La réalité virtuelle révolutionne l’industrie

Les industriels présents en Pays de la Loire vont pouvoir profiter d’un tout nouvel espace de travail de réalité virtuelle. La réalité virtuelle, c’est l’association de technologies 3D avec de la capture de mouvements qui « permet d’immerger complètement un opérateur, de traquer son mouvement et son point de vue pour lui permettre d’interagir de l’intérieur », rappelle Sophie Levionnois, Directrice de ce nouveau centre Industriel de réalité virtuelle du Technocampus Smart Factory, intégré à la Jules Vernes Manufacturing Valley. 

Les usages de ce nouveau centre seront multiples. Il offrira aux industriels de la région  une solution innovante pour faire des présentations commerciales ou afin de mieux communiquer pour présenter leurs projets. Par exemple, STX pourra y présenter ses paquebots, Alstom ses éoliennes offshore, Airbus ses avions… Mais sur ce centre, les utilisations seront principalement techniques. Il s’agira de concevoir un produit ou un process de fabrication en réalité virtuelle. « Cela va nous permettre de tester l’ergonomie d’un poste de travail ou d’un produit, que cela soit dans l’automobile, dans le naval ou dans l’éolien », assure Sophie Levionnois.

La maintenance et l’usine du futur à l’épreuve

Les potentialités de la réalité virtuelle ne s’arrêtent pas à ces simples aspects. Cette autre réalité permet aussi de former, entraîner les opérateurs à faire des opérations dangereuses, complexes et coûteuses, en toute sécurité. Cela s’applique notamment à l’entretien maritime des éoliennes. « C’est l’un des plus gros usages que l’on va avoir ici », prévient Sophie Levionnois. 

Dans ce cadre, la réalité virtuelle pourra aussi servir lors des opérations sur le terrain, grâce à la collaboration distante. Ainsi, une personne immergée dans la maquette pourra aider les opérateurs en opération dans une situation difficile. « Si l’on est accroché à un filin d’hélicoptère pour faire une opération sur le rotor d’une éolienne offshore, cela est plus facile si l’on est guidé par quelqu’un qui fait la même opération dans le virtuel », analyse Sophie Levionnois. 

Cette plateforme est aussi une brique de l’usine du futur. «L’usine du futur, c’est l’idée que l’industrie comprendra des ateliers physiques et un clone virtuel qui contient toute l’intelligence industrielle qui va permettre de mieux faire fonctionner, plus rapidement, avec moins de défauts et moins de déchets cette usine réelle », prévoit la Directrice du centre virtuel. En plus de la réalité virtuelle, la réalité augmentée pourrait avoir toute sa place dans cette nouvelle définition de l’usine. « A travers la réalité augmentée, l’idée est d’amener aux opérateurs toute l’information nécessaire au bon endroit et au bon moment, de manière géolocalisée », précise-t-elle.

Ce centre de réalité virtuelle est intégré à la Jules Vernes Manufacturing Valley. Cette valée regroupe de grands industriels de 4 filières très développées dans la région : naval, aéronautique, énergie et automobile. Elle vise à regrouper des moyens et à les regrouper entre différents industriels pour optimiser les dépenses. Technocampus est un Groupement d’Intérêt Public (GIP) mandaté par la Région pour assurer la fréquentation des plateformes et mettre à disposition un outil « clés en main » aux industriels. La région Pays de la Loire est propriétaire et investisseur majoritaire des plateformes Technocampus. L’investissement complet pour ce site s’élève à 9 millions d’euros.Trois formules d’utilisation sont proposées aux industriels pour des tarifs compris entre 1 200 € et 1 680 € la demi-journée.

Par Matthieu Combe, journaliste scientifique

Prime à l’effacement électrique: le gouvernement cède sur le montant, pas sur les modalités

Le gouvernement a tranché jeudi sur les modalités de la prime versée pour l’effacement des consommations électriques, qui sera comme annoncé destinée aux seuls petits consommateurs, mais dont le montant sera inférieur à ce qui était envisagé, se rapprochant ainsi de l’avis du gendarme de l’énergie.

L’effacement consiste pour un consommateur (particulier ou entreprise) à réduire temporairement et volontairement sa consommation de courant lorsque cette baisse peut soulager les tensions du réseau électrique, notamment pendant les périodes de pointe.

Une prime sera versée aux opérateurs d’effacement pour les opérations réalisées sur les petits sites de consommation, soit essentiellement les particuliers et les petits commerces. Son montant est fixé à 16 euros par mégawattheure en heures pleines et à 2 euros en heures creuses, selon un arrêté du ministère de l’Ecologie et de l’Energie publié jeudi au Journal officiel.

Les effacements effectués sur des sites plus importants ne donneront pas droit à une prime pour l’opérateur qui les réalise.

L’arrêté précise également qu’au-delà d’un certain volume d’effacement, fixé à 250 gigawattheures, aucune prime ne sera versée à l’opérateur. Cette mesure vise à éviter que certains opérateurs effacent des consommations seulement pour toucher la prime à un moment où le réseau électrique n’en aurait pas forcément besoin.

Ce système sera en vigueur jusqu’au 31 décembre 2015.

Dans son projet d’arrêté, le gouvernement avait envisagé que la prime atteindrait 30 euros, une proposition qui avait suscité un avis défavorable de la Commission de régulation de l’énergie (CRE).

Ce montant avait été calculé en considérant que l’effacement correspond à une réduction pure et simple de la consommation d’électricité, et non à un décalage dans le temps par le consommateur de l’utilisation de ce courant.

« Si le niveau de l’effet report ne fait pas consensus entre l’ensemble des acteurs, plusieurs études montrent qu’il ne peut être considéré comme nul et qu’il pourrait même, au contraire, être conséquent », avait écrit la CRE dans sa délibération.

En revanche, le gouvernement a maintenu le principe d’une prime limitée aux petits sites, malgré les inquiétudes exprimées par certains acteurs du secteur.

L’Afieg, un groupement d’énergéticiens alternatifs, avait ainsi dénoncé le caractère « discriminatoire » d’une telle différenciation, qui risque selon eux de créer « une bulle spéculative ».

Marc Boudier, président de l’Afieg, a salué jeudi « l’évolution positive par rapport à la première mouture » concernant la réduction de moitié du montant de la prime, tout en affirmant que le système « reste discriminatoire ».

Surtout il juge pertinent le caractère « transitoire » de cet arrêté valable jusqu’à fin 2015, estimant que le gouvernement a « voulu un coup de pouce (…) pour le démarrage » de cette activité d’effacement et espérant « que cela restera un coup de pouce provisoire et qu’après le 31 décembre, il n’y aura plus de prime de ce type ».

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Climat : les mesures de températures atmosphériques par satellites en question

Plus que la technologie des mesures elle-même, ce sont les défauts de la couverture géographique et de la représentativité des mesures qui rendent problématique la détermination d’une température moyenne.

Une autre façon d’observer ces changements de température est l’utilisation de satellites, en particulier de satellites « défilants » (qui tournent autour de la Terre sur une orbite quasi circulaire passant près des pôles, à une altitude un peu inférieure à 1.000 km). Depuis la fin des années 1980 et le début de ces mesures par satellites, la précision des instruments et sondeurs embarqués s’est beaucoup améliorée. Pourtant, la validité des données recueillies est parfois mise en question, notamment du fait de l’écart observé entre les profils de températures relevés à la surface et ceux liés aux données satellites : les dernières études satellites font état de profils d’augmentation de température assez faible (par exemple sur la période 1987-2006 l’augmentation varie selon les estimations entre 0,086°C et 0,22°C par décennie dans la troposphère), alors que les températures relevées à la surface continuent à augmenter à des rythmes plus intenses. Ces divergences ouvrent tout naturellement un champ de recherche intéressant qui tente d’en expliquer l’origine.

Une étude sino-américaine récente, dont les résultats ont été publiés dans le journal Climate Dynamics mettent en cause l’impact des nuages sur les modèles de mesure actuels : le taux de réchauffement serait en fait, selon les auteurs de l’étude, 20 à 30% supérieur aux estimations faites sans prendre en considération les effets liés aux rayonnements émis par les gouttelettes d’eau par temps couvert.

Au coeur de ces travaux, le principe de la mesure par télédétection qui consiste à évaluer la luminance énergétique au sommet de l’atmosphère et qui est une moyenne pondérée des valeurs prises par la luminance du corps noir (exprimée par la fonction de Planck) dans les différentes couches émettrices (la surface de la Terre et les couches successives de l’atmosphère). Les profils de température sont ensuite calculés à partir des fonctions de poids (qui attribuent à chaque couche de l’atmosphère un poids en fonction de son opacité et de sa capacité à émettre du rayonnement). L’équipe menée par le Professeur Fuzhong WENG (responsable de l’unité Satellite Calibration & Data Assimilation à l’agence américaine responsable de l’étude de l’océan et de l’atmosphère, la NOAA) a distingué les mesures faites en conditions de « ciel clair » de celles faites en « ciel nuageux ». Selon les auteurs, « les résultats mettent en évidence que les tendances calculées en ciel nuageux ne sont pas seulement plus faibles, elles sont aussi moins fiables. Cela est largement dû à la dispersion d’une partie des rayonnement par les nuages ».

Cette publication est le fruit d’une collaboration entre la NOAA, l’université de Floride, et la Nanjing University of Information Science and Technology. Elle s’inscrit dans le cadre d’un projet du ministère chinois des sciences et technologies (MOST) sur « l’évaluation, l’exploitation et l’intégration de données relatives au changement climatique ». L’originalité de son approche est de proposer pour la première fois de quantifier l’effet de ce phénomène déjà connu de longue date.

