Batho prend le cap des énergies marines

La France dispose d’un potentiel considérable pour développer les énergies marines. Avec les connaissances actuelles, on estime le potentiel de puissance totale du pays, hors éolien en mer, exploitable à moyen terme, entre 3 et 5 gigawatts (GW). À lui seul, le potentiel hydrolien exploitable se situe entre 2 et 3 GW, ce qui en fait le deuxième gisement hydrolien d’Europe.

Il est essentiellement concentré au large de la pointe de la Bretagne et autour du Cotentin. La France bénéficie également du deuxième gisement éolien en Europe, après la Grande- Bretagne.

 

 

 

 

 

 

L’état des lieux du secteur montre une filière hydrolienne encore jeune mais à très fort potentiel. La filière aborde aujourd’hui une phase de démonstration pré-commerciale. Si des projets existent à ce jour, il n’y a pas de ferme hydrolienne en opération ou en construction dans le monde. La future exploitation commerciale de fermes hydroliennes nécessite donc s’intéresser aux retours d’expériences nationales et internationales des prototypes. 

Dans le cadre du débat national sur la transition énergétique, un plan stratégique pour les énergies marines sera élaboré. Il permettra de planifier et d’accélérer l’émergence de cette nouvelle filière industrielle.

Pour préparer ce plan, une mission a été confiée au conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) et au conseil général de l’économie, de l’industrie, de l’énergie et des technologies (CGEIET) pour évaluer le potentiel des différentes filières. Ses résultats sont attendus pour le 15 mars 2013.

Déjà des mesures concrètes annoncées

Les premières mesures concrètes pour aider l’émergence de la filière ont été annoncées par Delphine Batho fin février.

La première est le lancement d’un appel à manifestation d’intérêt (AMI)  « énergies marines » début mars 2013. Il vise le développement de briques technologiques (éléments indispensables au déploiement à grande échelle) d’énergie hydrolienne, houlomotrice, éolienne flottante et thermique marine. Il concerne aussi des démonstrateurs de recherche, à une échelle représentative des conditions d’exploitation, d’énergie houlomotrice.

L’objectif est un démarrage de ces démonstrations en mer d’ici 2016. La deuxième mesure est le lancement par les Préfets d’un large travail pour identifier les zones les plus propices pour l’installation d’hydroliennes pilotes. 

Le rapport du 15 mars permettra de prendre les décisions rapides attendues par les industriels pour les mécanismes de soutien aux fermes pilotes hydroliennes, notamment par le lancement d’un AMI et la mise en place d’un tarif de rachat de l’électricité produite par les fermes pilotes.

La France s’est fixé comme objectif l’installation d’une capacité de production électrique en mer de 6 000 MW en 2020. Ces installations assureront alors 3,5 % de la consommation électrique du pays. 

Par Matthieu Combe, journaliste scientifique

L’essentiel de REACH 1/2 (mars)

Communiqué de presse du Ministère de l’Ecologie

27/02/2013

Le ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie a publié un communiqué de presse rappelant l’obligation d’enregistrement au 31 mai 2013. Ce communiqué est téléchargeable sur : developpement-durable.gouv.fr

 

L’ECHA offre un soutien aux déclarants dans certains cas exceptionnels

01/03/2013

Les entreprises confrontées à des situations exceptionnelles susceptibles de les empêcher d’enregistrer dans les temps devront informer l’ECHA avant la date limite du 31 mai 2013. Quatre cas particuliers ont été recensés : 

  • Difficultés des entreprises pour fournir les données requises à l’annexe VII et l’annexe VIII en temps voulu ou des difficultés pour les importateurs de mélanges pour obtenir des données sur la composition et d’analyse des substances dans le mélange de leurs fournisseurs.
  • Impossibilité de présenter un pré-enregistrement tardif en raison d’un changement d’entité juridique.
  • Problème pour le déclarant principal de soumettre un dossier entièrement conforme à REACH.
  • Les utilisateurs en aval qui deviennent des importateurs, leur substance n’ayant pas été enregistrée par un fournisseur basé de l’UE.

Plus d’informations sur : echa.europa.eu/view-article

 

Proposition pour identifier de nouvelles substances SVHC (substances extrêmement préoccupantes)

04/03/2013

Sur demande de la commission européenne, l’ECHA lance une consultation publique pour l’identification de 10 nouvelles substances SVHC (substances extrêmement préoccupantes). Les substances concernées sont : 

  • 2,4-di-tert-butyl-6-(5-chlorobenzotriazol-2-yl) phenol (UV-327) (N° CAS : 3864-99-1  et N° CE : 223-383-8)
  • Acide pentadecafluorooctanoic (PFOA) (N° CAS : 335-67-1 et N° CE : 206-397-9)
  • Oxyde de cadmium (N° CAS : 1306-19-0 et N° CE : 215-146-2)
  • 2-benzotriazol-2-yl-4,6-di-tert-butylphenol (UV-320) (N° CAS : 3846-71-7 et N° CE : 223-346-6)
  • 2-(2H-benzotriazol-2-yl)-4,6-ditertpentylphenol (UV-328) (N° CAS : 25973-55-1 et N° CE : 247-384-8)
  • Ammoniumpentadecafluorootanoate (APFO) (N° CAS : 25973-55-1 et N° CE : 223-320-4)
  • 2-(2H-benzotriazol-2-yl)-4-(tert-butyl)-6-(sec-butyl)phenol (UV-350)  (N° CAS : 36437-37-3 et N° CE : 253-037-1)
  • Cadmium (N° CAS : 7440-43-9 et N° CE : 231-152-8)
  • 4-Nonylphenol, ramifié et linéaire, éthoxylé  
  • Dipentyl phthalate (DPP) (N° CAS : 131-18-0 et N° CE : 205-017-9)

Les commentaires sont à soumettre jusqu’au 18 avril 2013. Plus d’information sur : echa.europa.eu/proposals-to-identify-substances-of-very-high-concern

 

Nouvelle consultation publique pour la classification et l’étiquetage harmonisé de substances

05/03/2013

L’ECHA sollicite des commentaires sur de nouvelles propositions de classification et d’étiquetage harmonisés pour 11 nouvelles substances. Les substances concernées sont : 

  • chlorophacinone (ISO); 2-[(4-chlorophenyl)(phenyl)acetyl]-1H-indene-1,3(2H)-dione (N° CAS : 3691-35-8 et N° CE : 223-003-0)
  • difenacoum (ISO); 3-(3-biphenyl-4-yl-1,2,3,4-tetrahydro-1- naphthyl)-4-hydroxycoumarin (N° CAS : 56073-07-5 et N° CE : 259-978-4)
  • warfarin (ISO); 4-hydroxy-3-(3-oxo-1-phenylbutyl)-2H-chromen-2-one (N° CAS : 81-81-2 et N° CE : 201-377-6)
  • ifethialone (ISO); 3-[3-(4′-bromobiphenyl-4-yl)-1,2,3,4-tetrahydronaphthalen-1-yl]-4-hydroxy-2H-1-benzothiopyran-2-one (N° CAS : 104653-34-1)
  • bromadiolone (ISO); 3-[3-(4′-bromobiphenyl-4-yl)-3-hydroxy-1-phenylpropyl]-4-hydroxy-2H-chromen-2-one (N° CAS : 28772-56-7 et N° CE : 249-205-9)
  • coumatetralyl (ISO); 4-hydroxy-3-(1,2,3,4-tetrahydro-1- naphthyl)coumarin (N° CAS : 5836-29-3 et N° CE : 227-424-0)
  • brodifacoum (ISO); 4-hydroxy-3-(3-(4′-bromo-4-biphenylyl)- 1,2,3,4-tetrahydro-1-naphthyl)coumarin (N° CAS : 56073-10-0 et N° CE : 259-980-5)
  • flocoumafen (ISO); reaction mass of: cis-4-hydroxy-3-(1,2,3,4- tetrahydro-3-(4-(4-trifluoromethylbenzyloxy)phenyl)-1-naphthyl)coumarin; trans-4-hydroxy-3-(1,2,3,4-tetrahydro-3-(4- (4-trifluoromethylbenzyloxy)phenyl)-1- naphthyl)coumarin (N° CAS : 90035-08-8 et N° CE : 421-960-0)
  • special purpose 475-glass fibres [Calcium-aluminium-silicate fibres with random orientation with the following composition (% given by weight): SiO2 55.0-60.0%, Al2O3 4.0-7.0%, B2O3 8.0-11.0%, Na2O 9.5-13.5%, K2O 1.0-4.0%, CaO 1.0-5.0%, MgO 0.0-2.0%, Fe2O3 <0.2%, ZnO 2.0-5.0%, BaO 3.0-6.0%, F2 <1.0% with note R. Process: drawing or spinning the molten mix (at approx. 1500°C) from nozzles]
  • special purpose E-glass fibres [Calcium-aluminium-silicate fibres with random orientation with the following composition (% given by weight): SiO2 50.0-56.0%, Al2O3 13.0-16.0%, B2O3 5.8-10.0%, Na2O <0.6%, K2O <0.4%, CaO 15.0-24.0%, MgO <5.5%, Fe2O3 <0.5%, F2 <1.0% with note R. Process: drawing or spinning the molten mix (at approx. 1500°C) from nozzles] 
  • Phenol, dodecyl-, ramifié (N° CAS : 121158-58-5 et N° CE : 310-154-3)

Les consultations publiques sont ouvertes pendant 45 jours et prendront fin le 19 avril 2013. Plus d’informations sur : echa.europa.eu/view-article

 

Premiers résultats d’évaluation de substances – informations complémentaires pour 32 substances

06/03/2013

Les États membres ont évalué 36 substances énumérées dans le Corap (plan d’actions) pour 2012. Quatre de ces 36 substances évaluées ne nécessitent pas de compléments d’informations. Pour les autres substances, les États membre en charge de l’évaluation proposent de demander aux déclarants de fournir de plus amples informations. Ensuite, les déclarants auront la possibilité de commenter ces demandes. Plus d’informations sur : echa.europa.eu/view-article

 

Outil pour les scénarios d’exposition

06/03/2013

L’outil de rapport et d’évaluation de la sécurité chimique (Chesar) a été mis à jour afin de faciliter la communication des scénarios d’exposition dans la chaîne d’approvisionnement. Cette mise à jour marque la première étape dans la normalisation de l’information des scénarios d’exposition pour les utilisateurs en aval. Plus d’informations sur : echa.europa.eu/view-article

 

Enquête sur les risques liés à cinq sels de cobalt

07/03/2013

La Commission européenne a demandé à l’ECHA de mener une enquête sur les risques liés à l’utilisation de cinq sels de cobalt : sulfate de cobalt, le dichlorure de cobalt, le dinitrate de cobalt, le carbonate de cobalt et le diacétate de cobalt. Sur la base de cette étude, la Commission européenne pourra dire si elle demandera à l’ECHA de préparer un dossier pour restreindre l’utilisation de ces sels, notamment s’il y a indications de risques pour la santé humaine qui ne sont pas suffisamment contrôlés. La Commission a fait cette demande à l’ECHA après avoir choisi de reporter la décision d’inclure ces substances dans la liste d’autorisation (Annexe XIV) jusqu’à ce qu’un processus de restriction ait été conclu. Plus d’informations sur : echa.europa.eu/view-article

La Cour de l’Union Européenne confirme l’évaluation des substances BPT par l’ECHA

08/03/2013

L’ECHA se félicite des conclusions de la Cour de l’Union Européenne qui confirme l’approche de l’ECHA en matière d’identification des substances PBT (bioaccumulable, persistent, toxique) et vPvB (very persistent, very bioaccumulable) comme substances extrêmement préoccupantes. Plus d’informations sur : echa.europa.eu/view-article

 

Adoption de 9 avis scientifiques par le Comité d’évaluation des risques (RAC)

12/03/2013

Le comité d’évaluation des risques (RAC) a adopté huit avis et a donné son accord sur un avis qui sera adopté après consultation publique. Le Comité d’évaluation des risques a adopté six avis de classification et d’étiquetage harmonisés (CLH) (Mandipropamid, Fenoxaprop-p-ethyl, Isoxaflutole, sorbate de potassium, tricalcique diphosphure, 8:2 Fluorotelomer alcohol (FTOH), deux avis à la demande de la Direction exécutive (arséniure de gallium, Diisononylphthalate et diisodecylphthalate dans les jouets et articles de puériculture) et un avis sur une proposition de restriction (1,4-dichlorobenzène dans les désodorisants et des blocs sanitaires). Plus d’informations sur : echa.europa.eu/view-article

 

Le SEAC adopte des avis scientifiques par 2 propositions de restriction

12/03/2013

Lors de sa 18e réunion à Helsinki, le Comité d’analyses socio-économiques (SEAC) de l’ECHA a appuyé la proposition danoise de restreindre le chrome (VI) dans les articles en cuir et convenu d’un projet d’avis sur la proposition de restriction pour le 1,4-dichlorobenzène dans les désodorisants et des blocs sanitaires. Plus d’informations sur : echa.europa.eu/view-article

 

Le SEAC d’accord sur la façon dont il évaluera la faisabilité économique

12/03/2013

Lors de sa 18ème réunion à Helsinki, le comité d’analyses socio-économiques (SEAC) a accepté de publier une note explicative sur la façon dont il évaluera la faisabilité économique dans le cadre de la procédure de demande d’autorisation. Plus d’informations sur : echa.europa.eu/view-article

 

Assurez-vous que vos coordonnées d’entreprise sont mises à jour dans REACH-IT

13/03/2013

A l’approche de la date limite d’inscription du 31 mai, l’ECHA fournira plus de soutien proactif aux déclarants membres après leur soumission de dossier ; par exemple, si une entreprise a des problèmes pour passer l’étape de vérification. Pour que l’ECHA soit en mesure d’aider au mieux les déclarants, il leur demande de vérifier que leurs coordonnées dans REACH-IT sont valides et à jour. 

