Greenpeace a immédiatement contesté l’étude de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), d’après laquelle il n’y aurait pas de hausse du risque de cancer dès que l’on est éloigné de plus de 20 km de la centrale.
Intitulé « Évaluation des risques pour la santé de l’accident nucléaire survenu après le grand tremblement de terre et le tsunami qui ont touché l’est du Japon en 2011 (sur la base d’une estimation préliminaire des doses), il s’agit du premier rapport de l’OMS qui étudie les conséquences sur la santé de l’homme du drame de Fukushima. Et celui-ci se veut particulièrement rassurant puisqu’il stipule que « Les risques sont faibles pour la population en général au Japon et à l’extérieur du Japon. Pour cette dernière, aucune augmentation observable des taux de cancer n’est prévue par rapport aux taux de référence.» Soit.
L’OMS note cependant une augmentation des risques de cancer pour « certaines catégories de la population de la préfecture de Fukushima » et préconise une surveillance à long terme.
Au plus proche de la centrale, les femmes et les enfants de moins de un an à l’époque du drame voient leur risque de cancer majoré de 4%. Plus précisément, les risques de cancer du sein augmentent de 6%, ceux de leucémie de 7%. En revanche, le risque de développer un cancer de la thyroïde explose de 70% pour passer à 1.25% contre 0.75% normalement. Les personnes vivant dans la deuxième zone la plus contaminée voient aussi une augmentation du risque de développer un cancer, bien que « les risques estimés sont inférieurs de moitié environ à ceux de la zone aux doses les plus élevées. »
Les plus touchés sont les ouvriers venus travailler sur la centrale au moment de l’accident. Ceux-ci ont été les plus exposés aux radiations et voient leur risque de cancer grimper de 20%.
Le rapport précise aussi que « les doses de rayonnement de la centrale nucléaire endommagée ne devraient pas augmenter l’incidence des fausses couches, des mortinaissances et des autres problèmes de santé physique et mentale susceptibles de toucher les nourrissons nés après l’accident. », autrement dit on ne devrait pas voir exploser les cas d’infertilité ni les naissances d’êtres difformes comme des vaches à deux têtes.
A ce jour, la société Tepco en charge de l’exploitation de la centrale n’a toujours pas communiqué les niveaux de radiations auxquels ont été soumis les travailleurs. Ce rapport s’appuie donc sur des estimations des doses émises. Plusieurs experts scientifiques indépendants des domaines de la modélisation des risques radiologiques, de l’épidémiologie, de la dosimétrie, des effets des rayonnements et de la santé publique ont participé à sa rédaction.
Pour Greenpeace, ces conclusions sous-estiment l’impact de la deuxième plus grave catastrophe nucléaire après Tchernobyl. De leurs côtés les autorités japonaises contestent l’étude jugeant le risque bien moindre : « Ces calculs ont été basés sur l’hypothèse que les gens ont continué de vivre dans cette zone et de manger de la nourriture interdite. Mais ce n’est pas le cas », justifie un responsable du ministère de l’Environnement à l’AFP.
Mais tout le monde s’accorde sur le fait que la zone de 20km autour de Fukushima sera inhabitable pendant encore plusieurs dizaines d’années et que les produits agricoles issus de cette région sont contaminés. Un rapport pas si rassurant que ça finalement.
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Alors que toutes les nations cherchent activement à réduire leur consommation d’énergie, que les scientifiques de tous les continents planchent sur les énergies alternatives pour surmonter la disparition du pétrole, et que chaque particulier s’attache à faire baisser son budget énergie, il y en a qui ont déjà trouvé la solution !
En effet, il existe en Autriche un village, Gussing, qui a su se déjouer de la dépendance énergétique.
Son arme ? Une immense forêt de 133 000 hectares dont des milliers d’arbres sont prélevés chaque année et amenés à l’abattoir pour être réduits en copeaux. Les arbres étant replantés d’année en année pour pérenniser le système. Ceux-ci alimentent les centrales à bois construites exprès pour cela par la municipalité. Plus précisément, pour les besoins en chaleur et électricité, la ville dispose d’une centrale de production de biogaz à partir de maïs, de trèfle et d’herbe, et d’une centrale de gazéification du bois. Une troisième centrale de biodiesel permet la production de biocarburant à partir d’huile de colza.
L’arsenal de Gussing ne se limite pas aux trois centrales puisque la ville a investi dans des installations solaires thermiques et photovoltaïques. Cette chaine de production est tellement efficace qu’elle suffit à couvrir les besoins de la ville et plus encore : la moitié de l’énergie produite est exportée !
C’est en 1992 que Peter Vadasz, le maire de Gussing, a l’idée géniale d’exploiter la ressource naturelle de sa ville et de valoriser la biomasse comme matière première de centrales à bois. « Beaucoup nous disaient que cela ne fonctionnerait pas. Mais nous avons répondu : nous allons quand même essayer. » rappelle avec détermination Peter Vadasz. Et bien lui en a pris puisqu’aujourd’hui sa ville est la première au monde à être totalement indépendante sur le plan énergétique. Une prouesse dont nos dirigeants et décideurs pourraient s’inspirer. Car les bienfaits ne sont pas qu’écologiques. Le volet économique est lui aussi très satisfaisant, du fait des économies liées à l’absence d’importation d’énergie bien sûr mais aussi grâce aux emplois créés, plus d’un millier pour Gussing. De plus, ces entreprises sont tout autant des sources de revenus, qui ont permis au maire de refaire à neuf tout le centre-ville.
Un modèle d’autosuffisance dont l’efficacité dépasse les attentes les plus exigeantes, en dépit d’une mise en œuvre simplissime : planter des arbres et monter des centrales à bois.
« Le nouveau dispositif permet aux producteurs de biogaz de valoriser simultanément leur production sous forme d’électricité et sous forme de biométhane injecté dans les réseaux de gaz naturel, en leur accordant le double bénéfice des dispositifs de soutien existants pour la production d’électricité à partir de biogaz (tarif d’obligation d’achat) et pour la production de biométhane injecté (tarif d’achat garanti).
Jusqu’à présent, les producteurs de biogaz devaient choisir une forme de valorisation et le dispositif financier de soutien associé », indique le communiqué publié par le Ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie.
Grâce à ce nouveau cadre tarifaire, les professionnels de la filière vont pouvoir investir dans de nouveaux projets, optimisés sur le plan énergétique et économique. Néanmoins, les acteurs du secteur regrettent que ce dispositif ne s’applique pas aux installations existantes.
Si ces mesures constituent une avancée importante pour le développement de cette filière énergétique, de nombreux obstacles, principalement réglementaires et financiers, subsistent. Pour les lever, le groupe de travail Biogaz du Comité d’Orientation Stratégique des Eco-Industries (COSEI), piloté par le Syndicat des énergies renouvelables, a adressé ce matin-même les conclusions de ses travaux qui visent à faire émerger une véritable filière industrielle française en facilitant le développement d’un marché national.
« Les propositions, contenues dans ce rapport, ont également vocation à alimenter le Plan national biogaz annoncé lors de la Conférence environnementale et qui devrait être présenté prochainement par le Gouvernement », explique Jean-Louis BAL, Président du Syndicat des énergies renouvelables et du Groupe de travail Energies renouvelables du COSEI.
Les physiciens et biologistes du CEA ont en effet réussi à fabriquer des connexions à base de filament d’actine capables de s’auto-assembler en hauteur.
L’actine est une protéine qui constitue le squelette des cellules vivantes et en régule la forme. Les filaments d’actine ont l’habitude d’interagir entre eux pour former de nouvelles structures comme des feuillets, des tresses ou encore des piliers. Le processus de création de ces structures à la géométrie bien particulière a été dompté par une équipe du Laboratoire de Physiologie Cellulaire Végétale du CEA. Ils ont réussi à contrôler le processus d’auto-assemblage en 3D en le confinant entre deux plaques de verre. Plus précisément, les plaques ont été positionnées à 30 microns de distance l’une de l’autre. Une solution à base de monomères d’actine a été injectée entre les deux surfaces. Des microstructures avaient été dessinées au préalable avec un faisceau laser sur les plaques de verre, de façon à permettre la polymérisation des monomères d’actines.
Les scientifiques ont alors pu assister à l’auto-assemblage de piliers d’actine partant des surfaces jusqu’à se rejoindre, maîtrisant ainsi la forme et la taille de ces colonnes. Pour aller plus loin, ils ont voulu créer des formes plus complexes, et ont ainsi réussi à faire pousser des piliers, toujours à partir d’une surface mais guidés à l’intérieur de cylindres creux. Très « corporate », les chercheurs du CEA ont même fabriqué un réseau d’actine suivant la forme des lettres C, E et A, formant ainsi le logo CEA.
Rappelons que l’objectif n’est pas de faire dans l’esthétique mais dans la microélectronique. Le but avoué est de proposer des structures capables de relier entre eux les composants de circuits imprimés (CI), sans se limiter à de la 2D. Si la microélectronique veut continuer à suivre la loi de Moore, il va falloir trouver des solutions pour densifier encore plus les CI alors que la taille de certains éléments atteint déjà la petitesse de l’atome.
Il devient difficile de faire plus petit, d’où une alternative de faire des CI en 3D, à condition de pouvoir relier les éléments entre eux dans la hauteur. Ces piliers d’actines sont une réponse prometteuse, d’autant qu’il suffit de les métalliser avec des particules d’or pour laisser passer le courant entre les deux surfaces.
Ces travaux sont parus dans la revue Nature Materials en février 2013.
La Journée Nationale de l’Ingénieur s’inscrit dans le droit fil des priorités développées par IESF dans son Livre Blanc des ingénieurs et scientifiques de France adressé aux décideurs politiques et économiques lors de la campagne présidentielle 2012 avec « 40 propositions pour réindustrialiser la France », et sur la réalisation desquelles il garde un œil vigilant.
Organisée pour la première fois en France, à l’initiative des 180 associations fédérées au sein d’IESF, la Journée Nationale de l’Ingénieur a vocation à se répéter chaque année. Elle rassemblera le 18 mars prochain plus d’un million d’ingénieurs français (4% de la population active) autour du thème de « l’ingénieur entrepreneur », à Paris comme en Région.
Pour Julien Roitman, Président d’IESF, « Cette journée a pour objectif de souligner aux yeux de nos concitoyens l’importance d’une profession moteur de l’innovation, de l’industrie et de la compétitivité. Son but est également de faire partager aux ingénieurs l’intérêt de créer ou reprendre une entreprise, et d’encourager ceux qui s’en sentent capables à se lancer dans l’aventure industrielle ».
L’ingénieur entrepreneur : un thème porteur
Aujourd’hui encore très peu d’ingénieurs et de scientifiques sont chefs d’entreprise ou indépendants (4% d’ingénieurs non-salariés). C’est pourtant là une évolution naturelle et une priorité nationale, raison pour laquelle IESF a retenu comme thème celui de « l’ingénieur entrepreneur » pour la première Journée Nationale de l’Ingénieur.
Plusieurs manifestations sont prévues à travers la France en présence de nombreuses personnalités, avec des tables rondes et des ateliers thématiques sur les différents aspects de l’entreprenariat. Les écoles d’ingénieurs et les associations de diplômés prendront aussi part à cette Journée avec des initiatives de leurs incubateurs et des groupes entrepreneurs.
Le point d’orgue du 18 mars sera un colloque au Centre Pierre Mendès-France de Bercy en présence de nombreuses personnalités. Il s’articulera autour d’une table ronde intitulée « Des ingénieurs pour entreprendre et réussir une PMI », et de 5 ateliers thématiques :
Comment financer son entreprise ?
L’environnement administratif : frein ou levier ?
Qui pour créer une entreprise ?
Qui pour reprendre une entreprise ?
L’export et l’intelligence économique pour quoi faire ?
