Le jour ou le dernier litre de pétrole sera retiré du sous-sol terrestre n’est pas encore arrivé. Les estimations varient selon les sources. De même en ce qui concerne les réserves pétrolières du sous-sol, personne ne peut dire de façon certaine leur volume.
Ceci étant dit, de nombreux chercheurs explorent les pistes de l’énergétique post-pétrole. Biocarburant, éolien, solaire… les idées sont nombreuses, variées, mais à l’heure actuelle une chose est sûre : nous n’avons pas encore trouvé un quelconque carburant prêt à remplacer le pétrole.
Cependant, les idées ne manquent pas. La dernière en date est l’oeuvre de l’homme d’affaire norvégien Lauri Venoy. La Norvège produit du biodiesel à partir d’huiles de cuisson usées et d’huiles de possion. L’idée de cet entrepreuneur norvégien est de remplacer ces graisses par de la graisse… humaine.
Plus concrètement, Mr Venoy voudrait collaborer avec les Etats-Unis, grand fournisseur de graisse humaine s’il en est. En effet, en 2006, 326 000 liposuccions étaient pratiquées aux Etats-Unis, pays où 60 % des habitants sont considérés en surpoids.
La graisse humaine comme énergie renouvelable ?
L’entrreprise de Lauri négocie en ce moment avec plusieurs centres hospitaliers pour constituer des stocks. Mr Venoy a obtenu il y a peu d’un hôpital de Miami le droit de récupérer 11 500 litres de graisse huamine par semaine. Après transformation, il en découlerait 10 000 litres de biodiesel !
Mais il y a un hic : pour le moment, la législation américaine prévoit l’incinération des déchets de liposuccion.
Cela ne fait pas perdre le sens de l’humour à Mr Venoy, qui a déclaré qu’ « il faudrait inciter les gens à manger de plus en plus afin de permettre la fabrication de ce nouveau carburant ».
« Cette approche nous permet de mesurer des vitesses infimes et très brèves. » se félicite Umberto Bortolozzo, l’un des auteurs de l’expérience visant à ralentir très fortement la lumière.
Pour y arriver et imposer aux photons de se déplacer si lentement, son équipe a utilisé de simples cristaux liquides. Pas si simples en vérité puisque ces cristaux ont été modifiés pour présenter une forme particulière en hélices. Grâce à cette géométrie, les photons interagissent fortement avec le matériau, les particules lumineuses butant sur les bouts d’hélices.
A force d’interactions, les photons ralentissent. Pour majorer le phénomène, les chercheurs de l’université de Nice – Sophia Antipolis et de l’université de Xiamen en Chine ont rajouté du colorant dans les cristaux. Nichées dans ces structures, les molécules de couleur changent de forme quand la lumière les traverse, modifiant ainsi les propriétés optiques du matériau, et freinant de manière encore plus efficace les photons. L’avantage de cette approche réside dans sa facilité de mise en œuvre alliée à une grande efficacité puisque les photons sont freinés jusqu’à un milliardième de leur vitesse.
D’après les chercheurs, cette structure hélicoïdale permet aussi de piéger la lumière à l’intérieur du cristal, puis de la relâcher sur demande. « Pouvoir atteindre des faibles vitesses de lumière, et pouvoir la stopper, est très excitant autant pour la recherche fondamentale qu’appliquée. Cela nous offre de nouvelles possibilités dans les techniques de mesure à distance et de stockage optique », s’enthousiasme Umberto Bortolozzo.
La chute d’un astéroïde de plus de 1 km de diamètre aurait des conséquences dramatiques à l’échelle planétaire. Avec 10 km, ce serait une extinction de masse. Heureusement, il n’en tombe pas tous les jours ! Le programme « Spaceguard » de la Nasa s’intéresse à ces astéroïdes géocroiseurs de plus d’un kilomètre de diamètre. Aujourd’hui, la NASA pense avoir recensé 95 % de tous les géocroiseurs de taille supérieure à 1 kilomètre et, bonne nouvelle, aucun ne devrait entrer en collision avec la Terre d’ici la fin du siècle.
En revanche, des astéroïdes de plus de 100 mètres de diamètre peuvent remodeler une région entière et, au-delà de 300 mètres de diamètre, un continent entier peut être modifié. L’Union Européenne s’intéresse donc à ces corps célestes, situés entre 100 mètres et 1 km de diamètre, les plus inquiétants sur le court terme. Il est probable que de tels astéroïdes entrent un jour en collision avec la Terre, mieux vaut donc être préparé ! En revanche, envoyer sur place une équipe pour y déposer une bombe nucléaire n’est pas l’hypothèse privilégiée. L’Union Européenne s’intéresse à des scénarios plus réalistes dans le cadre du projet NEOShield.
NEOShield mobilise des institutions et entreprises issues d’Allemagne, France, Royaume-Uni, Espagne, Etats-Unis et Russie. Les différents programmes sont coordonnés par l’Institut de planétologie du DLR à Berlin. Astrium, filiale d’EADS et leader spatial européen, en est le chef de file industriel et définira les concepts les plus efficaces à partir des recherches menées dans le cadre du projet.
Priorité à l’impacteur cinétique
Parmi les concepts envisagés, le plus prometteur est celui dit de l’impacteur cinétique. Cette solution nécessite toutefois de découvrir l’astéroïde suffisamment tôt pour y placer en orbite un premier satellite. Celui-ci pourra alors le cartographier et étudier sa structure. Après analyse des données, il serait possible de déterminer un point d’impact précis sur l’astéroïde pour y envoyer un engin à grande vitesse. « L’impacteur cinétique se doit d’entrer en collision avec un astéroïde de taille potentiellement faible à très haute vitesse, typiquement dans les 10 km/s ou davantage, soit dans les 36 000 km/h », soutient Marc Chapuy , ingénieur Guidage, navigation et Contrôle du projet NEOShield chez Astrium .
Le problème principal est de parvenir à atteindre la cible avec une précision suffisante, de l’ordre d’un mètre, dans des conditions dynamiques très contraignantes, pour ne pas rater la mission. « Le défi est donc essentiellement au niveau du système de guidage, navigation et contrôle du véhicule spatial : navigation pour se repérer par rapport à la cible, guidage et contrôle pour corriger la trajectoire à partir de ces informations et assurer l’impact », affirme Marc Chapuy.
Astrium cherche donc à Toulouse de nouvelles solutions adaptées à ces missions. « Les moyens classiques de navigation utilisés pour les missions interplanétaires depuis le sol ont des erreurs typiques sur la position du véhicule plus grandes que le kilomètre, voire la dizaine de kilomètres, ce qui est bien sûr insuffisant pour atteindre un corps dont la taille représente moins d’un dixième de cette erreur », explique Marc Chapuy. « Une heure avant l’impact, la cible est à environ 36 000 km, environ 1/10e de la distance Terre-Lune, ce qui rend difficile l’usage de radars ou de lasers comme senseurs compte tenu des ressources de puissance électrique limitées disponibles à bord », poursuit-il.
Pour contourner ce problème, Astrium envisage d’utiliser un senseur passif, comme une caméra petit champ. « Néanmoins, il ne faut pas oublier qu’on essaie alors d’observer à 1/10e de la distance Terre-Lune une cible qui fait moins de 1/10000e de la taille de la Lune ! », s’exclame le chercheur d’Astrium. « Les informations qu’on peut obtenir ne sont donc pas toujours très précises et le deviennent dans les tout derniers instants avant l’impact, ce qui n’est pas le plus confortable pour assurer un impact précis, et fait appel à un senseur à haute performance », ajoute-t-il.
Les informations les plus utiles seraient donc obtenues dans les dernières minutes, voire secondes avant impact. Rappelons que notre impacteur est alors à la vitesse de 10 km/s ! Pour corriger la trajectoire, les calculs et corrections doivent donc être ultra-rapides. Pour cette raison, « les corrections de trajectoire à effectuer doivent être calculées et exécutées à bord sans intervention des opérateurs au sol car le temps de communication avec le sol dépasse de très loin le temps restant avant collision », imagine Marc Chapuy. « Jusqu’à présent, les manœuvres des missions interplanétaires en Europe étaient toujours effectuées de façon non-autonome avec intervention des opérateurs au sol pour plus de sécurité, donc le système devra être très robuste et intensivement validé pour garantir le succès de la mission sans intervention humaine possible dans les moments les plus critiques », rappelle le scientifique. La mission demandera donc une autonomie jamais atteinte sur une mission Européenne.
Deux autres scénarios étudiés
Un autre concept envisagé dans le cadre du projet est l’attraction gravitationnelle. Il s’applique principalement aux corps peu massifs, mais tout de même suffisamment pour engendrer de gros dégâts ! Il consiste à placer un satellite en orbite de l’astéroïde pour jouer le rôle de « tracteur gravitationnel » et dévier le corps de sa trajectoire. Plus le satellite est lourd, plus la méthode est efficace. Les défis techniques liés à cette technique proviennent principalement du fait que la force entre la sonde et l’astéroïde est faible, nécessitant parfois plusieurs années pour parvenir à modifier suffisamment la course de l’astéroïde. Pour cela, NEOShield étudie aussi une alternative regroupant plusieurs attracteurs gravitationnels placés en à proximité de l’astéroïde.
Le dernier concept envisagé est une déviation par une explosion nucléaire proche de la surface de l’astéroïde. Cette solution sera utilisée uniquement en cas de découverte tardive, dans le cas où l’objet n’aurait pas été détecté suffisamment tôt pour planifier une des deux méthodes précédentes. La charge devrait exploser à distance de façon à la dévier par effet de souffle. Il ne s’agirait donc pas de l’exploser comme dans les superproductions cinématographiques hollywoodiennes, afin de ne pas briser l’objet en plusieurs morceaux.
Pour suivre les prochains astéroïdes passant à proximité de la terre (sans impacts prévus !), rendez-vous sur le site de la Nasa.
Première grande victoire pour la marque à la pomme. Après seulement trois jours de délibérations, le jury a tranché en faveur du fabricant d’iPhone, estimant que des brevets liés à l’iPad et l’iPhone avaient bel et bien été violés par le Sud-Coréen. Les avocats de la firme américaine ont réussi à démontrer que Samsung avait copié le design, des icones ainsi que les emballages des appareils.
De son côté, Samsung n’a pas réussi à convaincre les jurés qu’Apple s’était lui aussi fourvoyé en plagiant certaines de ses technologies Wifi. Voilà donc un revers qui risque de coûter cher à Samsung. D’autant que la guerre est toujours vive et qu’Apple, dynamisé par cette victoire, ne compte pas en rester là : le géant américain a déjà annoncé avoir déposé une demande d’interdiction de commercialisation de 8 appareils Samsung : les Galaxy S 4G, S2 AT&T, S2 Skyrocket, S2 T-Mobile, S2 Epic 4G, S Showcase, le Droid Charge et le Galaxy Prevail. Le Galaxy S3 n’est pas concerné par cette demande qui sera examinée par le juge lors de l’audience du 20 septembre.
De son côté, le Sud-corréen affiche sa détermination et tente de rassurer salariés, clients, partenaires et investisseurs. Ce lundi, son cours en Bourse subissait déjà une baisse de 6.81 % à la bourse de Séoul, quand l’action d’Apple prenait 2 %. Néanmoins, Samsung devrait pouvoir maintenir ses appareils, smartphones et autres tablettes, soit en contournant les brevets d’Apple, soit en payant à son concurrent des royalties.
En 2010, des anglais avaient créé une couche de polymères autour de la myoglobine et observé que cette protéine conservait ses fonctions malgré le manque d’eau dans son environnement. Néanmoins, ils n’étaient pas capables d’en donner la raison.
