Paypal compte lancer une monnaie intergalactique

La nouvelle a été annoncée fin janvier lors d’une conférence à l’institut SETI de Mountain View basé dans la Silicon Valley. Pendant ce temps dédié à ce programme galactique, tous les acteurs souhaitant y prendre part, ou simplement intéressés par celui-ci ont pu se rencontrer et échanger sur le sujet. 

PayPal se prépare à l’avenir et surtout aux futurs voyages dans l’espace, qu’ils soient touristiques ou professionnels. Et en vue d’éventuelles colonisations, notamment de la planète Mars. Car les projets foisonnent, avec Mars One, Space X et Virgin Galactic notamment. D’ici trois ans, un hôtel spatial conçu par la firme Orbital Technologies devrait faire le tour de la Terre. Ainsi, David Marcus, le président de PayPal communiquait : « Il est temps à présent de planifier l’avenir (…) notre vision terrestre doit se transposer dans l’espace. Dans la mesure où on commence à envisager d’habiter d’autres planètes, il faudra s’intéresser aux réalités pratiques de la vie. » Puis au tour d’Anuh Najar de préciser que « nous sommes arrivés au point aujourd’hui où tout cela semble tout à fait normal aux scientifiques, aux différents gouvernements et à tout le monde ».

Surprenante au premier abord, l’idée consistant à créer un système financier intergalactique n’est finalement pas si insolite. Ils ne sont pas rares les précurseurs pris pour des fous à avoir changé notre mode de vie grâce à des inventions ou des concepts novateurs. Si l’échelle de temps reste incertaine, le travail dans l’espace devrait bien exister un jour. Et il faudra bien conceptualiser les échanges monétaires et tout ce qui touchera à ce mode de vie futur. Les astronautes devront donc se plier à ce système et utiliser cette monnaie, la « PayPal Galactic » si elle voit le jour.

PayPal n’a jamais caché sa volonté de créer une monnaie globale. Ce projet rentre parfaitement dans cette logique. D’autant que l’avenir se tourne vers un mode de paiement toujours plus dématérialisé. Qui plus est, le programme s’affirme comme un soutien à l’industrie aérospatiale et un questionnement sur l’économie interplanétaire.

Découvrez la vidéo du projet PayPal Galactic Aiming For The Final Frontier : 

Par Sébastien Tribot

La Sweat Machine transforme la sueur… en eau potable !

Une équipe d’ingénieurs suédois, dont Andreas Hammar fait partie, a fabriqué une machine permettant de rendre potable la sueur produite par le corps humain. Créer à dessein de sensibilisation au problème de raréfaction de l’eau potable et à la difficulté pour un tiers de la population mondiale à en disposer décemment, la Sweat Machine, sans réelle efficacité à grande échelle, interpelle plus qu’autre chose. Évidemment, l’accès à l’eau potable par toute la population mondiale est un défi majeur. Et l’invention, va dans ce sens.

Elle est issue d’une collaboration impliquant l’UNICEF (The United Nations Children’s Fund), la coupe Gothia (coupe du monde de football des jeunes) et l’agence Deportivo. Les jeunes sont la cible de cette campagne de sensibilisation appelée « Sweat For Water », signifiant littéralement transpire pour l’eau, car l’objectif n’est pas d’endiguer ce phénomène mais de rappeler, d’éduquer. Il ne s’agit pas d’une solution miracle. Per Westberg, membre de l’UNICEF suède a expliqué qu’il souhaitait surtout « présenter le sujet d’une façon nouvelle et ludique ».

Le fonctionnement de la machine est assez simple. La sueur imprégnée dans les vêtements est récoltée après un essorage spécial particulièrement efficace. Le liquide ainsi tiré est alors chauffé et soumis aux ultraviolets puis filtré afin d’ôter toute présence de sels et de bactéries. Les sportifs ont été les premiers à tester la Sweat Machine en offrant leur transpiration, fruit de leur effort, lors de la coupe Gothia. En suède, un millier de personnes ont déjà goûté l’eau créée par ce procédé et sont toujours vivants. Cela peut sembler dégoûtant mais les concepteurs affirment que l’eau produite par la Sweat Machine est « plus propre que celle du robinet  ». 

Un tel dispositif existe déjà mais il n’était employé que par les astronautes lors de leurs séjours dans la Station spatiale internationale. L’appareil recyclait ainsi sueur et urine. Quoi qu’il en soit, la Sweat Machine n’a pas pour vocation d’être produite en masse. L’UNICEF envisage plus concrètement l’utilisation des pilules de purification de l’eau comme solution et prévoit de chercher des fonds pour les acheter.

Découvrez la vidéo explicative de la création de la machine : 

Par Sébastien Tribot

C’est au tour de Facebook de développer son reader !

Pour les reader, une guerre impitoyable a commencé. Alors que Google reader a fermé ses portes le 1er juillet, beaucoup se demandaient quels remplaçants allaient tirer leur épingle du jeu. On citait les lecteurs de flux suivants : Feedly, Netvibes, AOL Reader, Digg Reader, The Oldreader ou encore Newsblur… Et, il est vrai qu’ils ont su profiter de la fin du service de Google. Mais personne n’avait vu venir Facebook.

Or, selon le Wall Street Journal, Facebook travaillerait sur une application similaire depuis un an. Une rumeur que l’intéressé n’a néanmoins pas encore confirmé tout à fait. Pourtant, il serait sur le point de mettre en ligne son appli nommée Reader, qui à l’image de Flipboard, serait un agrégateur d’articles de presse. L’objectif du réseau social, dont se sert un septième de la population mondiale, est de prolonger le temps que passent ses internautes sur le site; en se transformant en journal pour appareils mobiles. Car nombreux sont les utilisateurs à consulter les news Facebook seulement quelques minutes. Devenir une plateforme centrale de l’information en proposant un contenu éditorial toujours plus étoffé se révèle donc être le but de Reader. Via ce nouveau service, Mark Zuckerberg confie même aspirer à être le « journal le mieux personnalisé au monde ». Une manière finalement d’exposer ses internautes à encore plus de publicités.

Avant lui, Flipboard, fondé par Mike McCue et Evan Doll en 2010, développait déjà ce concept. Les deux hommes ont ainsi créé une interface agréable en forme de magazine numérique. Lequel affiche le contenu de diverses sources sélectionnées  pour ses utilisateurs en fonction de leurs goûts. Et ce filtrage de l’information séduit. Aujourd’hui, Flipboard attire 50 millions d’usagers. Cependant, et malgré ce succès indéniable, le service doit-il s’inquiéter de l’arrivée prochaine de Facebook Reader ?

Tout comme Flipboard, d’autres acteurs se sont ou vont se tourner vers la curation de l’information. Quelques semaines auparavant, Linkedln rachetait Pulse, une application pour iPad pour 90 millions de dollars. En début d’année, Yahoo! rachetait Summly. Noowit, un petit nouveau dans le paysage des reader, est en train de se faire un nom grâce à un concept novateur : la possibilité de créer son propre magazine. Le reader, jusqu’alors en version Beta privée, est devenu public à l’arrêt de Google Flux. Enfin, même le moteur de recherche Bing s’y mettrait avec Bingboards. 

Mark Zurckerberg, bien conscient de l’importance de ce nouveau genre de service, ne lésine pas sur les moyens pour devenir le roi de l’information personnalisé. Cependant, d’autres acteurs bien ancrés dans ce marché, tel que Flipboard ne vont pas se laisser faire. Et puis, aucune date concernant le lancement du reader n’a encore filtré.

Par Sébastien Tribot

Les pesticides à l’origine de cancers

Une nouvelle étude accable les pesticides. Cette fois, c’est l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) qui a mandaté un groupe d’experts pour étudier ces produits. Des épidémiologistes,  des spécialistes en santé-environnement, en santé au travail, des biologistes de la toxicologie cellulaire et moléculaire ont ainsi épluché les données de la littérature scientifique des trente dernières années.

Ils ont analysés les données épidémiologiques de nombreux pays, concernant les insecticides, herbicides et autres fongicides et  se sont intéressés aux informations ciblant les expositions professionnelles et les expositions précoces. En effet, plusieurs enquêtes épidémiologiques suspectaient fortement les pesticides d’être à l’origine de différentes pathologies comme certains cancers.

C’est dans ce contexte que La Direction générale de la santé a donc demandé à l’Inserm de mener sa propre expertise. Les conclusions sont sans appel : les pesticides provoquent bien un risque accru de développer le cancer mais aussi la maladie de Parkinson.

D’après le rapport, la voie cutanée est la principale voie d’exposition en milieu professionnel, c’est-à-dire principalement  pour les agriculteurs et les ouvriers du secteur chimique qui fabriquent ou qui épandent. Sinon, l’exposition se fait par voie aérienne, par ingestion d’eau ou des aliments. Un tableau liste les pesticides et indique quelle est la population la plus à risque ainsi que le risque encouru (p32/33 du rapport).

Une étude importante pour la France qui est le premier pays agricole de l’Union Européenne.

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

Une puce électronique pour dessaler l’eau de mer

Des chercheurs de l’université du Texas à Austin et de celle de Marburg en Allemagne ont collaboré avec la société Okeanos Technologies pour fabriquer une puce électronique permettant de dessaler l’eau de mer. Le principe est simple : l’eau de mer s’écoule entre plusieurs micro-canaux de 22 microns de diamètre. Chacun d’entre eux se divise en deux.

Au point de séparation, une électrode impose une tension qui oxyde les ions chlorure. La disparition de ces ions provoque un gradient de champ magnétique qui pousse les ions chargés positivement vers la sortie. Les ions chargés négativement sont alors attirés par ceux chargés positivement. Un canal contient donc les ions chargés, tandis que dans le deuxième coule une eau partiellement dessalée.

Les avantages de cette approche sont sa simplicité de mise en œuvre, son besoin en énergie limité puisque des piles du commerce suffiraient à l’alimenter, et donc son faible coût. Reste cependant à améliorer le rendement. A ce jour, le taux de désalinisation est de seulement 25% maximum. Un taux qui doit impérativement atteindre les 99% pour que l’eau soit considérée comme potable.

Paru dans le journal Angewandte Chemie, ces travaux proposent une alternative prometteuse aux techniques actuelles dont la distillation ou l’osmose inverse, très efficaces mais très chères à mettre en œuvre.

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

PSA veut optimiser son process

Dans la tourmente, PSA Peugeot Citroën tente de sortir la tête de l’eau et d’endiguer la spirale infernale qui tire ses ventes vers le fond. Parallèlement à sa conquête du marché asiatique avec notamment  l’ouverture d’une nouvelle usine en Chine, le français vient de signer un accord de collaboration d’une durée de 5 ans avec le CEA pour avoir accès à une plateforme du CEA Tech spécialisée dans le manufacturing avancé.

Grâce à ses 2000m² et près de 200 chercheurs, cette plateforme est un outil au service des industriels pour les aider à produire mieux et plus. Les technologies disponibles via la plateforme relèvent des domaines de la réalité virtuelle, de la robotique ainsi que du contrôle non destructif.  Sans oublier des compétences en réalité augmentée, gestion de la connaissance et orchestration de processus. Parmi ce panel de services, PSA s’intéresse tout particulièrement aux technologies innovantes en cobotique et réalité virtuelle.

Tout d’abord, la marque au lion espère capitaliser sur la robotique collaborative ou cobotique, pour améliorer la productivité de ses usines de production. Pour y arriver, PSA va intégrer le savoir-faire des opérateurs sur les lignes d’assemblage tout en réduisant la pénibilité des postes.

Deuxième axe privilégié, la réalité virtuelle couplée à la simulation interactive ou la réalité augmentée doit aboutir à optimiser les processus de fabrication et accroître la maîtrise de la qualité des produits conjointement.

Espérons que cette collaboration procure à PSA les avancées nécessaires pour se relancer.