Une célébration de l’ingénieur dans toute la France
Des conférences similaires se dérouleront autour de la même date dans 12 villes de France : Toulouse, Strasbourg, Rennes, Nantes, Metz, Marseille, Lyon, Lille, Grenoble, Bordeaux, Blois et Aix-en-Provence. Elles seront organisées sous l’égide des Unions Régionales d’Ingénieurs et de Scientifiques (URIS) avec l’appui des Bureaux Régionaux d’Élèves Ingénieurs (BREI), et en partenariat avec de grands organismes français directement concernés par le développement économique et industriel comme les CCI France, la COFACE, la CGPME, le GFI, IDF Capital, OSEO (BPI), le Réseau Entreprendre, UBIFRANCE ou XMP Business Angels.
La Journée Nationale de l’Ingénieur illustre l’attachement d’IESF (Ingénieurs et Scientifiques de France) à défendre le progrès, à mettre en relief l’innovation, l’industrie et plus généralement l’entreprise, et à promouvoir leurs métiers. Une profession qui veut s’inscrire pleinement dans le paysage économique et prendre toute sa part dans le redressement indispensable du pays.
La France compte aujourd’hui plus d’un million d’ingénieurs et de scientifiques. Organe représentatif de la profession reconnu d’utilité publique depuis 1860, Ingénieurs et Scientifiques de France est organisé en fédération. Il rassemble une large majorité de ces ingénieurs et scientifiques à travers 180 associations de diplômés, scientifiques, techniques ou professionnelles, réseau d’unions régionales et sections internationales.
Le centre Pompidou accueillera cette année la septième édition de « Le Mobile », un programme dense de deux jours de conférences et de rencontres entre professionnels, dressant à la fois un portrait fidèle et faisant un tour d’horizon de l’écosystème et de l’industrie du mobile. Les 18 et 19 mars prochain, une flopée de spécialistes, d’opérateurs télécom, de fabricants d’équipement d’origine et de terminaux, d’éditeurs en tout genre, de développeurs et de créateurs de systèmes d’exploitation, d’agences, de régies publicitaires et d’annonceurs de tout poil se réuniront pour développer et mieux comprendre les enjeux, les tendances et les opportunités liées au secteur.
Tables rondes et témoignages
Au programme, neuf tables rondes et le témoignage de six grandes marques pour tenter de définir des problématiques et aider à se positionner face à un marché en constante mutation, avec pour ligne directrice cette année, « le choc des Géants ». Les Stores évoluent dans un environnement ultra-concurrentiel, et luttent pour se positionner face à la diversité des terminaux et à l’évolution rapide des systèmes d’exploitation. Seront aussi évoqués – entre autres – les nouvelles opportunités de développement, les futurs challenges à relever (notamment celui de la convergence) ainsi que l’avènement du « social » sur le net.
« Hackathon », compétition de programmation à destination des marques
Un « Hackathon » tiendra également le haut du pavé, première compétition de programmation à destination des marques : deux grandes marques seront invitées à challenger les développeurs présents qui devront apporter des solutions – après une mise au clair des contraintes à respecter imposées par les marques, et sur ce que l’on attend d’eux – sous forme d’applications exploitant au mieux toutes les technologies mobiles. Les développements seront suivis en direct et un jury, composé à la fois d’experts mobiles et de membres des marques elles-mêmes, devra décerner un prix aux applications les plus intéressantes.
Zone d’exposition et rencontres
Une zone d’exposition permettra aux visiteurs de rencontrer certaines entreprises et start-ups dynamiques ayant un rôle clé dans le secteur :
Improve Agency, agence experte des nouveaux usages digitaux ;
Sophiacom, pionnier du développement mobile ;
Trademob, agence de promotion des applications mobiles au sein même des App Store ;
Intellicore, société de conseil en stratégie mobile, de créations d’applications mobiles et web, ainsi que studio de design et de développement mobile ;
Flippad, agence proposant une solution clé en main destinée aux éditeurs de presse, agences de publicité et entreprises souhaitant diffuser leur contenu sur tablettes et Smartphones ;
Et enfin, Paypal, le numéro un mondial du paiement en ligne.
« App Awards »
En parallèle se tiendra la quatrième édition des « App Awards », mise en lumière de quinze applications parmi une centaine de dossiers reçus, récompensant des applications utiles, ergonomiques et pratiques pour les utilisateurs. Ces applications devront fonctionner sur au moins l’un des App stores suivants : iOS (iPhone ou iPad), Android, Windows 8, Blackberry ou Amazon.
L’idée que l’on pouvait se faire de l’univers vole ainsi en éclats. Non, il n’est pas éternel. Il a même une date de fin. Rien de précis, mais les scientifiques, d’après leurs calculs, l’estiment à une ou plusieurs dizaines de milliards d’années. Joseph Lykken, physicien au laboratoire Fermi National Accelerator de Batavia et membre de l’équipe du Cern dédiée à la recherche du boson avec le LHC, s’est ainsi exprimé : « Il se pourrait que l’univers dans lequel nous vivons soit intrinsèquement instable et qu’à un certain stade, dans quelques milliards d’années, il soit effacé. »
La découverte et confirmation de la théorie de Peter Higgs, en juillet 2012, saluée par les scientifiques en fin d’année, semble désormais synonyme de mauvaise nouvelle. En effet, comble de l’ironie, la particule élémentaire du modèle standard responsable de la masse des autres particules crée une instabilité au sein de l’univers susceptible de le détruire à cause de… sa masse ! Sans le Boson, pas de matière pourrait-on résumer. Or, la masse du Boson est déterminante, c’est un élément clé du fonctionnement de l’univers, passé et à venir. Dans le cas présent, les expériences ont permis de conclure que le boson a une masse d’environ 126 gigaélectronvolts, 126 fois supérieure à celle du proton.
Le physicien Michael Peskin met en cause la légèreté de la particule « de Dieu » et la masse trop lourde du quark top. Ils engendrent une instabilité fondamentale dans le champ de HIggs qui a pour effet d’altérer les règles physiques existantes. Par conséquence directe, la masse des objets de l’univers – tels que les planètes, les étoiles ou encore les atomes – serait différente et ces objets ne pourraient plus interagir de la même manière.
Là ou ça devient franchement fou, parce que cela ressemble à de la science-fiction, c’est dans la manière qu’à l’Univers de disparaître sous l’effet de cette instabilité. Selon les mots de Joseph Lykken : «Une petite bulle de ce que vous pouvez imaginer comme un univers “alternatif” apparaîtra quelque part et, ensuite, son expansion nous détruira ». La phrase est lâchée. Une petite bulle avalera notre univers à la vitesse de la lumière et sans que l’on s’en rende compte, plus rien.
Toutefois, les calculs des scientifiques s’appuient sur les connaissances actuelles. Elles gonfleront très certainement avec le temps. Les physiciens n’assurent pas non plus à 100 % être à l’abri d’une erreur, qui, aussi infime puisse-t-elle être, pourrait tout changer. Il suffirait que le Boson soit juste plus lourd de 3 GeV pour que l’univers soit stable. De nouvelles mesures sont attendues pour mars 2013. Et de toute façon, la Terre disparaîtra bien avant lorsque notre soleil entamera sa dernière métamorphose, pour passer de naine jaune à géante rouge. Soit dans un peu moins de cinq milliards d’années.
De prime abord, l’idée parait loufoque. Construire une base lunaire à l’aide d’une imprimante 3D, comme on crée une maquette de la tour Eiffel !
Même Hergé n’y avait pas songé. Pourtant, l’ESA y réfléchit sérieusement. Utilisé à plus grande échelle, ce système pourrait bien se révéler révolutionnaire, et d’une simplicité redoutable.
Pour Laurent Pambaguian, chargé de projet pour l’ESA, cela vaut le coup d’étudier la question puisque « sur Terre, la technologie d’impression 3D a permis de construire des structures complètes. Notre équipe industrielle a cherché à établir si cette technique pouvait être utilisée pour construire un habitat lunaire ».
Le procédé a donc été testé dans des conditions similaires à celles de l’environnement lunaire. La société Monolithe U.K a fourni l’imprimante D-Shape dotée d’une rangée de buses d’impression mobile montée sur un châssis de 6 m. La D-Shape est capable de consolider un matériau tel que du sable par pulvérisation d’une solution chimique.
De l’oxyde de magnésium est mélangé au matériau lunaire artificiel pour obtenir une sorte de papier, lui-même imprimable. Puis, un sel chimique présent dans l’encre transforme le matériau pulvérulent en solide.
L’influence du vide lunaire a été intégrée au process. Une buse d’impression 3D a été insérée sous la surface de la couche de régolithe, la poussière qui recouvre la surface de la Lune. Des gouttelettes de 2 mm restent alors piégées par les forces capillaires dans la poudre et se transforment en solide, confirmant que le processus d’impression peut être réalisé sous vide. Pour les essais sur Terre, le matériau utilisé en remplacement du régolithe est de la roche basaltique d’un volcan en Italie, sembable à 99.8% au sol lunaire.
Les architectes Foster + Partners ont imaginé un habitat en forme de dôme, à la paroi constituée de cellules fermées protégeant les astronautes des micrométéorites et du rayonnement cosmique.
Actuellement, l’imprimante travaille au rythme de 2 m par heure, la prochaine génération doit atteindre la rythme de 3.5 m/h, ce qui permettrait de construire un bâtiment entier en à peine une semaine !
Et ça marche. Un démonstrateur d’1.5 t a ainsi été réalisé. Ce bloc élémentaire de ce qui pourrait bientôt être une base lunaire présente des propriétés encourageantes en termes de résistante en fonction de sa masse.
Dans un communiqué, Scott Hovland de la Direction des Vols Spatiaux Habités de l’ESA s’enthousiasme : « L’impression 3D offre un moyen potentiel de faciliter la colonisation lunaire en réduisant la logistique terrestre ».
Il est le premier voyageur intergalactique de l’histoire, il est millionnaire et son souhait le plus cher serait de proposer un voyage sur Mars, comme ultime destination, et ce dès le mois de janvier 2018. Alléchant ! L’homme y croit dur comme fer et le revendique haut et fort. Il souhaite être le premier à réaliser une mission habitée sur Mars, alors que la NASA ne l’envisagerait pas avant 2030.
Dans ce but, Dennis Tito vient de fonder la société « Inspiration Mars Foundation » en collaboration avec Taber MacCallum et Jane Poynter, dirigeants de Paragon Space Development, une entreprise privée spécialisée dans le développement des technologies de contrôle de l’environnement et de contrôle thermique. Afin de se donner toutes les chances, il faut bien s’entourer. Le choix n’est pas anodin, puisque le projet bénéficiera de leur expérience dans la mise en œuvre de système de supports de vie spatiaux. Bien sûr, il sera primordial de réunir de nombreux scientifiques.
Les détails concernant le tarif et la santé des occupants n’ont pas encore été révélés. Ces questions sont pourtant bien légitimes. À combien s’élève un tel voyage ? Selon la Nasa, 200 milliards de dollars seraient nécessaires pour que sept astronautes puissent se rendre sur Mars en faisant un détour sur la Lune. Pour Robin Zubrin, président de l’association privée Mars Society, cela reviendrait à un ou deux milliards de dollars, fonds que l’américain ne pourra pas fournir entièrement. Un appel au concours de contributions privées a donc été lancé.
N’y a-t-il aucun risque ? On sait désormais que l’apesanteur créerait des troubles immunitaires chez les spationautes. Or, ces messieurs sont généralement bien préparés à endurer des conditions extrêmes. La cohorte d’ennuis auxquels s’exposent les futurs voyageurs semble relativement importante et donc à prendre en compte.
Mais passons les contraintes de voyage pour se rendre sur ladite planète et mettons que ce soit réalisable.
