Tests automatiques et multiplication des appareils mobiles (1/4)

L’une des principales tendances du test automatique ces trois dernières décennies a été la transition vers les plates-formes modulaires sur PC qui utilisent les toutes dernières technologies informatiques « sur étagère » avec des processeurs de plus en plus puissants, de nouveaux bus d’E/S et des systèmes d’exploitation plus évolués. Tandis que cette tendance a toutes les chances de se poursuivre, une nouvelle variété de matériels informatiques, à savoir les tablettes et les smartphones, a vu le jour, offrant ainsi aux sociétés avant-gardistes de nouvelles opportunités de tirer parti des technologies « sur étagère » dans les systèmes de test automatique.

Des matériels portatifs intelligents sont utilisés depuis presque 10 ans sous la forme des PDA. Mais l’introduction de l’iPhone puis de l’iPad d’Apple, ainsi que d’autres matériels similaires équipés des logiciels de Google, Microsoft ou autres, a inauguré une nouvelle ère de l’informatique mobile, avec des centaines de millions de smartphones et des dizaines de millions de tablettes vendus aux particuliers comme aux entreprises. Le succès actuel des tablettes et des smartphones a été favorisé par trois caractéristique décisives.

L’abandon du stylet ou du clavier physique au profit d’interactions multitouches avec l’appareil s’est généralement traduit par une expérience utilisateur de meilleure qualité et plus intuitive ; d’une grande disponibilité, les applications ont spécialement été optimisées pour les matériels mobiles ; et la couverture Wi-Fi et sans fil cellulaire quasi totale a permis de garantir la connectivité pour ces matériels presque partout dans le monde.

“Les tablettes et les smartphones sont des matériels informatiques de plus en plus répandus et il devraient compléter les ordinateurs portables et de bureau dans le cadre d’un accès à distance à des données importantes.“

Jean-Claude Monney, Chief Technology Strategist, Microsoft US Discrete Industries.

Appareils mobiles pour le test automatique

 

Si les tablettes et les smartphones ne peuvent remplacer ni les PC ni les plates-formes de mesure à base de PC comme le PXI, tous deux omniprésents dans le monde de la mesure, ils offrent cependant des atouts exceptionnels lorsqu’ils sont utilisés en tant qu’extension d’un système de test. D’après une étude du Pew Research Center, la plupart des utilisateurs de tablettes s’en servent principalement pour la facilité de consultation du contenu.

Lorsque la société The Nielsen Company a interrogé un échantillon de personnes en 2011 pour comprendre pourquoi elles utilisaient des tablettes à la place de PC traditionnels, les principales raisons citées étaient les améliorations apportées à l’expérience utilisateur comme une portabilité supérieure, la facilité d’utilisation, un démarrage plus rapide et une plus grande longévité de la batterie.

 

Au vu de ces informations, on peut s’attendre à ce que les appareils mobiles soient utilisés dans le cadre du test automatique pour le contrôle et la surveillance des systèmes de test, ainsi que la visualisation des données de test et des rapports.

1. Contrôle et surveillance de systèmes de test : les techniciens, les ingénieurs et les responsables de test peuvent accéder directement à un système de test depuis une tablette ou un smartphone. Cela peut être utile lorsque le système de test se trouve à proximité (dans le même bâtiment ou campus), mais ça l’est beaucoup plus nettement lorsque l’appareil mobile fournit une seconde interface utilisateur à un système de test situé à l’autre bout du monde. Une tablette ou un smartphone permet instantanément d’afficher toute une variété d’informations relatives à un système de test distant ou de contrôler son mode de fonctionnement. Pour ce cas d’utilisation, le système de test lui-même ou un proxy doit avoir accès soit à un intranet local, soit à Internet. Un accès intranet permet une surveillance à distance depuis un appareil mobile sur le même campus ou via un accès VPN à l’intranet. Un système de test connecté à Internet, quant à lui, est théoriquement accessible à partir d’un appareil mobile partout dans le monde.

2 Visualisation des données de test et des rapports : au lieu d’interagir directement avec les systèmes de test, l’équipe en charge peut choisir de visualiser des rapports de test consolidés qui caractérisent les résultats des tests précédents et identifient les tendances. Dans ce cas d’utilisation, les systèmes de test eux-mêmes n’ont pas besoin d’être connectés au réseau à condition que leurs données soient disponibles sur un autre ordinateur doté d’un accès à ce même réseau. Ces machines secondaires servent à stocker les résultats de test, analyser les données et créer des rapports qui peuvent être communiqués aux utilisateurs distants disposant d’un accès mobile.

Pour ces deux cas d’utilisation, le fait de fournir à un département de test un accès mobile à des informations importantes via des tablettes et des smartphones se heurte à deux difficultés majeures. La première concerne l’approche appropriée pour échanger les données sur le réseau. Les départements de test ont le choix entre plusieurs protocoles de communication (TCP, UDP et HTTP). Toutefois, une tendance remarquable dans le monde des technologies de l’information (TI) est l’orientation vers les services Web pour l’échange de données entre serveurs et clients.

Services Web

Un service Web est une interface de programmation d’application (API) à laquelle un large éventail de clients peut accéder via HTTP. Lorsqu’ils sont appelés, les services Web renvoient une réponse lisible en clair (généralement au format XML). Pour appeler un service Web spécifique, qui peut représenter l’état d’un système de test, les derniers résultats de test de la journée, ou n’importe quelles autres données que les clients souhaitent visualiser, il suffit d’effectuer une requête HTTP vers une URL, d’effectuer une analyse syntaxique de la réponse, et ensuite de la communiquer à l’utilisateur.

Les départements de test tirent plusieurs avantages lorsqu’ils utilisent les services Web comme moyen de communication entre un client mobile et une application serveur. Tout d’abord, les services Web sont simples d’accès à partir de n’importe quel langage de programmation (C, C++, Objective C et LabVIEW). Ensuite, comme ils s’appuient sur des protocoles courants tels que le HTTP, la communication est adaptée aux TI et peut être facilement cryptée via des technologies standard comme SSL.

C’est la même technologie utilisée par les banques pour sécuriser leurs transactions sur leurs sites Web. Pour toutes ces raisons, les principales sociétés sur le marché de l’Internet comme Google, Yahoo!, Microsoft, et Amazon diffusent la majeure partie de leurs fonctionnalités (par exemple, la recherche, le mappage, le cloud computing, etc.) aux clients distants au travers des services Web.

Applications mobiles natives ou via le Web

Une fois que le client dispose des données, une application sur l’appareil mobile peut y avoir accès et les afficher. La construction d’une application mobile commence par une décision cruciale : l’application doit-elle être native au système d’exploitation ou doit-elle s’exécuter dans le navigateur du matériel ? Ce choix a un impact énorme sur chaque aspect de l’application, du savoir-faire nécessaire à son développement jusqu’aux caractéristiques qu’il peut offrir et ses méthodes de distribution.

Une application native sur tablettes et smartphones est conçue pour un matériel spécifique comme l’iPad. Elle utilise les API intégrées pour accéder aux caractéristiques ou aux ressources du matériel, dépend du système d’exploitation de ce dernier, et doit respecter les règles du fournisseur concernant ce qu’une application peut faire ou non. Les applications natives sont généralement plus riches, plus interactives, et plus étroitement intégrées au matériel que les applications Web. Cependant, elles exigent une bonne connaissance de la plate-forme mobile et des outils de développement pour la création (par exemple, Apple iOS et l’environnement de développement XCode); en règle générale, elles ne peuvent pas être réutilisées d’une plate-forme à une autre, et elles doivent être distribuées via le portail d’un fournisseur (par exemple l’App Store d’Apple)

Il est important de noter que le paysage de l’appareil mobile s’est rapidement métamorphosé ces cinq dernières années. Alors que RIM et Nokia se partageaient une énorme part du marché de la téléphonie il y a cinq ans de cela, PC Magazine a récemment publié qu’Android de Google occupe actuellement 43 % du marché du smartphone actuel (Apple n’arrivant qu’en deuxième place avec 28 %). De plus, alors que cinq ans en arrière le marché des tablettes était balbutiant et fragmenté, l’iPad domine le marché actuel, avec dans son sillage des concurrents, tels que Microsoft ou RIM, qui tentent agressivement de rattraper leur retard. À la vitesse où les choses changent, il est difficile de prévoir combien de temps les applications natives pour une plate-forme spécifique vont s’avérer rentables.

Par ailleurs, toutes les tablettes et tous les smartphones intègrent un navigateur Web mobile. Les applications Web écrites en HTML et en JavaScript (les même technologies que celles utilisées pour la création de sites Web) sont parfaitement portables sur n’importe quel matériel et sont distribuées gratuitement sur tous les smarphones et toutes les tablettes sans devoir passer par le portail d’un fournisseur. Si les applications Web semblent offrir des avantages considérables par rapport aux applications natives, elles n’en restent pas moins des compromis. Les applications qui s’exécutent au sein d’un navigateur mobile ne peuvent pas accéder aux API intégrées au matériel, ce qui se traduit par une expérience utilisateur moins interactive et moins « immersives » qu’avec des applications natives.

Besoin d’une solution complète

L’explosion des appareils mobiles comme les tablettes et les smartphones offre des atouts remarquables aux ingénieurs, techniciens, et responsables en charge du test automatique qui ont besoin d’un accès distant aux informations relatives aux états des tests ainsi qu’aux résultats. Les technologies actuelles offrent certes des solutions pour la surveillance ou la génération de rapports via des appareils mobiles, mais les départements de test vont avoir besoin d’un nouveau savoir-faire pour unifier les différentes parties de la solution (mise en réseau, services Web et applications mobiles).

Retrouvez l’ensemble du rapport d’étude 2012 du test automatique sur le site de National Instruments

Caméra thermiques pour applications hautes tensions

 

Excellente résolution de mesure, grossissement maximal

FLIR Systems est le leader mondial pour les caméras thermiques destinées à une grande variété d’applications. Ces caméras thermiques sont utilisées pour les inspections des systèmes électriques et mécaniques. Généralement, les installations électriques chauffent avant de tomber en panne. Une caméra thermique comme la FLIR T640 ou la FLIR P6xx permet d’inspecter les installations à haute et basse tension, et ainsi de détecter les zones pouvant présenter un problème et d’éviter les pannes. Si ces problèmes passent inaperçus, ils peuvent provoquer un incendie.

 

Packs pour fournisseurs d’électricité

FLIR Systems propose aujourd’hui des packs réservés aux applications électriques haute tension. Ces offres exclusives sont valables jusqu’au 31 décembre 2012, mais non cumulables avec les autres offres promotionnelles de FLIR Systems. Voici leur description :

 

Pack FLIR T640

Il contient :

•    une caméra thermique FLIR T640

•    un objectif de 15° offert, permettant d’inspecter les objets distants comme les lignes électriques aériennes et les postes électriques de transformateur, gratuit.

•    une formation Level I de cinq jours organisée par l’ITC (centre de formation à l’infrarouge), qui vous permettra de maximiser l’utilisation de votre caméra et de ses objectifs

Ce pack vous fait économiser 5.490 €*

Pack FLIR P6xx

Il contient :

•    une caméra FLIR P620, FLIR P640 ou FLIR P660

•    un objectif de 12° offert, permettant d’inspecter les objets distants comme les lignes électriques aériennes et les postes électriques de transformateur, gratuit.

