News Informatique : Septembre 2012

Cybersécurité : le prochain 11 septembre sera numérique

Cette semaine, les Etats-Unis commémoraient le onzième anniversaire des attaques du World Trade Center à New York. Cette tragédie a marqué le pays entier et a eu d’importantes répercussions dans de multiples domaines : politique, économique, sociétale, financier ou encore militaire pour n’en citer que quelques uns. En décembre 2001, le Congrès avait désigné le 11 septembre comme étant le « Jour des Patriotes », journée nationale de prière et du souvenir des victimes des attaques terroristes du 11 septembre 2001. Et cette année, à cette occasion, le sénateur républicain de l’Indiana, Dan Coats, a tenu à rappeler l’importance de considérer les cyber-attaques comme représentant la plus grande menace à venir. A cette occasion seulement ? Pas tout à fait.

Proposition de loi versus décret présidentiel

Le journal « The Hill » a en effet révélé la semaine dernière que la Maison Blanche préparait un décret présidentiel sur la cybersécurité, le Congrès ayant échoué cet été à faire adopter la proposition de loi sur la cybersécurité face au refus de la Chambre de Commerce américaine. Le sujet est donc sensible et l’équipe de Barrack Obama semble déterminée à renforcer la loi. Mais la méthode ne laisse pas les sénateurs républicains indifférents qui réclament un travail bipartisan républicain-démocrate sur une nouvelle proposition, en collaboration avec la Chambre de Commerce des Etats-Unis. Seulement, le Congrès ne dispose que de très peu de temps ce mois-ci avant la suspension prévue à l’occasion des élections.

Le contenu du décret présidentiel n’est pas encore connu, mais la proposition de loi sur la cybersécurité présentée par les sénateurs Joe Lieberman (Indépendant – Connecticut) et Susan Collins (Republicaine – Maine), elle, avait été dévoilée en Juillet dernier. Elle encourageait notamment les entreprises dites sensibles, telles que les centrales nucléaires, électriques, hydrauliques, les banques et autres industries vitales, a s’engager de manière volontaire à renforcer la sécurité de leurs réseaux et systèmes d’informations. Des règles et standards professionnels pour ces secteurs industriels seraient élaborées à cette fin, avec la collaboration du gouvernement. C’est ce dernier point qui a d’ailleurs conduit au refus de la proposition par la chambre de commerce en août dernier. Le projet présentait aussi un paragraphe sur l’amélioration du partage d’informations sur les menaces informatiques entre les agences gouvernementales et les entreprises pour mieux parer les attaques. Un autre paragraphe évoquait également le renforcement des efforts de recherche et développement dans le domaine de la cybersécurité ainsi que la modification de la loi sur la gestion de la sécurité des informations fédérales (FISMA).

Comment un programme informatique peut-il déplacer une armée ?

Les Etats-Unis cherchent à se protéger des cyber-attaques pour ne pas attendre une « cyber-catastrophe » avant d’agir. Et ils ne sont pas les seuls. Selon Christopher Painter, Coordinateur au Département d’Etat sur les sujets liés au cyberespace, un nombre croissant de pays se dotent d’une stratégie sur la cybersécurité nationale et organisent leur gouvernement autour de ce domaine. De même, les Etats-Unis multiplient les coopérations à l’international avec les proches alliés tels que la Grande-Bretagne, le Canada, la Nouvelle-Zélande ou encore l’Australie. Il faut dire que les cyber-attaques ont pris une ampleur conséquente ces dernières années et que le pays, avec l’un des réseaux informatiques le plus développé de la planète, semble être une cible privilégiée. Et cela a de quoi effrayer les Etats-Unis qui ont adopté en juillet 2011 une stratégie défensive assez radicale. Le Secrétaire adjoint à la Défense a en effet déclaré que le gouvernement américain se réserve le droit de répondre à une importante cyber-attaque par une réponse militaire justifiée et proportionnelle.

Mais si la Maison Blanche renforce sa défense, elle souhaite également étoffer son arsenal offensif. Elle a ainsi révélé au mois de Juin dernier le programme « Jeux Olympiques », lancé par Georges W. Bush, destiné à développer des cyber-armes. Les Etats-Unis n’en sont pas à leur coup d’essai puisque le gouvernement américain a officiellement déclaré être l’auteur ou co-auteur du ver Stuxnet. Ce programme avait pour but la destruction physique des centrifugeuses iraniennes, une première mondiale. De nombreux experts dont les ingénieurs de Kaspersky jugent par ailleurs que les virus, vers et autres programmes malveillant tels que Flame, Duqu et Gauss ont un lien entre eux et sembleraient provenir de la même source que Stuxnet, Les Etats-Unis. Ces noms ont fait quelques éclats dans la presse internationale en affectant notamment les systèmes d’information des banques libanaises, israéliennes, mais aussi des infrastructures physiques telles que les installations nucléaires iraniennes, une première mondiale.

Source : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/70957.htm

L’ordinateur nuit à la mémoire : des scientifiques mettent en garde contre « la démence numérique »

Le professeur de psychiatrie Manfred Spitzer (basé à Ulm, Bade-Wurtemberg) se prononce après des recherches longitudinales contre un contact précoce et fréquent des enfants avec les ordinateurs et l’Internet. « Les médias numériques sont nuisibles au développement de la mémoire, ne sont pas adaptés à l’encouragement de l’apprentissage et provoque des dépendances », a déclaré le chercheur dans une publication. Il remet donc en question l’utilisation des médias numériques dans les processus d’apprentissage, soutenant que « si l’ordinateur prend en charge une part du travail mental traditionnel, travail mental qui est à la base de développements cognitifs du cerveau, alors il peut arriver que l’utilisation trop fréquente de l’ordinateur nuise au développement de mécanismes cognitifs importants, comme ceux de la concentration et de la mémoire ». Les études PISA, dans lesquelles les données de près de 300.000 élèves de 15 ans avaient été recueillies, ont montré que les adolescents ayant le plus accès à un ordinateur personnel à l’école étaient également ceux ayant en moyenne les moins bonnes notes. Et si le développement de nouvelles compétences informatiques ne saurait être mesuré dans le système scolaire traditionnel, le « zapping » d’information généré par les technologies numériques est pour les études citées le facteur le plus marquant de perte de concentration prolongée.

Le neuroscientifique, dont le livre intitulé « La démence numérique. Comment pouvons-nous apporter un nouvel apprentissage à nos enfants » vient de paraître, se base sur les résultats d’une enquête récente menée par 62 professeurs d’universités allemandes. Selon cette étude, des compétences importantes comme la logique argumentative, la capacité de saisir ou résumer un texte et la capacité de concentration seraient amoindries chez les plus jeunes étudiants universitaires ayant grandi avec l’avènement de l’Internet. Selon les chercheurs en neurosciences, ces déficits seraient dus à une sorte d’overdose numérique, un mécanisme chimique de stress cérébral causé par le zapping informationnel. Ainsi Spitzer ne se prononce pas en faveur du principe généralisé du travail rapide et multitâche, pourtant valorisé dans le monde professionnel. Selon lui, les recherches récentes montrent que cette tendance développe surtout chez l’individu un mécanisme de « saut » rapide entre diverses informations peu ou mal traitées, individu qui s’entraînerait ainsi lui-même à un trouble de l’attention.

Source : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/70864.htm

Des chercheurs imaginent le futur du cloud computing

Les plates-formes de cloud computing IaaS (« Infrastructure as a Service ») actuelles permettent à des clients de louer des serveurs virtualisés et du stockage à la demande, généralement à l’heure. Mais une nouvelle étude annonce qu’à l’avenir, ces services pourraient être vendus d’une manière beaucoup plus efficace et fine, avec des ressources spécifiques, tels des cycles d’horloge (CPU cycle) et de la mémoire, qui pourraient être loués pour quelques secondes.

Ce modèle de cloud computing a été nommé RaaS (« Resource as a Service ») par les chercheurs du Technion Orna Ben-Yehuda Agmon, Muli Ben-Yehuda, Assaf Schuster et Dan Tsafrir, qui ont écrit un article1 sur le sujet qui à été présenté ce mois-ci lors de la conférence USENIX HotCloud ’12 à Boston. L’idée de posséder ses propres ressources informatiques s’effrite au fil du temps, écrivent-ils dans l’article. « Avant le cloud computing, la durée de vie utile moyenne d’un serveur acheté était d’environ trois ans. Avec l’avènement de l’hébergement Web, les clients peuvent louer un serveur sur une base mensuelle, » disent-ils. L’apparition services comme l’ « Amazon’s Elastic Compute Cloud » (EC2) a permis de réduire les durées de location à quelques heures seulement.

Les chercheurs soutiennent qu’avec l’évolution du marché du cloud computing le modèle de location horaire ne sera pas suffisant : « Si vous payez pour une heure ou une partie de celle-ci, vous allez perdre en moyenne une demi-heure sur la durée de vie de chaque machine virtuelle », indique l’article. « Si vous ne payez que pour une seconde ou une fraction de celle-ci, alors vous ne perdrez une demi-seconde sur la durée de vie de chaque machine virtuelle. »

Dans une plates-forme de cloud computing RaaS, les clients pourraient acheter des « graines de machines virtuelles » contenant des ressources de base ainsi qu’un « agent économique » permettant l’ajout de ressources supplémentaires. L’agent « prendra des décisions sur la base des prix courant de ces ressources, de la charge que la machine doit gérer, et de l’évaluation subjective du client de ces différentes ressources au cours du temps. » Les logiciels des fournisseurs de services de cloud computing pourront également incorporer des agents économiques pour défendre leurs propres intérêts. Les agents des clients pourraient également négocier avec ceux contrôlés par d’autres clients qui pourraient avoir des ressources supplémentaires à vendre. Les prix des différents types de ressources se décideraient ainsi en fonction du marché selon la loi de l’offre et de la demande.

Afin de concrétiser le concept de cloud computing Raas il faudra de nouveaux types d’applications et de logiciels système, déclarent les chercheurs. « Dans un nuage Raas, les machines virtuelles ne savent jamais avec précision la quantité de ressources qui pourra être mis à leur disposition à un instant donné, » disent-ils. « Cela oblige les logiciels s’exécutant dans ces machines virtuelles à s’adapter à la disponibilité des ressources et d’exploiter toutes les ressources à leur disposition, quand il les ont. »

Source : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/70812.htm

L’essentiel de Reach (Septembre)

Conférence en ligne le 5 octobre 2012

L’ECHA organise le 5 octobre prochain, une conférence en ligne sur le processus et la mise en pratique de l’évaluation des substances.

Brochure « Travail et produits chimiques : liaisons dangereuses »

Le site internet http://www.travailler-mieux.gouv.fr signale la mise à jour en septembre 2012 de la brochure de la DIRECCTE des Pays de la Loire, intitulée « Travail et produits chimiques : liaisons dangereuses ». Cette brochure grand public passe en revue les problématiques les plus courantes concernant les agents chimiques dangereux et les CMR au travers de 121 questions-réponses.
Ce guide est accessible sur : http://www.travailler-mieux.gouv.fr/IMG/pdf/Guide-DIRECCTE_version_2-002_2012-09-21_.pdf

Bisphénol A : demande d’un nouveau classement

L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) annonce avoir déposé, auprès de l’Agence européenne des substances chimiques (ECHA) et au nom des autorités françaises, une proposition de révision du classement du bisphénol A (BPA), en vue d’un classement plus sévère de cette substance en tant que toxique pour la reproduction pour l’homme. Depuis 2002, cette substance est classée par l’Union Européenne comme toxique suspecté pour la reproduction. Plus d’information sur :
http://www.actu-environnement.com/ae/news/bpa-effets-sanitaires-classement-reprotoxique-interdiction-16667.php4#xtor=ES-6

REACH : nouvelles restrictions

(21/09/2012)
Plusieurs règlements européens viennent modifier la réglementation REACH, et notamment son annexe XVII concernant les restrictions applicables à la fabrication, à la mise sur le marché et à l’utilisation de certaines substances chimiques. Le cadmium et le plomb sont concernés, ainsi que le mercure et les composés du phénylmercure.
Règlement pour le cadmium :
http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2012:252:0001:0003:FR:PDF
Règlement pour le plomb :
http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2012:252:0004:0006:FR:PDF
Règlement pour le mercure :
http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2012:253:0001:0004:FR:PDF
Règlement pour le phénylmercure :
http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2012:253:0005:0007:FR:PDF

Consultation pour l’arrêté Transports de marchandises dangereuses

Le Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie lance une consultation jusqu’au 5 octobre d’un projet d’arrêté relatif au transport de marchandises dangereuses par voie terrestre (arrêté TMD). Cet arrêté doit être révisé pour entrer en vigueur au 1er janvier 2013. Le texte de révision intègre les modifications des réglementations internationales sur le transport. Plus d’information sur :
http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/modification-de-l-arrete-du-29-mai-2009-relatif-aux-transports-de-marchandises-dangereuses-par-voies-