Ces résultats ne convainquent pourtant pas tout le monde et le professeur Roy SPENCER, de l’université d’Alabama Huntsville (UAH), qui a travaillé sur les mêmes données parle sur son blog de chiffres surestimés. Ces débats ont en tout cas le mérite de montrer combien il reste difficile d’intégrer un certain nombre de phénomènes physiques fondamentaux à l’interprétation des données satellites : tout comme les nuages, les aérosols sont par exemple loin d’avoir révélé tous leurs secrets… Une chose est certaine : le réchauffement est bien là selon la NOAA, qui a annoncé le jeudi 20 novembre que les dix premiers mois de l’année 2014 ont chacun été les plus chauds enregistrés sur la planète depuis le début des relevés de température. Un enjeu environnemental majeur qui sera à l’ordre du jour des discussions de la Conférence mondiale sur le climat de décembre 2015 à Paris.

Source : Bulletins électroniques

La photo de la semaine #2

Tout d’abord, la rédaction félicite Sindy, qui a trouvé ce que représente La photo de la semaine #1 : Il s’agit effectivement du système visuel de la drosophile

Place donc à la photo de la semaine seconde édition !

Mais qu’est-ce donc ?

Vous voulez tenter de découvrir ce que représente cette photo, obtenue à l’aide d’un microscope ?

Publiez vos propositions dans la zone « commentaires » ci-dessous.

 

Durée de vie des centrales nucléaires: prolongation « pas acquise »

La prolongation du fonctionnement des centrales nucléaires françaises au delà de 40 ans « n’est nullement acquise à ce stade », a déclaré mardi le président de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) Pierre-Franck Chevet, qui pense pouvoir rendre un avis en 2018.

Le nouveau PDG d’EDF Jean-Bernard Lévy s’est dit la semaine dernière « confiant » sur l’obtention par le groupe du droit de prolonger la durée de vie de ses centrales nucléaires « jusqu’à 50 ans, voire 60 ans ».

L’ASN sera « en charge d’instruire cette demande et de dire si oui ou non c’est possible et sous quelles conditions », a rappelé M. Chevet, en présentant ses voeux à la presse.

Le parc nucléaire a été mis en service entre la fin des années 1970 et la fin des années 1980. La durée de vie des 58 réacteurs nucléaires français est actuellement limitée à 40 ans.

« Nous sommes au tout début des discussions techniques sur le sujet ». Il devrait y avoir un « avis d’orientation de l’ASN à la fin de cette année ». « Si tout se passe bien, l’ASN pourra prendre une position générique a priori en 2018 », a-t-il indiqué.

L’ASN prendra ensuite position réacteur par réacteur à partir de 2020.

« L’exigence que nous portons, c’est que dans le cadre d’une éventuelle prolongation » de la durée de vie des réacteurs, « on en profite pour améliorer la sûreté des centrales », en essayant de se rapprocher des standards modernes de conception du type de ceux qui sont mis en oeuvre pour l’EPR de Flamanville (Manche), en cours de construction, a expliqué M. Chevet.

« L’exigence est très forte. C’est très compliqué techniquement. C’est pour ça que nous disons régulièrement que la possibilité d’aller au-delà de 40 ans n’est pas acquise à ce jour », a-t-il pointé.

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La fermeture de la décharge Guy Dauphin Environnement (GDE) dans l’Orne annulée en appel

L’ouverture de ce site a fait l’objet de multiples recours et d’une forte mobilisation du monde du cheval car les opposants redoutent une pollution des terres environnantes de réputation internationale pour l’élevage équin.

La société GDE, un des leaders du recyclage industriel en France, avait été condamnée le 13 mai par le tribunal correctionnel d’Argentan à 10.000 euros d’amende et à la fermeture de son site pour y avoir entreposé 1.856 tonnes de déchets illégaux.

Mais « on ne peut pas condamner une personne morale sans avoir identifié son représentant légal », a déclaré mercredi Henri Ody le président de la cour d’appel, après avoir annoncé que la cour infirmait le jugement d’Argentan.

La jurisprudence de la Cour de cassation en la matière a en effet changé depuis le 13 mai 2014. Lors de l’audience en appel, le 3 novembre 2014, le parquet général avait pour cette raison requis la relaxe.

Mardi GDE a indiqué à l’AFP que le site ne pouvait en pratique rouvrir avant plusieurs semaines, « voire » plusieurs mois car des travaux sont en cours. Selon la société ces travaux visent à remettre le site en état car il ne l’était plus après près d’un an de blocage, entre octobre 2013 et octobre 2014.

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Rapport européen Bisphénol A: Royal, « surprise », s’interroge sur « le poids des lobbies »

« Je suis très surprise par cet avis, curieusement lancé au moment où l’interdiction du Bisphénol A est entrée en application, le 1er janvier » en France », a réagi la ministre, interrogée par l’AFP.

« Cet avis va à l’encontre d’avis d’autres structures qui, depuis des années » pointent les risques liés à l’exposition au Bisphénol A, a-t-elle souligné, indiquant qu’elle allait demander à l’Agence française de sécurité sanitaire (Anses) de se pencher sur les conclusions de l’Efsa.

« Le ministère va faire expertiser cet avis, pour voir si le poids des lobbies n’est pas intervenu dans sa publication », a-t-elle ajouté, notant que lors de la dernière réunion des ministres européens de l’Environnement, où il avait pourtant été question des perturbateurs endocriniens, la sortie d’un tel rapport n’avait pas été évoquée.

Dans sa note publiée mercredi, l’Efsa estime que l’exposition au Bisphénol A « aux niveaux actuels » « ne présente pas de risque pour la santé des consommateurs », même si de nombreux doutes restent à éclaircir.

Aux avant-postes de la lutte contre cette substance considérée comme un perturbateur endocrinien, la France a généralisé depuis le 1er janvier l’interdiction à tous les contenants alimentaires de cet antioxydant et plastifiant, déjà banni des biberons européens depuis 2011.

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Le QuadroFoil, un hydroptère deux places 100% électrique

Pour avancer un bateau classique, dont une partie de la coque est immergée, doit déplacer une masse d’eau, ce qui génère des vagues. Il en résulte une importante consommation d’énergie qui augmente de façon exponentielle avec la vitesse.

Les hydroptères (hydro, « eau » et pteros, « aile ») permettent d’élever le bateau au dessus de l’eau grâce au même principe que le ski nautique. Il en résulte une baisse considérable des pertes d’énergie pour pousser l’eau et ainsi très peu de formation de vagues. Les impressionnants kayaks hydroptères (hydrofoil kayak ou foil kayak) permettent par exemple une division par 10 de la surface de contact entre le kayak et l’eau. En méditerranée de nombreux ferries sont également des hydroptères, appelés « hydroglisseurs » par abus de langage alors qu’un hydroglisseur est stricto sensu est une embarcation à fond plat et de faible tirant d’eau propulsée par une hélice aérienne.

Le think-tank suisse Rinspeed est le premier au monde à avoir conçu et construit une voiture amphibie capable de naviguer comme un bateau classique mais aussi de déployer des skis et ainsi de se transformer en hydroptère : la Rinspeed Splash est un véhicule deux places  capable d’atteindre 80 km/h en mode hydroptère, ceci avec une motorisation au gaz naturel. Tesla Motors a annoncé il y a quelques mois développer une Tesla S (100% électrique) amphibie : elle reprendra peut-être le même principe que Rinspeed Splash.

Moïse est de retour

Le QuadroFoil développé par une équipé d’ingénieurs basée en Slovénie, petit pays au bord de la mer Adriatique, est lui aussi deux places mais bien plus léger : seulement 100 kg hors batterie et motorisation, soit vraisemblablement environ 200 kg au total pour la version équipée d’une batterie de 10 kWh et d’un moteur électrique de 5,5 kW lui permettant d’atteindre 21 nœuds (40 km/h). Un hydroptère qui plus est léger et 100% électrique permet d’atteindre une efficacité énergétique optimale.

Dès que le QuadroFoil franchit les 6 nœuds (11 km/h)  il sort de l’eau. A une vitesse optimale (probablement 7 nœuds) ce bateau futuriste au design particulièrement soigné permet d’atteindre une autonomie de 100 km avec une batterie de seulement 10 kWh. 10 kWh aux 100 km (1,4€ avec le tarif du réseau électrique standard en France) c’est équivalent à la consommation d’une Renault Zoé 100% électrique roulant à 90 km/h et le double d’une Renault Twizy roulant à 45 km/h, ce qui est remarquable en milieu aquatique.  Avec l’ensoleillement moyen annuel du lac Léman ou de la Loire 3,5 kW de panneaux solaires photovoltaïques suffisent pour faire le plein de la batterie en une seule journée. Cela correspond à une surface de 24 mètres-carrés, soit 6 x 4 mètres.

A 7 nœuds un petit zodiac classique consomme environ 3,5 litres d’essence (34 kWh) à l’heure c’est-à-dire 261 kWh aux 100 kilomètres. A vitesse égale le Quadrafoil consomme ainsi 26 fois moins d’énergie.

Glisser tranquillement au dessus de l’eau propulsé par de l’électricité solaire

A l’opposé des jetskis thermiques qui constituent une aberration complète en matière d’efficacité énergétique, le QuadroFoil ne génère pas de vagues, d’émissions polluantes et de bruit : il peut circuler au niveau d’écosystèmes aquatiques fragiles avec un impact minimal sur la flore et la faune locale. Le tout en conférant un maximum de plaisir aux voyageurs.

Quand la mer est trop agitée et que les vagues dépassent 50 centimètres il est possible de plier les skis. Le quadroFoil se transforme alors en un bateau classique et peut par exemple être tracté par une voile de kitesurf.