L’explication est venu d’un groupe de chercheurs (CEA , CNRS, Université Joseph-Fourier, Université de Bristol du Royaume-Uni, Université Nationale Australienne et le Forschungszentrum Jülich d’Allemagne) : le polymère assure le rôle de lubrifiant. Or, c’est cette fonction habituellement remplie par les molécules d’eau qui permet à la protéine de se déplacer.
Encapsulée dans le polymère, la myoglobine conserve ainsi sa dynamique et sa fonction biologique. Pour établir ce résultat paru en ligne dans le Journal of the American Chemical Society, les scientifiques ont utilisé comme technique de mesure la diffusion de neutrons produits par un réacteur nucléaire. Deux appareils ont été utilisés : le réacteur de recherche à haut flux localisé au sein de l’Institut Laue-Langevin (ILL) à Grenoble (France) et le réacteur de recherche FRM II à Garching, près de Munich (Allemagne).
L’originalité de leur mesure consiste à avoir marqué alternativement la protéine et le polymère de façon à les étudier séparément sans les altérer.
Marqués au deutérium, les polymères ont révélé posséder une dynamique équivalente à celle des molécules d’eau positionnées autour des protéines. De même, en marquant uniquement la protéine, les scientifiques ont pu mettre en évidence que la myoglobine conservait la même dynamique que si elle était hydratée.
Pouvoir s’affranchir de l’eau pour garder les protéines fonctionnelles pourrait permettre d’améliorer la conservation de solutions de protéines ou encore de manipuler plus aisément les protéines en grande quantité en vue de développements industriels ou pharmacologiques.
Samsung débourse 344 M$ pour accéder aux technologies sans fil de CSR
A la mi-juillet, le Coréen Samsung a conclu un accord stratégique avec CSR pour acquérir les opérations de développement concernant les technologies de localisation et de connectivité sans fil du fabricant britannique de semiconducteurs pour applications mobiles ; pour 310 M$, Samsung accède ainsi à ces technologies, réalisant le transfert de certains brevets et rapatriant en son sein plus de 300 salariés de CSR.
IDT rachète les activités convertisseurs de NXP
En juillet, le fabricant américain de circuits mixtes IDT a annoncé l’acquisition de l’activité convertisseurs de données haute vitesse du Néerlandais NXP Semiconductors, ainsi que le rachat d’Alvand Technologies, une entreprise spécialisée dans le développement de blocs de propriété intellectuelle en analogique pour convertisseurs de données ; le montant de ces acquisitions n’a pas été dévoilé.
Deux acquisitions estivales pour Synopsys
L’Américain Synopsys, leader mondial des logiciels et IP utilisés dans la conception, la vérification et la fabrication des composants et systèmes électroniques, a racheté cet été son compatriote Ciranova pour un montant non divulgué et a signé un accord définitif pour le rachat du Taïwanais SpringSoft dans une transaction évaluée à 406 M$, dont 310 M$ net de la trésorerie acquise.
Mémoires flash NOR : ISSI veut racheter Chingis
Integrated Silicon Solution (ISSI), entreprise américaine fabless spécialisée dans les Srams faible consommation, les Drams de spécialité et les circuits analogiques et mixtes, a annoncé à la mi-juillet son intention de racheter le Taïwanais Chingis, un spécialiste des technologies de mémoire flash à architecture NOR pour applications autonomes et embarquées.
Agilent acquiert l’activité systèmes de test de l’Espagnol AT4 wireless
Agilent Technologies vient de finaliser l’acquisition de l’activité systèmes de test de l’Espagnol AT4 wireless, une entreprise implantée à Malaga et spécialisée dans les solutions et services de test pour les communications sans fil.
Eolane acquiert l’activité de Lagassé Communications et Industries à Berlin
Poursuivant sa stratégie de conquête des marchés en Europe, le sous-traitant Eolane, société de services industriels en électronique professionnelle, a annoncé à la mi-juillet l’acquisition, au travers d’Eolane Berlin, de l’activité de Lagassé Communication & Industries en Allemagne.
Parus dans Advanced Materials, les travaux des équipes de la North Carolina State University mettent en évidence le caractère intrusif des nanoparticules à l’encontre du génome.
En effet, « dans le but d’améliorer les méthodes de transport et de conditionnement du matériel génétique utilisable en thérapie génique » comme l’a rappellé l’un des auteurs de l’étude Anatoli Melechko, l’équipe a synthétisé des nanoparticules d’or d’un diamètre de 1.5 nm et les a entouré de molécules organiques.
Ces ligands étaient chargés positivement (l’ADN est chargé négativement) ou hydrophobes. Plongées dans une solution contenant de l’ADN, ces particules or/ligands s’agglomèrent à l’ADN du fait de l’attirance liée aux charges opposées entre l’ADN et les ligands.
Ensuite, les ligands hydrophobes se rassemblent et viennent grossir l’amas de nanoparticules d’or, provoquant l’écartement progressif des brins d’ADN.
Si les opposants aux nanotechnologies ne manqueront pas d’y voir une menace pour l’ADN, cette utilisation des nanotechnologies en thérapie génique pourrait surtout faciliter la manipulation des brins d’ADN et leur séparation, très utile pour isoler et amplifier certains gènes ou encore pour fabriquer des puces ADN.
Pour faire face à ce déluge de données, les institutions de recherche ainsi que leurs tutelles doivent relever plusieurs défis : organisationnel, normatif, juridique, financier et également en ce qui concerne les métiers et les compétences. En effet, un système efficace doit être capable de traiter, archiver et exploiter ces masses de données pour permettre leur accès, leur partage et leur réutilisation. Pour ce faire, il faut :
déterminer les rôles des acteurs ;
fédérer les moyens et les compétences ;
mettre en place des infrastructures ;
développer ou appliquer des normes – au niveau des ressources (les métadonnées) et des structures – pour permettre notamment un dialogue entre les réservoirs de stockage ;
définir la propriété des données de recherche et la responsabilité des chercheurs ;
identifier la ressource de manière univoque ;
avoir des financements dédiés sur le long terme ;
former les chercheurs et les professionnels de l’information…
Par ailleurs se posent deux questions : la prise en compte des activités liées aux données dans l’évaluation des chercheurs et la validation des données déposées.
Ces actions se déclinent sur un plan national, européen et mondial, car les pratiques de recherche ont considérablement évolué ces dernières décennies : essor des coopérations internationales, de la spécialisation à l’interdisciplinarité, financement par projets, recours massifs aux grands équipements et aux moyens de calculs partagés.
C’est dans ce cadre que le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR) a demandé à l’Inist-Cnrs de développer une plateforme d’information et de veille sur les données de la recherche. Elle a trois objectifs : développer les connaissances sur les données de la recherche, sensibiliser à l’importance qu’elles revêtent et favoriser la réflexion autour des problématiques qui y sont liées.
Les informations sont classées dans six rubriques : Évènements, Normes, formats et protocoles, Politiques et textes de référence, Projets et initiatives, Métiers et compétences et Webographie. Cette dernière donne accès à des articles,des communications, des bases de données, des blogues, des forums, des rapports, des guides et des revues. Les informations sont classées par domaine scientifique accessible par le nuage de tags. Les internautes peuvent être alertés via un fil RSS général ou un fil lié aux évènements.
Le site s’adresse principalement aux professionnels de l’information scientifique et technique, mais également aux différentes communautés scientifiques qui pourraient ainsi bénéficier d’un espace commun d’information. Il a vocation à être alimenté par un réseau de veilleurs représentatifs des différentes disciplines scientifiques et des métiers, et appartenant à différents établissements de recherche.
Le site a été lancé le 29 mai 2012 à l’occasion d’une journée-atelier soutenue par le MESR et organisée par le Cnrs (DIST et Inist), l’Inserm, l’INRA et l’IRD. Intitulée « Données de la Recherche : enjeux, perspectives, politique(s) » (http://www.donneesdelarecherche.fr/spip.php?article144) cette journée a été l’occasion de rassembler et de confronter les points de vue de chercheurs de disciplines variées, de professionnels de l’information scientifique et technique ainsi que d’informaticiens, intéressés et/ou impliqués dans des processus de gestion de données. Des présentations de réalisations et de réflexions sur les problèmes des données à l’échelle européenne et internationale ont eu lieu le matin.
L’après-midi a été consacrée à une revue d’initiatives françaises. La table-ronde a rassemblé des décideurs de la recherche, experts, juristes… Une synthèse de la journée est accessible sur le site (http://www.donneesdelarecherche.fr/spip.php?article185). Les vidéos des communications seront mises en ligne courant septembre.
Chaque clan défend ses préférences, un clavier « en dur » pour les uns ou un tactile pour les autres.
Mais avec la technologie développée par la société Tactus, plus besoin de choisir : l’écran lisse est capable de faire émerger des touches, puis de les faire disparaitre.
On pourra alors choisir quitter le mode tactile pour taper un texte sur de vraies touches, à l’ancienne. La forme de l’écran peut changer, faisant apparaitre non pas des touches de claviers mais des boutons de télécommandes par exemple.
A l’origine de ces changements de forme, des petits réservoirs de fluides dissimulés sous la membrane déformable de l’écran. Le fluide est pompé et acheminé via de minuscules canaux puis injecté sous la membrane ainsi gonflée localement. Il est possible de modifier l’emplacement des boutons, leur fermeté et leur forme.
L’utilisateur peut alors sentir le bouton en relief. Une fois les boutons désactivés, la membrane redevient plane et lisse. Avec son prototype primé par la Society for Information Display et félicité à l’Eureka Challenge award, la société Tactus espère intégrer sa technologie aux smartphones dès 2013. A découvrir en vidéo :
« Plus vite, plus haut, plus fort », la devise olympique pousse les athlètes à se surpasser.
Mais jusqu’où pourront-ils aller ? Le corps humain pourra-t-il repousser ses limites encore longtemps ? Comment les innovations technologiques l’aideront à grappiller encore quelques précieux dixièmes de seconde ou de centimètres ?
Pour le savoir, l’IRMES (Institut de Recherche bioMédicale et d’Epidémiologie du Sport) a analysé l’ensemble des records du monde et des meilleures performances sportives depuis les premiers jeux olympiques en 1896.
Les chercheurs observent un ralentissement global des performances, voir même des scores inférieurs dans certaines disciplines. Et d’après eux, cette stagnation va perdurer.
Nouvelles technologies et dopage
D’après Geoffroy Berthelot, chercheur INSEP (Institut National des Sports et de l’Education Physique) à l’IRMES, « Sans l’apparition d’une nouvelle technologie sportive innovante, les performances ont peu de chances d’évoluer ».
En effet, cette étude met clairement en évidence deux facteurs principaux quant aux performances d’exception : la technologie et le dopage. Par exemple, concernant la natation, ces travaux montrent un pic de réussite en 2008 et 2009 lié aux combinaisons mises aux points par la NASA et des résultats moins bons en 2010 suite à l’interdiction de cette nouvelle technologie dans les bassins.
En lancer de poids, l’évolution des performances est quasi linéaire après la seconde guerre mondiale, avec un plateau atteint dans les années 80 puis une régression des performances.
On sait aujourd’hui, d’après les archives de la Stasi, qu’il existait tout simplement des protocoles de dopage. Les résultats sportifs, liés bien sûr à la morphologie et à l’entraînement du sportif, restent néanmoins très dépendants des innovations technologiques. A quand une médaille pour les ingénieurs ?
« Mantabot », un robot mis au point par une équipe de chercheurs de l’université de Virginie, imitant le mouvement gracieux d’une raie manta pour pouvoir se déplacer sous l’eau ;
le venin de la vipère de Russell, dangereux ? Découvrez une vidéo illustrant l’action ultra-rapide du venin de cette vipère du sous-continent indien, lorsqu’il entre en contact avec du sang ;
une grue soulevant une grue soulevant une grue… soulevant une grue : mise en abyme orchestrée par le fabricant allemand d’engins de constructions et de machines-outils Liebherr, afin de prouver la fiabilité des grues mobiles sortant de ses usines ;
des jambes robotiques « biologiquement exactes », mises au point par des chercheurs de l’université de l’Arizona, afin d’explorer plus avant les processus impliqués dans la locomotion humaine ;
vidéo vintage : comment donner l’impression de réveiller un volcan, simplement avec un (gros) sac poubelle ? L’Erta Ale, volcan bouclier éthiopien situé dans la vallée du grand rift, riche en volcans, sert ici de cobaye ;
le gadget (inutile?) de la semaine : « Yellow Jacket iPhone », le premier étui pour iPhone… avec pistolet à impulsion électrique intégré ;
en bonus : « Blue Marble 2012 », photo de la Terre en très haute définition prise par le satellite américain Suomi NPP. Les Russes ne sont pas en reste, prenant une photo très haute définition de la Terre… toutes les trente minutes.
« Mantabot », le robot qui imite le mouvement d’une raie manta :
Pour débuter cette vingt-neuvième revue du web, voici « Mantabot » un robot ressemblant et imitant le mouvement d’une raie manta ou d’une raie pastenague pour pouvoir se déplacer sous l’eau. Le robot a été mis au point par une équipe de chercheurs et d’ingénieurs de l’université de Virginie, basée à Charlottesville. Le projet, initié par le professeur Hilary Bart-Smith, enseignant la mécanique et l’ingénierie aérospatiale dans cette université américaine, est fascinant à plus d’un titre.
L’équipe de scientifiques s’est fixée pour but de réussir à imiter les remarquables mouvements empreints de puissance et de grâce de ces poissons, à l’aide d’un robot qui en imite tout d’abord la forme caractéristique, un large corps plat muni de deux grandes « ailes », les nageoires pectorales. La forme du corps de la raie est un élément primordial dans le mouvement de celle-ci. « Les raies sont de merveilleux exemples d’optimisation mécanique réalisée par la Nature », explique le professeur Hilary Bart-Smith. Les raies sont de fantastiques et gracieux nageurs, sachant conserver leur énergie en parvenant à planer sur de très longues distances, une fois l’impulsion donnée.
« Nous en étudions un spécimen de très près, afin de mieux décoder cette magnifique nage, et nous espérons encore améliorer notre prototype. », continue Hilary Bart-Smith. Moulé directement sur le corps d’une raie de type « Rhinoptera Bonasus », le prototype est constitué d’un assemblage de silicone et de polymère. Les scientifiques ne se sont pas contentés d’observer l’animal pour en comprendre parfaitement les mouvements, ils ont aussi dû… disséquer un de ces majestueux poissons.
La raie robotique est capable de nager, de tourner, d’accélérer tout comme de planer gracieusement dans un battement d’ailes presque totalement silencieux. Le contrôle du prototype se fait à l’aide d’une console et d’un ordinateur, de manière relativement simple. Le but – avoué – du professeur Hilary Bart-Smith ainsi que de son équipe d’ingénieurs est de parvenir à une propulsion optimale et silencieuse, pour une consommation d’énergie minimale.
Les applications de ce robot sont extrêmement nombreuses et variées, selon les dires même des chercheurs derrière le projet « Mantabot » : la raie robotique pourrait tout d’abord servir à collecter des informations sur son environnement pour la communauté scientifique. Comme souvent, les applications militaires n’ont pas échappé à certains, voyant le prototype comme un possible outil de surveillance en territoire « ennemi ». Il pourrait enfin, si on en modifie les dimensions – en augmentant ou en réduisant la taille de la raie robotique – servir de plate-forme pour des instruments de mesure.
« Mantabot » est un exemple de plus parmi d’autres laissant entrevoir un avenir très prometteur à l’ingénierie bio-mécanique.
Le venin de la vipère de Russell, dangereux ?
Son petit nom : « daboia russelii » ou vipère de Russell. Ce serpent, dont l’habitat naturel se trouve partagé entre le Pakistan, l’Inde, le Sri Lanka et le Bangladesh, pouvant dépasser le mètre soixante de longueur, fait partie du terrifiant « Big Four », les quatre espèces de serpents venimeux responsables du plus grand nombre de décès par morsures de serpents en Asie du Sud (avec le cobra indien – le fameux « naja naja » -, le bongare indien et l’échide carénée).
Pour illustrer les effets dévastateurs du venin de ce serpent sur un organisme après inoculation, un journaliste collecta un échantillon de celui-ci à partir des solénoglyphes de la vipère (ses deux longs crochets mobiles) afin de le mettre en présence d’un autre échantillon, cette fois-ci du sang de souris. La réaction, impressionnante, ne se fait pas attendre : l’échantillon de sang coagule en seulement quelques secondes, laissant apparaître une gelée de sang dans la boite de Pétri.
Ces « moissonneurs de venin » collectent celui-ci pour son prix extrêmement élevé à la revente (plus élevé que le cours de l’or), notamment lorsqu’il est vendu en poudre. Bien que ce venin coagule très efficacement le sang des rongeurs, les effets sur le sang humain sont tout autres bien que tout aussi dévastateurs : le sang humain se liquéfie au point de provoquer des saignements à partir de toutes les zones dont la vascularisation est très proche de la peau (gencives, yeux…).
La récolte du venin de serpent sert généralement deux objectifs bien distincts : la recherche en pharmacologie et le développement de produits cosmétiques. Les nombreuses toxines et enzymes présentes dans les différents venins de serpent – les protéases, la hyaluronidase (qui augmente la perméabilité des tissus, facilitant la propagation du venin), les phospholipases et les phosphatases – ont des propriétés qui peuvent être exploitées dans ces deux domaines. Certains venins sont utilisés dans la lutte contre le cancer, d’autres entrent même dans la composition de certains médicaments : le Captotril, médicament contre l’hypertension, contenant du téprotide extrait du venin d’un serpent d’Amérique du sud, le Bothropoides jararaca ; le Tirofiban, médicament soignant l’angine de poitrine, dont le principe actif est extrait du venin d’un vipéridé asiatique, l’Echis carinatus.
Une grue soulevant une grue soulevant une grue soulevant… une grue
Le fabricant allemand d’engins de constructions et de machines-outils Liebherr, pour prouver la fiabilité des grues mobiles sortant de ses usines, et ce quelleque soient leursdimensions, a décidé de mettre les petits plats dans les grands. Rien de tel, pour ce faire, qu’une mise en abyme avec une grue gigantesque soulevant une grue non moins grande, soulevant une grue plus petite qui elle, soulève un jouet… qui n’est autre qu’une réplique de grue ! L’opération se fait étape par étape, la plus petite des grues étant arrachée du sol par une seconde grue. Cette seconde grue est elle-même tirée du sol par le modèle suivant, toujours plus grand. La dernière (et plus grande) des grues finit par soulever l’ensemble, sans réelles difficultés, malgré le poids et la longueur de l’ensemble. La vidéo, bien qu’intéressante, connaît quelque longueurs, n’hesitez pas àsauter quelques passages.
La plus grande des grues mobiles du constructeur allemand, le modèle « LTM 11200-9.1 », est un monstre de métal:c’est ni plus ni moins que la plus puissante grue télescopique présente sur le marché.Elle possede uneflèche télescopique composée de huit parties lui permettant un allongement maximal de 100 mètres, est la plus longue au monde. Sa capacité de charge est de 1200 tonnes, pour une portée de 2,5 mètres.
Il existe deux types de grues mobiles, dont les utilisations peuvent différer grandement : les grues mobiles à flèche télescopique et les grues mobiles à flèche en treillis. Elles peuvent, au choix, être montées sur châssis mobile ou montées sur châssis chenilles, pour un emploi mixte route / hors route sur les chantiers du monde entier.
Le constructeur allemand avait innové en fin d’année dernière, laissant sortir de ces usines une flèche à treillis s’élevant à une hauteur exceptionnelle : 150 mètres de hauteur, la partie inférieure de la flèche en treillis étant constituée d’une « double-flèche » parallèle, qui se transforme en simple flèche au niveau de la partie supérieure. Cette flèche innovante permettrait ni plus ni moins qu’une augmentation de la capacité de levage de plus de 50 %, car elle optimiserait la stabilité en direction de la charge, mais aussi latéralement.
Jambes robotiques « biologiquement exactes »
Mise au point par un groupe de chercheurs de l’Université d’Arizona, voici une paire de jambes présentées comme « biologiquement exactes », imitant les fonctions et les mouvements de vraies jambes humaines. Ce jeu de jambes robotiques présente des versions simplifiées des réseaux neuronaux, de l’appareil locomoteur et du système de réponses sensorielles humain.
Le but à atteindre ici par l’équipe de chercheurs est de recréer une démarche humaine la plus naturelle possible, « dans un souci d’exactitude sans précèdent, pour mieux cerner les processus impliqués lorsqu’un humain marche, et trouver une réponse à la question : comment les humains apprennent-ils à marcher ? ». Une fois leur but atteint, ces connaissances pourraient, selon les chercheurs, aider certains patients blessés à la colonne vertébrale à marcher de nouveau.
L’un des éléments clés de la démarche humaine est le réseau locomoteur spinal (« central pattern generator », CPG en anglais), réseau neuronal se trouvant dans la moelle épinière qui, une fois activé par le cortex moteur, permet de générer et de contrôler les signaux rythmiques musculaires responsables de l’activité motrice d’un sujet.
Vintage : réveiller un volcan… avec un sac poubelle :
La chute d’un être humain dans un lac de lave pourrait-elle provoquer une éruption ? Un être humain peut-il se « noyer » ou tout du moins s’enfoncer suffisamment dans un lac de lave ? Un groupe de chercheurs, dont le campement de base se trouvait près du volcan Erta Ale, en Éthiopie, décida de tester la susceptibilité de celui-ci en y jetant un sac poubelle. D’une trentaine de kilos, respectant approximativement les dimensions d’un cube d’une soixantaine de centimètres de côté, ces restes organiques ne présentent que peu de similitudes avec un être humain, mais le test tient. La chute, de près de 80 mètres, brise l’équilibre apparent du lac de lave, le volcan donne l’impression de se réveiller, peu à peu, la croûte solidifiée de lave se rompt et la lave liquide gagne du terrain en même temps que l’activité semble reprendre.
Alors qu’une partie de la communauté scientifique estime que la très grande densité de la lave empêcherait un homme de s’y enfoncer, la vidéo semble prouver le contraire. Le retour apparent de l’activité du lac de lave, un temps perçu comme la réaction entre l’eau contenue dans les déchets organiques contenus dans la poubelle et la lave (comme lors d’une éruption phréatomagmatique, rencontre explosive entre le magma ascendant et de l’eau superficielle, par exemple celle d’un cours d’eau, d’un lac ou encore d’une nappe phréatique), semble être plutôt dû à la perte de l’équilibre établi au niveau du lac de lave, le percement de la croûte permettant à nouveau la libre circulation et la remontée des gaz volcaniques.
La vallée du grand rift :
Niché en plein « berceau de l’humanité », l’Erta Ale est un volcan se trouvant au nord de la vallée du grand rift, zone d’extension intracontinentale coupant la Corne de l’Afrique en deux parties (la plaque tectonique nubienne, à l’ouest, qui s’éloigne petit à petit de la plaque somalienne, à l’est), s’étendant du sud de la mer Rouge au fleuve Zambèze sur un peu plus de 6000 kilomètres de longueur, d’une largeur d’environ quarante à près d’une soixantaine de kilomètres, pour une profondeur pouvant aller de quelques centaines de mètres à plusieurs milliers de mètres par endroits.
La vallée du grand rift connaît une activité volcanique intense de par sa position privilégiée sur la zone de fracturation : on y trouve – entre autres – le mont Kibo, dans le célébrissime massif du Kilimandjaro, très haut volcan éteint culminant à 5892 mètres, situé en Tanzanie et doté d’un glacier, symbole du pays ; le mont Kenya, volcan rouge aux mêmes caractéristiques, fierté nationale du Kenya dont les plus hautes cimes culminent à pres de 5200 mètres d’altitude ; le Dallol, site volcanique exceptionnel de l’Afar, au nord de l’Éthiopie, où les terrasses calcaires côtoient une multitude de petits geysers, des lacs acides ainsi que des étendues de sel et de souffre, l’ensemble se situant à plus d’une centaine de mètres en dessous du niveau de la mer ; l’Ol Doinyo Lengai, volcan tanzanien rejetant de la carbonatite, une lave fluide exceptionnelle qui blanchit en se refroidissant, créant des cônes de basalte blanc suintant de la carbonatite en libérant une épaisse fumée grise dans la caldeira du cratère ; et enfin, l’Erta Ale, volcan bouclier effusif à l’activité intense, situé en Éthiopie.
Éruption du volcan Ol Doinyo Lengai
Éclairages sur le volcan Erta Ale :
L’Erta Ale (« montagne fumante » en dialecte afar) est un volcan bouclier se trouvant dans la dépression Danakil, au nord de la vallée du grand rift, en plein pays Afar, au nord de l’Éthiopie. Un volcan bouclier est à la fois un volcan effusif et une très grande structure pouvant facilement atteindre plusieurs dizaines de kilomètres de diamètre, caractérisépar des pentes plutôt douces (autour de 12°), dont la formation est le résultat de l’empilement de nombreuses coulées successives de lave basaltique et fluide. Culminant timidement à 613 mètres d’altitude, l’Erta Ale possède une caldeira à son sommet accueillant deux cratères, ainsi qu’épisodiquement des lacs de lave. Sa lave est basaltique, faiblement gazéifiée, et les roches affleurantes peuvent être vieilles de plus d’un million d’années.
Le gadget (inutile ?) de la semaine : « Yellow Jacket iPhone », le premier étui pour iPhone avec pistolet à impulsion électrique intégré
Pour conclure cette vingt-neuvième revue du web, rien de tel que le gadget (inutile?) de la semaine : « Yellow Jacket iPhone » est le premier étui de protection destiné aux iPhones comprenant… un pistolet à impulsion électrique intégré. S’inspirant d’une récente histoire de braquage lui étant arrivé, l’ayant laissé selon ses dires « traumatisé à vie », et dans une veine très américaine de self-défense, Seth Froom a pris la décision de devenir maître de son destin à l’aide de son nouveau joujou incapacitant.
Destiné aux jeunes filles comme aux cadres dynamiques, en passant par la mère de famille faisant ses courses tard le soir, « Yellow Jacket iPhone » n’offre pas seulement une arme de défense délivrant une décharge de près de 650 000 volts, supposément non-létale, ainsi que la protection « anti-choc » dudit téléphone à l’aide du hardcase : cet étui offre également près de vingt heures d’autonomie supplémentaires en mode veille. Reste la question de la sécurité : en dehors des controverses concernant la dangerosité de telles armes, rappelons nous qu’un téléphone se trouve très régulièrement… près de notre tête. Alors, qu’il y ait un dispositif de sécurité ou non…
N’ayant réussi à réunir qu’une quinzaine de milliers de dollars sur les 100 000 dollars attendus, le joujou de Seth Froom, dont le prix escompté serait de 125 dollars, est toutefois encore loin d’inonder le marché.
L’entrepreneur américain n’est pourtant pas le premier à avoir eu l’idée d’associer smartphone et arme d’autodéfense : « Smartguard », présenté comme un étui smartphone chic et à la mode, intègre un espace pour une bombe lacrymogène au piment rouge ; les Américains de Tiger Security font encore plus fort, avec un faux iPhone, camouflant en réalité… un pistolet à impulsion électrique. Vous avez dit absurde ?
Bonus : « Blue Marble 2012 », photo de la Terre en HD
En bonus de cette revue, voici une photo publiée par la NASA, baptisée « Blue Marble 2012 », fruit de plusieurs passages du nouveau satellite météorologique et d’observation Suomi NPP, le 4 janvier dernier, satellite lancé plus de deux mois plus tôt à partir de la base militaire de Vanderberg, en Californie. Les photos ont été prises par le VIIRS (« Visible Infrared Imaging Radiometer Suite »), un radiomètre vingt-deux bandes, mesurant l’intensité du flux de rayonnement magnétique, et permettant donc de collecter aussi bien la lumière visible que les infrarouges. Le radiomètre de Suomi Npp sert, entre autres à la surveillance et à l’observation des feux de forets, l’observation du mouvement des glaciers ainsi que d’autres changements terrestres tangibles.
Les Russes ne sont pas en reste : leur dernier satellite météorologique, Elektro-L, en orbite géostationnaire depuis le début de l’année 2011, prend une image de notre belle planète bleue toutes les demi-heures, avec une résolution de… 121 millions de pixels.
Développé par l’entreprise russe de construction de matériel spatial NPO S. A. Lavotchkine, pour la FKA (l’agence spatiale fédérale russe), Elektro-L est le premier satellite météorologique russe opérant avec succès en orbite géostationnaire, et est le deuxième satellite météorologique russe opérationnel. Du haut de ses 1620 kilogrammes, le satellite russe a été conçu pour fonctionner autour d’une dizaine d’années. Il peut fournir des images de la Terre en collectant à la fois la lumière visible et les infrarouges, tout comme son homologue américain, Suomi NPP. Il fournit des données cruciales pour l’étude du changement climatique ainsi que pour la surveillance des océans, en sus de son rôle premier de satellite météorologique.
La consommation électrique du satellite, de l’ordre de 700 Watts, est couverte par ses panneaux solaires, fournissant près de 1,7 kilowatt. Bien qu’il soit conçu pour fournir des photos de notre belle planète toutes les trente minutes, l’intervalle peut être toutefois raccourci à une dizaine de minutes en cas d’extrême nécessité.
Impossible en effet pour leur utilisateur de tracer ses propres figures. Et jusqu’à présent, relever ce défi semblait impossible. Car si l’oeil peut suivre très efficacement un objet qui se déplace, il n’est pas capable de réaliser des mouvements lisses et réguliers devant un arrière-plan statique. D’où l’idée de Jean Lorenceau, chercheur CNRS au sein du Centre de recherche de l’Institut du Cerveau et de la Moelle Epinière (CNRS/UPMC/INSERM) d’utiliser une illusion visuelle connue depuis les années 70, la reverse-phi, qui n’avait encore jamais trouvé d’application, pour obtenir de l’oeil des trajectoires lisses.
Cette illusion se produit lorsque, sur un écran, s’affichent quelques centaines de disques dont la luminance varie au cours du temps à une fréquence d’environ 10-15 Hertz. Lorsqu’un sujet déplace alors son regard sur ce fond clignotant, il a la nette impression que les disques se déplacent avec le mouvement de ses yeux. Puisque l’oeil humain est capable de suivre avec précision des objets qui bougent, le déplacement illusoire des disques induit par le mouvement donne à ceux-ci une sorte d’appui mouvant qui va leur permettre de réaliser des trajectoires régulières et non saccadées.
En associant un oculomètre qui enregistre les mouvements de l’oeil de l’utilisateur et un logiciel permettant de les visualiser sur un écran, Jean Lorenceau a donc conçu un dispositif grâce auquel il est possible de tracer des lettres avec les yeux. Seules deux à quatre sessions d’entraînement, d’une trentaine de minutes chacune, sont nécessaires à un utilisateur pour parvenir à maîtriser les mouvements de ses yeux.
Les tests réalisés ont montré qu’après avoir appris à percevoir le mouvement reverse-phi, l’utilisateur finit par véritablement s’accrocher à ce mouvement, un peu comme un surfer le fait avec la vague. Bien entraînée, une personne utilisant ce dispositif peut écrire à la même vitesse qu’avec sa main, d’autant plus que l’entraînement finit par faire émerger des automatismes qui facilitent l’exercice et le rendent moins fatiguant.
Prochaine étape, proposer ce dispositif à des personnes atteintes d’une sclérose latérale amyotrophique. Mais à plus long terme, Jean Lorenceau estime que ce système pourrait servir à l’entraînement des pilotes, des chirurgiens, des sportifs, voire des artistes, et permettre de concevoir des systèmes de sécurité basés sur la reconnaissance de mouvements oculaires.
Soulagement ou déception ? On hésite car l’expérience menée au CERN qui mesurait des neutrinos plus rapides que les photons venait défier la théorie d’Einstein, ce qui avouons-le, était très excitant. D’ailleurs, les chercheurs du Cern avaient mis à disposition leurs résultats, de façon à ce que la communauté scientifique les vérifie. Mais la révolution n’aura pas lieu puisque les scientifiques du CERN ont trouvé deux erreurs faussant leur mesure.
Certains avaient pointé du doigt dès février un problème de synchronisation entre le GPS et un ordinateur. Le responsable ? Un câble défectueux. Mais pas n’importe quel câble bien sûr, celui assurant la synchronisation optique des horloges. À cause de lui, le temps de parcours des neutrinos était raccourci de 74 ns.
À cela venait s’ajouter un problème sur l’horloge de précision qui était faussée de 15 ns. D’où un décalage de 59 ns, qui correspond à l’excès de vitesse des neutrinos de 60 milliardièmes de seconde mesurés en septembre dernier. Finalement, ces deux erreurs expérimentales corrigées, la vitesse des neutrinos a pu être à nouveau mesurée et cette fois, sans surprise, les résultats sont ceux attendus, c’est-à-dire compatibles avec la théorie de la relativité. Einstein peut dormir sur ses deux oreilles.
A l’occasion de la NIweek 2012, qui se tient depuis le 6 août à Austin (Texas), National Instruments a présenté la nouvelle version de son logiciel phare, LabVIEW 2012. Mais, comme chaque année à NIweek, les innovations sont nombreuses. Et cette année ne déroge pas à la règle. Parmi tous les nouveaux produits présentés, le VST (transcepteur de signaux vectoriel) est clairement le plus attendu.
Présenté en grandes pompes par Charles Schroeder, director of test marketing chez National Instruments (voir ci-dessous), le VST est présenté par National Instruments comme révolutionnaire et voué à redéfinir l’instrumentation.
En effet, l’appareil représente une nouvelle classe d’instrument combinant un générateur de signaux vectoriels (VSG) et un analyseur de signaux vectoriels (VSA) avec le contrôle et le traitement de signaux temps réel basés FPGA, programmables par l’utilisateur.
VST : les caractéristiques
Couverture fréquentielle jusqu’à 6 GHz et 80 MHz de bande passante RF instantanée
Performances maximales pour tester les toutes dernières normes de communication sans fil comme les 802.11ac et LTE
Mesures 10 fois plus rapides qu’avec des solutions classiques
Peut remplacer plusieurs instruments traditionnels pour une fraction du prix et de l’emplacement occupé
Repose sur la technologie FPGA programmable avec LabVIEW
Supporte facilement des configurations MIMO (multiple input, multiple output) ou le test parallèle dans un seul et unique châssis PXI
Docteur James Truchard, co-président, PDG et co-fondateur de National Instruments, a comparé la sortie du VST à celle de LabVIeW, le logiciel qui a fait le succès de NI, en 1986 : « Il y a 25 ans de cela, NI redéfinissait l’instrumentation avec le logiciel de conception de systèmes LabVIEW, et aujourd’hui nous récidivons avec notre transcepteur de signaux vectoriel.
En fondant notre société, nous savions que le logiciel allait jouer un rôle essentiel dans l’instrumentation. Aujourd’hui, nous pouvons constater que LabVIEW révolutionne la façon dont les ingénieurs abordent la conception et le test RF.
VST, les points essentiels :
RF NI PXIe-5644R, premier instrument conçu de façon logicielle, combine un générateur de signaux vectoriel et un analyseur de signaux vectoriel avec un FPGA programmable par l’utilisateur, dans un seul et unique instrument modulaire PXI.
Les ingénieurs peuvent transformer le transcepteur de signaux vectoriel en un nouvel instrument ou enrichir ses fonctionnalités existantes en utilisant le logiciel de conception de systèmes NI LabVIEW.
Le nouveau VST est idéal pour tester les toutes dernières normes de communication cellulaires et sans fil comme les 802.11ac et LTE.
LabVIEW 2012, toujours plus performant
Outre la présentation du VST, c’est également, évidemment, la nouvelle version de LabvIEW 2012 qui était au centre de toutes les attentions. Présenté lors du « key note » le 6 août devant plus de 2000 personnes (voir photo), LabVIEW 2012 ne devrait pas décevoir les fans (et ils sont nombreux) du logiciel.
Concrètement, la version 2012 du logiciel de conception de systèmes conçu pour les ingénieurs et les scientifiques suggère des architectures d’application afin de gagner du temps – encore et toujours – et garantir l’évolutivité et la réduction des coûts de maintenance.
Aussi, LabVIEW 2012 inclut des améliorations apportées au niveau de la stabilité et de l’environnement. Ces améliorations, directement proposées par les utilisateurs, ont un but, qui résume la raison d’être de LabVIEW : améliorer la productivité.
Dernière spécification à retenir, LabVIEW 2012 supporte une quantité importante de nouveaux produits matériels, fruit de la volonté de la marque américaine d’enrichir la capacité de ses plates-formes et de permettre la création de systèmes à la pointe de la technologie.
James Truchard, alias « Docteur T », est revenu sur les nouveautés de son « bébé » : « Si construire rapidement un système est important, il est tout aussi important de le construire correctement, ce qui sous-entend la mise en oeuvre d’architectures cohérentes et de pratiques de développement éprouvées. Les nouvelles fonctionnalités et ressources proposées dans LabVIEW 2012 préconisent des pratiques de développement pour aider nos clients à obtenir des systèmes performants et de grande qualité en un minimum de temps, réduisant d’autant les coûts de développement et de maintenance ».
Au-delà des ces deux innovations majeures de NIweek 2012, des utilisateurs des produits National Instruments et les ingénieurs de la marque profitent de l’occasion, invités par National Instruments, pour présenter des innovations conçues à partir des produits NI.
Plus spectaculaires les unes que les autres, et démontrant notamment le champ de possibilités infini qu’offre un logiciel comme LabVIEW, ces innovations feront l’objet d’un prochain article, à paraître dans la Veille Actualité.
2.5 millions de dollars. Voilà le budget alloué à la NASA pour fabriquer un robot capable d’aller sur Mars et d’y chercher toute trace de vie. Pour réussir cette mission ambitieuse, le rover de 900 kg avait besoin d’un outil capable d’analyser la roche martienne. Cocorico ! C’est un instrument français, ChemCam (Chemical Camera), qui a été choisi.
Basé sur la technologie LIBS (Laser Induced Breakdown Spectroscopy), ChemCam permet une analyse élémentaire des roches et des sols à distance. L’utilisation de la technologie optique se révèle précieuse puisqu’elle permet d’analyser un matériau, une poudre ou un liquide situé jusqu’à 9 mètres de distance. Cela présente l’avantage de travailler sans avoir à déplacer le robot, limitant les risques d’endommagement.
Le laser embarqué sur ChemCam permet ainsi de viser une cible située à moins de neuf mètres, d’y envoyer un faisceau laser pulsé de 1 GW/cm² puis de collecter la lumière émise par le plasma généré pour une analyse spectrale sur une gamme de 250 à 800 nm. Les spectromètres indiquent alors quels éléments sont présents et en quelle quantité.
Si le procédé employé est utilisé depuis longtemps, notamment dans le domaine du nucléaire, c’est la première fois qu’il sert dans le spatial. ChemCam occupe une place de choix dans la mission Mars Science Laboratory (MSL), et pas seulement parce qu’il trône au sommet du mât fixé à l’avant de Curiosity, mais bel et bien parce que ses analyses seront déterminantes pour détecter toute trace de vie.
L’amélioration continue induit nécessairement une remise en question. En effet, vouloir progresser demande de se remettre en question constamment, de se dire qu’il n’y a pas de fatalité et que l’on peut toujours améliorer les choses.
Pour développer un tel état d’esprit dans l’entreprise, la direction doit se montrer exemplaire et démontrer une réelle volonté à satisfaire les clients et à vouloir s’améliorer.
Nous prendrons l’exemple d’une petite entreprise spécialisée dans la fabrication d’équipements agricoles. Cette dernière souhaite être certifiée pour pouvoir attaquer des grands comptes institutionnels. Lors de ma première visite j’arrive dans un climat tendu, où tout le monde s’agite et où le patron crie à tue-tête : « ils m’emmerdent ces clients ! Ils ne comprennent rien à rien ! ».
Je profite donc de cette « aubaine » pour rebondir sur le principe de l’orientation client et demande au patron qu’il m’explique le problème en question. « Le problème ? Je vais vous l’expliquer ! C’est le client ! Il vient de nous envoyer une réclamation car 8 équipements sur les 20 que nous lui avons envoyés ne fonctionnent pas ». Je lui demande alors comment ces équipements ont été contrôlés. « Ils ne l’ont pas été car le client ne veut pas payer les contrôles ». Je lui précise que la norme attend que les produits soient livrés au client une fois l’exécution satisfaisante des dispositions planifiées et notamment des contrôles libératoires. Que le client paye ou non les contrôles finaux, l’entreprise ne peut pas livrer un produit sans s’être assurée de la conformité (aux critères d’acceptation) de ce qu’elle livre. D’autant qu’au-delà de la norme, il s’agit de pur bon sens. Propos auxquels il me répond un brin agacé : « dans un livre, ce que vous dites parait évident, dans la réalité, ça l’est beaucoup moins !! ». Voilà un propos illustrant à merveille le fameux principe du « chez nous c’est particulier ». Je lui ai donc rappelé que la norme est le fruit d’un consensus international de plus de 170 pays et que par conséquent ses exigences sont applicables à toutes les entreprises, même à celles qui se pensent uniques.
Une fois ce rappel effectué, je cherche donc à comprendre ce que va lui coûter cette réclamation. « Combien cela va me coûter ? Cher ! Les équipements sont en partie sous-traités en Chine, si je dois en reprendre 8, je vais manger toute la marge !!! ». Je lui demande alors combien de temps il lui aurait fallu pour réaliser un contrôle unitaire de ces équipements. « Une demi-heure par équipement ! Auquel il faut ajouter le temps de conception des outils de test ». Faisant un rapide calcul à raison d’un salaire horaire chargé de 30 €, je lui fais remarquer que la mise en place des contrôles aurait couté 300 € pour réaliser un contrôle unitaire et 200 € pour la conception du banc de test. Je lui demande alors d’estimer combien il va perdre du l’affaire. « Attendez, je vends 700 € l’équipement, il me coûte 400 € à fabriquer, en refaire 8… euh… A peu près 3000 € ! ». Donc pour avoir voulu économiser 500 €, cela vous a finalement couté 3000 €. « Effectivement », répondit-il désespéré.
A mon deuxième rendez-vous, j’arrive à 14 heures, le patron et son équipe d’encadrement, reviennent du déjeuner à 14h35. Passons sur l’exemplarité en termes de ponctualité. Mais là n’est pas le seul problème de cette deuxième intervention. Au bout de quelques minutes où nous examinions l’avancement des travaux réalisés depuis ma dernière venue, un salarié de la production arrive la tête basse, en expliquant qu’il avait endommagé un équipement en voulant le nettoyer. Le patron sors littéralement de ses gonds : « Mais p*****, tu es vraiment un bourrin, tu fais attention à rien. Tu as 10 équipements à faire et tu trouves le moyen d’en casser un ! Comment on va faire ? P***** !!! ».
Une fois l’orage et l’avalanche de jurons passés, je prends le patron à part pour évoquer cet incident. Je lui demande, selon lui, pourquoi c’est arrivé. « Pourquoi ? Parce que c’est un âne, qu’il se fiche de tout. Je leur fournis les moyens, les outils, le temps et ils trouvent le moyen de saloper le travail. J’en ai marre, je vous le dis, je vais arrêter la production ici et faire faire les machines en Chine ! ». Il surenchérit : « les gens se plaignent de ne pas trouver du travail, mais quand ils en ont, ils gâchent tout, on ne peut pas leur faire confiance, il faut systématiquement être sur leur dos. Si c’est comme ça, je vire tout le monde, je fais le boulot moi-même et me paye 4 fois ce que gagne !! ».
Je lui demande alors si des instructions de nettoyage, orales ou documentées, sont en place. Si les personnes sont qualifiées pour la réalisation de certaines opérations telles que la soudure, le sertissage, le nettoyage, etc… « Vous rigolez ! C’est ça la qualité, tout écrire ? Moi j’embauche des gens qui savent faire ce pourquoi je les paye ! Un point c’est tout ! ». Je lui fais remarquer que la moyenne d’âge de ses salariés doit tourner autour des 25 ans et l’ancienneté moyenne dans l’entreprise est de 2 ans. Je lui explique que la démarche qualité devrait, outre l’obtention de la certification, lui permettre :
d’améliorer l’identification des compétences dont il a besoins,
d’optimiser la gestion des compétences de ses équipes,
d’améliorer les méthodes de travail pour :
éviter les problèmes en agissant sur leurs causes,
favoriser un environnement propice dans lequel les salariés évoluent sans stress,
Avec beaucoup de tact, j’essaye enfin de lui faire comprendre qu’être certifié, c’est vouloir progresser et que vouloir progresser c’est être ouvert d’esprit et bienveillant. Qu’il pourra aisément être certifié initialement mais que pour reconduire sa certification il devra démontrer que l’organisation est capable de s’améliorer. La finalité n’est pas d’être certifié, mais de déployer un outil de progrès. Je lui ai donc posé la question de confiance à savoir de réfléchir sur ce qu’il souhaite et qu’il revienne vers moi le jour où il sera vraiment décidé à faire de son système un réel outil de progrès en arrêtant de penser que la faute vient toujours des autres !
Moralité : pas d’implication de la direction + leadership incertain + pas de remise en question + peu de considération pour le personnel et les clients = facteur d’échec dans l’amélioration continue.
Par Jérémy Cicéro, responsable et auteur du Qualiblog
Jérémy CICÉRO
Jérémy Cicéro est consultant, formateur, et auditeur ICA pour le Qualipole Languedoc-Roussillon. Il est aussi formateur pour le Laboratoire National de Métrologie et d’Essai (LNE).
Ancien commercial puis responsable qualité dans les poids et mesures, il accompagne depuis plusieurs années les TPE et PME de la région Languedoc-Roussillon (tous secteurs d’activités) pour la mise en place et l’amélioration de leurs systèmes de management.
Il intervient également comme expert qualité sur le site Manager-Go! en répondant aux questions des internautes soucieux de comprendre les mécanismes de la qualité.
Pour aller plus loin :
Découvrez les fiches pratiques Techniques de l’Ingénieur :
Carlos Ghosn y croit, la voiture 100% électrique représente l’avenir. Et il se donne les moyens de ses ambitions puisqu’avant 2015 l’Alliance Renault-Nissan aura investi 4 milliards d’euros dans le programme électrique, prévoyant la vente cumulée de 1 500 000 véhicules électriques à l’horizon 2016 ! Des prévisions très optimistes que les autres constructeurs ne partagent pas.
D’autant qu’actuellement la proportion des véhicules électriques flirte péniblement avec le 1% de part de marché.
Récemment, la marque au losange s’est même affranchie de l’aide de l’Etat. Le Fonds Stratégique d’Investissement devait mettre sur la table 125 millions dans la construction de l’usine de Flins dédiée à la construction de batteries, Renault 125 millions et le CEA 5 millions.
L’accord tripartite est donc devenu bipartite, le CEA maintenant son partenariat. L’usine de Flins devrait rentrer en activité seulement fin 2015.
Prendre en compte les dernières innovations technologiques
En cause de ce retard, des évolutions technologiques rapides qui obligent Renault à ajuster son projet de façon à lancer la fabrication en tenant compte des dernières innovations. Les batteries concernées sont les mêmes que celles qui équipent la Leaf de Nissan.
En France, le marché de l’électrique est dominé par Bolloré et sa Bluecar mais Renault compte bien rapidement le détrôner grâce à sa gamme de 4 véhicules électriques : Kangoo Z.E., Fluence Z.E. (équipées de batteries AESC, joint-venture entre Nissan et NEC), Twizy et ZOE (équipées de batteries LG Chem).
Le marché de l’électrique pourra bénéficier de l’aide de l’Etat qui a révélé un plan de soutien à la filière automobile massivement tourné vers l’électrique. Des aides financières certes, mais surtout un déploiement accéléré des bornes de recharge, condition sine qua non à l’essor des véhicules propres.
Plutôt que de tenter d’expliquer à l’opinion et de définir des terrains de convergence admissibles par tous au sujet de l’exploitation des gaz et des huiles de schiste, les acteurs principaux ont choisi dès le début de s’étriper. Qu’il s’agisse des pourfendeurs invétérés de cette ressource énergique ou de ses thuriféraires les plus motivés, le registre communicant adopté se résume pour les deux parties à un ring argumentaire où tous les coups sont permis pourvu que l’impact frappe le corps sociétal au détriment de l’autre. Dans ce combat de catch sans merci, la peur et/ou la manipulation ne sont jamais très éloignées pour gagner les soutiens des autres parties prenantes concernées.
Gaz de schiste : ami ou ennemi ?
Avant de passer au crible les tactiques communicantes en présence, il convient de se pencher quelques instants sur le gaz de schiste. Certains y voient le relais idéal pour compenser la diminution inéluctable des réserves pétrolifères et acquérir une indépendance énergétique accrue envers les pays producteurs de pétrole. D’autres au contraire admonestent à tour de bras cet hydrocarbure non conventionnel en le qualifiant de gravement polluant lors de son extraction souterraine et entraînant des problèmes de santé pour les populations avoisinantes.
Alors entre fantasme et factuel, qu’en est-il exactement ? Le gaz de schiste et l’huile de schiste sont en fait des hydrocarbures piégés dans des roches sédimentaires argileuses imperméables et compactes, souvent situées entre 1 et 3 kilomètres de profondeur. Conséquence : l’atteinte de ces poches nécessite des forages puissants qui fracturent la roche en injectant de l’eau et des produits chimiques à haute pression pour récupérer ensuite les gaz et les huiles de schiste.
Ce n’est que depuis le début du 21ème siècle que les progrès techniques du forage ont permis d’envisager une exploitation industrielle rentable de cette ressource énergétique. Aujourd’hui, ce gaz est aujourd’hui extrait en grande quantité aux États-Unis où il représente 12 % de la production locale de gaz contre seulement 1 % en 2000 (1). En Europe et notamment en France, l’évaluation de ce type de ressources demeure encore embryonnaire même si les compagnies pétrolières poussent énormément pour accélérer la cadence et obtenir des permis d’exploitation de la part des autorités gouvernementales.
Depuis 2010, une virulente polémique agite tenants et opposants au gaz de schiste aux USA mais également en France. Là où d’aucuns dénoncent une atteinte inacceptable à l’environnement, d’autres brandissent l’argument de l’indépendance énergétique que ce gaz peut potentiellement procurer aux pays exploitant leur sous-sol. Ainsi, aux Etats-Unis, « la proportion de gaz de schistes pourrait atteindre 25% en 2030 permettant à ce pays d’être auto-suffisant, alors que des importations massives de gaz liquéfiés (GNL) transportés par bateau étaient envisagées », analyse l’IFP énergies nouvelles. En France, un document interne de Total cité par Les Échos estime que les gisements du sud de la France renfermeraient 2380 milliards de mètres cubes de gaz, soit cinquante ans de consommation nationale (2).
Il faut diaboliser le gaz de schiste
A la lumière de ces perspectives, les enjeux du gaz de schiste prennent évidemment une toute autre coloration stratégique à laquelle les protecteurs de l’environnement n’ont guère tardé à s’opposer avec pugnacité.
Principal cheval de bataille : l’impact écologique et sanitaire qu’entraîne la fracturation hydraulique de la roche pour capter les gaz et huiles de schiste. Le premier reproche tourne autour de la consommation excessive d’eau que l’IFP (3) évalue effectivement à environ 10 à 15 millions de litres (soit l’équivalent de 3 piscines olympiques,).
L’autre flèche décochée par les écologistes évoque de possibles transferts de substances chimiques dans les nappes phréatiques adjacentes à cause des produits utilisés par les entreprises pétrolières lors des forages. Des produits qui pourraient contaminer l’eau du robinet et véhiculer des éléments hautement cancérigènes pour les humains buvant l’eau.
C’est précisément cette technique d’extraction qui a conduit en 2010 Josh Fox, un réalisateur militant américain à produire un documentaire implacable sur les dangers supposés de l’exploitation du gaz de schiste. Intitulé « Gasland », le film est un impitoyable réquisitoire sur tous les effets pervers qu’une telle industrie est censée provoquer en aspirant les gaz de schiste souterrains. Un an durant, il est parti sur le terrain à la rencontre des habitants des zones où les compagnies pétrolières s’activent déjà pour récupérer le précieux hydrocarbure.
Plus qu’un long plaidoyer scientifique (bien que des experts ont été sollicités dans le film), Josh Fox s’attache avant tout à taper fort pour dénoncer les gaz de schiste. Il utilise en cela une technique de communication bien connue pour inciter les gens à modifier leur opinion en s’appuyant sur l’effet heuristique de l’image. En d’autres termes, le problème est dénoncé non par des points techniques contradictoires mais par des symboles chocs qui ont vocation à marquer les esprits et faire basculer les opinions.
A cet égard, « Gasland » comporte une scène mémorable qui a fait le tour du monde et proliféré dans les réseaux sociaux. Une scène où un habitant ouvre son robinet, allume un briquet juste au-dessous et déclenche aussitôt un hallucinant retour de flamme. Une scène à l’aune de la structure volontairement dramatique du film qui met en vis-à-vis des industriels froids et préoccupés par leur business et des citoyens lambda évoquant leurs symptômes maladifs depuis que l’exploitation a commencé dans leur région. Autant dire que le résultat est imparable pour quiconque regarde le film sans avoir de connaissance précise sur le sujet.
Le gaz de schiste contre-attaque
Face à l’écho enregistré par « Gasland », la réplique ne se fait guère attendre. Industriels et experts pointent notamment l’absence de corrélation concrète entre l’exploitation du gaz de schiste et les pathologies observées chez les témoins du film. Une journaliste du Financial Times, spécialiste des questions énergétiques, n’hésite d’ailleurs pas à critiquer (4) les faiblesses rhétoriques du documentaire et de la ligne argumentaire empruntée par Josh Fox.
Néanmoins, le doute est désormais instillé dans l’opinion publique d’autant que les entreprises concernées ne se distinguent guère par une communication prolixe et ouverte sur le sujet. Au contraire, elles préfèrent même pour réfuter les attaques adverses, recourir à des approches communicantes qui flirtent dangereusement avec la manipulation. Récemment, deux cas de tentatives de distorsion ont été ainsi dévoilés. Le premier cas concerne un rapport rendu public en février 2012. Réalisé par des chercheurs de l’Energy Institute l’université d’Austin au Texas, le document dédouane clairement le gaz et l’huile de schiste des conséquences sanitaires qui leur sont imputées.
(1) – Ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie – « Qu’est-ce que le gaz et l’huile de schiste ? » – 8 juin 2012
(2) – Béatrice Héraud – « Entre eldorado stratégique et risque environnemental » – Novethic.fr – 21 octobre 2010
(3) – Ibid.
Après avoir été reporter en presse écrite et en radio à la sortie de son école de journalisme (CELSA), Olivier s’est orienté vers la communication d’entreprise au sein de grandes entreprises internationales dans successivement le secteur pharmaceutique (Bœhringer Ingelheim), le secteur alimentaire (Nestlé Waters) et le secteur des technologies de l’information et de la communication (Ericsson & Google). Olivier compte plus de 20 ans d’expérience professionnelle en communication, relations presse et réseaux sociaux. Il anime en outre un blog personnel sur la communication, l’information, la réputation et la distorsion d’image : www.leblogducommunicant2-0.com. Il est l’auteur d’un essai intitulé « Journalistes, nous avons besoin de vous ! »
En 1996, les entreprises françaises consacraient 1,69 % de leur valeur ajoutée à des projets de recherche et développement, contre 1,65 % pour leurs homologues allemandes.
12 ans plus tard, la tendance s’est inversée : les investissements des entreprises tricolores ont cédé du terrain (1,47%), pendant que leurs voisines d’Outre Rhin ont redoublé d’efforts, avec 2,11% de leur valeur ajoutée affectée à la R&D.
Comment expliquer ce contraste ? Une étude publiée ce mois-ci par la direction générale de la compétitivité, de l’industrie et des services (DGCIS), qui dépend de Bercy, tente de cerner les causes du reflux français.
La France a « un positionnement sectoriel pénalisant »
Premier constat, l’Hexagone n’est pas un si mauvais élève. Quand elles investissent dans les secteurs stratégiques, les entreprises françaises le font dans des proportions substantielles. Dans les TIC, le transport et les machines électriques, elles consacrent même des parts plus importantes de leur valeur ajoutée à la R&D que leurs voisines allemandes.
Problème, leur surplus d’effort financier ne suffit pas à compenser la faible part de la France dans les secteurs-clés de la R&D, qui ne représentent plus que 4,5% du PIB français, contre 10% Outre-Rhin… « La France souffre d’un positionnement sectoriel de son économie pénalisant son intensité globale de R&D », note l’étude, évoquant même un « désengagement de l’industrie » dans l’économie nationale, au profit des services, moins pourvoyeurs de recherche et développement.
Succès des entreprises de taille intermédiaire en Allemagne
La structure des entreprises explique également cette différence avec l’Allemagne. Là encore, la France sauve l’honneur, car ses entreprises sont plus nombreuses à investir dans la R&D. La DGCIS en a recensé 250 000 en 2006, contre 200 000 en Allemagne. Le détail des chiffres montre que les PME françaises investissent d’ailleurs plus que leurs concurrentes d’Outre-Rhin.