L’aller-retour prendrait 501 jours, ce qui représente tout de même une sacrée expédition. L’association « Inspiration Mars Foundation » songe à utiliser une capsule spatiale et une fusée comme moyen de transport.
Dans son idée, révélée le 27 février lors d’une conférence au National Press Club de Washington, le millionnaire souhaite envoyer un couple de « citoyens privés » sur orbite. Bien conscient que son âge avancé ne lui permettra pas ce périple historique, s’il a lieu. Néanmoins, il tient à s’assurer de la bonne organisation de la mission.
Pourquoi une telle entreprise vous demandez-vous ? Et bien « Pour faire rêver les enfants », l’américain estime que le retour des hommes dans l’espace n’a que trop tardé. Il souhaite également profiter d’un alignement entre la Terre et Mars ne survenant que tous les cinq ans
Techniques de l’Ingénieur : Nathalie Vuitton, qu’est-ce que le management de proximité ?
Nathalie Vuitton : On a trop souvent tendance à croire que le management est le privilège du statut de « cadre ». Or la pratique du management s’exerce dès le niveau agent de Maîtrise où des chefs d’équipe ou des « managers de proximité « encadrent » des équipes techniques.
Souvent promus à cette fonction d’encadrement par leur compétence technique et/ou leur implication qui les légitime, les managers de proximité se heurtent vite à la complexité de la fonction à laquelle leurs parcours académiques les a souvent peu préparés. Ce n’est pas pour rien qu’on entend souvent des managers à ce niveau de responsabilités dire qu’ils sont pris « entre le marteau et l’enclume » et qu’ils en sont parfois désarmés.
Ingénieur manager : les formations Techniques de l’Ingénieur
Même si le bon sens n’est pas l’ennemi du manager, bien au contraire, il a ses limites. Les managers peuvent éprouver des difficultés pour accomplir des actes de management au quotidien, se sentir parfois « limite » ou peut-être même remis en cause par vos subalternes, croyant bien faire. C’est aussi une part du travail des cadres intermédiaires, de convertir les objectifs stratégiques de leur hiérarchie en objectifs opérationnels pour leurs équipes, souvent avec des fortes pressions de résultats et de moins en moins de moyen.
La tête dans le guidon, ils sont amenés à faire un management « pompier », sans recul, en gestion de l’urgence pour répondre à des enjeux court terme. Ils ont donc besoin de hiérarchiser leurs priorités, d’identifier à qui ils peuvent déléguer, anticiper l’urgence, les crises, les phases critiques, de façon à affronter challenges le plus sereinement possible. Comme managers, ils ont aussi à s’impliquer dans les évaluations et les évolutions des compétences, selon les besoins à venir.
Techniques de l’Ingénieur : En quoi cette problématique concerne-t-elle les ingénieurs ?
Nathalie Vuitton : En tant qu’ingénieur, j’ai managé des équipes dans de grands groupes internationaux et par expériences, l’ingénieur manager connait bien son métier, l’aime et s’y jette avec plaisir. Les ingénieurs s’inscrivent généralement beaucoup dans le faire et le faire-faire et peuvent rencontrer des difficultés dans la conceptualisation, la gestion des équipes, à prendre le temps de prendre du recul, à gérer les compétences, à communiquer.
Ils doivent sortir de leur cœur de métier car cette part de management prend de plus en plus de place dans leur travail au quotidien, au fur et à mesure de l’avancement de carrière. Ils doivent donc développer des compétences managériales, de RH, de communication. Pour l’instant très peu de formations d’ingénieurs intègrent des modules de management. Et quand bien même, c’est par la pratique qu’on apprend.
Techniques de l’Ingénieur : Vous proposez une nouvelle formation sur ce thème chez Techniques de l’Ingénieur, comment s’articule-t-elle ?
Nathalie Vuitton : Elle s’étale sur quatre fois deux jours, de juin à octobre, c’est un réel parcours d’échanges de pratiques, d’apprentissage et de travail sur sa propre position d’ingénieur manager. La première session débute par un questionnaire, un entretien téléphonique, et un diagnostic des préférences de fonctionnement pour chaque stagiaire. Cela permet de mieux se connaitre, d’identifier d’autres fonctionnements que le sien, de comprendre ses préférences dans la manière de sélectionner des informations, de prendre des décisions, dans un contexte hors pression et sous pression.
Puis lors du premier module, nous travaillons sur leur posture d’ingénieur manager, la légitimité à faire preuve d’autorité, les enjeux, les risques, l’aspect « marteau et enclume » de ces cadres intermédiaires à la fois managers et managés. De nombreux cas pratiques, des mises en situation permettent aux stagiaires d’identifier des méconnaissances, des interprétations et sont amenés à se questionner sur : comment communiquer avec son responsable ? Quel relationnel avec sa hiérarchie ? Quel cadre de fonctionnement avec son équipe, comment se positionner ? Comment assoir sa légitimité ? Comment optimiser et motiver ses équipes avec les différentes compétences de chacun ?
Bien souvent, les stagiaires s’expriment par le fait qu’ils découvrent d’autres manières de « dire les choses » par des outils de communications interpersonnels et trouvent par eux-mêmes facilement des réponses à leurs questionnements.
Ce premier module est suivi d’une intersession. Les participants ayant identifié certaines difficultés mettent en pratique progressivement une manière de manager différemment. Pendant cette phase, nous restons à leur disposition pour tout accompagnement personnel qui leur est nécessaire, et ils ont accès à des modules de e-learning reprenant des situations d’entreprises, avec de la théorie, des quiz, des mises en situation, qui soutiennent leur mise en pratique.
Le second module, animé par Brigitte Aubine, porte plus sur les outils RH permettant de gérer une équipe au quotidien. On est plus dans l’apport légal que comportemental.
Le troisième module porte sur les techniques d’accompagnement des équipes et la gestion des conflits, le côté humain, les relations personnelles : qu’est-ce qu’une relation managériale efficace ? Comment gérer ses émotions et celles de son équipe ? Comment garder un état d’esprit créatif, positif ?
Enfin, le quatrième module, animé à nouveau par Brigitte Aubine, oriente sur les bonnes pratiques à mettre en place pour surmonter les différents freins qui peuvent surgir et comment gérer la conduite du changement pour mener ses équipes .
Ce qui est notamment intéressant dans cette formation, c’est que chaque participant se voit donner un carnet de bord individuel de suivi, où il peut inscrire ses réflexions personnelles, ses axes de progression, etc. C’est dans l’ensemble un module original et complet, un réel accompagnement qui demande un investissement, un engagement mutuel des participants et formateurs, bien plus que sur une simple formation de deux jours.
Delphine BATHO, ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie aimerait bien relancer le développement de la géothermie. Pour cela, elle a signé le 28 février deux permis de prospection pour des sites de géothermie à haute température (au-delà de 150°C) afin d’identifier des sites favorables.
Le premier permis, accordé à la société Electerre de France SAS et situé dans les départements du Cantal et de la Lozère ,est dit de « Chaudes Aigues-Coren ». Le second permis, délivré à la société Fonroche Géothermie SAS et situé dans les départements des Pyrénées-Atlantiques et des Hautes-Pyrénées, est dit de « Pau-Tarbes ». 18 autres demandes de permis de recherche sont actuellement en cours d’instruction au Ministère.
Un principe simple et écologique
Le principe de la géothermie haute température est de prélever des eaux chauffées à grande profondeur. Dans un communiqué envoyé à l’occasion de la signature de ces deux permis, le Ministère rappelle qu’il s’agit bien uniquement d’utiliser de l’eau présente « soit directement dans une nappe, soit au travers de réseaux de failles où elles circulent naturellement ». Il ne s’agit en aucun cas de créer de nouvelles fractures via la technique de fracturation hydraulique (bannie pour les gaz de schistes). Une fois refroidies, les eaux prélevées sont réinjectées en profondeur.
Ces eaux peuvent être utilisées à la fois pour la production d’électricité et de chaleur en cogénération, soit uniquement pour l’alimentation en chaleur ou pour la production d’électricité.
Exemptions RDAPP bientôt expirées – Comment demander une prolongation ?
15/02/2013
Les premières exemptions à l’obligation d’enregistrement des substances utilisées dans les produits et les process axés sur la recherche et le développement (RDAPP) arrivent à échéance en Juin 2013. Cette exemption est limitée à cinq ans, sauf si les entreprises peuvent démontrer que la prolongation de leur programme RDAPP est nécessaire. Les entreprises touchées doivent agir maintenant en soumettant une demande à l’ECHA au moins quatre mois avant la date d’expiration de l’exemption initiale. Cette demande se fait via REACH-IT. Plus d’information sur : http://echa.europa.eu/view-article/-/journal_content/title/first-ppord-exemptions-to-expire-how-to-request-an-extension
Nouvelles consultations pour éviter les tests sur les animaux
18/02/2013
L’ECHA a lancé un appel visant à collecter des informations sur de nouvelles substances pour éviter les tests inutiles sur les animaux. Il s’agit de :Acide 3-(Diisobutoxy-thiophosphorylsulfanyl)-2-méthyl-propionique (N° CE : 434-070-2)
Asphalte, oxydé (N° CAS : 64742-93-4 et N° CE : 265-196-4)
Octabenzone (N° CAS : 1843-05-6 et N° CE : 217-421-2)
8ème journée des parties prenantes : inscription avant le 5 mars 2013
La 8ème journée des parties prenantes a lieu à Helsinki le 26 Mars. Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 5 mars 2013. Cette journée est dédiée spécifiquement aux PME, en particulier les membres déclarants qui se préparent à l’échéance d’enregistrement REACH de 2013. Les conférences aborderont les points suivants : l’évaluation de la sécurité chimique et Chesar, des conseils pratiques pour l’évaluation des substances; comment l’industrie peut collaborer à présenter une demande d’autorisation, le rôle des ONG dans les demandes d’autorisation.
Un forum sur les produits chimiques se tiendra à Helsinki les 18 et 19 juin 2013. Les thèmes abordés porteront notamment sur les objectifs 2020, les substances chimiques dans les produits, la règlementation des nanomatériaux, les substances chimiques préoccupantes. Inscriptions : http://www.helsinkicf.eu//registration/index.php
Newletter de l’ECHA
La première newletter de l’ECHA de l’année 2013 vient de paraître. L’ECHA est prête pour l’échéance de 2013, et vous ? http://newsletter.echa.europa.eu/.
Une base de données pour la substitution des produits dangereux
Subsport (Substitution Support Portal) est une base de données qui comprend plus de 200 études de cas de substitution de produits chimiques dangereux. La plupart des études de cas sont fournies par des entreprises qui se sont investies dans le champ de la substitution. Cette base de données est hébergée par le portail Subsport qui contient par ailleurs d’autres ressources intéressantes. Plus d’informations sur : http://www.subsport.eu/?lang=fr
Les perturbateurs endocriniens inquiètent aussi les organisations internationales
Le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), viennent de publier un rapport intitulé State of the Science of Endocrine Disrupting Chemicals. Conclusion : On manque de données sur ces perturbateurs endocriniens mais on suspecte des impacts importants en matière de santé publique. Un résumé de ce rapport est disponible sur http://www.unep.org/pdf/EDCs_Summary_for_DMs%20_Jan24.pdf.
En 2010, un salarié sur trois exposés au risque chimique
Le ministère du Travail a rendu public le 13 février les principaux résultats de la dernière enquête SUMER « Surveillance médicale des expositions aux risques professionnels ». Cette enquête, qui s’est déroulée de janvier 2009 à avril 2010, a porté sur environ 50.000 personnes représentatives de près de 22 millions de salariés. Son champ était beaucoup plus large que les deux enquêtes précédentes de 1994 et de 2003.
