Poulet dinosaure et sultan aux 888 enfants parmi les études lauréates des Anti-Nobel

Pour la 25e année, le comité des « Ig Nobel Prizes » (prononcer Higuenobel) a distribué ses prix à des équipes de chercheurs « qui font rire les gens, puis réfléchir », selon la formule récurrente de l’événement, lors d’une cérémonie iconoclaste à l’université de Harvard, dans le nord-est des Etats-Unis.

Le prix de physique est revenu à trois scientifiques de l’université américaine Georgia Tech ayant établi que tous les mammifères mettaient environ 21 secondes pour uriner, plus ou moins 13 secondes.

L’équipe s’est vu remettre, comme chaque lauréat, un billet de dix mille milliards de dollars zimbabwéens, coupure dont la valeur est de quelques centimes d’euros dans un pays en proie à la plus forte inflation au monde.

Le représentant du groupe, affublé d’une lunette de toilette en guise de collier, a reçu sa récompense, comme les autres équipes, des mains d’un des cinq vrais prix Nobel présents, notamment le lauréat en économie en 2007, l’Américain Eric Maskin.

En mathématique, le comité a choisi deux Autrichiens de l’université de Vienne qui ont cherché à déterminer à l’aide de calculs statistiques s’il était possible que Moulay Ismaïl, sultan du Maroc, ait effectivement été le père de 888 enfants, nés entre 1697 et 1727, comme le soutient la légende.

Au terme de leurs travaux, appuyés également sur des éléments historiques fournis, les chercheurs ont conclu qu’il était possible humainement et statistiquement que le sultan ait bien engendré cette descendance record, lui qui s’était entouré de 4 épouses et d’un harem d’environ 500 concubines.

En biologie, c’est un groupe de cinq scientifiques chiliens et américains, pour l’essentiel travaillant à l’université de Santiago, qui a eu les honneurs de l’Anti-Nobel, après être parvenu à la conclusion qu’un poulet équipé d’une queue artificielle adoptait une démarche similaire à celle d’un dinosaure.

Outre des chercheurs, le comité a couronné un acteur institutionnel, la police de Bangkok (Thaïlande). Après son arrivée au pouvoir en mai 2014, à la faveur d’un coup d’Etat, la junte militaire a promis de s’attaquer au fléau de la corruption, particulièrement répandu dans la police.

A cette fin, a notamment été instaurée, fin 2014, une prime attribuée aux policiers refusant un pot-de-vin. La mesure a été récompensée par les organisateurs des Anti-Nobel.

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Vidéo – A quoi ressemblera le robot de compagnie ?

Laurence Devillers, experte en robotique, est intervenue lieu lors des « Coups de théâtre de la santé » le 12 septembre 2015, journée consacrée à l’avenir de la santé organisée par S3 Odéon, un événement dédié au futur de la santé dont l’objectif est de donner au public les clés pour comprendre les (r)évolutions en cours et pour soutenir les dernières innovations.

Laurence Devillers est professeure à la Sorbonne et docteure en informatique. Cette experte en robotique mène ses recherches au CNRS sur la communication entre l’Homme et la Machine, le traitement automatique de la parole et la détection des émotions dans les interactions. Elle est membre exécutif de l’Association for the Advancement of Affective Computing, qui regroupe des chercheurs du monde entier dans le champ de l’informatique affective et de la relation Homme/Machine. Elle est à l’origine du projet inédit Romeo 2 : il s’agit d’un robot, assistant médicalisé, qui sert à rompre la solitude entre les seniors et les familles qui ne peuvent se rendre dans les centres spécialisés.

Source : s3odeon.fr

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Un café en fin de journée retarde de 40 minutes le cycle du sommeil

C’est la première fois qu’une étude révèle dans quelle mesure la caféine absorbée le soir retarde l’horloge circadienne interne, qui nous signale le moment de dormir et de se réveiller au niveau cellulaire.

« C’est la première étude qui montre que la caféine, la substance psychoactive la plus utilisée dans le monde, agit sur l’horloge circadienne humaine », explique Kenneth Wright, professeur de physiologie à l’Université du Colorado à Boulder, principal co-auteur de ces travaux parus dans la revue scientifique américaine Science Translational Medicine.

« Cette recherche fournit de nouveaux éclairages fascinants sur les effets de la caféine sur la physiologie humaine », estime-t-il.

Pour ces travaux, les chercheurs ont recruté cinq personnes, trois femmes et deux hommes, qui ont été soumis à différentes expériences avec la caféine pendant 49 jours au laboratoire du sommeil et de chronobiologie de l’Université du Colorado, dirigé par le professeur Wright.

Les participants ont été soumis à quatre situations combinant différentes luminosités et doses de caféine.

Ainsi les sujets ont été placés dans une ambiance de faible luminosité et ont pris un comprimé de 200 milligrammes de caféine ajusté selon leur poids. Ils ont aussi été soumis à une lumière vive et ont pris un placebo ou un comprimé de caféine.

Les chercheurs ont prélevé des échantillons de salive testés périodiquement pour mesurer les niveaux de mélatonine, une hormone secrétée par la glande pinéale pour induire le sommeil.

Notre horloge centrale se règle selon l’intensité de la lumière et coordonne les horloges cellulaires dans tout l’organisme, expliquent les scientifiques.

Durant le cycle circadien de 24 heures, les niveaux de mélatonine dans le sang augmentent pour signaler le début de la période biologique de sommeil avant de diminuer au lever du jour pour signaler le commencement de l’éveil.

Les participants de l’étude qui ont pris un comprimé de caféine avec une faible luminosité ambiante ont connu un retard d’environ 40 minutes dans le début de la phase de sommeil de leur rythme circadien par rapport à ceux ayant absorbé un placebo.

Le délai provoqué par la dose de caféine était environ de moitié celui induit par une exposition de trois heures à une lumière vive au moment de se coucher.

L’étude a aussi montré qu’une forte luminosité, seule et combinée à de la caféine, provoquait un retard du cycle circadien chez les sujets de 85 minutes et 105 minutes respectivement.

Selon ces chercheurs les résultats de cette recherche pourraient aider les voyageurs à mieux s’adapter au décalage horaire selon les moments où ils prennent de la caféine.

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Lunettes connectées : la réalité augmentée débarque au travail

En mars 2015, Google admettait avoir échoué dans son projet de Google Glass grand public – les lunettes étaient trop chères (1.500 dollars), et leur côté trop invasif a été mal accepté par certains. Cinq mois plus tard, l’entreprise a pourtant relancé, discrètement, ses lunettes connectée. Mais pour les entreprises.

Google fait en effet le pari que ses lunettes seront utilisées ailleurs – dans la médecine et la chirurgie, dans la maintenance industrielle et dans le secteur de l’énergie. La firme prévoit d’en vendre 10 millions d’exemplaire par an, d’ici à 2018, dans le secteur de l’entreprise. A croire qu’un jour, nous serons tous munis de lunettes connectées au travail.

Chirurgiens 2.0 et contrôleurs augmentés

A commencer par la restauration rapide. La chaîne de restaurants KFC fait figure de pionnier : certains de ses employés sont désormais formés à l’aide de Google Glass, qui leur montrent, étape par étape, comment faire un sandwich, ou comment éteindre une friteuse. Résultat : une formation plus rapide, et un coût de formation qui devrait être réduit d’une dizaines de millions d’euros – si la technique était déployée dans les 8000 restaurants de l’entreprise. Dans les pas de KFC, la chaîne Taco Bell prévoit aussi d’utiliser les Google Glass pour former ses employés.

Les Google Glass sont aussi en passe de devenir le nouveau gadget des chirurgiens, dans le cadre de la télémédecine. Ainsi, dans les hôpitaux suisses et américains, des chirurgiens filment déjà leurs interventions grâce à des Google Glass. A l’autre bout du monde, d’autres médecins, ou des étudiants, tous munis de lunettes connectées, assistent aux opérations en direct. Pendant que le chirurgien saisit un scalpel, défile sous les yeux du chirurgien débutant, un message s’affiche : “incision imminente”. Les confrères du spécialiste, plus chevronnés, peuvent, eux, donner des conseils et assister leur collègue.

Du côté des transports, les Google Glass pourraient donner naissance à des “contrôleurs augmentés”. A la SNCF, un projet (testé durant l’automne 2014) devrait être généralisé : l’utilisation par les agents iDTGV, de lunettes connectées pour valider les billets de train et identifier les passagers. Pratique pour valider les billets de train et pour identifier les passagers : il suffit en effet de “scanner le ticket” en le regardant. Puis apparaissent devant les yeux, le nom de l’usager, son numéro de siège, et son anniversaire.

Banquiers et policiers robocop

Les Google Glass sont aussi le nouveau graal des conseillers bancaires. La Banque populaire teste ainsi une application pour ses conseillers dans l’Ouest de la France. Munis de Google Glass, ces derniers accueillent les clients en voyant s’afficher sur leurs écrans des informations personnalisées (identité, comptes ou dernière visite). Il s’agit ainsi de reconnaître plus rapidement les clients, afin de « personnaliser davantage la relation ». Les lunettes s’adaptent ensuite aux demandes. Dans le cas de l’achat d’une voiture d’occasion, la cote de l’Argus sera immédiatement indiquée au conseiller, puis les lunettes calculeront un taux de crédit. Enfin, le conseiller verra s’afficher des propositions de contrats d’assurance.

Reste la police et les pompiers, qui font déjà, partout dans le monde, usage des Google Glass lors de leurs actions de terrain. Les policiers de Dubaï et de New-York portent ainsi les lunettes connectées de Google pour enquêter : grâce aux Glass, ils peuvent contrôler les plaques d’immatriculation, comparer des noms et des visages de suspects dans une base de données, consulter rapidement un casier judiciaire (par exemple, lors d’une garde à vue), ou filmer une arrestation. Des applications de reconnaissance faciale (FaceRec, NameTag) ou vocale pourraient même, un jour, leur permettre d’identifier le visage ou la voix d’un individu – mais Google s’oppose pour l’instant à l’utilisation de telles applications.