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

Quelques idées fausses sur l’osmose

Las de lire ou d’entendre des inepties sur le phénomène – pourtant bien maîtrisé – d’osmose, Eric M. Kramer et David R. Myers, respectivement professeurs de physique et de chimie au Bard College at Simon’s Rock, dans le Massachusetts, ont décidé d’aborder le sujet à travers certaines des idées fausses habituellement véhiculées à longueur de papiers, dans un article publié ce mois-ci dans la revue scientifique à comité de lecture Trends in Plant Science. Selon eux, la notion d’osmose serait une notion plutôt bien assimilée en physique et en biophysique, alors qu’elle ne serait le plus souvent comprise que d’une manière simplifiée – voire erronée – en biologie et en chimie.

Le mal à la racine

« Toute une série d’erreurs surprenantes continuent d’apparaître à longueur d’articles de presse, papier ou en ligne, ainsi que dans les manuels scolaires » se lamente Eric Kramer. « Les idées fausses sur l’osmose sont particulièrement communes dans le matériel éducatif destiné aux étudiants en chimie et biologie. Une fois apprises et assimilées, ces erreurs influencent le raisonnement des spécialistes tout au long de leur carrière » ajoute-t-il.

L’osmose est un phénomène de diffusion de la matière (généralement des molécules de solvants) à travers une membrane semi-perméable, séparant deux substances dont les concentrations en produits dissous sont différentes. Le déplacement du solvant à travers cette membrane est provoqué par la différence de pression osmotique, elle-même engendrée par la différence de concentration des deux substances.

Effrayante entropie

Les travaux de Josiah Willard Gibbs, physico-chimiste américain du XIXe siècle, sur l’application de la thermodynamique à l’osmose (publiés en 1897), ont incité de nombreux scientifiques à publier pendant plus d’un demi-siècle leurs propres explications concernant les interactions solvant-soluté. Un manuel a même été publié en 1951, offrant aux physiciens une explication à la fois exacte, complète et documentée des travaux de Gibbs, alors que les apprentis chimistes et biologistes restèrent à la traîne. Selon Eric Kramer, la notion d’entropie thermodynamique, « relativement effrayante pour le commun des mortels » pourrait bien être l’une des raisons de ce décalage.

Sachet de sucre

Pour illustrer son propos, Kramer fait appel à l’expérience du sachet de sucre, un classique des premières leçons – approximatives – sur le phénomène d’osmose : une fois le sachet dans l’eau, l’eau se précipite dans le sachet.

  • « La première erreur serait de limiter le phénomène d’osmose aux liquides »  explique-t-il, « alors que cela fonctionne très bien pour les gaz » ;
  • « Une autre erreur voudrait que l’osmose nécessite une force d’attraction, […] le sucre ne tire pas l’eau vers lui. Cela ne fait pas partie de l’explication » ;
  • « Croire que l’osmose se fait toujours dans le même sens du gradient de concentration serait également une erreur. Lorsque que l’on dissout quelque chose dans l’eau, l’eau ne devient pas nécessairement plus diluée. En fonction de la substance, sa concentration peut en fait augmenter » ;
  • « Penser que, comme pour la diffusion, il puisse s’agir d’un processus spontané serait une autre idée fausse », termine-t-il.

Par Moonzur Rahman

Technip fiabilise ses calculs avec le logiciel PTC Mathcad

Contracteur dans le domaine parapétrolier, Technip vend des projets clés en main pour des clients appartenant à l’industrie pétrolière et gazière.

Technip dispose d’une flotte de navires spécialisés dans l’installation de conduites et la construction sous-marine proposant les meilleures solutions et les technologies les plus innovantes pour répondre au défi énergétique mondial.

L’entreprise d’ingénierie conçoit et fournit des réseaux de conduite, vend des pipelines fixes ou rigides.

Responsable d’un service d’ingénierie (Subsea Structures and Equipment Dept Head), Sylvain Routeau et son équipe sont chargés de concevoir des équipements destinés à être montés sur le pipeline afin de lui apporter les fonctionnalités nécessaires.

Le service conçoit des équipements tels que le limiteur de courbure, le raidisseur ou encore la suspension de la colonne montante du pipe qui part du fond marin et remonte à la surface, parfois sur plus de 1000m.

Dans ce contexte de travail, il est essentiel de mettre au point des systèmes d’une fiabilité maximale en raison des enjeux importants d’ordre financier et liés à la sécurité des personnes. C’est pourquoi le bureau d’études s’est doté depuis plus de quinze ans du logiciel de calculs techniques PTC Mathcad, mis au point et développé par PTC.

 

Avoir la main sur le calcul grâce à une grande lisibilité

Spécialement dédié au calcul, PTC Mathcad a eu pour principale mission de réduire au maximum les opérations.

Le calcul analytique se fait désormais automatiquement. « Le logiciel a également permis de nous adapter beaucoup plus rapidement aux multiples évolutions connues dans le calcul depuis vingt ans », précise Sylvain Routeau. Il est en effet possible de cumuler toutes les données permettant de constituer un historique des opérations. Les capacités de présentation de PTC Mathcad ont ainsi permis d’obtenir une grande lisibilité  du calcul et donc une vérification simple et efficace.

 

Gagner en temps et en fiabilité de calcul

L’aspect « documentation » de Mathcad, comme le décrit si bien Sylvain Routeau, se traduit par un accès à la formulation mathématique ; « on peut voir l’équation », résume le responsable du bureau d’étude.Le traitement de calcul PTC Mathcad permet d’accompagner la formulation de texte, de conserver toutes les données écrites et d’y ajouter des notes qu’il est ensuite possible de réutiliser. « Au fil des années, on a ajouté et accumulé des notes de calcul générique pour calculer telle ou telle pièce en fonction des différents projets qui se sont succédés.», se souvient Sylvain Routeau.

   @ Technip

 

Gestion automatique des vérifications et des unités de calcul

PTC Mathcad présente bien d’autres avantages pour Sylvain Routeauet ses ingénieurs. Outre la lisibilité des calculs et la richesse de sa base de données, Mathcad a la capacité de résoudre des systèmes analytiques ou numériques, ce qui permet d’éviter de lourdes et fastidieuses vérifications après calcul. Du point de vue de la vérification des calculs, PTC Mathcad est beaucoup plus rapide : « par rapport à des systèmes classiques, nous établissons des notes de calcul en un temps réduit ; mais la différence se fait surtout au niveau de sa relecture et de sa vérification. Cette étape prend en moyenne trois fois moins de temps qu’avec Excel ce qui représente un gain de productivité évident », souligne Sylvain Routeau.

Le système est aussi capable de gérer des unités différentes, comme par exemple d’additionner des pieds directement avec des mètres par exemple.

 

Les atouts du système

Technip utilise PTC Mathcad depuis 1997, qui a depuis connu de nombreuses évolutions afin de toujours répondre aux exigences des ingénieurs. Grâce à sa convivialité et à la richesse de sa documentation, PTC Mathcad facilite la formation des nouvelles recrues au sein du service d’ingénierie. « Ce logiciel est simple d’utilisation. Il n’y a pas besoin de formation particulière. J’encadre une trentaine d’ingénieurs et tous s’y sont mis rapidement. PTC Mathcad est un outil qui se prend facilement en main et ne pose aucun problème pour les débutants ni pour le personnel présent dans le service depuis longtemps ». 

 

Le logiciel PTC Mathcad permet de documenter les calculs d’ingénierie de manière fiable grâce à l’accès à la totalité du contenu mathématique de la manière la plus lisible qui soit. Le système possède également une capacité de résolution efficace d’un point de vue analytique et numérique, le tout en gérant automatiquement toutes les unités et en donnant la possibilité d’annoter et d’ajouter des commentaires et des courbes. Pour Sylvain RouteauPTC Mathcad représente un package idéal.

 

Pour plus d’informations sur le logiciel de calculs techniques PTC Mathcad :

http://www.ptc.com/product/mathcad/

Vous avez également la possibilité de télécharger directement PTC Mathcad Express, la version gratuite et illimitée du logiciel PTC Mathcad.

Rechargez votre véhicule électrique partout en Europe !

« On a fait la voiture électrique, mais on n’a pas encore les bornes pour aller les charger », s’insurge Marc Teyssier d’Orfeuil, Président du club des voitures écologiques. « C’est un peu comme si l’on vendait des voitures dans des pays où il n’y a pas de routes », ironise-t-il. Cela inquiète les consommateurs qui ne sont pas prêts à investir en l’absence d’infrastructure. 

Vers une recharge possible dans toute l’Europe

Il y a peu de bornes, c’est un fait. Mais pour démotiver encore un peu plus les acheteurs potentiels, l’accès aux bornes existantes est souvent réglementé ! Rien qu’à Paris, si Autolib’ propose plus de 4000 bornes de charge, il faut acheter un pack pour avoir le droit de se brancher uniquement 2h15 par jour ! Le plus souvent, pour avoir le droit de se brancher à une borne, il faut être inscrit et posséder une carte RFID. Aujourd’hui, les acteurs qui proposent des contrats d’accès aux bornes aux utilisateurs sont multiples: opérateurs de chargement, gouvernements, collectivités locale, parking, etc. 

Une société essaye de remédier à cette complexité. Son nom ? Hubject. Elle propose une plateforme de marché qui souhaite résoudre ce frein au développement en faisant en sorte que les véhicules soient rechargeables partout en Europe. 

Découvrez notre base documentaire

Voiture propre 


Son fonctionnement est en réalité assez simple. Hubject propose un contrat itinérant ou « e-roaming » pour faire le lien entre la borne, le fournisseur d’électricité et les consommateurs. Elle simplifie ainsi l’accès aux bornes membres de son réseau « Intercharge ». Pour qu’une borne soit intégrée dans le réseau, elle doit être connectée au programme eRoaming d’Hubject, un protocole OICP (Open InterCharge Protocol) gratuit et accessible à tous.

Un seul contrat à signer

Pour l’automobiliste, les formalités administratives sont réduites au strict minimum puisqu’il n’a qu’un seul contrat à signer avec Hubject qui se charge de rétribuer chaque opérateur. Il peut ensuite recharger son véhicule sur toutes les bornes du réseau Intercharge sans autorisation supplémentaire, dans n’importe quelle ville et n’importe quel pays. Il reçoit ensuite une seule facture mensuelle. Pour reconnaître une borne membre et utilisable, la société développe le symbole « e ». En scannant un code QR sur la borne, l’utilisateur peut l’activer grâce à son Smartphone.

Au-delà de l’Allemagne, des opérateurs finlandais, belges et autrichiens ont déjà adhéré au protocole d’Hubject. C’est une sacré concurrence au projet français Groupement pour l’Itinérance des Recharges Électriques de Véhicules (GIREVE), mené par la Caisse des Dépôts, ERDF, PSA Peugeot Citroën et Renault. Ce projet vise la création d’une plateforme similaire, mais uniquement à l’échelle nationale…

Symbole permettant de reconnaître une borne du réseau Intercharge :

Par Matthieu Combe

Et Volvo déploya ses ailes…

Non, vous ne rêvez pas. Les images, d’abord surprenantes, sèment le doute puis finissent par troubler : Volvo vient de dévoiler un panneau solaire totalement expérimental, qui déploie ses imposantes rondeurs (fruit d’un mariage contre nature entre la structure d’une gigantesque tente Quechua et d’un panneau solaire) à partir du coffre de son nouveau modèle hybride, la V60 Hybrid Plug-in.

Volvo, qui n’est pas particulièrement connu pour son audace stylistique, a par contre la réputation tenace d’être un innovateur patenté – c’est le premier constructeur ayant introduit un pare-brise en verre feuilleté en série, la ceinture de sécurité à trois points… Le constructeur suédois ne déroge ici pas à cette règle avec une jolie surprise qui prend ses aises à partir du coffre de la V60, voiture à la fois diesel, électrique, rechargeable, automatique et à transmission intégrale.

Créé par une jeune société de design et d’architecture basée à Los Angeles, ce gigantesque panneau solaire conceptuel, tout de même d’une envergure de sept mètres et baptisé « Pure Tension », devrait permettre de recharger les batteries de la voiture hybride de Volvo, une fois déployé hors du coffre.

Si la météo est clémente, les batteries de la V60 pourraient mettre douze heures pour se recharger lorsqu’elles sont connectées à la base « Pure Tension ». L’ensemble de l’imposante structure est maintenu par un tube en fibre de carbone, ce qui lui permet également de pouvoir tenir dans le coffre. Présenté en septembre prochain à Rome, le pavillon conceptuel « Pure Tension » ne servira pour le moment qu’à mettre en valeur la voiture hybride du constructeur automobile suédois.