Avis sur des propositions d’harmonisation de C&L (classification et étiquetage)

(21/09/2012)
Le comité d’évaluation des risques ou RAC a adopté cinq avis sur des propositions pour l’harmonisation de la classification et de l’étiquetage. Le RAC a accepté de classer : Cymoxanil, 4-vinylcyclohexene (VCH), Fenoxycarb, Tralkoxydim et Penconazole. Plus d’informations sur : http://echa.europa.eu/fr/view-article/-/journal_content/d75fd896-5cf6-4c12-83e1-6502f94c7f5b

Nouvelle consultation publique pour un C&L harmonisé

(25/09/2012)
L’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) lance une nouvelle consultation publique sur une proposition de classification et d’étiquetage harmonisés du spirotetramat (N° CAS : 203313-25-1), un insecticide largement utilisé en agriculture. Les commentaires sont à soumettre jusqu’au le 9 novembre 2012. Plus d’information sur :
http://echa.europa.eu/view-article/-/journal_content/aa17fb9c-e6b9-4aee-bc54-5563704e0689

Mise à jour de l’inventaire de la classification et d’étiquetage (version publique)

(27/09/2012)
L’ECHA a mis à jour l’inventaire de la classification et l’étiquetage (version publique). Cet inventaire montre toutes les notifications pour les substances pour lesquelles il existe au moins une notification de le classer comme dangereux conformément à l’article 119 (1) du règlement REACH. Toutes les notifications pour les substances figurant sur l’inventaire CE sont désormais fournis. Plus d’information sur :
http://echa.europa.eu/view-article/-/journal_content/ced40168-dbed-4222-bc28-0df305d9b838
Inventaire C&L consultable sur : http://echa.europa.eu/information-on-chemicals/cl-inventory

Conférence en ligne de l’UIC

L’UIC et le MEDDE (Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie) ont signé une convention pour accompagner les entreprises, notamment les PME, par des conférences en ligne de sensibilisation à REACH. Pour connaître les dates, les thèmes et les modalités d’inscription, rendez-vous sur : http://www.uic.fr/REACH-webinars.asp
Par Céline Nectoux, ingénieur environnement CNRI

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Revue du Web #32 : les vidéos de la semaine

Cette semaine dans la revue du Web :

  • suivons pour commencer la formation de cristaux de glace sur un fil, structures uniques de quelques millimètres chacune ;
  • retrouvons ensuite un avion conçu par le MIT, dont les prouesses sont plus que surprenantes ;
  • jetons un œil au fonctionnement fascinant des cordes vocales ;
  • découvrons la vidéo des six volontaires américains qui se sont retrouvés sous une bombe atomique de deux kilotonnes en juillet 1957 ;
  • le gadget (inutile ?) de la semaine : « Swumanoid », le robot nageur pas encore maître-nageur ;
  • et enfin pour conclure, quelques magnifiques clichés du travail de l’artiste américain Todd Johnson, créant des figures de Lichtenberg en exposant du plexiglas au faisceau d’un accélérateur de particules.

Formation de cristaux de glace sur un fil

Pour débuter la trente-deuxième revue du web, voici un petit bijou en vidéo : la formation de cristaux de glace sur un fil, branches après branches. La vidéo, fascinante, illustre un phénomène qui semble trivial avec une expérience dont le protocole expérimental n’est pourtant pas vraiment simple à réaliser… hors d’un laboratoire. Dans une chambre où la température serait maintenue autour de – 45 degrés Celsius (- 47 degrés Fahrenheit), les aiguillons cristallins se forment sur un fil dans lequel passe un courant électrique de près de 2000 volts. Les structures uniques qui peuvent se former sur le fil ne font pas plus d’une fraction de millimètre chacune, et se forment très rapidement grâce à l’appui de la charge électrique.

L’expérience a été réalisée par le collectif « Words are Pictures », étalée sur quatre jours, pour le besoin d’un clip vidéo d’un musicien anglais, Ryan Teague. Le rôle que joue l’électricité dans cette expérience est loin d’être négligeable : l’application du courant électrique aide à aligner les molécules d’eau pour ensuite former les structures cristallines. Les cristaux de glace se forment selon une règle qu’on pourrait qualifier « de la moindre résistance » : la vapeur d’eau se solidifie sur la surface, mais la moindre aspérité ou bosse sur la surface gelée permet à l’eau de voyager moins loin avant de se transformer en glace. Ces aspérités sont des sites de germination, où la tension superficielle est localement plus basse. Par capillarité, la bosse grandit et forme une branche glacée. De branches en branches, les motifs semi-chaotiques prennent de l’ampleur, sous le coup de la croissance dendritique.

Le petit avion autonome du MIT, capable de se faufiler à travers des obstacles

Le Massachusetts Institute of Technology (MIT) nous offre une fois de plus une petite merveille : un petit avion autonome capable, entre autres, de voler à travers un espace plus étroit… que sa propre envergure ! Développé par le scientifique américain Russ Tedrake et son équipe de chercheurs, l’avion assisté par ordinateur est capable de raser des obstacles tout en volant à plein régime, performance en soi. L’objectif de l’équipe du MIT serait au-delà de la simple recherche et détection d’obstacles en plein vol, il se situerait selon eux au niveau du contrôle de l’appareil lors de manœuvres considérées comme complexes. « Nous entrons dans le système les informations concernant la position des obstacles avant le vol, et utilisons la technique de motion capture pour savoir où se situe notre appareil ainsi que les obstacles, à tous moments », explique Andrew Barry, membre de l’équipe.

Dans la vidéo qui suit, prenant exemple sur le vol d’un oiseau apercevant un obstacle au dernier moment, les chercheurs testent les limites du système, obligeant l’avion et le système de commande à ordonner une acrobatie au dernier moment, challenge particulièrement difficile à relever tant l’écoulement d’air peut être chaotique lorsque la pirouette se fait sur un angle raide. La position de l’avion est constamment contrôlée par ordinateur durant le vol, calculant comment celui-ci doit se mouvoir, en fonction des perturbations. Les informations sur la trajectoire sont ensuite transmises au petit bolide. A terme, le projet pourrait permettre de créer des drones capables de voler à travers une forêt dense, en les équipant d’un système de vision détectant les arbres et autres obstacles durant le vol.

Le fonctionnement étonnant des cordes vocales

La vidéo qui suit nous permet d’observer le fonctionnement complexe et la mécanique bien huilée des cordes vocales, à travers le prisme – un peu cru – d’une laryngoscopie. En examinant la cavité du larynx à l’aide de l’image réfléchie sur le miroir du laryngoscope ou à l’aide d’un tube spatule introduit sur le dos de la langue, la laryngoscopie permet de détecter ou de retirer un corps étranger logé dans la gorge comme d’évaluer l’état général du larynx.

On peut observer ici les plis vocaux, communément appelés « cordes vocales », vibrer lors de vocalises à des vitesses différant selon la hauteur du son produit, donnant pourtant l’impression qu’elles se rapprochent et s’entrechoquent relativement lentement. La raison est bien connue, et n’est autre que le nombre d’images par seconde de la caméra capturant la vidéo.

Essentielles à la phonation et à la moindre émission des sons vocaux, les cordes vocales sont les replis des membranes muqueuses du larynx qui, une fois mises en vibration, produisent ces sons qui nous semblent si évidents à produire. Elles comprennent, sur plusieurs niveaux différents, le muscle vocal, et la lamina propia, elle-même séparée en trois couches, allant de la profonde à la superficielle.

Elles ne mesurent pas plus de 9 à 13 millimètres chez la femme, tandis qu’elles peuvent faire jusqu’à 20 millimètres chez les sujets masculins. La mécanique des cordes vocales veut qu’elles s’écartent lorsque l’on respire, tandis qu’elles se resserrent lors de la déglutition.

Archives : les cinq hommes qui acceptèrent de se trouver sous une bombe atomique…

Ce n’était pas une punition… Les cinq hommes apparaissant dans la vidéo qui suit étaient tous volontaires. Seul le photographe – qui n’apparaît à aucun moment – ne s’était pas porté volontaire. Le colonel Sidney Bruce, le lieutenant-colonel. Frank P. Ball, le commandant Norman « Bodie » Bodinger, le commandant John Hughes, Don Lutrel et le photographe George Yoshitake se sont donc retrouvés, le 19 juillet 1957, autour d’un panneau dont l’écriture incertaine et maladroite indiquait le « Ground Zero » de l’explosion, ainsi que sa supposée population – cinq, le nombre d’officiers volontaires, omettant pourtant le photographe. L’explosion, qui s’est déroulée à plus d’une centaine de kilomètres au nord-ouest de Las Vegas, dans le cadre de la très controversée « Opération Plumbbob », a eu lieu à environ 5600 mètres (18500 pieds, et ce malgré la vidéo annonçant 10000 pieds) au-dessus des six cobayes américains. La bombe a été lancée par un Northrop F-89 Scorpion, premier avion au monde à avoir été équipé d’un missile air-air à tête nucléaire, accompagné du premier bombardier supersonique capable d’atteindre Mach 2, un Convair B-58 Hustler.

Bien que le missile ait été tiré, s’en suit une courte attente, rythmée par un compte à rebours laconique. L’explosion vient sanctionner la fin du décompte, et l’un des cobayes – celui portant des lunettes de soleil – regarde même dans le ciel au moment fatidique. Dans un contexte de guerre froide entre la Russie et les États-Unis, les autorités gouvernementales américaines souhaitaient démontrer les faibles conséquences et la sûreté – toute relative – d’une explosion nucléaire de faible ampleur dans l’atmosphère, afin de rassurer le peuple américain alors que des armes similaires pouvaient être entre les mains des Russes. La bombe, relativement petite – seulement deux kilotonnes – aurait explosé dans une zone et à une altitude ne permettant pas aux officiers volontaires d’être exposés par les radiations immédiates. Les particules, trop chaudes, seraient selon toute vraisemblance restées en partie en altitude puis se seraient répandues plus tard et de manière plus diffuse une fois la température descendue, sur une surface bien plus grande.

Le film de propagande nous montre les officiers tressaillir au moment de l’explosion, lorsque le flash de lumière blanche leur parvient. Puis une pause et finalement l’onde de choc, dans un grondement magistral. Les cinq officiers semblent, malgré les risques phénoménaux encourus, avoir eu une longévité surprenante. Outre le photographe, toujours vivant en 2010 et âgé alors de 82 ans, deux des officiers seraient morts à plus de 80 ans, deux autres auraient atteint la barrière des 70 ans, et le dernier serait décédé à l’âge de 63 ans.

Le gadget (inutile ?) de la semaine : « Swumanoid », le robot nageur japonais

Futur maître-nageur ? Pas encore… Pour conclure cette trente-deuxième revue du web, voici le gadget (inutile ?) de la semaine, « Swumanoid », le robot humanoïde nageur de l’Institut de Technologie de Tokyo, encore à l’état de prototype, qui serait capable de nager le crawl à près de 0.64 mètres par seconde. Le robot japonais nage le crawl, mais pas seulement : « Swumanoid » nage aussi le dos crawlé et le papillon. La réalité est pourtant toute autre, de l’aveu même de ses créateurs : le robot nageur ne nage même pas – encore – toujours sur commande. Certains de ces défauts sont – évidemment – imputables au fait que « Swumanoid » soit encore un prototype, le robot restant relativement loin de satisfaire les ambitions de l’équipe japonaise.

La première de ces ambitions aurait été de le déployer, à terme, pour le sauvetage des victimes de noyade. Pourtant, son usage le plus plausible devrait en faire un outil pratique d’analyse de la technique d’un nageur, sportif ou non, donnant des indices sur ce qui peut être amélioré dans les mouvements et dans le positionnement de celui-ci.

Bonus : l’accélérateur de particules et les figures de Lichtenberg

En bonus cette semaine, voici de splendides photos de fractales obtenus à l’aide d’un accélérateur de particules, créations de l’artiste américain Todd Johnson. Un accélérateur de particules pourrait donc servir à autre chose qu’à rechercher le Boson de Higgs ? Todd Johnson, loin de se servir d’outils et de supports de créations artistiques traditionnels, fait passer des cylindres ou des plaques de plexiglas dans un accélérateur de particules, bombardant les supports de plexiglas de protons qui s’y retrouvent comme « piégés ». Produisant jusqu’à cinq millions de volts, l’accélérateur de particules emprisonne les électrons dans chaque pièce de plexiglas, avec un potentiel électrique élevé. La charge est alors libérée avec précautions, en appliquant un choc mécanique à l’aide d’un outil bien isolée, permettant aux électrons de s’échapper bruyamment dans un éblouissant flash de lumière.

Lorsque la charge quitte le plexiglas, ils se regroupent et suivent un itinéraire ressemblant aux ramifications fractales. Le contrôle de l’énergie et du placement du faisceau d’électrons détermine la forme finale de l’ensemble, décrivant des figures de Lichtenberg.
Pour rappel, les figures de Lichtenberg sont des images prenant la forme d’une arborescence électrique, produites par une décharge électrostatique, pouvant se former sur la surface ou à l’intérieur d’un matériau isolant. A titre d’exemple, lorsqu’un homme est touché par la foudre, celle-ci laisse souvent une brûlure sérieuse ayant elle-aussi la forme d’une figure de Lichtenberg.