 

Testez vos connaissances sur les nouveaux pictogrammes de danger

13/03/2013

Pour marquer la Journée internationale des consommateurs, le 15 Mars, l’ECHA a lancé un quiz interactif sur les nouveaux pictogrammes de danger pour l’étiquetage des substances chimiques dangereuses dans l’Union européenne (règlement CLP). Faites le quiz pour vérifier si vous connaissez bien les nouveaux symboles et les produits sur lesquels ils seront utilisés. Lisez les étiquettes et soyez prudents ! Vous pouvez vérifier votre propre score, regarder des films d’animation de l’Agence européenne pour la santé et la sécurité au travail (EU-OSHA) au travail et en apprendre davantage sur le site de l’ECHA expliquant les pictogrammes et les étiquettes. Plus d’informations sur : echa.europa.eu  Quizz : echa.europa.eu/clp-quiz

Par Céline GABORIAUD NECTOUX, Ingénieur Environnement aux Ateliers d’Orval

 

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Habemus papam : les secrets de la fumée blanche révélés

Cette fois ça y est. Les 115 cardinaux ont élu un nouveau pape. Il s’agit de Jorge Maria Bergoglio, un argentin, qui prendra le nom de François Ier. Il n’aura fallu que deux jours et 4 tours de scrutins pour désigner le successeur de Benoit XVI, et annoncer au monde entier la nouvelle en faisant passer la fumée de la couleur noire à blanche. Ce tour de passe-passe, visuellement très efficace, n’a rien de surnaturel. L’Eglise catholique a même expliqué comment cela fonctionne.

Tout d’abord, précisons qu’il existe deux poêles, positionnés à l’entrée de la Chapelle Sixtine. L’un sert à brûler les bulletins de vote, l’autre à produire la fumée de la bonne couleur : du noir si aucun pape n’a été désigné, du blanc pour célébrer le nouvel élu.

 

 

 

 

 

 

La fumée issue des deux poêles est transportée dans un même conduit débouchant sur le toit. La fumée noire est obtenue à l’aide d’un savant mélange de perchlorate de potassium, d’anthracène et de souffre.

La fumée devient blanche grâce à un autre mélange, composé de chlorate de potassium, de lactose et de colophane. Ce procédé est récent puisqu’il date seulement de 2005, mais restait encore à améliorer puisque la fumée annonçant l’élection de Benoit XVI était plus gris clair que d’un blanc immaculé.

Jusqu’alors, la coloration noire de la fumée était due à la présence d’une sorte de goudron, et la couleur blanche à de la paille humide. Ce procédé a été abandonné car la fumée censée être blanche était souvent grise, occasionnant une confusion bien mal à propos chez les fidèles.

Cette fois-ci, pas d’ambigüité, la fumée était bien blanche, et les milliers de catholiques rassemblés sur la place Saint-Pierre n’ont pas attendu que les cloches de la Basilique Saint-Pierre retentissent pour clamer leur joie.

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

Une ONG dresse la liste des entreprises utilisant des substances chimiques dangereuses

Entrée en application en 2007, la directive « Reach » (enregistrement, évaluation, autorisation et restriction des produits chimiques) encadre l’utilisation des substances chimiques au sein de l’UE.

La législation européenne impose aux entreprises qui produisent ou importent ces substances de les déclarer auprès de l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA).

A la fin de l’année 2012, l’ECHA a rendu ces informations publiques. Cette décision fait suite à un recours déposé devant la Cour de Justice de l’UE par deux ONG de défense de l’environnement, ChemSec et ClientEarth.

« La décision de publier les noms des entreprises du registre a été prise au terme d’un processus de consultation avisé. Auparavant, ces données n’étaient pas publiées en raison d’une procédure judiciaire en cours », a déclaré Mikko Väänänen, du service de presse de l’ECHA.

Jusqu’à présent, l’Agence européenne des produits chimiques a préféré garder secrètes ces informations. Pourtant, la directive l’enjoint à le faire, sauf en cas de demande expresse d’une entreprise, au nom du principe de confidentialité. Le Conseil européen de l’Industrie chimique (CEFIC) a rappelé récemment qu’elle est nécessaire pour protéger les secrets industriels.

Liste « SIN »

Ces informations ont permis à l’ONG ChemSec d’établir sa propre base de données. La liste dite « SIN » (Substitute It Now ! ) contient les substances « présentant un risque important », selon la classification européenne. A ce titre, elles sont susceptibles d’être prochainement interdites par l’UE, dans le cadre de la mise en oeuvre de Reach.

En anglais, « SIN » signifie péché. Mais pour la directrice de ChemSec Anne-Sofie Andersson, la démarche ne vise pas à mettre les entreprises dans l’embarras. Il s’agit d’une information « publique », qui peut être utile pour les investisseurs « socialement responsables ».

L’emploi des produits chimiques est souvent occulté dans leur analyse de la durabilité d’une production. « Ils sont focalisés sur les émissions de carbone, les déchets et les quantités d’eau utilisées », explique Anne-Sofie Andersson.

Bernhard Thier, de l’entreprise allemande BASF mentionnée dans la liste, salue l’initiative de cette ONG, qui permet de progresser vers une meilleure utilisation des produits chimiques. Cependant, elle « induit en erreur car elle répertorie les produits chimiques selon leurs propriétés intrinsèques, sans prendre en compte l’exposition humaine et à l’environnement », a déclaré ce cadre supérieur à Euractiv Bruxelles.

Le Conseil européen de l’industrie chimique (CEFIC) n’a pas souhaité faire de commentaires.

Publié par Pierre Thouverez

Source : Euractiv.Fr

 

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Solvants et chimie verte : Les solvants en chimie organique (1/3)

Le concept de « chimie verte » (green chemistry) émerge aux Etats Unis au début des années 1990 pour offrir un cadre à la prévention de la pollution liée aux activités chimiques. La chimie verte a pour but de concevoir des produits et des procédés chimiques permettant de réduire voire d’éliminer l’utilisation et la synthèse de substances dangereuses. Il s’agit d’encourager les chimistes à considérer l’impact environnemental des produits chimiques et de leur synthèse dès la conception.
La chimie verte s’articule autour de douze principes, énoncés par Anastas et Warner, pères de la chimie verte (ci-dessous). Ils reposent sur l’aspect environnemental et économique ainsi que sur la sécurité :

La chimie verte doit s’inscrire dans un développement économiquement efficace et durable ; de nouveaux procédés de synthèse doivent prendre en compte l’aspect écologique.

Une partie des activités de la chimie verte consiste donc à diminuer la quantité de sous-produits des réactions chimiques et les déchets toxiques. Les solvants de réactions entrent dans cette catégorie.

État des lieux

La plupart des solvants sont des composés organiques volatils (ou VOC, volatil organic compounds) qui peuvent donc se disperser facilement dans l’environnement. Cela s’accompagne souvent de risques car ils sont très souvent inflammables. De plus, ils sont généralement nocifs du point de vue de l’écologie et de la santé (beaucoup présentent à la fois une toxicité aiguë et une toxicité chronique). Ces inquiétudes sont d’autant plus justifiées que les solvants sont utilisés en grandes quantités :

  • 35% des VOCs libérés dans l’atmosphère sont des solvants ;
  • 80 à 90% des déchets générés par l’industrie pharmaceutique proviennent du solvant utilisé ;
  • et l’utilisation de solvant est responsable de la moitié des émissions de gaz à effet de serre.

Ainsi, l’un des sujets de préoccupation majeure en matière de chimie est l’utilisation de substances auxiliaires, et surtout de solvants. De fait, le cinquième principe de la chimie verte encourage à limiter leur emploi.

Limiter l’utilisation des solvants

Même si certains procédés industriels ont lieu en phase gazeuse avec des catalyseurs solides – donc sans solvant -, dans la plupart des réactions, en particulier la synthèse de molécules complexes, il est impossible de se passer de solvant. Cependant, la quantité de déchets produits est souvent lié au nombre de pas de synthèse nécessaires. Il apparaît donc très clairement que réduire le nombre de pas de synthèse aboutit à une diminution nette de la production de déchets.

Dans les bases documentaires

Prenons l’exemple de la synthèse du Viagra© : à l’origine, le procédé de synthèse utilisait 1300 L/kg de solvant contre 7 L/kg seulement pour le procédé actuel optimisé.

En réalité, ce n’est pas tant le nombre de pas de synthèses distincts qui importe mais le nombre de séparation et de changement de solvants au cours de la synthèse.

Dans la synthèse de la sertraline, un antidépresseur mis au point par Pfizer, les trois dernières étapes de la synthèse ont été modifiées pour pouvoir être menées dans l’éthanol sans besoin d’isoler les produits intermédiaires. Cette amélioration de stratégie de synthèse aboutit à une réduction du solvant utilisé de 101,4 L/kg à 24 L/kg.

La première étape pour minimiser l’utilisation de solvants consiste en la conception de voies de synthèse qui limitent voire exluent les changements de solvants en privilégiant la récupération et le recyclage de ce dernier.

Choisir un solvant vert

Lorsqu’on ne peut pas travailler sans solvant, il s’agit alors de choisir celui dont les effets néfastes sur l’environnement sont les plus faibles. La question est alors de déterminer le caractère « vert » d’un solvant. Dans l’absolu, il n’y a pas de solvant « vert » ; le caractère plus ou moins « vert » d’un solvant ne peut être déterminé que dans le contexte d’un procédé.

Par exemple, même l’eau – qui semble a priori le solvant le moins dangereux pour l’environnement – n’est pas nécessairement le solvant le plus « vert ». Du fait de son haut point d’ébullition, l’eau requiert beaucoup d’énergie pour être éliminé d’une synthèse par évaporation, ce qui conduit à une production importante de CO2. Il vaut mieux parfois utiliser un solvant apparemment moins vert au sein duquel le produit désiré peut être plus facilement extrait.

Le choix du solvant affecte également le rendement, la sélectivité et les vitesses de réactions. Un choix vigilant et attentif du solvant peut réduire la production de déchets et/ou l’énergie utilisée au cours d’un procédé. Pour concevoir une synthèse la plus « verte » possible, la prise en compte de ces considérations multi-factorielles est donc essentielle.

Pour évaluer le caractère « vert » d’un solvant, plusieurs outils ont été développés afin d’établir une classification de leur impact environnemental :

  • L’outil EHS (Environmental Health and Safety) évalue les risques environnementaux directs d’un composé

Plusieurs facteurs interviennent dans le calcul : la persistance, les risques de libération, d’incendie et d’explosions, les réactions et décompositions possibles, la toxicité (aiguë ou chronique). Pour un composé donné, une valeur est attribuée à chaque facteur : la somme donne alors le profil EHS du composé étudié. L’avantage de cette méthode est de couvrir la plupart des préoccupations environnementales tout en restant simple d’usage. Si aucun solvant ne présente d’avantage évident, une telle classification constitue donc un premier outil efficace de sélection d’un solvant vert.

  • Les résultats EHS peuvent être combinés avec ceux de l’outil LCA (Life Cycle Assessment) pour donner une méthode de sélection plus complète

Cette dernière consiste à évaluer l’impact environnemental de la production et de l’utilisation d’un produit chimique en considérant toutes les étapes de la vie du produit : la provenance des réactifs, la synthèse et l’utilisation de substances auxiliaires, le transport, l’utilisation ainsi que le devenir dans l’environnement. C’est un travail complexe et coûteux. Et selon les composés chimiques étudiés, les informations peuvent être insuffisantes conduisant à des résultats parfois contradictoires. Cependant, en ce qui concerne les solvants – étant omniprésents en synthèse – les informations sont nombreuses pour que des analyses LCA soient réalisables et fiables.

  • Un autre outil simple d’utilisation est le système dit « traffic light » de Pfizer

Classement « traffic light » de Pfizer :

Préférables (verts) Utilisables (orange) Indésirable (rouge)
Eau Cyclohexane Pentane
Acétone Heptane Hexane(s)
Ethanol Toluène Ether diisopropylique
2-Propanol Méthylcyclohexane Ether diéthylique
1-Propanol Méthyl t-butyl éther  Dichlorométhane
Acétate d’éthyle Isooctane 1,2-Dichloroéthane
Acétate d’isopropyle     Acétonitrile N,N-Diméthylformamide
Méthanol 2-Méthyl-THF N-Méthylpyrrolidin-2-one
Méthyl éthyl cetone Tétrahydrofurane Pyridine
1-Butanol     Xylènes Diméthyl acetate
t-Butanol Diméthyl sulfoxide 1,4-Dioxane
Acide acétique

1,2-Diméthoxyéthane

Ethylène glycol Benzène
Tétrachlorométhane

Cette classification des solvants fut établie en appliquant des résultats similaires à ceux du système EHS à tous les solvants communément employés dans l’industrie pharmaceutique. Dans ce système, les solvants verts sont considérés comme ceux de moindre impact environnemental et sont préférables aux solvants oranges. Les solvants rouges sont ceux qui posent le plus de soucis d’ordre sanitaire et écologiques et doivent être évités. Le grand avantage d’un tel outil de sélection est qu’il ne requiert aucune connaissance spécifique en chimie verte d’où son utilisation fréquente.

Des solvants alternatifs

Des solvants alternatifs à ceux rencontrés « classiquement » en synthèse organique ont été proposés tels que l’eau, les liquides ioniques ou le CO2 supercritique (sc-CO2). Ils sont utilisés comme remplacement pour les traditionnels VOCs et consituent un domaine de recherche très actif.

Si les propriétés physiques de ces solvants et l’impact environnemental a priori moindre en font des solvants « verts », plusieurs critiques ont été formulées du fait de données insuffisantes pour pouvoir établir une analyse LCA complète ou même appliquer le système EHS. En réponse, Clark et Tavener, par le biais d’une analyse semi-quantitative, ont classé ces « nouveaux » solvants :

  • le sc-CO2, l’eau et les solvants dérivés de sources renouvelables remportent les premières places de ce classement ;
  • les liquides ioniques et les solvants fluorés les dernières.