Chez les pompiers, les Google Glass ont été testées (avec succès) par un américain, Patrick Jackson. Développeur amateur, ce soldat du feu a imaginé une application qui permet d’accéder aux plans d’une maison, ou encore de repérer les bornes à incendie les plus proches lors d’une intervention.

Chantiers BTP intelligents

Mais Google n’est pas le seul à se lancer dans ce domaine. La réalité augmentée et la réalité virtuelle intéressent de nombreuses autres sociétés, qui proposent leurs créations à d’autres secteurs de l’industrie.

Ainsi, dans le BTP, Atheer a conçu des casques de sécurité à réalité augmentée, qui permettent de visualiser des plans de construction, ou d’envoyer des mails aux collègues. La startup californienne Daqri a aussi conçu un mélange de lunettes connectées et de casques de chantier – le “Smart Helmet”, qui affiche en direct des informations utiles à l’ouvrier. Pour mieux travailler (grâce à des plans de construction en 3D, à la vidéo et à l’envoi d’e-mails), et pour préserver sa sécurité, grâce à la vision à 360 degrés.

De son côté, Mitsubishi Electric teste une application de réalité augmentée, conçue par Metaio, sur les lunettes “intelligentes” Moverio, d’Epson. Grâce à cette appli, les techniciens chargés de la maintenance des climatisations sont assistés en temps réel par leurs lunettes, lors de leurs interventions. Sur leur écran, s’affichent ainsi des représentations 3D (des flèches virtuelles et des pictogrammes) qui les aident par exemple à retirer un ventilateur, ou à le réparer.

Enfin, la réalité augmentée profite déjà à l’aviation civile. Ainsi, des constructeurs testent-ils des lunettes connectées pour les agents de maintenance des avions. A Londres, Virgin Atlantic a ainsi équipé, le temps d’un test, ses techniciens de lunettes Sony SmartEyeglass. Objectif : améliorer la communication et la collaboration en temps réel entre les équipes de mécaniciens et les agents de maintenance, notamment grâce au partage de photos et de vidéos, lors d’une réparation.

Des “supers” pilotes d’avion

A noter que Virgin Atlantic a aussi équipé, à London Heathrow, son personnel chargé des passagers “Upper class”, de Google Glass. La compagnie aérienne a ainsi testé l’utilisation par ses employés de fonctions permettant de commencer l’enregistrement des voyageurs Business dès leur sortie de leur véhicule, de leur fournir les dernières informations sur le vol, la météo, ou des renseignements sur leur destination. Pour un service encore plus personnalisé, les salariés devraient pouvoir consulter, dans un futur proche, des informations sur les préférences culinaires et les régimes des passagers.

Mais les lunettes de réalité augmentée peuvent aussi être utilisées par les pilotes de ligne. Ainsi, une application pour Google Glass et Epson Moverio, “Aero Glass” (encore en mode bêta test) devrait bientôt permettre aux pilotes de visualiser la topographie, les reliefs et les couloirs de navigation. L’application devrait leur permettre de disposer d’informations sur le trafic aérien et sur la météo. En outre, ils pourront aussi consulter les documents de leurs aéronefs sans quitter leur “route” des yeux, et détecter des obstacles.

Par Fabien Soyez

L’informatique au service de la protection des véhicules automobiles

Les véhicules automobiles occupent une place prépondérante dans la révolution numérique du fait de l’implication des UCE dans leur fonctionnement. Ces unités peuvent améliorer la sécurité de la conduite sur la route, appeler automatiquement les urgences en cas de besoin et guider les conducteurs à leur destination. Aujourd’hui, les automobiles en comportent couramment une centaine. « L’informatique a été l’un des plus grands facteurs d’innovation dans l’automobile » indique Christoph Krauß du Fraunhofer STI.

Son sujet d’étude se concentre sur la sécurité informatique des véhicules. « Les automobiles fonctionnaient jusqu’alors comme des systèmes fermés, mais les interfaces informatiques d’aujourd’hui les rendent davantage vulnérables aux attaques externes » ajoute-t-il. Par exemple, les hackers peuvent intercepter des informations personnelles, le kilométrage des véhicules peut être trafiqué, le système de sécurité anti-démarrage leurré… Alors que la technologie continue de progresser, il devient de plus en plus important d’améliorer la sécurité informatique des véhicules.

M. Krauß et ses collaborateurs ont conçu une solution qui comporte des modules de sécurisation du hardware (MSH) pour la protection des composants électroniques. Le fonctionnement de ces modules repose sur la dernière version du « Trusted Platform Module » (TPM 2.0) [1], un standard international, sous licence libre, développé par le Trusted Computing Group. La majorité des industries informatiques de pointe est membre de ce consortium et a concouru à la conception de cet outil. Pour sa part, l’Institut Fraunhofer STI a apporté son expertise en solutions de sécurité du hardware. « Notre outil est une plateforme de logiciels pour le développement d’UCE sécurisées et se base sur TPM 2.0. Il permet de simuler l’utilisation d’éléments d’UCE essentiels pour un véhicule, avant leur implémentation », indique le chef de projet Andreas Fuchs. « Des informations importantes sont fournies aux constructeurs pendant la période de développement et ils peuvent repenser, le cas échéant, les scénarios d’utilisation de ces composants. C’est utile pour eux puisqu’ils ne peuvent accéder complètement aux MSH, pour des raisons de sécurité ». Selon le M. Krauß : « Le rôle de l’outil MSH est d’entrer en communication avec le hardware et de vérifier que les fonctions de sécurité sont bien actives pour une UCE donnée ». Le MSH peut donc détecter les attaques : « Si le système d’aide au stationnement est manipulé, l’UCE du système va entraîner préventivement le blocage du véhicule. »

L’outil MSH développé par le Fraunhofer STI a déjà été intégré à un démonstrateur pour la prévention des extractions non-autorisées de données des constructeurs et des données privées des utilisateurs.

Démonstrateur protégeant les données des fabricants et des utilisateurs en prévenant les extractions non-autorisées. ©Frauhnofer STI
La plateforme peut, à terme, être également utilisée dans d’autres secteurs (par exemple pour la sécurité des sites d’implantations industrielles et pour l’internet des objets).

Source : diplomatie.gouv

Manager en mode Google

De la confiance. Telle est la clé. Larry Page et Sergueï Brin, fondateurs de Google, ont développé un mode de fonctionnement qui valorise l’ingénieur, qu’il soit manager ou non. Leur objectif est de minimiser le turn-over de leurs équipes, donc de participer à l’épanouissement de leurs troupes.  Pour cela, les chefs ont pris le pari de responsabiliser les ingénieurs en épurant au maximum la hiérarchie. En 2002, ils ont même testé l’absence totale de niveau mais se sont vite rendu compte qu’un manager rendait quand même bien des services : encadrement des hommes, gestion globale des projets, aide à l’organisation, note de frais, gestion des conflits… Autant de tâches courantes nécessaires. Larry et Sergueï ont donc réintroduit les ingénieurs manager mais en plaçant un grand nombre d’ingénieurs sous leur responsabilité. Avec au moins une dizaine d’individus à gérer, ces managers sont contraints de ne pas trop s’immiscer dans le quotidien des ingénieurs tout en assurant la coordination des efforts. Idéal pour que l’ingénieur garde sa liberté tout en ayant un référent. Cette approche valorisant l’expertise technique à l’exercice de l’autorité est très appréciée et participe de la popularité de Google.

 De plus, les dirigeants ont poussé à l’extrême le concept de la confiance en leurs ingénieurs en leur laissant 20% de leur temps de travail libre pour leurs projets personnels.C’est le principe de Pareto. Ainsi, les employés passent 4/5 à œuvrer pour Google exclusivement mais profitent d’1/5 de temps à explorer des thématiques qu’ils apprécient particulièrement. Evidemment, on peut penser que Google mise sur la récupération d’une partie de ces travaux, mais cela conforte un peu plus l’esprit « corporate », l’employé s’investissant d’autant plus dans son travail que son employeur le chouchoute. C’est d’ailleurs sur ce temps libre qu’ont émergés les idées de Gmail ou encore d’Adsense.

Google a d’ailleurs beaucoup travaillé sur l’environnement de travail en proposant des avantages en nature exceptionnels. Ainsi, Google nourrit gratuitement son personnel qui bénéficie d’une restauration à volonté. Ce seul avantage coûte plusieurs dizaines de millions de dollars. Google permet aussi de dormir sur place et d’amener son animal de compagnie.

Enfin, les Googlers sont les salariés les mieux payés au monde avec un salaire moyen mensuel de 10600 $. Un avantage qui se répercute sur la famille des employés qui bénéficie d’une « prestation décès » :en cas de mort, Google continue à verser la moitié du salaire au conjoint survivant.

On comprend pourquoi Google est l’entreprise la plus désirable au monde.

Par Audrey Loubens

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Alimentation : besoin ou plaisir, un équilibre fragile entre deux voies nerveuses

Le comportement alimentaire est régulé par différentes voies nerveuses et le fait de manger est ainsi contrôlé à la fois par les besoins énergétiques de l’organisme mais aussi par le plaisir associé à la nourriture. Dans le contexte actuel où les nourritures riches sont de plus en plus présentes dans nos régimes alimentaires et où les pathologies comme l’obésité, le diabète et les maladies cardio-vasculaires sont en pleine expansion, il est important de comprendre dans quelle mesure ces différents circuits nerveux sont impliqués et connectés entre eux. Connaître les contributions respectives du circuit qui maintient l’équilibre énergétique et du circuit de la récompense (ou du plaisir) permettrait de développer des traitements plus efficaces contre ces maladies.

