« Des présomptions de toxicité sur des nanoparticules ont été établies »

465 chercheurs, experts, préventeurs et médecins, venus de 22 pays, se sont rassemblés pour partager leurs connaissances autour de la toxicité des nanoparticules, de la  mesure des expositions et des méthodes de prévention.

Bien que le risque lié aux nanoparticules ne soit toujours pas avéré, plusieurs laboratoires internationaux ont fait état de présomptions de toxicité sur certaines nanoparticules. Il a été démontré qu’à concentrations massiques comparables, la toxicité induite est généralement plus importante lorsque la taille des particules diminue. Après inhalation, certaines nanoparticules se logeraient principalement, chez les animaux de laboratoire tout du moins, dans le foie et les poumons. Un manque de recherche in vivo par inhalation de nanoaérosols chez l’animal de laboratoire a été souligné. L’INRS, à Nancy, disposera en 2012 d’un tel laboratoire. Il en existe très peu en Europe aujourd’hui.

La nature chimique et la concentration massique, utilisées habituellement comme critères pour caractériser les risques des produits chimiques, ne sont pas des  paramètres suffisants pour les nanoparticules. La morphologie, la taille, la réactivité de surface et la surface spécifique sont d’autres paramètres qui doivent être pris en considération. L’un des objectifs des recherches d’aujourd’hui en toxicologie est de comprendre l’influence de ces paramètres sur la toxicité de ces matériaux et de déterminer quel serait la métrique qui caractériserait le mieux les effets sur la santé. Il convient également de vérifier la pertinence des méthodes d’essais existantes et de proposer le cas échéant des procédures adaptées aux nanomatériaux.

Les données d’exposition aux nanoparticules restent parcellaires. Des instruments sont disponibles pour mesurer la concentration en masse, nombre ou surface des particules dans l’air mais il n’existe pas encore de méthode spécifique, simple et validée pour mesurer l’exposition professionnelle aux nanoaérosols et les discriminer du bruit de fond. Des appareils de mesure transportables commencent à apparaître sur le marché. Les travaux consistent à étudier les performances de ces instruments, à développer des protocoles d’utilisation et des outils d’interprétation des données.

Concernant les dispositifs de protection collective ou individuelle des salariés, il a été démontré l’efficacité des filtres classiques sur les particules nanométriques de taille supérieure à 4 nm. Les moyens de prévention utilisés pour minimiser les risques chimiques semblent donc efficaces mais des études complémentaires sont nécessaires pour confirmer les performances, mieux comprendre les phénomènes d’agglomération des nanoparticules et l’influence des fuites.

Dans ce contexte d’incertitude, la démarche de prévention préconisée par l’INRS, partagée par de nombreux pays, est une approche « basée sur la précaution », associée à la mise en place de mesures de prévention « au cas par cas », adaptées au produit et au scénario d’exposition. Ces méthodes ne sont pas très différentes de celles qui sont recommandées pour toute activité exposant à des produits chimiques dangereux et doivent permettre de réduire l’exposition du salarié au niveau le plus bas possible.

 

Par Didier Baptiste, directeur scientifique à l’INRS

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Le Solar Impulse décolle à nouveau

Ce vol inaugural était l’occasion de faire des essais et de vérifier que le problème technique, survenu la semaine dernière, avait bien été résolu. De l’eau s’était en effet introduite dans le cockpit, reportant d’une semaine le décollage de l’engin.

En juin 2011, c’est en tant qu’« invité spécial » que l’avion participera au Salon aéronautique du Bourget. Il devrait à cette occasion effectuer des vols quotidiens, si la météo l’y autorise.

Pour rappel, le Solar Impulse effectuait son premier vol de nuit le 7 avril 2010. Le 7 et le 8 juillet, il accomplissait un vol historique ininterrompu de 26 heures, sans carburant, grâce à l’énergie solaire stockée dans ses batteries.

Titulaire de trois records mondiaux, cet avion pèse 1 600 kg pour une envergure de 64 mètres. Ses ailes sont recouvertes de 12 000 cellules photovoltaïques alimentant ses quatre moteurs électriques, d’une puissance de 10 CV chacun.

Un deuxième prototype est prévu pour effectuer un tour du monde en 2013. Cinq étapes sont prévues, pour changer de pilote et présenter l’aventure au public ainsi qu’aux autorités politiques et scientifiques. Chaque tronçon du vol durera entre 3 à 4 jours, ce qui est considéré comme le maximum supportable pour un pilote.

C.H.

 

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Diaporama : Solar Impulse fait le tour du cadran

Le fluide frigorigène écologique séduit l’administration américaine

D’après des estimations, plus de 400 millions de voitures dans le monde possèdent un système de climatisation, chacune consommant entre un 0,5 et 1 kg de fluide frigorigène. Une situation qui a conduit l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) et le ministère américain des transports, à adopter, l’année dernière, de nouvelles normes visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre des véhicules utilitaires légers. Les constructeurs automobiles peuvent recevoir des fonds s’ils choisissent, conformément aux normes, des fluides frigorigènes ayant un impact moindre sur l’environnement.

Dans le cadre de son programme « Significant New Alternatives Policy » (SNAP), l’EPA vient d’accorder son autorisation à l’emploi du nouveau fluide frigorigène à faible impact sur le réchauffement climatique HFO-1234yf  de Honeywell. « Ce nouveau produit chimique nous aide à combattre le changement climatique et l’appauvrissement de la couche d’ozone », a déclaré Gina McCarthy, administratrice assistante de l’« Office of Air and Radiation » de l’EPA.

« Il s’agit d’un important pas en avant vers l’adoption au niveau mondial de ce nouveau fluide frigorigène, offrant aux constructeurs automobiles une solution de remplacement par rapport aux fluides frigorigènes actuels, tout en leur permettant de satisfaire aux nouvelles normes réglementaires », explique Terrence Hahn, Vice-Président et General Manager de Honeywell Fluorine Products.

Outre ces nouvelles normes américaines, l’Union européenne a adopté une directive concernant les émissions provenant des systèmes de climatisation des véhicules à moteur, exigeant des nouveaux modèles fabriqués à partir de 2011, d’utiliser un fluide frigorigène dont le PRP est inférieur à 150. Enfin, d’ici 2017, toutes les nouvelles voitures vendues en Europe devront utiliser un fluide frigorigène à faible PRP.

Le HFO-1234yf possède un potentiel de réchauffement de la planète (PRP) 99,7 % plus faible que le fluide utilisé actuellement dans la plupart des systèmes de climatisation automobile, le HFC-134a. Il a subi des tests approfondis de sécurité et d’efficacité, effectués par des groupes d’évaluation indépendants tels que le Programme de recherche coopérative de SAE International, auquel participent les plus grands constructeurs automobiles.

Ces tests ont conclu que le produit offrait des performances environnementales supérieures aux produits à base de  dioxyde de carbone – un autre fluide frigorigène – particulièrement en cas de températures extérieures élevées, tout en présentant « le risque d’utilisation le plus faible dans les systèmes de climatisation automobile, et en répondant aux besoins des consommateurs et de l’environnement. »

M.C

 

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Un système RFID « spécial » en entrepôt frigorifique

Photovoltaïque : toujours un problème de délai…

Les deux arrêtés du 4 mars 2011 réformant la filière photovoltaïque n’ont pas permis de modifier les articles 3 et 4 du décret du 9 décembre 2010 imposant aux projets dont la PTF a été acceptée avant le 2 décembre 2010, de réaliser les travaux et les achever (!) dans les délais extrêment courts de 18 mois ou 9 mois selon la date d’acceptation de la PTF.

Bertrand De Gerando

Titulaire d’un DESS de Droit des Affaires et du Diplôme de Juriste Conseil d’Entreprise (DJCE), d’une spécialité en droit public, Lauréat de la Conférence du Stage, Bertrand de GERANDO est avocat depuis plus de 16 ans et est inscrit au Barreau de Paris.

Le Rapport Charpin qui avait alerté le Gouvernement sur cette difficulté, plus particulièrement sur l’incompatibilité de ces délais avec la mise en oeuvre d’un projet photovotaïque (financement, prescriptions particulières du permis, travaux de raccordement..), n’aura pas été entendu. D’ailleurs, de ce rapport devant en principe favoriser la concertation, pas grand chose n’aura été pris en compte…

Les deux arrêtés viennent au contraire :

  • confirmer l’application des articles 3 et 4 du décret du 9 décembre 2010, dans toutes leurs dispositions: « par ailleurs, peuvent bénéficier des conditions d’achat telles qu’elles résultaient des dispositions de l’arrêté du 31 août 2010 précité les installations de production d’électricité issue de l’énergie radiative du soleil entrant dans le champ d’application des articles 3 et 4 du décret du 9 décembre 2010 susvisé ».
  • définir sévèrement la notion d’achèvement des travaux: « la date d’achèvement de l’installation correspond à la date où le producteur soumet : pour une installation raccordée en basse tension, l’attestation de conformité aux prescriptions de sécurité mentionnée dans le décret n° 72-1120 du 14 décembre 1972 au visa d’un des organismes visés à l’article 4 de ce même décret ; pour une installation raccordée à un niveau de tension supérieur, les rapports de vérification vierges de toute remarque délivrés par un organisme agréé pour la vérification initiale des installations électriques conformément aux dispositions prévues par l’arrêté du 22 décembre 2000 susvisé ».

Alors que certains pensent déjà à solliciter indemnisation des conséquences négatives des articles 3 et 4 du décret du 9 décembre 2010 sur des projets qui apparaissent ne plus pouvoir être mis en oeuvre alors que leur développement depuis plusieurs mois se chiffre parfois en centaine de milliers d’euros, d’autres semblent ne pas avoir encore dit leur dernier mot!!!