Mais un décrochage opère pour les entreprises de taille intermédiaire, plus nombreuses en Allemagne. Les entreprises de plus de 1000 salariés ne représentent que 73% de l’intensité totale de R&D en France, souligne l’étude contre 82% en Allemagne. Un paysage économique qui conditionne également la force de frappe financière du secteur privé : les entreprises allemandes sont ainsi parvenues à investir 36 milliards d’euros dans la R&D en 2006, contre 14 milliards en France…
L’auteur anticipe enfin des conséquences commerciales défavorables pour l’Hexagone, car les entreprises de taille intermédiaire parviendraient plus facilement à introduire leurs produits innovants sur le marché que les petites PME.
La miniaturisation des lasers à semi-conducteurs mobilise de très nombreux chercheurs à travers le monde : elle semble en effet être l’une des nombreuses clefs permettant d’accéder à un univers de technologies photoniques plus rapides, plus petites et moins gourmandes en énergie. En première ligne, viennent les processeurs informatiques ultrarapides, les biocapteurs à haute sensibilité impliqués dans la détection, le traitement et l’étude des maladies, ainsi que la future génération des technologies de communication.
De tels appareils photoniques pourraient utiliser les nano-lasers pour générer des signaux optiques – et transmettre de l’information – et avoir ainsi le potentiel pour remplacer nos bons vieux circuits électroniques. Mais leur taille, ainsi que leur performance, ont longtemps été restreintes par la limite de diffraction tridimensionnelle.
Laser à semi-conducteur
Dans un article publié dans la célèbre revue américaine, Science, daté de cette semaine, un groupe de chercheurs de l’université du Texas, à Austin, épaulés par leurs confrères taïwanais et chinois, sont parvenus à développer un laser à semi-conducteur, présenté comme étant le plus petit au monde. Contrairement à un laser traditionnel, le milieu excité par le passage d’un courant électrique est ici constitué d’un semi-conducteur. Ne nécessitant pas de cavité optique, le résultat est alors un laser très compact, utilisé aussi bien dans les lecteurs de DVD que dans les pointeurs, utilisés encore comme excitateurs dans les lasers à impulsions ultracourtes.
« Le nanolaser que nous avons développé fait fi de la limite de diffraction tridimensionnelle », explique Chih-Kang « Ken » Shih, professeur de physique à l’université du Texas et responsable du projet. « Nous pensons que cette découverte peut avoir un large impact sur les nanotechnologies » ajoute-t-elle.
Lisse au niveau atomique
Le laser, émettant une lumière verdâtre, est composé de nitrure de gallium, un semi-conducteur à large bande interdite, partiellement couplé et « rempli » par un nitrure similaire, le nitrure de gallium indium, tout deux utilisés dans la fabrication des DEL. La nanotige ainsi formée est placée au dessus d’une fine couche isolante de silicone, elle-même couvrant un film d’argent, extrêmement lisse au niveau atomique.
C’est ce caractère lisse au niveau atomique qui conférerait au matériau ses qualités, permettant notamment de fabriquer des appareils photoniques ne perdant pas de plasmons, selon le professeur Shih qui aurait travaillé pendant une quinzaine d’années à perfectionner celui-ci. « Les structures atomiquement lisses sont fortement recommandées si l’on veut garder un faible niveau de perte d’informations », précise-t-elle encore.
« Grum » : ce nom, comme son alias « Tedroo » a déjà fait pâlir plus d’un informaticien. Pourtant, Grum s’était immiscé dans la vie quotidienne de bon nombre d’entre nous. En effet, Grum est un botnet, responsable de pas moins de 18 % du spam généré quotidiennement sur l’ensemble du réseau mondial, soit la bagatelle de près dix-huit milliards de spams envoyés chaque jour. Pourtant, le botnet Grum serait maintenant de l’histoire ancienne : après plus de quatre ans d’activité, il aurait été démantelé grâce aux efforts combinés de FireEye, société américaine de sécurité fournissant une protection contre les malwares, et de SpamHaus, organisation internationale traquant les spammeurs compulsifs.
Qu’est-ce qu’un botnet ?
Botnet est la concaténation de « bot », contraction de « robot », et du mot anglais signifiant réseau, « net ». C’est un réseau de bots informatiques, agents logiciels automatiques ou semi-automatiques interagissant avec des serveurs informatiques, envoyant des demandes à celui-ci comme le ferait un humain à travers un programme-client.
A l’aide d’un réseau de machines dites « zombies », ordinateurs infectés dont l’utilisateur a perdu le contrôle sans même s’en douter – le plus souvent par le biais d’un « cheval de Troie » – le pirate combine la puissance de frappes de chacune des machines dans le but d’envoyer du courrier indésirable, casser un mot de passe, effectuer des attaques de type « déni de service », ainsi que pour des opérations de « phishing ». Un très grand nombre de machines seraient infectées à l’insu des propriétaires, selon de nombreux spécialistes. Plus le réseau est grand, plus la force d’attaque est grande.
Coordination de FireEye et de SpamHaus
Grum est l’un des plus vieux botnets qui était encore en activité. Il sévissait depuis 2008 et a même été le botnet le plus prolifique, avant de tomber sous les coups de l’attaque coordonnée par FireEye et SpamHaus. Grum ne possédait plus que deux serveurs « maîtres », l’un situé en Russie, l’autre au Panama, points faibles de l’ensemble du système : si les serveurs maîtres sont simultanément mis hors ligne, le botnet n’a pas de système de sauvegarde. Lorsque les autorités panaméennes ont débranché le serveur sud-américain, le trafic fut redirigé vers de nouveau serveurs ukrainiens. Il aura alors suffi aux autorités russes et ukrainiennes de finir le travail, signant la mise à mort définitive de Grum.
La traque des botnets est longue et difficile. Un botnet viendra probablement prendre la place laissée vacante par Grum, sur les cendres encore chaudes d’un « acteur » historique d’internet.
Lors des sorties spatiales, les combinaisons des astronautes s’imprégneraient de particules à haute énergie. L’odeur de ces particules, mélangée aux molécules d’air des cabines spatiales serait loin d’être agréable. Et ce n’est pas peu dire si l’on en croit les anciens astronautes, qui utilisent les expressions de « steak brûlé », « métal chaud » ou encore « fumée de soudage » pour la caractériser.
Si les témoignages sur le sujet varient, l’odeur demeure déplaisante. Mais à cela rien de vraiment surprenant, lorsqu’on sait que les astronautes n’ont pas le droit de se doucher et que l’air circule en circuit fermé.
Dans ce contexte, la NASA tenterait de reproduire l’odeur de la station spatiale afin de faciliter l’acclimatation des futurs astronautes. Le chimiste Steve Pearce, à qui l’on a confié cette recherche, travaille actuellement dessus en tenant compte des descriptions olfactives d’astronautes ayant déjà séjourné au sein de la station MIR.
Malheureusement pour lui, sa tâche est rendue plus difficile par la fantaisie des témoignages et le caractère souvent indéfinissable des odeurs perçues. Le spécialiste persiste néanmoins et poursuit toujours ses recherches.
Très stimulant et percutant ouvrage. Son sous-titre est : « La crise française du travail ». Il part d’un constat inattendu, mais fortement documenté. Les sondages effectués à échelle internationale font ressortir régulièrement que les salariés français ont plus que d’autres le goût du travail et de l’effort ; en revanche, ces mêmes sondages témoignent d’un plaisir au travail au sein de l’entreprise et de relations professionnelles parmi les plus mauvaises d’entre les pays sondés.
On aime donc le travail, mais on n’aime pas travailler au sein des entreprises françaises. Quelles explications en donne l’auteur ? Certes, un syndicalisme peu renouvelé, paradoxalement impuissant, trop limité à la protestation. Mais surtout des relations hiérarchiques trop rigides, une promotion insuffisante des talents, une sélection trop étroite et élitiste des postes de responsabilité. Le coût économique en est très lourd.
Le capitalisme d’héritiers
Thomas Philippon
Coll. La République des idées, Seuil, 2007
Jean-Jacques Pluchart
Jean-Jacques Pluchart est professeur des Universités en sciences de gestion et responsable du Master GMDE (Gestion et Méthode de Décision d’Entreprise) à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il est co-auteur de nombreux ouvrages d’économie et de gestion dont Master stratégie (Eska,2009), Euro-gouvernance et euro-management (Eska, 2010), Le management durable de l’entreprise (SEFI, 2011), Repenser la planète finance (Eyrolles, 2009) et La confiance en gestion (de Boeck, 2011).
Aux Techniques de l’Ingénieur, il est l’auteur de la base documentaire Management stratégique et gouvernance d’entreprise :
Apple a décidé de frapper fort. Alors que plusieurs procès ont déjà opposé Apple à Samsung sur la question de la copie et de la violation de brevets (dont une courte majorité remportée par la firme américaine), Samsung risque gros cette fois.
En effet, Apple lui réclame 2,5 milliards de dollars dénonçant le plagiat de son iPhone et de son iPad par Samsung. Il est vrai qu’au premier abord, les smartphones et tablettes Samsung de la série Galaxy (SII, SIII, Nexus, Tab) présentent de nombreuses ressemblances avec les produits d’Apple. Pour Alan Hely, directeur de la communication d’Apple Europe, « ce n’est pas une coïncidence si les derniers produits de Samsung ressemblent à l’iPhone et à l’iPad, de la forme de l’appareil à l’interface utilisateur, et même jusqu’au packaging. Ce genre de copie flagrante est injuste et nous devons protéger la propriété intellectuelle d’Apple quand des entreprises nous volent nos idées ».
Apple essaie de faire valoir que des brevets nécessaires au bon fonctionnement des réseaux de téléphonie, comme ceux relatifs à la 3G, sont des standards et que le détenteur doit permettre à la concurrence d’en faire usage. De son côté, Samsung renvoie la balle en accusant Apple d’être coupable de violation de ses propres brevets, notamment ceux liés aux réseaux 4G.
Une guerre des brevets jusqu’ici équilibrée, dont aucun des deux acteurs ne sort vainqueur. Néanmoins, le résultat du procès américain, s’il était en faveur du géant Apple, pourrait bien mettre Samsung dans l’embarras, même si de nombreux experts s’accordent à dire que contourner les brevets ne devrait pas être insurmontable…
650 heures. C’est le temps passé chaque année par les américains à gérer leur messagerie (en ne comptant que deux semaines de congés). D’après l’enquête menée par le McKinsey Global Institute sur le comportement des américains au bureau, 28 % de la semaine est passée à répondre à des mails et 19 % à chercher des informations, ce qui représente 13 heures par semaine sur sa boîte mail !
Sachant en plus que les employés de bureau passent 14% de leur temps à collaborer et communiquer avec leurs collègues, l’Institut a finalement calculé que les employés ne passaient que 39 % de leur temps a vraiment travailler. Cela paraît peu…
Pour remédier à cela et réorienter les activités vers du travail effectif, l’Institut propose de raccourcir le temps « perdu » à gérer sa messagerie et à communiquer avec ses collègues. La solution ? Créer une sorte de Facebook interne. Sachant que les employés surfent sur les réseaux sociaux principalement sur leur lieu de travail et non à leur domicile, cela permettrait de canaliser l’essor des réseaux sociaux vers la communication professionnelle.
D’après le rapport, « les réseaux sociaux pourraient réduire les coûts de communication, améliorer l’accès au savoir et aux experts en interne, faire baisser les coûts de transport, améliorer la satisfaction des employés, réduire les frais de fonctionnement et même augmenter le revenu de 10 % par an en moyenne ». Un remède miracle en somme…
Marre de jongler avec les fenêtres sur votre 19 pouces ? De perdre des dizaines de clics à ajuster la taille des fenêtres de façon à tout faire tenir sur l’écran ? De vous énerver à rechercher la bonne fenêtre avec la bonne information puis de fermer par erreur le tableur ? Alors n’hésitez plus, demandez à votre patron d’acheter un deuxième écran pour vous faire gagner en efficacité.
C’est prouvé. Une étude de Microsoft a mis en avant un gain de productivité de 9 % en moyenne. Mieux, pour les tâches nécessitant de nombreux copier-coller, la productivité bondit de 50 %. Voilà un argument qui séduira votre employeur à coup sûr…
En pratique, vous répartissez le travail sur les deux moniteurs : l’un avec votre page de texte, l’autre affichant les informations dont vous avez besoin pour rédiger votre document. Avant d’investir, vérifiez quand même que votre carte graphique supporte deux écrans. De plus, privilégiez deux écrans de taille identique. Inutile de viser des grandes tailles, limitez-vous à des dimensions d’écran comprises entre 19 et 22 pouces, cela suffit et vous permet de ne pas perdre trop de place sur votre bureau.
Un bémol quand même, quand vous aurez goûté au travail multi-écrans, vous serez incapable de vous en passer…
Comment faire pour observer des tissus biologiques intacts avec plusieurs marqueurs distincts ? C’est le casse-tête que viennent de résoudre les équipes d’Emmanuel Beaurepaire (Laboratoire d’optique et biosciences (LOB), École Polytechnique, CNRS, Inserm), de Jean Livet (Institut de la Vision, CNRS, UPMC, Inserm) et de Xavier Morin (Institut de Biologie de l’École Normale Supérieure (ENS), CNRS, INSERM).
Parus dans la revue Nature Methods, leurs travaux montrent comment utiliser le mécanisme d’absorption non linéaire à deux photons. Ils ont utilisé un laser femtoseconde qui émet dans l’infrarouge autour des 800 nm. Celui-ci pompe un deuxième étage de laser qui va produire lui aussi des impulsions femtosecondes mais à 1 200 nm.
« Avec un seul laser nous obtenons deux faisceaux synchronisés », résume Emmanuel Beaurepaire, chargé de recherche au CNRS. « Plus précisément, le premier laser excite des molécules fluorescentes bleues, le deuxième des molécules fluorescentes rouges. Grâce au phénomène d’absorption à deux photons, si un photon est pris dans chacun des deux faisceaux en même temps, alors cela permet d’obtenir une troisième couleur, le vert ou le jaune», s’enthousiasme-t-il.
L’intérêt est d’ailleurs double car le fait d’obtenir cette troisième couleur est aussi une validation que les trois couleurs sont parfaitement superposées et qu’il n’y a pas d’aberration chromatique. Grâce à cette technique, les biologistes disposent désormais d’un nouveau moyen qui leur permet d’étudier les tissus biologiques intacts et en profondeur, comme l’étude de la formation du cerveau ou de l’embryon.
« Malgré le fait que l’objet (la galaxie 0716 714 -. Ed) était à une phase de minimum d’activité, la détection réussie de réponses d’interférence a permis d’obtenir un résultat. Une analyse préliminaire de ces données montre que la taille du noyau est proche ou inférieure à 40 microsecondes d’arc (0,2 parsecs), « – peut-on lire dans le communiqué de presse.
Le système russe de télescopes « Quasar-KVO » et les télescopes Evpatoria (Ukraine) et Usuda (Japon) ont également participé à cette expérience visant à cartographier 0716 714. L’expérience se poursuit avec un aperçu de la masse des noyaux de galaxies actives sur toute la gamme du « Radioastron ». Un examen des galaxies actives permettra de comprendre la nature des jets relativistes dans ces objets à une distance de plusieurs milliards d’années lumière de la Terre » – a déclaré le chef du Laboratoire d’astrophysique de l’Institut de Physique Lebedev, Yuri Kovalev.
Le service de presse de « Radioastron » a également rapporté que l’observatoire orbital astrophysique a mené une série d’observations avec succès à une longueur d’onde de 1,3 centimètres, après avoir étudié le quasar compact 2013 370, dans la constellation du Cygne.
L’INRS propose un aide-mémoire technique regroupant, dans un tableau unique, les différents agents, y compris cancérogènes, pour lesquels le ministère chargé du Travail a publié des valeurs limites d’exposition professionnelle (VLEP), que ces valeurs soient indicatives, réglementaires indicatives ou réglementaires contraignantes. Le tableau est précédé de quelques rappels : méthodes de surveillance de l’atmosphère, définitions et limites des valeurs admises recommandations de la CNAMTS etc. Le document est disponible sur le site de l’INRS : http://www.inrs.fr/accueil/produits/mediatheque/doc/publications.html?refINRS=ED%20984
Parution du guide pratique relatif à l’inventaire CLP publié en 22 langues
L’ECHA a mis à jour et publié le guide pratique n° 7 sur « Comment notifier les substances à l’inventaire des classifications et étiquetages ? » en 22 langues. La version française de ce guide est disponible sur : http://echa.europa.eu/documents/10162/13643/pg_7_clp_notif_fr.pdf
Le registre d’intention de la classification et de l’étiquetage harmonisé a été modifié
Le registre d’intention de la classification et de l’étiquetage harmonisé a été mise à jour avec une nouvelle demande d’intention. Celle-ci concerne le disodium peroxodisulphate (N° CAS : 7775-27-1 et N° CE : 231-892-1). Les soumissions sont à soumettre pour le 29 octobre 2012. http://echa.europa.eu/web/guest/registry-current-classification-and-labelling-intentions
Informations pour éviter les essais inutiles sur les animaux – 6 nouvelles demandes
(15/07/2012) L’ECHA a lancé un appel visant à collecter des informations sur des substances pour éviter les tests inutiles sur les animaux. La substance concernée est l’acide 2-{N-[2,6-Diamino-4-oxo-4H-pyrimidin-(5Z)-ylidene]-hydrazino}-5-methyl-benzenesulfonic N° CE : 700-002-8). Les informations sur ces demandes sont à soumettre pour le 30 août 2012. http://echa.europa.eu/information-on-chemicals/testing-proposals/current
Entrée en vigueur du nouveau règlement sur les biocides
(17/07/2012) Le nouveau règlement sur les biocides adopté par le Conseil et le Parlement au printemps est entré en vigueur le 17 juillet 2012. Les exigences réglementaires pour l’industrie s’appliquent à partir du 1er Septembre 2013 et l’ECHA se prépare à lancer les nouveaux processus de réglementation à cette date. Avec ce nouveau règlement, l’Echa se verra attribuer 100 collaborateurs spécifiquement chargés des questions liées aux produits biocides. Le nouveau règlement Biocides fixe des règles pour la mise sur le marché de ces produits. L’objectif est de simplifier et d’harmoniser les procédures d’autorisation et, en même temps, assurer un niveau élevé de protection de la santé humaine et l’environnement. Le nouveau règlement met en place une nouvelle procédure d’autorisation par rapport à la réglementation actuelle (directive 98/8/CE). La directive prévoit un processus en deux étapes : une évaluation de la substance active au niveau de l’UE, et une autorisation des produits au niveau des Etats membres. Le règlement conservera cette approche en deux étapes, tout en prévoyant la possibilité que certains produits biocides soient autorisés à l’échelle de l’Union Européenne en leur donnant un accès direct au marché de l’Union tout entière. Plus d’informations sur : http://echa.europa.eu/web/guest/view-article/-/journal_content/af90e51f-7f7d-4c10-9649-ec9fb871dea9 http://echa.europa.eu/regulations/biocidal-products-regulation
Vue d’ensemble des rapports des utilisateurs en aval
(23/07/2012) Les utilisateurs en aval sont tenus d’informer l’ECHA s’ils doivent préparer un rapport d’utilisateur en aval sur la sécurité chimique ou s’ils reposent sur certaines exemptions à l’obligation de préparer un rapport sur la sécurité chimique. L’ECHA a mis en ligne une vue d’ensemble de ces rapports. Ces données montrent le nombre de rapports reçus des utilisateurs en aval par l’ECHA, le nombre de substances déclarées et le nombre d’entités juridiques dont les rapports ont été reçus. Il indique également les raisons pour lesquelles la soumission du rapport. Cette vue d’ensemble sur les rapports des utilisateurs en aval est mis à jour régulièrement. Plus d’informations sur : http://echa.europa.eu/en/information-on-chemicals/overview-on-downstream-user-reports
Informations supplémentaires sur les substances chimiques bientôt publiées
(24/07/2012) L’ECHA va publier, à compter du mois de novembre, de nouvelles informations sur les substances chimiques provenant des dossiers d’enregistrement. Cela fait suite à une décision prise par l’ECHA en 2011 et est en conformité avec l’article 119 (2) d du règlement REACH. Ces nouvelles informations vont concerner le nom de la personne inscrite, le numéro d’enregistrement de la substance ainsi que d’autres éléments contenus dans la fiche de données sécurité (FDS). Les entreprises qui souhaitent demander la confidentialité de ces éléments doivent mettre à jour leurs dossiers et justifier leurs demandes de confidentialité avant le 31 octobre 2012. Plus d’informations sur : http://echa.europa.eu/web/guest/view-article/-/journal_content/acde6540-cfbc-420c-b0cf-0b58485c7da9
Modification du calcul de la bande de tonnage total
(25/07/2012) L’ECHA vient de décider de la méthode permettant de calculer les fourchettes totales de quantité des substances figurant dans sa base de données répertoriant les substances enregistrées. Les fourchettes totales de quantité des substances enregistrées ont été publiées courant juin 2012 sur le site web de l’ECHA. Plus d’information sur : http://echa.europa.eu/en/view-article/-/journal_content/81cace06-43bf-4756-aa10-784f3561ea4c
Le projet BesMan (« Comportements de manipulation mobile »), mené par le Centre de recherche allemand sur l’intelligence artificielle (DFKI) et le Groupe de robotique à l’Université de Brême, s’attache à cette problématique.
L’équipe de chercheurs dirigée par Frank Kirchner, directeur du Centre d’innovation robotique au DFKI et le Groupe de robotique à l’Université de Brême, développe des méthodes basées sur le mouvement humain pour gérer de manière souple et adaptable deux bras de manutention. Dans le même temps, les scientifiques développent des algorithmes pour que le robot puisse compléter des actions à distance de manière indépendante, sans intervention de l’homme. Ceux-ci fonctionneront sur le principe du répertoire de compétences : un ensemble de mouvements, comme la saisie, le porté, le vissage sont appris par le robot en laboratoire (via l’enregistrement par caméras des mouvements d’un scientifique), puis sont découpés en séquences et ajoutés à son répertoire comportemental.
Lors d’un voyage dans l’espace, et grâce à l’algorithme développé, le robot percevra les changements dans son environnement et pourra réagir de façon indépendante en puisant dans sa base de compétences. Ceci sera décisif au cas où les robots auraient besoin de développer une infrastructure sur place, dans des conditions imprévisibles. Car l’utilisation de robots intelligents pourrait permettre des économies de coûts et de risques immenses par rapport à un vol spatial habité, notamment du fait du poids moindre à envoyer dans l’espace, souligne Frank Kirchner.
Besman recevra 3,8 millions d’euros du Centre aérospatial allemand (DLR, basé à Cologne en Rhénanie du Nord-Westphalie) sur une période de quatre ans, via un financement par le Ministère fédéral de l’économie et de la technologie, à la suite d’une décision du Parlement allemand (Bundestag).