Cependant, il faut garder à l’esprit que la simple possibilité de réaliser une réaction dans un de ces nouveaux solvants n’en fait pas automatiquement un solvant vert. C’est seulement par son utilisation commerciale au sein d’un procédé qu’un solvant ayant un impact environnemental moindre vis-à-vis d’une méthode antérieure peut être dit « vert ». A noter que l’impact environnemental global d’un procédé est déterminé par de nombreux facteurs comme l’efficacité de la réaction en termes d’économie atomique, de sélectivité, de production de déchet ou encore de consommation d’énergie.

La seconde partie de cet article, « Solvants et chimie verte », paraîtra le 19 mars.

Par Pauline Bacle

Source : Culture science chimie

L’Allemagne invitée dans le débat sur la transition énergétique

Il subsiste des différences notables entre le mix énergétique allemand et français, notamment concernant l’électricité d’origine nucléaire.Toutefois, « ces différences ne doivent en aucun cas nous empêcher de travailler ensemble sur ce qui nous est commun », estime Delphine Batho, ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie. « Nous avons bien l’intention, ensemble, de faire de l’Europe, le continent de la transition énergétique », ajoute-t-elle.

L’objectif affiché est de mieux organiser la coopération franco-allemande dans le domaine des énergies renouvelables pour faire figure de proue et attirer les autres pays dans la dynamique. « Nous sommes convaincus que cette coopération nous permettra de faire avancer le projet des renouvelables au plan mondial », estime pour sa part Peter Altmaier, Ministre fédéral de l’Environnement, de la Protection de la Nature et de la Sûreté nucléaire. « Le débat en France porte exactement sur les mêmes problèmes, sur les mêmes défis, sur les mêmes questions [qu’en Allemagne] », remarque-t-il. La situation entre les deux pays est donc beaucoup plus proche que ce que l’on a pu penser par le passé. Les chances de coopération et de synergie sont donc larges.

Un office des énergies renouvelables

Le Bureau de coordination des Energies renouvelables, créé en 2011, devient l’Office Franco-Allemand pour les Energies renouvelables dans le cadre de la Transition Energétique. Les deux pays « soulignent leur volonté d’approfondir toutes les formes de coopération concernant les questions liées au développement des énergies renouvelables – notamment en ce qui concerne la planification territoriale, les impacts environnementaux, les coûts et les systèmes de soutien, l’emploi et la formation ; de renforcer la coopération dans le domaine de la recherche, du développement et de l’innovation pour les énergies renouvelables », précise l’accord signé le 7 février 2013.

Cet Office aura aussi pour objet de « traiter de thèmes d’intérêt commun relatifs aux énergies renouvelables et aux sujets connexes, d’encourager l’échange d’informations dans ces domaines ». Dans cette perspective, les deux pays cherchent notamment une position commune pour instaurer un nouveau prix du carbone sur le marché.

Une audition par le conseil national de la transition énergétique

Peter Altmaier est le premier homme politique étranger à être auditionné par le Conseil national du débat sur la transition énergétique. Durant son audition, il a notamment souligné que l’arrêt de huit centrales nucléaires en 2011 n’a pas engendré d’augmentation nette des importations électriques. « En réalité, nous avons toujours eu en 2011 et 2012 un surplus d’exportation par rapport aux voisins européens, même la France », fait-il valoir. Notamment en hiver, la France a importé plus d’électricité en provenance d’Allemagne qu’elle n’y en a exportée ! Ce résultat est important pour faire baisser la part du nucléaire de 75 % à 50 % dans le mix électrique français.

Après la fermeture des huit centrales nucléaires, la production des énergies renouvelables a été élargie. À ce jour, déjà 23 % de l’électricité allemande est fournie par des énergies renouvelables. Selon les estimations, cette part devrait atteindre entre 35 et 40 % en 2020. L’objectif est d’atteindre 80 % en 2050. La décision de fermer toutes les centrales nucléaires à l’horizon 2022 a accéléré le processus de développement.

Toutefois, Peter Altmaier voit le développement des gaz de schistes aux Etats-Unis comme une tendance préoccupante. Ce développement provoque la baisse du prix du charbon en Europe et les pays se détournent peu à peu des usines à gaz pour recourir au charbon. Il appelle à un débat politique en Europe, car si le charbon est moins cher, il est incompatible avec les objectifs climatiques.

Les chiffres allemands montrent que la croissance économique du pays n’est plus liée à l’augmentation de la consommation électrique. Selon les chiffres provisoires en 2012, l’économie allemande a crû de 0,8 % et la consommation nette d’électricité a baissé de 2 %. « Je ne sais pas si il y a des influences climatiques, il faut voir cela, mais nous avons pour but de réduire la consommation totale d’électricité de 10 % d’ici 2020 », reconnait-il toutefois.

En Allemagne, la plupart des énergies renouvelables sont fournies par des agriculteurs qui produisent du biogaz et accueillent sur leur territoire des éoliennes ou des panneaux solaires. L’approvisionnement énergétique s’en trouve d’autant plus diversifié et le revenu des agriculteurs augmenté et stabilisé. Dans le pays, la « capacité de panneaux solaires correspond à la production d’électricité de 20 centrales nucléaires », se plait à rappeler Peter Altmaier.

Ne pas rater la 3e vague de modernisation

« Je suis sûr et certain que nous voyons la 3e vague de modernisation industrielle de l’après-guerre », estime le Ministre allemand. Après avoir raté l’électronique dans les années 60-70, les, ordinateurs dans les années 80-90, l’Europe peut, pour la première fois, être dans les premiers sur le plan mondial. « Si la France et l’Allemagne sont les premiers à encourager la recherche, le développement et la mise en place, nous pouvons en bénéficier pour les 30 années à venir », prévient-il. Au contraire, si l’industrialisation des énergies renouvelables ne se fait pas rapidement en Europe, nous passerons encore une fois à côté d’une révolution industrielle.

Par Matthieu Combe, journaliste scientifique

Les géants de la mobilité se préparent à une explosion des paiements électroniques

L’annonce de deux grands partenariats dans le secteur des paiements mobiles met en évidence la stratégie de ce secteur et laisse penser que ces paiements deviendront plus courants au cours des prochains mois.

Samsung, le géant sud-coréen de l’électronique, a annoncé un accord qui introduira la technologie de paiement par carte Visa dans sa prochaine génération de téléphones et accélérera la croissance des paiements par communication en champ proche (NFC) dans le monde.

Quelque deux milliards d’appareils devraient être dotés de cette technologie d’ici 2017 et le partenariat entre Samsung et Visa accélérera certainement le processus.

Dans le même temps, le fabricant canadien BlackBerry a annoncé que son service de messagerie instantanée, BBM, permettra des paiements entre personne. Un projet pilote a été lancé en Indonésie en collaboration avec PT Bank Permata et Monitise, un fournisseur de plateformes d’argent mobile.

Les paiements mobiles, un succès en Afrique

Le projet pilote permettrait aux utilisateurs de créer et d’accéder à un compte d’argent mobile depuis leur BlackBerry ainsi que de transférer de l’argent en temps réel à d’autres personnes qui utilisent ce service. Les utilisateurs pourront également utiliser le compte pour l’achat de crédit de communication et le transfert d’argents sur des comptes bancaires.

Un deuxième rapport annuel sur l’adoption mondiale du transfert d’argent mobile, publié lors du congrès de Barcelone, a révélé que les paiements mobiles gagnent rapidement du terrain dans les pays en développement.

La majorité des 56,9 millions de clients enregistrés aux paiements mobiles se trouvent en Afrique subsaharienne. Dans cette région, 34 des 47 pays sont actifs dans ce domaine et 37 % des 166 réseaux de téléphonie mobile ont lancé ces services.

Au Kenya, à Madagascar, , en Ouganda et en Tanzanie, il existe en outre plus de comptes d’argent mobile que de comptes bancaires. Les établissements d’argent mobile, 520 000 au total, sont également plus nombreux que les banques dans au moins 28 pays africains.

Cette situation contraste avec l’Europe. La Commission européenne a décidé l’année dernière d’intégrer davantage les paiements par carte et par Internet ainsi que les paiements mobiles sur le marché des 27 États et de parer au manque de concurrence dans le domaine.

Le document de consultation publié conjointement par le commissaire en charge du marché intérieur, Michel Barnier, et le commissaire en charge de la concurrence, Joaquín Almunia, vise à accroître la transparence et la sécurité et à stimuler l’innovation au sein du marché unique.

Les entreprises chinoises passent à la vitesse supérieure

Les paiements de détail effectués dans la zone euro en 2009 représentaient 59 milliards d’euros, mais l’intégration était faible dans les États membres et pour les plateformes de paiement, selon la Commission.

L’exécutif européen souhaite rationaliser le marché et renforcer les conditions de concurrence pour les nouveaux entrants.

Le congrès de Barcelone a mis en évidence un autre élément important. Les entreprises basées en Chine sont dorénavant sur les talons d’Apple, de Samsung et de Sony sur le marché des smartphones.

Huawei, qui a vendu 32 millions de smartphones en 2012, contre 60 % en 2011, est arrivé en troisième position des ventes de smartphones au cours du dernier trimestre de 2012, selon la société de recherche IDC. Le chinois ZTE figure à la cinquième place derrière Sony.

Samsung et Apple sont bien devants et se partagent toujours la moitié du marché. Lors d’un entretien avec EurActiv, Shao Yang, le directeur marketing de Huawei, a déclaré que l’entreprise se concentrerait dorénavant sur la conception pour rattraper ses concurrents et qu’elle engageait certains des meilleurs talents en vue de construire une image de marque.

« Nous avons besoin améliorer la conception et nous voulons être le chef de file mondial du design », a déclaré M. Yang.

 

Jeremy Fleming, depuis Barcelone – traduit de l’anglais par Aubry Touriel
Source : Euractiv.fr

Une console de jeu pour entraîner les chirurgiens

Pour ceux qui cherchaient encore une excuse, c’est scientifiquement prouvé : jouer à la Wii nous rend meilleurs !

Une étude italienne parue dans la revue Plos One démontre que la Wii peut être un allié précieux pour les étudiants en médecine qui se destinent à la chirurgie.

En effet, parmi les 42 cobayes, une moitié  chanceuse a joué une heure par jour à raison de cinq jours par semaine à trois mini-jeux : tennis, tennis de table et simulation aérienne. Les autres participants se sont vu interdire tout jeu vidéo. Leur calvaire a duré quatre semaines.

Une fois ce mois écoulé, chacun des novices en chirurgie a été soumis à un test sur un simulateur de chirurgie laparoscopique, identique à celui passé avant de débuter l’étude. Les scientifiques ont ainsi pu comparer leurs performances avant et après ces quatre semaines.

Et les résultats penchent nettement en faveur de la Wii : 83%  des futurs médecins s’étant entraîné avec la Wii se sont montrés plus précis contre seulement 10% de l’autre groupe. Les deux aspects ayant été nettement améliorés sont la cautérisation et l’économie de mouvement. Les chercheurs de l’Université de Rome ont ainsi constaté que 35% des étudiants ayant suivi l’entraînement Wii ont réalisé une meilleure cautérisation contre 12% dans le deuxième groupe.

 Pour le Docteur Gregorio Patrizi, directeur de l’étude, il était attendu que jouer à la Wii améliore certaines performances : «  La difficulté avec la laparoscopie (réelle et virtuelle) est qu’elle nécessite de bouger dans un espace 3D avec une vision 2D. La Nintendo Wii est une console de jeu avec une manette sans fil capable de détecter les mouvements en trois dimensions.

Grâce à cette manette, les joueurs peuvent utiliser des gestes, contrairement aux jeux vidéos traditionnels. Ainsi, la progression est basée sur le fait que la Wii de Nintendo, comme d’autres consoles plus récentes, offre des jeux vidéos en 3D et par conséquent, améliore l’attention visuelle, la perception de la profondeur, et la coordination des mouvements ».

En revanche, personne n’attendait des résultats aussi flagrants, comme s’en étonnait Gregorio Patrizi sur NBC News : « Les différences entre les deux groupes étaient bien au-delà de nos attentes. Ce qui nous a le plus surpris, c’est que tous les résultats étaient statistiquement signifiants, même dans le cadre de procédures complexes comme la cholécystectomie»

Une preuve scientifique de plus  que jouer à des jeux vidéos en 3D améliore la coordination œil-main ainsi que la coordination spatiale. Alors à quand des modules « Wii sport »  dans nos facultés de médecines ?

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

 

Découvrez les formations Techniques de l’Ingénieur :

Découvrez SpaceTop 3D, le premier prototype d’ordinateur 3D

Vous le connaissez peut-être. Ce Sud Coréen du nom de Jinha Lee s’était déjà fait connaître par le passé en inventant une balle en 3D capable de mémoriser sa trajectoire et de la reproduire. Depuis, Microsoft ne s’est pas trompé en lui offrant un stage. C’est d’ailleurs durant ce stage et après que le jeune homme a conçu l’interface 3D. Avec ce prototype, il est désormais possible de manier les différents éléments du bureau sans la souris mais directement avec les mains. L’interaction avec son ordinateur n’aura jamais paru aussi naturelle.

Le système fonctionne par combinaison de deux technologies déjà existante. Il réunit la technologie de captation de la Kinect de la Xbox et celle de la projection 3D pour les télévisions. L’ordinateur 3D dispose d’une part, d’un écran LED transparent et d’autre part, de deux caméras. L’une des deux caméras SpaceTop 3D lui permet d’identifier les gestes de l’utilisateur, tandis qu’avec l’autre, il suit son regard.

L’étudiant tire donc parti de ces deux technologies pour créer une petite révolution dans le monde de l’interface de l’ordinateur. Une idée brillante. L’invention fait le buzz un peu partout dans le monde mais n’en est encore qu’à ses débuts. Néanmoins gageons que la technologie se développe davantage et propose de nouvelles possibilités.

Jinha Lee confiait vouloir « garder les pieds sur terre » et assurait que des questions essentielles à cette nouvelle technologie seront longuement réfléchies et que SpaceTop 3D sera « testé par des gens normaux » avant toute commercialisation. À suivre.