Une équipe de recherche s’est intéressée à un groupe de neurones de l’hypothalamus, baptisés NPY/AgRP,  connus pour leur rôle dans la prise alimentaire. Ces neurones font partie du circuit qui maintient l’équilibre énergétique : ils promeuvent la prise alimentaire lorsqu’ils sont activés, en cas de jeûne ou d’hypoglycémie par exemple. Ils ont donc jusqu’ici été considérés comme des cibles de choix pour la mise au point de traitements contre l’obésité. En étudiant des souris privées de ces neurones, les chercheurs ont démontré que ceux-ci sont essentiels pour déclencher la prise alimentaire lorsque la nourriture n’a pas de valeur hédonique forte et constitue simplement une réponse aux besoins métaboliques. En revanche, ils contribuent moins à la prise alimentaire lorsque la nourriture est très appétente, riche en graisses et en sucres.

En effet, lorsque ces neurones sont absents ou inhibés, les souris consomment moins la nourriture standard, même après un jeûne. A l’inverse, elles vont se nourrir normalement si on leur présente des aliments riches en graisses et en sucres. Une série d’expériences a montré que, lorsque l’activité des neurones NPY/AgRP est compromise, l’hormone qui les stimulait va activer à la place des neurones impliqués dans le circuit de la récompense. Cette voie nerveuse fonctionnant à la dopamine prend donc le relai et dirige le comportement alimentaire. Il en résulte une façon de se nourrir perturbée, déconnecté des besoins énergétiques de l’organisme et essentiellement dépendante du plaisir provoqué par les aliments.

Les souris étudiées consomment alors les aliments gras et sucrés en plus grande quantité et prennent du poids. Leur comportement alimentaire est aussi beaucoup plus sensible aux facteurs extérieurs comme le stress. Dans l’ensemble elles constituent un bon modèle de ce que les anglophones appellent le « comfort feeding » ou le fait de manger pour se réconforter.

Dans le cas des souris de cette étude, l’activité des neurones NPY/AgRP est altérée suite à une intervention génétique mais une exposition continue à des nourritures riches pourrait avoir des conséquences similaires en induisant une désensibilisation de ces neurones au profit d’un contrôle par le circuit nerveux de la récompense. Les habitudes alimentaires qui en résultent, dissociées du métabolisme, contribuent à l’établissement de troubles de type compulsif et favorisent le développement de l’obésité. Ces résultats apportent donc un éclairage nouveau sur le rôle des neurones NPY/AgRP dans le maintien de l’équilibre énergétique. Ils indiquent également qu’agir au niveau pharmacologique sur ces neurones pour traiter l’hyperphagie pourrait se révèler contre-productif.

 

© Serge Luquet
La prise alimentaire est régie par plusieurs réseaux neuronaux :

  • le circuit de contrôle de la prise alimentaire en réponse aux besoins énergétiques de l’organisme (en bleu) comprend le noyau paraventriculaire (PVN), l’hypothalamus latéral (LH), le noyau du tractus solitaire (NTS) et le noyau arqué (Arc). Les neurones d’Arc s’activent lorsque les niveaux d’énergie sont bas et sécrètent deux molécules (NPY et AgRP) afin de promouvoir la prise alimentaire.
  • le circuit lié au « plaisir » associé à la nourriture (en rose) comprend l’aire tegmentale ventrale (VTA), siège des neurones dopaminergiques, le striatum et le noyau accumbens (Nacc). La libération de dopamine dans le circuit de récompense va promouvoir la prise de nourriture riche en graisses et sucres.

Lorsque l’activité des neurones NPY/AgRP est compromise, le contrôle de la prise alimentaire devient majoritairement tributaire du circuit de récompense. Le comportement alimentaire est alors moins lié aux besoins métaboliques et plus dépendant de facteurs environnementaux tels le stress ou les propriétés gustatives de la nourriture.

 

Références :
Palatability can drive feeding independent of AgRP neurons ; R. G. P. Denis, A. Joly-Amado, E. Webber, F. Langlet, M. Schaeffer, S. Padilla, C. Cansell, B. Dehouck, J. Castel, A-S. Delbès, S. Martinez, A. Lacombe, C. Rouch, N. Kassis, J-A. Fehrentz, J. Martinez, P. Verdié, T. S. Hnasko, R. D. Palmiter, M. J. Krashes, A. D. Güler, C. Magnan et S. Luquet ; Cell Metabolism ; 13 août 2015.

Source : cnrs

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Planètes : les « Jupiters chauds » se seraient formés très rapidement

Dans le système solaire, les planètes rocheuses, comme la Terre et Mars, occupent les régions proches du Soleil, alors que les planètes géantes et gazeuses, comme Jupiter ou Saturne, sont plus éloignées. D’où la surprise de Michel Mayor et Didier Queloz lorsqu’ils découvrent, il y a exactement vingt ans, la toute première exoplanète : celle-ci est en effet une planète géante gazeuse similaire à Jupiter, mais tournant autour de son étoile vingt fois plus près que la Terre autour du Soleil.

Depuis, les astronomes ont montré que ces futurs « Jupiters chauds » se forment en périphérie du disque protoplanétaire, le nuage qui donne naissance à l’étoile centrale et aux planètes environnantes, avant de migrer à l’intérieur. C’est lorsqu’elles se rapprochent ensuite au plus près de leur étoile que ces planètes géantes gazeuses se réchauffent et deviennent des Jupiters chauds – au contraire de notre Jupiter, planète géante « froide », environ 5 fois plus éloignée du Soleil que la Terre. Mais quand ces Jupiter chauds se rapprochent-ils de leur étoile ? Les astronomes imaginaient jusqu’ici deux théories possibles : ce processus peut se produire dans une phase très précoce, alors que les jeunes planètes s’alimentent encore au sein du disque originel, ou bien plus tardivement, une fois que de nombreuses planètes ont été formées et interagissent en une chorégraphie si instable que certaines d’entre elles se retrouvent propulsées au voisinage immédiat de l’étoile centrale.

Une équipe internationale d’astrophysiciens, comprenant plusieurs chercheurs français et menée par Jean-François Donati, de l’Institut de recherche en astrophysique et planétologie (IRAP, CNRS/Université Toulouse III-Paul Sabatier), viendrait de montrer que le premier scénario était une réalité. Avec ESPaDOnS, le spectropolarimètre construit par les équipes de l’IRAP pour le télescope Canada-France-Hawaï (CFHT), ils ont observé des étoiles en formation au sein d’une pouponnière stellaire située à environ 450 années-lumière de la Terre, dans la constellation du Taureau. L’une d’elles, V830 Tau, montre des signatures similaires à celles causées par une planète 1.4 fois plus massive que Jupiter, mais sur une orbite 15 fois plus proche de l’étoile que la Terre ne l’est du Soleil. Cette découverte suggère que les Jupiters chauds peuvent être extrêmement jeunes et potentiellement bien plus fréquents autour des étoiles en formation qu’au voisinage d’étoiles adultes comme le Soleil.

Les étoiles jeunes abritent des trésors d’information sur la formation des planètes. Leur activité et leur champ magnétique très intenses les couvrent de taches des centaines de fois plus grosses que celles du Soleil. Elles engendrent donc dans leur spectre des perturbations d’amplitude bien plus importantes que celles causées par des planètes qui deviennent du coup beaucoup plus difficiles à détecter, même dans le cas des Jupiters chauds. Pour aborder ce problème, l’équipe a entrepris le programme d’observation MaTYSSE dans le but de cartographier la surface de ces étoiles et de détecter d’éventuels Jupiters chauds.

En suivant ces étoiles au cours de leur rotation et par le biais de techniques tomographiques inspirées de l’imagerie médicale, il est possible de reconstruire la distribution des taches sombres et brillantes, ainsi que la topologie du champ magnétique, à la surface des étoiles jeunes. Cette modélisation rend également possible la correction des effets perturbateurs de l’activité et la détection d’éventuels Jupiters chauds. Dans le cas de V830 Tau, les auteurs sont parvenus à découvrir, grâce à cette nouvelle technique, un signal enfoui suggérant la présence d’une planète géante. Même si de nouvelles données sont nécessaires pour valider la détection, ce premier résultat prometteur démontre clairement que la méthode proposée peut nous fournir les clés de l’énigme de la formation des Jupiters chauds.

SPIRou, le nouvel instrument que les équipes de l’IRAP construisent en ce moment pour le TCFH et dont la première lumière est prévue pour 2017, permettra de repousser encore les limites de la méthode, grâce à sa capacité à observer dans l’infrarouge – domaine dans lequel les étoiles jeunes sont beaucoup plus brillantes. Grâce à lui, la formation des étoiles et des planètes pourra être explorée encore plus finement.

© ESO / APEX
Formation des étoiles et des planètes au sein de la pouponnière stellaire de la constellation du
Taureau, telle que révélée par le télescope APEX au Chili.

© NASA / JPL
Vue d’artiste d’une planète géante en formation dans le disque d’une étoile jeune.

Animations des taches, planète et champ magnétique de l’étoile jeune V830 Tau, tels que reconstruits à partir des observations ESPaDOnS :

Source : cnrs

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L’océan Antarctique absorbe de nouveau plus de CO2, bonne nouvelle pour le climat

Les océans absorbent environ un quart des émissions carboniques provenant de la combustion du charbon et du pétrole, dont 40% pour l’océan Austral, ce qui réduit le réchauffement du climat, précisent ces chercheurs dont la découverte est publiée jeudi dans la revue américaine Science.

« L’océan entourant l’Antarctique capte nettement plus de CO2 qu’il n’en libère, retirant notamment une grande partie de ce gaz émis dans l’atmosphère par les activités humaines comme la combustion des énergies fossiles », explique la Dr Dorothee Bakker de la faculté des sciences environnementales de l’Université britannique d’East Anglia, une des auteurs.

« Cela contribue à freiner l’accroissement du CO2 dans l’atmosphère et à ralentir le changement climatique », ajoute-t-elle.