En revanche, le protocole est resté identique afin de permettre les comparaisons dans le temps. Pour la partie Risque chimique (page 10 des résultats de l’enquête), il ressort que les secteurs les plus exposés sont la construction, l’industrie et la fonction publique hospitalière. Les résultats de l’enquête sont disponibles sur : http://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/2013-010.pdf
Vérification de la taille des PME – Réduction des frais administratifs
Une base de données pour les DNEL (doses dérivées sans effet)
26/02/2013
L’institut pour la santé-sécurité au travail allemand et la German Social Accident Insurance viennent de lancer une nouvelle base de données : GESTIS DNEL. Elle vient compléter la base GESTIS des substances chimiques. Les DNEL font partie des données obligatoires dans les dossiers d’enregistrement de REACH. Jusqu’à présent, il fallait chercher via les données publiées par l’Echa pour retrouver de telles valeurs. Avec cette nouvelle base de données, l’accès est facilité.
Cinq directives vont être adaptées au règlement CLP
26/02/2013
Améliorer la protection des travailleurs contre l’exposition aux produits chimiques dangereux. Tel est l’objet d’une proposition présentée par la Commission européenne mardi 26 février, qui prévoit de mettre en conformité les dispositions de cinq directives sur la santé et la sécurité au travail (directives 92/58, 92/85, 94/33, 98/24 et 2004/37) avec le règlement CLP relatif à la classification, à l’étiquetage et à l’emballage des substances et des mélanges.
Plus d’information sur : http://www.actu-environnement.com/ae/news/sante-securite-travail-produits-chimiques-reglement-CLP-17927.php4#xtor=ES-6
Rapport 2012 sur l’évaluation dans le cadre de REACH
Mise à jour du manuel Utilisateur de IUCLID pour les nanomatériaux
28/02/2013
Le manuel pour les utilisateurs de IUCLID pour les nanomatériaux a été mis à jour. Ce manuel comprend des instructions sur la façon dont les déclarants peuvent inscrire explicitement quand une forme nanométrique a été utilisée dans des études (expérimentales). Ce manuel va aider les déclarants à préparer ou mettre à jour leurs dossiers d’enregistrement pour les substances qui sont des nanomatériaux ou incluses dans des nanoformes. Plus d’informations sur : http://echa.europa.eu/view-article/-/journal_content/title/the-iuclid-user-manual-for-nanomaterials-has-been-updated
Par Céline GABORIAUD NECTOUX, Ingénieur Environnement aux Ateliers d’Orval
Pour aller plus loin :
Découvrez les fiches pratiques de Techniques de l’Ingénieur :
Techniques de l’Ingénieur : Quelles difficultés les entreprises rencontrent-elles à envoyer leurs cadres à l’étranger ?
Jean Pautrot : Convaincre de partir est moins difficile aujourd’hui. Les cadres jeunes ont de plus en plus le goût et l’expérience de l’international. Depuis quelques années, le cursus bac + 5 intègre souvent six mois obligatoires à l’étranger.
Malgré tout, il y a des destinations –la Chine, les Etats-Unis, le Royaume-Uni- plus attractives que d’autres. Envoyer quelqu’un en Hongrie par exemple n’est pas toujours évident, car le hongrois n’est pas perçu comme une langue à valeur ajoutée dans le parcours, ou pour la famille. C’est un deal qui n’apparaît pas gagnant/gagnant pour l’expatrié potentiel.
Ingénieur manager : les formations Techniques de l’Ingénieur
La seconde difficulté concerne la double carrière. Travailler à l’international est souvent difficile pour le conjoint d’expatrié, d’où une réflexion nécessaire sur le projet familial. Le fait de suivre son conjoint ne doit pas être un sacrifice, mais procurer un bénéfice personnel. Pas forcément en trouvant directement un emploi, mais aussi en préparant une employabilité au retour. La formation aborde ce point.
De plus en plus d’entreprises offrent donc à leurs expatriés des services au départ et/ou au retour pour réussir ces étapes cruciales. Les formes varient selon l’entreprise, c’est pour cela qu’il est important que le cadre regarde ce que propose son entreprise pour lui et pour son conjoint.
Techniques de l’Ingénieur : Quelles sont les clefs de la réussite de son expatriation ?
Jean Pautrot : Tout dépend ce qu’on appelle la réussite… Concernant l’enrichissement personnel, se confronter à une autre culture favorise forcément le développement personnel et prépare les enfants à la mondialisation. Maintenant, si on reprend le même terme d’enrichissement personnel d’un point de vue financier, c’est autre chose. Dans l’imaginaire de leurs collègues, les expatriés gagnent beaucoup d’argent. Ça n’est pas toujours vrai, et ça l’est même de moins en moins : les packages sont de plus en plus « maitrisés », et la mise entre parenthèses de la carrière du conjoint peut conduire à une perte de revenu.
La principale difficulté pour l’expatrié, c’est la valorisation de son expérience au retour. Est-ce que cette expérience va booster ma carrière, ou pas ? Le manque de reconnaissance est source de frustration. D’où l’envie de repartir qu’ont de nombreux expatriés après leur retour.
La formation travaille sur deux enjeux : sortir du « blues » du retour et convaincre les recruteurs que l’expérience acquise dans un autre contexte s’est transformée en compétences utilisables « ici et maintenant ».
Techniques de l’Ingénieur : Y a-t-il selon vous une spécificité des ingénieurs face à l’expatriation ?
Jean Pautrot : Il n’y a pas de profil spécifique d’ingénieur expatrié par rapport à d’autres métiers. En revanche, les ingénieurs étant habitués à une certaine rationalité, ils sont peut-être plus déconcertés par le blues du retour, ne comprenant pas pourquoi ils se sentent étrangers dans leur propre pays.
De plus, les ingénieurs sont moins prédisposés que d’autres profils à vendre leurs compétences, par une certaine modestie de mauvais aloi. C’est au retour qu’ils sont les plus vulnérables. Mais au moment du départ, il n’y a pas vraiment de spécificités.
Techniques de l’Ingénieur : Vous animez un module intitulé Réussir son parcours international, au sein de la formation Ingénieurs Managers : développer ses compétences à l’international, chez Techniques de l’Ingénieur. A qui s’adresse-t-elle ?
Jean Pautrot : En priorité aux salariés ayant des projets à l’international. Toutes les phases de la mobilité sont examinées. Le retour se prépare dès le départ, la qualité des motivations de départ étant gages de réussite au retour. A partir de points de repère issus de mon expérience, je fais travailler les stagiaires sur l’autodiagnostic de leur situation, puis ils bâtissent leur projet, pour réussir leur parcours. C’est un travail réellement personnel.
Cette formation permet ainsi aux salariés des grosses comme des petites entreprises de réfléchir dans un cadre plus neutre. Pour résumer, elle permet d’être inventif pour soi, son conjoint et sa famille, de sortir des rails habituels, de stimuler son inventivité, pour faire avec son entreprise un deal gagnant-gagnant.
Une approche analogue s’adresse aux DRH et gestionnaires de mobilité internationale. A partir des mêmes matériaux, ils réfléchissent à leur pratique en matière de gestion des expatriés et à la politique de leur entreprise.
Ingénieur diplômé de Centrale Paris, Jean Pautrot a fait carrière à EDF, où il s’est spécialisé dans les RH internationales (ancien DRH mobilité international – expatriation). Coach certifié, il préside désormais le Conseil Magellan de la Mobilité Internationale, en charge des relations des entreprises adhérentes avec les pouvoirs publics sur les questions de mobilité. Il a ainsi réalisé des entretiens avec près de 2000 expatriés, à tous les stades de leurs expatriations, et a travaillé avec 180 entreprises françaises à leur stratégie d’expatriation. « De là m’est venue l’idée de faire bénéficier de mon expérience à la fois les candidats à l’expatriation et les entreprises qui les emploient », explique-t-il.
Aujourd’hui, 21 % des ingénieurs occupent des fonctions managériales et un débutant sur dix encadre une petite équipe. De plus, puisque les projets impliquent un nombre toujours plus grand de partenaires, l’ingénieur doit savoir désormais chercher des sous-traitants et veiller au bon déroulement des opérations, en plus de ses compétences techniques.
Les ingénieurs évoluent d’ailleurs de plus en plus vite vers des fonctions d’encadrement. Conséquence, la double compétence est très recherchée, comme rappelé dans un ancien papier de lexpress.fr : « Elle témoigne de l’ouverture d’esprit des candidats. Au bagage technique s’ajoute la capacité à comprendre un bilan d’exploitation ou à gérer un budget, ce que tout ingénieur est un jour amené à faire ».Recherchée donc, mais pas forcément encore très présente : la part des doubles diplômes d’ingénieur et de management-gestion a certes doublé en quinze ans, mais elle n’est passé que de 3,7 % à 7,3 %.
D’ailleurs, le malaise semble latent chez des étudiants en attente : « En 2011, plus d’un jeune ingénieur diplômé interrogé sur deux par le CNISF se disait mal préparé à opérer des choix professionnels, à s’intégrer dans une organisation, et, plus grave encore, à prendre en compte les enjeux industriels et économiques d’une entreprise ».
Ingénieur manager : les formations Techniques de l’Ingénieur
Il y a donc encore des progrès à faire, mais le mouvement est enclenché :
L’ENTPE (Ecole nationale des travaux publics de l’Etat), s’est associé à l’IAE Lyon afin de favoriser l’obtention d’un master MAE (management et administration des entreprises).
L’ESC-Lille et Centrale-Lille proposent une formation d’ingénieur manager entrepreneur, qui recrute juste après le baccalauréat et qui conduit à un diplôme bac + 5.
En partenariat avec l’EM Lyon, Centrale Lyon a développé un mastère spécialisé en management et développement des systèmes d’information.
Les mastodontes, Centrale Paris et l’Essec ou HEC et les Mines-ParisTech ont également adopté ce nouveau régime. Supélec propose un double diplôme avec ESCP Europe, permettant d’obtenir le diplôme de l’école de commerce en plus de celui de Supélec.
Bon, tout se boutique bien, mais une question essentielle demeure : la double casquette permet-elle de jouer les gros bonnets ? Est-on vraiment mieux payé lorsqu’on cumule ? A priori, oui. Selon les chiffres publiés sur lenouveleconomiste.fr, « Un ingénieur manager est globalement mieux payé que ses confrères : alors que le salaire médian d’un ingénieur se situe autour de 54 000 euros annuels en 2011 selon le CNISF, celui qui exerce un rôle hiérarchique touche aux alentours de 65 000 euros ».
Au fait, on a le droit aux retraites chapeau avec la double casquette ?
A y regarder de plus près, le titre est un peu équivoque. Certes, les entreprises cherchent surement des profils autres que ceux qu’on leur présente tous les jours. Sinon, comment expliquer qu’il y ait encore entre 300 000 et 500 000 postes non pourvus en France ? Il doit bien y avoir un problème pour expliquer que le chômage des cadres, notamment, ait augmenté de 36 % entre 2008 et 2010, selon une étude récente de l’INSEE.
La théorie du mouton à cinq pattes a été développée un peu partout, cette course au candidat idéal qui laisse un grand nombre de candidats songeurs, et interroge sur la capacité des entreprises à sortir de leurs sentiers battus et rebattus. A ce propos, cependant, il faudrait peut-être se demander si les candidats, dans cette période troublée, n’ont pas développé une tendance à la sur-candidature. Selon les chiffres que l’on a aperçu au détour de forums, entre 5 et 20 % seulement des candidatures à un poste correspondent vraiment au poste proposé…
Mais la vraie problématique, ce n’est pas que les salariés soient vraiment mieux formés (bon, on peut surement faire un effort collectif sur l’anglais, n’est ce pas ?), mais surtout qu’il y en ait davantage de bien formés. Une étude du McKinsey Global Institute, dans une augure quasi maya, prophétisait récemment qu’en 2020, 2,2 millions d’emplois seraient vacants faute de diplômés du supérieur aptes à les remplir alors que dans le même temps, 2,3 millions d’actifs non bacheliers seraient incapables de trouver un job.
Ingénieur manager : les formations Techniques de l’Ingénieur
Cette tendance, on l’observe déjà chez les ingénieurs : la France en forme chaque année 30 000, ce qui est insuffisant, surtout s’ils décident de faire le mur du côté de Berlin. Pour assurer notamment les besoins des PME très demandeuses, il faudrait en former 40 000 par an, sur les 10 prochaines années. En cas de pénurie, il faudra faire appel à une main d’œuvre étrangère dont les rangs grossisssent vite. L’Inde, par exemple, forme chaque année autant d’ingénieurs que toute l’Union Européenne…
C’est donc du côté de l’Education qu’il va falloir se creuser les méninges pour assurer les besoins futurs (améliorer l’emploi des seniors ne sera pas un luxe non plus). Les pistes de réflexion ne manquent pas : assurer un bon niveau scolaire à tous, améliorer la formation continue, réévaluer les compétences (en Allemagne, on peut devenir ingénieur avec un simple CAP. Vous nous direz, c’est peut-être pour cela qu’ils viennent faire leur marché en France)… ou même réfléchir à la place de l’entreprise dans l’enseignement.
La question fait toujours débat, mais elle mérite d’être reposée. C’est d’ailleurs ce que fait le gouvernement Ayrault en ce moment, lui qui souhaite ouvrir les universités aux entreprises. La CGPME est pour : cela lui permettrait de faire « faire passer nos messages en termes de besoins et de demandes ». Le MEDEF est également intéressé.
Faire coïncider besoins et formation est sans doute indispensable désormais. En s’associant avec le monde professionnel, les écoles et l’université pourraient même finalement devenir des usines à produire des moutons à 5 pattes. Les recruteurs sauteront au plafond. Il restera nénamoins une question en suspens : que se passera-t-il quand le mouton voudra quitter l’enclos ?
Jusqu’à présent, Chanard a mené la vie d’un ingénieur financier sans défauts, celle d’un employé compétent dans sa branche, porté par des valeurs de performance, d’excellence et d’innovation. Aussi, concevoir le schéma financier permettant de miser des capitaux sur les catastrophes naturelles ne lui semble pas extravagant.
Devoir attendre qu’un sinistre survienne pour démontrer la pertinence du schéma n’a en revanche rien de confortable. D’autant qu’il faut une catastrophe colossale, qui batte tous les records. Il faut le désastre du siècle…
La force et la subtilité de ce roman résident dans la restitution d’un discours.
L’auteur démonte avec brio quelques concepts chers au management.
Il s’empare de toute une phraséologie d’entreprise, montrant sa froideur rationnelle et sa logique implacable aussi bien que sa propension à déborder du champ professionnel pour imprégner jusqu’à la vie intime des aspirants à la réussite.
Commentaire de l’auteur, Thomas Copey : » Il y a ce mot, FINANCE, ses enjeux impénétrables : en surface, les faillites spectaculaires de banques réputées, les chutes bruyantes de traders mégalomanes. Parfois des chiffres, les transactions faramineuses, chaque jour, de plusieurs milliers de milliards de dollars. Il y a cet autre mot, management, et ce n’est plus de la confusion, mais une sorte d’anxiété que l’on peut éprouver à voir ses techniques inspirées de l’armée imprégner des champs de l’espace social toujours plus étendus, l’école, l’hôpital, l’entreprise, la politique, la famille. Et sous couvert de perfectionnement de l’entreprise ou de l’institution, des formes de contrôle plus efficaces parce que moins visibles.
Alors, au croisement de ces deux motifs, et de leur langage singulier, j’ai trouvé un individu. Un ingénieur financier compétent dans sa branche, de ceux qui mettent au point les moyens d’échanger les milliards abstraits. Pour lui, concevoir le schéma financier qui devrait permettre de miser les capitaux sur les catastrophes naturelles ne semble pas anormal.
Potentiel du sinistre est l’histoire d’une ambition raisonnable. J’ai cherché à comprendre comment celui qui se rêvait archétype se retrouve sur la voie d’une singularité qu’il ne parvient pas à concilier avec les sphères managées de sa vie. Comment un cadre choyé, citoyen responsable, finit par s’éloigner de la norme qu’il avait toujours embrassée avec enthousiasme et ne plus répondre aux attentes de son épouse, de sa jeune fille, de ses chefs. Combien, alors que les choix explicites de parcours semblaient évidents et sereins, il est difficile d’accepter que la rupture survienne, et presque autant, de comprendre pourquoi. Quelle place pour le renoncement, et qu’arrive-t-il quand on renonce ? «
Des scientifiques du Centre de Recherche sur les Matériaux de l’Université technique de Brno [1] travaillent à l’élaboration de textiles photovoltaïques. Ces recherches s’inscrivent dans le cadre d’un projet pilote qui vise à développer, à l’échelle européenne, une industrie capable de produire des textiles générant de l’électricité.
A la base de l’idée : les matériaux intelligents. Ces matériaux sont capables de modifier leurs propriétés physiques en réponse à des stimuli extérieurs. Dans le cas des textiles photovoltaïques, il s’agit de polymères qui peuvent se comporter comme des semi-conducteurs et trouvent, de fait, de nombreuses applications en électronique.
Solubles dans les pâtes et les encres, ces polymères peuvent être appliqués aux textiles selon les techniques classiques d’impression. Des cellules photovoltaïques, des capteurs ou d’autres éléments électroniques peuvent être intégrés au tissu, sans qu’il ne perde ses caractéristiques. Pour l’heure, il n’est pas question de mettre de tels textiles au lave-linge mais les chercheurs espèrent, à terme, trouver un moyen de les rendre résistants à l’épreuve des lavages machine.
L’enjeu lié au développement de la technologie est majeur d’autant que le nombre d’applications que l’on peut y trouver n’a pour limite que la variété de tissus que l’on peut produire : une veste qui permettrait de recharger son téléphone portable, une sacoche à ordinateur portable qui ferait office de chargeur, des rideaux ou encore des tenues militaires qui permettrait de générer de l’électricité… Les constructeurs automobile se disent aussi très intéressés.
L’un des principaux inconvénients de ces textiles photovoltaïques reste leur durée due vie, qui ne dépasse pas deux ans. Mais les chercheurs ont bon espoir que les avancées technologiques en la matière permettront de rallonger considérablement celle-ci.
Le projet EcoGrid à Bornholm désigné comme l’un des plus prometteurs au monde
L »île de Bornholm, a été choisie pour héberger le projet européen EcoGrid. Ce test grandeur nature est un prototype de réseau de distribution d’électricité « intelligent » basé sur les énergies renouvelables mais surtout capable de s’autoréguler en utilisant les logiques de marchés comme la loi de l’offre et de la demande.
Le but est à terme de créer un système à la fois fiable et durable basé sur les énergies renouvelables. Le projet est actuellement finalisé et la phase de démonstration, qui devrait durer de 2 à 3 ans, est en préparation. Celle-ci impliquera quelques 2000 utilisateurs, résidentiels et commerciaux (sur un total de 28000 habitants) qui testeront donc un système de demande flexible basé sur des indicateurs de prix variant en temps réel.
Le projet a récemment été selectionné pour faire partie de la liste des 10 nominés du Sustania Award [2] parmi une liste de 100 projets identifiés comme importants pour la promotion du développement durable mais a surtout reçu le label EEGI (European Electricity Grid Initiative) lui ouvrant la voie à de nouvelles aides européennes.
La société norvégienne DYNATEC et l’Institut de Technologie de l’Energie (IFE) développent depuis deux ans un concept de production de silicium qui pourrait révolutionner l’industrie du solaire photovoltaïque.
La production de silicium polycristallin utilise aujourd’hui majoritairement le procédé de dépôt chimique en phase vapeur (chemical vapor deposition – CVD). Ce type de réacteur, développé par Siemens dans les années 50 (et d’ailleurs également appelé « réacteur Siemens »), représente plus de 80 % de la production mondiale de silicium polycristallin aujourd’hui. Cette méthode consiste à évaporer un gaz contenant du silicium (silane), et donc à le surchauffer (650° – 1100°), pour précipiter le silicium sous forme solide. Il est également nécessaire de refroidir les parois du réacteur pour empêcher les dépôts indésirables. Tout cela engendre une consommation d’énergie très importante. « C’est comme mettre un chauffage chauffé à blanc dans un congélateur ! », dit Werner Filtvedt, qui coordonne le projet à l’IFE.
Le réacteur développé par DYNATEC et l’IFE permettrait de consommer 90% moins d’énergie pour produire la même quantité de silicium. La différence avec un réacteur classique est que le dépôt a lieu à l’intérieur d’une chambre chauffée de l’extérieur, et non sur une surface chauffée dans une chambre dont les parois sont refroidies à l’eau. Cela permet de limiter les pertes de chaleur. Les chercheurs semblent également avoir corrigé un problème avec les gaz dans le réacteur. Des gaz de centrifugation pressent le silane contre la paroi chaude du réacteur, où le silicium est précipité. Cela évite que la réaction se produise dans le volume du réacteur, ce qui produit beaucoup plus de poussière de silice, poussière qui n’est ensuite pas utilisée dans la production cellules solaires.
La prochaine étape du projet, supporté par le Conseil Norvégien de la Recherche (RCN) [6], est la construction d’un réacteur à pleine échelle, qui pourrait débuter cette année ou l’année prochaine.
Le gouvernement japonais organise son premier concours de « Hacking »
Le 3 février, s’est tenu à Tokyo le premier concours de Hacking organisé par le gouvernement japonais.
Dans le but de renforcer les protections contre les cyberattaques, le Japon souhaite augmenter le nombre d’experts en sécurité informatique, nombre qui selon Masahiro Uemura (officiel du Ministère de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie) interviewé par NHK, serait en déclin. M. Uemura a aussi expliqué que ce type de concours était très courant dans de nombreux pays et qu’ils permettraient de développer un pôle japonais d’experts en sécurité informatique.
En septembre 2012, le Japon avait subi de nombreuses attaques visant des sites web du gouvernement japonais ainsi que des universités, des banques et des hôpitaux. Ces attaques faisaient suite à un nouvel épisode du conflit politique entre la Chine et le Japon à propos des îles Senkaku/Diaoyu, revendiquées par les deux pays L’implication de la Chine dans ces attaques n’a cependant pas pu être prouvée. Il est important de rappeler qu’au 3ème trimestre 2012, selon un récent rapport d’Akamai Technologies, un tiers des cyberattaques dans le monde émanaient de Chine.
Les concours de Hacking sont une grande première au Japon. La peur que ces concours encouragent la cybercriminalité en avait fait, jusque récemment, un sujet tabou. Ce premier événement réunissait neuf équipes ayant remporté des concours régionaux du Japon. Les épreuves du concours consistaient à attaquer des entités pour en subtiliser des données et à déchiffrer des messages codés. L’équipe gagnante était constituée d’experts en sécurité travaillant à Tokyo.
L’organisation de cet événement inédit dans l’archipel devrait être le premier d’une longue série, le gouvernement japonais souhaitant renforcer sa résilience face à des attaques pouvant entraîner une paralysie partielle, voire totale des infrastructures publiques et privées du pays.
Quand les drônes menacent la vie privée des citoyens
Après avoir conquis le domaine militaire, les drones, ces aéronefs affranchis de toute présence humaine, sont en train de se populariser dans le secteur civil. Développés à l’origine pour remplacer les avions de combat classiques et ainsi limiter les pertes humaines, ces avions se sont démocratisés notamment lors de la guerre du Vietnam et se sont depuis diversifiés pour de multiples utilisations. Ils peuvent ainsi servir pour des missions d’attaque, de défense ou de surveillance. Rappelons que les drones peuvent être aussi bien guidés par une personne située au sol que par un programme de guidage automatique.