Par Sébastien Tribot, journaliste scientifique

Limiter le réchauffement à 2°C est possible selon une étude américaine

Pour celles et ceux qui doutent de la nécessité de réduire les émissions de C02, qui se posent des questions à propos de la pause du réchauffement qui dure depuis 16 ans, du rôle joué par les océans et le soleil, ou qui estiment qu’il n’y a pas de raisons que les pays « du sud » ne puissent pas avoir le droit d’émettre autant de CO2 qu’en ont émis historiquement les pays « du nord »,  trois papiers publiés par ce groupe de recherche américain pourraient être particulièrement utiles compte-tenu de leur puissance pédagogique.

Les causes du réchauffement observé depuis le XIXème siècle

Selon le Climate Research Group (CRG), le réchauffement marque une pause. Le directeur du GISS-Nasa, James Hansen, l’a d’ailleurs confirmé il y a quelques jours : « la moyenne glissante des températures globales a été plate sur la dernière décennie ». Dans le premier papier du CRG intitulé « Causes of the Global Warming Observed since the 19th Century », le professeur Michael Schlesinger, directeur du CRG, et ses collègues Michael Ring, Daniela Lindner, et Emily Cross, soulignent que la température terrestre s’est élevée de 0.8°C depuis le XIXème siècle, ce que personne ne peut nier. Il est également certain que les concentrations en gaz à effet de serre ont augmenté dans l’atmosphère terrestre, principalement à cause de la combustion de carburants fossiles (charbon, pétrole, gaz).

Mais comme le dit l’adage, correlation not imply causation, a fortiori dans un système aussi complexe que le climat. Et la pause du réchauffement observée depuis le début du XXème siècle conduit naturellement à se poser des questions. Il est donc très important de déterminer si le changement de température est lié à des causes anthropiques, comme l’estime le GIEC, ou au contraire à des causes naturelles (dont les volcans et le soleil), comme mis en avant par les contradicteurs. Il convient en particulier d’évaluer le rôle joué par la variabilité intrinsèque du système climatique, notamment les oscillations océaniques.

Le CRG utilise deux méthodes indépendantes pour analyser les températures mesurées depuis le XIXème siècle, c’est à dire les données expérimentales. La première méthode consiste en une analyse spectrale singulière (SSA, un type d’analyse de la famille des analyses spectrales de Fourier) afin d’identifier la part liée à la variabilité interne du climat dans les variations observées de température. La seconde méthode est une simulation avec un modèle climatique simplifié (SCM) afin de déterminer la sensibilité climatique d’équilibre, c’est-à-dire la réponse à la question : quelle hausse de température provoque un doublement de la concentration en CO2 une fois le système climatique à l’équilibre ?

Cette analyse a permis de livrer une réponse : 1,45°C avec les données du GISS Nasa américain, 1,61°C avec celles du HadCRUT4 britannique, 1,99°C avec celles de la NOAA  américaine, et 2,01°C avec celle de la JMA japonaise. Le CRG retient la valeur de 1,6°C. C’est « une bonne nouvelle » pour l’humanité a déclaré Michael Schlesinger lors d’une interview par Andy Revkin du New York Times. Une équipe norvégienne (Berntsen et al, étude à ce stade non publiée et en cours de relecture par les pairs pour le Journal of Climate) parvient à une conclusion similaire et d’autres études parviennent à des valeurs proches. 1,6°C, c’est en-deçà de la fourchette des 2 – 4,5°C retenue dans le rapport du GIEC de 2007 (AR4), et de la valeur la plus probable (3°C) retenue par le panel.

Néanmoins le GIEC semble se diriger vers un élargissement de la fourchette à 1,5 – 4.5°C si l’on en croit une pré-version (non définitive) du rapport AR5 où l’on peut lire : « La sensibilité climatique d’équilibre est vraisemblablement comprise entre 2 et 4,5°C, et très vraisemblablement au dessus de 1,5°C, la valeur la plus vraisemblable est 3°C. Une sensibilité climatique d’équilibre supérieure à 6 – 7°C est très invraisemblable ».  Deux chercheurs estiment que la sensibilité pourrait être de 4°C mais cette estimation est contestée, et pour Michael Schlesinger, « l’étude de Faluso et Trenberth n’a pas de sens. Elle ne tient pas compte de la question suivante : quelle est la sensibilité climatique qui reproduit le mieux les changements de températures observés depuis le XIXème siècle jusqu’à aujourd’hui ? »

Les oscillations océaniques : une explication à la pause du réchauffement qui dure depuis une décennie et demie

Une grande oscillation océanique multidécennale ayant une période de 65-70 ans est détectée par les chercheurs américains grâce à l’analyse spectrale singulière des températures (quasi-periodic oscillation, QPO)  Il s’agit d’une variabilité interne au système climatique, dont le mécanisme sous-jacent est encore mal connu, mais qui constitue la clé permettant de comprendre l’évolution des températures de plusieurs périodes depuis le XIXème siècle jusqu’à aujourd’hui.

La période 1904 – 1944 correspond à un réchauffement de 0.53°C à 0.71°C, selon les séries de données utilisées, qui s’explique principalement par une phase océanique échauffante. Le rôle du soleil est mineur. Et les GES n’expliquent qu’un quart de ce réchauffement. La période 1944-1976 est marquée par un léger refroidissement qui s’explique par une phase océanique refroidissante associée à l’effet des aérosols et s’opposant à celui des GES dont la concentration augmente dans l’atmosphère. La période 1976-1998 correspond à la plus importante phase de réchauffement du siècle, qui s’explique cette fois-ci pour moitié par une phase océanique échauffante, l’autre moitié par les GES. La pression des GES va croissante.

Enfin, la fameuse période 1998-2008 correspond à un refroidissement de 0,11 à 0,22°C, ce qui est a priori très surprenant étant donné que la concentration atmosphérique en GES n’a jamais été aussi élevée depuis des centaines de milliers d’années ! L’entrée dans une phase océanique négative, dont l’effet est puissant, conduit à contre-balancer l’effet sous-jacent du forçage GES, tout aussi puissant.

La période 1976-2010 a connu deux phases océaniques de signe opposé : forçage positif entre 1976 et 1998 (d’où la flambée des températures), puis forçage négatif entre 1998 et 2010, d’où la pause observée. Au final, sur l’ensemble de la période 1976-2010, le forçage océanique est nul, et les gaz à effet de serre constituent le principal driver du réchauffement observé sur la période (entre 0.66°C et 0.79°C selon les séries de données). En 34 ans (1976-2010), la température s’est élevée d’environ 0,7°C, ce qui nous donne une idée de ce qui nous attend une fois que la pause (phase océanique refroidissante) sera terminée, sans doute à partir de 2040.

En effet, étant donné que la période de l’oscillation océanique est de 65-70 ans, on peut s’attendre à ce que la pause qui dure depuis 16 ans se prolonge encore quelques décennies. Mais cela risque de chauffer très dur dans la seconde moitié du siècle, a fortiori si, faute d’un développement assez rapide des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, les niveaux d’émission de CO2 ne sont pas réduits, et pire, augmentent. Avec à la clé un risque de montée corrélative des océans, qui constitue la première menace, comme le souligne le climatologue français Jean Jouzel dans le journal Sud Ouest : « Songez aux conséquences à New York d’un cyclone comme Sandy si l’océan est plus haut de cinquante centimètres, voire de un mètre. Dans le sujet très complexe du réchauffement, c’est sans doute un message facile à faire comprendre. Mon inquiétude ne se limite pas au XXIe siècle. On sait qu’il y a 125 000 ans le climat était plus chaud de 2 à 3 degrés, et le niveau de la mer était supérieur de 6 mètres à ce qu’il est aujourd’hui. Même si l’on parvient à stabiliser le climat, l’inertie océanique va continuer à faire monter le niveau des eaux pendant des siècles. Ce problème a une dimension éthique, car il touche des populations très vulnérables. Chaque année, des millions de gens supplémentaires sont concernés. »

Si l’on s’intéresse à l’ensemble de la période 1850-2010, il apparaît que ce sont les émissions de GES qui constituent le principal moteur du réchauffement (+2.65 W/m2), légèrement freiné par les aérosols (-0.99 W/m2 à -0.42 W/m2) et les changements d’usage des sols (-0.16 W/m2, albedo). Le rôle du soleil est très mineur (+0.1 W/m2) et celui des volcans est nul.

Un plan loyal pour préserver le climat terrestre

Si l’humanité continue business-as-usual, la concentration en CO2 pourrait atteindre 540 ppm dès 2050 (doublement de la concentration pré-industrielle), et de 1080 ppm (0.1%) dès 2100 (deux doublements). Il en résulte que même si la sensibilité climatique n’est que de 1,6°C comme l’estime Michael Schlesinger, alors nous atteindrions +3.2°C en 2100 (dont 0,8°C déjà réalisés). C’est bien trop. La limite « acceptable » à ne pas franchir est de 2°C selon la convention des Nations Unies sur le climat.

Mais comment mettre d’accord les pays de l’Annexe B (les 39 pays les plus industrialisés, dont la France, auquel le protocole de Kyoto a fixé des engagements contraignants de maîtrise de leurs émissions de gaz à effet de serre) et les pays non Annexe B, dont la Chine et l’Inde ? Michael Schlesinger propose un « Plan Loyal » entre « le nord » et « le sud » pour y parvenir : A Fair Plan to Safeguard Earth’s Climate. Il s’agit d’un programme de découplage entre CO2 et PIB, ce qui est très différent d’un programme de décroissance du PIB. Mais si seuls les pays de l’annexe B s’engagent, et si on laisse les pays non annexe B atteindre des niveaux d’émissions cumulés par habitant égaux à ceux de l’annexe B, alors l’objectif de non dépassement des 2°C ne pourra pas être atteint, même avec l’hypothèse de sensibilité climatique retenue par Schlesinger (1,6°C).

L’objectif d’équité parfaite entre le nord et le sud, compréhensible dans le cadre d’une éthique humaniste, n’est pas possible avec la contrainte des 2°C. Les pays « du nord » devront réduire leur intensité carbonique (émissions par point de PIB) de 10% d’ici 2020 (et les pays « du sud » de 5%), puis de 50% d’ici 2040 (et les pays « du sud » de 20%).

Dans un deuxième temps, les pays « du sud » devront accélérer la cadence: l’ensemble des pays du monde devra accepter l’objectif de réduire à zéro les émissions de C02  à horizon 2065. En faisant cela, le réchauffement pourra être limité à 2°C. La Chine s’inscrit dès à présent dans une dynamique intéressante : l’intensité carbone du géant asiatique devrait diminuer de 16% entre 2010 et 2015 selon le China Energy Institute.

S’il s’avère que la sensibilité est supérieure à 1,6°C (il sera possible de l’apprécier plus finement au cours des décennies à venir), alors il faudra accélérer la cadence de découplage CO2/PIB en proportion. Exiger que les pays « du sud » adoptent dès à présent la même cadence que les pays « du nord » n’est pas possible compte-tenu des émissions historiques des pays du nord. C’est ce point précis qui a conduit aux blocages au sommet de Copenhague de 2009, situation qui ne s’est ensuite guère améliorée.

Une seconde version du « Plan loyal » de Michael Schlesinger a été publiée, « A Revised Fair Plan to Safeguard Earth’s Climate », ceci dans la perspective d’un accord climatique honnête, équilibré, entre pays du nord et du sud. Les pays « du sud » ont ici plusieurs possibilités de date de début de réduction de l’intensité carbonique, pour une durée du Plan de 50 ans. L’ensemble des trajectoires présentées permet de ne pas dépasser la limite des 2°C. Laisser aux pays du sud la liberté de décider de la date de départ (2015, 2020, 2025 ou 2030) permet d’augmenter les chances d’obtenir un accord entre les pays du nord et du sud.

Entre 1850 et 2000, le niveau marin s’est déjà élevé à New-York de 30 centimètres. Michael Schlesinger a indiqué aux Techniques de l’ingénieur que le CGR qu’il dirige va publier prochaînement un papier à ce sujet : un ralentissement du Gulf Stream consécutif au réchauffement pourrait conduire à une montée du niveau marin plus rapide sur le littoral du nord-est des USA qu’ailleurs dans le monde d’ici 2100. « Nous répondrons à la menace du changement climatique, sachant que ne pas le faire serait une trahison pour nos enfants et les générations futures » a déclaré Barack Obama, réélu à la présidence des USA.

Le développement massif des gaz de schiste, moins émetteur en CO2 que le charbon comme le souligne l’Agence Internationale de l’Energie dans un rapport spécial au sujet du boom de cette filière, a permis aux USA de battre le record du monde de vitesse de réduction des émissions de CO2 ces dernières années. Ceci en fort contraste avec la situation en Europe. Le gaz de schiste, arme climatique des USA, et complément des énergies renouvelables fluctuantes comme l’éolien et le solaire, est aujourd’hui au cœur de la diplomatie américaine.

Olivier Daniélo

Paris va bientôt connaître quelle quantité de gaz à effet de serre pollue son air

C’est l’obsession de Bertrand Delanöé : faire baisser la pollution de l’air et libérer les Parisiens de toutes ces particules qui obstruent leurs voies respiratoires autant que les voies de bus….

Après avoir déclaré la guerre aux voitures dans son plan anti-pollution fin 2012, la mairie de Paris va pouvoir s’appuyer sur une cartographie précise des flux de gaz à effet de serre (GES).

D’ici la fin de l’année 2013, EADS Astrium aura collecté suffisamment d’informations pour réaliser une cartographie des GES à Paris. La mairie de Paris disposera alors pour la première fois de cartes de flux. L’objectif est de connaitre la réalité de cette pollution. Cela permettra de quantifier l’impact des politiques mises en œuvre pour abaisser les taux de dioxyde de carbone, monoxyde de carbone et méthane.

A ce jour, aucun dispositif d’estimation statistique des GES n’existe. Pourtant, comme le rappelle un rapport de la Banque Mondiale publié en 2012, Cities and Climate Changes : an urgent agenda, les villes sont responsables à elles seules de près de 80% des émissions mondiales de GES !