A suivre donc…

Par Bertrand de Gerando

 

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Pourquoi la France ne sera pas l’industrie photovoltaïque de demain

Le marche mondial du photovoltaïque en pleine croissance

Photovoltaïque français : l’après moratoire en question

Les promesses du photovoltaïque à concentration

« Fibre hertzienne » : un substitut de la fibre optique

Le plan national très haut débit vise une couverture totale du territoire en 2025, en faisant appel à la fibre optique mais aussi à différentes technologies telles que les réseaux filaires existants (ADSL), le hertzien (réseaux haut débit mobiles) ou le satellite. Théoriquement, 100 % des particuliers et des entreprises devraient, d’ici là, accéder à des services à très haut débit, dont 80 % en FTTH (Fiber To The Home), 5 % par équipement des sous-répartiteurs et 15 % en technologies hertziennes de prochaine génération.

En attendant, pour répondre aux besoins croissants du très haut débit, surtout dans les zones rurales qui seront, au mieux, les dernières servies, Altitude Infrastructure, avec un patrimoine de points hauts conséquent et son expertise des technologies radios, propose aux opérateurs télécoms entreprises une offre équivalente à la fibre optique.

Lancé sous le nom d’ « Offre FH-Entreprise », ce raccordement par faisceaux hertziens point à point, présente des caractéristiques techniques très proches de la fibre en termes de débits, de qualité et de stabilité. Il offre une couverture du territoire complémentaire (déploiement là où la fibre n’est pas présente), un déploiement plus rapide et une disponibilité immédiate sur les zones couvertes par l’opérateur.

Par rapport à la fibre optique, il se caractérise par l’absence de génie civil, ce qui permet un déploiement beaucoup plus rapide (construction d’une infrastructure hertzienne dédiée entre 3 et 8 semaines), et des frais d’accès au service inférieurs à ceux de la fibre et forfaitaires (indépendamment de la distance).

Une disponibilité de service de 99,95 %

Cette solution de raccordement par faisceaux hertziens du site utilisateur à l’architecture radio du réseau d’Altitude Infrastructure, offre un Ethernet symétrique de 5 à 100 Mbps. Les liaisons radios permettent d’assurer une haute qualité de service (sécurité des données, temps de transit très courts, transport d’un grand nombre de VLAN 802.1q sur des distances pouvant atteindre 20 km) avec une disponibilité du service de 99,95 %.

Les fréquences d’émission utilisées dont l’utilisation et l’attribution de ces fréquences sont contrôlées par l’Autorité de Régulation des Communications Électroniques (ARCEP), varient de 3,5 GHz à 26 GHz, selon le type de faisceaux, la distance et le débit souhaité.

« Si quelques entreprises bénéficient déjà de ce type de raccordement, cette offre restait jusqu’à présent spécifique. L’expression des besoins croissants de très haut débit, surtout en ruralité, nous amène à intégrer à notre catalogue cette offre à destination des fournisseurs d’accès à Internet et des opérateurs entreprises », explique David El Fassy, Président Directeur Général d’Altitude Infrastructure qui, depuis plus de 10 ans, construit, développe et exploite des réseaux de télécommunications alternatifs avec, notamment, 17 RIP (réseaux d’initiative publique).

M.C

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La fibre optique est plus rapide mais aussi plus écologiques

Recharger sa batterie électrique en 12 minutes !

La 3D s’immisce partout, à l’instar de nos écrans domestiques, de nos cinémas, ou encore dans le monde du son. Elle s’immisce aussi dans l’univers de l’énergie, plus précisément dans le domaine des batteries Lithium-Ion (Li-Ion). Les scientifiques de l’Université de Colorado State ont présenté leurs travaux devant l’American Chemical Society (ACS), lors de leur 241ème meeting national qui s’est tenu le 31 mars dernier, et ont obtenu bien plus qu’un simple succès d’estime avec leurs découvertes concernant les batteries 3D.

Cette batterie, qui ne serait pas plus grande qu’une batterie de téléphone portable, pourrait se recharger en une douzaine de minutes, ce qui la rendrait idéale pour les voitures électriques, réglant le problème du temps de charge et de l’autonomie.

Une batterie… 3D ?

Une batterie Li-Ion conventionnelle est composée d’une anode en graphite, d’une cathode à base d’un composé de lithium, et d’un électrolyte, qui est une substance conductrice car contenant des ions mobiles, séparant les deux. Les électrodes sont arrangées sous forme de nombreuses couches fines, et les ions lithium se déplacent de l’anode en graphite vers la cathode en lithium lors du chargement, et dans le sens inverse lors du déchargement. C’est cette configuration qui plombe ce type de batterie, rendant le rechargement long et raccourcissant la durée de vie de celle-ci.

C’est l’architecture interne de la batterie Li-Ion qui serait arrangée en 3D dans la nouvelle génération présentée devant l’ACS : l’anode en graphite est remplacée par une multitude de nano fils composés de cuivre et d’antimoine, d’une largeur 50 000 fois inférieure à celle d’un cheveu humain, ayant une énorme surface cumulée, et pouvant recevoir deux fois plus d’ions lithium que la même quantité de graphite.

Ces nano-fils sont en outre plus stables chimiquement et plus résistants à la chaleur. Ils sont arrangés à l’intérieur de la batterie suivant une structure tridimensionnelle rappelant les poils d’une brosse à cheveux très dense, enrobés d’une fine couche d’électrolyte et entourée de la conventionnelle cathode, faite de lithium.

Amy Prieto, qui dirige ces travaux, a cofondé sa propre société, Prieto Company, dans le but de commercialiser cette nouvelle génération de batterie, idéalement dans un peu moins de deux ans.

Moonzur Rahman

Un camion électrique de 12 t pour livrer les McDonald’s parisiens

Avec la réception du premier camion électrique de 12 t, le PTAC le plus important actuellement sur le marché pour un véhicule électrique, permettant des livraisons sous température dirigée en zone urbaine, LR Services, le partenaire logistique de McDonald’s depuis plus de 20 ans,  lance le projet « Keytruck ».

Matérialisant la volonté de l’entreprise de faire évoluer son organisation logistique en zone urbaine, afin de mieux limiter son impact sur l’environnement, « Keytruck » va consister à livrer les restaurants McDonald’s de Paris intra-muros avec un véhicule silencieux et non-polluant, ayant pour principales caractéristiques :

  • de disposer d’une partie porteur 100 % électrique. Doté d’un moteur électrique à induction de120 kW et de batteries lithium Ion Acier Phosphate d’une capacité de 80 kWh, le camion fabriqué en Grande-Bretagne par Fraikin, sous la marque Smith, dispose d’une autonomie de 90 km ;
  • de fonctionner selon un système de caisses mobiles certifiées PIEK, permettant de générer, lors de la livraison des restaurants, un niveau sonore inférieur à 60 dB soit l’équivalent d’une conversation entre deux personnes (le groupe froid est un Carier Arier Supra 850 Super Silent). Trois types de caisses mobiles ont été construits : une caisse frigorifique mono-température, une caisse mobile bi-température de 2,9 t de charge utile réalisées par Chéreau et une caisse fourgon due à Carrosserie Industrielle Lemasson ;
  • de recourir à une zone de transit en périphérie de Paris dédiée au transfert de caisses mobiles préalablement chargées sur le centre de distribution de Fleury-Mérogis, permettant ainsi de tirer parti de 100  % de l’autonomie de ce véhicule.

LR Services va exploiter ce camion pendant les 3 prochains mois, afin de réaliser plusieurs phases de test qui correspondront à une montée en puissance progressive en termes de fréquences de rotation, de nombre de restaurants livrés et de variété dans les types de livraisons effectuées (mono, puis bi-température). En fin d’expérimentation, LR Services optimisera le schéma de distribution, en y intégrant des tournées spécifiquement destinées à la collecte de certains déchets revalorisables, au moyen de la caisse fourgon prévue à cet effet.


 

Un premier bilan en juillet 2011

L’évaluation de la performance environnementale de ce nouveau véhicule sera menée par le GIE Cemafroid, un centre d’expertise indépendant sur la chaîne du froid, qui réalise des essais et étalonnages, notamment pour les engins de transport frigorifique et dispose, pour ce faire, de laboratoires accrédités Cofrac. Il réalisera des mesures portant sur le bruit, la production de froid et l’impact du kilométrage parcouru. LR Services, qui se donne pour objectif de partager les premiers résultats de cette expérimentation début juillet, envisagera sur cette base les suites à donner à ces tests en termes de déploiement.

Cette expérimentation entre dans l’engagement environnemental de LR Services, qui a obtenu la certification ISO 14 001 de son système de management environnemental en 2006 et réalisé son premier bilan carbone cette même année. L’entreprise fait en effet partie des signataires de la « Charte de réduction volontaire des émissions de CO2 » élaborée en 2007 par le Ministère des Transports et l’ADEME et de la « Charte des bonnes pratiques des transports et des livraisons de marchandises dans Paris » (mise en place en 2006 par la Mairie de Paris) et est membre de l’association Demeter et de la Chaire Frelon à Mines-ParisTech. Elle effectue un travail de fond au quotidien dans plusieurs directions pour améliorer son bilan environnemental :

  •  le stockage des produits, avec une plateforme située à Beauvais ayant servi de pilote en 2005 pour l’application de la démarche Haute Qualité Environnementale (HQE) aux entrepôts logistiques ;
  • la limitation du kilométrage à vide, en livrant son client McDonald’s en une seule fois, grâce à des livraisons tri-température (ambiant, frais, surgelé) et grâce à une organisation de ses 7 plate-formes sur l’ensemble du territoire pour être au plus près des restaurants ;
  • la livraison des produits aux restaurants en réduisant les nuisances sonores (notamment grâce à la norme PIEK), en utilisant des véhicules moins polluants (100 % des véhicules conformes à la norme Euro 5 et roulants au B30 – Biodiesel 30 % d’origine végétale et test de l’utilisation du B100 sur 10 véhicules depuis mai 2010) et en formant les chauffeurs-livreurs à la conduite économique ;
  • le recyclage, avec la collecte auprès des restaurants de certains déchets revalorisables (10 000 t de cartons et 310 t de films plastiques collectées en 2010).
     

L’alchimie opère entre Solvay et Rhodia

« Nous avons décidé de joindre nos forces pour former un grand groupe de chimie qui aura 12 milliards d’euros de chiffre d’affaires et qui sera leader mondial dans l’ensemble de ses métiers », a déclaré, le 4 avril 2011, Jean-Pierre Clamadieux, PDG du groupe français Rhodia.

