Blueseed : le projet dantesque des entrepreneurs

Tout est parti d’une envie simple : s’affranchir des complications liées à l’obtention d’un visa américain pour travailler sur leur sol. Car bien qu’ils se trouvent limités par les quotas de visa délivrés aux travailleurs étrangers, les États-Unis désirent davantage de main-d’oeuvre qualifiée. Un besoin n’étant pas comblé par la production d’ingénieur chaque année par les universités.

La réponse à ce souhait pourrait bien se nommer Blueseed, un projet ambitieux de construction d’un bateau pharaonique regroupant plus de 1 300 entrepreneurs venus du monde entier. Il s’agit en fait d’une espèce d’incubateur de start-up située dans les eaux internationales.

Quelques détails du projet fou ont d’ores et déjà été dévoilés. Le prix du loyer mensuel par exemple devrait osciller aux alentours de 1 200 dollars. Évidemment, pour entamer le développement, un apport de fonds important est nécessaire. Il resterait 27 millions de dollars à trouver pour boucler le budget.

Les deux entrepreneurs de la Silicon Valley auraient fait appel au crowdfunding, le financement participatif, pour lever les fonds qu’ils espèrent obtenir avant 2014. Date à laquelle ils souhaitent démarrer la construction. Depuis un an, 65 partenaires (universités, incubateurs et même le constructeur automobile Rolls Royce) contribuent à faire évoluer le projet.

Le Blueseed présente un avantage majeur pour les entrepreneurs, à savoir le choix de la domiciliation fiscale. N’étant pas soumis à cette contrainte, ils pourront librement choisir de s’affilier à des paradis fiscaux tels que les îles Marshall ou les Bahamas. Une nouvelle qui devrait en ravir plus d’un. Qui plus est, le projet se veut en phase avec les problématiques écologiques actuelles de développement durable. Ainsi, l’île flottante devrait être alimenté par l’énergie solaire et présentera plusieurs espaces verts.

C’est un fait, le bateau a pour vocation d’offrir un cadre de travail hors pair, réunissant les start-ups et leurs idées novatrices. Mais il laissera aussi une grande place aux loisirs. Les possibilités de détentes seront en effet nombreuses. Entre autre, les entrepreneurs pourront faire de la gym, se changer les idées au restaurant ou se divertir devant un film. Et pour ceux qui désireront rester dormir sur place, des containers feront office d’habitation. Oui, Max Marty et Dario Mutabdzija ont pensé à tout.

Avec tout ces concepts, un design futuriste, Blueseed a tout du projet insolite et extraordinaire. Alors que les initiateurs s’échinent à réunir les fonds, seul l’avenir nous dira s’il verra ou non le jour.

Par Sébastien Tribot, journaliste scientifique

 

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L’essentiel de REACH 2/2 (mai)

Transport de marchandises dangereuses : la liste des dérogations publiées par la Commission européenne

15/05/2013

La liste actualisée des dérogations nationales autorisées par la directive 2008/68 relative au transport de marchandises dangereuses au sein de l’Union Européenne a été publiée par la Commission le 15 mai. Pour la France, une nouvelle dérogation est autorisée. Prévue par l’arrêté du 12 décembre 2012 qui modifie l’arrêté TMD, elle concerne le transport d’échantillons de substances chimiques, mélanges et articles contenant des marchandises dangereuses aux fins de surveillance du marché. Pour le reste, les dérogations autorisées en France sont les mêmes que les années précédentes.

Interdiction d’utilisation de certains produits biocide

17/05/2013

L’arrêté du 18 avril 2013 relatif à l’interdiction d’utilisation de certains produits biocides est paru au Journal Officiel le 17 mai 2013.

Le texte est consultable sur : http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000027412385&dateTexte=&categorieLien=i

La bifenthrine bientôt interdite

Un arrêté du 18 avril 2013 prévoit l’interdiction de la bifenthrine dans les produits biocides. Il précise que l’utilisation des produits biocides contenant de la bifenthrine pour le type de produits 18 sera interdite à partir du 1er novembre 2013.

Cet arrêté permet de fixer une date de fin d’utilisation de ces produits dont l’interdiction de mise sur le marché est effective depuis le 1er mai 2013.

Consultation publique pour des classification et étiquetage harmonisé

21/05/2013

L’ECHA lance une consultation publique additionnelle pour la classification et l’étiquetage harmonisés de l’etridiazole (N°CE 219-991-8). Cela fait suite à une première consultation clôturée le 13 avril 2012. Les commentaires sur les deux classes de danger – toxicité pour la reproduction et cancérogénèse – sont à transmettre avant le 3 juin 2013 à l’adresse [email protected]. Les commentaires seront publiés sur le site web de l’ECHA.

Projet de loi Ddadue

27/05/2013

Le Sénat a adopté le 27 mai le projet de loi portant diverses dispositions d’adaptation au droit de l’Union européenne dans le domaine du développement durable (Ddadue). Ce texte, sur lequel le Gouvernement a engagé la procédure accélérée, avait été voté par l’Assemblée nationale le 17 mai. Une commission mixte paritaire doit se réunir le 12 juin afin de régler les derniers points de désaccord entre les deux chambres et permettre l’adoption définitive de la loi.  

Ce projet de loi touche plusieurs règlementations (directive SEVESO 3, règlement biocide, directive IED, directive Eurovignette…).

Ce projet de loi est téléchargeable sur : http://www.senat.fr/petite-loi-ameli/2012-2013/600.html

L’ECHA publie son premier plan stratégique quinquennal en consultation publique

28/05/2013

Les citoyens et les organismes sont invités à commenter le projet du programme de travail pluriannuel 2014-2018 de l’ECHA, qui s’articule autour de quatre objectifs stratégiques à long terme pour l’Agence.

Consultation publique sur le projet d’avis du RAC sur la toxicité pour la reproduction de l’arséniure de gallium

29/05/2013

L’ECHA invite les parties intéressées à commenter un projet d’avis du RAC concernant la toxicité pour la reproduction de l’arséniure de gallium, avant son adoption par le Comité. Les commentaires reçus par l’ECHA seront mis en ligne régulièrement. Ils sont à soumettre avant le 19 juin 2013.

Nouvelle consultation pour éviter les tests sur les animaux

L’ECHA a lancé un appel visant à collecter des informations sur des substances pour éviter les tests inutiles sur les animaux. Les substances concernées sont le 2-benzyl-2-dimethylamino-4′-morpholinobutyrophenone (N°CE : 404-360-3), produit en verre amorphe formé à partir de la fusion et du défibrage de l’oxyde de dipotassium, oxo (oxoalumanyloxy) alumane et dioxosilane (N°CE : 931-219-8), O,O-di(1-methylethyl)trithio-bis-thioformate; O,O-di(1-methylethyl)tetrathio-bis-thioformate; O,O-di(1-methylethyl)pentathio-bis-thioformate (N°CE : 403-030-6).

Les informations relatives à ces substances sont à soumettre pour le 8 juillet 2013.

14/06/2013 : conférence en ligne sur les bases de IUCLID 5.5

L’ECHA organise une conférence en ligne le 14 juin 2013 sur les bases de IUCLID 5.5. Cette conférence donnera un aperçu des concepts de base de IUCLID ainsi qu’une introduction aux nouvelles fonctionnalités de IUCLID 5.5.

 

Par Céline GABORIAUD NECTOUX, Ingénieur Environnement aux Ateliers d’Orval

 

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Notre Q.I. est en chute libre

Sommes-nous en train de devenir stupides ? C’est en tout cas la conclusion désastreuse d’une étude qui révèle que  notre QI décline de 1.23 points par décennie. A ce rythme là, ceux dont le QI dépasse les 100 seront bientôt considérés comme des génies. Menée conjointement par des chercheurs suédois, belges, néerlandais et irlandais, l’étude a consisté à mesurer le temps de réaction moyen d’un homme.

Les données penchent nettement en faveur de l’homme de 1889 qui affichait un temps de 183 millisecondes, contre seulement 253 millisecondes pour un occidental vivant en 2004. Or, le temps de réaction est un indicateur des capacités cognitives d’une personne, et cette contre-performance témoignerait donc d’un recul de notre intelligence.

Mais pourquoi une telle régression ? Et pourquoi cela concerne l’homme occidental en particulier ?

Tout simplement parce que les femmes les plus intelligentes font de moins ne moins d’enfants. L’accès à l’éducation et au travail les conduit à se reproduire une à deux fois maximum, en transmettant leur patrimoine génétique « intelligent » qu’à un ou deux enfants. A contrario, les femmes issues des basses couches sociales, qui seraient moins intelligentes, continuent à avoir des familles nombreuses, avec 3, 4 ou plus d’enfants. Ainsi, la proportion d’enfants intelligents baisse quand celle d’enfants stupides augmente. En moyenne, l’homme occidental devient donc plus bête.

Une explication simpliste qui n’engage que les auteurs de l’étude.

Découvrir l’étude : sciencedirect.com/science/article/pii/S0160289613000470

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

Lorsque les satellites assurent la sécurité alimentaire mondiale

En orbite à 850 km ou à 36 000 km de la surface de la Terre, les capteurs des satellites peuvent saisir des détails avec une précision de pixel qui descend à quelques mètres. Les satellites ont déjà révolutionné la météorologie grâce aux mesures de paramètres de l’atmosphère : température, pression, vitesse des vents, etc. Ils sont à présent en phase de révolutionner l’agriculture pour l’amener à devenir une agriculture de précision.

Les satellites peuvent désormais suivre l’évolution des cultures à des stades clés de leur croissance en mesurant des paramètres qui traduisent la densité et l’état de la végétation sur une parcelle, comme la température, la teneur en chlorophylle et l’indice foliaire.

Par exemple, la température de surface d’une parcelle augmente et c’est peut-être un stress hydrique qui est en cours de détection !

Il est ainsi possible d’optimiser les intrants en déterminant la période idéale pour irriguer, épandre des pesticides ou des engrais ou tout simplement pour récolter. Surtout, les satellites permettent d’optimiser les traitements à l’intérieur d’une même parcelle, les besoins n’y étant pas forcément les mêmes.

À l’échelle mondiale, le Programme de suivi de l’agriculture mondial par satellite GEO-GLAM (Group on Earth Observations- Global Agriculture Monitoring) permet d’anticiper les volumes des grandes productions agricoles mondiales, de prévoir une surproduction ou, à l’inverse, une pénurie.

Ce programme a été décidé en 2011 par le G20 agricole et est porté par des institutions de 12 pays (Allemagne, Argentine, Australie, Brésil, Canada, Chine, France, Inde, Italie, Japon, Russie, USA) et par l’Union européenne, en étroite coordination avec l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’Organisation météorologique internationale (OMI).

Concrètement, quel est son intérêt ?

L’objectif du programme GEO-GLAM est de lutter contre la « volatilité » des prix agricoles en renforçant l’information et la transparence sur les marchés agricoles. L’idée est de donner à la communauté internationale la capacité de produire et de diffuser rapidement une information pertinente et fiable sur les perspectives de production agricole aux échelles nationales, régionales et globale.

Cela est particulièrement intéressant pour les nations qui ont besoin d’assurer leur sécurité alimentaire et les gros acteurs économiques du secteur. Car oui, lors de la crise alimentaire de 2008, plusieurs pays ont été pris de cours. 

Rappelons, par exemple, que le Vietnam est un gros pays producteur et exportateur de riz. Durant cette crise de 2008, son gouvernement a annoncé des restrictions à l’export pour assurer la sécurité alimentaire de sa population et éviter des spéculations trop importantes. Il y a donc un intérêt incontestable à connaître à l’avance les volumes de production pour les gouvernements et les opérateurs économiques qui veulent une information fiable et complète. Ils pourront placer leurs ordres de vente ou d’achat en conséquence. 

Les satellites permettent ainsi plus facilement de connaître les surfaces mises en culture, celles-ci pouvant varier d’une année sur l’autre, notamment dans les pays en développement et l’information étant difficile à obtenir sur le terrain. Les satellites permettent d’ores et déjà d’identifier les grandes cultures de céréales comme le riz, le maïs et le soja, mais aussi le tournesol. Cela reste toutefois encore compliqué pour les cultures vivrières. 

Grâce à quelques satellites en fonctionnement depuis une dizaine d’années, il est possible de comparer le développement des cultures de l’année en cours à la moyenne passée. Cela permet la prédiction d’anomalies ou de stress. Dès lors, il est possible de prévoir les rendements. « Là, on oscille entre des dires d’experts ou des modèles statistiques », explique Pascal Kosuth, chercheur Irstea, travaillant sur le projet.

« En 2011, on a vu de très fortes sécheresses à la fois sur la Corn Belt aux Etats-Unis et sur le croissant Ukraine – Russie – Kazahstan et l’on a su qu’il y aurait une chute de production agricole mondiale », précise-t-il. 

Le programme vise à mettre à disposition l’imagerie satellitaire aux acteurs qui le demandent, à développer les méthodes pour identifier de nouvelles cultures et mieux les analyser, à soutenir quelques programmes faisant du suivi global, à développer les compétences des pays qui veulent améliorer leur propre suivi et à suivre les zones à risque. « Toutes les informations qui sortiront de Geo-glam seront publiques et gratuites », affirme le chercheur.