Ils peuvent embarquer de multiples équipements, bien au-delà des classiques missiles ou radars : caméras infrarouge, détecteurs de chaleurs, caméras vidéo en direct, dont des caméras haute résolution de plusieurs gigapixels pouvant traquer des personnes ou convois à plus de 6000 m d’altitude et capable de suivre jusqu’à 65 cibles simultanément. Nombres d’applications de ces caméras de surveillance sont déjà connues. Elles peuvent ainsi être utilisées en tant qu’outil de reconnaissance faciale ou d’identification de plaques d’immatriculation. Certains drônes peuvent également embarquer des brouilleurs de télécommunications, ou encore exploiter des réseaux Wi-Fi, des conversations téléphoniques ou des textos de communications personnelles sans nécessiter l’accord de l’opérateur. Jenifer Lynch, avocate et membre de l’EFF commente: « Les drônes sont des outils de surveillance puissants pouvant être utilisés pour accumuler de nombreuses données sur vous et vos activités. Le public a besoin d’en savoir plus sur les objectifs et la façon dont les drônes Predator sont utilisés pour surveiller les citoyens américains ». L’augmentation de l’utilisation des drônes aux Etats-Unis soulève donc d’importantes préoccupations sur le respect des libertés civiles et de la vie privée.
En effet, le 7 février 2013, la FAA, Administration Fédérale de l’Aviation, a communiqué une nouvelle liste d’autorisation de drônes aux Etats-Unis. Cette liste de vingt nouveaux agréments porte ainsi le nombre de structures publiques autorisées à utiliser des drônes à quatre vingt un. Une carte détaillée gérée par l’EFF est d’ailleurs disponible sur leur site, ce qui permet de se rendre compte de la densité de ces structures à travers le pays. Les structures possédant ces autorisations sont de multiples natures : du département d’Etat des Etats-Unis aux bureaux de shérifs de certains comtés, en passant par des agences gouvernementales ou des universités. Tandis que certaines organisations tentent de mettre à jour les lois pour éviter les abus, certains états tentent de limiter l’utilisation des drônes de surveillance afin d’éviter les abus. Dix-huits états se sont ainsi prononcés en faveur d’une limitation. Même histoire du côté de Charlottesville, une ville de l’Etat de Virginie qui a voté ce mois-ci une une loi anti-drone. Certains acteurs vont même jusqu’à faire machine arrière comme la ville de Seattle, dont le maire a ordonné à la police d’arrêter son programme expérimental de drônes. Même si certaines associations se montrent très proactives sur le sujet, notamment l’EFF et sa Loi sur la Liberté de l’Information, la législation reste encore très légère et l’utilisation de drônes à l’heure actuelle pourrait s’accompagner de multiples abus. En France, la CNIL s’est d’ailleurs lancé sur une réflexion autour de l’usage des drônes, de leurs enjeux ethiques et de la protection des données personnelles.
L’armée israélienne développe ses infrastructures de cyber-défense
Dans une base militaire proche de Tel-Aviv des soldats sont assis devant des écrans, les yeux rivés sur le code informatique qui défile, prêt à contrer les attaques. Ils font partie de l’équipe de cyber-défense israélienne et apprennent à traquer les pirates informatiques. Le Premier Ministre israélien Benjamin Netanyahu a pointé du doigt à plusieurs reprises l’Iran et ses alliés, mettant en garde contre la menace de cyber-attaques le mois dernier. L’Iran, à son tour, a accusé Israël et les Etats-Unis de vouloir saboter son programme nucléaire en 2011, alors que l’an dernier un virus fait des ravages dans les systèmes informatiques iraniens. Les réseaux gouvernementaux israéliens sont parmi les plus attaqués dans le monde, avec plusieurs dizaines de milliers d’attaques quotidiennes d’après un récent rapport du Groupe Soufan, une entreprise spécialisée dans la sécurité basée à New-York.
L’unité spécialisée israélienne a été créée alors que les menaces deviennent de plus en plus sophistiquées et fait suite à la création d’une division offensive dans les services de renseignement. Elle est comparable selon Soufan à la National Security Agency américaine en matière d’expertise technique. Le National Cyber Bureau a commencé à fonctionner au sein du cabinet du Premier ministre en Janvier 2012, le même mois où la bourse de Tel-Aviv et la société El Al Israel Airlines Ltd ont été paralysées par un hacker saoudien, qui a également publié sur le web les informations liées à des cartes de crédit de milliers d’israéliens.
Netanyahu, lors de l’inauguration le mois dernier d’un programme d’études secondaires civil dirigé par le bureau en coordination avec l’armée et un fonds privé, a félicité les élèves choisis comme participants. Il sont maintenant 150 en formation et leur nombre devrait encore augmenter. Les étudiants, de la seconde à la terminale, assistent à des cours dispensés par d’anciens soldats des services de renseignement et experts en cyber-sécurité. Comme exercice par exemple, les étudiants doivent créer un environnement virtuel dans lequel un virus est lâché. Les étudiants doivent ensuite piéger le virus, dans ce qu’on appelle un bac à sable, puis l’observer et apprendre comment il fonctionne. Seuls les meilleurs seront ensuite affectés à la cyber-défense d’Israël
Lundi 25 février, centre spatial de Satish Dhawan, dans le sud-est du sous-continent indien : BRITE (BRIght Target Explorer), le plus petit télescope spatial au monde, a été lancé avec succès. BRITE, qui a vu le jour dans les cartons de l’université de Toronto, possède en effet des mensurations tout à fait surprenantes pour un satellite d’observation : c’est un cube de 20 centimètres de côté ne pesant pas plus de 7 kilos.
Ce télescope lilliputien aura pour mission principale d’observer et de mesurer les fluctuations de luminosité de certaines étoiles, la constellation d’Orion en tête. Mais il ne sera pas seul pour accomplir la tâche qui lui est assignée. BRITE sera accompagné par cinq autres nano-satellites équivalents – tous conçus par la même équipe de l’Institut des Etudes Aérospatiales de l’université de Toronto – évoluant ensemble selon un schéma de « constellation », qui pourront se focaliser simultanément sur un même groupe d’étoiles et l’observer sous différentes longueurs d’ondes.
Il ne faut pas s’attendre à des clichés incroyables de la part de ces observateurs de l’espace, car la résolution dépend avant tout du diamètre du miroir, qui est comme tout le reste… petit. Ces petits télescopes, de par leur position privilégiée dans l’espace, restent toutefois des atouts de poids comparés à leurs homologues terrestres. Ils n’auront en effet pas à se soucier des caprices de la météo, ni de l’effet obscurcissant de l’atmosphère.
Il s’agit essentiellement des énergies solaires, éoliennes et hydroélectriques. Alors que le coût de production d’électricité fossile varie peu avec le site de production, le coût de production de chaque énergie électrique renouvelable peut varier de plus de 5 cents par KWh suivant la région de production alors que le transport de grandes puissances électriques à longue distance est réaliste pour un coût de l’ordre de 1 cent pour 1000 kilomètres.
Par ailleurs le stockage d’énergie électrique nécessaire pour bien utiliser les productions intermittentes telles que l’éolien et le solaire peut être assuré par Stations de Pompage (STEPs de montagne ou de bord de mer) pour un surcoût, pertes comprises, inférieur à 2 cents par KWh. On peut donc envisager des productions à coût minimal avec un stockage local de régularisation permettant une utilisation optimale de lignes de transport sur des milliers de kilomètres. Quelques exemples sont donnés ci-après.
Un des meilleurs sites de production a faible coût est l’ensemble de l’Afrique du Nord avec un potentiel très supérieur aux besoins locaux ; soit de solaire à concentration avec stockage intégré, photovoltaïque ou énergie éolienne avec stockage par STEPs (notamment en bord de mer). Le coût, stockage et bénéfice local inclus, devrait être de l’ordre de 5 cents/KWh dans une vingtaine d’années, permettant l’exportation vers l’Europe de 10 à 20 % de ses besoins d’électricité (Projet DESERTEC).
De même, plusieurs centaines de millions d’habitants du nord-ouest de l’Inde pourront être alimentés par du courant solaire du désert de Kutch à la frontière du Pakistan avec stockage par STEPs sur le Golfe de Kutch.
La production éolienne dans les zones désertes de Patagonie peut atteindre des centaines de TWh à un coût direct inférieur à 3 cents/KWh. Ce sera probablement dans 20 ou 30 ans la solution la moins coûteuse pour alimenter Buenos-Aires, et peut-être Sao Paulo. La Patagonie a aussi un potentiel marémoteur important.
La centrale hydroélectrique la plus puissante du monde sera celle d’Inga sur le Congo : elle peut produire 300 TWh/an (trois fois la production du barrage des Trois Gorges en Chine) à un coût direct inférieur à 2 cents/KWh et avec une production continue. Cette électricité exportée à 3000 kilomètres en Afrique du Sud y reviendrait à 5 cents/KWh, solution moins coûteuse que le nucléaire ou l’emploi du charbon local.
Beaucoup de sites de production hydroélectrique, peuvent stocker quelques jours et être ainsi associés à l’énergie solaire ou éolienne pour une production globale continue. Certains réservoirs peuvent être utilisés pour la production et comme réservoirs de STEPs.
Les centrales marémotrices peuvent avoir une production intermittente associée à une STEP ou avoir, grâce à plusieurs bassins, une production continue. La production peut être proche de la consommation (par exemple en France pour 100 TWh/an). De très bons sites d’énergie marémotrice peuvent aussi être excentrés comme au nord-ouest de l’Australie avec exportation possible vers Java, ou dans le nord est de la Sibérie (mer d’Okhotsk) avec possibilité d’exporter 200 TWh/an vers la Chine ou le Japon.
Stockage d’énergie et réseaux électriques représenteront une part importante du coût global de l’électricité d’origine renouvelable. Pour certains sites comme ci-dessus, cette part peut être supérieure à un faible coût direct de production.
Par François Lempérière
L’auteur
François Lempérière a participé à l’étude et/ou la réalisation de plus de 20 très grands ouvrages de Génie Civil : barrages (notamment pour le Rhône, le Rhin, le Nil et le Zambèze), centrales nucléaires, grands terrassements et ouvrages maritimes. Il a présidé pendant 15 ans les Comités Techniques sur le coût des barrages dans la Commission Internationale des Grands Barrages (C.I.G.B.).
La CSPE permet notamment de financer les installations des énergies renouvelables électriques et de la cogénération. Dans une moindre mesure, elle permet le financement de la péréquation tarifaire entre la métropole continentale et les départements d’Outre-Mer et la Corse, ainsi que le financement des tarifs sociaux de l’électricité.
La CSPE pour les énergies renouvelables est calculée par la Commission de Régulation de l’Energie (CRE) en faisant la différence entre le tarif d’achat et le prix du marché de gros de l’électricité européenne. Son prix augmente rapidement, en parallèle du développement de ces énergies. Si elle s’élevait à 750 millions en 2010, 1,1 milliards en 2011, 2,2 milliards en 2012, elle s’élève, pour 2013, à environ 3 milliards d’euros.
Le coût du marché de gros de l’électricité descend et se situe aujourd’hui à environ 50 euros le mégawattheure (€/MWh). Plus ce prix est bas et plus le prix des énergies renouvelables est important, plus le prix de la CSPE augmente.
Une dette accumulée par le photovoltaïque
À lui seul, le photovoltaïque représente 2,1 milliards de ces 3 milliards d’euros. La raison est simple : ces quatre dernières années, les professionnels du secteur ont fait des opérations à des prix extrêmement élevés, jusqu’à 600 €/MWh. En moyenne, le coût du photovoltaïque est donc de 459 €/MWh pour le photovoltaïque installé ! « Lorsque l’on parle du coût des énergies renouvelables, on parle essentiellement du coût du passé du photovoltaïque », note Philippe de la Doucette, Président de la Commission de Régulation de l’Energie.