« L’offre a été recommandée à l’unanimité par le conseil d’administration de Rhodia », indique   Christian Jourquin,  président de Solvay.

Les deux groupes sont de même taille : 6,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires pour Solvay, 5,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires pour Rhodia ; 1 milliard d’euros d’Ebitda (bénéfice courant avant intérêts, impôt, provisions et amortissements) pour le premier, 900 millions d’euros pour le second. En termes d’effectifs, la société belge compte 16 000 employés quand le groupe français en recense 15 000. « Les métiers, les technologies sont en revanche complémentaires », précise Jean-Pierre Clamadieux.

Pour le président de Rhodia, le but de cette opération n’est pas de peser davantage face aux clients pour avoir un meilleur pricing power (capacité d’une entreprise à pouvoir imposer ses prix à ses clients). « Nos résultats du premier trimestre démontreront que le groupe est capable de défendre ses marges dans le contexte actuel », déclare ce dernier. La stratégie visée est davantage une stratégie de croissance. « Nous avons ensemble 40 % de notre chiffre d’affaires dans les pays émergents. Nous sommes ainsi un des groupes de chimie les plus exposés à ces pays à très forte croissance. Qui plus est, du fait de la structure de bilan solide, le groupe aura les moyens de saisir des opportunités dans une tendance qui est celle d’une consolidation de l’industrie chimique. »

Solvay prévoit une ouverture officielle de l’offre début juillet 2011, et sa clôture fin août 2011. Le groupe « se réserve la faculté de demander le retrait obligatoire si elle obtient 95 % des titres de Rhodia », déclare Solvay.

« Pas de suppressions d’emplois massives »

La fusion des deux chimistes devrait engendrer des synergies de coûts de 250 millions d’euros dans les trois ans, à raison de 80 millions d’euros par an. Les deux tiers des économies attendues proviendraient de « l’optimisation des coûts externes ». En conséquence, « aucune restructuration majeure » n’est envisagée dans le cadre de cette opération capitalistique, assure le groupe Solvay. « Il n’y aura pas de suppressions d’emplois », garantit Christian Jourquin. Jean-Pierre Clamadieu se montre toutefois moins catégorique : il n’anticipe pas de « suppressions d’emplois massives ». Si aucun plan social n’est prévu, les fonctions administratives devraient malgré tout faire l’objet d’« ajustements ».

Jean-Pierre Clamadieu, succèdera à Christian Jourquin, 63 ans, lorsque ce dernier aura atteint l’âge limite des 65 ans. Il devrait aussi faire son entrée au conseil d’administration de Solvay lors de l’assemblée générale ordinaire en mai 2012.

Le nouvel ensemble franco-belge verra sa présence renforcée dans ses différents segments de marché : spécialités chimiques destinées aux produits de grande consommation, construction, automobile, énergie, eau, environnement. Solvay aurait tenté en vain de racheter le groupe agroalimentaire et de biotechnologies danois Danisco, finalement tombé entre les griffes de son concurrent américain DuPont.

C.H.

 

Sources : BFM TV, Le Monde, Le Point

Wysips : des films solaires sur les smartphones

Face aux géants de l’industrie mobile, une start-up française, Wysips (What You See Is Photovoltaic Surface), a remporté le CTIA Wireless, dans la catégorie « Enterprise & Vertical Market: Green Telecom & Smart Energy Solutions, Apps & Hardware », un grand concours international de l’innovation mobile qui récompense chaque année, à Orlando, les projets les plus innovants en matière de technologie mobile.

Breveté en 2006, son procédé lenticulaire qui inclut des cellules solaires photovoltaïques dans un film transparent suffisamment fin (100 microns) pour ne pas perturber le fonctionnement de la couche tactile, et sans incidence sur la luminosité, permet de produire de l’énergie afin de recharger un téléphone mobile de façon autonome.

Le démonstrateur présenté lors du salon américain sur un Iphone 4 est déjà relativement abouti. Selon Ludovic Deblois, fondateur et président de WYSIPS, il faut 6 heures à la lumière du soleil pour recharger sa batterie complètement et un peu plus longtemps sous une lampe. Le produit ne permet donc pas la création d’un smart-phone autosuffisant, mais pourrait prolonger son autonomie et réduire le nombre de fois nécessaires pour brancher son appareil sur une prise secteur.

L’origine de cette technologie optique provient de l’étude d’images lenticulaires, qui renvoient des images différentes en fonction de la position de l’observateur. « À partir du procédé holographique que l’on trouve sur les livres, j’ai eu l’idée de remplacer une des deux images par une fine bande photovoltaïque, et ca fonctionne », raconte Joël Gilbert, astrophysicien et inventeur de la technologie Wysips, qui a initié les premiers travaux de recherche et développement dans le domaine de l’énergie solaire depuis 2004. Passionné par les phénomènes optiques, Joël Gilbert a développé une expertise forte permettant ainsi à l’entreprise de déposer de nombreux brevets.

Un procédé universel aux multiples applications

Si le démonstrateur primé ne s’applique aujourd’hui qu’aux téléphones mobiles, à terme, tous les écrans pourraient produire de l’énergie. En fait, Wysips apparait comme un procédé universel qui, avec un rendement de 10 % (soit 100 W/m2), est capable de transformer n’importe quel support en surface photovoltaïque sans en changer l’aspect. De nombreux produits peuvent ainsi acquérir une totale indépendance énergétique ainsi que de nouvelles fonctionnalités grâce à l’énergie solaire ainsi produite.

L’équipe Wysips travaille d’ailleurs sur l’intégration de cette technologies avec des films souples ou rigides, dont l’épaisseur varie de 0,1 à 0,5 millimètres, sur des supports très divers. Écrans, verre, tissus, voiles, plastiques, composites… sont susceptibles de devenir des matériaux producteurs d’énergie photovoltaïque.

Par exemple, la technologie Wysips permettrait de rendre autonomes les stores des bâtiments, évitant ainsi la réalisation de travaux normalement nécessaires à l’installation des produits classiques (la motorisation fonctionnerait grâce à l’énergie captée par les éléments constituant le store devenu photovoltaïque). Complexes sportifs, bâtiments culturels ou tertiaires… pourraient ainsi produire leur propre énergie et  fournir l’électricité nécessaire à l’éclairage ou au fonctionnement d’équipements électroniques.

Intégrée au textile, cette technologie permettrait également de proposer des vêtements intelligents producteurs d’énergie, autorisant ainsi pompiers ou médecins à recharger des équipements de première nécessité.

Autre application potentielle : le mobilier et la communication. Des cellules photovoltaïques intégrées dans ces produits permettraient de proposer des nouvelles fonctions : tente de camping intégrant une source lumineuse, table de jardin avec prise électrique, parasol éclaireur… Et appliquée aux surfaces publicitaires fixes (panneaux) ou mobiles (transport), Wysips donnerait à l’image une fonction nouvelle : la production d’énergie dédiée à l’autonomie de ces matériels, mais aussi à la production d’une énergie complémentaire permettant l’ajout de fonctionnalités (éclairage, vidéo surveillance, bornes WiFi…).

Appliquée au yachting motorisé et intégrée sur le pont du navire, la technologie Wysips pourrait fournir une partie de l’énergie électrique nécessaire à la propulsion. Pour les voiliers, elle pourrait  constituer une source d’énergie complémentaire pour des moteurs hybrides, garantir l’autonomie de certains équipements de bord (éclairage, radio, GPS…), alimenter des stabilisateurs ou des unités de secours (lampe flash, radio, désalinisateur …).

Filiale de SunPartner, groupe spécialisé dans la recherche, la mise au point et l’exploitation de solutions innovantes dans le domaine de l’énergie solaire, la société Wysips, implantée à Aix-en-Provence, pourrait démarrer des projets industriels relativement rapidement. Ludovic Deblois espère d’ailleurs voir son système intégré dans des produits commercialisés d’ici les douze prochains mois. 

Quand l’Ipad débarque en entreprise : comment s’y préparer ?

Les réseaux d’entreprise doivent s’adapter à la déferlante de dispositifs mobiles introduits dans l’entreprise par les collaborateurs. iPads, iPhones, Androids et autres smartphones : ces produits voient leurs ventes doubler chaque année. Aux États-Unis, plus de 50 % des entreprises du palmarès Fortune 500 se penchent sur l’idée de prendre en charge l’iPad sur l’ensemble de leur périmètre. Et la situation n’est guère différente sur le Vieux Continent.

La croissance exponentielle du nombre d’iPads et de smartphones est source de nombreuses interrogations pour l’entreprise : comment gérer des équipements privés sur un réseau essentiellement conçu pour les PC portables d’entreprise ? Comment sécuriser aussi bien les données privées que corporate sur des équipements dont l’essence est justement de partager les données ? Et comment fournir un service fiable via un média/réseau partagé et mutualisé alors que nous consommons toujours plus de flux voix et vidéo en streaming ?

Pour les distributeurs et revendeurs, cet état des lieux constitue une opportunité fantastique pour conseiller et accompagner les entreprises clientes, en les préparant à surfer sur la vague des iPads, iPhones et autres équipements similaires qui débarqueront en force sur le réseau d’entreprise.

La première préoccupation porte sur l’intégration. Les iPads, qui se connectent à des réseaux sans fil 2.4 GHz déjà congestionnés, gagneraient à être pris en charge par des réseaux à 5 Ghz, moins encombrés, grâce à un processus de « band steering ». Ce processus accélère les données et les préserve de tout impact lié à des clients sans fil génération précédente et donc plus lents.

Parallèlement, les applications voix et vidéo sur l’iPad et les smartphones doivent être identifiées, même lorsque les flux sont chiffrés, pour éviter tout impact dû à des transferts de fichiers en masse. Des solutions existent pour éviter les performances médiocres sur les autres équipements et optimiser les réseaux hétérogènes dans leur globalité.