•    une formation Level I de cinq jours organisée par l’ITC (centre de formation à l’infrarouge), qui vous permettra de maximiser l’utilisation de votre caméra et de ses objectifs

 

Ce pack vous fait économiser 9.560 €*

 

640 × 480 pixels pour une excellente résolution des mesures

Chez les fournisseurs d’électricité, les spécialistes de l’imagerie thermique doivent parfois travailler à distance. Ils doivent pouvoir inspecter des petits détails à grande distance, à partir du sol.

 

C’est pourquoi FLIR Systems a choisi la FLIR T640 et la FLIR P6xx pour le pack qui leur est destiné. Ces deux modèles produisent des images d’une grande qualité, de 640 × 480 pixels, et possèdent toutes les caractéristiques nécessaires pour inspecter avec exactitude les installations à haute et basse tension.

 

Des téléobjectifs pour un grossissement maximal

L’objectif de 15° produit un grossissement presque 1,7 fois supérieur à celui de l’objectif standard de 25°. Celui de 12° un grossissement presque double. Ils sont parfaits pour inspecter les cibles distantes, comme les transformateurs et les lignes électriques aériennes. Ce sont donc d’excellent accessoires pour tous les fournisseurs d’électricité.

* Hors taxes. Cette offre est valable du 1 septembre 2012 jusqu’au 31 décembre 2012. Elle n’est cumulable avec aucune autre offre promotionnelle de FLIR, et s’exerce dans les pays suivants : tous les pays d’Afrique, Albanie, Allemagne, Autriche, Belgique, Bosnie, Bulgarie, Chypre, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Guadeloupe, Hongrie, Irlande, Islande, Israël, Italie, la Réunion, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Macédoine, Malte, Martinique, Monténégro, Norvège, Nouvelle-Calédonie,  Pays-Bas, Pologne, Polynésie française, Portugal, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Serbie, Slovaquie, Slovénie, Suède, Suisse, Turquie .

 

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FLIR Systems lance son PROGRAMME DE REPRISE 2012

 

FLIR Systems souhaite que le plus grand nombre possible de professionnels de l’imagerie thermique travaille avec les meilleures caméras du marché.

Il y a deux ans, de nombreux experts en imagerie thermique ont saisi l’occasion de remplacer leur ancienne caméra thermique par un des modèles les plus récents de FLIR Systems, au cours d’une campagne d’échange de FLIR. « Ces campagnes séduisent un grand nombre d’utilisateurs », déclare Fabrizio Radice, directeur de la distribution en Europe et en Afrique chez FLIR Systems.

 

FLIR Systems lance donc son PROGRAMME DE REPRISE 2012.

Si vous échangez votre ancienne caméra thermique, quels que soient son âge et sa marque, vous économisez 20 %sur un choix de caméras thermiques de FLIR Systems. Les accessoires et les logiciels commandés avec la nouvelle caméra thermique bénéficient aussi de la remise de 20 %.

Avantages

Les professionnels de l’imagerie thermique qui décident d’échanger leur ancienne caméra thermique contre un nouveau modèle de FLIR Systems bénéficient :

•     de la technologie MSX exclusive de FLIR

•     de fonctions exclusives telles que les annotations à l’écran, l’écran tactile…

•     de la connectivité Wi-Fi avec leur iPhone ou leur iPad

•     d’une caméra plus légère et plus compacte

•     d’une plus grande utilisabilité, de fonctions plus avancées

•     d’une plus grande résolution, d’une meilleure qualité d’image

•     de la technologie MeterLink

 

Cette année, les utilisateurs peuvent économiser jusqu’à 7.130 € sur un choix de caméras thermiques FLIR, y compris les derniers modèles T640 / T620.

 

Toutes les marques

Le programme de reprise 2012 n’est pas réservé exclusivement aux clients possédant une ancienne caméra FLIR. Les modèles de toutes les marques peuvent être échangés contre une nouvelle caméra FLIR, quels que soient leur âge et leur construction.

 

Quelles sont les caméras thermiques FLIR concernées par ce programme ?

Selon la résolution de l’ancienne caméra, le client peut choisir divers modèles de FLIR Systems.

 

Le tableau suivant présente les différentes possibilités.

Résolution du détecteur de l’ancienne caméra thermique

Caméras thermiques FLIR concernées

Économie maximale

≤ 240 x 180 pixels

FLIR E60

FLIR T420

FLIR T440

2.390 €*

> 240 x 180 pixels

FLIR T440

FLIR T620

FLIR T640

FLIR P620

FLIR P640

FLIR P660

7.130 €*

 

* Hors taxes. Cette offre est valable du 1 septembre 2012 jusqu’au 31 décembre 2012. Les images sont uniquement destinées à illustrer.  Les spécifications techniques peuvent changer sans préavis. Elle n’est cumulable avec aucune autre offre promotionnelle de FLIR, et s’exerce dans les pays suivants : Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Slovaquie, Slovénie, Suède.

 

Garantie

Le PROGRAMME DE REPRISE 2012 apporte une garantie de deux ans sur toutes les caméras thermiques portables destinées aux applications industrielles ou du bâtiment et dotées d’un détecteur microbolomètre non refroidi. Le microbolomètre non refroidi lui-même est couvert par une garantie de dix ans. En cas de problème pendant cette période, FLIR Systems remplacera gratuitement le détecteur ou même, selon le cas, toute la caméra thermique. Pour bénéficier de cette garantie, le propriétaire de la caméra thermique FLIR doit enregistrer son produit sur le site web de FLIR. Il doit effectuer cet enregistrement dans les 30 jours suivant son achat.

 

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Packs promotionnels pour la FLIR i7 et la FLIR E60

 

Les caméras thermiques trouvent progressivement leur place dans la boîte à outils de chaque électricien. Un nombre croissant d’utilisateurs passent du pyromètre à une caméra thermique pour mesurer les températures sans contact.

Si vous décidez de remplacer votre pyromètre et acheter une FLIR i7 ou une FLIR E60 avant la fin de l’année, FLIR vous offre les packs suivants.

 

FLIR i7

Si vous commandez une FLIR i7, vous recevrez GRATUITEMENTles accessoires suivants :

•    une sacoche

•    une ceinture porte-outils

•    un chargeur à brancher sur votre véhicule lorsque vous allez sur votre prochain site d’intervention

Ce pack vous fait économiser 116 €*

 

FLIR E60

Si vous commandez une FLIR E60, vous recevrez GRATUITEMENT:

•    une sacoche

•    une batterie supplémentaire

•    le logiciel FLIR Reporter, qui vous aidera à créer des rapports d’inspection complets

Ce pack vous fait économiser 381 €*

 

Profitez de ces offres exclusives et commandez votre FLIR i7 ou votre FLIR E60 avant le
31 décembre 2012

* Hors taxes. Cette offre est valable du 1 septembre 2012 jusqu’au 31 décembre 2012.
Elle n’est cumulable avec aucune autre offre promotionnelle de FLIR, et s’exerce dans les pays suivants : tous les pays d’Afrique, Albanie, Allemagne, Autriche, Belgique, Bosnie, Bulgarie, Chypre, Croatie,
Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Guadeloupe, Hongrie, Irlande, Islande, Israël, Italie, la Réunion, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Macédoine, Malte, Martinique, Monténégro, Norvège,
Nouvelle-Calédonie,  Pays-Bas, Pologne, Polynésie française, Portugal, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Serbie, Slovaquie, Slovénie, Suède, Suisse, Turquie . 

 

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Nouvelle série LS de caméra thermique FLIR

La nouvelle caméra thermique FLIR série LS permet à chaque professionnel de la sécurité de voir clair dans l’obscurité totale. Aux forces de l’ordre, aux patrouilles de sécurité et à tous ceux qui doivent voir la nuit sans être vus, elle fournit les informations nécessaires pour prendre des décisions critiques, augmenter l’efficacité des missions, maximiser les capacités opérationnelles et améliorer la sécurité.

Les caméras série LS sont extrêmement économiques. À présent, chaque professionnel de la sécurité peut bénéficier pour un prix modique d’un équipement de vision thermique de nuit avec la dernières technologie de Flir.

 

D’excellentes images thermiques

La FLIR série LS est dotée d’un détecteur microbolomètre non refroidi, sans maintenance. Elle produit d’excellentes images thermiques de nuit comme de jour, en toute situation. la FLIR LS64 a un définition de 640 × 480 pixels. L’utilisateur peut choisir la LS32 dont les images thermiques comptent 320 × 240 pixels. Tous les modèles possèdent un logiciel perfectionné qui produit une excellente image sans nécessiter de réglages de la part de l’utilisateur.

 

La FLIR LS32 comporte un zoom numérique X 2, elle est dotée d’un objectif de 19 mm qui permet de détecter une personne jusqu’à 640 mètres.

 

La FLIR LS64 est dotée d’un zoom numérique X 2 et X 4 et d’un zoom électronique continu et un objectif de 35 mm. Cela lui permet de détecter une personne jusqu’à une distance de 1.080 mètres.

Portable et robuste, ces deux caméras sont prêtes pour toutes les missions même les plus longues. Les FLIR série LS sont livrées avec des batteries Li-ion de grande durée de vie qui leur procure une autonomie entre 5 et 7 heures. Avec un poids de 340 grammes, batterie incluse, les caméras de la série LS sont extrêmement compactes et légères. Avec un indice de protection IP67 et un fonctionnement possible entre –20 °C et +50 °C, les Flir LS peuvent s’adapter à toutes les conditions d’utilisation même les plus difficiles.

 

Ergonomiques et faciles d’emploi, elles sont entièrement commandées par les boutons situés sur leur face supérieure. Ces boutons sont faciles d’accès, juste sous les doigts de l’opérateur.

Les deux versions de la FLIR série LS sont livrées avec un laser intégré pour indiquer rapidement les suspects dans l’obscurité, en toute sécurité.

La fonction exclusive InstAlert™ marque en rouge la zone la plus chaude de la scène. Cela facilite le repérage des suspects sur l’image thermique.

 

Imagerie thermique ou intensification de la lumière ?

La technologie d’intensification de la lumière consiste à amplifier plusieurs milliers de fois de petites quantités de lumière visible afin de permettre la vision de nuit. Elle nécessite un certain niveau de lumière ambiante ; par exemple, celle provenant des étoiles par une nuit sans nuage peut suffire.

Ce niveau minimum étant nécessaire, une épaisse couverture nuageuse peut limiter l’efficacité de cette technologie et à l’inverse, une trop grande quantité de lumière peut aussi nuire à ses résultats.

Les caméras thermiques comme la FLIR série LS apportent des avantages importants vis-à-vis de l’intensification de la lumière. Elles fonctionnent en détectant l’énergie thermique émise par les objets. Elles peuvent donc se passer complètement de lumière pour produire une image claire. Elles sont insensibles à la quantité de lumière : il n’existe aucun effet d’éblouissement lorsque ces caméras sont dirigées vers une source de lumière.

