Office for Metropolitan Architecture, qui a remporté l’appel à projets lancé en 2009 par le Grand Toulouse. La construction débutera fin 2013. Le coût des travaux est estimé à 191 millions d’euros, auquel vient se greffer une enveloppe de 40 millions d’euros afin de couvrir les accès et les dessertes.

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Le nouvel Hôtel de Région pour la région Rhône-Alpes

Conçu par l’architecte Christian de Portzamparc, le nouvel Hôtel de Région pour la région Rhône-Alpes a d’ores et déjà été investi en mai 2011 par 1 400 agents et 156 élus. Situé au sein du quartier Confluence de Lyon, l’édifice créé en considérant les principes de développement durable et de qualité architecturale, est ouvert sur toutes ses faces, utilisant le vide entre les espaces.

Sur les 25 000 m2 de bureaux que comprend l’hôtel régional, s’articule une salle de délibérations de 1 570 m2 et des salles de commissions. Le coût de la construction s’est élevé à 147,1 millions d’euros. Néanmoins, la collectivité espère réaliser 79 millions d’euros d’économies de loyer sur 20 ans en mettant un terme à la location de sept sites, laissant 25 à 30 millions d’euros à la charge de la région.

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Le nouvel hôtel de ville de Montpellier

Situé dans le quartier de Port Marianne, au sud de Montpellier, le nouvel hôtel de ville regroupe la plupart des services municipaux depuis son ouverture en novembre 2011. Sa construction a nécessité 39 mois de travaux et 130 millions d’euros (116 initialement).

La conception de l’édifice est signée par les architectes Jean Nouvel et François Fontès : une structure moderne en acier et en verre, dont les façades du cube affichent les couleurs gris, noir et bleu. Contemporain et écologique, le bâtiment dispose de 1 300 m2 de panneaux photovoltaïques intégrés sur les toits afin de limiter les dépenses en énergie. L’emplacement n’est pas anodin puisqu’il est tourné vers la mer, « son destin historique » selon François Fontès, symbole de la volonté d’extension de l’agglomération vers le Sud.

Désormais, 960 agents ainsi que 61 élus investissent les 500 bureaux répartis sur les 12 niveaux que comprend la surface de 27 000 m2.

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Le futur hôtel de la région Auvergne

À la suite de difficultés financières et d’incertitudes sur l’avenir des collectivités territoriales, les travaux du futur hôtel du Conseil Régional d’Auvergne avaient stoppé. La première pierre a été posée en décembre 2011 et le nouveau siège devrait voir le jour fin 2013.

L’objectif est de regrouper les services pour une meilleure gestion du travail et de l’information et de réduire les coûts de loyer à 2,23 millions d’euros. L’architecte Bruno Mader s’est vu sélectionné pour imaginer le bâtiment qui doit comprendre 10 000 m2 de surface utile, une passerelle d’1,3 hectares et un parking sous-terrain de 7 500 m2 pouvant accueillir 300 véhicules.

Le projet se pose sur la base « haute qualité environnementale » en optant pour une démarche de développement durable. Construit à Montferrand, le long du boulevard Léon Jouhaux, il prévoit l’utilisation importante de bois, l’optimisation des consommations énergétiques ainsi que la pérennité des performances environnementales. Le Conseil Régional d’Auvergne entend ainsi servir d’exemple concernant les exigences liées au développement durable à prendre en compte dans les projets de construction.

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Le nouvel hôtel du département de Gironde

Inauguré à Bordeaux, le 15 novembre 2011, le nouvel hôtel du département de Gironde s’élève sur 6 étages, pèse 42 000 tonnes et dispose de 18 368 m2 de surface utile. Les travaux d’extension ont nécessité 600 pieux, soutenus par plus de 100 tonnes de ferraillage afin de rendre le sol stable. Un hall de 1 000 m2 s’ouvre sur la ville par de larges baies vitrées, le bâtiment jouit ainsi de la lumière naturelle pour éclairer les bureaux. Par ailleurs, un espace d’exposition fait la jonction entre le hall et un amphithéâtre de 250 places. Le Conseil Général bénéficiera ainsi d’un meilleur cadre de travail et pourra libérer des surfaces de bureaux, économisant ainsi d’importantes charges locatives. Cela permettrait à l’extension d’être amortie en moins de 25 ans.

