Fukushima : du boeuf contaminé circule au Japon

Jusqu’à présent, les autorités japonaises savent que de la viande venant de 132 têtes de bétail ayant mangé du foin contaminé avec de hauts niveaux de césium a été transportée dans plusieurs régions du pays, selon les médias locaux, notamment la chaîne nationale NHK et le journal Asahi Shimbun.

Sur 47 préfectures au Japon, 36 ont reçu de la viande venant d’animaux infectés. De la viande contaminée a, semble-t-il, été consommée dans 31 préfectures, selon NHK.

Le gouvernement japonais devrait interdire mardi tout envoi de viande à partir de la préfecture de Fukushima, où est située la centrale nucléaire accidentée.

Selon la préfecture de Fukushima, 42 boeufs élevés dans une ferme d’Asakawa, à une soixantaine de kilomètres de la centrale accidentée, ont été transportés et vendus à Tokyo et dans d’autres villes de l’est du Japon ces derniers mois, bien qu’ils aient consommé des aliments fortement radioactifs.

La centrale Fukushima-Daiichi a connu le 11 mars le pire accident nucléaire depuis celui de Tchernobyl (Ukraine) en 1986. D’importantes quantités de radiation ont été diffusées dans l’atmosphère, les sols et l’eau de la région.

Les autorités de Tokyo ont annoncé avoir détecté un taux de césium radioactif de 650 becquerels par kilogramme — contre une limite autorisée de 500 becquerels — dans de la viande issue d’un boeuf livré dans la capitale.

Les autorités avaient annoncé récemment que 17 boeufs contaminés d’une autre ferme, située à Minamisoma juste à l’extérieur de la zone d’exclusion de 20 kilomètres autour de la centrale accidentée, avaient été vendus et, en partie, mangés dans diverses régions du Japon, dont Tokyo.

Un taux de césium radioactif de 3 200 becquerels par kilogramme a notamment été détecté lors d’un test effectué sur de la viande d’une bête dans une usine de transformation alimentaire à Tokyo.

Plus de quatre mois après l’accident nucléaire, le Japon n’a pas encore instauré de système centralisé de contrôle de la radioactivité de la nourriture, s’en remettant aux tests effectués par les préfectures et les municipalités.

(Source : AFP / Photo : Reuters)

 

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Une culture de mandarines assistée par un système d’information

Sowakajuen est une société créée il y a plus de 30 ans et qui produit 13 différents produits à base de mandarines, sur un terrain de 60 000 m2. Entreprise familiale lors de sa création, elle s’est cependant agrandie graduellement pour atteindre 34 employés. Néanmoins, l’exploitation fait face à un certain nombre de besoins : la standardisation des tâches, l’estimation de leur coût et la formation de nouveaux employés remplaçant les personnes très qualifiées partant à la retraite. Ainsi, les objectifs de l’expérimentation de Fujitsu sont les transcriptions directes de ces besoins : les employés doivent être capables de réaliser les bonnes tâches aux bons moments, les coûts opérationnels doivent être déterminés et les employés expérimentés doivent pouvoir transmettre leurs connaissances à la nouvelle génération.

Pour cela, Fujitsu a mis en place tout un système combinant stockage sur le nuage, capteurs, smartphones et PC, des sujets sur lequels Fujitsu possède une forte compétence technique. Ce système fonctionne selon trois axes principaux :

  • Un certain nombre de données, obtenues soit par des capteurs directement implantés dans les plantations (température de l’air, quantité de précipitations, température du sol), soit par un smartphone (journal des tâches réalisées par un employé, photographies des terrains) sont enregistrées dans un centre de données pour une utilisation ultérieure ;
  • Chacun des 5 000 arbres dispose d’un identifiant, ce qui permet d’enregistrer des données telles que des changements de conditions de croissance de l’arbre ou l’émergence de maladies ;
  • L’analyse croisée des données enregistrées par le passé et des conditions présentes permet de mettre en place les futurs procédés de production.

L’initiative est également soutenue et encadrée par deux acteurs publics : le Centre de Recherche sur l’Agriculture, les Forêts et la Pêche de Wakayama ainsi que la ville d’Arida (préfecture de Wakayama). Il ne s’agit pas de la première expérience de Fujitsu dans le domaine de l’agriculture ; depuis 2008, la société a réalisé des expérimentations de stockage sur le nuage dans deux exploitations japonaises, dans les préfectures de Saga et Miyazaki.

Source : communiqué de presse de Fujitsu, 07/07/2011 (anglais) : http://redirectix.bulletins-electroniques.com/Xi066

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/67308.htm

Chaleur électrisante : pouvoir recharger son téléphone quand il est dans sa poche

Le 30 juin 2011, le Centre allemand de recherche aérospatiale (DLR) a inauguré sa dernière installation de recherche à Cologne (Rhénanie du Nord Westphalie) : le TEG-line. Les chercheurs et techniciens du DLR pourront ici développer les générateurs thermoélectriques de demain, sur une surface de 400 m2. Selon le directeur de l’institut de recherche sur les matériaux du DLR, Heinz Voggenreiter, l’Allemagne est la seule à posséder l’ensemble de la chaine de création de valeur du domaine thermoélectrique sous un même toit, des matériaux de base jusqu’aux capacités de tests des modules finaux.

Le principe de la thermoélectricité consiste à convertir directement en courant électrique un courant thermique entre un côté froid et un côté chaud d’un matériau. Une partie de la chaleur produite quotidiennement par les ordinateurs, les voitures ou autres, pourrait ainsi être utilisée pour produire de l’électricité. L’objectif des chercheurs du DLR est d’augmenter le degré d’efficacité des générateurs thermoélectriques existants, en travaillant avec l’industrie.

Dans un projet de recherche commun avec le constructeur automobile BMW, la récupération de chaleur des gaz d’échappement pour alimenter le système électronique d’un véhicule a déjà fait ses preuves. À terme, ce système pourrait remplacer la dynamo d’éclairage et ainsi réduire la consommation de carburant de 5 %.

Jusqu’ici, les générateurs thermoélectriques requéraient une forte différence de température pour fonctionner. Les progrès réalisés dans ce domaine permettront d’atteindre certains objectifs industriels dans un futur très proche. Pour le directeur Heinz Voggenreiter, qui veut voir les progrès de la thermoélectricité sur le long terme, il sera possible d’ici 20 ans de recharger son téléphone portable grâce à la chaleur corporelle.

 

Source :

« Strom durch Wärme – Neue Forschungsanlage zur Energietechnik eingeweiht », communique de presse du DLR – 01/07/2011 – http://www.dlr.de/dlr/desktopdefault.aspx/tabid-10202/334_read-918/

 

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/67298.htm

Prochain arrêt de la LGV Rhin-Rhône : Durabilité

Septième ligne à grande vitesse nationale, la LGV Rhin-Rhône représente le premier projet ferroviaire qui offre simultanément deux nouveaux axes de voyages : un premier axe, inédit, de province à province et un axe Paris-Province prolongeant la desserte de Dijon vers le Nord de la Franche-Comté, le Sud-Alsace et la Suisse alémanique.

Maillon essentiel de l’Europe à grande vitesse, la nouvelle ligne permettra ainsi la mise en relation d’un nombre remarquable de territoires nationaux (et notamment des quatre principales régions concernées : Alsace, Bourgogne, Franche-Comté et Rhône-Alpes) et européens (France, Allemagne, Suisse alémanique et romande, Grande-Bretagne, Belgique, arc méditerranéen).

Elle offrira dès sa mise en service commerciale, prévue le 11 décembre 2011, le plus important gain de temps par kilomètre construit (ex. Dijon-Strasbourg en 2h avec 1h40 de gain de temps, Paris-Besançon en 2h05 avec 25 minutes de gain de temps).

140 kilomètres de lignes, 2 régions et 5 départements traversés

Le territoire traversé par la LGV compte cinq départements et deux régions. Le tracé retenu, long de 140 km, concerne au total 85 communes situées pour l’essentiel en zone rurale, avec une faible densité de population, hormis aux abords de Besançon et dans la zone Belfort-Héricourt-Montbéliard.

Ce tracé est situé à 40 % en zones boisées, mais évite les sites les plus sensibles.

D’est en ouest, la ligne traverse trois régions marquées par un contexte géologique très distinct et qui détermine « naturellement » le point de passage possible :

  • Le bassin d’effondrement de la Saône et de la Bresse ;
  • Les plateaux, dépressions et reliefs jurassiens ;
  • Le fossé rhénan.

La 1ère LGV à intégrer une démarche environnementale dès les études préliminaires

Dans le cadre de la construction de la Branche Est de la LGV Rhin-Rhône, RFF (Réseau Ferré de France) a intégré le respect des milieux traversés et notamment leurs caractéristiques écologiques et humaines dès l’élaboration du projet et en continu jusqu’à la fin du chantier. C’est la 1ère LGV en France à avoir intégré l’environnement autant en amont, dès le stade des études préliminaires et du choix des fuseaux de passage en 1993.

Les enjeux environnementaux concernent le bruit, le paysage, l’eau, la flore et la faune, l’agriculture, les déchets… avec la mise en place de toute une panoplie de mesures pour atténuer le passage des trains et intégrer le tracé de la ligne dans les paysages : abaissement de la ligne, protections acoustiques, aménagements paysagers, recomposition de parcelles agricoles…

Anne Petit, Responsable du service Environnement à la Direction régionale Bourgogne-Franche-Comté de RFF est le garant de cette démarche environnementale pour l’ensemble de la LGV Rhin-Rhône. « Dix secteurs ont été répertoriés comme zones sensibles devant faire l’objet d’une attention particulière avant, pendant et après les travaux de construction de la LGV. Une fois le tracé retenu, nous avons pu nous consacrer aux mesures de réduction des impacts. Nous avons agi d’abord en faveur du milieu humain pour réduire le bruit et préserver le paysage mais également en faveur du milieu naturel pour préserver la faune, la flore, la forêt, les zones humides en veillant au respect de la loi sur l’eau, des mesures issues du Grenelle de l’environnement, des installations classées…. »

Un véritable management environnemental

Pour atteindre les objectifs qu’il s’est donné, RFF a imposé aux maîtres d’œuvre et aux entreprises du chantier un système de management environnemental. Plus de vingt-cinq personnes ont été constamment mobilisées pour le suivi environnemental des travaux, avec la désignation d’un responsable environnement pour chaque lot de travaux.

4,57 millions d’euros de mesures supplémentaires en faveur de l’environnement

Un programme de mesures supplémentaires en faveur de la biodiversité ou de l’écologie du paysage de 4,57 millions d’euros a été consacré au financement d’initiatives portées par des associations, des collectivités, des entreprises ou des particuliers. 71 projets ont d’ores et déjà été financés : restauration de vergers ou pelouses calcaires, de tourbières ou encore l’aménagement de frayères à poissons…

Le 1er bilan carbone® ferroviaire global 

Enfin, et pour la première fois, un bilan carbone ferroviaire a été réalisé sur la LGV Rhin-Rhône Branche Est, en partenariat avec la SNCF et l’ADEME. Ce bilan prend en compte les émissions de gaz à effet de serre issues des phases de conception, de réalisation et d’exploitation de la nouvelle infrastructure mais aussi des deux nouvelles gares (Besançon – Franche-Comté TGV et Belfort – Montbéliard TGV), de 30 rames TGV supplémentaires ou encore des installations de maintenance. Les résultats montrent que l’empreinte carbone du projet devient nulle dès sa 12ème année d’exploitation, pour une infrastructure construite pour 100 ans.

 

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Total renonce à l’avantage lui permettant d’échapper à l’impôt sur les sociétés

« Total a décidé de ne pas solliciter auprès de l’État le renouvellement du régime fiscal du bénéfice mondial consolidé (BMC) », a annoncé lundi soir le directeur financier du groupe, Patrick de la Chevardière, dans une interview aux Échos mise en ligne sur le site Internet du quotidien économique.

Le régime du BMC, accordé par l’État, permet à certaines grandes sociétés françaises de déduire de leurs impôts des pertes enregistrées à l’étranger. Le patron de Total, Christophe de Margerie, avait laissé entendre que son groupe envisageait d’y renoncer, après sa remise en cause la semaine passée dans un rapport de l’Assemblée nationale qui pointait les écarts entre l’impôt payé par les groupes du CAC 40 et celui acquitté par les PME.