Par Rahman Moonzur

La Norvège admet que son saumon présente des risques pour la santé

Il aura fallu quelques années et une enquête du magazine norvégien VG pour que les autorités sanitaires avouent enfin la dangerosité de leur saumon.

Une contrainte médiatique qui a finalement fait ployer l’attitude de déni dans laquelle elles se protégeaient. Il s’agit d’un aveu retentissant de la part du gouvernement norvégien lorsqu’on sait que 60 % de la production   mondiale de saumon proviennent de leur pays; et un véritable coup dur, car la vente génère 20 milliards d’euros de bénéfice chaque année.

Selon Anne-Lise Bjorke Monsen, docteur au laboratoire de biochimie de Bergen, les polluants agissent directement sur notre métabolisme. Ils affaiblissent, voire pervertissent nos défenses immunitaires. Et le plus ennuyeux est qu’ils se transmettent, notamment par allaitement.

Résultat, ils agissent négativement sur le développement de notre cerveau. « Autisme, hyperactivité et baisse du QI » en sont les principaux symptômes. Les réactions ne se sont pas fait attendre. Quelques jours après la publication de l’enquête, le gouvernement s’est senti obligé de conseiller de réduire voire d’interdire la consommation de saumon à ses habitants, tout du moins aux personnes sensibles.

Sans doute pour enrayer la polémique grandissante et aussi parce que les enjeux sont énormes. Pourtant, le problème est entendu depuis bien longtemps. Depuis que l’on sait que la farine utilisée pour nourrir les poissons d’élevage est à base de poissons sauvages, eux-mêmes contaminés par les PCB (polychlorobiphényles) autrefois employés comme isolant électrique.

Et surtout parce que le saumon norvégien contient un insecticide : le diflubenzuron. Une substance considérée par l’Autorité européenne de sécurité alimentaire comme « hautement toxique pour les organismes aquatiques ». Des mesures strictes ont d’ailleurs été prises dès le courant des années 80. Mesures qui ne cessent d’évoluer au fur et à mesure des études portant sur la nocivité de certains produits.

Mais elles ne semblent pas toujours avoir l’impact escompté. Alors quelle sera l’incidence sur le marché du saumon désormais ? Les importations vont-elles cesser ? La France consomme à l’heure actuelle du saumon provenant à 80 % de Norvège. La Russie quant à elle a déjà cessé d’importer.

Par Sébastien Tribot

Sources :

Revue du Web #48 : les vidéos de la semaine

Cette semaine dans la revue du Web :

  • Réaliser un quadruple salto arrière pour le meilleur robot gymnaste au monde ? Facile !

  • Supraconductivité : « lévitation quantique » sur un ruban de Möbius ;

  • « Never Wet », le spray super-hydrophobe pour les professionnels ou les petits souillons ;

  • Deux expériences en une seule : combiner la combustion du dichromate d’ammonium et celle du thiocyanate de mercure ;

  • Le gadget (inutile?) de la semaine : « Outback B-Day Chair », la chaise qui vous câline lorsque vous recevez un message d’anniversaire sur Facebook ;

  • Enfin en bonus : filmer l’équilibre délicat d’une bulle de savon, à 18 000 images par seconde.

Réaliser un quadruple salto arrière pour le meilleur robot gymnaste au monde ? Facile !

On ne sait pas grand chose du robot qui vient débuter en fanfare cette quarante-septième Revue du Web, mais force est de constater qu’il a de la ressource et un certain sens de l’équilibre, bien qu’il ne paie franchement pas de mine.

Baptisé Hinamitetu, notre champion de gymnastique, est un petit robot humanoïde qui gère avec panache l’un des six agrès de la gymnastique artistique masculine, la barre fixe. Évoluant dans ce qui semble être la chambre / atelier / cave de son concepteur, Hinamitetu ne tremble pas un instant. Bras tendus, il fixe ses petites mains à la barre puis donne de nombreuses impulsions pour avoir l’élan nécessaire à la bonne exécution des figures. Après avoir effectué une petite dizaine de rotations autour de la barre fixe, il entame pied au plancher une figure difficile : un quadruple salto arrière qu’il déroule avec une facilité pour le moins déconcertante. La réception est parfaite, le robot peut alors se redresser dans un mouvement de fierté digne.

Dans la vidéo suivante, notre champion exécute avec brio  un certain nombre de figures imposées, alternant réceptions au sol parfaites ou se rattrapant à la barre après quelques acrobaties.

Hinamitetu a dû s’entraîner d’arrache-pied pour parvenir à un tel niveau. On ne doute pas un instant que le timing, la coordination, l’équilibre ont nécessité des réglages d’une grande précision. Cette dernière vidéo, telle une casserole datant de fin 2009, nous permet d’apprécier l’évolution du petit robot gymnaste, avec ses ratés.

Supraconductivité : « lévitation quantique » sur un ruban de Möbius

La supraconductivité peut, elle-aussi, tenir le haut du pavé. Andy, membre éminent de la Royal Institution of Great Britain – l’une des plus anciennes sociétés savantes britanniques, située à Londres – n’a pas hésité un seul instant à mettre la main à la pâte pour nous le démontrer, dans cette vidéo présentant son expérience favorite – expérience ayant déjà eu lieu en fin d’année dernière dans l’enceinte de ce même établissement.

Le pitch est plutôt alléchant : faire entrer en « lévitation quantique » un petit palet en oxyde mixte de baryum de cuivre et d’yttrium sur un circuit de type « modèle réduit », construit à l’aide de près de 2000 aimants permanents en alliage de néodyme fer bore (Nd2Fe14B, aimant très puissant et moins fragile que le néodyme seul). L’oxyde mixte de baryum de cuivre et d’yttrium (YbaCuO) n’a lui non plus pas été choisi au hasard : ce composé chimique cristallin est connu pour avoir été le premier matériau supraconducteur à une température supérieure à celle de l’azote liquide. Pour couronner le tout, l’équipe de la Royal Institution of Great Britain a eu l’idée d’un circuit dont le tracé épouserait celui d’un ruban de Möbius, ce célèbre ruban n’ayant « qu’une seule face ».

Le palet de céramique n’a pas de propriété supraconductrice à température ambiante, mais une fois la température de -185 degrés Celsius atteinte (immersion dans de l’azote liquide), toute sa supraconductivité peut alors librement s’exprimer. Le disque conduit l’électricité sans résistance ni déperdition d’énergie. Contrairement à l’effet Meissner (exclusion totale de tout flux magnétique à l’intérieur d’un supraconducteur), le champ magnétique pénètre le supraconducteur en raison de sa grande finesse, sous forme de tubes de flux magnétique. À l’intérieur de chaque tube de flux magnétique, la supraconductivité est détruite localement, raison pour laquelle les tubes sont circonscrits au niveau des points faibles du disque. Chaque mouvement du disque fait bouger les tubes, ce que le supraconducteur essaie d’éviter en restant bloqué, piégé en l’air, donnant cette impression de lévitation.

Pour que le palet puisse rester à la bonne température suffisamment longtemps et éviter que les effets s’estompent, il s’est vu agrémenté d’un petit réservoir d’azote liquide, le transformant en véritable petit bolide supraconducteur en « lévitation quantique », aussi bien au dessus qu’en dessous du ruban de Möbius.

« Never Wet », le spray super-hydrophobe pour les professionnels ou les petits souillons

Nous vous parlions déjà dans une précédente Revue du Web de « Never Wet », le spray super-hydrophobe conçu par les Américains de Rust-Oleum. Ils sont désormais de retour avec une petite vidéo promotionnelle devenue virale en très peu de temps, où l’on voit notamment que « Never Wet » serait capable de ruiner, en un clin d’œil, le moindre concours de tee-shirt mouillé.

L’hydrophobie se définit assez simplement : l’angle de contact d’une goutte d’eau, lorsqu’elle est sur une surface plane (localement), doit dépasser les 90 degrés. Au-delà de 150°, la surface est alors considérée comme étant super-hydrophobe. Un angle de contact égal à 180° signifie que la goutte d’eau est complètement sphérique, repoussant la zone de contact jusqu’à un simple point. A titre d’exemple, le Téflon d’une poêle n’est qu’hydrophobe, l’angle de contact moyen étant de 95°. Les surfaces traitées par « NeverWet » offrent un angle de contact généralement supérieur à 160°, d’après les chiffres fournis par les concepteurs.

Près de cinq ans auparavant, cette société américaine avait pour mission de réduire la corrosion sur des produits en acier, initiant alors l’aventure de la création de ce spray. Le concept, plus vraiment nouveau, a le mérite d’être particulièrement bien illustré par la vidéo de présentation, où moutardes, sirops et sauces en tout genre viennent se casser les dents sur un tee-shirt traité avec le spray super-hydrophobe.

La super-hydrophobie présente de nombreux intérêts : outre ses évidentes qualités imperméabilisantes, elle permet de lutter assez efficacement contre le gel, souvent fatal pour les isolants électriques, les lignes à haute-tension, ou le revêtement des ailes d’un avion. Elle est également efficace pour lutter contre la corrosion : « NeverWet » serait jusqu’à quatre à six fois plus efficace qu’un revêtement en polyuréthane classique, généralement utilisé sur de nombreuses infrastructures. Elle permet de préserver plus facilement une surface ou un milieu des moisissures et des bactéries, l’eau accélérant la prolifération de celles-ci. Elle transforme enfin n’importe quelle surface en surface auto-nettoyante. Le fonctionnement de la grande majorité des matériaux est évidemment optimisé lorsqu’ils sont propres.

Deux expériences en une seule : combiner la combustion du dichromate d’ammonium et celle du thiocyanate de mercure

Pour faire plaisir à un enfant, pourquoi ne pas combiner deux expériences emblématiques pour les chimistes en herbe ? Que se passe-t-il lorsqu’un petit tas de dichromate d’ammonium dissimulant quelques morceaux de thiocyanate de mercure prend feu ?

La réaction de décomposition du dichromate d’ammonium, que l’on trouve sous forme de cristaux de couleur orangée, est relativement simple :

(NH4)2Cr2O7 (s) → Cr2O3 (s) + 4 H20 (g) + N2 (g)

Lorsqu’il est confronté à une source de chaleur élevée, le dichromate d’ammonium se décompose en oxyde de chrome – un oxyde vert foncé (couramment utilisé dans les encres et les peintures) – , en vapeur d’eau et en azote. L’oxyde de chrome résultant de la réaction forme assez rapidement un cône qui grandit et s’élargit peu à peu, et dont le dichromate d’ammonium au centre continue de réagir, laissant apparaître ce qui ressemble à s’y méprendre à un petit volcan en éruption.

Connue des amateurs de pyrotechnie sous le nom de « serpent du pharaon » ou encore « serpent noir », la combustion du thiocyanate de mercure a, elle-aussi, de quoi surprendre les non-initiés. Le thiocyanate de Mercure (II) est un composé chimique de formule Hg(SCN)2, généralement obtenu par réaction entre un sel de mercure (II) et un sel thiocyanate. Une faible quantité de ce composé – sous forme d’une poudre blanchâtre – se trouve dissimulée à l’intérieur du cône, expliquant la combustion tardive. Il suffit d’un rien pour que le composé produise habituellement des flammes bleutées et une cendre spectaculaire qui s’allonge, ressemblant à de nombreux tentacules qui n’en finissent pas de grandir, chacun étant assimilé au fameux « serpent ».

Rappelons que cette dernière partie de l’expérience, bien qu’amusante et grand classique chez les chimistes, est pourtant dangereuse : en effet, les vapeurs de mercure émises sont fortement toxiques. Cette toxicité a conduit les apprentis sorciers à utiliser des composés moins dangereux pour continuer à réaliser ce « tour de magie ». Deux variantes existeraient notamment : la première de ces variantes fait entrer en réaction la 4-nitroacétanilide (un composé nitro de l’acétanilide) et de l’acide sulfurique, moins toxiques mais très nocifs et corrosifs. La seconde variante est par contre sans danger, et nécessite de l’hydrogénocarbonate de sodium, du sucre glace et de l’éthanol.