La conception du nouvel hôtel aura nécessité 9 ans, afin de respecter les principes de « haute qualité environnementale ». Le choix de la géothermie, qui consiste à utiliser la chaleur du sol en profondeur, illustre bien cet esprit écologique. Fin 2012, 850 des 1 700 agents départementaux quitteront le quartier Mériadeck pour s’installer dans ce nouveau bâtiment.

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De nouveaux ensembles culturels à Quimper

Trois ensembles culturels et touristiques complémentaires sont au programme pour la ville de Quimper. Notamment, le projet participatif du Pôle Max Jacob dédié à l’expérimentation, qui accueillera des expositions et des spectacles vivants. Il se veut un espace de vie et de rencontres, tourné vers les arts plastiques, les musiques actuelles et la culture bretonne. Sa construction s’élève à 11,9 millions d’euros.

Par ailleurs, le centre-ville de Quimper devrait voir naître un centre des congrès au sein du « Chapeau Rouge » entre 2012 et 2015. Il a pour but de développer le tourisme d’affaires, en apportant un ensemble cohérent aux événements d’envergure nationale ou internationale. Cela représente un budget de 5 millions d’euros.

Enfin, il y a le projet de réhabilitation de Penvillers. Le projet a pour vocation de transformer le parc des expositions, autrefois vétuste, en un lieu attractif, fonctionnel et convivial. Coût des travaux : 8 millions d’euros.

[9/9]

Par Sébastien Tribot, journaliste

Les grands chantiers en Chine

Le TGV chinois

Le réseau ferré à grande vitesse chinois, dont la construction a été lancée en 2007, est aujourd’hui le plus long du monde avec 13 000 kilomètres de voies prévues cette année, puis 16 000 kilomètres en 2020. La compagnie CRH (China Railway High-speed), utilise des trains Bombardier, Alstom, Tangshan et Siemens.

L’année dernière, la collision entre deux trains à Wenzhou avait obligé le gouvernement à ralentir le développement du réseau. Sur certains tronçons, la vitesse a été limitée à 300 km/h au lieu de 350. Plus récemment encore, un segment de ligne de 300 mètres s’est effondré à la suite de fortes pluies.

Cela n’a pas empêché le groupe public CSR de présenter il y a peu le CRH500, un train futuriste capable d’atteindre les 500 km/h. Construit en fibre de carbone et de magnésium, ce modèle expérimental ultra-léger ne dépasserait toutefois pas le record français de 574,8 km/h.

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Nouvelles villes

Pour faire face au développement des grandes cités ainsi qu’au besoin d’une nouvelle classe moyenne de se loger en périphérie, le gouvernement souhaite créer une dizaine de villes. Un enjeu important au service d’une nouvelle image chinoise et du développement écologique. Alors que le premier projet de « ville verte » de Dongtan semble avoir été annulé, la Tianjin Eco City devrait être terminée en 2020.

Situé à 150 km de Beijing, le projet comportera éoliennes, panneaux solaires et techniques de récupération d’eau de pluie. L’ensemble sera basé sur un système de superposition mêlant espaces verts et transports en commun. L’Éco City prévoit 350 000 personnes.

L’essor de Hong Kong est spectaculaire, aussi le gouvernement a décidé de construire de nouvelles cités sur trois zones situées au nord-est : Kwu Tung North, Fanling North et Ping Che/Ta Kwu Ling.

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Le parc de centrales nucléaires en augmentation

Alors que la catastrophe à Fukushima aurait pu geler les projets de centrales, la Chine prend le contre-pied en accélérant la construction de réacteurs et de centrales de « troisième génération ». En quelque sorte, une version « low-cost » des EPR français. La Chine prévoit de passer de 15 à 70 gigawatts en 2020 et 200 GW en 2030.

Alors que l’électricité chinoise provient à 75 % du charbon, la politique est bel et bien tournée vers le développement du nucléaire. En tout, 25 chantiers ont été entrepris et devraient compléter ceux existants, pour la plupart sur les côtes et soumis à des risques sismiques. Ce qui engendre naturellement inquiétudes et critiques sur la capacité des centrales à résister aux tremblements de terre. Et de surcroît, l’aptitude du gouvernement à gérer de plus en plus de centrales.