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Caméras compactes et économiques pour la recherche

Les caméras thermiques sont utilisées dans une grande variété d’applications de recherche et développement. Jusqu’à présent, les caméras thermiques étaient souvent réservées aux grands centres de R&D. Avec les packs SC35, SC15 et SC5, extrêmement économique, FLIR Systems apporte aujourd’hui les avantages de l’imagerie thermique à chaque ingénieur d’essai.

Les packs FLIR SC35, SC15 et SC5 ne sont pas seulement extrêmement économiques. Ils comportent le matériel et le logiciel permettant d’analyser et de vérifier vos projets de R&D. Avec le pack FLIR SC35, SC15 et SC5, vous voyez les températures et les mesurez sans contact.

Voici les packs proposés :

 

Pack SC35

Pack SC15

Pack SC5

Caméra thermique

A35sc

A15sc

A5sc

Qualité d’image

320 × 256 pixels

160 × 128 pixels

80 × 64 pixels

Distance focale de l’objectif

9 mm

9 mm

5 mm

Logiciels

FLIR Tools+

FLIR Tools+

FLIR Tools+

 

De plus, chaque pack FLIR comporte une mallette rigide, un support flexible avec 2 colliers de câble, 2 câbles Ethernet, un support, un outil de focalisation, un injecteur PoE et un câble d’alimentation.

 

La caméra thermique FLIR série Axx sc : compacte et complète

La caméra thermique FLIR série Axxsc visualise les températures entre –40 °C et +550 °C. Les différences de température d’à peine 50 mK deviennent clairement visibles sur une belle image thermique. Avec la fonction Power over Ethernet, un seul câble permet la communication et l’alimentation de la FLIR série Axxsc.

Interfaces de connexion

La FLIR série Axx sc est compatible avec GigE Vision™, en standard.  GigE Vision est une nouvelle norme d’interface de caméra reposant sur le protocole de communication Gigabit Ethernet. La compatibilité GenIcam™ est également assurée.  GenICam a pour vocation d’être une interface de programmation générique pour tout type de caméras. Quelles que soient les caractéristiques de la caméra et la technologie de son interface (GigE Vision, Camera Link, 1394 DCAM, etc.), l’interface de programmation d’applications (API, Application Programming Interface) est toujours la même.

Il est également possible de configurer une caméra en tant que maître, et de définir les autres comme des esclaves pour des applications nécessitant plusieurs caméras : objets de grandes dimensions, stéréoscopie.

 

Logiciel inclus dans les packs SC35, SC15 et SC5

FLIR Systems sait qu’en R&D, la caméra thermique n’est qu’une partie de la solution. Le logiciel d’analyse des images thermiques est tout aussi important.

Les packs SC35, SC15 et SC5 contiennent le logiciel FLIR Tools+. La caméra thermique FLIR série Axxsc travaille en intelligence avec FLIR Tools+. Elle permet de visualiser, d’enregistrer et d’analyser les images thermiques, et comporte des fonctions telles que le tracé de la température au cours du temps.

 

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Les énergies renouvelables ont rendez-vous avec le gaz naturel

Baptisée « The Energy Partnership, The European Coalition for Renewable Energy and Gas », l’initiative bénéficie du soutien du commissaire européen à l’énergie Günther Oettinger. Les fondateurs de l’alliance sont cinq poids-lourds de l’énergie: l’allemand Alpine Energie, l’EDF danois DONG Energy,  les américains First Solar et General Electric, ainsi que l’anglo-hollandais Shell.

Créer des règles de marché favorables

Ces entreprises se sont engagées à travailler ensemble pour fournir des solutions concrètes et favoriser la prise de conscience sur la nécessité d’adopter une politique énergétique intégrée en Europe à l’horizon 2030 et au-delà. L’objectif est que les règles du marché de l’énergie soient favorables à l’émergence de synergies entre les énergies renouvelables et le gaz naturel.
 
« Ce partenariat entre les énergies renouvelables et le gaz est une toute nouvelle approche pour unir les forces de l’industrie » a affirmé Jan Ingwersen, vice-président de DONG Energy, à l’occasion du lancement officiel de l’initiative en présence de Günther Oettinger. Cette dynamique de convergence est « essentielle pour que l’Europe puisse atteindre ses objectifs de réduction des émissions de CO2 à horizon 2050 » souligne l’expert danois. « Les renouvelables et le gaz constituent un couple fort, ensemble elles peuvent délivrer une énergie fiable, bas-carbone et bon marché que l’Europe appelle de ses vœux ».

L’éolien et le solaire ont besoin d’être assistés

L’éolien et le solaire photovoltaïque sont des énergies à très fort potentiel mais qui sont fluctuantes. Les nuits sans vent, la production éolienne et solaire est nulle. Des systèmes d’appoint sont donc nécessaires. Les centrales au gaz naturel sont peu polluantes et elles émettent bien moins de CO2 que les centrales au charbon ou au fioul. Il est possible de les construire très rapidement là où elles sont nécessaires pour le réseau électrique. Elles constituent donc une option particulièrement appréciée.
 
« Combiner les énergies variables et la flexibilité du gaz est une clé pour le futur bas-carbone de l’Europe », estime Stephan Reimelt, directeur de GE Energy Allemagne. « Il est évident que les renouvelables et le gaz offrent le chemin le plus économique, le plus fiable et le plus durable pour la sécurité énergétique de l’Europe » estime l’expert.

S’unir pour éviter un retour du charbon

La spectaculaire montée en puissance du gaz de schiste aux USA ces dernières années a fait reculer massivement la consommation de charbon, contribuant à améliorer le bilan CO2 des USA. Aucun pays au monde n’a connu une baisse aussi importante de ses émissions ces dernières années.
 
Mais, par un jeu de domino, cela conduit à une arrivée de charbon américain à prix réduit sur le marché européen, moins coûteux que le gaz dont le prix sur le marché européen est indexé à celui du pétrole. Ce retour du charbon en Europe est très mauvais pour l’Union européenne qui souhaite s’ériger en modèle sur le plan climatique. Les industriels sont conscients de cette dérive et cherchent à favoriser la mise en place d’un cadre réglementaire permettant que  les investissements soient dirigés préférentiellement vers les centrales à gaz.
 
Quand une centrale à gaz assiste l’éolien, elle produit moins d’électricité que quand les éoliennes sont absentes. Son facteur de capacité baisse, et elle est donc moins rentable.  Or, en l’absence d’un super-réseau électrique pan-européen (SuperGrid) permettant de mutualiser les capacités hydro modulables et de tirer profit de la complémentarité de l’éolien et du solaire, les centrales thermiques sont à ce stade indispensables en complément aux énergies variables. La mise en place de lignes à haute tension se heurte aux résistances locales pour des raisons paysagères. Et dans le cadre réglementaire actuel, les investisseurs ne sont pas incités à investir dans les centrales à gaz.
 
« Le temps est venu d’une approche systémique pour la politique énergétique européenne », affirme Jörg Gmeinbauer, Directeur d’Alpine Energie. « Nous avons besoin de politiques intégrées, des réformes du marché, des investissements dans la production, la transmission et les infrastructures si nous voulons atteindre les objectifs de l’Europe. Nous avons formé l’Energy Partnership car ensemble nous pouvons offrir un chemin pragmatique basé sur la synergie entre les renouvelables et le gaz ».

General Electric a mis au point une technologie de centrales à gaz baptisée « FlexEfficiency » et permettant une variation très rapide de la puissance délivrée. Cela permet de faire face aux fluctuations également rapides des énergies renouvelables variables. En décembre 2011, EDF a noué un partenariat avec GE à propos du déploiement de cette technologie en France.

Par Olivier Daniélo, journaliste scientifique

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Tokelau : sous le soleil, exactement

Pour répondre à la consommation électrique des 1500 habitants de cet archipel totalisant une surface de 10 kilomètres-carrés, chaque année 220 000 litres de diesel étaient délivrés par bateau. De vieux générateurs diesel, à faible rendement, bruyants et polluants, délivraient une électricité très coûteuse.

Grâce au système à présent en place, presque 100% de l’électricité proviendra du solaire photovoltaïque. Les générateurs diesel ne sont conservés que pour être utilisés dans les cas exceptionnels de très faible ensoleillement sur plusieurs jours, ce qui est rare sur ces îles tropicales de l’océan Pacifique.  

Du soleil et des noix de coco de secours

Pas moins de 4032 panneaux solaires, totalisant une puissance d’1 MW, ont été installés sur les trois îles  par l’entreprise néo-zélandaise Power Smart en collaboration avec IT Power Australia. L’installation, particulièrement robuste, est capable de résister à des vents de 230 km par heure, en cas de cyclone.
 
Trois outils ont été utilisés pour adapter la production fluctuante du parc photovoltaïque à la demande des habitants des atolls, demande également variable.
 
En premier lieu le parc PV a une puissance surdimensionnée d’un facteur 1,5 comparativement aux besoins. Le parc peut produire 150% de l’électricité consommée dans l’île. Disposer d’une telle puissance installée permet de répondre intégralement à la demande électrique les jours ou l’ensoleillement est environ un tiers plus faible qu’en moyenne.
 
En second lieu 1344 batteries de 250 kg chacune, soit 336 tonnes au total, assistent le parc, ce qui permet d’absorber les pics de production et de restituer l’électricité pendant les périodes de faible production solaire.  
 
Enfin, les générateurs diesel déjà en place ne vont pas être éliminés. Ils serviront en appoint (back-up) les jours où la production solaire est vraiment très faible. L’Ulu de Tokelau, le chef du gouvernement du territoire, a indiqué à radio New Zealand que les îles auront besoin des générateurs diesel en cas d’urgence, les jours où la production solaire sera insuffisante ou en cas de problème. Il a ajouté que « le territoire de Tokelau étudie actuellement la possibilité d’utiliser l’huile de coco »  en tant que biocarburant à la place du diesel, et parvenir ainsi à une autonomie vraiment totale.  Au final, plus de 95% de l’électricité consommée dans les 3 atolls sera solaire, et moins de 5% sera d’origine fossile ou biomasse. Un record mondial.

Une initiative qui fait des émules

L’atoll de Fakaofo a été équipé en août 2012, l’atoll de Nukunonu mi-septembre, et le troisième, Atafu, vient de l’être il y a quelques jours.
 
Le montant de l’investissement pour l’ensemble de l’archipel s’élève à 7,5 million de dollars néo-zélandais, c’est-à-dire environ 6,3 million de dollars américains. Il a été délivré dans le cadre du programme d’aide au développement du gouvernement de Nouvelle-Zélande, pays qui administre ce territoire insulaire isolé.
 
Les économies réalisées grâce au nouveau système en place sont estimées à un million de dollars américains par an. Le coût élevé de l’électricité obtenue à partir de générateurs diesel est un obstacle au développement socio-économique des très nombreuses îles de l’océan Pacifique.  Les îles Tonga ont annoncé qu’elles allient suivre l’exemple de Tokelau. 1 MW de solaire photovoltaïque va y être installé.