En l’absence de basculement vers les ports Ethernet en cas de dysfonctionnement du Wi-Fi, un réseau sans fil doit être capable de prendre en charge un nombre important d’iPads. Les entreprises gagneront à étudier les solutions qui gèrent avec précision l’environnement radio et utilisent un contrôle automatique pour optimiser les performances des clients et améliorer la stabilité de l’ensemble du réseau Wi-Fi. Avec cette méthode, les entreprises s’assurent que le réseau sans fil offre des performances de premier rang, quelle que soit la localisation des utilisateurs.

Autre problématique : la mobilité. L’iPad est intrinsèquement nomade, et les utilisateurs s’attendent à pouvoir l’utiliser sur l’ensemble du site et des bâtiments d’une entreprise, sans problématique de connexion. Un réseau pervasif, capable de prendre en charge un roaming rapide sur un ou plusieurs domaines IP, constitue la solution adéquate pour prendre en charge les iPads et autres équipements, notamment dans le cas d’applications sensibles à la latence à l’image comme Skype, YouTube et iTunes.

La sécurité reste une préoccupation majeure pour garantir une protection pérenne des données confidentielles, mais sans impact sur les utilisateurs d’iPad, que leurs données soient personnelles ou entreprise. L’iPad a certes été conçu pour le grand public, mais sa migration vers la sphère d’entreprise incite de nombreux responsables informatiques à rechercher une solution pour juguler les risques de perte de données.

Les modèles de sécurité qui attribuent des rôles aux utilisateurs et aux équipements sont les plus adaptés aux équipements mobiles. Avec la gestion des rôles, les collaborateurs nomades disposent d’un moyen simple et standardisé d’accès au réseau, un moyen que les responsables informatiques estiment être de confiance. Les invités bénéficient également de ce modèle et d’un niveau de sécurité plus élevé, selon les règles et politiques de sécurité de l’entreprise hôte.

Ce principe, ainsi que l’utilisation d’un système de détection d’intrusion, doivent être recommandés par les distributeurs et revendeurs pour éviter tout privilège d’accès superflu et simplifier l’application des règles de sécurités grâce à un reporting sur l’activité des différents rôles.

Pour Gartner, 43 % des collaborateurs utilisent déjà leurs équipements sur les réseaux sans fil, et ce chiffre devrait progresser à 58 % à l’horizon 2014. De plus, l’iPad est appelé à intégrer la palette d’outils du parfait collaborateur, qu’il s’agisse d’un vendeur de voitures qui vérifie la disponibilité d’un modèle dans son stock, ou commande une voiture aux côtés d’un client dans un showroom, ou encore des hôpitaux qui y trouvent un moyen simple pour mieux prendre en charge le patient à son chevet.

En d’autres mots, l’idée de l’entreprise mobile est déjà une réalité appelée à perdurer, mais les entreprises restent encore trop nombreuses à se contenter de réseaux sans fil obsolètes et inadaptés pour prendre en charge les nouvelles problématiques d’intégration, d’évolutivité, de sécurité et de mobilité.

Pour autant, ces entreprises migreront un jour, ce qui constitue une réelle opportunité pour les partenaires de distribution et les équipementiers : offrir des solutions réseau sur-mesure, capables de répondre aux nouvelles exigences qui s’imposent aux entreprises, et leur permettre de mettre à niveau leurs réseaux pour prendre en charge les équipements nouvelle-génération de leurs collaborateurs.

Par Roger Hockaday, Directeur marketing EMEA, Aruba Networks / Journal du Net

Vol AF447 : un navire d’Alcatel-Lucent choisi pour remonter l’épave

Le 1er juin 2009, l’Airbus A330 d’Air France, reliant Rio de Janeiro à Paris, disparaissait dans l’Océan Atlantique, avec 228 personnes à bord. L’épave a été retrouvée dimanche 3 avril aux larges des côtes brésiliennes, à 3 900 mètres de profondeur, un peu plus au nord de la dernière position connue de l’appareil accidenté.

C’est le navire « Ile-de-Sein » d’Alcatel-Lucent Submarine Networks (ASN), qui a finalement été préféré par le BEA (Bureau d’enquêtes et d’analyses) de l’Aviation civile, pour repêcher les débris de l’avion. Trois bateaux avaient déjà été pré-sélectionnés pour ces opérations : un navire du groupe français France Télécom, un de l’Américain Phoenix International et celui d’Alcatel.

L’« Ile-de-Sein » est équipé d’un ROV (Remotely Operated Vehicle ou robot submersible téléguidé), capable d’intervenir à 4 000 mètres de profondeur, et pouvant remonter jusqu’à 200 kg à l’aide de bras articulés et jusqu’à 10 tonnes, grâce à un câble « ombilical », le reliant au navire.

Estimée à plusieurs millions d’euros, l’opération de repêchage de l’épave et des corps des passagers, devrait démarrer d’ici 1 mois. Le bâtiment se trouve actuellement dans les eaux des Canaries et devrait quitter le Cap-Vert le 21 avril, son retour étant prévu pour la mi-juin.

Le BEA espère retrouver les boîtes noires de l’appareil parmi les débris, car seuls les enregistreurs de paramètres du vol pourraient permettre d’éclaircir les conditions de la catastrophe, inconnues à ce jour. Jusque-là les seuls éléments techniques connus sont une déficience des sondes Pitot de mesure de vitesse, qui, selon le BEA, ne peuvent expliquer à elles seules l’accident.

Parallèlement, le navire américain qui a permis de localiser l’épave dimanche dernier, a quitté la zone vendredi, après avoir pris quelques 15 000 clichés du champ de débris grâce aux « Remus », des petits robots sous-marins autonomes pouvant plonger jusqu’à 6 000 mètres de profondeur.

C.H.

Sierra, le plus important projet .Net en France en nombre de jours/hommes

Pour une meilleure productivité de son matériel roulant, la SNCF a décidé une refonte du système d’information de son activité « Roulements de Rames et de Matériels moteur » qui comprend les voitures, les trajets, les opérations de maintenance… C’est l’objet du programme Sierra (Système Informatisé d’Elaboration des Roulements de Rames et de mAtériels) qui permet aux 200 utilisateurs un contrôle rapide du matériel roulant par rapport aux sillons horaires, autrement dit la capacité d’infrastructure requise pour faire circuler un train donné entre deux points d’un réseau ferré pendant une période de temps donnée. En facilitant le pointage et le minutage, Sierra offre aux responsables des productions de SNCF Proximités des solutions d’optimisation et d’aide à la conception du plan de transport avec des temps de réponse de l’ordre de la seconde. « En production depuis début 2009, le projet Sierra offre à de nombreux utilisateurs un outil moderne pour l’élaboration des roulements de matériels » déclare Monique Pério, Responsable de la Business Unit « Etudes pour le Transport de Voyageurs » de la SNCF (DSI-T).

Le programme Sierra pour lequel la SNCF a choisi Sogeti, filiale à 100 % de Capgemini, est à l’heure actuelle le plus important projet .Net en France en nombre de jours/hommes. Il intègre les dernières technologies .Net dans un environnement métier très complexe avec des objectifs de performance et de volumétrie ambitieux.

Une base de données de 150 millions d’enregistrements

Sogeti s’est chargé de la mise en place d’un socle technique solide, basé sur le Framework .NET de Microsoft. Ce socle tient compte de la complexité métier de la SNCF et permet de répondre aux contraintes techniques fortes comme la volumétrie de la base de données (12,5 Go pour 150 millions d’enregistrements).

La rapidité de développement, la pérennité et la capacité à monter en charge ont motivé le choix de la plate-forme .NET : le langage .net de Microsoft permet d’avoir une approche unifiée de la conception d’applications Windows Web, tout en introduisant des facilités pour le développement, le déploiement et la maintenance d’applications.

L’architecture technique .NET a été couplée à un générateur de code interne à Sogeti pour produire des systèmes informatiques réutilisables, taillés sur mesure, évolutifs et robustes, avec un haut niveau d’automatisation. La solution d’industrialisation de Microsoft Visual Studio Team Foundation Server, plate-forme collaborative sur laquelle repose la solution de gestion du cycle de vie des applications, a permis aux 25 spécialistes de Sogeti de mettre en oeuvre une solution opérationnelle en seulement un an et demi.
 

Un réseau hotspot WiFi sécurisé qui supporte la vidéo HD

Appartenant au Groupe Tranchant, le casino Seven d’Amnéville-les-Thermes, situé en Moselle, occupe à ce jour la quatrième position du classement des casinos français. Dans ce complexe nouvellement créé de plus de 10 000 m2, 35 % de l’espace est dédié exclusivement au jeu avec 400 machines à sous et 21 tables de jeux. Il compte également une salle de gala, un restaurant et un hôtel de 78 chambres. Récemment, pour accueillir le World Poker Tour, il a été conduit à se doter d’un réseau hotspot WiFi hautement disponible et sécurisé pour la centaine de journalistes du monde entier qui couvrait l’événement. Il devait, d’une part, offrir une bande passante capable de supporter la transmission des données et de la vidéo HD en haut débit et, d’autre part, sécuriser toutes les connexions, notamment lors de la finale. Dans le même temps, le World Poker Tour a abouti à une mutualisation du réseau Internet pour l’ensemble du complexe, à savoir la connexion sans fil de deux sites distants : l’hôtel et le casino avec une seule ligne ADSL.

La division informatique du Groupe Tranchant souhaitait procéder à la refonte des réseaux câblés existants pour l’hôtel et le casino en s’appuyant sur un seul réseau WiFi pour les deux sites.
« Au delà du déploiement d’un accès Internet sécurisé pour le World Poker Tour, nous voulions disposer d’un hotspot unique permettant aux clients de l’hôtel de se connecter, aux invités d’accéder à Internet depuis la salle de gala, transformée en gigantesque salle de presse lors du tournoi, aux joueurs de se connecter dans les parties communes du casino, aux salariés de gérer les tâches administratives et à l’équipe de maintenance de procéder aux relevés compteur quotidien des machines à sous, qui jusque là s’effectuait par téléphone », indique Didier Guirlé, coordinateur informatique du Groupe Tranchant.

Il importait ici de cloisonner le réseau en fonction des différents besoins de connexion, et de couvrir l’ensemble du complexe tout en palliant aux perturbations causées par le bâtiment en sous-sol, où la portée du signal WiFi a été étendue par l’installation d’antennes. « Nous rencontrions un problème de sécurité évident avec notre ancienne installation car nous ne pouvions pas à la fois définir une zone sécurisée pour l’exploitation du casino et une autre dédiée à la couverture médiatique du World Poker Tour. De même que nous n’avions aucun moyen de tracer les connexions des visiteurs », souligne Didier Guirlé.

Traçabilité, conservation et restitution à la demande des logs

Après avoir procédé à des tests de validation, la passerelle G-4100 de ZyXEL sécurisée par un pare-feu VPN ZyWALL USG 1000, a permis de répondre à l’ensemble des besoins. L’installation a été coordonnée par les équipes de ZyXEL et le partenaire IDS.

L’hôtel est désormais en mesure de proposer à ses clients un accès Internet en libre-service sécurisé via l’attribution d’un login et d’un mot de passe pour chaque utilisateur. Ces données sont enregistrées par le client depuis le portail de l’hôtel. La durée de connexion est ici paramétrable à la minute, à l’heure ou à la journée. La passerelle G-4100 garantit aussi la traçabilité et la conservation des logs ainsi que leur restitution à la demande pour une parfaite conformité avec la loi anti-terroriste du 23 janvier 2006, qui oblige à stocker les informations de connexion des clients pendant un an.

En outre, la G-4100 s’appuie sur le câblage RJ45, d’où une alimentation des bornes en PoE (Power over Ethernet) pour qu’un seul câble puisse envoyer les données et l’alimentation, une contrainte à laquelle répondent les bornes NWA-3166 de ZyXEL. Enfin, l’ajout du pare-feu permet de protéger le réseau des menaces cybercriminelles et d’établir des sessions VPN distinctes pour l’hôtel, la salle de gala et le casino.

La solution finale adoptée qui a fait ses preuves lors du World Poker Tour, devrait être déployée à moyen terme dans 17 casinos du groupe Tranchant.

 

M.C
 

Les résines thermoplastiques montent à bord des avions

En moyenne, un avion consomme environ 0,03 kg de carburant pour chaque kilogramme transporté par heure. Étant donné que l’ensemble de la flotte commerciale vole environ 57 millions d’heures par an, obtenir une réduction d’un kilogramme par vol peut permettre d’économiser environ 1 700 tonnes de carburant et 5 400 tonnes de dioxyde de carbone (CO2) par an.

« Les équipementiers et les fournisseurs aéronautiques mondiaux ont besoin de solutions conformes, sûres et économes en carburant pour concevoir et fabriquer à moindre coût des avions de dernière génération, » a déclaré Jack Govers, directeur général du service des films et des plaques de spécialité de SABIC Innovative Plastics qui, lors de l’Aircraft Interiors Expo, à Hambourg, a mis en avant ses résines thermoplastiques à haute performance, ses films, ses mousses et ses solutions composites. Des matériaux avancées qui aident les équipementiers aéronautiques mondiaux à réduire le poids de près de 50 % tout en étant en conformité avec les sévères réglementations matière en terme de flammabilité, fumée et toxicité.

La course à l’allègement

Par exemple, en utilisant la plaque Lexan F6000 en remplacement des traditionnels produits en polychlorure de vinyle/acrylique sur les cadres de sièges, une compagnie aérienne peut réduire le poids d’environ 23 %, soit 80 kg si l’on se base sur un avion de 190 sièges. Quant à la plaque Lexan XHR, elle offre une réduction de poids supérieure de près de 12 % par rapport aux produits traditionnels en PVC / polyméthacrylate de méthyle (PMMA). Un matériau que Geven S.p.A., grand fournisseur de solutions d’intérieur et de sièges d’avions, a choisi pour équiper les nouveaux sièges d’avions des intérieurs Armonia de la compagnie aérienne des Caraïbes, conçus par Giugiaro. L’objectif visé qui était de limiter le poids des sièges à un maximum de 9 kg, a poussé Geven à envisager de nouveaux matériaux légers à haute performance. La plaque Lexan XHR s’est révélée être la solution à ce problème en raison de la conformité du matériau aux strictes réglementations en matière de flamme, fumée et diffusion de chaleur et aux exigences de toxicité d’Airbus. De plus, à la réduction de poids par rapport aux produits traditionnels, s’ajoute une mise en œuvre améliorée au thermoformage.

Autre solution d’allègement : la résine Ultem. Contenant 40 % de carbone, sa rigidité et sa  fluidité permettent de produire des pièces moulées à parois minces pour remplacer l’aluminium moulé sous pression des composants structurels. Elle offre une réduction du poids de près de 50 % et une rigidité améliorée de 40 % tout en respectant les exigences de la FAA. Les applications potentielles comprennent les supports structurels, les accoudoirs, les repose-pieds, les châssis de cafetière et les bras des tablettes. Ainsi, dans les inserts chariot de Sell Cabin Interiors GmbH, filiale du groupe Zodiac Aerospace, la résine Ultem a remplacé le métal sur plus de 30 pièces pour réduire le poids et les coûts tout au long de la consolidation des pièces du four nouvelle génération de Sell. Cette résine a été choisie pour équiper l’avant et la porte du réchaud pour petits pains, le bac récepteur avant, la tête à infusion et la tasse à infusion de la cafetière, l’avant et la porte du four et la théière, la machine à boissons et le chauffe-eau. Elle a permis une plus grande liberté de conception et un meilleur assortiment des couleurs. Même choix pour le chariot de vol ultra-léger de LSG Sky Chef et Norduyn  qui a fait récemment l’objet d’une annonce en tant que finalistes du Prix Crystal Cabin 2010 dans la catégorie Cabine écologique, Santé et sécurité. La résine Ultem résistante aux UV est utilisée pour les profilés extrudés et le verrou de porte alors que la résine Noryl est destinée à la carcasse et à d’autres composants.

Alliance de performances et d’esthétisme

Ces nouveaux matériaux peuvent également être retenus pour leurs propriétés mécaniques, leur résistance aux hautes températures, leur facilité de mise en œuvre ou même leur esthétique. Ainsi, Patrick Lindon, un dessinateur industriel qui conçoit des produits pour les intérieurs et les sièges d’avion, a choisi la plaque Lexan F2000A, légère et transparente, pour créer un nouveau porte-brochures pour Bucher Leichtbau AG. Quant à Pilatus Aircraft Ltd., un fabricant mondial d’avions monomoteurs à turbopropulseur et de systèmes de formation aéronautique, il a sélectionné la plaque Lexan F6000 pour créer son nouveau cockpit ultra moderne. Ce matériau offre à l’équipementier un traitement supérieur à celui des matériaux thermodurcissables, ainsi qu’une colorabilité et une stabilité dimensionnelle, tout en répondant aux exigences de l’industrie.

Pour leur part, les plaques aéronautiques composites (PAC) UItem, co-développées et fabriquées avec Crane & Co., constituent une alternative aux composites alvéolaires renforcés de fibres aramides thermodurcissables. Recyclables, elles offrent un grand potentiel de remise à neuf à l’aide d’une nouvelle couche de film décoratif. La résine copolymère Lexan FST transparente, offre, elle, une flexibilité esthétique améliorée. Elle peut être associée à la plaque Lexan XHR pour assortir les couleurs de composants tels que les unités de service personnelles, les moulures de hublot et les garnitures de seuil, éliminant ainsi les coûts et les expositions environnementales du processus de peinture secondaire.

Les résines en polymères thermoplastiques (TPI) Extem UP conservent certaines propriétés mécaniques et électriques à 240 °C sur une période de 10 ans. L’incorporation du polyétheréthercétone (PEEK) à la résine Extem, permet de combiner le meilleur des deux matériaux, pour offrir une résistance à la flexion et une rigidité cinq fois supérieures au PEEK à 200 °C. En outre, sa stabilité dimensionnelle exprimée sous la forme d’un coefficient de dilatation thermique (CTE) est jusqu’à 30 % moins importante que le PEEK. Les propriétés de cette résine thermoplastique offrent une meilleure résistance et rigidité en utilisant des parois plus minces afin de réduire le poids et le coût du matériau, et un contrôle dimensionnel plus strict pour des applications de haute précision.
 

Dépollution innovante du site d’une ancienne usine à gaz

Le site d’une ancienne usine à gaz, a été désigné pour accueillir un projet immobilier comprenant 200 logements collectifs, une crèche, une maison de repos ainsi que des bureaux administratifs. Le planning de construction du site a nécessité un phasage adapté des opérations de dépollution pour pouvoir intégrer les contraintes liées aux travaux de réaménagement du site.

Il a en effet été constaté un fort impact des sols et de la nappe par du goudron et des dérivés hydrocarbonés lourds ainsi que la présence d’une forte épaisseur de produits surnageants (créosote, huiles lourdes, goudrons,…) au droit des deux anciens gazomètres.

La présence à proximité du site d’une voie ferrée, de riverains ainsi que d’espaces verts ont imposé le respect d’objectifs de réhabilitation sévères, ainsi que de contraintes opérationnelles spécifiques (monitoring des émissions en contaminants volatils, monitoring des nuisances olfactives, mesures vibratoires des sols lors des opérations de démolition…).

Pour répondre aux exigences sévères du projet, Biogenie Europe, spécialiste de la dépollution de sites, a mis en place une stratégie de traitement complexe reposant sur une palette de technologies :

  • pompage sélectif des dérivés pétroliers lourds surnageant ;
  • pompage/rabattement des eaux de la nappe pour canaliser les produits surnageants;
  • chauffage conductif in situ des sols ;
  • extraction et traitement des gaz du sol;
  • traitement complémentaire par lessivage par tensioactif des sols contaminés ;
  • traitement de finition par oxydation chimique in situ.

Traitement des eaux du site

Les estimations préalables aux travaux ont mis en évidence un volume de produit à récupérer d’environ 100 m3, principalement situé sous les fondations des anciens gazomètres. Pour accéder aux zones directement contaminées par les goudrons, une quarantaine d’ouvrages auront été forés à 6 mètres de profondeur et disposés tout autour des deux gazomètres. Dix autres ouvrages ont été implantés au centre des gazomètres.