Rapporteur général du Budget, le député UMP Gilles Carrez évalue dans ce document le taux moyen d’imposition des grandes sociétés françaises à un niveau inférieur « de l’ordre de presque 20 points » à celui de « la moyenne des PME ».

L’abandon du BMC par Total, dont le ministre de l’Économie François Baroin a « pris acte » dans la soirée sur France 3, intervient alors que Christophe de Margerie s’est trouvé engagé ces derniers jours dans une autre polémique, sans rapport, après avoir déclaré que le groupe pétrolier allait répercuter à la pompe les récentes hausses des cours du pétrole brut.

Première capitalisation de la Bourse de Paris, le géant pétrolier a, grâce à la flambée de l’or noir, dégagé l’an dernier des bénéfices à l’échelle mondiale en hausse de 32 %, à plus de 10 milliards d’euros. Avec un nouveau bond de 35 % et 3 milliards supplémentaires engrangés au premier trimestre 2011, le groupe faisait figure dans ce contexte de cible idéale aux critiques contre l’inéquité du système, alors qu’il n’a pas été soumis depuis 2008 à l’impôt sur les sociétés.

« Plutôt que de continuer à entendre à longueur de journée que l’entreprise bénéficie d’un régime de faveur, nous avons choisi d’y renoncer de nous-mêmes », a expliqué le directeur financier de Total dans Les Échos. « La dernière fois que le régime du bénéfice mondial consolidé a eu un impact favorable sur nos impôts, c’était en 2001 », a affirmé M. de la Chevardière. Il a fait valoir que Total n’avait pas échappé à l’impôt sur les sociétés ces dernières années du fait du BMC, mais en raison de ses mauvais résultats dans l’Hexagone, avec un trou global de 16 millions, selon les chiffres du groupe, qui atteint 600 millions pour le raffinage.

« Pour pouvoir bénéficier du BMC, il faut déjà payer des impôts en France et Total ne paie pas d’impôt en France du fait que ses activités y sont en déficit », a résumé un porte-parole du groupe. « Total apporte également quelque 800 millions d’euros de recettes fiscales à la France, hors IS », a également souligné le directeur financier, listant pêle-mêle retenues sur dividendes versés, et taxes professionnelles diverses. « Surtout, il existe un principe essentiel en fiscalité française, celui de la territorialité de l’impôt : vous êtes imposés sur les résultats là où vous réalisez des bénéfices, c’est-à-dire partout dans le monde sauf en France », a mis en avant M. de la Chevardière.

« Je ne connais aucune autre entreprise du CAC 40 qui paye autant d’impôts », a-t-il affirmé, chiffrant à 56 % le taux moyen d’impôts décaissés dans le monde par le groupe sur ses bénéfices.

(Source : AFP / photo : Patrick Kovarik)

Une nouvelle vague d’énergies renouvelables

D’une puissance installée de 296 kW, la production annuelle est estimée à 600 MWh, soit la consommation d’environ 600 personnes. Le gouvernement basque a investi 2,3 millions d’euros dans ce projet, dont le coût total s’élève à 6,7 millions d’euros.

Le directeur général de la Société Basque de l’Énergie (EVE), José Ignacio Hormaeche, a expliqué comment le projet initial de digue de protection du port de Mutriku avait évolué pour finalement intégrer une installation d’énergie renouvelable mettant à profit le potentiel énergétique des vagues. La digue est ainsi équipée d’un système de colonne d’eau oscillante (OWC en anglais) fabriqué par l’entreprise Voith Hydro sur son site de Tolosa, au Pays Basque. Selon M. Hormaeche, il s’agit d’une des technologies de récupération d’énergie des vagues les plus mûres qui existent sur le marché.

Le principe de fonctionnement se base sur la compression/décompression de l’air : la digue est équipée de cavités dans lesquelles le niveau d’eau oscille grâce aux vagues. Lorsqu’une vague incidente fait monter le niveau de l’eau dans chaque cavité, la surpression de l’air engendrée permet de faire tourner une turbine Wells couplée à un générateur. Le système est ouvert et l’air est ensuite relâché à l’extérieur. Quand la vague se retire, cela crée une dépression et l’air aspiré passe lui aussi par la turbine. A noter que la turbine tourne dans le même sens à l’aller comme au retour de l’air, ce qui assure la continuité de la production d’énergie. Les autres avantages de cette technologie sont qu’aucun élément électromécanique n’est en contact avec l’eau de mer, et la proximité du rivage permet de s’affranchir d’un câble sous-marin coûteux.

Le lien d’une vidéo didactique illustrant le principe de fonctionnement de l’OWC est disponible ci-dessous [1]. Le système utilisé dans cet exemple est implanté directement sur la côte.

Dans le cas de la digue de Mutriku, toute l’énergie électrique ainsi produite sera injectée dans le réseau, ce qui en fait une usine pré-commerciale destinée à valider la viabilité de ce type d’installations. De nombreux outils de monitoring viendront compléter la digue en vue d’en analyser dans le détail le comportement avant un déploiement industriel à grande échelle. Les côtes basques présentent en effet un potentiel énergétique élevé, avec des vagues moyennes à fortes qui tout en assurant une ressource de 24 kW par mètre de côte ne mettent pas en danger les infrastructures. C’est la raison pour laquelle en parallèle de la digue à OWC se développe actuellement le Bimep (Biscay Marine Energy Platform), un centre d’essais en pleine mer qui selon le calendrier devrait être opérationnel au deuxième semestre 2012 pour des essais d’énergies marines, notamment houlomotrice.

– [1] Vidéo : principe de fonctionnement de l’OWC : http://www.voithhydro.com/vh_en_aktuelles_moviegallery_wavepower.htm
– Une présentation de la technologie OWC de la marque Voith Hydro : http://www.voithhydro.com/media/VHHH090038_Wave_Power_72dpi.pdf

 

Source : Europa Press, article du 7 juillet 2011

 

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/67281.htm

Revue du Web #2 : les vidéos de la semaine

Cette semaine : une gigantesque tempête de sable ayant touché mardi dernier Phoenix en Arizona, une très belle vidéo de gouttes d’eau en slow motion, un robot ultra-réaliste en lieu et place du patient d’un dentiste et enfin le gadget inutile de la semaine, une robe permettant de faire des cocktails. Avec en bonus, une carte illustrant l’ensemble des collaborations scientifiques à travers le monde.

Gigantesque tempête de sable en Arizona :

Pour commencer, voici deux vidéos de la tempête de sable exceptionnelle ayant touché mardi dernier la ville de Phoenix, en Arizona. La tempête n’a occasionné aucun décès ni dégât majeur, outre de malicieux grains de sable s’immisçant dans les moindres recoins et des coupures de courant. Le mur de sable et de poussière, d’environ une centaine de kilomètres de largeur, poussé par des vents allant à plus de 100 km/h, a recouvert la ville d’un épais manteau d’obscurité. Ce phénomène appelé « Haboob » est très fréquent dans le désert du Sahara et relativement courant dans les déserts du grand Ouest américain.

La première vidéo a été capturée en time-lapse (en accéléré), la caméra se trouvant légèrement à l’extérieur de la ville. La seconde vidéo, très impressionnante, et en time-lapse également, a été tournée à partir d’une voiture se dirigeant droit vers la tempête, et jusque dans le Haboob. L’obscurité qui y régne est saisissante.

The Phoenix Haboob of July 5th, 2011 from Mike Olbinski on Vimeo.

[1/5]

Gouttes d’eau en slow motion :

Le time-lapse et le slow motion (ralenti) ont la particularité de pouvoir montrer les choses sous un aspect souvent totalement neuf, que ce soit dans la progression ou dans le côté descriptif / décomposition d’un mouvement. Ici, une magnifique vidéo prise en slow-motion (7000 images par secondes) du ballet exécuté par quelques gouttes d’eau. Cette décomposition du mouvement de l’eau, quasi hypnotique, touche aux confins de l’art et de la science. La capture s’est faite à l’aide d’un Fastcam SA5 de la marque Photron :

Team Ghost – High Hopes from 16ar on Vimeo

[2/5]

Patient robotisé chez le dentiste :

Elle s’appelle Showa Anako 2. Cette humanoïde, plus vraie que nature, est la patiente idéale pour que les dentistes fassent leurs armes car c’est un tout nouveau robot d’entrainement. Idéale, elle peut tousser, éternuer, cligner des yeux, faire des mouvements brusques voire même s’étouffer, grâce à une motorisation complexe au niveau de la bouche, permettant ainsi aux dentistes de prendre du grade sans risquer de blesser un patient. La partie « poupée » provient de l’industrie des « sex dolls » en silicone, ces fameuses poupées sexuelles devenues maintenant hyper-réalistes. La première version de cette poupée, Showa Anako 1, un peu moins réaliste et datant d’un peu plus d’un an, vous est présentée dans la seconde vidéo, juste après la vidéo de la toute dernière version.

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Le gadget (inutile ?) de la semaine : la robe permettant de faire des cocktails

Présentée lors du dernier festival de Montréal « Elektra », la DareDroid 2.0 est une robe technologique développée conjointement par un designer de mode, un « hacker » et un sculpteur, qui permet la création et le service de cocktails. Deux niveaux d’interactivité avec la robe sont possibles, dont l’un est directement lié aux capteurs se trouvant à l’extérieur de la robe, obéissant aux règles de la proxémique (rôle joué par l’espace physique dans la communication entre deux individus). Cette robe se présente presque sous la forme d’un exosquelette, utilisant de la technologie médicale, que nous vous laissons le soin de contempler dans la vidéo qui suit :

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Carte des collaborations scientifiques à travers le monde

En bonus cette semaine, nous vous présentons une géovisualisation illustrant l’ensemble des collaborations scientifiques entre villes à travers le monde. Chaque ligne relie une ville et correspond à une collaboration, l’intensité de cette ligne augmentant avec le nombre de ses travaux conjoints. Olivier H. Beauchesne, concepteur de cette visualisation, a utilisé l’algorithme Great Circle pour tracer ces lignes. Le résultat est bluffant :

La carte zoomable très haute résolution

L’article traduit d’Olivier Beauchesne est disponible ici

 

Par Rahman Moonzur

 

Dernier vol pour la navette américaine Atlantis

Malgré les craintes de tempêtes tropicales qui pesaient sur le Kennedy Space Center, près de Cap Canaveral en Floride, la navette spatiale américaine Atlantis a effectué son ultime décollage sans encombre, vendredi 8 juillet vers 11h30 heure locale. Le décollage a eu lieu avec trois minutes de retard, en raison d’un problème technique survenu à une trentaine de secondes du lancement. Près d’un million de personnes ont assisté au décollage de la navette, dont c’est la 33e et dernière mission, la première remontant à octobre 1985.

Détachement des propulseurs et du réservoir externe

Les deux propulseurs d’appoint assurant 80 % de la poussée au moment de l’ascension pour gagner l’orbite, se sont détachées sans incident pour échouer dans l’océan Atlantique, d’où elles seront repêchées. Le réservoir externe s’est aussi détaché sans causer la moindre difficulté.

Quatre astronautes

Atlantis n’emmène à son bord que quatre astronautes, le Capitaine Christopher J. Ferguson de l’US Navy ; le pilote Douglas G. Hurley des US Marines ; Sandra H. Magnus ; et Rex J. Walheim, colonel à la reraite de l’US Air Force, au lieu des six ou sept habituels puisqu’ aucune autre navette n’est disponible en cas d’avarie, mis à part les vaisseaux spatiaux russes Soyouz. Leur retour est prévu autour du 20 juillet.

Mission de ravitaillement

Les quatre astronautes emmènent à leur bord près de 4 tonnes de nourriture et de vêtements destinés au ravitaillement de la Station Spatiale Internationale (ISS), une pompe d’ammoniaque pour remplacer la pompe tombée en panne à bord de l’ISS, des pièces de rechange, ainsi qu’un mécanisme robotique nouveau et expérimental, dont la mission est d’assurer le plein en carburant des satellites. L’ensemble devrait permettre aux six astronautes présents en permanence à bord de la Station Spatiale de tenir une année en orbite. Rappelons que des débris ont frôlé l’ISS il y a un peu plus d’une semaine, obligeant les six astronautes à se réfugier dans les deux capsules Soyouz amarrées à la Station.

Mission test

La navette Atlantis emmène également à son bord 30 souris, à l’initiative du grand groupe bio-pharmaceutique belge UCB et du groupe américain Amgen, dans le but d’étudier la perte de masse osseuse lors d’un vol spatial. La moitié des souris recevra un anticorps, l’anti-sclérostine, tandis que l’autre moitié recevra un placébo.