Pour 2013, en comptabilisant les autres rôles de la CSPE, l’addition totale s’élève à 5 milliards et à environ 9,9 milliards lorsqu’on y ajoute la dette accumulée. D’ici 2018, l’Etat devra rembourser à EDF un montant total de 4,9 milliards d’eurospour cause de financement des énergies renouvelables à crédit ces dernières années.Pour étaler ce remboursement, la loi de Finances de 2011 plafonne l’augmentation de la CSPE à 3 €/MWh par an. Le montant est donc passé de 10,5 €/MWh en 2012 à 13,5 €/MWh en 2013. Pour cette année, l’augmentation représente une hausse de 2,5 % des factures, soit environ 15 € par ménage en moyenne.
Comme le prix des énergies renouvelables baisse sensiblement, le montant de la CSPE devrait diminuer sensiblement une fois la dette remboursée. La CSPE est un sujet important du débat national sur la transition énergétique. Les professionnels essayeront de trouver un autre mode de financement des énergies renouvelables pour limiter cette hausse sur le court-terme.
Nostalgie quand tu nous tiens. Souvenez-vous de ce jeu mythique, Space Invaders, qui consistait à abattre des vaisseaux spatiaux. Et bien ce jeu a pris un sérieux coup de jeune. Les chercheurs du GIPSA-LAb ont réinventé le concept, baptisé Bain Invaders : la destruction des ennemis se fait par la simple pensée. Plus besoin de joystick, la seule volonté du joueur sonnera le glas de l’invasion extraterrestre. Tout ça grâce à un casque placé sur la tête qui analyse les réponses cérébrales pour interagir avec le jeu vidéo.
Interface Cerveau-Ordinateur
A l’origine de ce qui laisse entrevoir la façon de jouer de demain, il y a OpenVIBE (2005-2009), un projet ayant notamment abouti à la mise au point d’un logiciel en open-source permettant de concevoir, développer et tester facilement des interfaces cerveau-ordinateur (ICO) disponible sur http://openvibe.inria.fr. Devant les avancées technologiques de ce premier opus, la communauté scientifique n’a pas résisté à lancer une suite, OpenVIBE 2 (2009-2013). Cette fois, l’objectif était d’améliorer les capacités actuelles de ces ICO et de tester leur utilisation et leur potentiel dans le domaine des jeux vidéo.
En pratique, les ICO utilisent des dispositifs électroencéphalographiques (EEG), c’est-à-dire que des électrodes sont disposées à la surface du crâne de façon à enregistrer des signaux électriques correspondant aux échanges de courant électrique entre les neurones. L’activité électrique émise par le cerveau est analysée en temps-réel et traduite en commande pour un ordinateur. Il devient alors possible de piloter un curseur vers la droite ou la gauche simplement en imaginant les mouvements de sa main.
Mais alors, doit-on dire adieu à notre manette ? De nombreux gamers devraient être réticents à renoncer à leur pad préféré, surtout pour un casque qui, pour l’instant, n’a rien d’esthétique. Que les joueurs du monde entier se rassurent, une approche très originale proposée dans le projet a été de considérer les ICO non plus comme une technique de substitution des interfaces traditionnelles, mais plutôt comme un outil compléentaire. Ainsi, le joueur peut continuer à utiliser son joystick et en parallèle ou à quelques moments clé du jeu, il pourra mobiliser également son activité cérébrale pour jouer.
Meilleure interprétation des signaux électriques du cerveau
Le domaine du traitement du signal a aussi profité d’OpenVIBE2. Les chercheurs du CEA et du GIPSA-Lab ont trouvé de nouvelles techniques pour mieux filtrer et interpréter les signaux électriques du cerveau. Celles-ci permettent d’éliminer les bruits parasites liés aux activités musculaires (muscles faciaux, clignements des yeux, serrements de mâchoire), et d’extraire l’activité cérébrale la plus précise. Essentiel pendant le jeu car les joueurs peuvent être très mobiles.
Des innovations bluffantes, qui dépassent l’univers du jeu vidéo. En neurosciences tout d’abord, l’équipe Inserm « Dynamique Cérébrale et cognition », déjà participante d’OpenVibe, a réussi à utiliser les ICO en association avec le principe de réalité virtuelle à des fins thérapeutiques pour améliorer certains déficits neurologiques comme les troubles de l’attention : l’environnement virtuel ressemble à l’environnement réel et l’utilisateur doit se concentrer pour réaliser une tache qu’il connait dans la réalité. Pour Jean Philippe Lachaux, directeur de recherche à l’Inserm, les bénéfices sont certains : « Associé à la réalité augmentée, le serious game a un effet rééducateur positif qui perdure au-delà de la séance d’entrainement dans l’environnement réel ».
Selon une étude conduite par CA Technologies lors du récent sommet européen Gartner Procurement, Financial and Asset Management, 88% des entreprises européennes s’attendent à faire face à un audit de leurs licences logicielles au cours des 12 prochains mois. L’importance de ce phénomène semble en outre attestée, puisque 85% d’entre elles ont effectivement été auditées au cours de l’année passée.
Selon cette étude, il apparaît également que les entreprises sont généralement peu rompues à la gestion de leurs licences logicielles : 76% des sondés reconnaissent rencontrer des difficultés pour identifier les logiciels inutilisés et en redistribuer les licences, et 77% pour gérer le reporting et les réponses d’audit. Cette enquête révèle également, que dans le cas où une pénalité financière de non-conformité serait avérée, 78% des entreprises interrogées craignent qu’elle ne soit élevée.
« Les pratiques actuelles d’administration des ressources informatiques sont clairement inadéquates – dans la mesure où elles exposent les entreprises à des conséquences potentiellement très désagréables, prévient Helge Scheil, Vice-Président, Service Portfolio Management EMEA, de CA Technologies. Cette enquête souligne la nécessité pour nos clients de s’équiper de technologies pour améliorer et automatiser leurs pratiques actuelles, pour simplifier leurs audits informatiques et pour optimiser la création de valeur de leurs investissements existants. ».
Cette étude démontre en outre que 43% des entreprises s’appuient sur des outils manuels ou départementaux pour suivre l’utilisation des logiciels – les exposant à des risques de surcoûts et de non conformité à leurs contrats de licence. Ces approches fragmentaires et fastidieuses handicapent la capacité des entreprises à mieux comprendre et à gérer proactivement le cycle de vie de leurs ressources technologiques, l’historique des relations avec leurs fournisseurs, les termes contractuels, les attributions de licences logicielles, les structures de coût de leurs ressources, etc.
Pour adresser ces problématiques de non conformité et de pénalités financières susceptibles d’en découler, les entreprises doivent s’équiper d’une solution globale de gestion du cycle de vie de leurs technologies de l’information, leur offrant la visibilité et le contrôle requis sur les paramètres financiers, les fournisseurs, les contrats et la gestion des licences.
Des solutions de gestion des systèmes d’information permettent aux entreprises de déterminer précisément et efficacement l’ensemble de leurs ressources disponibles et en utilisation ; d’optimiser leur distribution organisationnelle et de maximiser la productivité des activités de reporting et d’audit des licences. Une telle approche réduit notablement les risques de non conformité des licences et optimise le coût, la gestion et la distribution des ressources en évitant les achats redondants grâce à une adéquation idéale de l’offre à la demande.
Tout commence en Irlande du nord, où un inspecteur sanitaire détecte un problème d’étiquetage sur un stock de viandes surgelées. Une enquête est menée et établie trois mois plus tard que des steaks hachés, censés être du bœuf, contiennent en fait de la viande de cheval. Soit. La viande est tout à fait consommable, l’affaire aurait pu s’arrêter là. Mais l’invasion du cheval ne se limite pas aux terres irlandaises.
Alertées, plusieurs usines agroalimentaires des autres pays européens procèdent à des tests ADN. C’est la stupeur. La viande de cheval est retrouvée en lieu et place de viande de bœuf dans des dizaines de plats surgelés. A ce jour, ce sont huit pays européens qui sont touchés, dont la France.
D’après l’enquête conduite par la répression des fraudes, la société Spanghero, elle-même approvisionnée par une filière roumaine, aurait revendu sciemment du cheval à la place de bœuf à la société Comigel, fabriquant de plats surgelés pour Findus. Spanghero aurait ainsi écoulé 750 tonnes de cheval, dont 550 vendues à Comigel pour la préparation de 4.5 millions de plats vendus au travers de 13 pays européens.
Hachis parmentiers, lasagnes, raviolis, pizzas, autant de plats retirés des rayons. Parmi les grands noms de l’agroalimentaire touchés aux côtés de Findus, on retrouve Picard et Nestlé.
A ce jour, trois filières ont été découvertes : la première en Irlande, la deuxième en France et la troisième au Royaume-Uni. Il se pourrait d’ailleurs que cela soit l’arbre qui cache la forêt, d’autres arnaques concernant la viande de cheval existent peut-être encore. En causes des conditions peu favorables aux chevaux. Avec la crise, de nombreux propriétaires ne peuvent plus supporter les coûts pour garder leurs animaux et doivent s’en séparer.
Or, les envoyer à l’abattoir rapporte quelques centaines d’euros alors qu’il faut payer pour les incinérer. Pas étonnant que les abattoirs s’occupent de plus en plus de chevaux, dont la viande coûte de moins en moins chère. D’après nos confrères du journal Le Monde, la viande chevaline serait vendue deux fois moins chères que celle de bœuf par un abattoir roumain. La tentation a été trop grande pour certains qui n’ont pas hésité à faire passer du cheval pour du bœuf.
Aujourd’hui encore, les autorités sanitaires roumaines viennent de découvrir un lot de 100kg de viande de cheval étiquetée comme étant du bœuf !
Rappelons tout de même que la sécurité alimentaire n’est pas mise en cause et qu’il s’agit d’une fraude économique, non d’un scandale sanitaire. Même si la sensibilité des consommateurs européens a été ébranlée.
L’évènement de la semaine : une météorite se désintègre dans le ciel russe ;
Observer le fonctionnement d’un dispositif anti-incendie délivrant de la mousse en très grande quantité ;
« MarionetteBot », quelque part entre le robot, le mannequin et la marionnette ;
De l’eau, de l’impesanteur et un enthousiasme hors du commun : une expérience conduite par l’astronaute américain Donald Pettit ;
Le gadget (inutile ?) de la semaine : donner son sperme à l’aide d’un extracteur (de sperme) ;
Et en bonus, de l’encre au ralenti et au format 4K.
L’événement de la semaine : une météorite se désintègre dans le ciel russe
Peu de chances que vous ayez réussi à passer au travers des mailles du filet tant l’information a fait du bruit : pour débuter notre quarantième revue du web, retour sur l’événement qui a marqué l’actualité de ce week-end, à savoir la désintégration d’une météorite au-dessus de l’Oural vendredi dernier, dans la région de Tcheliabinsk, à 1500 kilomètres à l’est de Moscou. La météorite, qui s’est partiellement consumée dans les couches basses de notre atmosphère, est parvenue à atteindre la Terre sous forme de multiples fragments, heureusement tombés dans une zone à faible densité de population, proche de la frontière avec le Kazakhstan.
Le site de la NASA a rendu publiques de nouvelles informations, samedi dernier, après avoir centralisé les données enregistrées par un réseau mondial de capteurs, permettant d’estimer la taille de l’astéroïde géocroiseur ainsi que son poids avant la désintégration. D’un diamètre compris entre 15 et 17 mètres, pour une masse comprise entre 7000 et 10000 tonnes, l’objet céleste a libéré près de 500 kilotonnes d’énergie lors de son entrée dans l’atmosphère terrestre, créant une onde de choc responsable de nombreux dégâts minimes au sol – notamment des bris de verre – et blessant légèrement plus d’un millier de personnes. Les données infrasons permettent d’établir que 32,5 secondes se seraient écoulées entre l’entrée du météore dans l’atmosphère, à une vitesse de près de 18 kilomètres par seconde et sa désintégration presque totale.