Ecrémage

En raison de la forte épaisseur de produits flottants présents sur le toit de la nappe souterraine (> 1,8 mètres), le traitement de la nappe souterraine du site a débuté par la mise en place d’un dispositif d’écrémage simple. Pour cela, 30 pompes pneumatiques avec système suiveur ont été mises en opération durant une période de dix mois. Les pompes employées, de technologie extrêmement robuste, ont été conçues spécifiquement afin de pouvoir opérer sur des produits à haute viscosité (créosote, huiles lourdes, goudrons…).

Durant les trois premiers mois d’écrémage, l’efficacité de récupération a été maximale, avec des volumes journaliers de produit atteignant les 600 l/j. Au-delà de trois mois, la récupération de produit s’est trouvée amoindrie avec un taux de récupération tombant sous 80 l/j.

Pompage et rabattement de nappe

Compte tenu de la baisse des taux de récupération, il a été nécessaire d’améliorer le traitement afin de remobiliser les produits imprégnant les sols de façon plus tenace. Pour cela, un système de rabattement de la nappe par pompage a été ajouté au système d’écrémage initial. Ce procédé consiste à accumuler gravitairement les produits surnageants en une zone spécifique par un abaissement localisé du niveau de la nappe (via une pompe de rabattement) et à récupérer les produits accumulés au moyen de pompes écrémeuses.

Durant la phase de pompage et rabattement, un total de 352 m3 d’eau a été pompé et traité. Les analyses menées sur les eaux ont mis en évidence des concentrations en HCT (hydrocarbures totaux), HAP (hydrocarbures aromatiques polycyclique) et BTEX (benzène, toluène, éthyle-benzène et xylènes) comprises entre 20 et 25 mg/l.

Les eaux de pompage ont été traitées par passage au travers d’un séparateur hydrocarbure, suivi par un traitement de finition sur 2 filtres à charbon actif. Les eaux traitées respectant les seuils de rejet imposés, ont été réinjectées pour partie afin de lessiver quelques horizons d’accumulations préférentiels et augmenter les gradients vers les ouvrages d’écrémage ou envoyées vers le réseau d’eaux usées du site.

Lorsqu’il a été constaté une baisse des taux de récupération des produits flottants (après trois mois de traitement), il a été décidé de compléter le dispositif de traitement par ajout d’une unité de chauffage conductif in situ des sols.

Pompage, rabattement de nappe et chauffage des sols

Le procédé de chauffage conductif in situ (In Situ Conductive Heating ou ISCH) a été mis en œuvre dans le but d’augmenter la température des sols, de réduire la viscosité des produits, d’augmenter leur disponibilité et d’améliorer le taux de récupération du dispositif.

La chaleur a été apportée aux sols par immersion en zone saturée d’appareils résistifs spécifiques dans des ouvrages préférentiels. Le chauffage des sols mis en œuvre durant quatre semaines, a été réalisé en parallèle de l’écrémage et du rabattement de la nappe afin de garantir la récupération des produits mobilisés.

En complément du chauffage des sols qui a eu un impact significatif sur les taux de récupération par ouvrage, un dispositif d’extraction des vapeurs du sol a été installé pour prévenir toute nuisance olfactive générée par la montée en température des produits hydrocarburés. Cinq ouvrages ont été équipés pour aspirer les gaz du sol, et déplacés à la faveur des zones présentant le plus de risques de générer des nuisances.

Après un mois de fonctionnement de l’installation d’ISCH, le taux de récupération de flottants s’est de nouveau stabilisé malgré les optimisations constantes apportées par les techniciens de Biogenie. Il a alors été décidé de mettre en place un procédé complémentaire de lessivage par tensioactif des sols.

Lessivage des sols au tensioactif

L’objectif de cette technologie est d’abaisser la tension interfaciale huile/sol et donc de favoriser la mobilisation des produits fortement adsorbés aux sols. De manière concomitante, cette technologie a également pour effet d’abaisser la tension interfaciale eau/huile et donc d’augmenter par voie de conséquence la teneur en contaminants dissous dans les eaux.

Préalablement à la mise en œuvre de cette technique, des tests en laboratoire ont été menés afin de définir la solution de tensioactif la plus appropriée aux sols en place, à la contamination, et aux objectifs du projet. Le tensioactif retenu a été le QDS5, un composé anionique et biodégradable.

En premier lieu, le niveau de la nappe au droit des deux gazomètres a été abaissé afin de s’assurer que la solution de tensioactif affecterait le maximum de sols contaminés. Un total de 2 000 litres de solution concentrée de tensioactif a été injecté dans les sols sous-jacents aux gazomètres via les ouvrages de pompage du site.

Parallèlement aux injections de tensioactif, les procédés d’écrémage, rabattement de la nappe, chauffage conductif des sols et extraction des vapeurs du sol ont été maintenus en opération afin de conserver le taux de récupération de produits le plus élevé. Le rabattement par pompage a également joué un rôle important dans la récupération de la solution de tensioactif. Le lessivage des sols par tensioactif a permis de rehausser le taux de récupération de produits de goudron de 66 l/j à 1 085 l/j.

Des analyses en laboratoire sur des échantillons d’eau prélevées dans cinq puits ont été réalisées tout au long des opérations d’injection de  tensioactif. Les analyses ont mis en évidence que les injections de surfactant ont permis d’augmenter les concentrations en HCT et BTEX dissous (les concentrations en HAP restant sensiblement identiques) d’un facteur 20 à 30 et donc de peaufiner le traitement mis en œuvre.

Après environ un mois de lessivage, les analyses d’eau ont pu mettre en évidence une diminution globale des concentrations en HCT, HAP et BTEX. Le taux de récupération de flottants s’est stabilisé autour d’une valeur nulle montrant qu’il devenait impossible de récupérer d’avantage de produit depuis le sous-sol avec cette technologie. Il fut alors décidé d’entamer l’ultime phase de traitement par oxydation chimique in situ.

Oxydation chimique

La dernière phase de traitement a consisté à mettre en œuvre un traitement par oxydation chimique in situ. Afin de traiter les derniers polluants dissous récalcitrants, 6,5 tonnes de solution de permanganate/persulfate ont été injectées dans les eaux de la nappe. Simultanément, le système de pompage et de recirculation des eaux de pompage a été mis en place afin de permettre une mise en contact optimale de l’oxydant dans les eaux de la nappe.

Douze jours après la fin de la phase d’injection, des analyses de validation ont été menées dans trois ouvrages représentatifs de la zone traitée. Les mesures de flottants réalisées sur les ouvrages du site à l’achèvement des travaux n’ont pas permis de mettre en évidence de phase flottante dans les ouvrages avoisinant les gazomètres. Sur l’ensemble de l’opération, un volume total de 115 m3 de produits surnageants a été mobilisé et récupéré.  

Truffle 100 : Dassault Systèmes toujours loin devant

Truffle Capital, fonds d’investissements indépendant en capital-risque, entre autres dans le domaine de l’énergie et des technologies de l’information, vient de publier la septième édition de son palmarès des 100 premiers éditeurs de logiciels en France, classés en fonction de leur chiffre d’affaire, le « Truffle 100 ». Une fois n’est pas coutume, c’est l’éditeur de logiciels Dassault Systèmes qui arrive très largement en tête, avec pas moins de 1,58 Milliard d’Euros de revenus pour l’exercice 2010, surclassant son dauphin Axway (filiale de Sopra) avec 355 Millions d’Euros, et le troisième, Murex, avec 310 Millions.

Le chiffre d’affaire de Dassault Systèmes correspond à un peu plus du tiers des revenus globaux des entreprises recensées, écrasant toute concurrence française et reléguant loin ses poursuivants. Philippe Guerrier remarque que « l’industrie du logiciel en France suit trois grandes tendances : le cloud (59 %), les applications mobiles (39 %) et la gestion des processus métiers (25 %) ».

Dassault Systèmes, filiale du groupe industriel Marcel Dassault (connu essentiellement comme constructeur aéronautique et comme patron de presse avec le Figaro) a été créée au début des années 80 pour développer et faire évoluer les CAO (Conception Assistée par Ordinateur), grâce à son vaisseau amiral, le logiciel CATIA, permettant la conception, le test et la réalisation de produits manufacturés, ainsi que les outils permettant leur fabrication.

La gestion du cycle de vie des produits (« Product Lifecycle Management », PLM, avec le logiciel ENOVIA) et la conception 3D (Solid Works ainsi que 3DVIA) représentent maintenant l’essentiel de l’offre logicielle autour de laquelle s’articule Dassault Systèmes.

L’intégralité du classement de cette année et des années précédentes se trouvent sur le site :  http://www.truffle100.fr/presentation.php.

Moonzur Rahman

Java, un choix coûteux pour les DSI ?

Une « prise en main longue et compliquée », des « compétences et une expertise coûteuses », des « architectes apprentis sorciers », un « écosystème technologique étourdissant »… Le constat des DSI sur l’utilisation du langage Java est souvent sans appel, au point qu’elles regrettent parfois leurs bons vieux langages, peut-être complètement dépassés dans certains domaines mais tellement plus productifs.

Certaines entreprises expérimentent des langages encore plus récents, qui promettent à leur tour de pallier les carences et la complexité du langage Java. D’autres cherchent à s’affranchir définitivement du code source en explorant de nouveaux paradigmes, tels que l’approche par modélisation (MDA) ou la programmation fonctionnelle dédiée (DSL).

Mais ces pratiques n’ont pas encore atteint la maturité suffisante pour être industrialisées sur des projets stratégiques. Une autre voie consiste à capitaliser au maximum sur des briques Open Source proposant des réponses aux problématiques les plus courantes dans le développement d’applications de gestion, à condition toutefois d’éviter certains écueils.

Gérer le foisonnement de l’Open Source 

Le bon sens nous commande de nous appuyer sur des solutions déjà éprouvées plutôt que de « réinventer la roue ». Ainsi, les DSI ayant choisi de réaliser elles-mêmes leur « framework maison » (comme cela a été le cas avec l’arrivée de Java) s’interrogent, pour des raisons évidentes de coûts de maintenance et de pérennité de leurs investissements.