Recyclage de l’urine

Un des quatre astronautes devra aussi essayer dans l’espace une poche filtrante permettant le recyclage de l’urine en eau potable, déjà utilisée notamment par l’armée américaine. Le test ne se fera pas avec de l’urine, mais avec un liquide similaire. Ce recyclage est déjà assuré par une machine à bord, jugée bien trop énergivore.

Les fusées au musée

Atlantis est la dernière navette opérationnelle restante, depuis les destructions des navettes Challenger et Columbia, et la mise au clou des navettes Discovery et Endeavour. Une page se tourne dans l’histoire de l’aérospatiale. Chacune de ces navettes sera exposée dans un musée.

Par Rahman Moonzur

 

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Et si vous faisiez de la science une nouvelle forme d’art ?

Le concours – réservé aux docteurs et doctorants de l’UPMC – avait pour thème la représentation artistique du savoir scientifique. Les participants, dont l’art principal est la science, étaient invités à laisser parler leur imagination et à partager une autre vision de la science. Un jury, composé de représentants du monde des Arts et de la Culture, du journalisme, de l’UPMC, ainsi que des représentants des associations, a sélectionné 20 créations jugées sur leur valeur artistique et leur contenu informatif. Les œuvres ont été exposées à l’UMPC auprès d’un large public.

Elles sont visibles sur le site du concours : http://www.concours-docarts.fr. Il s’agit de dessins, photographies et peintures, mais on y trouve également des images purement scientifiques (photographies et images obtenues par microscopies), sans montage ni incrustation de la part de l’artiste.

Les trois premiers prix répondent d’ailleurs à ces critères. Pour l’observateur scientifique muni des bons outils, la nature révèle souvent des images fascinantes. En particulier, aux échelles nano et micrométriques, l’organisation de la matière donne parfois lieu à de véritables œuvres artistiques. Il revient à l’artiste qui sommeille en chaque scientifique de dévoiler ces beautés cachées et de faire de la science une nouvelle forme d’art !

Site du concours http://www.concours-docarts.fr

C.C.

Sortie du nucléaire : l’Allemagne couvre tout juste ses besoins

« Cela fluctue mais depuis (la mise à l’arrêt en mars des plus vieux réacteurs) nous sommes à l’équilibre alors qu’auparavant nous étions nettement exportateurs d’électricité », a indiqué Matthias Kurth lors d’une rencontre avec la presse étrangère. L’Agence pour les réseaux est l’autorité contrôlant en Allemagne les réseaux d’électricité, de gaz, mais aussi de télécommunications et de chemin de fer.

L’Allemagne a, depuis la catastrophe japonaise de la centrale de Fukushima, condamné huit réacteurs nucléaires et n’en compte plus que neuf en activité, qui devront à leur tour s’éteindre d’ici fin 2022 en vertu d’une nouvelle loi sur l’abandon de l’atome civil.

Matthias Kurth a reconnu que cette situation créait de la « nervosité » dans certains pays européens habitués à acheter de l’électricité allemande, « et notamment en France, où pendant les mois d’été, le bas niveau des fleuves oblige parfois à réduire la production d’électricité nucléaire », faute de pouvoir assurer le refroidissement des réacteurs.

Alors que la décision unilatérale de Berlin d’abandonner l’atome civil fait grincer des dents dans certaines capitales européennes, qui s’inquiètent d’une déstabilisation de tout le marché européen de l’électricité, Matthias Kurth a appelé chaque État à balayer devant sa porte.

« Certains autres pays européens n’ont pas fait ce qu’ils avaient à faire pour assurer leur sécurité énergétique : regardez par exemple l’Italie qui dépend d’importations d’électricité », a-t-il dit, rappelant que l’Allemagne s’était engagée à compenser l’abandon du nucléaire en construisant notamment des centrales à gaz.

À l’inverse, Matthias Kurth a reconnu qu’il était « faux de croire que l’Allemagne (pourrait) importer beaucoup d’électricité nucléaire de France » en cas de grand froid et de pénurie hivernale, car « les Français se chauffent beaucoup à l’électricité et n’auraient rien à nous vendre ».

L’Agence des réseaux met régulièrement en garde contre le risque de coupures de courant à grande échelle cet hiver en Allemagne.

(Source : AFP)

 

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Fukushima : des répercussions mondiales, en silence

Le laboratoire de la CRIIRAD a effectué une mission au Japon du 24 mai au 3 juin 2011. Voici les constatations issues des premiers résultats d’analyse : les dépôts de césium radioactif sur les sols ont été très importants. Ils génèrent, et vont générer pendant longtemps, un flux de rayonnements gamma responsable de l’irradiation de la population sur des très vastes étendues. En l’absence de mesures de protection, des centaines de milliers de personnes vont recevoir, du fait de cette seule exposition externe, des doses de rayonnement très supérieures à la limite de 1 mSv/an. Il faut ajouter à cela l’exposition interne (du fait notamment de l’ingestion d’aliments contaminés) et surtout toutes les doses reçues depuis le 12 mars dernier, des doses qui ont été ont pu être extrêmement élevées au cours de la première semaine du fait de la quasi absence de mesures de protection.

Importance de la contamination à plus de 60 km : l’exemple de la ville de Fukushima

Les mesures de terrain et analyses de sol effectuées par le laboratoire de la CRIIRAD sur la ville de Fukushima, située à 60-65 km de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, indiquent que les retombées de césium 134 et 137 radioactif sont de plusieurs centaines de milliers de Bq/m² : 490.000 Bq/m² sur la pelouse de l’école primaire Moriai ; plus de 700.000 Bq/m² dans le quartier Watari.

En se désintégrant, les atomes de césium émettent des radiations gamma très pénétrantes. Elles peuvent parcourir dans l’air plus de 60 mètres, c’est ce qui a permis aux américains d’établir une carte des retombées au moyen de sondes héliportées. Ces radiations traversent également les murs et les fenêtres des habitations et irradient les gens dans leur domicile.

Fin mai 2011, les débits de dose relevés par la CRIIRAD dans la ville de Fukushima, à 1 mètre du sol, en extérieur, étaient typiquement plus de 10 fois, voire plus de 20 fois supérieurs à la normale (supérieurs à 1 et 2 μSv/h). L’irradiation est encore mesurable dans les étages des bâtiments. Des mesures effectuées au 4ème étage d’un immeuble ont montré un excès de radiation qui augmente lorsqu’on se rapproche des fenêtres (même fermées). A l’intérieur d’une maison individuelle du quartier Watari, la CRIIRAD a mesuré un débit de dose plus de 3 fois supérieur à la normale au contact du tatami dans la chambre des enfants (0,38 μSv/h) et 6 fois supérieur dans le salon à 1 mètre du sol (0,6 μSv/h). Devant la maison, on mesure, 2,2 μSv/h dans le jardin d’agrément et 2,9 μSv/h au niveau de la pelouse d’une école proche (mesures à 1 mètre du sol).

Cette irradiation ne diminuera que très lentement. Elle est due en effet principalement au césium 137 et au césium 134 dont les périodes physiques sont longues (30 ans et 2 ans respectivement). Cela signifie que la radioactivité du césium 137 sera divisée par 2 dans 30 ans. On peut estimer que dans les douze mois à venir, la radioactivité du césium 134 ne sera abaissée que de 30 % et celle du césium 137 de 3 %. La radiation ambiante ne sera réduite que de quelques dizaines de pourcents.

Si rien n’est fait, les habitants de la ville de Fukushima pourraient subir dans les douze mois à venir une irradiation externe de plusieurs milliSieverts alors que la dose au-delà de laquelle le risque de cancer mortel est jugé inacceptable par la CIPR (Commission Internationale de Protection Radiologique) est de 1 milliSievert par an, ce qui correspond à 5 décès pour 100.000 personnes exposées.

Or les autorités japonaises ont fixé une limite de dose de 20 milliSieverts comme critère pour décider d’évacuer définitivement ou non les populations. Ceci correspond à un risque de cancer mortel à terme 20 fois supérieur au risque acceptable. Ceci est d’autant plus grave que les habitants de Fukushima ont déjà été fortement exposés. Il faut également tenir compte des doses liées à la contamination interne que ces populations continuent à subir par ingestion de denrées contaminées et des risques liés à l’inhalation de poussières à partir du sol contaminé.

Dans la ville de Fukushima, la CRIIRAD a mesuré par exemple dans la terre prélevée sous les balançoires de l’école primaire Moriai, une contamination en césium 137+134 de 370.000 Bq/kg. Ce sol est devenu un déchet radioactif qui devrait être stocké dans les meilleurs délais sur un site approprié.

Une population déjà très exposée aux radiations

La persistance de la contamination en iode 131 des sols prélevés par la CRIIRAD fin mai 2011 dans la ville de Fukushima permet d’évaluer les retombées initiales en iode 131 à des millions de Bq/m². L’iode 131 a une période physique de 8 jours, sa radioactivité était donc plus de 600 fois supérieure lors des retombées. Ceci témoigne de la forte contamination de l’air lors de l’arrivée des panaches contaminés en particulier le 15 mars 2011.

Il y avait également d’autres substances radioactives qui se sont largement désintégrées depuis comme le césium 136, le tellure 129, le tellure 132, l’iode 132, l’iode 133… ainsi que des gaz radioactifs comme le xénon 133 et le krypton 85 qui ne sont pas accumulés dans les sols.

Les habitants de cette ville ont donc déjà été soumis à une contamination interne très importante d’abord par inhalation d’air contaminé et surtout par ingestion de denrées contaminées du fait des dépôts de substances radioactives. Les autorités japonaises n’ont en effet édicté des restrictions de consommation sur la préfecture de Fukushima qu’à partir du 21 et 23 mars (selon les types d’aliments). Les populations ont donc consommé pendant plus d’une semaine des aliments très contaminés, sans aucune restriction ni information. Ils ont pu de ce fait recevoir des doses efficaces de plusieurs dizaines de milliSievert et les doses à la thyroïde dépassant le Sievert.

Pour mémoire, la contamination initiale des épinards par l’iode 131, à 100 km au sud de la centrale était telle qu’en consommant 200 grammes un jeune enfant pouvait dépasser la dose maximale annuelle admissible de 1 milliSievert, à 40 kilomètres au nord-ouest, les végétaux étaient tellement contaminés que cette limite annuelle pouvait être atteinte en consommant 5 grammes de végétaux. Il est indispensable que les populations touchées obtiennent une évaluation fiable des doses déjà subies et il est impératif de tout faire pour limiter leur exposition à venir.

Ampleur de la zone touchée par les retombées

Les retombées concernent un territoire très étendu, bien au-delà de la zone interdite de 20 km, et bien au-delà de la préfecture de Fukushima. En fonction des conditions météorologiques, les masses d’air contaminé se sont déplacées sur des centaines de kilomètres et les précipitations (pluie et neige) ont précipité au sol les particules radioactives. Les dépôts de césium 134 et 137 entraînent une contamination durable. Ceci est confirmé par les prélèvements de sol et par les mesures de débit de dose réalisées par la CRIIRAD (à 1 mètre du sol), du 24 mai au 3 juin 2011. On mesure en effet :

  • 0,47 μSv/h à Marumori (préfecture de Miyagi), à environ 60 km au nord de la centrale. Le niveau naturel calculé est de 0,1 μSv/h et les retombées en césium 137 et 134 de plus de 95.000 Bq/m².
  • 0,33 μSv/h près de Hitachi (préfecture d’Ibaraki) environ 88 kilomètres au sud de la centrale. Le niveau naturel calculé est de 0,07 μSv/h et les retombées en césium de plus de 50.000 Bq/m². L’iode 131 est encore détecté dans le prélèvement du 25 mai.
  • 0,28 μSv/h à Ishioka (préfecture d’Ibaraki) à environ 160 km au sud sud-ouest de la centrale. Le niveau naturel calculé est de 0,06 μSv/h et les retombées en césium de plus de 48.000 Bq/m².

Il existe donc, tant au niveau des préfectures d’Ibaraki que de Miyagi, des secteurs sur lesquels le taux de radiation artificiel est plus de 4 fois supérieur au niveau naturel. Cela représente donc pour une personne qui passe 50 % de son temps en extérieur, une dose ajoutée sur les douze prochains mois susceptible de dépasser la dose maximale annuelle admissible de 1 milliSievert par an, sans tenir compte, ni de l’irradiation externe induite à l’intérieur des bâtiments, ni de la contamination interne par ingestion de nourriture contaminée ou par inhalation des particules radioactives remises en suspension.

Ces résultats contredisent les informations relayées par l’Autorité de Sureté Nucléaire française qui écrit dans un communiqué du 28 juin 2011 : « A l’extérieur du site, la décroissance des débits de dose mesurés dans l’environnement continue. A Fukushima, le 7 juin, le débit de dose était 1,6 μSv (microSievert)/h. Les 45 autres préfectures présentent des débits de dose inférieurs à 0,1 μSv/h ».

Au niveau de la ville de Tokyo, l’exposition résiduelle par irradiation externe est susceptible de conduire à une exposition non négligeable. La CRIIRAD a mesuré par exemple 0,14 μSv/h début juin, dans le parc Wadabori-Koen, à Tokyo (à environ 235 km de la centrale). Dans ce parc, le niveau naturel calculé est de 0,06 μSv/h et les retombées en césium 134 et 137 de plus de 14 000 Bq/m2. Il faudrait disposer de données pour toute l’agglomération.

C’est pourquoi la CRIIRAD demande aux citoyens japonais d’exiger la publication de cartes détaillées des retombées et de la contamination résiduelle, à l’échelle de tout le pays, et avec une précision suffisante, c’est-à-dire correspondant à des retombées en césium à partir de 1 000 Bq/m2 et non pas de 300 000 Bq/m2 comme sur les cartes publiées le 6 mai 2011.

Par Bruno Chareyron, ingénieur en physique nucléaire, responsable du laboratoire CRIIRAD

Source : Criirad, communiqué du 7 juillet 2011
 

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La robotique française, grande gagnante du Village des Innovations

Parmi les nombreux stands et prototypes présents lors du Village des Innovations 2011, au 104 à Paris, deux jeunes entreprises françaises spécialisées dans la robotique ont tiré leur épingle du jeu.

EOS Innovation

La très jeune EOS Innovation, fondée en 2010 par David Lemaitre, présentait ses deux robots phares, « e-vigilante » et « e-one », sa plateforme encore expérimentale. Le robot mobile et autonome e-vigilante est dédié à la surveillance des entrepôts, alertant en cas d’intrusion ou d’incidents comme une fuite d’eau ou un départ d’incendie. L’information est transmise à un agent de sécurité qui prend alors le contrôle du robot. Cette plateforme robotique modulaire et évolutive embarque à son bord de nombreux capteurs, une caméra infrarouge motorisée à 360°, des enceintes et des microphones, ainsi que des moyens de dissuasion tels qu’un flash aveuglant et une alarme stridente. Il est équipé d’une connectique USB et est connecté à internet en Wifi. Il ne dépasse pas 25 centimètres de hauteur, et dispose de plus de 7 heures d’autonomie.

Gostai

Fondée en 2006 par Jean-Christophe Baillie, diplômé de l’école Polytechnique en informatique et en physique, Gostai présentait son robot « Jazz », conçu pour la téléprésence mobile et faisant office de robot guide du festival. Mesurant 1 mètre de haut, équipé d’une caméra et d’un écran LCD, connecté en Wifi, l’usager via une interface disponible sur un navigateur web se connecte au robot et peut alors interagir avec son environnement.

Sa conception lui permet d’être multifonctionnel, pouvant passer aisément d’une fonction basique de téléprésence interactive et non intrusive, à une fonction de sécurité et de télésurveillance, aidé par sa mobilité, en passant par le ludique service de promotion et shows, lors de salons.

Le site de Gostai : http://www.gostai.com

Le site d’EOS Innovation : http://www.eos-innovation.eu/eos

 

Par Rahman Moonzur

 

Déjà paru :

Les champs électromagnétiques pourraient influencer la mémoire

Les champs électromagnétiques peuvent interférer avec les processus d’apprentissage dans le cerveau. Ce rapport est établi par des chercheurs de l’Université de Bochum [1] (Rhénanie-Du-Nord-Westphalie) et publié dans la revue « PLoS ONE » sur la base d’expérimentations animales [2]. Le téléphone serait cependant plutôt sûr, du fait de la faible intensité des champs émis, tempèrent les scientifiques. Pour les professions à forte exposition, comme dans certains centres de télécommunications, certains services de sécurité (observation par satellite) ou centres militaires, les limites devraient être vérifiées.

Les champs électromagnétiques à haute fréquence (HEF) sont utilisés pour la radio, la télévision, la téléphonie sans fil, et maintenant le Wifi. Ils peuvent générer de la chaleur dans les tissus de l’utilisateur, proportionnellement à l’intensité du champ en question. Les récentes générations de téléphones mobiles UMTS ont l’atout de générer des champs relativement faibles, jusqu’à 4,8 V/m, ce qui limite l’effet thermique sur les tissus du cerveau à environ 0,1°C. Les conséquences possibles d’une exposition de 30 minutes sur la fonction et la structure du cerveau ne sont pas encore claires, ni univoques. Cependant, les chercheurs ont émi l’hypothèse d’une augmentation de la perméabilité de la paroi cellulaire ou d’une apparition de troubles de l’apprentissage.

Ces troubles seraient néanmoins aussi liés à l’augmentation du stress dans les expériences ainsi qu’à d’autres effets non thermiques des HEF, selon les chercheurs de Bochum. Ils ont ainsi étudié des rats exposés à la bande de fréquence UMTS et ont vérifié par des examens électrophysiologiques les processus d’apprentissage au niveau neuronale et les mécanismes de formation de la mémoire synaptique. Résultat : le stress de l’expérience affecte les synapses et la mémoire chez les animaux. La comparaison avec les animaux témoins a cependant montré que les champs électromagnétiques forts ont des conséquences sensiblement similaires voire plus marquées.

Ainsi, les champs d’une valeur DAS [3] de 10 watts/kg pourrait affecter l’apprentissage et la formation de la mémoire, tandis que les champs d’une intensité de 2 watts/kg n’auraient aucun effet négatif mesurable, selon les résultats. Ainsi, l’utilisation du téléphone cellulaire ne serait pas sujet à caution au niveau des effets thermiques sur le cerveau. Des études complémentaires sont en cours.

[1] http://ruhr-uni-bochum.de
[2] Abstract de l’étude sur : http://redirectix.bulletins-electroniques.com/hQLe1

[3] Le DAS ou Débit d’ Absorption Spécifique (SAR en anglais) est une mesure permettant d’évaluer l’émission maximale des ondes électromagnétiques d’un téléphone portable sur un organisme biologique. Sa valeur est exprimée en Watt par Kilogramme et le protocole de mesure est défini par le Comité européen de normalisation électrotechnique (CENELEC). Chaque téléphone portable est ainsi testé avant commercialisation sur un fantôme (moulage d’une tête humaine remplie d’un liquide spécifique ) dans le cas de mesures de DAS au niveau local, et la valeur du DAS de chaque mobile doit obligatoirement être mentionnée dans sa notice. En Europe, elle ne doit pas dépasser 2 Watt/Kg, et 1,6 Watt/Kg aux Etats-Unis. Ces valeurs sont des seuils maximum autorisés par rapport au seul effet actuellement reconnu des radiofréquences : l’effet thermique (échauffement des tissus) qui intervient à partir de 4 Watt/Kg. Toutefois, d’autres études suggèrent que des effets biologiques apparaissent bien avant, incitant certains scientifiques et certaines organisations à demander une révision à la baisse des seuils autorisés.

Sources :

– « Handystrahlen beeinflussen das Lernen », dépêche Diagramm – 20/06/2011 – http://www.diagramm.net/index.php?id=8343&d=a&rr=30&i=NuN
– « A quoi sert la mesure du DAS pour les mobiles ? », article de Génération Nouvelles Technologies – 25/08/2010 – http://redirectix.bulletins-electroniques.com/tJbVN

 

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/67233.htm

FurturICT, une nouvelle science pour prédire l’avenir ?

Avec la montée en puissance des nouvelles technologies, les TIC (Technologies de l’Information et de la Communication) sont aujourd’hui au cœur de projets phares et innovants de l’Union Européenne.

Souvenez-vous du « Humain Brain Project », le projet de simulation du cerveau humain réunissant une centaine de partenaires scientifiques les plus à la pointe et révolutionnant les neurosciences, la génétique, les sciences sociales, l’informatique et la robotique ; ou encore des « Guardians angels », « anges gardiens pour une vie plus intelligente », un projet de capteurs électroniques intelligents et autonomes développés non seulement pour aider les personnes âgées, handicapées ou la petite enfance dans leur vie quotidienne mais aussi pour prévenir les risques environnementaux.

Début mai 2011, ces deux projets ont été sélectionnés parmi les six candidats au programme FET[1] Flagship, un programme de soutien à la recherche, lancé par l’UE, proposant un financement pouvant atteindre la barre d’un milliard d’euros, à raison de 100 millions d’euros par an sur 10 ans. Parmi ces six candidats, un troisième de grande envergure est en course : FuturICT.

FuturICT, l’accélérateur de connaissance

Surnommée l’ « accélérateur de connaissance », ce projet futuriste profiterait des connectivités croissantes entre les personnes dans le but d’exploiter et de collecter l’information issus des TIC (téléphones portables, Internet et réseaux sociaux) et des systèmes interactifs – finalement d’explorer la Terre sous sa dimension sociale – de manière à pouvoir prévenir et atténuer les crises systémiques auxquelles l’Humanité peut être confrontée avec la mondialisation, les évolutions technologiques et sociétales actuelles, pour un avenir durable.

« Il faut prendre le terme prédiction avec beaucoup de précautions, déclarait Dirk Helbing, physicien reconverti en sociologue et co-directeur de FuturICT. La prédiction est toujours limitée, il vaut mieux parler de prévision. C’est vrai pour les prévisions météo, ce qui ne les empêche pas d’être utiles. Par contre, ce qu’on peut certainement faire, c’est avoir une connaissance des systèmes sociaux et économiques suffisante pour dire comment certains changements dans ces systèmes peuvent les affecter. Il n’est pas toujours forcément nécessaire de prévoir pour arriver à améliorer le système. Notre but est surtout d’atténuer les crises, de réduire les pertes et aussi de générer de nouveaux bénéfices, de détecter de nouvelles opportunités. »

C’est dans cette optique qu’au printemps 2008, Dirk Helbing et deux de ses collègues avaient publié, dans la revue américaine ScienceDaily, un papier qui avertissait de l’instabilité dangereuse du système financier. Quelques mois plus tard, le monde basculait dans la crise économique que l’on connait.

Ainsi, les données collectées à partir d’Internet mais aussi des archives, des enquêtes sur les comportements collectifs, et d’observatoires mis en place dans les secteurs financiers, économiques, sociaux et environnementaux, permettront aux chercheurs et sociologues d’alimenter un « Living Eart Simulator » (simulateur de la Terre vivante), qui serait idéalement capable de modéliser le fonctionnement des sociétés de la même manière que pour les systèmes complexes en physique ou en biologie.

Ces données techno-socio-éco-environnementaux seront bien évidemment collectées dans la plus grande confidentialité et protégées, l’intérêt du projet n’étant pas de s’introduire dans la vie privée des personnes.

Des acteurs de renommée mondiale

FuturICT est dirigé conjointement par le University College of London (UCL), une des meilleures universités mondiales s’engageant à la recherche sur les grandes questions de notre temps, et l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ), une institution technique suisse des plus prestigieuses du monde en matière de sciences et de technologie.

Tout comme ses confrères Flagship, FuturICT repose également sur un vaste réseau incluant 51 Hautes Ecoles et instituts académiques de 16 pays et des partenaires industriels comme le moteur de recherche « Yahoo » ou l’opérateur « Telecom Italia ».

Un paradigme social

Début mai 2011 à Budapest, lors de la cérémonie de proclamation des six finalistes Flagship, Steven Bishop, mathématicien et autre co-directeur du projet, ressentait un « fantastique sentiment d’excitation de voir le noyau d’une nouvelle science en train de se développer ». Quant aux dires de Dirk Helbing, évoqués fin juin à l’EPFZ, ce projet phare pourrait être une « renaissance des sciences sociales » et un « point de départ pour une nouvelle révolution scientifique ».

Une chose est certaine, matérialisant ce concept d’organisation pour la mise en place d’un accélérateur de connaissance et par linéarité de potentiel pilote permettant de « prédire » l’avenir par la collecte d’information, FuturICT répond aux grands défis de l’Humanité du 21ème siècle.

Par Angélica Tavares Costa

 

Notes :

[1] De l’anglais  « Future and Emerging Technologies », FET désigne les « Technologies futures et émergentes ».

 

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La magie des lunettes photochromiques

À l’extérieur, ces lentilles deviennent foncées, puis retournent à l’état clair une fois à l’intérieur. La technologie derrière ces lentilles, dites photochromiques, a beaucoup évolué depuis sa mise au point au cours des années 1960. À l’époque, le changement de teinte nécessitait une longue période, et il arrivait souvent que le processus de transition de la lentille soit subitement interrompu en cours de route.

Mises au point par la compagnie américaine Corning, les premières lentilles étaient faites de verre et l’agent photochromique dont elles étaient composées était un halogénure d’argent ; un principe similaire à la formation de négatifs dans la photographie en noir et blanc. À l’extérieur, sous l’influence des rayons solaires UV-A (longueur d’onde de 320-400 nm), les ions d’argent, normalement incolores, captent des électrons issus du verre. Les ions sont alors réduits en atome argenté élémentaire de couleur noire*. À l’intérieur, où les rayons ultraviolets sont minimes, le processus est inversé et les verres retrouvent leur teinte incolore.

Bien que les lentilles photochromiques conçues à l’aide de sel d’argent soient encore disponibles, elles ont grandement perdu de leur attrait en raison des inconvénients mentionnés précédemment. Par ailleurs, cette technologie ne fonctionne qu’avec des lentilles de verre, lesquelles sont beaucoup plus fragiles et plus lourdes que les lentilles de plastique qui leur ont succédé.

La chimie des lentilles photochromiques de plastique est entièrement différente de celle des lentilles de verre minéral. Cette technologie, développée par la compagnie Transitions Optical, fait appel à des molécules de colorants imbriquées dans le plastique. En l’absence de rayons ultraviolets, ces molécules – de la famille des indeno-napthopyrannes – n’absorbent pas la lumière dans la partie visible du spectre lumineux. Par conséquent, la lentille semble incolore. Par contre, à l’extérieur, une fois les molécules exposées aux rayons UV, une liaison chimique est rompue et la structure de la molécule est modifiée. Cela entraîne l’absorption des rayons ultraviolets, protégeant ainsi les yeux de ce rayonnement énergétique. De plus, cette nouvelle molécule absorbe également les rayons dans la partie visible du spectre lumineux, ce qui donne lieu à l’assombrissement du plastique.

Le choix du colorant n’est que l’un des nombreux défis rattachés à la fabrication de lentilles photochromiques. Le matériau de la lentille elle-même joue aussi un rôle important. Le plastique généralement utilisé dans la fabrication des lunettes ralentit le processus d’assombrissement et d’éclaircissement. Pour y remédier, des compagnies comme Transitions Optical ont développé leurs propres matériaux spécifiques aux lentilles photochromiques. Certains, dont le polycarbonate utilisé dans la fabrication de lentilles épaisses destinées aux corrections importantes, sont incompatibles avec le colorant. Dans ce cas, ce dernier est incorporé entre des couches de polyuréthane placées à la surface du polycarbonate.

L’un des problèmes majeurs des lentilles photochromiques est l’impossibilité de les porter pour la conduite. En effet, le matériau dont sont faits les parebrises bloque les rayons UV. Il existe néanmoins certaines molécules qui répondent à la lumière visible du spectre, mais elles n’assombrissent pas suffisamment la lentille pour permettre une conduite sécuritaire.

Le dernier facteur à considérer est l’effet de la température. Dans l’équilibre ci-dessus, la rupture de la liaison en rouge – qui cause l’assombrissement de la lentille – dépend des rayons UV. Toutefois, sous l’influence de la chaleur, le processus inverse se produit. La liaison chimique est renouée et la lentille s’éclaircit. Donc, pendant une journée chaude d’été, les lentilles ne seront pas aussi sombres que lors d’une journée ensoleillée d’hiver, alors que la température est de – 30 °C.

Maintenant que vous en savez un peu plus sur la science des lentilles photochromiques, je vous suggère d’approfondir vos connaissances avant d’en faire l’achat. Les forums de discussion d’acheteurs font part d’avis partagés, qui semblent dépendre largement des conditions d’utilisation.

__

*La clarté de l’argent métallique est attribuable au fait qu’en couches successives, le métal a la propriété de réfléchir toutes les longueurs d’onde du spectre de la lumière visible.

 

Par Ariel Fenster, professeur à l’Université McGill (Canada), et membre fondateur de l’Organisation pour la Science et la Société

Le charbon chinois aurait freiné le réchauffement climatique

D’après l’étude publiée dans la revue américaine Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), le soufre dégagé par la combustion du charbon tend à bloquer les rayons du soleil. Selon le professeur Robert Kaufmann, de l’Université de Boston, la présence de soufre a ainsi compensé au cours de la décennie écoulée l’augmentation de la concentration de gaz carbonique, principal responsable du réchauffement planétaire.

Or, entre 2003 et 2007, la consommation mondiale de charbon a augmenté de 26 %, la Chine étant à elle seule responsable des trois quarts de cette augmentation.

Selon le Pr Kaufmann, le même phénomène a été constaté dans les années d’expansion économique de l’après-1945, lorsque la consommation de charbon s’est envolée dans les pays occidentaux et au Japon. Les émissions de soufre ont augmenté très rapidement, compensant en grande partie l’effet des gaz à effet de serre, a expliqué le Pr Kaufmann.

Lorsque les pays occidentaux ont commencé à combattre la pollution par le soufre dans les années 1970, la température mondiale a recommencé à s’élever. Aujourd’hui, la Chine prend des mesures écologiques comme l’installation d’épurateurs dans ses centrales au charbon.

On constate que les températures commencent à remonter. Ça a été le cas en 2009 et en 2010 et (les mesures prises par la Chine) sont peut-être l’explication, a estimé le chercheur, dont l’étude est écrite en collaboration avec Michael Mann, membre du Groupe d’experts de l’ONU sur l’évolution du climat (Giec).

Les conclusions de l’étude permettent de combattre un argument des climato-sceptiques qui font valoir que la température mondiale n’a pas varié entre 1998 et 2008, alors même que les années 2005 et 2010 se sont avérées les plus chaudes jamais enregistrées à la surface du globe.

Le professeur Kauffman ne recommande pas d’émettre davantage de soufre dans l’atmosphère, faisant valoir que cet élément chimique provoque des pluies acides et nuit à la respiration.

 

(Source : AFP)

Le nucléaire propre existe-t-il?

C’est au Sommet Equinox : Énergie 2030, qui se tenait en juin dernier à l’Institut Perimeter à Waterloo, en Ontario, que Yacine Kadi, physicien au CERN, est venu présenter les pistes les plus prometteuses en terme d’énergie pour l’avenir de la planète : les énergies renouvelables (solaire, éolien et piles électrochimiques), la géothermie et le nucléaire.

Aucune grande révélation ici. Mais c’est en expliquant comment le thorium pourrait avantageusement remplacer l’uranium dans la production d’énergie nucléaire – et rendre par le fait même cette énergie plus propre et verte — que le chercheur a suscité le plus de réactions.

« Le thorium est un combustible, explique-t-il, qui produit moins de déchets toxiques. Leur durée de vie est aussi plus faible que ceux produits par l’uranium. Un autre avantage : sa capacité de production est 200 fois supérieure à celle de l’uranium et 3,5 millions de fois supérieure à celle du charbon. »

De plus, selon les chercheurs du CERN, l’utilisation du thorium en combinaison avec un accélérateur de particules permettrait de mieux prévoir le fonctionnement des réacteurs en mode critique et ainsi de s’affranchir de possibles accidents. « La réaction s’arrête d’elle-même en cas d’accidents quand on utilise du thorium, ce qui n’est pas le cas quand on utilise de l’uranium », précise le physicien.

Il n’en fallait pas plus pour faire réagir les adversaires du nucléaire. « Ce n’est jamais propre, ce n’est pas vrai », s’est insurgé Michel Duguay, chercheur en génie électrique à l’Université Laval. « Il faut mettre le thorium dans des réacteurs en marche pour que les neutrons fassent la transformation en uranium, qui lui est fissile. Mais quand il se fend, il devient aussi dangereux », clarifie le chercheur et porte-parole du mouvement Sortons le Québec du nucléaire, un organisme qui réclame la fermeture de la centrale nucléaire de Gentilly, la seule centrale encore en activité au Québec.

Et de conclure le directeur général au Québec de la Fondation Suzuki, Karel Mayrand : « Quand on a des catastrophes et qu’on s’expose à la problématique des déchets et à des rejets, on ne peut pas dire, même avec le thorium, qu’on a une industrie propre. »

Entretemps, la Commission canadienne de sûreté nucléaire approuvait, il y a quelques jours, la réfection de la centrale de Gentilly.

Par Godefroy Macaire Chabi / Agence Science-Presse

 

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Des diamants dans le manteau de la Terre

Les laves issues des volcans encore en activité aujourd’hui sont en très grande majorité des laves composées d’une proportion assez élevée de silice. Les andésites contiennent ainsi de 52 à 63 % en masse de silice, et sont émises par des volcans tels que le Montserrat aux Antilles, tandis que les basaltes contiennent une proportion plus faible, inférieure à 52 %, et sont de fait plus fluides.

Un autre type de lave, très rare puisque émis aujourd’hui par un seul volcan au monde, l’Ol Doinyo Lengaï en Tanzanie, possède une composition chimique et des propriétés remarquables. La carbonatite contient moins de 1 % de silice et plus de 50 % de carbonates (carbonates de calcium, de magnésium, de fer, de sodium ou encore de potassium), et se forme notamment lorsque des calcaires pénètrent dans le manteau.

Deux chercheurs de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (ETHZ) viennent de montrer que, au cours du chemin que suivent ces minéraux carbonés dans le manteau de la Terre, se forment des diamants. Ils ont pour cela étudié, par le biais d’expériences menées à haute pression en laboratoire, l’équilibre rédox entre les carbonates et le manteau riche en fer élémentaire. Soumis à une forte pression et à des températures élevées, les carbonates fondent et, à des pressions supérieures à 2,5 gigapascals, entraînent aussi une fusion du manteau. Le dioxyde de carbone contenu dans les carbonates fondus est alors réduit par le fer élémentaire du manteau en carbone élémentaire. Dans une zone de transition située entre 410 et 660 kilomètres de profondeur, à des pressions supérieures à 10 gigapascals, et à des températures comprises entre 1400 et 1700 °C, des diamants cristallisent. Cependant, lors de la remontée dans le manteau, les diamants sont ré-oxydés par les éléments contenant du fer III, recréant ainsi le dioxyde de carbone qui est incorporé dans des carbonates.

Cette étude a été publiée dans la revue britannique Nature [1].

 

[1] A. Rohrbach et M. W. Schmidt, « Redox freezing and melting in the Earth’s deep mantle resulting from carbon-iron redox coupling », Nature 472, 209, 14 avril 2011 : http://www.nature.com/nature/journal/v472/n7342/full/nature09899.html
[2] Communiqué de presse de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich, 4 avril 2011 : http://redirectix.bulletins-electroniques.com/VONKX

 

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/67190.htm

Rénovation d’un lac grâce à des géosynthétiques innovants

Les géosynthétiques DuPont™ Typar® aident à faire revivre le lac et la patinoire du Parc de la Ville à Budapest, Hongrie.

Photo DuPontTMTypar®, tous droits réservés

 

L’ancienne patinoire a été construite sur l’emplacement d’un lac naturel. La tourbe et la boue ont été retirées et le sol a été consolidé par du gravier concassé calcaire et du gravier sableux. Un lit en béton a été déposé sur le sous-sol.

 

Lors de la reconstruction du lac, qui a débuté en 2009, la dalle de béton existante a dû être retirée, le matériel inadapté excavé et toute la zone de l’ancien lac nivelée. Puis le géotextile DuPont™ Typar®[1] a été installé sur le sous-sol non homogène.

20 000 m² de DuPont™ Typar® SF37 et 6 500 m² DuPont™ Typar® SF44 ont été prescrits comme les produits les plus adaptés pour cette application. Leur fonction principale ici était de stabiliser la structure du lit du lac et de séparer le sous-sol de la base d’agrégats. Grâce à son module initial élevé, à sa haute résistance et son étirement à la charge maximale, DuPont™ Typar® SF fournit la force supplémentaire nécessaire à la base d’agrégats. Par ailleurs, le géotextile DuPont™ Typar® SF procure la résistance nécessaire aux dommages éventuels lors de la phase d’installation.

 Le béton recyclé du lit de l’ancien lac a été utilisé comme base d’agrégats. Les autres couches du lit du lac sont décrites dans le schéma ci-dessous.

   

 

Schéma 1 : Structure des couches du lit du lac

La machine à refroidissement de la patinoire de Budapest, la deuxième du genre en Europe, a été construite en 1926, peu après la construction d’une semblable à Vienne, en Autriche. La patinoire est située dans le plus grand parc de Budapest, en bordure du parc de la ville. Depuis le tout début, elle est un établissement public très populaire. En hiver, une grande surface de glace est produite par le refroidissement des machines sous le lac. En période estivale, l’espace est rempli avec de l’eau et utilisé pour la navigation de plaisance. La patinoire a été en partie reconstruite après la Seconde Guerre mondiale et agrandie en 1968. Mais le lac de plaisance et la patinoire ont vieilli et le bâtiment voisin architecturalement intéressant est devenu désuet. La reconstruction tant attendue complète de toute la région a commencé en Novembre 2005.

 Les investissements de reconstruction ont été financés par l’UE, le Fonds européen de développement régional (pour les 2/3), et co-financés par le Conseil municipal de Budapest (pour le tiers restant). Depuis sa rénovation complète, la patinoire du Parc de la Ville est devenue non seulement un centre important de sport et de loisirs, mais aussi un lieu culturel où se tiendront concerts, spectacles et autres événements. (Cet été, le Musée des Beaux-Arts de Budapest organisera une exposition de sculpture contemporaine appelée « Art sur le lac ».)

 

Par A.T

 

DuPont

 Fondée en 1802, DuPont, société de science, s’appuie sur la science pour développer des solutions propices au développement durable, essentielles pour améliorer la vie partout dans le monde, la rendre plus confortable, plus sûre et plus saine. Présente dans plus de 90 pays, DuPont offre une vaste gamme de produits et services novateurs destinés à de nombreux marchés dont l’agriculture et la nutrition, l’habitat et la construction, les communications et les transports.

Notes :

[1] Les géosynthétiques DuPont™ Typar® sont une solution mondialement reconnue pour le génie civil et les défis actuels de la construction. Depuis longtemps, les géosynthétiques DuPont™ Typar® ont prouvé que leurs performances et résistance offrent la meilleure qualité pour les travaux publics et le bâtiment. DuPont™ Typar® est un géosynthétique non-tissé en filaments de polypropylène continus, ce qui lui confère d’excellentes propriétés de traction et de perméabilité à l’eau et en fait l’un des matériaux les plus connus et utilisés pour la construction de routes, de systèmes de drainage, de toitures inversées et l’aménagement paysager.

 

A lire également :

Le café technique du musée des arts et métiers

Tous les dimanches, le café technique du musée des arts et métiers (Paris 3ème) propose un brunch copieux et original, à déguster en salle ou mieux, lorsque le temps le permet, dans la cour pavée.

Le prix du brunch est couplé à un billet d’entrée au musée : l’occasion de (re)découvrir le pendule de Foucault, le laboratoire de Lavoisier, le cyclotron de Joliot-Curie, le cinématographe des frères Lumière…

Musée des Arts et Métier

60, rue Réaumur 75003 PARIS

Site internet : www.arts-et-metiers.net

Auteur : C.C.

Etude Elfe : 20 000 enfants suivis pendant 20 ans

Le 1er avril 2011 a été le top départ de l’étude Elfe consacrée au devenir de 20 000 enfants sur 20 ans. Pour la première fois, des chercheurs de tous horizons vont enfin suivre l’histoire de 20 000 enfants, nés en 2011, de leur naissance à leur 20e année. Environnement familial, économique, social et culturel : tous les aspects de la vie de l’enfant seront explorés afin d’évaluer leur influence sur son développement physique et psychologique, sa santé et sa socialisation. Il s’agira par exemple de connaître les comportements alimentaires, les inégalités sociales de santé, l’exposition à divers polluants de l’environnement ou encore l’exposition aux médias et aux nouvelles technologies :

  • À quel âge faut‐il diversifier l’alimentation ?
  • Quelle influence cela a-t‐il sur les préférences alimentaires et la santé ultérieure de l’enfant ?
  • Quels sont les effets du mode d’accueil du jeune enfant sur ses relations avec les autres enfants, son intégration à la maternelle et son acquisition du langage ?
  • Quel est l’impact des polluants présents dans notre environnement sur la santé et le développement des enfants ?
  • Quels sont les facteurs familiaux, économiques et socioculturels qui conditionnent la réussite tout au long de la scolarité ?
  • Quelle est l’influence de l’usage de l’informatique, du sport ou des activités culturelles sur le développement physique et intellectuel de l’enfant ?

Cette recherche d’envergure nationale mobilise un grand nombre de chercheurs français appartenant à de nombreuses disciplines scientifiques. Elle est pilotée par l’Institut national d’études démographiques (Ined), l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), en partenariat avec l’Etablissement français du sang (EFS).

(Source : www.developpement-durable.gouv.fr/)

Jeux intelligents pour enfants éveillés

 Dans la catégorie « bricoleurs », plusieurs jeux se distinguent par leur qualité et leur souci de sensibiliser les enfants aux principes des énergies renouvelables. Le fabricant de jouets Buki propose trois coffrets de 6 à 22 modèles de véhicules à construire, fonctionnants à l’énergie solaire (via une pile rechargeable) ou avec un moteur à eau. Ces jeux peuvent être offerts à des enfants à partir de 8 ans, et fourniront une belle occasion pour passer un moment agréable en famille.

Côté « petits chimistes », les enfants à partir de 10 ans se passionneront pour les 150 expériences du Grand coffret chimie, toujours chez Buki. Les explications fournies dans le livret d’accompagnement sont claires et pédagogiques, sans noyer les chimistes en herbe d’explications compliquées. Pour les plus petits, le livre « Mes super expériences ! » (Editions Tana) propose des expériences chimiques et physiques faciles à réaliser par les enfants, avec de nombreuses illustrations « étape par étape ».

Les enfants adorent regarder les fourmis et les étoiles. Offrez-leur un microscope ou un télescope à leur taille pour développer leur faculté d’observation et leur intérêt pour le monde qui les entoure.
Il ne reste plus aux éditeurs qu »à vous souhaiter d’excellentes vacances avec vos enfants !

Retrouvez ces produits sur le site d’Oxybul, référence sérieuse dans le domaine des jeux d’éveil : www.oxybul.fr
 

Par D.G

La saga des Smarties bleus

Les amateurs de Smarties doivent être satisfaits. Tout au moins ceux qui ne pouvaient pas se remettre de l’élimination des pastilles de couleur bleue de cette friandise. La saga avait débuté en 2009 quand, pour répondre à la demande des consommateurs qui « …réclament un programme de vie plus sain avec moins d’ingrédients artificiels », Nestlé décida d’éliminer les colorants artificiels de ses friandises et de les remplacer par des colorants naturels.

L’inquiétude des consommateurs provenait d’études suggérant des liens entre les colorants artificiels et certaines formes de cancer. Ces liens controversés provenaient d’études lors desquelles des animaux de laboratoire avaient reçu des quantités énormes de colorants, sans aucune mesure avec celles consommées par l’humain. Ces controverses donnent lieu à des situations où la législation varie d’un pays à l’autre. Par exemple, l’amarante (rouge no 2), permise au Canada, est interdite aux États-Unis. Une autre source d’inquiétude provient du lien possible entre certains colorants artificiels et l’hyperactivité chez les enfants. À ce sujet, un groupe de consultation de la FDA avait récemment proposé qu’un avertissement soit ajouté sur l’emballage des aliments contenant des colorants artificiels. La proposition a été rejetée, sous la pression de l’industrie.

Pour Nestlé, le fait de remplacer les colorants artificiels des Smarties ne représentait pas un problème insurmontable. La compagnie avait le choix entre 24 colorants naturels (en plus des dix colorants synthétiques) qui sont autorisés par Santé Canada. À part le bleu, des substituts ont facilement été trouvés par des combinaisons de curcuma, de caramel*, de rouge de betterave, d’oxyde de titane ou d’oxyde de fer. Il pourrait sembler curieux que l’oxyde de titane, que l’on retrouve dans le fluide de correction Liquid Paper, ou l’oxyde de fer, qui est le nom chimique de la rouille, soient considérés comme des colorants « naturels ». En fait, c’est parce qu’ils se retrouvent naturellement comme minéraux dans l’environnement que la classification s’applique.

Néanmoins, malgré tous les efforts de Nestlé, aucun des colorants dits naturels n’arrivait à reproduire le bleu intense qui faisait la joie des amateurs. Ce bleu, que l’on retrouve encore dans les M&M’s, est obtenu en mélangeant deux colorants synthétiques, le bleu brillant (bleu no 1) et l’indigotine (bleu no 2). Ce dernier, le même qui colore nos jeans, est intéressant parce que la molécule est naturellement présente dans la plante, l’indigo. Mais comme le colorant lui est préparé en laboratoire, il ne peut pas être considéré comme « naturel ».

Finalement, en mai 2010, les Smarties bleus ont refait leur apparition sur le marché canadien. En quantité très restreinte, il faut le dire. Bien que la photo de publicité de Nestlé ci-contre montre plusieurs pastilles bleues, je n’en ai personnellement trouvé qu’une dans le paquet que je m’étais procuré ! Mais, pour moi, le mystère des Smarties bleus reste entier quant au colorant de remplacement utilisé. En Grande-Bretagne, la compagnie utilise des extraits produits par une bactérie : la spiruline. Toutefois, celle-ci n’est pas permise au Canada. D’après les représentants canadiens de Nestlé, le bleu proviendrait d’extraits de chou rouge. Ce dernier est un indicateur naturel qui change de couleur en fonction de l’acidité. Et en milieu basique, condition que l’on retrouve dans les Smarties, la couleur vire au bleu. Toutefois, le chou rouge n’apparaît pas non plus dans la liste des colorants naturels permis au Canada.

La saga des Smarties bleus me fait penser à celle de la margarine. Finalement, après des années de controverse, les Québécois ont le droit d’avoir de la margarine de la même couleur qu’ailleurs au Canada. Ici, au Québec, les producteurs laitiers s’y opposaient, pour protéger leur marché du beurre. L’ironie est que le beurre lui-même est coloré pendant les mois d’hiver, lorsqu’il est normalement presque blanc. En été, les vaches mangent de l’herbe qui contient du bêtacarotène, qui donne de la couleur au beurre.

Pour moi, outre les risques hypothétiques de cancer et d’hyperactivité chez les enfants, une des raisons principales qui devrait nous inciter à limiter notre consommation de colorants, tant artificiels que naturels, est le fait qu’ils sont surtout utilisés dans des aliments dont les qualités nutritionnelles laissent à désirer. Plutôt que de simplement inscrire le terme « colorant » sur l’emballage d’un produit, un premier pas dans la bonne direction serait d’identifier par leur nom les colorants utilisés. À ce sujet, Santé Canada vient de terminer une consultation auprès des groupes concernés. Les conclusions de cette consultation promettent d’être intéressantes. À présent, la tartrazine, un allergène pour certains individus, est le seul colorant mentionné par son nom.

 

* Avec plus de 200 000 tonnes consommées chaque année et 90 % des parts du marché, le caramel est le colorant alimentaire le plus utilisé. Cette popularité s’explique notamment par sa présence dans de nombreuses boissons gazeuses.

 

Par Ariel Fenster, professeur à l’Université McGill (Canada), et membre fondateur de l’Organisation pour la Science et la Société

DIAPORAMA – La supercar hybride C-X75 de chez Jaguar, bientôt produite

Dévoilé sous la forme d’une GT électrique rechargeable lors du Mondial de l’Automobile de Paris, le C-X75 de série sera animé par un moteur à essence de cylindrée réduite et à haute pression de suralimentation, couplé à deux puissants moteurs électriques montés au niveau de chaque train roulant. Le C-X75 sera produit en série limitée à 250 exemplaires au Royaume-Uni. Jaquar annonce un prix compris entre 700 000 et 900 000 £ selon les marchés et les taxes en vigueur.

[1/5]

Le design extérieur du C-X75 de série reprendra la forme tubulaire d’un fuselage d’avion, les proportions sportives, le profil élancé et surbaissé, des passages de roue proéminents et les lignes sculptées du concept.

[2/5]

Disposant d’une motorisation hybride et d’une transmission intégrale, le C-X75 est capable de rouler en mode tout électrique pendant plus de 50 kilomètres. Le C-X75 affiche des émissions de CO2/km de 99 g.

[3/5]

Le constructeur britannique annonce un 0 à 60 mph (96.56 km) en moins de 3 secondes, un 0 à 100 mph (160.934 km) en moins de 6 secondes et une vitesse de pointe de plus de 200 mph (321.87 km) pour le C-X75 à transmission intégrale de série.

[4/5]

Pour développer le C-X75, Jaguar fera appel à Williams F1 et à son expertise technique dans des domaines de l’aérodynamique, des matériaux composites en fibres de carbone et les technologies hybrides.

[5/5]

Comme le concept électrique présenté en 2010, le C-X75 est doté d’un châssis léger en fibres de carbone.

 

 

(Source : http://www.latribuneauto.com)

REACH : les news du mois de JUIN (2/2)

Nouvelles offres d’emploi à l’ECHA

14/06/2011
L’ECHA a publié une nouvelle offre d’emploi le 14/06 et une seconde le 22 juin. Pour les consulter et postuler :
http://echa.europa.eu/opportunities/positions_en.asp

Entrée en application du nouveau règlement sur les produits phytopharmaceutiques

15/06/2011
Le règlement européen n° 1107/2009 du 21 octobre 2009 concernant la mise sur le marché de des produits phytopharmaceutiques et abrogeant les directives 79/117/CEE et 91/414/CEE est entré en application le 14 juin 2011. Plusieurs règlements d’application l’accompagnent, qui s’appliquent depuis la même date (exigences en matière de données applicables aux substances actives, en matière de données applicables aux produits phytopharmaceutiques, en matière d’étiquetage, principes d’évaluation et d’autorisation des produits phytopharmaceutiques).
Plus d’information sur :
http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2009:309:0001:0050:FR:PDF

Consultation publique sur l’inclusion de nouvelles substances sur la liste candidate

15/06/2011
L’ECHA lance une consultation publique sur son projet de recommandation de treize nouvelles substances à intégrer à la liste candidate pour l’autorisation. Les substances concernées sont le trioxyde de chrome, l’acide chromique et ses oligomères / l’acide dichromique, le dichromate de sodium, le dichromate de potassium, le dichromate d’ammonium, le chromate de potassium, le chromate de sodium, le trichloroéthylène, le sulfate de cobalt(II), le dichlorure de cobalt, le dinitrate de cobalt(II), le carbonate de cobalt(II) et le diacétate de cobalt(II).
La date limite pour les parties intéressées pour soumettre des commentaires est le 14 septembre 2011.
http://echa.europa.eu/news/na/201106/na_11_26_public_cons_inclusion_of_susb_in_auth_list_en.asp

Le comité d’évaluation des risques (RAC) adopte 10 avis scientifiques

15/06/2011
Le Comité d’évaluation des risques (RAC) a adopté des avis sur les huit propositions pour la classification et l’étiquetage harmonisés à travers l’Europe et deux avis sur les propositions de restriction lors de sa 16ème réunion, tenue 7-10 Juin 2011 à Helsinki.
Ces avis concernent le white spirit, le chloroforme, la bifenthrine, les produits de réaction du 2,4,4-trimethylpent-1-ene et du 2,4,4-trimethylpent-2-ene, l’aluminium-magnesium-zinc-carbonate-hydroxide, les produits de réaction de l’indoxacarb (S) et de l’indoxacarb (R), le flufenoxuron, l’acétate de vinyle, 5 composés du phényl mercure, les émissions du mercure et le mercure dans les appareils de mesure.
Retrouvez tous les détails sur :
http://echa.europa.eu/news/na/201106/na_11_27_rac_adopts_ten_scientific_opinions_en.asp

Informations pour éviter les essais inutiles sur les animaux – 28 nouvelles substances concernées

16/06/2011
L’ECHA a lancé un appel visant à collecter des informations sur des substances pour éviter les tests inutiles sur les animaux. Les substances concernées sont :

  • chloroacétate de sodium (N° CAS : 3926-62-3 et N° CE : 223-498-3)
  • acide chloroacétique (tests proposés avec le chloroacétate de sodium (N° CE : 223-498-3 (N° CAS : 79-11-8 et N° CE : 201-178-4)
  • tricfloroacetate de sodium (TCA) (tests proposés avec le chloroacétate de sodium (N° CE : 223-498-3 (N° CAS : 650-51-1 et N° CE : 211-479-2
  • acide trichloroacétique (tests proposés avec le chloroacétate de sodium (N° CE : 223-498-3 (N° CAS : 76-03-9 et N° CE : 200-927-2)
  • éthylenediaminetétraacétate de tétrasodium (N° CAS : 64-02-8 et N° CE : 200-573-9)
  • hydrogénoéthylenediaminetétraacétate de triammonium (N° CAS : 15934-01-7 et N° EC : 240-073-8)
  • éthylenediaminetétraacétate de tétraammonium (N° CAS : 22473-78-5 et N° CE : 245-022-3)
  • carbone activé (squelette haute densité (N° CE : 931-328-0)
  • produits de réaction du 2-tert-butyl-4,6-dimethylphenol et du 4-tert-butyl-2,5-dimethylphenol (N° CE : 911-254-5)
  • diisobutyrate de 1-isopropyl-2,2-diméthyltriméthylène (N° CAS : 6846-50-0 et N° CE : 229-934-9)
  • N-(C16-C18)alkyl(C16-C18)alkane-1-amine (N° CE : 629-721-4)
  • peroxyde de dibenzoyle (N° CAS : 94-36-0 et N° CE : 202-327-6)
  • perbenzoate de tert-butyle (N° CAS : 614-45-9 et N° CE : 210-382-2)
  • nitrate d’argent (N° CAS : 7761-88-8 et N° CE : 231-853-9)
  • acide benzènedicarboxylique-1,2, esters de benzylalkyles en C7-9, ramifiés et droits (N° CAS : 68515-40-2 et N° CE : 271-082-5)
  • phtalate de benzyle et de 3-isobutyryloxy-1-isopropyl-2,2-diméthylpropyle (tests proposé avec l’acide benzènedicarboxylique-1,2, esters de benzylalkyles en C7-9, ramifiés et droits – N° CE : 271-082-5) (N° CAS : 16883-83-3 et N° CE : 240-920-1)
  • peroxyde de bis(α,α-diméthylbenzyle) (N° CAS : 68515-40-2 et N° CE : 271-082-5)
  • 8,9,10-trinorborn-2-ène (N° CAS : 498-66-8 et N° CE : 207-866-0)
  • acide isobutyrique, monoester avec 2,2,4-triméthylpentane-1,3-diol (tests proposé avec diisobutyrate de 1-isopropyl-2,2-diméthyltriméthylène – N° CE : 229-934-9) (N° CAS : 25265-77-4 et N° CE : 246-771-9)
  • acide edetique (test propose avec le Na2H2EDTA) (N° CAS : 60-00-4 et N° CE : 200-449-4)
  • dihydrogénoéthylenediaminetétraacétate de disodium (tests proposés avec le Na2H2EDTA) (N° CAS : 139-33-3 et N° CE : 205-358-3)
  • pentane-1,2-diol (N° CAS : 5343-92-0 et N° CE : 226-285-3)
  • 3-hydroxy-2-(hydroxyméthyl)-2-méthylpropionaldéhyde (N° CAS : 18516-18-2 et N° CE : 242-393-3)
  • 1,2,3,4-tétrahydronaphtalène (N° CAS : 119-64-2 et N° CE : 204-340-2)
  • 2-méthylpentane-2,4-diol (N° CAS : 107-41-5 et N° CE : 203-489-0)
  • Alcènes C11-12, produits d’hydroformylation (N° CE : 932-235-8)
  • 2,4,6-tris(2,4,6-tribromophenoxy)-1,3,5-triazine (N° CAS : 25713-60-4 et N° CE : 426-040-2)

Les informations sur ces substances sont à soumettre pour le 1er août 2011.
http://echa.europa.eu/consultations/test_proposals/test_prop_cons_en.asp?consultations_status=current

Avis du Comité pour l’analyse socio-économique SEAC)

17/06/2011
Lors de sa réunion à Helsinki du 14 au 16 Juin 2011, le Comité pour l’analyse socio-économique (SEAC) a adopté l’avis concernant le restriction du fumarate de diméthyle (DMFu) dans les articles et a donné son accord sur les projets d’avis relatifs aux restrictions du mercure dans les appareils de mesure et les composés de phénylmercure.
http://echa.europa.eu/news/pr/201106/pr_11_14_seac_20110617_en.asp

Seconde consultation publique pour la restriction du mercure dans les appareils de mesures et des composés su phénylmercure

17/06/2011
L’ECHA lance deux appels à commentaires. Le premier concerne une proposition de restriction concernant la fabrication, la mise sur le marché et l’utilisation de cinq composés de phénylmercure. Le second concerne une proposition restreignant la mise sur le marché du mercure dans plusieurs appareils de mesure qui sont utilisés en milieu industriel et professionnel. La date limite pour les commentaires sur les deux propositions est le 16 août 2011.
http://echa.europa.eu/news/na/201106/na_11_28_public_consultation_phenylmercury_mercury_en.asp

 

De nouvelles substances sur la liste candidate

20/06/2011
Sept nouvelles substances ont été ajoutées à la liste candidate pour l’autorisation. Les substances concernées sont :

  • le dichlorure de cobalt (N° CE : 231-589-4 et N° CAS : 7646-79-9)
  • l’acide benzènedicarboxylique-1,2, esters de dialkyles ramifiés en C6-8, riches en C7 (N° CE : 276-158-1 et N° CAS : 71888-89-6)
  • le 1,2,3-Trichloropropane (N° CE : 202-486-1 et N° CAS : 96-18-4)
  • le 1-méthyl-2-pyrrolidone (N° CE : 212-828-1 et N° CAS : 872-50-4)
  • l’hydrazine (N° CE : 206-114-9 et N° CAS : 302-01-2 / 7803-57-8)
  • l’acide benzènedicarboxylique-1,2, esters de dialkyles en C7-11, ramifiés et droits (N° CE : 271-084-6 et N° CAS : 68515-42-4)
  • le chromate de strontium (N° CE : 232-142-6 et N° CAS : 7789-06-2)
  • l’acétate de 2-éthoxyéthyle (N° CE : 203-839-2 et N° CAS : 111-15-9)

Les entreprises fabricant ou important ces substances ou des articles contenant ces substances doivent vérifier leurs obligations.
http://echa.europa.eu/news/pr/201106/pr_11_15_svhc_candidate_list_en.asp

L’ECHA et le gouvernement japonais travaille ensemble

20/06/2011
L’Agence européenne des produits chimiques (ECHA), le ministère japonais de l’Economie, du Commerce et l’Industrie (METI), le ministère de la Santé, du Travail et de protection sociale (MHLW), le ministère de l’Environnement (MEO) et l’Institut national de technologie et d’évaluation (NITE) renforcent leurs relations dans le domaine de la sécurité des produits chimiques.
http://echa.europa.eu/news/pr/201106/pr_11_16_soi_japan_20110620_en.asp

Réservez la date du 23 septembre 2011

22/06/2011
La Commission européenne, en coopération avec l’ECHA, organise une conférence sur REACH le 23 Septembre 2011 dans le bâtiment Charlemagne de la Commission européenne à Bruxelles. La conférence sera axée sur les résultats de la première phase d’enregistrement et sur la façon d’améliorer la seconde phase d’enregistrement prévue pour la fin mai 2013.

Informations pour éviter les essais inutiles sur les animaux – 2 nouvelles substances concernées

23/06/2011
L’ECHA a lancé un appel visant à collecter des informations sur une substance pour éviter les tests inutiles sur les animaux. La substances concernée est l’aluminium tris(dialkylphosphinate).
Les informations sur ces substances sont à soumettre pour le 8 août 2011.
http://echa.europa.eu/consultations/test_proposals/test_prop_cons_en.asp?consultations_status=current

La FAQ sur REACH mise à jour

23/06/2011
L’ECHA a mis à jour la FAQ sur REACH (version 4). Cette FAQ reprend les principales questions posées dans la mise en place de REACH. Cette FAQ est disponible sur :
http://echa.europa.eu/reach/reach_faq_en.asp

Nouveau portail d’information pour la mise en application de REACH

28/06/2011
Les responsables de la mise en application de REACH et de CLP peuvent désormais accéder à des données d’enregistrement grâce à un nouveau portail conçu pour eux. Ce portail d’information leur permet de rechercher des informations clés que les entreprises ont fournies dans leurs dossiers.
http://echa.europa.eu/news/pr/201106/pr_11_18_ripe_20110628_en.asp

Mise à jour de la FAQ relative à l’enquête

28/06/2011
L’ECHA a mis à jour la FAQ relative à l’enquête qui a été menée et l’a complétée d’une nouvelle section sur l’identification des substances. Le document révisé couvre plusieurs sujets qui se sont avérés difficiles pour les enquêteurs.
http://echa.europa.eu/news/na/201106/na_11_29_inquiry_qa_20110628_en.asp

L’ECHA publie un guide synthétique sur les exigences des substances présentes dans les articles

29/06/2011
L’ECHA a publié une nouvelle version du guide sur les exigences relatives aux substances présentes dans les articles. Le document est maintenant disponible sur le site de l’ECHA.
http://echa.europa.eu/news/na/201106/na_11_30_guidance_nutshell_sia_20110629_en.asp

 

Deux importants rapports publiés

30/06/2011
L’ECHA a publié deux rapports majeurs sur le fonctionnement des règlements REACH et CLP et sur la mise en œuvre et l’utilisation de méthodes d’essai non animale et les stratégies de test. Les rapports qui sont fondés sur l’art 117 de REACH ont été soumis à la Commission européenne et sont maintenant disponibles sur le site de l’ECHA. De brefs résumés des deux rapports en 22 langues et des entrevues vidéo avec Jukka Malm, directeur des affaires réglementaires; Leena Ylä-Mononen, Directeur de l’évaluation et Norbert Fedtke, Chef d’Unité d’évaluation II, ont également été publiés.
http://echa.europa.eu/news/pr/201106/pr_11_19_art117_reports_20110630_en.asp
 

Par Céline Nectoux, ingénieur environnement CNRI

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Et aussi :

Revue du Web : les vidéos de la semaine

Cette semaine, un obus de tank en slow-motion, une vidéo impressionnante de la Terre filmée par des astronautes, une technique chirurgicale spectaculaire (la rotation-plastie) et enfin un gadget totalement inutile (quoique…).

Un obus de Tank russe en slow-motion :

Pour commencer, voici deux vidéos, prises sous deux angles de vues différents, d’un char russe de type T90 tirant un obus de 125 millimètres. Ces vidéos, très saissantes, ont été prises à l’aide d’une caméra filmant près de 1 8000 images par seconde et qui, une fois passées au nombre d’images normal par seconde, donnent ce slow-motion saisissant, permettant de bien distinguer l’obus sortant du canon. Les T90 sont uniquement la propriété des armées russe, algérienne et indienne.

 

 

La Terre vue du ciel (en fait, de bien plus haut) :

Voici une vidéo de la NASA, compilant des prises de vues des astronautes de l’ISS (Station Spatiale Internationale), commençant par une vue de la navette spatiale américaine Atlantis, dernière navette opérationnelle américaine avant sa toute dernière mission le 8 juillet prochain, et sa mise à l’arrêt. On y voit aussi bien la côte namibienne, la Sicile, la péninsule volcanique du Kamtchatka (Russie), que Madagascar, le Grand Lac Salé dans l’état américain de l’Utah ou encore le très impressionnant ouragan Florence. À regarder en haute définition.

La « Rotation-plastie » :

La rotation-plastie est une technique chirurgicale pour le moins peu banale car peu utilisée, bien que connue depuis les années 1950, notamment ce qu’on appelle la « plastie de Van Nes ». Cet acte chirurgical comprend une semi-amputation de la jambe (uniquement la partie entourant le genou est enlevée), où la partie inférieure de la jambe est tournée à 180 degrés, puis rattachée à la cuisse. La cheville sert alors d’articulation de genou, offrant une fonctionnalité accrue, notamment dans le cas de l’installation d’une prothèse. Il n’est peut-être pas simple de visualiser ce que cela représente, sans avoir vu la vidéo qui suit. Outre un schéma explicatif, on y voit Shanna, une jeune Américaine ayant subi une rotation-plastie, faisant du sport (course, natation, etc…) à l’aide d’une prothèse de jambe. La vidéo peut être dérangeante pour les plus sensibles d’entre vous.

 

Le gadget (inutile ?) : une prothèse nasale…

Et pas n’importe quel type de prothèse nasale… Elle permet à son utilisateur de naviguer sur tout type de technologie à écran tactile, de type smartphone par exemple, en se servant de la prothèse comme d’un stylet.

Finger-nose stylus for touchscreen technology from Dominic Wilcox on Vimeo.

Par Rahman Moonzur

Catastrophe de Fukushima : la décontamination reprend

Reprise de la décontamination

Alors que l’usine de décontamination des eaux radioactives provenant de la centrale de Fukushima, au nord-est du Japon, avait du être arrêtée au bout de seulement cinq heures de fonctionnement, le 17 juin, l’électricien japonais Tokyo Electric Power (Tepco) a annoncé lundi que le traitement et le recyclage de l’eau contaminée venait de reprendre. Connectée à la centrale par le système de refroidissement, cette usine a pour délicate mission de traiter, de décontaminer et de recycler, en l’utilisant à nouveau pour le refroidissement, près de 100 000 tonnes d’eau très radioactive. Cette eau, qui s’accumulait sur le site de la centrale, empêche notamment les ouvriers de travailler correctement, qui œuvrent pour rétablir le système de refroidissement. Construite en collaboration avec le Français Areva, elle devrait pouvoir être à même de traiter 1 200 tonnes d’eau radioactive par jour.

3 millisieverts dans de l’urine

Le Japan Times rapporte que plus de 3 millisieverts ont été trouvés dans les échantillons d’urine d’une quinzaine de personnes habitant près de la centrale, mais en dehors de la zone d’exclusion (entre 30 et 40 km le cas échéant). Les recommandations de ne pas manger de légumes, ou plus largement de produits contaminés semblent nécessaires, mais dérisoires. Pour aider les populations, des dosimètres vont être distribués en septembre aux enfants de la région, les enfants étant particulièrement sujets aux effets néfastes de la radioactivité. La coordination et la gestion de crise seront assurés par deux nouveaux ministres fraichement nommés. L’un sera chargé de la reconstruction, gageure après le tremblement de terre et le tsunami du 11 mars, l’autre sera chargé de la crise nucléaire en cours. Ils ne seront pas trop de deux…

Par Rahman Moonzur

Déjà paru :

Une possible révolution dans la fabrication des panneaux solaires

Une équipe de l’Université de l’Oregon en partenariat financier avec le département de l’énergie des États-Unis et l’Institut Daegu Gyeongbuk des Sciences et des Technologies en Corée du Sud ont mis au point une technologie qui pourrait permettre de fabriquer des panneaux solaires en utilisant la technique d’impression par jet d’encre. Les cellules photovoltaïques ayant les plus hauts rendements sur le marché utilisent un alliage dit CIGS pour « cuivre, indium, gallium et sélénium ». Cet alliage est issu de la chalcopyrite, une espèce minérale conductrice d’électricité.

Les ingénieurs ont réussi à créer une encre à base de chalcopyrite, qui peut directement être imprimée sur un support. Premièrement, cette nouvelle technologie permettrait de réduire de 90 % la quantité de déchets produits avec les technologies actuelles. De plus, certains métaux lourds utilisés comme l’indium sont rares et difficiles à exploiter. Conséquemment, le fait de réduire sensiblement la quantité de déchets produits réduirait sensiblement les coûts de production. Deuxièmement, une couche de CIGS de 1 à 2 microns peut capter la même énergie solaire qu’une cellule photovoltaïque de 50 microns à base de silicium.

La nouvelle technique à jet d’encre permettrait de créer des cellules possédant un facteur de conversion de l’énergie de l’ordre de 12 %, un très bon rendement compte tenu de la finesse des futurs panneaux. Une des applications les plus prometteuses serait le fait de pouvoir littéralement « imprimer » les matériaux composant les toitures avec cet alliage.

Une révolution est en marche dans le monde des cellules photovoltaïques.

 

Par Jérémy Bouchez / Agence Science-Presse

Un réseau électrique intelligent ambitieux dans le nouvel éco-quartier de Stockholm

L’ éco-quartier de 236 hectares, dont les travaux ont débuté fin mai et devant accueillir ses premiers habitants fin 2012, abritera 10 000 résidences intelligentes (faibles consommation énergétique et émissions de carbone par habitant) et environ 30 000 bureaux.

Le réseau intelligent prévu sera le plus ambitieux à ce jour et visera à optimiser l’utilisation des ressources au bénéfice de tous. Il aura, entre autres, les caractéristiques suivantes :

  • un système de distribution en kilovolts : l’électricité sera distribuée en kilovolts et les foyers seront pourvus de transformateurs pour abaisser la tension à des niveaux utilisables ;
  • un ajustement dynamique de fréquences pour le port pour s’adapter aux différentes origines des navires ;
  • une demande flexible : les consommateurs seront avertis un jour à l’avance du prix et des émissions de carbone potentielles de leur future consommation et pourront alors (éventuellement par le biais d’un thermostat intelligent) planifier leur stratégie énergétique pour le jour suivant ;
  • le réseau de chauffage sera couplé au réseau d’électricité pour une meilleure efficacité ;
  • – 30 % de l’énergie sera produit localement, principalement de source solaire avec un système de stockage.

Comme dans la plupart des projets de réseaux intelligents, la technologie utilisée est connue et existe déjà. Le défi repose principalement sur l’intégration des différentes composantes ainsi que sur l’adhésion des consommateurs et des marchés à des concepts nouveaux tels que celui des prix dynamiques.

Ce projet réunit de très nombreux acteurs : on peut citer à titre d’exemple les entreprises Fortum et ABB, de nombreux centres de recherche (Bygg Vesta, Interactive Institute, KTH…) et la ville de Stockholm.

Sources : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/67123.htm

 

Déjà paru :

La simulation numérique, moteur de l’innovation ?

La simulation numérique est un outil de prototypage virtuel accélérant les processus de création et d’optimisation. Que cela concerne l’amélioration d’un procédé en fonction de nouvelles normes, la mise au point d’un produit pour un nouveau marché, un regard plus pointu sur un phénomène physique. Avec une prise en compte toujours plus grande des interactions entre physiques parce que le monde est … multiphysique.

Insérer un dispositif de mesure, comme un capteur capacitif, dans un outillage, implique de préciser l’influence de l’environnement mécanique (écrantage, déformation) sur la mesure électromagnétique. Etudier la pérennité d’un stockage profond de déchets nucléaires conduit à simuler les fuites radioactives en cas de fracture dans la roche. Refroidir l’alimentation d’un dispositif électronique concerne la simulation de la source de chaleur (batterie ou pile à combustible) et de la façon dont la chaleur se dissipe, en interaction avec la structure mécanique.

Pour analyser un procédé ou un produit, il est courant de se focaliser sur un aspect des phénomènes en jeu (une seule physique). Avec l’hypothèse que les autres physiques n’ont pas ou peu d’influence (température, fatigue, attaques chimiques, vibrations, humidité par exemple). C’est souvent correct: on est dans un régime où c’est le cas (pièce métallique à telle température de fonctionnement). Et c’est d’ailleurs le but des prototypes de vérifier l’adéquation entre les objectifs initiaux et le résultat concret.

La simulation intervient à ce niveau parce que c’est un outil inégalable pour rester compétitif. Véritable laboratoire virtuel, l’outil idéal s’insère dans la chaine de conception et s’adapte à la problématique. Il doit incorporer les géométries issues des logiciels de CAO et les données matériaux. Bien plus, il doit être capable de simuler une physique particulière, ou plusieurs avec leurs couplages en fonction de l’évolution des idées à tester. La paramétrisation totale du modèle (géométries, matériaux, physiques) est nécessaire pour déterminer l’optimum de fonctionnement. Enfin, l’interface s’adapte à des utilisateurs de niveaux différents, du néophyte à l’expert, pour faciliter la coopération et les échanges.

Plus d’informations ici