De nombreuses vidéos ont émergé sur le net, notamment en raison du grand nombre de « dash-cam » en Russie, ces caméras embarquées permettant de filmer ce qu’il se passe sur la route et de se prémunir contre les fraudes à l’assurance, pratique endémique de ce côté-ci du Caucase.
Cet événement exceptionnel n’a aucun rapport et ne doit pas être confondu avec « 2012DA14 », un astéroïde de 45 mètres de diamètre et de près de 135 000 tonnes ayant frôlé la Terre sans faire de dégâts, passant à moins de 27 000 kilomètres de notre planète. L’astéroïde avait été découvert en 2012 lors de son premier passage à plus de 2 600 000 kilomètres de la Terre.
Dispositif anti-incendie : de la mousse, et en quantité
La base aérienne américaine d’Ellsworth (dans le Dakota du sud) s’est dotée d’un dispositif anti-incendie qui n’a rien de nouveau, mais qui est particulièrement impressionnant à observer une fois déclenché. Pour faire face à l’éventualité d’un incendie, la base de l’US Air Force s’est équipée d’un système d’arrosage distribuant de la mousse, alternative souvent plus efficace que l’eau dans la lutte contre les incendies. Lors d’un incendie causé par des hydrocarbures, la mousse présente l’avantage de rester en surface, alors que l’eau – plus lourde que les hydrocarbures – finit sa course en dessous du combustible et aura donc un impact beaucoup plus limité.
Un agent émulseur et un générateur suffisent souvent à obtenir ce mélange hétérogène d’air et d’eau, parfois couplé avec d’autres produits. La quantité de mousse délivrée en deux minutes trente est saisissante, couvrant toute la surface du bâtiment d’une couche relativement épaisse, haute de plusieurs mètres.
D’autres ont opté, dans la lutte contre les incendies et pour ralentir la combustion de certains matériaux, pour les retardateurs de flammes, malgré le fait qu’ils puissent en parallèle augmenter la dangerosité, en raison de l’émanation de gaz toxiques, première cause de décès lors d’un incendie, comme nous vous en parlions déjà ici.
Mi-mannequin, mi-marionnette
United Arrows, un des nombreux magasins de prêt-à-porter présents dans la capitale japonaise, a décidé d’apporter une touche d’innovation en matière de communication directe avec le chaland. Son arme secrète : deux « MarionetteBot » (concaténation de marionnette et de robot) discrètement placées en devanture du magasin, dont la présence seule attise la curiosité des passants.
Ces « MarionetteBot » ne sont évidemment pas des mannequins ordinaires. Une caméra de type Kinect capture les mouvements d’un passant plus téméraire que les autres ; les informations sont alors traitées en temps réel de telle sorte que le mannequin puisse reproduire grossièrement les mouvements de ce dernier, à l’aide d’un réseau de seize fils entrainés par un moteur spécialement conçu pour l’occasion, comme on pourrait contrôler une marionnette.
Situé a Shibuya, l’un des quartiers les plus dynamiques de Tokyo et considéré comme le cœur de la mode de la mégalopole japonaise, nul doute que la présence des deux mannequins aura un impact direct… sur la densité de chalands présents sur le trottoir devant le magasin.
De l’eau dans l’espace
L’astronaute américain Donald Pettit, ingénieur en chimie au civil, est l’un des rares brillants chanceux s’étant retrouvé autour de la Terre à bord de la Station Spatiale Internationale (ISS). Revenu sur Terre au mois de juillet de l’année dernière, il avait pris la très bonne habitude de partager avec le grand public quelques-unes de ses expériences réalisées en orbite, lorsqu’il avait un peu de temps libre devant lui, à travers de nombreuses vidéos qu’il postait assez régulièrement en ligne (nous vous présentions déjà l’une de ses expériences ici.
Les expériences de physique conduites par Donald Pettit concernent le plus souvent le comportement des fluides en impesanteur, et prennent souvent l’allure de jeux tant l’enthousiasme de l’astronaute semble insatiable et sincère, enthousiasme d’ailleurs pour le moins communicatif. Dans la vidéo qui suit, notre ingénieur en chimie s’amuse à étudier le comportement d’un fluide en impesanteur (en l’occurrence, de l’eau) après lui avoir appliqué une force créée par une seringue remplie d’air. Il devient possible d’admirer, entre autres exemples, l’effet combiné des ondes de surface (qui se propagent en surface) avec les ondes de volume (qui elles, se propagent au cœur de la sphère).
Le gadget (inutile ?) de la semaine : donner son sperme à l’aide d’un extracteur (de sperme)
Pour conclure cette quarantième Revue du web, nous allons devoir aller jusqu’en Chine pour débusquer le gadget (inutile ?) de la semaine. Quelques hôpitaux chinois se sont lancés dans une aventure pour le moins surprenante, en ayant la bonne idée d’introduire un nouveau type de machine dans leur enceinte : un extracteur de sperme, pour aider les donneurs et pour effectuer la « récolte ».
Selon le réseau social Weibo, plateforme très populaire en Chine, l’un de ces extracteurs aurait été installé dans un hôpital de Nanjing (Nankin), capitale de la province du Jiangsu située à environ 300 kilomètres de Shanghai. La machine, aux couleurs « engageantes » – une savante combinaison de blanc, de gris et de rose – dispose d’un embout massant imprimant un mouvement de va et vient, ainsi qu’un mouvement de succion, pour faire grimper la température et faciliter la collecte. L’embout serait ajustable à la taille requise par l’utilisateur. Il est possible de modifier la rapidité, la fréquence, l’amplitude voire même la température du dispositif pour un confort optimal.
Le robot est également équipé d’un petit écran, placé sur le dessus de l’extracteur, dont le but est tout simplement de stimuler le donneur et de « l’aider » dans le long et difficile processus d’extraction. Ce robot extracteur aurait déjà été utilisé par des patients atteint de stérilité, ayant des difficultés à récolter leur sperme de manière plus traditionnelle, selon le directeur du service d’urologie de l’hôpital central de Zhengzhou, dans le Henan. Cette machine est disponible à la vente en ligne pour la modique somme de 2800 dollars, le site mettant en avant la « sensation de confort qu’elle procure au patient ».
Bonus : de l’encre au ralenti… et au format 4K
En bonus cette semaine, voici une vidéo mise en ligne sur Youtube par un internaute, vidéo vous offrant la possibilité d’être vue au format 4K. On peut y voir la valse hypnotique de différentes encres liquides, se mêlant et s’entremêlant en une danse des plus sensuelles. Le format 4K est un format d’image numérique, utilisé principalement dans le domaine du cinéma numérique, dont la définition est environ quatre fois supérieure à celle du HD 1080p (elle offre une résolution de 3840 par 2160 pixels, ce qui correspond à un ratio 16/9).
On compte près de 2033 % de pixels en plus qu’une télévision standard, et 326 % de pixels en plus qu’une télévision HD. Pour profiter de cette vidéo au format 4K, il suffit de modifier la qualité dans les paramètres du lecteur, et de passer au format « original ». Petite astuce : il vous faut aussi, bien évidemment, un écran 4K pour pouvoir regarder cette vidéo dans ce format, sinon vous devrez probablement vous contenter d’un « maigre » 1080p.
Cela valait bien un article dans Science. Après le jeune astrophysicien de 15 ans qui vient contrer Einstein en découvrant que les galaxies ne se déplacent pas comme prévu, c’est au tour de Boltzmann d’être malmené. Des chercheurs de l’université Ludwig-Maximilian et du Max Planck Institut ont réussi à créer un gaz à une température théoriquement en dessous du zéro absolu.
Pour rappel, il n’existe pas de température négative car par définition, la température reflète l’agitation des atomes. La plus faible agitation est l’immobilité totale, c’est le zéro absolu. Alors comment faire « plus froid » ? Là encore, petit rappel de physique. La distribution de Boltzmann permet de connaitre l’état d’une particule donnée et son énergie. Elle dépend de la température et de l’état des autres particules. Les chercheurs ont en fait créé un état contraire à ce qui existe habituellement, c’est-à-dire une majorité de particules avec une faible énergie et une minorité excitée. Les scientifiques munichois ont inversé ce ratio en faisant basculer brutalement les particules les plus immobiles dans un état très excité, rendant les particules les plus excités majoritaires. La distribution de Boltzmann ainsi inversée entraîne de facto une température absolue négative, en théorie.
Cette astuce pourrait bien être un début dans l’étude de l’énergie noire. Pour des températures inférieures au zéro absolu, la pression devient négative et les atomes s’attirent, sans pour autant s’effondrer sur eux-mêmes. Les chercheurs espèrent y voir une première explication au fait que notre univers lui non plus, ne s’effondre pas sur lui-même.
Une équipe de chercheurs américains s’est récemment échinée à améliorer l’un des éléments les plus essentiel de l’électronique moderne, composant électrotechnique servant au transport de l’électricité, à savoir, le fil électrique.
La trivialité supposée du fil électrique prend en effet du plomb dans l’aile avec les travaux de l’équipe dirigée par Michael Dickey, laissant ainsi entrevoir le futur du fil électrique : il sera extensible, et il aura surtout des propriétés auto-cicatrisantes.
Les chercheurs ont tout d’abord créé de minuscules canaux (appelés « canaux microfluides ») en passant à de nombreuses reprises un fil dans un polymère auto-cicatrisant, disponible sur le marché.
C’est en remplissant ces canaux par un alliage métallique de gallium et d’indium à l’état liquide qu’ils parvinrent à créer un fil électrique « liquide », lové dans une gaine de polymère extensible. Puisque le fil est liquide, il peut s’étirer aisément, de concert avec sa gaine.
Lorsque le fil est coupé, le métal liquide s’oxyde et forme alors, dans un premier temps, une pellicule suffisamment résistante pour prévenir tout risque de fuite de l’alliage hors de son couffin de polymère.
Une fois les deux extrémités du fil remises bout à bout, l’alliage liquide d’indium et de gallium se reconnecte et reforme le fil liquide, en même temps que la gaine polymère cicatrise, et ce à température ambiante.
Ces qualités laissent présager une utilisation de ce fil auto-cicatrisant dans des environnements difficiles et exposés à de très fortes contraintes.
Vendredi 11 mars, 14h46 (heure locale), la terre tremble au Japon. Un séisme de magnitude 9 vient de secouer l’archipel, séisme dont l’épicentre se trouve à 130 kilomètres au large de Sendai et à 370 kilomètres de la capitale Ce tremblement de terre est suivi d’un tsunami dévastateur (une vague allant jusqu’à 10 mètres de haut par endroit), et de son habituelle cohorte de répliques.
La suite des événements appartient désormais à l’histoire : plus de 18 000 morts (pour la plus grande partie à cause du tsunami), plusieurs centaines de milliers de Japonais déplacés, un accident nucléaire classé niveau 7, une catastrophe écologique et sanitaire sans précédents, une reconstruction au coût exorbitant et une prise de conscience mondiale sur les risques du nucléaire.
La gestion de la catastrophe par l’exploitant de la centrale, la Tokyo Electric Power Company (TEPCO) avait été sévèrement critiquée par les observateurs internationaux, ne laissant dans un premier temps filtrer que peu d’informations. La compagnie – désormais nationalisée en raison du coût vertigineux de l’accident nucléaire – s’est pourtant enfin décidée à publier plus de 2000 clichés saisissants, pris lors du premier mois ayant suivi le début de la catastrophe, laissant entrevoir des scènes apocalyptiques de bâtiments dévastés, de salles inondées…
Près de deux ans plus tard, de nombreuses inquiétudes subsistent encore, notamment concernant la piscine du réacteur numéro 4, qualifiée par certains spécialistes de véritable bombe à retardement.