Olivier Daniélo

Arctique: la Norvège redessine la banquise, facilitant les activités pétrolières

Un accord, conclu en 2013 entre le gouvernement – minoritaire – de droite et deux alliés de centre droit, interdit d’ouvrir les zones situées en bordure de la banquise, à l’écosystème très riche, à la prospection et à la production d’hydrocarbures.

Mais, réchauffement climatique oblige, la banquise recule toujours plus au nord et ses contours font aujourd’hui débat.

« Il est important de disposer de connaissances actualisées sur l’emplacement géographique des zones fragiles », a déclaré la ministre Tine Sundtoft dans un communiqué. « J’ai donc demandé à l’Institut polaire norvégien de mettre à jour ses calculs ».

Pour ce faire, l’Institut polaire norvégien va mettre à jour la carte de la banquise en s’appuyant sur les données satellite collectées entre 1984 et 2013, la définition actuelle s’appuyant sur des données recueillies entre 1967 et 1989.

Cette mise à jour permet au gouvernement de faire valoir que les concessions pétrolières qu’il ambitionne de proposer à l’industrie pétrolière en mer de Barents sont situées à bonne distance de la banquise.

Le 23e cycle de concessions, initialement prévu avant Noël, a dû être repoussé en raison du débat autour de cette question sensible.

Mardi, les partis de centre droit et plusieurs organisations de défense de l’environnement ont toutefois déclaré leur hostilité à l’initiative du gouvernement, accusé de faire le jeu du secteur pétrolier.

« Nous ne déplaçons pas la bordure de la banquise », s’est défendue le Premier ministre, Mme Erna Solberg, à la chaîne TV2 Nyhetskanalen. « C’est la nature qui déplace les limites de la banquise ».

Confrontées à l’amenuisement de leurs ressources dans les eaux largement exploitées de la mer du Nord, les compagnies pétrolières demandent avec insistance l’ouverture de nouvelles zones à la prospection.

Les défenseurs de l’environnement s’y opposent, faisant valoir les risques écologiques et arguant que l’exploitation pétrolière, très coûteuse dans l’Arctique, ne serait de toute façon probablement pas viable à la lumière de la chute du cours du baril.

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Best of des IG Nobels… de physique

La cérémonie des Ig Nobel vient chaque année bousculer avec beaucoup d’humour la très conventionnelle et poussiéreuse saison des Nobel, en mettant sur le devant de la scène les découvertes scientifiques les plus absurdes, les plus décalées, voire les plus nuisibles d’entre elles. La cuvée 2014 – dont nous vous avons parlé ici – fut un excellent cru, et nous encourage à nous replonger dans vingt-quatre années de prix parodiques, et ce de manière très exhaustive tant les palmarès regorgent de pépites hilarantes.

Mettez les pieds sous la table, nous avons compilé pour vous la crème de la crème des Ig Nobel, classés par catégories. Pour commencer, gros plan sur les IG Nobel… de physique !

  • 2000 : prix décerné au Néerlandais Andre Geim (université de Nimègue, aux Pays-Bas) et au Britannique Sir Michael Berry (université de Bristol, au Royaume-Uni) pour avoir fait entrer une grenouille vivante en lévitation magnétique. Placée à l’intérieur d’un électroaimant de Bitter en position verticale, le batracien casse-cou est soumis à un champ magnétique de 16 teslas.

Le nom d’Andre Geim vous est quelque peu familier ? Le physicien d’origine russe est en effet connu et reconnu pour avoir reçu le prix Nobel de physique en 2010, Nobel qu’il partage avec Konstantin Novoselov pour avoir découvert l’un des matériaux stars de cette dernière décennie, le graphène. Andre Geim est à ce jour le seul lauréat d’un prix Nobel et d’un prix Ig Nobel.

 

  • 2001 : le prix d’astrophysique fut décerné à Jack et Rexella Van Impe, deux célèbres télévangélistes américains basés à Rochester Hills, dans le Michigan, pour avoir « découvert » que les trous noirs remplissent toutes les conditions techniques requises pour abriter… l’enfer. On n’en sait pas plus sur ces fameuses conditions.

 

  • 2005 : prix décerné à Thomas Parnell et à John Mainstone, pour leur rôle dans la célèbre « expérience de la goutte de poix », commencée en 1927 à l’université du Queensland de Brisbane, en Australie. Cette expérience – qui est l’expérience scientifique en cours la plus longue du monde, dont nous vous avions déjà parlé ici – a pour but de mesurer la viscosité de la poix, à l’aide de l’écoulement d’un de ses fragments. Démarrée en 1927 par le professeur Thomas Parnell, l’expérience a connu un nouveau rebondissement, en avril dernier… lorsque la neuvième goutte est enfin tombée, comme vous pouvez le voir ici.

John Mainstone, prêt de sa goutte, fier comme un Grand d’Espagne

 

  • A venir : le best of des IG Nobels… de psychologie

Par Rahman Moonzur

Best of des IG Nobels… de psychologie

La cérémonie des Ig Nobel vient chaque année bousculer avec beaucoup d’humour la très conventionnelle et poussiéreuse saison des Nobel, en mettant sur le devant de la scène les découvertes scientifiques les plus absurdes, les plus décalées, voire les plus nuisibles d’entre elles. La cuvée 2014 – dont nous vous avons parlé ici – fut un excellent cru, et nous encourage à nous replonger dans vingt-quatre années de prix parodiques, et ce de manière très exhaustive tant les palmarès regorgent de pépites hilarantes.

Mettez les pieds sous la table, nous avons compilé pour vous la crème de la crème des Ig Nobel, classés par catégories. Pour commencer, gros plan sur les IG Nobel… de psychologie !

  • 1995 : prix décerné aux Japonais Shigeru Watanabe, Junko Sakamoto, et Masumi Wakita, de l’université de Keio, pour avoir réussi à transformer des pigeons en esthètes. Là où encore un trop grand nombre d’êtres humains auraient échoué, les pigeons surentraînés par l’équipe japonaise furent capables de faire la différence entre des tableaux de Pablo Picasso et d’autres de Claude Monet, même parmi des tableaux observés pour la première fois. Sensibles à la notion de style, les pigeons…

 

  • 2000 : David Dunning (de l’université Cornell, État de New-York) et Justin Kreuger (de l’université de l’Illinois) furent récompensés pour leur étude brillamment intitulée « Incapables et inconscients de l’être : comment la difficulté de reconnaître sa propre incompétence mène à une surévaluation de soi ».

 

  • 2004 : prix remis aux Américains Daniel Simon et Christopher Chabris, de l’université Harvard, pour avoir démontré que les mécanismes complexes de la concentration peuvent nous permettre de faire abstraction de notre environnement, jusqu’à réussir à ne pas remarquer du tout une femme déguisée en gorille.

Photo tirée du compte-rendu de recherche. Copyright Daniel Simon/Christopher Chabris

 

  • 2012 : Pencher vers la gauche fait-il apparaître notre tour Eiffel nationale… plus petite  ? Trois chercheurs hollandais, Anita Eerland, Rolf Zwaan et Tulio Guadalupe, ont remporté l’Ig Nobel de psychologie cette année pour avoir étudier, à travers cette étrange question, si la posture du corps a une influence sur notre perception des quantités.

Scientifiques en plein travail / Copyright Jessica Rinaldi pour Reuters

 

  • 2013 : étudier les mécanismes complexes de l’ivresse et faire un lien avec ceux tout aussi complexes de l’estime de soi ? Dans leur étude intitulée de manière très transparente « Beauty is in the eye of the beer holder » (« la beauté est dans les yeux du buveur de bières »), une équipe du laboratoire inter-universitaire de psychologie de Grenoble laisse entendre qu’une personne pensant être ivre pense également être séduisante. Ce constat plein de sens leur a valu l’Ig Nobel de psychologie l’année dernière.

 

  • A venir : le best of des IG Nobels… en vrac

Par Rahman Moonzur

L’Irena craint que la baisse du pétrole ne gêne l’essor des énergies propres

La surproduction mondiale combinée à l’atonie de la demande dans un contexte de crise économique ont, entre autres facteurs, fait perdre au cours de l’or noir plus de la moitié de sa valeur depuis le mois de juin.

Selon le représentant koweïtien à la réunion de l’Irena, « la chute des prix du pétrole dans les années 80 avait été la principale cause de l’abandon de nombreux projets d’énergie renouvelable ». La baisse actuelle pose donc un « problème majeur », a ajouté Salem al-Hajraf.

Ces crainte s’inscrivent dans un contexte de hausse des investissements mondiaux dans les énergies renouvelables. Elles ont atteint 264 milliards de dollars (228,2 mds d’euros) en 2014, soit une augmentation de 50 milliards par rapport à l’année précédente, selon le directeur général de l’Irena, Adnan Amin.

Pour le vice-ministre italien du Développement économique, Claudio Vincenti, l’effondrement des cours pourrait « changer la donne » et modifier « l’équilibre » entre les sources de production d’énergie, notamment parce que la hausse des prix du pétrole avait contribué dans le passé à une augmentation des investissements dans les énergies propres.

Les énergies renouvelables sont indispensables pour atteindre les objectifs mondiaux de réduction des émissions de CO2. En décembre prochain, 195 pays se réuniront à Paris pour décider d’une réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), pour éviter que la hausse de la température de la planète n’atteigne des niveaux dangereux.

Parmi les participants à l’Assemblée générale de l’Irena -soit quelque 150 pays et 110 organisation internationales- se trouve une délégation d’Israël, pays qui n’a pas de relation diplomatique avec les Emirats arabes unis.