Fort de sa précédente expérience aux Jeux Olympiques de Londres l’année dernière à l’occasion de laquelle le numéro un européen de l’industrie spatiale avait produit des cartes alimentées par quatre capteurs sol disposés autour de la ville, ainsi que des mesures aériennes et des données satellitaires, Astrium va déployer un réseau de six capteurs au sol autour de Paris.

Ces capteurs sont des boitiers contenant une cuve à travers laquelle les gaz passent et dont la concentration est analysée via un laser.  Un autre capteur installé dans un avion permettra de mesurer les concentrations des GES en altitude. Les mesures seront réalisées trois fois par an par le survol de la ville pendant une à deux heures.

Enfin, toutes ces données seront complétées par des mesures satellitaires. Les mesures seront ensuite intégrées à un modèle atmosphérique pour réaliser des cartes d’émissions qui indiqueront, avec une résolution de l’ordre du kilomètre, les principales sources et puits de carbone. 

Ce projet, d’une durée de trois ans, intervient dans le cadre du projet CarboCountCity  visant à procéder à une mesure directe des GES à l’échelle d’une ville.

Ces cartographies ont un coût : 4 millions d’euros. Mais l’objectif affiché de la ville de Paris de diminuer de 75% les émissions de GES d’ici 2050 passe par une connaissance précise de cette pollution, nécessaire pour investir dans des mesures efficaces sur le long terme.

Que les Parisiens se rassurent, ce projet ne leur coûtera rien puisqu’il est passé entre EADS Astrium et la KIC-Climat, une fondation financée par l’Institut Européen de l’Innovation et de la Technologie (EIT) et par la Commission européenne dont le but est de faire de l’Europe un leader d’une nouvelle économie bas-carbone.

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

 

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Pas de forage en Arctique en 2013 pour Shell

Il faut dire que l’année a plutôt mal commencé. Le 1er janvier, le navire de forage Kulluk s’est échoué au large des côtes en Alaska, avec 600 000L de diesel et 50 000L d’huile de graissage et de liquide hydraulique.

Bien qu’aucune fuite ne se soit produite, le risque d’une catastrophe comme celle de l’Exxon-Valdez est dans toutes les têtes. En 1989, l’échouement de ce pétrolier américain avait provoqué une terrible marée noire, avec 40 000 tonnes de pétrole brut répandus dans la mer et des centaines de km de côtes polluées.  Autant dire que forer dans cette région se fait sous l’œil méfiant de la population et une surveillance accrue des autorités. 

Car l’accident du Kulluk n’était pas un incident isolé. Au mois de juillet dernier, la plateforme de forage Discover-Noble avait « perdu » son ancre, menaçant de s’échouer près de la bourgade d’Unalaska. La plateforme avait finalement été remorquée, mais les garde-côtes avaient pointé du doigt des défaillances au niveau de la propulsion ainsi que des systèmes de sécurité. Shell avait alors remorqué Discover-Noble jusqu’à Seattle pour effectuer les réparations. Puis, à peine deux mois plus tard, c’est la plateforme de secours Arctic-Challenger qui avait été abîmée lors d’un test d’homologation. Un test totalement raté !

Privé de deux plateformes, Kulluk et Discover-Noble, Shell renonce finalement à forer en 2013. 

Si cette nouvelle a été très favorablement accueillie par les associations de protection de l’environnement, Greenpeace en tête, cette décision ne signifie pas un renoncement définitif.

Shell a déjà investi plus de 4.5 milliards de dollars, une somme colossale, même pour ce géant du pétrole. Difficile de croire à l’abandon du projet. D’ailleurs, dans un récent communiqué, le groupe réaffirme son ambition d’exploiter cette région qui pourrait bien se révéler un nouvel eldorado énergétique : « L’Alaska reste une région à haut potentiel pour Shell sur le long terme et le groupe est engagé à forer de nouveau là-bas à l’avenir. Nous continuons de croire qu’un rythme mesuré et responsable, en particulier dans la phase d’exploration, correspond le mieux à cette région éloignée. »

L’arrêt des forages ressemble plutôt à une pause stratégique, le temps de calmer les esprits. D’autant que cette annonce intervient quelques jours avant qu’une enquête du gouvernement américain sur d’éventuelles défaillances de Shell ne soit rendue publique.

Ken Salazar, secrétaire d’Etat aux affaires intérieures s’étant dit troublé de tous ces incidents, avait en effet ordonné une enquête de deux mois sur la politique de forage du géant anglo-néerlandais, avertissant : « Il est possible que Shell ne puisse pas reprendre ses activités en 2013 en raison des évaluations en cours sur le Kulluk ».

Le groupe se sachant sur la sellette, un retrait tactique parait très pertinent. Pour mieux revenir en 2014 !

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

Nouvelle version pour NI Veristand

Les ingénieurs peuvent utiliser cette nouvelle version de NI VeriStand pour effectuer des tâches d’acquisition et d’enregistrement de données haute vitesse et repérer les données utiles plus rapidement lors du post-traitement.Ils peuvent être plus rapidement opérationnels à l’aide de nouveaux utilitaires de configuration matérielle et l’intégration de NI SC Express facilite l’acquisition des mesures conditionnées. 

« Cette nouvelle version de NI VeriStand illustre notre volonté d’offrir une plate-forme de test temps réel capable de réduire à la fois les risques et les coûts sur toute une gamme d’applications allant des systèmes de validation de logiciels embarqués aux systèmes de test mécanique », souligne Mike Santori, NI Business and Technology Fellow.

“Au fur et à mesure que l’importance des logiciels continue de croître dans les produits et les systèmes actuels, nous ne cessons d’ajouter de nouvelles fonctionnalités à NI VeriStand pour aider les ingénieurs à satisfaire les exigences strictes en matière de rapidité de mise sur le marché malgré le défi de plus en plus épineux que représente le test. »

Fonctionnalités

  • Exécution de modèles temps réel provenant de toute une variété d’environnements de modélisation ;
  • ouverte et évolutive pour créer des modules de code personnalisés ou incorporer des interfaces utilisateurs personnalisées ;
  • Automatisation de test intégrée avec l’Éditeur de profil de stimulus ;
  • Intégration avec la bibliothèque d’E/S matérielles de NI, dont les FPGA, les réseaux embarqués, la vision industrielle, la mesure RF et toute une gamme de modules d’acquisition de données multifonctions.

Les Points essentiels

NI VeriStand s’enrichit de nouvelles fonctionnalités pour configurer et exécuter de façon efficace des applications de test temps réel, comme les simulateurs HIL (hardware-in-the-loop) et les systèmes de contrôle/commande de chambres d’essai.

Grâce à cette nouvelle version de NI VeriStand, les ingénieurs peuvent acquérir et analyser des données nettement plus rapidement qu’auparavant ; utiliser de nouveaux outils pour mettre à l’échelle, calibrer et conditionner des mesures afin de garantir la précision et d’améliorer la qualité des tests ; être efficaces immédiatement grâce à des utilitaires pour détecter automatiquement le matériel et configurer les voies de données.

Publié par Pierre Thouverez

Pourquoi mesurer la température ?

 

Maintenance préventive

Les caméras infrarouges qui intègrent des mesures de température permettent aux professionnels de la maintenance préventive de se faire une idée précise des conditions de fonctionnement des appareils électriques et mécaniques. Les mesures de température peuvent être comparées aux températures de service relevées auparavant ou à des lectures infrarouges de matériel similaire au même moment, afin de déterminer si une augmentation significative de la température risque de compromettre la fiabilité des composants ou la sécurité de l’usine.

 

 

Pourquoi utiliser une caméra thermique ?

Pourquoi choisir une caméra thermique FLIR ? Il existe d’autres technologies pour vous aider à mesurer les températures sans contact. Les thermomètres infrarouges, par exemple.

 

 

Les thermomètres infrarouges et les caméras thermiques

Les thermomètres infrarouges (IR) sont fiables et très utiles pour effectuer des relevés ponctuels de température. Mais lorsqu’il faut examiner de grandes étendues, des phénomènes critiques comme un passage d’air, un défaut d’isolation ou une fuite d’eau risquent de passer inaperçus. Une caméra thermique FLIR permet de scruter des bâtiments entiers, y compris les installations de chauffage, de ventilation et de climatisation. Aucun problème potentiel ne lui échappe, quelle que soit la dimension de la zone concernée.

 

 

Comme des milliers de thermomètres IR utilisés simultanément

Avec un thermomètre IR, vous pouvez mesurer la température en un point. Les caméras thermiques FLIR permettent de mesurer les températures sur toute l’image. La caméra i3 possède une résolution de 60 × 60 pixels. Cela signifie qu’elle joue le rôle de 3.600 thermomètres IR utilisés simultanément. La FLIR B660, modèle haut de gamme, possède une résolution de 640 × 480 = 307.200 pixels. Elle remplace 307.200 thermomètres infrarouges.

 

 

Détectez les problèmes plus vite et plus facilement, avec une extrême précision.

Avec un thermomètre IR ponctuel, un problème critique de construction passe facilement inaperçu. Une caméra thermique FLIR vous donne une image globale de la situation et permet de poser immédiatement un diagnostic. Non seulement elle localise le problème de construction, mais elle montre la totalité de son étendue.

 

Le Fonds Chaleur aide au développement des réseaux de chaleur

Le concept du Fonds Chaleur est globalement apprécié par les professionnels, car il s’agit d’une véritable aide à la décision permettant d’investir dans les énergies renouvelables. L’intérêt est d’utiliser des énergies plus stables dans le temps, car détachées des fluctuations du cours des énergies fossiles. Grâce à des aides financières spécifiques, le Fonds Chaleur facilite l’installation de nouveaux équipements. « C’est un formidable accélérateur, générateur d’impulsion dans le développement des énergies renouvelables et des réseaux de chaleur », estime Guillaume Planchot, Président de Via Sèva, association de promotion des réseaux de chaleur et de froid. 

« Les réseaux de chaleur permettent une mutualisation et une diffusion à grande échelle des énergies renouvelables », rappelle Guillaume Planchot. La plupart des réseaux se trouvent dans les zones urbaines denses, mais ils ont également un rôle à jouer dans les zones exclues qui utilisent un chauffage au fioul.

Le prix de la chaleur produite par les projets aidés par le Fonds chaleur doit être compétitif. Dans le cas des réseaux de chaleur, l’un des critères d’acceptation est un prix de la chaleur final au moins 5% plus faible que celui des réseaux fonctionnant au gaz. 

Quels objectifs pour 2020 ?

Actuellement, environ 6% de la population française est chauffé par un réseau de chaleur. Le premier objectif du secteur est de raccorder 18% de la population en 2020 et donc de tripler le nombre de raccordements. Le deuxième est d’atteindre un mix énergétique de 50% d’énergies renouvelables en 2020, contre 31% en 2009. 

« Pour atteindre les objectifs de 2020, il va falloir accélérer », note toutefois le Président de Via Sèva. Il va également falloir se doter d’un nouveau Fonds Chaleur car celui-ci couvrait la période 2009-2013. « Si l’on veut continuer dans cette dynamique, il faut continuer l’expérience et augmenter la dotation », précise-t-il. Pour les 3 prochaines années, les professionnels estiment qu’il faudrait un fonds doté de 400 millions d’euros pour les réseaux de chaleur, contre environ 300 millions actuellement. 

Le fonds peut théoriquement financer jusqu’à 40% d’un projet, mais en pratique, il représente plutôt entre 20% et 30% de l’investissement total. Grâce aux 400 millions d’aides demandés, les industriels investiraient donc entre 1,2 et 2 milliards d’euros dans l’économie française.

Les limites du Fonds Chaleur

Le Fonds est toutefois mal dimensionné. Les critiques portent notamment sur des méthodes de calculs qui évoluent chaque année et des décalages entre le calcul théorique et l’aide réelle. Des  méthodes existent pour quantifier les aides, par des grilles de calculs, mais au final, l’aide accordée est trop souvent inférieure. Les collectivités et les opérateurs doivent alors financer la différence, somme qu’ils n’avaient pas forcément provisionnée. 

« Il faut mieux dimensionner le Fonds Chaleur, le simplifier, le clarifier et offrir de la visibilité aux collectivités sur les modalités d’attribution : des critères stables et clairement compréhensibles par les collectivités, dans des calendriers compatibles », résume Guillaume Planchot.

Par Matthieu Combe, journaliste scientifique

 

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La centrale de Tchernobyl reste une menace

Mineur. C’est l’adjectif utilisé par les autorités ukrainiennes pour qualifier l’incident, justifiant l’effondrement du toit et des murs par une quantité de neige trop importante qui aurait pesé trop lourd, il y a quelques semaines. Une explication qui soulève à nouveau la question de la sûreté du sarcophage, érigé dans l’urgence suite au drame du 26 avril 1986. Classé au niveau 7, soit le niveau maximum, la catastrophe nucléaire de Tchernobyl due à la fusion accidentelle du cœur d’un réacteur avait provoqué un rejet massif de particules radioactives dans l’atmosphère et la contamination des terres dans un rayon d’une centaine de kilomètres. Il s’agit à ce jour de la plus grande catastrophe nucléaire, devant celle de Fukushima en 2011.

Rappelons que ce drame  a été provoqué par une succession d’erreurs techniques  des responsables du site dont le respect des normes de sécurité n’était pas la priorité. C’est malheureusement en toute logique que la gestion de la crise fut tout aussi calamiteuse. La pose du sarcophage par des hommes mal protégés et qui ne pouvaient rester trop longtemps à leur poste (bien que le simple fait d’être là les ont exposé à des doses mortelles) laisse perplexe, sa solidité étant plus qu’incertaine.

Le bâtiment concerné par l’effondrement des murs et du toit est une salle des machines ne contenant pas de combustible. Le risque est néanmoins présent puisque cet espace est quand même contaminé et contient des particules radioactives.  L’effondrement d’une partie de cette enveloppe d’acier est inquiétant à double titre.