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Les plus hauts gratte-ciel

Parmi la quinzaine de gratte-ciel prévus ou en construction, citons le China 117 Tower à Tianjin, le Kingkey Finance Center Plaza à Shenzhen, les tours jumelles de Guangzhou, le Wuhan Greenland Center, la Yuanda Tower ou encore la Shangai Tower. Débutés en 2008 pour s’achever en 2014, les travaux de la tour China 117 Tower ont été suspendus en janvier 2010. Ce qui devrait occasionner un retard d’au moins un an pour cette tour de 597 mètres de hauteur et de 117 étages.

Située dans la ville de Wuhan, la tour Wuhan Greenland Center contiendra d’ici 2016, 119 étages de bureaux et d’appartements compris sur une hauteur de 606 mètres. La Shangai Tower dont l’inauguration est prévue en 2014 devrait mesurer 632 mètres, aura 127 étages pour une surface de 380 000 m2. Elle sera aux côtés du Centre Mondial des finances et de la Tour Jinmao.

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La construction du réseau autoroutier

Synonyme de modernisation et d’efficacité, le réseau autoroutier se développe à vitesse grand V en Chine, afin de désenclaver les zones montagneuses et agricoles les plus isolées. Il devrait atteindre les 100 000 kilomètres en 2020. Derrière les États-Unis, la Chine fait figure de deuxième réseau autoroutier dans le monde. Et ce grâce à un développement phénoménal, de l’ouverture de la première autoroute Shangai-Jiading en 2008 aux 60 000 kilomètres construits depuis 2008. Ainsi, 34 autoroutes devraient voir le jour.

[5/10]

Hainan : l’île spécialisée dans le tourisme

L’île tropicale de Hainan, à l’extrême sud de la Chine, devient chaque jour un peu plus une destination touristique à la mode. Bénéficiant de conditions agréables toute l’année et de 1 530 kilomètres de côtes, l’État renchérit en multipliant les projets. De nouveaux hôtels, des entreprises spécialisées se développent et ce grâce aux avantages économiques, aux investissements publics et aux conditions administratives spécifiques.

Résultat, le nombre de touristes est en hausse constante, tout comme l’élévation du niveau de vie et le produit intérieur brut de la deuxième plus grande île, après Taïwan. D’ici 2020, Hainan, aidée par cette stratégie d’État, espère compter sur une plus forte internationalisation de la clientèle et ainsi devenir une destination touristique mondiale.

[6/10]

Un pont géant entre Hong Kong et Macao

Un pont colossal d’une longueur de 36 kilomètres reliera les îles de Hong Kong et de Macao avec la ville de Zuhai. Il s’agit en réalité d’une succession de ponts et de tunnels sous-marins. Cela devrait en faire le plus long pont maritime du monde.

Les travaux débutés en 2009 devraient aboutir en 2016. Le budget est estimé à 10 milliards de dollars. Néanmoins, la construction du pont répond à la volonté de développement de villes telles que Zuhai ou Zhongshan qui désirent s’intégrer au pôle commercial de Hong Kong. De fait, le réseau de transport en sera optimisé et les échanges touristiques facilités.

14 000 véhicules sont attendus pour l’inauguration du pont en 2016 et jusqu’à 49 000 en 2035.

[7/10]

Barrages en Chine

La Chine a décidé de construire de nouveaux barrages et entend augmenter de 50 % sa production hydroélectrique. Pour l’heure, le charbon répond à plus de 70 % des besoins énergétiques. Il y avait déjà le barrage des Trois Gorges, mis en service en 1999. Malgré les inquiétudes mondiales quant aux retombées de plus en plus fortes sur les populations et l’environnement, la Chine souhaite augmenter la cadence. Les projets de barrages ne cessent de se multiplier.

Pour commencer, le barrage de Xiaowan placé sur le fleuve du Mékong. Parmi les huit barrages en projet sur les sites de Congguojiao, Manwan, Dachaoshan, Nuozhadu, Ganiaba, Jinhong et Mensong, celui de Xiaowan devrait produire 4 200 MW d’électricité et sera ainsi le plus important de Yunnan. Les autorités ont interdit l’accès au chantier pour éviter la polémique concernant le déplacement des populations et la destruction de la nature.