Plus largement, les satellites permettent de quantifier les gaz dans l’atmosphère (dioxyde de carbone, ozone, etc.), la hauteur des arbres, la déforestation, l’épaisseur des glaces sur les océans et le niveau des océans. Des chercheurs travaillent sur la mesure des isotopes et de la vitesse de surface des océans. « On pourra très probablement dans 10, 15 ou 20 ans estimer les débits des fleuves partout à la surface du globe », prévoit Pascal Kosuth. Les satellites n’ont donc pas fini de nous impressionner.

Par Matthieu Combe, journaliste scientifique

 

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Comment améliorer la réalisation d’une idée ?

Cependant, il faut exceller dans son exécution pour s’assurer qu’elle répondra aux attentes des consommateurs et éloignera vos concurrents. En adoptant certaines méthodes, vous pouvez améliorer la réalisation d’une idée pour favoriser vos chances de devenir un entrepreneur prospère.

Etre passionné par l’idée

Une idée peut être réalisée plus efficacement si vous exprimez un intérêt fort pour cette dernière et son marché. Favorisez des domaines qui vous passionnent, qui vous donnent envie. Grâce à ce fort intérêt, votre implication sera totale et vous pourrez alors mieux la réaliser.

Ne cherchez donc pas une idée dans des domaines qui ne vous attirent pas, qui ne vous donnent pas envie, car votre détermination à la réaliser sera beaucoup moins motivée.

Comprendre son marché

La qualité de réalisation de votre idée dépendra notamment de votre compréhension du marché que vous souhaitez conquérir. Si vous avez acquis une forte expérience, vous comprendrez clairement les besoins de vos futurs consommateurs et les réponses apportées par vos éventuels concurrents.

Dans le cas contraire, vous risquez d’apporter une réponse inadaptée et de mal anticiper les évolutions de votre marché. Vos concurrents en profiteront alors pour capter vos parts de marché en peu de temps.

Vous pouvez améliorer votre compréhension d’un marché en travaillant quelques temps pour l’un de vos futurs concurrents, ou dans une entreprise proposant un poste qui vous enrichira, tel que le métier de commercial, qui vous apportera une forte proximité auprès des clients.

Avoir une équipe compétente

Les compétences de votre équipe détermineront votre capacité d’exécution et sa qualité. Une idée nécessite de nombreuses compétences qu’il faut trouver pour assurer sa réalisation. Ainsi, vous aurez peut-être besoin d’un développeur, graphiste, responsable administratif ou marketing par exemple.

Vous devez faire le point sur vos compétences et celles qui vous manquent. Ensuite, il faudra trouver des associés ou partenaires pour combler vos lacunes.

S’il vous manque des compétences fondamentales, la réalisation de votre idée sera retardée, vous manquerez alors de dynamisme et vous risquez de réaliser de façon médiocre votre idée.

Trouver de bonnes idées 

La réalisation d’une idée est primordiale à la concrétisation de votre projet. Cependant, encore faut-il trouver la bonne idée !

Par exemple, MonPetitBiz.fr est le magazine francophone spécialisé dans les nouvelles idées de business innovantes et tendances à travers le monde, de tout domaine, et n’attendant qu’à être importée sur le marché français. 

Par Marc du magazine MonPetitBiz

Source : ameliorationcontinue.fr/ecoute-client-realisation-idee/

La quantité de CO2 dans l’air n’a jamais été aussi importante

« Le monde doit se réveiller ». C’est par ces mots que Chritiana Figueres, responsable climat de l’ONU, espère convaincre de l’urgence et de la nécessité de limiter les émissions de gaz à effet de serre. Car la situation empire.  

Le jeudi 9 mai 2013, l’observatoire référence situé sur le  volcan de Mauna Loa à Hawaï a mesuré une concentration de CO2 dans l’air de 400,03 ppm. Jamais une telle concentration n‘avait été atteinte, alors même que les  scientifiques du monde entier militent pour tenter de contenir le réchauffement climatique à +2°C par rapport aux niveaux existants avant le 19ème siècle. 

Il s’agit pour l’instant d’une mesure ponctuelle. Heureusement car si l’on venait à atteindre le seuil de 400 ppm sur l’année, alors cela signifierait que le réchauffement est déjà de 2.4°C, d’après le dernier rapport du GIEC (Groupe Intergouvernemental d’Experts sur l’Evolution du Climat).

« Le monde doit se réveiller et prendre note de ce que cela signifie pour la sécurité des hommes, leur bien-être et le développement économique. » insiste Christiana Figueres. Seul problème, les actions à mener nécessitent une vision à long terme, souvent incompatible avec les délais des décideurs politiques. Car pour espérer limiter la casse, il faudrait que les émissions de CO2 décroissent dès 2020, et qu’elles soient divisées par trois entre 2020 et 2050. Un objectif qui s’annonce très compliqué à tenir puisque pour l’instant elles augmentent d’environ 3% par an.

La limite des 2°C de réchauffement pour 2100 correspond à un seuil critique au-delà duquel la planète risque un emballement climatique : fonte de la banquise, multiplication des phénomènes extrêmes (canicules, tornades, ouragans…), élévation du niveau des océans, modification de la végétation ou encore migration des animaux.

Le GIEC rendra son prochain rapport en septembre.

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

 

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Des clusters de nanoparticules d’or pour améliorer les capteurs SERS ?

Cellules cancéreuses, pathogènes alimentaires ou encore certaines menaces biologiques : tous peuvent être détectés depuis plusieurs années grâce à la diffusion Raman exaltée par effet de surface (SERS pour « Surface Enhanced Raman Spectroscopy »), technique dérivée de la spectroscopie Raman, une méthode non destructive d’observation et de caractérisation de la composition moléculaire et de la structure externe d’un matériau.

Un faisceau de lumière monochromatique est envoyé sur un échantillon à étudier, diffusant la lumière avec un décalage en fréquence qui est ensuite analysé pour nous renseigner sur l’échantillon en question.

Pour faire face au besoin grandissant de précision pour ces instruments de mesure de pointe, une équipe de chercheurs de l’agence gouvernementale A*Star de Singapour a développé une matrice particulièrement régulière constituée de clusters de nanoparticules d’or, capable d’améliorer sensiblement la précision des capteurs SERS, ouvrant la voie à de nombreuses applications commerciales économiquement intéressantes.

Les capteurs SERS nécessitent une surface métallique nanostructurée, sur laquelle on projette le faisceau de lumière.

Une surface idéale présente une nanostructure dense, un arrangement régulier pour produire des niveaux de signaux tout aussi réguliers, une certaine robustesse et un coût de production intéressant.

Les chercheurs sont parvenus à réaliser cette prouesse en se servant de surfaces enrobées d’une couche de nanoparticules de polymères, sur lesquelles de plus petites nanoparticules d’or sont venues s’attacher spontanément, pour former la matrice de clusters.

L’utilisation de ces clusters semble économiquement intéressante : seulement 10 milligrammes du polymère et 100 milligrammes des nanoparticules d’or sont nécessaires pour enrober une cellule de 10 centimètres de diamètre.

Par Moonzur Rahman

 

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Economiser de l’énergie en optimisant la mise en veille des appareils de production

Voilà une idée qui pourrait séduire de nombreux industriels : économiser de l’énergie et donc de l’argent via une meilleure gestion de la mise en veille des machines.

Développée conjointement par Siemens, Phoenix Contact, l’Institut Fraunhofer, avec l’aide de constructeurs automobiles allemands tels que Volkswagen, Audi, Daimler, Porsche et BMW, le système existe depuis mi-2010.

Le principe est simple : mettre en veille les machines lorsqu’elles ne fonctionnent pas. Si cela est faisable de façon manuelle, en pratique l’arrêt des robots est réservé aux longues périodes de pauses.

De plus, l’arrêt et le redémarrage des machines nécessitent souvent le respect d’un certain protocole, ce qui est long et fastidieux.

PROFIenergy propose justement d’automatiser l’arrêt et le redémarrage des machines, que cela soit pour de longues ou courtes périodes comme la pause déjeuner par exemple.

Pour cela, quatre modes de fonctionnement sont disponibles et paramétrables pour personnaliser les dispositifs de coupures, du mode 0 qui consiste en une veille totale, les fonctions de sécurité de l’équipement étant désactivées, au mode 3 où l’appareil est prêt à fonctionner.

Avec ce système, il serait possible d’économiser jusqu’à 80% d’énergie, ce qui représenterait un gain annuel de 60 000 euros pour l’exploitation d’une cellule robotisée dans l’automobile

Cette solution s’appuie sur le standard de communication PROFINET, créé par l’association PROFIBUS et PROFINET International.

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

 

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Ethique et robotique : quid des robots tueurs

Christof Heyns, Rapporteur spécial de l’ONU sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires et arbitraires, présentera son rapport sur les robots autonomes munis d’armes létales le 29 mai, lors de la 2e session du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies à Genève. Il recommandera aux gouvernements d’instaurer des moratoires nationaux sur le développement de ces robots et demandera l’établissement d’un groupe de haut niveau pour l’élaboration d’un traité international.

Pour appuyer la sortie de ce rapport, Human Rights Watch a lancé fin avril une campagne mondiale pour l’interdiction de ces « robots tueurs ». « Le recours à des robots tueurs transgresserait toute frontière morale et juridique, et devrait être rejeté comme étant inacceptable pour la conscience publique.» affirme Steve Goose, directeur de la division Armes à Human Rights Watch dans un communiqué.

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De nombreuses préoccupations sont en effet suscitées par les armes complètement autonomes, notamment sur les plans juridique, éthique et politique. L’utilisation d’armes totalement autonomes créerait un vide juridique en matière de responsabilité, car il serait très difficile d’établir clairement qui serait légalement responsable des actes d’un robot. En l’absence d’intervention humaine dans la chaîne de décision, qui serait responsable en cas de raté : le fabricant, l’armée, le politique ?

De quels robots parle-t-on exactement ?

Les progrès technologiques permettent aujourd’hui de contrôler des drones ou des véhicules armés sans équipage. « De nombreuses armées sont à la recherche d’armes de plus en plus autonomes, mais une ligne rouge doit être tracée dès maintenant devant des armes qui seraient complètement autonomes », estime Steve Goose. « Mettre au point ces armes reviendrait à aller trop loin dans le recours à la technologie et une interdiction est nécessaire dès maintenant, avant que les investissements, la dynamique technologique et de nouvelles doctrines militaires ne les rendent inéluctables.» poursuit-il.

Le Département américain de la Défense a d’ores et déjà émis une Directive (nº 3000.09) qui, pour l’instant, exige qu’un être humain soit dans la chaîne de consultation des systèmes pleinement autonomes quand il s’agit de décider de l’utilisation de la force létale. En revanche, elle prévoit une dérogation possible si les responsables du Département au plus haut niveau le décidaient. Les acteurs en présence estiment donc qu’il faut aller plus loin dans l’interdiction.

Une réflexion éthique en cours

Le plan « France robots initiatives », soutenu par Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif, vise une réflexion sur ces questions éthiques. Cette réflexion s’intéressera bien évidemment à l’acceptabilité éthique et sociétale des robots dans les domaines de la défense et de la sécurité, mais aussi, de façon plus large, à la place respective de l’homme et des machines « intelligentes » dans la société. Ce travail débouchera sur une charte éthique ou déontologique.

Par Matthieu Combe, journaliste scientifique

Peut-on rattraper le retard de la robotique française?

La France est entrée en récession, la production hexagonale diminue et Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif, aimerait bien relancer les machines.

Il a donc décidé de miser en partie sur la robotique. Et pour cause : la Commission européenne estime à 100 milliards d’euros en 2020 le marché de la seule robotique de service.

Voilà une bonne raison de vouloir être parmi les leaders ! Alors, quitte à se fixer des objectifs, autant viser haut et chercher à se hisser parmi les 5 nations leader de la robotique dans le monde d’ici 2020.

On distingue traditionnellement la robotique industrielle de la robotique de service à usage personnel ou professionnel.

La première constitue un marché mature dominé par les Japonais, les Américains et les Allemands ; la seconde est un marché émergeant au potentiel de croissance considérable.

 

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Cette distinction tend cependant de plus en plus à s’estomper, car les briques technologiques concernant les deux domaines sont largement communes.

Ce rapprochement est encore davantage renforcé par l’émergence de la « cobotique », c’est-à-dire la cohabitation des humains et des robots. 

Des filières françaises à consolider et à fédérer

En matière de robotique, il n’existe pas à ce jour de leadeurs industriels français mondiaux. Notre pays possède toutefois de nombreuses briques technologiques et de nombreux acteurs performants connexes à cette filière.

On y trouve des intégrateurs et des équipementiers de haut niveau, quelques dizaines de start up technologiques, des pôles de compétitivité mondiaux ou à vocation mondiale travaillant sur la robotique et EADS, Thalès ou EDF ont lancé des programmes de recherche importants. 

Pour cette raison, la recherche robotique française est encore peu représentée dans les projets européens.

Sa participation s’élève à 5,6 %, pendant que celle de l’Allemagne monte à 27,4 %, celle de la Grande Bretagne à 17,3 % et celle de l’Italie à 12,4 % !

Dans cette perspective, le plan « France Robots Initiatives » cherchera à renforcer la participation française aux projets de recherche européens et tentera de structurer la filière, la développer et créer les conditions propices à l’émergence d’un marché sur le long terme.

Pour que la réussite soit au rendez-vous, le plan prévoit une large palette d’outils. 

Quel est le plan d’actions ?

Le marché étant encore émergeant, le plan « France Robots initiatives » donne la priorité à la robotique de service à usage personnel et professionnel.

Il cherche aussi à développer une offre française mondiale en matière de cobotique et de machines intelligentes destinée notamment aux PME.

Ces systèmes permettront d’importantes avancées dans les secteurs où les opérateurs ont besoin de robots performants, notamment en médecine, aéronautique, défense et nucléaire.

Le plan se propose de répondre à trois enjeux majeurs : trouver des aides financières à la filière robotique, fédérer la filière et améliorer la compétitivité industrielle des entreprises pour maintenir et même relocaliser la production et l’emploi industriel en France.

Il prévoit aussi de soutenir la formation, la R&D et l’innovation. Pour réussir cette nouvelle industrialisation, il faudra notamment parvenir à améliorer le transfert technologique des académiques vers l’industrie.

Pour mieux fédérer la filière, des états généraux de la robotique seront organisés chaque année.

Ils pourraient se tenir en marge du salon InnoRobo, désormais identifié comme le rendez-vous européen de la robotique de service, qui réunit les grands experts européens, coréens, japonais et américains.

Le plan prévoit également de développer les défis, sur le principe des trophées de la robotique étudiants. Ces défis constituent en effet un catalyseur puissant de collaborations entre le monde académique et le monde de l’entreprise. Plusieurs défis ciblés sur des verrous ou simplement des objectifs bien identifiés pourraient être lancés la même année. Le Ministère financement de ces défis se fera à hauteur de 1,5 millions d’euros.

Des graines à faire germer

Le plan prévoit également le soutien à la robotique par l’achat public innovant. De plus, dans le cadre du programme des investissements d’avenir et de l’appel à projets « filières », un appel à projet spécifique robotique soutenu à hauteur de 10 millions d’euros concernera l’industrialisation de dispositifs mettant en œuvre des briques technologiques stratégiques. 

Enfin, l’émergence de ces nouveaux marchés doit être organisée dès maintenant, notamment au travers de la réglementation.

Ainsi, le marché des drones, par exemple, ne peut pas décoller en France faute d’une réglementation autorisant leur insertion progressive dans la circulation aérienne.

Il faudrait éviter cet écueil à l’avenir, par exemple pour les voitures autonomes, dont le développement de la réglementation promet des débats houleux !

Par Matthieu Combe, journaliste scientifique

Revue du web : quels sont les meilleurs robots français ?

Cette semaine dans notre revue du Web, consacrée à la robotique française :

  • NAO, un succès français : le petit robot humanoïde d’Aldebaran Robotics tient le haut du pavé tricolore ;
  • ROMEO, le petit frère, destiné à l’assistance aux personnes âgées ou handicapées ;
  • e-vigilante, le robot rondier d’EOS Innovation ;
  • Jessiko, le poisson robot social et autonome ;
  • SmartBot, plate-forme alsacienne de divertissement mobile ;
  • Et pour finir, pas de cocorico pour le gadget (inutile ?) de la semaine : « Automato », le robot foireux et hilarant de Heinz

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NAO, un succès français

Pour débuter notre quarante-cinquième Revue du Web, arrêtons-nous un instant sur la superstar des robots tricolores, le petit NAO.

Conçu par la société française Aldebaran Robotics, une start-up basée à Paris, NAO défraie la chronique tant son succès semble ne plus avoir de limites.

Adoubé par les universités et les laboratoires de recherche du monde entier, ce poids plume de 58 centimètres de haut serait parvenu à transformer – et ce pour un grand nombre d’observateurs – Aldebaran Robotics en leader mondial dans le domaine de la robotique humanoïde.

Sorti de l’anonymat pour la première fois à la fin de l’année 2006, ce n’est véritablement qu’en 2007 qu’il explose aux yeux de tous, lorsque la RoboCup – tournoi international de robotique, l’une des vitrines de l’innovation robotique – décide de se servir de NAO comme plate-forme standard de la compétition, damant le pion au géant japonais Sony et à son chien robot Aibo.

Les universités et les laboratoires de recherche du monde entier se l’arrachent, utilisant les capacités d’interaction du petit robot et sa grande polyvalence aussi bien comme support pédagogique que comme plate-forme de recherche. Alors que NAO équipait déjà près de 500 établissements, Aldebaran Robotics se décide, en 2012, à proposer son robot au grand public.

Programmable, son point fort est qu’il incarne l’accès à l’innovation concrète. NAO dispose d’un corps avec pas moins de 25 degrés de liberté (comprenant moteurs et actionneurs électriques), de deux caméras, de quatre microphones, d’un télémètre sonar lui permettant d’estimer les distances aux obstacles dans son environnement, avec une portée de détection allant de 0 à 70 centimètres, de deux émetteurs et récepteurs infrarouges, de neuf capteurs tactiles et de huit capteurs de pression.

Suivant ce pour quoi il est programmé, il peut danser, chanter ou encore… jouer au foot.

Il tourne sur un processeur Intel ATOM 1,6 GHz exploitant un noyau Linux et supportant le middleware exclusif d’Aldebaran (NAOqi). Il dispose d’une autonomie d’environ 90 minutes, et est également équipé d’un gestionnaire de chute totalement innovant, qui a pour rôle de détecter le moment ou le centre de masse de NAO sort du « polygone de sustentation », défini par la position du ou des pieds en contact avec le sol.

Que de chemin parcouru depuis 2006, jusqu’à la nouvelle génération, le « NAO Next Gen » qui tient d’ailleurs toutes ses promesses !

 

ROMEO, le petit frère ?

Si NAO est bien la superstar des robots humanoïdes français, son petit frère ROMEO, également conçu par les Parisiens de Aldebaran Robotics, pourrait bien un jour lui tenir la dragée haute et passer du statut de dauphin à celui de star à part entière.

Un premier prototype de ce robot fut dévoilé à la presse, aux professionnels et aux partenaires du projet début 2012, levant un peu le voile sur les intentions du pôle de compétitivité français Cap Digital, chef d’orchestre du projet.

ROMEO est un robot humanoïde qui, du haut de son mètre quarante, devrait révolutionner l’assistance aux personnes âgées ou handicapées.

« Les robots humanoïdes auront un rôle essentiel à jouer en assistant les personnes âgées dans leur vie quotidienne, en leur permettant de rester chez elles plus longtemps et de conserver le plus d’autonomie possible », peut-on lire sur le site d’Aldebaran Robotics.

Les responsables du projet mettent l’accent sur le coût exorbitant des séjours hospitaliers à long terme pour promouvoir ROMEO comme une « alternative économiquement pertinente », offrant une plate-forme idéale d’assistance pour les soins médicaux à distance, tout comme son grand frère NAO.

Une fois sorti de la phase de développement, ROMEO devrait être capable de marcher, de se repérer face à des obstacles, de manipuler des objets du quotidien (bouteille, clés, ouvrir une porte…), de porter des objets (voire des humains) et de porter secours à un être humain en cas de chute.

Le projet, d’un montant total avoisinant les 10 millions d’euros, est financé par la Région Île de France, la Direction Générale de la Compétitivité, de l’Industrie et des Services et la Ville de Paris, et est subventionné à hauteur de 4,9 millions d’euros. Les plus optimistes attendent une mouture plus aboutie courant 2015.

e-vigilante, vaisseau amiral de EOS Innovation

Le robot mobile et autonome e-vigilante, dédié à la surveillance des entrepôts et sites industriels étendus, peut être considéré comme le vaisseau amiral de la jeune société française EOS Innovation, fondée en 2010 par David Lemaître et basée à Evry, en région parisienne.

Bien que la plate-forme d’e-vigilante soit encore expérimentale, rien ne l’empêche de remplir gaillardement sa fonction première : donner l’alerte en cas d’intrusion dans un entrepôt (ou tout autre type d’espace clos), ou en cas d’incidents (comme une fuite d’eau ou un départ d’incendie). L’information est transmise à un agent de sécurité – e-vigilante est connecté à internet via wifi – qui prend alors le contrôle du robot.

En effet, le robot rondier d’EOS Innovation est totalement autonome, une première en Europe, aidé dans sa tâche par un système complet de cartographie et de navigation mis au point à l’école des Mines de Paris.

Cette plate-forme robotique modulaire et évolutive embarque à son bord de nombreux capteurs, une caméra infrarouge motorisée à 360°, des enceintes et des microphones, ainsi que quelques moyens de dissuasion – tels qu’un flash aveuglant et une alarme stridente.

Le robot rondier ne dépasse pas les 25 centimètres de hauteur, dispose de plus de 7 heures d’autonomie et est équipé d’une connectique USB.

e-vigilante effectue des rondes définies ou aléatoires sur un périmètre assigné, à une vitesse comprise entre 8 et 10 km/h, vitesse à laquelle il pourra bientôt parcourir les entrepôts du groupe Casino pour un essai, avant peut-être de se lancer dans une production industrielle courant 2014.

Jessiko, poisson robot social et autonome

On reste en région parisienne, mais on va cette fois-ci du côté de Palaiseau pour rendre visite à la start-up Robotswim, dont le poulain « Jessiko » est un poisson robot social et autonome qui fait de plus en plus parler de lui, et qui semble avoir le vent en poupe.

Las d’organiser des concours de robotique – la coupe de France de football des robots – alors que son cerveau fourmille d’idées et que son carnet d’adresse est plein à craquer, Christophe Tiraby a décidé de franchir le cap et de devenir un acteur de ce marché, avec la mise au point d’un robot poisson de petite taille et au faible coût de production.

Nous sommes en 2005, et Jessiko vient tout juste de naître.

Conçu pour nager en banc, ce poisson d’une vingtaine de centimètres de long réagit à son environnement et aux informations provenant aussi bien de l’extérieur que des autres poissons grâce à deux microprocesseurs embarqués.

Mais c’est surtout sa « tête chercheuse » révolutionnaire, nœud central d’un procédé de localisation basé sur les ondes lumineuses qui donne toute son autonomie à Jessiko, et qui attise par là même les convoitises de nombreux fabricants de robot.

Il peut atteindre une vitesse de pointe de plus de 20 centimètres par seconde grâce aux battements rapides de sa nageoire arrière, la nageoire avant – proéminente – lui permet de contrôler le roulis, et son aileron lui permet de gérer au mieux sa flottabilité en influant sur le volume d’eau déplacé.

Il remporte le Grand Prix de l’Innovation de la Ville de Paris en novembre 2009, catégorie Design, et c’est peut-être là que le bât blesse : Jessiko semble pour le moment n’être destiné qu’à orner les aquariums du monde entier, animant grands magasins et événements en tous genres, mais il pourrait à l’avenir embarquer divers capteurs pour fournir des renseignements sur la qualité de l’eau et sur son pH.

SmartBot, plate-forme de divertissement mobile

Dirigeons-nous enfin vers Mutzig, petite commune du Bas-Rhin, pour jeter un œil à une petite plate-forme de divertissement mobile baptisée SmartBot.

Bien qu’elle puisse faire pâle figure comparée au robot humanoïde NAO d’Aldebaran Robotics, la petite plate-forme robotique a désormais un peu plus qu’un simple succès d’estime.

Conçue par la start-up Overdrive Robotics, le petit engin utilise un smartphone en guise de cerveau et d’interface utilisateur, ce qui lui permet d’être particulièrement polyvalent.

Pour contrôler ou jouer avec la plate-forme SmartBot, quatorze applications gratuites sont disponibles. Vous pouvez même créer vos propres applications et les soumettre aux développeurs de la start-up via SmartBot SDK.

Les 500 grammes de SmartBot sont compatibles avec les principaux systèmes d’exploitation – Android, iOS, Windows Phone – et peuvent se réserver sur le site du fabricant pour 160 euros.

Le gadget (inutile ?) de la semaine : « Automato », le robot foireux et hilarant de Heinz

Pas de cocorico par contre pour le gadget (inutile?) de la semaine, car nous nous sommes laissés charmer par un grand classique de la publicité virale, le robot « Automato » de la marque américaine Heinz, le géant du ketchup.

Mis au point en 2005 par Bill Fienup et Barry Kudrowitz, deux talentueux ingénieurs du prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT) pour les besoins d’un concours, le « Ketchup Crapper » fut un succès immédiat de par son extrême décalage et ses nombreux ratés potaches, qui augmentèrent d’autant le coefficient sympathie de la bête télécommandée.

Le but du Ketchup Crapper ? Essayer tant bien que mal d’agrémenter nos assiettes de ketchup tout en crânant avec ses petits bras verts musclés. Spectacle et second degré garantis !

L’entreprise Medtech, dédiée à l’assistance robotique pour les chirurgiens, a le vent en poupe !

On le sait, la course aux investisseurs relève bien souvent du périple en France. Engendrant une perte de temps conséquente tant dans le développement du projet qu’au niveau de la recherche de marché. Cela occasionne parfois un manque de motivation contraignant les inventeurs à s’expatrier ou à vendre leur concept. Ce fût le cas en 2006 lorsque Bertin Nahum avait vendu les brevets de Brigit, son robot orthopédique à Zimmer Inc, le leader mondial en la matière. Aujourd’hui avec un apport de fonds suffisant, la donne est bien différente. Voilà pourquoi, avec Rosa, il se dit prêt à se lancer vers de nouveaux marchés, notamment outre-Atlantique.

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Mais faisons un retour sur l’histoire de Medtech. Aux commandes de l’entreprise, on trouve Bertin Nahum, diplômé de l’Institut National des Sciences Appliquées et détenteur d’un Master of Science en Robotique de Coventry University. Après avoir occupé différents postes au sein d’entreprises américaines telles que Computer Motion Inc ou Integrated Surgical System Inc, il crée Medtech, une PME destinée au soutien des chirurgiens à l’aide de la robotique. C’était en 2002 et la PME a aujourd’hui onze ans. Au départ seuls quatre employés y travaillaient. Ils sont une vingtaine à présent et Medtech réalise un chiffre d’affaire annuel de deux millions d’euros.

Mieux, ce fondateur charismatique compte désormais, selon le magazine canadien Discovery Series, parmi les chefs d’entreprises les plus révolutionnaires. Au même titre que Steve Jobs ou encore Mark Zuckerberk. C’est dire ! Une notoriété qu’il doit à son talent d’entrepreneur bien sûr, mais surtout à sa dernière innovation : le dispositif Rosa.

Ce système dispose des avantages des robots médicaux, mais au service de la neuro-chirurgie. C’est-à-dire qu’il apporte un certain confort de travail. Il ne remplace pas les médecins mais les assistent dans les tâches les plus délicates lors des interventions dont la précision est primordiale. Ainsi, une fois les données préopératoires planifiées, les chirurgiens opèrent à distance, guidés par l’image. Rosa est un véritable combiné de nouvelles technologies. Il a d’ailleurs été conçu en collaboration avec des équipes chirurgicales pour répondre au mieux à leurs besoins.

Forcément, ce dispositif révolutionnaire a de quoi intéresser. D’autant que le secteur de la neuro-chirurgie ne bénéficiait pas encore d’un tel outil. Des financements sont enfin arrivés. Medtech est parvenu à obtenir 4,5 millions d’euros de fonds. Ils ont pour but de permettre un déploiement à plus grande échelle. Car la France n’est pas le seul pays visé.

Les États-Unis sont aussi en ligne de mire tout comme le développement commercial à l’étranger en général. Seule ombre au tableau, le coût onéreux de la machine : 500 000 euros. Il devrait en dissuader plus d’un hôpital. Pour l’heure, seules les grandes infrastructures peuvent se le permettre mais elles ne doivent pas penser à la rentabilité financière immédiate. Il ne peut y en avoir. Pour amortir un tel investissement il faudra tabler sur le long terme. Toutefois, le dispositif offre bien des avantages aux médecins ainsi qu’aux patients, notamment d’un point de vue récupération et donc de libération des chambres.

Par Sébastien Tribot

«La révolution smart grid ne se fera pas à l’insu du consommateur»

A trop focaliser sur les apports techniques et économiques de ces nouvelles technologies, les acteurs du secteur courent le risque de passer à côté de l’essentiel : leur adoption par les particuliers. Pour permettre à ce marché d’atteindre une masse critique, le consommateur devra se sentir pleinement impliqué. Une démarche qui demandera du temps et nécessitera de développer une argumentation moins « rationnelle ».

Une distinction très forte entre sphères publique et privée

Une personne peut être très rationnelle dans ses choix de consommation lorsqu’elle se trouve dans un espace public ou professionnel et agir à l’inverse une fois chez elle, la sphère privée restant synonyme de confort et d’opulence.

« Si, sur son lieu de travail, un individu accepte facilement que le chauffage n’excède pas 19° », commente ainsi Stéphane Hugon, « il considèrera paradoxalement tout aussi normal d’avoir une température de 24° à son domicile. »

L’argument économique, prôné par les acteurs des futurs réseaux énergétiques intelligents, se confronte aujourd’hui à une dimension anthropologique sous-estimée et fortement liée à l’éducation de chacun.

En effet, même si une prise de conscience existe quant à l’importance de modérer sa consommation énergétique, dans les faits, les actes individuels allant dans ce sens restent marginaux.

« Actuellement, les smart grids ne sont pas compris, ni perçus comme des leviers d’économies et ont donc du mal à générer de l’engagement de la part des individus sur le plan comportemental.

Revoir son isolation, par exemple, sera un effort mieux consenti, car efficace immédiatement et, surtout, visible », souligne Stéphane Hugon.

Créer des passerelles de communication entre deux mondes

La façon d’expliquer l’offre au consommateur est primordiale pour obtenir son adhésion. Il s’agit de remplacer la logique technique par une logique de crédibilité et de confiance.

Sans le consentement du consommateur, les applications smart grids sont vouées à l’échec. « Si tous les consommateurs veulent que leur voiture roule bien, très peu regardent sous le capot.

C’est la même chose avec les smart grids : l’individu souhaite optimiser sa consommation d’énergie, mais ne s’intéresse pas à ce qui se passe à l’intérieur de son compteur électrique », précise Stéphane Hugon. Actuellement, les smart grids se retrouvent au centre de deux mondes, qui ne se comprennent pas ou peu : les habitants et les ingénieurs.

L’impératif est aujourd’hui de trouver des interfaces de langage commun aux deux univers.

Des freins techniques et sociologiques

Le premier frein à l’essor des smart grids dans notre société reste la méconnaissance du fonctionnement de notre système énergétique.

Avec ces technologies, le particulier n’est plus seulement consommateur, il devient producteur. Une dimension nouvelle et révolutionnaire, qui reste difficile à saisir pour le citoyen lambda.

« Notre système s’inscrit dans une culture de service public avec un opérateur historique et un rapport passif entre ce dernier et le consommateur. L’idée qui consiste à transformer l’individu en partenaire du distributeur est forcément déstabilisante », explique Stéphane Hugon.

La crainte de perdre le contrôle de son domicile, lieu sécurisant par excellence, est aussi un élément dissuasif. 

Ainsi, la possibilité future pour l’opérateur, selon les pics de consommation, de baisser à distance les radiateurs ou de retarder de quelques minutes le cycle d’une machine à laver, par exemple, est générateur d’angoisse. Enfin, la recherche du confort et du plaisir, liée directement à l’utilisation de l’énergie, ne s’accorde pas avec la promesse, de rationalisation et d’économie faite par les acteurs du secteur.

« Perdre du bien-être pour un bénéfice de quelques euros par mois est un argument insuffisant, qui ne touchera qu’une frange minime de la population », souligne Stéphane Hugon 

Adopter la logique des réseaux

Les smart grids peuvent être perçus comme le maillage réticulaire, tel qu’il existe aujourd’hui dans le monde de l’Internet, appliqué à l’énergie. En comprenant ce qui a fait le succès de ce réseau (la recréation de lien entre les individus), il est possible de mettre en place des systèmes d’échanges basés sur la confiance.

Il faut donc déplacer le curseur de l’argument économique vers celui de la création de richesse pour son environnement immédiat.

L’idée que, avec les économies d’électricité réalisées dans un quartier, nous serons capables d’alimenter une crèche, un immeuble ou un commerce de proximité redonne du sens aux projets de réseaux énergétiques intelligents, bien plus fédératrice que l’argument économique individuel.

« C’est par le collectif que la pratique consommatoire peut évoluer. Après avoir prôné l’individualisme, source d’ennui, d’isolement, voire de désenchantement, les Français ressentent le besoin de recréer du lien social, de s’enraciner à nouveau dans leur environnement, de se retrouver autour de projets communs. »

Ainsi, les expériences de solidarité se multiplient (Fête des voisins, AMAP, apéros sauvages, nombreuses créations d’associations, etc.) et cette tendance durable peut profiter aux technologies smart grids, en les inscrivant dans une logique d’échanges symboliques, au travers de nouvelles formes de collectivité.

Par Stéphane Hugon

Stéphane Hugon est sociologue, chercheur au Centre d’Etudes sur l’Actuel et le Quotidien (CEAQ), où il anime le GRETECH, un groupe de recherche sur la technologie. Une fois par semaine, il anime le séminaire « Vie quotidienne, imaginaire et post-modernité » à l’Université Paris Descartes – Sorbonne. Il est également le fondateur d’ERANOS, une société d’études qualitatives spécialisée dans l’identification et le décryptage des imaginaires sociaux contemporains.

A propos de SG PARIS 2013 : la 3e édition de cet’événement dédié aux réseaux énergétiques intelligents se tiendra du 4 au 6 juin 2013 au CNIT – Paris La Défense et abordera les évolutions en cours dans le monde de l’énergie et des technologies IT. 

Publié par Iris Trahin

Real Humans, 100% humains

Dans cette série, qui a fait grand bruit, les hubots (pour human robots) ont la même apparence que nous. Ils sont la propriété d’humains et leur rendent la vie plus facile en exécutant à leur place les besognes les plus pénibles : des tâches domestiques au travail à l’usine, en passant par les soins et l’assistance médicale aux personnes âgées. La cohabitation engendre de nouvelles situations et suscitent de vifs débats de société parmi les humains. 

Peu de technologie dans cette série : les robots sont des systèmes mécatroniques, au sang bleu et commandés par un disque dur qui contient leur programme, celui qui définit leur usage et leurs aptitudes. Ils peuvent être éteints à tout moment grâce à un bouton situé sous leur bras et se rechargent tout seuls au niveau de leur nuque où se trouve un port USB. On notera au passage le faible niveau d’autonomie énergétique de ces machines qui doivent recharger leur batterie chaque jour. Dans ce futur alternatif, la question du stockage de l’énergie n’est donc toujours pas réglée.

Les hubots peuvent être trafiqués et détournés de leur fonction première en modifiant leur code source. Un humain a de cette façon réussi à libérer certains hubots en leur donnant une forme d’humanité qui les poussera à la rébellion pour acquérir leur indépendance. Au fil des épisodes, les hubots prennent graduellement conscience de leur aliénation par l’humain, revendiquent leur liberté et les mêmes droits que les humains, et c’est là que les ennuis commencent.

Adoptés par beaucoup d’humains comme objets domestiques, ils suscitent une hostilité croissante chez certains tandis que d’autres commencent à mener un véritable combat pour qu’ils obtiennent un statut de citoyen à part entière. Leur ressemblance troublante avec les humains, leur sourire perpétuel et leur apparente docilité rendent encore plus insupportables les traitements, voire les mauvais traitements, qu’ils subissent. D’autant plus qu’ils sont tous différents physiquement, comme des individus uniques. 

La série parle donc beaucoup d’esclavage moderne. Comme beaucoup d’œuvres littéraires ou cinématographiques sur le sujet, elle questionne aussi le spectateur sur ce qui définit un être humain : son âme, sa conscience, sa capacité à apprendre, à ressentir des émotions, à rechercher une forme de liberté. Non sans humour, elle fait également écho à nos débats de société actuels : le rejet de l’autre, l’exploitation d’un groupe d’individus par un autre, la déshumanisation de l’humain par le travail, les couples mixtes reconnus par la loi, l’humain augmenté, le transhumanisme…

C.C

La réforme du code minier se précise

Les débats portant sur la réforme du code minier sont nés des préoccupations environnementales, notamment les gaz de schiste et la prospection d’hydrocarbures au large de la Guyane.

Les textes n’avaient pas permis d’anticiper suffisamment la nécessité de faire des études d’impact dans les espaces protégés. Mais cette réforme s’intéresse en réalité à beaucoup plus d’usages que ces seules questions.

Le texte devra régir tous les usages du sous-sol, hors aménagement. « La réforme a pour but de s’intéresser au stockage souterrain de gaz, au stockage géologique de dioxyde de carbone dans un objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre et à la géothermie », rappelle Arnaud Gossement, avocat spécialisé en droit public et en droit de l’environnement.

Pour réformer le code minier, il fallait s’intéresser à trois sujets clés : les processus à déployer pour permettre la participation du public à différents niveaux, la fiscalité minière et les questions liées à la pré-mine, ainsi qu’à la fin de l’exploitation.

La loi n° 2012-1460 du 27 décembre 2012 relative à la mise en œuvre du principe de participation du public défini à l’article 7 de la Charte de l’environnement s’est emparée du premier sujet.

Elle organise une nouvelle voie de participation du public par voie électronique lorsqu’un permis public de recherche est déposé. La réforme en cours d’élaboration s’intéressera aux deux autres sujets.

Plus qu’un simple titre minier d’exploration 

Traditionnellement, un titre minier est un document qui donne à un industriel une autorisation de principe d’exploration ou d’exploitation d’une ressource.

Ce titre lui confère deux privilèges : l’exclusivité par rapport à la concurrence et le droit de pénétrer sur les terres des propriétaires quels qu’ils soient, puisque ces derniers ne sont pas propriétaires de leur sous-sol (contrairement aux Etats-Unis).

« Ce titre n’autorise en rien de faire des travaux. » précise François Demarcq, directeur général délégué du BRGM. Cette autorisation doit être obtenue a posteriori.

En accord avec le « choc de simplification » voulu par François Hollande, la réforme devrait changer les règles du jeu et les projets de travaux devraient désormais être présentés avant l’obtention des titres.

«La délivrance d’un titre minier vaudra permis de construire, de défricher, d’aménager.» a expliqué Thierry Tuot lors de son audition du 24 avril. Toutefois, par souci de protection de l’environnement, l’étude d’impact devrait être généralisée à chaque projet.

Mieux connaître le sous-sol

La loi s’intéressera aux usages possibles du sous-sol et au recensement des ressources pour organiser une meilleure cartographie des ressources du territoire.

Les données actuelles sont disparates et partielles. « Nous ne savons pas si nous disposons de gisement de terres rares.», rappelait Thierry Tuot lors de son audition.

Dans le cadre du débat national sur la transition énergétique, il pourrait être intéressant de donner une priorité à la recherche de ces métaux stratégiques 

Le code minier s’intéresse à l’exploration et l’exploitation de gîtes miniers, mais des activités connexes peuvent relever d’autres législations. « La réforme du code minier ne sera que l’un des aspects de la réforme de l’activité minière », assure Arnaud Gossement.

Plus largement, l’activité minière relève également du code de l’environnement, du code général des collectivités territoriales et de la Constitution. 

La réforme était attendue pour fin 2012. Si le projet de loi est en préparation, il devrait être voté avant la fin de l’année. Et il y a urgence.

Avec la réforme en cours, « 120 permis sont actuellement bloqués dans l’administration », révèle jean-Louis Schilansky, président de l’Union française des industries pétrolières (Ufip).

Les concessions pétrolières en cours sont en phase d’être bloquées et les investisseurs étrangers commencent à craindre cette instabilité juridique…

Par Matthieu Combe, journaliste scientifique

 

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Samsung Galaxy S4 : déjà plus de 10 millions d’unités écoulées

Grande nouvelle pour le fabricant de smartphones Samsung : le fabricant coréen serait parvenu à écouler plus de dix millions d’unités du Galaxy S4, un mois seulement après la sortie officielle de la bête, fin avril dernier.

Le dernier né du numéro un mondial de la téléphonie mobile (devant Nokia) fait mieux que ses prédécesseurs, le Galaxy S2 ayant atteint les dix millions d’unités écoulées en un peu plus de cinq mois de commercialisation, alors qu’il aura presque fallu attendre deux mois pour que le Galaxy S3 atteigne ce seuil symbolique.

Shin Jong-kyun, l’un des dirigeants et éminence grise de la marque coréenne, avait déjà désamorcé l’effet de surprise la semaine dernière, en déclarant que la barre des dix millions devait pouvoir être franchie rapidement cette semaine.

Pourtant, les chiffres brandis fièrement par Samsung prêtent un peu à confusion, car ce ne sont pas là les chiffres de vente du S4 à proprement parler, mais le nombre de Galaxy S4… acheminés en magasin.

Il y a donc, parmi ces dix millions de terminaux écoulés, « quelques uns » qui doivent se trouver encore en magasin. Ce n’est pas la première fois que le géant coréen procède ainsi, relançant une fois de plus le débat entre pro Apple (qui a plutôt tendance à claironner sur les chiffres de vente) et pro Samsung, chacun défendant le smartphone et le mode opératoire de leur petit protégé.

Toutefois, pas de quoi rougir pour Samsung : il se vendrait dans le monde près de quatre Galaxy S4… par seconde, de quoi permettre d’atteindre les dix millions d’unités vendues très rapidement.

Par Moonzur Rahman

 

Donner le sens du toucher aux robots

Notre désir de créer des robots à notre image, les plus fidèles possibles, se heurte encore  à des difficultés technologiques. Pendant que le projet Human Brain Project s’évertue à simuler le cerveau humain, des chercheurs américains ont progressé vers une peau artificielle capable de simuler le sens du toucher. Cette fois, ils n’ont pas choisi de s’appuyer sur des capteurs piezoéléctriques mais plutôt sur des capteurs MEMS (Microsystème électromécanique) barométriques. Ces derniers présentent l’avantage d’être fabriqués en grande série puisqu’ils équipent déjà les systèmes GPS. 

Les scientifiques d’Harvard ont ensuite noyé les capteurs dans un élastomère de façon à conserver leur sensibilité à la pression. Résultat : une matrice de 40 capteurs  que l’on peut surmouler sur un doigt de robot. Si la sensibilité est bonne, la résolution reste encore faible, de l’ordre de 3 à 5 mm là où des dispositifs atteignent les 100 microns. Ces derniers sont en revanche beaucoup plus complexes à mettre et en œuvre et de facto plus chers.

L’équipe d’Harvard a donc réussi à fabriquer une peau artificielle qui pourrait déboucher sur la fabrication de robots dotés du sens du toucher, indispensable pour effectuer des tâches comme serrer une main ou casser un œuf. 

Nul doute que cette nouvelle surface low cost sensible à la pression séduise. Pas uniquement pour cette application de peau artificielle mais aussi pour créer une signature multidimensionnelle, qui serait basée à la fois sur le graphisme et sur la pression exercée en chaque point.

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

Un pas de plus vers le clonage thérapeutique

La méthode n’a rien de nouveau, pourtant c’est bien une première à laquelle nous assistons ici :

une équipe internationale de chercheurs est parvenue à cloner des cellules souches embryonnaires humaines à partir de cellules prélevées sur l’épiderme d’un patient, ouvrant la voie à un possible clonage thérapeutique.

Toutes les étapes étaient connues et respectaient plus ou moins un schéma bien balisé, déjà utilisé pour le clonage de la brebis Dolly en juillet 1996 :

du prélèvement de cellules sur l’épiderme d’un patient à l’extraction de l’ADN de ces cellules, de l’énucléation de l’ovule d’une femme donneuse pour en retirer le matériau génétique jusqu’à la réintroduction de l’ADN prélevé au préalable dans les cellules de l’épiderme, de la stimulation de l’ovule jusqu’à l’interruption du développement embryonnaire, pour enfin aboutir aux cellules non encore différenciées que sont les cellules souches.

Les scientifiques ont surtout réussi à surmonter les principales difficultés en ralentissant l’une des phases du processus naturel de division des cellules humaines, par le biais d’une réaction chimique.

Le docteur Shoukhrat Mitalipov, qui officie à l’Oregon Health and Science University et ayant dirigé les travaux, s’explique :

« Les cellules souches obtenues par cette technique ont démontré leur capacité à se différencier comme des cellules souches embryonnaires normales en différents types de cellules, nerveuses, hépatiques et cardiaques ».

Il aborde également le sujet du rejet des cellules : « De plus, comme ces cellules souches reprogrammées peuvent être obtenues à partir de matériau génétique du noyau d’un malade, il n’y a aucun problème de rejet des cellules implantées ».

Les chercheurs insistent aussi sur la résolution du casse-tête éthique de l’utilisation de cellules souches provenant d’embryons fertilisés, problème qui se trouve ainsi contourné.

Les opposants à cette technique mettaient en exergue la destruction de l’embryon au cours de ce processus.

Par Moonzur Rahman

 

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Enfin une mesure de la température du noyau de la Terre !

Quelle température règne au centre de la Terre ? Pour le savoir, difficile d’aller faire la mesure in situ. Il existe donc des modèles théoriques qui prédisent cette valeur.

Pour vérifier cette prédiction, les scientifiques disposent de deux techniques expérimentales permettant de chauffer des particules de fer à très haute pression, de façon à se rapprocher des conditions réelles présentes au cœur de la Terre : la mise sous choc et les enclumes diamant.

La première approche a déjà donné des résultats cohérents avec les valeurs théoriques, mais les mesures utilisant des enclumes en diamant avaient échoué. « La diffraction X n’était pas assez mûre pour permettre des mesures aussi rapides. Dans  notre cas, l’échantillon évolue très vite et la fusion peut se produire en quelques secondes.

On ne peut pas se permettre d’avoir des temps d’acquisition de plusieurs minutes » explique Agnès Dewaele, Ingénieure chercheur au CEA.  Pour pouvoir suivre l’expérience en direct, il aura donc fallu patienter. Jusqu’à ce travail mené conjointement par des chercheurs du CEA, du CNRS et de l’ESRF.

Cette fois, les scientifiques ont choisi de travailler sur la ligne de lumière ID27 de l’ERSF, spécialisée pour les expériences  dans les très hautes pressions et utilisant un chauffage laser. Le dispositif de diffraction X comportait deux onduleurs croisés, un monochromateur puis deux miroirs K-B permettant de focaliser le faisceau pour finalement avoir une taille de faisceau de 2-3 microns à la surface de l’échantillon.

Les micro-grains de fer ont été chauffés grâce à deux laser infrarouges Yag.

« Nous avons utilisé deux laser pour assurer une température homogène dans toute l’épaisseur de l’échantillon.

Nous nous sommes rendus compte que si nous n’utilisions qu’un seul laser, les diamants qui ont une forte conductivité thermique créaient une forte déperdition de chaleur et nous nous retrouvions avec un côté froid » précise Agnès Dewaele.

L’échantillon baigne dans du sel, un milieu transmetteur de pression, et est comprimé entre les deux diamants. Ainsi, les chercheurs ont pu imposer une pression de 2.2 millions d’atmosphères puis chauffer le fer.

Les clichés de diffraction X passant de spots très piqués à des spots très larges en même temps que le fer passe de l’état solide à l’état liquide, la température de fusion est nettement identifiable.

Pourquoi  la température de fusion du fer ? Parce qu’on estime que proche du noyau terrestre la température doit être proche de la température de  fusion.

Une fois cette mesure réussie, il ne restait plus qu’à l’extrapoler à la pression existant au niveau du noyau, soit 3.3 millions d’atmosphères.

 « Nous avons essayé de monter plus haut en pression et de chauffer plus notre échantillon. Malheureusement, sous la pression l’échantillon devient tellement fin qu’il rentre presque en contact avec les diamants.

Toute la chaleur est dissipée dans les enclumes » regrette Agnès Dewaele. L’équipe a quand même réussi à déterminer que la température à la surface du noyau est de 3800°C et de 5200°C à la limite noyau/graine.

Grâce à cette mesure par diffraction des rayons avec des enclumes diamants, les deux techniques expérimentales et la théorie convergent.

« Pour la première fois nous obtenons un bon accord entre les trois approches. C’est très satisfaisant d’autant que nous pouvons ainsi donner aux géophysiciens une valeur fiable pour leurs modèles » se félicite Agnès Dewaele.

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

Les robots tueurs, c’est pour demain ?

Christof Heyns, Rapporteur spécial de l’ONU sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires et arbitraires, présentera son rapport sur les robots autonomes munis d’armes létales le 29 mai, lors de la 2e session du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies à Genève.

Il recommandera aux gouvernements d’instaurer des moratoires nationaux sur le développement de ces robots et demandera l’établissement d’un groupe de haut niveau pour l’élaboration d’un traité international.

Pour appuyer la sortie de ce rapport, Human Rights Watch a lancé fin avril une campagne mondiale pour l’interdiction de ces « robots tueurs ».

« Le recours à des robots tueurs transgresserait toute frontière morale et juridique, et devrait être rejeté comme étant inacceptable pour la conscience publique.» affirme Steve Goose, directeur de la division Armes à Human Rights Watch dans un communiqué.

De nombreuses préoccupations sont en effet suscitées par les armes complètement autonomes, notamment sur les plans juridique, éthique et politique.

L’utilisation d’armes totalement autonomes créerait un vide juridique en matière de responsabilité, car il serait très difficile d’établir clairement qui serait légalement responsable des actes d’un robot. En l’absence d’intervention humaine dans la chaîne de décision, qui serait responsable en cas de raté : le fabricant, l’armée, le politique ?

De quels robots parle-t-on exactement ?

Les progrès technologiques permettent aujourd’hui de contrôler des drones ou des véhicules armés sans équipage.

« De nombreuses armées sont à la recherche d’armes de plus en plus autonomes, mais une ligne rouge doit être tracée dès maintenant devant des armes qui seraient complètement autonomes », estime Steve Goose.

« Mettre au point ces armes reviendrait à aller trop loin dans le recours à la technologie et une interdiction est nécessaire dès maintenant, avant que les investissements, la dynamique technologique et de nouvelles doctrines militaires ne les rendent inéluctables.» poursuit-il.

Le Département américain de la Défense a d’ores et déjà émis une Directive (nº 3000.09) qui, pour l’instant, exige qu’un être humain soit dans la chaîne de consultation des systèmes pleinement autonomes quand il s’agit de décider de l’utilisation de la force létale.

En revanche, elle prévoit une dérogation possible si les responsables du Département au plus haut niveau le décidaient. Les acteurs en présence estiment donc qu’il faut aller plus loin dans l’interdiction.

Une réflexion éthique en cours

Le plan « France robots initiatives », soutenu par Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif, vise une réflexion sur ces questions éthiques.

Cette réflexion s’intéressera bien évidemment à l’acceptabilité éthique et sociétale des robots dans les domaines de la défense et de la sécurité, mais aussi, de façon plus large, à la place respective de l’homme et des machines « intelligentes » dans la société.

Ce travail débouchera sur une charte éthique ou déontologique.

Par Matthieu Combe, journaliste scientifique

Cap sur la Grande Plaque de déchets du Pacifique Nord

Le 15 mai, l’équipage a décollé de Guyane pour rejoindre le bateau à San Diego en Californie. L’expédition a ensuite pris la mer le 20 mai pour un voyage d’environ 3 700 km, en direction de la soupe de plastique du 7e continent, une région encore très mal connue du monde.

Durant toute l’expédition, Soizic Lardeux capturera des images en surface et à différentes profondeurs pour ramener un témoignage et sensibiliser le monde à cette problématique. Car l’expédition se veut avant tout pédagogique.

Pour cela, plusieurs classes sont impliquées dans le projet et exploiteront les données satellites fournies par le Centre national d’études spatiales (CNES) dans le cadre du projet Argonautica.

Le bateau est équipé d’une balise Argos pour que tout le monde puisse suivre sa progression sur internet.

L’équipage

Mesurer la pollution de l’eau et des poissons

Les fragments de plastique sont des réservoirs de polluants. Ils les piègent, les accumulent, les transportent et les relarguent.

Pour détecter la pollution relarguée par ces fragments dans l’eau, des capteurs fournis par le laboratoire des Interactions Moléculaires et Réactivité Chimique et Photochimique (IMRCP) de Toulouse seront utilisés.

Ces capteurs concentrent rapidement les polluants, ce qui permet ensuite de les doser en laboratoire par chromatographie gazeuse couplée à un spectromètre de masse.

Ces organogels poreux fonctionnent comme une éponge à polluant : l’eau circule facilement à l’intérieur et y laisse ses polluants.

Le montage est simple : placés dans des petites boules grillagées, les capteurs sont placés dans l’eau durant 2 heures.

Durant le trajet, des capteurs seront placés à 3 endroits différents pour comparer l’évolution de la pollution à l’approche de la plaque de déchets.

À chaque emplacement, 3 réplicas seront faits en surface, 2 à 40 cm de profondeur et 2 à 1,2 m de profondeur. Ils seront analysés au laboratoire au retour.

Ces organogels seront aussi utilisés pour analyser les polluants présents dans les grands poissons.

« La congélation aurait été une meilleure option mais il n’y a pas de congélateur à bord du voilier ! C’est une opportunité pour les chercheurs du laboratoire des IMRCP de tester l’utilité de leurs capteurs dans ce contexte », confie Claire Pusinéri, responsable scientifique de l’expédition.

« Nous avons une dizaines de capteurs dédiés à cela. Nous en placerons 2 dans chaque poisson. Le nombre de poissons sera fonction de la pêche », prévient-elle.

Les micro-fragments et le plancton présents à la surface de l’eau seront échantillonnés avec un filet à plancton « Manta » petit modèle (50 cm x 20 cm d’embouchure et 300 micron de maille) qui sera mis à l’eau environ 1 heure chaque jour. Les échantillons seront analysés par le laboratoire des IMRCP ainsi que par certaines classes participant au projet.

Utiliser des bouées dérivantes

Pour le projet, une bouée dérivante, la Gyroplastic, a été élaborée par des élèves ingénieurs de l’ICAM Toulouse.  

Elle comprend des capteurs de fluorimétrie, de luminosité, de températures et de conductimétrie à 1 m, 15 m et 30 m de profondeur. La bouée sera mise à l’eau environ 1h par jour pour faire les mesures.

Les données collectées seront directement transmises au CNES via Argos.

Les élèves ont aussi travaillé sur le prototype  d’un capteur spécifique « plastique », qui est intégré à la bouée.

En différenciant les micro-déchets plastiques du plancton, il sera possible de calculer la concentration des fragments dans les zones de prélèvement. 3 autres bouées dérivantes du programme de suivi des océans Oceansites seront lancées au fil de la mission.

Par Matthieu Combe, journaliste scientifique

 

En savoir plus sur :  l’échec de la précédente expédition

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Des nanocristaux « super-fluorescents »

Un  nanocristal 100% fluo ? C’est possible à température cryogénique. Publiés dans Nature Nanotechnology, les travaux des chercheurs de Groupe d’Etude de la Matière Condensée – GEMaC (CNRS / UVSQ) et du Laboratoire de Physique et d’Etude des Matériaux – LPEM (CNRS / ESPCI / UPMC) expliquent comment le contrôle de l’effet Auger annule toute perte de fluorescence. 

Pour rappel, lorsqu’un électron est arraché, la lacune électronique créée est comblée par un électron situé sur une couche supérieure. 

L’énergie dégagée peut alors être utilisée par un troisième électron qui peut s’éjecter hors de son atome, c’est l’électron Auger. L’effet Auger est un phénomène en concurrence directe avec l’émission d’un photon à la place de l’électron Auger. Il apparait donc que si l’on est capable d’empêcher l’effet Auger, alors il y aura systématiquement émission d’un photon, soit une fluorescence totale.

En collaborant avec d’autres chercheurs à l’international, les physiciens français sont parvenus à supprimer l’effet Auger en maintenant la troisième charge électrique localisée à la surface de la nanoparticule. Ceci est possible à très basse température : à 30K, la fluorescence est de 100%.

Les nanocristaux étudiés sont du séléniure de cadmium, possédant un cœur sphérique de 1.5 à 2.5 nm de rayon, avec une coque de 6 ou 10 nm d’épaisseur.

La neutralisation de l’effet Auger dépend de la température puisque ces cristaux se trouvent à l’état neutre ou chargés à température ambiante, mais exclusivement chargés dès que l’on passe la barre des 200K.

Le rendement quantique est alors d’autant plus important que la température baisse. Cette différence de comportement est lié au fait qu’en fonction de la température, les électrons ne sont plus confinés dans le cœur du nanocristal mais se positionnent à la surface.

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

L’essor phénoménal des imprimantes 3D

Créée il y a près de trente ans – brevetée au milieu des années 80 – l’impression tridimensionnelle (3D) ne cesse de fasciner.

Les médias s’enflamment, se questionnant sur la probable révolution qu’engendre ce procédé. Simple évolution ou révolution, science-fiction ou nouvelle réalité ?

Souvenez-vous dans Tintin et le Lac aux requins, le professeur Tournesol inventait une photocopieuse d’objets. C’était en 1972. Aujourd’hui la technique s’est perfectionnée grâce au talent des chercheurs.

Retour sur un principe assez simple. Pour qu’il y ait impression 3D, quelques ingrédients clés sont nécessaires.

Tout d’abord un fichier informatique de l’objet que l’on souhaite produire, mais aussi, évidemment, une imprimante tridimensionnelle.

Ensuite, il existe deux méthodes.

La plus courante est celle qui consiste à superposer des couches de matières les unes sur les autres, généralement du plastique, puis de les coller afin de les solidifier. On parle de processus additif. Il en résulte l’objet en relief. Finalement, le principe n’est pas si éloigné de celui de l’imprimante 2D.

L’autre méthode nécessite une imprimante spéciale : l’imprimante 3D eMotion Tech inspirée par la technologie RepRap, la première imprimante 3D à faible coût et auto-réplicable. Elle fonctionne par la juxtaposition de filaments plastiques, portés à très haute température, en plusieurs points précis.

Ces couches successives forment petit à petit l’objet, une fois les filaments refroidis. Il s’agit du principe d’extrusion. Toute une gamme de filaments est disponible à des diamètres plus ou moins importants.

L’impression 3d s’illustre dans de nombreux domaines, parfois improbables :

Dans la santé

Cette technologie est clairement la source de nombreux espoirs pour certains malades.

Récemment, l’histoire d’un homme atteint d’un cancer, et à qui l’on avait greffé un nouveau visage avait ému. Cet homme, après l’ablation d’une tumeur à la tête qui lui avait fait perdre une grande partie de son visage, s’était fait poser une prothèse créée par impression 3D.

Suite à l’intervention, sa vie avait changé. L’homme a pu retrouver quelques-unes de ses capacités qui lui permettent aujourd’hui de revivre.

Dans le même domaine, des scientifiques britanniques ont créé des matériaux synthétiques se rapprochant de tissus vivants. L’objectif visé, que ces matériaux puissent reprendre les fonctions de ces tissus au sein du corps humain.

Malheureusement ces matériaux sont composés de milliers de gouttelettes d’eau d’un diamètre d’un millième de millimètre reliées les unes aux autres par un mince film de graisse. Ce qui signifie qu’à l’heure actuelle, ils sont encore trop volumineux pour être exploités.

C’est au tour de la chirurgie réparatrice d’employer l’impression 3D. Dernièrement, une équipe de scientifiques new-yorkais s’est distinguée en concevant une oreille humaine artificielle biocompatible.

À partir d’une photographie en 3D d’une oreille, ils ont fabriqué un moule creux dans lequel ils ont placé un gel constitué de collagène et de cellules d’oreille de vache.

Par la suite, l’oreille est mise en culture quelques jours afin que le cartilage se constitue et le tour est joué. D’ici quelques années, les scientifiques espèrent pouvoir utiliser ce procédé pour greffer des oreilles humaines aux patients atteints de microtie (malformation congénitale) ainsi qu’à ceux ayant perdu leur oreille interne.

Pour le moment ce pan de la médecine reste à explorer plus profondément et bien qu’il offre de bons espoirs dans la recréation du corps humain, peut-on parler de nouvelle ère ?

Dans la mode

En mars, la pin-up Dita Von Teese, dévoilait l’une des premières robes imprimées en 3D, taillée sur mesure pour elle.

La robe, fruit du travail commun des créateurs Michael Schmidt et Francis Bitonti s’affirme comme la dernière innovation textile marquante.

Pour la réaliser, il a fallu assembler 17 pièces et gérer plus de 3 000 articulations. Iris Van Herpen, une créatrice Néerlandaise a également affiché son ambition de se tourner vers cette technologie dans le cadre de son travail.

Et dans le même registre, le studio américain Continuum Fashion confectionne des sous-vêtements, maillots et chaussures par ce procédé. Néanmoins le coût devrait en décourager certains. Comptez 900 euros pour une paire de chaussures.

En cuisine

L’impression 3D n’a aucune limite semble-t-il. Elle se tourne à présent vers un registre que l’on n’aurait même pas soupçonné : la cuisine.

Différentes machines existent pour imprimer des aliments comestibles. Les plus connues sont probablement la ChocEdge et l’Imagine, des imprimantes 3D spécialisées dans le chocolat.

La ChocEdge permet de réaliser des dessins, des sculptures en chocolat par le biais d’une fine seringue. Son coût est la aussi dissuasif, puisqu’il faut débourser 3 000 euros pour son acquisition.

Par ailleurs, Hod Lipson, Evan Malone et Dan Périard, trois professeurs au Cornell University’s Computational Synthesis Lab, ont travaillé sur le projet « Fab@home » une imprimante permettant de fabriquer n’importe quelle nourriture.

Cependant, bien que les aliments ainsi crées ne présentent aucun danger pour la santé, le goût ne serait pas encore concluant.

Parallèlement, le chercheur au MIT Marcelo Coelho, met au point une imprimante 3D destinée à la préparation de plats cuisinés. La « Digital Fabricator » qui n’est encore qu’un projet prendrait en compte différents paramètres tels que la température, le nombre de calories et la forme des plats.

Plus fou encore, la start-up américaine Modern Meadow cherche à imprimer de la viande ! Pour ce faire, il suffirait de remplacer les cartouches d’encre par des cellules souches d’animal, obtenues par biopsie.

Dans l’industrie

L’impression 3D est exploitée depuis bien longtemps par le secteur industriel. Surtout dans l’aéronautique et l’automobile. Des pièces finies voient le jour.

Le constructeur Dassault a ainsi mis au point une cinquantaine de drones de combat. Le Neuron – le petit nom du prototype – fonctionne et vole convenablement.

Le groupe industriel européen EADS développe également des drones, des armures et des ailes pour les systèmes aériens et de défense.

Quelques années auparavant, EADS entendait même prouver les capacités de l’impression 3D en concevant entièrement un vélo par ce biais.

L’industrie automobile s’était faîte remarquer par le projet de voiture imprimée « Urbee ». Stratasys, la société numéro 1 dans l’impression 3D, avait conçu en 2010 la première voiture imprimée.

Depuis, Stratasys en association avec Kor Ecologic développe sa petite soeur « Urbee 2 » selon le processus additif. Une méthode bénéfique à tous points de vue, que ce soit écologique ou productif. Car en plus d’utiliser un carburant mélange d’essence et de bioéthanol, le temps de fabrication « d’Urbee 2 » passe de 85 jours (pour un modèle classique) à 36 jours.

Il en va de même pour le coût de fabrication qui est réduit de 25%, diminuant de 99 000 dollars à 75 000. Le premier essai en conditions réelles doit avoir lieu d’ici deux ans.

En outre, il existe tout un tas d’objets fabriqués par ce procédé : jouets, instruments, coques pour iPhone, bouteilles de parfum et même des sex toys !

Les projets fous

Construire une station spatiale grâce à une imprimante. Voilà qui a de quoi faire glousser ou tout au moins de rendre sceptique.

Pourtant l’Agence Spatiale européenne (ESA) songe vraisemblablement établir sa prochaine base lunaire par ce moyen. Cela permettrait de répondre à la problématique d’acheminement des matériaux ou de modules prévus à l’installation de bases. Car il s’agit de tonnes et de tonnes de matériaux, à priori impossibles à transporter en un seul voyage.

Et quand on sait qu’en envoyer un kilo sur la Lune nécessite 15 000 euros… Pour l’heure, ce projet est en étude. L’ESA en partenariat avec le cabinet d’architecture Foster + Partners examine la faisabilité d’une base constituée de sable lunaire et d’oxyde de magnésium.

La Nasa plancherait elle aussi sur le sujet. Tout aussi fou, le projet de construction d’une maison à l’aide d’une imprimante 3D. L’architecte néerlandais Janjapp Ruijssenaars du cabinet Universe Architecture d’Amsterdam envisage sérieusement la construction d’une maison de 1 100 mètres carrés.

Le défi architectural n’est pas des moindres puisqu’il souhaite que le bâtiment se fonde dans l’environnement dans lequel il se trouvera et que l’on ne puisse en discerner ni le début ni la fin.

Les dérives de l’impression 3D

Cody Wilson, un américain de 25 ans est parvenu par le biais de l’impression 3D à créer un fusil d’assaut, d’une capacité d’accueil de trente balles.

Le jeune homme a en effet reproduit l’AR-15, l’arme dont s’est servi le tueur lors des attentats de l’école Sandy Hook. Forcément, avec un tel usage, cette innovation conduit à un questionnement éthique.

Aux États-Unis, elle relance même le vieux débat concernant la détention d’armes à feu.

L’association « Defense Distributed », dont fait partie Cody Wilson, souhaite utiliser ce procédé à des fins de distributions à grande échelle. Le jeune homme se dédouane en affirmant que  l’usage qu’en auront les détenteurs n’est pas de sa responsabilité.

L’imprimante 3D en passe de se répandre chez les particuliers ?

Créer un objet chez soi avec l’aide de son imprimante, une idée insolite si l’on retourne quelques années en arrière.

Et pourtant voilà qui est désormais faisable et à un prix d’entrée de gamme raisonnable, entre 400 et 2 000 euros selon l’utilisation et le type de matériau à imprimer.

Cependant, avant que l’objet ne se démocratise dans nos foyers et ne fasse partie de notre quotidien, il y a de la marge.

Enfin, cette innovation a de quoi bouleverser bien des aspects de nos habitudes de vie. D’une part, notre consommation d’objets.

À l’avenir, va-t-on se détourner des grandes surfaces et autres boutiques pour fabriquer des objets personnalisés ? Et qu’en sera-t-il de notre rapport aux objets ? Serons-nous plus impliqués qu’auparavant avec la possibilité d’entrer dans le processus de création de ces objets et leur possible partage avec les autres ?

D’autant qu’il n’est plus nécessaire de déposer un brevet pour son invention. L’imprimante 3D est donc avant tout un formidable outil pour les concepteurs.

Par Sébastien Tribot, journaliste scientifique

 

Le graphène, bientôt au service de l’électronique de spin ?

L’avènement de nos futurs ordinateurs quantiques est intimement lié aux recherches effectuées dans le domaine de l’électronique de spin (aussi baptisée Spintronique), une électronique « nouvelle » qui émerge rapidement sous l’impulsion de nombreuses découvertes réalisées ces dernières années.

Une équipe de chercheurs de l’Institut IMDEA pour les Nanosciences (l’un des huit IMDEA, les fameux instituts madrilènes pour l’enseignement supérieur), ainsi que des universités Autonome et Complutense de Madrid, serait parvenue à donner au graphène de nouvelles propriétés magnétiques.

Les travaux des chercheurs espagnols, publiés dans la revue scientifique Nature Physics, créent un pont prometteur entre le « matériau miracle » par excellence et l’électronique de spin, avec la mise au point d’une surface hybride composée de graphène et se comportant peu ou prou comme un aimant.

Spin de l’électron

Bien que les électrons aient une charge et un spin, le spin a longtemps été ignoré en faveur de la charge de l’électron, essence même de l’électronique classique qui déplace les électrons en n’ayant d’yeux et en agissant uniquement sur la charge de celui-ci.

L’électronique de spin se base elle-aussi sur la charge de l’électron, mais se démarque en ne laissant pas le spin sur le carreau.

Le spin de l’électron est une propriété quantique dont la manifestation macroscopique (l’aimantation d’un matériau magnétique) lui permet d’être utilisée pour stocker de l’information.

L’évolution de la Spintronique tend à lui associer aussi bien les semi-conducteurs que la ferromagnétique, pour être le fer de lance de l’optoélectronique et du traitement de l’information quantique.

Magnétiser le graphène

Afin de pouvoir lier spintronique et graphène, le challenge fut donc de parvenir à magnétiser ce matériau : la technique implique de recouvrir du ruthénium (élément chimique de numéro 44, métal de transition) avec une pellicule de graphène dans une enceinte où des conditions d’ultravide ont été créées.

Les molécules de tétracyanoquinodiméthane (TCNQ, agissant comme un semi-conducteur à basse température sur certains composés) s’évaporent sur la surface du graphène, s’organisent et finissent par se répartir de manière régulière sur la surface du matériau en interagissant avec le substrat de graphène-ruthénium, comme ont pu le constater à leur grande surprise les scientifiques, à l’aide d’un microscope à effet tunnel.

Le résultat ? Une nouvelle couche magnétique, à base de graphène.

Au centre de très nombreuses recherches et études scientifiques ces dernières années, le graphène est un cristal bidimensionnel de carbone, composé d’une simple couche sans défaut, dont les atomes sont arrangés sous la forme d’un treillage hyper-régulier, de type rayons de nid d’abeille.

L’empilement de ces couches constitue le graphite, matériau existant dans la nature.

Le graphène, qualifié ici et là de « matériau miracle », est l’un des matériaux les plus résistants testés jusqu’à présent, possédant de remarquables qualités de conductivité, rendant potentiellement son utilisation à l’échelle nano très intéressante.

Un hic de taille, toutefois : la production reste encore très problématique et onéreuse, malgré de nombreuses tentatives afin de surmonter ces difficultés.

Par Moonzur Rahman

Maïs OGM : L’Efsa botte en touche

Gilles-Eric Séralini, celui qui avait fait polémique en révélant les travaux de son étude sur les effets potentiellement cancérigènes du maïs OGM Monsanto, doit se frotter les mains.  

A l’époque, les médias et la communauté scientifique avaient dénoncé son manque de rigueur et l’incohérence de ses résultats, alimentant la guerre entre pro et anti OGM.

Les premiers étant traités de corrompus, et les seconds d’ignorants.  Pour rappel, ses  résultats avaient été invalidés par différentes instances de santé. Son seul bénéfice, être la première étude menée sur une période aussi longue de deux années.

Finalement, on ne dispose toujours pas d’étude scientifique indépendante permettant de conclure sur l’innocuité du maïs génétiquement modifié. Et l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) qui devait rendre un avis indépendant vient d’annoncer qu’elle ne le ferait pas, ne disposant pas de données suffisantes, notamment d’études menées sur le long terme.

Cela n’empêche pas le maïs 98140 de faire actuellement l’objet d’une demande d’homologation européenne pour attaquer le marché européen. Point de Monsanto derrière cette démarche, mais son concurrent direct Dupont-Pioneer.

Pour statuer, la commission européenne s’appuie sur divers éléments, dont l’avis de l’Efsa. Problème, l’Efsa refuse de prendre partie. Elle motive sa décision par le fait que le dossier déposé est incomplet et que la société demandeuse n’a pas été en mesure de fournir les éléments nécessaires lui permettant de mener son analyse sur l’innocuité du maïs considéré.

Plus particulièrement, l’Efsa demande une étude comparative entre le maïs génétiquement modifié et une plante « conventionnelle ».

Or, la variété de maïs utilisée comme référence dans les résultats fournis à l’agence est considérée comme non valable, ne répondant pas aux critères imposés par l’agence. Une lacune impliquant de facto l’impossibilité pour l’Efsa d’émettre un avis, à charge ou à décharge.

Assez curieusement, l’Efsa précise tout de même qu’une partie du dossier a pu être traitée et « [..] que les niveaux élevés de certains composants du maïs GM 98140 (des acides aminés qui sont également présents dans des plantes conventionnelles) ne devaient pas susciter de préoccupation pour la sécurité de l’homme et de l’animal.

Le groupe scientifique est aussi parvenu à la conclusion qu’il était improbable que le maïs OGM ait un quelconque effet nocif sur l’environnement dans le cadre de ses utilisations prévues dans l’alimentation humaine et animale et de son importation et son traitement. » 

Ou comment rendre un avis officieux sans prendre de risque…

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

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Samsung prépare une tablette pilotée par la pensée

Demain, nous n’aurons plus besoin de nos doigts ni de notre voix pour utiliser une tablette.

Pour ouvrir une application, il nous suffira de mettre sur la tête un casque bardé d’électrodes et de penser très fort « Angry Bird, Angry Bird… ».

C’est en tout cas une des ambitions de Samsung qui vient de mettre en ligne une vidéo montrant un cobaye contrôlant sa Galaxy Tab 10.1 par la pensée.

Rien de très spectaculaire pour l’instant puisqu’on y voit une personne filmée de dos se concentrer sur un écran affichant des points lumineux colorés avec différentes fréquences.

Les électrodes contenues dans le casque porté par le cobaye mesurent les signaux cérébraux, la personne étant sollicitée par des stimuli visuels.

D’après leurs travaux, les chercheurs annoncent qu’un utilisateur peut valider une action toutes les cinq secondes avec un taux de réussite compris entre 80 et 95%.

Si cela parait encore laborieux, c’est tout de même un bon début. Avant d’envisager de concrétiser un tel type de contrôle de nos tablettes et autres systèmes portables, il est indispensable de fabriquer un casque que l’utilisateur pourra porter toute la journée.

Cela pourrait bien demander plus de temps que l’optimisation de l’interprétation des images mentales humaines ! Restera encore une question ? Comme être sûre de contrôler sa propre tablette et non celle du voisin ?

A découvrir en vidéo :

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

News Environnement : mai 2013

Les parcs éoliens en mer, un nouvel habitat pour les homards ?

Des chercheurs de l’Institut Alfred Wegener (AWI) pour la recherche polaire et marine de Bremerhaven (Brême), membre de la Communauté Helmholtz, développent un projet pilote ayant pour but d’implanter une population de homards européens dans le parc éolien en mer allemand « Riffgat ». Les scientifiques commencent actuellement l’élevage de 3.000 homards, qui seront réintroduits dans leur milieu naturel en 2014. Ils souhaitent déterminer si les homards peuvent coloniser les espaces situés entre les éoliennes. Le projet doit ainsi permettre d’étudier la possibilité, ainsi que les conditions et les conséquences écologiques d’une telle implantation. Ce projet, intitulé « Implantation de homards dans le parc éolien « Riffgat » » est d’une durée de trois ans et est financé par le Land de Basse-Saxe à hauteur de 700.000 euros.

Avec la construction de parcs éoliens offshore, de nouvelles structures se forment sur les fonds marins de la mer du Nord. Les sédiments sableux et limoneux caractérisent le fond de la baie d’Helgoland ; les fondations éoliennes, en tant que substrat dit « dur », offrent à cet endroit un nouvel habitat aux communautés biologiques. Un exemple de population vivant sur des fonds rocheux est le homard européen, qui en tant qu’animal nocturne se cache durant la journée dans des cavités. Des chercheurs de la station biologique d’Helgoland appartenant à l’AWI, veulent exposer ces homards à ce nouveau type habitat.

« L’émergence en grand nombre de parcs éoliens au cours des 15 prochaines années dans la baie d’Helgoland représente certes une perturbation dans l’écosystème, mais pourrait également être associée à un bénéfice écologique », explique Heinz-Dieter Franke, biologiste à l’AWI de Helgoland. Selon lui, le blocage des zones des parcs éoliens créerait, pour les poissons concernés par la pêche industrielle et pour la faune invertébrée du sol, un espace de protection et de repos utile. En outre, des espèces menacées vivant sur des substrats solides pourraient trouver dans ces parcs un habitat supplémentaire. Cela s’applique également à la population de homards européens dans la baie d’Helgoland, qui est essentiellement limitée à la zone rocheuse autour de l’île d’Helgoland. « Malgré les précautions, la population de homards ne s’est toujours pas remise de son fort déclin dans les années 1950 et 1960 », affirme M. Franke. Une implantation réussie des crustacés sur les roches qui entourent les éoliennes, dont le rôle est la protection contre l’affouillement, pourrait contribuer à la stabilisation à long terme de la population dans la baie.

Le travail se fera en étroite collaboration avec l’opérateur de parcs éoliens en mer RIFFGAT GmbH & Co. KG (un groupement de l’énergéticien EWE et du groupe ENOVA) et avec le partenaire datadiving GmbH & Co. KG, et sera réalisé par le scientifique Roland Krone. La chercheuse Isabel Schmalenbach, de l’AWI, élèvera 3000 animaux dans un établissement d’Helgoland l’année prochaine. Quand les jeunes homards auront atteint environ dix centimètres de long, la scientifique les mettra alors à l’eau dans le parc éolien avec l’aide de plongeurs de l’entreprise datadiving. Dans les années qui suivront, les chercheurs étudieront, sur les zones de réimplantation et dans une zone de référence, combien de jeunes se sont établis avec succès sur les enrochements, s’ils restent sur un rocher ou s’ils cherchent une grotte dans un espace voisin. Ils observeront également comment la faune adjacente (crustacés et poissons) s’est adaptée et si des homards sauvages colonisent également les parcs. Le projet s’appuie sur de nombreuses années d’expérience dans les programmes d’élevage et de mise en milieu naturel de jeunes homards à Helgoland.

 

Un nouveau portail pour suivre l’évolution quotidienne de la banquise

Des scientifiques de l’Institut Alfred Wegener (AWI), le Centre Helmholtz pour la recherche polaire et marine à Bremerhaven (Brême) viennent de lancer leur plate-forme Internet dédiée à la banquise. Ils ont développé ce nouvel outil en collaboration avec l’Université de Brême.

Ce site internet est un portail en langue allemande regroupant l’ensemble des données récoltées par les différents instruments de mesures de l’AWI ; il offre aux utilisateurs une mise à jour quotidienne des cartes de la banquise en Arctique et en Antarctique.

En outre, il propose aux utilisateurs de télécharger des données spécifiques à leurs besoins de recherche. A terme, les scientifiques en charge du site publieront via ce portail les résultats des analyses faites à partir des mesures effectuées par le satellite CryoSat-2 : les données fournies par ce satellite de l’Agence Spatiale Européenne ont déjà permis de mesurer avec précision la diminution de l’épaisseur de la glace du pôle Nord.

Actuellement, les cartes sont mises à jour quotidiennement sur la base d’observations du satellite japonais Shizuku, qui est en orbite autour de la Terre à une altitude de 700 km.

En plus des cartes et données scientifiques, le site offre aux internautes :

  • de vastes archives cartographiques, grâce auxquelles le public peut déjà télécharger plus de 7000 cartes de la banquise de 2003 à nos jours ;

  • un espace dédié à l’information et la vulgarisation des résultats scientifiques concernant la banquise : sa formation, son rôle général et climatologique, les outils de surveillance en place, les études en cours.

En savoir plus

 

L’économiseur d’eau nouvelle génération

C’est une de ces idées qui, certes, n’a pas vocation à révolutionner le monde, mais qui contribue à le préserver. Lorsque, par une soirée d’hiver, nous nous relaxons sous une douche bien chaude, nous gaspillons une importante quantité d’eau pour l’amener à bonne température. Un groupe d’étudiants de l’Université d’Ariel a développé un nouveau système, le Has-Ham, qui permet de conserver l’eau froide perdue pour une utilisation ultérieure.

L’eau est une denrée rare. Particulièrement en Israël qui, du fait de son positionnement géographique, est confronté à d’importants risques de sécheresse. Pour assurer les besoins de sa population malgré cette donnée, le pays construit notamment de colossaux centres de dessalement de l’eau. Bien que l’importance de ces projets gigantesques ne soit pas mise en cause, la solution globale au problème de l’eau passe irrémédiablement par une meilleure gestion des ressources au quotidien et par la limitation des pertes évitables. En effet, on estime à 8 litres par personne et par jour, la perte d’eau d’une douche avant d’atteindre la température désirée. Les résultats agrégés sont éloquents : chaque année, ce sont 377 millions de m3 du précieux liquide qui sont ainsi gâchés en Israël.

Frappés par ce constat, des étudiants du Dr Shimon Leinkin du département d’Ingénierie mécanique de l’Université d’Ariel ont eu l’idée d’inventer un petit dispositif, le Has-Ham, permettant de garder l’eau froide s’écoulant de la douche avant que l’eau chaude ne fasse son apparition. Grâce à un capteur de température, le système reconnaît l’eau froide et la stocke dans un réservoir au lieu de la laisser s’écouler. « Israël, comme de nombreux pays, subit une pénurie d’eau, expliquent les étudiants. Cette pénurie est due à de nombreux facteurs : climat, croissance de la population et une demande accrue. A la lumière de ce fait, nous sommes dans le devoir de conserver l’eau au maximum de nos capacités. » A n’en pas doute, leur système, simple d’utilisation, économe en électricité et adaptable à tous les types de douches contribuera à cet important devoir.

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Publié par Pierre Thouverez

News Informatique : mai 2013

Un nouveau clavier pour écrans tactiles

Ecrire un texte sur un smartphone ou sur une tablette tactile actuelle nécessite plus de temps que nécessaire, car la configuration des touches sur ces appareils est scrupuleusement la même que sur une machine à écrire.

Cette disposition, principalement de type AZERTY ou QWERTY suivant les zones géographiques, se révèle ergonomique pour un clavier d’ordinateur où la saisie se fait potentiellement avec les dix doigts, mais n’est pas adaptée à la saisie avec les pouces.

Sur un écran tactile à disposition QWERTY l’utilisateur n’entrera en moyenne que 20 mots à la minute, ce qui est nettement inférieur à une saisie sur clavier physique.

Des chercheurs de l’Institut Max Planck pour l’informatique de Sarrebruck (Sarre) proposent, en collaboration avec l’université St. Andrews (Ecosse) et l’université Montana Tech (Etats-Unis), une disposition améliorée des touches de clavier, et ce grâce à une modélisation des mouvements des pouces liée à algorithme d’optimisation de l’ordinateur.Il a été rapidement compris que des changements mineurs de disposition n’apportaient pas d’amélioration significative.

Un premier clavier a été développé en anglais, pour lequel des mots très couramment utilisés tels que « on, see, you, read » devaient être saisis avec un seul pouce.

  

 

Disposition « KALQ »

Crédits : Max-Planck-Institut für Informatik

« La clé d’un clavier optimisé pour la saisie au pouce est d’éviter les entrées prolongées avec un seul pouce, aussi nous souhaitons que les lettres fréquemment utilisées soient centrales et rapprochées », explique Antti Oulasvirta, de l’Institut Max Planck pour l’informatique.

Disposition « KALQ »Crédits : Max-Planck-Institut für InformatikCette optimisation avait deux objectifs : minimiser le temps de déplacement des pouces et, dans la mesure du possible, utiliser les deux côtés du clavier en alternance. $

Le résultat de ces calculs est inattendu : avec cette nouvelle disposition « KALQ », toutes les voyelles sauf le Y se retrouvent dans la zone droite tandis que le pouce gauche doit gérer un nombre plus important de lettres.

Pour utiliser au mieux cette nouvelle disposition de clavier, les utilisateurs ont été formés à mouvoir leurs pouces simultanément comme des dactylographes expérimentés.

Les auteurs ont par ailleurs développé une fonction de correction d’erreurs basée sur la théorie des probabilités, qui prend en compte à la fois les mouvements du pouce et les connaissances statistiques sur les textes précédemment entrés.

Le système complet permet une saisie plus rapide de 34% après entraînement.Ce travail sera présenté le 1er mai 2013 à Paris lors de CHI 2013, une conférence sur les facteurs humains dans les systèmes informatiques. Début mai, l’application KALQ sera disponible gratuitement pour les smartphones Android.

Source : Euractiv.fr

Google acquiert une entreprise en démarrage sur les réseaux neuronaux profonds

Google Inc. a acquis DNNresearch, la société essaimée du directeur de programme Geoffrey Hinton.

Avec cette transaction, le géant des moteurs de recherche a acquis la technologie et le talent issus de recherches collaboratives de longue date au sein de l’Institut canadien de recherches avancées.

Hinton, professeur à l’Université de Toronto, travaille maintenant aussi pour Google. Il est l’une des sommités mondiales des « réseaux neuronaux profonds », une forme d’intelligence artificielle qui peut notamment accroître le nombre de fonctions des moteurs de recherche.

Hinton mène des recherches sur l’apprentissage automatique depuis les années 1970. Il y a 25 ans, l’ICRA a contribué à sa venue au Canada et à son embauche à l’Université de Toronto.

Depuis 2004, il est directeur du programme Calcul neuronal et perception adaptative de l’ICRA, un groupe composé d’experts en apprentissage automatique, vision artificielle et neuroscience qui vise à mettre au point de meilleurs systèmes perceptuels destinés aux machines et à approfondir nos connaissances sur les systèmes perceptuels du cerveau.

« Le programme de l’ICRA a créé une communauté de chercheurs aptes à faire avancer le développement de l' »apprentissage profond » comme personne n’aurait pu le faire isolément, dit Hinton. Je suis maintenant heureux de travailler avec Google pour trouver les moyens d’appliquer ces connaissances et d’améliorer la vie des gens.

« Les réseaux neuronaux profonds sont d’une grande efficacité (et cela va croissant) en matière de reconnaissance d’images et de la voix, deux pôles de croissance pour les moteurs de recherche.

« Imaginez que vous êtes en randonnée et que vous tombez sur une talle de champignons dont vous doutez de la comestibilité, dit Hinton. Plutôt que d’essayer de saisir une description du champignon dans un moteur de recherche, vous n’avez qu’à en prendre la photo à l’aide de votre téléphone intelligent. Un réseau neuronal profond peut analyser cette image et trouver l’information pertinente sur l’espèce en cause.

« En outre, les réseaux neuronaux profonds rehaussent la précision et l’efficacité de la recherche vocale, et améliorent la recherche textuelle conventionnelle par une meilleure analyse contextuelle de la requête et du résultat.

Par exemple, l’apprentissage profond pourrait permettre à une machine de comprendre qu’il y a un lien entre les titres « Le Canada triomphe aux jeux nationaux » et « L’équipe olympique américaine de hockey est écrasée », même si ces titres n’ont aucun mot en commun.Convaincus que les réseaux neuronaux profonds avaient atteint le stade de l’application commerciale généralisée,

Hinton et deux de ses étudiants diplômés ont créé la société DNNresearch en 2012. Cette acquisition d’entreprise suggère que les stratèges de Google partagent la conviction des chercheurs.

« Nous croyons que la façon dont Geoff et son équipe abordent la résolution de problèmes se révélera précieuse pour tout un éventail de projets en cours chez Google, a dit un porte-parole de l’entreprise. L’apprentissage profond a déjà eu un impact significatif sur la qualité de reconnaissance de la recherche vocale. »

Source : Euractiv.fr

La prédiction du futur : bientôt une réalité ?

Isaac Asimov, célèbre auteur de livres de science-fiction et de vulgarisation scientifique, imaginait dans son Cycle de Fondation une science, la « psychohistoire », permettant de prédire mathématiquement l’avenir.

Une collaboration entre le Technion (Haïfa) et Microsoft ambitionne de faire de cette science une réalité.Analyser le passé pour prédire l’avenirKira Radinsky, chercheuse au Technion (Haïfa), a engagé une collaboration avec Eric Horvitz, co-directeur de la recherche chez Microsoft, pour la mise au point d’un logiciel qui pourrait permettre d’anticiper les événements futurs.

Le principe est le suivant : en analysant des données historiques, politiques, sociales ou encore sanitaires du passé, il est possible d’identifier des liens de causalité entre différents événements.

Par exemple, les catastrophes naturelles en Angola (sécheresse en 2006, tempêtes en 2007) furent toutes deux suivies d’épisodes de choléra. Le logiciel identifie cette récurrence et « prévient » les utilisateurs d’un possible épisode de choléra en cas de nouveau désastre.

Des dizaines de bases de données exploréesPour que le logiciel fonctionne le plus efficacement possible, Kira Radinsky lui a fait avaler des quantités astronomiques d’informations, à savoir vingt années d’articles du New York Times et plusieurs dizaines de bases de données disponibles sur Internet.

Une fois les informations digérées, le logiciel les classe intelligemment pour éviter d’être saturé et de n’en tirer aucune utilité. Ensuite, il identifie les motifs qui se répètent (par exemple, un article sur un épisode de choléra arrivant quelques mois après des publications météorologiques inquiétantes) et en déduit des corrélations pour l’avenir.

Les résultats sont étonnants : Eric Horvitz indique que le système a produit des prévisions justes dans 70 à 90% des cas.Eviter problèmes humanitaires et crises économiques.

Ce score élevé ne concerne pour l’instant qu’un nombre restreint d’événements. Pas question donc de commercialiser le produit pour l’instant, de nombreuses améliorations étant encore nécessaires.

On peut toutefois espérer qu’à terme, ce travail permette de tirer de meilleures leçons de notre passé. On se laisse aller à imaginer une machine qui retiendrait tout et nous permettrait ainsi d’éviter que l’histoire ne se répète.

Ainsi, au-delà des problèmes humanitaires évidents, les crises économiques récurrentes pourraient être évitées si les solutions déjà essayées sans succès étaient mises de coté.

Source : Euractiv.fr

Publié par Iris Trahin