Elle rappelle que des recherches effectuées il y a une dizaine d’années montraient que les quantités de CO2 absorbées par l’océan Austral n’avaient pas augmenté depuis la fin des années 1980, faisant craindre que cet important puits de carbone pourrait commencer à se saturer.

Selon ces études, l’océan Antarctique avait perdu 30% de sa capacité à capturer le CO2, ce qu’ils expliquaient par des vents plus forts qui faisaient remonter à la surface des eaux chargées en carbone.

Ces nouveaux travaux, menés par une équipe internationale dirigée par le professeur Nicolas Gruber de l’Université ETH de Zurich, montrent que ce phénomène s’est inversé vers 2002, permettant à l’océan Austral de retrouver sa capacité initiale à absorber le CO2.

Ces scientifiques ont attribué ce changement à une combinaison de facteurs, dont surtout une baisse de la température à la surface et à un changement de la circulation des courants océaniques qui ont maintenu les eaux riches en CO2 en profondeur.

« Nous avons été surpris de constater des variations aussi importantes dans les quantités nettes de carbone capturées par l’océan », souligne le professeur Gruber.

Ces chercheurs ont analysé les mesures de CO2 à la surface de l’océan pendant une période de trente ans à compter de 1982. Ils ont comparé ces données avec les mesures de CO2 dans l’atmosphère faites par des satellites.

Cette recherche montre que le potentiel d’absorption du CO2 de l’océan Antarctique fluctue beaucoup plus au cours du temps que les scientifiques ne le pensaient.

« Mais notre modélisation statistique ne peut pas prédire l’évolution du potentiel de l’océan à absorber le carbone. Il est de ce fait essentiel de continuer à mesurer les concentrations de CO2 à la surface de l’océan Austral », souligne Peter Landschützer de l’Université de Zurich, un autre co-auteur de l’étude.

Ces scientifiques jugent également que cet apport important de CO2 dans l’océan ne pose probablement pas de risque accru d’acidification, une menace sérieuse pour la faune, car la plupart de ce carbone est rapidement transporté dans les profondeurs océaniques.

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Interdiction des sacs plastiques: décret imminent, les stocks ne seront pas distribués (Royal)

Ce décret, en application de la Loi de transition énergétique, « sera envoyé lundi au Conseil d’Etat donc sera publié très rapidement », a déclaré la ministre de l’Ecologie à Bordeaux, où elle était invitée du festival « Ocean Climax » de la Fondation Surfrider, militant pour la protection des océans.

« Parfaire ce décret a été dur, jusqu’au dernier moment », a souligné Mme Royal, affirmant qu’il y a eu « toute une pression pour pouvoir utiliser les stocks existants » de sacs. « Les grands distributeurs ont demandé l’autorisation d’utiliser les stocks. Il n’en est pas question, ce serait contraire à l’esprit de la loi (…) donc les stocks ne pourront pas continuer d’être distribués aux caisses », a-t-elle ajouté.

« A partir du 1er janvier 2016, il n’y aura plus aux caisses de sacs plastiques à usage unique, qui portent gravement atteinte aux écosystèmes de l’eau et des océans ».

« Il y a 17 milliards de sacs plastiques à usage unique consommés chaque année en Europe. Et 8 milliards de sacs sont abandonnés chaque année dans la nature, au niveau européen », a-t-elle rappelé dans son intervention à Surfrider, aux côtés de l’astrophysicien Hubert Reeves, et du paléoanthropologue Pascal Picq notamment.

Le décret sur l’interdiction des sacs plastiques à usage unique, que l’Assemblée avait votée en octobre dernier, prévoit que ces sacs de caisse devront disparaître au 1er janvier 2016 au profit des sacs réutilisables, plus épais, et que les sacs « fruits et légumes » à usage unique devront disparaître au 1er janvier 2017.

Sur 300 millions de tonnes de plastique produites par an dans le monde, 10% finissent dans l’océan, a souligné Mme Royal, rappelant l’existence de « cinq continents de plastique » dans les océans, dont le 7e continent dans le Pacifique nord, trois fois la taille de la France.

Pour Mme Royal, l’interdiction des sacs à usage unique « va permettre de développer des industries de fabrication de sacs bio-dégradables et créer des emplois » en France, au lieu d’importer, comme le sont 80% des sacs plastiques consommés en France, quasi intégralement en provenance d’Asie.

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Un robot humanoïde capable de transmettre des connaissances entre les équipages de stations spatiales

Cette avancée technologique pourra notamment être utilisée pour les opérations sur la Station spatiale internationale où le robot, seul membre permanent de la station, serait le trait d’union pour le partage des connaissances entre les différents équipages, renouvelés tous les six mois. Ces résultats seront présentés au 24e Symposium international IEEE sur les robots et la communication interactive humaine, le 3 septembre 2015 à Kobe, au Japon.
La culture humaine se compose de connaissances acquises par l’expérience partagée de la société. La transmission culturelle permet aux nouveaux membres de la société d’apprendre rapidement de cette expérience accumulée. Pour qu’un robot appréhende le comportement coopératif, nécessaire à la transmission culturelle des connaissances, des chercheurs ont créé un système grâce auquel un agent humain peut enseigner à l’humanoïde Nao de nouvelles actions par démonstration physique (en plaçant les membres du robot dans la bonne position), par imitation visuelle (via un système Kinect) ou par commande vocale. Ces actions individuelles sont ensuite rassemblées en procédures et stockées dans la mémoire autobiographique du robot, développée par les chercheurs, afin qu’il puisse les restituer si nécessaire à d’autres agents humains.

Les chercheurs ont développé ce système de mémoire autobiographique pour répondre au défi de la coopération entre les hommes et les robots, de plus en plus une réalité notamment dans le domaine spatiale, l’humanoïde Robonaut 22 volant désormais de façon permanente à bord de la Station spatiale internationale. Pour tester leur système, ils ont imaginé un scénario qui pourrait se passer dans la station spatiale internationale. La transmission des informations à bord y est essentielle puisque les équipages sont renouvelés tous les six mois. Dans ce scénario, une carte électronique est endommagée. Nao joue le rôle de l’assistant du scientifique suivant ses consignes, apportant ou tenant les éléments de la carte au cours de la réparation. Grâce au souvenir de cet évènement, si cette même panne se reproduit, le robot pourra montrer à un nouveau membre de l’équipage, via un système vidéo, la réparation qui avait déjà été réalisée. Il pourra également répondre à des questions sur l’évènement précédent tout en aidant à la nouvelle réparation. Si une panne légèrement différente se produit, le robot pourra partager son expertise sur les défaillances de ce type tout en enregistrant les tâches à mener pour résoudre ce nouveau problème et les transmettre aux scientifiques de l’équipage suivant.

Ces résultats démontrent la faisabilité de ce système et indiquent que de tels robots humanoïdes constituent une solution potentielle pour l’accumulation et le transfert de connaissances. Les chercheurs souhaitent désormais tester leur robot Nao dans les conditions réelles des opérations spatiales, en gravité zéro, mais aussi développer un autre domaine d’application, l’assistance aux personnes âgées, le robot jouant cette fois-ci le rôle d’un aide-mémoire personnel.

Pour découvrir le robot Nao en train d’apprendre à réparer la carte électronique : 

 

© Inserm/Patrice Latron
Peter Ford Dominey et le robot Nao, étude de la cognition robotique développementale. Au lieu d’employer des plans préétablis, le robot peut apprendre en temps réel par interaction directe avec un humain

 

© Inserm/Patrice Latron
Peter Ford Dominey et le robot Nao, étude de la cognition robotique développementale. Au lieu d’employer des plans préétablis, le robot peut apprendre en temps réel par interaction directe avec un humain

Source : cnrs

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La centrale nucléaire de Fessenheim fermera en 2018 (Ségolène Royal)

« Il y a l’application de la loi, c’est assez simple maintenant puisque effectivement il y a un plafonnement de la production d’énergie nucléaire », a relevé la ministre, en marge d’une visite à Strasbourg.

« Ce qui veut dire que quand Flamanville ouvrira, Fessenheim devra fermer. Donc, Flamanville va ouvrir d’ici à 2018. Et donc en effet, Fessenheim devra fermer », a-t-elle admis.

Elle a par ailleurs jugé « sans fondement » le chiffre de 5 milliards d’euros d’indemnités qu’EDF pourrait réclamer à l’Etat au titre de la fermeture de la centrale, en réponse à une question des journalistes en ce sens. « Aucune évaluation » n’a été réalisée à ce jour, a-t-elle affirmé.

La semaine dernière, l’électricien français EDF avait repoussé au quatrième trimestre 2018 le démarrage de l’EPR de Flamanville (Manche), alors que plusieurs anomalies techniques ont été révélées ces derniers mois.

C’est la quatrième fois qu’EDF repousse la mise en service du réacteur de 3e génération, l’un des plus puissants du monde (1.650 mégawatts), qui devait initialement être livré en 2012 pour un budget de 3,3 milliards d’euros.

Le président de la République avait renouvelé en mars sa promesse d’engager la fermeture de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin) « à l’horizon de la fin du quinquennat », c’est-à-dire en 2017.