Le gadget (inutile?) de la semaine : « Outback B-Day Chair », la chaise qui vous câline lorsque vous recevez un message d’anniversaire sur Facebook

Lorsque la vacuité et le narcissisme entrent en collision, on peut s’attendre à un résultat proche de la catastrophe industrielle. Le gadget (inutile?) de la semaine est un monument d’inutilité, sanctifiant le paradoxe de la solitude de l’utilisateur des réseaux sociaux – ici, le plus grand de tous, facebook. La chaîne de restaurants Outback Steakhouse et l’agence de publicité brésilienne Lew’Lara TBWA ont mis leurs efforts en commun pour créer la « Outback B-Day Chair » (« birthday chair » ou chaise d’anniversaire), dans le but de matérialiser sous forme de câlin (un « hug ») les petites marques d’affection que peuvent nous laisser nos amis virtuels le jour de notre anniversaire.

« Internet vous a donné des milliers d’amis, mais a mis fin au câlin d’anniversaire, remplaçant la chaleur de ces accolades par de froids messages », nous explique au début de la vidéo une voix empreinte de la gravité de l’homme résigné. Regrettant le côté désincarné des réseaux sociaux même lorsqu’on y reçoit quelques marques d’attention, l’agence de publicité et la chaîne de restaurants ont installé cette chaise câline dans neuf des franchises de la chaîne au Brésil, afin de répandre la bonne parole de l’amour.

Le fonctionnement est rudimentaire : une personne dont c’est l’anniversaire prend place sur le trône, puis se connecte à son compte facebook via une tablette reliée à la « B-Day Chair ». Chaque fois qu’un ami laisse un message d’anniversaire sur le mur facebook de l’heureux cobaye, deux petites mains cartoonesques sortent de part et d’autre du dossier et vous étreignent dans une manifestation des plus fraternelles. Pour donner encore un peu plus d’épaisseur à l’ensemble, une photo est prise au moment où le cobaye reçoit l’accolade, photo immédiatement postée sur… facebook. Un accessoire pour passer l’une de vos plus belles soirées ? Jugez plutôt :

Bonus : filmer l’équilibre délicat d’une bulle de savon, à 18 000 images par seconde

Terminons notre Revue du Web de cette semaine avec les « Slow-Mo Guys », un peu de douceur… et quelques bulles de savon. Derrière les « Slow-mo Guys » se cachent le réalisateur anglais Gavin Free et son ami Daniel Gruchy, deux compères rigolards prêts à se lancer dans toutes sortes d’expériences (impliquant souvent des destructions en tout genre) qu’ils ont pris la – bonne – habitude de filmer, juste pour le plaisir de décomposer la scène au ralenti.

Pour ce faire, rien de tel qu’une « Phantom Flex », l’incontournable caméra numérique très haute définition capable de filmer jusqu’à 18 000 images par seconde. La jouissance primaire de la destruction couplée à la beauté des images rendent souvent ces scènes… hypnotiques.

Les « Slow-Mo Guys » filment ici quelques bulles de savon qui éclatent, pour le bonheur de vos mirettes. Rappelons qu’une bulle de savon est un ensemble à la stabilité relative, composé d’une paroi d’eau à laquelle se sont fixées les phospholipides du savon. C’est un ensemble extrêmement fragile puisqu’elle elle n’est composée que d’une seule molécule de savon d’épaisseur (on dit alors qu’elle est monomoléculaire).

On peut aussi les laisser se défaire d’un ballon d’eau géant, dont la résistance aux assauts répétés de Gavin ne peut que forcer le respect.

Par Moonzur Rahman

Oui, le plastique peut protéger les astronautes

D’après de nouvelles mesures réalisées par le Lunar Reconnaissance Orbiter (LRO), le plastique serait un bon candidat pour protéger les hommes des radiations cosmiques. Petit rappel. Le rayonnement cosmique est constitué de particules avec plusieurs niveaux d’énergie. Sur Terre, nous sommes protégés par le champ magnétique terrestre de sorte que la pluie de particules qui nous arrive est sans danger. « Le rayonnement cosmique de très basse énergie est dévié par le champs magnétique terrestre. Sauf lors des éruptions solaires qui créent des trous par lesquels s’engouffre le rayonnement cosmique.

On peut alors assister à des aurores boréales. » décrit Thierry Stolarczyk, chercheur au CEA Saclay et auteur du livre « D’où vient le rayonnement cosmique ? », paru aux éditions Le Pommier. Mais une fois dans l’espace,  les particules nous traversent et le dépôt d’énergie se fait dans notre corps. Heureusement, le rayonnement cosmique est constitué  principalement de protons, des particules qui ont la bonne idée de s’arrêter très vite dans la matière.

Alors que les astronautes peuvent évoluer sereinement dans l’ISS grâce à la protection du champ magnétique terrestre, si l’homme décide de s’aventurer au-delà, sur Mars par exemple, il va lui falloir des équipements capables de le protéger des rayonnements cosmiques s’il ne veut pas se faire irradier. 

D’après les travaux menés par des chercheurs de l’University of New Hampshire et du Southwest Research Institute, le plastique pourrait même être plus efficace que l’aluminium. Ces mesures, les premières effectuées en orbite, viennent confirmer d’autres mesures réalisées sur Terre concernant le bénéfice qu’il pourrait y avoir à se servir d’un matériau plastique dans l’espace. 

La NASA avait d’ailleurs mis au point le RXF1, un matériau à base de polyéthylène, comme bouclier recouvrant les zones sensibles des vaisseaux spatiaux.

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

Du bois dans une batterie ?

Assez loin de l’idée même de la batterie du futur, plus petite, plus performante et se rechargeant plus vite, une équipe universitaire américaine a fait une découverte tout à fait étonnante : du sodium et une très fine épaisseur de bois enrobée d’étain pourrait bien constituer une batterie de taille réduite, durable, efficace et surtout écologique. Pourtant, inutile de vous précipiter dans votre jardin ou dans un parc près de chez vous, le bois et l’étain composant cette batterie sont près d’un millier de fois plus fins qu’une feuille de papier.

Les scientifiques de l’université du Maryland souhaitent plutôt mettre en avant que l’utilisation du sodium en lieu et place de l’habituel lithium pourrait rendre leur batterie intéressante d’un strict point de vue écologique, bien que le sodium soit loin d’être aussi performant que ce dernier en termes de stockage. Les fibres de bois confèrent également de la souplesse à cette batterie, contrairement aux bases rigides et souvent cassantes que l’on peut souvent rencontrer, lui permettant de supporter plus de 400 cycles de charge, un fait d’arme intéressant pour une nanobatterie.

Liangbing Hu et son équipe ont eu le déclic, une fois de plus, en observant la nature : « les fibres de bois […] retenaient à l’origine de l’eau riche en minéraux, et sont donc idéales pour stocker les électrolytes liquides, ce qui fait d’elles non seulement la base de la batterie, mais également une part active de celle-ci. », raconte-t-il. Ils ont pu remarquer qu’après une centaine de cycles, le bois se lardait de petites rides qui permettraient de libérer une partie de la tension observée lorsqu’une batterie charge ou se décharge.

Les ions sodium ont pour mauvaise habitude d’affaiblir la connexion entre l’étain et la base, « mais les fibres du bois sont suffisamment souples pour faire office de tampon mécanique, […] et c’est là la clé de la durabilité de notre batterie. » explique-t-il encore.

Par Moonzur Rahman

La maquette numérique révolutionne l’architecture

Si en Angleterre, les marchés publics intégreront obligatoirement du BIM à partir de 2015, « moins de 1 % des cabinets d’architecture français font du BIM et moins de 30 % des agences travaillent à un moment ou à un autre en 3D », estime Thierry Parinaud, architecte et Vice-Président de MediaConstruct.

Jusqu’à aujourd’hui, les bureaux d’études récupéraient les plans 2D et ressaisissaient les données dans leur propre logiciel. Avec le BIM, ils auront juste à « injecter » la maquette dans leur logiciel et lancer les simulations. La maquette numérique est donc un outil collaboratif, commun aux cabinets d’architectes et aux bureaux d’études, qui dialogue entre tous les logiciels.

Chaque cœur de métier possède ses propres logiciels pour faire ses propres simulations de conception, de structures, d’acoustique, de thermique, de consommation énergétique et d’économie de la construction. Au fur et à mesure que les simulations donnent leurs résultats, la maquette est modifiée et est donc alimentée par l’ensemble des acteurs. Comme la maquette est utilisable tout au long du cycle de vie du bâtiment, des logiciels de gestion de patrimoine sont également applicables.

« La maquette numérique permet aux bureaux d’études techniques de travailler uniquement sur leur cœur de métier, sans perdre de temps pour ressaisir les données », insiste Valentin Besnas, chargé de développement chez A&S, prestataire de services auprès des architectes et urbanistes. 

Une maquette qui fournit toutes les données nécessaires

La maquette contient une bibliothèque qui donne toutes les caractéristiques de chaque élément qui la compose : dimensions, compositions, etc. Avec la maquette, les métriques sont précises, ce qui permet de diminuer les déchets lors du chantier. « Pourquoi donc commander 200 m2 de carrelage quand vous n’avez besoin que de 185 m2 ? » s’interroge, par exemple, l’architecte Lionel Blancard de Lery.

Quand la maquette est finie, il est possible d’extraire une visionneuse graphique qui sera lue sans logiciel spécifique. Cette visionneuse permet de visualiser et d’extraire l’intégralité des données du bâtiment en 2D et en 3D. « À la fin, on donne juste une maquette numérique au client ; celle-ci contient toutes les informations nécessaires sur l’ouvrage, la gestion, l’exploitation et la maintenance », précise Lionel Blancard de Lery.

Certes, la conception de la maquette prend un peu plus de temps qu’avec les plans traditionnels, mais elle simplifie considérablement tout le travail ultérieur. Utilisable sur l’ensemble du cycle de vie du bâtiment, elle constitue une base de données intelligente, dont il est très facile d’extraire des données ou faire des coupes dynamiques. Elle fournit tous les détails par zone, ainsi que les calculs et les tableaux de synthèse nécessaires. 

Comme une innovation ne vient généralement pas sans adaptation des tarifs, les honoraires des cabinets d’architecture qui utilisent le BIM sont en cours de révision. Ils estiment en effet que la surcharge de travail liée à la phase de conception et la simplification que cela apportera au gestionnaire du bâtiment doivent être rémunérées !

Par Matthieu Combe, journaliste scientifique

 

Découvrez notre offre de formation Construction :


Google prête ses lunettes aux médecins

Les veinards. Des chirurgiens américains et espagnols ont pu tester en avant-première les très attendues Google Glasses. Ces lunettes à réalité augmentée consistent en une caméra couplée à une paire de lunettes sans verre mais muni d’un petit écran juste au dessus de l’œil droit. L’emplacement a été choisi exprès pour ne pas limiter la vue du porteur. Les branches sont tactiles et un micro permet de commander les Google Glasses à la voix. Sur cet écran, une multitude d’informations peuvent être affichées, comme des contacts, des mails, un itinéraire…

Malgré un panel très large d’application, c’est uniquement le côté pratique de filmer tout en gardant ses mains libres qui a été mis en avant. Des chirurgiens équipés des lunettes du géant américain ont ainsi pu filmer des actes chirurgicaux et diffuser les images sur internet en direct. Une utilisation à visée strictement pédagogique, de quoi rendre le cours attractif !

Une première utilisation un peu frustrante quand on sait le potentiel d’un tel outil. Les chirurgiens notamment pourront visualiser en temps réel certaines constantes du patient, les militaires auront une carte affichée en permanence, ou encore des espions visualiseront leur cible.

Mais en plein scandale Prism, tout gadget connoté espionnage suscite la polémique, alors n’en dévoilons pas trop…

Par Audrey Loubens, jouranliste scientifique

La Terre pourrait avoir eu deux Lunes

En levant les yeux vers le ciel, nous pourrions voir deux astres lunaires au lieu d’un seul, si l’un des deux n’avait disparu. C’est du moins ce qu’affirme Erik Asphaug, un scientifique américain. Une théorie audacieuse car à l’encontre de la théorie standard qui veut que la Lune soit issue de la collision entre la Terre et Théia, un objet céleste de la taille de la planète Mars.

Pourtant, d’après le professeur de l’Université de Californie à Santa Cruz, deux lunes se seraient formées au même moment entre 30 et 130 millions d’années après le système solaire. Mais la plus petite, de taille équivalente à un tiers de l’autre, aurait percuté la plus grosse pour finalement former la lune que nous connaissons.

Il précise que les lunes « auraient orbité autour de la Terre à la même vitesse et à la même distance et auraient été lentement aspirés jusqu’à qu’elles se cognent et s’unissent ».

Notre lune serait en fait le résultat de la collision de deux lunes ? Erik Asphaug a avancé sa théorie lors d’une interview au Sunday Times, une façon pour lui de tâter le terrain peut-être…  Il aura l’occasion de défendre sa version de la genèse de notre satellite lors d’une conférence de la Royal Society consacrée la Lune à la rentrée prochaine.

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

Un français primé à NIweek 2013 !

Expert technique en analyse de défaillance électrique chez STMicroelectronics, Luc Saury (ci-dessous) développe des techniques avancées pour l’analyse des circuits intégrés de STM / ST-Ericsson. La solution qu’il a développée a reçu hier le prix des « Graphical Design System Achievement Awards » das la catégorie « Test automatisé ».

Editions Techniqes de l’Ingénieur : Expliquez le projet sur lequel vous travaillez et qui vous a amené à être nominé pour les Graphical Design System Achievement Awards de NIWEEK 2013 ?

Luc Saury : Je travaille sur un projet concernant l’analyse de défaillances. L’objectif est de localiser un défaut physique à l’origine d’un dysfonctionnement électrique sur un circuit intégré. Pour cela, nous utilisons une technique assez classique, la stimulation thermique laser.

Le principe consiste à balayer le circuit avec un faisceau laser, et à mesurer en chaque point du circuit la une variation de comportement électrique du circuit induite par l’échauffement local dû au laser.

Ce que nous avons apporté dans ce cadre là est la possibilité de mesurer un dysfonctionnement électrique complexe basé sur des défauts de type paramétrique. Au lieu d’avoir simplement des défauts de surconsommation ou de tension, on peut localiser des défauts beaucoup plus complexes comme par exemple des erreurs de linéarité sur un convertisseur numérique analogique, où un fort niveau de distorsion sur n’importe quel type de sortie analogique.

C’est dans ce cadre là que vous avez utilisé les outils National Instruments.

Luc Saury : Oui. On utilise une instrumentation NI, et le but est de faire un test électrique complet du circuit et d’exporter le résultat de test vers un équipement de localisation dans un temps très court, de l’ordre de 100 microsecondes. Aujourd’hui, seul le FPGA nous permet de réaliser cet objectif.

Nous avons besoin d’avoir ce temps court car le test est répété en chaque point du circuit. Au total, le test est donc exécuté un million de fois, ce qui permet d’obtenir une image de 1024×1024 pixels. Cela implique des contraintes de temps évidentes. Ainsi, si nous tenons ce temps de 100 microsecondes, on arrive à construire une image d’un mégapixel en deux minutes, là où les systèmes existant précédemment mettaient plusieurs heures à construire ces images.

Expliquez-nous à quel point le temps d’acquisition est vital pour la solution que vous développez.

Luc Saury : On veut mettre en évidence un défaut sur un transistor, dans un circuit intégré qui en comprend jusqu’à 40 millions, il faut donc être précis.

Il faut généralement faire un dizaine voire une vingtaine d’images dans différentes conditions pour obtenir une localisation précise du défaut. En partant de là, la vitesse d’acquisition de l’image  devient un facteur clé pour nous : disponibilité de l’équipement, stabilité du test : les risques de crash augmentent d’autant plus avec la durée du test.

Aujourd’hui, on parvient à faire une localisation complète sur un circuit en moins d’une heure.

Cela a également une influence sur les coûts induits, n’est-ce pas ?

Luc Saury : Oui. Les machines de type laser sont onéreuses, donc forcément un gain de temps sur la durée du test nous fait mécaniquement économiser de l’argent.

En analyse de défaillance, un des objectifs clé est le temps de cycle. Nous devons mener à bien une analyse complète en quelques jours, il est donc important d’aller vite dans toutes les étapes qui constituent l’analyse globale. La localisation n’est qu’une de ces étapes.

Il y a derrière la localisation tous les processus d’analyse physique qui vont être mis en œuvre. Nous avons également des contraintes de temps de cycle, particulièrement agressives, dans le cadre de demandes client, qui peuvent exiger des résultats sous 48 heures.

Que représente l’Achievement Award reçu hier des mains de Docteur T ?

Luc Saury : Il est important à titre personnel dans le cadre de mon nouveau statut d’expert au sein de la compagnie. Cela va me permettre d’envisager d’autres déplacements au niveau international sur des événements de type NIWEEK.

Aussi, ce prix compte puisqu’il montre que la méthode que nous avons mise en place a été validée par des experts reconnus du domaine de l’instrumentation. Nous avons des assurances sur sa fiabilité et sa robustesse. Le processus qui va s’engager maintenant est le déploiement de cette nouvelle solution au sein des laboratoires de la compagnie.

Vous avez visité l’exposition et pu voir les démonstrations proposées lors de cette édition de NIWEEK. Est-ce que cela a été profitable pour vous ?

Luc Saury : Oui tout à fait. Une des problématiques que l’on se pose aujourd’hui avec notre solution actuelle est de savoir comment traiter un signal radiofréquence très rapide. Je n’étais pas sûr avant de venir ici d’être capable de le faire avec l’instrumentation que j’avais choisie.

J’ai vu en parcourant l’exposition une démonstration qui montre que c’est faisable. En insérant un module RF en entrée du dispositif, on peut ensuite faire communiquer le dispositif RF et le FPAG pour faire le traitement dans le FPGA et l’acquisition dans la partie RF.

J’ai donc été rassuré, au niveau de la possibilité d’analyse de signaux rapides dans le cas où le délai de défaillance électrique concerne un signal radiofréquence.

Propos recueillis par Pierre Thouverez

NIweek 2013 : résumé du 2 ème keynote

Le second keynote, introduit par Jeff Kodosky, le « père » de LabVIEW, est dédié aux applications utilisateurs.

Après avoir expliqué, exemples à l’appui, les progrès faramineux réalisés via l’utilisation des outils mis à disposition par National Instriuments dans la recherche en neurosciences ou les traitements contre le cancer par exemple, il passe le relai à Mike Santori, NI fellow. 

Ce dernier commence par résumer la philosophie qui guide la conception de l’instrumentation NI : « Le but de l’instrumentation NI est de laisser les ingénieurs et les chercheurs se concentrer sur leur recherche et de faciliter au maximum la conception de leurs systèmes de tests, pour que ces derniers ne soient pas chronophages ».

Ensuite, place donc à la présentation des applications utilisateurs les plus remarquables.

Permettre aux chercheurs et aux ingénieurs de se concentrer sur leurs recherches

Mr Santori invite sur scène Johannes Gutleber (ci-dessous), du CERN, qui travaille sur le Grand Collisioneur de Hadrons. Ses recherches permettent, en marge de la recherche fondamentale, de développer ce qu’on appelle la « thérapie ionique », qui a pour finalité de traiter plus efficacement les cancers, en ciblant plus efficacement les tumeurs : « Les recherches au CERN trouvent des applications notamment pour combattre le cancer. Cela permet de stopper des tumeurs avec des conséquences beaucoup moins invasives, et atteindre des endroits innaccessibles avec les techniques existantes », explique Mr Gutleber.

Utilisant pour ce faire des PXI, CompactRIO, NI FlexRIO et biensûr LabVIEW, ces recherches mobilisent plus de 150 ingénieurs et impliquent pas moins de 35 entreprises.

Le deuxième exemple d’application est à l’oeuvre en Inde, où les températures et le manque de réseau électrique rendent la conservation du lait très difficile. Il faut savoir qu’en moyenne, le lait tiré des vaches a dans ce pays une durée de vie moyenne de cinq heures avant de devenir impropre à la consommation. Sorin Grama (ci-dessous), CEO de l’entreprise Promethean Power, explique la mise au point d’un système optimisé de refroidissement et de stockage du lait.

La batterie thermique est un grand conteneur qui stocke un liquide spécifiquement conçu qui ne gèle pas, même sous le point de congélation. Les gens versent le lait qui vient d’être trait des vaches dans un réservoir ayant la forme d’un cylindre, refroidi par le liquide de la batterie thermique. À mesure que le lait coule dans le cylindre, il est rapidement refroidi à une température appropriée pour son stockage.

Lorsque le réseau électrique n’est pas disponible, la batterie thermique peut fonctionner pendant plusieurs heures sur celle d’une voiture, ce qui évite d’avoir recours aux générateurs diesel polluants. Le système utilise un NI Single-Board RIO pour répondre à sa nécessaire optimisation, étant donné les conditions particulières d’utilisation.

Plus de flexibilité pour plus de productivité

Mike Santori acceuille ensuite Tony Alfonso, ingénieur chez Thales. Il est responsable des test sur les trains londoniens, dans le but d’améliorer la gestion du traffic ferroviaire. Ce genre de test est incroyablement contraignant. Il faut bloquer des voies, mobiliser des dizaines de salariés qui travaillent le week-end pour moins perturber le traffic. Aussi, ces tests sont très longs puisqu’il faut mobilier des trains. Il ne s’agit en rien d’une simulation !

Grâce au CompactRIO et à LabVIEW, les ingénieurs responsables des tests ont pu accompir l’équivalent d’une semaine de test en… 30 minutes ! Les gains sont donc énormes en termes de temps, et bien évidemment en termes d’économies sur les budgets et les hommes. Pour cela, ils ont crée le « Virtual Test Train » (photo ci-dessous), qui n’utilise qu’une voie ferroviaire pour fonctionner et qui simule l’intégralité du trafficvoulu pour ces tests.

Le Big Analog Data, mine d’or pour les ingénieurs

Mike Santori sait quel est l’outil qui produit le plus de data au monde. C’est le Grand Collisioneur de Hadrons, qui génère 40 Terabits (40 000 Gigas) de data par… seconde ! 

La gestion des data et son utilisation en temps réel est un défi depuis plusieurs années. Il ne s’agit plus de collecter le plus de data possible mais de les analyser en temps utile pour les rendre « intelligentes ». A côté du big data, que tout le monde connaît aujourd’hui, le « big analog data » intéresse beacoup plus les ingénieurs, et représente la source de données la plus importante au monde.

Ainsi, le temps, la vidéo, la température , le voltage, la vitesse, les vibrations, les particules, le courant, toutes ces données ne représentent plus un défi en terme de mesure. Par contre, en termes de collecte et d’analyse, le challenge est immense. Surtout en temps réel. 

C’est ce vers quoi veut tendre aujourd’hui National Instruments dans le développement du traitement et de l’analyse des données en temps réel, comme le rappelle Mr Santori : « Il ne s’agit plus de savoir qui peut collecter la plus grande quantité de données, mais plutôt qui peut les interpréter le plus rapidement possible ».

La gestion de l’énergie, un défi nécessaire

Dernier exemple d’application, et pas des moindres, la gestion de l’énergie, de sa production à sa distribution. Invités du keynote, Bernie Cook de Duke Energy et Brian Hollingshaus de l’Electric Power Reaserch Institute sont venus témoigner de leur expérience.

La problématique de la production d’énergie, d’origine renouvelable ou pas, son transfert dans les réseaux, sa distribution et son utilisation par le client final posent des problématiques dont les solutions constituent des clés stratégiques vitales pour les Etats-Unis, et pour chaque pays du monde pour ainsi dire.

Duke Energy, la plus grande société de production et de distribution d’énergie aux Etats-unis, a choisi de revoir la façon dont elle traite ses données. La plupart des générateurs électriques aux Etats-Unis ont plus de 30 ans. Ils sont donc compliqués – et chers – à maintenir. Ainsi, pour récolter et analyser les données de ces générateurs, des ingénieurs se rendaient tous les mois sur les sites pour récupérer les données.

Ces ingénieurs passaient 80 % de leur temps pour la collecte de données et 20 % seulement pour l’analyse de ces données.

Aujourd’hui, l’utilisation des outils NI permet d’avoir les données et d’adapter la production en temps réel. L’utilisation de plus de 2 000 compact rio permettent d’analyser les mesures prises par plus de 30 000 capteurs, à distance et 24h/24. Aujourd’hui, les ingénieurs ne se déplacent plus sur les sites où les générateurs sont installés, et consacrent leur temps plus efficacement à l’analyse des données.

D’autre applications présentées donnent une idée des potentialités liées à l’instrumentation et à la simulation via labVIEW en rapport avec l’internet des objets, comme ce distributeur de boisson imaginé par PEPSI, et qui permet, entre autre, d’offrir une boisson à un collègue à l’autre bout du monde en la payant à distance, où de jouer à des jeux vidéos directement sur le distributeur !

Rendez-vous vendredi 9 août pour le compte-rendu du dernier Keynote de NIWEEK 2013. Déjà !

  • Suivez également NIWEEK 2013 sur Twitter : @Instant_tech

Par Pierre Thouverez

 

A propos de NIWEEK 2013

REACH : l’actualité du mois de juillet (2/2)

Travailler avec des substances dangereuses

L’Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail (EU-Osha) a publié sur son site Internet, un nouvel « e-fact » qui fournit des conseils pour aider les travailleurs et les employeurs à comprendre les risques liés aux substances dangereuses. La fiche pratique revient sur les deux règlements européens (REACH et CLP) qui visent à améliorer la communication sur les substances dangereuses sur le lieu de travail. Le document propose une checklist aux travailleurs pour qu’ils s’assurent de leurs connaissances sur le sujet et une autre aux employeurs pour vérifier que l’entreprise informe efficacement ses employés.

Plus d’informations sur : https://osha.europa.eu/en/publications/e-facts/e-fact-75-dangerous-substances-and-successful-workplace-communication/view

L’ECHA publie deux nouveaux documents d’orientation concernant les biocides

16/07/2013

L’ECHA a publié deux nouveaux documents d’orientation concernant les produits biocides. Ces documents d’orientation sont applicables à partir du 1er Septembre 2013, la date d’entrée en application du règlement sur ​​les produits biocides (BPR).

Ces guides sont disponibles sur http://echa.europa.eu/guidance-documents/guidance-on-biocides-legislation

Amélioration des rapports sur la sécurité chimique (REACH) et des fiches de données de sécurité

17/07/2013

L’ECHA a publié une feuille de route pour améliorer la qualité de l’information communiquée dans les scénarios d’exposition figurant dans les rapports sur la sécurité chimique et dans les fiches de données de sécurité étendues (FDSe). Cette feuille de route a été élaborée par l’ECHA en collaboration avec quelques parties intéressées. L’ECHA invite d’autres parties intéressées à se joindre au groupe.

Plus d’information sur : http://echa.europa.eu/view-article/-/journal_content/title/echa-and-stakeholders-set-out-actions-to-improve-chemical-safety-reports-and-safety-data-sheets

La loi Ddadue publiée

17/07/2013

La loi portant diverses dispositions d’adaptation au droit de l’Union européenne dans le domaine du développement durable (Ddadue) a été publiée le 17 juillet au Journal officiel (loi n° 2013-619 du 16/07/2013). Ce texte permet certes de transposer la partie législative de la directive Seveso 3, mais contient également des dispositions susceptibles d’intéresser plus largement l’ensemble des installations classées (ICPE), notamment avec l’entrée en vigueur du règlement CLP.

Cette loi est téléchargeable sur : http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000027713399&dateTexte=&categorieLien=id

Substances contenues dans les articles

18/07/2013

Un avis aux opérateurs économiques est paru le 18 juillet 2013 au Journal Officiel Français (JORF n°0165 du 18 juillet 2013),sur l’obligation de communiquer des informations sur les substances contenues dans les articles (art. 7.2 et 33 de REACH).

Cet avis est disponible sur : http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=?cidTexte=JORFTEXT000027722315&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id

Les substances CMR interdites dans les jouets

20/07/2013

Depuis le 20 juillet 2013, les substances chimiques classées cancérogènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction(CMR) sont interdites dans la composition des jouets dans l’Union européenne, conformément à la directive de juin 2009visant à renforcer leur sécurité sanitaireet leur traçabilité. Phtalates,retardateurs de flammes bromés, formaldéhyde ou encore formamide… figurent parmi les substances prohibées. De même, cinquante-cinq allergènes seront interdits d’utilisation.

Directive du 18 juin 2009 : http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2009:170:0001:0037:FR:PDF

L’Efsa fixe les priorités pour l’évaluation des mélanges de substances chimiques

23/07/2013

Les effets des substances chimiques peuvent s’additionner, s’annuler ou encore être augmentés lorsque celles-ci se retrouvent en mélange. L’évaluation des risques chimiques tend à évoluer vers l’approche par groupes de substances. L’autorité européenne de sécurité alimentaire (Efsa) a publié un rapport sur l’évaluation des mélanges chimiques. Elle a passé en revue les approches de différents pays et institutions (Norvège, Etats-Unis, Royaume Uni, OMS et Commission européenne) et défini les priorités futures pour une harmonisation des terminologies et des méthodologies.

Ce rapport est disponible sur : http://www.efsa.europa.eu/en/efsajournal/doc/3313.pdf

Tutoriel vidéo sur la procédure d’autorisation

23/07/2013

L’ECHA propose un tutotriel video “How to prepare and submit an application for authorisaton to ECHA ». Ce tutoriel reprend les étapes pour préparer et soumettre une demande d’autorisation et fournit aussi des conseils concernant REACH-IT et IUCLID.

Ce tutoriel est téléchargeable sur le lien :http://www.youtube.com/watch?v=kaVMi31Kx4w&feature=youtu.be

Utilisez IUCLID pour préparer votre résumé des caractéristiques du produit biocide

24/07/2013

Le générateur de rapports IUCLID aide les déclarants à préparer le résumé des caractéristiques du produit (RCP) pour les demandes d’autorisation de produits biocides. Cet outil prend également en charge la création de rapports sur la sécurité chimique (CSR) dans le cadre de REACH et remplace le plug-in RSE.

Plus d’informations sur : http://echa.europa.eu/view-article/-/journal_content/title/use-iuclid-to-prepare-your-summary-of-biocidal-product-characteristics

Nouvelle consultation pour éviter les tests sur les animaux

19/07/2013

L’ECHA a lancé un appel visant à collecter des informations sur des substances pour éviter les tests inutiles sur les animaux. 16 consultations sont lancées. Les informations relatives à ces substances sont à soumettre pour le 2 septembre prochain.

Plus d’information sur : http://echa.europa.eu/information-on-chemicals/testing-proposals/current

Par Céline GABORIAUD NECTOUX, Ingénieur Environnement aux Ateliers d’Orval

 
 

 

 

Pour aller plus loin :

Découvrez les fiches pratiques de Techniques de l’Ingénieur :

Participez aux formations Techniques de l’Ingénieur :

NIweek 2013 : résumé du 1er keynote

Introduit par James Truchard (photo ci-dessous) alias « Docteur T », président et CEO de National Instruments, ce keynote a été l’occasion de revenir en détail sur la révolution présente et à venir que représente l’internet des objets et le big data.

Selon Mr Truchard, « la mise à disposition sur une même plateforme des capacités de contrôle et de mesure, transmises en temps réel, permet de passer à un véritable internet des objet, mais également à un internet de services et de data ».

C’est aujourd’hui vers quoi tend le travail des ingénieurs de National Instruments pour l’amélioration des produits existant et le développement de nouveaux produits.

L’importance, pour les entreprises de construire une plateforme de commande et de mesure reconfigurable est vitale dans un monde ou la capacité de réaction et d’adaptation est un facteur clé de réussite. Et l’entreprise américaine l’a bien compris.

C’est notamment dans cette veine que le nouveau cRIO-9068, présenté plus bas, a été imaginé.

Industrie 4.0, Cyber-physical systems, Internet des objets…

Prenant le relai de Docteur T, Eric Starkloff, vice-président marketing, a d’abord présenté la version 2013 du logiciel de conception de système phare de National Instruments, LabVIEW, dont voici les 4 principales innovations :

  • Le support natif des matériels provenant de fournisseurs comme ARM et Xilinx, y compris le système sur puce ZynQ All Programmable de Xilinx intégré dans les matériels haute performance de National Instruments.

  • Une qualité et une fiabilité accrues pour les applications complexes grâce à une suite d’outils de gestion, de documentation et de révision de code.

  • Des technologies de déploiement rationalisé.

  • La disponibilité de systèmes de tableaux de bord sur les plateformes mobiles de dernière génération pour iOS et Android (et bientôt les google glass), développées pour le contrôle et la surveillance à distance.

 

Créer une plateforme adaptable et reconfigurable pour l’ensemble des systèmes

Parmi toutes les autres nouveautés présentées, on retiendra également le nouveau contrôleur cRIO-9068 (photo ci-dessous). Bien qu’entièrement repensé, il garantit une parfaite compatibilité avec la plate-forme NI CompactRIO existante aussi bien au niveau de NI LabVIEW que des Entrées/Sorties.

Le contrôleur intègre des technologies de pointe telles que le système sur puce totalement programmable Zynq-7020 de Xilinx, qui combine un processeur ARM Cortex-A9 double cœur et un circuit FPGA de la Série 7 de Xilinx.

Enfin, le nouveau système d’exploitation temps réel basé sur Linux, offre une plus grande souplesse pour les développeurs d’applications LabVIEW Real-Time et C/C++.

Pour résumer, le cRIO-9068 illustre la volonté de National Instruments d’offrir à ses clients des temps de développement toujours plus courts, et donc des coûts inhérents au développement moins importants.

Le choix d’un système d’exploitation Linux Real-Time permet quant à lui aux développeurs d’accéder à un vaste ensemble de bibliothèques et d’applications alimenté par la communauté pour développer leurs systèmes de contrôle et de surveillance.

Le VST, un succès commercial

Eric Starkloff est revenu sur le lancement du VST (Vector Signal Transciever), nouveauté phare de l’édition 2013. Le produit est un succès commercial qui a dépassé les attentes de l’entreprise américaine, Mr Starkloff qualifiant le VST comme « le plus grand succès de l’histoire de National Instruments ».

Rendez-vous jeudi 8 août pour le compte-rendu du second Keynote.

  • Suivez également NIWEEK 2013 sur Twitter : @Instant_tech

Par Pierre Thouverez

 

A propos de NIWEEK 2013

Vivez NI WEEK 2013 en direct

Comme chaque année au mois d’août, la NI WEEK organisée par National Instruments se tient à Austin, où se trouve le siège de l’entreprise américaine. L’occasion de faire le point sur les innovations en termes de tests et d’automatisation.

Plus de 3 400 ingénieurs sont présents à Austin pour ce rendez-vous incontournable des professionnels du secteur.

Le premier Keynote se tient aujourd’hui mardi à 15 heures (heure française), et permettra aux nombreux participants de découvrir les nouveaux produits développés par National Instruments, en plus des applications sélectionnées et présentées au public.

Vous pourvez suivre en live cet événement ICI.

Outre la présentation de la nouvelle version de Lab View, des nouveautés seront dévoilées, comme le NI cRIO-9068 ou encore le NI cDAQ-9188XT…

Retrouvez un résumé complet de la première journée demain mercredi, sur la Veille Actualité des Techniques de l’Ingénieur.

Par Pierre Thouverez

La Nasa à la conquête du soleil

Base militaire de Vandenberg, Californie. 7 juin. En fin d’après-midi, un avion Lockheed L-1011 décolle. Cet avion triréacteur porte à son bord une fusée Pegasus XL, larguée à environ 10 000m d’altitude, après un premier passage de vérification des conditions de lancement. La fusée a permis de mettre en orbite polaire à 643 km au-dessus de la Terre le satellite IRIS (Interface Region Imaging Spectrograph). Celui-ci fait 2 mètres de long pour 1.2m de large, avec une envergure de 3.65 mètres une fois ses panneaux solaires déployés.

Equipé d’un télescope ultra-violet, le satellite IRIS va pouvoir prendre des photos  en haute résolution avec des intervalles de temps d’à peine quelques secondes. Ses clichés se concentreront sur la zone de la basse atmosphère du soleil, une région entre la surface et la couronne solaire. Ce cercle lumineux est une zone male connue, visible uniquement lors des éclipses.

Les photos prises par IRIS seront transmises une fois par semaine et accessibles par tous, scientifiques et grand public. Elles devraient permettre de mieux comprendre comment se forment les vents solaires, avec pour objectif final de pouvoir les anticiper et donc prévenir les perturbations engendrées sur les systèmes de communication terrestres. Avec 182 millions de dollars de financement, cela devraient être de très belles photos !

Voir le lancement d’IRIS :

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

Waterloo Labs, deuxième épisode

Dans le domaine de la recherche autour des possibles applications de la Kinect, les chercheurs des Waterloo Labs au Texas ont travaillé et combiné le contrôleur Kinect de Microsoft et un vieil « Ecran Magique » (Etch-a-Sketch) afin de créer un outil unique et original :

Le système permet de contrôler l’Ecran Magique tout simplement en se tenant debout en face de la Kinect, vous permettant d’utiliser un énorme crayon ou tout simplement votre main pour contrôler la Etch-a-Sketch et dessiner !

Démonstration en vidéo :

Publié par P.T

Faire parler les « traces » d’empreintes digitales

Contrairement à ce que laissent présager les séries policières, il est généralement difficile de faire parler les empreintes digitales laissées sur des armes ou d’autres surfaces métalliques. Une nouvelle méthode de détection et de révélation des empreintes digitales utilisant des films fluorescents à couleur variable devrait permettre d’améliorer cette identification. Cette technique a été développée par l’Université de Leicester, l’Institut Laue-Langevin et la source pulsée de neutrons et de muons ISIS.

Sur les scènes de crimes, les assassins essayent d’essuyer leurs empreintes. Ils arrivent généralement à enlever les empreintes visibles mais ont plus de mal à supprimer toutes les traces non visibles à l’œil nu. Ce sont ces empreintes que la police scientifique voudrait pouvoir davantage exploiter. Car il n’est pas aisé de les faire ressortir de façon nette.

Améliorer les techniques existantes

La méthode de révélation la plus répandue repose sur l’application d’une poudre colorée qui va adhérer aux dépôts de sueur et d’huiles naturelles déposées par les extrémités des doigts. Elle crée ainsi un contraste qui révèle l’empreinte digitale. Malheureusement, les empreintes sont dégradées par le temps, les agressions extérieures et les lavages. Ainsi, cette technique ne permet d’identifier clairement que 10 % des empreintes digitales relevées sur les scènes de crimes. Les 90 % restant ne peuvent pas être utilisées devant un tribunal !

Pour ne pas laisser fuir impunément les assassins, la technique devait être améliorée. C’est le travail entrepris par des chercheurs de l’Université de Leicester. Leur principe ? Utiliser les caractéristiques d’isolant électrique des résidus ! La technique consiste à déposer un film polymère électroactif coloré sur des objets métalliques. Comme les résidus agissent comme un écran, le film ne se dépose qu’entre les espaces de résidus, ce qui crée une sorte de négatif de l’empreinte. Une fois déposés, il est possible de les exposer à une tension électrique qui les fait changer de couleur et permet de révéler l’empreinte. Mais il y a encore mieux ! L’équipe a affiné la technique en intégrant dans le film des molécules fluorophores qui réémettent la lumière d’une troisième couleur quand elles sont exposées à la lumière ou à toute autre forme de radiation électromagnétique comme des rayons ultra-violets.

Ainsi, la technique combine électrochimie et fluorescence. Il est possible de jouer à la fois sur l’électricité et la lumière car la tension électrique pour changer la couleur du polymère n’a aucun effet sur les molécules fluorophores. Ces deux leviers renvoyant une couleur différente, il est possible de joueur sur les deux techniques pour améliorer l’image finale de l’empreinte et obtenir le contraste optimal avec la surface métallique.

Cette technique est ultra-sensible et permet d’exploiter les résidus d’empreintes de quelques nanomètres d’épaisseur. La sensibilité de la technique permet donc de faire parler beaucoup plus d’empreintes que les techniques traditionnelles !

« Cette combinaison entre l’analyse par absorption optique et les observations à base de fluorescence élargit considérablement le champ des échantillons d’empreintes analysables, notamment en cas d’érosion due au vieillissement ou à un environnement agressif », estime leProfesseur Robert Hillman, chef du projet à l’Institut Laue-Langevin.

En utilisant cette nouvelle technique sur des empreintes de laboratoire, le Professeur Hillman et son équipe ont déjà démontré une amélioration des identifications formelles due à une meilleure résolution des échantillons. Néanmoins, comme tient à le souligner l’équipe, ces empreintes ont été prises dans des conditions de laboratoire. La prochaine étape consistera à appliquer la méthode à des empreintes digitales exposées à des conditions plus conformes à la réalité : eau, chaleur d’un incendie ou produits de nettoyage.

Par Matthieu Combe, journaliste scientifique

Google, l’incontournable moteur de recherche

100 milliards de recherche. Par mois ! C’est en 2012 que Google franchissait pour la première fois le seuil symbolique du nombre de recherches effectuées sur son moteur de recherche. Inutile de préciser que Google concentre la très grande majorité des recherches, captant 77 % des requêtes tapées par les américains et 90% de celles des français.

Cette domination vaut sur les ordinateurs de bureau mais aussi pour les terminaux mobiles, tablettes et Smartphones. Un quasi monopole que peinent à faire vaciller ses concurrents comme Yahoo ! et Bing. Seuls Baidu en Chine et Yandex en Russie tiennent tête au géant américain avec respectivement 71 % et 60.5% des recherches.

En Occident, même Microsoft échoue à détrôner le roi Google. Ce n’est pas faute d’essayer, notamment en imposant Bing dans ses produits. Mais cela ne suffit pas puisque Bing ne pèse encore que 17 % du marché. Un score qui satisferait bien Yahoo !, en troisième position avec 12 % des recherches aux Etats-Unis.

Mais Yahoo ! a une botte secrète. Il s’agit d’un nouveau moteur de recherche baptisé DuckDuckGo. Celui-ci utilise un mode de fonctionnement opposé à celui de Google puisqu’il ne propose pas de publicité et ne tient pas compte de l’historique de l’internaute. Le choix de la différence semble lui réussir puisqu’il comptabilise déjà 77 millions de recherches.

Alors que la guerre des moteurs de recherche fait rage, un frenchie se lance dans la bataille. Son projet baptisé Qwant devrait être opérationnel dès la rentrée.

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

Bientôt une carte du sous-sol français en 3D

Objectif affiché : doter la France d’une connaissance tridimensionnelle, continue, cohérente et sans cesse actualisée des corps géologiques. Cet ambitieux projet conçu par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) peut d’ores et déjà s’appuyer sur la carte géologique du pays à l’échelle 1/50 000. Pour rappel, le programme de la carte géologique avait duré 70 ans, mobilisé 3 000 géologues et coûté environ 300 millions d’euros. Heureusement, le succès était au rendez-vous avec la réalisation de 1060 cartes couvrant la totalité du territoire français. Mais le BRGM veut plus qu’une cartographie 2D et a décidé de créer un système d’information géologique en 3D, le Référentiel géologique de la France.

Pour y arriver, le BRGM va compiler les données de la carte géologiques avec celles de la Banque de données du sous-sol. Ces milliers d’informations hétérogènes seront complétées par des acquisitions de données géophysiques (BSS), et si nécessaire des forages profonds. Ce travail se fera en plusieurs étapes. Tout d’abord la collecte puis la réinterprétation des données issues des cartes géologiques, de la BSS, des forages pétroliers et géothermiques. Puis viendra le moment d’intégrer les données géophysiques, gravimétriques et sismiques. Une fois ces milliers d’informations compilées, le BRGM procédera aux mesures complémentaires nécessaires. Ce n’est qu’une fois la totalité des informations de ces origines multiples intégralement prises en compte que la base de données du référentiel géologique français (RGF) pourra être créée.

Pour avoir une idée de ce de la faisabilité du projet, le BRGM a passé un an et demi à réaliser un démonstrateur en Alsace, le Vosges-Fossé-Rhénan. Dès 2014, c’est la chaine des Pyrénées qui débutera le déploiement officiel du RGF. Cette carte 3D devrait aussi profiter d’une 4ème dimension, le temps. « Nous souhaitons réaliser une carte numérique évènementielle, en intégrant les différents marqueurs géologiques qui se sont succédés dans le temps pour aboutir aux Pyrénées d’aujourd’hui », précise Thierry Baudin, responsable du projet.  Le « temps réel » est une notion qui fait partie intégrante du RGF qui permettra donc de visualiser l’évolution du sous-sol français au cours du temps.

Le RGF sera accessible gratuitement via internet. L’accès à la plateforme permettra aux utilisateurs d’en extraire les données dont ils ont besoins. Car les applications sont multiples : quantifier les ressources en énergie, en gaz, en eau ou encore en matières premières, prévenir le risque sismique, définir des zones de stockage…

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

Les réacteurs nucléaires au thorium : quels avantages ?

Les avantages des réacteurs au thorium sont très nombreux  :

  • le Thorium 232 est plus abondant que l’uranium, on peut l’utiliser à 100% contre quelques pourcents pour l’uranium, et il n’y a pas besoin de l’enrichir.
  • le 232Th étant fertile et non fissile, il ne peut pas produire de réaction en chaîne. Une centrale ne peut pas s’emballer, et elle peut s’arrêter d’elle même en cas de défaut de refroidissement
  • les déchets du 232Th ne sont dangereux que quelques siècles, contre des centaines de milliers d’années pour ceux de l’uranium.
  • les centrales au thorium peuvent « incinérer » les déchets des centrales à uranium, y compris le plutonium.
  • on ne peut pas produire d’armes nucléaires avec une centrale au thorium.

Coté désavantages, en cherchant bien, il y en a quelques uns, mais le principal est : on ne peut pas produire d’armes nucléaires avec une centrale au thorium. Selon Jean-Christophe de Mestral, c’est ce qui a favorisé la filière de l’uranium pendant la guerre froide alors que plusieurs expériences ont démontré la faisabilité et la sécurité des solutions au Thorium. Entre autres :

Le réacteur expérimental de Shippingport aux USA qui a fonctionné comme surgénérateur au Thorium entre 1977 et 1982

  • Plusieurs réacteurs à très haute température (HTGR) ont fonctionné avec des barres de combustible mixant Uranium 235 et Thorium 232 aux USA, mais aussi en Allemagne entre 1966 et 1989
  • Les réacteurs expérimentaux et 7 réacteurs CANDU de 220 MW chacun utilisant un mix Uranium/Thorium qui fonctionnent actuellement en Inde. L’Inde est le seul pays mentionnant clairement le thorium dans son programme énergétique, pour une raison simple : l’Inde a très peu d’Uranium, et ne peut pas en importer facilement car elle n’a pas signé le traité de non prolifération. Par contre elle dispose de gros gisements de Thorium.
  • Et aussi le « Molten-Salt Reactor Experiment » (MSRE) qui fonctionna entre 1965 et 1969 avec divers combustibles, dont de l’Uranium 233 produit à partir de Thorium dans un autre réacteur.

Les réacteurs à sels fondus (MSR) sont prometteurs à moyen terme. Ils sont d’ailleurs prévus par le « Forum International Génération IV » dans les technologies disponibles d’ici 2030, mais hélas seulement dans leur version à l’Uranium. Les Réacteurs au Fluorure de Thorium Liquide (LFTR)  n’ont pas été projetés dans cet horizon de temps, tout comme le « Rubbiatron » qui nécessite un accélérateur de particules d’ailleurs. Ce qui n’empêche pas l’AIEA d’en penser du bien, ni la Chine de démarrer un ambitieux projet de LFTR, qui sera probablement une première mondiale…

Du point de vue nucléaire, les réacteurs à sels fondus n’ont que des avantages :

  • le combustible est dissous dans un sel, solide à basse température, liquide en fonctionnement et servant en même temps de fluide de refroidissement primaire.