[8/10]

Aéroports

La Chine projette la construction de nouveaux aéroports d’ici 4 ans. Alors que certains sont en cours de rénovation ou d’élargissement, 24 aéroports se construisent actuellement dont le deuxième aéroport de Pékin-Beijing. La Chine devrait posséder 240 sites d’ici 2020, dans le but d’augmenter la capacité du trafic, de développer les échanges et le tourisme. Cela fait suite à la forte augmentation du trafic aérien. Ces nouvelles structures devraient raccorder les centres économiques.

[9/10]

Projets loisirs

  • Disneyland à Shangaï : le parc d’attractions proposera des billets moins chers que le Disneyland concurrent de Hong Kong. Situé dans la zone de Pudong, le projet, dont les travaux devraient s’achever en 2015, s’étendra sur 3,9 km2. Le style chinois sera mis à l’honneur.
  • Le parc aquatique de la rivière d’Anning : il sera composé d’une série de bassins, d’un Spa, d’espaces verts et d’un lagon entouré d’une plage de sable. Le parc se veut écologique, résolument tourné vers l’utilisation de technologies liées au développement durable. On note entre autres, les panneaux solaires et le toit végétalisé.

[10/10]

(Source : L’internaute)

Par Sébastien Tribot, journaliste

Réduire la consommation de carburant grâce à des revêtements de routes plus durs

Une étude récente conduite par des ingénieurs en génie civil du prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT) est arrivée à une conclusion pour le moins intéressante : il serait en effet possible de réduire la consommation de carburant d’un véhicule grâce à l’utilisation de revêtements de routes plus durs. Équiper les routes américaines de chaussées plus dures pourrait, selon eux, faire baisser la consommation de carburant d’environ 3 %, correspondant à une économie totale de près de 273 millions de barils de pétrole brut chaque année.

Ces routes plus « dures » pourraient aussi permettre de réduire les émissions annuelles de dioxyde de carbone de près de 46,5 millions de tonnes, à l’échelle des seuls États-Unis, toujours d’après l’étude publiée dans un bulletin évalué par les pairs. Parmi la multitude de rapports et d’études concernant les routes américaines, cette étude favoriserait la modélisation mathématique par rapport aux expérimentations grandeur nature sur chaussée, évaluant ainsi « l’effet qu’aurait la déflexion de la chaussée sur la consommation de carburant, et ce à travers tout le réseau routier américain », précise un porte-parole du MIT.

Les auteurs du rapport, le professeur Franz-Josef Ulm, – professeur de génie civil au MIT, spécialiste des matériaux poreux et de leurs propriétés mécaniques – , ainsi que Mehdi Akbarian, –  étudiant au célèbre institut situé à Cambridge – , ont modélisé les forces physiques impliquées lorsqu’un pneu de voiture standard roule sur la chaussée. Les deux auteurs, soutenant que l’énergie se disperse de manière à ce que la déflexion maximale de la charge se trouve derrière la trajectoire suivie par le véhicule, en déduisent que les roues du véhicule gravissent de manière continuelle une pente à déclivité légère, augmentant donc la consommation de carburant. A titre de comparaison, marcher dans le sable requiert nettement plus d’énergie que marcher sur une surface plus dure.

L’inégalité, la rugosité d’une route ainsi que la déflexion de la trajectoire engendreraient une surconsommation allant de 26 500 à 34 000 litres par mile chaque année, sur des routes très fréquentées. D’après les deux auteurs du rapport, ces chiffres pourraient être réduits de 80 % à l’aide d’un revêtement mieux adapté. Loin de vouloir opposer l’asphalte au béton, ils mettent en avant l’évolution possible de l’épaisseur de certaines couches du revêtement, ainsi que l’amélioration de la composition de celles-ci, évoquant même un composite béton-asphalte.

Rien n’est dit par contre sur le coût d’un changement d’une telle envergure : le réseau routier américain est le plus long du monde, avec plus de 70 000 kilomètres d’autoroutes et près de 6,1 millions de kilomètres d’autres routes. D’autre part, la fabrication du béton rejette des quantités non négligeables de dioxyde de carbone. Enfin, quid de l’usure des pneus avec un revêtement plus dur ?

Par Moonzur Rahman, journaliste scientifique

 

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Des pneus qui « roulent mieux »

L’essentiel de Reach (mai) 2/2

Pré-enregistrement tardif des substances à enregistrer en 2013

Afin de bénéficier du régime transitoire pour l’enregistrement des substances dans le cadre de REACH, les déclarants doivent pré-inscrire leurs substances phase-in. Ces substances doivent être pré-enregistrées au 31/05/2012 pour pouvoir bénéficier de l’enregistrement en 2013.
Plus d’information sur : http://echa.europa.eu/view-article/-/journal_content/269805eb-972d-46b3-bac1-a5e81a170260

Modification de l’annexe XVII (restrictions)

16/05/2012
Un règlement paru au Journal officiel de l’UE le 16 mai 2012 acte la restriction visant le fumarate de diméthyle (DMFu) avec l’inscription de cette substance à l’annexe XVII du règlement REACH. L’utilisation et la mise sur le marché de cette substance dans des articles en concentration supérieure à 0,1 mg/kg sont interdites dans toute l’Union européenne. Cette mesure entre en vigueur le 5 juin prochain.
Le texte est disponible sur :
http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2012:128:0001:0003:FR:PDF

Le support du CHESAR est temporairement suspendu

15/05/2012
Le service d’assistance de l’ECHA suspend temporairement le soutien Chesar jusqu’à la mise en application de Chesar 2.0 prévue pour la fin Juin 2012. Ceci permettra à l’ECHA de concentrer ses efforts sur les essais finaux de la nouvelle version et la préparation de la documentation pour soutenir le nouvel outil.
Site web du CHESAR : http://chesar.echa.europa.eu/
FAQ du CHESAR : http://chesar.echa.europa.eu/faq

Informations pour éviter les essais inutiles sur les animaux – onze nouvelles demandes

18/05/2012
L’ECHA a lancé un appel visant à collecter des informations sur des substances pour éviter les tests inutiles sur les animaux. Les substances concernées sont :

  • 3-((5-(3-(Dodecanoyloxy)-2,2-dimethylpropylideneamino)-1,3,3-trimethylcyclohexyl)methylimino)-2,2-dimethylpropyl dodecanoate (N° CE : 700-071-4) : toxicité orale, toxique sur la reproduction
  • peroxyde de [1,3-phénylènebis(1-méthyléthylidène)]bis[tert-butyle] / [1,3-phenylenebis(1-methylethylidene)]bis[tert-butyl] peroxide (N° CAS : 2212-81-9 et N° CE : 218-664-7) : toxicité orale, toxique sur la reproduction, accumulation dans les milieux aquatiques / sédiments
  • téréphtalate de bis(2,3-époxypropyle) / bis(2,3-epoxypropyl) terephthalate (N° CAS : 7195-44-0 et N° CE : 230-565-0) : toxicité orale, toxique sur la reproduction (2 demandes)
  • fraction de distillation de chlorosilanes (test propose avec le dichloro(dimethyl)silane (N° CAS : 75-78-5)) : toxique par inhalation, toxique sur la reproduction
  • néononanoate de vinyle / vinyl neononanoate (N° CAS : 54423-67-5 et N° CE : 259-160-7) : toxicité orale

Les informations sur ces substances sont à soumettre pour le 2 juillet 2012.
http://echa.europa.eu/information-on-chemicals/testing-proposals/current

 

 

Publication d’un exemple de rapport sur la sécurité chimique

21/05/2012
L’ECHA a publié un rapport donnant des astuces et des conseils aux déclarants sur la façon d’améliorer la qualité des informations fournies. Le rapport fournit un résumé de toutes les informations pertinentes à utiliser lors de la réalisation de l’évaluation de la sécurité chimique. Les déclarants sont tenus de soumettre un rapport sur la sécurité chimique (CSR) dans le cadre de leur dossier d’enregistrement pour les substances fabriquées ou importées à plus de 10 tonnes ou plus par an.
Ce rapport est disponible sur : http://echa.europa.eu/documents/10162/13634/csr_illustrative+example_en.pdf
Informations sur le rapport sur la sécurité chimique :
http://echa.europa.eu/regulations/reach/registration/the-registration-dossier/chemical-safety-report

Les présentations et enregistrements des 7èmes journées des parties intéressées sont disponibles

24/05/2012
L’ECHA a publié sur son site les présentations et enregistrements des 7èmes journées des parties intéressées. Retrouvez l’ensemble sur : http://echa.europa.eu/en/view-article/-/journal_content/40bb6ef5-03b0-496f-8c4c-a8f8d04ab68c

Mise à jour du guide sur les informations requises et l’évaluation de la sécurité chimique / nanomatériaux

25/05/2012
L’ECHA a publié trois nouvelles annexes, mettant à jour les chapitres R.8, R.10 et R.14 du Guide sur les exigences requises et l’évaluation de la sécurité chimique (IR & CSA). Ces annexes se focalisent sur l’évaluation de la sécurité chimique et de nouvelles recommandations pour l’enregistrement des nanomatériaux.
http://echa.europa.eu/web/guest/view-article/-/journal_content/df181193-8b2c-433a-8c80-f7fcf7546077

Webinar pour les PME et REACH

30/05/2012
L’ECHA organise le 11 juin prochain une conférence en ligne sur les PME et REACH.
Programme : http://echa.europa.eu/documents/10162/13563/smes_and_reach_webinar_agenda_en.pdf

Conférences web organisées par l’UIC et le Ministère de l’Ecologie

Retrouvez ci-après les prochaines conférences web organisées par l’UIC :

  • 1er juin 2012 -Vous enregistrez au 31 mai 2013 : les étapes clés.
  • 12 juin 2012 – Importateurs de substances ou mélanges : êtes-vous concernés par REACH ?
  • 26 juin 2012 – Comment répondre au besoin d’identification des substances ?

Une autre conférence est programmée le 11 juillet sur les FDS mais elle a atteint le nombre limite de participants.
Pour chacune de ces conférences, l’UIC met en ligne les enregistrements et les présentations.
Plus d’informations sur : http://www.uic.fr/REACH-webinars.asp

Enregistrement du 31 mai 2013 – liste des substances

Le 31 mai 2013 est la date limite pour l’industrie d’enregistrer toutes les substances produites ou importées dans l’Union Européenne à plus de 100 tonnes par an. Les substances phase-in destinées à être enregistrées avant le 31 mai 2013 sont répertoriées sur le site de l’ECHA à l’adresse : http://www.echa.europa.eu/reach-2013.
Cette liste fait suite à une enquête de l’ECHA (pré-déclarants ayant indiqué 2013 comme étant leur date limite d’enregistrement).

Une page web pour les utilisateurs en aval

L’ECHA a mis en ligne une page spécifique pour les utilisateurs en aval : qu’est-ce qu’un utilisateur en aval, quel est son rôle, quelles sont ses obligations ?
Retrouvez les éléments sur :
http://www.echa.europa.eu/web/guest/regulations/reach/downstream-users

Publication d’informations sur les substances notifiées conformément à la directive 67/548/CEE

31/05/2012
Avant l’entrée en vigueur de REACH, les sociétés notifiaient leurs nouvelles substances en vertu de la directive 67/548/CEE (notification dite de substances nouvelles -NONS). L’ECHA a commencé à rendre l’information disponible à partir des notifications NONS sur son site web. Les informations sont disponibles sur : http://www.echa.europa.eu/web/guest/view-article/-/journal_content/a7d2798d-f007-465d-9861-6de45a77b871 et sur http://echa.europa.eu/information-on-chemicals/registered-substances

Par Céline Nectoux, ingénieur environnement CNRI

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les dernières NEWS REACH :

Et aussi :

Bientôt une capsule pour décontaminer les boissons irradiées ?

Parmi toutes les inquiétudes concernant de possibles attaques terroristes avec du matériel nucléaire, ou le souvenir encore récent de la contamination environnementale consécutive – et toujours en cours – à la catastrophe nucléaire de Fukushima Daiichi, la contamination des aliments et la présence d’éléments radioactifs dans les boissons telles que l’eau, le lait ou encore les jus de fruits pourrait bien être l’un des sujets majeurs de préoccupation.

Allen Apblett, chimiste canadien et chercheur à l’université d’Oklahoma State Stillwater, aurait mis au point une capsule capable de débarrasser une boisson contaminée de plus d’une douzaine de substances radioactives ou non radioactives. S’inspirant d’une méthode ayant déjà fait ses preuves dans l’extraction de l’uranium et de métaux lourds présents dans l’eau de mer ainsi que dans la décontamination d’eau fortement contaminée, Apblett n’aurait eu selon lui qu’à adapter la méthode au problème.

La capsule contiendrait des nanoparticules composées d’oxydes métalliques tels que l’alumine, à même d’absorber aussi bien les éléments radioactifs que la plupart des métaux lourds. Les éléments de la série chimique des actinides (y compris l’uranium et le plutonium), le strontium, et les métaux lourds tels que le plomb, le cadmium et l’arsenic se concentreraient alors dans la capsule, qu’il suffirait ensuite de retirer de la boisson. D’après le chimiste, il suffirait d’une douzaine d’heures pour nettoyer une bouteille de lait de tout son strontium, sans en altérer le goût.

Par Moonzur Rahman, journaliste scientifique

Cloud : l’État soutient le projet Andromède porté par SFR et Bull

Le cloud computing français révèle bien des surprises. Quelques temps auparavant, Orange, Thalès et la Caisse des Dépôts confirmaient la création d’une co-entreprise dédiée à l’infrastructure de cloud computing. Sous le nom de « projet Andromède », cette société française bénéficiait du soutien de l’État, via le Fonds national pour la Société Numérique (FSN), à hauteur de 75 millions d’euros. À présent, c’est au tour de son concurrent, le tandem SFR-Bull, de toucher cette aide. La raison de ce double investissement de l’État ? Laisser toutes ses chances au cloud computing à la française. Il faut dire qu’à l’heure actuelle, la France a presque dix ans de retard sur les États-Unis.

Les deux projets disposeront d’un financement propre de 225 millions d’euros chacun, soit un cumul de 450 millions d’euros dédié au cloud français.

Concernant la répartition du capital, SFR en détiendra 47 %, contre 20 % pour Bull et 33 % pour la Caisse des Dépôts. Quant au projet concurrent, la répartition est plus ou moins la même :  Orange 44,4 %, Thalès 22 % et la Caisse des Dépôts 33 %. Le projet Andromède prévoit la création de 400 emplois, dont 300 ingénieurs en R&D et techniciens supérieurs, contre 1 000 pour le consortium privé Orange-Thalès.

L’objectif est de permettre aux entreprises et administrations qui le souhaitent, d’accéder à « une gamme de services de cloud computing sécurisés couvrant les besoins en ressources informatiques, des plus courants aux plus critiques ». Les questions de sécurité sont au premier plan, notamment en ce qui concerne la souveraineté des données dans le secteur de la défense.

Les deux partenaires ont annoncé leur volonté d’un écosystème « ouvert » pensé pour s’adapter aux systèmes d’information des entreprises et organisations afin de faciliter leur transition vers le cloud. Au travers d’un réseau de partenaires étendu, la société fonctionnerait en indirect. Dans les 18 mois qui viennent, des data centers de nouvelle génération devraient être construits. De sorte que « l’énergie numérique soit produite par tous les types de partenaires : intégrateurs, éditeurs, industriels du hardware comme HP ou IBM, mais aussi pour les opérateurs télécoms », précise Pierre Barnabé, directeur général de SFR Business Team.

D’ici 2015, SFR-Bull espère détenir 15 % du marché français, estimé à 2,5 milliards d’euros. Au-delà du simple marché français, les ambitions sont européennes, voire internationales, puisque la volonté affichée est clairement de concurrencer des entreprises telles que Google, Amazon, ou encore Microsoft. Il s’agit d’un enjeu majeur pour le gouvernement, d’un point de vue compétitivité dans le domaine du stockage de données, directement associé à l’économie et au développement durable.

Par Sébastien Tribot

 

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