Plusieurs îles dans le monde aspirent à devenir vraiment autonomes grâce aux énergies renouvelables. El Hierro, à l’extrême ouest de l’archipel des Canaries, va mettre en service de début 2013 un parc éolien assisté d’une STEP, qui stocke l’énergie sous forme gravitaire. Les îles d’Aran, en Irlande, ont un projet similaire. L’île anglo-normande d’Aurigny a de son côté comme objectif de devenir autonome grâce à des hydroliennes (capture de l’énergie des courants de marée) également assistées d’une STEP.
 
Au Danemark, l’île de Samsoe  produit depuis plusieurs années autant d’électricité éolienne qu’elle n’en consomme, mais il s’agit d’une autonomie virtuelle: quand la production éolienne est insuffisante l’île importe du continent, tandis qu’elle exporte les jours de grand vent.

Ces exemples insulaires seront peut-être suivis par les continents du monde dans quelques décennies. La planète bleue est une île.

Par Olivier Daniélo, journaliste scientifique

A Cuba, les éoliennes ont résisté à l’ouragan Sandy

Avant de frapper la côte est des Etats-Unis, Sandy a dévasté plusieurs îles des Caraïbes. Haïti et Cuba ont été les plus durement touchés. Des milliers d’habitations ont été détruites autour Santiago de Cuba, la seconde ville du pays.

Dans la partie affectée de l’île, la province de Holguín, deux parcs éoliens ont été installés en 2008 et 2010. Gibara I, équipé de 6 éoliennes de 850 kW (5,1 MW). Et Gibara II, équipé de 6 éoliennes de 650 kW (4,5 MW). Ces deux fermes éoliennes ont été frappées par l’ouragan avec des vents soufflant jusqu’à 180 kilomètres par heure.

Le chêne et le roseau

Après inspection, le gouvernement cubain a annoncé à l’occasion d’un meeting à la Havane que les éoliennes ont parfaitement résisté, et continuent de produire de l’électricité aujourd’hui sur le réseau local.

« L’ouragan Sandy nous rappelle la vulnérabilité de notre civilisation face aux désastres naturels, tels qu’un tremblement de terre suivi d’un tsunami au Japon il y a un an » a déclaré Stefan Gsänge, secrétaire général de la World Wind Energy Association. « De la même manière qu’il y a 20 mois, Sandy a montré les hauts risques liés au nucléaire et la fiabilité de l’éolien, même dans les conditions extrêmes ».

Aux USA, les inondations dans le New Jersey consécutives au passage de Sandy ont conduit à l’arrêt de réacteurs nucléaires. Au Japon, le tsunami a conduit à la fermeture de la totalité du parc électronucléaire du pays. « Nous devrions en tirer les leçons et accélérer aussi vite que possible le passage à des formes d’énergies renouvelables décentralisées partout dans le monde » estime Stefan Gsänge.

L’éolien est compatible avec le climat tropical

Les deux parcs éoliens cubains ont été installés tout en sachant que la région pouvait être frappée par les cyclones. « Nos experts ont pris toutes les mesures nécessaires pour que ces éoliennes soient capables de résister aux ouragans » précise Conrado Moreno, professeur au Centre Cubain pour les Energies Renouvelables (CETER). « L’ouragan Sandy a démontré que l’éolien est sans danger et fiable, même dans les conditions extrêmes » ajoute l’expert.

« Grâce à la nature décentralisée du système électrique cubain, les dommages sur l’ensemble du réseau ont pu être minimisés et seule une petite partie est aujourd’hui privée d’électricité. En déployant davantage d’énergies renouvelables dans le futur, le système électrique cubain deviendra encore plus résistant et stable».

En juin 2013 aura lieu à la Havane la World Wind Energy Conference (WWEC2013) sur le thème de l’éolien dans les Caraïbes, en Amérique centrale et en Amérique latine en général. « Le savoir-faire concernant la résistance de l’éolien aux ouragans sera crucial dans le future, non seulement en secteur Caraïbe mais aussi dans le sud-est de l’Asie où les typhons sont fréquents » estime He Dexin, président de la WWEA. « Une collaboration internationale et un échange d’expériences nous aidera à nous enrichir mutuellement ».

Par Olivier Danielo, journaliste scientifique

L’Ademe se mobilise pour développer les véhicules du futur

Dans le cadre des Investissements d’Avenir, l’Etat a retenu 5 projets favorisant l’intermodalité et la mobilité alternative, c’est-à-dire qui vont aider à faire évoluer les pratiques et l’offre concernant les modes de déplacement. Les projets qui bénéficieront du soutien de l’Ademe sont :

  1. OPTIMOD’LYON : centralise toutes les données de mobilité pour fournir aux usagers des informations en temps réel sur l’ensemble des modes de transport, à la fois pour les voyageurs et le transport de marchandise.
  2. SYSMO 2015 propose aux particuliers un calculateur d’itinéraire « multimodal » en temps réel et aux collectivités un outil logiciel permettant de bâtir et réguler une offre de transport partagée innovante et interconnectée.
  3. AU-DACE accélère et unit les offres de déplacements en autopartage, covoiturage et véhicules électriques, et développer un système d’assurance favorisant leur déploiement.
  4. Bretagne Mobilité Augmentée (BMA) apporte aux décideurs publics et privés une aide à la décision en matière de mobilité durable.
  5. E-PARTAGE favorise la mobilité électrique partagée dans les communautés de professionnels tout en garantissant le même niveau d’usage et en diminuant les coûts.

Ces cinq projets retenus représentent un budget total de 48 millions d’euros, soutenus par l’ADEME à hauteur de 18 M€ dans le cadre du programme « véhicule du futur » des Investissements d’Avenir. Ils développeront, dans plusieurs territoires d’expérimentation, des démonstrateurs destinés à faciliter, pour un trajet, le passage d’un mode de transport à l’autre qu’il s’agisse de personnes ou de marchandises et à développer la mobilité dite « en partage » pour réaliser des trajets ponctuels ou quotidiens sans être propriétaire ou dépendant d’un véhicule particulier.

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

 

Découvrez le pack
Transports et technologies

Ce pack est composé des bases documentaires suivantes :

  • Véhicule propre
  • Technologies avancées et systèmes de transport
  • Transport ferroviaire
  • Aéronautique
  •  

BASF organise le premier concours mondial de design pour sièges automobiles

Cette compétition est ouverte à tous ceux qui s’intéressent de près ou de loin au design automobile et au confort des sièges. Le but du concours est de développer un concept de design pour un siège automobile en utilisant des matériaux BASF. Le jury de six membres est composé de trois designers industriels et automobiles renommés – Konstantin Grcic, Ken Kiyoyuki Okuyama et Dave Lyon – ainsi que de représentants des matières plastiques techniques BASF de différentes régions.

Ce concours intitulé « sit down. move. » a été imaginé par l’équipe internationale BASF spécialisée dans les sièges, en commun avec la designfabrik®, le centre de compétence de BASF qui héberge la majeure partie des activités de design ayant trait aux matériaux, notamment les thermoplastiques techniques comme Ultramid® (PA), les thermoplastiques polyuréthanes comme Elastollan®, les mousses à base de polypropylène expansé (Neopolen®) et de polyuréthane aromatique (Elastoflex® W) mais également la technologie de transfert de revêtement Steron®, les liants pour fibres naturelles (Acrodur®) et la technologie de moulage par injection de poudre Catamold®.

Présentation du concept gagnant à Genève

Dans un effort conjoint avec des fabricants et clients automobiles, BASF a déjà joué un rôle dans le développement de plusieurs sièges produits en série et différentes études sur le design de sièges, un processus dans lequel ses matériaux ont contribué à répondre aux exigences les plus diverses. De nos jours, un siège de voiture est une entité complexe devant combiner les aspects du design et de la sécurité, les impératifs de coût et la fonctionnalité, l’allègement et la préservation des ressources, le confort et l’ergonomie. Pour cette raison, le concours demande aux candidats de présenter leur concept en se focalisant sur un message central intégrant un ou plusieurs de ces aspects.

La date limite de soumission des dossiers pour le concours est fixée au 30 janvier 2013. Les trois gagnants et leurs concepts de design seront présentés lors de la Nuit du design au Salon international de l’automobile de Genève en mars 2013. Le gagnant mondial recevra un prix sous forme de dotation de 6 000 euros, tandis que les deux gagnants régionaux se verront remettre une somme de 3 000 euros chacun.

Des informations complémentaires sur le concours sont disponibles sur le site : www.designfabrik.basf.com/sitdownmove

Publié par Pierre Thouverez

Vers un doublement de la production hydroélectrique mondiale

Les nouvelles capacités hydroélectriques installées entre 2005 et 2011 dans le monde permettent à elles seules de produire 600 TWh par an, soit davantage que l’ensemble des autres capacités renouvelables (éolien, bioénergie, solaire, géothermie) installées sur la même période.

L’AIE fixe comme objectif d’atteindre 7100 TWh d’hydroélectrité en 2050, c’est-à-dire de  doubler la production hydroélectrique actuelle. C’est en particulier le potentiel en Asie et en Amérique latine qui permet de l’envisager.

Une énergie bon marché

« L’hydroélectricité est dés à présent  très pertinente sur le plan économique» a déclaré Richard H. Jones, directeur exécutif de l’AIE, à l’occasion de la présentation de la feuille de route à Bilbao en Espagne, dans le cadre de la conférence HYDRO 2012. Il a cependant ajouté : « le développement de nouvelles capacités est confronté à de difficiles obstacles financiers. Les gouvernements doivent créer un climat favorable aux investissements industriels lors de l’élaboration des marchés de l’électricité ».
 
Pour Albert Geber de Melo, directeur général du centre de recherche brésilien sur l’énergie électrique (CEPEL), « la petite et la grande hydraulique peuvent améliorer l’accès aux services énergétiques modernes, faire reculer la pauvreté, fortifier le développement social et économique, spécialement pour les communautés locales ». Le barrage de Belo Monte, actuellement en construction, permettra de répondre à 10 % de la demande électrique totale du Brésil, un pays qui compte 192 millions d’habitants. La surface des réservoirs (440 km²), dont la moitié est dès à présent inondée par le fleuve naturel, correspond à 0,005 % de la surface du pays.
 
La publication de l’AIE détaille les actions à mener par les responsables politiques pour permettre un doublement de la production hydroélectrique, notamment pour mieux prendre en compte les problématiques environnementales et améliorer l’acceptabilité par le grand public des projets hydroélectriques.

Une énergie flexible

Grâce aux techniques d’éclusées, aux lacs de barrage et aux STEP (Stations de Transfert d’Energie par Pompage), la houille blanche est disponible à la demande. Cédric Philibert souligne que la répartition des ressources hydrauliques n’est pas uniforme dans le monde. Certains pays bien pourvus, comme par exemple le Brésil, le Québec ou la Norvège, peuvent répondre jusqu’à 100% de leurs besoins en électricité uniquement avec l’hydroélectricité. D’autres pays très pauvres en ressources hydroélectriques, comme par exemple le Danemark ou l’Allemagne, et qui développent fortement les énergies renouvelables variables (éolien et photovoltaïque), ont un énorme besoin en flexibilité.