  • la réaction ne se produit que dans le coeur car il faut à la fois une source de neutrons et un volume suffisant pour que la probabilité que le neutron soit absorbé soit assez élevée.
  • l’installation fonctionne à pression ambiante : le très haut point d’ébullition du sel empêche que le système devienne une cocote-minute
  • si l’installation surchauffe, un bouchon (« Freeze Plug » sur le dessin) fond et le sel s’écoule par gravité dans des réservoirs (en bleu) dont la géométrie stoppe les réactions nucléaires. C’est d’ailleurs comme ça que le MSRE était arrêté pour maintenance.

Les difficultés et inconnues sont surtout liés à la chimie de ces sels. Il faut installer une usine chimique pour les purifier à côté de la centrale, notamment pour en enlever le Xenon 135. On ne sait pas trop bien comment un LFTR vieillira, notamment en raison de la corrosion par les sels.

ARE Thorium : plus besoin de réservoirs, on va pouvoir mettre des passagers aussi dans les ailes…

Au passage, j’ai découvert l’existence du projet Aircraft Reactor Experiment qui visait la propulsion nucléaire d’avions. C’était un MSR dont les sels à 850 ° chauffaient l’air dans les réacteurs, qui fonctionna 1000 heures en 1954, quand on avait peur de rien sauf peut être des rouges. Donc je ne le savais pas mais oui, il existe dans les cartons une alternative au turboréacteur.

Le livre « L’atome vert » est très intéressant et convaincant pour l’initié, mais il m’a semblé parfois trop technique pour le grand public. Je le trouve aussi inutilement provocateur pour les écolos irréductibles, notamment le passage comparant les risques des diverses sources d’énergie par TWh produit et celui comparant les taux de cancers dans les zones à forte radioactivité naturelle, même si c’est très intéressant.

Enfin, même la conclusion me semble trop touffue pour les politiciens lambda qui sont pourtant les personnes à convaincre, alors je résume pour eux : « Thorium pouvoir produire Térawatts propres et pas chers pour remplacer pétrole et charbon. Vous y’en a donner feu vert, nous s’occuper du reste ». Je ne sais pas ce que ça donne en hindi ou en mandarin, mais là bas ils ont compris.

Livre de Jean-Christophe de Mestral, « L’atome vert : Le thorium, un nucléaire pour le développement durable », Editions Fabre

 

Par Philippe Guglielmetti dit « Dr Goulu »
Blog Pourquoi Comment Combien

 

Les nuages pourraient rendre les planètes habitables par l’homme

Une étude publiée dans Astrophysical Journal Letters fait grimper le nombre de planètes potentiellement habitables à 60 milliards. Ce chiffre explose car des scientifiques américains se sont intéressés aux planètes gravitant autour des naines rouges. Ces étoiles moins chaudes que notre soleil pourraient voir graviter autour d’elles des planètes suffisamment proches pour que de l’eau y existe sous forme liquide.

Jusqu’à aujourd’hui, il était admis qu’en moyenne une à deux planètes étaient situées à bonne distance de leur naine rouge pour être habitables. Mais les chercheurs américains viennent de révéler que la présence de nuages modulait la température de la planète. Ce phénomène es  suffisamment remarquable pour réchauffer une planète qui serait a priori trop éloignée de l’étoile pour être habitable. Ceci est aussi valable pour des planètes a priori trop près, mais que la présence d’une couverture nuageuse refroidirait.

 « Les nuages causent à la fois le réchauffement et le refroidissement de la Terre. Ils reflètent la lumière du soleil pour refroidir les choses et ils absorbent les radiations infrarouges depuis la surface pour provoquer un effet de serre. C’est ce qui contribue à garder la Terre suffisamment chaude pour abriter la vie » précise Dorian Abbot, co-auteur de l’étude.

Une telle découverte sur l’impact des nuages double donc le nombre de planètes proches d’une naine rouge et susceptibles d’être habitées.

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

Les laitiers d’aciérie : un matériau d’avenir !

Longtemps considérés comme des «scories» issues de la fabrication de l’acier, les laitiers d’aciérie sont aujourd’hui reconnus comme de véritables matériaux valorisés. Ils constituent une ressource industrielle pérenne et régulière, soumise à une assurance qualité qui permet de générer des produits haut de gamme, conformes aux normes techniques en vigueur.

Utilisés principalement comme granulats dans les travaux publics et ouvrages routiers, les laitiers d’aciérie constituent un matériau alternatif fiable et compétitif. Ils répondent aux nouvelles exigences fixées pour les cahiers des charges dans le cadre du Grenelle de l’Environnement et de la réforme du code des marchés publics.

Qu’appelle-t-on laitiers d’aciérie ?

Les laitiers sidérurgiques sont des matières minérales artificielles produites par l’industrie de l’acier. Ces matériaux sont co-générés sous forme liquide (à environ 1500°C) en même temps que la fonte sidérurgique (laitier de haut-fourneau) ou l’acier (laitier d’aciérie). Les laitiers de convertisseur (ou de conversion) sont des laitiers d’aciérie obtenus lors de l’affinage de la fonte sidérurgique, alors que les laitiers d’aciérie électrique sont obtenus lors de la fusion de ferrailles.

Si les laitiers cristallisés de haut-fourneau sont depuis longtemps connus et utilisés sur le marché des granulats, le non renouvellement de la ressource disponible rend les laitiers d’aciérie d’autant plus attractifs que leurs caractéristiques géotechniques sont meilleures. Ils constituent un gisement régulier et une ressource pérenne. Ainsi en 2010, près de 2 millions de tonnes de laitiers d’aciérie ont été produites, constituées de 60% de laitiers de conversion et 40 % de laitiers de four électrique.

Des filières d’utilisation diversifiées 

Les laitiers sont gérés sous assurance de la qualité et sont aptes à répondre aux normes techniques (encadré ci-dessous) concernant leur utilisation :

  • NF EN 13043 Granulats pour mélanges bitumineux et enduits superficiels ;
  • NF EN 13242 Granulats pour graves traitées et non traitées ;
  • NF EN 13383-1 Enrochements ;
  • NF EN 13450 Granulats pour ballasts ;
  • NF P 18-545 Granulats – Eléments de définition, conformité et codification.

              –  Art. 7 et 8 : Granulats pour chaussées (couches de fondation, de base, de liaison et de roulement – enrobés hydrocarbonés),

              – Art. 11 et 12 : Granulats pour voies ferrées (ballast et gravillons),

              – Art. 14 : Enrochements.

Même si l’essentiel des laitiers d’aciérie est utilisé comme granulats en travaux publics (près de 70 % de la production totale), leur emploi varie selon la filière de production considérée.

Les granulats de laitier d’aciérie de conversion sont généralement employés :

  • en graves non traitées (GNT) pour la réalisation de couches de forme ;
  • comme matériaux pour les remblais non recouverts, sans construction sus-jacentes ;
  • pour les revêtements superficiels de chemins forestiers, de halage, pistes de chantier ;
  • pour la réalisation de merlons phoniques ;
  • ou encore comme enrochements pour la construction de digues.

Leur utilisation en assises de chaussées (couches de fondation et de base), et en couches de roulement est également possible après une sélection à la source fondée sur leur composition chimique, ou après une phase de maturation des granulats sur stock.

Les granulats de laitier d’aciérie électrique, de par leurs caractéristiques géotechniques similaires ou supérieures à celles des granulats de roches éruptives, sont des matériaux «haut de gamme» généralement employés :

  • pour l’élaboration de sables, de graves (0/D), et/ou de granulats (d/D) de laitiers, utilisés pour la construction d’assises de chaussées,
  • en tant que gravillons (d/D) pour la fabrication de couches de surface (couches de liaison et de roulement) ou pour la réalisation d’enduits superficiels.

Un impact environnemental minimal, maîtrisé et encadré

La production et la mise sur le marché des laitiers d’aciérie électrique sont strictement encadrées par le Ministère de l’Environnement et les DREAL/DRIEE.

Tous les laitiers d’aciérie valorisés par les sites adhérents au Centre Technique et de Promotion des Laitiers sont régulièrement suivis dans le cadre d’un plan de caractérisation environnementale. Cette approche volontariste de la profession permet d’assurer aux clients un engagement sur la qualité environnementale des granulats de laitier d’aciérie mis sur le marché en France, et l’adéquation de leurs caractéristiques avec les usages visés (Cf. Guide d’application SETRA, octobre 2012).

La charge environnementale des laitiers d’aciérie, sur la base de leur statut juridique actuel, est nulle. Si, pour leur majorité, ils sont conformes aux critères de fin de statut de déchet (Art. 6 Directive 2008/98 CE) et peuvent être considérés comme des matériaux valorisés, leur Déclaration Environnementale Produit (EPD – Environmental Product Declaration – prEN 15804:2011) en tant que matières secondaires témoigne d’un impact plus faible que celle des matériaux de démolition/déconstruction et similaire à celle des granulats naturels.

Les laitiers d’aciérie ont également été enregistrés dans le cadre du Règlement REACH et les tests réalisés ont démontré que ceux-ci ne sont ni toxiques, ni écotoxiques. Seul leur pH basique, par ailleurs similaire à celui des mâchefers (MIOM) ou des granulats de béton recyclé, incite à les employer avec précaution à proximité d’eaux stagnantes.

Ainsi, et à la différence d’autres matériaux alternatifs, les granulats de laitier d’aciérie sont de réels produits , ayant un impact environnemental et sanitaire minimal, maîtrisé et encadré.

Ce qu’il faut retenir

  • Performances et avantages spécifiques

Tous les granulats alternatifs ne sont pas équivalents, tant du point de vue géotechnique qu’environnemental. La publication par le SETRA du Guide d’application relatif à l’acceptabilité environnementale des laitiers dans les ouvrages routiers et assimilés (otobre 2012), est prétexte à rappeler un certain nombre de propriétés, souvent méconnues, de ces matériaux.

Des caractéristiques mécaniques et environnementales constantes et homogènes

Ceci s’explique par leur production industrielle, en flux continu, qui les différencie des matériaux de démolition recyclés dont les caractéristiques dépendent des chantiers d’approvisionnement et des pratiques de centre de tri, et des mâchefers dont la qualité varie en fonction de la nature des ordures ménagères incinérées.

Des performances géotechniques « haut de gamme »

Dureté, propriétés anti-glissement et anti-polissage : autant de propriétés pour ces matériaux qui, lorsqu’ils sont employés en couches de roulement, contribuent à l’augmentation de la sécurité des utilisateurs.

Une densité élevée

Elle est intéressante pour certains ouvrages, tels qu’enrochements contre l’érosion hydraulique, remblais de pré-chargement…

Une grande souplesse d’approvisionnement des chantiers

La production régulière en continu au niveau des sites permet de disposer d’une ressource industrielle de proximité, pérenne et régulière.

Un coût de production très compétitif

Ce coût de production reste comparable, voire inférieur, à celui des granulats naturels ou des matériaux de construction recyclés.

Des nuisances réduites pour les populations

Les nuisances liées au transport (pollution atmosphérique et sonore, production de gaz à effet de serre, saturation du trafic, dégradation des infrastructures, …) sont plus faibles que pour les autres matériaux alternatifs, en raison de leur traitement qui s’effectue directement sur le site de production. Le contrôle réalisé à la production du laitier permet de garantir la non toxicité/éco-toxicité des produits fabriqués.

Un impact environnemental minimal, maîtrisé et encadré

Tous les laitiers d’aciérie mis sur le marché sont conformes aux exigences du Guide SETRA relatif à l’acceptabilité environnementale des laitiers dans les ouvrages routiers et assimilés. Un programme de recherche sous Convention ADEME a permis de caractériser précisément les différents couples laitier/usage sur le plan environnemental.

Une préservation accrue des ressources minérales naturelles

Outre l’économie des ressources naturelles qu’ils remplacent, l’utilisation de laitiers d’aciérie de four électrique permet également la préservation de minerai de fer et de charbon, puisqu’ils sont générés lors du recyclage de ferrailles.