Contacteurs de fenêtre sans fil : zéro maintenance, zéro batterie

S’assurer que toutes les fenêtres d’un bâtiment sont fermées : derrière cette action triviale et nécessaire d’un point de vue sécuritaire et énergétique, peut se cacher une tâche fastidieuse, pour peu que les fenêtres soient nombreuses, pas toutes aisément accessibles, ou qu’il y ait une contrainte de temps. C’est dans ce genre de situations que les contacteurs de fenêtres prennent tout leur sens. Ces petits assistants électroniques, intégrés aux poignées d’une fenêtre, indiquent à partir de la position de la poignée si la fenêtre est grande ouverte, inclinée ou fermée. Ils transmettent l’information à une base qui centralise l’ensemble des données, accessibles par l’utilisateur, qui peut alors connaître l’état d’ouverture de chaque fenêtre sur simple consultation et d’un seul coup d’œil.

Un groupe de chercheurs allemands de l’Institut de Duisburg, affilié au prestigieux institut Fraunhofer, a mis au point une nouvelle version de ces capteurs, d’une grande fiabilité et ne nécessitant ni câblages ni batteries. « Nos contacteurs sans fil récupèrent toute leur énergie à partir des ondes radio ambiantes », explique le docteur Gerd vom Bögel, un des scientifiques en charge du projet. Les modèles sans fil sont dépendants soit de batteries, soit de cellules solaires, chacune de ces deux approches possèdant des inconvénients : les batteries doivent être changées régulièrement pour que les contacteurs restent pleinement opérationnels, tandis que les cellules solaires restent évidemment dépendantes du soleil (la moindre zone d’ombre et le système devient défaillant, sans parler de la nuit tombée) et sont assez peu discrètes, en raison de leur nécessité d’accéder à la lumière.

Reste alors la configuration standard, l’alimentation des contacteurs par câblage électrique. Commercialisée depuis de nombreuses années, l’installation de tels câblages peut paraître rédhibitoire car très lourde. En outre, il est souvent impossible de les améliorer ou de les adapter aux constructions déjà existantes.

À l’opposé, le nouveau système développé par les chercheurs allemands est remarquable de discrétion, et peut être installé sans effort. En marge des contacteurs, chaque pièce du bâtiment  doit être équipée d’un petit module de contrôle, servant à la fois de récepteur, de transmetteur, mais aussi d’alimentation pour chacun des contacteurs, par le biais des ondes radio. Le système peut être configuré pour être interrogé à distance, à partir d’un smartphone, du moment que la base centralisant les informations dispose d’une connexion Internet.

La question de la gestion énergétique est restée au centre des discussions durant la phase de développement : « Les modules de contrôle doivent eux aussi se conformer à la limitation de puissance des ondes radio. Il devient alors particulièrement malaisé de récupérer suffisamment d’énergie nécessaire au bon fonctionnement de tous les contacteurs se trouvant dans une grande pièce », explique Gerd vom Bögel. « Mais nous nous sommes assurés que tous les modules, les antennes et les autres composants soient si finement réglés les uns aux autres que le système fonctionne de manière fiable, même sur de grandes distances. », ajoute-t-il. Les chercheurs ont mis au point un premier prototype, et tablent d’ores et déjà sur la future intégration d’autres types de capteurs à leur système, pour permettre par exemple de réguler la température ambiante dans chacune des pièces d’un bâtiment.

Par Rahman Moonzur

Vers une nouvelle génération de fenêtres intelligentes

L’optimisation de la performance énergétique d’un bâtiment est le cheval de bataille des entrepreneurs, des particuliers et de certaines entreprises à la pointe de la gestion énergétique, ou à la recherche d’une « green-étiquette ». Cet élan nécessite la mise en place de nouveaux comportements, une mixité énergétique, le développement de nouveaux matériaux… L’installation de nouveaux systèmes et la mise à jour de ceux devenus obsolètes représentent un investissement non négligeable, parfois rédhibitoire.

Quatre chercheurs de l’université de Séoul, Ho Sun Lim, Jeong Ho Cho, Jooyong Kim et Chang Hwan Lee, ont mis au point une nouvelle vitre intelligente ayant la faculté de s’assombrir en été afin de permettre de minimiser l’énergie dépensée pour la climatisation, et de redevenir claire en hiver, laissant passer toute la lumière extérieure et par la même, toute la chaleur solaire.

Ces vitres, conçues pour équiper les fenêtres ou lucarnes d’une maison, comme les baies vitrées d’une salle de conférence, ne sont évidemment pas nouvelles sur le marché. Mais celles-ci comportaient plusieurs inconvénients : un prix excessivement élevé, le rapide déclin des performances du matériau, ainsi qu’un processus de fabrication incluant des substances potentiellement toxiques.

Les chercheurs sud-coréens ont découvert qu’un polymère, utilisant le potentiel des contre-ions (ion accompagnant les composés ioniques, afin de maintenir la neutralité électrique) et un solvant tel que le méthanol, permettaient la conception très peu onéreuse d’une fenêtre intelligente, à la fois d’une grande stabilité et d’une grande robustesse, et ce sans utiliser de produits corrosifs ou toxiques. Ce matériau a l’avantage d’être extrêmement réactif, passant facilement d’une opacité presque totale à la transparence la plus pure en seulement quelques secondes.

« D’après ce que nous savons, un changement optique aussi extrême est sans précédent parmi les fenêtres intelligentes actuelles », déclarent les scientifiques. « Un tel contrôle de la lumière devrait fournir une nouvelle option d’économies sur les coûts de chauffage, de climatisation et d’éclairage, à travers une meilleure gestion de la pénétration de la lumière dans un bâtiment. », concluent-ils.

Par Rahman Moonzur

 

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Critères et démarches de choix énergétique dans le bâtiment

L’acteur du secteur du bâtiment peut et doit agir, en contribuant positivement à réduire ses impacts sur l’environnement, participant ainsi au mouvement d’ensemble de la société, mais aussi en respectant ses propres contraintes économiques et sociales en cherchant quel doit être le choix optimal pour l’énergie dans le cadre d’une construction neuve ou pour la réhabilitation d’un bâtiment.

Quels seront les impacts des décisions des maîtres d’ouvrage en termes de qualité d’usage et service final, équilibre économique immédiat mais aussi de moyen et long terme, sécurité d’approvisionnement, impact environnemental, « image » commerciale ou exemplarité ?

Par ailleurs, les maîtres d’ouvrage pourront-ils faire jouer les nouvelles règles de concurrence et de transparence des marchés énergétiques ?

Telles sont les principales questions auxquelles ce dossier tentera d’apporter des éléments de réponses en facilitant la compréhension des évolutions récentes du contexte énergétique global comme local.

Ce fascicule s’adresse donc d’abord aux décideurs, qu’ils soient maîtres d’ouvrage, promoteurs ou gestionnaires de bâtiments, mais aussi aux professionnels du secteur bâtiment, architectes, bureaux d’études, économistes de la construction, installateurs… afin de les aider à concevoir leurs offres en intégrant des éléments d’optimisation énergétique et environnementale, notamment au travers de la démarche Haute Qualité Environnementale (HQE©) et en développant leur argumentation en ce sens.

On trouvera ainsi, dans ce dossier :

  • en première partie, une présentation générale de la problématique énergétique telle qu’elle se pose aux nations, groupes de nations et aux agents économiques ;

  • les principaux éléments de l’évolution du contexte économique juridique et environnemental et leur impact sur les marchés énergétiques ;

  • des critères de choix des énergies prenant en compte les nouvelles contraintes environnementales ;

  • en annexes, un panorama des ressources et des marchés énergétiques mondiaux, européens et français ainsi que des éléments de connaissance sur la formation des prix de l’électricité ou sur les dispositions internationales en matière de lutte contre l’effet de serre.

 

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Ball Camera, la photo panoramique et sphérique sur 360 degrés

Depuis la démocratisation des smartphones, une frange de la population, toujours plus importante, possède un appareil photo, de plus ou moins bonne qualité. De nombreuses applications permettent de modifier les photos capturées, de les rendre plus ludiques, de leur donner un grain différent ou encore de donner une patine rétro et vintage aux réalisations, notamment à l’aide de l’application « Hipstamatic » qui connaît un franc succès. Pour élargir l’angle de vue et le cadre, ou encore créer un effet de style, il existe aussi des applications permettant la création de photos panoramiques.

L’Allemand Jonas Pfeil, récemment diplômé de l’université technique de Berlin, et épaulé par Kristian Hildebrand, Carsten Gremzow, Bernd Bickel et Marc Alexa, a développé un moyen simple et ludique pour créer une photo à la fois panoramique et sphérique, sur 360 degrés. Jonas Pfeil a eu l’idée d’embarquer 36 petits modules photos d’une résolution de 2 Mégapixels – identiques à ceux présents dans certains smartphones – à l’intérieur d’une balle verte, spécialement conçue et rembourrée avec de la mousse. Lorsque la balle atteint son point le plus haut, chacun des modules prend simultanément une photo, comme autant d’objectifs du même appareil, orientés différemment et répartis pour couvrir ce fameux panoramique « sphérique ».

Une fois à la maison et le transfert des données effectué, un logiciel de reconstruction permet de mettre automatiquement, bout à bout, tous les clichés, puis de « naviguer » confortablement à l’intérieur même du panoramique, par le biais d’une interface spécifique. L’image obtenue est assez propre, et a l’avantage d’éviter le « ghosting » ou « effet fantôme », lorsque la transparence d’un objet ou d’une personne est causée par son mouvement ou sa disparition, dans le cas de panoramiques reconstruits à partir de clichés qui n’ont pas été pris au même instant. L’objet n’est pas encore en vente, mais la démonstration vaut le coup d’oeil :

Par Rahman Moonzur

 

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Nanotechnologies et nanomateriaux pour la construction

Un monde aussi traditionnel que le bâtiment et le génie civil – le « BTP » pour faire court – peut-il être un terreau fertile pour l’accueil d’innovations faisant appel à la maîtrise de la matière aux échelles de longueur approchant celles de l’atome et des molécules ? Il n’y a pas si longtemps la question aurait paru saugrenue, tant le désir de traditionnel et de perpétuation des savoir-faire était au cœur des préoccupations, en particulier dans le monde du bâtiment. Le seul moteur du changement était pour le particulier le désir d’un confort supérieur et, pour le monde industriel, la marche vers plus de rationalité, d’efficacité et de profit.

Les choses ont changé, même si les motivations qui viennent d’être évoquées restent d’actualité. Les soucis d’efficacité énergétique, de réduction des émissions de gaz à effet de serre, d’économie des ressources naturelles, de durabilité et de recyclabilité, de maintien de la biodiversité, de sécurité aussi ont désormais pris le pas sur les précédents ou, tout au moins, les complètent. Ceci ouvre des perspectives nouvelles pour les innovations. Il reste malgré tout deux spécificités du monde de la construction à laquelle les nanotechnologies doivent s’adapter. La première est l’échelle – en volume, tonnage, nombre de pièces – à laquelle ces technologies doivent pouvoir diffuser. Aucun autre domaine de l’activité humaine ne rivalise sur ce point avec la construction. La seconde spécificité, qui découle en réalité de la première, est ce que l’on pourrait appeler la rusticité ou, plus exactement, la robustesse impérative de leur mise en œuvre. Une technologie n’a de chances de se répandre dans le monde de la construction que si elle est compatible avec une mise en œuvre relativement simple et si possible tolérante (robuste) vis-à-vis des écarts de procédure.

Le monde de la « construction » recouvre en réalité plusieurs domaines assez distincts sur le plan technique. Le premier est celui du bâtiment, c’est-à-dire essentiellement de l’habitat – individuel ou collectif – et des bâtiments du tertiaire. Le deuxième recouvre les grandes infrastructures de ce que l’on appelle habituellement le génie civil. C’est le monde des « ouvrages d’art » : ponts, tunnels, viaducs, barrages… Le troisième est celui de la route, qui possède lui aussi ses spécificités. Ce premier dossier traite du bâtiment en se concentrant sur les matériaux d’enveloppe et, plus particulièrement, sur les fonctionnalités que les nanotechnologies leur apportent grâce, le plus souvent, à l’ingénierie de leur porosité et de leurs propriétés de surface.

 

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Monomur, la brique qui n’a ni chaud ni froid

La filière espère atteindre 25 % en 2015. Le monomur recouvre différentes formes et notamment la brique, le béton cellulaire, la pouzzolane (roche volcanique). Selon Pascal Deffaugt, maçon et président de la CAPEB Haute-Savoie, « l’usage du matériau utilisé varie avec le territoire. Dans le nord de la France ou en Alsace, on construit en briques de façon séculaire alors qu’en montagne le bois domine ».

Moins coûteux que l’ossature bois ?

À défaut d’être écologique dans sa fabrication en raison de l’énergie qu’il requiert à la cuisson, le monomur se montre en revanche un matériau sain car sa conception ne nécessite aucun apport chimique. De plus, lors de la fabrication comme en fin de vie, les résidus sont utilisés pour le terrassement.

Sa composition alvéolaire, à l’instar de sa forte inertie, permet d’enregistrer d’excellentes performances thermiques. Avoir recours à une isolation supplémentaire dépend du résultat souhaité. Posé en intérieur, l’isolant permet d’éviter les rainurages des briques propices aux ponts thermiques engendrés par le passage des câbles et conduits. Longtemps suspectée elle-même de multiplier les ponts thermiques, la pose de monomur est réalisée depuis plusieurs années à l’aide de solutions techniques qui les évitent, notamment la maçonnerie à rouler à joints minces.

Plus d’un siècle d’existence

Et Pascal Duffaugt d’expliquer : « Il est des cas de figure, lorsque les surfaces vitrées sont importantes, où il est nécessaire d’avoir recours à des solutions techniques particulières avec des joints pelliculaires afin de faire barrage aux ponts thermiques. La pose de monomur demande une grande rigueur pour poser les bons éléments au bon endroit. Comme pour tous les types de constructions, notamment pour des raisons sismiques, soubassement, sous-sol, vide sanitaire, doivent être en béton et montrer une semelle plane au micron ».

Le béton cellulaire existe depuis la fin du 19e siècle. Sa fabrication actuelle résulte d’un procédé de développement, alors que la brique bénéficie d’une histoire beaucoup plus ancienne. En conclusion : « Construire en monomur, c’est de l’horlogerie de la construction pour un procédé qui demeure moins cher que l’ossature bois, d’où sa croissance. En revanche, on ne pas réaliser plus que du R+5 ».

 

Par Johana Trossat / Éditions Techniques de l’Ingénieur Construction

 

Téléchargez gratuitement les Principaux résultats de l’étude et des tests sur le monomur terre cuite réalisés par le Centre Technique des Tuiles et Briques (CTTB)

Les isolants de demain

La résistance thermique, R, d’un isolant au passage de la chaleur est fonction de son épaisseur et de sa conductivité thermique, λ, qui doit être la plus faible possible. Les isolants thermiques traditionnels ont une conductivité comprise généralement entre 0,035 et 0,045 W/m.K, alors que les nouvelles solutions présentent des coefficients inférieurs à 0,013 W/m.K.

Le coût des « superisolants » est, pour le moment, nettement plus élevé que celui des isolants classiques, mais ils font gagner des m² onéreux.

L’aérogel

L’aérogel est un matériau translucide composé de minuscules particules de silice remplies à 99,8 % d’air. Il est l’un des matériaux solides les plus légers au monde avec une densité de 3 grammes pour un cube de 1 cm de côté. Les aérogels possèdent un coefficient de conductivité thermique compris entre 0,011 et 0,013 W/m.K, le plus faible pour un solide, offrant une excellente isolation thermique.

Un exemple, Rockwool commercialise Aerowool, des panneaux de 20 à 40 mm d’épaisseur composés de laine de roche et d’aérogel où λ est égal à 0,019, montrant ainsi les qualités de ce nouvel isolant.

Le panneau isolant sous vide

Les panneaux isolants sous vide (PIV) présentent, quant à eux, un λ entre 0,005 et 0,007 W/m.K, ce qui permet d’atteindre une résistance thermique de 5 W/m².K avec seulement 35 mm d’isolant.

Un PIV se compose d’un matériau nanoporeux (poudre de silice, aérogel) contenu dans une enveloppe étanche. L’ensemble est ensuite vidé de son air. Fragiles, les VIP sont entourés d’un film protecteur.

Les matériaux à changement de phase

Au-delà d’une certaine température caractéristique à chaque type de matière (paraffine, acides gras…), les matériaux à changement de phase (MPC) se liquéfient en absorbant les calories de l’atmosphère ambiante et les restituent lorsque la température baisse. Renforçant l’inertie thermique des parois, ils permettent d’écrêter de 3° C à 5° C les températures extrêmes, ce qui limite d’autant le recours à la climatisation. Un système de ventilation nocturne associé régénère encore plus efficacement les MCP (restitution des calories).

Si plusieurs fabricants commercialisent dès à présent des produits incluant des MCP (panneaux de 5 mm), le CSTB estime cependant que quelques points particuliers doivent encore faire l’objet d’améliorations et de recherches spécifiques.

 

Par Pascale Maes / Éditions Techniques de l’Ingénieur Construction

Économie fonctionnelle et construction – Vers une nouvelle économie du secteur

L’économie fonctionnelle est une économie dont les transactions marchandes client/fournisseur sont caractérisées par trois propriétés qui en font la spécificité :

  • les échanges entre les parties s’entendent sur la durée. Traditionnellement, les relations marchandes traduisent l’échange ponctuel entre deux acteurs. C’est ce qui justifie l’importance du prix qui traduit, dès lors, un investissement. En économie fonctionnelle, c’est moins le moment de la transaction qui compte que la création d’un lien s’opérant sur un temps plus long puisqu’il s’agit de fournir un service au cours d’une période fixée conjointement.

  • le contrat est conclu sur la base de résultats à atteindre. L’objectif des parties dépassant le simple échange, il doit être établi sur le maintien de la satisfaction réellement mesurée pour en vérifier la constance. Les relations contractuelles sont ainsi définies par un niveau des performances attendues et non plus par les moyens mis en œuvre. Cette obligation de résultats, qui se substitue à la seule conformité à un descriptif technique, est à la fois plus ouverte, puisqu’il n’y a pas d’imposition de solutions, mais aussi plus contraignante car une exigence de garantie existe.

  • l’objet de la transaction se définit par un usage. En fait, l’économie fonctionnelle met l’accent, non sur le vecteur du service souhaité, mais sur la seule pérennité de ce dernier. Ce qui est au cœur de cette économie c’est la fonctionnalité procurée au client par la mise à disposition d’une solution à cette fin par le fournisseur. L’usage prime sur la technologie.

Aucune de ces dimensions n’est véritablement étrangère à la construction.

Le bâtiment est de ce point de vue un objet qui répond à de très nombreuses fonctions pour ses utilisateurs et c’est sous cet angle qu’il se prête particulièrement à des développements en économie fonctionnelle.

 

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Le prix de nos écrans, bientôt revu à la baisse ?

« Oxyde d’indium-étain » : ce nom ne vous est probablement pas familier. Pourtant, c’est l’un des composants essentiels de nombreux appareils qui nous accompagnent dans notre quotidien, tels nos smartphones, les écrans à cristaux liquides, les OLED ou encore les cellules photovoltaïques. La couche connectant entre eux les pixels de nos écrans électroniques est composée d’oxyde d’indium-étain, pellicule complètement transparente utilisée comme enrobage conducteur, capable de transmettre une information de manière parfaite.

Cette pellicule cumule toutefois deux problèmes : l’indium est un métal très rare, non renouvelable, dont la récente utilisation massive a fait grimper le prix à près de 800 dollars le kilo ; le processus de dépôt de la pellicule est particulièrement délicat, se faisant sous vide et à haute température (évaporation par faisceau d’électrons ou dépôt physique par phase vapeur), pour un film excessivement peu flexible et fragile. Ces problèmes ont mobilisé une partie de la communauté scientifique, multipliant les efforts pour réduire les coûts tout en accélérant et simplifiant le processus.

Nanofils de cuivre

C’est dans ce contexte que le chimiste américain Ben Wiley et son équipe de l’université Duke, en Caroline du Nord, ont créé un film transparent et conducteur constitué de nanofils de cuivre, enrobé d’une fine couche de plastique. La principale difficulté fût de développer une technique de synthèse de ces nanofils de cuivre, en organisant les atomes de cuivre présents dans une solution en longs et fins nanofils indépendants. Les chercheurs sont ensuite parvenus à démontrer, dans une étude publiée dans Advanced Materials, que le film développé partageait bien les même propriétés que la pellicule d’oxyde d’indium-étain, tout en étant bien moins cher à produire.

Moins de 10 dollars le kilo

Une autre alternative à la pellicule d’oxyde d’indium-étain est une encre contenant des nanofils d’argent. Récemment découverte, elle a déjà été exploitée dans l’écran d’un smartphone qui sera mis sur le marché cette année. Mais l’argent, tout comme l’indium, reste très onéreux, approchant les 1 400 dollars le kilo. Le cuivre est quant à lui largement plus abondant que l’indium ou l’argent, et excessivement moins cher, toujours à moins de 10 dollars le kilo.

Flexibilité accrue

Autre qualité du film de Ben Wiley et de son équipe, la flexibilité. La conduction et la structure d’un film traditionnel ne résistent pas à quelques flexions ou pliages, alors que leur film peut supporter près de mille pliages et revenir à son état initial sans dommage. Le coût très bas de ce film, ses performances et sa flexibilité pourraient bien l’imposer comme le futur choix naturel pour les écrans, appareils et panneaux solaires. Et peut-être revoir les prix à la baisse…

Par Rahman Moonzur

 

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Le solaire en France a encore un avenir !

Malgré ses atouts, la France ne s’est pas donnée les moyens d’exploiter pleinement son potentiel. Alors que l’Allemagne s’apprête à installer 4 à 5 gigawatts (GW) d’électricité solaire cette année et 52 GW d’ici 2020, le niveau des installations en France devrait être inférieur à 1 GW cette année et n’atteindra probablement même pas 7 GW en 2020. Dans le même temps, l’industrie solaire allemande emploie 130 000 personnes et parvient à générer des revenus à l’exportation.

Pourquoi le développement du solaire est-il aujourd’hui au point mort en France ? Première explication : la réduction considérable du montant des tarifs de rachat pour les installations photovoltaïques. La baisse progressive du coût des panneaux solaires et la nécessité de se prémunir des bulles spéculatives se sont traduits par une réduction proportionnelle des tarifs de rachat.

Alors que des pays comme l’Allemagne ont maintenu des mesures claires et transparentes – et ainsi encouragé les investissements à long-terme – la France s’est dotée d’un système d’appels d’offres à court-terme qui décourage les investisseurs. Ce système est particulièrement défavorable aux entreprises spécialisées dans les grandes installations commerciales. Ainsi, des projets comme ceux menés par First Solar et ses partenaires nécessitent du temps et des investissements en amont pour  voir le jour. Cette nouvelle politique, combinée à des restrictions sur l’utilisation des terres agricoles, même les moins valorisées, et à la rétroactivité de certaines décisions ont mis en péril l’avenir de certains projets de construction d’usines solaires. Ces projets avaient pourtant engendré des coûts importants et leur suspension a eu des conséquences parfois dramatiques pour les investisseurs.

Il est encore temps pour la France d’inverser la tendance pour occuper sa place légitime parmi les leaders mondiaux du solaire. Il s’agit là d’une ambition réaliste, qui impose néanmoins de réévaluer certaines hypothèses sur lesquelles repose la politique française en matière de solaire. Ainsi, considérer que le prix de l’énergie solaire est de 537 euros/MWh est un postulat biaisé, puisqu’il suppose que toute l’énergie solaire provienne de petites solutions solaires coûteuses et installées sur des toits individuels. À l’inverse, les grandes installations photovoltaïques au sol, en France, peuvent déjà produire de l’électricité pour environ 200 euros /MWh, un chiffre qui baisse continuellement.

De même, on suggère parfois que les installations photovoltaïques au sol constitueraient une menace pour les terres agricoles. Pourtant, dans la plupart des cas, les centrales solaires, lorsqu’elles sont construites dans le respect de l’environnement, peuvent permettre de produire de l’électricité propre tout en contribuant à la protection de la biodiversité. De plus, il existe aujourd’hui, en France, des milliers d’hectares de terrains militaires et de terres industrielles et agricoles qui ne sont pas utilisés et qui sont qualifiés pour accueillir des parcs solaires. Le projet de centrale solaire actuellement en construction à Toul Rosières, sur le site d’une ancienne base militaire de l’OTAN, en est un exemple éclatant.

Enfin, certains affirment que la France ne serait pas en mesure de rivaliser avec les  producteurs asiatiques de panneaux à bas coûts. En la matière, First Solar peut aujourd’hui affirmer que la fabrication de panneaux photovoltaïques en Europe est une activité non seulement possible mais rentable. Nous avons récemment double la capacité de production de notre usine en Allemagne, qui emploie plus de 1 200 personnes.

Dans le cadre de la politique incitative de la France fondée sur un tarif de rachat clairement défini, s’appliquant à tous les projets photovoltaïques et calculé de manière inversement proportionnelle à la taille du projet, First Solar avait l’intention d’investir 100 millions d’euros dans une usine à Blanquefort, en Aquitaine. Cette usine, dont la construction est actuellement gelée, aurait ainsi produit plus de 130 MW de panneaux solaires à la pointe de la technologie chaque année et employé plus de 400 personnes.

Alors que l’énergie solaire est de plus en plus compétitive et qu’elle se place progressivement sur un pied d’égalité avec les autres énergies, la France pourrait aujourd’hui créer des emplois locaux dans le secteur solaire, aussi bien dans les métiers de la fabrication que dans ceux du développement et de l’installation de systèmes solaires. Pour cela, la France devrait changer de cap rapidement et mettre en œuvre une politique incitative, transparente et crédible qui donne de la visibilité au-delà des échéances électorales de 2012. De surcroît, cette politique devrait être fondée sur une échelle de tarifs de rachat modérée et progressive.

En juillet 2009, First Solar annonçait, conjointement avec M. le ministre d’État, ministre de l’écologie, Jean-Louis Borloo, son intention de construire une usine de panneaux solaires pour subvenir aux besoins du marché français. Le journal Le Monde avait d’ailleurs annoncé cette nouvelle, en titrant sa une :« La France commence à croire au secteur solaire. » Nous restons aujourd’hui convaincus que le solaire a un avenir en France. Quand les conditions le permettront, First Solar s’engage à reprendre la construction de son usine française à Blanquefort et à contribuer ainsi à la création de plus de 400 emplois et à la concrétisation de l’immense potentiel solaire de la France. C’était notre espoir et cela le reste.

Par Robert Gillette, président directeur général de First Solar

(Source : Le Monde)

 

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La simulation numérique, un outil de compétitivité

La simulation numérique est un outil de prototypage virtuel accélérant les processus de création et d’optimisation. Que cela concerne le contrôle de l’épaisseur du film de silicium pour la fabrication de cellules photovoltaïques, la mise au point d’une batterie pour un nouveau marché, un regard plus pointu sur l’acoustique d’une éolienne ou les risques de fuite dans un stockage longue durée de déchets nucléaires. Avec une prise en compte toujours plus grande des interactions entre physiques parce que le monde est … multiphysique.

Éviter la fusion des pales d’une turbine à gaz implique de mettre en place un circuit de refroidissement et de prendre en compte la thermo-dilatation au niveau des contraintes de fatigue, notamment le long des soudures. Étudier la pérennité d’un stockage profond de déchets nucléaires conduit à simuler les fuites radioactives en cas de fracture dans la roche. Adapter une batterie ou une pile à combustible à une nouvelle application nécessite de tester la fiabilité des cycles de charge/décharge au cours de l’utilisation. Et placer des éoliennes off-shore conduit à se poser la question de l’ancrage dans un sol parfois instable !

Pour analyser un procédé ou un produit, il est courant de se focaliser sur un aspect des phénomènes en jeu (une seule physique). Avec l’hypothèse que les autres physiques n’ont pas ou peu d’influence (température, fatigue, attaques chimiques, vibrations, humidité, écoulement  par exemple). C’est souvent correct : on est dans un régime où c’est le cas (pièce métallique à telle température de fonctionnement). Mais de moins en moins du fait de l’intégration de plus en plus poussée des dispositifs, de la miniaturisation, de la recherche de performances optimales.  Et c’est d’ailleurs le but des prototypes de vérifier l’adéquation entre les objectifs initiaux et le résultat concret.

La simulation intervient à ce niveau parce que c’est un outil inégalable pour rester compétitif. Véritable laboratoire virtuel, l’outil idéal s’insère dans la chaine de conception et s’adapte à la problématique. Il doit incorporer les géométries issues des logiciels de CAO et les données matériaux. Bien plus, il doit être capable de simuler une physique particulière, ou plusieurs avec leurs couplages en fonction de l’évolution des idées à tester. La paramétrisation totale du modèle (géométries, matériaux, physiques) est nécessaire pour déterminer l’optimum de fonctionnement. Enfin, l’interface s’adapte à des utilisateurs de niveaux différents, du néophyte à l’expert, pour faciliter la coopération et les échanges.

Plus d’informations ici

 

Pour aller plus loin :

Participez à la formation Techniques de l’Ingénieur : Outils de simulation au service de la conception

 

 

 

 

 

 

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General Motors met au point un airbag central avant

Les airbags frontaux, disposés dans le volant et dans la planche de bord avant, soit les plus répandus, ont fait des merveilles depuis qu’ils équipent les véhicules. Tout du moins lors du type d’accident le plus commun, c’est-à-dire le choc frontal. Pourtant, selon des statistiques américaines, 11 % des décès au volant sont causés par des chocs latéraux. La dynamique induite par le choc peut alors entraîner le conducteur sur le siège voisin, dans une torsion extrême et souvent fatale, bien que maintenu par la ceinture de sécurité.

Forts de ce constat et après plus de trois années de recherches, l’équipementier nippon Takata et le constructeur américain General Motors, soucieux de rendre les véhicules plus sûrs, ont présenté au début du mois d’octobre un tout nouveau dispositif de sécurité, le « front center airbag », l’airbag central avant. Placé dans le siège conducteur, il émerge entre les deux sièges avant et a pour but de maintenir et d’empêcher le conducteur de se retrouver sur le siège du passager lorsqu’il est seul en voiture, la tête et les cervicales encaissant une grosse partie du choc et une torsion très violente. Lorsqu’un passager est présent à l’avant du véhicule, il devrait lui permettre de ne pas percuter le conducteur dans l’accident, l’airbag maintenant ce dernier et créant une séparation tampon salvatrice.

Cette idée, inspirée de l’airbag développé auparavant par Toyota sur les modèles « Crown Majesta », devrait équiper les Buick Enclave, les GMC Acadia et la Chevrolet Traverse d’ici l’année prochaine pour le marché américain, et arriver en Europe à l’horizon 2013. La vidéo qui suit présente les crash-tests, avec et sans l’airbag central avant, avec et sans passager. Les résultats dans les conditions du test sont impressionnants, surtout lorsque cet airbag est combiné avec un airbag latéral :

Par Rahman Moonzur

 

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ICPE : deux dispositions jugées contraires à la Constitution

Tout justiciable peut, depuis le 1er mars 2010, soutenir, à l’occasion d’une instance devant une juridiction administrative ou judiciaire, « qu’une disposition législative porte atteinte aux droits et libertés que la Constitution garantit », en application de l’article 61-1 de la Constitution.

C’est dans ce cadre que le Conseil constitutionnel a été saisi, le 19 juillet 2011, par le Conseil d’État de deux questions prioritaires de constitutionnalité posées par l’association France Nature Environnement, relatives à la conformité aux droits et libertés que la Constitution garantit d’une part, de l’article L. 511-2 du code de l’environnement, d’autre part, du paragraphe III de l’article L. 512-7 du même code. Ces deux dispositions sont issues de l’ordonnance n°2009-663 du 11 juin 2009 relative à l’enregistrement de certaines installations classées pour la protection de l’environnement. Le Conseil constitutionnel a joint ces deux questions prioritaires de constitutionnalité pour statuer par une seule décision.

Il rappelle d’abord que les décrets de nomenclature, qui déterminent le régime applicable aux ICPE, constituent des décisions publiques ayant une incidence sur l’environnement. Il en va de même des projets de prescriptions générales que doivent respecter, en vertu de l’article L. 512-7 du même code, les ICPE soumises à enregistrement.

Or, ni les dispositions contestées ni aucune autre disposition législative n’assurent la mise en oeuvre du principe de participation du public à l’élaboration des décisions publiques en cause. Dans ces conditions, en adoptant les dispositions contestées sans prévoir la participation du public, le législateur a méconnu l’article 7 de la Charte de l’environnement, qui fixe le droit de chacun d’accéder à l’information environnementale et de participer à l’élaboration des décisions ayant une incidence sur l’environnement. Il en résulte l’abrogation des deux dispositions contestées, c’est-à-dire leur suppression pour l’avenir.

Le principe est qu’une disposition déclarée inconstitutionnelle sur le fondement de l’article 61-1 est abrogée à compter de la publication de la décision du Conseil constitutionnel ou d’une date ultérieure fixée par cette décision. Le Conseil constitutionnel jugeant que l’abrogation immédiate pouvant avoir ici des conséquences manifestement excessives, il reporte au 1er janvier 2013 la date d’abrogation de ces dispositions.

Dans la pratique, cette décision du Conseil constitutionnel ne devrait donc pas avoir d’incidences majeures pour les exploitants des ICPE. Il appartient au ministère de revoir sa copie d’ici le 1er janvier 2013, afin de sécuriser le cadre juridique des ICPE à compter de cette date.

Par Solange Viger, avocate au barreau de Paris et consultante en droit de l’environnement

 

Pour aller plus loin :

 

 

 

 

 

 

 

  • Télécharger gratuitement le livre blanc « Nomenclature ICPE » :

60221/WP_ICPE/MI/SJZ2007

Le poste de travail disparaît : la virtualisation est lancée

Quelles annonces ! HP abandonne les PC traditionnels ! IBM annonce la mort du PC ! Un signal fort sur le marché et une tendance de fond qui se confirme : le poste de travail est en pleine mutation et s’oriente massivement vers une nouvelle approche centrée sur la virtualisation. Ainsi, en quelques années, le VDI aura réussi à ébranler le marché du poste de travail si souvent présenté comme un socle indispensable et un incontournable.

Cette évolution est principalement dictée par des raisons purement rationnelles : économiques, organisationnelles… Ainsi, depuis 2005, le nombre de postes de travail virtualisés est multiplié par deux toutes les années. À ce jour, l’on estime que le marché des postes de travail virtualisés devrait représenter plus de 4 milliards de dollars. Ce chiffre, qui représente une fourchette moyenne, ne prend pas en compte les chantiers de renouvellement de parcs de nombreux secteurs, à l’image de celui de la santé en France, qui semble s’orienter fortement vers des postes clients légers qui intègreront l’approche VDI.

Notons également que l’explosion des tablettes vient grapiller de nombreuses parts de marché aux PC traditionnels. Ainsi, le fameux cabinet d’analyses Gartner estime que le marché mondial des PC a connu un recul de 1,1 % au premier trimestre 2011. Il s’agit d’une réelle bombe sur le marché, dans la mesure où le même cabinet prévoyait une croissance. Selon ce dernier, les tablettes expliquent cette donnée. Seule exception dans ce marché, Apple qui connaît, pour sa part, une croissance du nombre de vente de ses postes de travail. La notion de convergence avec l’iPad et de communauté d’utilisateurs explique surement cette croissance.

Autre évolution, l’arrivée massive des technologies tactiles, qui ont, elles aussi, largement fait évoluer les usages et les postes de travail, qui deviennent de simple device servant à afficher une information, une vidéo, des photos et maintenant des applications de toute nature. Au croisement de ces différents éléments, n’oublions pas que le bureau et le poste de travail sont des incontournables dont les utilisateurs auront toujours besoin. Il faudra donc bien proposer une approche et une technologie répondant à cette équation. La réponse existe, le VDI : une évidence désormais plébiscitée. Les constructeurs ne s’y trompent d’ailleurs pas et revoient leurs positionnements pour proposer des offres intégrées associant serveurs, logiciels, clients légers…

L’approche VDI devient donc globale et s’inscrit dans le cadre d’offres packagées, portées principalement par de nombreux intégrateurs spécialisés en infrastructures et sécurité. Cela se traduit par des migrations massives de parcs vers ces nouveaux environnements. De manière assez générale, les grandes organisations et structures internationales commencent à lancer leurs projets par lots. Ces premiers déploiements significatifs préfigurent de la nouvelle organisation du poste de travail dans un environnement professionnel.

Les DSI sont donc enfin convaincues de l’apport du VDI. Il est important de prendre en compte cette donnée et de bien mesurer les opportunités qui se dessinent à court terme. La bataille du PC se jouera sur un autre registre et inclura nécessairement une approche de virtualisation du poste client.

Par Christophe Rettien, CTO Neocoretech

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Le Cloud Computing, un atout précieux pour la gestion des risques et des assurances

Plébiscité par les entreprises, le Cloud Computing connaît aujourd’hui une croissance importante et se positionne comme une nouvelle manière de concevoir l’informatique. Adopté assez naturellement par les PME pour ses avantages évidents (simplicité d’accès, évolutions à la demande…), ce dernier est aussi largement déployé au sein des grands groupes.

Pour expliquer synthétiquement le concept de Cloud Computing, rappelons que l’informatique en nuage consiste à déporter sur des serveurs distants des traitements informatiques traditionnellement localisés sur des serveurs locaux ou sur le poste client de l’utilisateur.

Dans le monde professionnel, cette démarche présente de nombreux avantages comme par exemple accéder à des services en ligne sans avoir à gérer l’infrastructure associée qui représente souvent une problématique complexe. Le navigateur web (ou autre moyen standard) devient alors la « porte d’entrée » vers le service – sous réserve de bénéficier d’une bande passante correcte pour assurer la fluidité du système -, ce qui allège considérablement les contraintes côté utilisateur.

Les cinq caractéristiques du Cloud Computing traditionnellement évoquées sont :

  • une mutualisation des ressources pour réduire les coûts ;
  • leur mise à disposition en libre-service (sans nécessité d’intervention de la part du fournisseur) ;
  • l’élasticité du service (modifiable selon les besoins) ;
  • l’accès universel à ces ressources via le réseau ;
  • une facturation à l’utilisation (car le service est mesurable).

L’expansion du Cloud s’explique finalement par l’évolution profonde du système d’information et la manière dont il s’intègre dans l’entreprise pour répondre aux nouveaux besoins des utilisateurs, notamment leurs exigences en matière de continuité et de qualité du service.

Quelques chiffres pour illustrer le phénomène : selon IDC, le marché mondial des services Cloud représente à l’heure actuelle environ 5 % des investissements TIC mondiaux, soit 17 milliards de dollars. Ce pourcentage pourrait être doublé d’ici 2013 (croissance annuelle de 25%) ce qui représenterait 44 milliards de dollars.

Toutes les entreprises sont donc concernées par le Cloud qui trouve une application concrète dans la  gestion des risques et des assurances. Cette activité sensible se trouve en effet significativement facilitée par l’utilisation d’un logiciel en tant que service.

Premièrement, les Risk Managers ont besoin d’un logiciel accessible 24h/24, 7j/7, 365 jours par an et qui puisse être facilement déployé sur plusieurs sites à travers le monde pour permettre aux filiales de remonter au niveau groupe toutes les informations nécessaires (notamment l’état des lieux des objets de risques puis la déclaration des incidents et des sinistres par exemple). Inversement, le groupe doit pouvoir alerter ses filiales et partager avec elles les éléments qui les intéressent (sinistralité locale, dépenses de prévention…). Ceci implique de donner des accès personnalisés au logiciel à un grand nombre d’utilisateurs, dispersés géographiquement et susceptibles de se connecter à tout moment (voire en même temps).

Deuxièmement, les Risk Managers doivent disposer en temps réel de données précises relatives à l’exposition au risque de leur entreprise, à la dépendance vis-à-vis de tel ou tel assureur, aux provisions constituées, au règlement financier des sinistres… Ces indicateurs, ainsi que bien d’autres analyses essentielles, ne s’obtiennent qu’à partir d’une base de données centralisée alimentée par tous les intervenants risques et assurances.

Troisièmement, la gestion des risques et des assurances fait intervenir des acteurs divers (courtiers, assureurs, experts, direction générale…) qui peuvent avoir besoin d’accéder aux informations les concernant. L’installation d’un logiciel en local, avec les problèmes de compatibilité et de stabilité liés à chaque entreprise, n’apparaît pas comme la solution idéale.

Toutes ces situations correspondent typiquement à la description du Cloud qui permet la mise en production rapide d’applications stratégiques en simplifiant les problématiques d’intégration et de paramétrages. L’informatique répond alors précisément aux besoins du métier et se positionne comme un maillon central de la performance.

Enfin, en termes de sécurité, il est important de préciser que le Cloud Computing n’est pas un frein pour les Risk Managers qui travaillent sur des données stratégiques. Bien au contraire, les technologies actuelles garantissent une disponibilité continue des plateformes et une parfaite intégrité des données échangées. La sécurisation de l’accès aux données et les backups sont du reste souvent mieux assurés par un hébergeur car c’est le cœur de son métier. N’oublions pas enfin que le Cloud n’est pas une approche fermée. Il est toujours possible de revenir à une architecture traditionnelle…je n’ai personnellement encore jamais vu ce cas se produire tant « essayer le Cloud c’est l’adopter ».

Par Pascal Stopnicki, PDG d’Effisoft

 

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Revue du Web #12 : les vidéos de la semaine

Cette semaine dans la revue du Web :

  • la vidéo la plus impressionnante à ce jour sur la supraconductivité : quand un disque supraconducteur entre en « lévitation quantique »… ;
  • la formation de la Galaxie vous intéresse ? L’université de Zurich a réalisé une simulation d’une galaxie en spirale, comme la Voie Lactée ;
  • un sable qui ne se mouille pas ? Redécouvrez le sable hydrophobe, déjà popularisé dans une boîte de jeux pour enfants ;
  • un robot capable de bien jouer au billard et de se mouvoir seul ? Telle est la prouesse réalisée par Thomas Nierhoff de l’université de Munich ;
  • et enfin, le gadget (inutile ?) de la semaine, deux boîtiers… que nous vous laissons le soin de découvrir.

La « lévitation quantique » :

Pour débuter cette douzième revue du Web, nous vous présentons une vidéo qui fait énormément parler d’elle en ce moment. Un groupe de chercheurs et d’étudiants de l’université de Tel-Aviv (Israël) a développé un disque supraconducteur capable de léviter, tout d’abord au dessus d’un simple aimant permanent, puis sur tout un circuit circulaire composé d’aimants. Dans cette vidéo, c’est plus l’illustration d’un phénomène déjà connu que le phénomène en lui-même qui importe.

Le disque est composé d’un demi-millimètre de verre saphir, un saphir synthétique notamment utilisé comme verre de montre, recouvert d’une couche de céramique (oxyde mixte de baryum de cuivre et d’yttrium, YBa2Cu3O7-x) d’environ un micron. Le disque est ensuite enfermé dans un film plastique de protection. La couche de céramique n’a pas de propriété supraconductrice à température ambiante, mais une fois atteinte la température de -185 degrés Celsius (immersion dans de l’azote liquide), toute sa supraconductivité peut alors librement s’exprimer. Le disque conduit l’électricité sans résistance ni déperdition d’énergie.

Contrairement à l’effet Meissner (exclusion totale de tout flux magnétique à l’intérieur d’un supraconducteur), le champ magnétique pénètre le supraconducteur en raison de sa grande finesse, sous forme de tubes de flux magnétique. À l’intérieur de chaque tube de flux magnétique, la supraconductivité est détruite localement, raison pour laquelle les tubes sont circonscrits au niveau des points faibles du disque. Chaque mouvement du disque fait bouger les tubes, ce que le supraconducteur essaie d’éviter en restant bloqué, piégé en l’air, donnant cette impression de lévitation. Voici la fantastique vidéo, ainsi qu’une illustration de cet emprisonnement quantique :

Simulation d’une galaxie en spirale :

L’université de Zurich s’est essayée à simuler la formation d’une galaxie en spirale, équivalente à la Voie Lactée. Cette simulation est le fruit de près de huit mois de précieux calculs effectués par le superordinateur de Manno, en Suisse. D’après les explications contenues dans la vidéo, les premières petites galaxies seraient nées moins d’un million d’années après le Big Bang, formées de nuages d’hydrogène, d’étoiles et de (l’hypothétique) matière noire. La gravité a regroupé ces galaxies, permettant d’entrevoir les prémices d’une galaxie en spirale. Le processus se poursuit ensuite, mais de manière plus lente, notamment grâce à l’accumulation de gaz et de galaxies naines. Voici donc cette simulation :

Le sable qui ne se mouille pas :

Le sable hydrophobe est un sable traité ayant la particularité de rester sec malgré son immersion dans l’eau, repoussant littéralement les molécules d’eau. Certains d’entre vous connaissent peut-être déjà ce sable très particulier : une boîte de jeu pour enfants, permettant de faire des formes colorées et amusantes, l’utilisait il y a quelques années de cela comme principal élément à modeler. Ce sable s’appelait alors le « sable magique ».

Un sable qui ne se mouille pas… Aussi paradoxal que cela puisse paraître, le comportement du sable en question peut être rapproché, visuellement, d’un grumeau coagulé de farine. Le sable est un composé silicique, pouvant être rendu hydrophobe lorsque l’on greffe à sa surface des molécules organiques de type « organo-silane », R-Si(OCH3). Les groupements methoxy s’hydrolisent lorsqu’ils sont plongés dans l’eau, donnant pour résultat des molécules de type Rsi(O-)3.

Ce sable avait lors de sa mise au point, un objectif bien précis : « nettoyer » le pétrole présent dans l’eau de mer, après une catastrophe ou un dégazage. Le sable se mélange au pétrole, qui coule alors plutôt que de rester en surface. Mais la production de ce sable s’est avérée être si chère qu’il ne fut finalement utilisé que comme un jeu pour enfants. Voici la vidéo :

Le robot joueur de billard :

Le robot humanoïde conçu par Thomas Nierhoff, de l’université technique de Munich, a de quoi impressionner. Il est équipé de deux bras anthropomorphiques, et se déplace grâce à une plateforme mobile. Deux spots et une caméra disposés au dessus de la table à trois mètres de hauteur compètent le dispositif et permettent de déterminer la position des boules sur la table.

Les données visuelles, provenant de la caméra au plafond, fournissent à travers une interface, une estimation de la difficulté de chaque coup, la force nécessaire à la réalisation d’un coup ainsi que la position optimale de la queue de billard. Cerise sur le gâteau, la position du bras robotique est elle-même optimisée. Le taux de réussite du robot est assez élevé (près de 80 %). Il a tendance bien évidemment à baisser lorsque la difficulté du coup augmente.

Application intéressante, les données calculées par le programme pour le robot peuvent être rendues visibles sur la table de billard elle-même, à l’aide d’un projecteur. Un joueur humain peut alors profiter des indications d’angles projetées sur la table. La vidéo se termine sur le robot, empochant cinq boules à la suite :

Le gadget (inutile ?) de la semaine : deux boitiers au sale caractère

Pour conclure cette douzième Revue du Web, voici deux boitiers tout à fait particuliers. Sale caractère non, ces boîtiers ?

 

Par Rahman Moonzur

 

 

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L’alcool au service de la supraconductivité !

« Entrée en matière » : évènement scientifique grand public de l’automne !

La matière, une substance qui compose tout corps ayant une réalité tangible ? Mais que de mondes divers et variés à explorer ! Des atomes aux galaxies, des cellules aux neutrinos, une évidence s’impose : la matière recouvre des formes, des états et des échelles multiples. Venez la découvrir avec « Entrée en matière », un événement grand public et gratuit organisé par le CNRS, avec le concours de ses partenaires, et qui rassemble dans les Jardins du Trocadéro à Paris du 19 au 30 octobre 2011 : une exposition, des animations, des projections de films et des conférences. Une invitation à explorer la matière sous toutes ses formes, parfois inédites, inattendues, de l’infiniment grand à l’infiniment petit. Une belle entrée en matière pour la sonder sous tous ses aspects !

Des événements spéciaux à ne pas manquer :

  • Les experts des lasers sondent la matière, les 19, 20 et 21 octobre 2011
  • La journée de la microscopie, jeudi 20 octobre 2011, de 10 heures à 18 heures
  • La journée spéciale « Chimie », samedi 29 octobre 2011, de 10 heures à 19 heures
  • La Tour Eiffel en lévitation sur un supraconducteur, tous les samedis et dimanches après-midi, de 13 h 30 à 18 h 30

Les grands thèmes de l’exposition :

  • Explorer la matière
  • Transformer la matière
  • Matière à vivre
  • Matière à rêver

Pour en savoir plus : http://www.cnrs.fr/entree-matiere/

Informations pratiques :

  • Exposition ouverte du 19 au 30 octobre 2011
  • Paris – Jardins du Trocadéro
  • Métro lignes 6 et 9, station Trocadéro – Bus 82 : station Varsovie, bus 72 : station Pont d’Iéna
  • Horaires d’ouverture : du lundi au vendredi de 10h à 18h, samedi et dimanche de 10h à 19h
  • Renseignements/inscriptions scolaires, centres de loisirs : 01 44 96 53 58

Définition des nanomatériaux : l’impasse ?

Le rapport de l’Afssaps établit, notamment, l’état des connaissances relatif aux nanoparticules de dioxyde de titane dans les produits cosmétiques en termes de pénétration cutanée, de génotoxicité et de cancérogenèse.

Le dioxyde de titane (TiO2) figure à l’annexe VII de la directive cosmétique 76/768/CEE du 27 juillet 1976, c’est-à-dire sur la liste des filtres UV que peuvent contenir les produits cosmétiques, avec une restriction d’utilisation à un maximum de 25 %. La forme nanoparticulaire de cette substance permet une amélioration du spectre d’absorption du filtre et une transparence des produits de protection solaire.

Ce rapport est d’abord l’occasion d’insister une nouvelle fois sur l’impasse dans laquelle on se trouve quant à la définition des nanomatériaux. En effet, faute de définition uniforme tant à l’échelle internationale qu’européenne, l’Afssaps a dû mener son étude en se fondant sur la définition des nanomatériaux adoptée par le règlement n° 1223/2009 du Parlement européen et du Conseil du 30 novembre 2009 relatif aux produits cosmétiques, entrant en vigueur en 2013.

« Un nanomatériau est un matériau insoluble ou bio-persistant, fabriqué intentionnellement et se caractérisant par une ou plusieurs dimensions externes, ou une structure interne, sur une échelle de 1 à 100 nm ». Cette définition, susceptible d’évoluer en fonction des connaissances scientifiques, peut paraître incomplète par l’exclusion des nanomatériaux solubles et non bio-persistants.

Alors que la réglementation progresse en terme de traçabilité, que ce soit par l’obligation de déclaration des substances à l’état nanoparticulaire prévue aux articles L. 523-1 et suivants du Code de l’environnement ou par l’obligation d’étiquetage des nanomatériaux sur les produits cosmétiques prévue par l’article 19 du règlement n° 1223/2009 du Parlement européen et du Conseil du 30 novembre 2009, l’existence de définitions spécifiques, variant selon le domaine ou le niveau, international, européen ou national, de la norme, semble se profiler de plus en plus.

L’Afssaps donne ensuite plusieurs recommandations comme celles de ne pas utiliser le TiO2 sur une peau lésée, comme, par exemple, un érythème solaire, et de ne pas utiliser les produits contenant cette substance en « sprays » aérosol ou en poudre sur le visage ou dans des locaux fermés….

En réalité, ces informations apparaissent de manière générale communes à tout produit chimique et ne sont pas spécifiques au TiO2.

Le rapport permet d’insister une nouvelle fois sur l’impasse dans laquelle on se trouve quant aux connaissances scientifiques relatives aux nanomatériaux. Les conclusions sont en effet déjà connues : conscience des difficultés actuelles relatives à l’évaluation des risques liés aux nanomatériaux, insuffisances des données scientifiques, nécessité de réaliser des études complémentaires…. En résumé, le décalage s’accentue entre l’information du public et la définition des nanomatériaux et entre l’information du public et la connaissance scientifique…..

 

Par Marion Bary / blog Nanorama

 

Pour aller plus loin :

Participez à la formation Techniques de l’Ingénieur : Formation sur les nanomatériaux : évaluer et prévenir les risques HSE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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REACH : les news du mois d’octobre (1/2)

Registre d’intention : cinq nouvelles intentions

Le registre d’intention pour l’annexe XV du règlement REACH comporte cinq nouvelles substances :

  • une substance pour la classification et l’étiquetage harmonisé : le plomb (N° CAS : 231-100-4 et N° CE : 7439-92-1). La date de soumission est prévue pour le 31 décembre 2011 ;
  • trois substances pour des propositions de substances SVHC. Il s’agit du plomb(II) bis(methanesulfonate) (N° CAS : 17570-76-2 et N° CE : 401-750-5), du β-TGIC (1,3,5-tris[(2S and 2R)-2,3-epoxypropyl]-1,3,5-triazine-2,4,6-(1H,3H,5H)-trione) (N° CAS : 59653-74-6 et N° CE : 423-400-0) et de 1,3,5-tris(oxirannylméthyl)-1,3,5-triazine-2,4,6(1H,3H,5H)-trione (N° CAS : 2451-62-9 et N° CE : 219-514-3). Les dates de soumission sont prévues pour le 30 janvier 212 ;
  • une substance pour des propositions de restriction : le chrome VI dans les articles en cuir (N° CAS : 231-100-4 et N° CE : 7439-92-1). La date de soumission est prévue pour le 19 janvier 2012.

CLP : http://echa.europa.eu/chem_data/reg_int_tables/reg_int_en.asp?substance_type=CLH&substance_state=current

SVHC : http://echa.europa.eu/chem_data/reg_int_tables/reg_int_en.asp?substance_type=SVHC&substance_state=current

Restriction : http://echa.europa.eu/chem_data/reg_int_tables/reg_int_en.asp?substance_type=Restriction&substance_state=current

 

Une nouvelle demande de classification et d’étiquetage harmonisés

(03/10/2011)

L’ECHA a lancé une consultation pour l’harmonisation de la classification et de l’étiquetage du 1,1′,1 »-nitrilotripropane-2-ol (N° CAS : 122-20-3 et N° CE : 204-528-4). Les commentaires sont à soumettre avant le 17 novembre 2011.

http://echa.europa.eu/consultations/harmonised_cl_en.asp

 

Le conseil d’administration de l’ECHA adopte le programme de travail pour 2012 et la politique visant à éviter les conflits d’intérêts potentiels

(04/10/2011)

Les 29 et 30 Septembre, le conseil d’administration de l’ECHA a tenu sa 23ème réunion plénière et a pris un certain nombre de décisions stratégiques importantes. Il a adopté le Programme de travail de l’ECHA pour 2012 (http://echa.europa.eu/doc/about/organisation/mb/mb_44_2011_echa_work_programme_2012.pdf). Il décrit les activités de l’ECHA pour 2012 avant la deadline de l’enregistrement de 2013. En plus d’assurer la préparation pour l’échéance de 2013, les priorités pour l’ECHA en 2012 seront à la hauteur des attentes sur les applications d’évaluation d’autorisation, ainsi que la préparation de la nouvelle réglementation Biocides et PIC. Fournir des informations pour le grand public sera aussi un centre d’attention de l’Agence en 2012. Le Conseil a également adopté une politique pour éviter et gérer les conflits d’intérêts potentiels. La nouvelle politique sera prochainement disponible sur le site de l’ECHA. Il démontre l’importance de la transparence et l’indépendance de la prise de décision: deux des valeurs fondamentales de l’ECHA.

http://echa.europa.eu/news/pr/201110/pr_11_22_mb_malta_20111004_en.asp

 

Les noms des substances extrêmement préoccupantes (SVHC) présentes sur la liste candidate disponible en 22 langues

(05/10/2011)

Les noms des substances extrêmement préoccupantes (SVHC) présentes sur la liste candidate sont maintenant disponibles dans 22 langues européennes dans la base ECHA-term. Les utilisateurs peuvent consulter la base de données gratuitement. L’inscription est requise uniquement pour les utilisateurs qui souhaitent télécharger ou commenter les données.

ECHA-term est une base de données terminologique multilingue contenant les principales terminologies de REACH et CLP. La base de données répond aux besoins des divers utilisateurs : les acteurs de REACH et CLP, les autorités nationales, traducteurs, interprètes et le public en général. Il vise à améliorer la clarté de la communication dans le domaine des produits chimiques. Cette base de données est disponible sur :

http://echa.cdt.europa.eu/SearchByQueryLoad.do;jsessionid=310F8D05429A857A9F85354FBAC8637A?method=load

 

Conférence organisée par l’ECHA le 23 septembre 2011

(05/10/2011)

L’ECHA a organisé, le 23 septembre dernier, une conférence sur l’enregistrement dans le cadre de REACH : Retour d’expérience de 2010 et piste d’amélioration pour 2013. Les vidéos des interventions sont disponibles sur :

http://webcast.ec.europa.eu/eutv/portal/archive.html?viewConference=12888

Vous pouvez également retrouver un résumé en français de cette conférence sur le site d’Ecomundo : http://www.ecomundo.eu/fr/newsletter/pdf/flash_molecule_conference_reach.pdf

 

Une nouvelle demande de classification et d’étiquetage harmonisés

(10/10/2011)

L’ECHA a lancé une consultation pour l’harmonisation de la classification et de l’étiquetage du styrène (N° CAS : 100-42-5et N° CE : 202-851-5). Les commentaires sont à soumettre avant le 24 novembre 2011.

http://echa.europa.eu/consultations/harmonised_cl_en.asp

 

Poste à pourvoir à l’ECHA

(10/10/2011)

L’ECHA a publié une nouvelle offre d’emploi. Cette offre peut être consultée à l’adresse http://echa.europa.eu/opportunities/positions_en.asp. La date limite d’envoi des candidatures est le 14 novembre 2011.

 

L’ECHA invite les utilisateurs industriels de la boîte à outils QSAR à un atelier en novembre

(12/10/2011)

L’ECHA demande aux utilisateurs de la boite à outils QSAR de bien vouloir faire valoir leur intérêt pour participer à un atelier sur cette boite à outils le 24 Novembre 2011 à Helsinki. La date limite pour exprimer un intérêt pour participer est le 21 Octobre 2011.

Le but de cet atelier est d’apprendre comment l’industrie a, jusqu’à présent utilisé la boîte à outils QSAR pour la préparation de leurs dossiers d’enregistrement et de recevoir leurs commentaires sur sa facilité d’utilisation et leurs attentes pour un développement ultérieur. Cela aidera l’ECHA en décidant, en collaboration avec l’OCDE, sur les plans d’avenir pour la boîte à outils RQSA. Elle permettra également à l’Agence de recueillir les meilleures pratiques et développer le soutien ad hoc qui sera partagé avec tous les utilisateurs à l’avance de la date limite d’inscription suivante de 2013.

http://echa.europa.eu/news/na/201110/na_11_48_qsar_toolbox_workshop_en.asp

 

L’ECHA se félicite des décisions du Conseil d’appel de 10 Octobre 2011

(13/10/2011)

À la lumière des décisions du Conseil d’appel, l’ECHA modifie ses lettres standard adressées aux personnes inscrites pour l’enregistrement et rappelle les déclarants potentiels l’importance de payer leurs frais relatif à REACH dans les temps.

http://echa.europa.eu/news/na/201110/na_11_49_boa_20111013_en.asp

 

Informations pour éviter les essais inutiles sur les animaux – 7 nouvelles substances concernées

(14/10/2011)

L’ECHA a lancé un appel visant à collecter des informations sur des substances pour éviter les tests inutiles sur les animaux. Les substances concernées sont :

  • diperoxyde de di-tert-butyle et de 1,1,4,4-tétraméthyltétraméthylène (N° CAS : 78-63-7 et N° CE : 201-128-1) ;
  • néononanoate de vinyle (N° CAS : 54423-67-5 et N° CE : 259-160-7) ;
  • 2-éthylhexanoate de vinyle (N° CAS : 94-04-2 et N° CE : 202-297-4) ;
  • chloroacétate de sodium (N° CAS : 3926-62-3 et N° CE : 223-498-3) ;
  • acide chloroacétique (tests proposés avec le chloroacétate de sodium (N° CE : 223-498-3)) (N° CAS : 79-11-8 et N° CE : 201-178-4) ;
  • TCA Trichloroacétate de sodium (tests proposés avec le chloroacétate de sodium (N° CE : 223-498-3)) (N° CAS : 650-51-1 et N° CE : 211-479-2) ;
  • acide trichloroacétique (tests proposés avec le chloroacétate de sodium (N° CE : 223-498-3)) (N° CAS : 200-927-2 et N° CE : 76-03-9).

Les informations sur ces substances sont à soumettre pour le 28 novembre 2011.

http://echa.europa.eu/consultations/test_proposals/test_prop_cons_en.asp?consultations_status=current

 

Par Céline Nectoux, ingénieur environnement CNRI

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les dernières NEWS REACH :

Et aussi :

Revue du Web #11 : les vidéos de la semaine

Cette semaine dans la revue du Web :

  • utiliser l’effet mirage pour rendre un objet invisible ? C’est désormais possible grâce aux nanotubes de carbone, mais uniquement sous l’eau. Démonstration en vidéo ;
  • connaissez-vous Rob Spence, surnommé « Eyeborg » ? C’est un Canadien vivant avec un œil électronique contenant une caméra, lui permettant de filmer tout ce qu’il voit ;
  • jouer à Super Mario sans manette, uniquement avec les yeux ? C’est la prouesse réalisée il y a près d’un an par un groupe très inventif d’étudiants américains ;
  • le gadget (inutile ?) de la semaine, une perceuse permettant de faire des trous (presque) carrés !
  • en bonus, le gadget (vraiment inutile ?) de la semaine, « Wrongulator », une calculatrice qui vous garantit un résultat à 100 %… incorrect.

L’effet mirage au service d’une « cape d’invisibilité » :

Pour débuter cette onzième revue du Web, voici une vidéo présentant la découverte réalisée par les scientifiques de l’université américaine de Dallas, au Texas. En utilisant les préceptes de ce que l’on appelle « l’effet mirage », les chercheurs ont réussi à faire disparaître un objet immergé, à l’aide de feuilles composées de nanotubes de carbone. La disparition se fait presque instantanément, commandée par un simple commutateur.

Il vous faut tout d’abord comprendre le principe de « l’effet mirage », si ce principe vous est étranger. Un mirage va se produire lorsque la lumière change de direction en passant à travers des médias de différentes densités. Par exemple, lorsque la température du sol est différente de celle de l’atmosphère, l’indice de réfraction varie rapidement dans la couche d’air au voisinage du sol, courbant les rayons lumineux, ce qui a pour conséquence de déformer l’image des objets situés au ras du sol. Lorsque le sol est très froid, la courbure des rayons lumineux est orientée vers le bas, ce qui a pour conséquence de rendre possible la vision d’objets situés au-delà de l’horizon. Lorsque le sol est chaud, la courbure est dirigée vers le haut et on peut alors observer des objets doublés de leur image renversée.

C’est cette dernière partie qui nous intéresse ici. Le commutateur crée une stimulation électrique qui va réchauffer de manière extrêmement rapide et intense les feuilles de nanotubes de carbone, connues pour avoir une conductivité thermique très élevée. La chaleur va alors être transmise autour du support transparent en feuilles de nanotubes, créant un violent gradient de température qui va courber et éloigner les rayons lumineux de n’importe quel objet, désormais dissimulé derrière le support pourtant transparent. Certains se prennent déjà à rêver d’une future cape d’invisibilité…

Rob Spence, le Canadien à l’œil de cyborg :

Rob Spence est un Canadien basé à Toronto, ayant perdu un œil alors qu’il était adolescent, lors d’un accident de chasse. Dans le cadre d’un projet scientifico-artistique, il a décidé de placer un œil électronique à l’intérieur de son orbite vide, lui valant le surnom d’ « Eyeborg », en référence aux cyborgs (contraction d’organisme cybernétique), ces êtres humains assez courants dans la littérature de science-fiction, ayant reçu des greffes de parties mécaniques dans le but d’améliorer certaines de leurs capacités.

Cette prothèse oculaire possède une caméra embarquée miniature provenant d’un endoscope, l’instrument optique médical permettant de voir à l’intérieur du corps humain lors de certains examens ou opérations. Il ne s’agit en aucun cas de remplacer son œil manquant, cet œil bionique dont c’est la troisième version n’étant pas connecté au cerveau. Les images captées par la caméra peuvent être stockées et sont donc visibles à l’aide d’un simple moniteur.

Rob Spence compte produire un long métrage tourné uniquement à l’aide de son oeil bionique. Il s’est d’ailleurs retrouvé il y a peu au cœur d’une campagne de promotion pour un jeu vidéo, « Deus Ex », jeu dans lequel la cybernétique et la prosthétique tiennent le haut du pavé.

Voici une vidéo le présentant :

Jouer à Super Mario sans manette… et avec les yeux !

Kinect, déjà aux oubliettes ? Pas vraiment. Ce périphérique, destiné à la console Xbox 360 de l’Américain Microsoft, permettant de contrôler des jeux vidéos sans utiliser de manette, par le biais d’une commande vocale, de la reconnaissance de mouvements et d’images, a de très beaux jours devant lui. L’initiative et la prouesse d’un groupe d’ingénieurs américains de la jeune société nommée « Waterloo Labs » méritent toutefois d’être saluées… avec un an de retard.

Ces jeunes trublions inventifs ont mis au point un système permettant à un utilisateur de jouer au célébrissime Super Mario Bros et de contrôler Mario uniquement en bougeant les yeux. Le système fonctionne à l’aide d’électrodes fixées autour des yeux du joueur, électrodes qui permettent de suivre le mouvement des globes oculaires. Les impulsions envoyées par les électrodes sont interprétées par un ordinateur qui renvoie le tout vers la console de jeu. La console les traduit alors en mouvements, comme n’importe quelle information pouvant provenir d’une manette.

La maniabilité n’est pas optimale, mais l’idée pourrait faire son petit bonhomme de chemin chez les ingénieurs des géants du jeu vidéo. Petit bémol par contre : le joueur peut-il cligner des yeux, et garder quand même le contrôle du héros ? Allez jeter un « oeil » vous aussi sur la vidéo :

La perceuse qui fait des trous (presque) carrés :

Le gadget (inutile ?) de la semaine est une perceuse qui réalise des trous carrés, aux coins légèrement arrondis. Ce dispositif, loin d’être nouveau, est très intéressant à observer, et finalement loin d’être inutile en dehors du côté anecdotique que l’on peut lui trouver de prime abord.

Le système de la perceuse est basé sur le triangle de Reuleaux (du nom de l’ingénieur allemand Franz Reuleaux), qui est une courbe de largeur constante (dont tous les diamètres sont de la même longueur), ressemblant à un triangle équilatéral augmenté de trois arcs de cercle passant chacun par les deux sommets d’un même côté. Ce triangle est notamment utilisé dans les moteurs Wankel, alternative au moteur à piston.

La perceuse est une perceuse spéciale : l’axe du foret décrit un cercle en même temps qu’il tourne sur lui-même. Le trou obtenu est un carré aux coins légèrement arrondis, dont l’intérêt peut être de solidariser une pièce sur un axe sans risque du moindre glissement. La première vidéo montre une de ces perceuses en action (de la société américaine Dijet, bien que la vidéo soit dans une autre langue), la seconde permet d’observer grâce à une très bonne animation explicative la manière dont ce trou est réalisé.

Le gadget inutile de la semaine : « Wrongulator », la calculatrice qui a toujours tort

Enfin, pour conclure cette onzième revue du Web, voici un objet plutôt drôle, aux confins de l’art et (surtout) de l’absurde : la bien nommée « Wrongulator », une calculatrice qui vous garantit un résultat faux à 100 %. Présentée comme la pire calculette du monde, cette calculatrice est en vente pour la modique somme de 4,95 £ (un peu plus de 5,5 euros). Dans un monde où l’inutile a souvent plus de valeur que l’utile, cette calculatrice pourrait devenir un must. À offrir au comptable de votre entreprise ?

http://www.red5.co.uk/new-gadgets/wrongulator.aspx

 

Par Rahman Moonzur

 

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GRAFTFAST : technologie innovante de revêtement de surfaces

Tout matériau, de l’acier inox aux liposomes, des prothèses en polymère aux fibres de carbone, interagit avec son environnement par sa surface. L’adhésion, la corrosion, la lubrification, le contact électrique, la biocompatibilité, ou le mouillage sont autant de phénomènes courants gouvernés par des effets de surface.

Les systèmes vivants, eux aussi, sont le siège d’innombrables phénomènes d’interface, localisés dans les bicouches lipidiques ou sur la surface externe des protéines. Il est donc crucial, à la fois sur les plans fondamental et technologique, de savoir concevoir et construire des surfaces artificielles capables d’interagir avec le milieu extérieur de façon prédéfinie.

GRAFTFAST© est une nouvelle technologie de revêtement (coating) applicable à tout type de surface qui a été développée au sein du LCSI de l’Iramis.

Cette technologie, basée sur le greffage d’un film organique sur une surface, offre plusieurs avantages par rapport aux technologies de revêtement déjà existantes :

  • propre, car utilisable dans l’eau, sans solvant organique et ne nécessite pas de source d’énergie comme de l’électricité ou de hautes températures. Elle est facile à utiliser. En effet, la surface à revêtir est simplement plongée dans une solution comprenant les réactifs ;
  • ne nécessite pas d’investissement lourd, au niveau appareillage spécifique, tels que des potentiostats, des installations sous vides coûteuses ;
  • efficace, car l’épaisseur des revêtements, leur composition, et leur déposition sur le support sont entièrement contrôlables par l’utilisateur.

Toutefois, la grande innovation de cette technologie est qu’elle peut être adaptée à tous type de matériaux, qu’ils soient isolants ou conducteurs, comme :

  • le verre ou les métaux, en passant par le Téflon® (PTFE) ;
  • les polymères naturels, comme le latex ou le caoutchouc ;
  • les plastiques ;
  • la cellulose (bois ou papier) ;
  • les fibres artificielles ou naturelles ;
  • le coton ou le feutre ;
  • les céramiques ou les nano-objets, comme les nanotubes de carbone.

Les revêtements préparés sont fins (< 1 µm), conformes et homogènes sur l’ensemble de la surface traitée pour permettre de garantir les mêmes propriétés à tout le support revêtu. Les propriétés de surface du matériau traité peuvent ainsi facilement être modifiées par le choix du revêtement déposé.

La fonctionnalisation de surfaces conductrices, ou semi conductrices, par des polymères se faisait jusqu’à présent par électrochimie. Cette technique nécessitait un dégazage du milieu réactionnel, des montages complexes, notamment pour des substrats, tels que la fibre de carbone et les nanotubes. La découverte du procédé GRAFTFAST© a ouvert la voie à la fonctionnalisation par de nombreux polymères sur des surfaces de nature et de propriétés très différentes. Ces travaux ont fait l’objet de plusieurs dépôts de brevets.

Ce procédé, s’appliquant à des surfaces très différentes, est activable à l’aide d’un réducteur chimique. L’épaisseur du film est contrôlée en fonction du temps, la quantité d’activateurs ajoutée et la concentration du milieu réactionnel. C’est la première fois que la modification de si nombreuses surfaces est effectuée par une seule et unique méthode en solution.

L’intérêt de cette technique est qu’elle permet de modifier les propriétés physiques de n’importe quelle surface pour permettre leur utilisation en fonction du type d’application désiré.

La commercialisation de la technologie GRAFTFAST© a fait récemment l’objet de la création d’une start-up baptisée PEGAS-Tech, laquelle permet l’exploration de cette technologie pour différents secteurs industriels.

 

Lire l’article complet dans la base documentaire : GRAFTFAST© : technologie innovante de revêtement de surfaces

 

Pour aller plus loin :

Participez à la formation Techniques de l’Ingénieur : Traitement de surface : quels procédés pour quelles fonctions

iPhone 4S : déjà plus d’un million de préventes

La sortie d’un nouveau produit Apple est toujours un événement. Les très nombreux fans de la marque américaine n’ont pas manqué au rendez-vous. L’annonce de la sortie prochaine d’un iPhone 5 était attendue, sans grand suspense, par tous les aficionados et commentateurs de tous bords. C’est pourtant l’iPhone 4S qui a été dévoilé le 4 octobre lors d’une conférence de presse par Tim Cook, directeur général d’Apple depuis la démission de Steve Jobs fin août, décédé des suites d’un cancer il y a moins d’une semaine.

L’iPhone 4S, disponible en pré-commande depuis vendredi 7 octobre, a d’ores et déjà explosé tous les records : plus d’un million de copies ont été commandées, contre 600 000 pièces pour son prédécesseur, l’iPhone 4. Il devrait atterrir dans les Apple Store dès le vendredi 14 octobre, et tomber instantanément en rupture de stock. Le smartphone avait pourtant créé la déception chez pas mal de fans de la marque américaine, malgré de nombreuses innovations. Comme en 2009 avec l’iPhone 3G et sa mise à jour hardware le 3GS, l’évolution incarnée par le 4S se passe à l’intérieur, car le boîtier est identique.

Double cœur et nouvel OS 

La principale innovation se trouve être la mise à jour hardware, avec une configuration double cœur à 1 GigaHertz, assurant une plus grande rapidité de calcul à l’iPhone 4S (S pour… Speed). Le double cœur, couplé au nouveau système d’exploitation optimisé iOS 5, est censé permettre un gain de temps significatif lors de l’ouverture d’une page Web, le lancement d’une application, ou encore pour la gestion du multi-tâches. Il assure aussi et surtout un plus grand confort et une rapidité accrue pour les jeux.

Un appareil photo de plus grande résolution

Un capteur 8 Mégapixels avec une plus grande ouverture (qui passe de f/2,8 à f/2,4) et la possibilité d’aller jusqu’à 1080P en mode vidéo constituent aussi des nouveautés. Le traitement des cinq lentilles, le filtre infrarouge et le travail sur la colorimétrie lui permettront d’être plus lumineux et d’obtenir moins de bruit sur des éclairages faibles. D’un point de vue pratique, la touche volume devient déclencheur physique.

Siri, fabuleux assistant vocal

Grosse évolution de l’assistant utilisant la technologie du voice control, Siri va bluffer ses utilisateurs. Il vous assiste pour la saisie d’un message, pour accéder à l’agenda, à la météo, et est même capable de vous répondre. Le système de saisie nécessite une connexion en 3G ou en Wifi, car c’est via les serveurs que le texte est converti.

Autonomie accrue, iCloud, débit de données, « Antennagate »

L’accent a également été mis sur l’autonomie du téléphone, avec une heure supplémentaire en appel 3G, alors que la navigation Web stagne à six heures, toujours en 3G. Le temps de veille passe lui de 300 heures à 200 heures. L’iCloud, outil de synchronisation et de stockage hors appareil, important au bon fonctionnement du 4S. Le débit de données double littéralement grâce à la 3G+, et tous les problèmes relatifs à ce qu’on a pu appeler « l’Antennagate », le problème d’antenne de l’iPhone 4, sont résolus.

Le prix n’a pas changé : 629 euros pour la version 16 Gigaoctets, 739 euros pour son grand frère à 32 Gigaoctets.

Malgré toutes ces innovations, ce qui a pu décevoir certains est que le design reste inchangé. En effet, alors que les produits Apple font l’objet d’un véritable culte, comment va-t-on savoir que vous possédez le nouvel iPhone, s’ il est, en apparence, similaire en tous points à son prédécesseur ? Dur…

Par Rahman Moonzur

 

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SMELLIT, le dispositif qui diffuse les odeurs de films et jeux vidéos

S’immerger totalement dans un film ou dans un jeu vidéo : l’arrivée et la démocratisation des home cinemas et du 5.1 ont pour seuls buts de faire vivre au spectateur, ou au joueur, l’expérience la plus réaliste possible, tout en restant confortablement assis chez lui. Pourtant, l’expérience n’est pas complète. Un des sens n’est généralement pas sollicité, à savoir l’odorat. Assez peu de sociétés se sont placées sur ce segment, proposant des dispositifs de diffusion des odeurs pendant le déroulement du film. Les quelques tentatives, jusqu’ici, avaient toujours été sommaires et n’avaient jamais trouvé un réel marché.

La société française Olf-Action, déjà à l’origine des diffuseurs « Olfacine », est sur le point de lancer sur le marché « SMELLIT », un dispositif de diffusion d’odeurs, s’appuyant sur leur concept global d’ « Odoravision ». Ainsi, les DVD affichant le logo « Odoravision » sur le dos de la jaquette (plutôt rares, il faut l’avouer…) disposent d’une piste supplémentaire codant pour une palette d’odeurs, synchronisées avec les images du film, ou du jeu vidéo. La synchronisation est dite « intelligente » car la programmation tient compte de la distance écran-spectateur : en effet, la vitesse du son et la vitesse de diffusion d’une odeur ne sont absolument pas comparables (près d’un mètre par seconde pour cette dernière). Une odeur de poudre arrivant alors que la scène de fusillade est déjà terminée n’aurait que bien peu d’intérêt…

Présenté sous la forme de deux « enceintes » composées de huit turbines, « SMELLIT » est donc censé ajouter la dimension olfactive aux rares films disposant de l’option Odoravision, en gérant jusqu’à 128 familles d’odeurs, avec simultanément trois odeurs synthétiques par séquence de film ou de jeu. Les Français d’Olf-Action garantissent la non-rémanence des odeurs après la projection, odeurs pour lesquelles des recharges devraient évidemment être disponibles. Reste maintenant à savoir si le spectateur ou le joueur a vraiment envie de vivre cette expérience lors d’une scène se déroulant dans une décharge publique, dans une morgue… ou dans une chambre d’étudiants.

Par Rahman Moonzur

 

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Dix doctorantes saluées pour leurs recherches en science

Sur les 423 dossiers de candidature, 10 jeunes femmes, en 3e année de doctorat en science du vivant ou de la matière, ont conquis le jury. Pertinence des travaux, originalité des recherches, projet d’utilisation de la bourse, personnalité des postulantes, les critères de sélection ont une fois encore été drastiques. « Il nous a aussi semblé important que chaque boursière puisse incarner l’exemple de la femme scientifique pour susciter des vocations », a précisé Alain Carpentier, Président de l’Académie des sciences et président du jury. Car comme l’a rappelé Hervé Navellou, directeur général de L’Oréal Grand Public France, « seuls 28% des chercheurs en France sont des femmes ».

Les dix lauréates :

  • Amélie Béduer, 25 ans, ingénieure physicienne, travaille sur l’ingénierie tissulaire à Toulouse. Elle espère que ses travaux permettront de régénérer les tissus lésés d’un malade touché par un AVC ;
  • Cécile Bétry, 25 ans, formée en biosciences et médecine, prépare sa thèse sur le raccourcissement du délai d’action des anti-dépresseurs à Lyon. Elle tente aussi l’internat pour devenir psychiatre ;
  • Lucie Brisson, 24 ans, étudie la formation et la propagation des métastases lors d’un cancer du sein à Tours. Son rêve : partir à l’étranger faire son post-doctorat ;
  • Andréa Bachrata, 24 ans. Originaire de Slovaquie, elle est venue faire sa thèse sur la sûreté nucléaire à Toulouse. Elle espère ensuite intégrer le CEA, voire à terme une entreprise ;
  • Faustine Dubar, 25 ans, bac technique et IUT, travaille sur la chimie anipaludique à Lille. Elle prévoit d’approfondir ses connaissances en Australie ;
  • Désirée El Azzi, 26 ans, étudie la pollution aquatique par les pesticides agricoles. Elle souhaite développer un plan d’analyse de gestion de l’eau des rivières dans son pays natal, le Liban ;
  • Aïcha Gharbi Ayach, 27 ans, études de médecine à Montpellier, master en biologie. Son doctorat porte sur la connaissance du phénomène de mitose, dont le dérèglement est à l’origine de tumeurs ;
  • Nina F. Gnädig, 26 ans, mène ses travaux sur la maîtrise des virus à ARN (grippe, hépatite C, VIH…) à Paris. Elle espère pouvoir produire de meilleurs vaccins et avoir son propre laboratoire ;
  • Claire Lefort, 24 ans, Capes en sciences physiques, master en électronique et optique, travaille à Limoges sur un instrument d’imagerie médicale destiné à diagnostiquer plus tôt un cancer du poumon. Elle se destine à l’enseignement ;
  • Myriam Paire, 25 ans, polytechicienne, étudie la miniaturisation des cellules photovoltaïques à Chatou (78). À terme, elle se voit ingénieure de recherche en entreprise ou co-fondatrice d’une start-up.

La 6e édition des bourses L’Oréal France / Unesco Pour les femmes et la science est  ouverte du 15 janvier au 15 avril 2012.

 

Par Corinne Dillenseger / Maviepro.fr

 

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Nucléaire : de bonnes perspectives mondiales, même après Fukushima

Même si certains pays ont décidé d’y renoncer (Allemagne, Italie, Suisse) et si d’autres sont devenus assez réticents (Japon), l’avenir s’annonce encore bien pour les installations de centrales nucléaires.

L’industrie nucléaire est en effet tirée vers l’avant par certains pays qui doivent faire face à un accroissement important de la demande d’électricité et y voient la meilleure possibilité pour satisfaire leurs besoins à court ou moyen terme. L’association table sur une croissance moyenne de la capacité installée de 2,3 % par an, soit 614 GW d’ici 2030, contre 314 GW aujourd’hui. Le Sud-Est de l’Asie verra la plus forte augmentation de la capacité d’électricité nucléaire.

Globalement, si le Japon a renoncé à la construction de nouveaux réacteurs, pourtant prévus, après la catastrophe de Fukushima, une estimation récente des dirigeants d’Areva fait état de seulement 10 % à 15 % de programmes reportés. L’Agence internationale de l’énergie atomique table, quant à elle, sur 90 à 130 nouveaux réacteurs installés d’ici 2030. Ainsi la Chine construit actuellement 26 réacteurs et en a planifié 52 autres, l’Inde en construit 6 et en a planifié 17, la Corée en installe 5 et en prévoit 6 de plus. Mais d’autres régions du monde ne sont pas en reste : 11 réacteurs sont en cours d’installation en Russie, et les autorités en ont déjà programmé 14 de plus, la Pologne table sur 6 supplémentaires elle-aussi. Les Étas-Unis, qui en construisent un actuellement, en ont planifié 7 autres et le Canada a trois chantiers et autant de projets. Bref au total ce ne sont pas moins de 62 réacteurs en chantier et 155 en projet dans le monde entier.

Mais cela va aussi impliquer une hausse de 70 % de la demande d’uranium : de quoi donner du travail à l’Australie, le Canada et le Kazakhstan qui en possèdent les plus grosses réserves. Il s’agit là d’une réserve toutefois limitée et qui ne se renouvellera pas…

Claudine / blog EcoCO2

 

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Transformer son smartphone en microscope, c’est possible !

Les détournements et la polyvalence des smartphones n’en finissent plus de surprendre. Les customisations optiques les plus diverses, telles que l’ajout d’une lentille grand angle ou d’une lentille de microscope (agrandissant douze fois) ne constituent d’ores et déjà plus des nouveautés. Alors que l’utilisation des smartphones à des fins médicales n’en est plus à ses balbutiements, comme le « smartheart » pour les problèmes de cœur, et alors que l’on peut améliorer l’électrocardiographie à distance, ou bien même avoir la possibilité d’inspecter sa peau à la recherche d’un mélanome avec le « Skin Scan », une équipe de chercheurs de l’université de Californie à Davis écrase désormais toute concurrence grâce à l’amélioration fantastique qu’elle a réussi à développer.

En effet, celle-ci a transformé un smartphone (ici un iPhone, mais la transformation est valable pour tout type de téléphone intelligent) en un microscope grossissant pas moins de 350 fois, et ce pour assez peu d’argent. De là à créer des « instagrams » des cellules sanguines, il n’y a qu’un pas…

Pourtant, leur amélioration tient presque du bricolage : les chercheurs californiens ont fixé une lentille sphérique d’un millimètre à l’extérieur de l’iPhone, ce qui n’aurait dû créer, logiquement, qu’un zoom supplémentaire x5. Mais la manière dont le point se fait crée une petite zone à l’intérieur de laquelle les détails de l’ordre d’1 micron et demi sont visibles. Le champ de vision est très petit, et il faut gérer la distorsion, mais en combinant plusieurs zones de différentes photos sur lesquelles le point a été réalisé, l’image devient alors assez claire pour permettre d’identifier, par exemple, les différents types de cellules.

Pour moins de cinquante dollars, le résultat semble probant. Les smartphones ne sont pas prêts de remplacer un appareillage médical perfectionné, mais ils pourront améliorer grandement les diagnostics médicaux dans des zones reculées, difficiles d’accès ou dans les cas d’extrême urgence.

Par Rahman Moonzur

 

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Le Japon projette d’offrir des billets d’avion pour relancer le tourisme

L’office national du tourisme japonais projette de demander aux candidats au voyage de remplir une demande sur Internet en précisant la zone qu’ils entendent visiter, écrit le journal Yomiuri Shimbun. Les personnes sélectionnées, qui devront toutefois s’acquitter des autres frais de voyage comme l’hébergement, devront en échange faire un récit de leur voyage qui sera édité en ligne.

Les responsables japonais espèrent que les comptes-rendus positifs inciteront les touristes potentiels à se rendre au Japon, poursuit le journal. Cette distribution de billets gratuits, soumise à l’approbation budgétaire du gouvernement, devrait être lancée en avril.

La fréquentation touristique étrangère du Japon s’est effondrée de plus de 50 % lors des trois mois ayant suivi le séisme du 11 mars qui a provoqué le tsunami géant dans le nord-est du pays et entraîné une série d’avaries accompagnées de rejets radioactifs à la centrale atomique Fukushima Daiichi.

Une légère reprise s’est amorcée cet été, la fréquentation touristique étant toujours en forte baisse mais moins, avec un recul de 36,1 % en juillet par rapport au même mois de 2010 et de 32 % en août.

Le gouvernement japonais a assuré que le pays était sûr, hormis le voisinage immédiat de la centrale où, depuis l’accident qui a endommagé les systèmes de refroidissement des réacteurs, des opérations sont en cours pour stabiliser la situation d’ici à la fin de l’année.

 

(Source et crédit photo : AFP)

 

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Revue du Web #10 : les vidéos de la semaine

Cette semaine dans la revue du Web :

– Une « barrière laser » utilisée comme arme anti-moustique ? Une idée présentée à l’aide de vidéos surprenantes de moustiques abattus en plein vol, et en slow-motion ;

– Evolta, le petit robot qui est l’une des mascottes de la firme Panasonic, va concourir pour l’Ironman, un triathlon extrêmement musclé. Présentation des trois versions du robot en vidéo ;

– La déformation d’un ballon plein d’eau reçu en plein visage par des cobayes vous intéresse ? Allez donc jeter un œil à ces quelques vidéos amusantes ;

– Lorsque Arthur Ganson crée un dialogue entre des composants mécaniques ou industriels et l’art, cela donne deux œuvres intéressantes, brillantes par leur usage à contre-emploi ;

– enfin, pour conclure, le gadget (inutile ?) de la semaine, une capsule nous venant du Japon baptisée « Noah’s Ark » (l’arche de Noé en français), élaborée selon ses concepteurs pour résister aux prochains tsunamis…

Une barrière laser anti-moustique ?

Pour commencer cette revue du Web #10, voici une vidéo présentant un système de barrière photonique mis au point l’année dernière par la société américaine Intellectual Ventures. C’est en regardant une parodie de téléachat vantant les mérites d’un laser tueur de moustiques, le « Star Wars Mosquito System », que les Américains ont décidé de développer leur système, prenant au pied de la lettre la vidéo potache. Nathan Myhrvold et ses collègues inventeurs ont alors commencé à potasser sur cette idée, notamment grâce aux fonds alloués par la Fondation Bill Gates.

Une caméra haute vitesse détecte les moustiques entrant dans son champs de vision, un servomoteur (moteur dont la position est vérifiée en continu et corrigée en fonction des mesures) commande alors des miroirs qui permettent de diriger le laser ultraviolet servant d’arme à cette DCA miniature. Un logiciel mis au point par les scientifiques coordonne l’ensemble, tout en autorisant suffisamment de discrimination dans la détection, afin de ne pas prendre pour cible des insectes plus gros, comme les abeilles, ou même « effrayer le chat du voisin ».

Mettant en avant le fait que l’appareil a été conçu à l’aide de composants récupérés sur des appareils électroniques de la vie courante, les jeunes scientifiques imagineraient bien leur machine comme barrière de protection autour d’hôpitaux ou d’écoles africaines, les protégeant alors contre le fléau véhiculé par les moustiques, la malaria.

La vidéo a été tournée à l’aide d’une cage en verre, à l’intérieur de laquelle ont été placés quelques moustiques, fauchés un à un par le laser. On remarque la lumière bleue-violacée du laser, suivie d’un léger volute de fumée en même temps que la chute des insectes. Jugez plutôt :

La parodie de téléachat se trouve ici :

Evolta, la mascotte à pile, va concourir pour Ironman :

Comme en écho à la candidature du robot iCub pour participer au relais du parcours de la flamme olympique lors des Jeux Olympiques de Londres l’année prochaine, le géant japonais Panasonic va lancer son robot à piles Evolta, mascotte miniature de la marque, dans une aventure extrême : participer à l’Ironman se déroulant sur l’île d’Hawaï. L’ironman est un triathlon survitaminé (épreuve consistant à enchainer 3,8 kilomètres de natation, 180 kilomètres de cyclisme pour s’achever sur un marathon) qui met les participants à rude épreuve. Evolta aura pour l’occasion dix fois plus de temps qu’un être humain pour compléter l’Ironman car il est dix fois plus petit qu’un être humain.

Evolta n’est pourtant pas novice en la matière : il a par exemple déjà parcouru les 500 kilomètres séparant Kyoto de Tokyo, course donnant, elle aussi, un gigantesque coup de publicité à la marque japonaise. Un équipement additionnel a été spécialement conçu pour la petite mascotte : des stabilisateurs de part et d’autre du vélo pour l’épreuve de cyclisme, une roue pour l’épreuve de marathon ainsi qu’une sorte de bouée particulière pour l’épreuve de natation. Le robot est dirigé grâce à un émetteur mobile placé devant lui, et il n’aura le droit qu’à un nombre défini de jeux de piles rechargeables.

Voici la vidéo de présentation des trois versions du robot, pour chacune des épreuves, ainsi qu’une vidéo le montrant lors de sa course entre Tokyo et Kyoto :

Ballons d’eau se déformant en slow-motion :

Que se passe-t-il lorsqu’un ballon plein d’eau vous touche en plein visage, sans exploser ? C’est la question existentielle que se sont posées des Américains, mettant en ligne quelques vidéos de « cobayes » en slow-motion, recevant de plein fouet les projectiles en plein visage. Outre les expressions amusantes de chacun des cobayes, la déformation du ballon, recouvrant parfois tout le visage, vaut le coup d’oeil. Sur la première vidéo de cette série, ils se sont même amusés à calculer la fréquence de résonance du nez du cobaye immédiatement après le choc… :

Arthur Ganson, artiste du contre-emploi mécanique et chantre de l’art cinétique :

Voici deux œuvres du sculpteur américain Arthur Ganson, chantre de l’art cinétique s’évertuant à utiliser de manière inventive, artistique et poétique des éléments mécaniques. La première vidéo montre un moteur entraînant une chaîne de type chaîne de moto, alors que le reste de cette chaîne est laissé libre d’évoluer sur un plateau au dessus du moteur. Les fluctuations, toujours différentes, créent une sculpture en constant changement.

La seconde œuvre est composée d’un moteur électrique, relié à une série de douze engrenages. Chaque engrenage divise la vitesse de l’axe de rotation par cinquante. Le moteur tournant à 200 tours par minute, il faudrait plus de deux milliards d’années pour que le dernier engrenage réalise un tour complet. Il devient alors possible de faire absolument n’importe quoi de celui-ci… même de le fixer à un bloc de béton.

Le gadget (inutile ?) de la semaine : la capsule « Arche de Noé »

Pour conclure cette dixième revue du Web, nous vous présentons l’opportuniste capsule conçue par la compagnie japonaise Cosmo et son président Shoji Tanaka, censée vous permettre de survivre au(x) prochain(s) tsunami(s). Ayant passé le feu de nombreux crash-tests, elle est équipée d’un hublot et d’ouvertures à sens unique permettant de respirer. Ressemblant à une gigantesque balle de tennis, elle serait à même d’accueillir quatre adultes en son sein, et est présentée (sans ironie) comme pouvant servir de maison pour enfants… La société japonaise aurait déjà reçu près de 600 commandes pour cette arche moderne. Voici une vidéo contenant quelques photos de la bête :

 

Par Rahman Moonzur

 

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Mon patron est une icône… Steve Jobs et les limites du personal branding

Désormais sur le Net, le personal branding (faire de sa personne une marque) permet à tout un chacun de promouvoir et de valoriser son image, et souvent celle de son entreprise ou de certains de ses collaborateurs. Pour un patron, c’est une belle opportunité de s’immerger dans les réseaux sociaux, d’encourager par l’exemple l’humanisation de son entreprise, ou même de profiter simplement de la puissance du Web pour y développer son ego.

Ce phénomène ne date pas d’hier. Avant même la naissance du Web, Steve Jobs, le cofondateur d’Apple, a développé un personal branding qui a largement contribué au succès de son entreprise. Mieux que les autres, il a su cultiver les bruits, les rumeurs et le buzz qui ont participé à faire passer la valorisation d’Apple de 5 milliards de dollars dans les années 2000 à plus de 360 milliards aujourd’hui. Si d’autres dirigeants, en France ou aux États-Unis, ont essayé la même voie, aucun n’a été jusqu’à acquérir ce statut d’icône vivante.

Mais en construisant volontairement le mythe du génie de Steve Jobs, Apple aurait-il pris le risque d’un succès communicationnel pouvant se transformer en danger industriel ? Aujourd’hui, confronté à son départ, Apple ne doit-il pas démythifier sa communication, humaniser plus largement sa société en permettant à ses propres employés de s’approprier l’ère du buzz et de la conversation ?

Tout d’abord la situation illustre un problème de pérennité de l’entreprise : tout le monde est mortel !

Ensuite, les mythes sont par essence fragiles, ils atteignent un jour leur limite. Il y a aussi la création d’une aberration financière, une distorsion créée par l’image même de Steve Jobs – les succès d’Apple sont indéniablement liés à la présence de Jobs, mais son statut de mythe vivant semble exercer un pouvoir irrationnel sur le marché – certains analystes parlent de champ de distorsion de la réalité.

Il me paraît pourtant sage de relativiser le risque que représente « l’icônisation » de Steve Jobs. Apple est une belle entreprise qui a mis en place de belles équipes. Sur les rails du succès depuis déjà dix ans, elle s’est diversifiée dans sa gamme de produits et elle s’est structurée autour de collaborateurs compétents, avec au premier chef son nouveau PDG Tim Cook. Apple a été dirigé avec un talent industriel de premier plan, ce qui reste une force pour l’entreprise, et pour sa capacité à encadrer pendant longtemps encore ses jeunes experts du marketing, de la communication, du design et de l’engineering.

Mais alors, minimiser le rôle des collaborateurs représente un autre type de danger, à ne pas sous-estimer, en particulier lorsque la création de valeur repose sur l’intelligence collective : on casse le « moteur californien », qui a besoin d’un fonctionnement collaboratif.

À la base, Apple, ce sont deux choses qui ne peuvent être dissociées, d’un côté la martingale ergonomie/design/simplicité et de l’autre l’apport de ruptures technologiques qui amènent à de nouveaux usages et surtout obligent la concurrence à se mettre au niveau. Le succès est le fruit de ce que ce patron visionnaire a apporté, de son exigence de la simplicité, de sa capacité à disséquer les usages et à positionner l’utilisateur au centre de l’écosystème technique. Mais encore faudrait-il reconnaître la masse de travail et de compétences qui relaie ces géniales intuitions, toute cette intelligence collective qui participe à la réussite finale, reconnaître aussi le rôle des canaux marketing et commerciaux disponibles – sans sous-estimer le fait qu’Apple engendre des marges très importantes en sous-traitant la fabrication aux usines chinoises.

Le personal branding peut iconiser d’autres stars, y compris chez Apple, pour prendre la relève de Steve Jobs, pour perpétuer cette stratégie de la communication, de l’addiction, et du buzz. Mais quel investissement, en temps et en moyens, et quelle prise de risque ! Apple pourrait tout simplement se mettre à l’école de ses propres élèves, toutes ces entreprises qui, sur la Toile et les réseaux, ont mis leurs collaborateurs aux commandes du développement et de la communication, au contact des utilisateurs. Humaniser l’entreprise, ce n’est pas nécessairement stariser tout le monde, mais plutôt entrer dans l’ère de la conversation… qui n’est pas celle du buzz.

Par Louis Treussard, Directeur Général de L’Atelier BNP Paribas / Experts IT

 

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Steve Jobs, chef d’orchestre de tous les succès d’Apple, est mort

« Steve était l’un des plus grands inventeurs américains, assez courageux pour penser différement, assez audacieux pour croire qu’il pouvait changer le monde, et assez talentueux pour le faire », a déclaré M. Obama dans un communiqué, se disant « attristé » par la nouvelle.

« L’Amérique a perdu un génie dont on se souviendra comme d’Edison et d’Einstein, et dont les idées vont façonner le monde pendant plusieurs générations », a de son côté déclaré le maire de New York Michael Bloomberg.

« Apple a perdu un visionnaire et un créateur de génie, et le monde a perdu un être humain incroyable », a réagi l’actuel directeur général du groupe Tim Cook, dans un courrier électronique à ses employés et rendu public.

« Profondément attristé », Bill Gates, le fondateur de Microsoft, a jugé que l’influence qu’a eu sur le monde Steve Jobs se ressentirait « encore pendant plusieurs générations ». Robert Iger, patron du géant des loisirs Walt Disney, a quant à lui estimé que « le monde (avait) perdu un être original rare ».

Le conseil d’administration du fabricant des ordinateurs Mac, du baladeur iPod, du smartphone iPhone ou encore de la tablette iPad avait annoncé peu avant la nouvelle dans un bref communiqué. Né à San Francisco le 24 février 1955, Steve Jobs souffrait de graves problèmes de santé depuis plusieurs années. Il a été atteint en 2004 d’une forme rare de cancer du pancréas et a subi une transplantation du foie en 2009. En congé maladie depuis janvier dernier, il avait annoncé sa démission de son poste de directeur général le 24 août, cédant les rênes à son numéro deux Tim Cook.

« Steve est mort en paix aujourd’hui entouré de sa famille », a indiqué sa famille dans un communiqué distinct. « Dans sa vie publique, Steve était connu comme un visionnaire. Dans sa vie privée, il chérissait sa famille », est-il ajouté.

Devant le cube géant abritant un magasin Apple sur la Cinquième avenue, à New York, des fans de la marque à la pomme commençaient mercredi soir à déposer des fleurs devant le magasin Apple, a constaté un journaliste de l’AFP.

« Steve laisse derrière lui une société que seul lui pouvait avoir bâtie, et son esprit sera pour toujours la fondation d’Apple », a estimé Tim Cook.

L’avalanche de réactions qu’a suscité son décès, notamment sur les réseaux sociaux, submergés, est à la mesure du symbole qu’était devenu au fils des ans Steve Jobs, architecte de tous les succès d’Apple. Il avait confondé l’entreprise dans un garage en 1976 avec Steve Wozniak. Il avait démissionné en 1985 au terme d’une lutte de pouvoir interne et le groupe avait périclité jusqu’à son retour aux commandes en 1997. Il avait depuis orchestré le lancement des produits vedettes de la marque à la pomme croquée : de l’ordinateur iMac en 1998 à la tablette iPad en 2010, en passant entretemps par le baladeur numérique iPod (2001) ou le téléphone multifonctions iPhone (2007).

En 2011, Apple est devenue temporairement la plus grosse société au monde, pesant environ 350 milliards de dollars en Bourse, se disputant depuis la première place avec le géant pétrolier ExxonMobil.

La marque à la pomme croquée a présenté mardi la nouvelle génération de son smartphone vedette, l’iPhone 4S, plus puissant et doté de plusieurs innnovations, dont des commandes vocales.

C’était alors Tim Cook qui s’était retrouvé maître de cérémonie, en l’absence remarquée de Steve Jobs, qui avait pris l’habitude de présenter ses produits lors de véritables shows qu’il orchestrait sur scène avec son style décontracté, portant souvent jeans, col roulé et ses habituelles lunettes rondes.

La santé de Steve Jobs inquiètait régulièrement les investisseurs, tant le succès d’Apple apparaissait indissociable de son patron.

(Source et crédit photo : AFP)

 

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