Mise en service en 1977 avec deux réacteurs de 900 mégawatts chacun, Fessenheim est la doyenne des centrales nucléaires françaises.

lg-yo/jlc/bir

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Les perfluoroalkylées (PFAS) passent dans le lait maternel

Philippe Grandjean, expert en santé environnemental à la Harvard T.H. Chan School of public health ne cache pas son inquiétude. L’étude qu’il a menée sur une cohorte de 81 enfants nés sur les îles Féroé entre 1997 et 2000 montre une contamination aux produits chimiques directement liée au fait que les mères allaitent leur bébé. Un paradoxe car l’allaitement au sein est censée être la meilleure alimentation pour un bébé. Pourtant, d’après ses travaux, les enfants nourris exclusivement au sein présentent un taux de substances perfluoroalkylées (PFAS) supérieur de 20 à 30% par rapport aux autres enfants. Ce taux anormalement élevé est causé par ces mêmes substances qui sont présentes dans le corps de la mère et migrent dans le lait en se fixant sur ses protéines. En nourrissant leur enfant au sein, les mères transmettent aussi les PFAS. Or, si l’impact des ces produits chimiques sur des bébés reste inconnu, ils sont suspectés de provoquer des perturbations endocriniennes et de favoriser l’apparition de cancers chez les adultes.
La problématique des substances chimiques contaminant les jeunes enfants par le biais du lait maternel est malheureusement connue. Notamment chez les mères surexposées, que cela soit par leur métier ou par leurs habitudes alimentaires par exemple. C’est pour cela que l’on conseille aux femmes enceintes et mamans allaitantes de limiter leur consommation de poisson pour se protéger des métaux lourds comme le mercure, d’éviter les dentifrices et eaux trop fluorées et bien sûr d’être vigilantes sur la consommation de médicaments.
La bonne nouvelle concernant cette étude est que le taux de PFAS revient à la « normal » dès la fin de l’allaitement, la contamination n’étant que ponctuelle. Enfin, les bienfaits d’un allaitement au sein restent nettement supérieurs aux dangers représentés par les PFAS.

Par Audrey Loubens

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Une substance aromatisante considérée comme préoccupante pour la santé

En 2002, une évaluation internationale avait été réalisée sur le périllaldéhyde utilisé en tant qu’arôme alimentaire et elle avait conclu qu’ « il  ne constituait pas un problème de sécurité aux niveaux actuels de consommation ». En 2008, la Commission européenne a invité l’EFSA à réévaluer cette substance dans le cadre de l’évaluation systématique de tous les arômes alimentaires autorisés dans l’UE.

L’industrie des arômes a pour la première fois soumis des données sur cette substance en 2012, à la suite de la demande faite par l’EFSA. En 2013, les experts de l’EFSA avaient alors conclu que la substance était potentiellement génotoxique et ils avaient sollicité une étude complémentaire qui leur permettrait de déterminer ses effets potentiels sur le foie et l’estomac. C’est cette nouvelle étude soumise en 2014 qui fait l’objet du présent avis scientifique, dans lequel l’EFSA conclut que le périllaldéhyde induit des dommages à l’ADN dans le foie. Les experts de l’EFSA ont toutefois noté que les données de contrôle historiques (à savoir les données concernant les animaux d’essai non exposés à la substance spécifique examinée) du laboratoire qui a effectué ce test présentaient quelques faiblesses.

Dans le cadre du système de l’UE conçu pour évaluer les arômes, le périllaldéhyde constitue aussi la substance de référence d’un groupe d’arômes, utilisée pour évaluer neuf autres substances chimiques structurellement similaires connues collectivement comme « aldéhydes alicycliques ». Par conséquent, les experts de l’EFSA indiquent qu’il existe donc aussi un problème de sécurité potentiel pour ces autres substances, à moins que d’autres éléments ne viennent prouver le contraire.

On trouve le périllaldéhyde à l’état naturel dans la peau des agrumes. On le produit en quantités limitées pour l’ajouter à certains aliments cuits, à des crèmes-desserts, des produits à base de viande et des boissons alcoolisées ou non-alcoolisées de façon à apporter un parfum piquant d’agrumes et un goût hespéridé, boisé et épicé.

Les gestionnaires de risques de l’UE examineront comment utiliser au mieux l’avis scientifique de l’EFSA pour envisager des mesures de suivi possibles.

Source : efsa

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La Russie vend pour la première fois aux enchères du gaz à l’Europe

Au total, l’entreprise publique met pour la première fois sur le marché entre lundi et mercredi 3,24 milliards de m3 de gaz répartis en 127 lots pour livraison dans le nord-ouest de l’Europe pendant l’hiver, a-t-elle précisé dans un communiqué.

Il s’agit d’un volume restreint comparé aux exportations totales du groupe, attendues à 158 milliards de m3 sur 2015. Ces opérations s’apparentant à un embryon de Bourse du gaz constituent néanmoins une évolution très symbolique pour Gazprom, très attaché à son système de contrats à long terme indexés aux cours du pétrole et contraignants en termes de volumes.

Selon lui, ces derniers apportent aux clients la sécurité des approvisionnements tout en lui permettant d’investir à long terme dans les infrastructures.

« Le marché européen du gaz change constamment et, face à ces difficultés, nous voulons tester cette nouvelle forme de commerce du gaz et voir quels avantages ils peuvent apporter au vendeur et aux acheteurs », a commenté Alexandre Medvedev, cité dans le communiqué.

Gazprom couvre près du tiers de la consommation sur le continent européen mais dans un contexte de crise ukrainienne, l’Europe cherche à réduire cette dépendance en diversifiant ses approvisionnements.

Bruxelles accuse par ailleurs l’entreprise russe d’abuser de sa position dominante, en partie en raison de la forme des contrats, et a lancé une procédure pouvant aboutir à une lourde amende.

Le marché mondial du gaz a été nettement bouleversé ces dernières années avec l’émergence du gaz de schiste et le développement du gaz naturel liquéfié (GNL), qui se traduit par une concurrence nouvelle pour l’entreprise russe.

Gazprom martèle cependant qu’à long terme, il est le seul à pouvoir répondre à la hausse attendue de la consommation de gaz en Europe à un prix compétitif.

Le groupe vient de recueillir une marque de soutien des principaux fournisseurs d’énergie européens qui se sont associés à son projet de renforcement du gazoduc Nord Stream via les fonds de la mer Baltique.

Moins de trois mois après l’annonce de ce projet, il a annoncé la semaine dernière la signature d’un pacte d’actionnaires dans ce sens avec les groupes allemands BASF et E.ON, le français Engie, l’autrichien OMV et l’anglo-néerlandais Shell.

gmo/kat/jh

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Accident nucléaire : quelle contamination alimentaire est acceptable ?

L’Europe s’interroge sur les niveaux maximaux admissibles (NMA) de contamination radioactive à autoriser en cas d’accident nucléaire. Le Parlement européen a adopté ce projet de réglement le 9 juillet dernier.

Les limites sont fixées pour 4 groupes de radionucléides – plutonium, strontium, iode et césium – et 5 catégories d’aliments – aliments pour nourrissons, lait, boissons dont eau potable, aliments de base et aliments dit mineurs. Les produits dépassant les NMA ne pourront pas être vendus ou exportés. La Commission a simplement décidé de reconduire les valeurs retenues en 1987 et établies suite à l’accident de Tchernobyl en 1986.

Les experts en charge de fixer ces niveaux sont associés au Traité Euratom, un « traité qui a pour mission statutaire le développement rapide des industries nucléaires », rappelle la CRIIRAD. Le nom de ces experts n’est pas rendu public au motif que cela pourrait « porter atteinte » à leurs « intérêts légitimes », selon la Direction générale de l’énergie.

Pour la Commission européenne, le projet garantit le respect de la limite maximale de dose efficace de 1 mSv/an. « Cette affimation est totalement fausse », estime pour sa part la CRIIRAD. « Les vérifications conduites par la CRIIRAD font apparaître des doses de l’ordre de 10 fois supérieures (et jusqu’à 100 fois pour des scénarios pénalisants) et montrent que les enfants paieront le tribut le plus élevé », affirme l’association indépendante. Face à ces constats, un amendement a proposé de réduire par 10 les limites applicables à l’ensemble des aliments solides et mineurs. Il a été rejeté lors du vote au Parlement par 68 % des votants.

Une contamination largement sous-estimée

La CRIIRAD a analysé le rapport scientifique, daté de 1998, qui valide le choix des NMA. « L’analyse critique a permis à la CRIIRAD d’identifier toute une série d’erreurs, d’incohérences et d’irrégularités » qui vont « toutes dans le même sens : minimiser les risques et aboutir à la fixation de limites de contamination excessivement élevées ».

Notamment, les NMA ont été définis pour l’impact d’un accident lointain, survenant à plus de 1 000 km des frontières de l’Union européenne. Les experts basent leurs calculs sur le fait que seulement 10 % des aliments solides et 1 % de l’eau potable seraient contaminés. Mais la contamination serait en réalité beaucoup plus vaste en cas d’un accident survenant au sein de l’Europe. « Dans ce cas, les hypothèses de calcul ne tiennent plus : le pourcentage d’aliments contaminés serait bien plus élevé ce qui impose des limites beaucoup plus basses », prévient la CRIIRAD.

L’association demande donc de revoir à la baisse « de façon drastique » les NMA ou « rédiger un second règlement applicable aux accidents susceptibles d’affecter fortement les Etats membres de l’UE ». En attendant, la Commission doit rendre pour fin mars 2017 un rapport sur la pertinence de ces NMA fixés ans les annexes. Un autre rapport doit étudier la pertinence d’un mécanisme de dédommagement des agriculteurs dont la production serait contaminée au-delà des NMA.

Par Matthieu Combe, journaliste scientifique

 

Ingénierie & BTP : 10 conseils pour augmenter sa rentabilité en réinventant son cycle projet

Les grands ingénieristes et acteurs du secteur de l’énergie font face à un marché en évolution constante et à de fortes pressions : concurrence qui s’internationalise, évolution des normes et des réglementations, clients de plus en plus exigeants (coûts, innovation, transfert de connaissance…).

Ils répondent à ces enjeux grâce à leur puissance d’innovation et à leur souplesse opérationnelle. Ainsi, ils sont capables de chercher des relais de croissance hors du territoire national, d’intégrer aisément des équipes pluridisciplinaires, de faire collaborer des « cascades de sous-traitants » ou de co-concevoir pour réduire les investissements et les risques.

Conserver et améliorer sa rentabilité impose de développer cette capacité à s’adapter rapidement et à innover dans les méthodes projet. Cela nécessite de pouvoir répondre à des questions telles que :

·         Comment apporter une vue personnalisée des informations des opérationnels au top management ?

·         Comment garantir la confidentialité et la sécurité des données dans un environnement multi-projets ?

