Impression 3D : place aux pâtes sur-mesure

Créer des pâtes dans sa cuisine suivant son désir et avec la forme souhaitée… À première vue, l’idée aurait bien de quoi faire sourire. D’une part parce que la diversité des pâtes présentes dans le commerce est déjà bien conséquente mais aussi, et surtout, parce que l’idée peut sembler incongrue. Imaginez-vous découvrir dans votre assiette des pâtes aux allures d’animaux ou d’objets… Pas sûr que cela soit indispensable ni que cela améliore leur goût. 

Pourtant Barilla croit en cette technologie – au potentiel extraordinaire et au développement sidérant ces derniers temps. Il faut dire que le concept est doublement malin. En permettant aux utilisateurs de concevoir leur modèle de pâte, grâce à un logiciel prévu à cet effet, l’implication dans le processus de création est totale et d’une certaine manière ludique pour peu que l’on se prenne au jeu. Il est donc probable que de nouveaux usages voient le jour. La gestion des stocks devrait également s’en trouver améliorée. Car avec l’imprimante 3D, on ne produit que ce dont on a besoin.

Mais l’intérêt majeur pour Barilla réside principalement dans la commercialisation des capsules contenant les matières premières, outre la vente des imprimantes. La firme est en train de dessiner un nouveau business model; qui est un peu à l’image de l’impression 3D aujourd’hui. Actuellement, bon nombre de start-up et grandes entreprises développent un concept similaire. Citons entre autres Natural Machines et son imprimante Foodini et la NASA avec son projet d’imprimante à pizzas pour nourrir les travailleurs de l’espace.

Le projet germe depuis deux ans dans la tête des dirigeants du géant de l’alimentaire. C’est depuis ce temps qu’il s’est adjoint les services de TNO, l’institut de recherche appliquée néerlandais (basée à Eindhoven), pour développer la fameuse imprimante 3D. Une version de l’imprimante est d’ores et déjà en test dans certains restaurants d’Eindhoven.

Toutefois quelques ajustements – tel qu’augmenter la vitesse d’impression – reste à faire pour la rendre opérationnelle. L’objectif est d’imprimer 15 à 20 pâtes en deux minutes. À ce sujet, le chef de projet TNO Kjeld van Bommel est optimiste « Nous pouvons y arriver.  La vitesse a déjà été multiplié par dix depuis le début du projet ». La commercialisation devrait débuter dans le courant 2014.

Par Sébastien Tribot

Interview vidéo : «L’impression 3D va révolutionner une part de notre production nationale»

Vers une impression 3D made in France…

Selon Didier Remoussenard, l’évolution à court terme est d’obtenir des machines capables de produire des pièces complexes sur-mesure et de ramener ce type de production en France. Le but : réaliser des objets en très peu de temps et les livrer aussi rapidement !

Des applications étonnantes

Il est désormais possible de créer en une minute le portrait en trois dimensions d’une personne qui peut ensuite l’imprimer où elle le souhaite. Pour les particuliers, cela permet aussi de lutter contre l’obsolescence programmée en remplaçant uniquement la pièce défectueuse d’un appareil ménager coûteux qui fonctionne parfaitement par ailleurs. 

Pour les professionnels, cela dépend entièrement des besoins des clients.

L’impression 3D, un marché d’avenir ?

Jusqu’à présent, l’impression 3D était réservée à des prototypes coûteux. Aujourd’hui, avec les possibilités des imprimantes par extrusion et les outils de conception plus abordables, la production d’une première maquette est devenue bien plus accessible. On peut ainsi obtenir des maquettes impressionnantes à partir de 1 000 euros.

 

Interview : Iris Trahin
Vidéo : Bruno Decottignies

L’imprimante solaire 3D fonctionne au sable !

« En Août 2010, j’ai mis ma première machine solaire – le Sun-Cutter – dans le désert égyptien dans une valise. Il s’agissait d’une découpe laser semi-automatique de faible technicité à l’énergie solaire, qui utilise la puissance du soleil pour conduire et directement exploiter ses rayons à travers une lentille sphérique de verre à «laser» pour couper des composants 2D en utilisant un système de caméra guidée.

La Sun-Cutter produisait de fines plaques de contreplaqué avec une qualité esthétique curieuse, à la frontière entre le « fait à la machine » et le «fabriqué naturellement ». Cela était dû à la grossièreté de son mécanisme, et à la coupe par faisceau optique dont les variations dépendent largement de l’intensité solaire et donc des fluctuations météorologiques.

Dans les déserts du monde, deux éléments dominent : le soleil et le sable.

Le premier offre une source d’énergie quasiment infinie, tandis que le second assure une quantité presque illimitée de la silice sous forme de quartz . L’expérience du travail dans le désert avec le Sun-Cutter m’a conduit directement à l’idée d’une nouvelle machine qui pourrait réunir ces deux éléments.

Lorsque le sable riche en silice chauffe fortement jusqu’au point de fusion, puis refroidi, il se solidifie en verre. Ce processus de conversion d’une substance poudreuse en une forme solide par un procédé de chauffage est connu sous le nom de frittage. Il est devenu ces dernières années un élément clé pour le prototypage rapide comme l’impression 3D ou FSL (frittage sélectif par laser).

Les imprimantes 3D utilisent la technologie laser pour créer des objets 3D très précis à partir d’une variété de plastiques en poudre, résines et métaux – les objets constituant ainsi des répliques physiques exactes des modèles 3D conçues par leur designer. En utilisant les rayons du soleil au lieu d’un laser et le sable à la place des résines, j’avais tous les ingrédients pour concevoir une nouvelle machine solaire et un processus de fabrication d’objets en verre exploitant les larges réserves de soleil et de sable disponibles dans le désert..

Ma première « machine solaire frittage à commande manuelle » a été testé en Février 2011 dans le désert marocain avec des résultats encourageants qui ont conduit à l’élaboration de la version actuelle axée sur ordinateur plus grand et entièrement automatisé Solar Sinter. Le Solar Sinter a été achevé à la mi-mai et plus tard ce mois j’ai pris cette machine expérimentale dans le désert du Sahara, près de Siwa, en Egypte, pour une période d’essai de deux semaines.

La machine et les résultats de ces premières expériences présentées ici représentent les premiers pas vers ce que j’envisage comme un nouvel outil à grand potentiel de production à l’énergie solaire. »

 

Sourcehttp://www.markuskayser.com

Publié par Pierre Thouverez

Les emballages du futur seront lumineux grâce aux OLEDs

La planète marketing est en émoi.  Les publicitaires trépignent. Les pros du packaging s’impatientent. Au cœur de leur désir ? De nouveaux emballages et supports publicitaires équipés d’OLEDs. De quoi ouvrir de nouvelles perspectives en termes de communication et libérer la créativité. En effet, avec l’intégration d’OLEDs sur des emballages, il devient possible d’afficher des messages lumineux, des images animées ou encore du texte en mouvement.

D’une durée de deux ans, le projet cyFLEX a justement l’ambition de développer les procédés d’impression et de revêtement des OLEDs sur des supports d’emballages. Ce projet repose sur deux acteurs, l’Institut de technologie de la lumière de Karlsruhe et l’entreprise Cynora GmbH. Cynora connait bien les OLEDs et a déjà présenté des prototypes OLED flexibles. Car l’enjeu est effectivement d’utiliser les OLEDs sur un support souple. Jusque là, ces sources de lumière sont utilisées sur support rigide, ce qui limite leurs domaines d’exploitation.  Le prototype de Cynora est fabriqué à partir d’une solution liquide. Le substrat est revêtu de minces couches luminescentes. 

La viabilité industrielle des emballages lumineux passe par l’abaissement du coût de production.  Le Docteur  Tobias Grab, PDG  de Cynora,  rappelle que l’ « utilisation de la solution de traitement pour produire des composants au lieu de dépôt en phase vapeur conventionnelle est une condition préalable pour amener les coûts de production à un niveau où les OLED flexibles sont viables pour les applications grand public ». Dans cette optique, la société Cynora possède un atout avec ses émetteurs optoélectroniques en cuivre, matériau compatible avec une production de masse.

Le prototype de Cynora, développé dans le cadre du projet cyFLEX, a d’ailleurs remporté le prix des PME du Pôle Excellence Bio Forum électronique. Une réalisation prometteuse. Le Docteur Thomas Baumann, à la direction de Cynora, anticipe déjà les amélioration à venir pour permettre «  […]la fabrication de canettes, d’emballages intelligents ou d’affiches de films qui comportent des composants émetteurs de lumière ».

Des scientifiques de l’Institut de technologie de Karlsruhe ont d’ailleurs déjà franchi cette étape des emballages lumineux intelligents. Ces derniers ont réalisé un prototype ayant la capacité de réagir à son environnement. Par exemple, l’image lumineuse peut se mettre à clignoter à l’approche d’une personne.

Pour exploiter tout le potentiel de cette technologie, le projet cyFLEX bénéficie de près de 600 000€ d’investissements. 

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

La lévitation, à portée de haut-parleur ?

Pour parvenir à cette prouesse, quatre haut-parleurs générant des ultrasons (ondes sonores inaudibles à l’oreille humaine) sont utilisés. Ils sont répartis comme s’ils recouvraient les quatre murs d’une petite pièce cubique. Disposés en face à face, deux d’entre eux émettront des faisceaux d’ondes sonores à la même fréquence et en sens inverse. Ils créeront alors des ondes stationnaires. L’interférence des ondes émises par les quatre haut-parleurs crée un « point focal » où la pression acoustique est suffisante pour annuler les effets de la gravité. 

Les particules peuvent ensuite être déplacées vers le haut, le bas, vers la gauche ou la droite grâce à un mécanisme de contrôle qui les fait se déplacer en même temps que le « point focal ». Le dispositif est capable de faire léviter et de manœuvrer plusieurs petits objets, notamment des composants électroniques, défiant ainsi la gravité !

Les scientifiques y ont ainsi fait léviter de petites billes en polystyrène de 0,6 mm et 2 mm de diamètre. Ils ont aussi testé d’autres petits objets : des plumes, des gouttes d’alcool et de petits objets électroniques.

Pour quelles applications ?

En conclusion de leur article, les auteurs précisent « Il ne nous a pas échappé que la méthode que nous avons développée pour la lévitation malgré la gravité suggère qu’il est possible de développer une technologie pour manipuler des objets sous microgravité ».

Il serait ainsi possible de manipuler de petits composants électroniques ou des microrobots en lévitation sans les toucher et éviter ainsi tout risque de contamination. Il peut ainsi être envisagé de déposer des gouttes de métaux ou de plastiques fondus pour les déposer sur des composants ou des circuits électriques.

Cette technologie est déjà utilisée par l’industrie pharmaceutique pour créer des médicaments sous forme amorphe plutôt que cristalline. En laissant s’évaporer une solution en lévitation acoustique et en évitant le contact avec toute paroi, l’assemblage des molécules du produit formé se fera de façon amorphe plutôt que cristalline. Ces médicaments « amorphes » sont moins dosés, plus facilement assimilés pour une meilleure efficacité. 

  • Voir l’expérience de lévitation en vidéo :

Par Matthieu Combe, journaliste scientifique

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News Informatique : janvier 2014

Le Japon encourage la recherche sur les techniques de surveillance de la nouvelle génération

Plusieurs projets sont actuellement en cours dans plusieurs universités japonaises dans le but de développer de nouvelles technologies d’identification de personnes utilisant les habitudes des personnes ou leurs comportements inconscients difficiles à imiter. L’objectif de ces universités est de commercialiser ces technologies pour l’année 2020.

Les méthodes conventionnelles d’identification de personnes utilisant les empreintes digitales ou l’image du visage pour contrer les tentatives d’usurpation d’identité sont, selon de nombreux experts, toujours vulnérables et de plus en plus facilement contrées.