D’une part il confirme la fragilité de l’édifice, d’autre part il pourrait être le début d’une dégradation massive : fragilisés, les murs mitoyens pourraient eux-aussi s’effondrer. Le pire serait l’effondrement du sarcophage au niveau du réacteur car il contient la quasi-totalité des 190 tonnes de combustibles de l’époque.  L’isolement de la centrale ne serait alors plus assuré, et des particules radioactives s’en échapperaient, replongeant les populations locales dans un scénario catastrophe.

C’est justement pour éviter cela qu’un nouveau sarcophage est en cours de construction depuis l’année dernière, l’édifice devrait être achevé en 2015. 257 m de long pour 108m de hauteur, la nouvelle enveloppe assurera enfin le confinement de la centrale avec sérieux. Du fait de l’incident, les sociétés Bouygues et Vinci  ont stoppé leur travail, en attendant d’être sûres que le reste du toit ne va pas lui aussi céder.

Les autorités Ukrainiennes se veulent rassurantes, assurant n’avoir détecté aucune augmentation de la radioactivité.  Espérons qu’elles n’ont plus rien à voir avec ces autorités de l’époque qui faisaient défiler des enfants sur le site de la centrale le jour même de la catastrophe pour prouver au monde entier qu’il n’y avait rien à craindre…

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

 

Dans les bases documentaires

Catastrophe nucléaire sur le sol français : quelle facture?

Il y a quelques jours, l’Institut national de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) jetait un froid en annonçant que, si une catastrophe nucléaire semblable à celle de Fukushima survenait en France, celle-ci  pourrait coûter de l’ordre de 430 milliards d’euros. Les coûts indirects (impacts sur l’économie) étant d’ailleurs estimés plus élevés que les coûts directs (décontamination, indemnisation des victimes…). Certes, le chiffre peut sembler démesuré d’autant que la catastrophe de Fukushima résulte d’une suite d’évènements qui paraissent peu reproductibles dans l’hexagone (tremblement de terre et tsunami dans une région très industrielle et très peuplée, impéritie de l’opérateur Tepco….).

Mais faut-il vraiment s’étonner d’un tel montant et peut-on être vraiment assuré que ce scénario catastrophe ne se produira jamais en France ? A ces deux questions, la réponse est malheureusement non. L’histoire récente des catastrophes relevant de l’intervention  humaine montre que leurs coûts et leurs conséquences ne font que s’amplifier. Ainsi, Tchernobyl  a coûté plusieurs centaines de milliards de dollars et a précipité la faillite de l’Union Soviétique. Dans d’autres registres, les attaques contre le World Trade Center ont déclenché le conflit d’Afghanistan ; l’effondrement de mécanismes de titrisation de crédits « subprime » a provoqué une contagion sur le système bancaire mondial.

Des objets sans contrôle

L’homme invente des machines si complexes qu’il en perd le contrôle. Ces catastrophes si diverses dans leur nature ont de nombreux  points communs : un coût humain au niveau local, un coût de nuisances global et un coût psychologique de portée internationale avec de lourds impacts économiques qui dépassent tout ce que les responsables avaient pu imaginer. Elles résultent d’une course au gigantisme et à la technologie qui permet d’élaborer des objets d’une très grande complexité  (immeubles de grande hauteur, superpétroliers, A380, EPR…) et de vouloir rechercher une efficacité économique maximum.

Attention, l’idée n’est pas ici de remettre en question les innovations technologiques qui nous offrent la possibilité d’être mieux soigné, mieux éduqué et mieux informé.

Mais plutôt, de rappeler que ces objets  hors norme peuvent échapper au contrôle de leurs exploitants. Et l’on s’aperçoit alors que les conséquences sont sans commune mesure avec la fonction et l’utilité initiale de ces objets, allant parfois jusqu’à bouleverser les fragiles équilibres de l’ordre mondial. C’est pourquoi, l’histoire récente nous indique qu’il est ni possible ni raisonnable d’affirmer avec certitude que la France pourrait échapper à une catastrophe de l’ampleur de celle de Fukushima.

Apprendre à vivre avec le risque    

Mais s’en lamenter ou appeler à l’arrêt immédiat des centrales nucléaires en France ne résoudra pas le problème. Quelle que soit l’issue de ces débats, si issue il y a, il y aura de toute façon un parc existant de centrales nucléaires à gérer et toute transition vers des solutions moins risquées (comme la transition énergétique vers le renouvelable) sera lente et coûteuse à mettre en place. Se focaliser sur ce débat masque la nouvelle réalité de notre planète : dans un monde de 7 milliards d’habitants de plus en plus urbanisé, il n’est pas économiquement pensable de se passer des dernières avancées technologiques. Mais personne n’est à l’abri de leurs défaillances.

Même si nous choisissons de les écarter car nous ne sommes pas prêts à en supporter le risque, d’autres nations moins regardantes les appliqueront et le risque sera tout aussi présent. Ces catastrophes sont donc inéluctables et leur fréquence va aller en grandissant. Elles font désormais partie de notre modèle et il faut apprendre à vivre avec. Mais pas n’importe comment : d’abord en arrêtant de se mentir en prétendant qu’elles ne peuvent pas se produire chez nous. Ensuite, en imposant aux exploitants de ces objets un niveau de contrôle et d’exigence cohérent avec les conséquences. Enfin, en acceptant d’envisager le pire et d’anticiper les conséquences : à défaut de prévenir le risque, au moins doit-on en limiter les impacts et leurs conséquences.

Publié par Pierre Thouverez

Hublot d’inspection infra-rouge – FLIR série IRW

 

Facilité d’installation

L’installation des hublots IR FLIR est rapide et sûre. Elle utilise les mêmes raccordements que les conduites traditionnelles.

-Un trou suffit pour chaque hublot

-Un écrou annulaire PIRma-Lock™ suffit pour la fixation

-Utilise des poinçonneurs étasuniens standards pour la réalisation des trous

 

Fiabilité de PIRma-Lock™ 

La technologie de verrouillage est utilisée pour la première fois sur un hublot IR.

-Contient des dents qui assurent le verrouillage à l’intérieur du panneau

-Drainage automatique des composants métalliques

-Aucun risque de défaillance causé par un trou de vis

 

Capot articulé d’accès rapide 

Une simple molette permet de déverrouiller le capot articulé inamovible du hublot IR.

-Ouverture facile et instantanée, pour une inspection rapide

-Prévient les chutes et l’égarement des composants

-Une étiquette  interne pour une identification permanente du hublot

 

Hublot IR à cristal large bande 

L’optique est maintenue par un cadre robuste en aluminium anodisé, permet une inspection en intérieur ou en extérieur.

-Transmission des images IR à ondes courtes, moyennes et longues

-Permet les inspections visuelles et l’utilisation des fonctions Fusion

-Laisse passer l’éclairage et le pointeur laser

 

Amélioration de la productivité et du retour sur investissement

Réduit de manière significative la durée de l’inspection, pour des évaluations plus efficaces selon les directives NFPA 70E.

-Nécessite une seule personne au lieu de trois

-Permet de se passer des EPI encombrants

-Contribue à réduire la plupart des causes d’arcs électriques

 

Intégrité FLIR 

FLIR certifie ses hublots série IRW à l’aide d’essais complets et offre une garantie à vie.

-Respecte les normes et prescriptions UL, KEMA et TÜV

-Résiste aux arcs électriques, aux vibrations et à des taux d’humidité extrêmes

-Garantie à vie contre les défauts de fabrication

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Caméra thermique de surveillance FLIR Série PT

L’utilisateur peut choisir une version dotée d’un microbolomètre non refroidi, à l’oxyde de vanadium, qui produit d’excellentes images de 640 × 480 pixels. Les utilisateurs qui n’ont pas besoin de cette grande qualité d’image peuvent choisir une version avec 320 × 240 pixels. Il existe aussi des modèles avec détecteur de 160 × 120 pixels. Avec plus de pixels, l’utilisateur peut voir plus de détails et détecter un plus grand nombre d’objets plus petits. Grâce à leur logiciel perfectionné, les caméras produisent une excellente image sans nécessiter de réglages de la part de l’utilisateur. Les images thermiques sont de grande qualité quelles que soient les conditions nocturnes ou diurnes.

La série PT comporte un mécanisme de précision pour son orientation selon deux axes. Il permet à l’utilisateur de tourner la caméra sur 360° en continu, et de l’incliner de +90° à –90°. Cela améliore considérablement la perception de la situation. Le système d’orientation possède 128 positions prédéfinies. C’est l’idéal si vous voulez scruter une zone de manière continue.

La série PT peut être raccordée à un système radar par un intégrateur. Si le radar détecte un objet, elle s’oriente automatiquement dans la direction indiquée et produit une image permettant de comprendre instantanément la signification de l’écho radar.

Toutes les versions sont équipées d’une caméra visible / haute sensibilité à longue portée. Les sorties vidéo des caméras thermique et visible / haute sensibilité sont disponibles simultanément. La caméra pour lumière visible possède un zoom optique 36×.

La série PT fournit des images très contrastées, grâce à une optimisation effectuée par le logiciel de traitement des images vidéo. La fonction Digital Detail Enhancement produit des images thermiques claires et bien contrastées quelles que soient les conditions atmosphériques.

Dotée d’un objectif de 100 mm, la PT-606 est conçue pour des applications de sécurité et de surveillance à moyenne portée. Elle possède un champ de vision de 6°. Elle vous permet de détecter une cible de taille humaine à plus de 2.4 km.

Dotée d’une optique « athermique », la série PT est capable de conserver la focalisation quelle que soit la température ambiante. L’utilisateur n’a besoin de faire aucun réglage.

La série PT est extrêmement robuste. Ses organes sont bien protégés contre l’eau et la poussière, avec un indice de protection IP66.

Les modules interchangeables de la caméra permettent un remplacement rapide de ses capteurs et de ses optiques, ou sa transformation en un modèle supérieur. Vous n’avez pas besoin de renvoyer votre caméra à l’usine pour améliorer sa qualité d’image ou sa portée. Vous pouvez le faire facilement vous-même, sur le terrain.

La série PT peut être intégrée à tout réseau TCP/IP existant, et être commandée par ordinateur. Aucun câble supplémentaire n’est nécessaire. Dans cette configuration, vous pouvez surveiller toute l’activité par le réseau, même à des milliers de kilomètres de distance.

Il suffit de connecter la série PT à un panneau de commande à distance, via le connecteur RS-232ou RS-422 Les commandes Pelco D ou Bosch sont utilisées pour les fonctions courantes. Un câble vidéo peut lui raccorder n’importe quel écran multifonction acceptant le format vidéo composite.

Il existe plusieurs canaux pour le flux de vidéo numérique, aux formats H.264, MPEG-4 et M-JPEG. Il est possible d’obtenir simultanément une sortie vidéo composite et numérique.

Chaque caméra série PT est livrée avec la version monocapteur du logiciel Sensor Manager de FLIR. Ce logiciel intuitif permet aux utilisateurs de gérer et de commander une caméra série PT dans un réseau TCP/IP.

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Achetez une FLIR T640 ou T620 et bénéficiez d’un cadeau

 

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FLIR i7 : compacte, robuste et légère
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Validité
Cette offre est valable pour toutes les caméras thermiques FLIR T640 / FLIR T620 enregistrées entre le 1 janvier 2013 et le 30 juin 2013.
Cette offre est valable uniquement dans les pays de l’UE.
 
Comment recevoir l’article choisi ?
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Où effectuer l’enregistrement ?
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FLIR T640 / FLIR T620
Les caméras FLIR série T600 fournissent des images de qualité supérieure de 640 × 480 pixels, sur lesquelles les plus petits détails sont visibles. Elles sont extrêmement flexibles et répondent
à tous les besoins. Selon le modèle, elles sont dotées de fonctionnalités importantes telles que l’annotation sur l’écran et le Wi-Fi. La FLIR T640 comporte aussi la MSX (imagerie dynamique
multispectrale). Cette fonction novatrice fournit de très belles images thermiques, extrêmement détaillées.
 

L’imagerie thermique et le London Eye

Le London Eye se dresse sur la rive sud de la Tamise, près du pont de Westminster. Pendant 30 minutes et grâce à cette roue géante de 135 mètres, jusqu’à 800 visiteurs jouissent simultanément d’une vue exceptionnelle sur Londres.

 

Aussi fréquenté que l’une des sept merveilles du monde

Le London Eye a reçu son 30 millionième passager le jeudi 5 juin 2008. Ce chiffre le place parmi certaines des attractions les plus célèbres du monde, avec une fréquentation comparable à celle d’une des sept merveilles du monde. Il a remporté 75 récompenses dans le domaine du design, de l’ingénierie, du service à la clientèle et des services touristiques.

 

 

La sécurité est une priorité

Depuis l’ouverture du London Eye et déjà pendant sa construction, les mesures de sécurité sont extrêmement sévères. Son unique propriétaire, le groupe Merlin Entertainments, possède 51 attractions dans 12 pays. Aujourd’hui comme hier, il prend la sécurité très au sérieux.

 

 

Un site sûr de nuit comme de jour

«Notre travail est de garantir la sécurité du London Eye, de jour comme de nuit», déclare M. Eric Dench, chef de la sécurité. «Si quelque chose d’inhabituel se produit, nous voulons le savoir immédiatement. L’équipe de sécurité veille sur le site en permanence. Dans le local de surveillance, elle observe les images provenant de plusieurs caméras installées sur le périmètre de l’attraction. Nous disposons aussi d’un système d’analyse vidéo.»

 

 

L’imagerie thermique renforce le réseau de sécurité

«Bien que parfois invisibles du public, les mesures de sécurité sont toujours extrêmement sévères. Mais nous sommes constamment à la recherche de nouveaux moyens plus perfectionnés de renforcer encore notre réseau de sécurité» précise M. Dench. «Pour nous, les caméras thermiques sont aujourd’hui un nouvel outil.»

 

Les caméras thermiques produisent des images détaillées dans l’obscurité totale. Elles ne nécessitent aucune source de lumière pour fonctionner. Elles opèrent de nuit, mais aussi parfaitement dans la journée. Comme elles voient à travers la brume, la pluie, la fumée et dans de nombreuses autres circonstances défavorables, elles nous permettent de surveiller le site en continu, quelles que soient les conditions environnementales.

 

Le cœur des caméras thermiques installées au London Eye est le modèle Photon de FLIR Systems. Doté d’un détecteur à l’oxyde de vanadium de 320 x 240 pixels, il produit une belle image thermique sur laquelle les plus petits détails sont visibles. De plus, ce détecteur étant non refroidi, le Photon se passe de maintenance. C’est un avantage important lorsque les caméras sont installées dans des zones difficiles à atteindre.

 

 

Coopération étroite entre l’imagerie thermique et l’analyse vidéo

Les images produites par les caméras thermiques ne sont pas uniquement observées par l’équipe de sécurité. Pour éliminer les erreurs humaines, elles sont combinées à l’analyse vidéo. Pour détecter les intrusions de manière fiable, un système doit distinguer l’activité habituelle des évènements inhabituels requérant l’appréciation des opérateurs. C’est le logiciel installé par Ipsotec qui effectue ce travail sur les images thermiques fournies par FLIR Systems.

 

«Grâce à l’imagerie thermique, le London Eye a encore gagné en sécurité. Les visiteurs de cette grande attraction peuvent être certains que tout est en place pour leur apporter un moment exceptionnel, en toute sécurité» conclut M. Dench.

L’UE enregistre désormais les importations solaires en provenance de Chine

Bruxelles, le 05 mars 2013 – La Commission européenne lance la procédure d’enregistrement sur les importations de produits solaires en provenance de Chine dans le cadre d’éventuels droits anti-dumping et droits compensateurs. Les importateurs de panneaux solaires, de cellules solaires et de wafers solaires devront désormais indiquer à la douane si les produits ont été importés de Chine ou s’ils ont principalement été produits en Chine. Des droits de douane peuvent être exigés de l’importateur sur de tels produits importés avec effet rétroactif.

Les enquêtes anti-dumping et antisubventions actuellement mises en œuvre par Bruxelles sont le fruit d’une plainte commerciale déposée par les fabricants européens de produits solaires, représentés par EU ProSun. Depuis septembre 2012, la Commission européenne enquête sur les fabricants chinois de produits solaires et rendra une décision préliminaire sur les mesures anti-dumping au début du mois de juin. Si les droits de douane sont effectivement introduits, ceux-ci peuvent être exigés avec effet rétroactif sur 90 jours, donc à partir de mars 2013.

« Le dumping est la source de tous les maux dans le secteur solaire en Europe », explique Milan Nitzschke, président de EU ProSun. « La violation quotidienne du droit commercial entraîne la suppression de milliers d’emplois dans l’industrie en Europe. Si nous laissons la Chine se construire un monopole de cette manière dans le secteur solaire, les répercussions ne seraient pas seulement fatales pour l’industrie européenne du solaire, mais aussi pour les fournisseurs, les fabricants de matériaux et pour de milliers d’installateurs. Car au final, le monopole ne conduit pas à une baisse des prix mais au contraire à une hausse de ceux-ci. »

Depuis 2012, les Etats-Unis imposent des droits anti-dumping sur les produits solaires en provenance de la Chine. Parce que la rétroactivité a été également appliquée outre-Atlantique, cela a conduit immédiatement à une réduction des importations de produits, reconnus comme ayant recours à des pratiques de dumping, en provenance de la Chine depuis mars 2012. Malgré tout, le marché du solaire américain a connu une croissance en 2012, le nombre de nouvelles installations a massivement augmenté et les prix moyens de vente ont baissé suite aux progrès techniques. 

« Il s’agit là d’un résultat positif pour l’industrie et pour les consommateurs aux Etats-Unis », a déclaré Milan Nitzschke. Toutes les allégations des acteurs chinois supposant que l’introduction de droits anti-dumping conduirait à des suppressions d’emplois ont ainsi pu être écartées. Milan  Nitzschke : « Le nombre d’emplois dans le secteur solaire aux Etats-Unis a augmenté depuis l’introduction de ces droits. La concurrence loyale est en tout cas préférable à l’économie planifiée de l’Etat. »

Publié par Iris Trahin

 

La mission d’EU ProSun

EU ProSun est une initiative commune d’entreprises solaires européennes. Sa mission consiste à promouvoir la production d’énergie durable en utilisant la technologie solaire. Afin de limiter considérablement les émissions de CO2, l’UE a défini des objectifs climatiques précis pour 2020 qui constituera une étape importante dans l’abandon des technologies à risque, telles que l’énergie nucléaire. EU ProSun estime que les systèmes d’énergie photovoltaïque peuvent devenir un pilier essentiel de la révolution énergétique en Europe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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La transition énergétique ne doit pas oublier les plus pauvres

1,5 milliards de personnes n’ont pas accès à l’électricité, principalement en Asie et Afrique. Pour bien comprendre la situation, quelques chiffres sont à rappeler. « La capacité installée de toute l’Afrique, aujourd’hui, pour un milliard d’habitant, équivaut à celle de l’Allemagne pour 82 millions d’habitants ; la consommation annuelle d’électricité du continent africain est à peine supérieure pour tout un continent à celle de la France », rappelle Delphine Batho, Ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie. De plus, les inégalités sur le territoire sont grandes. « 43 % de l’électricité qui est produite sur le continent africain l’est par le seul pays de l’Afrique du Sud », précise-t-elle.

Histoire d’accroître encore un peu plus les inégalités, le coût de production de l’électricité y est près de deux fois supérieure au coût européen, du fait du recours au thermique pétrolier et à de nombreux groupes électrogènes de substitution. Cette production est dommageable pour le développement économique du continent et l’équilibre environnemental. La baisse des coûts des énergies renouvelables en Europe pourrait être l’occasion de développer les pays en développement, notamment à travers des transferts de technologies.

L’électricité, un rôle à part

L’électricité joue un rôle à part dans le développement. C’est un facteur de progrès, car elle constitue une rupture qui change en profondeur les modes de vie. Elle touche à tous les secteurs du développement : développement économique, accès à l’eau, à l’information et à l’éducation. Elle permet également la conservation des aliments et engendre de grands progrès sanitaires.

Il suffit de très peu d’électricité pour faire la différence. En effet, il n’y a pas de proportionnalité entre la capacité d’électricité dont on dispose et le développement. « Il y a un décollage très important des implicateurs de développement dès qu’on dispose d’un petit bout d’électricité », affirme Jean-Pierre Cerdan, secrétaire général d’Electriciens sans frontières. « L’énergie constitue une condition fondamentale du développement social et économique. Sans énergie, pas de lumière dans les maisons, les centres de santé, dans les écoles », ajoute Hervé Gouyet.

Il existe plusieurs modèles de développement de l’électricité. Les schémas traditionnels qui reposent sur de grandes centrales et infrastructures ne répondent pas au problème d’accès des villages isolés africains ou asiatiques à la « fée électricité »1. Leur développement ne peut être assuré que par des énergies renouvelables décentralisées.

1La fée électricité est le titre d’un documentaire de 52 min réalisé par Pascal Signolet. Il a suivi les équipes d’Electriciens sans frontières dans un petit village isolé du nord du Laos et s’est intéressé aux changements sociaux apportés par l’électricité dans le village. C’est également le nom d’une peinture de Raoul Dufy datant de 1937.

L’électricité amène la sécurité

Sans électricité, de grands problèmes d’insécurité se font sentir. Les femmes doivent accoucher à la bougie, les viols sont monnaie courante. Le cas d’Haïti et des nombreux camps de réfugiés qui ont suivi le séisme meurtrier ont été très révélateurs. « Dès qu’on met de la lumière, il n’y a plus de viols, il n’y a plus d’assassinats », révèle Jean-Pierre Cerdan. À la place, « une vie sociale peut de nouveau s’organiser », précise-t-il. La lumière est d’autant plus importante que les camps de réfugiés peuvent s’installer dans la durée. En Haïti, au moins 300 000 personnes vivent encore dans des camps montés en janvier 2010…

Pour noircir encore le tableau, les scénarios des Nations Unies prévoient sur un accroissement continu de la population des bidonvilles d’ici 2030. « L’intégration des populations va moins vite que l’extension des bidonvilles », note Pierre Radanne, expert des politiques énergétiques de lutte face au changement climatique. Dès lors, la démographie doit être contrôlée. « L’éducation des filles et l’accès à l’électricité est la condition de la maîtrise de la démographie », affirme-t-il.

Pour avoir un accès universel à l’énergie en 2030, la Banque Mondiale estime qu’il faudrait des investissements de 48 milliards par an jusqu’en 2030. Cela ne représente que 3 % des investissements liés à l’énergie. Pourtant, aujourd’hui, tous les investissements confondus s’élèvent à 9 milliards par an…

Par Matthieu Combe, journaliste scientifique

 

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Comprendre les certificats d’économie d’énergie

Pour imposer les économies d’énergie, les pouvoirs publics ont imposé à certaines entreprises (énergéticiens, vendeurs de carburant, réseaux de chaleur, etc.) de mener des actions en faveur de l’efficacité énergétique.

Au sens légal, ces entreprises sont des « obligés ». Leurs objectifs sont calculés en fonction de leur volume de vente : plus ils vendent d’énergie, plus ils doivent générer d’économies d’énergie. C’est ainsi que chacun d’entre eux s’est vu définir un objectif d’économies d’énergie, à matérialiser sous forme de Certificats d’Économie d’Énergie (CEE).

Les entreprises disposent de 3 ans pour atteindre leurs objectifs, sous peine de lourdes pénalités. Pour l’ensemble des entreprises, cela représenterait plus de 6 milliards d’euros sur 3 ans en cas de non respect des objectifs.

Pour ne pas payer cette pénalité libératoire les entreprises peuvent, soit racheter des certificats sur le marché, soit générer leurs propres certificats en réalisant des actions de réduction de consommation d’énergie. Celles-ci peuvent se faire auprès de leurs clients ou, plus généralement, auprès de tous les consommateurs d’énergie.

Un dispositif qui s’affirme

Sur la première de période, de 2006 à 2009, un objectif de 54 TWh Cumac (TWhc) avait été fixé. Il a été dépassé de 120%. S’en est suivi une période de transition et la seconde période a commencé en 2011. Elle se finira fin 2013. L’objectif était de 345 TWhc. Fin février 2013, ces objectifs sont déjà atteints.

En France, la décision gouvernementale concernant les objectifs de la troisième période est attendue dans les prochaines semaines. Pour amplifier la dynamique, l’objectif devrait être nettement renforcé. 

Depuis le vote de la Directive Européenne sur l’Efficacité Énergétique en octobre 2012, les pays membres ont l’obligation de mettre en place des systèmes analogues au dispositif des CEE. Ceux-ci doivent favoriser les économies d’énergie en vue d’atteindre les objectifs européens de réduction de la consommation énergétique de 20% d’ici 2020 par rapport aux niveaux de 1990.

La France ayant mis en place les CEE il y a déjà plus de 7 ans, elle pourrait jouer, pour une fois, un rôle moteur dans le développement de dispositifs similaires à l’étranger.

Le dispositif fonctionne-t-il réellement ?

D’après un sondage TNS-SOFRES sur les bénéficiaires de la prime éco-énergie d’Auchan (donnant droit à des CEE à Petrovex du Groupe Auchan), le montant moyen de la prime accordée aux clients est de 424 €. Elle est consacrée avant tout aux travaux de chauffage (68%) et d’isolation de combles et de toitures (27%).

Pour 62% des bénéficiaires, l’aide financière d’Auchan a été le seul apport financier. 22% ont, en plus, eu recours à un crédit d’impôt développement durable et 15% à un éco prêt. 38% des personnes interrogées déclarent effectivement avoir réalisé des économies d’énergies. Pour 61% des sondés, il est toutefois trop tôt pour se prononcer. Enfin, 1% des sondés estime ne pas avoir fait d’économies.

Le dispositif des CEE est soumis à de nombreuses critiques dans le cadre du débat national sur la transition énergétique. Elles portent sur son manque de transparence, les lourdeurs administratives et l’absence de vérification de son efficacité.

Les économies d’énergies sont calculées de façon théorique, aucune mesure réelle n’est enregistrée suite aux travaux effectués.

Si les CEE permettent une aide pour de menus travaux, ils ne pourront pas, à eux seuls, financer en l’état la rénovation énergétique de logements entiers. Une rénovation globale coûterait en moyenne entre 20 et 30 000 €. Les acteurs de l’énergie invitent donc à faire une évaluation contradictoire de ces CEE.

 

Par Matthieu Combe, journaliste scientifique

 

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Caméras thermiques portables pour la lutte contre les incendies.

 

Les pompiers ont énormément à gagner avec les caméras thermiques. Non seulement elles produisent d’excellentes images dans l’obscurité complète, mais elles permettent de voir au travers de la fumée. Cela aide les pompiers à trouver les victimes dans les locaux enfumés. Une caméra thermique les aide à trouver leur chemin dans les lieux qui s’emplissent de fumée, et aussi dans les zones où le feu est éteint, mais où la fumée n’est pas encore dissipée.

Grâce à la fonction de mesure de la température, ils peuvent savoir s’il y a le feu derrière un mur. Cette information leur permet d’éviter les dangereuses explosions de fumée.

Une caméra thermique indique aussi les zones incendiées encore brûlantes. Elles doivent être arrosées encore pour éviter une reprise de l’incendie.

Une caméra thermique peut contribuer à sauver la vie des pompiers et des personnes prises dans l’incendie. Elle peut aussi être utilisée dans les missions de sauvetage et d’importance vitale, dans lesquelles les pompiers sont souvent impliqués.

FLIR série K FLIR commercialise plus de caméras thermiques que tout autre fabricant. Grâce aux économies d’échelle, FLIR Systems peut vendre la FLIR série K à un prix extrêmement avantageux. Une caméra thermique FLIR série K peut équiper chaque camion de pompier. La série K est conçue pour des conditions d’utilisation difficiles. Elle résiste à une chute de 2 mètres sur un sol en béton, elle est étanche à l’eau (indice de protection IP67) et fonctionne jusqu’à +85 °C.