·         Comment développer l’agilité de l’organisation et des processus ?

·         Comment passer d’une vision cloisonnée de l’information à une vision partagée et collaborative ?

·         Comment constituer une « mémoire » du projet pour la phase d’exploitation ?

·         Comment accélérer le lancement des projets pour réduire les coûts ?

·         Comment piloter le processus contractuel et les exigences ?

 

Des questions auxquelles ce guide répond, à travers une démarche simple et éprouvée sous la forme de 10 conseils opérationnels.

 

Au sommaire

·         Introduction : une capacité d’adaptation cruciale

·         Les trois clés pour des cycles projets dynamiques et évolutifs

o    1ère clé : structurer et interconnecter les informations

o    2ème clé : organiser la collaboration et les process métier

o    3ème clé : capitaliser et consolider la connaissance

·         10 conseils pour réinventer votre cycle projet

·         Conclusion : les gains et la mise en place de la démarche

·         Auteurs et références

Le titane et le zirconium sont de faux frères

Le titane et le zirconium, deux métaux cristallins utilisés notamment dans l’industrie (plus particulièrement pour les applications nucléaires et l’aéronautique), ont des structures électroniques très proches (même nombre d’électrons dans leur couche externe). Ils cristallisent également de façon semblable, c’est-à-dire que lorsque les atomes se structurent en réseau cristallin, ils adoptent une disposition comparable.
Malgré leurs nombreux points communs, les physiciens ont montré, contre toute attente, que ces deux métaux réagissaient différemment aux contraintes mécaniques. En étirant un échantillon pur de chacun de ces métaux dans un microscope électronique à transmission à différentes températures – entre -170°C et +20°C –, ils ont observé et comparé les « défauts linéaires » qui apparaissaient : des dislocations qui évoluent au fur et à mesure de la contrainte exercée. Deux comportements ont été observés : des dislocations animées d’un mouvement saccadé transitant par différents plans dans le titane ; des dislocations glissant continument dans un unique plan dans le zirconium.
La simulation en soutie​​​n à l’observation

​​Pour comprendre cette différence de mobilité, les chercheurs ont donc modélisé à l’échelle atomique le cœur des dislocations sur le supercalculateur Curie de Genci, exploité par les équipes du Très Grand Centre de calcul du CEA (TGCC), en Île-de-France​. Ces simulations montrent que les dislocations peuvent adopter deux configurations différentes : une glissant facilement en continu, l’autre difficilement. Chacune de ces deux configurations existe dans les deux métaux, mais avec une stabilité (ou récurrence) différente : les dislocations les plus stables dans le titane sont celles glissant difficilement, contrairement au zirconium.
Avec cette nouvelle vision de la plasticité dans le titane et le zirconium purs, il est à présent possible de modéliser sur des bases physiques robustes le comportement plastique des alliages correspondant. Que ce soit dans les alliages de titane ou de zirconium, les éléments d’addition – en particulier l’oxygène – affectent profondément le comportement plastique du matériau. L’objectif sera alors d’étudier comment les éléments d’alliage interagissent avec les différentes configurations des dislocations et modifient à la fois leur stabilité et leur mobilité. Les enjeux technologiques associés sont importants puisque les alliages de zirconium et ceux de titane sont des matériaux de structure couramment utilisés dans l’industrie nucléaire et dans celle des transports. 

Glissement de dislocations dans du titane pur observé in situ dans un microscope électronique à transmission à une température de 150K. © Daniel Caillard / CEMES​​​

Glissement de dislocations dans du zirconium pur observé in situ dans un microscope électronique à transmission à une température de 150K. © Daniel Caillard / CEMES​​

 

  • Références
    ​Dislocation locking versus easy glide in titanium and zirconium, E. Clouet, D. Caillard, N. Chaari, F. Onimus and D. Rodney, Nature Materials (2015), www.nature.com

Source : portail.cea

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Demain peut-être un robot pour jouer les profs de technologie à bord de l’ISS

Une équipe de chercheurs est parvenue à développer « une mémoire autobiographique » pour le robot français Nao, qui lui permet de transmettre des connaissances à des humains après les avoir lui-même apprises auprès d’autres hommes, a annoncé jeudi le CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) français.

La mémoire autobiographique concerne les événements personnellement vécus.

Au lieu d’employer des plans préétablis, le robot peut apprendre en temps réel par interaction directe avec un humain qui n’est plus derrière un ordinateur mais qui lui parle et le touche.

« Nao mémorise ce qu’il a vu, les positions qu’il a apprises, ce qu’on lui a dit », explique à l’AFP Anne-Laure Mealier, doctorante qui a participé aux travaux.

Blanc et bleu, le sympathique robot Nao, développé par la société Aldebaran Robotics depuis plusieurs années, ajoute donc une corde à son arc grâce à une équipe de l’Institut cellule souche et cerveau (Inserm/Université Claude Bernard Lyon 1), dirigée par Peter Ford Dominey, directeur de recherche CNRS.

Pour le CNRS, « cette avancée technologique pourra notamment être utilisée pour les opérations sur l’ISS où le robot, membre permanent de la station, serait le trait d’union pour le partage des connaissances entre les différents équipages » généralement renouvelés tous les six mois.

Les résultats des travaux de l’équipe ont été présentés jeudi lors d’un symposium international sur les robots au Japon.

Pour tester leur système, les chercheurs ont imaginé un scénario qui pourrait se passer à bord de l’ISS.

Une carte électronique est endommagée. Nao joue le rôle de l’assistant du scientifique suivant ses consignes, apportant ou tenant les éléments de la carte au cours de la réparation.

Grâce au souvenir de cet événement, si cette même panne se reproduit, le robot pourra montrer à un nouveau membre de l’équipage, via un système vidéo, la réparation qui avait déjà été réalisée.

Il pourra également répondre à des questions sur l’événement précédent tout en aidant à la nouvelle réparation.

Si jamais un descendant de Nao se retrouve un jour dans l’ISS, il y trouvera un compagnon: l’humanoïde Robonaut 22, développé par la Nasa, installé depuis 2011 à bord de la station où il doit pouvoir aider les astronautes sur certaines tâches délicates notamment pour les sorties dans l’espace.

Les chercheurs français souhaitent désormais tester leur robot Nao dans les conditions réelles des opérations spatiales, en apesanteur. Mais aussi développer un autre domaine d’application, l’assistance aux personnes âgées, le robot jouant cette fois-ci le rôle d’un aide-mémoire personnel.

Le CNRS a posté sur YouTube une vidéo sur les exploits de Nao: https://youtu.be/LWS1m_pLNDs

« Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2015 Agence France-Presse. »

Les métaux lourds impliqués dans les grandes extinctions du passé ?

Plusieurs événements d’extinction de masse du Paléozoïque ont façonné l’évolution de la vie sur notre planète. Bien que certaines de ces crises, dont les extinctions de l’Ordovicien et du Silurien (il y a environ 485 à 420 millions d’années), aient été responsables de l’éradication de 85% des espèces marines, les mécanismes responsables de ces crises restent mal compris.

Des paléontologues ont observé la présence élevée de phyto- et zooplanctons fossiles malformés, dits tératologiques, dans des couches sédimentaires datant de l’Ordovicien-Silurien et correspondant aux étapes initiales des événements d’extinction. Ces organismes anormaux se retrouvant dans de nombreux dépôts, aussi bien en Suède, qu’au Canada ou en Libye, les chercheurs se sont interrogés sur les origines de ces malformations.

Les effets tératologiques de la pollution aux métaux lourds sur le plancton actuel sont bien établis : ces toxines provoquent des anomalies morphologiques chez les organismes aquatiques et la présence d’individus malformés sert habituellement d’outil pour détecter une contamination. Les chercheurs ont donc mesuré les concentrations en métaux dans certains des spécimens fossiles ainsi que dans les roches qui les entourent, pour un des événements du Silurien. Leurs résultats montrent que ce plancton ancien contient des niveaux élevés de métaux lourds, tels que le fer, le plomb et l’arsenic. Les abondances des différents éléments dans les fossiles et dans les roches, combinées avec la forte présence de formes tératologiques, suggèrent que les métaux ont été absorbés par les organismes lorsqu’ils étaient vivants et se sont en même temps déposés dans les sédiments alentour. Un empoisonnement par métaux lourds semble donc être la cause des malformations observées dans le microplancton. Les corrélations récurrentes entre l’apparition de ces organismes malformés et les événements d’extinction durant les périodes de l’Ordovicien et  du Silurien pourraient indiquer que la contamination par des métaux toxiques est un facteur, jusqu’ici insoupçonné, ayant contribué aux phénomènes d’extinction dans les océans anciens.

Des changements observés dans les rapports isotopiques pour le carbone, l’oxygène et le soufre suggèrent qu’aux mêmes périodes la concentration en oxygène diminue dans les couches profondes de l’océan. Le scenario pourrait donc être le suivant : l’anoxie des eaux favorisant la solubilité de certains éléments et entrainant des changements dans les cycles chimiques, les concentrations en métaux y augmentent. Ces eaux profondes pauvres en oxygène et riches en métaux remontent ensuite à la surface. Là, elles se mélangent aux eaux du plateau continental qui accueillent un écosystème très riche, entrainant l’extinction de nombreuses espèces et une pollution des sédiments. La toxicité due aux métaux semble ainsi constituer le “chaînon manquant” qui relie les extinctions en masse des organismes marins à l’anoxie généralisée de l’océan profond. L’existence des fossiles de plancton malformé, indicateurs de cette pollution métallique, pourrait donc fournir un nouvel outil pour identifier les phases précoces de ces crises catastrophiques dans les archives géologiques.

© Thijs Vandenbroucke
Spécimen malformé de chitinozoaire, un fossile de micro-zooplancton du Silurien du genre Margachitina.

Références :
Metal-induced malformations in early Palaeozoic plankton are harbingers of mass extinction ; T. R. A. Vandenbroucke, P. Emsbo, A. Munnecke, N. Nuns, L. Duponchel, K. Lepot, M. Quijada, F. Paris, T. Servais and W. Kiessling ; Nature Communications ; 25 août 2015.
DOI : 10.1038/ncomms8966

Source : cnrs

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Connaître la température de l’eau grâce aux surfeurs

S’agit-il d’un simple outil que le surfeur de demain utilisera au quotidien pour rassurer ses proches en leur indiquant sa position, ou afin d’être informé des meilleurs spots ou doit-on parler de réelle innovation ? À première vue, la portée scientifique paraît limitée puisque les stations scientifiques effectuent déjà ce travail. Les premiers résultats obtenus avec le dispositif concorderaient d’ailleurs avec ceux de la station scientifique la plus proche. Mais l’océan est vaste et les surfeurs pourraient apporter une aide précieuse en permettant aux scientifiques de recueillir un grand nombre de données (ils en espéreraient 40 millions rien qu’en Grande-Bretagne)

 

L’objectif est bien là : obtenir davantage de donnée, décrire plus parfaitement la réalité sur l’état de la mer. L’Agence Science-presse donne cet exemple : puisque l’on sait que « la température de l’eau influence la vie et la survie des animaux et des plantes, connaître cette donnée est primordiale, notamment pour anticiper l’invasion d’algues nuisibles ». 

 

Autre attrait pour le surfeur : avoir accès à ses statistiques personnelles et ainsi connaître le nombre de vagues surfées, la vitesse sur la vague…

 

On pourrait rapprocher ce procédé à l’application mobile de navigation GPS Waze dans la mesure où la contribution vient directement de l’utilisateur, pour faciliter la vie de l’utilisateur. Comme pour Waze, où l’utilisateur signale l’état du trafic en temps réel (embouteillage, accident…), le dispositif permettra, peut-être, de se rendre compte du niveau de pollution de certaines zones. En ce sens, il s’inscrit dans la tendance actuelle des outils collaboratifs créés par et pour les utilisateurs.

 

Par Sébastien Tribot

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Un écran tactile fabriqué avec une simple imprimante à jet d’encre

Voilà un tuto insolite. La vidéo mise en ligne au mois de mars par des chercheurs présente une méthode accessible à tous pour créer son propre écran lumineux tactile. Pour cela, il suffit de disposer d’une imprimante standard à jet d’encre, pas besoin d’imprimante 3D. Seule spécificité, une encre spéciale, compatible avec les imprimantes grand public, qui dépose un film d’ 1/10e de mm sur une feuille de papier. Il ne reste plus qu’à alimenter le film pour qu’il s’éclaire. Le procédé a le mérite d’être simple, ouverte aux particuliers et de permettre une grande liberté de forme et de taille de l’écran. Des logiciels de mise en page comme Word ou Powerpoint suffisent à paramétrer le contour de l’écran voulu. Il est aussi possible d’imprimer son écran sur des supports en bois, en métal et en plastique.

Ces écrans luminescents peuvent s’intégrer à des objets comme une montre, un vêtement, des bijoux et même une plante verte ! Comme le montre la vidéo explicative, il est possible de transformer ces objets en alerte d’appel par exemple : quand on reçoit un appel, l’écran s’allume.

Pour aller plus loin, cette méthode peut s’appliquer à de l’impression 3D. Cette fois, ce n’est plus un écran lumineux qui est fabriqué mais bel et bien un objet en volume capable de s’illuminer et de se commander par le toucher.

Découvrir la technique d’impression jet d’encre d’un écran luminescent :

Par Audrey Loubens

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Une planète poids-plume

Grâce au téléscope Kepler, les astronomes ont encore pu découvrir de nouvelles exoplanètes. Parmi les dernières, un système de 3 exoplanètes en orbite autour de l’étoile Kepler-138 située à 200 années-lumières de la Terre. C’est donc dans une galaxie très lointaine qu’évoluent ces planètes au profil proche de notre Terre. Les scientifiques ont donc pour mission de mesurer ces exoplanètes afin de les caractériser. Pour réussir un tel exploit à plus de 200 années-lumières de distance, les astronomes combinent différentes mesures. Tout d’abord, ils s’intéressent à la baisse de luminosité de l’étoile lorsque Kepler-138b passe devant. De quoi en savoir plus sur la taille de la planète. Puis, les astronomes mesurent la période orbitale, c’est-à-dire le temps que met la planète à tourner autour de son étoile. La précision des instruments est telle qu’il est possible de détecter les phases d’accélération et de décélération liées à l’attraction des autres planètes du système. Cette fois, les scientifiques ont tous les éléments pour connaitre la masse de la planète. D’après les mesures, Kepler-138b a des dimensions similaires à Mars, avec une masse valant 0.067 fois celle de la Terre. Toutefois, de nature probablement rocheuse, elle est trop chaude pour accueillir la vie humaine.

Cette exoplanète est 2000 fois plus légère que la première exoplanète « pesée » il y a à peine 15 ans, la preuve que les outils d’exploration spatiale sont toujours plus précis et continuent de progresser.

Par Audrey Loubens


 

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La protection de l’environnement dans le marc de café

Pour y parvenir, il suffit de tremper le marc de café dans l’hydroxyde de sodium (également appelé soude caustique) et de chauffer le tout à 900 °C. On obtient alors un charbon actif en moins d’une journée, un record selon l’étude publiée jeudi dans la revue Nanotechnologie.

Le charbon actif est une structure composée principalement d’atomes de carbone, généralement obtenue après une étape de carbonisation à haute température, présentant une très grande surface qui lui confère un fort pouvoir absorbant.

Du charbon actif a déjà été fabriqué à partir de pneumatiques usagés, de coques de cacao, de pépins de raisin…

« La grande nouvelle, c’est que ce processus est rapide et que les matériaux de base sont bon marché », explique Christian Kemp, auteur de l’étude avec des collègues de l’Université nationale de science et de technologie d’Ulsan en Corée du Sud.

Le méthane, extrêmement polluant et au pouvoir très réchauffant, a le potentiel, dans sa forme pure, d’être une source de carburant propre pour véhicules.

Selon l’étude, transformer, à grande échelle, ce gaz dangereux en source d’énergie pourrait freiner le changement climatique.

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Néonicotinoïdes: la pulvérisation foliaire présente un risque pour les abeilles

Les conclusions sont conformes à celles atteintes par l’EFSA il y a deux ans, lorsqu’elle avait évalué les risques encourus par les abeilles suite à l’utilisation de ces trois substances en tant que traitement de semences ou sous forme de granules.

Après avoir renforcé les restrictions concernant l’utilisation des néonicotinoïdes en 2013, la Commission européenne avait demandé que toutes les autres utilisations de ces produits fassent l’objet d’une évaluation.

L’utilisation de ces trois substances en tant que traitement de semences ou de sol est actuellement interdite sur les cultures qui attirent les abeilles et sur les céréales autres que les céréales d’hiver, excepté dans les serres. Leur utilisation dans des traitements foliaires est interdite sur les cultures qui attirent les abeilles et les céréales, sauf dans les serres ou après la floraison.

Prochaines étapes

Au moment d’introduire ces restrictions, la Commission avait annoncé qu’elle lancerait, dans les deux ans qui suivraient, un examen de toutes les nouvelles informations scientifiques disponibles concernant les risques posés pour les abeilles par ces trois néonicotinoïdes appliqués en traitement des semences et en granules.

Dans le cadre de ce processus, l’EFSA a demandé aux autorités nationales, aux institutions de recherche, au secteur de l’industrie et aux autres parties intéressées de soumettre toute nouvelle information pertinente dont ils auraient connaissance.

Ces informations doivent parvenir à l’Autorité avant le 30 septembre 2015. Après avoir reçu un nouveau mandat de la Commission européenne, l’EFSA étudiera ces informations et formulera ses conclusions dans une évaluation des risques mise à jour.

Source : efsa

La présence de kétoprofène et d’ibuprofène dans l’eau du robinet ne présenterait pas de risques

L’eau destinée à la consommation humaine (EDCH) provient d’eaux d’origine souterraine et de surface, traitées pour être rendues potables. Selon le milieu naturel d’où proviennent ces eaux, elles peuvent contenir diverses substances chimiques d’origine naturelle ou non. La présence de résidus de médicaments dans les eaux mobilise depuis plusieurs années les autorités sanitaires et la communauté scientifique.
Le kétoprofène et l’ibuprofène ont été retrouvés dans des EDCH lors de la campagne nationale d’analyses des résidus de médicaments humains et vétérinaires menée en 2009 par le laboratoire d’hydrologie de Nancy (LHN) de l’Anses. Ces deux médicaments font partie de la famille des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS). L’ibuprofène est l’AINS le plus utilisé en France en médecine humaine. Le kétoprofène est utilisé en médecine humaine et en médecine vétérinaire.
L’Anses s’est autosaisie afin d’évaluer les risques sanitaires liés à la présence de kétoprofène ou d’ibuprofène dans les EDCH, sur la base de la méthode générale d’évaluation des risques sanitaires liés à la présence de résidus de médicaments dans l’EDCH qu’elle a proposée en 2013.
Le travail des experts a également porté sur deux métabolites de l’ibuprofène observés dans l’environnement : le 2-hydroxyibuprofène, qui avait été quantifié dans les EDCH lors de la campagne d’analyse menée par le LHN, et le carboxyibuprofène.

Conclusions de l’Agence

Les évaluations menées par les experts à partir des données disponibles permettent de conclure à l’absence de risque sanitaire lié à la présence de kétoprofène et d’ibuprofène dans les eaux destinées à la consommation humaine aux doses d’expositions connues en France.
En l’absence de donnée toxicologique pour les deux métabolites principaux de l’ibuprofène, le 2-hydroxyibuprofène et le carboxyibuprofène, il n’est à l’heure actuelle pas possible de conclure quant au risque sanitaire potentiel lié à leur présence dans les EDCH. 

Source : www.anses.fr

La nourriture pourrait modifier notre comportement

Nul ne conteste que certains aliments – café et chocolat par exemple – contiennent des molécules qui stimulent le cerveau. Aujourd’hui, de nouveaux éléments indiquent que la nourriture pourrait jouer un rôle plus subtil et réellement modérer notre comportement, en influençant la composition et l’activité des bactéries contenues dans le corps humain.

L’intestin contient une vaste communauté de bactéries qui cohabitent en harmonie dans notre corps. Nous partageons notre alimentation avec ces micro-organismes et la nature de notre régime alimentaire influence le type de bactéries que nous accueillons.

Les travaux récents des chercheurs à l’institut Farncombe de Recherche en Santé Digestive et l’Institut du Corps et du Cerveau de l’université de McMaster ont apporté des preuves évidentes que ces bactéries résidant dans l’intestin influençaient la fonction cérébrale. Ainsi, de jeunes souris élevées dans un environnement sans germe ont un profil chimique cérébral différent et montrent moins d’anxiété que les souris élevées dans des conditions normales. De plus, le comportement des souris adultes peut être changé en perturbant la composition de leurs bactéries résidentes, par l’administration orale d’antibiotiques notamment.

Ces observations montrent que nos bactéries intestinales influencent la fonction cérébrale, vraisemblablement via la production de métabolites. Cette recherche présente un potentiel thérapeutique concernant la gestion des troubles du comportement.

Les docteurs Bercik et Collins ont démontré que des bactéries commensales spécifiques, administrées en tant que compléments alimentaires sous la forme de probiotiques, pouvaient induire des changements dans la chimie cérébrale et réduire les comportements d’anxiété chez la souris. Les chercheurs, en collaboration avec le Dr Elena Verdu, du même institut, ont aussi montré que ces bactéries probiotiques spécifiques pouvaient, chez la souris, restaurer un comportement alimentaire normal précédemment perturbé par une infection de l’estomac.

Ainsi, il est possible d’influencer une gamme de comportements, variant de l’appétit à l’humeur, soit en fournissant des bactéries probiotiques spécifiques, soit en promouvant la croissance sélective de bactéries dans l’intestin par modifications des composants alimentaires.

Le Dr. Bercik est actuellement en train de conduire un essai clinique d’un probiotique sur le syndrome de l’intestin irritable, le problème gastro-intestinal le plus commun observé dans notre société. Jusqu’à 60% des patients atteints de ce syndrome présentent des troubles tels que l’anxiété ou la dépression. Cet essai va déterminer si le probiotique Lactobacillus améliore les symptômes gastro-intestinaux mais également s’il réduit les symptômes d’ordre psychiatrique.

« Cette notion selon laquelle les bactéries intestinales peuvent influencer la chimie cérébrale et le comportement est nouvelle et la plupart des travaux orignaux ont été conduit à l’université de McMaster » explique Collins. « La possibilité que nous pourrions modifier le comportement en changeant la composition bactérienne intestinale, en utilisant des probiotiques ou des modifications alimentaires, est excitante. Mais j’insiste sur le fait que nous devons être prudents et ne pas extrapoler nos travaux sur les humains pour le moment. Nous devons attendre les résultats de l’étude clinique ».

Pour en savoir plus :
Nature Communication : “Microbiota and host determinants of behavioural phenotype in maternally separated mice”
Nat Commun. 2015 Jul 28 ;6:7735. doi : 10.1038/ncomms8735

Source : diplomatie.gouv

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Quantifier l’impact des éruptions volcaniques sur le climat

L’éruption du volcan Pinatubo, survenue en juin 1991 et considérée comme la plus importante du 20ème siècle, a injecté 20 millions de tonnes de dioxyde de soufre dans la stratosphère et provoqué un refroidissement global moyen de 0,4°C.

Pour quantifier le refroidissement temporaire induit par les grandes éruptions de magnitude supérieure à celle du Mont Pinatubo survenues ces 1 500 dernières années, les scientifiques ont généralement recours à deux approches : la dendroclimatologie, basée sur l’analyse des cernes de croissance des arbres, et la simulation numérique en réponse à l’effet des particules volcaniques. Mais jusqu’à maintenant ces deux approches fournissaient des résultats assez contradictoires, ce qui ne permettait pas de déterminer avec précision l’impact des grandes éruptions volcaniques sur le climat. Les refroidissements simulés par les modèles de climat étaient en effet deux à quatre fois plus importants et duraient plus longtemps que ce que les reconstitutions dendroclimatiques établissaient. Les écarts entre ces deux approches ont même conduit certains géophysiciens à douter de la capacité des cernes de croissance d’arbres à enregistrer les impacts climatiques des grandes éruptions volcaniques passées et à remettre en cause la capacité des modèles à les simuler fidèlement.

Réconcilier les deux approches

Aujourd’hui, des chercheurs de l’Université de Genève (UNIGE), de l’Institut de recherche pour le développement (IRD), du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) sont parvenus à réconcilier les deux approches et à proposer une méthode capable d’estimer avec précision les effets que pourraient avoir les futures éruptions de forte magnitude sur le climat, pour ensuite mieux anticiper leurs impacts sur nos sociétés.

Dans cette équipe pluridisciplinaire, les dendrochronologues ont réalisé une nouvelle reconstitution des températures estivales de l’hémisphère nord pour les 1 500 dernières années. Ils ont analysé la largeur mais surtout la densité de cerne d’arbres, qui est très sensible aux variations de température et qui avait été négligée par le passé.

Les données ont été récoltées à travers tout l’hémisphère nord, de la Scandinavie à la Sibérie, en passant par le Québec, l’Alaska, les Alpes et les Pyrénées. Toutes les éruptions majeures ont ainsi été clairement détectées dans cette reconstitution. Les résultats ont montré que l’année qui suit une grande éruption est caractérisée par un refroidissement plus prononcé que celui observé dans les reconstitutions précédentes. Ces refroidissements ne semblent toutefois pas persister plus de trois ans à l’échelle hémisphérique.

Les physiciens du climat ont, quant à eux, calculé le refroidissement engendré par les deux plus grandes éruptions du dernier millénaire, les éruptions du Samalas et du Tambora, toutes deux survenues en Indonésie en 1257 et 1815, à l’aide d’un modèle climatique sophistiqué. Ce modèle prend en compte la localisation des volcans, la saison de l’éruption, la hauteur d’injection du dioxyde de soufre et il intègre un module microphysique capable de simuler le cycle de vie des aérosols volcaniques depuis leur formation, suite à l’oxydation du dioxyde de soufre, jusqu’à leur sédimentation et élimination de l’atmosphère. « Cette approche inhabituelle permet de simuler de façon réaliste la taille des particules d’aérosols volcaniques et leur espérance de vie dans l’atmosphère, ce qui conditionne directement l’ampleur et la persistence du refroidissement provoqué par l’éruption », explique Markus Stoffel, chercheur à l’UNIGE. Ces nouvelles simulations montrent que les perturbations des échanges de rayonnement, dues à l’activité volcanique, étaient largement surestimées dans les simulations précédentes, utilisées dans le dernier rapport du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat).

Pour la première fois, les résultats produits par les reconstitutions et les modèles climatiques convergent quant à l’intensité du refroidissement et démontrent que les éruptions de Tambora et du Samalas ont induit, à l’échelle de l’hémisphère nord, un refroidissement moyen oscillant entre 0,8 et 1,3°C pendant l’été 1258 et 1816. Les deux approches s’accordent également sur la persistence moyenne de ce refroidissement évaluée à deux-trois ans. Ces résultats ouvrent la voie à une meilleure évaluation du rôle du volcanisme dans l’évolution du climat.

Source : CEA

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Stylo à encre conductrice

L’entreprise AgIC Inc. basée à Tokyo a conçu un marker dont l’encre contenant de l’argent conduit l’électricité.

Gagnant du concours TechCrunch Tokyo 2014 pour les startups, le PDG Shinya Shimizu de l’entreprise voit surtout dans l’immédiat des possibilités en matière d’éducation et de divertissement pour son produit pouvant transformer une feuille de papier en circuit électrique. Certaines écoles ont d’ailleurs déjà prévu d’utiliser ces outils dès l’année prochaine.

Cependant, Shimizu rêve déjà plus grand pour cette encre. Son avantage, selon AgIC, est qu’elle sèche très rapidement et contrairement à ses concurrentes, peut également être imprimée grâce à une imprimante à jet d’encre. Grâce à cela, AgIC peut également imprimer des circuits électriques sur de très grands papiers spéciaux de l’entreprise, les enrouler et même enlever l’encre grâce à des fluides correcteurs. Cela permettrait à ce nouveau produit d’être utilisé sur les murs de maisons intelligentes pouvant ainsi détecter automatiquement les mouvements de ses habitants selon Shimizu.

Shimizu souhaite également améliorer encore l’encre pour qu’elle puisse fonctionner sur du papier ordinaire.

Sources :

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Google : les recherches les plus étonnantes des Américains

Un site américain dédié au logement a eu l’idée de recenser les recherches les plus populaires depuis 11 ans et de cartographier les résultats les plus étonnants qui arrivaient dans le top du classement.

Saviez-vous que les habitants du Nevada cherchent désespérément la composition exacte du menu secret de McDonald’s ? (Nous enquêtons bien sûr sur cette affaire).

Dans le Tennessee, toute la question est de savoir si l’animal légendaire Bigfoot existe pour de vrai.

A Washington, les Américains souhaiteraient porter des sandales avec des chaussettes. Mais ils hésitent.

Les autres Etats s’intéressent plutôt au golf frisbee (nous avons vérifié, cette discipline sportive existe en France, avis aux amateurs ?)

Ils s’interrogent : « mais où est donc Internet ? »

Et cherchent des vêtements pour chiens (l’automne sera frais).

Voici les recherches les plus insolites de chaque Etat :

Par Iris T.

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