Par Moonzur Rahman, journaliste scientifique

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Les industriels des machines et technologies de production œuvrent pour optimiser l’appareil productif français

Coût du travail par ci, coût du travail par là. Le manque de compétitivité des entreprises françaises serait lié à une main d’œuvre trop chère. Et les machines-outils dans tout ça ?  Quand on sait que la part de la main d’œuvre dans le prix d’un produit dépasse rarement 10%, alors que la part machine-outil est au minimum le double, on se demande si l’effort est fait sur le poste le plus rentable.

Pour le Symop il n’y a pas de doute. Comme le rappelle son président Jean-Camille Uring, « Le manque d’investissement, de renouvellement et d’innovation dans l’appareil de production explique aussi pour une bonne part la perte de compétitivité de notre industrie ».

Selon lui, « Faute d’un outil performant et au meilleur niveau, il est impossible à nos PME-PMI de répondre aux exigences des clients étrangers sur la capacité, la qualité et les spécifications de la production ».

Aujourd’hui, il y aurait moins de 100 000 entreprises françaises exportatrices et notre déficit commercial se creuse à 75 milliards d’euros. Fort de ces constats, les industriels du Symop lancent l’opération « Productivez » pour sensibiliser les entrepreneurs à la compétitivité en lien avec l’optimisation des machines-outils et du process.

Pour cela, le Symop interpelle les pouvoirs publics et demande la réalisation d’un audit de l’appareil productif français ainsi que l’élaboration d’un plan de soutien à l’innovation dans l’appareil de production des PMI et ETI. « Nous espérons bien sûr présenter au Ministre du Redressement productif notre démarche dans les semaines à venir et lui proposer de visiter une PMI ou une ETI qui démontre l’efficacité de la démarche « Productivez ! » », conclut le Président du Symop.

Après le plan de soutien à la filière automobile dont on attend encore les effets, gageons qu’Arnaud Montebourg saura se montrer plus efficace cette fois.

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

Le pétrole en Arctique n’intéresse pas Total

« Du pétrole sur le Groenland, ce serait un désastre. Une fuite causerait trop de dommages à l’image de la compagnie », explique Christophe de Margerie, Président directeur général de Total, dans une interview au journal Le Monde.  Loin d’être devenu philanthrope, monsieur de Margerie reste soucieux de l’image de sa compagnie et sait qu’une marée noire aurait un impact désastreux. Mais surtout, forer en Arctique ne serait pas si rentable que cela…

Pourtant, cette région suscitait il y a peu toutes les convoitises. Dans une étude de l’Institut de géophysique américain datée de 2008, l’Arctique renfermerait 13% des ressources mondiales encore à découvrir, soit 90 milliards de barils ! Avec la demande énergétique qui croit sans cesse, le coût du baril de pétrole qui s’envole et la fonte des glaces qui rend la zone de plus en plus facilement accessible, les forages en Arctique semblaient séduisants.

L’Arctique devrait être épargné encore quelques décennies…

Mais cet engouement s’essouffle. Tout d’abord, les gisements présumés sont localisés principalement au large, là où les équipements sont soumis à des conditions climatiques extrêmes, ce qui rend ce type d’exploitation particulièrement coûteuse, et donc moins rentable. De plus, d’autres sources d’énergie sont moins chères à exploiter, notamment le gaz, conventionnel ou de schiste.

La découverte de ces hydrocarbures dont l’exploitation se révèle aussi moins dangereuse mobilise plus l’attention des compagnies que les forages au pôle nord. En témoignent ces revirements de politique : il y a quelques jours, Shell annonçait le report de projets de forage en Alaska tandis que Gazprom différait le lancement de la production de pétrole sur le premier champ pétrolier offshore de l’Arctique russe.

Des chercheurs norvégiens estimaient que l’Arctique ne deviendrait pas une zone d’exploitation importante avec la part de pétrole de l’Arctique stagnant à 8%-10% de la production globale d’ici à 2050, celle du gaz naturel chutant de moitié. L’Arctique devrait donc être épargné encore quelques décennies…

Par Audrey Loubens

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Le marché mondial du photovoltaïque explose

Le consortium européen EPIC a rendu son rapport sur l’industrie photovoltaïque dans le monde. Et les acteurs de ce marché peuvent se réjouir car les nouvelles sont bonnes. Avec 93 milliards de dollars de chiffre d’affaire en 2011 et 27.4 GigaWatts de capacité photovoltaïque installés, la capacité mondiale atteint désormais 68 GW. La majorité du parc photovoltaïque, 63%, se situe en Europe.

Fer de lance de ce déploiement, l’Allemagne, avec 27% des installations totales. A noter que pour la première fois en Europe, le photovoltaïque est devenu la source d’énergie la plus développée en terme d’équipements installés, passant devant le gaz naturel et l’éolien. Néanmoins, à l’échelle planétaire, l’éolien reste la source d’énergie renouvelable préférée.

Côté production, l’Asie domine le marché. Plus précisément, la Chine et Taiwan représentent près de 74% de la production mondiale. Face à cette concurrence spécialiste du low-cost, la production européenne n’a pas résisté, chutant à seulement 6%. En mars, l’entreprise allemande Q-Cell a dû déposer le bilan, alors même qu’ils étaient n°1 mondial des cellules photovoltaïques.

Les industries françaises sont quant à elles en grande difficulté, notamment depuis que la politique de soutien de la filière a été quasi-abandonnée. Les conditions de rachat de l’électricité produite par ces équipement n’est plus du tout attractive, mettant ainsi un frein à l’activité des industriels qui ont vu leur carnet de commande se vider. Symbole de ce déclin, le fleuron français Photowatt s’est effondré. Placé en redressement judiciaire, l’entreprise avait finalement été reprise par EDF en février 2012.

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

Le Japon va-t-il abandonner le nucléaire ?

Un média nippon a déclaré que l’archipel pourrait bien dire adieu à ses 54 réacteurs nucléaires d’ici 2030.

C’est en tout cas ce sur quoi plancherait activement le gouvernement japonais. Si cette volonté est avérée, c’est un objectif très ambitieux pour un pays dont la contribution énergétique du parc nucléaire représentait 30 % avant le drame de Fukushima. A l’époque, le Japon prévoyait même de porter ce chiffre à 50 % en 2030 !

Revirement de situation donc pour un pays encore traumatisé par ce terrible accident. Si terrible qu’il a impacté le monde entier, éclairant brutalement toutes les nations sur les risques du nucléaire. En effet, dans les semaines qui ont suivi, plusieurs pays ont engagé une réflexion sur le nucléaire. L’Allemagne, à la fibre écologique très forte, a ainsi décidé de fermer dix-sept réacteurs d’ici 2022.

La France, bien que leader dans le nucléaire et n’ayant jamais subi aucun accident grave, s’orienterait vers une diminution progressive de la part du nucléaire. Cécile Duflot, ministre du logement et ex-n°1 d’Europe Ecologie Les Verts, a réaffirmé fin août l’objectif gouvernemental « de faire baisser la part du nucléaire de 75 % à 50 % ».

Par la suite, Delphine Batho, ministre de l’Ecologie et de l’Energie a confirmé la fermeture de la centrale de Fessenheim à court terme, bien qu’aucune date n’ait été avancée.

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

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Eco-Laserfact initie les industriels à l’usinage laser

Tout industriel ayant un besoin en solution laser pourra solliciter les  membres de ce groupement.

« Notre objectif est de promouvoir les technologies laser à vocation verte, c’est-à-dire qui permettent de faire des économies d’énergie ou de matière par exemple », résume Yannick Lafue, Manager des programmes collaboratifs et Européens chez Irepa Laser. Lancée depuis le mois de mai, cette initiative baptisée Eco-Laserfact (ECO-efficient LASER technology for FACTories of the future), regroupe des académiques et des centres de transferts de Belgique (Multitel, Sirris, Vito, Cluster photonique wallon), d’Angleterre (EPIC, University of Cardiff, University of Birmingham), d’Allemagne (Karlsruher Institut für Technologie ) et de France (Irepa Laser).

Ici, pas question de développement R&D. La vocation d’ Eco-Laserfact est double. D’une part fédérer les centres de recherches situés dans la région Nord-Ouest de l’Europe (NWE) et actifs dans le domaine de la microfabrication. D’autre part diffuser le savoir auprès des industriels et notamment des PME de façon à leur faire découvrir des solutions de micro-usinage laser puis les aider à mettre en place. Les trois domaines cibles sont l’additive manufacturing, le micro manufacturing et l’assemblage de polymères.

Le transfert d’expertise des centres de recherches et laboratoires vers les PME est réalisé via l’organisation d’évènements ouverts au public pour la dissémination, la formation et le transfert de connaissances et par la mise à disposition de moyens et d’expertise via le réseau transnational (NoE).

Ainsi, tout industriel qui en fera la demande pourra bénéficier d’un accompagnement spécifique, et ce gratuitement : les instituts adhérents les aideront à valider des solutions de fabrication en intégrant les dernières avancées de la recherche. Sur la base des différents équipements des instituts, une plate-forme destinée aux tests de faisabilité est notamment mise à disposition.

« Face à un besoin technologique particulier, nous analysons la demande de l’industriel. Une fois celle-ci validée, nous l’invitons à passer trois ou quatre jours chez l’un de nos membres pour réfléchir concrètement à son besoin. Cet accompagnement va servir à mettre le pied à l’étrier de l’industriel, à débugger une technologie laser… » explique Yannick Lafue.

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

Contact : Yannick Lafue, [email protected]
 

GLOBAL BIOENERGIES en lice pour le concours d’innovation EuropaBio

« Nous avons créé une voie métabolique entièrement artificielle », se félicite Marc Delcourt, PDG de GLOBAL BIOENERGIES. Grâce à leur procédé innovant, cette PME est capable de convertir des sucres en isobutène, une oléfine légère très convoitée par la pétrochimie, que ce soit pour la fabrication de plastiques, de carburants ou encore d’élastomères pour les pneumatiques.

Les sucres transformés peuvent être des sirops de glucoses issus de l’agriculture ou bien des sucres issus de la dégradation de déchet agricoles ou forestiers.

Des sources de carbone provenant d’effluents industriels ou ménagers pourraient également être utilisées.

Contrairement aux approches classiques de la biologie industrielle qui consistent à chercher dans la nature un micro-organisme produisant la molécule voulue et à optimiser son métabolisme, la technologie développée par GLOBAL BIOENERGIES ne repose pas sur un micro-organisme existant. « Les grandes molécules de la pétrochimie, telle que l’isobutène, ne sont pas produites par les micro-organismes. Mettre en œuvre un procédé de bioproduction de ces molécules, ça voulait dire construire de toutes pièces une voie métabolique artificielle », explique Marc Delcourt.

Conçu par Philippe Marlière, co-fondateur de la société, cette voie métabolique artificielle a été mise en œuvre par les équipes de Global Bioenergies. Les sucres sont convertis successivement en intermédiaires réactionnels inexistants dans la nature !

On comprend que cette approche ait séduit EuropaBio, l’association européenne pour les bio-industries, et que GLOBAL BIOENERGIES fasse partie des cinq nominés au prix 2012 récompensant « la société de biotechnologie européenne la plus innovante ».

Autre avantage de la production d’oléfines légères : ces molécules se présentent sous forme gazeuse, ce qui évite toute accumulation lors du processus de fabrication et permet de s’affranchir de toute toxicité (par opposition à de la fermentation classique comme dans le cas de la production d’éthanol pendant laquelle celui-ci s’accumule et détruit les levures, limitant le rendement).

« Aujourd’hui nous sommes en phase d’industrialisation du procédé. Nous conduisons aujourd’hui des essais en pilote de laboratoire, et préparons pour 2013-2014 des essais en pilote industriel. S’ensuivra la construction des usines. Nous prévoyons la production à grande échelle dès 2017. » détaille Marc Delcourt.

Cette nouvelle approche ouvre donc la voie à la production de molécules à forte valeur ajoutée puisque le marché des oléfines légère représente plusieurs centaines de milliards de dollars.

Par Audrey Loubens

Maitrise de l’énergie et construction des territoires durables

Le postulat de départ parle de lui-même : 1,6 milliard de personnes convoitent un accès à l’énergie semblable au nôtre. Ajoutez à cela la croissance démographique comme le développement économique des pays  du Sud, et la raréfaction des énergies fossiles, et le constat est clair : « L’offre et la demande énergétiques ne sont pas prêtes de s’équilibrer », selon Manelle Lepoutre, directrice du Développement durable et de l’Environnement chez Total, pour qui un tel défi implique d’investir dans toutes les énergies, y compris les énergies fossiles, qui représenteront d’après elle encore 60% à 65% de l’énergie consommée dans 20 ans.

Et d’insister sur le facteur d’efficacité énergétique. « Chauffer de l’eau au gaz implique 20% de déperdition énergétique. Chauffer de l’eau avec à l’électricité produite dans une centrale à gaz implique 70% de déperdition» affirme-t-elle.

Dès lors les choix énergétiques doivent être réfléchis sur toute la chaîne, selon elle, leurs sens dépendant du contexte. « Le solaire a tout son sens dans les pays ensoleillés d’Afrique où les autres sources d’énergie sont peu ou pas développées. Dans les pays d’Europe, le contexte est différent, le solaire nécessite des back-up tels le charbon, ce qui au final est pire que mieux ».

 « Schizophrénie énergétique » 

Si le constat de départ est partagé par Sandrine Belier, députée européenne Europe Ecologie Les verts (EELV), sa vision de l’avenir diverge. « Une croissance forte de la part des énergies renouvelables d’ici 10 ans est tout à fait réalisable pour peu qu’on en est la volonté politique », rappelant que l’enjeu actuel est bien de passer du volontarisme étatique à l’obligation pour les pays de l’Union Européenne à s’engager dans cette voie. « La politique énergétique de François Hollande n’est que la transposition des directives européennes » ajoute-t-elle, déplorant des réflexes relevant de la « schizophrénie énergétique » : EPR, gaz de schiste, plates-formes pétrolières en mers intérieures.

D’ici 2020, c’est pourtant 2 millions d’emplois qui d’après Sandrine Belier devraient être créés dans les énergies renouvelables à travers l’UE, avec pour arme d’incitation massive le fonds FEDER, dont 30% de la prochaine enveloppe pourraient être réservés aux projets d’énergies renouvelables.

 Rôle centrale des collectivités territoriales 

« 20000 emplois directs, c’est ce qu’a créé en investissement 12 milliards d’euros dans les énergies renouvelables depuis 2008 » assure ainsi Pierre Ducret, PDG de CDC Climat, pour qui la réponse la plus pertinente passe par l’implication des collectivités territoriales, à commencer par les régions. « On aura toujours besoin de structures massives et étatiques, mais les politiques énergétiques doivent relever du local, chaque régions devant développer ses choix à son rythme, en fonction de ses caractéristiques, en se basant sur les outils mis à disposition par la législation nationale, plus juste et plus efficace que le simple crédit d’impôts ».

Rénovation de masse au niveau ultra-local, réseaux intelligents, mobilité partagée. 

Chère, la transition énergétique se doit donc d’être efficiente. Pour se faire, François Moisan, directeur exécutif de la stratégie, de la recherche et de l’international de l’ADEME propose trois axes d’investissements d’avenir : la réhabilitation à grande échelle des logements, à l’échelle de l’ilot voire du bâtiment. Les 2/3 des édifices de 2050 étant déjà bâtis aujourd’hui, les économies d’énergie passeront par une valorisation des énergies renouvelables au plus près des ménages. « La réhabilitation de l’ensemble des logements de France couteraient 600 milliards d’euros, soit 20000 à 30000 euros par ménages, mais sur 20 ans. Soit un montant rentabilisé par les économies d’énergie.

Second axe proposé : des réseaux électriques intelligents, favorisant la production au niveau des ménages plutôt que la production de masse. Troisième axe : la mobilité en ville, où doivent se développer intermodalité, autopartage ou encore covoiturage.

Le mot de la fin revenant à Pierre Ducret : « Le rythme de la transition énergétique sera trop lent si il suit celui de l’épuisement des ressources, vis-à-vis du réchauffement climatique. Pénaliser le fossile dès aujourd’hui, c’est accélérer la transition énergétique. Dans le cas contraire, même les gaz de schiste finiront par apparaître comme une solution moins coûteuse que les énergies renouvelables ! ».

Par Bruno Decottignies

Construire un écosystème urbain désirable

Premier constat, le modèle urbain tel qu’on l’a connu jusqu’à aujourd’hui touche à sa fin. « Les villes telles que nous les connaissons aujourd’hui  se sont développées relativement récemment avec le développement des transports » assure ainsi Jean Ollivro (photo ci-dessous), professeur de géographie à l’université de Rennes II.

Parti de ce constat, l’évolution du paysage urbain dépendra selon lui fortement de l’évolution du coût des transports. « Les métropoles, qu’on associe tant à la modernité, sont en réalité très fragiles ».

La question des transports en ville et vers les villes semble ainsi être au cœur de l’organisation sociétale de demain. Parmi les solutions évoquées, certaines relèvent du projet de société, d’autres du gadget à grande échelle.

Dans le premier cas, Jean Ollivro, encore lui, pense que l’avenir réside dans la mondialisation, inéluctable, l’instantanéisation, portée par le développement exponentiel des télécommunications, et la reterritorialisation, à savoir la réduction – voulue ou subie – de la mobilité du plus grand nombre, faute de solution de transport peu onéreuse. « Le format de ville le plus pertinent pour l’avenir, ça n’est pas les mégalopoles auxquelles on associe la modernité, mais des villes de 20 000 à 100 000 habitants au maximum ». 

« La qualité bio au prix Wallmart »

Côté solutions « gadgets », Didier Marginedes, directeur général de Batscap, société du groupe Bolloré, présente son succès ultra médiatisé : l’Autolib’. Le principal intérêt selon lui étant qu’en permettant de réserver à l’avance voiture et place de parking à l’arrivée, on réduit le temps de circulation du véhicule, et donc la circulation globale dans les rues des villes.

Autre solution proposée : la production de produits agricoles en milieu urbain, auprès du consommateur, et donc sans contrainte de transports. Elle est avancée par David Rosenberg, co-fondateur d’Aerofarms. Sa société produit des légumes sur tissu, hors-sol, sous spectre lumineux spécialement étudié permettant notamment des économies d’énergie au producteur, et par brumisation, utilisant ainsi 90% moins d’eau que l’agriculture conventionnelle. Produits sans pesticides, ces légumes coûteraient ainsi beaucoup moins cher que des légumes issus de l’agriculture conventionnelle. « La qualité bio à prix Wallmart », d’après les mots de David Rosenberg.

Changements sociétaux

Le principal enseignement de cette conférence reste néanmoins que l’avenir des villes ne dépendra pas tant d’innovations technologiques ou d’offres commerciales innovantes, mais bien d’une transformation des modes de vie.

Ainsi, pour Jean Ollivro, la crise actuelle n’est pas qu’une crise économique, mais bien une transformation sociétale, incitant selon lui à l’optimisme, puisqu’elle incite à la coopération via les AMAP, les coopératives énergétiques, le développement du partage parmi les jeunes générations. « 75% de nos clients ont moins de 35 ans. Les jeunes conducteurs sont moins attachés à la propriété du véhicule que nous l’étions et bien plus sensibles à l’idée de partage » affirme ainsi Didier Marginedes.

Par Bruno Decottignies

Global Conference : la septième édition en direct d’Evian

« Âge de la co-construction ou triomphe de la compétition ? ». Telle est la problématique sur laquelle les participants de la septième Global Conference vont plancher pendant les trois jours que dure ce forum. 

A l’heure de la crise économique et climatique, il est fondamental de revoir en profondeur les modèles économiques et de collaboration qui ont été mis en pratique depuis des décennies. 

Bettina Laville (voir visuel ci-dessous), avocate associée au cabinet Landwell en droit de l’environnement, a introduit ces trois jours de débats en rappelant les grandes dates du développement durable au niveau mondial : « Rio+20 fut un échec. La volonté de mettre tous les enjeux écologiques dans les mains de la société civile est le principal écueil de la volonté de co-construire ».

Qu’entend-on par co-construction ?

Aujourd’hui, la co-construction est un modèle qui s’impose de lui-même. Si un progrès a été accompli depuis le sommet de Rio en 1992, c’est bien celui-là : aujourd’hui, toutes les strates de la société sont impliquées sur les enjeux écologiques. Pouvoir politique, ONG, secteur privé, toutes les composantes de la société ont compris que la recherche de solutions par rapport à la raréfaction des matières premières passait par la co-construction de projets innovants répondant à cette problématique.

« co-production horizontale de démocratie »

La co-construction permet la mise en place d’une « co-production horizontale de démocratie », affirme Bettina Laville, « délibérative, participative ». Le seul écueil étant la passation intégrale des problématiques des mains des décideurs politiques vers la sphère associative et privée.

La conférence introductive a également permis aux participants de mieux connaître certains projets de co-construction ayant faits leurs preuves de part le monde.

Prenons l’exemple du projet « barefoot college » : Fondé par Bunker Roy, le barefoot college est un programme d’éducation qui a démarré en Inde. Le barefoot college est un organisme d’enseignement réservé aux femmes pauvres. Le but, faire de ces femmes, en un temps record, des ingénieures spécialisées en énergie solaire. 

Le projet, démarré au Rajasthan, fut un succès. Il fut donc élargi à d’autres pays, à commencer par l’Afghanistan. Six mois plus tard, les trois premières femmes à exercer le métier d’ingénieure dans ce pays sont sorties du barefoot college. Elles ont enseigné leur nouveau savoir à 27 autres femmes. Aujourd’hui, ce sont plus de 200 installations solaires qui été mises en place sous la direction de ces femmes.

Depuis, le succès du projet est total, puisque appliqué avec succès dans certains pays d’Afrique et de Polynésie. Le langage n’est ici pas un obstacle à l’enseignement, puisque l’intégralité des savoirs techniques est transmise par signes. Et selon Bunker Roy, l’efficacité du procédé est avérée : « En six mois, ces femmes ont des compétences en ingénierie solaire équivalentes à une formation spécialisée de trois ans ».

Au final, ces installations de panneaux solaires ont contribué à économiser plus de 1,5 millions de litres de kérosène.

D’autres projets de co-production comme celui-là ont été présentés au cours de cette journée, sur lesquels nous reviendrons au sein de la Veille Actualité, comme le distribution de lampes solaire en Afrique par Total, en partenariat avec une entreprise privée, ou encore la vente de pompes d’irrigation en Afrique pour 40 dollars…

Par Pierre Thouverez

La science en bandes dessinées

Hébergé par le célèbre C@fé des sciences (communauté de blogs de sciences en français), le site a été créé dans le but de rendre plus visible et accessible la bande dessinée scientifique. L’espace de Strip Science est un lieu d’échange entre blogueurs de science et illustrateurs BD férus de science. Chacun, selon ses compétences, apporte ses contributions : des billets de blog à illustrer ou des idées d’illustrations.

Près de 25 collaborateurs commentent en image l’actualité des sciences, décrivent leur vie de chercheur ou illustrent des concepts scientifiques sur un ton souvent comique et décalé. Et l’objectif est largement atteint : la clarté du discours, le second degré et l’ironie des billets confirment que sous cette forme la science est capable d’intéresser beaucoup de monde.

Pierre Kerner, Maître de conférences en génétique évolutive du développement à l’Université Paris 7 (Denis Diderot), est à l’origine du projet de Strip Science. « J’ai toujours adoré la vulgarisation scientifique et toujours déploré l’absence d’illustrations de qualité dans les milieux scientifiques. Dans ma quête de marier ces deux mondes, ce projet-ci est le plus abouti et j’espère qu’on arrivera à démontrer que la BD peut tout à fait servir les objectifs de la vulgarisation scientifique. »

Petite sélection de blogs de BD scientifiques du portail :

http://tumourrasmoinsbete.blogspot.fr/

http://www.alamain.info/

Strip Science :

http://stripscience.cafe-sciences.org/Twitter : @stripscience

Café des sciences :

http://www.cafe-sciences.org/Twitter : @enroweb

Les rats nourris au maïs Monsanto meurent plus vite

Des rats nourris avec un maïs OGM meurent plus jeunes et souffrent plus souvent de cancers que les autres, selon une étude de long terme à paraître mercredi en ligne dans la Revue internationale «Food and Chemical Toxicology» et présentée par ses auteurs comme une «première mondiale». «Les résultats sont alarmants. On observe par exemple deux à trois fois plus de mortalité chez les femelles traitées. Il y a deux à trois fois plus de tumeurs chez les rats traités des deux sexes», a expliqué à l’AFP Gilles-Eric Seralini, professeur à l’Université de Caen, qui a dirigé l’étude.

Deux cents rats ont été alimentés pendant deux ans maximum soit avec un maïs OGM NK603 seul, soit avec ce maïs OGM traité au Roundup, soit avec du maïs non OGM traité au Roundup, herbicide le plus utilisé au monde. Ces deux produits sont la propriété du groupe américain Monsanto. Le maïs était introduit au sein d’un régime équilibré dans des proportions représentatives du régime alimentaire américain.

«Les résultats révèlent des mortalités bien plus rapides et plus fortes au cours de la consommation de chacun des deux produits», résume le chercheur, qui fait ou a fait partie de commissions officielles sur les OGM dans 30 pays. «Le premier mâle nourri aux OGM meurt un an avant le premier témoin. Le première femelle huit mois avant. Au 17e mois, on observe cinq fois plus de mâles nourris avec 11% de maïs (OGM) morts», détaille-t-il.

Côté tumeurs, elles apparaissant jusqu’à 600 jours avant chez les mâles (au niveau de la peau et des reins) et en moyenne 94 jours avant pour les femelles (au niveau des glandes mammaires). Les chercheurs ont constaté que 93% des tumeurs des femelles étaient mammaires tandis que la majorité des mâles sont morts de problèmes hépatiques ou rénaux.

L’article de Food and Chemical Toxicology montre des rats femelles de laboratoire avec des tumeurs plus grosses que des balles de ping-pong. «A la dose la plus faible de Roundup, qui correspond à ce qu’on peut trouver dans l’eau en Bretagne au moment des épandages de ce produit, on observe 2,5 fois plus de tumeurs mammaires», souligne le professeur.

La première étude faite sur une période de trois ans

Les OGM agricoles sont modifiés pour tolérer ou produire des pesticides : 100% des OGM cultivés à grande échelle en 2011 sont des plantes à pesticides, a souligné Gilles-Eric Séralini. «Pour la première fois au monde, un OGM et un pesticide ont été évalués pour leur impact sur la santé plus longuement que les agences sanitaires, les gouvernements et les industriels ne l’ont fait», a affirmé le professeur.

Selon lui, le NK603 n’avait jusqu’alors été testé que sur une période de trois mois. Quelques OGM ont déjà été testés à trois ans, mais jamais avec des analyses aussi approfondies. C’est la première fois, selon le professeur Séralini, que le Roundup est testé sur le long terme. Jusqu’à présent, seul le principe actif du Roundup sans ses adjuvants avait été testé plus de six mois. «Ce sont les meilleurs tests qu’on peut avoir avant d’aller tester chez l’homme», a dit le chercheur.

L’étude a été financée par la fondation Ceres, financées notamment par une cinquantaine d’entreprises parfois dans l’alimentaire qui ne produisent pas d’OGM, et la Fondation Charles Leopold Meyer pour le progrès pour l’homme. Les fonds sont gérés par le Comité de recherche et d’information indépendantes sur le génie génétique (CRIIGEN), dont Gilles-Eric Séralini préside le conseil scientifique et dont le conseil d’administration a été présidé par Corinne Lepage, ancienne ministre de l’Environnement.

Des résultats différents de ceux obtenus par les études financées par l’industrie

Réagissant à la publication de cette étude, le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll (photo AFP) a dit vouloir revoir les procédures d’homologation des OGM au sein de l’UE afin de les rendre «beaucoup plus strictes». Cela «conforte la position qui était la nôtre», a poursuivi le ministre, ajoutant qu’il allait toutefois demander une «vérification» sur le protocole de cette étude à l’ANSES, l’Agence nationale de sécurité sanitaire.

Les huit « faucheurs volontaires », dont l’eurodéputé EELV José Bové, relaxés en première instance mais condamnés jeudi en appel à Poitiers pour le fauchage de deux parcelles de maïs OGM Monsanto en 2008, vont se pourvoir en cassation. L’eurodéputé vert français José Bové a pour sa part demandé à la Commission européenne de «suspendre immédiatement les autorisations de mise en culture» accordées au maïs OGM MON810 et à la pomme de terre Amflora à la lumière des résultats de cette étude.

«Par conséquent, je demande solennellement au Commissaire européen John Dalli, chargé de la protection des consommateurs européens, de suspendre immédiatement les autorisations de mise en culture accordées à la variété de maïs MON 810 de Monsanto et à la pomme de terre Amflora de BASF, ainsi que les autorisations d’importer du maïs et soja transgénique», a-t-il annoncé.

José Bové considère que «les données fournies par Monsanto et les autres multinationales sont tout simplement biaisées et ne reposent pas sur des travaux scientifiques sérieux et fiables». «Les agences nationales et européennes de sécurité alimentaire doivent réaliser de nouvelles études financées par des fonds publics pour garantir aux consommateurs européens une alimentation saine», a-t-il conclu.

Deux OGM sont actuellement cultivés dans l’UE: la pomme de terre Amflora créée par le groupe allemand BASF et le maïs MON 810 de la multinationale Monsanto. Monsanto a demandé le renouvellement de l’autorisation de culture pour le MON 810, mais le dossier est actuellement bloqué. «Pour les deux OGM dont la culture est aujourd’hui autorisée dans l’UE, nous avons des clauses de sauvegarde dans dix des vingt-sept pays», a rappelé le commissaire Dalli.

Source : AFP

Optimisation des systèmes hypersustentateurs d’avions : un bord d’attaque de forme variable

Or, la portance d’un avion diminue avec sa vitesse. Différents dispositifs, dits hypersustentateurs, permettent alors de compenser une diminution de vitesse en augmentant la portance. Les becs de bord d’attaque, placés à l’avant des ailes, sont des exemples de ces dispositifs.

Durant les étapes de décollage et d’atterrissage, les becs de bord d’attaque sont abaissés, augmentant la portance de l’appareil. Néanmoins, une fente de séparation est présente entre l’aile et le bec de bord d’attaque, à travers laquelle l’air peut circuler de la partie inférieure à la partie supérieure de la voilure. Cet écoulement est responsable de nuisances sonores importantes.


Ci-dessus : Bec de bord d’attaque de forme variable

Une équipe de chercheurs du Centre allemand de recherche aérospatiale (DLR) de Brunswick (Basse-Saxe), en collaboration avec Airbus, EADS Innovation Works et CASSADIAN Air Systems, a donc conçu un bord d’attaque de forme variable (Smart Droop Nose) s’intégrant à la voilure de l’avion. « La forme du bord d’attaque peut être modifiée pendant les phases de décollage et d’atterrissage de telle sorte qu’aucun bec de bord d’attaque distinct n’est nécessaire. Le bord d’attaque peut être abaissé jusqu’à un angle de 20 degrés, et ce quasiment sans perte de portance », explique Markus Kintscher, chef du projet. Afin de ne pas augmenter le phénomène de fatigue, ce bord d’attaque ne peut pas être allongé, mais seulement courbé. Le matériau choisi est un plastique à renfort en fibres de verre.

Les performances du bord d’attaque de forme variable ont été testées dans une soufflerie de l’Institut central d’aérohydrodynamique (TsAGI) de Schukowski (Russie), du 27 août au 7 septembre 2012. En vue de son utilisation effective, le bord d’attaque de forme variable doit également répondre aux exigences en matière de dégivrage, de résistance contre la foudre et les impacts d’oiseaux. Dans cet objectif, la poursuite de son développement est prévue à court terme.

Sources : Les bulletins électroniques

Gaz de schiste : 3 fois moins d’eau douce que le nucléaire

Le BTU (British thermal units, 1 million de BTU est équivalent à 293 kWh thermiques) est l’unité standard pour mesurer le contenu énergétique d’un combustible. L’obtention d’1 million de BTU de gaz de schiste profond requiert 12 litres d’eau douce, plus précisément entre 2 et 22 litres en fonction du contexte géologique. Au niveau du célèbre bassin géant de Marcellus, dans le nord-est des USA, l’intensité hydrique est de 4 litres par million de BTU. Est-ce beaucoup ?

3,5 fois moins d’eau douce qu’avec le nucléaire
7 fois moins qu’avec le charbon

Pour obtenir 1 million de BTU d’uranium prêt à être utilisé dans une centrale nucléaire, ce sont en moyenne 42 litres (entre 30 et 53 litres) d’eau douce qui sont consommés. Et 87 litres pour le charbon. Le groupe AREVA a par exemple recours à  l’usine de dessalement de l’eau de mer de Wlotzkasbaken en Namibie (voir ci-dessous) pour alimenter sa mine d’uranium de Trekkoppje.

Le fleuron du nucléaire français décrit ainsi le processus d’obtention du minerai, le fameux yellow cake : « Une fois extraite, la roche (contenant l’uranium ndlr) concassée et finement broyée sera déposée dans une série de fosses dotées d’un système collecteur et déployées sur une surface de plus de 3 km de longueur sur 810 m de largeur.

Dans un premier temps, elle y sera rincée par arrosage à l’eau douce pendant 40 jours afin d’en éliminer les chlorures. Elle sera ensuite lixiviée au moyen de solutions alcalines diluées, une opération qui consiste à dissoudre peu à peu l’uranium présent par infiltration à travers les tas. La solution ainsi obtenue est alors filtrée par une technologie spécifique (le procédé Nimcix d’échange d’ions). Le minerai, débarrassé de ses impuretés, est récupéré après séchage sous forme de concentré d’uranium, le yellow cake. Il peut alors être conditionné pour être expédié vers les usines de conversion des clients d’AREVA. »

Au nord du Niger, autour des villes d’Arlit et d’Akokan, AREVA pompe depuis 40 ans l’eau douce depuis les aquifères souterrains locaux (ci-dessous un mine d’uranium au Niger). Or l’eau douce est une ressource très  précieuse dans la région sahélienne. Il est bien plus problématique de consommer un litre d’eau douce au nord du Niger (climat désertique) pour produire du combustible nucléaire que deux litres en Allemagne ou en Pologne (climat tempéré) pour produire du charbon. D’un point de vue théorique, le remplacement de l’intégralité du parc électro-nucléaire français par des centrales électriques au gaz naturel de schiste conduirait non seulement à une division par trois de la consommation d’eau douce mais éviterait surtout d’appauvrir les stocks d’eau douce sahariens et d’augmenter la concentration saline du littoral namibien.

Facteur aggravant pour le nucléaire, le rendement énergétique d’une centrale au gaz naturel (60% voir davantage) est supérieur à celui d’une centrale nucléaire (environ 33%), elle consomme moins d’eau douce pour le refroidissement par unité d’énergie électrique délivrée. La pollution thermique des rivières est donc inférieure. Selon les statistiques officielles (Agences de l’eau, RNDE-Ifen, EDF, 2005),  les centrales thermiques françaises d’EDF (principalement des centrales nucléaires) ont englouti environ 57% (42 milliards de mètres-cubes d’eau douce) de l’eau douce consommée en France, contre 18% pour l’approvisionnement en eau potable, 14% pour l’agriculture et 11% pour l’industrie.

Le bilan est encore plus favorable à la filière gaz naturel de schiste si l’on intègre le fait que les centrales au gaz naturel, contrairement aux centrales nucléaires qui sont peu flexibles, constituent un parfait complément aux énergies renouvelables fluctuantes telles que l’éolien dont l’efficacité hydrique est la plus élevée de toutes les filières énergétiques. Pas une seule goutte d’eau douce n’est nécessaire pour qu’une éolienne produise de l’électricité. Le géant américain General Electric a mis au point des centrales à gaz bénéficiant d’une technologie prometteuse baptisée « FlexEfficiency ».

Elle permet des variations de puissance de 0 à 50 MW en quelques minutes, ce qui est idéal pour compenser les fluctuations de la ressource éolienne. La construction de ces centrales prend environ deux ans, ce qui est très rapide comparativement aux autres solutions de masse permettant de gérer la nature fluctuante de l’éolien et du solaire PV.  L’acceptabilité sociale des centrales à gaz est plus élevée que celles des autres outils de flexibilité comme les lignes électriques à haute-tension pour interconnecter la France à ses voisins (échanges d’électricité, « stockage virtuel ») ou que les Stations de Transfert d’Energie par Pompage (hydro modulable par pompage-turbinage).

EDF a signé un accord de partenariat avec GE en décembre 2011, une centrale FlexEfficiency de 510 MW va être installée sur le site de Bouchain, dans le nord de la France.

Une partie du méthane alimentant la centrale peut provenir d’unités de biométhanisation. Il  peut aussi provenir d’unités de méthanation du dihydrogène obtenu par électrolyse lors de surproduction éolienne ou solaire. Peu à peu, la part du gaz fossile pourra ainsi diminuer.

4 fois moins d’eau douce qu’avec le pétrole conventionnel  

Il faut fournir 52,5 litres (30 à 75 litres) d’eau douce pour produire 1 million de BTU de pétrole conventionnel. Avec les sables bitumineux, comme par exemple en Alberta (Canada), le bilan est encore plus lourd : 180 litres, soit 15 fois plus que pour le gaz de schiste.

L’Arabie Saoudite, pays producteur de pétrole, produit aujourd’hui l’essentiel de son eau douce en dessalant l’eau de mer, et le rejet des saumures n’est pas sans conséquences sur les écosystèmes littoraux. En Lybie, l’eau provient principalement de nappes d’eau douce fossiles, une ressource par définition épuisable.

Le remplacement du parc automobile français actuel, très largement dominé par le pétrole (diesel et essence), par des véhicules carburant au gaz de schiste (GNV, gaz naturel Véhicule) permettrait une amélioration d’un facteur quatre du bilan hydrique. Il y a aujourd’hui plus de 13 millions de véhicules au gaz  naturel dans le monde, en particulier en Argentine, au Brésil, en Inde, en Iran et au Pakistan. Il s’agit d’une technologie parfaitement au point. En France l’AFGNV, l’Association Française du Gaz Naturel Véhicule, agit pour promouvoir cette filière.   

14 000 fois moins d’eau douce qu’avec le biodiesel de soja

Le comparatif hydrique entre les filières gaz de schiste et biocarburants est particulièrement instructif. Ce sont 60000 litres d’eau douce qui sont consommés en moyenne pour obtenir un million de BTU de bioéthanol de maïs. Et 168 000 litres avec le Biodiesel de soja. Ce qui est respectivement 5000 et 14000 fois supérieur aux 12 litres d’eau douce nécessaires pour le gaz de schiste. 

Des techniques qui évoluent 

Les entreprises nord-américaines mettent au point de nouvelles techniques pour extraire de gaz naturel de schiste. Une entreprise canadienne, GasFrac Energy,  a par exemple remplacé l’eau douce  injectée pour le fracking par du propane liquide. GasFrac Energy  et eCorp ont reçu l’autorisation de recourir à cette technologie pour extraire le gaz de schiste dans l’état de New York.

Il sera peut-être possible dans le futur d’utiliser du diazote (N2, qui est le constituant principal de l’air à hauteur de 80%) ou du dioxyde de carbone (CO2) à la place de l’eau, des chercheurs travaillent sur cette approche de dry fracking. Notamment pour extraire le gaz de schiste dans les secteurs où l’eau douce est difficilement disponible, ou qui sont trop peuplés pour que soient acceptés les va-et-vient des camions-citernes sur les routes.

 NIMBY 

La France serait riche d’un gisement de 5000 milliards de mètres cubes de gaz naturel de schiste selon une étude préliminaire du Département Américain à l’Energie.

Dans un pays qui importe 98% du gaz naturel qu’il consomme (provenant de Norvège,  des Pays-Bas, de Russie et d’Algérie) ainsi que la totalité du pétrole (provenant principalement de mer du Nord, de l’ex-URSS, de Lybie et d’Arabie Saoudite),  et où plus de  75% de l’électricité provient du nucléaire (uranium importé principalement du Niger, du Kazakhstan et du Canada), est-il vraiment pertinent d’utiliser le critère « consommation en eau douce » pour s’opposer aux projets d’exploitation du gaz de schiste ?

Ce qui est certain, c’est que les réflexes NIMBY (Not In My Backyard, pas dans mon jardin) s’inscrivent rarement dans une perspective d’intérêt général. 
 

Par Olivier Danielo, journaliste scientifique

En savoir plus:

  • L’eau douce consommée par les mines d’uranium du groupe AREVA au Niger

http://niger.areva.com/niger/liblocal/docs/NIGER_DP_VF.pdf

  • Le point de vue de Greenpeace à propos de cette activité minière:

http://energie-climat.greenpeace.fr/au-niger-areva-empoisonne-l-eau-l-air-et-la-terre

  • De l’eau pour l’énergie ! Production de carburants et d’électricité

http://www.ifpenergiesnouvelles.fr/actualites/evenements/nous-organisons/panorama-2011

  • Centrales électriques au gaz naturel, la technologie FlexEfficiency de General Electric (GE) :

http://www.ge-flexibility.com

  • Le GNV (Gaz Naturel Vehicule), par GDF Suez :

http://www.gnvert-gdfsuez.com/fr/carburants-propres/choisir-son-carburant/quels-carburants-pour-quelle-mobilite

  • Association Française du Gaz Naturel Véhicule

http://www.afgnv.info

Lire aussi :

  • Les biocarburants menacent les réserves d’eau douce

//www.techniques-ingenieur.fr/actualite/environnement-securite-energie-thematique_191/les-biocarburants-menacent-les-reserves-d-eau-douce-article_5850

  • Etats-Unis et gaz de schiste : la révolution énergétique ?

//www.techniques-ingenieur.fr/actualite/environnement-securite-energie-thematique_191/etats-unis-et-gaz-de-schiste-la-revolution-energetique-article_70129

Packs exclusifs pour inspections industrielles

Ces deux modèles bénéficient de fonctions FLIR exclusives comme le MSX, un écran tactile, les annotations à l’écran, MeterLink et la connectivité Wi-Fi. La FLIR T640 produit des images thermiques de 640 × 480 pixels. Egalement, l’utilisateur peut choisir la T440 dont les images thermiques comptent 320 x 240 pixels.

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•   le logiciel FLIR Reporter, qui vous aidera à créer des rapports d’inspection professionnels

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À propos de l’imagerie thermique

L’imagerie thermique est l’utilisation de caméras dotées de capteurs spéciaux qui « voient » l’énergie thermique émise par les objets.  L’énergie thermique, ou infrarouge, est une lumière invisible pour l’œil humain car sa longueur d’onde est plus élevée que celle que l’œil  perçoit. C’est la partie du spectre électromagnétique que nous ressentons sous forme de chaleur. L’infrarouge nous permet de voir ce que nos yeux ne voient pas. Les caméras thermiques produisent des images de ce rayonnement infrarouge invisible correspondant à la chaleur. L’imagerie thermique produit une image claire des différences de température entre les objets. C’est un excellent outil pour les applications industrielles, l’inspection des bâtiments, la recherche & développement et les applications d’automatisation. Elle permet de voir dans l’obscurité totale, dans la nuit la plus noire, à travers la brume, à grande distance, à travers la fumée. Elle est aussi utilisée pour la sécurité et la surveillance, dans le secteur maritime, dans l’automobile, pour la lutte contre les incendies et dans de nombreuses autres applications.

À propos de FLIR Systems

FLIR Systems est le premier concepteur et fabricant au monde pour les caméras thermiques destinées à une grande variété d’applications. a wide variety of applications. Elle bénéficie de plus de 50 ans d’expérience. Ses caméras thermiques actuellement utilisées dans le monde se chiffrent par milliers, dans la maintenance industrielle, l’inspection des bâtiments, la recherche & développement, la sécurité et la surveillance, le secteur maritime, l’automobile et d’autres applications de vision nocturne. FLIR Systems possède sept usines de fabrication, situées aux États-Unis (à Portland, Boston, Santa Barbara et Bozeman), en Suède (à Stockholm), en Estonie (à Talinn) et en France (près de Paris). Elle tient des bureaux en Allemagne, en Australie, en Belgique, au Brésil, en Chine, en Corée, aux Émirats arabes unis, en Espagne, aux États-Unis, en France, à Hong Kong, en Italie, au Japon, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni et en Russie. Elle compte plus de 3.200 spécialistes de l’infrarouge, et sa présence sur le marché international est assurée par un réseau de distributeurs pour la vente et l’assistance locales.

Visitez www.flir.com pour en savoir plus sur FLIR Systems et nos produits.

FLIR Commercial Systems B.V.

Christiaan Maras
Marketing Director EMEA
Luxemburgstraat 2
2321 Meer
Belgique
Tel. : +32 (0)3 665 51 00
Fax : +32 (0)3 303 56 24

Une balance pour molécule

Publiés dans Nature nanotechnology fin août, les travaux issus de la collaboration entre des chercheurs du CEA-Leti et du Caltech (California Institue of Technology) présentent un nouvel outil de pesée : une nanopoutre.

Plus précisément, cette balance high tech est composée d’une poutre de quelques nanomètres de long servant de résonateur. Lorsqu’une molécule se pose dessus, la poutre vibre. La fréquence de vibration dépend de deux paramètres, la position de la molécule et son poids. Les chercheurs ont ainsi montré que l’analyse des changements de fréquence d’oscillation suffisait pour déterminer la localisation et la masse de la particule.

Pour l’instant, ce système a été testé avec succès pour peser des molécules d’immunoglobuline (IgM), un anticorps produit par les cellules immunitaires. En mesurant les différentes masses des molécules envoyées sur le détecteur, les chercheurs ont compté et identifié les différents types d’IgM présents dans l’échantillon étudié.

Une des applications médicales serait effectivement d’analyser le système immunitaire des personnes ou d’aider au diagnostic de maladies puisque les IgM sont une signature caractéristique de certains types de cancer. A plus long terme, cette technique de pesage viendra compléter les analyses par spectrométrie de masse, méthode inadaptée aux trop grosses particules comme les protéines ou les virus.

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

A lire également :

L’action Facebook au plus bas

Depuis fin août, le cours de l’action Facebook est passé sous le cap symbolique des 19 $, c’est-à-dire la moitié de sa valeur.

Il faut dire que depuis son lancement mi-mai, son cours ne cesse de baisser. Et rien ne semble pouvoir arrêter sa chute.

Au contraire, la fin des périodes de blocage empêchant certains actionnaires de vendre devrait accentuer le phénomène. Ainsi, ce sont près de 243 millions d’actions qui vont être débloquées. Pour rappel, cet été, le déblocage de 271 millions d’actions avait fait perdre 6 % au titre. On voit mal comment l’action Facebook pourrait redresser la barre.

Mark Zuckerberg vient lui-même de s’engager à ne pas vendre ses actions dans les douze prochains mois. Mais le jeune patron a bien du mal à rassurer les investisseurs. Car si Facebook est un succès indéniable, son modèle est incapable de se monétiser, c’est-à-dire de gagner de l’argent. Suffisamment en tout cas pour continuer sa croissance. En effet, gratuit et sans publicité, le réseau social doit réussir à développer de nouvelles stratégies pour faire payer ses utilisateurs et trouver des annonceurs : une nouvelle appli mobile, de l’affiliation, des actualités sponsorisées…Les idées ne manquent pas. Reste à savoir si elles vont être efficaces.

D’après un sondage Ipsos/Reuters de juin 80 % des membres de Facebook n’a jamais rien acheté grâce à une publicité ou un commentaire publiés sur le site. Pire, 80 % des clics sur les pubs seraient des clics fantômes générés par des robots. Alors avant d’investir dans Facebook, attendons un peu. Le prix risque de dégringoler encore.

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

A lire également :

Alimentation électrique AC/DC à découpage : pour applications en automatisme

Des modules d’alimentation d’énergie sont utilisés pour fournir le système aussi bien que les sondes et les déclencheurs le courant continu. Ils convertissent la tension CA De forces en tension CC De 24 V.

Des modules d’alimentation d’énergie peuvent être montés sur la surface de montage, ainsi que des composants du système 300V/S à l’aide d’un rail de profil.

Les alimentations d’énergie n’ont aucun raccordement à l’autobus de carte mère.

VIPA est reconnue comme étant une société innovante par ses clients et ses partenaires car les solutions proposées sortent des sentiers battus et apportent des avantages en terme de compétitivité. Nous nous concentrons sur les besoins des clients, qu’ils nécessitent des solutions simples ou très complexes !

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En savoir plus 

Revue du Web #31 : les vidéos de la semaine

Cette semaine dans la revue du Web :

  • une magnifique éruption solaire, captée en haute définition par l’observatoire solaire de la NASA, Solar Dynamics Observer ;
  • les chercheurs de la Boston Dynamics refont parler d’eux, avec Cheetah, désormais plus rapide que l’homme le plus rapide du monde, le Jamaïquain Usain Bolt ;
  • le « Stone Spray Project » vous permet de bronzer les doigts de pieds en éventail, tout en laissant un robot construire votre château de sable aux formes sophistiquées ;
  • fabuleux spectacle de cinquante quadricoptères dans le ciel de la ville autrichienne de Linz, ballet de lumières synchronisées ;
  • le gadget (inutile ?) de la semaine : la machine à écrire pour iPad ;
  • et en bonus, une photo du sublime vol des papillons de nuit, prise avec une longue exposition.

Superbe éruption solaire, en haute définition

Pour débuter cette trente-et-unième revue du web, rien de tel qu’une magnifique vidéo d’éruption solaire en haute définition, postée sur le compte YouTube de la NASA. L’éruption solaire, qui a eu lieu le 31 août dernier lors d’une violente tempête solaire, a été capturée par l’observatoire solaire de l’agence spatiale américaine, le Solar Dynamics Observatory, lancé en février 2010.

On peut observer très aisément une éjection de masse coronale, bulle de plasma produite dans la couronne solaire causée par les nombreuses explosions magnétiques ayant lieu à la surface de notre soleil , phénomène à très grande échelle ici lié à une éruption solaire. Non contente d’avoir une incidence relativement forte sur les vents solaires, cette éjection de masse coronale est parvenue à propulser son plasma très haute température à près de 1500 kilomètres par… seconde. D’après C. Alex Young, physicien spécialiste du soleil pour la NASA, le filament de plasma observable ferait pas moins de 300 000 kilomètres de long.

Les éjections de masse coronale peuvent être à l’origine d’orages magnétiques lorsque celles-ci sont dirigées vers la Terre et que leur puissant champ magnétique entre en interaction avec le champ magnétique terrestre, provoquant l’apparition des fameuses aurores polaires, perturbant l’intensité de l’induction magnétique terrestre et perturbant la lecture du nord magnétique par une boussole.

Cheetah, plus rapide qu’Usain Bolt

Cheetah revient, et pas par la petite porte… Cheetah est un robot créé par la très prolifique société américaine Boston Dynamics sous la houlette de la DARPA (Defense Advanced Research Projects Agency), agence affiliée au Département de la Défense américain, et chargée de la recherche et du développement des nouvelles technologies destinées à des fins militaires. Cheetah avait – déjà – battu le record de vitesse pour un engin robotisé monté sur pattes, en début d’année, en galopant sur un tapis roulant à la vitesse de 18 miles/heure (29 km/h), explosant ainsi le précédent record de 13,1 miles/heure (21km/h) détenu depuis près de 23 ans par un robot conçu par le Massachusetts Institute of Technology (le fameux MIT).

La prouesse que réalise ici le robot américain laisse songeur : Cheetah a atteint il y a quelques jours la vitesse prodigieuse de 45,5 kilomètres par heure, sur une distance de vingt mètres et sur tapis roulant. Comme le rapporte le journal de référence The New Scientist, c’est plus rapide que l’homme le plus rapide sur Terre, le Jamaïquain Usain Bolt, lors de son record du monde sur 100 mètres, lors des championnats du monde à Berlin en 2009. Il avait couru la distance en seulement 9 secondes et 59 centièmes, et atteint 44,6 km/h sur la même distance que Cheetah.

Les chercheurs se sont inspirés des mouvements de l’animal terrestre le plus rapide au monde, le guépard, baptisant leur robot du nom du guépard indien, animal maintenant présumé disparu. Les éminences grises de la Boston Dynamics ont prévu de tester Cheetah en conditions réelles et en environnement extérieur prochainement, tests qui pourraient s’avérer concluants si l’on doit se fier au prestige dont jouit cette société dans la communauté scientifique, notamment grâce à Alpha Dog ou à Big Dog, des mules-robots particulièrement impressionnantes, – ou encore grâce à Petman, leur robot anthropomorphe. Les champs d’applications pourraient être assez nombreux, bien que le Pentagone pense évidemment à des débouchés… militaires.

Institute for Advanced Architecture of Catalonia

Aller à la plage et laisser son robot construire son château de sable :

Quoi de plus logique que d’aller à la plage, se détendre, bailler aux corneilles et de laisser un robot construire un château de sable aux formes complexes et déroutantes, difficilement réalisables par une main humaine non experte ? Ce n’est pas l’avenir que nous réservent les scientifiques, architectes et  apprentis artistes de l’institut d’architecture de Catalogne, mais d’aucuns pourraient se laisser tenter…

Point besoin des traditionnels pelles et seaux, le « Stone Spray Project » se charge de tout. Mise au point par Petr Novikov, Inder Shergill et Anna Kulik, la machine se pose comme une alternative aux habituelles imprimantes trois dimensions, se situant dans la même veine mais avec une approche plus respectueuse de l’environnement. Le projet, à terme, devrait permettre de faire des progrès significatifs dans l’impression de modèles architecturaux en 3D – c’est du moins ce qu’espèrent les responsables catalans du projet.

Le « Stone Spray Robot » fonctionne à l’aide de son long bras articule, pulvérisant un mélange de sable, d’eau et d’un agent compactant non polluant qui maintient et solidifie l’ensemble, laissant une chance de survie aux structures de sable contre les éléments… et la marée.

  • La vidéo ICI

Fabuleux spectacle de quadricoptères dans le ciel autrichien :

Les quadricoptères ont toujours la cote et bénéficient toujours d’une place toute particulière dans bon nombre d’expérimentations scientifiques. Nous vous parlions déjà de ces drones ici, et plus récemment , ne démentant en rien leur statut de coqueluche d’une partie de la communauté scientifique.

Les résidents de la ville autrichienne de Linz ont vu des lumières dans la nuit, plus précisément au nombre de cinquante, chacune étant portée par un quadricoptère dans le grand spectacle lumineux synchronisé ayant pris place dans la ville. Baptisé « The Cloud in the Web », le fabuleux spectacle met en scène cinquante bolides « AscTec Hummingbird » communiquant par ondes radio et programmés par une équipe formée par le FutureLab d’Ars Electronica et par les Allemands d’Ascending Technologies GmbH.

C’est sans conteste le plus grand nombre de quadricoptères évoluant en vol synchronisé. Les formes ainsi créées sont remarquables, tant d’un simple point de vue esthétique que d’un point de vue technique, le vent n’ayant pas l’air d’avoir de prise sur l’ensemble de la formation. Détail remarquable : le somptueux ballet de formes colorées n’a pas eu à souffrir la moindre collision parmi les drones qui l’ont composé. En revanche, pas la moindre indication sur le nombre d’appels apeurés signalant des objets volants non identifiés dans le ciel de Linz…

Le gadget (inutile ?) de la semaine : la machine à écrire pour iPad.

Pour conclure cette trente-et-unième Revue du Web, voici le gadget (inutile ?) de la semaine, qui n’est autre qu’une machine à écrire pour… iPad. Mise au point par le designer industriel écossais Austin Yang, cette machine à écrire sur laquelle vient s’adapter sans branchement la tablette électronique du géant Apple permet à l’utilisateur technophile, mais nostalgique d’un bon vieux temps pas si loin, de renouer avec du matériel « vieille école » remis au goût du jour dans un écrin tendance.
Son fonctionnement est très simple : un bras métallique se déplie lorsque l’utilisateur appuie sur une touche, laissant un petit tampon de caoutchouc frapper sur le clavier virtuel de la tablette, à l’endroit précis où se trouve la lettre désirée, comme le ferait un stylet.
Le jeune inventeur, basé à Édimbourg, se défend de surfer sur quelque tendance que ce soit, et met en avant les propriétés haptiques de son gadget, notamment l’expérience et la perception différentes que l’on a de la frappe, via le retour des touches de la machine à écrire. Plus lente, cette machine à écrire bénéficie toutefois d’un argument de poids : c’est probablement l’une des premières à posséder une fonction d’auto-correction. Pas de doute, le jouet d’Austin Yang n’a pas d’autres prétentions que ludiques.

La photo de la semaine : le fantastique ballet des papillons de nuit

Vu sur le site du National Geographic, voici en bonus cette semaine l’incroyable ballet de phalènes qu’a pu capturer le photographe canadien Steve Irvine. Avec une durée d’exposition d’une vingtaine de secondes, Steve Irvine laisse une centaine de phalènes venir dans le champ de son appareil et se lancer dans une danse enfiévrée et tourbillonnante, attirées par la source lumineuse. La longue exposition permet de capter les trajectoires aussi sublimes qu’erratiques de chacune d’entre elles, laissant à leur suite une spirale de lumière.

Les phalènes sont des papillons nocturnes que l’on rencontre essentiellement dans les régions tempérées, dont les plus insignes représentants sont la phalène du bouleau, la phalène sillonnée et la phalène brumeuse, qui compte près de 12000 espèces connues un peu partout dans le monde, dont pas moins de 600 espèces différentes rien que dans l’hexagone.

Vous pouvez voir l’image avec une plus grande résolution sur le site du National Geographic.

Par Moonzur Rahman, journaliste scientifique

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Nucléaire : le Japon dit stop

« Seule l’utopie du futur réconforte contre le pessimisme de l’Histoire ». Et ce ne sont pas les japonais qui diraont le contraire, en particulier en ce qui concerne le nucléaire.

A contre courant du discours rassurant de l’industrie de l’atome sur le thème « le nucléaire est un industrie sans risques« , les japonais ont décidé d’arrêter la production d’électricité issues de l’énergie nucléaire. Un choix majeur, dans un pays frarppé en mars 2011 par une catastrophe nucléaire terrible, qui est d’ailleurs loin d’être terminée.

La sortie du nucléaire n’est plus qu’une lubie écologiste

Après l’Allemagne et la Suisse, le Japon est donc le troisième pays à sortir du nucléaire depuis la catastrophe du 11 mars 2011, qui a forcé plus de 100 000 personnes à fuir leur domicile, sans savoir si un retour sera un jour possible.

Cette sortie de l’atome, alors que le Japon tire aujourd’hui 30 % de son électricité de la production nucléaire, permet également de remettre en perspective les discours politiques univoques depuis plus d’un an, comparant à des fous inconscients toutes voix évoquant une sortie du nucléaire. Il apparaît aujourd’hui que cette décision est un choix sécuritaire et stratégique, et non une lubie écologiste idéaliste et naïve.

En France, le gouvernement de Nicolas Sarkozy avait soutenu la filière nucléaire, refusant même de qualifier Fukushima de catastrophe pendant de longs jours. Le programme électoral de François Hollande, qui paraissait plus volontariste – plus ouvert en tout cas – en matière de nucléaire, reste aujourd’hui un point d’interrogation. La centrale de Fesseinheim doit fermer, cela a été confirmé suite à l’incident ayant eu lieu dans la centrale début septembre (l’incident en question n’étant pas du tout d’origine nucléaire).

Fukushima, une situation toujours pas sous contrôle

Depuis, le Ministre Arnaud Montebourg a tenu à rappeler que le nucléaire restait une filière d’avenir en France.

Quoi qu’il arrive, ces décisions ambitieuses vont probablement participer à forger au sein de l’opinion publique la certitude que la sortie du nucléaire mérite d’être débattue, et que les énergies propres méritent plus d’investissements.

Depuis des mois, les autorités japonaises mettent en place un « nouveau plan énergie » pour le pays, qui a dû fortement augmenter ses importations de gaz naturel depuis l’accident pour compenser la baisse de production nucléaire. La semaine dernière, le Parti démocrate du Japon (PDJ) de Mr Noda a publié un programme énergétique qui devrait servir de canevas aux décisions du gouvernement.

Le programme du PDJ suggère, outre l’arrêt de la production nucléaire d’ici 2030, que le Japon développe davantage les énergies renouvelables, prenne des mesures d’économie d’énergie, exploite les ressources des mers entourant l’archipel et se fournisse à un prix raisonnable en GNL (gaz naturel liquéfié) et autres énergies fossiles, y compris les gaz de schiste.

Par Pierre Thouverez

L’iPhone 5 arrive

Attendu depuis longtemps, l’iPhone 5 s’apprête à envahir la planète. Et il était temps puisque Samsung et son Galaxy S3 règnent actuellement en maître sur le marché des Smartphones.

Sans grande surprise donc, cette dernière version ultra-fine possède un écran plus grand (4 pouces contre 3.5) et une meilleure résolution (1 136 x 640 contre 960 x 640) que la précédente version. Il est extrêmement rapide puisqu’adapté à la téléphonie mobile de quatrième génération. L’iPhone 5 intègre le nouveau processeur Apple 6 de façon à doubler ses performances et tourne sous iOS 6. Parmi les up grades, Apple n’a pas oublié d’optimiser l’appareil photo qui, plus petit, permet des prises en panoramiques.

En revanche, la soi-disant exceptionnelle autonomie de l’iPhone 5 ne l’est pas vraiment avec seulement 8 heures de communication et 10 heures en navigation wifi !

Comme à son habitude, la présentation du dernier iPhone a été suivie de celles d’autres nouveautés Apple. Ainsi, iPod nano présente un nouveau design, le Touch se retrouve avec le même écran que l’iPhone 5 et un appareil photo.

On est loin de la révolution

Bref, pas d’annonce exceptionnelle malgré un buzz incroyable. Apple signe là un produit élégant, performant mais sans plus. On est loin de la révolution.

La culture du secret étant néanmoins bien ancrée chez Apple, la forte attente suscitée chez les consommateurs, malgré de nombreuses fuites sur le produit, devrait les pousser à s’arracher l’iPhone 5. D’autant que l’iPhone 4S les avait laissés sur leur faim, en témoignent des ventes inférieures à celles prévues, et nettement en recul ce dernier trimestre.

Alors, cette version va-t-elle signer la reconquête du marché pour Apple ? Le chemin reste important car Samsung détient près d’un tiers du marché contre seulement 17% pour Apple. Mais après sa victoire lors du procès qui vient de se tenir en Californie, Apple est en position de force. De plus, si sa demande d’interdiction de plusieurs modèles de Smartphone du sud-coréen est acceptée, Apple pourrait bien voir ses parts de marché augmenter rapidement.

Par Audrey Loubens

A lire dans la veille Actu :

Un système d’antenne nanomètrique pour la lumière

Cela faisait plusieurs années que l’on savait que c’était possible, mais ce n’est que maintenant qu’un tel dispositif a été réalisé expérimentalement.

Pour la première fois, les chercheurs de l’Institut Langevin (CNRS / ESPCI Paris Tech / UPMC / Université Paris Diderot) à Paris et de l’Institut Fresnel (CNRS / Aix-Marseille Université / Ecole centrale de Marseille) à Marseille ont réussi à fabriquer une antenne en reliant deux particules d’or avec un brin d’ADN d’une dizaine de nanomètres de long.

Cet ensemble est alimenté en photons par une structure fluorescente, les particules d’or étant les deux éléments qui polarisent et amplifient l’interaction entre l’émetteur et la lumière. Il s’agit bien là d’un objet équivalent à un système d’antenne classique, mais pour la lumière.

« Pour appliquer un tel système à la lumière, il est nécessaire d’appliquer un facteur 107 en réduction de taille. Toute la difficulté résidait dans le positionnement au nanomètre près des particules d’or », explique Sébastien Bidault, chargé de recherche au CNRS.  Une application directe de cette antenne est la cryptographie quantique car l’antenne réalisée est la configuration la plus basique, n’émettant qu’un photon à la fois, idéal pour faire de la transmission sécurisée.

(Représentation schématique d’une nano-antenne formée de deux nanoparticules d’or liées par un double-brin d’ADN et alimentée par un émetteur quantique unique. © Busson, Rolly, Stout, Bonod, Bidault)

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

A lire sur la veille Actu :

La crise est ressentie plus violemment par les plus de 50 ans

Et si la crise était bien là ? Alors que le PS n’a cessé de dénoncer une dramatisation de la situation par l’UMP, depuis son accession à la présidence, François Hollande  se rend compte que la crise est bien là. Et de grande ampleur ! Depuis cette prise de conscience, Mr Hollande adapte son discours et ses actes. Et il n’est pas le seul.

D’après une grande enquête réalisée par CCM Benchmark, la crise nous change. Aujourd’hui, nous sommes 63% à être inquiets pour nos revenus, soit 10% de plus qu’en 2009. Et nous sommes 31% (12% de plus qu’il y a trois ans) à nous sentir menacés par le chômage. 2012 serait-elle l’année de la prise de conscience ? En tout cas, le ressenti de la crise est clairement plus fort.

Encourager les productions nationales

L’impact sur les habitudes de consommation est important, la quête du produit qui consomme peu, d’origine française, robuste et pas cher est devenue la règle. Notamment pour les plus de 50 ans qui sont 43% à se déclarer beaucoup plus attentifs à la consommation d’énergie et 45% à son label Made in France.

Les 35-49 ans sont sur la même tendance. Les jeunes consommateurs présentent une attitude moins engagée, même s’ils déclarent à 54% être prêts à changer de marque pour encourager les productions françaises ou européennes.
Les moins de 35 ans sont aussi les moins inquiets et sont la tranche d’âge qui relativise le plus les effets de la crise.

En ce qui concerne l’aspect bio et/ou éthique du produit, l’intérêt des consommateurs reste constant, avec environ 1/5 des plus de 35 ans attentif aux mentions « écologiques », « bio » et « commerce équitable ».

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

L’éolien peut répondre à 100 fois la demande d’énergie primaire mondiale

La demande énergétique de l’humanité est croissante mais le gisement éolien disponible est très largement suffisant pour répondre au défi de cette hausse durant le XXIème siècle. C’est la conclusion d’une étude dirigée par Katherine Marvel, docteur en physique théorique de l’université de Cambridge, en collaboration avec Ken Caldeira, professeur du département des sciences  des systèmes environnementaux terrestres à l’université Stanford. L’étude a été réalisée sous les auspices du département à l’énergie du gouvernement américain au sein du laboratoire national Lawrence Livermore (Program for Climate Model Diagnosis and Intercomparison) et de l’institution Canergie (Department of Global Ecology) en Californie. Les résultats de l’étude ont été publiés le 9 septembre 2012 dans Nature Climate Change.

Un potentiel d’ 1,8 million de GW

En utilisant un modèle climatique de pointe, les chercheurs ont déterminé quelle puissance énergétique peut être extraite de manière optimale, c’est-à-dire sans que les éoliennes ne se gênent les unes les autres. Ceci au niveau de la surface terrestre, mais aussi à des niveaux atmosphériques plus élevés. Jusqu’à présent les éoliennes ont historiquement été placées au niveau de la surface, mais les vents d’altitude sont plus stables et plus rapides qu’en surface, d’où des densités de puissance plus élevées. Résultats de l’étude : 428 TW (pour rappel, 1TW=10^12 W) peuvent être collectés en surface, et plus de 1873 TW en altitude.

Le potentiel théorique de l’éolien est donc largement suffisant pour répondre à la demande d’énergie primaire de l’humanité qui est actuellement de 18 TW et qui  devrait augmenter de 50% d’ici 2050 selon l’Agence Internationale de l’Energie, date à partir de laquelle la population humaine sera stabilisée à environ 9,5 milliards d’habitants selon les démographes.

En réalité, le passage à un système énergétique 100% éolien conduirait, selon une autre étude scientifique réalisée par le département énergie et atmosphère de  Stanford (Jacobson et al, 2009) a une baisse considérable de la demande énergétique pour un confort égal compte-tenu notamment du fait que l’efficacité des véhicules électriques à batterie ou à hydrogène est bien supérieure à celle des voitures équipées de moteurs à combustion interne. Passer à un système énergétique mondial basé sur l’électricité renouvelable WWS (Wind, Water, Sun) c’est basculer ipso facto vers une haute efficacité énergétique.

Pas de limite de nature géophysique au développement de l’éolien

Si 100% de l’énergie primaire consommée par l’humanité dans le monde provenait de l’éolien, l’impact sur le bilan radiatif terrestre serait très marginal. Les chercheur ont en effet estimé que le réchauffement induit serait de seulement 0,1°C.

Compte-tenu des résultats de leurs travaux, les scientifiques affirment que « ce seront les facteurs économiques, technologiques ou politiques qui détermineront la croissance de l’éolien dans le monde, et non une limite d’ordre géophysique ».

Par Olivier Danielo, journaliste scientifique

En savoir plus :

> L’étude : Geophysical limits to global wind power
http://www.nature.com/nclimate/journal/vaop/ncurrent/full/nclimate1683.html

> Makani Power, une start up financée notamment par Google, et spécialisée dans l’éolien d’altitude : http://www.makanipower.com

Lire aussi :

> Vers une électricité 80% renouvelable aux Etats-Unis
//www.techniques-ingenieur.fr/actualite/environnement-securite-energie-thematique_191/vers-une-electricite-80-renouvelable-aux-etats-unis-article_74436/

Diffuser les savoirs scientifiques par la bande dessinée

Les ateliers BD/Sciences sont organisés par Stimuli, un collectif de scientifiques et d’artistes dans le domaine des arts visuels. L’objectif est de sensibiliser le jeune public au monde scientifique via la bande dessinée et de l’accompagner dans une démarche artistique s’inspirant des sciences. Lors de ces ateliers, des adolescents, à partir de 10 ans, se confrontent au monde scientifique tout en apprenant les bases de la bande dessinée. Ils sont encadrés par un dessinateur professionnel, un jeune chercheur et un médiateur scientifique. Les groupes réfléchissent aux stratégies de vulgarisation, à une façon originale de présenter les sciences (ici, par le biais d’illustrations) et produisent in fine un travail abouti en bande dessinée. 3 rendez-vous :

  • le samedi 22 septembre et le samedi 29 septembre à la bibliothèque Marguerite Audoux lors du festival Festiblog 2012 à Paris 3ème ;
  • tous les jeudis à la Maison des Ensembles à Paris 12ème ;
  • tous les mardis à partir du 13 novembre 2012 et jusqu’au 23 février 2013, à Exploradôme (Vitry-sur-Seine 94).

Toutes les informations sont sur le site : http://bd-sciences.stimuli-asso.com

Pour connaître les actions du collectif Stimuli : http://www.stimuli-asso.com/

Kheox, un nouvel outil de veille pour les métiers du BTP

Le Groupe AFNOR et Le Moniteur unissent leurs compétences pour créer une solution attendue par les professionnels : Kheox. Ce service d’information en ligne rassemble les textes réglementaires indispensables (codes, décrets, arrêtés…), toutes les normes et leur analyse par les meilleurs experts.

Kheox concerne tous types de bâtiments (écoles, hôtels, hôpitaux, bibliothèques, salles d’exposition…), toutes les techniques de construction (gros œuvre, second œuvre, urbanisme, aménagements extérieurs, développement durable…), de la conception à l’entretien (réhabilitation, gestion, conception, maintenance…).

C’est un événement pour les bureaux d’études, architectes, entreprises de construction ou collectivités territoriales qui ne disposaient pas, jusqu’à présent d’un outil aussi exhaustif leur permettant d’éviter un travail de recherche et de vérifications souvent laborieux et complexe.

Cette solution en ligne, mise à jour en continu, permet de respecter les dernières exigences réglementaires, d’assurer une mise en œuvre fidèle aux règles de l’art, d’être en conformité avec les normes et d’évaluer parfaitement la faisabilité de tout type de projet. Tous les utilisateurs vont gagner en efficacité.

L’exclusivité et la pertinence de Kheox

Le caractère particulièrement innovant de Kheox réside dans le traitement complet des thèmes de la construction et dans la mise en relation entre les textes officiels, les normes et leurs modalités de mise en œuvre. Les utilisateurs bénéficient également d’une veille normative et réglementaire, pour être certains d’être informés en temps réel de toute évolution. Détails de construction, illustrations, schémas de synthèse viennent enrichir l’ensemble des contenus disponibles.

Pas moins de 2 500 textes officiels, 1 300 normes dont des NF DTU, Eurocodes, règles de calcul, 5 classeurs à mises à jour, 30 livres des Éditions du Moniteur et des articles issus des revues du Groupe Moniteur sont d’ores et déjà accessibles.

L’accès au contenu s’effectue grâce à un moteur de recherche puissant et pertinent par mot clé, type de source… Tous les contenus sont classés par thème, type de bâtiment, corps d’état avec l’historique des documents et les liens entre eux. Chaque utilisateur peut personnaliser son interface pour conserver ses recherches et être alerté sur un thème ou un document nouveau ou modifié.

Kheox est disponible sur abonnement à partir de 1 660 €/an pour deux accès simultanés.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur kheox.fr

 

Par Jérémy Cicéro, responsable et auteur du Qualiblog

 

Jérémy CICÉRO

Jérémy Cicéro est consultant, formateur, et auditeur ICA pour le Qualipole Languedoc-Roussillon. Il est aussi formateur pour le Laboratoire National de Métrologie et d’Essai (LNE).

Ancien commercial puis responsable qualité dans les poids et mesures, il accompagne depuis plusieurs années les TPE et PME de la région Languedoc-Roussillon (tous secteurs d’activités) pour la mise en place et l’amélioration de leurs systèmes de management.

Il intervient également comme expert qualité sur le site Manager-Go! en répondant aux questions des internautes soucieux de comprendre les mécanismes de la qualité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour aller plus loin :

Découvrez les fiches pratiques Techniques de l’Ingénieur :

Une application Smartphone pour la prédiction des aurores boréales

Le programme est dorénavant accessible sur Smartphone. L’application, nommée Auroral Forecast, est disponible gratuitement sur les plateformes Android, iPhone et Windows.

Le programme informatique, qui n’est qu’une partie d’un projet de recherche plus large, permet aujourd’hui des prévisions à une heure. Il indique la taille et l’emplacement des aurores, les zones d’impact des particules énergétiques venant du soleil, ainsi que la météo locale, l’ensoleillement, et la carte des étoiles, informations provenant de sept grands observatoires.

Le fonctionnement est basé sur la relation bien connue entre la morphologie de l’aurore boréale et le niveau d’activité géomagnétique. Cela a permis de concevoir des modèles pour déterminer les frontières de l’aurore, indépendamment des aléas de l’observation visuelle. De nouveaux modèles ont ensuite été intégrés, qui utilisent des données de précipitation de particules mesurées par des satellites en orbite polaire.

Deux méthodes mathématiques, celle de Starkov (1994) et celle de Zhang & Paxton (2008), sont utilisées pour calculer la taille et l’emplacement de l’ovale auroral sur le globe terrestre. Les deux modèles utilisent uniquement deux variables : l’heure et l’indice Kp (indicateur mondial de l’activité géomagnétique allant de 0 à 9). La valeur de l’indice Kp est mise à jour toutes les quinze minutes via le Centre de Prédiction de la Météo Spatiale (NOAA-SWPC), installé aux Etats-Unis, qui utilise des satellites situés en amont des vents solaires.

L’application a été développée par la société Appex à l’occasion des 50 ans du lancement de la première fusée-sonde depuis la base de lancement d’Andøya, en 1962, qui a marqué le début de la recherche spatiale en Norvège. « En 2013, nous entrerons dans une période de forte activité solaire pour les trois à quatre ans à venir. L’application sera utile pour les personnes habitant plus au sud, où les aurores devraient occasionnellement être visibles. Elle peut aussi servir d’outil à l’industrie du tourisme. », dit Pål Brekke, du Centre Spatial Norvégien.

Le projet est supporté financièrement par le Conseil Norvégien de la Recherche (RCN), via le programme NORUSCA, par le Conseil Nordique des Ministres, ainsi que par le programme européen COST.

(Source : Bulletins Electroniques)