« Une solution, bien sûr, est l’interconnexion » souligne Cédric Philibert. La technologie HVDC (Courant Continu Haute Tension) permet de réaliser des échanges d’électricité sur de longues distances avec moins de 3% de perte pour 1000 km, en mode terrestre ou sous-marin.  « C’est ainsi que les liaisons par câbles entre le château d’eau de l’Europe, la Norvège, et les pays du continent – l’Allemagne, le Danemark, les Pays-Bas, la Pologne – sont régulièrement renforcées »,  poursuit l’expert. L’hydroélectricité scandinave sert alors pour boucher les trous en cas de panne de vent ou de soleil.
« L’autre solution est le stockage d’énergie par pompage-turbinage, qui consiste à remonter l’eau dans les barrages » ajoute Cédric Philibert.

C’est particulièrement intéressant pour absorber les pics de production éolienne ou solaire. Les STEP constituent « 99% du stockage d’électricité disponible sur les réseaux électriques ». 140 gigawatts de STEP sont dès aujourd’hui en service dans le monde et, selon l’AIE, cette capacité pourrait être multipliée entre 3 et 5 d’ici 2050. Notamment pour permettre l’intégration de hauts niveaux d’éolien et de solaire.

Par Olivier Danielo, journaliste scientifique

Une application pour se prémunir contre les malwares sur Facebook

Des liens promettant des histoires croustillantes, des vidéos laissant présager du contenu plus ou moins explicite : qui n’a pas déjà essayé, ne serait-ce qu’une fois, de cliquer sur l’un de ces liens, postés sur Facebook par vos amis et se retrouvant dans votre « newsfeed » ?

D’autant plus que vos amis semblent les juger suffisamment dignes d’intérêt pour les partager… Pourtant, invariablement, rien ne se passe, la vidéo ne se charge pas, ou bien vous êtes redirigé vers des sites peu recommandables…

Il y a fort à parier que les comptes de vos amis aient été piratés, et que les sites visités soient infestés de virus : vos amis (et peut-être vous aussi ?) ont été victimes d’un « socware » (contraction de « social-malware »), comme l’ont baptisé les ingénieurs de l’université de Californie, Riverside. C’est pour lutter contre la prolifération virale de ces socwares et protéger les utilisateurs que les ingénieurs américains ont mis au point l’application « MyPageKeeper », qui permet de repérer les publications infectées.

Après avoir analysé pas moins de 40 millions de publications provenant de près de 12 000 utilisateurs ayant préalablement installé l’application, « MyPageKeeper » s’est avéré efficace dans 97 % des cas. L’un des leviers de l’application repose sur un scan simple à la recherche d’une centaine de mots clés, tels que « free », « schocked » et « hurry ». Les publications comprenant au moins six de ces mots clés cacheraient, selon les concepteurs, très probablement un socware.

Un moyen simple de repérer les publications douteuses : l’URL qui apparait, en faisant passer la souris sur le lien sans cliquer dessus. Il devient alors simple de décider si le site source semble fiable, ou non.

« MyPageKeeper » est disponible ici : https://apps.facebook.com/mypagekeeper/

Par Rahman Moonzur, journaliste scientifique

L’iPad mini est arrivé

Finalement, alors que son fondateur Steve Job s’était montré plusieurs fois hostile au concept d’une mini tablette, Apple s’aligne sur ses concurrents et propose un iPad en version « minipouss ».

L’iPad mini possède un écran de 7.9 pouces (contre 9.7 pour l’original) pour une définition de 1024 x 768 pixels, fait 7.2 mm d’épaisseur pour un poids de 308g. Il sera commercialisé en France le 2 novembre, au prix de 339 € pour la version wi-fi 16 Go.

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Il faudra néanmoins compter jusqu’à 674€ pour les versions 3G et 4G avec 64Go. Avec ce produit, Apple espère concurrencer les mini tablettes d’Amazon et de Google, les Nexus et Kindle Fire. Pour le moment, avantage à Amazon qui détient 22% de part de marché aux Etats-Unis. Le groupe à la pomme table sur 5 millions d’unités vendues d’ici fin 2012, le Wall street Journal assurant savoir qu’Apple aurait lancé la production de 10 millions d’iPad mini !

La riposte des deux géants Amazon et Google a été instantanée puisqu’Amazon a publié sur son site internet un comparatif de sa tablette et de l’iPad mini, Google commercialisant une version 32G de sa Nexus 7 au même prix que la 16G.

En effet, l’iPad mini est plus cher que ses concurrents, Amazon et Google tirant leur bénéfice de l’achat de contenus. Mais Apple applique une stratégie différente et mise sur sa notoriété pour compenser un prix peu compétitif. Et les prévisions des économistes lui donnent raison, estimant qu’Apple est capable d’écouler ses 10 millions d’unités avant Noël, avec un taux de cannibalisation de 25% à 50% ! La guerre des mini tablettes est bel et bien déclarée.

Audrey Loubens, journaliste scientifique

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Un nouveau procédé pour réussir ses nano-objets du premier coup !

« Nous pouvons graver une centaine de nano-objets d’un seul coup. Et tous marchent ! » se félicite Pascale Senellart, directrice de recherche au CNRS, au laboratoire de photonique et de nanostructure (LPN) à Marcoussis. En effet, traditionnellement des milliers de nano-émetteurs sont répartis de façon aléatoire sur une plaque, puis on rajoute des miroirs/collecteurs pour trouver un nano-émetteur et se positionner dessus.

Il faut donc fabriquer un très grand nombre de nano-émetteur pour un seul utilisable. De plus, ces nano-structures sont toutes différentes et émettent à une longueur d’onde variable de l’une à l’autre, il est donc impossible de prévoir quelle lumière va être émise par quel nano-émetteur. Ces deux difficultés sont levées par l’approche de Pascale Senellart qui utilise la superposition de deux lasers.

Le premier sert à exciter les nano-émetteurs répartis sur la plaque recouverte d’une résine photosensible. Les nano-objets émettent alors de la lumière ce qui permet de les localiser précisément, à 50 nm près, et de mesurer la longueur d’onde d’émission. Une fois la position du nano-émetteur connue, le deuxième laser écrit le motif voulu. Ce procédé unique présente l’avantage de se faire en seulement deux étapes, la géolocalisation des nano-objets  et l’identification de la longueur d’onde émise, puis la lithographie.

Si cela fait 4 ans que cette façon de faire est connue, ce n’est qu’en 2010 que le CNRS s’associe à la société Attocube, spécialiste du nano-positionnement, pour développer cette technique à une plus grande échelle.  Leur collaboration a débouché sur la fabrication d’une machine capable de scanner la plaque sur laquelle sont disposés les nano-objets en entier de façon à localiser tous les nano-objets en une seule fois, puis de graver le motif souhaité. Il devient donc possible de fabriquer des nano-objets (nano-leds, nano-laser, détecteurs de photons…) en grande série.

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

Revue du Web #34 : les vidéos de la semaine

Cette semaine dans la revue du Web :

  • Retour sur la fantastique chute de Felix Baumgartner, avec les prises de vues des caméras embarquées ;
  • Boeing a testé avec succès un missile utilisant les micro-ondes pour neutraliser les systèmes électroniques ; 
  • « Hyper-Matrix », superbe installation développée pour le constructeur coréen Hyundai ;
  • Un peu de pyrotechnie avec l’expérience, bien connue des chimistes, dite du « serpent de pharaon » ; 
  • enfin, le gadget (inutile ?) de la semaine : un singe robot chouineur particulièrement cheap.

Vue de la caméra embarquée de Felix Baumgartner

Pour débuter cette trente-quatrième Revue du Web, rien de tel que de se replonger dans l’évènement médiatico-scientifique de ces dernières semaines : l’Autrichien Felix Baumgartner est parvenu à franchir le mur du son en chute libre, battant ainsi le record du monde de vitesse et le record du saut le plus haut en chute libre. Nous vous parlions déjà ici (//www.techniques-ingenieur.fr/actualite/environnement-securite-energie-thematique_191/franchir-le-mur-du-son-en-chute-libre-article_75832/) du succès de la mission Red Bull Stratos, grâce à une équipe au sol composée de près d’une centaine de personnes, un long et méticuleux travail de préparation en amont, un équipement de pointe ainsi que le talent et un brin de folie du sauteur autrichien.

Alors que la mission avait déjà été repoussée deux fois en raison de mauvaises conditions atmosphériques, un nouvel incident a failli de nouveau annuler la mission : le système chauffant du casque de Felix Baumgartner est tombé en panne lors de l’ascension de la capsule. Le rôle de ce système était d’éviter l’apparition de buée sur la visière, pour permettre à l’Autrichien de bien prendre ses repères afin de conserver son équilibre, et de contrôler au mieux la phase de chute libre. Cela n’a pourtant pas empêché la mission d’être le succès que l’on connait, grâce au sang-froid et à l’expérience du parachutiste.

Un documentaire, issu de la collaboration de la BBC, de National Geographic et de l’équipe Red Bull Stratos, devrait être diffusé le 11 novembre prochain. En voici un teaser, comprenant des images inédites provenant des caméras embarquées : 

L’expérience du « serpent de pharaon » : 

Connue des amateurs de pyrotechnie sous le nom de « serpent du pharaon » ou encore « serpent noir », la combustion du thiocyanate de mercure a de quoi surprendre les non-initiés. Le thiocyanate de Mercure (II) est un composé chimique de formule Hg(SCN)2, généralement obtenu par réaction entre un sel de mercure (II) et un sel thiocyanate. La vidéo qui suit montre la combustion d’une petite quantité de ce composé, poudre blanchâtre déposée soigneusement au fond d’un aquarium. Après un contact d’un court instant avec la flamme d’un chalumeau, le composé produit des flammes bleutées et une cendre spectaculaire qui s’allonge, ressemblant à de nombreux tentacules qui n’en finissent pas de grandir, chacun étant assimilé au fameux « serpent ».

L’expérience, grand classique chez les chimistes, est pourtant dangereuse : en effet, les vapeurs de mercure émises sont fortement toxiques. Cette toxicité a conduit les apprentis sorciers à utiliser des composés moins dangereux pour continuer à réaliser ce « tour de magie ». Deux variantes existeraient notamment : la première de ces variantes fait entrer en réaction la 4-nitroacétanilide (un composé nitro de l’acétanilide) et de l’acide sulfurique, moins toxiques mais très nocifs et corrosifs. La seconde variante est par contre sans danger, et nécessite de l’hydrogénocarbonate de sodium, du sucre glace et de l’éthanol.

« Hyper-Matrix », l’installation mouvante de Hyundai qui en met plein la vue :

Pour l’Exposition internationale de cette année ayant eu lieu à Yeosu, en Corée, le constructeur automobile Hyundai a mis les petits plats dans les grands, quitte à voler la vedette aux autres exposants. La version 2012 de l’exposition a abrité en son cœur, trois mois durant, le pavillon de la firme coréenne qui, pour attirer le chaland, abritait elle-même une installation tout à fait surprenante. Baptisée « Hyper-Matrix », l’installation en a bluffé plus d’un.

Conçu en collaboration avec l’agence de communication média Jonpasang, l’installation se compose de trois gigantesques surfaces sur 180 degrés, offrant une particularité ô combien excitante : chacune de ces surfaces dissimule plusieurs milliers de cubes motorisés d’une trentaine de centimètres de côté, dont le quadrillage donne un époustouflant rendu de texture. Lorsque l’installation se met en route, les cubes de polystyrène extrudé servent de support pixelisé à une animation en relief, avant de donner une toute autre dimension aux images, qui gagnent en profondeur… et en magie.  

La première vidéo donne un aperçu de l’animation, la seconde en dévoile les arcanes. Le pavillon Hyundai, à la fois plate-forme et vitrine des futures ambitions du constructeur coréen, aura réussi la prouesse de parvenir à convaincre les plus sceptiques. 

Boeing teste CHAMP, le missile électromagnétique :

S’il devait y avoir un « bon » missile et de « mauvais » missiles, CHAMP ferait probablement partie de la première catégorie. Plutôt qu’un missile aux effets destructeurs mais pas toujours contrôlés, que ce soit pour sa cible ou pour les environs – avec le triste succès de l’euphémisme « dommage collatéral » – ce nouveau missile joue dans une toute autre catégorie. Développé par le constructeur américain Boeing, le missile CHAMP (acronyme de Counter-electronics High-powered Advanced Missile Project) serait l’arlésienne du missile : un missile « propre » ne s’attaquant qu’aux appareils électroniques. 

Le nouveau joujou de l’avionneur américain a fait l’objet d’une batterie de tests au-dessus du désert de l’Utah, il y a quelques semaines seulement. Visant en tout et pour tout huit cibles avant de s’autodétruire au-dessus du désert, CHAMP utilise les micro-ondes pour neutraliser les systèmes électroniques. On peut observer dans la vidéo qui suit ce qu’il s’est passé au cœur de l’une des huit cibles du missile, une salle remplie de matériel informatique semblant sortir tout droit des années 90. Alors que le missile vient de passer au-dessus de la pièce, les écrans virent au noir, et la vie électronique s’éteint brutalement. Même la caméra n’y résiste pas.

Le but d’un tel missile laisse peu de place au doute, et laisse entrevoir des objectifs moins « propres » : se débarrasser des radars de l’ennemi pour laisser le champ libre aux avions furtifs et autres drones américains.

Le gadget (inutile ?) de la semaine : un atroce singe robot

Pour conclure cette trente-quatrième Revue du Web, nous vous présentons le gadget (inutile ?) de la semaine : un singe robotique dont l’utilité et la qualité (tant dans la réalisation du robot, le souci du détail, la mise en scène, ou encore le travail inexistant de finition) semblent plus que difficiles à démontrer. L’aspect repoussant de la mascotte est plutôt bien complété par les sons suraigus et insupportables qu’il émet. Nous vous recommandons d’ailleurs de baisser le son de la vidéo, si vous tenez un tant soit peu à l’intégrité de vos esgourdes.

Présenté lors du récent Congrès Européen des Pirates ayant eu lieu les 10 et 11 septembre dernier à Cologne, en Allemagne, ce singe robotique très cheap est juché sur un caddy de supermarché, et pleure – enfin presque, il laisse échapper un jet d’eau. Il surjoue même la tristesse, avec force mouvements de tête en arrière et gestes désespérés du bras. Le singe, que vous pouvez admirer dans la vidéo qui suit, est par ailleurs contrôlé par une manette qui nous rappelle le bon vieux temps des jeux d’arcade.

Par Moonzur Rahman, journaliste scientifique

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Hacker un pacemaker, un jeu d’enfant ?

C’est une découverte qui a de quoi faire froid dans le dos : une faille de sécurité pourrait permettre à une personne malintentionnée et simplement équipée d’un ordinateur portable d’éteindre un pacemaker, ou d’en réécrire le micro-logiciel afin de délivrer une décharge électrique mortelle de 830 volts, dans un rayon allant d’une dizaine à une vingtaine de mètres.

Présentée lors de la conférence « Breakpoint Security » à Melbourne ayant eu lieu mercredi dernier, l’étude a créé un malaise certain chez les professionnels, en premier lieu en raison des potentielles conséquences dramatiques de l’exploitation de la faille, mais aussi en raison de l’homme à l’origine de la découverte, un très célèbre hacker.

« Electric Feel »

Pour reprogrammer un pacemaker, il fallait auparavant qu’un patricien passe sur le porteur du stimulateur une baguette de commande, réinitialisant ainsi le programme et permettant alors la mise à jour. Cette étape se fait désormais la plupart du temps à l’aide d’un programmateur sans fil, avec une portée d’une dizaine de mètres, via la bande de fréquence 400 MHz. Le problème vient de là : il serait possible, via une requête particulière vers l’émetteur, de récupérer le numéro de série et le numéro du modèle. Il devient alors aisé de reprogrammer le firmware de l’émetteur, et ainsi lui faire faire n’importe quoi.

Le hacker est même allé plus loin pour sensibiliser les fabricants : il a développé « Electric Feel », une application permettant de repérer les stimulateurs dans un rayon donné, puis délivrer des décharges mortelles ou tout simplement arrêter le stimulateur. Les serveurs des sociétés en question seraient également vulnérables et pourraient infecter un très grand nombre de stimulateurs à la fois, par le biais d’un ver ou d’un virus.

Un hacker expérimenté

Le hacker à l’origine de la découverte, Barnaby Jack, est loin d’en être à son coup d’essai : il est passé sur le devant de la scène une première fois en juillet 2010, lorsqu’il est parvenu à vider un distributeur de billets automatique en s’introduisant dans le système logiciel du distributeur, sur une scène d’un casino de Las Vegas.

Le distributeur de billets, transformé en véritable machine à sous se vidant de ses coupures, allait même jusqu’à afficher le mot « Jackpot ». Il s’est également illustré, plus récemment, en soulignant les nombreuses failles logicielles des pompes à insuline, dispositif programmé pour délivrer à une personne diabétique de l’insuline en continu.

Barnaby Jack a alors été débauché par la société américaine IOActive, un éditeur de solutions de sécurité. C’est pour le compte de cette dernière qu’il est intervenu à Melbourne sur le possible piratage des pacemakers.

Un stimulateur cardiaque permet de délivrer des impulsions électriques au cœur, l’accélérant par exemple si besoin. Le nombre d’implantations de ces stimulateurs augmente régulièrement depuis plus de dix ans. Plus de 50 000 patients bénéficient chaque année de l’implantation d’un stimulateur cardiaque en France. Le vieillissement de la population est l’un des facteurs du nombre grandissant de patients implantés sur l’ensemble du territoire.

Par Rahman Moonzur, journaliste scientifique

Prévoir la production d’électricité du parc éolien

L’un des freins au développement à grande échelle de la filière éolienne est le caractère intermittent et aléatoire de sa production. Totalement dépendante des conditions météorologiques, l’intégration de cette production aux systèmes et réseaux électriques est particulièrement délicate.

Aujourd’hui, il existe néanmoins des outils pour prévoir la production éolienne. A la RTE (Réseau de transport d’électricité), l’outil du système électrique français, Préole, intègre les prévisions météorologiques fournies par Météo France toutes les heures et pour chaque heure des trois jours à venir. Ces informations sur les vents sont croisées avec la localisation des parcs éoliens de façon à calculer précisément le volume de production éolienne.

Grâce à cela, les ingénieurs peuvent anticiper les éventuels déséquilibres et notamment prévenir les surcharges en activant la fermeture/ouverture de disjoncteurs dans certains postes électriques pour décharger le surplus d’électricité vers des lignes haute tension moins chargées.

Plus récemment, le projet SafeWind coordonné par le Centre Energétique et Procédés de MINES ParisTech et ARMINES, vient de déboucher sur la création d’une plateforme de développement d’algorithmes destinés à affiner encore ces prévisions en tenant compte des spécificités géographiques locales.

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

Vers un nouveau béton réutilisant le plastique des ordinateurs usagés

Dans le cadre de cette étude, l’équipe du Département des structures s’est plus particulièrement intéressée à la fabrication des mélanges pour béton de type prêt à l’emploi et à la possibilité de substituer une partie des agrégats classiquement utilisés par de nouveaux agrégats à base de plastique recyclé issu des équipements électriques et électroniques usagés. Après avoir étudié les caractéristiques de travail, physiques et mécaniques, de mélanges de référence (à partir d’agrégats du Danube entre autres), ils les ont comparées à celles des mélanges utilisant les déchets plastiques.

Les premiers résultats ont permis de constater des différences entre les propriétés mécaniques des deux matériaux, notamment en ce qui concerne les performances d’adhérence. En effet, l’agrégat plastique se présente sous forme plane avec une surface lisse ce qui rend la liaison avec la pâte cimentaire plus difficile que pour les agrégats compacts traditionnels tels que le gravier naturel. Il est cependant possible de traiter cette surface de contact afin d’améliorer la capacité de mouillage du matériau. Les chercheurs du Département des structures ont expérimenté différentes méthodes pour la modification de la surface d’un polymère et les ont appliquées aux agrégats à base de plastique recyclé.

Plusieurs expériences ont ensuite été menées en variant les proportions d’agrégats classiques et d’agrégats à base de plastique dans le mélange pour béton. Elles ont permis la création d’un tableau de valeurs des caractéristiques mécaniques et physiques du matériau en fonction de sa teneur en plastique recyclé. Il serait donc possible pour un architecte de choisir le mélange approprié en fonction de ses besoins avec pour seule contrainte que les agrégats à base de plastique recyclé ne représentent pas plus de 25% de la quantité totale d’agrégats utilisée dans le mélange.

Les résultats de ces travaux permettent d’envisager la réutilisation des composants plastiques des équipements électriques et électroniques usagés dans la fabrication de béton léger. Il reste toutefois à étudier les caractéristiques d’absorption, la carbonatation et la durabilité du matériau. Si ces propriétés se révèlent équivalentes à celles des matériaux classiques, les nouveaux composites à base de plastique recyclé représenteraient une alternative bon marché ainsi qu’une première réponse aux problèmes de gestion des déchets solides générés par la production du plastique, le tout en économisant de l’énergie.

Source : Bulletins électroniques

Victoire française au Solar Décathlon 2012 de Madrid

CANOPEA est un concept de « nanotours » durables, « projet d’habitat solaire innovant intégrant les qualités de l’habitat individuel dans un contexte urbain ». Cette nanotour abrite des maisons unifamiliales à chaque étage et propose un espace de vie et des services communs dans la partie supérieure.

Solar Decathlon est un concours international mettant en compétition des universités du monde entier pour concevoir et réaliser des maisons fonctionnant exclusivement grâce à l’énergie solaire. C’est le Département de l’Energie qui est à l’origine de cette initiative née en 2002 et organisée tous les deux ans. Suite à un accord entre le DOE et le gouvernement espagnol, un concours Solar Decathlon Europe a vu le jour en 2010 à Madrid, dont la seconde édition vient de s’achever sur la victoire du Team Rhônes-Alpes.

Au total ce sont plus de 22 000 visiteurs qui ont pu découvrir les dix-neuf projets sélectionnés représentants douze pays et six-cent « décathlètes ». Outre le projet Rhônes-Alpes la France était également représentée par le projet Aquitaine Bordeaux Campus ainsi que par le projet franco-italien Astronyshine.

Chaque projet est évalué sur la base de dix critères que sont l’architecture, l’ingénierie et la construction, l’efficacité énergétique, le bilan électrique, les conditions de confort, le fonctionnement de l’habitat, la communication, l’industrialisation, l’innovation et la durabilité. Pour l’emporter, le projet CANOPEA s’est classé en première position sur quatre de ces critères : architecture, confort, fonctionnement et innovation.

La prochaine édition de Solar Decathlon aura lieu en 2014 en France à Versailles.

Source : bulletins électroniques

A lire également : Solar Decathlon Europe 2010 : 2 équipes françaises en lice

L’essentiel de Reach (Octobre)

 Statistiques sur les enregistrements REACH 

03/10/2012
L’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) publie désormais des statistiques détaillées sur la provenance et les types de dossiers d’enregistrement REACH ainsi que les substances enregistrées. Ces statistiques seront publiées chaque mois.
http://www.echa.europa.eu/view-article/-/journal_content/c21b2cc9-0e54-4e23-bcd0-1d1286173e5a

 CLP : mise à jour avant le 1er décembre 

04/10/2012
L’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) rappelle aux entreprises que la seconde adaptation aux progrès techniques et scientifique (ATP) du règlement relatif à la classification, à l’étiquetage et à l’emballage des substances et des mélanges (règlement CLP) doit être appliquée aux substances avant le 1er décembre 2012. Les modifications du règlement CLP qui deviennent applicables concernent de nouvelles sous-catégories pour la sensibilisation cutanée ou la sensibilisation respiratoire, une révision des critères de classification pour la toxicité chronique en milieu aquatique et une nouvelle classe de danger « dangereux pour la couche d’ozone ». Les entreprises sont invitées à classer, étiqueter et emballer leurs substances en conformité avec ces nouvelles dispositions, ainsi qu’à mettre à jour leurs dossiers d’enregistrement REACH et leurs notifications à l’inventaire des classifications et étiquetages. Plus d’information sur : http://www.actu-environnement.com/ae/news/CLP-reglement-adaptation-susbtances-decembre-2012-16727.php4#xtor=ES-6

Informations pour éviter les essais inutiles sur les animaux – sept nouvelles demandes 

07/10/2012
L’ECHA a lancé un appel visant à collecter des informations sur des substances pour éviter les tests inutiles sur les animaux. Les substances concernées sont :

  • 1,3,5-triallyl-1,3,5-triazine-2,4,6(1H,3H,5H)-trione
  • 2,4-dimethyl-6-(1-methyl-pentadecyl)phenol
  • 3,6-bis(4-tert-butylphenyl)-2,5-dihydropyrrolo[3,4-c]pyrrole-1,4-dione
  • 3,6-bis-biphenyl-4-yl-2,5-dihydropyrrolo[3,4-c]pyrrole-1,4-dione
  • C14-16 (even numbered) and C16 (branched) saturated and unsaturated aliphatic hydrocarbons
  • guanidinium nitrate
  • S-(3-(triethoxysilyl)propyl)octanethioate

Les informations relatives à ces substances sont à soumettre pour le 12 novembre 2012. Plus d’information sur : http://echa.europa.eu/web/guest/information-on-chemicals/testing-proposals/current

 Bisphénol A : le Sénat vote l’interdiction pour 2015 

09/10/2012
Le Sénat a adopté mardi 9 octobre en première lecture la proposition de loi visant au retrait des conditionnements alimentaires contenant du bisphénol A (BPA). Plusieurs modifications substantielles par rapport à la proposition adoptée il y a un an par les députés ont été adoptées, suscitant des réactions tant du côté des industriels que des ONG. L’interdiction générale du BPA est repoussée à juillet 2015 et le Sénat élargit l’interdiction aux CMR et aux perturbateurs endocriniens dans les dispositifs médicaux. Plus d’information sur :
http://www.senat.fr/petite-loi-ameli/2012-2013/9.html

 Nouvelles consultations de l’ANSES pour des VLEP 

19/10/2012
L’Anses a lancé le 18 octobre plusieurs consultations portant sur les valeurs limites d’exposition professionnelles (VLEP) de certaines substances chimiques. L’Agence est chargée de réaliser l’évaluation scientifique préalable à la fixation de ces valeurs par le ministère du Travail. C’est dans ce cadre qu’elle met en place deux types d’appels à consultations : consultations « amont » et consultations « aval ». Dix consultations « amont » sont d’ores et déjà lancées dont 4 sont ouvertes jusqu’au 20/12/2012. Le premier appel à contributions « aval » est ouvert jusqu’au 15/12/2012 pour 5 rapports d’expertise.

 Consultations publiques pour des C&L harmonisés 

23/10/2012
L’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) lance une nouvelle consultation publique sur une proposition de classification et d’étiquetage harmonisés du plomb et de trois substances actives utilisées dans les produits phytopharmaceutiques : carvone, métaldéhyde et diméthénamide. Les commentaires sont à soumettre jusqu’au le 7 décembre 2012. Plus d’information sur : http://echa.europa.eu/web/guest/view-article/-/journal_content/1bc5a418-70fc-4d69-903d-7fee74135e80

 Projet de plan d’actions pour l’évaluation des substances 

23/10/2012
L’ECHA a préparé une proposition visant à actualiser le plan d’action communautaire (Corap) pour 2013-2015. Le projet de plan contient 116 substances proposées pour être examinées par les États membres dans le cadre du processus d’évaluation des substances, du règlement REACH. Plus d’information sur : http://echa.europa.eu/web/guest/view-article/-/journal_content/c07209f6-3edd-43ee-b884-080f48a28800

 Nouvelle version CHESAR 

24/10/2012
La nouvelle version du CHESAR intègre de nouvelles fonctionnalités pour le rapport sur la sécurité chimique et l’évaluation de la sécurité chimique. L’ECHA recommande aux déclarants d’utiliser CHESAR 2.1 pour préparer et mettre à jour les dossiers d’enregistrement. Plus d’information sur : http://echa.europa.eu/en/web/guest/view-article/-/journal_content/3d344c67-8da8-43c8-bdb2-bd53b9b455b7
Par Céline Nectoux, ingénieur environnement CNRI

 

 

 

 

 

 

 

 

Japon : La reconstruction du Nord-Est accélérée par une nouvelle méthode de construction

A la suite de la catastrophe du 11 mars 2011 qui aura vu le tremblement de terre le plus puissant jamais enregistré au Japon et un puissant tsunami, la région côtière se situant au Nord-Est de la capitale a été dévastée. A la suite de cette catastrophe, le gouvernement japonais a établi une agence de reconstruction qui supervise les efforts dans ce domaine.

Les efforts de reconstruction n’émanent pas uniquement du public puisque de nombreuses initiatives privées apparaissent périodiquement, à l’image du procédé mis au point par une alliance entre deux grands groupes japonais : Nippon Steel&Sumitomo Metal Corporation (NSSMC). Les deux groupes, qui ont fusionné en octobre 2012 pour donner naissance au numéro deux mondial de l’acier, ont développé une méthode de construction innovante qui permettra d’accélérer la reconstruction d’une zone encore fragile à l’approche de l’hiver.

Cette méthode est basée sur l’utilisation de panneaux faits de feuilles métalliques de faible épaisseur et de bois pour les murs et les plafonds. Cette technique permet d’économiser substantiellement tout usage de béton et implique un nombre réduit d’étapes de construction ; c’est-à-dire qu’une maison peut ainsi être construite en 5 mois, soit les deux tiers de la durée requise pour une maison habituelle.

Les travaux pour construire 4 groupes de maisons, soit un total de 54 structures près de son usine de Kamaishi (ville côtière de la préfecture d’Iwate) ont débuté le 9 octobre 2012 pour une livraison prévue en mars 2013, avant la fin de l’année fiscale japonaise 2012. Le projet devrait s’achever avec la construction de 156 maisons supplémentaires, toutes destinées à être rachetées par la ville afin d’héberger la population déplacée par les événements du 11 mars.

Source : bulletins électroniques

Médium, la dernière trouvaille des créateurs de Twitter

Medium se veut donc une plateforme de publication collaborative dont l’objectif est de tirer partie des connaissances des utilisateurs. Ce principe de partage du savoir s’approche de celui de Wikipédia. Le contenu est enrichi régulièrement car chacun peut devenir contributeur. « Medium a été conçu pour permettre aux personnes de choisir le niveau de contribution qu’ils préfèrent. Nous savons que la plupart des gens, la plupart du temps, vont simplement lire et regarder du contenu, ce qui est bien, mais s’ils le souhaitent, ils pourront également cliquer pour exprimer si quelque chose est bon et faire ainsi évoluer la popularité du mini blog ».

Mais à la différence d’un réseau social classique, un groupe de personnes peut-ici travailler sur un même projet. Cela pour apporter une plus grande valeur aux renseignements ou au contenu proposé. Il ne s’agit pas non plus de suivre le fil d’actualité d’une personne mais de pouvoir trouver l’ensemble des données se rattachant à un sujet particulier. De cette manière, l’équipe de développement souhaite privilégier la qualité à la quantité. Toujours selon les mots d’Evan William : « notre philosophie est de dire que la qualité engendre la qualité. Nous allons donc développer Medium de manière intelligente et nous assurer qu’il apportera de la valeur pour chacun dans un univers de plus en plus mobile, connecté et bruyant ».

Ce nouvel outil pourrait bien faire de l’ombre à la plateforme Tumblr, créée en 2007, en raison des possibilités supplémentaires qu’il propose. Lancé depuis plus de deux semaines en version bêta pour les quelques privilégiés ayant reçu une invitation, il faudra patienter encore quelques semaines avant que Medium ne soit disponible au public.

Version Test : https://medium.com/c/b5bfa5abf32

Site d’Evan Williams et Biz Stone :https://medium.com/c/2a65aec3167b

Ces messieurs ont également un projet extension de Twitter qui s’appelle Branch qui permet la conversation en ligne, sans se soucier de la barrière des 140 caractères.

Par Sébastien Tribot, journaliste scientifique

Stocker de l’information à l’aide d’un courant de spins

Une première étape vers les mémoires « spintroniques » vient d’être franchie. Des chercheurs du CEA, du CNRS, de Thales, de Crocus Technology et de l’université Joseph Fournier (Grenoble) ont fait circuler un courant de spins dans une mince couche de germanium, ce qui a eu pour effet d’aimanter le matériau.

La nouveauté réside dans la technique utilisée pour aimanter le germanium. Jusqu’à présent, aimanter un semi-conducteur consistait à appliquer un courant électrique à partir d’un matériau lui-même aimanté. Cette fois, il s’agit de générer un courant de spins, à la manière d’un courant d’électrons, en chauffant une partie seulement du matériau. De même que c’est le réagencement des charges électriques qui est à l’origine de la tension, dans le germanium, ce réagencement s’applique aussi aux spins !

Le germanium permet donc de recycler l’énergie thermique de façon très pertinente…Cette méthode permet d’envisager la circulation de données sous forme de spins, et ce dans des conditions expérimentales reproductibles à l’échelle industrielle : température ambiante et circulation des spins sur des distances suffisamment longues pour être utilisées dans des puces microélectroniques.

Ces résultats, diffusés dans la revue Physical Review Letters, permettent d’envisager la conception de puces « spintroniques » à base de germanium capables de contenir des informations à la fois sous forme de charges électriques et d’orientation de spins.

Par Audrey Loubvens, journaliste scientifique

De nouvelles mémoires à base de matériau ferroélectrique

C’est l’application la plus prometteuses, imiter les synapses excitatrices ou inhibitrices. Pour y arriver, des physiciens de l’Unité mixte de physique CNRS/Thales, en collaboration avec l’Université de Cambridge et Thales Research and Technology, ont mis au point un memristor original : une couche d’oxyde de baryum et de titane est prise en sandwich entre une oxyde de manganèse et une couche de cobalt.

L’oxyde de baryum et de titane constitue le cœur du dispositif, les couches d’oxyde de manganèse et de cobalt jouent le rôle d’électrodes, les électrons étant transmis par effet tunnel à travers le ferroélectrique. Le gros avantage est qu’il est possible de modifier l’intensité du courant directement en faisant varier la polarisation du ferroélectrique. Ainsi, l’information stockée peut prendre une centaine de valeurs entre 0 et 1 (et non seulement 0 ou 1).

Or, ce comportement est très recherché pour la mise au point d’architectures neuromorphiques. « L’ensemble des synapses définit la mémoire. En jouant sur la conductivité du memristor, c’est comme si on modifiait la transmission d’une synapse. » explique Julie Grollier, chargée de recherche au CNRS. Ces memristors sont donc des candidats séduisants dans l’imitation du fonctionnement des synapses, excitatrices ou inhibitrices. « Notre dispositif est basé sur la ferroélectricité qui est un phénomène bien connu. Contrairement à d’autres approches, nous ne modifions pas la structure du memristor par des déplacements d’atomes par exemple, ce qui fragilise les dispositifs. » précise Manuel Bibes, chargé de recherche au CNRS.

Un tel memristor peut donc être utilisé soit comme mémoire binaire, soit comme mémoire analogique. De plus, ce système consomme peu d’énergie : 10 femtoJ suffisent pour écrire un 0 ou un 1 dans un bit, soit dix fois moins que pour des mémoires flash. Mieux, le temps d’écriture est abaissé à la dizaine de nanosecondes. Dernier atout : la théorie prévoit un nombre de cycle de réécriture de 1014 là où les mémoires flash ne sont qu’à 105.

Plus économe, plus rapide, plus robuste ? Ce memristor pourrait bien être un élément incontournable pour la construction de neurones artificiels.

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

L’écoulement le plus lent du monde est attribué à…

Le précédent record est pulvérisé ! Avec seulement 10 picolitres par minutes, le dispositif mis au point par des chercheurs hollandais est trois fois plus lent que ce qui existait jusque-là.

Pour bien se représenter la lenteur de cet écoulement, c’est un débit qui permet de remplir un litre en … 190 300 ans environ !

Pour réussir ce tour de force, l’équipe de l’université de Twente a utilisé une puce en silicium à l’intérieur de laquelle ils ont creusé un tunnel de 100 µm de long aux ouvertures duquel ils ont placé deux électrodes. Ce sont ces électrodes qui permettent le comptage de la quantité de liquide écoulé.

Rassurons-nous, l’objectif premier des chercheurs n’était pas de rentrer dans le Guiness Book ! Non, initialement leur travail devait aboutir à la fabrication d’un microlaboratoire d’analyse, avec pour applications finales l’analyse de liquide comme la détection de maladies dans du sang par exemple. Ces travaux sont parus dans Physical Review Letters.

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

Gestion des déchets chimiques : les systèmes de santé et les particuliers paient la facture

L’industrie avec un grand I utilise de plus en plus de produits chimiques.

Dans le contexte actuel, avec l’émergence de certains pays comme le Brésil, l’Inde, l’activité industrielle chinoise de plus en plus grande, cette utilisation toujours plus importante des produits de la chimie implique forcément des coûts en matière de santé et d’environnement toujours plus conséquents.

C’est en tout cas ce que révèle le rapport publié par le PNUE (Programme des Nation Unies pour l’Environnement) au début du mois de septembre.

236 millards de dollars perdus

Achim Steiner, le directeur exécutif du PNUE, a résumé la problématique liées à la gestion des produits chimiques :  » les progrès en terme de production et d’efficacité industrielles permis par l’utilisation des produits chimiques ne doivent pas se faire au détriment des être humains et de l’environnement. En fait, les progrès faits via l’utilisation de ces produits chimiques ne peuvent pas être considérés comme des progrès s’ils mettent en péril les réserves d’eau potable dans certaines régions, ou la sécurité alimentaire dans d’autres ».

« Les communautés à travers le monde, en particulier celles des pays émergents et en voie de développement, sont de plus en plus dépendantes des produits chimiques, depuis les engrais en passant par les produits plastiques et électroniques », affirme  également Achim Steiner.

La facture  payée par les systèmes de santé et les particuliers

Dans son rapport, le PNUE met en avant les pertes financières liées à la mauvaise gestion de ces produits chimiques. Ce sont près de 236 millards de dollars qui seraient perdus entre la production et le traitement des déchets. Plus surprenant, la majorité de ces 236 millards de dollars ne sont pas à la charge des industriels, mais plutôt des systèmes de santé internationaus et des particuliers. C’est dans ce sens que le PNUE appelle dans son rapport les gouvernements à prendre les mesures nécessaires pour faire évoluer cette situation en impliquant de plus en plus les industriels sur cette problématique.

Pour pendre un exemple concret, le rapport indique que, selon son estimation, les coûts liés à des empoisonnements par les pesticides en Afrique sub-saharienne sont supérieurs aux aides pour le développement versées annuellement à cette région pour la santé.

Autre exemple, en Chine, la pollution de l’eau a provoqué 634 millions de dollars de dégâts dans les élevages de poisson. Et ces dégâts sont entièrement à la charge des pisciculteurs.

Tout en soulignant que des progrès ont été faits ces dernières années dans la gestion des produits chimiques, le PNUE met en avant que « le rythme des progrès a été lent, et les résultats restent encore très insuffisants ».

Pour en savoir plus sur le rapport du PNUE, cliquez ici

Par Pierre Thouverez

Les formations Techniques de l’Ingénieur :

Les fiches pratiques :

Le Salon IP Convergence 2012, bientôt à Paris

Paris accueillera du 23 au 25 octobre la session 2012 du salon IP Convergence, évènement incontournable notamment pour les professionnels du secteur numérique, à la porte de Versailles. Salon des réseaux, de la téléphonie, de la visioconférence et des opérateurs télécoms, IP Convergence est né en 2007 lors de la fusion de trois salons alors distincts : Convention VoIP, Mobile Office et M2M Forum.

« La transformation des infrastructures s’accompagne d’un équipement plus fort en matière d’outils de collaboration, de communication unifiée, de vidéoconférences et de médias sociaux. La convergence des différents moyens de communication est devenue une réalité », explique Carole Jardon, directrice de Pôle, arguant que toutes les solutions seront présentes au sein du Salon cette année. Le Salon Réseau et Télécoms s’était enrichi l’an passé du Salon Cloud IT Expo (le salon du Cloud Computing, de la virtualisation et des infrastructures sécurisées), et du Salon Mobile IT Expo. Il s’agrandit encore cette année avec le Big Data Expo, pour former la première plateforme professionnelle globale dédiée au numérique.

Le Big Data Expo devrait pouvoir apporter des solutions aux entreprises confrontées aux problèmes du « Big Data » : un volume croissant de données et d’informations à échanger, manipuler et traiter, la multiplication des sources et des formats, avec des enjeux qualitatifs croissants ainsi que des risques sécuritaires et de confidentialité grandissants.

Près de 150 exposants et partenaires seront là pour accueillir les 80 000 visiteurs attendus pour l’édition de cette année, qui comprendra également les assises du Cloud Computing et du Big Data.

Le site du salon : http://www.ipconvergence.fr/

Le stockage perpétuel des données par Hitachi

Voilà une invention qui devrait faire mouche. Stocker des données quasi-indéfiniment, jusqu’à plusieurs centaines de millions d’années, sur des plaques de quartz.

On le sait, tous les supports sont périssables. Le papier ou le plastique se dégradent, les CD et disques durs ont une durée de vie limitée à quelques dizaines d’années… Or le volume d’information ne cesse d’augmenter. En cause, la multitude de données que produisent les entreprises, la duplication voire la triplication de ces données, ou plus simplement la multiplication des informations échangées entre internautes. Résultat, ce volume double chaque année. Un accroissement qu’il faut gérer.

La conservation des données est un enjeu majeur de notre époque. En plus de leur obsolescence inévitable, à plus ou moins court terme, les supports de lectures évoluent continuellement. Kazuyoshi Torii, chercheur du conglomérat industriel, estime que la « possibilité de perdre des informations a même augmenté ».

La technologie développée par Hitachi, proposée sous forme de petit carré de 2 centimètres de côté pour une épaisseur de 2 millimètres, pourrait donc révolutionner notre manière de stocker. Elle présente, en effet, plusieurs avantages. D’une part, grâce au support. Le quartz est un matériau fiable, capable de stocker des informations des centaines de millions d’années. En outre, il est davantage résistant aux fortes chaleurs, à l’eau ainsi qu’à certains agents chimiques. Qui plus est, ce petit carré de quartz est poinçonné en langage binaire, connu et lisible par tous les ordinateurs.

Pour l’heure, il n’est possible de stocker qu’une densité d’informations comparable à celle du CD. Mais les chercheurs ne sont pas inquiets. Ce support révolutionnaire n’en est qu’au stade expérimental. Quant à la commercialisation, il faudra bien attendre 2015.

Par Sébastien Tribot, journaliste scientifique

Sources :

L’A350 devient réalité

Ce matin, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a inauguré la chaîne d’assemblage du dernier né d’Airbus, l’A350. Ou plus précisément l’A350XWB pour extra wide body, fuselage extra large en français.

Cet avion de ligne de 250 à 400 places est le premier à avoir été développé suivant le concept de cabine industrialisé, c’est-à-dire que chaque compagnie peut personnaliser son A350 en choisissant parmi un catalogue de solutions modulaires.

Avec ce tout nouvel avion, Airbus espère bien s’imposer sur le marché des longs-courriers. Fabrice Brégier, PDG d’Airbus, ne cache pas son ambition de gagner la moitié des parts de marché de ce secteur. L’A350 a été conçu pour concurrencer directement le Dreamliner  de son concurrent américain.

Comme ce dernier, l’A350 est construit à plus de 50 % avec des matériaux composites. Ces plastiques ont permis d’alléger le poids total de l’avion ce qui permettra des économies de carburants précieuses en ces temps de pénurie de pétrole.L’A350 a été pensé pour consommer le moins possible : les moteurs Rolls-Royce Trent sont les moins gourmants et son fuselage innovant, en plastique renforcé de fibres de carbone, participe à diminuer la consommation de carburant tout en facilitant la maintenance.

Airbus prévoit de livrer ses premiers avions à Qatar Airways dans la deuxième moitié 2014, s’il n’y a pas de retard…

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique