Les entreprises énergétiques réclament le sauvetage du marché du carbone

En 2005, l’Europe s’est dotée d’un marché du carbone qui oblige certaines entreprises de payer pour leurs émissions de gaz à effet de serre. Mais depuis son établissement les prix ont chuté, et le système s’avère ainsi peu efficace.

Il est estimé que pour stimuler les investissements dans des technologies faibles en carbone, le niveau des quotas doit se situer à au moins 25-30 euros par tonne.

Or, cette année, le cours a chuté à un niveau record proche des 6 euros à cause d’un surplus de crédits, de la récession et de l’incertitude liée aux investissements pour le climat à long terme. Aujourd’hui, la courbe se situe atour de 8 euros par tonne. Dans une lettre adressée à la Commission européenne, 13 entreprises énergetiques ont appelé l’exécutif européen à rémedier à ce problème.

1,4 milliard de crédits

Les signataires de la lettre (dont Shell, E.On, Statoil, Alstom, Dong Energy et General Electric) estiment qu’un marché du carbone performant pourrait constituer la « principale politique » pour atteindre l’objectif européen ambitieux de réduire de 80-95 % les émissions de dioxyde de carbone d’ici 2050.

Les entreprises avancent que les revenus de la vente aux enchères des crédits carbone devraient jouer un rôle important dans le financement de techniques innovantes faibles en carbone, dans lesquelles bon nombre d’entre elles ont investi.

« Nous vous invitons donc à présenter incessamment une proposition pour décaler les dates de ventes des crédits carbone européens », ont affirmé les intéressés. « Votre proposition devrait refléter la position de la commission Environnement du Parlement européen, qui souhaite que 1,4 milliard de ces crédits soient mis de côté. »

Troisième phase de l’ETS

Ce « décalage » est une mesure à court terme visant à répartir dans le temps le volume de crédits carbone à vendre, sans en modifier le nombre total prévu, de façon à porter le prix du carbone à un niveau auquel il pourrait stimuler les investissements pour une économie faible en carbone.

Les fonctionnaires du cabinet de Connie Hedegaard, commissaire européenne à l’action pour le climat, considèrent le décalage comme une bonne méthode, à condition qu’elle soit coordonnée avec le Comité européen des changements climatiques, en prenant en compte l’évolution macro-économique et les conditions de marché.

Isaac Valero Ladron, le porte-parole de la commissaire, s’est félicité de l’initiative des entreprises.

« Les organisations professionnelles (…) misent sur l’innovation et la compétitivité. C’est la bonne voie à suivre pour encourager la croissance et l’emploi en Europe », a-t-il déclaré à EurActiv. « C’est pourquoi la Commission présentera avant les vacances d’été un calendrier révisé des ventes aux enchères des crédits carbone dans le cadre de la troisième phase de l’ETS. Nous présenterons à cette occasion les options structurelles envisageables à long terme pour renforcer le marché du carbone. »

Lors d’une réunion du Conseil au Danemark en avril dernier, les ministres européens de l’énergie et de l’environnement se sont mis d’accord pour réviser les mesures en vigueur, afin de faire remonter le prix du carbone avant l’été.

Industries énergivores

Le secteur industriel consommateur en énergie a eu une réaction très négative face à cette lettre.

Contrairement aux 13 entreprises signataires, les acteurs du secteur estiment qu’un prix du carbone plus élevé les rendrait moins compétitifs et augmenterait les risques de « fuite de carbone », ou de délocalisation des activités dans des zones moins réglementées en dehors de l’UE.

« Nous ne pensons pas qu’il faille réviser partiellement ces normes aujourd’hui et nous souhaitons que [l’ETS] demeure un moyen rentable de réduire les émissions de carbone », a expliqué Robert Jan Jeekel, directeur des politiques pour l’énergie et le changement climatique chez Eurometaux, la fédération européenne des métaux non ferreux.

L’ETS n’avait pas pour objectif d’augmenter le prix du carbone, a-t-il déclaré à EurActiv. Ce n’est pourtant pas l’avis de la Commission, ni des 13 géants énergétiques.

Source : EurActiv.fr

 

Un nouveau supercalculateur s’implante dans le Très Grand Centre de calcul du CEA

Le CEA et ses partenaires industriels du Centre de Technologie (CCRT) que sont Areva, Astrium, EDF et Ineris disposeront dès la rentrée d’un nouvel outil de calcul équipé des derniers processeurs Intel® Xeon® E5-2680 Sandy Bridge mis sur le marché début 2012, permettant d’atteindre 200 Teraflops crête, soit 200 000 milliards d’opérations par seconde !

Le CCRT voit ainsi sa puissance globale s’élever à 500 Téraflops. Le CEA et ses partenaires industriels du CCRT disposeront ainsi de ressources de calcul nécessaires aux développements de tous leurs projets pour lesquels la simulation numérique est un atout indispensable : études sur le fonctionnement des centrales électriques, conception de réacteurs nucléaires, développement de moteurs d’avion et d’hélicoptère, analyse des risques environnementaux, décryptage du génome, évolution du climat

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

Bienvenue à Nano-Rennes

La plateforme Nano-Rennes, créée en 2001, consiste en la mutualisation des moyens technologiques et humains des laboratoires IETR-GM et FOTON-INSA de Rennes.

Pour la première fois, elle ouvre ses portes au public pour présenter ses équipements. Suite à cette exhibition, les visiteurs pourront découvrir les différents projets portés par Nano-Rennes.

Sa particularité est de regrouper sur un même site un fort savoir dans la croissance et la technologie associée aux filières Silicium et III-V (principalement InP). Les domaines d’excellence sont la microtechnologie pour la réalisation de capteurs (MEMS, bio-chimiques), la croissance de nanostructures quantiques (puits, fils et boîtes quantiques), la croissance de composés silicium basse température (applications TFT, MEMs), la microtechnologie photonique (lasers, micro-cavités, VCSELs), et l’intégration hétérogène et/ou homogène des filières optoélectroniques et microélectroniques (hétéroépitaxie de composés III-V sur Si) pour le développement de nouvelles fonctionnalités sur Si (lasers, MOS à forte mobilité (III-V), cellules photovoltaïques à grande efficacité).

Pour tout renseignement sur cette journée portes ouvertes : [email protected]

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

Une nouvelle molécule émettrice de lumière bleue pour OLED

Parus dans la revue Journal of Materials Chemistry, les travaux des équipes du laboratoire « Sciences Chimiques de Rennes » (CNRS/Université de Rennes) démontrent pour la première fois que des molécules permettant l’émission de lumière bleue via la génération d’« excimères intramoléculaires » pouvaient être utilisées comme couche active dans une OLED.

L’architecture de cette molécule, contenant deux fragments moléculaires de type ‘Aryl/Fluorène/Aryl’ (systèmes π2) face à face à l’état fondamental, permet de favoriser la formation d’excimères intramoléculaires à l’état excité et d’exploiter leur fluorescence caractéristique de couleur bleue (ca 460 nm).

Une fois cette molécule synthétisée, les chercheurs de l’Université de Rennes, Joëlle Rault-Berthelot et Cyril Poriel, se sont associés aux chercheurs du Laboratoire de l’intégration, du matériau au système (Laurence Vignau – CNRS/Université de Bordeaux1/Institut Polytechnique de Bordeaux) pour utiliser ces nouvelles molécules comme couches actives dans des OLEDs.

Ce design original ouvre de nouvelles voies pour concevoir des émetteurs fluorescents pour les OLEDs de demain.

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

Les conditions d’exploitation d’une ICPE changent

Le dispositif réglementaire en vigueur prévoit tout d’abord que « toute modification apportée par le demandeur à l’installation, à son mode d’utilisation ou à son voisinage, entraînant un changement notable des éléments du dossier de demande d’autorisation doit être portée, avant sa réalisation, à la connaissance du préfet avec tous les éléments d’appréciation » (article R512-33 II alinéa 1er du code de l’environnement).

La première étape consiste donc à s’interroger sur le caractère « notable » ou non du changement. Cette notion n’est pas définie par les pouvoirs publics, et elle est appréciée au cas par cas par le Juge lorsqu’il est saisi.

Il a été jugé que ne constitue pas un changement notable le remplacement, au sein du service de sécurité d’une raffinerie, des sapeurs-pompiers professionnels par des personnels n’ayant pas cette qualité mais spécialement formés et entraînés (CAA Lyon, 10 décembre 2002, CHRCST de la raffinerie Elf Antar de Feyzin, n°98LY02085). Au contraire, ont été considérées comme des changements notables l’augmentation des capacités de stockage de substances polluantes (CAA Nancy, 30 juin 1994, Bouchard, n°93NC00690) ou l’installation d’un nouvel appareillage dans un atelier de menuiserie (Conseil d’Etat, 1er octobre 1976, Boutboul, Lebon Tables page 943).

Par précaution, et pour éviter toute situation difficile avec l’autorité préfectorale, il est conseillé de la tenir informée de tout changement suffisamment important et susceptible d’avoir un impact sur les conditions initiales de fonctionnement de l’installation, que cet impact soit positif ou négatif. Est au demeurant puni de la peine d’amende prévue pour les contraventions de la 5e classe (montant de 1 500.00 euros au plus) le fait d’omettre de procéder à cette information avant la réalisation de la modification.

C’est sur la base de cette information, délivrée par l’exploitant, que l’autorité préfectorale va apprécier l’importance du changement. Si le changement n’est pas substantiel, il peut simplement enregistrer la modification, mais il peut également inviter l’exploitant à déposer une demande d’enregistrement ou lui imposer des prescriptions techniques complémentaires (article R512-33 II alinéa 4 du code de l’environnement). « S’il estime, après avis de l’inspection des installations classées, que la modification est substantielle, le préfet invite l’exploitant à déposer une nouvelle demande d’autorisation » (article R512-33 II alinéa 3 du code de l’environnement).

Une modification est considérée comme substantielle notamment lorsque sont atteints des seuils quantitatifs, ou lorsqu’elle est de nature à entraîner des dangers ou inconvénients significatifs pour les intérêts protégés par la réglementation des ICPE (cf. liste figurant à l’article L511-1 du code de l’environnement).

Pour faciliter cette appréciation, la circulaire ministérielle du 14 mai 2012 fixe des lignes directrices dont elle préconise l’application « dans le cadre d’une analyse détaillée de chaque cas particulier ». Il ne s’agit en aucun cas de critères automatiques que l’autorité préfectorale peut utiliser pour motiver sa décision. La circulaire invite par ailleurs les préfets à statuer dans un délai maximal de deux mois à partir du moment où l’exploitant a transmis les éléments d’information nécessaires.

Trois situations sont distinguées :

  • Dépassement des seuils fixés par la nomenclature des ICPE ou par la directive n°2010/75/UE du 24 novembre 2010 relative aux émissions industrielles, IED (appelée à remplacer la directive relative à la prévention et à la réduction intégrée de la pollution, IPPC)

La circulaire précise que « le premier dépassement » soit du seuil haut de la directive Seveso, correspondant au seuil AS de la nomenclature des ICPE, soit d’un seuil de la directive IED constitue systématiquement une modification substantielle. Les dépassements ultérieurs de ces seuils, ou encore le dépassement du seuil bas de la directive Seveso, ne sont donc pas concernés par cette automaticité.

  • Dépassement de seuils réglementaires

Pour mémoire, l’arrêté ministériel du 15 décembre 2009 fixe des seuils et critères qui conduisent systématiquement à une nouvelle procédure d’autorisation. Sont concernées :

– les installations qui utilisent des solvants organiques relevant de la directive n°99/13/UE du 11 mars 1999 relative aux composés organiques volatils (COV),

– les installations relevant de la directive IED précitée,

– les industries chimiques et pétrolières relevant de la directiven°2011/92/UE du 13 décembre 2011 concernant l’évaluation des incidences de certains projets publics et privés sur l’environnement.

Dès lors que la modification entraîne un dépassement d’un seuil fixé par cet arrêté ministériel, pour ces catégories d’installations, elle doit automatiquement être considérée comme substantielle.

  • Evaluation au cas par cas

En dehors des cas d’automaticité précités, les modifications doivent faire l’objet d’un examen au cas par cas. La circulaire insiste tout d’abord sur la nature des éléments d’information qui doivent être transmis par l’exploitant, et à défaut, qui doivent lui être demandés : description suffisamment détaillée, modifications des rubriques de classement, rejets, incidences.

Le caractère significatif d’un accroissement des dangers et inconvénients doit être apprécié « de manière relative en fonction des enjeux principaux présentés par l’installation ». La circulaire rappelle enfin qu’en l’état de la jurisprudence, il convient de tenir compte des changements successifs et de leurs effets cumulés.

Par Solange Viger, avocate au barreau de Paris et consultante en droit de l’environnement

 

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REACH ne devrait pas être réformé à court terme

Les industriels devraient être satisfaits. La Commission européenne ne devrait pas proposer de réforme de la réglementation REACH dans l’immédiat.

Entrée en vigueur en 2007, ce texte est probablement l’une des législations environnementales les plus importantes de l’Union européenne. REACH oblige les industriels à enregistrer les substances chimiques produites ou importés en Europe auprès de l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA). Les autorités publiques peuvent ainsi limiter l’utilisation d’une substance jugée particulièrement nocive pour l’environnement ou la santé humaine. Certaines ne peuvent être utilisées qu’après autorisation.

Après cinq ans d’existence, la Commission fait un bilan de la législation. Plusieurs études ont déjà été réalisées. Les premières conclusions générales seront publiées après l’été, indique le cabinet du commissaire européen Antonio Tajani, en charge du dossier. Mais les fédérations industrielles du secteur, et les organisations non-gouvernementales sont convaincues que la Commission ne réformera pas tout de suite la réglementation.

Pas de réforme

« Au cours des deux dernières années, la Commission a fait passer un message très clair à tout le monde : elle ne proposera aucune modification de la législation », affirme Vito Buonsante de l’ONG environnementale « ClientEarth ». Pour M. Lulei de la fédération allemande de l’industrie chimique « VCI », les études connues aujourd’hui laissent supposer que la Commission est globalement satisfaite de la mise en œuvre de REACH, et n’envisage pas de réformer le texte. Cette perspective satisfait l’industrie, qui espère que cette « jeune » législation ne sera pas modifiée.

« La première phase d’enregistrement s’est terminée en 2010, et il y en aura encore deux autres », rappelle ainsi Michael Lulei. « On est à mi-chemin », a pour sa part expliqué le directeur général de l’Union des Industries Chimiques (UIC) Jean Pelin, lors d’une conférence de presse le 29 mai à Paris. La plupart des petites et moyennes entreprises seront concernées à partir de juin 2013. Il est donc de toutes façon trop tôt pour tirer, aujourd’hui, des conclusions valables de l’expérience REACH, estime M. Lulei. Par conséquent, les résultats de l’examen de la Commission actuellement entrepris n’auront, pour lui, qu’une « signification limitée ».

Coûts et bénéfices

Les entreprises ont fait d’énormes efforts pour se conformer à la législation, rappelle l’UIC. Et les coûts engendrés ont été largement sous-estimés lors du lancement de REACH. Une entreprise européenne paie en moyenne 70 000 euros pour monter et déposer un dossier d’enregistrement auprès de l’ECHA. Toutefois, « tant que les coûts ne dépassent pas les bénéfices indéniables, cela se justifie », estime M. Buonsante. Et les industriels ne nient pas l’intérêt de la législation.

REACH a permis d’acquérir une grande quantité d’information sur les risques liés aux substances chimiques. Mais les fédérations industrielles, tant au niveau national qu’européen, se battent pour que la charge administrative ne devienne pas trop lourde, notamment pour les PME.

Chantiers

Les ONG de protection de l’environnement savent que la prochaine réforme de REACH n’est pas pour demain. Elles identifient néanmoins un certain nombre de chantiers à moyen terme. Tout d’abord, la mise en œuvre de la réglementation devrait être accélérée. Aujourd’hui seuls 84 produits sont sur la « liste candidate » des substances préoccupantes et ainsi susceptibles de faire l’objet d’une restriction d’utilisation.

L’objectif initial de la Commission, déclaré en 2010, était d’arriver à environ 150 à la fin de l’année 2012. « Si on continue à cette vitesse là, on n’y arrivera sûrement pas », met en garde M. Buonsante. Le comité en charge de la décision exige souvent des preuves très détaillées sur la nocivité d’une substance, avant de l’inclure sur la liste candidate, poursuit-il. Et cela n’est pas compatible avec le principe précaution, qui sous tend la législation : l’absence de preuves scientifiques ne doit pas servir de prétexte pour remettre à plus tard l’adoption de mesures préventives, estime l’ONG.

Ensuite, REACH devrait aussi s’appliquer à certains produits chimiques qui échappent aujourd’hui à la réglementation, tels que les mélanges de produits et les nanotechnologies. La Commission européenne pourrait aborder ces sujets lors de l’évaluation de REACH à l’automne 2012. Mais des propositions de réformes substantielles sont peu probables d’ici la prochaine évaluation prévue en 2017.

Julian Schorpp

Source : Euractiv.fr

 

La situation des forages de Shell en Guyane sera réévaluée… plus tard

Les choses vont très vite au Ministère de l’écologie depuis quelques jours.

Le 13 juin dernier, la première ministre de l’Ecologie du gouvernement Ayrault, annonce avec le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, une « remise à plat » de tous les permis d’exploration pétroliers et gaziers, dont ceux déjà accordés à Shell en Guyane, en attendant une refonte du code minier. « On est très attachés à la protection de la faune marine et de l’environnement, et nous n’avons aucune garantie quant à ça », justifie alors Nicole Bricq.

Depuis, Nicole Bricq n’est plus Ministre de l’écologie, et le pétrolier Shell va reprendre son activité d’exploration au large de la Guyane.

L’Elysée et Matignon ont finalement arbitré contre Nicole Bricq

Le sénateur Georges Patient et la députée Chantal Berthelot ont ainsi indiqué à l’Agence France Presse le 20 juin, après avoir rencontré le ministre des Outre-mer, Victorin Lurel, que le préfet de Guyane avait eu « l’autorisation de signer les arrêtés préfectoraux ».

Ceux-ci autorisent la relance de la nouvelle campagne d’exploration du groupe Shell dans les eaux guyanaises. Il s’agit d’un camouflet pour Nicole Bricq, réfutée sur ses arbitrages.

Les écologistes, totalement solidaires de la décision de Nicole Bricq dans un premier temps, soupçonnent aujourd’hui le gouvernement d’avoir retourné sa veste et de céder à la pression du lobby pétrolier et de Shell en particulier.

De plus, ils estiment que les conditions nécessaires en termes de sécurité environnementale pour ce forage à grande profondeur ne sont pas réunies.

Du côté de Matignon et de l’Union française des industries pétrolières (Ufip), on s’étonne que Nicole Bricq ait pu vouloir suspendre des permis d’exploration accordés il y a plus de onze ans par le gouvernement Jospin. L’argent déjà investi par les pétroliers suite aux autorisations préalables rendrait tout retour en arrière impossible, selon l’UFIP  qui ajoute également que ces suspensions ne sont pas prévues dans le cadre de la loi.

Des permis d’exploration accordés il y a plus de 11 ans

Quoi qu’il en soit, la refonte du code minier, inchangé depuis 1810, et qui régit l’exploitation du sous-sol français, notamment pour la recherche de gaz et de pétrole, était le premier chantier lancé par Nicole Bricq à son arrivée au ministère en mai. « Cette refonte est une priorité », a déclaré Delphine Batho, qui lui a succédé au Ministère depuis, dans un communiqué diffusé dans la nuit de vendredi à samedi.

C’est également l’avis du Président Hollande, qui l’a confié à Daniel Cohn-Bendit :  « Il m’a dit […] que, de toute façon, il y aurait une nouvelle loi minière, donc sur les forages, et qu’en fonction de cette nouvelle loi, après serait réévaluée la situation en Guyane », a déclaré à la presse le coprésident du groupe écologiste au Parlement européen.

Ainsi, Nicole Bricq voulait suspendre les explorations en profondeur jusqu’à la modification du code minier. François Hollande préfère autoriser l’application des permis délivrés jusqu’à la modification du code minier.

A la vue des enjeux financiers, on comprend l’importance de cette distinction : Le coût total du projet, qui réunit Shell (45 %), Total (25 %) et Hardman Petroleum (27,5 %), a été évalué entre 4 et 8 milliards d’euros. Le site de Zaedyus pourrait contenir jusqu’à 300 millions de barils de pétrole.

Par Pierre THOUVEREZ

Gaz de schiste : les discussions au Parlement promettent d’être tendues

La Commission européenne a annoncé, en janvier, qu’il n’y avait pas de « besoin immédiat » de modifier la législation européenne en fonction des nouvelles activités autour du gaz de schiste.

Mais le rapport d’un député polonais fait débat au Parlement.

Extrapolation

Boguslaw Sonik (PPE) a présenté, fin avril, un texte sur les impacts environnementaux de l’exploitation du gaz de schiste, dans lequel l’élu conservateur se prononce en faveur de l’exploitation de ce gaz.

Tout en soulignant l’importance du « principe de précaution dans tout développement futur des ressources en Europe », il déplore « le discours public, qui a délibérément (…) extrapolé, généralisant des incidents hypothétiques ou isolés à l‘ensemble de l’extraction de gaz de schiste ». Lors de sa présentation, le texte a suscité une levée de boucliers d’organisations environnementales, qui ont appelé à la suspension des activités d’exploitation du gaz de schiste dans un communiqué commun.

« Volonté de dédramatiser »

Au Parlement européen, la commission en charge du développement a voté, mardi 19 juin, en faveur d’un texte de la députée verte Catherine Grèze, qui va à l’encontre des arguments avancés par M. Sonik. L’élue souligne les impacts négatifs de l’exploitation de gaz de schiste sur les pays du Sud. De son côté, la commission des affaires juridiques rappelle que la mise à jour de certains textes est nécessaire pour prendre en compte l’exploitation de cette nouvelle énergie.

Dans son rapport, adopté mercredi 20 juin, la députée Eva Lichtenberger (Verts/ALE) demande notamment la révision de la directive sur l’évaluation des incidences environnementales, qui n’introduit pas d’étude d’impact obligatoire sur le gaz de schiste. Les émissions du gaz de schiste devraient également être comprises dans la directive sur les émissions industrielles, indique-t-elle.

De son côté, la députée verte Michèle Rivasi, déplore la « volonté (de M. Sonik) de dédramatiser » les effets du gaz de schiste sur l’environnement. « Il est à côté de la plaque », estime la Française. La question soulevée par les parlementaires lors de la réunion de la commission de l’Environnement du 21 juin est aussi celle du financement de l’exploitation du gaz de schiste, qui pourrait se faire au détriment du développement des énergies renouvelables.

Les objectifs fixés pour 2020 en matière d’efficacité énergétique pourraient également être difficiles à atteindre.

Déstabilisation des « régimes nationaux »

La position de Boguslaw Sonik n’est pas surprenante. La Pologne compte beaucoup sur cette énergie pour développer son économie et réduire sa dépendance au gaz russe. Varsovie a prévu de démarrer l’exploitation du gaz de schiste en 2013.

Tout ce qui pourrait limiter son action dans ce domaine est donc mal vu. De nouvelles règles européennes « déstabiliseraient l’actuel réseau adéquat de régimes nationaux et européens », estime M. Sonik.

Règles d’or 

La Commission européenne n’a pas prévu, pour le moment, de modifier la législation en vigueur. Elle devrait recevoir en août des études sur les risques sanitaires et environnementaux des activités liées au gaz de schiste, et pourrait dès lors se prononcer sur l’instauration de nouvelles règles. Les différentes phases d’exploitation du gaz sont actuellement régies par des textes spécifiques.

L’utilisation des substances chimiques lors de l’extraction de cette ressource est par exemple réglementée par la directive REACH sur les produits chimiques. Selon les règles d’or de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), publiées le 29 mai, l’exploitation du gaz de schiste fait partie intégrante du développement de l’utilisation du gaz naturel. Le rapport de M. Sonik devrait être présenté en séance plénière au mois d’octobre.

Par Ann-Laure Bourgeois

 

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Apple : Pourquoi Tim Cook ne doit pas être le clone de Steve Jobs

Scruté dans les moindres détails depuis sa prise de fonction à la tête d’Apple en octobre 2011, Tim Cook sait pertinemment qu’il est attendu par les médias, la communauté « geek », les analystes et tous les aficionados de la marque désormais orphelins du gourou si disruptif et charismatique qu’était Steve Jobs. Un jour avant le décès de ce dernier, Tim Cook a d’ailleurs dû monter sur scène pour le traditionnel keynote Apple dévoilant l’iPhone 4S. Au-delà de la déception de ne pas voir surgir un téléphone mobile totalement nouveau, les commentaires sont également allés bon train concernant la prestation oratoire du nouveau n°1. Tim Cook fut jugé terne et en retrait par rapport aux discours inspirés et fascinants que délivrait Steve Jobs avec une aisance confondante.

Ni disciple, ni clone !

Tim Cook lors de son interview avec AllThings D

Quelques mois plus tard, Tim Cook assume pourtant pleinement son choix de refuser le rôle de clone qu’un certain écosystème nostalgique des années Jobs aurait inconsciemment aimé le voir endosser. Lors d’une conférence organisée par le site américain spécialisé All Things Digital, le nouveau commandeur d’Apple a été sans ambages sur le leadership qu’il compte appliquer en lieu et place de celui de son prédécesseur (1) : « Steve était un génie et un visionnaire. C’est une personne irremplaçable. Steve était un original, et je ne pense pas qu’on en trouve d’autres comme lui aujourd’hui. Je ne me suis jamais senti l’étoffe d’essayer d’être Steve. Ce n’est pas qui je suis, et ce n’est pas mon but dans la vie ».

A ceux qui espéraient voir un disciple formaté de Steve Jobs conduire les destinées de la firme de Cupertino, la déclaration a probablement dû doucher quelques attentes d’Applemaniacs. D’autant qu’au cours de ce même entretien, Tim Cook a clairement enfoncé le clou en se démarquant quelque peu de la philosophie du père d’Apple sans cesse obsédé par le fait d’imaginer des produits émotionnels. Son successeur résume son ambition (2) : « Je veux simplement faire de bons produits. Je pense que si nous faisons cela, tout le reste suit ».

Est-ce alors à dire que Tim Cook va vider Apple et ses produits de leur quintessence magique et par ricochet de leur capacité à innover et fédérer des communautés de fans irréductibles ? Rien n’est moins acquis. Certes, les mélancoliques ne résoudront sûrement jamais à voir Apple inexorablement muter depuis la disparition de Steve Jobs. Pour autant, l’approche managériale et communicante de Tim Cook est avisée.

Rupture et ouverture au menu

A la tête d’Apple, Tim Cook n’entend pas être un disciple formaté de Steve Jobs

Mieux, il assume totalement la rupture qu’il entend enclencher au sein d’Apple et qu’il juge nécessaire pour éviter que l’entreprise ne s’assoupisse dans un hasardeux culte passéiste. Pour expliquer son approche, Tim Cook se plaît souvent à évoquer la comparaison avec Walt Disney à laquelle Steve Jobs lui-même recourait lorsqu’il songeait à un Apple sans lui (3) : « Steve m’a dit, lorsque nous discutions de la possibilité que je devienne CEO, « j’ai vu ce qu’il s’est passé chez Disney, les gens tournaient en rond toute la journée en se demandant « ce que Walt aurait fait ». » Il m’a jeté un regard intense, et m’a intimé de ne jamais faire ça. De simplement faire les bons choix. Et c’est ce que je fais. Est-ce que cela veut dire que des choses vont être différentes ? Bien sûr ».

De fait, Tim Cook n’a guère tarder à faire évoluer les choses et a imprimé sa marque de PDG fraîchement nommé. Il a notamment remanié récemment certains organigrammes emblématiques de l’ère Steve Jobs. A cet égard, les départs de Pascal Cagni, directeur général et vice-président d’Apple EMEIA et d’Hervé Marchet, directeur d’Apple EMEIA et proche du premier, sont symptomatiques de la reprise en main enclenchée par Cupertino sur ses filiales. Deux évictions d’autant plus significatives que ce tandem était réputé pour être proche de Steve Jobs mais ne plaisait plus selon certains observateurs (4) au nouveau PDG d’Apple allergique à certaines baronnies managériales qui s’étaient constituées au sein de l’entreprise.

Au-delà des traditionnels jeux de chaises musicales lors d’une succession à la tête d’une entreprise, Tim Cook rompt également avec certains dogmes qui régissaient inflexiblement le comportement de Steve Jobs. Le premier d’entre eux est notamment ce superbe isolement légèrement teinté d’arrogance que Steve Jobs ne manquait jamais de manifester à l’égard de ceux qui contestaient ou faisaient part de certaines requêtes ou critiques. Avec Jobs, celles-ci étaient balayées d’un revers de main en quelques phrases lapidaires, voire un silence obstiné comme ce fut le cas lors des crises produits rencontrées avec les explosions d’écran de l’iPhone 3 ou les défaillances techniques de l’antenne de l’iPhone 4.

Steve Jobs était tout aussi intraitable avec ses concurrents. Il était par exemple parti dans une guerre sans merci envers le système d’exploitation Android que Google avant lancé pour contrer le système iOS d’Apple, en déclarant péremptoire en 2010 (5) : « Je vais détruire Android parce que c’est un produit volé ». Interrogé sur ce thème lors de la présentation des résultats du 1er trimestre 2012, Tim Cook s’est nettement dissocié de cette vision belliqueuse (6) : « J’ai toujours détesté les contentieux et je continue de les détester. Nous voulons juste que les gens inventent leurs propres choses (…) Je préférerais grandement régler les litiges que batailler ».

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Par Olivier Cimelière Le blog du Communicant 2.0 / Le Plus, Le Nouvel Observateur

 

Olivier Cimelière

Après avoir été reporter en presse écrite et en radio à la sortie de son école de journalisme (CELSA), Olivier s’est orienté vers la communication d’entreprise au sein de grandes entreprises internationales dans successivement le secteur pharmaceutique (Bœhringer Ingelheim), le secteur alimentaire (Nestlé Waters) et le secteur des technologies de l’information et de la communication (Ericsson & Google). Olivier compte plus de 20 ans d’expérience professionnelle en communication, relations presse et réseaux sociaux. Il anime en outre un blog personnel sur la communication, l’information, la réputation et la distorsion d’image : www.leblogducommunicant2-0.com. Il est l’auteur d’un essai intitulé « Journalistes, nous avons besoin de vous !  »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Probiotiques et obésité : des experts contre-attaquent

Nous assistons ces derniers jours à une multiplication des articles sur un lien supposé entre la consommation de probiotiques et l’obésité, allant jusqu’à une remise en cause de l’intérêt des produits laitiers pour la santé humaine. Des amalgames malheureux et des raccourcis trompeurs sont à l’origine de ces articles. Il est nécessaire et urgent de combattre les fausses rumeurs qui touchent à un champ de recherche aussi prometteur pour la santé humaine.

Depuis plusieurs années, des amalgames sont faits dans les média entre les études chez l’homme et les études chez l’animal, entre les études portant sur des probiotiques utilisés pour améliorer la croissance des animaux d’élevage et celles sur des probiotiques utilisés dans les produits laitiers. Ces amalgames peuvent être compréhensibles au vu de la complexité de la recherche dans ce domaine. Néanmoins, la communauté internationale est catégorique aujourd’hui : rien ne permet de conclure à un lien entre obésité et probiotiques. Les scientifiques internationaux les plus renommés dans ce domaine, regroupés au sein de l’Association Scientifique Internationale pour les Probiotiques et les Prébiotiques (ISAPP), ont conclu à cette absence de lien après une analyse approfondie de la littérature dès 2009.

Analyse critique de l’article paru dans la revue Microbial Pathogenesis, mai 2012 : ne confondons pas « croissance en bonne santé » et « obésité »

L’origine des articles parus ces derniers jours est la parution fin mai d’une méta-analyse  intitulée « Méta-analyse comparative des effets des espèces de lactobacilles sur la prise de poids chez l’homme et l’animal ». Elle a conclu à une association entre la consommation de certaines souches de probiotiques et une prise de poids. La prise de poids ne signifie pas obligatoirement une augmentation de la masse grasse : en particulier chez ces animaux en croissance (poulets, porcs), il s’agit surtout de muscles et d’os, pas de graisse.

En réalité, cette méta-analyse montre que :

  • Certaines souches de Lactobacilles ont des effets anti-obésité, chez des sujets minces ou en surpoids (six études chez l’animal, une étude chez l’homme).
  • Le probiotique L. fermentum, utilisés par des éleveurs de volailles ou autres animaux d’élevage, favorise la croissance des animaux et non l’augmentation de leur masse grasse. Pour rappel, cette espèce probiotique n’est pas présente dans les produits laitiers. Concernant l’espèce L. ingluviei, qui fait l’objet de plusieurs études traitées dans la méta-analyse, elle ne figure pas dans la liste des espèces autorisées en Europe pour l’alimentation animale.
  • Chez l’animal, le probiotique L. acidophilus a des effets différents selon l’espèce à qui il est donné : 4 études sur 11 rapportent un gain de poids (qui correspond, là encore, à une meilleure croissance et non un gain de masse grasse), les 7 autres études ne montrant aucune influence du probiotique sur le gain de poids.
  • Chez l’homme, les 2 seules études considérées dans la méta-analyse suggèrent que le probiotique L. acidophilus a des effets différents selon qu’il est consommé par des adultes ou des nourrissons : chez l’adulte, les variations de poids sont qualifiées de « négligeables » par les auteurs de l’étude. L’étude faite chez le nourrisson, qui date de 1952, comporte trop de biais pour être interprétable, comme l’auteur l’indique lui-même. Conclure des seuls résultats de cette étude que L. acidophilus serait un facteur favorisant l’obésité reviendrait à postuler que l’allaitement maternel favorise l’obésité des enfants…
  • Par ailleurs, les auteurs de la méta-analyse ignorent de nombreuses études portant sur l’impact de L. acidophilus sur le métabolisme humain, qui concluent à l’absence d’effet sur la prise de poids, voire à une perte de poids.

La consommation de laits fermentés et de yaourt ne fait pas grossir

Les études de consommation réalisées par le CCAF (Comportement et Consommation Alimentaire en France) montrent qu’il n’y a aucun lien entre consommation de laits fermentés et surpoids ou obésité. Au contraire, les résultats de ces études suggèrent que les personnes minces (IMC<18,5), consomment davantage de yaourts et de lait fermenté que le reste de la population.

Le yaourt fait l’objet en France d’une définition très précise quant aux bactéries qu’il contient : il s’agit exclusivement des espèces Streptococcus thermophilus et Lactobacillus bulgaricus. Ces bactéries, utilisées depuis des milliers d’années par l’homme dans les processus de fermentation du lait, n’ont jamais été mises en cause par des études scientifiques sur un quelconque lien avec une prise de poids.

Au contraire, des travaux récents montrent un rôle bénéfique des probiotiques sur la prévention de l’obésité :

  • Une étude finlandaise présentée au 17e Congrès Européen sur l’Obésité en mai 2009  montre sur 256 femmes que la prise d’une combinaison de probiotiques pendant la grossesse diminue très significativement l’apparition d’obésité abdominale un an après l’accouchement
  • Une autre étude  montre que les bébés qui possèdent un nombre élevé de bifidobactéries dans leur microbiote intestinal (de la naissance à 12 mois) sont moins nombreux à devenir obèses à l’âge de 7 ans.

Les produits laitiers participent à un meilleur équilibre alimentaire

La consommation de 3 à 4 produits laitiers est un des repères de consommation du Programme National Nutrition Santé. Les produits laitiers fermentés représentent une famille de produits très variés, ancrée dans la culture alimentaire française. Ils regroupent les yaourts, les fromages, les petits suisses… Ils sont une source de plaisir alimentaire importante, tout en apportant des nutriments essentiels à notre santé. Il nous semble important de le rappeler ici, car l’équilibre alimentaire est un facteur majeur de bonne santé tout au long de la vie.
La recherche sur les probiotiques et le microbiote porte de nombreux espoirs pour la santé humaine

Les produits laitiers fermentés comme le yaourt, les fromages ou les laits fermentés contiennent des bactéries aux propriétés bénéfiques utilisées depuis des centaines, voire des milliers d’années. Ces bactéries sont l’objet d’études scientifiques depuis le début du 20ème siècle.
Depuis 20 ans et l’amélioration des techniques de recherche scientifiques, le nombre d’études sur les probiotiques ne cesse d’augmenter. Les études scientifiques sont particulièrement prometteuses sur l’influence positive des probiotiques sur le système immunitaire et le système digestif, et les champs de recherche s’élargissent en permanence.

Nous devons prendre le temps de l’analyse et favoriser le partage de nos questionnements avec nos confrères. La diffusion d’informations alarmistes et erronées, ou au contraire trop élogieuses, peut conduire à des comportements alimentaires à risque, l’éviction ou la surconsommation de catégories d’aliments importants pour notre équilibre, pas seulement sur le plan nutritionnel.

Par Pr Jean-Louis Bresson, Dr. Jean Fioramonti, Dr Gérard Corthier, Dr Robert Ducluzeau

A lire également

Des éoliennes offshore à axe vertical

NORCOWE est un des centres de recherche sur l’énergie respectueuse de l’environnement (FME) [1] mis en place par le Conseil Norvégien de la Recherche (RCN) [2].

Le projet est divisé en deux parties. La première partie, « technologie éolienne offshore et concepts innovants », couvre la période 2011-2012. La deuxième, « éolienne à axe vertical offshore flottante », sera conduite en 2012-2013.

Comme son nom l’indique, le produit final sera une éolienne flottante à axe vertical. L’axe devrait s’élever à 132 mètres au dessus du niveau de la mer et réaliser un tour complet en 28 secondes. « Nous envisageons dans l’avenir la conception d’un produit du même gabarit que le projet Hywind. Nous pensons pouvoir développer une solution moins chère à puissance équivalente. », dit Arnfinn Nergaard [3], professeur à l’UiS.

Hywind [4] est un prototype d’éolienne flottante (à axe horizontal) de 2,3 MW, développé par le groupe Statoil et en test depuis 2009 en Mer du Nord.

Prekubator [5], le bureau de transfert de technologie (TTO) de l’Université de Stavanger, est en charge des tests et de la commercialisation du projet. « Le premier modèle devrait être prêt pour les essais en 2013. Nous avons ciblé dans un premier temps les clients potentiellement intéressés par une turbine individuelle, tels que les plateformes pétrolières et les installations d’aquaculture. A plus long terme, nous envisageons la construction de parcs éoliens, mais cela a peu de chance d’aboutir avant dix ou quinze ans. », dit Simen Malmin [6], chef de projet pour l’innovation et le développement des affaires à Prekubator.

Le financement total du projet atteint aujourd’hui 5,35 millions de couronnes norvégiennes (environ 700.000 euros), fonds attribués par le Conseil Norvégien de la Recherche.


– [1] FME : http://redirectix.bulletins-electroniques.com/s2J8l
– [2] RCN : http://www.forskningsradet.no
– [3] Arnfinn Nergaard : [email protected]
– [4] Hywind : http://redirectix.bulletins-electroniques.com/9NkZ9
– [5] Prekubator : http://prekubatortto.no/english
– [6] Simen Malmin : [email protected]

(Source : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/70315.htm)

Revue du Web #27 : les vidéos de la semaine

Cette semaine dans la revue du Web :

  • La vidéo virale de la semaine : casser un oeuf à 20 mètres de profondeur ;
  • la combustion du lithium, en slow-motion ;
  • une micro-bulle d’air contrôlée au laser ;
  • le gadget (inutile ?) de la semaine : Ascending Aggies, le ninja lent et bruyant
  • enfin, en bonus, une photo au timing parfait d’une abeille perdant son dard.

Casser un oeuf à 20 mètres de profondeur :

Pour débuter cette vingt-septième revue du web, voici la vidéo virale de la semaine : un groupe de plongeurs amateurs se demandant ce qu’il adviendrait d’un oeuf – cru – à 20 mètres de profondeur, s’est donc livré à une expérience amusante. Observant que la coquille de l’oeuf résistait parfaitement aux nouvelles conditions de pression (à savoir : à 20 mètres de profondeur, la pression est de l’ordre de trois atmosphères, trois fois plus qu’en surface au niveau de la mer), l’un des plongeurs casse alors la coquille.
Que voit-on ? Le blanc et le jaune d’oeuf, en dehors de la coquille, restent solidaires, conservant plus ou moins la forme de l’oeuf. Commence alors un jeu rappelant de nombreuses vidéos d’astronautes en impesanteur : les plongeurs jouent avec l’oeuf, le faisant même tournoyer sans qu’il ne s’étale le moins du monde, jusqu’au moment où l’un d’entre eux décide de le faire exploser entre ses deux mains. L’explication est très simple : ce sont bien évidemment les conditions de pression à 20 mètres sous l’eau qui permettent au jaune d’oeuf de garder sa belle forme sphérique, et au blanc de rester solidaire de celui-ci. Les forces exercées à cette profondeur « enveloppent » l’oeuf cru, qui n’a d’autre solution que de maintenir – à peu près – sa forme.

Lithium, combustion au ralenti :

Métal alcalin de numéro atomique 3, le lithium, originellement de couleur blanc argenté mais virant au noir au contact de l’air , est notamment connu pour son utilisation dans les batteries au lithium, en tant qu’anode grâce à son très grand potentiel électrochimique. Il est le seul métal alcalin pouvant être manipulé à l’air libre sans danger, alors que les autres s’oxydent avec le plus souvent inflammation.

La vidéo suivante est un petit bijou : la combustion du lithium, ralentie une dizaine de fois (filmée à 300 images par seconde), nous permet de voir le métal passer par différentes phases, toutes plus impressionnantes les unes que les autres. Lorsque le lithium est placé au-dessus d’une flamme, cette dernière se teinte d’un rouge profond alors que lorsqu’il commence à brûler, la flamme prend des reflets d’un blanc irridescent comme le magnésium. La combustion du lithium est très exothermique, et produit de l’oxyde de lithium. Le produit de la réaction, à la fin de la vidéo, a la forme de méristèmes de choux-fleurs. La réaction :
4 Li + O2 → 2 Li2O

Micro-bulle d’air contrôlée au laser :

Intéressante découverte d’un groupe de chercheurs de l’université de Hawaii, à Manoa, affiliés au laboratoire de recherche en micro-fluides : à l’aide d’un guidage laser, les scientifiques sont parvenus à contrôler le mouvement d’une micro-bulle d’air dans une solution d’eau salée, s’en servant de micro-robot obéissant au doigt et à l’oeil. La bulle d’air suit très fidèlement la position du laser, laissant entrevoir à l’équipe américaine un certain nombre d’applications.

En effet, cette bulle peut par exemple aider à déplacer des éléments à l’échelle cellulaire, poussant des cellules vivantes avec une facilité déconcertante. La deuxième partie de la vidéo démontre, à l’aide de blocs d’hydrogel ayant la forme de pièces de puzzle, l’extrême précision atteinte par ce système.

Le gadget (inutile ?) de la semaine : Ascending Aggies, ou comment essayer d’imiter un ninja… lent et bruyant

Un groupe d’étudiants ingénieurs de l’Université d’Utah a répondu à l’appel lancé par l’US Air Force à dix-sept des plus grandes universités américaines de manière ingénieuse et… particulièrement bruyante. La célèbre branche aérienne des forces armées des États-Unis a demandé aux aspirants ingénieurs de concevoir un système permettant à un groupe de quatre agents des unités spéciales d’éscalader la façade d’un bâtiment sans grapin et dans des conditions diverses et particulières. Autre point du cahier des charges : le poids du dispositif ne doit pas dépasser les dix kilogrammes, avec un objectif annoncé de moins de trois kilos.Responsables du seul dispositif ayant véritablement fonctionné, les « Ascending Aggies » comme ils se sont baptisés, ont remporté le premier prix decerné par le laboratoire de recherche de l’US Air Force.

S’inspirant tout simplement du principe de l’aspirateur-ventouse, la succion générée par les deux pads rend possible – mais malaisée et bruyante – l’ascension du mur par la jeune étudiante. Chacun des pads délivre 4,5 psi (livres par pouce carré), pression sensiblement plus élevée qu’un aspirateur classique.

Un procédé déjà vu à maintes reprises, et probablement inspiré par la seconde vidéo, épisode de la fameuse série scientifique « Bang goes the theory » créée par la BBC.

Bonus : la mort programme d’une abeille 

En bonus, voici une photo au timing parfait, prise par Kathy Keatley Garvey de l’Université de Californie à Davis. On y voit une abeille perdre son dard après la piqûre d’un bras humain, entrainant dans son sillage une partie des organes internes de l’insecte.
L’abeille est un insecte généralement inoffensif, mais qui peut défendre farouchement son nid et les routes aériennes qu’elle emprunte.

Lorsqu’elle se sent menacée, elle se sert de son dard pour injecter du venin, mais son dard est dentelé et reste ainsi fiché dans la peau de l’agresseur. Il est arraché de l’abdomen lorsque l’abeille s’éloigne, entrainant à sa suite une partie des organes internes de celle-ci, ainsi que son sac à venin qui, à cause des contractions réflexes des muscles arrachés (durant jusqu’à trente secondes), continue de se vider.

Par Moonzur Rahman, journaliste scientifique

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Co-Pilot, un portail collaboratif pour piloter et animer les systèmes de management

La société VA, PME toulousaine spécialisée dans l’édition de plate-forme logicielle, a identifié un certain nombre de problématiques rencontrées par les responsables des systèmes de management dans les PME, parmi lesquelles :

  • des difficultés pour trouver l’information dans une arborescence par répertoires, sous-répertoires, etc. ;
  • des outils « maison », Word, Access, Excel, incompatibles ou non interfaçables avec les progiciels de gestion intégrée (Sage, CGID, etc…) ;
  • des limites dans la gestion et le classement des mails ;
  • des non-conformités et actions d’amélioration qui ne sont pas suivies ni valorisées ;
  • des indicateurs difficiles à suivre et souvent non pertinents ;
  • Etc…

La solution est donc de structurer l’information pour mieux la piloter. Pour faire, la mise en place d’un portail collaboratif, en mode web 2.0, permet d’assurer quatre fonctions principales :

  1. La communication : les outils de communication facilitent la circulation organisée des diverses informations en interne entre les différents acteurs et/ou en externe avec plusieurs partenaires. Exemples : visio-conférence, web-conférence, tableau blanc, messagerie électronique, forum, etc…
  2. La coordination : les outils de coordination permettent la gestion des actions et des ressources autour d’un projet. Exemples : outils de workflow, outils de gestion de projet, outils de suivi des plans d’actions, etc…
  3. La gestion de contenu permet de classer la documentation, de concevoir des contenus tout en maîtrisant les accès et la diffusion. Exemples : GED, flux RSS, wiki, etc…
  4. Le pilotage : les tableaux de bord et les indicateurs de performance sont actualisés en temps réel optimisant ainsi le pilotage des processus.

Quels sont les avantages d’une telle démarche ?

Un portail collaboratif permet l’amélioration du travail collaboratif et la transmission des connaissances pour une organisation plus productive et performante. Les principaux atouts d’un tel outil sont de :

  • Mettre en lumière et faciliter la participation de chaque communauté de métiers.
  • Simplifier la recherche d’information et d’expertise.
  • Capitaliser les informations et les savoir-faire.
  • Centraliser toutes les données dans une seule base de connaissances.
  • Fédérer les équipes/communautés pour faire progresser l’entreprise dans une démarche commune.

La solution VA Co-Pilot

Les consultants VA, forts de 20 ans d’expérience, ont su décrypter ces attentes et problématiques. Cette PME toulousaine a donc fait le choix de développer des progiciels en mode web 2.0 autour des expertises Finance, Qualité et RH.

L’analyse du marché et des différents produits a amené le dirigeant de VA, Patrick Gagnol, à opter pour un des portails collaboratifs les plus utilisés dans le monde, modulable en fonction des besoins de chaque société : Microsoft SharePoint.

Construit sur cette application web éprouvée, Co-Pilot, solution de pilotage d’entreprise, est un progiciel modulaire intégrant un module de base composé d’un portail collaboratif et d’une fonction GED performante, plusieurs Applications métiers dont le module Qualité et différents Outils.

Ainsi, l’ensemble des acteurs de la démarche qualité a accès à l’ensemble des informations nécessaires pour piloter efficacement sa démarche (actions d’amélioration, suivi des non-conformités et des réclamations clients, gestion de documents, suivi des indicateurs de pilotage., etc…).

La solution VA Co-Pilot en images

 

Par Jérémy Cicéro, responsable et auteur du Qualiblog

 

Jérémy CICÉRO

Jérémy Cicéro est consultant, formateur, et auditeur ICA pour le Qualipole Languedoc-Roussillon. Il est aussi formateur pour le Laboratoire National de Métrologie et d’Essai (LNE).

Ancien commercial puis responsable qualité dans les poids et mesures, il accompagne depuis plusieurs années les TPE et PME de la région Languedoc-Roussillon (tous secteurs d’activités) pour la mise en place et l’amélioration de leurs systèmes de management.

Il intervient également comme expert qualité sur le site Manager-Go! en répondant aux questions des internautes soucieux de comprendre les mécanismes de la qualité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour aller plus loin :

Découvrez les fiches pratiques Techniques de l’Ingénieur :

Efficacité énergétique : les professionnels sont mitigés

Les discussions entre le Parlement, le Conseil et la Commission ont abouti à l’adoption d’une proposition de directive sur l’efficacité énergétique dans la nuit du 14 au 15 juin.

Réduire de 20% la consommation d’énergie d’ici 2020

L’objectif pour l’UE est toujours de réduire de 20% d’ici 2020 la consommation d’énergie. Pour l’organisation de défense de l’environnement WWF Europe, les « Etats ont vidé de leur substance les propositions de la Commission, et surtout celles du Parlement ». « L’accord ne reflète ni l’urgence, ni l’ambition nécessaire pour que l’UE aille dans la bonne direction d’ici 2020, estime Arianna Vitali, chargée de l’énergie au sein de l’organisation. Les Etats doivent se réveiller et réaliser que cet accord est juste un petit pas dans la création d’une efficacité énergétique robuste dont nous avons besoin pour le futur. » Dans un communiqué de presse commun six ONG dont le réseau Action Climat France, dénoncent « les offensives des Etats » et affirment que le texte « a été affaibli à tel point que les mesures prévues dans la directive ne permettront d’atteindre qu’un objectif de 15% d’efficacité énergétique en 2020 ».

Même constat pour l’eurodéputé Claude Turmes, qui a conduit les négociations au nom du Parlement européen. Tout en reconnaissant que « la législation comprend un certain nombre de mesures cruciales qui engendreront de véritables économies d’énergie », l’eurodéputé Vert déclare que « les gouvernements européens, notamment les gouvernements allemand et britannique, n’étaient pas prêts à accepter des mesures plus ambitieuses qui auraient permis d’atteindre l’objectif de -20% dans sa totalité ». Le Parti populaire européen au Parlement se félicite d’une « solution pragmatique » qui laisse aux Etats le choix de « mesures individuelles sur le terrain » pour atteindre les objectif prévus. Les socialistes et démocrates (S&D) au Parlement ont conclu sur le même ton dans un communiqué intitulé « Meilleur accord possible »:

« Nous voulions aller beaucoup plus loin mais au cours des dernières semaines, le Conseil faisait reculer les négociations au lieu de leur permettre d’avancer. Nous avons donc accepté ce compromis comme seul scénario réel permettant d’améliorer dans un avenir proche l’efficacité énergétique, » explique Britta Thomsen négociatrice S&D. La ministre de l’Ecologie française, Nicole Bricq, estime au contraire que le texte permet à l’UE de se doter « d’un cadre communautaire pour atteindre l’objectif de 20 % d’économies d’énergie en 2020 ». Pour la commissaire au Climat Connie Hedegaard, l’accord trouvé est un pas important vers des efforts pour protéger le climat. Même si la Commission aurait voulu « aller plus loin ».

  • Rénover 3% des bâtiments publics

Selon la directive, les Etats devront rénover chaque année 3 % des bâtiments appartenant à l’administration centrale et occupés par celle-ci » (départements administratifs dont les responsabilités couvrent l’ensemble du territoire d’un État membre). Les propositions initiales imposaient une rénovation de tous les bâtiments publics. Le WWF regrette ce changement. « Les rénovations des bâtiments sont particulièrement peu ambitieuses par rapport aux grandes économies qui pourraient être réalisées dans ce secteur », indique le communiqué. Dans le même sens, les socialistes et démocrates au Parlement estiment cette mesure regrettable. Selon eux, elle aurait dû être « obligatoire », et non « volontaire ».

Pour l’Union sociale pour l’habitat, une organisation représentative du secteur français des habitations à loyer modérés, cette mesure aurait été coûteuse pour les organismes de logement social qui sont considérés comme des bâtiments publics. Laurent Ghekiere, chef de mission Affaires européennes de l’organisation, explique dans un communiqué que les logements sociaux restent des entités économiques indépendantes, disposant de participations privées mais n’ayant pas le droit de disposer de l’impôt, contrairement aux autorités publiques. « Imposer une obligation légale de rénovation thermique annuelle de 3% aux organismes de logements sociaux sans mettre sur la table les financements et les compensations nécessaires, n’était tout simplement pas responsable ».

  • 1,5% de réduction des ventes d’énergie

La proposition initiale de la Commission imposait aux entreprises énergétiques de réduire d’au moins 1,5 % par an leurs ventes aux consommateurs industriels et particuliers (en dehors des transports). Les États ont toutefois obtenu qu’un quart de ce pourcentage puisse être atteint via une série de mesures dérogatoires. Pour la fédération des petites et moyennes entreprises européennes (UEAPME), cette mesure est nuisible aux petites et moyennes entreprises. « L’accord laisse les Etats membres libres de décider quels fournisseurs d’énergie ou quels détaillants devront économiser 1,5% de leurs ventes annuelles d’énergie à leurs clients finaux tandis que les petites entreprises dans le domaine étaient exemptées de cette mesure dans le texte original, explique Guido Lena, responsable du développement durable. Cela mettra des barrières pour les petits acteurs pour entrer sur le marché et survivre dans cette arène compétitive. »

  • Audits énergétique

Toutes les grandes entreprises devront enfin faire l’objet d’un audit énergétique. Ils devront débuter dans un délai de trois ans après l’entrée en vigueur de la directive et être effectués tous les quatre ans par des experts qualifiés et agréés. Pour les socialistes-démocrates, cette mesure fait partie des « bons éléments ». L’UEAPME se félicite, elle, que des mesures aient été prises pour que les audits énergétiques des PME ne soient pas à leur charge.

Par Ann-Laure Bourgeois

 

Source : EurActiv

My Plug : une prise intelligente pour communiquer avec les équipements domestiques

My Plug (Ma Prise) est une prise électrique intelligente permettant de piloter à distance ses appareils domestiques, où que l’on soit. Dotée d’une carte SIM et de son propre numéro de téléphone, My Plug répond à des ordres reçus par SMS à partir de n’importe quel portable.

My Plug dispose bien sûr d’un vocabulaire assez limité, mais il suffit de lui envoyer un SMS  choisi dans ce dernier pour déclencher l’action : ON ou OFF pour allumer et éteindre un appareil électrique, mais aussi ETAT pour savoir si l’appareil est en marche ou non, et CONSO pour connaitre la consommation électrique des équipements branchés sur les dernières 24 heures. Il répond au total à 5 SMS, le plus important à retenir étant MEMO, car il récapitule tous les SMS à connaître. Et My Plug est capable de répondre en envoyant des SMS sur le(s) portable(s) qu’on lui aura déclaré(s). Il peut en effet être utilisé par 8 personnes maximum.

Mieux, en cas de coupure d’électricité, My Plug le signale immédiatement par SMS : « Alerte coupure de courant », et renouvelle l’envoi toutes les trente minutes. Il prévient aussi lorsque le courant est rétabli. Orange fournit le dispositif avec un porte-clés qui communique avec lui : un bon moyen pour savoir si la personne à qui on a remis les clés est à domicile ou pas, car il détecte sa présence ou son absence.

Commercialisé 79,99 €, ce pack a surtout l’avantage de ne demander aucune installation spécifique pour piloter des appareils à distance, ni d’abonnement spécifique. La seule limite est de disposer d’une couverture mobile Orange sur le lieu d’installation. D’autre part, le petit service CONSO est une bonne idée : il permet de réfléchir à sa consommation d’électricité, premier pas pour la maîtriser, en donnant une indication sur l’énergie nécessaire pour 24 heures de fonctionnement de l’appareil.

(Source : Orange)

Par Claudine / blog EcoCO2

 

EcoCO2

La réduction des émissions de gaz à effet de serre est un enjeu planétaire. Certes, mais pourquoi ? Comment puis-je y contribuer à mon niveau ? D’ailleurs quelle est mon empreinte carbone ? Mes consommations d’énergie sont-elles normales ?

Par une approche pédagogique et participative, Eco CO2 fournit des clés pour progresser : un portail et une lettre d’informations pour découvrir les actions de ceux qui agissent déjà ; des outils simples pour comprendre, évaluer, mesurer ; un blog pour partager nos bonnes pratiques ; une boutique pour trouver des solutions aidant à comprendre et maîtriser ses consommations d’énergie et son empreinte carbone.
 

Play and Connect : la raquette de tennis du futur ?

Après les chaussures de football intelligentes, c’est au tour du tennis d’intégrer la high-tech dans sa panoplie d’équipement. Alors que son aspect extérieur ne permet pas de la différencier d’une raquette classique, le manche de la raquette Play and Connect est quant à lui truffé de capteurs. Les sensations de jeu restent ainsi les-mêmes.

La Play and Connect permet au joueur de mesurer en continu la puissance de ses frappes, d’analyser le type de ses coups, les effets de balles et le centrage sur le tamis. Les données sont ensuite transmises via Bluetooth en temps réel vers un ordinateur, une tablette ou un smartphone pour y être décryptées. Selon Éric Babolat, arrière-arrière petit-fils du père fondateur de la société, ces informations servent à la progression des joueurs. Elles peuvent également être comparées et échangées entre passionnés. Munis de ces précieux renseignements, les joueurs vont-ils se passer d’entraîneur ?

La commercialisation devrait avoir lieu courant 2013 après qu’une centaine de joueurs professionnels l’ait testée. Le prix, sans être encore défini, se veut accessible à un public intéressé par les raquettes expertes classiques. Il pourrait donc se situer entre 200 et 300 euros.

Par Sébastien Tribot, journaliste scientifique

Coups de pied aux cultes du management

Drôle, parfois corrosif, Coups de pied aux cultes du management n’est pas un manuel de management traditionnel. Il innove pour mettre en garde les managers, les managés, les chefs d’entreprises et même les étudiants sur les dérives du management. Bref, un livre à mettre entre toutes les mains.     

« La loi du mâle dominant », « le roi des animaux », « charisme chic et toc », « prise de tête », « un petit tas de crottes »…Voici quelques chapitres de Coups de pied aux cultes du management. L’auteur ne mâche pas ses mots et c’est ce qui rend son livre si intelligible.

Le livre se compose de dix-sept chapitres. Chacun correspond à un mythe managérial qui affecte tout particulièrement les nouveaux promus et étouffe au quotidien le management de proximité. Pour y échapper, Daniel Feisthammel décortique ces situations en différentes phases :

  • Intox – analyse et origines de la situation ;
  • Désintox – présentation des éléments qui discréditent la situation ;
  • Eclairage – outils d’analyse et explications ;
  • Invitation – conseils d’attitude pour un management efficace dans ce type de situation ;
  • Repères – tableaux permettant au lecteur d’évaluer l’influence que la situation a sur lui.

Une analyse claire et approfondie qui révèlera aux lecteurs les dessous d’un management qui marche vraiment.

 

Coups de pied aux cultes du management, Antidotes aux croyances nocives sur l’exercice de l’autorité

Daniel Feisthammel

Ed. Afnor, 2012, 336 pages

Daniel Feisthammel, cofondateur du cabinet AxCiome C, est conseil et formateur en management depuis plus de vingt ans. Il développe des outils et intervient dans des organisations de toutes natures, de tous milieux et de toutes tailles. Plus récemment, il a infléchi son activité vers le conseil en stratégie et en gouvernance. Il a déjà publié plusieurs ouvrages sur les comportements professionnels, la formation et les compétences, le pilotage de la performance, les conduites de management et l’autorité.

 

Pour aller plus loin :

Participez à la formation Techniques de l’Ingénieur : INGÉNIEUR MANAGER

 

 

 

 

Publié par Carole Hamon

Croissance économique, Innovation et Recherche-Développement des entreprises : des liens complexes qui méritent d’être explicités

Quels bilans peut-on dresser en termes de croissance future, des programmes d’investissement déjà engagés en faveur de la RD et de l’Innovation ?

A titre de comparaison, quels sont les efforts réalisés par les Etats-Unis d’Amérique dans ce domaine ? (Etape 1)

Quels enseignements peut-on tirer de ces expériences passées ? Que conseillent de faire les Sciences Economiques en matière de nouvelle politique de Croissance ? (Etape 2)

Autant de questions auxquelles nous allons répondre avec pour objectif de mettre en perspective la question de la RD des entreprises avec les enjeux de la Croissance et de l’Innovation. Ce recul macroéconomique peut être utile avant que vous n’abordiez d’autres fiches, davantage centrées sur le processus de RD et de production des connaissances au sein des entreprises.

Malgré des efforts récents sur lesquels nous allons revenir en détails, les prévisions de croissance économique s’assombrissent de nouveau pour l’Europe et la France : le PIB de la zone euro se contracterait légèrement en 2012 (-0,2 %) puis progresserait faiblement en 2013 (+1,2 %), alors que la France résisterait à peine mieux (0,6 % en 2012 et 1,4 % en 2013). Or, c’est bien connu, le retour d’une croissance pérenne aurait de multiples avantages. Il viendrait soutenir l’emploi, alors que le taux de chômage risque, d’après l’OCDE, de dépasser en 2013  les 10% en France comme dans la zone euro.

Il permettrait également d’enclencher un désendettement, alors que cette dernière s’enlise dans la crise des dettes souveraine avec, toujours selon l’OCDE, un taux d’endettement (engagements financiers bruts des administrations publiques) qui frôle les 98 % du PIB. Il faciliterait enfin la mise en œuvre d’efforts bienvenus en matière énergétiques et climatiques, objectifs, absolument cruciaux à moyen-terme tant sur le plan économique qu’en terme de bien-être, que l’Union européenne s’est fixée en 2008 avec le paquet énergie-climat. Il est urgent de créer les conditions, qui ne sont pas réunies aujourd’hui en France notamment, permettant aux entreprises de produire les connaissances, sources des innovations futures et moteurs de la croissance.

Quels bilans peut-on dresser en termes de croissance future, des programmes d’investissement déjà engagés en France et en Europe ? 

A titre de comparaison, quels sont les efforts réalisés par les Etats-Unis d’Amérique en faveur de la RD et de l’innovation ? En 2011, le budget des Etats-Unis d’Amérique fit la part belle à l’éducation et la recherche, alors que l’ensemble des autres dépenses subissaient un gel (hors sécurité nationale). Cet effort portait principalement sur l’éducation dans le supérieur (universités) où les bourses d’études et de doctorat notamment augmentèrent très fortement dans le but d’atteindre deux objectifs : à court terme, en rallongeant la durée des études, on évitait que de jeunes travailleurs ne se retrouvent sur un marché du travail encore largement déprimé et, à plus long terme, en augmentant fortement la qualification des jeunes américains, on parie sur les réussites et les innovations de futurs créateurs.

Fiches pratiques : Déployer l’innovation à 360°

En tant qu’ingénieur, vous êtes, de par votre formation, bien préparé à appréhender les technologies émergentes, à travailler sur les projets de R&D et sur le développement de nouveaux produits, et à savoir effectuer des compromis technico-économiques. Vous savez inventer à partir de feuilles de routes bien délimitées, transmises par la direction ou le marketing.

Ces schémas ne tiennent plus ! Il est devenu vital pour les entreprises de savoir innover de manière rapide et systématique. La méthode, le processus, l’outil ou l’organisation, la culture et la motivation sont les briques indispensables à ce nouveau savoir-faire de l’innovation. Autant de notions familières à l’ingénieur qui vous propulsent au cœur du dispositif d’innovation des entreprises.

EN SAVOIR PLUS

En pleine crise, le fait que ce budget ait augmenté de plus de 30 % (par rapport à 2010) reflétait clairement (et aujourd’hui encore) la conviction américaine selon laquelle l’éducation et l’innovation sont les principaux moteurs de son économie et de sa croissance à long terme. Cette conviction est validée par les travaux des économistes de la croissance et de l’innovation.

Pourtant, et au contraire des Etats-Unis, l’Europe ne fournit pas encore autant d’effort en matière d’éducation supérieure, alors que l’enjeu pour elle est identique et consiste à élever son niveau de capital humain, afin d’être capable d’offrir la population qualifiée nécessaire aux entreprises, pour mener à bien des programmes de RD ambitieux. Le lien entre éducation et progrès technique réside en partie dans le fait que le niveau d’éducation affecte la croissance de long terme à travers un effet sur la vitesse d’adaptation aux changements technologiques.

Au moment où le débat sur le soutien de la croissance fait un retour remarqué en France, il est bon de rappeler ici que des efforts budgétaires avaient déjà été engagés en matière d’investissements d’avenir et de soutien de l’innovation dès 2007. Pour rappel, ces efforts ont porté principalement sur l’enseignement supérieur et la recherche, et ont été complétés par un grand emprunt national, en 2010, de 22 milliards d’euros. La création de grands campus d’écoles et d’universités qui, à terme, regrouperont un grand nombre de chercheurs et d’étudiants (favorisant une émulation forte) ainsi que de nouvelles structures de partenariats public-privé (instituts de recherche technologique…) sont toujours en cours de financement.

Bien entendu les effets positifs de ces mesures ne sont pas immédiats… mais le retard de la France est trop profond pour être optimiste. Pour preuves : la France investit aujourd’hui environ deux fois moins dans la formation de ses étudiants que les Etats-Unis, avec 11 000 euros par an et par étudiant, et reste bloquée, depuis une décennie déjà, autour des 2 % de PIB investis en recherche-développement (RD) contre déjà plus de 3 % outre atlantique. Au final, la stratégie de Lisbonne de 2000 qui consistait à atteindre les fameux 3 % de R-D dès 2010, pour chaque Etat membre de l’Union, a du être repoussé à l’horizon 2020, sans que toutes les raisons de ce raté n’aient été clairement tirées (la crise économique étant loin d’être le seul responsable).

Par ailleurs, force est de préciser que les deux-tiers de cet objectif devaient être rempli par les entreprises privées (et le restant par les Etats européens), dans lesquelles le nombre de chercheurs y est deux fois plus faible qu’aux Etats-Unis ou au Japon, avec seulement un peu plus de 3 chercheurs pour 1 000 emplois en Europe, contre plus de 7 dans les deux autres pays !

Faute de fournir autant d’effort dans les domaines de l’enseignement supérieur et de la RD des entreprises, la France et L’Europe risque donc de subir une croissance molle dans les années à venir, voire un décrochage économique à long terme par rapport aux Etats-Unis.

Quels enseignements peut-on tirer de ces expériences en matière de nouvelle politique de croissance ? Quels conseils tirer des travaux en Sciences Economiques dans ce domaine ?

De façon précise, Enseignement supérieur et Innovations des entreprises de petite taille sont deux compléments indispensables pour sortir la France d’une croissance molle. Les liens sont en effet étroits entre la croissance, la RD des entreprises et l’enseignement supérieur, et cela principalement à travers les notions d’innovations radicales et d’innovations incrémentales. Les premières modifient profondément les conditions d’utilisation de la technologie et, de ce fait, s’accompagnent d’un bouleversement technologique (passage du téléphone à internet par exemple) ; alors que les secondes, plus modestes et graduelles, regroupent les améliorations de techniques ou de produits déjà existants. Or ces deux types d’innovations n’ont pas les mêmes effets sur les taux de croissance.

Les innovations radicales renforcent la croissance de long terme. Les innovations incrémentales permettent quant à elles un rattrapage économique, à l’image de ce que fit l’Europe, sur la période 1945-1970, pour rattraper son retard de productivité par rapport aux Etats-Unis, grâce à un effort important dans l’enseignement primaire et secondaire, et dans des secteurs programmés et centralisés (énergie, transport…). Désormais, le renforcement du potentiel de croissance de la France nécessite de promouvoir à la fois l’innovation des entreprises et l’enseignement supérieur, pour sortir d’un développement jusqu’à présent trop basé sur les innovations incrémentales.

La capacité à produire des innovations radicales repose donc, au final, sur des Institutions qui ne sont pas les mêmes que celles ayant soutenu le développement des innovations incrémentales, lesquelles sont notamment favorisées par des investissements de long terme dans des entreprises de grande taille. Au contraire, l’innovation radicale requiert plus d’initiatives individuelles et de prise de risque que souvent seules les entreprises de petite taille (start-up, PME, entreprises de tailles intermédiaires…) sont capables de réaliser. L’innovation radicale exige aussi des ruptures techniques qui découlent généralement de travaux de recherche « pionniers » issus des universités.

Au regard de ce qui précède quelques conclusions en matière de politique économique peuvent être mise en avant.

Tout d’abord, un constat s’impose à propos du tissu industriel de la France, archétype du pays centralisé : il est constitué de grands et anciens groupes qui ont fait sa réussite par le passé. La France a désormais besoin d’entreprises plus réactives et innovantes dans une multitude de secteurs (numérique, santé, efficacité énergétique, hybridation des technologies…).

Ensuite, il apparait urgent, au moment où la discussion sur la croissance et le redressement productif bat son plein en France et en Europe, que l’environnement de ces entreprises évolue favorablement : par exemple qu’elles obtiennent enfin un accès bien réel au capital-risque, et qu’elles soient impliquées totalement dans les dispositifs d’investissements en RD déjà existants ou à venir.

Autant de points, pourtant essentiels, que le premier bilan du grand emprunt esquissé l’été dernier (conférence de l’Elysée du 27 juin 2011) laisse encore en suspens.

Par Pascal Da Costa

 

L’auteur

Diplômé du magistère d’économie de Paris 1 Panthéon-Sorbonne – ENS Ulm – EHESS et docteur en économie de Paris 1, Pascal da Costa est enseignant-chercheur et responsable des cours d’Économie à l’Ecole Centrale Paris. Ses travaux de recherche portant sur l’innovation, l’environnement et l’énergie, visent à déterminer les sentiers de croissance durable de nos économies, lesquels se fondent notamment sur des ruptures fiscales et technologiques.
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fiches pratiques : Déployer l’innovation à 360°

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L’AIE fait sa révolution énergétique

L’Agence Internationale de l’Energie a publié le 11 juin le résumé pour décideurs du rapport Energy Technology Perspectives 2012. Pathways to a Clean Energy System  (ETP 2012).  Un panel de nouvelles technologies est prêt pour transformer le système énergétique mondial, offrant la perspective de favoriser la sécurité énergétique, de générer d’énormes retours sur investissement, ainsi que de réduire les impacts environnementaux, affirment les experts de l’Agence.

Investir 36 trillions de dollars pour économiser 100 trillions

La révolution énergétique n’ira pas sans investissements massifs, mais les bénéfices à long-terme dépassent très largement les coûts initiaux. Message-phare d’ETP 2012 : « Investir dans l’énergie propre, cela a du sens sur le plan économique ».  Un investissement de 36 000 milliards de dollars est nécessaire d’ici 2050 pour transformer en profondeur le système énergétique. C’est équivalent à 130 dollars par personne et par an affirment les experts (8 euros et demi par personne et par mois). Mais « Investir, ce n’est pas la même chose que dépenser » insistent-ils. Les 36 000 milliards investis permettront d’économiser 100 000 milliards de dollars (voir même 150 000 milliards selon les hypothèses retenues) du fait de la réduction du recours aux combustibles fossiles : charbon, pétrole et gaz naturel. Les bénéfices de ce plan sont donc colossaux : pour un euro investi, ce sont 3 euros d’économisés. Avec à la clé une baisse des émissions de CO2 compatible avec les recommandations des experts du climat.

« Quand les gouvernements vont-ils se réveiller ? »

La directrice de l’AIE, Maria van der Hoeven, a souligné qu’alors que, du fait de la crise économique  « nos efforts pour accomplir la transformation du système énergétique vers les énergies propres marquent le coup, je veux souligner l’énorme opportunité qu’il y a devant nous. » Et elle lance sans ambages un appel: « Maintenant que nous avons identifié les solutions et les nombreux bénéfices, quand les gouvernements vont-ils se réveiller et prendre conscience du danger de l’attitude contemplative, et adopter des politiques qui permettront de changer radicalement notre système énergétique ? Ne rien faire de plus, c’est dénier à nos sociétés le bien-être qu’elles méritent »

Découpler PIB et consommation d’énergie

L’intensité énergétique (énergie consommée par point de PIB) a diminué de 1,2% par an ces 40 dernières années. C’est insuffisant. En passant à 2,4% par an dans les 4 décennies à venir, alors cela conduira à une baisse de deux tiers de l’intensité énergétique d’ici 2050. Et c’est sur cette base que les experts ont construit leur scénario « D2S » (2°C) compatible avec le niveau de réduction des émissions de CO2 recommandé par le GIEC. Le découplage PIB / consommation d’énergie joue donc un rôle très important dans ce scénario. Les mesures en faveur de l’efficacité énergétique sont « presque toujours économiquement compétitives dans le long-terme, aident à réduire les émissions et contribuent à la sécurité énergétique ». L’énorme gisement que représente l’efficacité énergétique reste cependant sous-exploité, déplorent les experts. Ils invitent les gouvernements à mettre en place des mécanismes d’incitations financières qui « seront essentiels pour déverrouiller l’énorme potentiel de l’efficacité énergétique et permettent des investissements privés à grande échelle » 

L’électricité, cœur du système énergétique de demain

Les bénéfices d’une électricité à bas carbone vont au-delà du seul secteur de l’électricité, et concernent l’ensemble du système énergétique. L’électricité bas carbone a en effet le potentiel de réduire les émissions de gaz à effet de serre de l’industrie, des bâtiments (chauffage) et des transports. Par exemple, dans le cadre du scénario D2S « 90% des véhicules du parc automobile mondial de 2050 seront équipées de moteurs électriques », dont l’efficacité énergétique est très supérieure à celle des moteurs thermiques : un véhicule électrique consomme 4 fois moins d’énergie pour faire un kilomètre que son équivalent thermique.

Les énergies renouvelables domineront largement le mix électrique de 2050

 « L’électricité bas carbone est au cœur du système énergétique durable ». Les experts affirment que l’intensité carbone du kWh électrique  (masse de CO2 émise par unité d’électricité générée) peut être réduite de 80% d’ici 2050 grâce aux technologies bas-carbone. Et « les énergies renouvelables joueront un rôle crucial à ce sujet ».

Alors que la production électrique va doubler d’ici 2050, la part des énergies renouvelables passera de 19% aujourd’hui à 57% en 2050 dans le scénario D2S. Il s’agit principalement de l’éolien, du solaire et de l’hydro, avec les plus forts taux de croissance pour les deux premiers.  La part des énergies renouvelables sera de plus de trois fois supérieure à celle du nucléaire. Les fossiles (avec séquestration du carbone) combleront le quart restant. Cela correspond en valeurs absolues, à un accroissement des énergies renouvelables d’un facteur 6.

L’éolien et le solaire, à eux seuls, dépasseront d’environ 50% la part du nucléaire. « Intégrer une part beaucoup plus grande d’énergies renouvelables fluctuantes est possible » affirment les experts. En 2050, la part des énergies renouvelables variables (éolien et solaire) atteindra « entre 20% et 60% du mix électrique », selon les régions du monde.  Cependant, des goulots d’étranglement, empêchant une circulation optimale de l’électricité existent aujourd’hui dans les réseaux de plusieurs pays, comme par exemple l’Allemagne, Chine, Japon. Il est donc nécessaire d’investir dans les réseaux électriques.

Les experts constatent que « les énergies renouvelables sont dès aujourd’hui compétitives dans de nombreux marchés » ajoutant qu’elles «  vont prendre une part croissance dans la production électrique dans les années à venir ». Une analyse parfaitement en phase avec celle de l’IRENA (Agence Internationale des Energies Renouvelables, indépendante de l’AIE), qui vient elle aussi de publier une série de rapports à ce sujet.

La gestion de la demande, un levier majeur de flexibilité

Des réseaux électriques plus puissants et plus intelligents permettront une optimisation de la gestion de la demande (« demand response », dans le jargon des experts).

Une meilleure utilisation des technologies de chauffage a par exemple le potentiel de réduire de 25% le pic de demande électrique lié au chauffage d’ici 2050, ce qui permet d’éviter de recourir à de coûteux moyens de gestion de pointe. Une approche qui serait particulièrement pertinente en France, pays où la demande électrique est très thermosensible.

Autre exemple, l’approche « Grid-2-Véhicule » permet la recharge intelligente des véhicules électriques quand l’électricité éolienne et solaire sont abondantes, et au contraire la fourniture d’électricité au réseau par les batteries des véhicules électriques stationnés durant les périodes de pointe (« Véhicule-2-Grid »).

« En réalité, la gestion de la demande peut techniquement délivrer toute la flexibilité nécessaire » pour assurer l’équilibre du réseau électrique estiment les experts.   Les investissements dans les réseaux intelligents sont de plus très pertinents sur le plan économique : investir 1000 milliards d’euro dans les Smart-Grids permet d’envisager un retour sur investissement de 4000 milliards euros. 

S’équipant de panneaux solaires ou de micro-éoliennes, les consommateurs, devenus producteurs décentralisés, vont pouvoir participer au lissage du système électrique à travers la modulation de la demande et le stockage de l’énergie. « Permettre et encourager les technologies et les comportements qui optimisent l’ensemble du système énergétique peut génèrer d’énormes bénéfices économiques ». Il ne s’agit pas d’un changement de comportement s’inscrivant dans une logique punitive et régressive, mais au contraire de consommer l’énergie de manière éco-intelligente, à niveau de confort égal, ceci tout en économisant de l’argent. S’équiper par exemple d’un dispositif permettant la mise en marche de sa machine à laver ou la recharge de son véhicule électrique dès que l’énergie solaire et/ou éolienne est abondante comparativement à la demande globale sur le réseau relèvera du bon sens citoyen. Cette dynamique est dès aujourd’hui en marche au Danemark.

Au final,  « le système énergétique sera plus intelligent, plus unifié, et plus intégré qu’aujourd’hui  ».

Les énergies fossiles n’auront pas totalement disparues en 2050

L’augmentation absolue de la consommation de charbon dans le monde est « la tendance la plus problématique » concernant les émissions de CO2. Mais, compte-tenu de la très forte dépendance au charbon de nombreuses régions du monde, il continuera de jouer un rôle important estiment les experts. Il sera donc essentiel d’améliorer l’efficacité énergétique des centrales à charbon dans les 10-15 ans à venir. Les marges de progrès sont importantes : travailler avec des vapeurs à plus haute température permet par exemple d’envisager 670 grammes de CO2 par kWh, c’est-à-dire 30% de mieux que la moyenne actuelle.

Le gaz naturel est qualifié  d’allié « de transition », mais qui doit être utilisé comme outil de flexibilité favorisant l’intégration de hauts niveaux d’énergies renouvelables variables.

Les technologies de capture du carbone (CCS) constituent selon les experts le seul levier permettant à de nombreux secteurs tels que ceux de la production du fer, de l’acier, ou du ciment, de réduire massivement leurs émissions. Les experts de l’AIE estiment que cela serait une erreur d’abandonner cette technologie qui est contestée par les ONG environnementales.

Rio+20 en tête

Alors que le sommet Rio + 20 s’ouvre ce mercredi, l’AIE et l’IRENA ne sont pas les seules organisations à publier d’importants rapports. L’Organisation Internationale du Travail vient par exemple d’en publier un soulignant que le passage à une « Economie Verte » concernera 1500 millions d’emplois dans le monde (énergie, agriculture, pêche, sylviculture, bâtiments, transports) et génèrera au final un solde positif de 0,5 à 2% des emplois mondiaux totaux (3000 millions d’emplois), c’est-à-dire entre 15 et 60 millions d’emplois. Il permettra aussi à des millions de travailleurs de sortir de la pauvreté.

Par Olivier Danielo

 

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Release Preview de Windows 8 : quelles nouveautés ?

Longtemps attendue, la Release Preview de Windows 8 s’est vue proposée en téléchargement gratuit le 1er juin 2012. Parmi les nouveautés qu’elle présente, on note :

  • L’environnement Métro plus approfondi qu’avant. Davantage d’applications sont proposées, souvent remaniées et donc plus fonctionnelles. Citons en exemple les applications Voyages, Actualité et Sport, toutes trois conçues par Bing. Plus esthétiques et interactives, elles immergent davantage l’utilisateur. Elles joueront un rôle déterminant dans le succès que connaîtra ou non le système d’exploitation. Métro est également utilisable sur les tablettes tactiles ;
  • La lecture de contenu flash devient envisageable grâce à l’intégration directe de Flash Adobe sur la version Internet Explorer 10. En revanche, seuls les contenus Flash approuvés par Microsoft seront accessibles via Explorer 10. La version Chrome se différencie ainsi en affichant n’importe quel contenu Flash ;
  • Le menu « Démarrer » plie définitivement bagages ;
  • Les options de personnalisation de l’écran d’accueil sont plus nombreuses ;
  • Avec le Start Screen, les activités principales de l’utilisateur sont visibles directement. Ainsi, plus de perte de temps pour accéder aux dernières nouvelles ou aux informations utiles (météo, mails…) ;
  • La gestion du double écran se veut corrigée, ainsi Microsoft assure une meilleure prise en charge des configurations multi-écrans ;
  • De nouveaux gestes tactiles sont désormais supportés tels que le zoom, la rotation, le charm bar, le scroll ou l’app bar.

En outre, le système gagne en stabilité et en vitesse, notamment pour l’ouverture du bureau ou des applications. Selon Microsoft, ces performances en hausse sont liées à des optimisations du contenu multimédia. En cause, le taux d’occupation du processeur se révèle plus faible que celui de Windows 7. Autre avancée, les transitions entre les pages sont plus fluides, pour s’approcher du « temps réel ».

Et pour les professionnels ? Une version RTM (Released To Manufacturing) serait bouclée et disponible fin juillet. Mais pour l’heure, certains craignent que la Release Preview se destine plus au grand public qu’aux professionnels. Il faudra attendre la sortie finale pour confirmer ou infirmer ces doutes.

Windows a d’ores et déjà lancé son offre de mise à jour permettant de basculer de Windows 7 à 8. Cette migration vers Windows 8 sera accessible pour ceux qui achèteront un PC Windows 7 avant le 31 janvier 2013. Elle ne devrait pas coûter plus de 15 euros.

La version finale de Windows 8, quant à elle, devrait arriver pour le mois d’octobre 2012.  Un calendrier qui ressemble à s’y méprendre à celui de Windows 7, qui avait profiter de la période des fêtes pour effectuer un bon démarrage. En attendant, la Release Preview continuera d’évoluer. Microsoft assure d’ailleurs avoir gardé quelques surprises sous le coude pour la version finale.

Windows 8 Release Preview est disponible gratuitement ici

Par Sébastien Tribot, journaliste

 

A lire aussi :

Le futur « Windows 8 » de Microsoft conçu pour les PC comme les tablettes

Du nouveau sur Windows 8

L’essentiel de Reach (juin) 1/2

Registre d’intention pour la classification et l’étiquetage harmonisé

04/06/2012
Une nouvelle intention a été ajoutée au registre d’intention pour la classification et l’étiquetage harmonisés. Il s’agit de la 1-methylpyrrolidin-2-one (N° CAS : 872-50-4 et N° CE : 212-828-1). Plus d’informations sur :
http://echa.europa.eu/web/guest/registry-current-classification-and-labelling-intentions

La nouvelle version de IUCLID disponible

05/06/2012
La nouvelle version de IUCLID 5.4 est disponible sur http://echa.europa.eu/fr/view-article/-/journal_content/0aa0c0b2-8e88-40d7-9bdf-45ac65c2c351. Cette nouvelle version comprend des modifications avec des champs supplémentaires tels que les scénarios d’exposition, les substances PBT, les données sur l’évaluation des dangers ainsi que d’autres fonctionnalités.

Substances CMR : publication d’un rapport

04/06/2012
L’ECHA a publié le 4 juin un premier rapport sur les substances cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction (CMR) enregistrées au titre du règlement REACH ou notifiées au titre du règlement CLP. Le rapport fait le point sur les informations dont dispose l’Agence au mois d’avril 2012. Cette étude, dont les résultats sont provisoires, révèle que 60% des substances sont soit enregistrées sous REACH soit notifiées à l’inventaire C&L. Pour environ 40% des substances, aucune correspondance n’a pu être trouvée. De nombreuses raisons peuvent être invoquées concernant ces 40%, par exemple, certaines substances de l’annexe VI sont rares et peu susceptibles d’être mises sur le marché tandis que d’autres ont été remplacées par des substances moins dangereuses. L’Agence considère que cette première évaluation ne fournit toutefois pas un tableau complet de l’ensemble des CMR utilisées dans l’UE. Elle prévoit par conséquent d’analyser certaines lacunes d’information mises en évidence par le rapport. En particulier les substances classées CMR par l’industrie mais qui ne figurent pas pour autant dans l’annexe VI du règlement CLP. Le rapport complet est disponible sur :
http://echa.europa.eu/documents/10162/13562/cmr_report_en.pdf

Deadline du 19/06/2012 pour notifier des substances SVHC présentes dans des articles

06/06/2012
Tout producteur ou importateur d’articles doit notifier à l’ECHA les substances extrêmement préoccupantes (SVHC) contenues dans leurs articles lorsque les conditions énoncées à l’article 7.2 du titre II du règlement REACH sont remplies. Cette obligation de notification est applicable 6 mois après qu’une substance ait été inscrite à la liste des substances candidates à autorisation. Le 19 décembre 2011, 20 substances ont été ajoutées sur la liste des substances candidates à autorisation : l’échéance pour notifier ces substances est le 19 juin 2012.
http://echa.europa.eu/web/guest/view-article/-/journal_content/8034a9b1-df77-4228-b10b-afa874bb094a

Soumission du rapport de l’utilisateur en aval maintenant en ligne

06/06/2012
Les utilisateurs en aval peuvent dorénavant déclarer leurs utilisations à l’ECHA directement au moyen d’un formulaire en ligne. Ce formulaire cible les utilisations qui ne sont pas couvertes par le(s) scénario(s) d’exposition transmis par le fournisseur. Il remplace et simplifie la déclaration précédemment faite sous IUCLID. Plus d’informations sur :
http://www.echa.europa.eu/en/web/guest/view-article/-/journal_content/fb14c527-a1e2-4822-90e7-b5432a464846

Informations pour éviter les essais inutiles sur les animaux – deux nouvelles demandes

06/06/2012
L’ECHA a lancé un appel visant à collecter des informations sur des substances pour éviter les tests inutiles sur les animaux. Les substances concernées sont :

  • Reaction mass of bis(2,2,6,6-tetramethyl-1-octyloxypiperidin-4-yl) 1,10-decanedioate and octane-1,8-diylbis[oxy(2,2,6,6-tetramethylpiperidine-1,4-diyl)] bis[2,2,6,6-tetramethyl-1-(octyloxy)piperidin-4-yl] didecanedioate

Les informations sur ces substances sont à soumettre pour le 19 juillet 2012.
http://echa.europa.eu/information-on-chemicals/testing-proposals/current

FAQ sur la diffusion et la confidentialité des informations des FDS dans IUCLID 5.4

07/06/2012
L’ECHA publie une FAQ sur la diffusion et la confidentialité des informations des FDS dans IUCLID 5.4. Cette FAQ est disponible sur :
http://echa.europa.eu/documents/10162/13651/questions_and_answers_sds_info_dissemination_en.pdf
Plus d’informations sur : http://echa.europa.eu/support/faqs

Evaluation plus approfondie des nanomatériaux dans REACH

08/06/2012
L’ECHA a proposé la mise en place d’un groupe de travail sur les nanomatériaux dans le cadre de REACH. L’ECAH diffusera très prochainement des bonnes pratiques destinées aux déclarants devant enregistrées leurs substances nanométriques pour le 31 mi 2013. Dans son évaluation des substances dans le nano-forme, l’ECHA utilise la recommandation de l’Union Européenne sur la nano-définition comme point de repère.
Plus d’information sur :
http://echa.europa.eu/view-article/-/journal_content/e10a7d39-da18-4002-80bd-8a5afd0824f1

Cinq nouvelles substances extrêmement préoccupantes identifiées

12/06/2012
L’ECHA a identifié 5 nouvelles substances extrêmement préoccupantes. Les cinq SVHC identifiées sont les suivantes : le diboron trioxide ainsi que les colorants C.I. Basic violet 3, C.I. Basic bleu 26, C.I. solvant bleu 4 et 4, 4′-bis (diméthylamino) -4  »-(méthylamino) trityle alcool. Ces quatre colorants ne seront toutefois identifiés comme SVHC que si la concentration des impuretés de cétone de Michler ou de « Michler’s base » est égale ou supérieure à 0,1%.
Ces cinq SVHC seront inscrites dans la liste candidate lors de sa prochaine mise à jour, avec huit autres substances qui ne nécessitaient pas la participation du Comité des Etats membres. Ces substances pourront par la suite être soumises à autorisation.
Plus d’informations sur :
http://echa.europa.eu/web/guest/view-article/-/journal_content/59b3b3b2-a42d-477f-b3b1-0df21365e1e5

Newsletter de l’ECHA

13/06/2012
La 3ème newsletter de l’ECHA vient de paraitre. Au sommaire : journées des parties intéressées en mai à Helsinki, aperçu des mises à jour d’outils informatiques et leurs impacts, focus sur les cinq premières années de REACH et bien d’autres thèmes. Cette lettre est disponible sur :
http://echa.europa.eu/documents/10162/13584/echa_newsletter_2012_3_en.pdf

Votre opinion compte

13/06/2012
En 2011, l’ECHA mettait en place une base de données « lexique » accessible en 22 langues. Afin de recueillir les avis des personnes qui utilisent cette base, l’ECHA lance une enquête qui est disponible sur :
https://docs.google.com/spreadsheet/viewform?formkey=dDRGZmZtbzI4eENoSjNFSWROenFldUE6MQ
Accès à la base de données de l’ECHA :
http://echa.cdt.europa.eu/SearchByQueryLoad.do;jsessionid=B679A5AE3FDF1D53E54776C344DB3E38?method=load

Webinar pour les PME et REACH le 11/06/2012

13/06/2012
L’ECHA a organisé le 11 juin dernier une conférence en ligne sur les PME et REACH. Les présentations de cette conférence et les enregistrements sont disponibles sur le site de l’ECHA : http://echa.europa.eu/view-article/-/journal_content/b11ca4a0-d6a4-4273-b55d-9c6cff3542dc

Réservez d’ores et déjà les dates du 1er au 3 octobre 2012

Du 1er au 3 Octobre 2012, l’ECHA sera l’hôte de deux événements spécialement conçus pour les futurs candidats à l’autorisation. Le premier visera à accroître la compréhension globale de la procédure de demande d’autorisation. Le second sera plus centré sur les aspects pratiques sur la façon de préparer une analyse des alternatives et analyse socio-économique. Le nombre de places étant limitée, les participants seront sélectionnés par un processus de demande qui ouvrira ses portes au début de Juillet.

Conférences web organisées par l’UIC et le Ministère de l’Ecologie

Retrouvez ci-après la prochaine conférence web organisée par l’UIC :

  • 26 juin 2012 – Comment répondre au besoin d’identification des substances ?
  • 11 juillet 2012 sur les FDS

Pour chacune de ces conférences et les précédentes, l’UIC met en ligne les enregistrements et les présentations.
Plus d’informations sur : http://www.uic.fr/REACH-webinars.asp

Proposition visant à limiter quatre phtalates classés au titre de REACH ne se justifie pas

15/06/2012
Le Comité d’évaluation des risques (RAC) a adopté par consensus un avis concluant que la restriction proposée de quatre phtalates classés (DEHP, DBP, BBP, et DIBP) dans les articles ne se justifie pas. Suite aux conclusions du RAC, le comité des analyses socio-économiques de l’ECHA (SEAC) a conclu qu’ils n’avaient pas d’éléments suffisants pour un avis favorable. Le projet d’avis du SEAC sera soumis à consultation publique pendant soixante jours et leur avis définitif sera adopté en Décembre 2012 au plus tard.
Plus d’information sur :
http://echa.europa.eu/en/web/guest/view-article/-/journal_content/926431e7-3a71-4f06-b22c-9c6b54966df3

 

Par Céline Nectoux, ingénieur environnement CNRI

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les dernières NEWS REACH :

Et aussi :

Cadres : comment mieux gérer son temps ? (1/5)

Au cours du siècle dernier, la productivité dans les entreprises a été multipliée par 25, le temps de travail divisé par 2 et l’espérance de vie multipliée par 2… Autrement dit, nous disposons de plus de temps de vie, nous travaillons moins et de façon plus efficace.  Mais depuis quelques années, le mal-être, le stress, les risques psychosociaux deviennent des maux de plus en plus prononcés dans le monde du travail. En France, un cadre sur deux déclare être débordé par la quantité de tâches à accomplir et se plaint de manquer de temps. Pourquoi ces cadres débordés ont-ils tant de difficultés à appliquer, dans la durée, les principes – pourtant simples – d’organisation personnelle et de « gestion » du temps qu’ils ont appris ici où là ?

Ces questions nous conduisent à reconnaître que la mise en application de quelques «bonnes recettes de cuisine » ou autres règles de bon sens n’est pas aussi simple qu’il y paraît.  Intéressons nous aux causes de ces difficultés.

Dino Ragazzo

Dino Ragazzo a plus de 25 années d’expérience opérationnelle en milieu industriel notamment chez CEGELEC, Groupe ATANTIC, FRAMATOME (mise en service d’installations nucléaires).Il a été successivement Technicien commercial, Ingénieur d’essais, Directeur Technique, chef d’entreprise (PME d’ingénierie électrique et maintenance nucléaire) et Conseiller de la Direction Générale d’un grand groupe Industriel.maintenance nucléaire) et Conseiller de la Direction Générale d’un grand groupe Industriel.Dino Ragazzo est également l’auteur de l’ouvrage :

MANAGER D’ELITE – Gestalt guide du leadership dans les organisations du XXIe siècle

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Une recherche sur Google fait apparaitre 1 860 000 réponses pour l’expression « gestion du temps » et 196 000 pour « maîtrise du temps ». On peut en conclure que, dans notre monde francophone, il y a dix fois moins d’énergie investie pour le thème de la maitrise que pour celui de la gestion du temps. Rappelons que gérer c’est prendre en charge, administrer. Cette activité suppose que l’on va s’organiser pour pouvoir vivre avec ou à côté de la chose gérée. Pensez au stress par exemple. La maîtrise, par contre, réclame un investissement personnel supplémentaire. Maîtriser signifie dominer, soumettre à son autorité. Maîtriser son temps c’est donc faire en sorte de le contrôler et de lui donner la place qui sied à votre bon plaisir.

Mais quel est votre bon plaisir ? Quel genre de vie voulez-vous idéalement ? Pour quel destin êtes-vous sur cette terre ? La réponse à ces questions est une condition nécessaire à la maîtrise de votre temps. La pratique de ces fameuses règles d’organisation personnelle n’est pas tenable si elle ne cadre pas avec ces réponses fondamentales. Par exemple, pensez-vous que vous pourriez devenir suffisamment organisé et détendu dans votre métier d’ingénieur, si votre véritable vocation était de vendre des œuvres d’art ou de monter une brasserie ?

Les paragraphes qui suivent vont vous aider à mieux connaître ce qui est important pour vous et à mieux manager vos ambitions, votre bon plaisir …puis vos comportements,  pour maîtriser ce temps qui vous manque tant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les valeurs

Vos valeurs sont ces choses qui vous importent vraiment le plus et qui vous aident à donner du sens à votre vie. Les valeurs définissent le bien et le mal, le propre et le sale, le beau et le laid, le naturel et ce qui est contre nature, la norme et l’anormal, le rationnel et l’irrationnel, le cohérent et l’insensé… Quand vous vivez en accord avec vos valeurs, vos vies personnelles et professionnelles sont plus satisfaisantes. La bonne connaissance de vos valeurs vous aide à vous entourer de personnes dont les valeurs sont alignées avec les vôtres. Typiquement, quand vous cherchez à vous assurer que vos valeurs sont raisonnablement alignées avec celles des autres, vous renforcez l’intensité et l’efficacité de vos relations personnelles et professionnelles.

Lorsque vous ne respectez pas vos valeurs, vous souffrez d’un manque de consistance. Ce manque peut épuiser votre énergie positive. Par exemple, supposons qu’une de vos valeurs soit l’authenticité et que cela vous conduit par conséquent à ne pas mentir. Imaginez maintenant que vous soyez contraint de dire un mensonge. Vous gaspillerez alors beaucoup d’énergie à essayer de cacher ce mensonge, de peur d’être « démasqué » et d’avoir à en subir les conséquences si le mensonge était découvert.

Accordez-vous un peu de temps pour réfléchir sur ce qui compte vraiment pour vous. Le résultat de ce travail est fondamental pour la maîtrise de votre temps. Il vous permettra de prendre conscience plus aisément de ce qui est réellement important pour vous et de faire des choix quant aux tâches à exécuter en priorité. Programmez un temps pour vous « poser » et parcourir tranquillement la liste ci-après. Complétez vous-même cette liste à partir d’autres valeurs que vous aimez et qui ne seraient pas présentes ci-après.

Soyez sincère avec vous-même. Cet exercice a seulement pour ambition de vous aider à en apprendre un peu plus au sujet de vous-même et de vous offrir ainsi un accès plus facile à la congruence dans votre vie. L’exrcice peut paraître fastidieux, mais le résultat et très souvent très révélateur.
Evaluez les valeurs ci-dessous selon la règle de priorité suivante :

  • 1 = très important
  • 2 = important
  • 3 = peu important
  • 4 = pas important du tout.

Téléchargez le tableau suivant et complétez-le

Concentrez vous sur les valeurs les plus importantes (celles qui ont été classées N° 1). Regroupez celles qui vous semblent similaires sur la même ligne et reprotez-les sur une feuille. Le groupe de valeur que vous avez inscrit ci-dessus constitue vraiment vos valeurs fondamentales. Rapportez-vous à elles en cas de dilemme. Elles faciliteront votre processus de décision.

La seconde partie de cet article sera en ligne Lundi prochain.

Par Dino Ragazzo

 

Pour aller plus loin :

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Réaliser le coup parfait au squash

Qui eût cru trouver une arme, telle une fronde, dans un laboratoire de recherche ? Et qui eût cru qu’on puisse l’utiliser pour étudier un sport qui n’a même pas la noblesse d’être olympique, le squash ? Pourtant c’est bien ce qui s’est passé ces dernières semaines au laboratoire d’hydrodynamique de l’Ecole polytechnique (LadHyX). Car, pour se distinguer en recherche, il faut parfois savoir identifier la question que personne ne s’était posée. Ainsi, « pourquoi, au squash, taper près des coins rend imprévisibles les trajectoires ? » Pour rappel, ce sport, qui se joue dans une pièce fermée, consiste à envoyer avec une raquette une balle contre un mur et à profiter des parois adjacentes pour déstabiliser l’adversaire.

« Il y a eu moins de dix articles sur la physique du squash en trente ans et aucun ne s’intéresse au comportement de la balle lancée dans les arêtes entre sol et mur ou entre mur et sol, constate Philippe Brunet, spécialiste d’hydrodynamique au CNRS, au Laboratoire Matière et Systèmes Complexes de l’université Paris-VII. En particulier, personne ne peut expliquer ce qui est l’apanage des « grands » de ce sport, le coup qui tue. C’est-à-dire lorsque la balle, après le premier rebond, tape une arête et repart avec une très faible vitesse le long d’un mur ou semble rouler sur le sol, rendant quasiment impossible la remise en jeu. » Cette ignorance ne pouvait durer pour ce chercheur, également pratiquant de ce sport. Il a trouvé deux complices, Caroline Cohen et Baptiste Darbois-Texier, si passionnés d’activités sportives et de physique qu’ils en font leur thèse au LadHyX sous la direction de Christophe Clanet.

Les fameux coups qui tuent

Plutôt que jouer sur un vrai terrain avec des raquettes et s’échiner à taper dans les angles, ils ont préféré un protocole plus pratique : tirer les balles à l’aide d’une fronde dans un coin de Plexiglas et filmer la scène avec une caméra prenant 3 000 images par seconde. Une étuve leur permet de chauffer les balles pour les rendre plus bondissantes, comme en situation de jeu réel. A 70 °C, les balles repartent avec 70 % de leur vitesse initiale. A froid, ce pourcentage n’est que de 35 % environ. Mais ils ont parfois tant chauffé les projectiles que ceux-ci ont doublé de volume et ont rebondi comme des superballes, propriété évidemment écartée des expériences.

Plus d’une centaine de tirs plus tard, les conclusions sont tombées et seront publiées prochainement dans les comptes rendus d’un congrès sur la physique du sport qui s’est tenu en avril.

Première leçon, le ralentissement des balles, mesuré comme le rapport de la vitesse de rebond sur la vitesse initiale, ne tient ni à l’angle d’attaque ni aux vitesses. Tout dépend des points d’impact de la balle contre la première paroi, puis contre la seconde au moment du rebond. Le freinage est le plus important lorsque la balle touche simultanément deux parois, c’est-à-dire tape exactement dans un coin. A vitesse initiale égale, quelque 100 km/h, la vitesse finale peut être deux fois plus petite.

Seconde leçon, il est possible, indépendamment de la vitesse et de l’angle d’attaque, de réaliser un coup qui tue en tapant légèrement au-dessus du coin. La balle ralentit alors fortement et ne rebondit quasiment plus, semblant rouler au sol (si elle tape d’abord le sol, elle file tout près du mur). Il « suffit » que la différence entre les points de contact et de rebond corresponde à un demi-rayon de la balle, soit un centimètre environ. Pas facile à viser, certes…

L’explication se trouve dans la déformation de la balle. En tapant le mur avant le sol, la balle s’aplatit et se déforme beaucoup plus dans la direction verticale que dans la direction horizontale. Elle frotte donc plus sur le mur que sur le sol, sa vitesse est plus diminuée dans une direction que dans une autre et elle repart comme en rase-mottes le long du plancher. Cette intuition a été confirmée par une autre série d’expériences consistant à enduire les balles de glycérol, un liquide diminuant la friction des objets. Après quelques éclaboussures sur les blouses et le Plexiglas, l’équipe a effectivement constaté que ce traitement raréfie les fameux coups qui tuent.

En conclusion, pour que ce sport reste spectaculaire, les parois des salles doivent être le moins glissantes possible et les arbitres doivent surveiller les joueurs qui essuieraient leurs mains suantes dans les coins (ce qui ferait glisser les balles).

Par D.L

Source : LeTemps.ch

 

A lire également : Le ballon de la coupe du monde « trop rond » ?

Démantèlement des centrales nucléaires : pourrait-on faire simple ?

Le principe est de ramener le site à son état initial que les spécialistes appellent « le retour à l’herbe ». L’objectif du déclassement et démantèlement est de libérer partiellement ou totalement le site nucléaire sur lequel se trouve le réacteur pour le dédier éventuellement à d’autres usages. Ce travail se décompose en trois étapes principales :

  • Le combustible usé est retiré pour être entreposé ou retraité. Les différents circuits sont vidangés, les systèmes d’exploitation déconnectés et les ouvertures vers l’extérieur sont condamnées et scellées.
  • Les opérations de décontamination de la surface des bâtiments et du matériel sont menées à bien. Les équipements d’exploitation sont démontés, recyclés ou provisoirement entreposés, selon leur activité radiologique.
  • Tout ce qui reste de l’installation est démantelé et le site est libéré pour d’autres utilisations.

Les auteurs :

François Lempérière a participé à l’étude et/ou la réalisation de plus de 20 très grands ouvrages de Génie Civil : barrages (notamment pour le Rhône, le Rhin, le Nil et le Zambèze), centrales nucléaires, grands terrassements et ouvrages maritimes. Il a présidé pendant 15 ans les Comités Techniques sur le coût des barrages dans la Commission Internationale des Grands Barrages (C.I.G.B.)
Christian Ngô a fait de la recherche fondamentale en physique nucléaire pendant une vingtaine d’année avant de travailler en recherche appliquée dans plusieurs domaines. Il a écrit une douzaine d’ouvrages, seul ou en collaboration, sur différents sujets dont l’énergie et la physique nucléaire.

Environ 120 sites nucléaires sont actuellement en déclassement-démantèlement au niveau mondial. Une centrale nucléaire moyenne produit jusqu’à 10 000 m3 de déchets radioactifs dont la majeure partie sont de très faible radioactivité (béton et autres matériaux).

Plus de la moitié des coûts de démantèlement correspond aux structures de l’enceinte en béton du réacteur et de l’intérieur de cette enceinte.

L’objectif est de découper en moyenne plus de 10.000 m3 de matériaux de radioactivité très variable, mais souvent faible, pour les enterrer ailleurs sous quelques dizaines de mètres de remblais ; le chantier peut durer au moins dix ans avec des risques d’irradiation possibles pour les personnels réalisant le démantèlement, risques probablement très supérieurs aux risques humains à long terme de l’alternative que nous proposons ci-dessous.

Dans tous les cas il est nécessaire d’avoir un suivi radiologique rigoureux pendant tout le temps que dure le démantèlement.

A cela s’ajoute le fait que les déchets qu’ils soient radiologiquement très actifs ou non nécessitent un transport hors du site.

Alternative

Il est possible d’imaginer une alternative au démantèlement conventionnel qui serait moins coûteuse et plus rapide à mettre en œuvre. Elle serait la suivante :

  • Remplir de béton tout ou partie de l’intérieur de l’enceinte (ce peut être fait sans risque avec un béton fluide)
  • Remblayer 10 mètres au-dessus de cette enceinte, soit une colline de 60 m au-dessus du terrain naturel, d’une emprise totale de 10 hectares, moins importante que des terrils du Nord.
  • Engazonner et arborer la zone remblayée.

Tous ces travaux sont simples et peuvent être réalisés en deux ans. Cette solution permet de gagner 60% à 80% du coût de démantèlement (qui est peut-être sous-estimé). L’économie pourrait être partagée entre E.D.F. et la population locale, ainsi compensée pour les conséquences économiques de l’arrêt de la centrale.

Les radiations extérieures résiduelles seront faibles et n’empêcheront probablement pas l’accès sur la colline ainsi créée. Au pire, on dissuaderait à long terme l’accès d’un site boisé de 10 hectares au lieu d’interdire pendant 10 ou 20 ans l’accès d’un chantier de surface supérieure. Tout risque pour la nappe phréatique peut être évité.

Une étude souhaitable

Cette Alternative peut avoir des inconvénients et susciter des critiques ou des rejets a priori. Une étude de quelques mois permettrait d’évaluer ces inconvénients et de préciser :

  • La comparaison des risques d’irradiation liés aux 2 options.
  • Les détails de réalisation de l’Alternative.
  • L’ordre de grandeur de l’économie et de son utilisation partielle pour la population locale.

Le coût de cette étude serait très inférieur à un millième de l’économie envisagée. Bien qu’allant à l’encontre des solutions mises en œuvre actuellement, il serait néanmoins intéressant d’étudier cette alternative qui, du point de vue économique comme environnemental et radiologique, peut s’avérer très intéressante.

Conclusion

La solution de démantèlement proposée présente plusieurs avantages :

  • Elle diminue fortement les manipulations en zone active puisque les matériaux activés restent sur le site, et seront noyés dans le béton. Leur faible radioactivité n’induira pas de dégagement de chaleur notable dans le béton. La dose radiologique prise par les personnels assurant le démantèlement sera donc négligeable.
  • Il n’y a pas besoin de transporter des matériaux, même faiblement actifs, sur les sites de stockage qui peuvent être situés à une grande distance du réacteur en démantèlement puisque ceux-ci restent sur le site.
  • Le coût d’une telle opération de démantèlement est bien inférieur aux procédures classiques puisque tout se fait sur place et sans la manipulation d’une grande quantité de matière active, même faiblement. La colline engazonnée sur le site du réacteur démantelé peut être utilisée puisqu’il n’y a aucune radioactivité notable issue du sous-sol (le combustible irradié ayant bien entendu été enlevé avant l’opération de démantèlement et traité ailleurs). En effet, tout rayonnement est arrêté par le béton qui a été coulé dans l’enceinte du réacteur.
  • La commune sur laquelle est situé le réacteur continue à percevoir des taxes dont le montant est à définir puisqu’elle c’est elle qui héberge le réacteur démantelé.

Par François Lempérière et Christian Ngô

Existe-t-il un lien entre obésité et consommation de probiotiques contenant des Lactobacillus ?

A partir de différentes données issues de 82 études, les scientifiques ont montré qu’il pourrait exister un lien entre la consommation de certains probiotiques et la prise de poids. Cependant, cet effet semble être dépendant des espèces de Lactobacillus et de l’hôte considéré. De nouvelles études sont donc nécessaires pour éclaircir l’impact de la consommation de probiotiques enrichis en Lactobacillus sur le poids. Ce travail vient d’être publié dans la revue Microbial Pathogenesis.

En effet, les probiotiques ont été utilisés comme facteur de croissance chez les animaux de ferme depuis plusieurs décennies et sont largement consommés par l’homme. A partir d’une recherche exhaustive de la littérature, Matthieu Million et Emmanouil Angelakis ont pu identifier plus de 500 publications.  Avec l’aide des meilleurs spécialistes mondiaux dans le domaine de la méta-analyse médicale que sont Mical Paul et Leonard Leibovici (Israël), ils ont pu extraire les données de 82 études afin d’établir si il existe un lien entre la modification du poids et la consommation de probiotiques. L’originalité a été de mettre en commun les données humaines, les données issues de l’agriculture ou l’effet attendu est la prise de poids, et les données issues des animaux de laboratoire où un effet anti-obésité est recherché avant une utilisation potentielle chez l’homme. Les analyses ont été classées par hôte et par espèce de Lactobacillus.

A partir de 17 essais cliniques randomisés chez l’homme, 51 études chez les animaux de ferme et 14 études chez des modèles expérimentaux, ils ont retrouvé que l’administration de L. acidophilus était associée à un gain de poids significatif chez l’homme et chez l’animal. Les résultats étaient cohérents chez les humains et les animaux. Lactobacillus fermentum et Lactobacillus ingluviei ont été associés à une prise de poids chez les animaux. A l’inverse, Lactobacillus plantarum a été associé à une perte de poids chez les animaux et Lactobacillus gasseri a été associée à une perte de poids à la fois chez les humains obèses et chez les animaux.

Même si il existe des biais inéluctables et des conditions expérimentales extrêmement différentes entre les études, l’équipe du Professeur Raoult a montré ici que l’hypothèse d’un lien entre la consommation de probiotiques contenant des Lactobacillus et la régulation du poids était confirmée par l’analyse exhaustive de la littérature.

Cependant cet effet semble être dépendant des espèces de Lactobacillus ainsi que de l’hôte considéré. Lactobacillus acidophilus et Lactobacillus fermentum, deux espèces présentes dans des probiotiques largement commercialisés pour la consommation humaine, étaient associés  à une prise de poids. Les auteurs attirent donc l’attention sur le fait que de futures études prospectives ou rétrospectives comparant des personnes ayant consommés régulièrement ces probiotiques à des témoins sont absolument nécessaires pour préciser l’impact de la consommation de ces probiotiques sur le poids et notamment sur l’obésité acquise.

Publié par P.T

Source : Comparative Meta-Analysis of the effect of Lactobacillus species on Weight Gain in Humans and Animals. Matthieu Million, Emmanouil Angelakis, Mical Paul, Fabrice Armougom, Leonard Leibovici, and Didier Raoult. Microbial Pathogenesis.  Publié en ligne le 24 mai 2012.

Nouvelle version du logiciel IFS Application TM8

Les nouvelles fonctionnalités en matière de gestion commerciale d’IFS Applications 8, « IFS Trade Management », permettent aux détaillants, aux grossistes, aux distributeurs et aux fabricants d’offrir à leurs clients des mécanismes de remises et de rabais de plus en plus généralisés sur le marché.

IFS Applications 8 est aussi pourvue de solutions capables de gérer les rabais clients rétroactifs, le calcul automatique des frais de transport et la gestion des frais et remises d’emballage en fonction de la taille. Le nouveau composant pour la Planification des Stocks d’IFS Applications 8 permet une planification différenciée afin d’atteindre un juste équilibre entre la disponibilité du produit et le coût opérationnel.

De plus, le composant de stockage a été significativement amélioré afin de soutenir un rangement des stocks avancé, une navigation efficace dans la zone de stockage, un prévisionnel de stockage puissant et une logique de réservation en série. Avec la nouvelle fonctionnalité de durée minimale de conservation restante, les entreprises qui manipulent des produits à durée de conservation minimale sont capables de garantir une certaine durée de conservation lorsque le produit arrive chez le client.

De cette manière, le système s’assure que le vendeur ait le temps de stocker et de vendre le produit au client qui le consommera. Toutes ces fonctionnalités permettent de renforcer la chaîne d’approvisionnement.

Mais IFS Applications 8 se veut aussi une aide à la production, notamment avec la nouvelle fonctionnalité Component MRO. Celle-ci  couvre entièrement les processus de réparation après-vente, depuis l’accord, la réception et la réparation jusqu’à l’expédition et la facturation, très utile pour économiser de l’argent sur la maintenance et le SAV.

Par Audrey Loubens

ALLEMAGNE : Controverse sur l’étude par BASF des effets de nanomatériaux sur la santé

Le ministère de l’environnement allemand a récemment annoncé le lancement d’une étude sur les effets des nanoparticules sur la santé en partenariat avec l’Institut fédéral pour la sécurité et la santé au travail (BAuA) et BASF, l’un des leaders mondiaux de l’industrie chimique.
Un projet d’envergure, par sa durée – les études s’étaleront sur quatre ans – et son objet : les effets possibles à long terme sur les poumons d’une exposition à de faibles doses de nanoparticules. En fonction des résultats, des seuils maximaux d’exposition pourraient être définis afin de protéger les travailleurs.

Polémique sur l’objectivité des futurs résultats

Alors que le Ministre fédéral de l’environnement, Norbert Röttgen, se félicite de ce partenariat public-privé, soutenant que cette coopération entre organismes publics et industriel est inédite et exemplaire, d’autres remettent en cause, à l’avance, l’impartialité et l’objectivité des résultats. En cause : le fait d’avoir confié à BASF, à la fois juge et partie, la mise en oeuvre de cette étude. Car l’entreprise allemande est en effet l’un des principaux producteurs de nanomatériaux.

Certains voient en effet dans ce partenariat une source potentielle de conflit d’intérêt : « Comme si on avait demandé à Philip Morris d’évaluer la toxicité de ses cigarettes… » commentait ainsi le 16 mai « Napakatbra » sur le site Les mots ont un sens. Et Agnès Rousseaux de Bastamag de renchérir le 21 mai : « Pourrait-on confier une étude sur les méfaits du Mediator aux laboratoires Servier ? Ou une étude sur le risque nucléaire à Areva, ou sur les cancers de l’amiante au secteur du BTP ? ».

En 2010, Novethic avait souligné le rôle pionnier joué par BASF en matière de recherche, prévention et communication sur les risques associés aux nanotechnologies. Aussi avons-nous souhaité en savoir plus.

L’examen du site internet de l’entreprise confirme l’implication précoce et active de BASF dans le domaine de la recherche en toxicité sur les nanotechnologies ; l’entreprise y met d’ailleurs en avant le fait qu’elle est l’une des rares à réaliser elle-même des recherches sur les risques des nanomatériaux dans son propre service de toxicologie et écologie, dont elle publie effectivement les résultats sur son site internet. Parmi ces études, certaines établissent la toxicité de certains nanomatériaux; l’entreprise n’a donc pas caché des résultats confirmant les craintes relatives aux risques associés aux nanomatériaux. Pour autant, comment s’assurer que les quelques études en question ne sont pas l’arbre qui cache la forêt, autrement dit une façon pour l’entreprise de montrer patte blanche : « voyez, nous sommes honnêtes, vous pouvez nous faire confiance »… Novethic considérait en 2010 que les entreprises leaders dans le domaine de la chimie « ont une communication transparente parce qu’elles s’adressent à leurs clients potentiels et qu’elles souhaitent les convaincre. Elles sont, de plus, surveillées de près par les agences de sécurité sanitaire et environnementale et les ONG environnementales ».

Nous avons sollicité les Amis de la Terre Allemagne qui ont pu dialoguer directement avec BASF et nous transmettre des renseignements permettant d’éclairer la controverse.

Un encadrement strict du projet ?

BASF met en avant l’encadrement strict prévu pour le projet : selon l’entreprise, il a été conçu de façon à assurer une indépendance et une crédibilité maximales. Sa direction et sa coordination seront assurées par le ministère, l’évaluation des résultats par le BAuA, l’Agence fédérale de l’environnement et l’Institut fédéral pour l’évaluation des risques ; et un groupe consultatif externe de scientifiques internationaux accompagnera les recherches scientifiques (il sera composé de scientifiques de l’université de Rochester, de l’université de Duisburg-Essen, de l’Institut Fraunhofer pour la toxicologie et la médecine expérimentale, et de l’Institut néerlandais de santé et d’hygiène).

Pour autant, l’histoire et l’actualité témoignent malheureusement de ce que le nombre et le prestige des experts impliqués ne sont pas des remparts infranchissables contre les conflits d’intérêt.

Pas d’intérêt commercial en jeu ?

Qu’à cela ne tienne. BASF a un autre argument de taille : le choix s’est porté sur des nanoparticules fréquemment utilisées à l’échelle industrielle mais ne faisant pas partie des nanomatériaux fabriqués par BASF, qui revendique donc le fait de ne pas avoir d’intérêt commercial en jeu : des nanoparticules de sulfate de baryum (qui servent notamment à la stabilisation des matières plastiques) et des nanoparticules d’oxyde de cérium (utilisées comme catalyseur de carburant ou dans la dépollution des moteurs diesel).

Ceci dit, un additif à base de nano-oxydes de cérium serait commercialisé par la firme Rhodia sous le nom de Cérine Eolys®. Les esprits méfiants auront tôt fait de dénoncer l’existence d’un trust – « pourquoi pas une entente officieuse entre géants de la chimie pour minimiser les effets toxiques des nanos ? » – ou à l’inverse, de soupçonner le géant allemand de vouloir torpiller les activités de son concurrent français ?

Qui paie le bal mène la danse ?

Enfin, le communiqué de presse conjoint à BASF et au gouvernement allemand fait état d’un budget global de cinq millions d’euros, sans que soit précisée la répartition entre financements publics et financements privés.

Selon l’entreprise BASF, cette dernière apporterait 3,5 millions d’euros et l’Institut fédéral pour la sécurité et la santé au travail (BAuA) 1 million. Ce que l’entreprise considère comme un gage de sa volonté de participer à l’effort national de recherche sur les risques des nanomatériaux peut ici être retourné contre elle : selon l’adage « qui paie le bal mène la danse », il pourrait lui être reproché de vouloir ainsi influencer les résultats. Ce à quoi BASF rétorque qu’il lui est quasi impossible d’échapper à ce procès d’intention ; l’entreprise se retrouverait face au « dilemme » suivant : si elle ne faisait pas de recherche sur les risques, il lui serait alors reproché d’agir de manière irresponsable, l’Etat devrait alors prendre en charge cette recherche et le contribuable serait en droit de contester le financement sur fonds publics de recherches sur la toxicité de produits commercialisés et permettant à des entreprises privés d’engranger des bénéfices ; à contrario, si elle paye des chercheurs « indépendants » pour faire de la recherche sur les risques à sa place, l’indépendance de ces chercheurs est mise en cause.

C’est ainsi que BASF justifie le montage de ce partenariat pensé selon elle pour sortir de cette impasse. Elle déplore les soupçons qui pèsent sur l’honnêteté de sa démarche et souhaiterait que l’on croie en sa bonne foi : « il n’est pas dans l’intérêt de BASF d’investir de façon aussi massive dans la recherche sur les risques, si les différents participants remettent en question la fiabilité des résultats ».

Et en France ?

En France, des partenariats public / privé existent, notamment :

  • le programme Genesis, sur les nanomatériaux intégrant des nanotubes de carbone et des copolymères à architecture contrôlée, dont l’ANSES a en charge le suivi des données fournies par Arkema concernant toxicologie, de métrologie et de cycle de vie des produits.
  • NAUTILE (NAnotUbes et écoToxIcoLogiE), premier laboratoire de recherche pour l’étude de l’écotoxicité des nanotubes de carbone en milieu aquatique, impliquant lui aussi Arkema.

A la date de publication de cet article, l’avancée et l’appréciation de l’indépendance des expertises réalisées dans le cadre de ces partenariats public / privé restent à éclairer. Mais un certain nombre d’interrogations, réactions et suggestions plus générales nous parviennent via notre réseau de veilleurs français.

En France, l’ANSES produit des expertises dont l’indépendance est garantie notamment par les déclarations d’intérêt des chercheurs et un financement exclusivement public. L’INRS est lui financé par le FNPAT (Fonds National de Prévention des Accidents du Travail et des Maladies Professionnelles, alimenté par une taxe sur les entreprises) avec une gestion paritaire contrôlée par l’assurance maladie et le ministère du travail, donc, a priori aussi indépendante que possible des lobbies industriels.

Mais dans un cas comme dans l’autre, la responsabilisation des entreprises commercialisant des produits contenant des nanomatériaux n’est pas assurée, puisque la taxe qui alimente le FNAPT est payée par l’ensemble des entreprises – qu’elles aient ou non une activité touchant aux nanomatériaux.

Pour un certain nombre d’acteurs, une taxe payée spécifiquement par les entreprises commercialisant des produits contenant des nanomatériaux et finançant notamment la réalisation d’études de risques par des chercheurs indépendants serait une solution plus propice à répondre aux besoins de vigilance, de transparence, de confiance et d’indépendance de l’expertise. En avril dernier, douze ONG européennes – dont le Réseau Environnement Santé pour la France – ont demandé la mise en place d’un mécanisme d’auto-financement de la gestion des nanomatériaux, conforme au principe pollueur-payeur, pour soulager les contribuables et inciter les industriels à concevoir et adopter des solutions de substitution ».

Bien que contraire à la règle de la non affectation voulue par notre principe d’universalité budgétaire, un tel mécanisme a été mis en place pour les produits phytosanitaires à travers la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP). Lors de la campagne présidentielle, le candidat François Hollande avait déclaré que « l’alerte citoyenne (associations, ONG…) doit déclencher des études approfondies opérées par des expertises contradictoires et non suspectes d’instrumentalisation par des groupes de pression ». La piste d’une TGA-nano (taxe générale sur les activités nano) sera-t-elle examinée par le gouvernement du nouveau président ?

Publié par P.T

Sources : l’équipe Avicenn

Pour aller plus loin : Formation sur les nanomatériaux : évaluer et prévenir les risques HSE

Pour une climatisation passive des bâtiments : les matériaux à changement de phase

Vincent Pessey d’Alcimed, société de conseil et d’aide à la décision appliquée aux sciences de la vie et à la chimie, explique que « les PCM (Phase Change Materials), placés dans les cloisons, fondent et absorbent l’énergie thermique excédentaire lorsque la température extérieure dépasse leur température de fusion (en journée) et se solidifient en restituant l’énergie accumulée lorsque la température redescend (la nuit) ». L’énergie est par conséquent stockée sous forme de chaleur latente. Les MCP peuvent être utilisés en climatisation passive voire en chauffage d’intersaison.

Les enjeux

Du fait du réchauffement climatique, la consommation d’énergie liée à la climatisation ne fait qu’augmenter, impactant fortement l’environnement. Limiter les besoins en climatisation est devenu un véritable enjeu. Les retours d’expérience montrent que les pics de température dans une pièce équipée de PCM peuvent être réduits de 3 à 4°C et la consommation d’électricité liée à la climatisation chuter de 30 %. Pouvoir stocker l’énergie évite également de recourir à de fortes épaisseurs de matériaux lourds comme le béton et de créer une forte inertie pouvant conduire à des surchauffes lors de charges internes importantes (ordinateurs dans les bureaux).

Daniel Quénard, du CSTB, souligne l’intérêt des PCM dans la rénovation des bâtiments tertiaires à structure légère, afin de renforcer leur inertie thermique et améliorer leur confort d’été. Si les PCM sont écologiques, ils sont aussi économiques : une étude réalisée en 2007 par le Centre de Thermique de Lyon évalue un retour sur investissement à 8 ans, ce qui est intéressant dans le contexte actuel du prix de l’énergie et de la raréfaction programmées des énergies fossiles, d’autant plus que les PCM ont une durée de vie très longue, identique à celle du bâtiment.

Intégration aux matériaux de construction

Le changement de phase a lieu selon les matériaux entre 19 et 27°C, températures correspondant aux valeurs limites respectivement fixées pour le confort d’hiver et d’été. Les MCP (paraffine, polymère, acide gras…) peuvent être incorporés dans les matériaux de construction (plâtre, béton, certains plastiques) et même dans une matrice de graphite, qui a l’avantage d’avoir une excellente conductivité thermique. Les paraffines, chimiquement stables, sont les substances les plus répandues.

Elles peuvent être conditionnées dans des billes de plastique microscopique  (microencapsulation) mélangées au plâtre ou au béton, ou bien incorporées dans les pores d’un matériau porteur (imprégnation), ce qui permet de les rajouter lors d’une rénovation. 3 cm d’enduit contenant 30 % de MCP sont équivalents à 18 cm de béton ou 23 cm de brique en termes d’inertie thermique.

Les MCP sont indestructibles, inertes et non toxiques ; ils ne nécessitent pas de maintenance. Outre les parois constitutives des bâtiments, les MCP peuvent aussi être intégrés dans les faux plafonds. Le CSTB précise qu’un système de ventilation nocturne optimise le relargage des calories, ce qui permet de régénérer plus efficacement les MCP.

Recherches et premières expériences 

Des produits commencent à être commercialisés (environ 50 €/m2), comme le Micronal® (paraffine dans des microcapsules de polymère) de BASF ou Energain® (composite paraffine/polyéthylène) de Dupont de Nemours : des références existent à l’étranger et des suivis expérimentauxin situ ont lieu en France. De nombreux autres types de matériaux et de mises en forme sont également à l’étude. Un autre type de MCP à transition solide/solide fait l’objet de recherches, car passer d’une phase solide à une autre permet d’emmagasiner plus de chaleur que les phases solide/liquide ; le fait qu’ils soient en permanence solides est intéressant pour la construction, parce que plus facilement conditionnables et utilisables tels quels.

Le CSTB estime que des points particuliers doivent encore faire l’objet d’améliorations et de recherches spécifiques : meilleure définition de la plage fusion/solidification, comportement au feu, caractérisation des produits secondaires éventuellement émis (nocivité potentielle), conditionnement et durabilité aux cycles fusion/solidification. Des recherches sont également engagées sur le couplage matériau à changement de phase et super isolant (VIP) pour réaliser des enveloppes légères présentant à la fois une bonne isolation et une inertie thermique significative. Les MCP ont sans aucun doute un avenir prometteur pour réduire les consommations de climatisation tout en préservant un bon niveau de confort pour les bâtiments à faible inertie.

Par Pascale Maes, Journaliste

 

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Cet hybride possède une structure capable de s’auto-organiser en cylindres de sucres dans un réseau de polymères issus du pétrole, chaque structure ayant une taille de 5 nanomètres, soit quatre fois moins que celle des structures actuelles issues uniquement de dérivés du pétrole.

Ci-dessus : Image de microscopie à force atomique d’un glycopolymère nano-organisé en cylindres de sucres dans une matrice de polystyrène-silicié. (© CERMAV (CNRS)

Ceci est possible grâce à la très forte incompatibilité entre les deux polymères utilisés qui les font se comporter comme de l’huile par rapport à de l’eau. Ce résultat, issu d’une collaboration franco-américaine pilotée par le Centre de recherches sur les macromolécules végétales (CNRS) et qui a donné lieu à deux brevets, fait tomber la limite de 20 nm pour la taille des structures fabriquées à partir de polymères synthétiques exclusivement d’origine pétrolière.

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