Cette réunion se déroule dans le cadre d’une semaine consacrée au développement durable à Abou Dhabi, où aura également lieu jusqu’au 24 janvier un sommet de l’énergie auquel le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi prendra part, ainsi qu’un sommet international de l’eau, où la ministre française de l’Ecologie et de l’Energie Ségolène Royal sera présente.

« Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2015 Agence France-Presse. »

Big Data et amélioration du système de santé

Comment les données de masse peuvent améliorer le système de santé ?

« Nous avons de nombreuses nouvelles biotechnologies qui nous permettent d’étudier un patient au niveau moléculaire. Un simple échantillon d’un patient à un instant T peut facilement générer des centaines de milliers de lectures possibles. Si vous avez 1.000 patients et 10 instants t, en une seule prise de données, vous avez plus d’un milliard de nombres à analyser. C’est pourquoi nous avons besoin de méthodes informatiques pour analyser les données individuelles. Tout cela conduit à une médecine personnalisée : pour établir un diagnostic ou une prédiction de l’évolution des conditions de santé d’un patient, vous avez besoin de données très volumineuses sur cet individu ».

Quelle en est l’utilisation actuelle en médecine ?

« On en est qu’au début, particulièrement dans les cas de cancer où on essaie de prédire, par exemple, si quelqu’un répondra à une certaine chimiothérapie. Mais on ne voit encore que la partie émergée de l’iceberg. La médecine personnalisée aura beaucoup plus d’applications cliniques dans les 10 à 20 prochaines années.

Un des tests que nous sommes en train de développer à PROOF [Prevention of Organ Failure] est de prélever un échantillon de sang d’un patient souffrant de maladie respiratoire obstructive chronique, au moment où le patient ressent les premiers symptômes pour essayer de prédire si cette personne va présenter un développement rapide de sa maladie ou une attaque pulmonaire dans les deux mois. Si un test comme celui-ci fonctionne, le clinicien pourrait commencer à donner au patient un traitement plus efficace, comme des stéroïdes, avant le déclenchement de l’attaque. Ceci pourrait éviter au patient d’être hospitalisé. En plus d’aider des patients, un tel test sanguin permettrait au système de santé de réaliser une économie substantielle.

Beaucoup de gens soulignent les problèmes concernant l’atteinte à la vie privée dans le recueil de telles données. Dans les recherches de santé, la vie privée des patients est d’une importance capitale. Tout ce travail se fait sous le couvert d’une éthique stricte. Au-delà du contexte de médecine spécialisée, des techniques très puissantes ont été développées, sous la bannière des recherches de données, ou de statistiques informatiques.

Nous avons les technologies pour collecter et analyser les données de masse, et nous devons avoir l’assurance que les structures de gouvernances sont là pour limiter les abus » conclut le Prof. Ng.

Source : bulletins-electroniques

Et aussi dans les
ressources documentaires :

Messagerie instantanée sécurisée : suivez le guide !

L’ONG américaine EFF (Electronic Frontier Foundation), spécialiste de la vie privée sur Internet, a dressé une liste des logiciels de messagerie instantanée les plus sécurisés… et les moins sécurisés, aussi. Sur sa page comparative, elle a noté 39 logiciels et services de messageries, qui se décrivent comme étant “sécurisés”.

EFF se base sur 7 critères : le chiffrement des messages lors de l’envoi, l’accessibilité des messages envoyés par le fournisseur du service, la vérification d’identité des contacts, la sécurité des anciens messages en cas de vol des clefs de chiffrement, l’ouverture du code source, la documentation des mesures de sécurité et l’audit du code source.

Oubliez Skype et Google Hangouts

Si vous souhaitez discuter en ligne en toute sécurité et en toute confidentialité, depuis votre PC ou votre Mac, les logiciels libres tels que Pidgin et Adium – associés au plugin OTR (Off-the-Record) -, ou encore Cryptocat, figurent parmi les solutions les plus sûres et les plus respectueuses de votre vie privée. En effet, ces logiciels chiffrent vos communications, et les rendent totalement inaccessibles.

En revanche, oubliez la plupart des logiciels propriétaires “populaires”, que vous utilisiez peut-être, comme la plupart des internautes. Surprise, iMessage, le service de “chat” d’Apple, s’avère relativement sûr selon EFF, avec une note de 5 sur 7. Et pour cause, puisque le logiciel chiffre les messages lors de l’envoi et ne permet pas, normalement, à Apple d’accéder aux messages.

Mais iMessage fait figure d’exception confirmant la règle. Ainsi, des logiciels tels que Skype, Google Hangouts, AIM, Viber, Yahoo Messenger et FacebookChat se révèlent particulièrement peu sécurisés, avec des notes oscillant entre 1 et 2. Certes, les conversations sont chiffrées sur ces 6 logiciels. Mais les fournisseurs des services peuvent accéder à vos messages s’ils le désirent, et en cas de vol de clés, vos anciennes conversations sont susceptibles d’être accessibles.

WhatsApp et Snapchat parmi les bonnets d’âne

Si vous désirez utiliser un logiciel de messagerie instantanée avec votre smartphone, c’est le même cas de figure. Le client open source de “chat privé” Chatsecure, associée au plugin Orbot (qui fera transiter le trafic de l’appli à travers le réseau décentralisé Tor), s’avère la solution la plus sécurisée, selon EFF. CryptoCat, déjà cité plus haut, figure aussi parmi les meilleures applications Android et iOS.

Mais oubliez les applications les plus populaires, comme WhatsApp, Snapchat, ou même BlackBerry Messenger (BBM), qui ne font que chiffrer les communications lors de l’envoi, et rien d’autre. FaceTime, d’Apple, obtient une note de 5 sur 7 : si le chiffrement est présent, et si le fournisseur ne peut accéder à vos communications, l’identité de vos contacts n’est par contre pas vérifiable…

Parmi les applis pour smartphone les mieux notées par EFF, figurent aussi les solutions Silent text et Silent phone, ainsi que les applications RedPhone et Textsecure.

Conclusion : mieux vaut utiliser des services pas forcément connus, mais sûrs, plutôt que des logiciels utilisés en masse, mais peu sécurisés. Seul problème : si vous choisissez d’utiliser Chatsecure ou Cryptocat, il vous faudra aussi convaincre vos contacts de faire de même.

Par Fabien Soyez

Deux nouvelles planètes aux confins du système solaire? (étude)

En 2006, l’Union astronomique internationale a retiré à Pluton son statut de planète vu sa petite taille qui l’apparente maintenant à la catégorie des planètes naines, faisant tomber le nombre de planètes du système solaire à huit.

Cela n’a pas mis un terme au débat qui agite les astronomes du monde entier depuis des décennies: d’autres planètes existent-elles au-delà de Pluton?

Dans une étude publiée par le journal « Monthly notices of the Royal astronomical society letters », les chercheurs assurent « qu’au moins deux planètes » sont cachées derrière Neptune.

Les chercheurs basent notamment leur déduction sur l’étude du comportement orbital d’une douzaine d’objets trans-neptuniens extrêmes (ETNO).

Ils présentent « des paramètres orbitaux inattendus » qui « laissent croire que des forces invisibles altèrent leur distribution orbitale », a expliqué l’astrophysicien Carlos de la Fuente Marcos, à l’agence d’information scientifique espagnole Sinc.

« Nous considérons que l’explication la plus probable est que d’autres planètes inconnues existent au-delà de Neptune et Pluton », a estimé ce chercheur à l’université Complutense de Madrid et co-auteur de l’étude avec des scientifiques de l’Université de Cambridge.

« Leur nombre exact est inconnu, car nos données sont limitées, mais nos calculs suggèrent qu’il y a au moins deux planètes, et probablement plus, aux confins de notre système solaire », a-t-il ajouté.

Les auteurs de l’étude reconnaissent toutefois que leur théorie vient en contradiction avec les modèles couramment admis sur la formation du système solaire, selon lesquels il n’y a pas d’autres planètes en orbite circulaire derrière Neptune.

De plus, les calculs sont basés sur l’étude d’un petit nombre d’objets, mais les chercheurs assurent que d’autres résultats seront publiés dans les prochains mois, élargissant l’échantillon.

« S’ils sont confirmés, nos résultats pourraient révolutionner l’astronomie », considère M. la Fuente Marcos.

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Les médecins ont une vision positive des objets de santé connectés (sondage)

81% des médecins estiment que « la santé connectée est une opportunité pour la qualité de soins » et 91% jugent qu’elle est « une opportunité pour améliorer la prévention » des maladies chez les patients.

Cette enquête d’opinion, réalisée du 2 au 12 décembre par téléphone sur un échantillon de 399 médecins généralistes et spécialistes par l’institut Odoxa pour la société de télécoms Orange et l’assureur MNH, confirme l’intérêt des professionnels de santé pour ces nouveaux outils.

En plein développement, les objets de santé connectés recueillent des données sur les personnes qui les utilisent pour les transmettent par internet à des logiciels en vue d’une analyse et d’un traitement utiles à la santé des utilisateurs.

Il peut s’agir d’objets pour le grand public comme des pèse-personnes connectés ou des outils réservés à des malades et prescrits par les médecins comme des tensiomètres connectés.

Les médecins jugent que ces objets sont avant tout utiles pour ceux qui souffrent de maladies chroniques ou d’affections de longue durée (à 70%) et dans une moindre mesure pour les plus jeunes (37% de réponses positives), pour les personnes âgées fragiles (31%) et pour les « séniors actifs » (22%).

Les professionnels de santé estiment à 94% que ces objets contribuent à « l’éducation thérapeutique » de leurs patients pour leur permettre de mieux vivre avec leur maladie et à 93% qu’ils contribuent à la prévention des risques de santé comme l’obésité, le diabète ou l’hypertension.

Toutefois, environ la moitié des médecins pensent que ces objets constituent une menace pour le secret médical et un tiers jugent que ces objets menacent le libre choix des patients.

Une « infime minorité » de malades, évaluée à 5%, est équipée d’objets médicaux connectés selon un autre sondage réalisé par le même institut auprès de 406 personnes atteintes de maladies chroniques ou d’affections de longue durée (par exemple diabètes, insuffisances cardiaques graves, cancers ou maladie d’Alzheimer).

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Des antibiotiques respectueux de l’environnement

Pour cette raison, la DBU finance à hauteur de 460.000 euros l’Université Leuphana de Lunebourg (Basse-Saxe), qui souhaite développer un antibiotique biodégradable sans danger pour l’environnement. M. Bottermann recommande également de réduire au minimum l’utilisation des antibiotiques en médecine animale et humaine : les quantités utilisées sont trop importantes et entraînent l’apparition de bactéries résistantes aux antibiotiques.

L’étude de l’Université Leuphana de Lunebourg se concentre sur la ciprofloxacine, un antibiotique appartenant à la famille des fluoroquinolones, et qui est très souvent prescrit. La ciprofloxacine possède un large spectre d’efficacité et est utilisée dans le traitement des infections bactériennes et des inflammations. Contrairement à d’autres antibiotiques, la ciprofloxacine est très stable, donc difficilement dégradable, et efficace à de faibles concentrations. Elle se retrouve dans les eaux usées des hôpitaux, dans les stations d’épurations, dans les eaux de surface et dans les sols traités avec du lisier.

Klaus Kümmerer, de l’Institut pour une chimie durable et environnementale de l’Université Leuphana de Lunebourg, veut étudier la modification de la structure de la ciprofloxacine afin de la rendre biodégradable et empêcher sa présence dans l’environnement, tout en conservant son efficacité. « Nous voulons analyser le principe actif et le modifier à l’aide de modélisations numériques. Puis nous testerons à l’aide de modèles de calculs la biodégradabilité et les effets toxicologiques des différentes variantes obtenues » explique Kümmerer. Les molécules candidates devront ensuite être synthétisées en laboratoire. Une série de test sera ensuite conduite afin de prouver leur biodégradabilité et leur efficacité contre des germes résistants, mais aussi pour déceler de possibles effets secondaires.

Ce projet pourrait contribuer à résoudre le conflit entre l’efficacité des médicaments et la protection de l’environnement. Selon Bottermann, tout le cycle de vie des médicaments doit être pris en compte pour empêcher la création de résidus nuisibles pour l’environnement, depuis le développement de substances biodégradables jusqu’au développement de techniques spécifiques dans les stations d’épuration.

Source : bulletins-electroniques

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Le commissaire à l’agriculture s’engage sur le maintien de l’étiquetage des OGM

Au moment de l’ouverture de la Green Week, le plus grand salon de l’agriculture au monde qui a lieu chaque année à Berlin, le commissaire européen Phil Hogan s’est clairement positionné en faveur de l’étiquetage des produits contenant des OGM.

Le responsable politique irlandais a déclaré qu’il n’accepterait aucun compromis concernant les normes de protection du consommateur. Phil Hogan, nommé commissaire en charge de l’agriculture en novembre, a accordé une interview au journal allemand Süddeutsche.

« Nous camperons sur nos positions », a-t-il insisté.

La promesse de Phil Hogan est survenue quelques jours seulement après le regain d’attention accordé au génie génétique en UE.

En effet, le 13 janvier, le Parlement européen a approuvé une nouvelle directive concernant les organismes génétiquement modifiés. Cette mesure permettra aux États membres de choisir une clause d’exemption et donc de pouvoir limiter ou interdire complètement la culture OGM sur leur territoire.

Jusqu’à présent, l’interdiction n’était possible que si le pays prouvait que la culture OGM entraînait des risques pour la santé ou l’environnement, a expliqué Vytenis Andriukaitis, commissaire européen en charge de la santé et de la sécurité alimentaire. La nouvelle directive donne davantage de libertés aux États membres de l’UE pour proscrire la culture OGM, a-t-il ajouté.

L’AECG et le TTIP menace l’interdiction des OGM

En Allemagne, le ministre de l’agriculture espère arriver à l’interdiction complète de la culture de produits alimentaires génétiquement modifiés. Cette position a été annoncée par Barbara Hendricks, ministre allemande de l’environnement et originaire du Parti social-démocrate (SPD).

Les craintes quant à la consommation de produits génétiquement modifiés demeurent solides. Les opposants voient les accords de libre-échange avec le Canada (AECG) et avec les États-Unis (TTIP) comme une menace pour l’interdiction des OGM.

C’est également l’avis du parti écologiste du Bundestag développé dans une étude appelée Accord de libre-échange – porte ouverte à l’agriculture transgénique. Cette étude, conduite par Christoph Then et qui s’appuie sur un texte de l’AECG, est une analyse des possibles conséquences du TTIP.

Sa conclusion est qu’avec le TTIP, « les normes de l’UE en matière de protection de l’agriculture sans OGM, telles que les mesures contre la contamination des semences propres par exemple, seront réduites à moyen-terme».  L’auteur prédit également des changements dans la procédure d’approbation des produits importés.

Phil Hogan se serait penché sur les inquiétudes des consommateurs, « car jusqu’à présent, les négociations n’ont pas été du tout transparentes » a-t-il commenté. Mais la commissaire en charge du commerce, Cecilia Malmström, est en passe de changer la donne, a-t-il assuré.

« Quand les gens auront compris ce qui est réellement négocié et quels arguments sont mis en avant, je suis sûr que leurs craintes se dissiperont, » a expliqué Phil Hogan, ajoutant au passage que les normes de protection du consommateur n’en seront pas ébranlées.

« Le sceau des spécialités régionales sera maintenu »

La Commission européenne est claire sur au moins un sujet : elle n’autorisera aucune dérogation concernant l’identification des produits génétiquement modifiés. Selon Phil Hogan, « L’identification d’un produit transgénique en scannant le code barre sur le paquet, comme le suggèrent les Américains, n’est pas l’idée que je me fais d’un étiquetage clair, et ne répond pas non plus aux règles existantes.»

Pour lui, la reconnaissance des spécialités régionales doit demeurer, même avec le TTIP. Il a pourtant rappelé que l’accord de libre-échange entre l’UE et les États-Unis ne menaçerait pas les « saucisses grillées de Nuremberg » ou le « jambon de la Forêt-Noire ».

« Notre système de protection des marques régionales restera tel quel, » a expliqué Phil Hogan, rajoutant que le TTIP n’était pas une menace mais plutôt une opportunité pour les producteurs de spécialités locales.

Les militants pour la protection du consommateur et le syndicat agricole ont vivement critiqué le projet au début de l’année. Face à cette réaction, Christian Schmidt, ministre allemand de l’agriculture, a déclaré que si l’on voulait établir le TTIP, toutes les sortes de saucisses ou de fromages ne pourraient pas être protégées.

Son porte-parole a vite corrigé le tir en soutenant que tant que le ministre serait à son poste, « il n’y aurait pas de saucisses grillées de Nuremberg fabriquées dans le Kentucky »

EurActiv.de Nicole Sagener traduit de l’anglais par Marion Candau
Source : euractiv.fr

 

USA: dans l’Atlantique, l’éolien a deux fois plus de potentiel que le pétrole

Selon cette recherche publiée mercredi, l’énergie éolienne offshore pourrait créer en 13 ans sur la côte atlantique américaine plus d’électricité que tous les forages pétroliers et de gaz offshore, soit l’équivalent de cinq milliards de barils de pétrole.

En outre, la prospection et la production pétrolière et de gaz envisagées au large des côtes de l’Atlantique menaceraient près de 1,4 million d’emplois et plus de 95 milliards de gains économiques engendrés par la pêche et le tourisme, en raison de son impact néfaste sur les écosystèmes océaniques, estime Oceana.

Le rapport d’Oceana remet en question de récentes projections de l’industrie pétrolière selon lesquelles le forage offshore sur la côte est des Etats-Unis contribuerait à rendre le pays indépendant en terme d’énergie, créerait des milliers d’emplois et engendrerait des millions de dollars de revenus pour les Etats.

En outre, selon Oceana, ces estimations s’appuient sur l’hypothèse de la récupération d’hydrocarbure et de gaz naturel qui ne sont pas économiquement exploitables.

« Il est temps que les Etats-Unis s’inspirent de ce qui se fait ailleurs dans le monde –notamment en Europe– depuis plus de vingt ans dans l’éolien offshore pour produire de l’énergie propre et renouvelable sur nos côtes », estime Andrew Menaqual, un analyste du secteur énergie d’Oceana auteur de ce rapport. Les Etats-Unis sont effectivement en retard dans ce domaine mais les projets se multiplient désormais.

L’Etat du Massachusetts (nord-est) a lancé en 2014 un appel d’offre pour la construction du plus grand parc éolien offshore jamais construit dans le pays, qui s’étendra sur 300.000 hectares au large de ses côtes.

Le Bureau de gestion de l’énergie océanique a déjà accordé sept concessions pour des projets du même type dans l’Atlantique au large du Delaware (est), du Rhode Island (nord-est), du Maryland et de la Virginie (est).

Dans l’Union européenne, le cap des 2.000 éoliennes offshore installées et des 6.500 mégawatts en fonctionnement a été franchi fin 2013.

Oceana estime également que les effets néfastes sur l’environnement marin de l’exploitation pétrolière commenceraient bien avant les forages eux-même.

En juillet 2014, l’administration Obama a décidé d’examiner l’utilisation de canons à air comprimé, qui produisent des déflagrations comme de la dynamite, pour détecter des dépôts de pétrole et de gaz au fond de l’Atlantique, dans une zone qui fait deux fois la superficie de la Californie, du Delaware à la Floride.

Selon le gouvernement, cette technique pourrait avoir des effets néfastes sur les poissons et 138.000 mammifères marins comme les baleines et les dauphins, selon Oceana.

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La fusée Ariane 6 est prévue pour 2020 !

Depuis l’arrivée sur le marché spatial d’un acteur peu commun, la société américaine SpaceX dirigée par Elon Musk, les règles du jeu semblent avoir changé. Les prix sont cassés, « low-cost » peut-on lire parfois. Un lancement américain revient à 45 millions d’euros contre 130 pour Ariane 5. Il faut dire que la conception d’Ariane 5 remonte aux années 90 et comporte aujourd’hui quelques faiblesses dont la principale est son coût de lancement comme on le disait plus haut, très onéreux lorsqu’il est impossible d’envoyer deux satellites en même temps. À l’heure actuelle, la fusée lourde bénéficie d’une estime mondiale gagnée au fil du temps grâce à sa fiabilité, mais il n’est pas impensable que ses concurrents grignotent petit à petit des parts de marché jusqu’à obtenir le leadership dans ce domaine.

Pour cette raison, les Européens ont choisi de ne pas faire une version évoluée d’Ariane 5 mais de créer un nouveau lanceur économiquement compétitif et d’utilisation plus souple. Deux déclinaisons verront le jour (A62 et A64) afin de répondre aux différents besoins des clients. Si l’architecture des deux fusées sera plus ou moins identique – elle comportera trois étages et une coiffe sur une hauteur de 70 mètres – il y aura tout de même quelques variables. Par exemple, A62 ne pèsera que 500 tonnes et disposera de 2 boosters contre 800 tonnes et 4 boosters pour A64. L’ESA envisage de réaliser 12 lancements par an, dont 5 institutionnels.

Cela devrait permettre de rester dans la course à la conquête spatiale, et faire en sorte que l’Europe continue d’être un acteur majeur. Ce qui, selon Karim Michel Sabbagh, directeur exécutif de SES, l’opérateur de satellites de communication n’aurait pu être le cas sans cette décision : « l’Europe aurait eu un retard compétitif qu’elle n’aurait jamais pu rattraper ». Car ce n’est pas les récents exploits de la sonde Rosetta et du robot Philae déposé sur la comète Churyumov-Gerasimenko ou le redressage d’un des satellites du projet Galileo qui auraient suffi à donner le change.

Et les factures dans tout ça ? Une enveloppe de huit milliards d’euros sera consacrée à la construction des fusées spatiales ainsi qu’un centre de lancement en Guyane, plus quelques modifications d’Ariane 5. Les dépenses s’étaleront sur dix ans, ce qui signifie que chaque année, 800 millions d’euros serviront ce projet financé à moitié par la France et à moitié par les autres participants que sont l’Allemagne, la Belgique, l’Espagne, l’Italie, les Pays-Bas, la Suède et la Suisse.

Le développement d’Ariane 6 a été confié à la division Aibus Defense and Space ainsi qu’à son motoriste, le bien nommé Safran. Les deux industriels ont décidé de fonder une co-entreprise dédiée à la construction de la fusée modulaire : Airbus Safran Launchers, annoncée en juin 2014. Dès 2016, pas moins de 8 500 employés, répartis dans diverses usines en France et en Allemagne entre autres, entameront ce travail. Ils auront fort à faire puisque la date prévisionnelle de rendu des deux déclinaisons d’Ariane 6 est calculée pour 2020.

La nouvelle entité espère grâce à cette mise en commun créer une synergie et diminuer les coûts de production en réduisant le nombre d’interfaces commerciales. Mais plus important encore, cette alliance leur offre une marge de manoeuvre très aérée, une liberté d’action quasi totale, notamment pour le choix de tel ou tel matériau. Ce qui peut se révéler inquiétant pour certains puisque le Centre national d’études spatiales (CNES) ne pourrait plus exercer son droit de surveillance financière et technique qui lui permet de comprendre et mieux maîtriser les dépenses de l’argent public.

Par Sébastien Tribot

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Sentient Technologie lève 143 millions pour développer la plus grosse IA jamais créée

« Le développement d’une intelligence artificielle complète pourrait mettre fin à l’humanité » s’alarmait Stephen Hawking lors d’un entretien sur la BBC il y a à peine quelques semaines. Sa crainte est qu’une telle intelligence puisse se développer de façon autonome et à grande vitesse tandis que nous autres, humains, n’évoluons qu’à la vitesse naturelle de la biologie, bien plus lente. Nous serions très vite dépassés, et pourquoi pas, dominés. Malheureusement, l’astrophysicien britannique n’est pas prêt d’être rassuré. La Start-up Sentient a décidé de fabriquer une intelligence artificielle distribuée, la plus importante capable de traiter l’ensemble des données d’internet à elle seule ! Cela représente 1022 octets, soit 10 zettaoctets, le tout répartis sur les différents serveurs, publics et privés.  L’objectif est de réussir à traiter la quantité colossale d’informations présentes sur les serveurs. Pour y arriver, Sentient doit installer sa technologie sur chaque centre de donnée. Ces derniers pourront alors communiquer entre eux et échanger des informations. Les fondateurs, Babak Hodjat et Nigel Duffy annoncent pouvoir alors résoudre n’importe quel problème en prenant les bonnes décisions basées sur l’analyse pertinente des connaissances relatives au sujet.

Par exemple, le domaine de la santé est un bon secteur d’application. Sentient est actuellement en phase de test avec le Laboratoire d’informatique et intelligence artificielle du MIR pour anticiper les risques éventuels de septicémie de 6000 malades. La pression artérielle de ces patients cobayes, un des marqueurs d’un début de septicémie,  est mesurée et analysée en temps réel.

Sentient commence donc à négocier au cas par cas avec les propriétaires des serveurs pour commencer à implanter ses programmes et toucher le plus grand nombre de microprocesseurs. Leurs fondateurs ont déjà annoncé un partenariat avec Tata communication, le géant indien des télécoms.

Nigel Duffy estime qu’en moins de 15 ans, leur IA sera suffisamment développée pour s’apparenter à une conscience artificielle. De quoi s’enthousiasmer ou  frémir.

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

La photo de la semaine #1

  • Mais qu’est-ce donc ?

Vous voulez tenter de découvrir ce que représente cette photo, obtenue à l’aide d’un microscope optique ?

Publiez vos propositions dans la zone « commentaires » ci-dessous.

 

  • La réponse sera donnée la semaine prochaine dans l’article La photo de la semaine #2

Comprendre les faiblesses des batteries lithium-ion

Superstar de l’électronique portable, la batterie lithium-ion occupe le haut du pavé depuis son introduction sur le marché au début des années 1990. Sollicité sans relâche par sa charge électrique, l’ion lithium se fraie invariablement un chemin entre l’anode et la cathode, jusqu’à l’épuisement. Pour améliorer le rendement de ces batteries, le professeur Reza Shahbazian-Yassar, chercheur à l’université technologique du Michigan, s’est mis en tête de cartographier le parcours des ions lithium dans l’un de ces accumulateurs, afin d’y déceler d’éventuels accrocs et comprendre comment y mettre son petit grain de sel.

Armé de son fidèle microscope électronique en transmission, le chercheur d’origine iranienne, spécialiste des nanotechnologies, serait parvenu à comprendre le triste sort de l’anode, à la merci des ions lithiums. Et lui a même trouvé un petit nom, le « brassage atomique ». « La structure en couches superposées de l’électrode évolue en même temps que les ions lithium la pénètrent, créant une structure en sandwich. La structure doit faire face à de nombreuses expansions et contractions très localisées », explique-t-il, ce qui permet au lithium de se frayer un chemin à travers l’électrode.

Les tensions locales provoquées par le passage répété des ions seraient donc en partie responsables des faiblesses de ce type de batterie. L’équipe de Shahbazian-Yassar cherche désormais à résoudre ce problème de « brassage atomique », en testant notamment une anode en antimoniure de zinc.

Par Moonzur Rahman

Reach/CLP : toute l’actualité de janvier

Bisphénol A : Entrée en vigueur de l’extension de l’interdiction à tous les contenants alimentaires

1er janvier 2015

Entrée en vigueur au 1er janvier 2015 de l’extension de l’interdiction du bisphénol A à tous les matériaux au contact alimentaire.

L’interdiction du bisphénol A dans tous les matériaux au contact alimentaire est entrée en vigueur au 1er janvier 2015.

Le bisphénol A (BPA) est un produit chimique utilisé couramment pour la fabrication industrielle de plastiques. Ces matériaux sont largement utilisés dans des produits de consommation courants comme les récipients pour l’eau et la nourriture. Ils rentrent notamment dans la composition de nombreux matériaux contenant des aliments, tels que les produits de consommation en polycarbonate (biberons, vaisselle, récipients destinés au four micro-ondes et boîtes pour la conservation des aliments) ou les emballages avec un film protecteur ou un revêtement époxy-phénolique (cannettes, boîtes de conserve et couvercles métalliques). Il est présent également sur certains tickets de caisse.

Cette substance est déjà interdite dans les biberons depuis juin 2010 en Europe, à la suite d’une action française, et dans les contenants alimentaires destinés aux nourrissons et enfants en bas âge depuis janvier 2013.

Une version actualisée de la brochure générale sur REACH

8 janvier 2015

Une version actualisée de la brochure générale sur REACH : « Maîtrisez les risques chimiques dans votre entreprise, REACH, votre atout Compétitivité-Sécurité » est en ligne sur le site du ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie (MEDDE).

Nouvelle version de l’ePICIT-tool / outil disponible

12 janvier 2015

Rapports inclus dans ePIC : Les entreprises peuvent déclarer les quantités de produits chimiques assujettis au Règlement d’ePIC qui ont été exportés ou importés pendant 2014 .

Conformément à l’article 10 du règlement ePIC, au cours du premier trimestre de chaque année, les entreprises doivent déclarer les quantités réelles de produits chimiques assujettis au Règlement ePIC qui ont été exportés / importés au cours de l’ année civile précédente. Ils doivent également fournir des détails sur les entreprises dans les pays non membres de l’UE avec lesquels ils négocient ces produits chimiques. La date limite pour soumettre les informations ci-dessus est le 31 Mars de chaque année. L’ECHA souhaite encourager tous les exportateurs / importateurs d’effectuer cette tâche en temps utile.

Avec la sortie de Epic 1.1 le 8 Janvier 2015, les utilisateurs de l’industrie sont en mesure de générer et de soumettre ces rapports à leurs autorités nationales désignées pertinentes.

Dans la nouvelle version de l’épopée, pour la plupart des utilisateurs une version préliminaire des rapports est généré automatiquement et pré-rempli par l’ePIC – dans la mesure du possible – avec les données disponibles dans le système. Une fois que les rapports ont été finalisés, ils peuvent être envoyés aux autorités nationales désignées pour l’agrégation au niveau des pays .

A noter que dans le but de déployer la dernière version de l’épopée, le système ne sera pas disponible à partir du 7 Janvier 2015.

Par P.T

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Pour Royal, il faut « programmer une nouvelle génération de réacteurs » nucléaires

« Dans la construction d’une économie décarbonée, le nucléaire est un atout évident » et « il faut penser la demande nucléaire de manière intelligente dans un contexte de mix énergétique », a estimé la ministre dans une interview au magazine spécialisé Usine Nouvelle.

EDF « doit être capable de vendre à la Pologne du nucléaire mais aussi du renouvelable », a ajouté Mme Royal tout en soulignant la nécessité de « sortir du +tout nucléaire+ » et d’accélérer « la montée en puissance des énergies renouvelables ».

Le projet de loi sur la transition énergétique porté par Mme Royal et en cours d’examen au Parlement prévoit une réduction de la part du nucléaire dans la consommation finale d’électricité de 50% à horizon 2025 contre 75% aujourd’hui.

Pendant la primaire socialiste en 2011, Mme Royal avait exprimé le souhait de ramener le nucléaire « à une énergie d’appoint » et s’était prononcée pour une sortie du nucléaire en France à « échéance de 40 ans maximum ».

Elle avait même promis d’abandonner la construction du futur réacteur EPR à Flamanville et d’en faire un site de recherche sur les techniques de démantèlement et les énergies renouvelables.

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Facebook meilleur révélateur d’une personnalité que les proches

Avec suffisamment de « J’aime » à analyser, certains programmes informatiques spécialisés sont meilleurs que les amis ou les proches d’une personne pour déterminer ses véritables traits de caractère, et seul le ou la conjointe pourraient rivaliser avec l’ordinateur, expliquent les chercheurs de l’Université de Cambridge, en Grande-Bretagne, et de Stanford, en Californie, dont les travaux paraissent dans les Comptes rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS).

Pour cette recherche, un ordinateur a été plus perspicace pour prédire la personnalité d’un sujet que ses collègues de travail ou les membres de sa famille en analysant seulement dix « J’aime ».

Etant donné qu’un utilisateur moyen de Facebook compte environ 227 « J’aime », les chercheurs pensent que cette approche permet de mieux nous mettre à nu que quiconque.

Cette recherche s’est basée sur des travaux précédents de l’Université de Cambridge publiés en mars 2013 qui montraient qu’un ensemble de traits psychologiques et démographiques pouvaient être prédits avec une très grande exactitude en analysant les « J’aime » de Facebook.

Pour cette nouvelle étude, les auteurs ont utilisé un échantillon de 86.220 volontaires sur Facebook qui ont rempli un questionnaire portant sur les traits de leur personnalité et donné un accès à leur « J’aime ».

Les résultats fournissent un score sur cinq grands traits de caractères. Il s’agit de l’ouverture d’esprit (curiosité et imagination), l’extraversion (tendance à rechercher la compagnie des autres), la conscience (autodiscipline, respect des obligations), le fait d’être agréable (tendance à être compatissant et coopératif) et l’impulsivité (coléreux, instabilité émotionnelle).

Par ce biais, les chercheurs ont pu lire ces traits de personnalité dans les « J’aime » comme par exemple le fait d’aimer Salvador Dali ou la méditation, qui révèle selon eux un grand esprit d’ouverture.

Les auteurs ont aussi pu comparer ces résultats en interrogeant un ami de 17.622 des participants et deux proches de 14.410 autres.

« Dans l’avenir, les ordinateurs seront capables de déterminer nos traits psychologiques et de réagir en fonction, ce qui devrait ouvrir la voie à l’émergence de machines dotées d’intelligence socio-émotionnelle », selon Wu Youyou, une chercheuse du centre de psychométrie de l’Université de Cambridge, une des principaux auteurs de cette recherche.

Avec le développement des technologies, les résultats de ces travaux pourraient susciter des inquiétudes quant à la protection de la vie privée, relèvent aussi les auteurs.

Mais « la capacité de jauger la personnalité est un composant essentiel de la vie en société, que ce soit pour les décisions prises quotidiennement ou pour celles engageant sur le long terme comme le mariage, l’embauche de quelqu’un ou être élu président », explique David Stillwell, professeur à l’Université de Cambridge.

« L’analyse des résultats de cette recherche peut être très utile pour aider les personnes à prendre des décisions », ajoute-t-il.

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Le Parlement européen ouvre sous conditions l’UE à la culture des OGM

Le Parlement européen a ouvert mardi l’UE à la culture des OGM, en accordant aux États membres le droit de l’interdire sur leur territoire, un compromis critiqué tant par les écologistes que l’industrie.

Les députés européens ont adopté par 480 voix contre 159 un accord trouvé en décembre avec les gouvernements pour débloquer un dossier enlisé depuis quatre ans.

Les nouvelles règles fixant les modalités d’autorisation de culture des organismes génétiquement modifiés permettent aux États membres de l’interdire, même en cas de feu vert de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa).

Les réfractaires pourront invoquer des raisons socio-économiques, environnementales ou liées à l’utilisation des terres agricoles.

Les États membres autorisant les culture devront aussi prendre des mesures pour prévenir la contamination des cultures non-OGM, en particulier dans les pays voisins.

« Cela va permettre aux États membres de prendre leurs décisions à partir du printemps 2015 », a souligné le commissaire européen à la Santé, Vytenis Andriukaitis.

Les Verts ont voté contre cette nouvelle législation, qui a été soutenue par la droite, les socialistes et les libéraux.

« C’est une mauvaise mesure, l’Europe va devenir un patchwork en matière d’OGM, alors que nous avons besoin d’une approche commune », a dénoncé la coprésidente des Verts, Rebecca Harms. « La puissance publique européenne abdique. Aux multinationales d’ouvrir le bal. La porte est ouverte à Monsanto, Pionner and co », a protesté dans un tweet l’eurodéputé Vert français José Bové.

L’industrie OGM a déploré que le droit ait été laissé aux États de dire non « sur des bases non-scientifiques ». « C’est un signal d’arrêt à l’innovation européenne », a affirmé Jeff Rowe, un représentant d’EuropaBio.

Ces nouvelles règles étaient attendues par l’industrie semencière, alors que quatre maïs OGM, dont les emblématiques MON810 de Monsanto et TC1507 du groupe Pioneer, ont déjà reçu un avis favorable de l’Efsa.

Les premières cultures ne devraient concerner que quelques pays. Le MON810, seul OGM actuellement autorisé dans l’UE, est cultivé dans trois États: 110.000 hectares en Espagne, 9.000 au Portugal et 3.000 en République tchèque.

Dix-neuf États se sont opposés à la demande de culture du TC1507.

Selon une source européenne, les premières mises en culture interviendront en 2016, au vu des délais pour la mise en oeuvre de la nouvelle législation.

S’il ne tranche pas le débat entre pro et anti-OGM, qui divise les États membres et les opinions publiques, le nouveau cadre « permet tout de même d’instaurer enfin de la stabilité juridique pour toutes les parties concernées », a jugé pour le Parti populaire européen (PPE, droite) l’élue française Angélique Delahaye. L’enjeu était d’éviter une avalanche de recours des semenciers contre les pays prohibitionnistes, comme la France.

Mais « ce n’est qu’une première étape qui doit permettre de trouver à moyen terme une solution européenne », nécessaire « pour éviter les distorsions de concurrence entre agriculteurs européens », a-t-elle jugé.

Le socialiste belge Marc Tarabella s’est félicité que « les lobbies pro-OGM, menés par plusieurs multinationales et la Grande-Bretagne n’ont finalement pas eu gain de cause ». « Une recherche publique et neutre est indispensable » pour faire avancer le débat, a-t-il relevé.

La précédente directive contraignait la Commission européenne à donner son feu vert aux mises en culture si les États ne s’accordaient pas pour les interdire. L’exécutif européen jouait la montre, en retardant ses décisions, mais il avait été condamné par la Cour de justice européenne pour ces tergiversations.

cb/jlb/abk

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Un laser pour détecter à distance les gaz toxiques dans l’air

Ce sont des chercheurs de la Duke University, en collaboration avec l’U.S. Army, qui ont mis au point ce laser perfectionné. Conçu à l’origine pour déceler des traces d’ammoniac, de sulfure de carbone ou d’acide nitrique, le laser a comme but ultime de déterminer tout type de gaz quel qu’il soit.

Pour y parvenir, les scientifiques se sont servi d’un domaine de plus en plus exploité de nos jours : les teraherts, notamment utilisés pour « la surveillance de l’environnement, la détection de gaz ou de polluants ». Ce sont les ondes électromagnétiques s’étendant de 100 gigahertz (GHz) à 30 térahertz (THz).

Toutefois, les chercheurs ont encore du pain sur la planche pour perfectionner le laser. Ils souhaitent en effet réduire ses mensurations car vu son poids – ce dernier pèse une tonne – son déplacement semble difficilement envisageable. Quand pourrons-nous découvrir ce laser, plus compacte et capable de détecter avec précision n’importe quel gaz dans l’air, ce malgré la distance et la pression atmosphérique ? Les chercheurs de l’U.S. Army et de la Duke University n’ont pas encore répondu à cette question.

Par Sébastien Tribot

Sourcedailygeekshow.com

Et aussi dans les ressources documentaires :

Pollution: Paris « espère » interdire dès 2015 la circulation de certains véhicules

« La Ville de Paris propose de mettre en place, sans attendre la promulgation de la loi sur la transition énergétique et la croissance verte – qui ne permettrait pas de mise en oeuvre avant le 1er janvier 2017 sans doute-, une zone à circulation restreinte, en utilisant le Code général des collectivités territoriales », peut-on y lire.

Il s’agirait plus précisément d’interdire « la circulation des véhicules les plus polluants dans Paris intra-muros, hors bois (de Boulogne et de Vincennes, ndlr) et hors boulevard périphérique dans un premier temps, ceux-ci ayant éventuellement vocation à être intégrés au dispositif dès l’outil +zone à circulation restreinte+ prévu par la loi de transition énergétique opérationnel », est-il précisé.

L’interdiction « s’appuiera sur la classification des véhicules en fonction de leur niveau de pollution proposée par le ministère de l’Environnement », et se fera « de façon progressive ». Cette classification, définie par un arrêté du 3 mai 2012, distingue cinq catégories, du groupe une étoile, le plus polluant, jusqu’au groupe cinq étoiles.

Si « les modalités et le calendrier précis ne sont pas encore finalisés », « la Ville espère pouvoir mettre en place de premières mesures dès le courant de l’année 2015 ».

Les « premiers véhicules touchés » seraient fort logiquement « les plus polluants ». Ce pourrait être les camions et les autocars de tourisme, selon l’adjoint aux Transports Christophe Najdovski (EELV).

La temporalité des interdictions variera en fonction des catégories de véhicules: les voitures particulières, les utilitaires légers et les deux-roues les plus polluants ne pourront pas circuler les jours ouvrés; les cars de tourisme, bus et poids lourds concernés par la restriction seront interdits 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24.

« Il ne s’agit pas d’empêcher les personnes qui se servent très peu de leur vieux véhicule de l’utiliser. Notre cible, ce sont les déplacements au quotidien qui génèrent beaucoup de pollution », a expliqué M. Najdovski.

La maire de Paris présentera son plan antipollution lors du prochain Conseil de Paris, les 9 et 10 février. Des « mesures d’accompagnement » visant à aider entreprises et particuliers à abandonner leur véhicules polluants seront soumises au vote des élus.

Ainsi la Ville proposera-t-elle « à tous les jeunes qui auront réussi leur permis de conduire d’avoir un an d’abonnement Autolib gratuit », avait indiqué Anne Hidalgo mercredi. Les Parisiens qui abandonneront leur véhicule se verront offrir « un an de passe Navigo gratuit ». Le stationnement rotatif et résidentiel sera gratuit pour les véhicules hybrides essence, comme pour les véhicules électriques.

Une aide financière à destination des artisans et commerçants sera également proposée.

Des dispositifs complémentaires sont également envisagés: « la mise en place de quelques voies à ultra basses émissions sur des axes particulièrement pollués », et la mise en place dans l’hypercentre de Paris d’une « zone à trafic limité » où seuls pourraient accéder les riverains, services d’urgence, livraisons, transports collectifs et taxis.

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Londres accusée d’hypocrisie sur le changement climatique

En octobre, les États européens ont accepté de réduire leurs émissions de carbone de 40 % d’ici 2030. Depuis, le Royaume-Uni et la République tchèque ont cependant rédigé une proposition selon laquelle les réductions des émissions des États ne devraient être suivies que de loin par une Union au rôle diminué.

Ce document, qui n’a pas été publié, place la compétitivité des entreprises au même niveau de priorité que la réduction des gaz à effet de serre. Il préconise également de donner le même statut au nucléaire et aux techniques expérimentales de captage et stockage du dioxyde de carbone qu’aux énergies renouvelables, comme les énergies éolienne ou solaire.

« Il est très inquiétant que le gouvernement britannique s’efforce de mettre en place une réglementation européenne peu contraignante pour les objectifs pour 2030, estime l’eurodéputé Seb Dance dans un entretien accordé au Guardian. Dans le passé, le Royaume-Uni a été au premier rang de l’abandon du charbon dans le secteur énergétique, mais cela ne suffit pas, il faut combiner ces mesures au développement des énergies renouvelables et à des alternatives plus vertes. Ce document est une preuve supplémentaire, s’il en fallait, que le gouvernement conservateur a complètement abandonné l’idée de devenir le ‘gouvernement le plus vert de l’histoire’. »

La proposition de Londres implique un transfert des compétences en matière de climat. Celles-ci relèvent actuellement de l’UE, qui peut poursuivre les États en justice s’ils ne remplissent pas leurs engagements. Le Royaume-Uni voudrait donc que ces compétences reviennent aux États, qui décideraient ainsi de la manière de mettre en œuvre les politiques générales européennes.

« Le point de départ de notre réflexion est que le système de gouvernance devrait aider l’UE à coordonner les efforts déployés dans le but d’atteindre ses objectifs énergétiques et climatiques, tout en respectant la souveraineté des États membres », a déclaré un porte-parole du ministère de l’énergie et du changement climatique.

Si cette proposition était mise en place, l’UE perdrait la possibilité de réagir en cas de non-application des politiques climatiques par les États. La Commission rendrait compte des progrès de l’ensemble du bloc devant les dirigeants européens tous les trois ans environ. Le Parlement européen serait quant à lui simplement exclu de l’équation.

Une proposition contre-productive

En pratique, les pays disposeraient d’un veto au Conseil, ce qui leur permettrait de se débarrasser de leurs obligations, craignent les défenseurs des objectifs climatiques.

« La lutte contre le changement climatique est un énorme défi. Nous devons y répondre en régulant plus, pas moins, assène Brook Riley, porte-parole de l’organisation Les Amis de la Terre Europe. Le Royaume-Uni déclare d’un côté qu’une action urgente doit être mise en place pour lutter contre le changement climatique, mais d’un autre côté, le pays s’oppose aux politiques européennes communes nécessaires à cette action. C’est tout à fait hypocrite, surtout que le Royaume-Uni lui-même condamnera cette attitude de rejet de l’UE lors de la conférence de Paris fin 2015. »

Lors de cette conférence, l’Europe promettra une réduction de 40 % de ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030. Au mois d’octobre prochain, le Royaume-Uni est parvenu à empêcher toute mesure contraignante en ce qui concerne les objectifs en matière d’énergie renouvelable et d’efficacité énergétique. L’absence de telles mesures, la façon dont cette réduction sera accomplie n’est pas claire.

Le document rédigé par le Royaume-Uni et la République tchèque propose également que l’UE soutienne les pays qui voudraient utiliser l’énergie nucléaire ou le captage et le stockage du dioxyde de carbone (CSC). Il appelle aussi la Commission à « présenter une nouvelle stratégie de CSC pour l’Europe le plus tôt possible » en 2015.

Le CSC, une méthode potentiellement rentable

Des entreprises comme Shell soutiennent largement le développement du CSC.  Ces méthodes impliquent le captage du dioxyde de carbone et son acheminement dans des canalisations vers des fissures souterraines. À l’heure actuelle, elles contribuent à l’extraction de combustibles fossiles et leur permettront de continuer d’exister pendant longtemps dans le 21e siècle.

Selon une étude de l’université de Durham, la récupération assistée du pétrole, réalisée grâce au CSC permettrait d’extraire l’équivalent d’environ 190 milliards d’euros de pétrole de la mer du Nord. Sans le CSC, ce pétrole n’aurait pas pu être extrait.

Pour le Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat de l’ONU, le CSC pourrait contribuer à hauteur de 22 % à la réduction des émissions au niveau mondial d’ici 2050. Toutefois, les plus grands spécialistes de l’énergie estiment que ces méthodes ne seront pas commercialement viables avant le milieu ou la fin des années 2020. Impossible donc de miser sur le CSC pour réduire les émissions de carbone d’ici là.

« Derrière la position du Royaume-Uni, on devine évidemment la présence d’entreprises comme BP, Shell, E.On et EDF, souligne l’eurodéputé vert Claude Turmes. Pourquoi laisserions-nous un gouvernement qui pourrait ne plus exister après le mois de mai nous dicter de mauvaises politiques énergétiques ? Quels sont leurs moyens de pression ? »

Pour lui, l’alliance de Londres avec un gouvernement tchèque considéré comme pro-charbon et anti-énergie renouvelable « montre bien que le gouvernement britannique n’a absolument aucun intérêt à mettre en place de meilleures politiques énergétiques, mais qu’il veut juste récupérer des compétences entre les mains de l’UE et détruire une stratégie [climatique] européenne forte ».

Source  : Euractiv, Arthur Neslentraduit