Une équipe de l’Université de Nagoya, dirigée par le Professeur Yuji Watanabe, travaille sur un logiciel capable d’identifier un individu à partir de ses mouvements et de la vitesse avec laquelle ses doigts contrôlent son smartphone. Le logiciel a aussi pour objectif de collecter des informations sur les habitudes d’un utilisateur touchant un téléphone pour la première fois. D’après l’équipe de chercheurs, le logiciel a une précision supérieure à 93%. L’université espère débuter le développement du logiciel avec des entreprises dans les années à venir.

A l’Université de Kagoshima, une équipe de chercheurs dirigée par le Professeur Mutsumi Watanabe, développe un système d’identification basé sur l’écriture dans le vide d’un utilisateur. L’écriture dans le vide est selon eux très distincte d’un utilisateur à l’autre. Cette technologie devrait être utilisée aux portiques de sécurité des écoles et des bureaux.

Une équipe dirigée par le Professeur Yoshinobu Kajikawa de l’Université du Kansai étudie actuellement une méthode d’authentification basée sur le mouvement des lèvres des personnes. Leurs résultats de vérification d’identité atteignent une précision de 94%.

Un système de reconnaissance de la démarche, développé par le Professeur Yasushi Yagi de l’Université d’Osaka, va bientôt être mis à l’essai pour détecter les individus au comportement suspect à l’aide de caméras de surveillance.

Le marché de l’authentification biométrique devrait augmenter de 50% pour l’année fiscale 2014 par rapport à 2010 et atteindre 39 milliards de Yen (275 millions d’euros) selon le Yano Research Institute. Cet élan de recherche est fortement encouragé par le renforcement de la sécurité à Tokyo pour les Jeux Olympiques de 2020.

Source : bulletins-electroniques

La révolution du numérique également présente dans les cosmétiques de L’Oréal

Le Centre de Calcul Recherche et Technologie (CCRT) du CEA célèbre ses dix ans. « Enfant du programme Simulation de la Direction des Applications Militaires (DAM) du CEA », comme le rappelle Pierre Leca, chef du Département des sciences de la simulation et de l’information du CEA DAM-Ile-de-France, il a été créé pour répondre aux besoins du CEA en termes de simulation numérique mais aussi rendre celle-ci accessible à des industriels dans le cadre de partenariats. « La simulation numérique est aujourd’hui un facteur de compétitivité des entreprises et un des moteurs de l’innovation industrielle en particulier », souligne Christine Ménaché, responsable du CCRT. Rien d’étonnant dans ces conditions que ce centre ait noué une dizaine de partenariats industriels depuis 2003, qui plus est dans des secteurs relativement variés. Leader mondial du secteur des cosmétiques, le groupe L’Oréal est l’un de ces partenaires.

« Le challenge de nos équipes de recherche est de pouvoir présenter à nos consommateurs et consommatrices des produits toujours plus performants », explique Bernard Querleux, Directeur de recherche au sein de L’Oréal Recherche et Innovation. Et celui-ci de rappeler qu’à l’origine, l’innovation au sein de l’entreprise s’est longtemps appuyée sur les moyens de recherche qu’offraient alors la chimie et la physico-chimie. Mais il y a une vingtaine d’années, une révolution majeure s’est produite au sein du groupe avec l’arrivée d’équipes de biologistes. Et c’est une nouvelle révolution, celle du numérique, à laquelle nous assistons aujourd’hui au sein de L’Oréal, révolution qui, selon Jean-Paul Agon, le président du numéro un mondial des cosmétiques, devrait impacter toutes les entités du groupe, et plus particulièrement la recherche. Face à des problèmes de plus en plus complexes, L’Oréal a donc fait le choix ces dernières années d’opter pour le numérique, en devenant partenaire du CCRT, et de voir si, à travers ce nouvel outil, ses équipes de recherche peuvent disposer de méthodes d’évaluation qui soient prédictives. « Le numérique a évidemment un rôle clé en complément des autres approches théoriques ou expérimentales », souligne le représentant de L’Oréal.

Globalement, le métier de L’Oréal est de concevoir et de commercialiser des produits qui vont être étalés en couches très fines sur les cheveux et les peaux du monde entier. Dès lors, on imagine toute la complexité que recèlent ces produits cosmétiques dont le développement nécessite beaucoup de recherches en amont. Prenez les filtres solaires qui doivent absorber un rayonnement ultraviolet à travers une couche mince déposée à la surface de la peau. Comment ne pas penser alors aux peintures furtives déposées sur le revêtement d’un avion pour piéger d’autres types d’ondes électromagnétiques, d’autant plus que ce sont les mêmes équations qui sont utilisées. « C’est la raison pour laquelle nous avons besoin de codes de calcul et, par la même, que nous sommes venus au CCRT », précise-t-il.

Autre exemple d’objectifs que s’est fixé L’Oréal, en partenariat avec l’INRIA, parvenir à modéliser la chevelure afin de pouvoir à terme lancer un premier produit cosmétique entièrement conçu sur ordinateur qui permettra d’obtenir soit des cheveux plus lissant, soit plus coiffant, soit enfin d’aboutir à d’autres effets. D’où la nécessité d’utiliser des codes de calcul extrêmement précis sur des supercalculateurs comme celui du CCRT, sachant que sur une tête, il y a quelque 150.000 cheveux, ce qui suppose de pouvoir prendre en compte un nombre colossal d’éléments. La présence de L’Oréal parmi les partenaires du CCRT apparaît donc comme une évidence, d’autant plus que ce centre garantit la sécurité nécessaire que recherche cet industriel dont la confidentialité des travaux est l’un des points clés dans sa réussite. « Un autre atout du CCRT, c’est l’aide que peuvent nous apporter les équipes qui gravitent dans son périmètre et maîtrisent le calcul intensif », déclare Bernard Querleux.

Source : bulletins-electroniques

Une simulation de l’activité du cerveau humain pendant 1 seconde effectuée sur le supercalculateur « K »

La simulation du cerveau humain la plus exacte jamais réalisée jusqu’ici a été effectuée sur le supercalculateur « K ». La simulation d’une seconde de l’activité de seulement 1% du cerveau humain a demandé 40 minutes de calcul au superordinateur.

Les chercheurs ont utilisé le supercalculateur japonais « K » du RIKEN, actuellement 4ème supercalculateur au monde [2], pour simuler l’activité du cerveau. « K » est composé de 705 024 coeurs et de 1,4 million de giga octets de RAM (mémoire vive). Cette simulation est un projet conjoint entre le RIKEN, l’Okinawa Institute of Science and Technology Graduate University et le Forschungszentrum Jülich, un centre de recherche pluridisciplinaire allemand. La simulation effectuée est la plus large simulation de réseaux de neurones jamais réalisée.

En utilisant l’outil de simulation open-source NEST (Neural Simulation Technology), les chercheurs ont simulé un réseau constitué de 1,73 milliards de cellules nerveuses connectées par 10 400 milliards de synapses. Bien que très large, ce réseau représente seulement 1% du réseau de neurones du cerveau humain. Cette simulation avait pour objectif principal de pousser les limites des technologies de simulation et la puissance de calcul de « K ». Les chercheurs ont ainsi récolté d’importantes données qui vont par la suite les aider à construire de nouveaux outils de simulation. Cela a aussi permis de donner un aperçu aux neuroscientifiques des possibilités offertes par la future génération de supercalculateurs à l’échelle exaflopique.

Source : bulletins-electroniques

Accord entre Goodfellow et Sigma-Aldrich Corporation

Par l’intermédiaire de l’Aldrich Materials Science Initiative, l’accord signé permet aujourd’hui d’étendre la disponibilité de 10.000 références de Goodfellow qui comprennent des métaux purs, des alliages, des céramiques et des polymères.

Cette gamme croîtra dans les mois qui viennent pour inclure la liste complète des 70.000 références du catalogue de Goodfellow, dont quelquesunes exclusives à la société.

Les produits Goodfellow demeureront aussi disponibles directement chez Goodfellow et ses partenaires existants, et Goodfellow continuera par ailleurs à offrir les services de consultation et de support techniques à tous les clients. 
 

Stephen Aldersley, Président Directeur Général de Goodfellow, voit, dans cette nouvelle relation établie avec Sigma- Aldrich, une opportunité de développement pour le secteur de la Recherche.

« Sigma-Aldrich est le leader international de la fourniture de matériaux sur le marché de la recherche. Grâce à sa présence dans 40 pays, Sigma-Aldrich est en mesure d’offrir aux chercheurs un accès à notre gamme de produits dans le monde entier. Une optimisation de la disponibilité de nos métaux, alliages, céramiques et matériaux, partout dans le monde, peut offrir à de très importants secteurs de recherche la possibilité d’une croissance continue. »

En mettant en avant l’implication au niveau mondial de Sigma-Aldrich dans toute science qui améliore la qualité de vie, Bryce P. Nelson, responsable d’Aldrich Materials Science, déclare : «L’ajout de la gamme Goodfellow élargit la famille déjà solidement établie des produits destinés aux ingénieurs et aux chercheurs en science des matériaux, et favorise ainsi d’autant l’innovation scientifique ».

Selon les termes de l’accord, Aldrich Materials Science commercialise et distribue désormais les matériaux de Goodfellow dans la plupart des zones géographiques du globe. La totalité des produits sera disponible partout dans le monde dès avril 2015.

Lentilles pour diabétiques by Google

Et si l’on mesurait le taux de sucre non plus dans le sang mais dans les larmes ? Une hypothèse en laquelle croit Babak Parviz, spécialiste des bionanotechnologies et de l’optique, qui a même déjà mis au point plusieurs prototypes. Si la technologie n’est pas encore prête, un géant américain a décidé d’investir, il s’agit de Google. « Nous espérons que cela pourra un jour apporter aux diabétiques un nouveau moyen de gérer leur maladie» justifie Google. Aidé de Brian Otis, le chercheur iranien s’active désormais au sein du très secret Google X Lab. Sa technologie repose sur l’utilisation d’une puce reliée à un capteur de glucose miniature. Les informations mesurées pourraient être transmises via une antenne radiofréquence. L’ensemble est maintenu entre deux couches de matériaux et le tout serait incorporé dans des lentilles portées par le patient diabétique. 

Avant d’être commercialisées, ces lentilles intelligentes devront toutefois connaître certaines améliorations et présenter des garanties de biocompatibilité, notamment si les lentilles sont portées en continue. Par exemple, le délai de détection des pics de sucre puisque le taux de glucose des larmes s’élève avec un délai de plusieurs minutes après l’élévation dans le sang. Ce décalage nécessite d’être parfaitement connu sous peine de déclencher l’alerte trop tard. Les scientifiques ne nient pas l’ampleur du travail qu’il reste à accomplir avant d’obtenir le produit fini mais affirment avoir déjà achevé une grande partie des recherches médicales et être en discussion avec l’agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux ainsi que différents éventuels partenaires dont le rôle serait de commercialiser le produit.

Ce projet récupéré par Google agace Microsoft. Non pas que ce dernier était particulièrement attaché à aider les diabétiques, mais plutôt parce que les lentilles connectées étaient à l’étude chez eux ! En effet, Babak Parviz avait présenté son système fin 2011, en partenariat avec l’équipe de Desney Tan de chez Microsoft Research. Depuis, l’Iranien a été débauché par Google et leur a parlé des lentilles connectées. Une démarche que Microsoft voit d’un mauvais œil…

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

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Les chiffres de l’électricité pour 2013

D’après le Bilan Electrique 2013 de RTE, la puissance installée des centrales électriques françaises s’élevait à 128 gigawatts (GW) fin 2013 pour une production de 550,9 térawattheures (TWh) et une consommation brute de 495 TWh. La production est en hausse de 1,7% et la consommation est en augmentation de 1,1% par rapport à 2012, essentiellement en raison d’une année 2013 plus froide. Après correction des aléas météorologique, la consommation française pour 2013 s’établit à 476,2 TWh, quasiment au même niveau que celles de 2011 et 2012.

Quelles évolutions de capacité ?

Fin 2013, le nucléaire représentait 63,1 GW de puissance installée, le thermique combustible fossile 25,6 GW, l’hydraulique 25,4 GW, l’éolien 8,1 GW, le photovoltaïque 4,3 GW et les autres sources d’énergies renouvelables 1,5 GW. Entre 2012 et 2013, le parc de production installé en France a perdu 1573 mégawatts (MW) de centrales au charbon, 607 MW de centrale au fioul et 71 MW de centrale au gaz. Mais il a gagné 630 MW d’éolien, 743 MW de photovoltaïque et 88 MW d’autres énergies renouvelables. Cela fait donc une baisse de capacité nette d’environ 800 MW.

On note un ralentissement du développement des filières éolienne et photovoltaïque par rapport aux cinq dernières années. Le maximum annuel de développement de l’éolien a été atteint en 2009 avec 1 250 MW. Le maximum de développement de photovoltaïque a quant à lui été atteint en 2011 avec1 690 MW. « Ce ralentissement du développement de nouveaux parcs éoliens peut s’expliquer par les incertitudes économiques et réglementaires (conjoncture de crise, tarif d’achat, capacité de financement) et les durées des procédures administratives. » note RTE dans son rapport.

Les projets éoliens et photovoltaïques dont le raccordement au réseau de transport est en cours ou prévu, représentent 6,3 GW de puissance supplémentaire. Deux tiers de ces projets correspondent à de l’éolien offshore.

Quelles évolutions de production ?

La production nucléaire est en léger retrait (-0,3%) par rapport à 2012. Elle assure désormais 73,3% de la production d’électricité. La production thermique utilisant des combustibles fossiles a reculé de 7,1% entre 2012 et 2013 et assure désormais 8,1% de la production d’électricité. Cette évolution est néanmoins mitigée : la production des centrales au charbon a augmenté de 14%, lorsque celle des centrales au fioul a baissé de 19,2% et celle des centrales au gaz gaz de 18,9%. Selon RTE, les difficultés particulières de la filière gaz par rapport au charbon s’expliquent notamment par la baisse du cours du charbon et le faible prix des quotas de CO2.

L’année 2013 a connu le plus haut niveau de production hydraulique en 10 ans grâce à des précipitations exceptionnellement abondantes au printemps. Cette production a augmenté de 18,7% par rapport à 2012,  assurant 13,8% de la production d’électricité. Pour sa part, la production issue des autres sources d’énergies renouvelables a augmenté de 8,1% pour dépasser les 25 TWh. Si l’éolien représente 6,3% de la puissance installée, le parc représente 2,9% de la production. Avec 3,4% de la puissance installée, le parc photovoltaïque constitue 0,8% de la production. Les énergies renouvelables assurent donc 18,6% de la production française d’électricité en 2013 et couvrent 20,7% de la consommation française Il s’agit du plus haut niveau observé depuis 6 ans.

Le recours accru au charbon plutôt qu’au gaz, durant les périodes de froid de janvier à mars, conduit à une augmentation des émissions de CO2 en 2013 par rapport à 2012 de 0,2% avec un total de 29,1 millions de tonnes.

Par Matthieu Combe, journaliste scientifique

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Etude sur la production de biocarburant à base de plantes du désert et d’eau de mer

Le constructeur aéronautique Boeing a annoncé mercredi travailler à la production de biocarburant à base de plantes du désert arrosées à l’eau de mer.

Boeing et ses partenaires aux Emirats Arabes Unis « ont constaté que des plantes du désert alimentées à l’eau de mer peuvent produire du biocarburant avec une efficacité supérieure à d’autres matières premières », explique le constructeur dans un communiqué.

« Ces plantes, dites « halophytes » et utilisées en tant que source de carburant renouvelable pour l’aviation et d’autres véhicules, sont encore plus prometteuses que nous l’imaginions », déclare Alejandro Rios, directeur du Sustainable Bioenergy Research Consortium (SBRC).

Le consortium testera ces découvertes dans le cadre d’un projet qui pourrait aboutir à la production de plantes pour biocarburants dans des pays arides, poursuit le communiqué.

Financé par Boeing, la compagnie aérienne d’Abou Dhabi Etihad Airways et l’équipementier Honeywell, le SBRC travaille au développement et à la commercialisation de biocarburants aéronautiques durables, dont la production de dioxyde de carbone (CO2) est de 50 à 80% inférieure à celle des combustibles fossiles sur l’ensemble de leur cycle de vie.

L’Organisation internationale de l’aviation civile (OACI), basée à Montréal, a recensé au moins 300 projets dans le monde pour produire de la biomasse durable, sans empiéter sur les cultures vivrières ou les forêts, comme l’ont fait les premiers biocarburants, extraits de canne-à-sucre ou de tournesol.

Dans le monde entier, les chercheurs ont entrepris de produire de la biomasse à partir de plantes qui poussent sur des sols ingrats, comme la jatropha ou la caméline, d’eucalyptus, ou d’algues.

pmr/cb/bg

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UE: feu vert de la Commission européenne à l’exploitation du gaz de schiste

La Commission européenne a adopté mercredi une recommandation qui laisse la voie libre à l’exploitation du gaz de schiste en Europe à condition de respecter des « principes communs » minimaux, notamment sanitaires et environnementaux.

« Le gaz de schiste suscite des espoirs dans certaines régions d’Europe, mais également des inquiétudes. La Commission répond aux demandes d’ action en formulant des principes minimaux que les Etats membres sont invités à suivre afin de tenir compte des aspects environnementaux et sanitaires et de donner aux exploitants et aux investisseurs la prévisibilité nécessaire », a expliqué le commissaire chargé de l’Environnement, Janez Potocnik.

Au grand dam des organisations de défense de l’environnement et à l’encontre du souhait du Parlement européen, la Commission européenne a refusé d’imposer des normes juridiques contraignantes concernant l’exploration et l’exploitation de cette source d’énergie.

Les recommandations de Bruxelles sont « totalement insuffisantes pour protéger les populations et l’environnement des risques posés par l’extraction de ces hydrocarbures », a estimé l’ONG Les amis de la Terre. Elle a dénoncé dans un communiqué « le manque absolu de courage de l’Union européenne qui, face aux pressions des lobbies, a renoncé à prendre des mesures concrètes dans ce domaine ».

« Un site ne pourra être sélectionné que si l’évaluation des risques démontre que la fracturation hydraulique à haut débit n’entraîne la libération directe d’aucun polluant dans les nappes phréatiques », recommande notamment la Commission.

Les Etats devront également s’assurer que les installations pour exploiter le gaz de schiste soient « construites de manière à éviter des fuites à la surface et des déversements dans le sol, l’eau ou l’air ».

Les évaluations d’impact sur l’environnement devront être menées avec « le maximum de transparence », insiste le texte de la Commission. Les autorités nationales devront ainsi informer le public des produits chimiques utilisés durant la fracturation hydraulique.

Les Etats membres de l’Union sont simplement invités à appliquer les principes formulés dans un délai de six mois et, à compter de décembre 2014, à informer chaque année la Commission des mesures qu’ils auront mises en place.

Le développement du gaz de schiste dans l’UE est controversé. Certains pays (Royaume-Uni, Danemark, Pologne, Roumanie) développent des projets d’exploration, mais la France et la Bulgarie ont interdit l’exploitation. L’Allemagne a banni la fracturation hydraulique dans les zones riches en eau de son territoire.

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Découvrez les secrets de l’interaction lumière/matière

[Incription gratuite à la conférence De la lumière à la couleur : Quels sont les secrets de l’interaction lumière/matière ?]

Pour le physicien, la couleur est un irritant mystère.

C’est une notion créée par l’esprit humain permettant une différenciation précise entre deux couleurs, alors que l’on peut pourtant trouver « de la même couleur » deux perceptions colorées qui, pour la physique, sont deux flux lumineux fort différents en longueur d’onde ou en intensité. 

Cette conférence, animée par Frigerio Jean-Marc – Professeur à l’université Pierre-et-Marie-Curie et membre de l’INSP (Institut des nanosciences de Paris) – sera l’occasion de rappeler les bases de l’optique et de l’interaction lumière/matière qui permettent de comprendre la formation de la notion de couleur à partir d’une source lumineuse, d’un objet et d’un observateur humain et de quantifier les phénomènes physiques mis en jeu.

Des geysers d’eau sur Europe ?

La banquise parsemée de failles qui constitue la surface d’Europe a toujours fasciné les scientifiques. Leurs observations les ayant rapidement conduit à supposer que l’intérieur du satellite abriterait de l’eau sous forme liquide… Sans pouvoir réellement le prouver.

Les clichés d’Hubble devraient donc balayer les doutes. Les jets de vapeur observés s’élèveraient de la surface glacée d’Europe à plusieurs centaines de kilomètres de hauteur selon une étude publiée par des chercheurs du Southwest Research Institute de San Antonio.

Ce phénomène résulterait vraisemblablement de l’influence gravitationnelle de Jupiter sur la surface d’Europe qui engendrerait de puissantes marées. L’énergie produite par ces marées se dégagerait sous la forme de chaleur suffisamment intense pour créer épisodiquement des brèches dans la banquise.

Or, d’après les observations des chercheurs, les brèches ne s’ouvriraient qu’au moment où Europe se trouve le plus éloigné de son orbite autour de Jupiter. Quoi qu’il en soit, voilà qui devrait attiser encore plus l’envie des chercheurs à se pencher sur le cas Europe et déclencher de futures missions spatiales. Car si l’eau est capable de faire surface d’elle-même, les travaux d’analyse – dispensés de la tâche fastidieuse du forage – n’en seraient que plus aisés.

En outre, la présence d’eau permettrait aux scientifiques de placer de bons espoirs dans l’idée de découvrir une vie sous la surface d’Europe. Et bien que les conditions paraissent extrêmes pour permettre à la vie de se développer, les scientifiques estiment que, tout comme au fond des océans terrestres, certaines espèces de microbes pourraient très bien exister.

Ce qui fait d’Europe l’un des quartiers spatiaux les plus propices à la vie extraterrestre; et donc, l’un des plus intéressants à étudier. Une sonde spatiale devrait être envoyée par l’Agence Spatiale Européenne d’ici dix ans pour collecter des informations à ce sujet (par prélèvement et analyse de l’eau supposée être présente sous la croûte glacée notamment). Elle n’entrera toutefois dans la sphère de Jupiter que vers 2030. Il va donc falloir être encore un peu patient.

Par Sébastien Tribot, journaliste scientifique

Et aussi dans l’actualité :

La RT 2012 diminue-t-elle au mieux les émissions de CO2 ?

Le « tout électrique » est révolu dans les bâtiments neufs. On ne verra plus des convecteurs électriques dans chaque pièce de la maison associés à un cumulus électrique classique. En fixant une limite de consommation moyenne à 50 kilowattheures d’énergie primaire par mètre carré (kWhep/m2), la RT 2012 limite l’usage des convecteurs électriques traditionnels.

En effet, la méthode de calcul considère qu’1 Kwh d’énergie primaire équivaut à 0,387 Kwh d’électricté (un coefficient de 2,58 est appliqué) ce qui défavorise l’usage de l’électricité pour le chauffage et la production d’eau chaude.

Cette pénalité est due au mauvais rendement des centrales électriques et aux pertes durant le transport. Ainsi, pour une consommation située entre 40 et 50 kWh, la consommation électrique ne peut pas dépasser la fourchette 15,5- 23,2 kWh/m2.

Pour les autres énergies (gaz, fioul, réseau de chaleur, bois, etc.), aucun coefficient n’est appliqué.

Quand le gaz remplace l’électricité

Une maison à haute performance énergétique ne peut pas être chauffée par des convecteurs électriques traditionnels par effet Joule. Si l’on veut mettre des radiateurs électriques, il faut que ceux-ci soient intelligents, c’est-à-dire équipés de détecteurs de présence, d’un thermostat et qu’ils détectent les ouvertures de fenêtres. Ils seront complétés par un chauffe-eau avec pompe à chaleur intégrée ou un chauffe-eau solaire à appoint électrique.

Une autre voie pour le chauffage électrique passe par les pompes à chaleur géothermale sol/eau, air/eau ou air/air, fonctionnant à l’électricité et produisant du chauffage et de l’eau chaude sanitaire. Une belle part peut donc être donnée aux énergies renouvelables dans ces nouvelles constructions, en association avec une faible consommation électrique.

Mais les convecteurs électriques traditionnels sont majoritairement remplacés par du chauffage au gaz. Selon Bati études, un Institut de sondages de l’univers du bâtiment et de la construction,  dès 2010, les professionnels ont commencé à anticiper la RT 2012, en abaissant rapidement la part du chauffage électrique dans les logements neufs. Ainsi, la part de marché du chauffage électrique dans les logements collectifs neufs est passée de 61,2% en 2009 à 21 % au premier semestre 2013. En parallèle, la part du gaz est passée de 33,5 % à 67,1 %. L’évolution est également nette dans les maisons individuelles groupées neuves : la part de l’électricité est passée de 58,1 % en 2009 à 39,6 % au premier semestre 2013. En parallèle, le gaz est passé de 38,6 % à 53,2 %.

Et les émissions de CO2 dans tout cela ?

Le fameux objectif des « 3×20 » retenu au niveau européen consiste à réduire de 20 % les émissions de gaz à effet de serre par rapport à leur niveau de 1990, de porter à 20 % la part des énergies renouvelables dans la consommation d’énergie finale de l’Union et de réduire de 20 % la consommation européenne d’énergie. La France s’appuie notamment sur les baisses de consommation dans le bâtiment et les transports pour essayer d’atteindre les objectifs de 2020 et le facteur 4 en 2050. Mais parallèlement à la baisse de consommation des bâtiments imposés par la RT 2012, elle n’impose pas l’utilisation d’énergies peu carbonées.

Pour contrer le réchauffement climatique, la priorité est bien la baisse des émissions de CO2. Les objectifs d’énergies renouvelables et de baisse de consommation d’énergie visent à diversifier le mix énergétique et diminuer les consommations de matières premières, mais surtout à lutter contre ce réchauffement. « Si l’on augmente la part des énergies renouvelables et que cela ne baisse pas les émissions de CO2, alors cela n’a aucun impact sur le réchauffement climatique », s’alerte Serge Lepeltier, ancien Ministre de l’écologie et du développement durable (2004-2005) et Ambassadeur chargé des négociations sur le changement climatique (2011 à 2013).

Si la RT 2012 entraîne bien une baisse des émissions de CO2 dans les constructions neuves, les résultats seraient encore plus importants si les énergies utilisées étaient peu carbonées. « Il faut que cette réduction de consommation d’énergie soit d’abord une réduction des émissions de carbone », précise-t-il.

« On choisit systématiquement le gaz sans se soucier si une solution à l’électricité aurait pu être aussi performante tout en produisant moins de CO2. Il faut absolument que cela change afin d’imposer une évaluation basée systématiquement sur les coûts économiques mais aussi sur les coûts environnementaux. » prévient-il.

La future réglementation thermique (la RBR 2020) donnera une belle part aux énergies renouvelables. Mais elle ne devrait entrer en application que vers 2020. Il sera alors trop tard pour respecter les engagements de 2020. Il faut donc réagir vite ! « Les textes réglementaires ne parlent pas « émission carbone. Il faut absolument les changer pour que cette réduction de consommation d’énergie soit d’abord une réduction des émissions de carbone », conclut Serge Lepeltier.

Par Matthieu Combe, journaliste scientifique

Et aussi en
formation :

  • Appliquer la RT 2012 en pratique dans le neuf ou en réhabilitation

Revue du web #54 : les vidéos les plus étonnantes de la semaine

Cette semaine dans la revue du Web :

  • Explorer la lévitation acoustique tridimensionnelle, avec une équipe de chercheurs de l’université de Tokyo ;
  • Un quad doté de pneus sans air, increvables ;
  • Pari fou : conduire une voiture grandeur nature composée de… 500 000 pièces Lego ;
  • Le gadget (inutile?) de la semaine : « Flower shell », ou comment donner corps au Flower Power ; 
  • Bonus : la cabane invisible, par Phillip K. Smith III.
     

Explorer la lévitation acoustique tridimensionnelle, avec une équipe de chercheurs de l’université de Tokyo

Débutons cette cinquante-quatrième Revue du web avec une expérience de lévitation acoustique inédite, conduite par trois scientifiques japonais à l’université de Tokyo, dont la vidéo est vite devenue virale. La lévitation acoustique n’a rien de nouveau : les ondes stationnaires ultrasoniques sont capables de maintenir en suspension des particules de petites taille, au niveau des nœuds de pression, les points fixes de ces ondes stationnaires. Les expériences précédentes permirent de mettre en lumière une lévitation acoustique générées par un rayon ultrasonique dont l’axe acoustique était parallèle à la force gravitationnelle, les éléments en lévitation n’étant alors manipulés que sur une seule et unique dimension.

L’approche de l’équipe japonaise est innovante, en cela qu’elle propose d’explorer la lévitation acoustique à travers une manipulation tridimensionnelle des ondes stationnaires. À l’aide de quatre émetteurs réseau à commande de phase, ils parviennent à créer un « point de mire ultrasonique », généré de manière arbitraire, permettant à des particules – dont la taille est comprise entre 0,6 et 2millimètres – de défier la gravité, la distribution de l’énergie  potentielle étant assurée par ces ondes.

Les scientifiques japonais peuvent alors faire léviter, non sans brio, une résistance électrique, une diode, un morceau d’allumette, une vis, du plastique ainsi que de l’eau… et une bulle de savon.

Un quad doté de pneus sans air, increvables

Le constructeur américain Polaris Industries, fabricant de motoneiges et de véhicules tout terrain de type « quad », vient d’équiper l’un de ses véhicules de pneus sans air, increvables, les « Terrain Armor ». Nombreux sont les constructeurs à s’être lancés dans l’aventure du pneu increvable, comme le Français Michelin et son « Tweel », dès 2005, ou encore le fabricant de pneus japonais Bridgestone dont le pneu révélé au Tokyo Motor Show de 2011 vous était présenté ici.

Comme le pneu conçu par Bridgestone, le pneu équipant le quad de Polaris se base sur un système complexe de rayons en résine thermoplastique, résine rendue malléable par application de chaleur lui permettant d’être aisément coulée dans un moule ou « extrudée », puis durcissant à nouveau en refroidissant, ce qui lui confère un niveau d’absorption des chocs supérieur à un pneu standard, une plus grande adaptabilité au terrain, et élimine les contraintes habituelles telles que surveiller la pression des pneus ou changer de roue en cas de crevaison. La jante, elle, est en aluminium, et le pneu se change lorsque la chape devient trop usée.

Pari fou : conduire une voiture grandeur nature composée de… 500 000 pièces Lego

Restons dans le domaine du véhicule alternatif, avec une initiative peu commune. A l’origine, le pari un peu fou d’un Australien et de son alter-ego roumain, réunis pour la circonstance autour de la mise au point et de la construction d’un « hot rod » – un type de voiture que l’on rencontrait souvent dans la première moitié du XXème siècle – presque uniquement composé de pièces Lego. L’aventure commune de Steve Sammartino et Raul Oaida voit le jour avec un tweet plutôt sibyllin de l’Australien, qui contre toute attente leur permet de glaner en quelques jours la « coquette » somme de 1000 dollars, et leur donne la possibilité de lancer le « super awesome micro project ».

Du haut de leur petite fortune, ils n’ont évidemment pas lésiné sur les moyens et sur le nombre de pièces nécessaires : il aura fallu plus de 500 000 pièces Lego, un jeu de quatre pneus, quelques jauges, quelques éléments porteurs de charge ainsi que la bagatelle de 256 pistons (également constitués de Lego) pour parvenir à donner vie à l’engin, à l’aide d’un moteur de type orbital à air comprimé. Le petit bolide ne va pas encore à une vitesse folle, mais il atteint presque les 30 kilomètres/heure (18mph), performance devant laquelle on ne peut que s’incliner.

Le gadget (inutile?) de la semaine : « Flower shell », ou comment donner corps au Flower Power

Bien que certains chasseurs se targuent d’être avant tout des amoureux de la nature, les militants écologistes et les amoureux de la gâchette ont bien souvent des vues irréconciliables. Sans aller jusqu’à cette hypothétique réconciliation, c’est pourtant une forme de compromis – absurde – que propose de réaliser « Flower Shell », notre gadget (inutile?) de la semaine.

S’adressant à tous les possesseurs de fusils de chasse en mal de rédemption, « Flower Shell » offre une alternative aux sempiternelles cartouches de chasse contenant de la grenaille de plomb qui sont, rappelons-le, à l’origine d’une pollution durable des sols. Cette alternative donne la possibilité de changer de bord au chasseur désirant virer sa cuti… Mais comment ? L’appellation « Flower Shell » ne laisse que peu de place au doute : oui, la grenaille de plomb y est remplacée par des graines de lavande, de tournesol, d’ancolie ou encore de marguerite, le potentiel acheteur ayant le choix entre une douzaine de munitions – et de graines – différentes. La quantité de poudre a été revue à la baisse pour, selon les concepteurs, « s’adapter  à chaque type de graine ». Difficile d’imaginer dans quel état les graines atteignent le sol, après l’épreuve du feu et la violence de l’impact…

Bonus : la cabane invisible, par Phillip K. Smith III

Pour conclure en lumières et en poésie notre cinquante-quatrième Revue du Web, allons faire un petit tour dans le parc national de Joshua Tree, dans le sud-est de la Californie, où l’artiste et plasticien américain Phillip K. Smith III a créé « Lucid Stead », une installation lumineuse alliant technologie et perspectives pour un résultat déroutant. Qualifiée par son concepteur d’« intervention architecturale » lorsqu’il l’a révélée au public en octobre dernier, Lucid Stead s’incarne sous la forme d’une simple cabane, comme perdue dans le désert de Mojave, habillée de bois, de miroirs et d’éclairages LED, prenant vie grâce à un module Arduino (que l’on retrouve souvent en domotique) et un équipement électronique construit sur mesure.

L’expérience proposée est alors digne d’un délire hallucinatoire, de jour comme de nuit, tranchant net avec l’univers de désolation ambiante, aux confins de l’aventure spirituelle. Lucid Stead donne en plein jour l’impression d’avaler l’espace qui l’entoure et de se fondre littéralement dans celui-ci, jouant sur les lignes et la perception, alors que la couleur et la géométrie prennent le relais avec les rayons du soleil qui s’évanouissent.

Par Moonzur Rahman

La NSA sait espionner les ordinateurs non connectés

La révélation du New York Times fait l’effet d’une bombe. Alors que l‘on pensait tout savoir des pratiques d’espionnage de la NSA, voilà que l’on découvre maintenant que l’organisation américaine détient la capacité d’accéder à n’importe quel ordinateur, même si celui-ci n’est connecté à aucun réseau. Le secret ? L’utilisation des fréquences radios.

Il suffit qu’un mouchard soit placé à l’intérieur de l’ordinateur cible. Celui-ci peut se présenter sous la forme d’un circuit imprimé ou d’une simple carte USB. A l’intérieur est dissimulée une carte mère qui va servir de relai sans fil d’une part, de porte d’entrée pour des virus tels qu’un cheval de Troie d’autre part. A noter que cette technique s’appui sur l’action d’individus infiltrés, à l’ancienne !

Actif depuis 2008, peut être même avant, le programme Quantum a contaminé des postes informatiques clés comme des ordinateurs de l’armée russe, de la police mexicaine, de certaines institutions européennes. Les alliés américains ne sont pas épargnés puisque l’Arabie Saoudite, l’Inde et le Pakistan auraient aussi été victimes d’espionnage.

Cette nouvelle affaire est mise au grand jour grâce à des documents divulgués par Edward Snowden, cet informaticien américain qui a révélé l’existence de plusieurs programmes de surveillance à grande échelle et actuellement exilé en Russie.

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

Et aussi dans les
ressources documentaires :

Et aussi dans l’actualité :

News Digest, le nouvel Albert Londres de Yahoo !

Alors que la presse écrite est en déclin suite à l’apparition d’Internet, voilà que Yahoo! pourrait bien porter le coup fatal aux journalistes. Son dernier bijou technologique, baptisé News Digest, est un programme capable de fouiner sur la toile, de sélectionner puis d’agglomérer des contenus de multiples origines de façon à fabriquer un ensemble d’articles postés directement sans validation humaine préalable. De quoi alimenter une chronique ou les pages actualités de façon automatique.

L’objectif est clair : se débarrasser des équipes chargées de la veille et pouvoir se passer des employés dont l’activité est de trier et sélectionner les sujets intéressants et correctement traités.  Si cette tâche peut être automatisée, pourquoi s‘en priver ?

News Digest est l’amélioration de l’application Summly, rachetée pour 30 millions de dollars au très jeune et talentueux Nick d’Alosio, âgé aujourd’hui de 18 ans. A l’époque, ce rachat avait fait grand bruit, notamment du fait du jeune âge de ce tout nouveau millionnaire.

Mais News Digest ne se contente pas de sélectionner les articles et de les assembler pour créer un contenu, l’application est capable de rédiger un résumé de l’article sélectionné ! Ainsi, l’actualité est proposée sous  une forme jugée plus « digeste », un best of d’actus light en quelque sorte. « Nous pensons que les gens veulent consommer plus de contenus lorsque ceux-ci sont réduits à leur portion la plus essentielle » justifie Nick d’Alosio. 

Le slogan est tout trouvé : « Toute l’information que vous devez connaître ». News Digest propose deux fois par jour un résumé de l’actualité sous formes de blocs. Ceux-ci sont évidemment tirés de sites partenaires de Yahoo !, et peuvent prendre la forme de texte, d’image ou même d’infographie.

Avec cette application, pour l’instant disponible seulement sur iPhone, Yahoo! espère doper son offre d’informations et rallier un grand nombre de lecteurs, et donc de revenus publicitaires. 

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

Et aussi dans les
ressources documentaires :

Quand l’art rencontre la science… Réflexions sur le temps par l’artiste russe Olga Kisseleva

Connue pour son approche scientifique de l’art et son intérêt pour les nouvelles technologies, Olga Kisseleva propose ici une réflexion sur la relativité du temps et sur sa perception, différente selon l’individu et son environnement. Elle évoque également l’emprise du temps sur l’Homme et dénonce les rythmes contraignants qui lui sont imposés.

C’est le cas de l’œuvre It’s time (photo ci-dessus) qui offre au visiteur la possibilité de s’affranchir de la dictature de la montre et d’écouter sa propre horloge biologique. Celui-ci doit poser sa main sur un capteur biométrique qui mesure ses pulsations cardiaques et la température de son corps. L’horloge s’adapte alors à son rythme, en ralentissant ou en accélérant l’affichage des secondes, et annonce en lettres rouges l’attitude à adopter en fonction de son état de nervosité : “sois cool”, “baille un peu”, “prends ton temps”, etc.

Comme à son habitude, l’artiste a collaboré avec des scientifiques, et notamment avec le physicien Sylvain Reynal (1) qui a élaboré le calcul permettant la modulation de l’heure en fonction des paramètres mesurés.

Dans CrossWorlds (photo ci-dessus), les deux empires autrefois antagonistes, l’USA et l’URSS, sont représentés sous les traits des deux icônes de leur pays respectif, Marilyn Monroe et Lioubov Orlova. Le visiteur doit flasher avec son téléphone les QR codes superposés aux visages souriants des deux actrices pour obtenir deux messages étrangement proches malgré la dualité idéologique des deux univers : « The dreams of the people come true » et « What the people believe is true ».

L’avertissement d’Olga Kisseleva est clair : la propagande utilise les outils de son temps quelle que soit l’époque. A travers son œuvre, l’artiste nous met en garde contre les images subliminales et nous incite à rester vigilants face à la manipulation politique.

Par C.C

Un anneau de matière noire autour de la Terre ?

La Terre aussi pourrait bien avoir son anneau. Mais pas n’importe lequel.

D’après les conclusions d’un certain Ben Harris, chercheur américain, la troisième planète du système solaire pourrait bien être entourée de matière noire.

De quoi faire pâlir de jalousie Saturne et ses vulgaires anneaux de glace et de poussière ! Pour en arriver à cette proposition plutôt originale, Ben Harris s’appuie sur des mesures de la masse terrestre.  Spécialiste des systèmes de géolocalisaton GPS, Ben Harris a tout naturellement eu l’idée de s’en servir pour peser la Terre. C’est alors qu’il fut confronté à un résultat inattendu : la Terre serait plus lourde que prévu, de quelques 300 à 480 millions de milliards de tonnes tout de même. Soit entre 0.005 et 0.008 %. 

De trois choses l’une. Soit  les mesures sont fausses, soit  la Terre a grossi, soit un anneau de matière noire entoure la Terre. En effet, la présence d’un tel anneau justifierait que les instruments sur-pèsent la planète.

Bien qu’il s’agisse de l’hypothèse la moins probable, elle n’est pas non plus si farfelue. D’autant qu’il existe des précédents. En 1990, la sonde Galileo alors en route pour Jupiter, s’est déplacé plus vite qu’elle n’aurait dû. Un phénomène observé à nouveau en 1998 puis en 2005 avec deux autres sondes. Ceci pourrait pourtant s’expliquer par a présence d’un anneau de matière noire. C’est ce qu’avait tenté de démontré Stephen Adler en 2009.

Les scientifiques cherchent cette fameuse matière noire, de la matière invisible mais dont l’existence permettrait de valider les modèles actuels et validerait les calculs de masse et de densité des objets cosmiques. La présence de cette matière n’est pour l’instant détectable que de façon indirecte grâce aux lentilles gravitationnelles. 

Finalement, il n’est peut être pas nécessaire de scruter le fond de l’espace pour la trouver cette matière  noire, elle pourrait bien être plus près que l’on ne pense, juste au dessus de nos têtes…

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

Un laser femtoseconde pour transporter des qbits

Des physiciens du laboratoire Kastler Brossel – LKB (CNRS / UPMC / ENS) ont réussi à déplacer plusieurs qbits, l’état quantique qui représente la plus petite unité de stockage, via des photons de fréquence différentes.

Ces photons sont émis par un laser à impulsions ultra-brèves. Dans cette expérience, le faisceau laser utilisé est une succession d’impulsions de 150 femtosecondes. Le faisceau traverse une cavité optique avec un cristal non linéaire SPOPOs (Synchronously PumpedOPOs).

Ce dernier permet de diviser chaque photon incident en deux jumeaux, c’est-à-dire que les propriétés de l’un dépendent de celles de l’autre. A la sortie, l’état quantique est mesuré à l’aide d’un laser de référence. L’équipe a ainsi réussi à sonder dix modes différents, seuls ou par paire.

Publiée dans Nature Photonics, cette expérience s’accompagne de mesures prouvant qu’il s’agissait bien de dix modes quantiques indépendants, capables de porter chacun un qbit.

L’intérêt de cette approche est de pouvoir transporter de l’information sans être limité par la taille du support du système.

En revanche, c’est la finesse du système de détection qui est critique. Désormais, ces chercheurs travaillent à atteindre un système quantique d’une cinquantaine de modes, ce qui serait une première.

Par Audrey Loubens ,journaliste scientifique

Et aussi dans les
ressources documentaires :

L’iPhone 5S s’apprête à conquérir le marché chinois

Le directeur général d’Apple, Tim Cook, a quelques raisons de se montrer optimiste : le lancement des iPhone 5S et 5C par le plus grand opérateur de téléphonie mobile au monde, China Mobile, prévu ce vendredi 17 janvier, marque un tournant dans la stratégie de conquête du marché chinois par la marque à la pomme. Fort de ces 760 millions d’abonnés, le réseau du mastodonte chinois laisse entrevoir un avenir radieux pour la société californienne, confirmé par les 1,4 million d’iPhone 5S livrés à China Mobile par le principal sous-traitant d’Apple, le fabricant taïwanais Foxconn – un chiffre qui ne tient pas compte des livraisons d’iPhone 5C. Le PDG de China Mobile, Xi Guohua, a même annoncé que « plusieurs millions » d’iPhone auraient d’ores et déjà été précommandés à l’approche du lancement du smartphone d’Apple.

Le marché chinois est devenu une priorité pour Tim Cook, n’hésitant pas à souligner que « la Chine est un marché extrêmement important pour Apple et notre partenariat avec China Mobile nous donne l’opportunité d’apporter l’iPhone aux consommateurs du plus grand réseau [mobile] du monde ». Le rapprochement entre le géant américain et le premier opérateur chinois devrait faire exploser les ventes des terminaux mobiles d’Apple, qui ne compte pourtant pas s’arrêter en si bon chemin, un accord ayant également été trouvé avec le deuxième et le troisième plus grand opérateur de la république populaire. Comme semble le dire si bien Tim Cook, « aujourd’hui est un commencement ».

Par Moonzur Rahman

REACH : les news de janvier 2014 (1/2)

Premier avis adopté pour l’autorisation d’une substance extrêmement préoccupante (SVHC)

03/01/2014

Les Comités scientifiques de l’ECHA pour l’évaluation des risques (RAC) et pour l’analyse socio- économique (SEAC) ont adopté leur avis sur une demande d’autorisation pour utiliser une substance extrêmement préoccupante (SVHC). Cette demande a été déposé par Rolls- Royce plc, et concerne les usages spécifiques de DEHP (Bis(2-ethylhexyl)phthalate) dans la fabrication de moteurs d’avions . Il s’agit de la première demande d’autorisation pour utiliser un SVHC à être traitées par l’ECHA.

Dans leurs avis, les comités concluent qu’un contrôle adéquat a été démontré pour l’usage spécifique demandé. Compte tenu des risques posés par l’utilisation de cette substance et l’analyse des solutions de remplacement et du plan de substitution fournis par le demandeur, les comités proposent de réviser l’autorisation dans un délai de sept ans. La Commission Européenne prendra la décision finale sur cette demande d’autorisation, sur la base des avis de l’ECHA.

En 2013, l’ECHA a reçu un total de huit demandes d’autorisation pour utiliser des SVHC, couvrant deux phtalates et 17 utilisations spécifiques différentes. En 2014, l’Agence s’attend à des demandes, en particulier pour les substances contenant du chrome et le trichloréthylène.

  • Plus d’information sur :

http://echa.europa.eu/view-article/-/journal_content/title/authorisation-to-use-a-substance-of-very-high-concern-first-opinions-adopted

  • Avis adoptés suite au demande d’autorisation :

http://echa.europa.eu/addressing-chemicals-of-concern/authorisation/applications-for-authorisation-previous-consultations

Restriction dans le cadre de REACH

L’ECHA a lancé des consultations sur trois projets de restriction dans le cadre du règlement REACH. Les consultations sont ouvertes jusqu’au 18 mars 2014 et 17 juin 2014. La première restriction concerne la 1-méthyl-2-pyrrolidone (NMP). Cette substance est utilisée principalement comme solvant et comme agent de nettoyage dans les secteurs de la pétrochimie, de l’agriculture, de la pharmacie, de l’électronique et de l’industrie textile.

La seconde restriction concerne les nonylphénols (NP) et les éthoxylates de nonylphénol (NPE). Ces derniers sont utilisés comme détergents dans la fabrication de produits textiles, en dehors de l’Union européenne essentiellement. La 3ème restriction concerne le cadmium et ses composés (dans les peintures). Les commentaires sont à soumettre avant 18 mars 2014 pour les deux premières restrictions et le 17 juin 2014 pour la seconde.

 

A quel point les pesticides sont-ils biodégradables ?

A l’échelle globale, environ 5.000 pesticides différents sont utilisés régulièrement en agriculture. Ceux-ci ont mauvaise presse, en grande partie du fait d’une utilisation inappropriée qui nuit à l’environnement (impact négatif sur la biodiversité, pollution des sols,…). De plus, ils sont susceptibles de porter atteinte à la santé des personnes exposées. Cependant, tous les pesticides n’ont pas un impact néfaste. Par exemple, certains pesticides sont décomposés rapidement dans l’environnement, d’autres plus lentement. Des scientifiques du Centre Helmholtz pour la recherche environnementale (UFZ) [1] et de l’Université technique de Rhénanie-Westphalie (RWTH) ont développé une nouvelle méthode de détection des pesticides dans le sol. Cette technique permet également de savoir si les résidus de pesticides sont biodégradables ou non. Ainsi, les effets à long terme des pesticides pourront être mieux évalués.

Après avoir marqué les pesticides par un isotope de carbone 13C non radioactif, les scientifiques ont suivi l’évolution des produits dans plusieurs échantillons de sols grâce à la spectrométrie de masse. De cette façon, les chercheurs ont pu déterminer les zones de dégradation dans le sol et classer les produits en trois catégories principales:

Pour le type 1, le pesticide et/ou ses produits dégradés sont combinés à la matière organique du sol (humus) mais peuvent être libérés à tout moment. Si la liaison chimique est forte, le relargage sera plus difficile et les résidus sont catégorisés en type 2. Dans les deux cas, types 1 et 2, les résidus présentent une certaine toxicologie car ils n’ont pas été biodégradés sur une courte échelle de temps. Les résidus de type 3 sont ceux qui ont été décomposés par l’activité bactérienne. Le carbone 13C est alors retrouvé dans la biomasse microbienne. Les risques toxicologiques sont alors moindres.

Les scientifiques ont également utilisé leurs travaux pour modéliser le comportement d’autres pesticides dans l’environnement. La méthode et les résultats de l’étude sont détaillés dans la revue Critical Reviews in Environmental Science and Technology [2]. Les scientifiques souhaitent désormais que la méthode 13C soit incluse dans la procédure d’autorisation d’utilisation, qui sera évaluée par l’Agence fédérale de protection de l’environnement.

Le Centre Helmholtz pour la recherche environnementale (UFZ) a été créé en 1991. Il compte plus de 1.000 employés répartis entre Leipzig (Saxe), Halle et Magdeburg (Saxe-Anhalt). Ceux-ci étudient les interactions complexes entre l’Homme et l’environnement..

 

 

 

 

Source : bulletins-electroniques

Des pesticides interdits, mais encore utilisés !

Les pesticides les plus toxiques ont une fâcheuse tendance à ne pas se dégrader. Ils peuvent donc persister durant plusieurs décennies dans les sols et empoisonnent les organismes qui y vivent. Cette pollution aurait toutefois tendance à s’amenuiser dans le temps si certains agriculteurs ne les utilisaient pas encore de manière frauduleuse. C’est notamment le cas de 4 herbicides : le carbofuran, l’endosulfan, le carbosulfan, 3 insecticides et du terbuthylazine, un herbicide.

Si le carbofuran est interdit en France depuis 2008, il a été détecté en 2012 dans le Tarn. L’enquête a révélé un trafic avec l’Espagne. En 2013, un test mené par Générations futures a retrouvé de l’endosulfan et du carbosulfan dans des barquettes de fraises vendues en grandes surfaces en Picardie et en Haute-Normandie. Ces deux insecticides sont pourtant interdits en Europe, respectivement depuis 2008 et 2007. Enfin, le rapport annuel de l’agence de l’eau Rhône-Méditerranée a relevé la présence de terbuthylazine dans deux stations de pompage (Aude et Pyrénées-Orientales) en 2011. Les concentrations relevées dépassaient  le seuil permettant d’utiliser la ressource pour produire de l’eau potable.

Des réglementations mal harmonisées

Si certains agriculteurs écoulent toujours leurs stocks malgré les interdictions, c’est avant tout le manque d’harmonisation au niveau européen et la contrefaçon qui favorisent les usages illicites. En effet, l’autorisation de commercialisation accordée aux substances actives se fait au niveau européen. En revanche, chaque pays décide ensuite d’accorder ou non des autorisations de mise sur le marché aux produits commercialisés. Par exemple, le terbuthylazine est interdit en France, mais est autorisé en Belgique, en Italie, en Espagne et au Luxembourg.

Dans les zones frontalières, les agriculteurs peuvent donc aller s’approvisionner de l’autre côté de la frontière, là où certains produits interdits en France sont autorisés. Ce trafic est notamment important avec l’Espagne. A en croire les propos de Jean Sabench, en charge du dossier pesticides à la Confédération paysanne, et repris par l’AFP, « les responsables régionaux du plan Ecophyto ont dit que jusqu’à 25% des pesticides utilisés en Languedoc-Roussillon étaient achetés en Espagne ». « Une bonne partie d’entre eux sont interdits ». Ces produits peuvent aussi être achetés sur Internet.

Les contrefaçons jouent également un rôle important dans cette pollution des sols. Dans les produits contrefaits, les contenus ne sont pas forcément fidèles aux produits mentionnés sur l’étiquette ! Selon Europol, il existe un vrai trafic de pesticides contrefaits. Il représenterait tout de même 5 à 10 % du marché européen qui totalise environ 10 milliards d’euros par an. Selon les dires de l’Union nationale des industries phytosanitaires (UIPP) cités par l’AFP, si un prix est inférieur à plus de 10 % du prix moyen du marché « c’est suspect ». C’est justement le prix qui motive les contrevenants à acheter ces produits. 

Selon l’UIPP, les pesticides représentent environ 9 % des coûts d’une production agricole. Faire baisser les tarifs permet donc de faire des économies substantielles. Les trafics restent possibles dans la mesure où il y a trop peu de contrôles, peu de poursuites et des sanctions faibles. En 2012, sur 5 972 inspections d’exploitations, la Direction générale de l’alimentation (DGAL) n’a réalisé que 620 inspections au stade de la distribution et 675 prélèvements à la récolte pour l’utilisation des pesticides.

La plupart des acteurs du secteur agricole, fabricants de pesticides compris, demandent des sanctions plus sévères pour les utilisateurs de produits contrefaits. Les sanctions appliquées (amendes allant de 500 à 5.000 euros) sont en effet bien loin des six mois d’emprisonnement et des 30 000 euros d’amende prévus par la loi « pour l’utilisation et la détention de produits sans autorisation de mise sur le marché ».

« Pour une minorité d’agriculteurs, il est difficile d’accepter que ces produits sont dangereux alors qu’ils les ont utilisés pendant des années », relève Jean Sabench repris par l’AFP.

Le travail réalisé depuis 2008 dans le cadre du plan Ecophyto contribue cependant à changer les mentalités même si l’objectif de réduction de 50 % de la consommation nationale d’ici 2018 ne sera sûrement pas atteint. 

Par Matthieu Combe, journaliste scientifique

Le téléphone Teorem de Thales plus que jamais à la mode ?

Rappelez-vous, c’était en septembre dernier, une note de Matignon imposait aux ministres l’usage du Teorem de Thales pour les communications sensibles. Pourtant, depuis cette annonce, peu s’étaient exécutés, jugeant le téléphone peu pratique, voire ringard. Le mauvais exemple était même véhiculé par les plus hautes sphères de l’état (il n’était pas rare de voir Nicolas Sarkozy avec un Blackerry ou encore François Hollande utiliser un iPhone 4). 

Ce qui nuit le plus au Teorem c’est qu’il n’est pas un ersatz des iPhones et autres Blackberry pourrait-on presque résumer. 

Devant l’insuccès du téléphone de sécurisation, force est de constater que sur quelques points, il ne tient pas la comparaison avec ses homologues. Esthétiquement parlant d’une part, le Teorem nous ramène à l’âge d’or des appareils à clapet, autant dire, à la préhistoire des mobiles. 

D’un point de vue pratique, ce n’est guère mieux : il serait très lent au démarrage, complexe d’utilisation, dépourvu d’applications et pire encore, il ne disposerait pas de répertoire! Donc à moins d’avoir une mémoire d’éléphant, votre annuaire deviendra votre meilleur ami. Mais pas sûr que son transport quotidien soit agréable… Et avouons qu’à l’heure actuelle, retourner à un portable sans application paraît bien triste, voire inconcevable. 

Pour couronner le tout, il serait très onéreux. D’après une estimation du journal Le Canard Enchaîné paru le 30 octobre, la Direction Générale de l’armement française (DGA) aurait commandé 14 000 terminaux (comprenez Teorem) pour une facture de 30 millions d’euros. Ce qui, après calcul, reviendrait à 2 142,85 euros… l’unité. Toutefois d’autres sources affirment que cette estimation serait faiblarde et situerait son prix vers 4 500 euros.

Quoi qu’il en soit, le gouvernement semble s’être rappelé que les histoires d’espionnage étaient une affaire sérieuse et a raffermit sa position sur le sujet. Surtout depuis le témoignage d’Edward Snowden.

« Les téléphones sécurisés se démocratisent »

C’est au tour de la société française Bull de développer son portable sécurisé : le Hoox m2. Il proposerait une alternative plus séduisante que le Teorem pour chiffrer les communications car basé sur le système d’exploitation Android, son utilisation serait plus familière.

Fabriqué en France, le Hoox m2 est doté de plusieurs atouts de sécurisation qui devraient ravir plus d’un homme d’affaires. Le mobile est en effet muni d’un capteur biométrique afin d’authentifier l’utilisateur – outre le code d’accès – et d’une puce de chiffrement fonctionnant avec l’algorithme AES 256 bits (standard de chiffrement avancé). Les ports de communications sont également conçu pour écarter les risques d’intrusion.

L’appareil ne concurrence pas pour autant le Teorem; les deux mobiles ne jouant pas dans la même gamme. Le Hoox m2 se destine principalement aux administrations, aux hommes d’affaires fortunés, banquiers et grandes entreprises. Mais si vous souhaitez acquérir ledit téléphone pour votre usage personnel, c’est possible, il vous faudra débourser dans les 2 000 euros.

Par Sébastien Tribot

L’origine de la Lune encore et toujours un mystère

Quelques théories élaborées par les scientifiques

L’un des cas de figure pourrait être que la Lune et la Terre se sont constituées à partir d’une source de poussière similaire, et ce plus ou moins au même moment. Cela expliquerait les ressemblances entre la Terre et la Lune.

Une autre thèse, moins probable, s’appuie sur la possibilité que la Lune ait été attiré par le champ de gravité de la Terre à un moment. Toutefois, la suite de circonstances qui permettrait à cette théorie d’être validée semble inimaginable et entraîne d’autres problématiques tout autant impossibles à résoudre que celle de son origine. Quel voyage, par exemple, la Lune aurait-elle entrepris pour parvenir jusqu’au champ gravitationnel de la Terre ?

Troisième hypothèse : la Terre a pu avoir une vitesse de rotation bien plus grande qu’aujourd’hui (de deux à trois heures pour tourner sur elle-même) de telle sorte qu’une partie du manteau terrestre s’est éjecté, complétant ainsi la composition de la Lune.

S’il existe divers scénarios, il y en a un qui paraît plus plausible

Il s’agit de celui de la collision entre deux protoplanètes (embryons de planète) : la Terre alors âgée entre 50 et 200 millions d’années et Théia de la taille de Mars. Du choc colossal, une grande quantité de matière se serait répandu dans l’orbite terrestre avant de s’agglomérer et donner naissance à la Lune.

Cette dernière théorie permettrait d’expliquer les similitudes que partagent la Terre et la Lune, notamment au niveau des signatures isotopiques de tungstène, d’oxygène, de silicium, de titane ou encore du chrome.

Vous l’avez compris, les scientifiques ne disposent pas encore de toutes les clés pour comprendre précisément la formation du satellite naturel de la Terre. Ainsi, bien que les connaissances à son sujet aient beau s’étoffer, à travers son observation et l’analyse de ses roches rapportées du temps du programme Apollo, la Lune reste un mystère. 

Par Sébastien Tribot

Évolutions dans le domaine du photovoltaïque : une question de matériaux ?

Parmi les différentes ressources d’énergies renouvelables disponibles, l’énergie solaire a le potentiel énergétique le plus important : la quantité d’énergie solaire que la terre reçoit en une heure était en 2002 supérieure à la consommation annuelle mondiale. Cependant, aujourd’hui, l’énergie solaire représente moins de 1% de la production mondiale d’énergie contrairement aux énergies fossiles qui en constituent à elles seules 85%. Différents facteurs expliquent cette divergence : le faible rendement et le coût de production élevé des cellules solaires mais également la nécessité de stocker cette énergie intermittente.

Toutefois, plus que jamais la production de masse d’électricité à partir des cellules photovoltaïques semble à portée de main comme en témoignent de plusieurs rapports récents traitant des technologies solaires les plus prometteuses ou de l’utilisation des nanotechnologies dans les cellules photovoltaïques publié par l’un des leaders mondial pour la recherche sur les marchés internationaux et sur les données de marché. De plus, en juin 2013, le US Photovoltaic Manufacturing Consortium (PVMC), consortium industrie-universités-gouvernement pour la R&D et piloté par le secteur privé, a défini la première feuille de route sur le photovoltaïque dans le but de diminuer de 75% le coût total des dispositifs photovoltaïques au cours de la prochaine décennie. Il est intéressant de noter ici que le plan de 2011 « SunShot iniative » du Département de l’Energie (« US Department of Energy » ou DoE) a été l’un des initiateurs du PVMC.

Ainsi, la R&D sur les cellules solaires et les systèmes de stockage associés est très active aux Etats-Unis, pays leader en recherche avec près de 22% des publications mondiales dans le domaine. Cette effervescence est soutenue par des investissements privés mais également fédéraux en particulier au travers du DoE. Deux exemples de financement marquants sur l’année 2013 peuvent être cités : le « College of Nanoscale Science and Engineering Photovoltaic Manufacturing and Technology Development Facility » (CNSE MDF), Université d’Etat de New York (SUNY), à Rochester dont l’objectif est le développement de nouvelles technologies autour du silicium cristallin et le « Kavli Energy NanoSciences Institute », Université de Berkeley, Californie, dont l’objectif est l’intégration des nanotechnologies dans le domaine de l’énergie solaire.

De nombreux défis restent à relever

Les cellules photovoltaïques sont des dispositifs qui convertissent l’énergie lumineuse du soleil en électricité. Les cellules actuelles sont généralement constituées d’un empilement de fines couches de matériaux semi-conducteurs tels que le silicium, le sulfure de cadmium, ou le tellure de cadmium. Le matériau le plus utilisé reste cependant le silicium.

Lorsqu’un photon provenant du soleil rentre en contact avec une cellule photovoltaïque, il existe une certaine probabilité pour que celui-ci soit absorbé par un atome d’une couche semi-conductrice expulsant un électron de l’atome et laissant derrière un « trou. » Les électrons expulsés sont alors dirigés vers une électrode alors que les « trous », se comportant pratiquement comme une charge positive, se dirigent vers une seconde électrode. On a ainsi créé une différence de potentiel entre les deux électrodes à la manière d’une pile. Le taux de conversion de l’énergie solaire en énergie électrique des cellules photovoltaïques est toutefois relativement faible : environ 15% pour les cellules commerciales.

Le silicium, bien qu’abondant dans la nature, est un matériau coûteux à exploiter et à purifier ce qui justifie le prix élevé des panneaux photovoltaïques. De plus, le taux de conversion maximum théorique des cellules photovoltaïques à base de silicium est de 31% ce qui reste trop faible d’un point de vue économique [1]. Pour améliorer leurs rendements et réduire leurs coûts de production, il est possible d’agir sur différents facteurs. En particulier, parmi les chercheurs, il existe un certain consensus autour de l’idée que les grandes avancées dans le domaine photovoltaïque reposeront sur l’utilisation de nouveaux matériaux ou sur l’association de différents matériaux sous formes de multicouches.

Nouveaux matériaux pour les cellules photovoltaïques

Bien que le coût des panneaux photovoltaïques ait baissé de 70% au cours des 3 dernières années, la réduction du coût de production des cellules reste l’un des enjeux majeurs pour une utilisation massive des cellules solaires [6]. Ainsi, de nombreux laboratoires de recherche américains travaillent spécifiquement dans cette optique en mettant au point de nouveaux matériaux pour constituer les cellules photovoltaïques. De manière assez arbitraire, il est possible de classer ces matériaux en 3 grandes catégories : les matériaux inorganiques, les matériaux organiques et les matériaux à base de carbone.

Matériaux inorganiques

La vaste majorité des architectures des cellules photovoltaïques commerciales repose sur les propriétés des matériaux inorganiques et plus particulièrement sur les matériaux semi-conducteurs tels que le silicium ou des alliages de semi-conducteurs (tellure de cadmium, nitrure de gallium-indium…). La R&D dans ce domaine, souvent issue d’un partenariat public-privé, est importante et concerne à la fois l’amélioration de l’efficacité et/ou de la réduction des coûts de fabrication des cellules solaires. Par exemple, Bandgap Engineering, Inc. en association avec l’Institut de Technologie de Géorgie (Georgia Tech) ont annoncé en août dernier avoir amélioré le processus de fabrication des cellules solaires à base de silicium polycristallin de telle sorte que non seulement les coûts de fabrication ont été réduits mais que l’efficacité des cellules a été augmentée de 0,3% pour atteindre 16,7% (vs. 16,4% en moyenne pour des cellules commerciales). Cette performance est d’autant plus remarquable que le nouveau processus utilise des techniques d’élaboration conventionnelles. Du point de vue technologique, l’amélioration du processus provient principalement d’une réduction du coefficient de réflexion du wafer de silicium polycristallin quelle que soit l’orientation des grains de silicium et cela avec une faible diminution de l’épaisseur du wafer de silicium (moins de 1 micron).

Concernant l’élaboration des cellules photovoltaïques inorganiques, des articles récents semblent indiquer l’avènement du contrôle à l’échelle atomique dans des processus de synthèses. On peut citer, par exemple, les travaux issus de l’association de chercheurs de l’Université d’Etat de l’Arizona (ASU) et de l’Institut de Technologie de Géorgie (Georgia Tech). Les chercheurs ont développé une nouvelle approche pour faire croître des cristaux de nitrure de gallium-indium (InGaN). La méthode, développée à Georgia Tech, est appelée épitaxie modulée de métaux (« metal-modulated epitaxy ») et permet une croissance cristalline par dépôts successifs de couches atomiques. Dans le cas de la croissance cristalline de InGaN, les chercheurs ont observé une amélioration de l’uniformité en composition chimique et une réduction des tensions au sein du matériau et aux interfaces avec le substrat. Ces résultats sont très positifs car ces défauts de structure réduisent fortement l’efficacité globale des cellules solaires. Ainsi, d’après le groupe de chercheur cette technique devrait mener à moyen terme à de nouveaux records d’efficacité.

Si l’amélioration de l’efficacité des cellules solaires passe majoritairement par des efforts concernant les matériaux constituant les cellules photovoltaïques, d’autres canaux de perfectionnement sont également étudiées. L’un des canaux les plus prometteurs concerne les cellules solaires dites thermophotovoltaïques ou TPV. Les cellules solaires classiques ne peuvent convertir en électricité au mieux que 30% de l’énergie émise par le soleil (rendement maximum théorique) car seule une portion du spectre électromagnétique est absorbée par le matériau semi-conducteur de la cellule solaire. Les dispositifs thermophotovoltaïques permettent de s’affranchir de la barrière des 30% de rendement maximum théorique et de l’accroître jusqu’à 80%. Une cellule solaire TPV est constituée d’un dispositif absorbeur/émetteur et d’une cellule photovoltaïque dont le spectre d’absorption est centré dans le domaine de l’infrarouge. Le dispositif absorbeur/émetteur est constitué d’une partie, l’absorbeur, qui absorbe les rayons du soleil et les transforment en chaleur, et d’une autre partie, l’émetteur, qui sous l’effet de la chaleur produite par l’absorbeur (>1000°C) est capable d’émettre un spectre électromagnétique dans l’infrarouge. Pour le moment, les cellules solaires TPV démontrent un rendement décevant d’environ 8% dû en grande partie à la faible capacité du matériau émetteur, généralement à base de tungstène, à supporter des hautes températures sur de longues durées. Toutefois, une coopération entre des équipes de l’Université de Stanford et de l’Université de l’Illinois semble avoir fait récemment des progrès significatifs. Cette coopération a permis la création d’un émetteur amélioré constitué d’une nanostructure en 3 dimensions très poreuse à base de tungstène sur laquelle une nanocouche de céramique, le dioxyde d’hafnium, a été déposée. L’enrobage de céramique permet ainsi de conserver l’intégrité de la structure poreuse de tungstène lorsque celle-ci est chauffée à 1400°C et cela pendant une heure. De plus, l’émetteur amélioré conserve sa capacité à produire de la lumière infrarouge. Selon les chercheurs, la prochaine étape sera de tester quels sont les dépôts de céramique les mieux adaptés à une utilisation pour des cellules solaires TPV.

Matériaux organiques

Afin de diminuer les coûts de production des cellules photovoltaïques, la R&D s’est récemment dirigée vers une autre catégorie de matériaux : les matériaux organiques. Au-delà de la réduction des coûts, les cellules organiques apportent des propriétés nouvelles de transparence et de flexibilité aux panneaux photovoltaïques ce qui ouvre le champ des possibilités concernant leurs utilisations telles que sur les fenêtres ou en façade d’immeubles. Les meilleurs taux de conversion des cellules solaires organiques (6-7%) sont obtenus en utilisant des polymères. Or, un rendement minimum de 10% est nécessaire pour que les cellules solaires organiques puissent trouver leur place sur le marché.

En mars dernier, Magnolia Solar Corporation a annoncé que le PVMC a développé et produit une cellule photovoltaïque flexible avec un taux de conversion de 13%, ce qui est assez comparable aux cellules traditionnelles. Ce résultat est le fruit d’une collaboration entre Magnolia Solar, PVMC et CNSE. Leur objectif est de continuer à rendre l’énergie solaire compétitive par rapport aux autres sources d’énergie. Pour cela, Magnolia Solar poursuit ses recherches sur des technologies de revêtements antireflets pour les cellules photovoltaïques.

L’amélioration des taux de conversion pourrait également venir d’ajouts de nanoparticules métalliques au sein des cellules solaires organiques afin d’en exploiter les propriétés d’absorption plasmoniques comme en témoigne une analyse sur le domaine publiée en mai 2013 par un consortium de chercheurs américains. Les auteurs discutent de l’apport des nanostructures plasmoniques aux cellules photovoltaïques organiques du point de vue de leurs performances, notamment concernant l’élargissement de la bande d’absorption des photons et l’absorption omnidirectionnelle, mais aussi du point de vue de leur intégration dans les dispositifs finaux. Les performances sont ainsi exacerbées par l’utilisation des nanoparticules métalliques, utilisées en partie en raison de leur facilité de synthèse. De plus, il a été observé que les nanoparticules de taille inférieure à 20 nm agissent comme des antennes qui accroissent la gamme d’absorption des longueurs d’ondes de la lumière alors que les particules ayant un diamètre supérieur à 40 nm permettent d’allonger le chemin optique de la lumière à travers les couches de la cellule. D’après les auteurs, en intégrant des nanostructures plasmoniques à l’avant et à l’arrière des électrodes métalliques, il serait alors possible d’améliorer les propriétés des cellules photovoltaïques organiques mais également de franchir la barre des 10% en rendement.

Matériaux à base de carbone

Du fait de leurs propriétés physico-chimiques parfois étonnantes, le graphène et les nanotubes de carbone reçoivent une attention toute particulière dans les différentes branches de la recherche scientifique. Cela est également vrai dans la recherche concernant les cellules photovoltaïques. Plusieurs équipes américaines ont publié cette année des articles traitant de l’utilisation de ces matériaux afin d’améliorer les rendements des cellules solaires ou alors encore afin de diminuer leurs coûts de production.

A l’Université Technologique du Michigan, l’équipe du Professeur Yun Hang Hu a trouvé un moyen de diminuer les coûts de production des cellules à pigments photosensibles (cellules de Gratzel). Ils ont eu l’idée de remplacer le platine, matériau rare donc très cher, par une structure en 3 dimensions à base de graphène. Les cellules de Gratzel sont des cellules photoelectrochimiques dont le principe est basé sur la photosynthèse végétale. Elles produisent de l’énergie grâce à un pigment photosensible présent dans l’électrolyte, excité par le rayonnement solaire. Ces cellules présentent l’avantage d’être 2 fois moins chères que leurs analogues classiques à base de silicium, d’être faciles à produire, souples, transparentes mais surtout elles produisent de l’énergie même en l’absence d’ensoleillement direct. Bien que la majorité des matériaux qui composent ces cellules soient bon marchés, il est, en général difficile de se passer des matériaux précieux tels que le platine. C’est la prouesse qu’a réussi à réaliser l’équipe du Dr. Hu sans pour autant affecter le rendement du système. Pour obtenir leur graphène 3D sous forme de nid d’abeille, ils ont développé une nouvelle approche de synthèse en faisant réagir l’oxyde de lithium avec le monoxyde de carbone pour former le carbonate de lithium et le graphène sous forme de nid d’abeille 3D:

Li2 + CO à Li2CO3 + graphène 3D

Dans cette réaction, les particules de carbonate de lithium permettent la formation et la séparation les unes des autres des différentes feuilles de graphène afin d’éviter qu’elles s’agrègent. Le carbonate de lithium est ensuite éliminé facilement en présence d’acide, formant ainsi le graphène nid d’abeille 3D.

Etant donné la conductivité et la forte capacité catalytique de ce graphène 3D, les chercheurs l’ont intégré dans une cellule de Gratzel en remplacement de la contre électrode en platine et ont mesuré la quantité d’électricité produite en présence de soleil. Une conversion de 7,8% de l’énergie solaire a été observée ; taux comparable à celui obtenu par leur analogue contenant du platine. Cette découverte constitue une avancée importante dans la réduction des coûts de production des cellules de Gratzel, le graphène nid d’abeille 3D étant facile à synthétiser et peu coûteux.

De son côté, l’équipe du Professeur Ramaraja Ramasamy à l’Université de Géorgie, s’est inspiré de la nature pour mettre au point une technologie capable d’utiliser les plantes pour générer de l’électricité à partir du soleil. En effet, au cours de la photosynthèse, la plupart des plantes convertissent un photon reçu en un électron (taux de 100%). L’équipe a développé un moyen d’interrompre cette photosynthèse juste après la production des électrons. Pour cela ils ont isolé les thylacoïdes, structures des plantes responsables du stockage des électrons et donc de l’énergie, et ils ont modifié les protéines qui les constituent. Les thylacoïdes modifiés sont ensuite immobilisés sur des nanotubes de carbone qui capturent les électrons et les font circuler le long d’un fil.

Leurs premiers essais ont montré la production d’un courant 100 fois plus important que dans des systèmes similaires. L’équipe travaille aujourd’hui sur la stabilité de leur système et ils espèrent que cette technologie pourra, à terme, être appliquée à de petits dispositifs électroniques qui nécessitent peu de puissance ; et pourquoi pas concurrencer les panneaux solaires traditionnels.

Une démonstration de faisabilité de cellules solaires à base de nanotubes de carbone ultrafins et de fullerène à faibles coûts de production a été également faite par l’équipe du Dr. Michael Arnold à l’Université du Wisconsin-Madison. Cette démonstration a présenté un taux de conversion de 1% mais les auteurs pensent qu’en augmentant l’épaisseur de la couche de nanotubes de carbone de 5 nm à 100 nm, ils devraient atteindre des taux de conversion semblables à ceux des panneaux solaires à base de silicium.

De nouveaux designs de dispositifs photovoltaïques pour stocker l’électricité produite

L’utilisation d’énergie produite par les cellules solaires 24/24h et 7/7j passera par l’amélioration des dispositifs photovoltaïques permettant simultanément de créer de l’électricité et de la stocker pour pouvoir l’utiliser en l’absence de soleil. Cela revient à coupler ou intégrer un système de stockage aux cellules photovoltaïques. C’est dans cette optique que l’équipe du Professeur Cary L. Pint, à l’Université de Vanderbilt, a développé le premier supercondensateur en silicium qui peut être intégré directement sur les zones silicium non exploitées ou au dos des cellules photovoltaiques représentant ainsi une vraie économie. Le stockage se fait sous forme d’assemblages d’ions à la surface du matériau poreux permettant ainsi des charges et décharges du condensateur très rapides mais également un nombre de cycles de l’ordre de quelques millions. Ce supercondensateur se comporte comme une batterie de petite taille ce qui permet d’envisager son intégration à de petits dispositifs électroniques tels que les téléphones portables.

Afin d’accroître la capacité de stockage des supercondensateurs, la recherche s’est tournée vers des nanomatériaux, comme le graphène, capable de stocker les charges à la surface d’électrodes à forte surface spécifique. Le principal challenge ici est d’assembler les différents éléments à l’échelle nanométrique. Pour pallier à ce problème, l’équipe du Professeur Pint a fait le choix d’une approche différente en utilisant du silicium poreux nanostructuré et dont la fabrication est facilement reproductible. Pour s’affranchir de la réactivité du silicium avec certains éléments chimiques présents dans les électrolytes, ils ont recouvert le supercondensateur en silicium avec du carbone avant de le chauffer à faible température, 600-700°C. Ils ont observé la formation de graphène, ce qui était inattendu pour cette température étant donné que ce dernier croît normalement à 1400°C. Cet habillage de graphène a stabilisé chimiquement la surface du silicium évitant ainsi sa dégradation avec les électrolytes et préservant sa structure. De plus, il a permis d’augmenter la densité énergétique de stockage par un facteur 100 par rapport à l’analogue sans graphène, et de manière significative par rapport aux supercondensateurs commerciaux. Ces dispositifs semblent capables de stocker l’excès d’électricité produit durant la journée et de le relâcher lorsque cela est nécessaire, permettant ainsi d’augmenter le rendement énergétique.

De son côté, à l’Université du Wisconsin-Madison, l’équipe du Professeur Jiang a développé un nouveau design de panneaux photovoltaïques capables de produire et de stocker l’électricité dans une même cellule [19]. Ils ont été même plus loin puisse qu’ils ont également conçu une cellule pouvant être intégrée à d’autres dispositifs comme les lentilles de vue par exemple. Pour cela, ils ont proposé un nouveau design de panneaux solaires avec, en dessous de la photo-électrode traditionnelle, des nanofils d’oxyde de zinc recouverts d’une couche de polymère polyvinylidène fluoré (PVDF). Lors de la conversion de la lumière en électrons, une partie des électrons sert à alimenter un dispositif électrique et une autre partie est absorbée par le PVDF. En effet, ce polymère a une constante diélectrique suffisamment importante pour permettre le stockage de l’électricité et de la redistribuer lorsque cela est nécessaire. Le dispositif final permet à une cellule solaire standard de produire et de stocker l’électricité dans le même temps.

Leur prototype a mis en évidence un taux de conversion de 4% d’énergie solaire en électricité, ce qui reste bien inférieur aux cellules photovoltaïques commercialisées. Cependant, le Dr. Jiang pense pouvoir accroître les taux de conversion et de stockage en affinant le design de la cellule photovoltaïque.

Ces nouveaux modèles de panneaux solaires pourraient être intégrés sur les façades d’immeubles ou dans des zones avec des éclairages commandés à distance.

Source : bulletins-electroniques

Un véhicule urbain peut-il rouler en toute liberté et de façon autonome grâce à des panneaux solaires sur le toit ?

D’une part, un véhicule urbain (léger) à moteur électrique, équipé d’un dispositif de récupération d’énergie au freinage, consomme aujourd’hui entre 10 et 15 kWh d’énergie électrique aux cent kilomètres. C’est l’énergie nécessaire pour faire acquérir l’énergie cinétique nécessaire à l’engin, pour  lutter contre la réaction de pénétration dans l’air, pour assurer les déperditions par frottement tout au long de la chaîne de traction et celles de frottement et de déformation des pneumatiques au contact de la chaussée. Une part importante de l’énergie cinétique sera récupérée dans la batterie, plus tard, durant le freinage. Les modèles i-Miev de Mitsubishi Motors par exemple sont présentés avec des consommations, selon les normes japonaises, de 11 kWh aux cent kilomètres. Un prototype japonais (SIM DRIVE) équipé de moteurs « dans la roue » affiche cette consommation optimale de 10 kWh aux cent kilomètres.

D’autre part, un panneau solaire en plein soleil à midi, qui présenterait un excellent rendement de conversion proche de 23% (un très bon standard est aujourd’hui de 20%), devrait pouvoir produire près de  230 W/m2 d’électricité.

Il résulte donc que pour parcourir 100 km en une heure en plein soleil, il faudrait disposer d’une puissance électrique d’au moins 10 000 Watts pour alimenter le moteur électrique, ce qui nécessiterait donc un module solaire sur le toit du véhicule de 44 m2, sacrée voilure, qu’il faudrait traîner au moins en remorque.

Heureusement les batteries sont là pour emmagasiner l’énergie avant le départ, ce que Ford propose sur son véhicule rechargeable hybride, soit  à  l’aide d’un chargeur classique connecté au réseau électrique, soit au moyen d’un concentrateur de rayons solaires (8X) par lentille de Fresnel, sorte de catafalque sous lequel se déplace lentement et automatiquement le véhicule pour que le module solaire soit toujours dans le champ du concentrateur, quelle que soit l’inclinaison du soleil sur l’horizon.

Compte tenu du module SUNPOWER de 1,5 m2 de surface, installé sur le toit du véhicule FORD et capable de produire une puissance électrique de 300 Watts, il est possible de calculer qu’en une heure d’ensoleillement naturel,  le véhicule pourra parcourir en mode électrique entre 2 ou 3  kilomètres, selon sa consommation d’énergie aux cents kilomètres affichée. C’est toujours ça de gagné aurait dit ma Grand-Mère. Placé sous le concentrateur, en plein soleil, cette autonomie du véhicule après une charge d’une heure devrait être au moins doublée ou quintuplée. Il faudrait pour plus de précision connaître la courbe de rendement de conversion du module SUNPOWER en fonction de la puissance du flux lumineux. De toute façon, cette autonomie en mode purement électrique est limitée par la taille de la batterie installée, à 33 kilomètres affirme le constructeur. Cette faible autonomie est normale pour un véhicule hybride rechargeable qui est défini pour parcourir les petits trajets urbains en mode électrique et finir les grands trajets en mode hybride conventionnel.

  • Lire et voir l’information sur Green Car Congress, un des meilleurs sites d’information technique dans le domaine des transports.

Par Raymond Bonnaterre

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