Plusieurs versions disponibles Toutes les versions de la FLIR série K comportent un détecteur microbolomètre non refroidi, ne nécessitant aucune maintenance. La FLIR K50 produit des images de 320 × 240 pixels. Si cette résolution n’est pas nécessaire, l’utilisateur peut choisir la FLIR K40 dont les images thermiques comptent 240 x 180 pixels. Les deux versions possèdent un grand et lumineux écran de 4 pouces. Différents modes de couleur font de la FLIR série K l’instrument idéal pour toutes les missions des pompiers. Facile d’emploi, même avec des gants. Une interface simple et intuitive permet de se concentrer sur la mission. La FLIR série K est commandée par seulement trois gros boutons sur sa face supérieure. C’est l’idéal pour les pompiers qui portent des gants. Des images thermiques peuvent être enregistrées dans la FLIR série K, et ultérieurement utilisées dans des rapports simples décrivant ce qu’il s’est passé.

Demande d’informations

Transport : une nouvelle norme européenne pour lutter contre les émissions de gaz à effets de serre

Elaborée par et pour les professionnels, la norme NF EN 16258 « Méthodologie pour la calcul et la déclaration de la consommation d’énergie et des émissions de gaz à effet de serre (GES) et des prestations de transport (passagers et fret) » – vient en appui à la réglementation nationale, qui entrera  en vigueur au cours de l’année 2013 et contribue à atteindre les objectifs fixés par l’Union Européenne. 

Pour quels acteurs du transport ?

Pour transporter des personnes ou des marchandises, tous les professionnels sont concernés. Train, RER, voiture, avion, camion, bateau, péniche… tous les modes  de transport consomment de l’énergie et émettent des gaz à effet de serre. Pour aider ces acteurs du transport à calculer et à agir sur leur consommation en énergie,  leur impact environnemental et informer leurs clients, cette nouvelle norme fournit une méthode européenne commune de reporting et de calcul, applicable à toutes les prestations.

Une norme qui s’inscrit dans un engagement européen global

L’Union Européenne a pris des engagements en faveur de la lutte contre le changement climatique. Les pays membres ont des objectifs ambitieux à atteindre d’ici 2020 : réduction de 20% des émissions de gaz à effet de serre, amélioration de 20% de l’efficacité énergétique et part de 20% d’énergies renouvelables dans la consommation d’énergie de l’UE. La France a pris aussi certaines mesures dont la réduction de 20% des émissions de GES* du secteur des transports d’ici 2020. 

La norme européenne NF EN 16258, qui demeure d’application volontaire, aidera les professionnels du transport à respecter l’obligation introduite dans l’article L. 1431-3 du code des transports, tout en l’adaptant à ses exigences. Une nouvelle réglementation, applicable dès le 1er octobre 2013, oblige les transporteurs à informer leurs clients sur la quantité de dioxyde de carbone (CO2) émise à l’occasion d’une prestation de transport de personnes, de marchandises ou de déménagement.

Accéder à la norme NF EN 16258

Les grands acteurs français qui se sont impliqués pour élaborer la norme 

ADEME, Bolloré Logistics, CERTU, CFT, Comité des armateurs fluviaux (CAF), Comité National Routier (CNR), DGAC, DGITM, Fédération Nationale des Transports Routiers (FNTR), Gefco, Géodis, IFSTTAR, Stef, SNCF, RATP, TLF, UPS, Veolia Transdev, etc.

 

Qu’est-ce qu’une norme ?

Etablie par un organisme reconnu, une norme est un document de référence qui fournit des caractéristiques et des règles pour les activités ou leurs résultats. Consensus entre l’ensemble des parties prenantes d’un secteur, elle est d’application volontaire dans 98% des cas. Les normes permettent d’harmoniser les pratiques et de définir un niveau de qualité et de sécurité, notamment des produits ou services.

 

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Publié par Iris Trahin  

 
 
 

Dashlane : pourquoi l’affaire d’Evernote n’est pas un banal piratage de plus

Evernote n’est pas un cas isolé. Pour mémoire, les sites du New York Times, Tumblr, Yahoo, Facebook, Twitter, Sony, Google, LinkedIn, Hotmail et même le site de la NASA se sont fait pirater une partie des mots de passe – de quelques centaines ou quelques milliers, voire  plusieurs millions – de leurs utilisateurs.

Sauf que dans le cas d’Evernote, c’est 50 millions de mots de passe qui ne sont plus fiables ! C’est une première dans l’histoire du web. Et c’est aussi une limite qui vient d’être franchie. 

Evernote a dû envoyer 50 millions d’emails ce week-end. Certains des utilisateurs n’ont toujours pas reçu cet email. Evernote est confronté à la limite technique des emails – cela prend du temps d’en evoyer 50 millions d’emails. Pendant ce temps, les mots de passe de leurs utilisateurs ne sont plus fiables et ils ne le savent pas. Quand on sait que la grande majorité des utilisateurs utilisent un mot de passe « simple » pour plusieurs services, cela représente un vrai danger. 

Les mesures de réactions et d’information classique sont désormais inefficaces sur des phénomènes d’une telle ampleur. 

Mais que faire alors ? 

Le temps où l’on pouvait gérer ses mots de passe manuellement est révolu. 

Cette tendance oblige dorénavant  les internautes à  gérer leurs mots de passe et à les changer rapidement.  Gérer ses mots de passe signifie définir un mot de passe différent et complexe pour chaque service, ce qui est quasiment impossible sans utiliser des solutions logicielles, sauf à prendre un temps considérable à gérer cela manuellement. 

Là encore, pour éviter de se faire piéger, de plus en plus d’internautes devront recourir à des services tiers pour être prévenus quasiment en temps réel. 66% des utilisateurs de Dashlane qui avaient un compte sur Evernote ont changé leur mot passe immédiatement après notre alerte diffusée quelques minutes après la connaissance de l’attaque. Et 50% d’entre eux ont fait cela avant samedi minuit, tandis que le mail d’Evernote n’a toujours pas été reçu par tous les utilisateurs. 

Emmanuel Schalit, CEO de Dashlane

 
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Rapport d’étude 2013 sur les tendances en matière de systèmes embarqués

National Instruments annonce la publication de l’édition 2013 de son rapport sur les systèmes embarqués, qui détaille les prévisions de la société concernant l’évolution du marché. Ce rapport vise à aider les ingénieurs et les scientifiques impliqués dans divers domaines d’applications , comme l’énergie et la biologie, le contrôle industriel et les transports, et qui évoluent dans un contexte économique et technologique en perpétuel changement.

Grâce aux éclaircissements apportés par cette étude, les ingénieurs et les responsables vont être mieux préparés au développement et à la maintenance de systèmes embarqués innovants.

Disponible en anglais, ce document est actuellement en cours de traduction en français.

Il présente les tendances majeures suivantes :

  • les architectures hétérogènes reconfigurables : l’augmentation de la vitesse des cœurs du processeur ne suffit plus. Les concepteurs de systèmes embarqués doivent combiner des éléments de traitement hétérogènes pour satisfaire les besoins de leurs applications.
  • la révolution de l’énergie numérique : les technologies numériques sont en train de révolutionner la façon dont nous manipulons, déplaçons, contrôlons et stockons l’énergie.
  • la démocratisation de la conception de systèmes embarqués : bon nombre d’équipes de conception préfèrent désormais aux grandes équipes spécialisées de petits groupes chargés de concrétiser leur expertise métier en innovation.
  • la rentabilité économique globale : de plus en plus de sociétés adoptent une approche complète qui considère non seulement l’analyse des bénéfices mais aussi des facteurs comme la souplesse et le risque.
  • la vision embarquée : la technologie initialement utilisée dans les matériels vendus en gros volume est au cœur d’une nouvelle génération de systèmes embarqués intelligents.

Téléchargez gratuitement le rapport d’étude 2013 sur les systèmes embarqués

Publié par Pierre Thouverez

La fin de l’éclairage nocturne des bâtiments est promulguée

Dès le 1er juillet 2013, les éclairages intérieurs des locaux et bureaux devront être éteints une heure après le départ des employés. Les éclairages extérieurs des bâtiments seront obligatoirement éteints entre 1h et 7h du matin. Pour les éclairages des vitrines de commerce ou d’exposition, l’arrêté est moins incisif. Ils seront éteints au plus tard à 1h du matin, ou une heure après la fin d’occupation locaux si celle-ci intervient plus tard.

Pour l’allumage, l’arrêté précise que « Les éclairages des vitrines de magasins de commerce ou d’exposition peuvent être allumés à partir de 7 heures ou une heure avant le début de l’activité si celle-ci s’exerce plus tôt » et « Les illuminations des façades des bâtiments ne peuvent être allumées avant le coucher du soleil ».

Toutefois, pour les façades et les vitrines, le texte prévoit la possibilité pour le préfet d’accorder des dérogations pour la veille des jours fériés, la période des illuminations de Noël, lors d’évènements exceptionnels à caractère local, ou dans des lieux présentant un intérêt touristique exceptionnel.

Estimées à 2 TWh par an par l’ADEME, les économies d’énergie attendues par cette mesure équivalent à la consommation électrique annuelle d’environ 750 000 ménages. Elles s’accompagneront d’une baisse des émissions de COde 250 000 tonnes.

Est-ce suffisant ?

Réagissant à cet arrêté, le Syndicat des entreprises de génie électrique et climatique (SERCE) rappelle l’importance de développer les systèmes de « détection de présence, gradation de l’éclairage, programmation des niveaux de luminosité permettent d’adapter l’éclairage intérieur en tenant compte de l’activité tout en répondant aux exigences de performance énergétique, de confort visuel et de santé au travail » dans un communiqué en date du 1er février.

Pour réduire les consommations d’énergie, des systèmes intelligents permettent de piloter l’allumage de jour comme de nuit. Ces systèmes permettraient d’éteindre automatiquement la lumière lorsque les employés laissent, par exemple, la lumière allumée dans leur bureau en partant. De même, il est possible d’abaisser la lumière quand la luminosité naturelle est suffisante. « Cette extinction pilotée, permet de générer des économies d’énergie dix fois supérieures à une simple extinction la nuit », précise le SERCE. « Ces dispositifs permettent d’économiser de 50% à 70% de la consommation d’énergie et sont amortis entre 3 et 5 ans », précise-t-il.

La rénovation des bâtiments est l’occasion idéale pour installer de façon massive ces dispositifs et réaliser des économies d’énergie conséquentes. Le SERCE exhorte le gouvernement à incorporer ces aspects dans le futur décret sur la rénovation des bâtiments tertiaires qui doit être soumis prochainement à consultation.

Par Matthieu Combe, journaliste scientifique

 

A découvrir dans les bases documentaires :

Au-delà de 20km de Fukushima : pas d’augmentation du risque de cancer ?

Greenpeace a immédiatement contesté l’étude de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), d’après laquelle il n’y aurait pas de hausse du risque de cancer dès que l’on est éloigné de plus de 20 km de la centrale.

Intitulé « Évaluation des risques pour la santé de l’accident nucléaire survenu après le grand tremblement de terre et le tsunami qui ont touché l’est du Japon en 2011 (sur la base d’une estimation préliminaire des doses), il s’agit du premier rapport de l’OMS qui étudie les conséquences sur la santé de l’homme du drame de Fukushima. Et celui-ci se veut particulièrement rassurant puisqu’il stipule que « Les risques sont faibles pour la population en général au Japon et à l’extérieur du Japon. Pour cette dernière, aucune augmentation observable des taux de cancer n’est prévue par rapport aux taux de référence.» Soit.

L’OMS note cependant une augmentation des risques de cancer pour « certaines catégories de la population de la préfecture de Fukushima » et préconise une surveillance à long terme.

Au plus proche de la centrale, les femmes et les enfants de moins de un an à l’époque du drame voient leur risque de cancer majoré de 4%. Plus précisément, les risques de cancer du sein augmentent de 6%, ceux de leucémie de 7%. En revanche, le risque de développer un cancer de la thyroïde explose de 70% pour passer à 1.25% contre 0.75% normalement. Les personnes vivant dans la deuxième zone la plus contaminée voient aussi une augmentation du risque de développer un cancer, bien que « les risques estimés sont inférieurs de moitié environ à ceux de la zone aux doses les plus élevées. »

Les plus touchés sont les ouvriers venus travailler sur la centrale au moment de l’accident. Ceux-ci ont été les plus exposés aux radiations et voient leur risque de cancer grimper de 20%.

Le rapport précise aussi que « les doses de rayonnement de la centrale nucléaire endommagée ne devraient pas augmenter l’incidence des fausses couches, des mortinaissances et des autres problèmes de santé physique et mentale susceptibles de toucher les nourrissons nés après l’accident. », autrement dit on ne devrait pas voir exploser les cas d’infertilité ni les naissances d’êtres difformes comme des vaches à deux têtes.

A ce jour, la société Tepco en charge de l’exploitation de la centrale n’a toujours pas communiqué les niveaux de radiations auxquels ont été soumis les travailleurs. Ce rapport s’appuie donc sur des estimations des doses émises. Plusieurs experts scientifiques indépendants des domaines de la modélisation des risques radiologiques, de l’épidémiologie, de la dosimétrie, des effets des rayonnements et de la santé publique ont participé à sa rédaction.

Pour Greenpeace, ces conclusions sous-estiment l’impact de la deuxième plus grave catastrophe nucléaire après Tchernobyl. De leurs côtés les autorités japonaises contestent l’étude jugeant le risque bien moindre : « Ces calculs ont été basés sur l’hypothèse que les gens ont continué de vivre dans cette zone et de manger de la nourriture interdite. Mais ce n’est pas le cas », justifie un responsable du ministère de l’Environnement à l’AFP.

Mais tout le monde s’accorde sur le fait que la zone de 20km autour de Fukushima sera inhabitable pendant encore plusieurs dizaines d’années et que les produits agricoles issus de cette région sont contaminés. Un rapport pas si rassurant que ça finalement.

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique