Les avions à la merci des pirates ?

Le ciel va-t-il nous tomber sur la tête ? À en croire des hackers, les avions pourraient devenir la cible de pirates. Crash, détournement, chantage… Le pire serait à craindre. La situation est d’autant plus inquiétante que les alarmes n’ont pas été déclenchées par des sociétés spécialisées dans la sécurité informatique (dont certaines crient parfois un peu trop vite au feu…) mais par le directeur de l’Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) mais aussi le FBI.

Le 8 octobre, lors d’une rencontre avec l’Association des journalistes de la presse aéronautique et spatiale (AJPAE), Patrick Ky, directeur de l’AESA, a été suffisamment explicite. « Nous avons organisé il y a quelques mois une cession sur la cybersécurité au sein de l’agence. Un groupe de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) nous a alors assuré que le risque état faible. Juste après cette présentation, j’ai fait intervenir un hacker, détenant également une licence de pilote d’avion commercial. En moins de cinq minutes, il est arrivé à entrer dans le réseau d’une compagnie aérienne avec un profil d’administrateur. Il s’agissait du réseau ACARS, le réseau de messagerie entre l’avion et le sol ». Quelques jours après, ce même hacker avait réussi à pénétrer le système de contrôle d’un avion au sol..

Comme d’autres domaines hyper connectés, l’aviation est vulnérable à la cybercriminalité ! Et ce constat ne date pas d’aujourd’hui. En 2013, les vulnérabilités dans le système ACARS avaient été mises à jour par Hugo Teso (consultant en sécurité informatique pour la société Nruns) lors de sa présentation baptisée « spoofing a plane » durant la Conférence Hack In The Box Security aux Pays-Bas. Titulaire d’une licence de pilote professionnel, il avait expliqué comment il pouvait prendre le contrôle d’un avion de ligne en plein vol grâce à un… smartphone Android.

Plus récemment, l’expert en sécurité Chris Roberts avait envoyé, lors d’un vol, un tweet en expliquant qu’il allait provoquer la chute des masques à oxygène, via le piratage du système de divertissement de l’appareil. Pour mener à bien cette opération, il s’était connecté à une prise Ethernet placée sous le siège des passagers et qui est utilisée pour relier les écrans des passagers au système de divertissement. Grâce à cette « porte d’entrée », il a pu accéder au système central de l’appareil et notamment au gestionnaire des réacteurs.

C’est une évidence trop souvent occultée : tout appareil ou machine raccordé à des réseaux de communication est vulnérable. Cela vaut pour les machines industrielles (du simple automate au fourneau d’une usine métallurgique) mais aussi pour tous les objets connectés et les véhicules. S’appuyant de plus en plus sur des protocoles internet, ces systèmes sont devenus vulnérables. Par ailleurs, beaucoup d’automates et de solutions reposent sur des systèmes propriétaires. C’est le cas justement du système ACARS reposant sur un schéma d’encodage/de décodage propriétaire existant depuis 1978… N’étant pas « Open source », ces solutions ne peuvent pas être analysées par la communauté de hackers qui pourrait y déceler des failles et avertir son éditeur pour qu’il propose un correctif.

« L’aviation doit arrêter de se voiler la face, a déclaré Patrick Ky. Nous devons nous poser la question de savoir quel réseau spécifique doit être mis en place, comme on en trouve dans les secteurs de la banque ou de l’énergie. Il faut par exemple pouvoir informer le reste du réseau qu’une attaque vient de se produire ».

Pas simple. « Il faudrait connaître la totalité de l’architecture réseau du système de pilotage, ainsi que toutes ses interfaces d’accès », avertit David Stupples, professeur à la City University et conseillé pour la division contre le cyberterrorisme du gouvernement britannique.

Par Philippe Richard

[conférence] Impact du climat sur les risques hydrologiques en domaine montagneux : de la recherche aux applications

Les risques hydro-climatiques tels qu’inondations, glissements de terrain, fonte des glaciers, et érosion posent des défis majeurs aux paysages et populations locales.

Face à ces risques, plusieurs approches améliorant la résilience de ces régions ont été développées :

Intervenants :

  • Gilles Grandjean
    Adjoint à la Direction des Risques et de la Prévention – institut Carnot BRGM
  • Didier Richard
    Directeur de l’unité Érosion torrentielle, neige et avalanches – institut Carnot Irstea
  • Nadia Amraoui
    Chercheur à la Direction de l’eau et de l’environnement – institut Carnot BRGM
  • Christian Château
    Directeur – DSA Technologies

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[conférence] Radiocommunications M2M, sûreté de connexion

Les limitations des technologies radio dans les conditions difficiles augmentent les coûts de déploiement et de maintien en opération. Il faut innover dans la qualification des réseaux sans-fil pour la certification de l’IoT.

L’internet des objets IoT est là ; il révolutionnera la valeur des produits et des services et il bouleversera tous les secteurs d’activités en favorisant une économie des plateformes.

Les transports intelligents et l’industrie du futur sont parmi les révolutions les plus marquantes de l’IoT.

Cependant, les coûts de déploiement et de maintien en opération des réseaux sans-fil questionnent encore les perspectives de cet IoT du fait des limitations des technologies radio dans les environnements fortement métalliques ou encore pour les mobilités grande-vitesse.

Les instituts Carnot du CEA innovent dans les radiocommunications robustes ; le CEA-Leti invente l’électronique radiofréquence très faible consommation et les formes d’ondes très longue portée, le CEA-List invente les technologies des réseaux temps-réel et résilients. Mais la recherche ne peut se contenter d’une offre technologique dans ce domaine.

Les applications critiques de l’IoT requièrent la maîtrise des risques et des coûts. Cet exposé abordera l’innovation, d’une part, en termes d’outils et de méthodes pour la qualification des déploiements de réseaux sans-fil dans les environnements difficiles et, d’autre part, en termes de technologies permettant d’accroitre la robustesse des communications réseau pour les applications critiques. Nous présenterons une vision des enjeux croissants de la certification des réseaux sans-fil pour les différents segments de marché de l’IoT :

Intervenants :

  • Lionel RUDANT, responsable marketing stratégique, CEA-Leti
  • Christophe JANNETEAU, chef du laboratoire des systèmes communicants, CEA-List
  • Philippe SISSOKO, LCIE Bureau Veritas

 

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Invalidation du « safe harbor » : les données mieux protégées ?

Les données sont devenues un enjeu majeur pour de nombreux secteurs économiques. Et les entreprises américaines, soutenues par leur gouvernement, l’ont compris bien avant les Européens. Mais ces informations à caractère personnel ne doivent pas être considérées comme de simples marchandises. Elles doivent être protégées afin de respecter la vie privée de chacun.

C’est le message qu’a rappelé la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) dans sa décision du 6 octobre en invalidant une décision prise par la Commission européenne du 26 juillet 2000. Plus connue sous l’expression de « sphère de sécurité » (« safe harbor »), cette décision avait accordé aux entreprises faisant le commerce de données personnelles et amenées, à ce titre, à les transférer et à les stocker outre-Atlantique.

Or, pour la CJUE, les États-Unis n’apportent pas une protection suffisante de ces données personnelles. La Cour de Luxembourg constate également que les citoyens européens ne disposent d’aucun recours pour protester contre l’utilisation de leurs données personnelles.

La décision de la CJUE est l’épilogue d’une procédure entamée en 2011 en Irlande (où se trouve le siège européen de Facebook) par un étudiant en droit autrichien. Suite aux révélations d’Edward Snowden, Max Schrems avait déposé 22 plaintes contre le réseau social.

L’invalidation du Safe Harbor rappelle que le recueil de données est une vieille pratique aux États-Unis. Dans un long entretien (accès payant) accordé à Securiteoff, Maitre Olivier Iteanu, Avocat à la Cour d’Appel de Paris , rappelle qu’il « faut distinguer la loi du 25 octobre 2001 [son nom complet étant « Uniting and Strengthening America by Providing Appropriate Tools Required to Intercept and Obstruct Terrorism Act » (Loi pour unir et renforcer l’Amérique en fournissant les outils appropriés pour déceler et contrer le terrorisme)] et PRISM. Appelée aussi USA Patriot Act, la première comprend deux modalités de collecte de données. Premièrement, les National Security Letters qui permettent à l’agence fédérale de requérir de FAI ou de sites Web des informations personnelles sur les internautes, sans aucun contrôle judiciaire. Deuxièmement, les FISA Orders (« Foreign Intelligence Surveillance Amendment Act ») . Cette loi de 1978 décrit les procédures de surveillance physique et électronique, ainsi que la collecte d’information sur des puissances étrangères soit directement, soit par l’échange d’informations avec d’autres puissances étrangères. Quant à PRISM, c’est un programme qui est également appelé ‘Collection data program’. Il poursuit les mêmes objectifs que la loi de 2001, mais ce n’est pas la même entité. Avec PRISM, la NSA est autorisée à mettre la main dans le pot de confiture, mais on ne sait pas ce qu’elle récupère. On sait simplement que toutes les données, et notamment administratives et financières, sont accaparées ».

Dix-huit mois après l’arrêt de mai 2014 contraignant Google à appliquer le droit au déréférencement de données personnelles, le fameux « droit à l’oubli », la CJUE rappelle donc à l’ordre les États-Unis.

Quelles peuvent être les conséquences ? Une relocalisation physique des traitements de données en Europe pourrait être envisagée même si cela sera long et couteux. Il est encore trop tôt pour identifier les impacts car les batailles judiciaires ne sont peut-être pas terminées. En « affirmant que les États-Unis n’ont pas un niveau de protection suffisant, la Cour européenne de justice ouvre aussi la voie à des attaques contre des clauses contractuelles signées entre des entreprises européennes et américaines », estime l’avocat Joseph Smallhoover, de Bryan Cave.

Par ailleurs, un Règlement européen sur la protection des données, plus protecteur, devrait être adopté d’ici la fin de l’année et concerner indirectement les géants du net.

La prochaine réunion des différentes CNIL européennes permettra de déterminer précisément les conséquences juridiques et opérationnelles de cet arrêt.

Par Philippe Richard

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Rendez-vous Carnot 2015 : suivez le programme

Pour les entreprises, le Rendez-vous Carnot constituent l’occasion de rencontrer des partenaires R&D en capacité de soutenir leurs actions d’innovation. Ces Rendez-vous prolongent l’action continue en direction du monde industriel menée tout au long de l’année par le réseau des instituts Carnot.

Cet événement est le point de rencontre annuel de tous les acteurs de la R&D : l’édition 2014 a accueilli 2 550 participants et 9000 rendez-vous d’affaires ont pu être ainsi organisés. 95 % des participants ont jugé bonne ou très bonne la qualité de leurs rendez-vous et déclarent avoir identifié de nouveaux partenaires R&D.

Les 34 instituts Carnot sont exposants, tout comme l’étaient en 2014 des SRC (Sociétés de Recherche Contractuelle), des CTI (Centres Techniques Industriels), des Pôles de compétitivité et clusters, des sociétés agréées CIR, des laboratoires de recherche et structures de transfert nationaux (Universités de Lyon, l’ensemble des SATT, CNRS FIST…) et internationaux (Centre spatial de Liège, ESA…)

Des structures de soutien et d’accompagnement à la recherche partenariale et à l’innovation sont également présentes : L’ANRT pour le dispositif CIFRE, l’INPI, Bpifrance, Paris Région Entreprises, l’ARDI notamment pour les 7 Domaines de Spécialisation Intellignet (DSI) et le plan PME de la région Rhône-Alpes, le MENESR et des membres du Point de Contact National PME pour faire connaître les différentes opportunités de financement proposées aux PME par Horizon 2020…

Techniques de l’Ingénieur y participe également, n’hésitez pas à visiter le stand. Vous y rencontrerez les équipes éditoriales et commerciales.

Les Rendez-vous Carnot, en partenariat avec Techniques de l’ingénieur, proposent également un programme de conférences, des visions prospectives et des réponses aux grands défis technologiques et économiques avec des spécialistes et des témoignages d’industriels.

Voici la liste des conférences qui auront lieu lors de l’édition 2015 :

  • Matériaux fonctionnels – Revêtements et traitements de surface : Fonctionnaliser les surfaces pour améliorer le comportement en service des matériaux
  • Radiocommunications M2M, sureté de connexion : Déploiements de réseaux sans-fil en environnements difficiles et pour applications critiques
  • Méthodes pour l’efficacité énergétique des procédés industriels : De l’audit avancé à l’innovation technologique
  • Matériaux architecturés pour les véhicules : Allégement et traitement vibroacoustique
  • La médecine personnalisée : Le traitement à la carte en cancérologie : espoir ou réalité ?
  • Intensification des procédés au service de la chimie durable : L’illustration par quelques exemples industriels: bio-solvants et procédés séparatifs
  • Les Risques hydro-climatiques continentaux et Climat : Risques hydro-climatiques sur le continuum Montagne – Plaine : de la Recherche à l’application
  • La robotique collaborative : Application en polissage

Quand ?

Jeudi 19 novembre 2015, vendredi 20 novembvre 2015

Où ?

Les Docks – Cité de la Mode et du Design – Quai d’Austerlitz Paris

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[conférence] Matériaux fonctionnels – Revêtements et traitements de surface

La fonctionnalisation des surfaces est un formidable moteur de R&D car les défis à relever sont multiples et les enjeux technologiques comme économiques colossaux.

Le laboratoire Cetimat, commun aux instituts Carnot Cetim et Cirimat, est dédié à l’ingénierie de surface et au comportement des matériaux sous sollicitations sévères. Un industriel témoignera des travaux menés et des bénéfices attendus pour son activité :

Intervenants :

  • Dominique GHIGLIONE, Responsable R&D – Institut Carnot Cetim
  • Philippe THAILADES, Chercheur, habilité à diriger des recherches (HDR) – Institut Carnot Cirimat
  • Pascal VINZIO, Directeur technique de KSB, fabricant de pompes

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[conférence] La médecine personnalisée

Le traitement à la carte en cancérologie : espoir ou réalité ?

Des sociétés réalisent une carte génétique de la tumeur des patients pour établir un traitement sur mesure :

Intervenants :

  • Dr Christophe Letourneau, Oncologue médical, Responsable des essais précoces – Institut Carnot Curie Cancer, département d’oncologie médicale
  • Patrick Korman, vice-président international, Market access, Public affairs et BD ; Country management France de Myriad Genetics

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[conférence] La robotique collaborative : application en polissage

Un exemple de développement réalisé dans le cadre du programme Carnot PME Capme’up.

Les outils et défis technologiques pour permettre une interaction optimale en robotique collaborative sont aujourd’hui une meilleure appréhension de l’environnement grâce à des capteurs sensoriels, à l’intelligence embarquée, à l’intelligence sensori-motrice, mais aussi grâce à des algorithmes d’apprentissage en temps-réel,  les aspect mécaniques et matériaux, cognitiques, comportements, décisions, contrôle d’erreur, fiabilité :

Intervenants :

  • Yvan Measson • Ingénieur chercheur en robotique • institut Carnot LIST
  • Philippe Morin • Référent industriel robotique • institut Carnot Cetim

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[conférence] Intensification des procédés au service de la chimie durable

L’intensification, à partir de technologies innovantes et de solvants moins polluants, vise à opérer des procédés plus compacts, plus sûrs, plus propres et plus économiques. Illustration par des exemples :

Intervenants :

  • Laurent Falk • Directeur de recherche CNRS, Directeur du Laboratoire de Génie des procédés • institut Carnot ICÉEL
  • Sophie Thiebaud-Roux • Professeur à l’ENSIACET, Laboratoire de Chimie agro-industrielle • institut Carnot 3BCAR
  • Eric Français • Responsable R&D • SEPAREX

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[conférence] Matériaux architecturés pour les véhicules

L’utilisation massive de matériaux composites pour alléger les structures mécaniques et diminuer leurs impacts écologiques de réalisation et de fonctionnement induit inéluctable des problèmes industriels importants mettant en cause la sécurité des systèmes : ambiance vibratoire et problème de stabilité dynamique, phénomènes de fatigue et d’endommagement dans les structures composites, modélisation et aide à la conception en présences d’importantes incertitudes… Le challenge technologique porte alors sur la réalisation d’une nouvelle classe de matériaux composites fonctionnalisés permettant la sécurisation et le contrôle des structures dans lesquelles ils sont utilisés.

Ces nouveaux composites adaptatifs devront être capables de détecter et de réagir à leurs environnements de manière prévisible et contrôlée, en intégrant différents éléments, tels que des capteurs, des actionneurs, des sources d’énergie, du traitement de signal, et un réseau de communications. En plus de supporter des charges mécaniques, les structures intelligentes distribuées pourront atténuer leurs vibrations, réduire le bruit acoustique, mesurer leurs conditions opérationnelles et leur environnement, changer leur forme ou leurs propriétés mécaniques sur commande. La maîtrise de ces nouvelles technologies représente un challenge crucial tant sur le plan sociétal, économique qu’environnemental.

Nous assistons, ces dernières années, à la convergence des progrès technologiques dans les domaines des MEMS, de l’impression 3D et des matériaux fonctionnels qui laisse entrevoir une future rupture technologique qui impactera profondément le développement des futures structures et systèmes mécaniques. On peut ainsi imaginer, aujourd’hui, intégrer au sein même des matériaux des systèmes hybrides constitués de matériaux adaptatifs, d’électronique, de ressources informatiques et de sources d’énergie. Ces technologies permettent alors de ‘programmer’ le comportement physique des matériaux pour synthétiser de nouvelles fonctionnalités jusqu’ici inenvisageables. La prochaine génération de composites ou «métacomposites intelligents», devrait tirer pleinement parti de ces avancées technologiques pour optimiser leurs fonctionnalités notamment vibratoires et acoustiques.

Après un court état de l’art, la présentation décrit les outils théoriques et numériques pour la conception de métacomposites adaptatives à travers la présentation de deux applications spécifiques l’une concernant la réalisation de liners acoustiques intelligents et l’autre de métacomposites piézoélectriques. Dans la première partie, le concept de peau active acoustique est introduit. Les outils de modélisation et d’optimisations sont décrits et le concept validé par un prototype expérimental. La deuxième partie traite de la réalisation d’une interface mécanique intelligente pour contrôler l’absorption et la transmission de l’énergie vibratoire dans un réseau distribué de patchs piézoélectriques shuntés. Les outils de conception sont présentés. Finalement, un prototype nous permet de valider le système distribué proposé :

Intervenants :

  • Rémi Berger • Responsable de l’OpenLab Vibroacoustique et Tribologie • PSA, Direction Scientifique et Technologies Futures 
  • Manuel Collet • Directeur de Recherche • institut Carnot Ingénierie@Lyon

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Découverte de mystérieuses ondulations au travers d’un disque de poussière

Semblables à des ondes animées d’un mouvement rapide, ces structures figurent dans le disque de l’étoile AU Microscopii. Elles ne ressemblent en rien à ce qui a pu être observé ou envisagé jusqu’à présent. L’origine ainsi que la nature de ces structures offrent donc aux astronomes un tout nouveau champ d’investigations. Les résultats de leurs observations font l’objet d’une publication au sein de l’édition du 8 octobre 2015 de la revue Nature.

AU Microscopii, abréviée AU Mic, est une étoile jeune, proche de notre système solaire et entourée d’un disque de poussière étendu [1]. L’étude de semblables disques de débris est susceptible de compléter notre connaissance des processus de formation planétaire à partir de telles structures.

Les astronomes ont recherché le moindre signe de structure déformée ou grumeleuse – témoignant de la possible existence de planètes – dans le disque de AU Mic. A cette fin, ils ont utilisé, en 2014, l’instrument SPHERE nouvellement installé sur le Très Grand Télescope de l’ESO. Aidés de ce puissant dispositif capable de discerner le moindre détail contrasté, ils ont fait une étrange découverte.

« Nos observations ont révélé quelque chose d’inattendu », rapporte Anthony Boccaletti, chercheur CNRS au LESIA (Observatoire de Paris/CNRS/UPMC/Paris-Diderot), premier auteur de l’article. « Les images acquises par SPHERE laissent apparaître un ensemble de structures inexpliquées au sein du disque. Ces structures arborent une forme arquée, ou ondulée, bien différente de ce qui a déjà été observé par le passé. »

Sur les nouvelles images figurent, telles des vagues à la surface de l’eau, cinq arches formant globalement une structure ondulante à différentes distances de l’étoile. Après avoir repéré ces structures au moyen des données de SPHERE, l’équipe a consulté d’anciennes images du disque acquises, en 2010 et 2011, par le Télescope Spatial Hubble NASA/ESA [2]. Il est ainsi apparu, non seulement que ces structures figuraient sur les images d’Hubble, mais également qu’elles avaient changé au fil du temps. En fait, ces ondulations se déplacent – et à une vitesse très élevée ! [3]

“Après avoir effectué un nouveau traitement des images issues des données de Hubble, nous sommes parvenus à reconstituer les mouvements de ces étranges structures sur une période de quatre ans”, précise Christian Thalmann (ETH Zurich, Suisse). « Nous avons ainsi pu constater que les arches s’éloignaient de l’étoile à des vitesses pouvant atteindre les 40 000 km/h ! »

Les structures les plus éloignées de l’étoile semblent se mouvoir à vitesse plus élevée que les plus proches. Trois des structures au moins se déplacent si rapidement qu’elles pourraient bien échapper à l’attraction gravitationnelle de l’étoile. L’existence de vitesses si élevées exclut l’hypothèse selon laquelle ces structures résulteraient de perturbations causées sur le disque par des objets – telles des planètes – en orbite autour de l’étoile. Un élément inconnu, et véritablement inhabituel, doit être à l’origine de l’accélération de ces ondulations et de leur vitesse si élevée.

« Cette découverte a apporté son lot de surprises » ajoute Carol Grady du Groupement Scientifique Euréka, Etats-Unis. « Et parce que rien de tel n’a été observé ou prédit par la théorie par le passé, nous ne pouvons que spéculer sur l’occurrence et l’origine du phénomène observé ».

L’équipe ne peut affirmer avec certitude la cause de ces mystérieuses ondulations autour de l’étoile. Elle a toutefois envisagé et écarté un ensemble de phénomènes possibles, telle la collision de deux objets massifs et rares semblables à des astéroïdes libérant d’importantes quantités de poussière, ou bien encore des ondes spirales générées par des instabilités gravitationnelles à l’intérieur du système.

D’autres hypothèses envisagées paraissent toutefois plus prometteuses.

« Il est possible que l’étrange structure présente un lien avec les flambées de l’étoile. AU Mic est une étoile très active – d’importants et brusques sursauts d’énergie se produisent à sa surface ou à proximité directe, » explique Glenn Schneider de l’Observatoire Steward, Etats-Unis, par ailleurs co-auteur de l’étude. « L’un de ces sursauts a pu déclencher quelque chose sur l’une des planètes – si planètes il y a : à titre d’exemple, une violente expulsion de matière qui se propagerait à présent au travers du disque, propulsée par l’intensité de l’éruption ».

« SPHERE n’est que dans sa première année de fonctionnement et il est déjà capable d’étudier un tel disque. On ne peut donc que se réjouir de ce résultat des plus prometteurs qui confirme les grandes capacités de l’instrument », conclut Jean-Luc Beuzit, co-auteur de la nouvelle étude et co-concepteur de l’instrument SPHERE.

L’équipe ambitionne de continuer à observer le système AU Mic au moyen de SPHERE et d’autres instruments parmi lesquels ALMA, afin de comprendre les processus à l’œuvre. Pour l’instant toutefois, ces étranges structures demeurent un véritable mystère.

Notes

  • [1] AU Microscopii se situe à 32 années-lumière de la Terre seulement. Le disque est essentiellement constitué d’astéroïdes que les violentes collisions ont réduits à l’état de poussière.
  • [2] Les données ont été acquises par le Spectrographe Imageur du Télescope Spatial Hubble (STIS).
  • [3] Observer le disque par la tranche complique l’interprétation de sa structure tridimensionnelle.

Plus d’informations

Ce travail de recherche a fait l’objet d’un article intitulé “Fast-Moving Features in the Debris Disk Around AU Microscopii” à paraître dans l’édition du 8 octobre 2015 de la revue Nature.

Source : eso

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On a pris la température de dinosaures à partir de leurs oeufs

Une équipe de chercheurs dirigée par Robert Eagle, de l’université de Californie à Los Angeles (UCLA), a utilisé une technique pionnière d’analyse chimique des coquilles fossilisées. Leur composition dépend de la température à laquelle elles se sont formées. C’est à dire de la température dans le ventre de la maman dinosaure !

Deux isotopes rares du carbonate de calcium – ingrédient clé dans la coquille d’oeuf – l’oxygène 18 et le carbone 13, ont tendance à se regrouper si les températures sont basses. Et à se séparer si elles sont hautes.

« Cette nouvelle technique nous permet de définir la température interne du dinosaure femelle au moment de l’ovulation », explique Aradhna Tripati, coauteur de l’étude. Le communiqué de l’Université UCLA note qu’il s’agit des « premières mesures directes de la température corporelle de deux types de dinosaures ».

Les chercheurs se sont penchés sur deux espèces de dinosaures : les grands sauropodes au long cou, dont des œufs fossilisés ont été retrouvés en Argentine et les petits oviraptoridés de Mongolie, les plus proches des oiseaux actuels.

Résultat: la température corporelle des plus gros était d’environ 38 degrés Celsius et celle des oviraptoridés était un peu inférieure à 32 degrés C. La température corporelle des dinosaures variaient donc entre les différentes espèces !

L’étude note également que « la température corporelle des oviraptoridés était plus élevée que la température ambiante, ce qui suggère qu’ils ne sont pas vraiment à sang froid, mais intermédiaire ».

Chez les animaux à sang froid (alligators, crocodiles, lézards), la température du corps est engendrée par les échanges thermiques avec l’environnement. Pour ceux à sang chaud ou endothermes (les hommes, les mammifères, les oiseaux), la température du corps est générée par un mécanisme interne, indépendamment de la température de leur environnement.

« Les oviraptoridés pourraient être d’une catégorie intermédiaire, quelque part entre le crocodile et l’oiseau actuel », explique Robert Eagle.

« Cela pourrait signifier qu’ils génèrent leur température corporelle et peuvent l’élever au-dessus de celle de l’environnement mais ne la maintiennent pas à des températures aussi élevées que les oiseaux modernes (40°, ndlr) », ajoute-t-il.

Une précédente étude conduite par John Grady, un biologiste de l’Université du Nouveau-Mexique, et publiée en juin dans la revue Science aboutissait déjà aux mêmes conclusions mais selon une autre technique à partir notamment des anneaux de croissance des os fossilisés.

Selon le biologiste, les dinosaures tombaient dans la catégorie intermédiaire, dite mésotherme, plus proche de celle des thons, de certains requins et de la tortue caouanne.

« Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2015 Agence France-Presse. »

Concevoir plus rapidement de meilleurs catalyseurs

Cette avancée est le fruit d’une collaboration entre chimistes théoriciens du Laboratoire de chimie de l’ENS de Lyon (CNRS/ENS de Lyon/Université Claude Bernard Lyon 1) et de l’université de Leiden (Pays-Bas), et chimistes expérimentateurs de l’université technique de Munich et de l’université de la Ruhr à Bochum (Allemagne). Leurs travaux sont publiés dans la revue Science le 9 octobre 2015.

Les catalyseurs sont des substances ou des matériaux qui, par leur interaction avec des réactifs, minimisent l’énergie nécessaire aux réactions chimiques et favorisent la formation des produits désirés. L’industrie chimique en dépend presque entièrement, et il en résulte un surplus commercial estimé à 50 milliards d’euros en Europe1. Au-delà de l’aspect économique, les dispositifs catalytiques tels que ceux embarqués dans les pots d’échappement des véhicules diminuent l’impact polluant des moteurs à combustion. En outre, si peu de voitures équipées de piles à hydrogène2 ont été lancées sur le marché alors qu’elles n’émettent pas de gaz à effet de serre, c’est notamment parce que les catalyseurs de piles à combustible ne sont pas encore véritablement au point s’agissant de leur fonctionnement dans la durée. Développer des catalyseurs plus efficaces est donc un enjeu de taille.

Les catalyseurs sont souvent constitués de petites particules métalliques de quelques nanomètres de diamètre. Leur efficacité dépend de leur taille, de leur forme et de leur composition chimique. Jusqu’à présent, pour améliorer un catalyseur, les chimistes n’avaient à leur disposition qu’un indice : la force d’interaction optimale entre le réactif et le catalyseur. Ensuite, ils devaient procéder par tâtonnement, faute de relation entre cette valeur et la structure que devaient présenter les particules de catalyseur pour l’atteindre. Il leur fallait passer en revue de grandes bases de données à la recherche des meilleurs candidats, puis tester de nombreuses possibilités de structure du matériau jusqu’à parvenir à la force d’interaction adéquate.

Aujourd’hui, une équipe internationale de chimistes a mis au point une nouvelle approche, permettant de déterminer la structure optimale du site catalytique (site d’interaction entre le catalyseur et le réactif), pour un catalyseur de composition chimique donnée (par exemple, du platine). Et cette approche repose sur un concept chimique simple : le nombre de coordination, qui désigne le nombre de voisins d’un atome appartenant au catalyseur et qui se calcule simplement en les décomptant. En effet, les chercheurs ont montré qu’il existe une relation entre l’activité d’un site catalytique et ce nombre de coordination (voir figure).

Ils ont ensuite validé expérimentalement cette approche en concevant un nouveau type de catalyseur au platine pouvant être utilisé dans les piles à combustible. L’efficacité maximale a été prédite pour des sites avec un nombre de coordination plus élevé que pour le catalyseur de référence, c’est-à-dire situés dans une cavité creusée dans la surface de platine. Après avoir créé des cavités sur une surface modèle de platine par trois méthodes différentes, les résultats ont été sans appel : l’efficacité catalytique a été multipliée jusqu’à 3,5 fois.

Ces travaux devraient donc permettre de diminuer les temps de développement de catalyseurs. Ils ouvrent la voie au développement de piles à combustible commercialement performantes, à une utilisation plus large de l’hydrogène comme carburant propre et plus généralement, à terme, à l’optimisation de nombreux processus industriels.

Source : cnrs

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Le matériau qui se répare lui-même

Pensé avant tout pour un usage spatial, le matériau « capable de se régénérer tout seul » répond à un besoin de sécurité. Que ce soit dans la stratosphère ou dans l’espace, il y a toujours des risques d’impact, qui, même s’ils sont minimes peuvent endommager gravement la carlingue de l’appareil (avion, fusée, station orbitale…). Il faut, à ce moment, que le trou soit rapidement colmaté si l’on ne veut pas perdre tout l’oxygène par exemple. Ce qui serait fatal à l’équipage.

Le matériau mis au point rend moins vulnérables ces appareils en leur permettant de se régénérer eux-même. Composé de trialkylborane, de la famille des alkylboranes, il a la capacité de se solidifier au contact de l’air. C’est le principe de la polymérisation, « ce procédé par lesquels des petites molécules réagissent entre elles pour former des molécules de masses molaires plus élevées ».

Pour s’assurer du procédé, les chercheurs ont tenté une expérience. Ils ont inséré entre deux couches de plastiques (solides donc) une espèce de résine liquide contenant le trialkylborane. Puis ils l’ont perforé avec une balle de fusil. La brèche n’aurait pas mis plus d’une seconde à se colmater grâce à la réaction avec l’oxygène.

Le procédé n’est pas nouveau, mais c’est la première fois qu’il est aussi rapide. Quand il fallait compter une à plusieurs heures pour le rebouchage d’un trou avec d’autres produits, ici, une voire quelques secondes sont suffisantes. Et c’est évidemment le plus qui devrait faire la différence.

Par Sébastien Tribot

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Le traitement illégal des DEEE est majoritaire en Europe !

Interpol et les Nations Unies ont publié fin août les résultats d’une enquête de deux ans portant sur le traitement des déchets électriques et électroniques (DEEE) en Europe. Au niveau européen, seulement 35 % des 9,5 millions de tonnes de DEEE jetés en 2012 ont été pris en charge par les systèmes officiels de collecte et de recyclage. Les 65 % restant ont été recyclés en Europe dans des conditions non conformes (3,15 millions de tonnes), exportés illégalement (1,5 million de tonnes), triés seulement pour en récupérer les matériaux de valeur (750 000 tonnes) ou tout simplement jetés dans les poubelles (750 000 tonnes). Le commerce illégal de ces déchets se fait avant tout en Europe, proche des lieux de consommation.

Sur les 1,5 millions de tonnes de DEEE exportées, peu sont officiellement déclarées. Selon les estimations de l’étude, 70 % auraient une deuxième vie, 30 % seraient directement traitées comme déchets. Selon les informations d’Interpol, « chaque année, sur l’ensemble des déchets électroniques exportés par l’Union européenne, seules 2 000 tonnes (0,5 %) [sont] interceptées dans le cadre d’opérations donnant lieu à une forme de condamnation, des amendes administratives ou des sanctions civiles ». Le risque d’interception est faible pour les trafiquants, qui ne risquent pas grand chose dans ce business juteux.

Les vols dans les centres de traitement agréés sont également dénoncés dans cette étude. « Le vol à grande échelle de composants de valeur prélevés sur ces déchets, tels que les circuits imprimés et les métaux précieux, entraîne une importante perte de matériaux et de ressources pour les sociétés de traitement des déchets respectueuses de la loi en Europe, estimée entre 800 millions et 1,7 milliard d’euros annuellement », estime Interpol.

Concernant les performances de chaque pays, les pays scandinaves et la Suisse occupent les premières places et atteignent déjà les objectifs réglementaires pour 2016 (de 60 à 85 % des DEEE recyclés). A l’opposé, la Roumanie, l’Espagne et Chypre sont les plus mauvais élèves, avec moins de 20 % de leurs DEEE recyclés. La France essaye de rattraper son retard et se situe dans le peloton des pays européens. En 2014, l’équivalent de 7,4 kg de DEEE ont été collectés par habitant en France. En 2019, la collecte devra atteindre 15 kg par an et par habitant, pour respecter les objectifs de la directive européenne DEEE 2.

Dresser un bilan pour mieux lutter

Pour lutter contre ce commerce illicite particulièrement rentable, le rapport propose d’harmoniser les définitions de déchets, les sanctions administratives et pénales et la coopération entre les pays européens. « L’harmonisation, y compris du type d’infractions, du degré de gravité et de la définition des sanctions, permettrait de limiter les écarts entre les pays européens et, par conséquent, le déplacement des activités illicites entre les pays. Cela faciliterait les enquêtes, les poursuites et les condamnations et donc, créerait un véritable effet dissuasif sur les délinquants », souligne le rapport. Il propose également de mieux suivre le marché dans chaque pays, définir des standards de recyclage et de réutilisation, mieux informer le public et lutter contre les vols sur les points de collecte et les décharges.

Un rapport du Programme des Nations Unies pour l’environnement (UNEP) publié en avril rappelle que le volume de déchets électriques et électroniques ne cesse d’augmenter. Au niveau mondial, 42 millions de tonnes de DEEE ont été produits en 2014, et 50 millions sont attendus en 2020. Selon les estimations, de 60 % à 90 % des DEEE échapperaient aux filières de dépollution à l’échelle mondiale. Les bénéfices du trafic illégal sont estimés à près de 20 milliards d’euros.

Par Matthieu Combe, journaliste scientifique

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Établir une base dans l’espace grâce à l’impression 3D !

Fonder une colonie hors de la Terre, une idée plus que jamais d’actualité ? Oui ! Et sur Mars si possible, surtout depuis l’annonce de la présence d’eau liquide sur la planète rouge. Tous veulent s’y rendre : la Nasa, le milliardaire américain Elon Musk, l’organisation privée Mars Polar ou encore le néerlandais Bas Lansdorp avec son projet Mars One mêlant mission habitée et téléréalité. On croirait presque qu’un voyage est prévu pour demain. À tel point qu’à Las Vegas on pronostique, on lance des paris sur celui qui sera le premier à fouler Mars. À ce jeu, il semblerait que SpaceX ait l’avantage.

Les technologies continuent d’évoluer et permettent d’élaborer de nouveaux scénarios. En l’occurrence, c’est l’avancée de l’impression 3D qui fait le plus spéculer. Il ne se passe en effet pas une semaine sans que l’on entende parler de ses exploits. Dans le domaine du bâtiment par exemple, le chinois Win Su s’est récemment distingué en construisant un immeuble de six étages par impression 3D. Du coup, les chercheurs n’ont plus qu’une idée en tête : fabriquer sur place en s’appuyant sur les ressources locales (le fer notamment) et transporter le moins possible de matériaux. Il faut dire que le prix d’un kilo à véhiculer reste très élevé malgré l’arrivée de nouveaux concurrents sur le marché de l’aérospatial (SpaceX en tête). À titre indicatif, un kilo envoyé à l’ISS revient à 4 750 dollars.

Inventer la maison martienne de demain

Se servir des matériaux locaux pour construire une base viable dans l’espace, sur la Lune ou sur Mars, c’est donc l’idée qui trône dans toutes les têtes. C’est aussi le défi que semble s’être imposé la Nasa, qui souhaite offrir, dès 2030, une base aux futurs colons. L’agence gouvernementale américaine a, dans cette logique, lancé mi-mai le concours Habitat imprimé en 3D (3DPHab) afin que soit imaginée puis élue la maison martienne type. Le design architectural, l’habitabilité et la fonctionnalité étaient au coeur des préoccupations.

À la suite de cet appel à projets, de nombreuses candidatures ont abondé. Parmi elles, celle de la société française de conseil et maîtrise d’oeuvre en impression 3D Fabulous, et son projet baptisé Sfero, réunion joyeuse de « sphère, fer et eau ».

La start-up voulait créer un habitat sphérique de 80 m² ressemblant quelque peu à un champignon en utilisant le fer et l’eau présents sur Mars. Sur les plans, on peut voir que le haut de l’habitation est une sphère à l’air libre tandis que le pied est enterré; le tout enrobant un mât télescopique de huit mètres de haut. Évidemment, pour la construire, Fabulous misait sur la fabrication additive. Le projet n’a toutefois pas été retenu puisque seuls les projets américains pouvaient aller plus loin dans le concours. Ce n’était que pour montrer le savoir-faire français en matière d’impression 3D.

Les propositions des trois finalistes :

La première phase du concours aujourd’hui terminée, trois projets sont encore en lice sur les 165 de départ. Dans le haut du panier, on trouve l’équipe de SEArch/Clouds Architecture Office qui a tenu compte des conditions météorologiques qui règnent sur Mars (la température y est à -65°C en moyenne) en proposant une maison de glace, ou ce que l’on pourrait appeler un igloo de neige. L’équipe a reçu 25 000 dollars pour son projet « Ice House ».

En seconde position arrive l’équipe Gamma, récompensée pour son idée originale d’abris « gonflables ». D’après leur présentation, Gamma compte faire atterrir plusieurs modules à la surface de Mars. Ces derniers sont ensuite censés se déployer, certains pour former les habitations, d’autres pour construire un mur de protection tout autour à partir du régolithe (poussière fortement chargée en rayons solaires).

Enfin, en troisième position, le projet de LavaHive se démarque par sa volonté d’utiliser des matériaux recyclés pour concevoir les habitations, en plus de modules gonflables. L’équipe aspire également à exploiter le régolithe, en le chauffant puis en le faisant couler, pour former des couloirs de communication entre les dômes.

La prochaine étape, désormais, consiste pour ces équipes à construire en taille réelle ces habitats. Ou en tout cas à réfléchir aux contraintes techniques qu’elles pourraient rencontrer. Le gagnant empochera la bagatelle d’1,1 million de dollars.

Par Sébastien Tribot

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GE/Alstom : Feu vert de Bruxelles

C’était la décision qu’attendait GE. Près de 15 ans ont passé depuis que le commissaire européen à la concurrence de l’époque, un certain Mario Monti, n’empêche le groupe américain de réaliser une énorme opération avec Honeywell. En autorisant le rachat d’Alstom, Bruxelles permet à General Electrics de réaliser sa plus grosse opération financière de son histoire (12,4 milliards d’euros) et de poursuivre la stratégie engagée de sortir rapidement des services financiers pour se concentrer sur l’industrie. Et de concentration, il en a été une nouvelle fois beaucoup questions dans les couloirs de la Commission européenne.

Moins de concurrence

L’acquisition du fleuron français a de quoi inquiéter les producteurs européens d’électricité qui voient le nombre d’acteurs sur le marché des équipements se réduire avec un risque, à terme, de hausse des prix.

Une crainte que ne semble pas avoir partagé les autorités européennes : « la Commission n’a relevé aucun problème de concurrence, principalement en raison du fait que les activités des deux entreprises sont complémentaires et ne se chevauchent pas ». A quelques exceptions près tout de même. C’est pourquoi le feu vert a été conditionné à la cession à Ansaldo (Italie) de l’activité vente et maintenance des turbines à gaz de grande puissance, sur laquelle Alstom et GE sont en concurrence directe, l’Américain dominant déjà le marché suivi de Siemens, Alstom et Mitsubishi Hitachi Power Systems (MHPS).

Cet oligopole de fait s’explique par l’ampleur des investissements initiaux requis pour la R&D, les essais et la fabrication, ce qui engendre de très importantes barrières financières et technologiques. En mettant en selle l’Italien, Bruxelles espère maintenir un semblant de compétition. « Ansaldo est un concurrent existant sur le marché des turbines à gaz de grande puissance. Elle possède déjà le savoir-faire, l’expérience et une usine performante de fabrication de turbines à gaz et d’autres éléments destinés aux centrales électriques (comme des turbines à vapeur et des générateurs) », justifie la Commission. Reste à savoir si elle aura la taille critique pour survivre sur ce marché.

Par Romain Chicheportiche

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Hammertoss : un malware qui utilise Twitter pour voler des données

La société de cybersécurité FireEye a découvert un malware, “Hammertoss”, qui utilise Twitter pour dérober des données sans être détectés par les solutions de sécurité. Les hackers, des cyberpirates russes membres d’un groupe nommé “APT 29” (probablement soutenu par le gouvernement), insèrent et dissimulent des bouts de code reliés à leur logiciel malveillant dans des images diffusées sur le réseau social.

« Alors que l’image semble être normale, elle contient en réalité des données qui permettent de dissimuler un message, une image ou un fichier dans un autre message”, explique FireEye dans son rapport. Grâce au malware, les pirates peuvent “voler des données” ou avoir ”accès aux ordinateurs” visionnant les images.

Un malware dissimulé par la sténographie

Les organisations gouvernementales, qui utilisent pratiquement toutes un compte Twitter, seraient particulièrement ciblées par Hammertoss. Dans les images envoyées aux cibles, les pirates placent des données chiffrées, au moyen du procédé de sténagographie. Une fois la photo (qui se trouve dans un tweet contenant une URL et un hashtag relié à Hammertoss) visionnée, le malware s’exécute via PowerShell, puis extrait des données depuis l’ordinateur visé, qu’il stocke ensuite dans un service de stockage Cloud.

Selon FireEye, il serait très difficile de détecter Hammertoss. En s’appuyant sur le “bruit” (trafic) généré par Twitter, autrement dit en se fondant dans la masse, Hammertoss serait capable cacher ses actions, et « de saper les efforts pour identifier les comptes Twitter utilisés pour attaquer, ou pour distinguer l’activité malveillante de l’activité normale ».

Par Fabien Soyez

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L’habitation et le véhicule deviennent un système autonome

Les véhicules électriques présentent tout leur intérêt lorsqu’ils sont rechargés par des énergies renouvelables de façon intelligente. Les experts parlent souvent de l’intérêt qu’il y aurait à ce qu’un véhicule électrique puisse se charger grâce aux énergies renouvelables placées sur une habitation. Ainsi, lorsque la production renouvelable est importante, le surplus non utilisé par l’habitation serait stocké dans les batteries du véhicule. Mais lorsque les besoins de l’habitation seraient supérieurs à la production renouvelable, les batteries du véhicule fourniraient le courant manquant. Avec le dispositif créé par les laboratoires d’Oak Ridge, dans le Tennessee, la théorie devient réalité.
La voiture, de style 4×4, est une hybride gaz-électricité. L’habitation, de 20 m2, est composée d’une seule pièce recouverte de panneaux solaires qui totalisent une puissance de 3,2 kilowatts. Ces panneaux fournissent l’électricité nécessaire aux besoins de base de ce studio équipé d’un évier, d’une plaque de cuisson et d’un système d’éclairage. Le squelette de la maison et le châssis de la voiture ont été imprimés en 3D. L’équipe justifie ce choix en expliquant que cela permet de réduire au minimum les déchets de fabrication.

Des échanges bidirectionnels maison-voiture et avec le réseau

Lorsque le soleil brille, le surplus d’électricité produite par les panneaux solaires est stocké dans une batterie placée sous le porche de la maison. De son côté, le véhicule se gare au-dessus d’un chargeur à induction, sans fil. C’est là que le dispositif devient particulièrement intéressant. Les batterie de la voitures peuvent se charger grâce au surplus emmagasiné dans les batteries de la maison.

Mais si c’est la maison qui est en manque d’électricité, c’est la voiture qui la lui fournira, grâce à ses batteries. Les échangent sont bidirectionnels, en fonction des besoins de l’habitation ou du véhicule. Ce système peut fonctionner de manière totalement autonome, mais peut aussi être relié au réseau de distribution électrique.

De larges applications possibles

Le laboratoire voit grand. Il rappelle que « le réseau électrique fait face à des défis sans précédent. Les événements météorologiques extrêmes peuvent laisser des maisons et des commerces sans électricité pendant des périodes prolongées. Le changement climatique, la demande croissante pour les sources d’énergie renouvelables, et l’incertitude sur l’équilibre entre les sources d’énergie centralisées et la demande, ont un impact sur le réseau. En outre, plus de 1,3 milliard de personnes dans le monde n’ont pas accès à un réseau électrique, et pour un milliard de personnes supplémentaires, l’accès au réseau n’estt pas fiable.» rappelle-t-il dans un communiqué. Ce système pourrait donc être une solution pour alléger la demande sur le réseau électrique de distribution et pour toutes les habitations qui ne sont pas encore reliées au réseau. Il présente un intérêt certain pour les habitations isolées, les opérations militaires ou pour des équipes de secours après une catastrophe.

Découvrir les échanges d’énergie possible en vidéo :

Par Matthieu Combe, journaliste scientifique

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Internet des objets : des hackers prennent le contrôle d’un fusil connecté

L’internet des objets se développe et couvre tous les champs d’application, de la domotique aux villes intelligentes… en passant par l’armement. Ainsi, l’entreprise TrackingPoint propose un “fusil de chasse intelligent”, à assistance informatique, pour la visée. Son système de “précision guidée” permet de fixer la ligne de mire sur la cible, puis de la suivre, afin d’obtenir le point d’impact le plus précis possible. Il tient aussi compte de la température ambiante, du vent ou du poids des munitions.

Un millier de ces fusils intelligents, qui coûtent 13 000 dollars, sont en circulation, selon TrackingPoint. Seul problème, majeur : 2 experts en sécurité informatique ont réussi à trouver un moyen pour pirater ces armes : grâce au WiFi, ils ont pu prendre le contrôle, à distance, d’un de ces fusils “connectés”.

Runa Sandvik et Michael Auger se sont concentrés sur le point faible de l’Internet des objets : l’utilisation de points d’entrée en réseau, ici une connexion WiFi, pour rendre l’objet “connecté”. Dans le cas du fusil de TrackingPoint, modèle TP750, le WiFi permet à l’utilisateur de diffuser en direct, sur Internet, ce qu’il voit dans son oeil de mire lors de sa “chasse connectée” – pour permettre à ses “proches” de suivre le spectacle.

Dans une vidéo diffusée sur Wired, les deux spécialistes en sécurité expliquent avoir détecté une faille lors de l’utilisation du WiFi par l’appareil : le système de l’arme demande ainsi un mot de passe par défaut, qui permet à tout individu situé dans le rayon d’émission de l’engin, de se connecter au réseau – le code étant “facile à trouver”, selon les hackers.

Prise de contrôle

Auger et Sandvik se sont connectés plusieurs fois à des modèles TP750. Résultat : ils ont pu prendre le contrôle, à distance, des armes hackées. Ils étaient ainsi capables de modifier les coordonnées de la cible (afin de perturber le tir), de désactiver l’ordinateur interne, de saboter le système d’exploitation, ou même d’empêcher l’arme de tirer. Heureusement, la seule limite reste humaine et physique : le fusil ne pourra jamais tirer “tout seul”, le pirate ne pouvant “appuyer sur la gâchette” à distance.

Pour Runa Sandvik, ex-développeuse du logiciel Tor, cette découverte est une nouvelle preuve de la vulnérabilité des objets connectés. “Il y a tellement de choses qui sont aujourd’hui rattachées à Internet: voitures, frigos, machines à café, et maintenant, les armes… Ceci est un message pour TrackingPoint et les autres entreprises. Quand vous installez de la haute technologie sur des objets qui ne l’avaient pas avant, vous rencontrez de sérieux problèmes de sécurité auxquels vous n’aviez jamais pensé”, indique-t-elle.

Selon Wired, TrackingPoint aurait réalisé rapidement une mise à jour pour combler la faille. Et aurait rappelé que le “périmètre limité” dans lequel un hacker devrait se trouver pour pirater l’arme, limite le risque d’un tel piratage.

Par Fabien Soyez

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Découvrez l’Extra Terrestrial Vehicle

Et si on réalisait, une fois devenu adulte et avec de gros moyens entre les mains, nos rêves de gosses. Tandis que certains ont à coeur de perfectionner les cabanes dans les arbres au point de les transformer en véritable maison dans les airs, d’autres comme Mike Vetter créent la voiture qu’ils avaient en tête étant enfant. Enfin, c’est ce que l’on peut se dire en regardant les images de l’Extra Terrestrial Vehicle, une voiture concept, tant son look délirant paraît sortir tout droit de l’espace. Ce n’est pourtant pas un UFO (Unidentified flying object).

L’Extra Terrestrial Vehicule est un peu à l’image de la Turbot-Rhino dans Spirou et Fantasio, une espèce de bolide aux lignes arrondies à l’allure incontestablement futuriste. Elle aurait été fabriquée à partir de matériaux ayant appartenu à d’autres véhicules, comme la Chevrolet Cobalt SS, et serait en série très limitée. Il n’existe que huit ELV dans le monde. Autre spécificité : elle ne dispose pas de lunette arrière; celle-ci est remplacée par une caméra.

Sachez que cette voiture est en vente et qu’elle coûte 89 000 dollars. Le prix pour un intérieur tout de cuir, daim et aluminium et un extérieur qui attirera assurément l’attention. De là à dire qu’il s’agit de la voiture du futur, il y a un pas que l’on ne se permettra pas de franchir.

Par Sébastien Soyez

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Une « bille » de l’effet cocktail identifiée in vitro

Trois équipes de recherche associant des chercheurs de l’Inserm et du CNRS à Montpellier ont découvert in vitro un mécanisme moléculaire qui pourrait jouer un rôle dans l’« effet cocktail ». Cette étude est publiée dans la revue Nature Communications.

Bien que très faiblement actifs lorsqu’ils sont pris indépendamment, l’éthinylestradiol, un œstrogène présent dans les pilules contraceptives, et l’insecticide trans-nonachlor, reconnu comme perturbateur endocrinien, ont la capacité de se fixer simultanément au récepteur des xénobiotiques (PXR) situé dans le noyau des cellules et l’activent de façon synergique.

« Les analyses à l’échelle moléculaire indiquent que les deux composés se lient coopérativement au récepteur, c’est-à-dire que la fixation du premier favorise la liaison du second, expliquent les chercheurs de l’Inserm et du CNRS dans un communiqué. Cette coopérativité est due à de fortes interactions au niveau du site de liaison du récepteur, de sorte que le mélange binaire induit un effet toxique à des concentrations largement plus faibles que les molécules individuelles.»  Lors de ce travail, les chercheurs ont analysé une quarantaine de produits chimiques, deux par deux, soit 750 combinaisons possibles. Mais cet effet n’a été retrouvé qu’entre ces deux  molécules.

Un effet cocktail qui peut faire des dégâts

Toute substance étrangère à notre organisme, ou xénobiotique, se fixe sur le récepteur PXR. Des enzymes et des transporteurs de détoxification cellulaire sont alors synthétisés pour éliminer ces molécules étrangères. « On pourrait penser que la liaison de l’éthinylestradiol et de l’insecticide trans-nonachlor est bénéfique pour l’organisme, puisqu’elle stimule la synthèse de protéines de détoxification cellulaire, confie William Bourguet, chercheur du Centre de biochimie structurale de l’université de Montpellier (CNRS/Inserm), et co-auteur de cette étude à Sciences et Avenir. Sauf que ces protéines peuvent détériorer toutes sortes de molécules de manière anarchique, et détruire des médicaments par exemple. C’est une vraie perturbation endocrinienne pour l’organisme ! ». Si le trans-nonachlor est interdit dans l’Union européenne depuis 1981, on le retrouve encore dans l’environnement et dans les tissus adipeux ; c’est un polluant organique persistant.

Ces résultats doivent désormais être vérifiés chez les animaux. « Si ces travaux sont confirmés in vivo, des retombées importantes sont attendues dans les domaines de la perturbation endocrinienne, la toxicologie et l’évaluation des risques liés à l’utilisation des produits chimiques », préviennent les deux instituts. Il y a sans doute d’autres mécanismes en jeu de la part des perturbateurs endocriniens. Ailleurs dans le monde, des équipes de chercheurs travaillent sur des récepteurs différents. À raison d’au moins 150 000 molécules qui pourraient avoir un impact en mélange sur 48 récepteurs différents, les chercheurs ont en effet du pain sur la planche ! En attendant, les équipes du CNRS et de l’Inserm projettent désormais de tester l’effet cocktail possible, deux par deux, parmi 1 600 médicaments couramment utilisés.

L’effet cocktail pourrait bientôt être prouvé scientifiquement à grande échelle. Les industriels de la chimie se contentant encore d’étudier l’effet toxique des molécules individuellement, sans se préoccuper de l’effet cocktail, doivent commencer à avoir des sueurs froides.

Par Matthieu Combe

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Fessenheim : Totem nucléaire français

Le nom de Fessenheim est apparu en 2012 dans la négociation entre Europe Ecologie Les Verts et les Socialistes en vue d’obtenir un accord électoral présidentiel. En échange de leur ralliement, les écologistes souhaitent une grande loi sur la transition énergétique qui graverait dans le marbre le désengagement progressif de l’atome (50% à l’horizon 2025) et l’arrêt d’une première centrale : Fessenheim. La doyenne des centrales nucléaire française, qui est dotée de deux réacteurs à eau pressurisée de 900 Mégawatts chacun, cumule des risques sismiques et de contamination de l’une des plus grande nappe phréatique du pays. La Droite l’opposition rappelle quant à elle que la centrale est aux normes et souligne que Fessenheim se trouve avant tout dans son bastion électoral alsacien. 

La loi sur la TE

Arrivé au pouvoir, François Hollande a dû user de trois ministres de l’Energie et de l’Ecologie en trois ans (D. Batho, P. Martin, S. Royal) pour parvenir à une loi sur la transition énergétique qui ménage le lobby nucléaire avec un plafonnement du parc installé tout en accélérant le développement des énergies alternatives et l’efficacité énergétique. C’est ainsi que la capacité du parc nucléaire français a ainsi été « plafonné » à son niveau actuel. Un moindre mal pour le secteur et une astuce pour le Président qui peut ainsi lier l’arrêt de Fessenheim à l’entrée en service de l’EPR de Flamanville, une nouvelle fois reportée à 2018, soit après les élections générales. François Hollande, dans une interview au Parisien, se justifie : « (l’arrêt de Fessenheim) En 2016, non, car la construction de l’EPR de Flamanville (Manche) a pris beaucoup de retard (…)

Mais ce qui importe, c’est d’engager toutes les procédures pour fermer Fessenheim. Nous le faisons. On pourra dire alors que c’est irréversible ». 

Symbole de l’héritage nucléaire

Le débat autour de l’avenir de la centrale de Fessenheim est caractéristique de la particularité énergétique française. Avec 75% de l’électricité produite par le nucléaire, la fermeture de la doyenne des centrales française est perçue comme le début du déclin du secteur et ce dans un contexte très difficile. La mise en service du fleuron de l’industrie nucléaire française, le réacteur de 3ème génération EPR, a encore été repoussée à 2018 cette fois (7 ans de retard sur le calendrier de départ) et la facture s’est considérablement alourdie (10,5 milliards d’euros contre les 3 initialement prévus) tout comme à Olkiluoto en Finlande. Seul l’EPR chinois devrait tenir délais et coûts. La filière est par ailleurs en pleine réorganisation : Areva, dans la tourmente financière, est ainsi en train d’être en partie absorbée par EDF. Et last but not least, la catastrophe de Fukushima a marqué les esprits, même les plus pro-nucléaires, sur la notion de risque et de l’inanité des prévisions probabilistes concernant les accidents nucléaires. 

En France, la montée en puissance des énergies renouvelables s’est heurtée à la nature d’un système haute tension centralisé sur de gros sites de production, moins à même de recevoir les contributions éparpillées des énergies renouvelables. Avec cette loi sur la transition énergétique, précédée par le Grenelle de l’Environnement sous la mandature précédente, les écologistes récoltent le principal fruit de leur accord pré-électoral avec les socialistes. 

Il ne suffit pas d’appuyer sur un bouton

Le fait que Fessenheim ne soit pas fermée avant 2018 dans le meilleur des cas était en réalité prévisible. « Pour fermer deux réacteurs comme ceux de Fessenheim, il ne

suffit pas de tourner un bouton », expliquait Ségolène Royal en septembre dernier. Il faut au minimum 4-5 ans pour mener à bien avec l’Autorité de sûreté les formalités administratives relatives à la fermeture d’une installation nucléaire. Sans compter les problèmes d’acceptabilité inhérents, et surtout le calendrier politique…

Le maire de Fessenheim, Michel Sordi (LR), a dit regretter que le politique ne se substitue à EDF pour fermer une centrale, faisant de sa ville le symbole de la filière nucléaire française. C’est pourtant bien le résultat des prochaines élections présidentielles en 2017 qui scelleront le sort de la centrale. La Gauche disposant d’un confortable second et dernier mandat pour finalement tenir sa promesse ; La Droite  promettant quant à elle de sauver la centrale alsacienne.

Romain Chicheportiche

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Risques : pollution de l’air dans les enceintes ferroviaires souterraines

Le contexte

Depuis le début des années 2000, des mesures de la qualité de l’air sont réalisées dans des enceintes ferroviaires souterraines (stations RER et métropolitaines à Paris, Lille, Lyon, Marseille, Rennes, Toulouse). Celles-ci ont notamment mis en évidence des concentrations en PM10 très supérieures à celles mesurées dans l’air extérieur. Les constituants majeurs identifiés sont différents métaux dont le fer, du carbone élémentaire et du carbone organique. D’autres polluants chimiques, présents à des concentrations parfois supérieures à celles mesurées à l’extérieur, ont été identifiés tels que des hydrocarbures aromatiques (toluène, phénanthrène, fluoranthène, anthracène et pyrène), et plus rarement le benzène, le dioxyde d’azote et le benzo(a)pyrène.

La connaissance de la toxicité des particules en suspension dans les enceintes ferroviaires souterraines apparaît bien plus limitée que pour les particules de la pollution atmosphérique urbaine. Dans ce contexte, l’Anses a été saisie par la Direction générale du travail, la Direction générale de la santé et la Direction générale de la prévention des risques pour la réalisation d’une expertise relative à la pollution chimique de l’air des enceintes de transports ferroviaires souterrains et aux risques sanitaires associés chez les travailleurs.

Les objectifs

Tout d’abord, le premier objectif est de réaliser un état des connaissances sur la pollution chimique de l’air dans les enceintes ferroviaires souterraines, sur la toxicité associée aux polluants, en particulier les particules en suspension, sur l’exposition individuelle des travailleurs, sur les effets sanitaires associés à cette exposition et sur l’efficacité des politiques de gestion existantes.

Sur cette base, le second objectif est d’évaluer les risques sanitaires des travailleurs exposés à cette pollution.

Et le cas échéant, le troisième objectif est de proposer des axes de recherches et de pistes de gestion pour réduire cette pollution et les risques sanitaires associés chez les travailleurs, en intégrant une réflexion sur les modalités d’articulation avec la gestion de l’exposition des usagers des transports.

Pollution de l’air dans les enceintes ferroviaires souterraines et risques pour la santé des travailleurs

Dans les enceintes ferroviaires souterraines, la pollution de l’air est dominée par la problématique des particules en suspension. La concentration des particules mesurée dans l’air est souvent exprimée en PM10 et en PM2,5 : il s’agit de particules qui pénètrent dans l’appareil respiratoire, capables, pour les plus fines (PM2,5) de se déposer au niveau des alvéoles pulmonaires.

Les concentrations massiques de PM10 et PM2,5 mesurées dans les enceintes ferroviaires souterraines  en France et à l’étranger sont très supérieures à celles mesurées dans l’air extérieur et dans l’air intérieur des logements. La source majeure de ces particules, riches en métaux dont principalement le fer, et en carbone, est l’usure des matériaux par la friction roue-frein des rames de voyageurs, suivie du contact roue-rail et du contact entre le matériel roulant et le système d’alimentation électrique.

Les particules de l’air dans ces enceintes ont des caractéristiques physicochimiques différentes des particules de l’air extérieur. Sur le plan épidémiologique, les données disponibles relatives aux travailleurs en enceintes ferroviaires souterraines ne permettent pas de statuer sur les risques à long terme. Bien que leur toxicité ait été à ce jour peu documentée, les données toxicologiques disponibles suggèrent qu’à concentration massique équivalente, elles sont au moins aussi toxiques à court terme que les particules de l’air ambiant extérieur.

L’expertise de l’Agence conclut qu’une inflammation des voies respiratoires et des effets consécutifs à cette inflammation sont probables en lien avec une exposition chronique aux particules des enceintes ferroviaires souterraines. Par analogie avec les risques sanitaires bien documentés des particules de l’air ambiant extérieur, des effets délétères sont attendus sur la santé cardiovasculaire et respiratoire. Sont concernés les travailleurs exerçant notamment dans les domaines de l’exploitation du transport, l’organisation du transport et des services, les commerces, la police, la sécurité, la prévention et l’action sociale. Les risques sanitaires sont vraisemblablement plus élevés pour les travailleurs en charge de la maintenance des infrastructures compte tenu des émissions des motrices diesel et des travaux de maintenance.

Les recommandations de l’Agence

Dans ce contexte, l’Agence recommande la mise en œuvre et la poursuite de mesures de prévention et de réduction des expositions pour l’ensemble de ces catégories de travailleurs et en particulier pour ceux en charge de la maintenance des infrastructures.

Au vu de l’absence de données scientifiques sur la toxicité à long terme des particules présentes dans l’air des enceintes ferroviaires souterraines et du corpus d’études épidémiologiques encore peu informatif pour évaluer les risques sanitaires liés à l’exposition chronique de cette population de travailleurs, l’Anses recommande que des travaux spécifiques soient conduits pour acquérir de nouvelles connaissances.

L’Anses suggère par ailleurs d’élaborer une valeur limite de gestion et de renforcer le dispositif de surveillance de la qualité de l’air de l’ensemble des réseaux afin de pouvoir évaluer l’efficacité des mesures d’amélioration de la qualité de l’air et de réduction des expositions des travailleurs.

Réduire la pollution de l’air ambiant dans son ensemble reste la priorité

L’Agence rappelle que la priorité de santé publique concerne la réduction de la pollution de l’air ambiant dans son ensemble. Dans ce contexte, le recours à des moyens de transport moins polluants que le transport routier, dont le transport ferroviaire, reste à encourager.

La pollution de l’air subie par les usagers du transport routier apparaît plus préoccupante pour la santé que la pollution de l’air des enceintes ferroviaires souterraines compte tenu des concentrations élevées au sein du trafic routier pour plusieurs polluants dont la toxicité est avérée, notamment : le nombre de particules fines, le carbone suie, des gaz comme le monoxyde de carbone, le dioxyde d’azote, le benzène et le toluène.

Source : anses

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Les produits chimiques menacent la fertilité

On entend beaucoup parler de la toxicité présumée des perturbateurs endocriniens et de leurs effets délétères nombreux. Mais il faut bien le dire, la réglementation tarde à évoluer. Face à ce constat, la Fédération Internationale Gynécologie Obstétrique (FIGO), a lancé un appel le 1er octobre dans l’International Journal of Gynecology and Obstetrics pour demander des politiques globales de réduction des expositions aux produits chimiques toxiques. Le signal des professionnels est fort : ils ne peuvent plus se borner à quelques conseils sur les risques liés aux substances toxiques, ils doivent désormais plaider pour des politiques de protection des populations afin de faire bouger les lignes.

Selon la FIGO, rassemblant des professionnels de 125 pays, « les hausses dramatiques de l’exposition aux produits chimiques toxiques au cours des quatre dernières décennies menacent la santé et la reproduction de l’espèce humaine ». « Les professionnels de santé reproductive sont les premiers témoins de l’augmentation de troubles de la santé chez leurs patients », note Gian Carlo Di Renzo, Secrétaire honoraire de FIGO et auteur principal de cet Appel.

Les polluants sont partout et nous contaminent

Entre 70 000 et 100 000 produits chimiques existent aujourd’hui sur le marché, dominé par 4800 « produits chimiques à haut volume de production ». La toxicité de la majorité d’entre eux n’a pas réellement été évaluée. Parmi eux, les pesticides, polluants atmosphériques, plastiques alimentaires, solvants et autres perturbateurs endocriniens sont particulièrement inquiétants. Pour la FIGO, ces substances sont mises en cause dans de nombreuses pathologies « comme les fausses couches et pertes foetales, troubles de la croissance foetale, faible poids à la naissance, malformations congénitales, atteintes des fonctions cognitives ou du neuro-développement, cancers de l’appareil reproducteur, baisse de la qualité du sperme, comportements de types  troubles du déficit de l’attention et hyperactivité (TDAH), agressivité et hyperactivité de l’enfant ».

« Nous sommes en train de noyer le monde dans des produits chimiques non évalués et non sûrs, et nous en payons le prix fort en termes de santé reproductive », analyse Gian Carlo Di Renzo. Le coût économique est également important, une étude récente évalue les impacts des produits chimiques sur les systèmes de santé européens à au moins 157 milliards d’euros par an.

Dans son appel, la FIGO recommande aux médecins de conseiller aux femmes enceintes et allaittantes ainsi qu’aux couples souhaitant procréer, de manger bio, éviter les aliments transformés, les graisses animales et les poissons contenant du méthylmercure.

La toxicité des perturbateurs endocriniens ne fait plus aucun doute

Trois jours avant la publication de cet appel, l’Endocrine Society, autre société professionnelle internationale, rassemblant 18 000 chercheurs et cliniciens spécialisés dans l’étude du système hormonal, pointait également du doigt le rôle des polluants environnementaux dans plusieurs maladies émergentes. Selon elle, il n’y a plus de doutes que les perturbateurs endocriniens jouent un rôle dans l’augmentation des maladies chroniques, « dont l’obésité, le diabète, les troubles de la reproduction, les problèmes thyroïdiens, les cancers, les troubles hormonaux et neurodéveloppementaux ».

Alors que les preuves scientifiques s’accumulent sur la nocivité des perturbateurs endocriniens, la réglementation, elle, peine à évoluer. Les perturbateurs endocriniens n’ont toujours pas de définition officielle en Europe. Les travaux attendus pour décembre 2013 ont été reportés, sine die, en attendant un rapport sur le coût économique qu’aurait une réglementation sur les entreprises européennes.

Par Matthieu Combe, journaliste scientifique

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Les énergies renouvelables représenteront 26% de la production d’électricité en 2020

D’ici 2020, 700 gigawatts de nouvelles capacités vertes seront installés, soit l’équivalent de 700 réacteurs nucléaires, et cela représentera presque les deux tiers des nouvelles capacités ajoutées au système électrique mondial à cette date, détaille l’AIE dans son rapport de moyen terme sur les énergies renouvelables, publié vendredi.

Le développement des énergies renouvelables sera particulièrement important dans les pays émergents. La Chine à elle seule représentera 40% des nouvelles capacités installées.

Dans de nombreux pays les énergies renouvelables, et notamment l’éolien terrestre et le solaire photovoltaïque, ont vu leurs coûts de production fortement baisser et deviennent compétitives par rapport à d’autres types d’énergies, explique l’AIE.

C’est notamment le cas en Afrique du Sud, au Brésil, en Inde, au Moyen Orient ou dans certains Etats des Etats-Unis.

L’agence a également évalué les investissements qui seront faits dans les renouvelables à l’avenir et elle prévoit que 230 milliards de dollars seront mobilisés chaque année d’ici 2020. L’an dernier, ils s’étaient élevés à 270 milliards de dollars.

Cette estimation découle « de la baisse du rythme d’installations de nouvelles capacités mais aussi de la réduction des coûts d’investissement pour les technologies les plus dynamiques », notamment le solaire et l’éolien terrestre.

Ainsi, la baisse des coûts de ces énergies, déjà observée ces dernières années, devrait se poursuivre. Pour l’éolien terrestre, les coûts des nouveaux parcs devraient baisser d’environ 10%, alors qu’ils ont déjà diminué de 30% entre 2010 et aujourd’hui.

Pour le solaire, les coûts vont encore se contracter d’un quart par rapport à leur niveau actuel, après une baisse de deux tiers depuis 2010.

– Réduire les incertitudes –

L’AIE s’avère plus prudente sur les biocarburants, avec une croissance qui se poursuivra malgré la baisse du prix du pétrole mais à un rythme stabilisé. Les biocarburants représenteront 4% de la demande de carburant du transport routier en 2020.

Il faudra un prix du baril aux environs de 100 dollars pour voir de nouveaux projets d’usine de production de biocarburants à l’échelle industrielle, estime-t-elle.

Le succès du développement des énergies renouvelables, et donc de la lutte contre le changement climatique, nécessite de « réduire les incertitude en matière de réglementation, qui freine un déploiement plus important », prévient toutefois l’AIE.

« Les gouvernements doivent supprimer les points d’interrogation qui entourent les renouvelables », indique le directeur exécutif de l’agence, Fatih Birol, cité dans un communiqué.

Si l’éolien terrestre et le solaire photovoltaïque « n’ont plus besoin d’un haut niveau de soutien (public) », leur attractivité « dépendra fortement du cadre réglementaire et du fonctionnement du marché », juge l’AIE.

Dans les pays émergents, les risques sont aujourd’hui « les barrières réglementaires, les contraintes de réseaux et les conditions microéconomiques », tandis que dans les pays développés « le développement rapide des renouvelables oblige à fermer des centrales électriques thermiques, mettant la pression sur les énergéticiens », détaille l’agence.

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Deux mois après sa sortie, quid de Windows 10 ?

Ce qu’il faut retenir, c’est sa simplicité d’utilisation !

  • L’interface a été revue pour plaire aux anciennes comme aux nouvelles générations. En faisant le pont entre les anciennes versions Windows et l’interface que l’on peut retrouver sur tablette ou smartphone, l’affichage s’avère instantanément clair et ne déroute pas. À noter, le bouton « Démarrer » fait son grand retour après une absence remarquée sur Windows 8. L’accès aux applications et aux dossiers se fait naturellement.
  • Les applications Windows 8 ont été repensées pour les rendre plus efficientes.
  • Le mode recherche se veut plus efficace qu’auparavant et détecte des résultats pertinents, même si l’orthographe s’éloigne légèrement du nom du dossier ou fichier recherché.
  • Grâce aux early adopters, l’installation se fait sans trop de heurts et disons-le dans une relative bonne humeur. Et un détail qui a son importance concernant l’installation du nouveau système d’exploitation : elle est gratuite, en tout cas pour ceux qui souhaitent faire le passage de Windows 7, 8 et 8,1 à Windows 10 et dont l’âge de l’ordinateur ne dépasse pas 5 ans. Profitez-en tant que c’est possible car dans un an ce ne sera plus le cas.
  • Microsoft prend apparemment grand soin de ne pas désarçonner les utilisateurs mobiles. Windows 10 Mobile aura donc peu ou prou les mêmes applications que la version PC (Cortana, Agenda…), et elles seront, au même titre que l’affichage, optimisées pour une meilleure expérience. Il sera possible d’en synchroniser certaines comme le calendrier avec son smartphone, de sorte que la jonction entre chaque appareil se fasse naturellement. L’adaptation entre les supports se doit d’être totale pour la firme de Redmond.

Quelques nouveautés :

  • On peut signaler le remplaçant d’Internet Explorer, baptisé Edge. Le navigateur, a selon Microsoft, beaucoup de qualités. Il est performant – plus que Chrome et Firefox – et il permet d’annoter les pages Web visitées, entre autres.
  • Mais la grande nouveauté, c’est Cortana, l’assistant(e) personnel(le) de Windows. Désormais il est possible de communiquer avec son ordinateur, à la façon d’un « OK Google », ici remplacé par « Hey Cortana » puis de poser sa question. S’approche-t-on du film Her de Spike Jonze dans lequel Joaquin Phoenix s’éprend de son OS ?

Malgré tout, Windows 10 n’est pas exempt de défauts, loin s’en faut.

Parmi lesquels on peut trouver un sujet qui fera éternellement débat : celui relatif à la vie privée. Certains pensent que Windows 10 comporte des mouchards quand Microsoft se défend en évoquant sa politique transparente et le fait que chaque personne est libre de choisir quelles informations seront collectées. Certes le géant recueille des données, mais pas n’importe lesquelles et avec une finalité constructive, celle d’améliorer le produit pour l’utilisateur. Pas sûr néanmoins que cette défense fasse taire les critiques.

Après l’échec commercial et critique de Windows 8, Microsoft semble donc avoir compris les attentes du public. Ainsi, professionnels et particuliers devraient y trouver leur compte.

Par Sébastien Tribot

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Les Etats-Unis durcissent les normes anti-pollution à l’ozone

L’Agence de protection de l’environnement (EPA) a ainsi finalisé les nouvelles normes proposées en novembre dernier qui ramènent la limite de ces émissions polluantes, aussi appelées « smog », à 70 parties par milliard (ppm) contre 75 ppm jusqu’à présent, soit une réduction d’environ 7%.

Cette finalisation intervient après une période de consultation de 90 jours des diverses parties prenantes.

« Dit simplement, la pollution à l’ozone signifie qu’il est plus difficile de respirer pour la population la plus vulnérable de notre société à savoir les enfants, les personnes âgées et ceux souffrant de maladies cardiaques et pulmonaires », a déclaré la patronne de l’EPA, Gina McCarthy.

« Cette décision est l’une des mesures les plus importantes que nous pouvons prendre pour améliorer la santé publique, réduire les coûts de la maladie et protéger la santé des enfants », a-t-elle ajouté dans un communiqué.

L’EPA précise que 23 millions d’adultes aux Etats-Unis et six millions d’enfants sont asthmatiques et que cette pollution à l’ozone peut l’aggraver.

L’Agence a indiqué avoir examiné près de 2.300 études pour cette révision des normes, dont plus d’un millier publiées depuis la précédente révision en 2008.

Selon les scientifiques consultés par l’EPA, une exposition à des niveaux d’ozone même inférieurs à 75 ppm est néfaste pour le système respiratoire.

Les nouvelles normes devraient se traduire par un gain de 2,9 à 5,9 milliards de dollars annuellement d’ici 2025, surpassant le coût annuel de 1,4 milliard pour les industries, souligne l’EPA.

L’ozone se forme dans la basse atmosphère sous l’effet du rayonnement solaire qui provoque une transformation photochimique des oxydes d’azote, du monoxyde de carbone et des composés organiques volatiles émis par les échappements des véhicules, des industries, des centrales au charbon et de certains solvants et peintures.

La loi américaine sur la propreté de l’air accorde une souplesse aux Etats pour l’application de ces nouvelles normes d’émissions d’ozone selon la gravité de leur problème de pollution. Certaines de ces régions pourraient avoir plusieurs années (d’ici 2020 à 2037) pour s’y conformer.

La décision de l’EPA a été critiquée à la fois par les groupes de protection de l’environnement et de médecins, qui la juge trop timide, et par les défenseurs des industries pour qui elle est économiquement très onéreuse.

La nouvelle limite « est la plus faible de celles recommandées par ses conseillers scientifiques », déplore l’Union of concerned scientists soulignant que cette limite « pourrait ne pas être suffisamment stricte (…) pour protéger la santé publique ».

Le Natural resources defense council affirme lui que les scientifiques de l’EPA avaient unanimement recommandé des normes inférieures à 70 ppm, jusqu’à 60 ppm.

Même reproche de l’American Thoracic Society qui affirme que la communauté médicale soutient depuis 2007 une limite de 60 ppm des émissions d’ozone.

Résumant le sentiment des industriels, le président républicain de la commission de la Science de la Chambre des représentants, Lamar Smith a fustigé la « régulation la plus coûteuse imposée aux Américains qui entraînera des millions de pertes d’emplois ».

« Protéger la santé publique et promouvoir la croissance économique ne sont pas des objectifs mutuellement exclusifs », a-t-il ajouté.

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Volkswagen : la justice française ouvre une enquête pour tromperie aggravée

Le constructeur allemand est soupçonné d’avoir équipé des véhicules vendus dans le monde entier d’un logiciel permettant de tromper les contrôles antipollution. L’enquête du parquet concerne les voitures vendues en France.

Les investigations françaises ont été décidées après un signalement d’un élu de la région Ile-de-France, reçu jeudi par le parquet, et sur la foi des informations parues et des déclarations publiques sur cette affaire qui ébranle le géant allemand de l’automobile, a-t-on précisé.

Près d’un million de véhicules diesel vendus ces dernières années en France, de marques VW, Audi, Skoda et SEAT, ont été équipés du logiciel permettant de tromper les contrôles antipollution, selon la filiale française de Volkswagen.

Dans le monde, quelque 11 millions de véhicules ont été équipés du logiciel litigieux. Le scandale a provoqué la démission du l’ex-patron du groupe, Martin Winterkorn.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé en 2012 les gaz d’échappement diesel comme cancérigènes certains.

L’enquête française a été ouverte pour tromperie aggravée sur une marchandise susceptible d’être dangereuse pour la santé. Elle a été confiée à deux services: les gendarmes de l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (Oclaesp) et l’office anticorruption de la police judiciaire (Oclciff).

La ministre de l’Ecologie Ségolène Royal, qui a annoncé des tests aléatoires sur une centaine de voitures vendues en France, a dénoncé « une forme de vol du contribuable et de l’Etat » puisque les véhicules réputés propres bénéficient de primes et de bonus.

Parallèlement à l’enquête du parquet de Paris, plusieurs plaintes ont été annoncées en France, par une association écologiste, mais aussi par des propriétaires français de véhicules diesel Volkswagen et des actionnaires français du groupe.

Des actions judiciaires ont été déclenchées dans plusieurs pays, notamment une action de groupe aux Etats-Unis.

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Navya Arma : la navette autonome, électrique et française

Navya Arma est le premier véhicule 100 % électrique, 100 % autonome et 100 % français produit en série dans la région lyonnaise. D’une capacité de 15 places (11 assises et 4 debout), cette navette est destinée à circuler, dans un premier temps, en circuit fermé.

Ce véhicule est disruptif : il ne possède pas de poste de conduite, soit ni volant, ni pédales. Entièrement autonome, il est quand même relié à un centre de supervision où un opérateur pourra agir en cas de problème rencontré sur le trajet ou le véhicule. Son pack de batteries rechargeable par induction, sans fil ni prise, le dote d’une autonomie flexible allant de 8 à 24 heures. La Navya Arma peut atteindre une vitesse de pointe de 45 km/h, ce qui n’est pas un inconvénient notable pour le moment, puisque généralement sur les sites d’application, la vitesse est limitée à 30 km/h. Elle est équipée d’un toit ouvrant, d’une vision panoramique et d’air conditionné.

Comment faire rouler un véhicule autonome ?

Pour être autonome en toute sécurité, les systèmes de guidage de la Navya Arma utilisent simultanément plusieurs technologies : télédétection par laser, caméra stéréovision, GPS RTK, Infra-rouge, IMU et odométrie. Une vérification et un contrôle centralisés de ses mouvements sont assurés à distance, et des systèmes d’arrêt d’urgence sont accessibles si besoin.

Pour programmer le circuit, les ingénieurs de la société Navya, le développeur et constructeur de ce véhicule, interviennent au début sur le site et cartographient la zone en 3D. Grâce à ses capteurs, la navette répète le circuit programmé avec une précision de 2 cm. Elle sait distinguer sur la route tous types d’obstacles, qu’ils soient fixes ou mobiles, et adapte sa trajectoire. « Elle s’adapte aux situations imprévues et accumule progressivement de l’expérience sur un parcours donné en mémorisant les obstacles fixes pour optimiser ses performances », assure l’entreprise. Elle peut croiser d’autres véhicules ou se faire dépasser sans perturbation et respecte les priorités sur son circuit.

La navette peut être appelée depuis un arrêt grâce à une borne ou depuis une application mobile. Elle échange avec les autres véhicules et les piétons, de façon visuelle ou sonore, grâce à ses feux, ses écrans et panneaux LED, mais aussi ses haut-parleurs externes, ses klaxons et buzzers. Elle informe ses passagers grâce à des haut-parleurs internes. Sur l’écran tactile présent à l’intérieur du véhicule, un passager peut voir le circuit et sélectionner un arrêt.

Des sites fermés aux routes urbaines

La législation actuelle ne permet pas aux véhicules totalement autonomes de rouler sur des routes ouvertes.  Les grands constructeurs et les acteurs tels que Google se limitent actuellement à développer des véhicules particuliers autonomes pour avoir une offre attractive lorsque la législation aura évolué. Mais, dès aujourd’hui, Navya fait le pari des véhicules autonomes sur circuit fermé. « Ce que vous voyez, il y a deux ou trois équipes dans le monde qui le font », assure Christophe Sapet, Président de la société Navya. Une seule autre est sur le même secteur : il s’agit de la société française Easy Mile. « On considère que l’on a à peu près un an d’avance sur ce marché », se félicite-t-il.

« Navya Arma est une parfaite illustration de la stratégie de notre société : développer des véhicules autonomes 100 % français opérationnels dès à présent sur des sites fermés, conformément à la législation en vigueur dans la grande majorité des pays du monde : aéroports, centrales nucléaires, hôpitaux, sites industriels, universités, campus, parcs d’attraction, explique Christophe Sapet. Notre potentiel de marché peut être esimé au niveau mondial à plusieurs milliers de véhicules à l’horizon 2025. L’Europe, à elle seule, atteindrait plus de 10 000 véhicules sur site fermé. Pour une deuxième phase de développement, nous disposons déjà d’une grande majorité des technologies et de l’expérience pour rouler sur route ouverte ».

Pour se procurer la Navya Arma, il faudra dépasser au bas mot 160 000 €. Mais grâce aux économies réalisées sur les salaires et sur la maintenance, la société Navya, estime que le coût d’une ligne de transport équipée d’une flotte de véhicules autonomes est de 30 à 40 % moins cher qu’une ligne classique. Les premières livraisons commenceront le 15 novembre.

Le véhicule sera dévoilé aux professionnels lors de l’ITS World Congress, du 5 au 9 octobre, à Bordeaux. Les visiteurs pourront utiliser, pendant la durée du salon, un des trois véhicules de série circulant sur la route liant le centre de Congrès au parc des Expositions. Cette route sera ouverte à la circulation.

La société Navya, basée à Lyon et à Paris, a été créée en juin 2014. Elle rassemble une équipe disposant de plus de 10 années d’expérience dans le domaine de la voiture autonome et regroupée à l’initiative de Robolution Capital, le fonds d’investissement présidé par Bruno Bonnell, cofondateur de la société Infogrames et ex-président des sociétés Infogrames et Atari.

Découvrir Navya Arma en vidéo

Par Matthieu Combe, journaliste scientifique

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