Le salon automobile de Francfort, qui s’est tenu du 13 au 25 septembre 2011, a accueilli entre autres les constructeurs allemands BMW et Audi, qui ont présenté leur concept-car ayant au moins un point de convergence majeur : l’éclairage des feux avant et arrière devrait être assuré par des diodes laser, dans une optique à la fois d’efficacité accrue et de consommation énergétique revue à la baisse.
La BMW i8 Concept, ainsi que l’Audi A2 Concept, devraient donc présenter des prototypes de phares à diodes laser, plus puissants et moins énergivores que les DEL qui équipent actuellement les modèles les plus récents. La probable relève des phares à DEL devrait être capable d’éclairer à l’aide de faisceaux blancs parallèles et très brillants, mais absolument pas aveuglants voire même plus agréables pour les yeux qu’un éclairage traditionnel, assurent les ingénieurs à l’origine du développement de cette technologie. En effet, l’éclairage assuré par les diodes laser serait « pacifié » par le biais d’un filtrage de la lumière à l’aide d’un fluor phosphorescent, ne créant alors plus aucun dommage aux conducteurs, piétons ou encore animaux qui croiseraient la route d’un de ces véhicules.
Ces diodes laser, d’une taille de dix microns, c’est-à-dire près de cent fois plus petites que les diodes traditionnelles, émettent une lumière monochromatique d’une intensité mille fois plus élevée que leur grande sœur, et sont plus efficaces – 170 lumens par Watt contre une centaine pour les DEL classiques – tout en consommant moitié moins d’énergie, et donc moins de carburant, quel qu’il soit. Gageons que les deux constructeurs allemands feront figure de pionniers dans l’éclairage laser, et que d’autres constructeurs leur emboîteront le pas rapidement.
« Nous sommes déçus parce que ça nous prive de la possibilité d’aller explorer et d’évaluer les gaz de schiste dans notre pays », a déclaré à l’AFP Jean-Louis Schilansky, le président de l’Union française des industries pétrolières (Ufip). « Ca ferme la porte, on l’espère provisoirement, en tout cas ça ferme la porte. Or on importe 99 % du pétrole qu’on consomme et 98 % du gaz, donc on se prive d’une ressource importante », a-t-il ajouté.
Le gouvernement français a décidé lundi d’abroger les trois permis de recherche de gaz de schiste accordés à Total et à l’américain Schuepbach dans le sud de la France, une victoire pour les opposants mobilisés depuis des mois contre la technique contestée de la fracturation hydraulique.
Ces trois permis d’exploration étaient ceux parmi les 64 accordés en France qui visaient exclusivement les gaz de schiste, les autres ne visant plus que les hydrocarbures conventionnels sans fracturation.
« Un permis c’est un contrat, donc le fait de l’abroger pour une raison ou une autre ça ouvre potentiellement les voies d’un recours », a souligné M. Schilansky, en rappelant que Total avait renoncé à la fracturation.
« Mais ce que nous regrettons le plus c’est qu’on n’ait pas la possibilité de travailler avec les pouvoirs publics et les collectivités locales pour améliorer les conditions d’exploitation. On ferme la porte avant même de savoir, en raisonnant par analogie avec les États-Unis et sur la base d’impressions ou d’émotions », a-t-il estimé.
La France, devenue en juillet le premier pays à interdire la fracturation hydraulique, est aussi avec la Pologne le pays européen avec le meilleur potentiel d’hydrocarbures de schiste.
Les États-Unis ont développé en masse l’exploitation des gaz de schiste à la faveur de techniques nées il y a quelques années. Cela a rendu le gaz bon marché outre-Atlantique, mais des pollutions ont été dénoncées du fait de la fracturation. Celle-ci consiste à fracturer la roche en grande profondeur avec un mélange d’eau, de sédiments et de produits chimiques projeté à haute pression, afin de libérer les hydrocarbures.
Domaine longtemps laissé en friche faute de sources et de détecteurs adaptés, l’exploitation des ondes térahertz (entre 100 GHz et 30 THz) pourrait connaître un nouvel essor grâce aux récentes découvertes sur les semi-conducteurs, et aux avancées réalisées sur l’irremplaçable matériau miracle, le graphène. Une équipe de chercheurs de l’université américaine de Notre-Dame, dans l’Indiana, a eu l’idée d’associer les innombrables propriétés du graphène au développement des technologies utilisant les ondes térahertz.
Les ondes térahertz offrent de nouvelles perspectives alléchantes dans les domaines de la communication, de l’imagerie médicale, de la détection chimique et dans l’avènement des scanners corporels. Faisant la transition entre les infrarouges et les micro-ondes, les ondes térahertz sont connues pour être difficiles à produire, à détecter et à moduler. La modulation, autrement dit, la variation de la hauteur des ondes térahertz, est particulièrement importante car un signal modulé est à même de transporter une information et est nettement plus polyvalent, eu égard aux possibles applications tant physiques que chimiques ou biologiques.
La plus grande partie des technologies prometteuses qui exploitent les ondes térahertz, se base sur des semi-conducteurs, dont le principal défaut dépend d’une fine couche de métal appelée « metal gate » permettant de régler le signal, mais en en réduisant son intensité et en limitant à près de 30 % les possibilités de modulations. C’est ici que l’équipe américaine intervient : en tablant sur le remplacement de la couche de métal par une seule couche de graphène, les modulations se sont vues atteindre les 90 % théoriques. Les modulations seraient alors contrôlées par l’application d’un simple voltage. Le graphène, qui n’en est plus à son coup d’essai, ne fait a priori que commencer sa révolution.
Samedi 24 septembre, le satellite américain UARS (Upper Atmosphere Research Satellite) est tombé à une soixantaine de kilomètres au large de Pago Pago, la capitale des Samoa américaines (îles se trouvant dans la zone sud du Pacifique), à 17 heures, heure locale (6 heures du matin en France). La NASA, d’où proviennent ces informations, rapporte que plusieurs centaines de kilos de débris ont bien touché l’océan, même si la plus grande partie du satellite de près de six tonnes s’est désintégrée en traversant l’atmosphère. Ce satellite d’observation avait été placé sur une orbite plus basse après sa désactivation, il y a presque six ans, mais l’inconnue concernant son point de chute, mis à part qu’il devait tomber quelque part entre les 57 degrés de latitude nord et les 57 degrés de latitude sud, faute de carburant, a contribué à médiatiser l’évènement.
Cette couverture médiatique relativement large qu’a connu la chute de ce satellite, événement pourtant pas si rare que ça, a mis en lumière la prochaine chute du satellite allemand ROSAT (RÖntgenSAtellit, satellite d’observation des rayons X, ayant pris sa retraite en 1999) « prévue » pour la fin du mois d’octobre 2011. Sont évoqués une trentaine de fragments qui pourraient arriver à près de 450 kilomètres par heure, pour un poids environnant 1,6 tonne, bien que ces données restent pour le moment hautement aléatoires. Un système optique d’observation à rayons X, composé de miroirs et d’un support en fibres de carbone capables de supporter des températures très élevées, pourrait bien être à même de ne pas se désintégrer en rentrant dans l’atmosphère terrestre.
De nombreux facteurs rendent difficiles l’estimation des date et lieu de retour de ce satellite, dont en première ligne l’activité solaire qui modifie les conditions dans la haute atmosphère. Si l’activité solaire augmente, l’atmosphère entre alors en expansion, ce qui a pour conséquence de freiner le satellite. Un facteur dont l’ancien couturier espagnol Paco Rabanne n’avait probablement pas tenu compte…
Le 29 septembre se tenait à Bruxelles la conférence Nanocode, organisée par les partenaires européens du projet du même nom financé dans le cadre du 7ème PCRD (Programme Cadre de Recherche et Développement) européen. Cette conférence, dont le programme est téléchargeable ici, devait traiter de l’avenir du Code de bonne conduite pour une recherche responsable en nanosciences et nanotechnologies.
Ce texte est une recommandation de la Commission européenne datée du 7 février 2008, qui n’a pas, pour l’heure, de valeur juridique : il n’est ni obligatoire ni contraignant, et n’a pas été formellement adopté ni décliné dans les États membres – à l’exception des Pays-Bas qui font de son respect une condition pour l’obtention de fonds publics.
Nous nous focalisons ici sur l’un de ses sept principes généraux, les plus polémiques : celui de la responsabilité des scientifiques, énoncé comme suit : « Les chercheurs et les organismes de recherche demeurent responsables des incidences sur la société, l’environnement et la santé humaine que leurs recherches en nanosciences et nanotechnologies peuvent entraîner pour les générations actuelles et futures. »
Au vu des incertitudes relatives aux risques sur la santé, l’environnement et les libertés publiques que suscitent les nanotechnologies, il est peu étonnant que ce principe soit contesté : des scientifiques se sont exprimés à ce sujet, notamment dans le cadre de consultations ou discussions organisées ou mandatées par les institutions européennes.
Quelle responsabilité des scientifiques quant aux incidences de leurs recherches ?
Une première critique entendue par les partenaires du projet NanoCode : beaucoup de scientifiques récusent la formulation actuelle qui, telle que libellée en anglais – « accountability » – sous-tend la nécessité de rendre des comptes à la société. Le physicien Richard Jones, Pro-Vice Chancelier à la Recherche et l’Innovation de l’Université de Sheffield (Royaume-Uni) considérait dès 2009 qu’il est difficile de défendre la mise en place d’une responsabilité légale des scientifiques eu égard aux conséquences de leur recherche, tant ces dernières sont souvent très difficiles à prévoir à un stade précoce. Les scientifiques qui font une découverte originale n’ont qu’une influence très limitée sur la façon dont elle sera commercialisée.
Une proposition consiste à la remplacer par celle de « responsibility » qui se limiterait ainsi à une responsabilité morale… Richard Jones, déjà cité plus haut, juge qu’ « il serait sans doute plus utile de penser les responsabilités des chercheurs en termes d’obligation morale à se pencher sur les conséquences possibles, à examiner différents points de vue, et à avertir des risques possibles » de leurs recherches. Puisque de nombreux scientifiques formulent des promesses merveilleuses pour appuyer leurs demandes de financements, c’est donc qu’ils savent projeter dans l’avenir leur recherche fondamentale ; ils ont donc aussi un rôle à jouer dans la prévention des conséquences négatives : non seulement en tentant de les anticiper mais aussi, comme le note une commentatrice du blog de Richard Jones ainsi que de nombreux autres acteurs, en favorisant les initiatives pluridisciplinaires et d’ouverture à la société civile.
Nuançons le propos, en ajoutant à cela le fait qu’il existe, au sein même de la communauté des nanosciences, une grande diversité de profils de chercheurs, dont la responsabilité n’est pas de même nature. Tous les chercheurs en nanosciences ne sont pas cantonnés à la recherche sur le papier… avec le développement des sciences et technologies émergentes, ils sont de plus en plus nombreux à utiliser leurs compétences de chercheurs pour créer des start-ups qui commercialisent des produits ou procédés nanos par exemple. Aspect souvent occulté dans les discussions, par exemple celle sur le partage des responsabilités entre les acteurs de l’innovation nanotechnologique que nous traitons au point suivant.
Quel partage des responsabilités entre les acteurs de l’innovation nanotechnologique ?
Une deuxième critique faite au Code est qu’il est restreint aux seuls chercheurs ; certains souhaiteraient voir traitée la question du partage des responsabilités entre les chercheurs, les industries et les pouvoirs publics. C’est par exemple la position défendue par Richard Jones qui souligne sur les limites de la responsabilité individuelle des scientifiques pris isolément, et insiste sur la responsabilité collective des institutions (laboratoires, financeurs, ministères,…) encore trop peu portées sur le développement de l’éthique. En cas d’impacts négatifs sur l’environnement ou la santé, la responsabilité principale relève selon lui moins des chercheurs que de ceux qui sont directement responsables des conditions dans lesquelles les personnes ou les écosystèmes ont été exposés au risque.
Mais quid des recherches qui entrent dans le cadre de partenariats publics / privés ? Quid des chercheurs « entrepreneurs » qui exercent dans le cadre de start-ups situées à la porte des laboratoires académiques où ils travaillent ?
Quelle spécificité des nanosciences ?
Une troisième critique relayée par les partenaires du projet NanoCode a trait au périmètre même du Code : le fait qu’il soit uniquement ciblé sur les nanosciences et nanotechnologies est questionné ; le caractère général de ses principes, affirment-ils, font que le texte est, en l’état actuel, valable pour l’ensemble des sciences.
On retrouve donc chez les chercheurs de « sciences dures » un clivage qui existe également parmi les chercheurs en sciences sociales : si Bernard Baertschi, maître d’enseignement et de recherche à l’Institut d’éthique biomédicale de l’Université de Genève, considère que « les nanotechnologies ne soulèvent aucun problème éthique nouveau et particulier », d’autres philosophes considèrent quant à eux que les propriétés inédites des nanotechnologies et surtout le projet à l’oeuvre derrière les programmes de développement des nanotechnologies, et leur convergence avec les biotechnologies, sciences de l’information, et sciences cognitives (NBIC), justifient le développement d’une bionano-éthique…
Documentaires pour la plupart, mais aussi docu-fictions, animations ou diaporamas, le programme se veut riche et varié en faisant la part belle à toutes les sciences : des mathématiques à la géologie, en passant par la médecine, l’histoire ou encore l’architecture, sans oublier la chimie, à l’honneur cette année. Que ce soit pour explorer les secrets de la matière ou du cosmos, pour bousculer les limites de la perception, relever des défis technologiques, ou simplement pour mieux connaître le monde qui nous entoure, la science est au cœur de nombreuses aventures humaines. À travers ces films scientifiques qui relatent des histoires de luttes, d’impostures et d’espoirs, c’est surtout la Vie sous toutes ses formes et avec toutes ses questions qui nous est présentée. Vecteurs de savoirs, non dénués d’attraits poétiques et philosophiques, gageons que ces films sauront vous étonner, vous faire réfléchir et vous faire rêver !
Les verres progressifs sont des verres correcteurs qui permettent de voir à la fois de près et de loin, quelle que soit la position du visage. Ils corrigent différents défauts visuels, dont la presbytie.
Comment sont-ils fabriqués ?
Le travail commence sur un verre semi-fini (pas encore taillé) très épais. À l’aide d’un ordinateur, les différents points de design du verre sont établis au dixième de micron près. Cette opération de calcul prend en moyenne 1,15 minutes. Le verre passe ensuite sur les machines numériques chargées de l’usinage.
À l’étape suivante, le verre subit une série de traitements :
Un procédé durcissant, contre les rayures et les chocs, avec une résine transparente ;
Une formule anti-reflet, qui peut comprendre 18 couches d’une dizaine de nanomètres ;
Un traitement anti-statique, anti-salissure et hydrophobe (résistant à l’eau), à base de produits chimiques.
Le cas échéant, un traitement colorant peut-être ajouté. Il existe 58 teintes uniformes ou dégradées au catalogue. Il est possible de créer la couleur de son choix à partir d’un modèle (un morceau de tissu, par exemple). Le processus se termine par un marquage des points de référence optique du verre. Celui-ci permet à l’opticien de réaliser son assemblage dans la monture. Au total, pas moins de 80 stades d’exécution sont accomplis, incluant chacun des phases de contrôle.
Quels matériaux entrent dans la composition d’un verre progressif ?
Un verre progressif est fabriqué à partir d’un verre dit « organique », c’est-à-dire à base de résine de polymère. Il existe plusieurs types de matériaux aux propriétés différentes, pour jouer sur l’épaisseur, le poids et la résistance. Certains verres sont en polycarbonate, afin de les rendre incassables. C’est notamment le cas pour les modèles destinés aux enfants.
Les méthodes de conception ont-elles évoluées ?
Considérablement ! On recueille régulièrement de nouvelles données sur les habitudes visuelles de la population, comme la position du regard pendant la lecture, la conduite… Cela a permis de faire évoluer le design des verres ces 10 dernières années. On pensait même avoir atteint le sommet technologique dans la fabrication des verres progressifs. Mais, chez Essilor, nous préparons déjà de nouvelles avancées majeures…
L’UIC vient de mettre en ligne un document sur les fiches de données de sécurité (FDS), dans le cadre du plan d’action avec le Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement (MEDDTL). Ce document renseigne sur les responsabilités liées à la fourniture d’une FDS et aux obligations résultant de la réception d’une FDS étendue.
Informations pour éviter les essais inutiles sur les animaux – 34 nouvelles substances concernées
(15/09/2011)
L’ECHA a lancé un appel visant à collecter des informations sur des substances pour éviter les tests inutiles sur les animaux. Les substances concernées sont :
orthoborate de tris(2,5,8,11-tétraoxatridécyle) (tests proposes avec l’orthoborate de tris[2-[2-(2-méthoxyethoxy)ethoxy]éthyle] (B-TEGME) (N° CAS : 30989-05-0 et N° CE : 250-418-4)) (N° CAS : 57057-98-4 et N° CE : 260-535-2)
boues et schlamms, haut fourneau et élaboration de l’acier (N° CAS : 65996-73-8 et N° CE : 266-006-2)
1,6-bis(2,3-époxypropoxy)hexane (N° CAS : 16096-31-4 et N° CE : 240-260-4)
acide orthoborique, composé avec 2-aminoéthanol (N° CAS : 26038-87-9 et N° CE : 247-421-8)
Réactiondu p-mentha-1 ,4-diène, dup-mentha-1 ,3-diène, du dipentène, du p-mentha-1 (7) ,2-diène et du p-mentha-1, 4 (8)-diène (N° CE : 931-893-3)
tétrapropylènebenzène (N° CAS : 25265-78-5 et N° CE : 246-772-4)
benzyldimethylamine) (N° CAS : 103-83-3 et N° CE : 203-149-1)
2,4,6,8-tétraméthylcyclotétrasiloxane (N° CAS : 2370-88-9 et N° CE : 219-137-4)
huile de coco, produits de réaction avec du polyéthylène glycol et du triméthylolpropane (N° CE : 640-964-5)
hydrocarbures en C9-insaturés, polymérisés (tests proposés avec des phénols comportant des groupements méthylstyrène (N° CE : 270-966-8) (N° CE : 615-276-3)
paraffines normales (pétrole), supérieures à C10 (tests proposés avec des solvants aliphatiques C9-C14, aromatiques 2-25% (HSPA)) (N° CAS : 64771-71-7 et N° CE : 265-232-9)
réaction du 1,3-Propanediamine, N-[3-(tridecyloxy)propyl]-, ramifié et du 1,3-Propanediamine, N-[3-(tridecyloxy)propyl]-, ramifié acetate (N° CE : 931-295-2)
réaction du bis(1,2,2,6,6-pentaméthyl-4-pipéridyle) sebacate et du méthyle 1,2,2,6,6-pentaméthyl-4-pipéridyle sebacate (N° CE : 915-687-0)
Anacardier, alcool de coquille de noix (N° CAS : 8007-24-7 et N° CE : 232-355-4)
dichlorométhylbenzène (N° CAS : 29797-40-8 et N° CE : 249-854-8)
amides, acides grasen C18 insaturés, produits de réaction avec des polyéthylène amines (tests proposés avec le 1H-imidazole éthanamine-1, dihydro-4,5, dérivés nortallol alkyl-2 – N° CAS : 68442-97-7) (N° CAS : 1226892-50-7 et N° CE : 629-735-0)
amides, acides gras en C18 insaturés, produits de réaction avec le tetraethylenepentamine (tests proposés avec le 1H-imidazole éthanamine-1, dihydro-4,5, dérivés nortallol alkyl-2 – N° CAS : 68442-97-7) (N° CAS : 1225197-81-8 et N° CE : 630-459-8)
acides gras en C18 insaturés, produits de réaction avec le pentaethylenehexamine (tests proposés avec le 1H-imidazole éthanamine-1, dihydro-4,5, dérivés nortallol alkyl-2 – N° CAS : 68442-97-7) (N° CE : 629-732-4)
acides gras en C18 insaturés, produits de réaction avec des polyéthylène amines (tests proposés avec le 1H-imidazole éthanamine-1, dihydro-4,5, dérivés nortallol alkyl-2 – N° CAS : 68442-97-7) (N° CE : 629-742-9)
acides gras en C18 insaturés, produits de réaction avec le tetraethylenepentamine (tests proposés avec le 1H-imidazole éthanamine-1, dihydro-4,5, dérivés nortallol alkyl-2 – N° CAS : 68442-97-7) (N° CAS : 1226892-45-0 et N° CE : 629-725-6)
acides gras en C18 insaturés, produits de réaction avec le triethylenetetramine (tests proposés avec le 1H-imidazole éthanamine-1, dihydro-4,5, dérivés nortallol alkyl-2 – N° CAS : 68442-97-7) (N° CAS : 1226892-44-9 et N° CE : 629-765-4)
acides gras en C18 insaturés, produits de réaction avec le diethylenetriamine (tests proposés avec le 1H-imidazole éthanamine-1, dihydro-4,5, dérivés nortallol alkyl-2 – N° CAS : 68442-97-7) (N° CE : 629-715-1)
acides gras en C18 insaturés, produit de réaction avec les sous-produit de réaction de l’ammoniac-éthanolamine (tests proposés avec le 1H-imidazole éthanamine-1, dihydro-4,5, dérivés nortallol alkyl-2 – N° CAS : 68442-97-7) (N° CAS : 1224966-15-7 et N° CE : 629-757-0)
Alcènes en C10-14 (tests proposés avec l’oct-1-ène – N° CAS : 111-66-0) (N° CAS : 85681-75-0 et N° CE : 288-213-7)
Alcènes en C20 et + (tests proposés avec l’oct-1-ène – N° CAS : 111-66-0) (N° CE : 931-467-7)
Alcènes en C10-13 (tests proposés avec l’oct-1-ène – N° CAS : 111-66-0) (N° CAS : 85535-87-1 et N° CE : 287-479-1)
icos-1-ène (tests proposés avec l’oct-1-ène – N° CAS : 111-66-0) (N° CAS : 3452-07-1 et N° CE : 222-374-6)
alcènes en C11-12, produits d’hydroformylation, résidus de distillation (N° CAS : 90622-27-8 et N° CE : 292-427-6)
alcènes en C13-14, produits d’hydroformylation, résidus de distillation (tests proposés avec les alcènes en C11-12, produits d’hydroformylation, résidus de distillation – N° CAS : 90622-27-8) (N° CAS : 90622-29-0 et N° CE : 292-429-7)
alcanes en C12-26, ramifiés et droits(tests proposés avec une large gamme de gazole de distillation directe) (N° CAS : 90622-53-0 et N° CE : 910-663-6)
condensats (pétrole), tour sous vide (tests proposés avec une large gamme de gazole de distillation directe) (N° CAS : 64741-49-7 et N° CE : 265-049-4)
produitsd’acétalisation entre le glucose et les alcools en C20-22 (numéros pairs) (tests proposés avec les produits d’acétalisation entre le glucose et les alcools en C16-18 (numéros pairs)) (N° CE : 923-835-0)
produitsd’acétalisation entre le glucose et les alcools en C16-18 (numéros pairs) (N° CE : 927-870-2)
Les informations sur ces substances sont à soumettre pour le 31 octobre 2011.
Consultation publique sur la restriction de quatre phalates
(19/09/2011)
L’ECHA a lancé un appel à commentaires sur une proposition de restriction de quatre phtalates : le DEHP, BBP, DBP et DIBP. Ces phtalates sont présents principalement dans le PVC comme assouplissant, mais ils peuvent également être présents en faibles concentrations dans d’autres plastiques, des peintures et vernis. La consultation publique se terminera le 16 Mars 2012. Cependant, l’ECHA encourage les parties intéressées à envoyer leurs commentaires par 16 Décembre 2011.
Adoption de trois avis scientifiques sur le plomb, le mercure et les composés du phénylmercure
(20/09/2011)
Le comité d’analyse socio-économique (SEAC) a adopté des avis sur trois propositions de restriction lors de sa 12ème réunion, tenue 13 au 15 Septembre 2011 à Helsinki. Les restrictions concernent le plomb, le mercure et les composés du phénylmercure.
Le Comité sur l’évaluation des risques adopte sept avis scientifiques
(20/09/2011)
Le comité sur l’évaluation des risques (RAC) a adopté sept avis scientifiques. Ces avis concerne la classification et l’étiquetage harmonisé pour sept substances : Polyhexamethylene biguanide hydrochloride (PHMB), Di-n-hexyl phthalate (DnHP), Fenamiphos, Trichloromethylstannane (MMTC), 2-ethylhexyl 10-ethyl-4-[[2-[(2-ethylhexyl)oxy]-2-oxoethyl]thio]-4-methyl-7-oxo-8-oxa-3,5-dithia-4-stannatetradecanoate (MMT (EHMA)), Benzenamine, 2-chloro-6-nitro-3-phenoxy- (Aclonifen), Perestane. Les avis sont consultables sur :
L’ECHA publie une analyse sur les substances n’ayant pas été enregistrées fin 2010 échéance malgré les déclarations d’intention
(21/09/2011)
Quelques 1500substances, identifiées pour être enregistrées lors de la première échéance de décembre 2010selon une enquête réalisée en avril 2010, n’ont pas été enregistrées fin 2010. Le Groupe de contact des réalisateurs (DCG) a accepté de mener une analyse des raisons de ce non enregistrement, et l’ECHA publie les résultats aujourd’hui, disponibles sur le lien suivants :
L’ECHA a supprimé certaines informations non pertinentes de pré-enregistrement de la base de REACH-IT. Cela permettra d’améliorer le processus de partage des données entre les déclarants potentiels. Après consultation avec les intéressés pré-déclarants, l’ECHA a retiré les éléments suivants:
– les pré-enregistrements pour lesquels la suppression a été demandée par le pré-inscrit
– les pré-enregistrements correspondant à l’annexe IV
– les pré-inscriptions qui sont considérées comme invalides parce que les pré-inscrits ne sont pas légalement établis dans l’UE ou les pré-inscrits n’ont pas pu être identifiés, parce que leur adresse postale n’est pas correcte et ils n’ont pas répondu aux demandes de renseignements électroniques et postaux
– tous les pré-enregistrements effectués par des personnes morales dont le compte REACH-IT a été bloqué et l’utilisation du compte n’a jamais été récupérée.
Les entreprises sont invitées à commencer à préparer l’échéance de 2013 pour l’enregistrement REACH
(23/09/2011)
L’ECHA lance une campagne « REACH 2013 – Agir maintenant» pour rappeler à l’industrie qu’elle doit commencer dès maintenant à préparer la seconde échéance d’enregistrement REACH. Les entreprises fabricant ou important des produits chimiques en quantités égales ou supérieures à 100 tonnes par an doivent enregistrer ces substances auprès de l’ECHA avant le 31 mai 2013. L’ECHA a créé une page spéciale sur l’échéance de 2013. Retrouver le détail sur : http://echa.europa.eu/2013_en.asp
L’ECHA met en place un réseau d’échange sur les scénarios d’exposition (ENES)
(26/09/2011)
Le nouveau réseau vise à identifier les bonnes pratiques de l’industrie sur la rédaction des scénarios d’exposition et la construction d’un dialogue entre les acteurs de la supply chain pour améliorer la protection de la santé humaine et de l’environnement.
L’ECHA avec l’European Chemical Industry Council (CEFIC), Eurométaux, CONCAWE (association européenne des compagnies pétrolières), l’Association européenne des distributeurs de produits chimiques (FECC) et l’Association Internationale de la Savonnerie, détergents et produits d’entretien (AISE) ont établi un réseau de collaboration intersectorielle pour partager des connaissances, des techniques et approches pour la construction et de l’application des scénarios d’expositiontel que prévus dans le règmenet européen REACH. La première réunion se tiendra à Bruxelles, les24et 25 novembre 2011. L’industrie, les ONG, les autorités des États membres et d’autres parties prenantes seront invitées à participer.
L’ECHA lance une nouvelle procédure de soumission des demandes de nom de substances chimiques
(30/09/2011)
Une nouvelle procédure en ligne permet aux fabricants, importateurs et utilisateurs en aval de demander l’usage d’un nouveau nom pour un produit chimique. Ils peuvent choisir de le faire s’ils pensent que la divulgation du nom de la substance présent dans un mélange sur l’étiquette ou dans les fiches de données de sécurité révèle un secret. Ceci est en conformité avec l’article 24 du règlement CLP. Pour toute information complémentaire :
– la découverte par la NASA de Kepler 16b, une planète circumbinaire ayant deux soleils, comme la planète Tatooine dans le film « La Guerre des Étoiles » ;
– une tête robot un peu effrayante mais ayant la capacité de lire la musique et de reproduire une partition en la « chantant » ;
– une incroyable vidéo en timelapse prise depuis l’avant de la Station Spatiale Internationale alors qu’elle orbitait la nuit autour de la Terre ;
– une autre vidéo tout aussi incroyable, prise elle aussi depuis la Station Spatiale Internationale, et permettant d’admirer une aurore australe ;
– iCub, le robot qui va peut-être pouvoir porter la flamme olympique lors des Jeux Olympiques de Londres en 2012 ;
– des vidéos à partir d’images stockées dans le cerveau humain, reproduites approximativement par les scientifiques de l’université de Berkeley ;
– enfin le gadget (inutile ?) de la semaine, un simulateur de « french kiss », enregistrant les mouvements de langue et les reproduisant (à l’envers) via un autre simulateur ;
– pour conclure et en bonus, le nouveau « Blue Screen of Death » de Windows 8, qui se veut un peu moins aride et effrayant que ses prédécesseurs.
Kepler 16b, la planète aux deux soleils :
La NASA a annoncé il y a plus d’une semaine la découverte par le télescope américain Kepler de la planète Kepler 16b, qui a la singulière particularité d’être la première planète « circumbinaire » dont l’existence est confirmée. Située à près de 200 années-lumières de la Terre, la « circumbinarité » de cette exoplanète signifie qu’elle possède deux soleils, impliquant deux couchers et deux levers de soleil par « jour ». L’une des étoiles serait orange, l’autre serait rouge selon le journal The New-York Times, qui explique aussi que la révolution de Kepler 16b autour du soleil principal se ferait en 229 jours.
La technique utilisée pour découvrir cette exoplanète est classique : le télescope repère lorsque la luminosité d’une étoile est réduite de manière momentanée, ce qui signifie la présence d’une planète. Toutefois, la présence des deux étoiles a légèrement compliqué la donne. Il a donc été déduit qu’une des étoiles orbitait autour de l’autre, comme Kepler 16b.
Cette planète a momentanément enflammé la Toile au moment de sa découverte car elle rappelle la planète Tatooine du film « La Guerre des Etoiles ». Mais contrairement à Tatooine, qui est habitée dans la célèbre saga, Kepler 16b est une planète froide et gazeuse, approximativement de la taille de Saturne.
Voici deux vidéos réalisées par un artiste, montrant comment Kepler orbite autour de ses deux soleils, ainsi qu’un court extrait de « La Guerre des Étoiles » se déroulant sur Tatooine :
Une tête robot mélomane :
Comme il est dit dans la vidéo qui suit, cette tête robot n’a peut-être pas la meilleure des voix (ni le physique le plus rassurant), mais elle a bien d’autres atouts dans son sac. Capable de photographier une partition qui lui est présentée, un algorithme vient prendre la relève pour déterminer le rythme, la hauteur des notes ainsi que les paroles qui sont ensuite transmises au synthétiseur vocal permettant au robot de chanter les bonnes paroles – en mandarin – avec les bonnes notes, au bon rythme de la partition. Son programme commande aussi un système de moteurs permettant de synchroniser les mouvements des lèvres avec la voix synthétique. Ayant la faculté de reconnaître les visages, ce robot pourrait – selon la vidéo, mais on en doute pour l’instant – remplacer un réceptionniste dans un restaurant. Saluons le travail effectué, même s’il reste tout de même du chemin à parcourir pour rendre l’interaction moins effrayante…
Vidéo en timelapse prise depuis l’ISS :
Voici une magnifique vidéo qui pourrait se passer de tout commentaire : prise depuis l’avant de la Station Spatiale Internationale alors qu’elle orbitait autour de la Terre, cette vidéo en timelapse (en accéléré) nous fait partir en pleine nuit au dessus de l’océan Pacifique, pour continuer au-dessus de l’Amérique et enfin s’achever avec le lever du jour en Antarctique. Notez les très impressionnants orages sur tout le parcours de la station :
Aurore australe observée depuis l’ISS :
En supplément de la vidéo précédente, voici un film qui a été construit à partir de photos prises depuis la Station Spatiale Internationale, le 17 septembre dernier, alors qu’une superbe aurore australe pouvait être observée au dessus de l’océan Indien, de l’Australie jusqu’au sud de Madagascar. La couleur des aurores dépend des éléments chimiques impliqués, ainsi que de l’altitude à laquelle l’aurore se produit. Lorsque l’aurore prend une coloration rouge à haute altitude et une couleur verte plus proche de la Terre, ce sont les atomes d’oxygène présents dans l’atmosphère qui sont excités par le vent solaire.
On remarque aussi que lorsque l’aurore australe n’est plus visible directement, la luminosité et la couleur persistent, résultats d’un phénomène appelé « airglow » qui provoque cette rémanence.
iCub, le robot candidat pour porter la flamme olympique :
C’est l’université d’Aberystwyth, au Pays de Galles, qui a annoncé en premier la nouvelle : iCub, le robot sur lequel les scientifiques gallois travaillent depuis quelques années et conçu par le consortium RobotCub, sera candidat pour porter la flamme olympique lors des Jeux Olympiques de Londres l’année prochaine, afin de commémorer le centième anniversaire de la naissance du fondateur et pionnier de la science informatique, le britannique Alan Turing.
Icub mesure un peu plus d’un mètre pour 22 kilos, tout en ayant les mensurations d’un enfant de trois ans et demi. Il profite de traits humains ainsi que de propriétés très complexes d’apprentissage et d’adaptation à son environnement, tout comme un enfant.
Jetez un coup d’oeil aux trois vidéos suivantes : une dans laquelle il rampe, l’autre dans laquelle il essaie de « jouer » avec deux balles, et enfin la dernière dans laquelle il fait ce qui ressemble à des mouvements de gymnastique :
Un pas de géant vers la mise en image de nos rêves ?
La vidéo suivante touche de près à la science-fiction : les chercheurs du laboratoire Gallant, attaché à l’université de Berkeley, en Californie, ont réussi à reconstruire des images vidéo vues par un cobaye, à l’aide de l’analyse de son activité cérébrale.
Pour ce faire, ils ont enregistré l’activité cérébrale du cobaye alors qu’il regardait de nombreuses heures de bandes-annonces. Les chercheurs ont ensuite élaboré à partir de ces données un « dictionnaire » (un modèle à régression linéaire, souvent utilisé pour les analyses de prédiction) permettant des équivalences entre les formes, les bords, les mouvements et l’activité cérébrale, ainsi qu’un dictionnaire séparé recensant les différents endroits où l’activité est mesurée. Ils ont ensuite testé la qualité des dictionnaires sur une nouvelle série de bandes-annonces et construit une bibliothèque à l’aide de vidéos choisies aléatoirement sur Youtube, – n’ayant pas de lien avec les bandes-annonces précédentes –. Ils les ont ensuite passé par le filtre des dictionnaires, afin de générer les prédictions de l’activité cérébrale. Les cent extraits dont la prédiction sur l’activité cérébrale et l’activité réellement observée est la plus proche sont alors utilisés sous forme de moyenne pour la reconstruction.
Vous pouvez observer que la reconstruction est loin d’être parfaite, mais certaines des images sont tout de même bluffantes. L’équivalent d’un pas de géant vers la reconstruction et la mise en image… de nos propres rêves.
Le gadget (inutile ?) de la semaine : le « simulateur » de french kiss :
Pour conclure la revue du Web #9, voici une vidéo qui laisse bouche bée : il y est présenté un appareil permettant non seulement de s’entraîner à embrasser avec la langue (à l’aide d’une paille motorisée tournante et incurvée…), mais aussi et surtout de transmettre tous les mouvements effectués sur l’un des deux boitiers, connectés entre eux et reproduisant les mouvements de l’un ou de l’autre des embrasseurs, mais à l’envers. En prenant la paille motorisée dans la bouche, vous pouvez vous laisser guider par les mouvements de votre « partenaire » se trouvant à une grande distance de vous. Ah non, ce sera toujours une paille en plastique… Voyez plutôt :
Le nouveau Blue Screen of Death de Windows 8 :
En bonus, voici la photo du tout nouveau Blue Screen of Death (BsoD) de Windows 8. Le BSoD, écran craint par les utilisateurs car synonyme du plantage de votre système, se voit relooké de manière moins aride – disparition du texte rédhibitoire et trop long, pour un texte court et « explicatif » – et se voit même accompagné d’un smiley (triste, mais smiley tout de même), probablement censé rendre l’écran moins effrayant pour les utilisateurs standards. Initialement prévu pour être un « Black Screen of Death », c’est pourtant bien celui-ci qui a été présenté à la conférence Build de Microsoft, qui s’est tenu à Anaheim, en Californie, du 13 au 16 septembre dernier.
Comme chaque année lors de son événement mondial NIWeek, National Instruments a dévoilé, en août dernier, la nouvelle version de son logiciel de conception graphique : NI LabVIEW 2011. Et comme toujours, les développeurs de NI ont fait en sorte d’augmenter l’efficacité de développement au travers de bibliothèques spécifiques à l’ingénierie, ainsi que sa capacité à interagir avec quasiment n’importe quel matériel ou cible de déploiement, y compris le contrôleur multicœur de la plate-forme NI CompactRIO et l’analyseur de signaux vectoriel RF PXI le plus performant de l’industrie, tous deux introduits également lors de NIWeek.
développement rapide d’interfaces utilisateurs plus modernes, avec unenouvelle palette de commandeset d’indicateurs ;
réutilisation du code avec le support des assemblys de .NET, des structures .m et des nouvelles IP de Xilinx pour le Module LabVIEW FPGA ;
division par cinq du temps nécessaire au chargement, à la liaison, à l’édition et à la compilation du code FPGA ;
construction et distribution par programme d’exécutables sur cibles ;
génération de threads asynchrones pour créer plus vite des applications multithreads avec une nouvelle API de communication.
Au-delà de ses améliorations, NI s’est donné les moyens, plus que jamais, de renforcer la stabilité de son logiciel, afin notamment de répondre aux exigences de fiabilité des applications les plus critiques, notamment dans les domaines du test automatique, de la surveillance de structures, des dispositifs médicaux, de la robotique et la mécatronique, de la physique atomique et de l’avionique. C’est ainsi que la version Beta, testée par les utilisateurs, s’est soldée par un nombre retourné de bugs qui n’a jamais été aussi faible.
Un climat de défiance, lié à un certain manque de transparence
Le nuage radioactif de Fukushima, rebaptisé « panache » en raison de sa faible concentration, conséquence de la catastrophe nucléaire entamée le 12 mars 2011 au Japon, effraie à plus ou moins juste titre les Français, habitués à une transparence toute relative concernant les incidents nucléaires de la part des pouvoirs publics (on pense au précédent de Tchernobyl). Allant jusqu’à se ruer sur les compteurs Geiger, ou sur les pastilles d’iode (pour saturer la thyroïde avec de l’iode stable empêchant l’iode radioactif de s’y déposer, mais à priori inutile en France), les Français montrent le besoin d’avoir des chiffres concernant la radioactivité ambiante.
En France, l’Autorité de Sûreté du Nucléaire (ASN), structure indépendante mais financée par l’Etat, nous apprend dans un communiqué vendredi 25, que « les balises radiométriques (…) n’ont pas détecté de hausse de la radioactivité par rapport à la normale, tant en métropole qu’outre-mer. En complément (…) des analyses plus précises, réalisées en laboratoire sur les poussières présentes dans l’atmosphère, sont en cours. Les résultats, qui seront disponibles dans quelques jours, seront rendus publics ».
Alors que le taux d’iode aux alentours de la centrale de Fukushima serait 1250 fois supérieur à la normale, on apprend par contre ce samedi que « des traces d’iode 131 radioactif ont été mesurées dans l’air prélevé entre le 21 et le 24 mars par la station de l’IRSN installée au sommet du Puy de Dôme ». C’est le réseau de balises Téléray qui se trouve à la source des résultats français.
Le réseau Téléray, 164 balises réparties sur toute la France
En service depuis 1991, le réseau national d’alerte Téléray, exploité par l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN, établissement public) est le « réseau de veille radiologique de l’environnement consacré à la protection sanitaire des populations ». Il mesure en permanence et en temps réel le rayonnement gamma présent dans l’air ambiant, à l’aide d’un maillage de 164 bornes réparties sur toute l’étendue du territoire français, mais en grande majorité près des sites nucléaires et aux abords des grandes agglomérations. Il a aussi bien un rôle d’information du public qu’un rôle d’action, d’optimisation des interventions ainsi que de choix des contre-mesures en cas d’incident.
Une sonde Téléray comporte deux tubes Geiger Müller (capables de détecter les particules radioactives, et produisant un « clic » audible pour chacune d’entre elles), dont la plage de mesure est de 10 nSv./h à 10 Sv./h, mesurant sans discontinuer le rayonnement gamma ambiant, ainsi qu’une mémoire permettant le stockage des mesures réalisées toutes les 5 minutes. Elles contiennent également une carte électronique et un modem, réalisant la partie calculatoire et le transfert des mesures vers un PC centralisant les résultats de toutes les balises, situé dans la salle de télésurveillance de l’IRSN, au Vésinet, dans les Yvelines. C’est ce PC qui demande les mesures aux balises, 4 fois par jour et qui, en cas d’anomalies détectées, met en route un système d’alarme.
Rappelons que la radioactivité ambiante n’est jamais nulle. Cette radioactivité est causée par la présence dans l’air d’éléments radioactifs du cosmos, ou encore des gaz radioactifs contenus dans le sol. D’une grande sensibilité, il n’est pas rare que des orages en altitude (200nSv./h), ou bien que les étalonnages mensuels des sondes EDF à proximité des balises Téléray puissent créer des anomalies, déclenchant le système d’alarme, pondéré après une série de contrôles. Une utilisation à bon escient de ce réseau pourra probablement redonner un peu confiance en une certaine forme de transparence dans la communication des pouvoirs publics sur le nucléaire, bien que l’opinion publique paraisse profondément affectée et durablement sceptique sur la question.
L’observatoire de Jodrell Bank, dans le Cheshire, un comté du Nord-Ouest de l’Angleterre, se voit jouer un rôle plus que significatif dans le projet en construction du plus grand et du plus sensible radiotélescope du monde, le « Square Kilometre Array » (S.K.A.), destiné à répondre aux questions les plus fondamentales concernant les origines de l’Univers, nous apprend le quotidien anglais « The Guardian » du 3 avril.
En effet, Jodrell Bank va ni plus ni moins recevoir le siège du SKA, et va donc concentrer une partie du décisionnel et les données collectées par la surface « collective » du radiotélescope, qui lui devrait être localisé dans l’hémisphère sud, en Australie ou en Afrique du Sud, où la vue de notre galaxie, la Voie Lactée, est la plus claire, et où les interférences radios sont les plus faibles.
10 000 fois plus rapide, 50 fois plus sensible, pour un 1,5 milliards d’euros
Le SKA sera composé de centaines de petites antennes dispersées sur plus de 3000 kms par rapport à un noyau central, dans le but de simuler un seul et unique radiotélescope géant doté d’une très grande sensibilité, près de 50 fois plus sensible, et d’une haute résolution angulaire (à savoir, la capacité à observer nettement des détails de plus en plus petits), dont la surface collectrice cumulée sera d’environ un kilomètre carré (d’où son nom de « Square Kilometre », kilomètre carré). Il sera également 10.000 fois plus rapide que les télescopes actuels, notamment grâce à une base serveur et traitement d’image haut de gamme, et travaillera sur une gamme de fréquences allant de 0,06 à 35 GHz.
Près d’une vingtaine de pays se sont associés pour finaliser ce projet, dont le financement commun s’élève à plus d’un milliard et demi d’euros, laissant prévoir le début de sa construction en 2016, pour des premières observations d’ici 2019, et une pleine capacité de travail et d’observation à l’horizon 2024.
Olivier Droulers définit le neuromarketing comme étant une pratique émergente ayant pour but de mieux comprendre les comportements des consommateurs grâce à l’analyse des mécanismes cérébraux. Dans le livre Neuromarketing, Le marketing revisité par les neurosciences du consommateur, le parti pris des auteurs est de débuter sur des terres connues et arpentées (marketing stratégique et opérationnel, marketing mix) pour les revisiter, les redécouvrir d’un œil neuf au travers du prisme neuroscientifique ou évolutionniste.
Le marketing est un domaine qui se renouvelle régulièrement, les neurosciences pourraient , selon l’auteur, lui donner un nouvel élan et lui apprendre beaucoup sur les comportements des consommateurs. De la complémentarité du marketing et du neuromarketing découlerait alors des stratégies de communication plus efficaces.
Les émotions sont encore un domaine peu exploitées par le marketing par manque de moyens, les neurosciences du consommateur sont un formidable outil pour apporter un éclairage sur le rôle des émotions. L’auteur rajoute que le neuromarketing serait utile aux entreprises pour connaître l’attention, l’émotion et la mémorisation des consommateurs.
Selon Oliviers Droulers, le neuromarketing n’est pas manipulateur en soi car on ne peut manipuler le cerveau mais, pratiqué en dehors du milieu universitaire il doit être utilisé avec prudence et parcimonie.
Voici l’interview d’Olivier Droulers dans Darketing, émission réalisée par Darkplanneur et l’ISG, sur l’actualité littéraire du marketing :
Créer son propre compteur geiger peut paraître loufoque voire dangereux. C’est loin d’être le cas. Le but d’un détecteur de radioactivité est évident, et l’on peut le rapprocher des évènements de Fukushima, qui ne manqueront pas de faire apparaître sur le marché quelques produits irradiés, car le contrôle à 100 % n’existe pas. Le cœur du montage repose sur un amplificateur de mesure un peu particulier (voir le tutoriel complet ici pour appréhender les informations suivantes dans le contexte général du montage), et nous allons ici nous cantonner aux spécifications concernant la fabrication du capteur (visuel ci-dessous).
Le schémas de référence :
Ce circuit amplificateur de mesure est très simple à réaliser. L’utilisation de transistors à faible bruit (des BC550C qui ont juste une tension Vce max améliorée à 45V au lieu de 30V pour le BC549C). Il faut également prévoir l’alimentation des BPW34 séparément en raccordant R1 (voir schéma) à un strap (Vert sur la photo ci-dessus) de choix entre 9 V ou 18V pour augmenter la sensibilité.
Après examen, ce strap de choix de tension n’a pas lieu d’être sur le CI amplificateur de mesure, car il faut seulement alimenter la résistance R1 séparément et effectuer le choix de tension sur la carte principale. C’est beaucoup plus pratique que de « démailloter » la sonde de son papier d’aluminium.
Pour ne pas tout casser, un simple strap permanent fera donc l’office. De même l’éternel problème des tailles et modèles de composants a du être revu. (Idem pour le support des BPW34 (Voir ci-après))
Un point important est de conserver la structure d’amplification au plus près du capteur lui-même : la diode BPW34 (ou les diodes). Utiliser des distances plus élevées pourrait conduire à une augmentation significative du bruit par les diverses perturbations ambiantes, ce que l’on cherche à éviter bien sûr. Le détecteur a donc la forme d’une « sucette » avec à l’extrémité la place pour 4 BPW34 et à l’opposé un petit connecteur constitué d’un robuste support de CI.
Au final, il y a 4 fils de liaison vers le circuit principal, à savoir +18V, +9V, signal et masse. Il ne sera pas nécessaire (à priori) d’avoir du 18V (9+9) car le montage fonctionne très bien sous 9V. Il suffira de court-circuiter les broches du connecteur de la pile complémentaire (G2) de 9V. (Dans le cas contraire une pile auxiliaire permettrait d’atteindre 18V de tension inverse pour la diode. Une simple pile de 9V complémentaire devrait durer un temps incommensurable, car elle ne débite alors que lors des désintégrations et pour quelques micro Ampères, voire moins.)
Ces liaisons entre la « sucette » et l’appareil principal sont effectuées sur un support de CI 8 broches suffisamment robuste pour supporter les enfichages. Ci-dessous, on remarquera sur le circuit principal simple face, 2 vis et écrous avec une petite contre plaque en époxy (sans cuivre) placée côté soudures du CI principal… Qu’est-ce que c’est ?
C’est tout simplement un renfort mécanique, car l’enfichage étant assez robuste, il ne serait pas exclu à terme de décoller partiellement les pastilles et les runs… Le retournement de la « sucette » est dû au fait que la face active des BPW34 est présenté dans la direction supposée des rayonnements. Ces particules Beta, Gamma, recherchées traversent tout, mais on ne sait pas si la diode BPW34 a une sensibilité équivalente aux rayonnements Beta et Gamma sur la face sensible bleutée ou sur la face opposée… Rien n’est dit à ce sujet, et comme les particules traversent, on peut imaginer que tout est possible, mais sur le dessous il y a aussi le cuivre du circuit imprimé, l’époxy et le plastique du boîtier qui pourraient freiner les particules faiblement énergétiques…
Quelques précisions : sur le dessous de la diode BPW34, il y a certainement aussi en plus le substrat de support qui sert aux dépôts métalliques de la connexion inférieure mais aussi aux dépôts de silicium dopés suivant les besoins des différentes couches dopées. Bref, je pense que la traversée du substrat ajoutera aux difficultés pour les faibles rayonnements. C’est pourquoi il faut prévoir de pouvoir retourner la sonde (De façon à pouvoir facilement lire les résultats sur l’afficheur LCD)…
Pour avoir accès à l’intégralité du tutoriel, cliquez ICI.
L’idée de Logica n’est pas nouvelle. En 2010, le groupe développe des capteurs visant à évaluer le style de conduite des automobilistes. Après coup, les automobilistes étant catalogués comme ayant une conduite souple, n’accélérant pas trop de façon abrupte… sont considérés comme des « écoconducteurs », et à ce titre ils bénéficient de prix avantageux lors de leurs arrêts à la pompe.
Lors du lancement de ce capteur intelligent, Logica promettait :
De 15 à 18 % de baisse de consommation sont promis grâce à cette technologie. En attendant, la pratique de l’écoconduite permet déjà de réaliser une économie de 10 à 15 % de carburant.
De 15 à 18 % de baisse de consommation sont promis grâce à cette technologie. En attendant, la pratique de l’écoconduite permet déjà de réaliser une économie de 10 à 15 % de carburant.
Evidemment, l’idée de base est d’inciter les conducteurs à mieux gérer leur véhicule pour limiter les rejets de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Le principe est en effet assez simple : le conducteur qui adopterait une conduite souple et moins énergivore se verrait récompensé en arrivant à la pompe via une ristourne sur le prix de son carburant. L’idée vient de la société de services Logica, qui a développé un système dûment breveté, baptisé EMO, présenté la semaine dernière à Paris. Sa genèse est assez classique et révélatrice du parcours de l’innovation dans bien des entreprises. « Un ingénieur trouvait stupide d’avoir à passer au garage pour faire réviser sa voiture et imaginait qu’il serait possible de le faire à distance en transmettant certains paramètres », se rappelle GBS Bindra, directeur international de l’innovation chez Logica. Jugé intéressant, le concept a été et mis à l’étude. Avec une question principale : comment créer de la valeur ? « L’idée a alors surgi de faire le lien avec le prix de l’énergie, précise GBS Bindra. Pour entrer dans une société moins dépendante des sources d’énergie à base de carbone, il faut créer un nouveau modèle économique. Et le seul qui puisse vraiment marcher, c’est de récompenser économiquement le fait d’être vert. »
Les ingénieurs se sont alors mis au travail et ont développé un prototype. Le composant central et essentiel consiste en un capteur (« on board unit ») qui se connecte sur le boîtier électronique de contrôle du moteur (« engine control unit »). Il enregistre en temps réel les données liées à la conduite et aux émissions de polluants et de gaz à effet de serre. A l’arrivée dans la station-service, au moment de faire le plein, le capteur aura repéré les accélérations excessives ou les freinages brutaux et calculé une moyenne de la performance du conducteur depuis son précédent passage à la pompe. Il communiquera alors par radio les données à la pompe à essence. Cette dernière se connectera immédiatement, via le réseau téléphonique GSM, à un ordinateur central, qui en retour indiquera un prix de carburant calculé en fonction de la performance du conducteur.
Une technologie prometteuse
Bertrand-Olivier Ducreux, ingénieur au département transport et mobilité de l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) et spécialiste de l’écoconduite, est intéressé mais tout de même sceptique sur les performances annoncées : « Je ne suis pas convaincu qu’un seul périphérique puisse apporter autant de résultats que Logica le prétend. Quand nous faisons ce type de mesures, le coffre de la voiture est plein d’appareillages. » Un tel système, aujourd’hui testé dans les rues de Bangalore avec une dizaine de véhicules, est-il envisageable à grande échelle, notamment en France, où l’on a bien du mal à promouvoir l’écoconduite ? « Si cela concerne les compagnies pétrolières, voire les compagnies d’assurances, cela peut d’abord intéresser les gouvernements. Rappelons que, dans la plupart des pays, le prix du carburant est composé à 70 % de taxes », insiste GBS Bindra.
De fait, l’idée interpelle les spécialistes. « On pourrait imaginer un constructeur automobile qui, avec l’achat d’une voiture ainsi équipée, vous donnerait des cours d’écoconduite. On pourrait aussi imaginer que cela intéresse certains pétroliers qui, grâce à une baisse de la consommation de carburant, gagneraient des certificats d’émission », explique Alain Besançon, chargé de mission transport et mobilité pour l’Ademe en Aquitaine.
Bertrand-Olivier Ducreux est plus dubitatif : « Les promoteurs du système promettent de 15 à 18 % de baisse de consommation. Cela me laisse perplexe, puisqu’il est démontré qu’en pratiquant l’écoconduite vous gagnez déjà de 10 % à 15 % de carburant. Avant l’instrumentation, il est à notre sens plus judicieux de mettre l’accent sur la formation pour bien montrer que non seulement l’écoconduite n’engendre pas de perte de temps, mais qu’il s’agit d’une nouvelle compétence et d’une meilleure utilisation du véhicule. » Autre souci, le prix. Logica estime le coût d’un tel capteur à environ 60 euros. « Le prix baisserait très rapidement dès lors qu’il serait fabriqué en série et en volume », assure GBS Bindra.
La technologie semble pourtant porteuse de promesses, reconnaît Bertrand-Olivier Ducreux : « Le suivi de la consommation et de l’émission de polluants grâce à l’instrumentation est dans l’air du temps. Les systèmes en développement aujourd’hui permettent d’envisager de l’aide au conducteur en fournissant des informations en temps réel. On peut aussi envisager de comparer les performances avec d’autres automobilistes. »
Que ce soit pour surveiller, analyser ou contrôler un process, la collecte des informations se fait par le biais de capteurs. Les exigences grandissantes en ce qui concerne leur précision, leur miniaturisation, leur consommation d’énergie ainsi que leur coût en font l’objet d’une attention toute particulière, dans la recherche notamment.
Ainsi, les grandes tendances dans ce domaine portent entre autres sur le développement de capteurs sans fil, destinés par exemple à équiper les systèmes en rotation (capteur de pression dans un pneumatique par exemple). L’énergie nécessaire à leur alimentation est apportée à l’aide d’une onde électromagnétique, qui permet par la même occasion le flux des informations recueillies par le capteur. Du pain béni pour le développement de systèmes mécatroniques pour l’automobile.
La miniaturisation est également une problématique phare que rencontrent les chercheurs et industriels. En effet, le nombre croissant des appareils nomades, la nécessité d’un encombrement et d’un poids minimum, ainsi que la course à la sobriété énergétique font de la taille des capteurs un enjeu majeur. Ainsi VTI Technologies présenta lors du salon Electronica 2011 de Munich le plus petit capteur numérique gyroscopique triaxial au monde (3,1×4,2×0,8 mm), qui s’avère être également le moins gourmand (consommation électrique de 5 mA). Il peut ainsi équiper sans encombre les smartphones dernier cri.
En outre, tout comme la mécatronique, les nouveautés en matière de capteurs semblent naître de la pluridisciplinarité. Ainsi, le capteur de demain semble tirer sa force de plusieurs disciplines complémentaires, notamment dans le domaine médical, où médecins, physiciens, opticiens, informaticiens et ingénieurs mettent en œuvre leur connaissance pour développer des biocapteurs, capables d’être implantés directement à l’intérieur du corps humain pour détecter des cellules cancéreuses.
On sait par expérience que les réseaux apparemment les mieux sécurisés ont des failles qui sont autant de points d’entrée pour des hackers à la recherche d’un « exploit ». Le scénario d’une attaque visant à couper l’alimentation électrique d’un pays entier relève-t’il de la science-fiction ?
Sécurité ou pas ?
Lors d’une conférence de mars 2009 sur les nouveaux compteurs d’énergie électrique, le chargé de la conduite expérimentale sur la région lyonnaise des compteurs Linky semblait balayer l’éventualité d’une intrusion d’un revers de main, estimant que les sécurités du système le mettaient à l’abri de tels risques : « Concernant le piratage, effectivement c’est un système informatique, et comme tout système informatique, il est soumis à des aléas, comme les systèmes actuels peuvent être soumis à des attaques. On utilise des systèmes de cryptage et de protection qui aujourd’hui nous permettent d’éviter tout piratage important en la matière. Et les systèmes d’exploitation qui sont en cours de développement répondront bien évidemment au même souci de protection de nos installations. Nous sommes extrêmement attentifs à ce que bien évidemment des intrusions n’interviennent pas sur l’ensemble de nos systèmes informatiques. »
Une étude menée par deux chercheurs de Cambridge, spécialistes de la sécurité informatique, Ross Anderson et Shailendra Fuloria, montre au contraire que tout réseau de communication et d’information peut faire l’objet d’intrusions plus ou moins malveillantes, et les compteurs intelligents envoient des données précises, mais peuvent aussi recevoir des ordres à distance : « Du point de vue de l’attaquant – gouvernement hostile, organisation terroriste ou de protection de l’environnement –, le meilleur moyen de s’attaquer à un pays est de lui couper l’électricité. C’est l’équivalent, cyber, d’une attaque nucléaire : quand il n’y a plus d’électricité, tout s’arrête. »
En effet, les systèmes SCADA (Supervisery control and data acquisition, en français « supervision, contrôle et acquisition des données »), parmi lesquels figurent les compteurs intelligents comme Linky, sont considérés par les spécialistes de la sécurité informatique comme des « maillons faibles », les plus sensibles au piratage informatique. De nombreuses études faites sur le sujet démontraient l’importance des conséquences, que ce soit pour utiliser des données ou pour prendre le contrôle de systèmes informatiques.
( Source image : internetactu)
Des incidents sont déjà arrivés
Ainsi le projet américain Aurora (2007) démontrait qu’un piratage pouvait entrainer l’autodestruction d’un générateur électrique. En 2008, le Club de la Sécurité de l’Information Français (CLUSIF) relevait toute une série d’accidents ou de malveillances comme l’introduction de vers informatiques dans des systèmes :
2003 : ver Slammer et site nucléaire (Ohio)
2003 : ver Nachi et réseau DAB (billetterie) Diebold
2005 : ver Zotob, arrêt de 13 usines d’assemblages de véhicules
2007 : erreur de commande et contamination accidentelle (hydroxyde de sodium) des eaux de ville, dizaines de victimes, blessures légères (Michigan)
2007 : prise de contrôle et perturbation des feux de signalisation
2008 : prise de contrôle [d’un train] et déraillement de 4 wagons (Pologne)
Un autre spécialiste de la sécurité SCADA, Jonathan Pollet, a expliqué qu’en une centaine d’audits sur 10 ans, il avait identifié 38 000 problème de sécurité : « les systèmes SCADA sont bien moins sécurisés que les systèmes informatiques ». Notamment la présence sur les ordinateurs de programmes inutiles mais qui pouvaient servir de vecteurs d’attaques : « Ce n’est qu’une question de temps : d’ici peu, nous assisterons à bien plus d’attaques ou d’incidents sur des réseaux SCADA du fait de l’absence de mesures de sécurité, ou de systèmes de défense mal configurés. Il faut nommer des responsables sécurité de ces systèmes. C’est une bombe à retardement. »
La société IO Active, dans une étude sur la sécurisation des réseaux intelligents, relève quant à elle dix risques : outre les atteintes à la vie privées déjà évoquées, l’usurpation d’identité, la surveillance, l’espionnage ou la malveillance en font partie, mais aussi le simple bug informatique et tous les problèmes inhérents à tout système informatique de réseau.
Des risques de fuites ou de prises de contrôle
Les chercheurs de Cambridge attirent aussi l’attention sur les risques de coupure massive d’électricité, pris insuffisamment en compte par les fournisseurs. Ainsi la Grande-Bretagne a décidé de centraliser toutes les données transmises par les compteurs intelligents avant qu’elles ne soient ensuite renvoyées aux distributeurs. Cela ouvre la voie selon eux au pire scénario en cas de bug ou de piratage.
Un autre chercheur sur les failles de la sécurité informatique, Karsten Nohl, fait une remarque inquiétante : « D’un point de vue matériel, les téléphones portables sont aujourd’hui bien plus sécurisés que la plupart des compteurs intelligents, (alors) qu’ils devraient bénéficier des meilleurs systèmes de protection disponibles. (…) Nous n’avons trouvé aucune des mesures de sécurité que nous serions en droit d’espérer dans un dispositif de ce type, relié à une telle infrastructure critique. »
Les composants physiques n’étant pas protégés, on peut les modifier, tout comme on peut modifier la consommation, et la réduire sérieusement par exemple. Il est ainsi parvenu à « planter » et à redémarrer un compteur intelligent. Comme ils sont tous reliés à un réseau, on imagine facilement qu’en cas de piratage, des réactions en chaîne entraineraient une paralysie totale du système.
Des technologies permettant une meilleure sécurité existent, mais elles représentent un surcoût important pour les fournisseurs et « un marché à fort potentiel » pour les industriels, d’où le fait qu’en Europe notamment, chacun défende ses propres intérêts. On sait d’autre part que le financement des coûts du déploiement des compteurs est d’ores et déjà un sujet épineux en France, si ERDF doit encore revoir le système de sécurité, la facture risque encore d’augmenter. Et l’encre n’a pas fini de couler…
Le compteur communicant est conçu pour remonter les index des compteurs vers les fournisseurs d’énergie : charge à eux ensuite de restituer cette information à leurs clients. Certes le nouveau compteur permet d’afficher cet index mais rappelons, d’une part, qu’une fois sur deux le compteur est invisible car placé dans un coffret en limite de propriété, et que, d’autre part, son affichage ne diffère que très peu de celui des compteurs électroniques actuels.
Le débat autour du déploiement du compteur Linky tourne autour de son faible potentiel à générer des économies d’énergie pour le consommateur. On sait que la surveillance de la consommation au jour le jour peut effectivement amener l’usager à limiter de lui-même sa consommation. Mais, ça, on peut déjà le faire avec un vieux compteur électro-mécanique : il suffit pour cela de relever son compteur chaque jour à heure fixe. Sauf que ce n’est pas particulièrement pratique et que peu résistent à la corvée de descendre à la cave chaque jour à la même heure ou de grimper sur son escabeau ou encore de sortir par tous les temps et de se battre avec la porte du compteur juste pour relever sa consommation quotidienne !
Le compteur Linky, intelligent autant que communicant, offre donc l’avantage de pouvoir rendre cette consommation consultable à distance : sur un site Internet par exemple ou sur un joli boitier (l’esthétique est avant tout affaire de goût) posé dans un endroit bien visible du logement. Mais pas gratuitement. EDF Bleu Ciel vient de proposer à une partie des 250 000 abonnés équipés de Linky à Lyon ou en Touraine l’expérimentation de ce service, sur Internet uniquement, contre… une modeste contribution mensuelle de l’ordre de 3,50 €. Pour ce prix, on a le droit à une visualisation de sa consommation journalière, de son budget et des émissions de CO2 dont on est directement responsable par sa consommation.
Donc, pour alléger (peut-être) sa facture, il faut commencer par l’alourdir. C’est le paradoxe autour duquel tourne depuis un moment les équipes marketing des fournisseurs d’énergie. Le Parisien s’est livré à un calcul plein d’enseignement. On sait que l’équipement du compteur lui-même coûtera le double de ce qui était d’abord annoncé, soit 8 millions d’euros (au lieu de 4), financés, directement ou indirectement, en grande partie par l’usager à hauteur de 240 € en moyenne sur sa facture, répartis heureusement sur une dizaine d’années à raison de 1 à 2 € par mois (donc 12 à 24 € pour un an). EDF propose son service Internet contre 3,50 € par mois, soit 42 € sur l’année. 42 + 12 = 54 € ou 42 + 24 = 66 €, voilà donc ce qu’il faudra débourser pour pouvoir commencer à faire des économies.
D’autre part, la facture moyenne étant de 400 € annuels par foyer, si on compte entre 10 et 15 % d’économie d’électricité, on peut au maximum diminuer sa facture de 50 €, toujours en moyenne. Autrement dit, pour économiser 50 €, il faut en dépenser jusqu’à 16 de plus. Ou dit autrement ce service n’intéressera que les clients ayant une facture au moins double du coût du service, soit environ un quart des clients.
Le ministère de l’énergie affirme que ce nouveau compteur est totalement gratuit pour les abonnés, et que ce nouveau service est complémentaire, mais facultatif. Mais Jean-Marc Proust, le responsable de la communication de la FNCCR, la Fédération Nationale des Collectivités Concédantes et Régies, a quant à lui précisé : « EDF a admis que Linky coûterait bien au consommateur entre 1 et 2 € par mois pendant dix ans, soit entre 120 et 240 € au total. »
De son côté, le secrétaire d’Etat à la Consommation, Frédéric Lefebvre, interrogé par Canal + a déclaré : « Je n’aime pas si les compteurs intelligents ne rapportent pas au consommateur. C’est l’objectif de ces compteurs. »
Ce qui sera le cas si l’on ne peut s’offrir le service payant que propose EDF, ce qui est de toute façon le cas des foyers en situation de précarité énergétique (et/ou si l’on n’est pas équipé d’Internet, ce qui est encore le cas, il ne faut pas l’oublier, d’une partie de la population). Les services qu’offriront les fournisseurs en complément du compteur Linky risquent donc d’être réservés à une élite…
La mécatronique est issue de l’intégration de technologies provenant de la mécanique, de l’électronique, de l’automatique et de l’informatique dans la conception et la fabrication d’un produit en vue d’augmenter et/ou d’optimiser sa fonctionnalité. Il ne s’agit ni d’une science, ni d’une technologie mais d’une démarche d’intégration de technologies en synergie.
Historiquement, cette démarche s’est imposée d’abord sur les automatismes qui ont eu besoin de recourir aux technologies de l’électronique, puis, avec l’arrivée de l’informatique, des microprocesseurs et de la technologie internet, de nouveaux produits sont apparus et les possibilités des produits existants, qui ont intégré ces technologies, ont été décuplées.
La mécatronique, qui s’est d’abord imposée dans l’aéronautique, s’est ensuite largement diffusée dans l’automobile puis a progressivement envahi les produits de l’industrie mécanique. Toutefois, la démarche d’intégration et les méthodes de conception et de simulation associées n’en sont qu’à leurs débuts tout comme les possibilités offertes par l’ensemble des technologies ainsi fusionnées.
Opticsvalley, qui fédère la communauté des technologies optique, électronique et logicielle (entreprises, établissements d’enseignement supérieur, laboratoires de recherche, et entités publiques et privées qui soutiennent l’innovation et le développement économique) en Ile-de-France, vient de décerner, pour la troisième fois, son prix « Fibre de l’Innovation ». Cette année, dans le cadre de la manifestation « De l’innovation à l’emploi industriel – Un défi pour l’Ile-de-France », a été couronné, dans la catégorie Industrie, Robert Lacoste d’Alcion, cabinet d’expertise et d’études amont en électronique, spécialisé dans les signaux mixtes, pour son analyseur énergétique Powerspy.
Plus qu’un énergimètre classique, le Powerspy mesure très finement la consommation énergétique de tout appareil électronique, en particulier en mode de veille, alors que la puissance n’est que de quelques dizaines de milliwatt. Avec plus de 30 paramètres mesurés, il permet de visualiser en temps réel et d’analyser les courbes de tension, courant et puissance (pics, mesures RMS, facteur de puissance, analyse harmonique et THD…). Des informations qui permettent aux concepteurs d’identifier et de réduire les sources de surconsommations de leurs produits : validations de produits, certifications EuP (Energy using Products), optimisation d’alimentations à découpage, éducation…
Destiné également aux organismes de certification, aux centrales d’achat, à l’éducation, le Powerspy doit ses fonctionnalités à son architecture brevetée, constituée d’un boîtier d’acquisition haute performance transmettant en temps réel les données de mesure à un ordinateur standard doté d’un logiciel d’analyse. Sa liaison Bluetooth garantit une utilisation en toute sécurité et offre une isolation galvanique parfaite.
« Maintes fois, nous avons fait appel à Alciom pour des développements de projets spécifiques. Nous avons aussi fait l’acquisition du Powerspy. C’est un équipement très simple d’emploi, qui nous permet de faire des diagnostics de consommation de manière rapide et pertinente », déclare Philippe Matillon, directeur Innovation et Architecture Services chez Bouygues Télécom.
Imaginons un instant le scénario suivant : un conducteur perd le contrôle de sa voiture, qui termine sa course sur un poteau. Le passager s’était auparavant penché pour ramasser quelque chose sur le sol de la voiture. Les airbags se déploient correctement, protégeant le conducteur, mais blessant le passager, car trop en avant. Il y a un moyen de se prémunir contre un tel incident.
Des chercheurs de l’Institut Fraunhofer de Recherche en Silicate ont développé un capteur de pression ayant la capacité de se déformer, s’étirer jusqu’à atteindre deux fois sa taille. Ces capteurs pourraient être intégrés à un siège de voiture, afin de déterminer la position exacte de la personne assise, qu’elle se penche ou soit assise bien au fond du siège. Cela permettrait de diminuer la puissance de sortie de l’airbag, en cas d’accident et si la personne n’est pas installée correctement.
Les chercheurs avancent que la flexibilité de ces capteurs en élastomères et diélectriques multiplient les possibilités d’applications. Ils sont suffisamment souples pour pouvoir être intégrés à un vêtement, ou à une tenue sportive, laissant entrevoir une analyse des mouvements des athlètes très précise, optimisant leur entrainement.
Jauge de contrainte
Ces capteurs fonctionnent comme une jauge de contrainte, en mesurant la déformation en surface afin de connaître le niveau de contrainte. La péllicule de polymère élastomèrique et extensible est recouverte des deux côtés par des électrodes flexibles. En contrôlant le degré de liaisons chimiques dans le film élastomère, les chercheurs sont capables de concevoir ces capteurs pour différentes applications.
Ils peuvent par exemple être intégrés au sol d’une usine, pour indiquer une zone sensible à l’approche d’une machine dangereuse. Les chercheurs feront la démonstration de leur capteur au Salon Sensor+Test se tenant à Nuremberg, en Allemagne, du 7 au 9 juin prochain.
La consommation d’électricité dans le monde ne cesse de croître. En France, environ 80 % de l’électricité est produite à partir de l’énergie nucléaire. Dans les centrales, le combustible nucléaire est conditionné dans des tubes hermétiques, les crayons combustibles. En confinant les éléments radioactifs, les crayons constituent la première barrière biologique vis-à-vis de l’environnement.
Au fur et à mesure de son activité de désintégration, après plusieurs cycles en centrale, l’uranium produit dans le tube qui le contient des gaz, essentiellement de l’hélium et du xénon. Un meilleur suivi du relâchement (mesure de la pression et de la composition) des gaz de fission pourrait permettre une optimisation de la durée d’utilisation des crayons en centrale.
À ce jour, les seuls contrôles effectués sont destructifs : les crayons sont extraits des centrales, puis percés et les gaz analysés. Une mesure non destructive in situ des propriétés de ces gaz constituerait une avancée considérable dans le contrôle de la gestion des centrales.
La grande majorité des robots industriels installés fonctionne dans un mode de répétition : ils exécutent une séquence de mouvements appris. La réactivité par rapport à un événement externe est très limitée : elle se borne souvent à des réactions basiques déclenchées par des événements de type « tout ou rien ».
L’environnement doit donc être constant et connu avec une grande précision. Pour un poste de soudage robotisé, par exemple, les pièces à souder doivent être positionnées avec précision face au(x) robot(s) avant que celui-ci effectue sa tâche apprise. Toute erreur dans ce positionnement se répercutera directement sur la précision de la tâche.
D’autre part, lorsque le robot travaille au contact (ce qui est le cas des tâches d’insertion, de polissage ou de vissage, par exemple), en l’absence de capteur additionnel et si les cotes ou le positionnement de la pièce s’éloignent des valeurs nominales, les efforts engendrés peuvent croître de manière très importante, pouvant aller jusqu’à la destruction de la pièce ou de l’outil.
Afin de donner au robot plus de flexibilité et d’adaptabilité, il est nécessaire d’inclure dans sa commande des retours sensoriels externes.
La vision permet de prendre en compte des variations dans l’environnement de travail du robot. On parle alors de « commande par vision » ou « asservissement » visuel. Lorsque le robot travaille au contact, la mesure des efforts d’interaction fournie par un capteur d’effort permet de contrôler, et donc de limiter, ces efforts d’interaction. On parle alors de « commande en effort ».
Cet article est dédié à l’interaction robot-capteur pour les deux capteurs extéroceptifs les plus couramment utilisés en robotique : la caméra et le capteur d’effort.
Les aspects théoriques concernant les différentes architectures de commande sont abordés de façon très synthétique, en donnant au lecteur la possibilité d’approfondir le sujet à travers la citation de références.
La technologie des capteurs, des exemples et des études de cas réels, constituent le volet pratique de l’article.
Les technologies mobiles sont sur le point d’amener les services de santé les plus divers et les plus pointus dans des lieux qu’ils n’avaient jusque là jamais pu atteindre, en raison de l’isolement et du manque de moyens. L’électrocardiographie est l’un de ces services, où la pénurie de praticiens et l’impossibilité d’y avoir accès rapidement peuvent être résolues par l’avancée technique des smartphones, – bien qu’il y ait toujours la possibilité de mal interpréter des données, menant vers un diagnostic erroné.
Xiaopeng Zhao, professeur assistant au Département de Mécanique, Aérospatial et d’Ingénierie Biomédicale à l’université de Knoxville, dans le Tennessee, travaille à l’élimination de ces erreurs. Zhao et son équipe ont développé un algorithme, – ayant d’ailleurs remporté un prix –, qui améliore l’exactitude des électrocardiogrammes. L’électrocardiogramme étant l’outil le plus usité, et ce pour une grande variété de symptômes, les 4 % d’erreurs qui sont prises à l’aide d’électrodes mal placées doivent pouvoir être encore et toujours réduites.
L’algorithme de Zhao examine les interférences résultant de mauvais branchements ou de perturbations quelconques, et utilise son schéma d’analyse spécialement conçu pour repérer ces interférences. Plutôt qu’une classification classique de type « oui-non », il délivre une note allant de A à F, ainsi que des recommandations sur le bon placement des électrodes. L’algorithme, implémenté en Java, peut alors être installé et utilisé à l’aide d’un smartphone, en quelques clics et secondes. Cet outil permettra alors d’affiner certains diagnostics, dans des zones reculées, ou encore dans des zones bien pourvues, mais dont le personnel risque d’être très occupé.
Une boîte noire enregistre des quantités impressionnantes de données relatives aux performances d’un avion, aux contrôles, à l’équipement hydraulique, aux systèmes GPS etc., et ce toutes les secondes et pendant tout le temps du vol, ce qui permet généralement aux autorités compétentes de reconstituer les derniers instants d’un accident. Des chercheurs américains du prestigieux MIT ont eu l’idée d’utiliser ces informations précieuses avec une technique de recherche par clusters – par paquets de données similaires –, ce qui pourrait changer la donne des batteries de tests d’avant-vol.
La méthode d’utilisation des boîtes noires employée jusqu’ici, pourtant déjà innovante, laissait des outils logiciels scanner les données contenues puis les analysait en vue d’éventuels écarts ou anomalies, qu’elles soient techniques ou qu’elles concernent les procédures de vol. Le principal défaut de cette méthode réside dans le besoin d’identifier à l’avance les paramètres à contrôler, laissant potentiellement des informations en apparence peu importantes (mais en apparence seulement) de côté. L’explosion du nombre de capteurs à bord des appareils rend aussi, paradoxalement, cette recherche malaisée et rapidement obsolète.
La méthode utilisée par John Hansman et ses collègues du Massachusetts Insitute of Technology ne nécessite en aucun cas la prédétermination des paramètres à analyser, puisqu’elle repose sur une analyse par clusters, c’est-à-dire par paquets de données regroupées selon leurs similitudes. La moindre différence dans les données est alors signalée, afin de déterminer si l’anomalie est significative, si elle a une explication ou une origine, et afin de permettre la correction, un examen plus complet, voire même l’immobilisation de l’appareil. Des tests concluants ont déjà été effectués sur quelques Boeing 777. L’analyse a posteriori des données du vol 1248 de la Southwest Airlines – accident ayant fait un mort à Chicago – révèle que cette méthode aurait pu éviter le drame… Ainsi, la gestion en amont des données enregistrées par les boîtes noires pourrait peut-être, grâce à cette méthode, changer la donne…
Incontestablement, l’usage d’Internet dans un contexte professionnel et personnel ne cesse de se développer. En effet, vecteur de communication du quotidien, le Web est massivement utilisé pour répondre à bien des usages : communication, processus transactionnels, commodités, services aux citoyens, gestion de ses comptes en ligne… Autant de champs d’applications qui imposent de garantir une parfaite sécurité.
À ce jour, dans la majorité des cas, force est de constater que le traditionnel couple « Login/Mot de passe » continue de s’imposer comme le mode d’authentification proposé. Mais est-ce si efficace pour se prémunir de toute usurpation d’identité ? Pas si sûr…
Les exemples ne manquent pas et font couler beaucoup d’encre dans les médias qui mettent régulièrement en lumière de nombreuses affaires liées à la sécurité informatique et plus particulièrement aux vols de données ou, plus généralement, à l’usurpation d’identité. Administrations, professionnels, sites marchands et particuliers doivent donc être particulièrement vigilants. Au-delà de ces éléments, l’industrie IT doit également se mobiliser pour proposer des alternatives et de nouveaux moyens pour garantir une sécurité de premier plan. Au niveau réglementaire, le législateur a également clairement montré son intention de durcir le ton sur le thème de l’usurpation d’identité avec l’adoption de la loi LOPPSI2.
Ainsi, l’on assiste progressivement à une évolution des mentalités et à une prise de conscience de l’ensemble du marché. N’oublions pas que la confiance est à la base du développement des activités réalisées sur Internet. Il est donc indispensable de la repositionner au centre du débat afin que cette dernière ne vienne pas entraver le formidable élan que connaît le Web. Il est donc fondamental de proposer de nouveaux modes d’authentification simples et adaptés aux usages d’aujourd’hui.
Pour répondre à ce besoin, l’approche qui consiste à s’authentifier via un certificat électronique semble se généraliser (banques, administrations, réponses aux marchés publics…). En effet, elle garantit une totale sécurité et permet de fiabiliser le processus d’authentification. Autre point jouant en sa faveur, le certificat électronique permet de signer électroniquement des documents. Il permet donc de conjuguer simplicité et performance.
Opter pour ce type d’approche permet également de garantir un accès unique à un service. Il n’est ainsi pas possible de partager un « Login/Mot de passe » avec différentes personnes. Cela permet notamment aux entreprises, qui proposent des services et abonnements en ligne, de s’assurer qu’un seul abonné accède à son contenu.
Ce point est particulièrement important pour différents secteurs comme celui de médias qui orientent massivement leur nouveau modèle commercial sur le Web : accès payant aux contenus en ligne… Enfin, au-delà de ces éléments, il est important de faciliter la vie numérique des internautes et de jouer la carte de la fédération d’identité sur un moyen d’authentification unique.
S’authentifier sur Internet est donc un processus stratégique qui devrait évoluer à court terme. Il est utile de proposer des moyens d’authentification accessibles à tous. C’est à cette unique condition que la confiance numérique pourra être restaurée et que les actions liées à la cybercriminalité pourront être endiguées.
Une jeune femme engagée dans des études scientifiques et techniques, exposée aux discriminations raciales, et/ou résidant dans un quartier réputé difficile, et/ou venant d’un milieu modeste, a-t-elle potentiellement moins de chances de décrocher un stage qu’une autre ? Réponse : oui.
Une liste de raisons justifiées ?
L’AFIJ en a fait le constat. Cette association, financée par les pouvoirs publics et qui aide les jeunes diplômés à chercher leur premier emploi, un contrat en alternance ou un stage, a décidé de soutenir les étudiantes engagées dans des formations techniques et scientifiques. « Au fil des témoignages, nous nous sommes aperçus que ces filles s’autocensurent pour plusieurs raisons, explique Laetitia Bellagamba, chargée de mission insertion à l’AFIJ. Soit on leur dit que ces filières ne sont pas faites pour elles, soit elles s’aperçoivent qu’elles sont en minorité par rapport aux garçons et cela leur fait peur, soit elles méconnaissent les métiers relatifs à leur formation, soit elles anticipent des pratiques discriminatoires lors de leur recherche de stage, soit issues d’un milieu modeste et devant travailler pendant leurs études, elles font passer leur job alimentaire avant leur stage et leur formation, soit elles pensent que ces métiers sont trop durs pour se concilier avec une vie de famille. »
Un panel de 133 étudiantes
Face à ces freins, l’AFIJ lance début 2011 une action appelée « a-censure » auprès de 133 étudiantes engagées dans des études en Sciences/Technologies/Santé, IUT, universités (licence ou master), grandes écoles… Parmi elles, 126 sont exposées aux discriminations raciales, 45 résident dans des quartiers dits « sensibles ». Toutes suivent un module de formation de l’AFIJ sur la recherche de stage, mais 40 filles se disent prêtes à aller plus loin en intégrant un accompagnement intensif et expérimental.
Leur mettre le pied à l’étrier
« Nous les avons mises en relation avec des professionnelles du secteur scientifique et technique pour qu’elles puissent développer leur connaissance des métiers et leur réseau », raconte Laetitia Bellagamba. Nous avons organisé des rencontres avec le CIDFF pour discuter de la conciliation vie professionnelle-vie familiale, pour leur donner des notions légales et juridiques sur la discrimination, sur l’égalité professionnelle femme/homme. Nous voulions leur faire comprendre qu’il est possible d’accéder à des postes à responsabilité et qu’il existe des pistes pour pallier leur autocensure. Enfin, nous les avons mises en relation avec des recruteurs en recherche de stagiaires pour qu’elles aient l’opportunité d’un entretien et acquièrent ainsi plus de confiance en elles ».
Une action à poursuivre
L’expérimentation s’est terminée en août dernier et le bilan sera dressé prochainement. Il permettra de savoir combien de jeunes filles au final ont trouvé un stage, s’il était ou non de qualité, etc. Mais il est d’ores et déjà prévu de renouveler l’action et de l’améliorer. « Peut-être en faisant appel à des marraines, en nous rapprochant d’autres associations comme Elles bougent ». À suivre.
Depuis les attaques terroristes du 11 septembre 2001 sur le World Trade Center, la paranoïa s’est emparée des plus hautes sphères du pouvoir dans de très nombreux pays. Ainsi, elle a conduit les autorités compétentes en charge de la sécurité intérieure et de la défense nationale à envisager les scénarios les plus sombres. Sont concernées, en première ligne, les armes nucléaires, dont la détection par un dispositif aisément transportable est loin d’être aisée.
Les chercheurs de l’université Northwestern, près de Chicago, ont mis au point de nouveaux semi-conducteurs pouvant aider à la détection de matériau nucléaire, et par extension d’armes nucléaires telles qu’une « bombe nucléaire dans une valise », assure Mercouri G. Kanatzidis, qui a dirigé l’équipe de chercheurs. Les rayonnements à fréquence élevée (gamma ou X) sont plus difficiles à repérer, moins ionisants mais plus pénétrants.
Leur méthode, appelée « réduction dimensionnelle », fait intervenir des semi-conducteurs conçus avec des éléments lourds du tableau périodique. Les rayons gamma peuvent traverser la plupart des matériaux tout en restant indétectables, ce qui n’est pas le cas, par exemple, du mercure, du thallium, du sélénium ni du césium. Pourtant, ces éléments ont de nombreux électrons mobiles, l’excitation causée par les rayons gamma devenant alors difficile à repérer. Pour pallier ce problème, les chercheurs ont mis au point deux semi-conducteurs, mais de structure cristalline, immobilisant de fait les électrons, et rendant alors visible et aisément détectable le passage d’un éventuel rayonnement gamma, grâce à l’excitation de ces électrons. Fonctionnant à température ambiante, ce procédé pourrait aussi être utile dans le domaine biomédical, pour améliorer par exemple les techniques d’imagerie médicale.
Puisque nous ne sommes pas soumis ici au calendrier de l’actualité littéraire, je vous invite à découvrir un roman de la rentrée littéraire… 2010.
Maylis de Kerangal suit dans Naissance d’un pont le destin de quelques personnages attachés à la construction de l’ouvrage ou qui gravitent autour : le chef de chantier, la responsable du béton, un grutier, plusieurs ouvriers, mais aussi le maire de la ville à l’origine du projet, un opposant, des habitants de « l’autre côté du fleuve ». Puisque, c’est inévitable, le cours d’eau marque une frontière, que le pont risque d’estomper, en faisant disparaître une partie de l’Histoire.
Suivant à la fois la trame de la construction à proprement parler et l’histoire personnelle de chacun des personnages, Maylis de Kerangal réussit le tour de force de tenir son lecteur en haleine aussi bien par les rapports humains qui se nouent et les histoires personnelles de chacun, que par les difficultés et aléas inévitables sur un chantier aussi gigantesque. Les prouesses techniques sont exposées grâce à la lumière que projette sur eux l’humanité des protagonistes. Le microcosme que forme le chantier pendant la durée de la construction prend une valeur d’exemple universel et la spécificité de ce qui rassemble ces êtres ici agit comme un révélateur et un accélérateur des passions.
Ce roman constitue un réel plaisir de lecteur et une excellente initiation au génie civil.
Pour une documentation plus technique sur les ponts et leur construction, vous pouvez lire les articles suivants :
Au lendemain du début de la catastrophe nucléaire de Fukushima au Japon, il y a maintenant plus de six mois, le gouvernement français, par la voix du premier ministre François Fillon, avait commandité un audit de sûreté concernant les 150 installations nucléaires françaises. Dans le même intervalle, la tenue de tests de résistance (« stress-test ») avaient été exigés par le Conseil Européen afin d’évaluer la capacité de résistance des centrales européennes « à des phénomènes naturels aussi extrêmes que ceux qui se sont abattus sur Fukushima Daiichi ». Le risque terroriste a lui été exclu des stress-tests.
Près de six mois après Fukushima et au lendemain de l’explosion d’un four dans le centre de traitement des déchets nucléaires près de Marcoule, l’ASN a reçu les rapports qu’elle a promis de publier sur son site après analyse courant novembre, comme l’a demandé le ministre de l’énergie Éric Besson. Seules les 80 installations jugées prioritaires, sur un total de 150, ont pour le moment été examinées, les exploitants ayant encore un an pour peaufiner leur rapport sur les 70 installations restantes. Comme le rappelle Jean-Christophe Niel, directeur général de l’Autorité de Sûreté Nucléaire, « Après Fukushima, il y aura des évolutions dans les démarches de sûreté, mais c’est une démarche très progressive, à approfondir ultérieurement. ».
Partialité des tests ?
Les stress-tests, qui concernent essentiellement les 58 réacteurs exploités par EDF ainsi que l’usine de traitement des combustibles usés de La Hague, dans la Manche,et l’usine Melox, dans le Gard, fabriquant du combustible recyclé MOX, destiné à alimenter les réacteurs à eau légère de différents pays, tous deux gérés par Areva, sont d’ores et déjà contestés par de nombreuses associations et mouvements anti-nucléaires, dénonçant la méthode employée. « Aucune crédibilité ne peut être accordée à l’autoévaluation de ses activités par une entreprise commerciale, qui n’a donc aucune envie de voir ses installations mises à l’arrêt », explique l’ONG Observatoire du Nucléaire.
Satisfaction des exploitants
Autre son de cloche, les exploitants des installations nucléaires jugées prioritaires, à savoir EDF, Areva et le CEA (Commissariat à l’Énergie Atomique) se montrent satisfaits des résultats des études menées. EDF rapporte que « le niveau de robustesse actuel » des 19 centrales nucléaires qu’elle gère « procure une marge satisfaisante » les mettant en principe à l’abri d’un accident de type Fukushima. Les moyens de secours « en cas de perte totale et cumulée des sources électriques et de refroidissement » sont eux aussi jugés robustes et suffisants par l’exploitant français.
Les estimations d’EDF concernant la possible fusion du cœur d’un de ses réacteurs tablent sur un minimum de 24 heures s’il subsiste une pompe pour alimenter le générateur de vapeur, sur « quelques heures » si le réacteur était livré à lui-même. « Dans cette dernière situation extrême, c’est le confinement assuré par le bâtiment réacteur qui apporte une autonomie de un à trois jours, selon les scénarios d’accidents, avant rejets significatifs dans l’environnement », souligne EDF, arguant que les rejets seraient « très inférieurs à ceux enregistrés à Fukushima ».
Areva, de son côté, se veut aussi rassurant que l’électricien français, estimant qu’il n’apparaissait pas « de risques de nature nouvelle par rapport à ceux déjà pris en compte à la conception » de l’usine de traitement des combustibles usés de La Hague.
Mise en œuvre de « parades supplémentaires »
EDF propose la mise en œuvre de certaines « parades supplémentaires » en réponse à l’éventualité de la reproduction d’un scénario japonais : installation de pompes autonomes afin de garantir la présence d’une source de refroidissement au sein du réacteur, installation sur chaque site d’un groupe électrogène dit « d’ultime secours », création d’une force d’intervention appelée FARN (Force d’Action Rapide Nucléaire) sans toutefois préciser ses spécificités.
Un des points les plus importants concerne l’arrêt du recours à « la sous-traitance en cascade », à savoir lorsque des sous-traitants sous-traitent eux même pour l’exécution de certaines taches et opérations, parfois même à risques. L’accent a été mis sur la formation de ces employés, tout en réduisant l’opacité absurde et la diminution des compétences qu’elle provoque, au détriment de la sécurité.
Fessenheim cristallise les peurs
Les inquiétudes concernant la centrale de Fessenheim, doyenne des centrales françaises contre laquelle 1500 personnes ont encore manifesté ce dimanche à l’appel de nombreuses associations, ne semblent par ailleurs pas se calmer. Sont notamment mis en lumière la vétusté supposée des installations, le risque d’inondation, de séisme et de pollution à grande échelle avec la proximité du grand canal d’Alsace, ainsi que la dalle de béton, le radier, sur laquelle repose le réacteur numéro 1, dont la consolidation semble indispensable de l’aveu même de l’exploitant EDF, et que l’ASN a ordonné pour avant la fin de l’année. La centrale est pour le moment arrêtée pour raison d’entretien, durant « plusieurs semaines ».
Calendrier
Les analyses et les conclusions de l’ASN concernant les documents des audits de sûreté réalisés par les exploitants des installations nucléaires devraient être livrées courant novembre lorsqu’elles auront été complétées par le programme de trente-huit inspections dans chacune des centrales. Les rapports seront ensuite transmis à la Commission Européenne le 31 décembre. Pour ce qui est du calendrier des inspections des autres installations, considérées comme « non prioritaires », tout devrait se jouer en fin d’année prochaine. Du côté des exploitants, aucun calendrier n’a été avancé, mis à part le renforcement du ravier de Fessenheim prévu pour la fin d’année.
Du côté gouvernemental, on se félicite de la transparence et de la bonne tenue de l’audit. Rappelons que le ministre de l’énergie Éric Besson a déclaré vendredi dernier que le scénario d’une réduction à 50 % de la part du nucléaire dans la production d’énergie en France pour 2025 était « à l’étude ».
Par Moonzur Rahamn
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