Cela est d’autant plus naturel qu’Internet regorge désormais de composants (ou frameworks) répondant à quasiment tous les besoins d’une application de gestion. Ils sont eux-mêmes diffusés le plus souvent sous une licence Open Source garantissant ainsi une liberté d’utilisation à moindre frais pour les entreprises. 

Mais trouver son bonheur dans ce foisonnement technologique est aussi un véritable casse-tête. En effet, rien que sur les forges Open Source les plus connues, pas moins de 1 500 frameworks techniques Java, plus ou moins matures, rivalisent pour grossir leur communauté respective d’utilisateurs, le buzz étant un des principaux critères de choix d’un composant Open Source. Ce nombre monte à plus de 20 000 composants, si vous élargissez votre recherche à des modules fonctionnels.
 
Au sein d’une DSI, vous serez donc confrontés à l’embarras du choix. Une fois les composants sélectionnés, vous devez ensuite organiser leurs interactions sous la forme d’un assemblage technique en gérant l’hétérogénéité des interfaces de programmation. Avec l’aide d’un ou plusieurs experts techniques, il vous faut donc construire un cadre de développement qui servira de base homogène à la majorité de vos applications, afin d’éviter de refaire ce travail de sélection et d’intégration au démarrage de chaque projet.
 
Pour réaliser un socle applicatif de qualité industrielle (c’est-à-dire complété par des générateurs de code, une approche méthodologique et un processus structurant de développement), il est raisonnable de prévoir une phase d’une durée de 3 à 18 mois de développements techniques avec une équipe de 3 à 10 experts selon vos besoins : niveau d’intégration dans votre système d’information, simplicité de prise en main par vos développeurs, productivité et qualité attendue pour la réalisation de vos projets, criticité des applications pour votre entreprise… 

On peut toutefois penser que les besoins identifiés pour votre DSI soient en grande partie identiques à ceux d’autres entreprises. Ainsi, si vous n’avez ni le temps, ni le budget pour construire votre socle applicatif personnalisé, vous pouvez vous orienter vers un socle applicatif fourni clé-en-main, qui pourra ensuite être adapté au contexte spécifique de vos projets. Il existe d’ores et déjà quelques socles applicatifs Open Source garantissant leur prise en main et leur maîtrise par vos équipes techniques.

Ces socles se présentent sous la forme d’une distribution de composants Open Source intégrée dans une architecture applicative couvrant un périmètre plus ou moins important selon les applications concernées. Mais attention, si vous ne voulez pas que vos développeurs passent leur temps à suivre les forums de discussion sans garantie de résultats, assurez-vous d’un support professionnel sur la totalité du socle applicatif afin de sécuriser la réalisation, la maintenance et l’exploitation de vos applications les plus critiques. Mutualisé entre les entreprises utilisatrices, ce socle applicatif communautaire restera plus économique que la maintenance d’un socle applicatif maison.

Absorber la versatilité des composants 

Ces dernières années, les socles applicatifs maison ont été construits en intégrant les composants les plus reconnus, soit en s’appuyant sur une équipe d’architectes interne, soit en déléguant ce chantier à un prestataire. Une fois le socle applicatif terminé et livré, se pose alors la question de sa maintenance pour les 5, 10 ou 15 prochaines années (soit la durée des applications de votre SI).

La particularité de l’écosystème Open Source est qu’il est en constante évolution. C’est d’ailleurs l’un de ses principaux atouts, car en évoluant, les composants deviennent plus pertinents et plus robustes. Cet écosystème est aussi régulièrement enrichi par de nouveaux composants plus performants, voire plus innovants. D’ailleurs, bon nombre des récentes innovations dans le domaine de l’informatique sont issues de projets Open Source.

Mais, mal gérée, les conséquences de cette démographie versatile peuvent aussi être désastreuses pour votre SI, car le rythme de ces évolutions est imprévisible et diffère pour chaque composant de votre socle applicatif. Un composant particulier peut aussi être abandonné par sa communauté mais rester accessible sur Internet. La moindre anomalie critique devient une sorte de bombe à retardement pour vos applications.

Vous êtes alors condamné, soit à remplacer ce composant par un autre plus récent en minimisant l’impact sur votre patrimoine applicatif, soit à assurer vous-même la maintenance de ce composant désormais obsolète. À noter que vous pouvez subir ce même type de désagrément suite à une rupture technologique introduite par une évolution majeure, ou encore par le changement brutal d’une licence Open Source en une licence propriétaire.
 
Le seul moyen d’anticiper ces risques est d’assurer une veille technologique permanente par un ou plusieurs experts sur les forums, les blogs et autres sites communautaires. Cette capacité d’anticipation ne dispensant pas néanmoins de procéder à des opérations de remplacement,  le moment venu. Il est clair que ces activités de veille et de maintenance des socles applicatifs ne sont pas neutres au plan budgétaire.

Ces coûts sont d’autant plus mal vécus par les directions, qu’ils sont mal compris dans leur nature technique et sans rapport avec les enrichissements fonctionnels et métiers attendus par l’entreprise. Ces coûts induits nuisent enfin à l’image de l’Open Source, souvent considérée à tort comme des ressources entièrement gratuites.

Survivre à son architecte

Mais au fond qu’est-ce qu’un socle applicatif ? C’est avant tout un assemblage de composants techniques proposant de cadrer la réalisation des applications tout en tenant compte des spécificités d’environnement propres à chaque entreprise. Afin de répondre au mieux aux exigences et aux contraintes spécifiques de l’infrastructure et du patrimoine applicatif existants, cette construction nécessite le savoir-faire d’un architecte justifiant de plusieurs années d’expérience dans la conception d’applications Java et l’utilisation de composants Open Source.

Toutefois, la phase d’architecture ne représentant qu’une étape nécessaire à la mise en œuvre d’un ou plusieurs projets, l’architecte est souvent un prestataire de haut vol intervenant de façon limitée dans le temps. En effet, une fois le socle applicatif stabilisé, le rôle de l’architecte n’est plus aussi déterminant. C’est sans doute pourquoi, les entreprises qui ont recruté leurs propres architectes ont souvent du mal à les retenir dans la durée. 

En effet, les bons architectes puisent leurs motivations dans la résolution de nouveaux challenges techniques, leur permettant d’améliorer leur expertise. Les phases de maintenance induisent rapidement le sentiment de « végéter », d’où sans doute cette réputation de « diva », qui leur est souvent attribuée. 

Quoi qu’il en soit, le départ de l’architecte du socle applicatif est bien souvent synonyme de perte de la maîtrise du socle. Cette perte de maîtrise peut rapidement se traduire par des difficultés ou des surcoûts de maintenance, voire même conduire au désengagement technique de vos partenaires qui ne voudront pas travailler sur une plateforme obsolète ou non supportée.

Ces écueils peuvent néanmoins être évités en organisant un transfert de compétences au sein d’un contrat de maintien en condition opérationnel (MCO) de votre socle applicatif dans la durée, ou en optant pour un socle applicatif communautaire supporté dont la maintenance est mutualisée.

Exploiter la richesse, évacuer la complexité

Les subtilités de Java en font un langage difficile d’accès pour un développeur fonctionnel. Ceci est encore plus marqué pour les développeurs expérimentés sur d’autres langages, souvent rebutés par la verbosité de ce langage très structurant. Paradoxalement, c’est cette verbosité qui permet de garantir la qualité et la portabilité des applications développées en Java.

De plus, l’intégration de nombreux composants Open Source pour la réalisation des projets accroît drastiquement les compétences requises pour les développeurs, et avec elles les difficultés de recrutement et les budgets.  

Pour de nombreuses entreprises, la situation devient cornélienne lorsqu’elles doivent choisir entre former à Java ses développeurs internes maîtrisant le métier de l’entreprise et des langages plus anciens, ou externaliser la réalisation et la maintenance de ses projets stratégiques auprès d’un prestataire.  Pourtant, des solutions existent pour évacuer la complexité du langage et de son environnement.

Les développements spécifiques en Java peuvent être industrialisés par un cadrage structurant les méthodes de développement et l’utilisation de Frameworks. Vous pouvez vous appuyer sur une stratégie d’intégration continue pour un suivi qualitatif de l’avancement de vos projets, ou encore recourir à une approche agile de gestion de projet favorisant les échanges d’informations et limitant votre dépendance aux personnes clés du projet, tout en augmentant votre flexibilité.

Enfin, vous pouvez utiliser, au moins sur une partie du code source, des outils de génération automatique et des tests associés.
 
Pour vous accompagner dans cette démarche d’industrialisation, certains socles applicatifs communautaires vont bien plus loin qu’une simple distribution de composants Open Source et complètent leur plateforme avec une surcouche simplifiant le codage des applications, des générateurs de code et un cadre méthodologique. Ils offrent les qualités d’un modèle éditeur traditionnel tout en capitalisant sur les bénéfices apportés par la richesse de l’Open Source.

Conclusion

La complexité du monde Java est réelle mais ses qualités, son ouverture et sa standardisation poussent à son adoption malgré les difficultés à bâtir et à maintenir son environnement technologique. Pour bénéficier des avantages de cet environnement, particulièrement bien adapté aux technologies de l’information, il est indispensable de capitaliser sur le savoir-faire et les retours d’expérience des composants Open Source qui le peuplent.

Au delà de l’économie d’échelle induite par l’approche communautaire, celle-ci vous permet de bénéficier d’une constante évolution, gage de fiabilité, d’interopérabilité et de respect des derniers standards.
 
Un des principaux freins à l’adoption d’une stratégie basée sur l’utilisation de composants Open Source pour une DSI est le foisonnement et la versatilité des solutions proposées. À l’instar de Linux qui s’est déployé sous forme d’offres packagées et supportées pour les entreprises (telles que RedHat et Ubuntu), les socles applicatifs Java intégrant une distribution opérationnelle de composants Open Source commencent à se faire connaître.

Pour les DSI, l’industrialisation et l’homogénéisation de leurs développements Java s’appuiera probablement sur ce type de solutions leur garantissant la pérennité de leurs développements métier et des économies par la mutualisation d’un support et d’une maintenance professionnelle. L’émergence d’éditeurs Open Source dans ce domaine est un signe encourageant de la maturité des socles applicatifs et une réponse adaptée aux DSI qui souhaitent investir sur leur métier, plutôt que sur la technologie qui les sous-tend.
 
Par David Duquenne, Directeur Général Open Wide Technologies
 

Nouvel étiquetage : Etes-vous au point ?

QUIZ N°1 : LA CORROSIVITÉ

Vous disposez de deux étiquettes de deux produits corrosifs. L’un est R35 et l’autre est R34. Déterminez les étiquettes sur la base du règlement CLP. Que constatez-vous ?

Les deux anciennes étiquettes :

Ponfrappe (100% m/m)

N°CAS 46492-07-7

R35 : Provoque de graves brûlures

  • S26 :En cas de contact avec les yeux, laver immédiatement et abondamment avec de l’eau et consulter un spécialiste.
  • S36/37/39 : Porter un vêtement de protection approprié, des gants et un appareil de protection des yeux/du visage.
  • S45 : En cas d’accident ou de malaise, consulter immédiatement un médecin (si possible, lui montrer l’étiquette).

 

Methyl-Diot (100% m/m)

N°CAS 1132-95-8

R34 : Provoque des brûlures

  • S23:Ne pas respirer les aérosols.
  • S26 :En cas de contact avec les yeux, laver immédiatement et abondamment avec de l’eau et consulter un spécialiste.
  • S36/37/39 : Porter un vêtement de protection approprié, des gants et un appareil de protection des yeux/du visage.
  • S45 : En cas d’accident ou de malaise, consulter immédiatement un médecin (si possible, lui montrer l’étiquette).

 

LES REPONSES

En ce qui concerne les classes de danger : Pour le produit R35, l’annexe VII du CLP vous indique une correspondance directe avec la classe de danger corrosion cutanée 1A, H314.

Ponfrappe (100% m/m)

N°CAS 46492-07-7

H314 : Provoque des brûlures de la peau et des lésions oculaires graves

  • P305+P351+P338: EN CAS DE CONTACT AVEC LES YEUX : rincer avec précaution à l’eau pendant plusieurs minutes. Enlever les lentilles de contact si la victime en porte et si elles peuvent être facilement enlevées. Continuer à rincer.
  • P280: Porter des gants de protection/des vêtements de protection/un équipement de protection des yeux/du visage.
  • P310: Appeler immédiatement un CENTRE ANTIPOISON ou un médecin.

En ce qui concerne les classes de danger : Pour le produit R34, l’annexe VII du CLP vous alerte sur le fait que plusieurs classes de danger sont possibles : corrosion cutanée 1B et corrosion cutanée 1C. Seul le temps d’observation d’une nécrose vous permettra de faire la différence (temps d’observation entre 3 mn et 1h pour la catégorie 1B et entre 1h et 4h pour la catégorie 1C). Ces résultats devraient être disponibles dans la FDS, sinon vous pouvez suivre la note 2 de l’annexe VII du CLP.

Methyl-Diot (100% m/m)

N°CAS 1132-95-8

H314 : Provoque des brûlures de la peau et des lésions oculaires graves :   

  • P305+P351+P338: EN CAS DE CONTACT AVEC LES YEUX: rincer avec précaution à l’eau pendant plusieurs minutes. Enlever les lentilles de contact si la victime en porte et si elles peuvent être facilement enlevées. Continuer à rincer.
  • P280: Porter des gants de protection/des vêtements de protection/un équipement de protection des yeux/du visage.
  • P310: Appeler immédiatement un CENTRE ANTIPOISON ou un médecin.

En ce qui concerne les étiquettes :
Sur la base du tableau 3.2.5 de l’annexe I du CLP, vous obtenez le pictogramme, la mention d’avertissement et la mention de danger. Vous remarquez qu’il n’y a plus de moyen de faire la différence entre les deux produits. Il conviendra de se reporter à la FDS pour déterminer la catégorie (A, B, C) de la classe danger « corrosion cutanée » de votre substance.
Attention : les conseils de prudence sont choisis en tant compte des mentions de danger et de l’utilisation prévues ou identifiées de la substance ou du mélange (article 22. 3 du CLP). Ils peuvent donc être différents pour une même substance entre deux fournisseurs.

QUIZ N°2 : TOXICITÉ AIGUE

Vous disposez de l’étiquette d’un produit corrosif et nocif pour la voie cutanée et ingestion. Et la Fiche de Données de Sécurité référence les valeurs suivantes :

  • Toxicité aigüe par voie cutanée : DL50 = 1500 mg/kg pour le rat.
  • Toxicité aigüe par voie ingestion : DL50 = 250 mg/kg pour le rat.

Déterminer les étiquettes sur la base du règlement CLP.

Les anciennes étiquettes :

 

Tirabouis (100% m/m)

N°CAS 95801-19-8

R21/22 : Nocif par contact avec la peau et par ingestion.
R35 : Provoque de graves brûlures.

  • S26 :En cas de contact avec les yeux, laver immédiatement et abondamment avec de l’eau et consulter un spécialiste.
  • S36/37/39 : Porter un vêtement de protection approprié, des gants et un appareil de protection des yeux / du visage.
  • S45 : En cas d’accident ou de malaise, consulter immédiatement un médecin (si possible, lui montrer l’étiquette).

 

LES REPONSES

En ce qui concerne les classes de danger : Pour la phrase R35, l’annexe VII du CLP vous indique une correspondance directe avec la classe de danger corrosion cutanée 1A, H314. Sur la base du tableau 3.2.5 de l’annexe I du CLP, vous obtenez le pictogramme, la mention d’avertissement et la mention de danger pour cette classe de danger.
Pour la phrase R21/22, l’annexe VII du CLP vous alerte sur le fait que plusieurs classes de danger sont possibles pour chaque voie d’exposition.
Xn R21 => Toxicité aigüe catégorie 4, H312 ou Toxicité aigüe catégorie 3, H311
Xn R20 => Toxicité aigüe catégorie 4, H302 ou Toxicité aigüe catégorie 3, H301
Pour déterminer les classes de danger, vous devez donc vous referez au tableau 3.1.1 de l’annexe I du CLP pour déterminer la catégorie de danger pour les toxicités aigües. Sur la base de ce tableau, Xn R20 devient Toxicité aigüe catégorie 3, H301 et Xn R21 devient Toxicité aigüe catégorie 4, H312. Le tableau 3.1.3 de l’annexe I du CLP vous indique le pictogramme, la mention d’avertissement et la mention de danger pour ces classes de danger.

Tirabouis (100% m/m)

N°CAS 95801-19-8

 

H312 : Nocif par contact cutané.
H301 : Toxique en cas d’ingestion.
H314 : Provoque des brûlures de la peau et des lésions oculaires graves.

  • P305+P351+P338: EN CAS DE CONTACT AVEC LES YEUX : rincer avec précaution à l’eau pendant plusieurs minutes. Enlever les lentilles de contact si la victime en porte et si elles peuvent être facilement enlevées. Continuer à rincer.
  • P280 : Porter des gants de protection/des vêtements de protection/un équipement de protection des yeux/du visage.
  • P310 : Appeler immédiatement un CENTRE ANTIPOISON ou un médecin

 

En ce qui concerne les étiquettes :

Pictogramme : sur la base des classes de danger trois pictogrammes sont à votre disposition pour l’étiquette. L’article 26.1 du CLP qui indique que si le pictogramme « tête de mort » s’applique, le pictogramme « point d’exclamation » n’apparaît pas. Il convient donc de retenir le pictogramme « corrosion » et « tête de mort ».
Mention d’avertissement : danger pour corrosif et toxicité aigue par ingestion et attention pour la toxicité aigue par contact cutané. Lorsque l’étiquette comporte la mention avertissement « danger », elle ne comporte pas la mention d’avertissement « attention » (article 20.3 du CLP).
Attention : les conseils de prudence sont choisis en tant compte des mentions de danger et de l’utilisation prévues ou identifiées de la substance ou du mélange (article 22. 3 du CLP). Ils peuvent donc être différents pour une même substance entre deux fournisseurs.

Par P.T

Les formations TECHNIQUES DE L’INGENIEUR correspondant aux problématiques d’étiquetage :

« Rédiger une FDS conforme à Reach et au CLP »

Techniques de l’Ingénieur : La nécessité de se former sur les FDS n’est pas nouvelle. Comment l’abordez-vous ?

Daniel Houdebine : On aborde la partie législative au début, pour « planter le décor » : sur quels règlements s’appuie-t-on pour réaliser une FDS ? On ne peut réaliser une FDS qu’à partir du moment où l’on connait la classification et l’étiquetage de son produit. C’est un passage obligé. Ensuite, nous abordons la transposition des classifications et des étiquetages entre l’ancienne classification et la nouvelle, en nous adaptant aux évolutions règlementaires. Ainsi, on parle aujourd’hui principalement des mélanges, alors qu’on abordait aussi les substances jusqu’à la fin 2010. A partir de là, bien sûr, on étudie le contenu de chaque rubrique de la FDS, avec des focus particuliers en fonction des différents types de FDS qui vont pouvoir être rédigés et diffusés.

Quelles sont les attentes des participants à ces formations ?

En plus du cours en lui-même, Il y a une volonté des participants de faire des exercices sur lesquels ils vont pouvoir réfléchir eux-mêmes, dans le but d’être confronté à ces problématiques de façon frontale.

Sur quels points précis ?

Par exemple, les modifications qui sont en ce moment en train de se mettre en place vis-à-vis du règlement sur l’étiquetage et de la classification des mélanges et des substances dans une moindre mesure, puisque ces dernières doivent d’ores et déjà avoir été reclassées selon le nouveau règlement, font l’objet de beaucoup d’interrogations de la part des participants. Ainsi, on ne va aborder que le contenu se trouvant dans les rubriques remaniées suivant le dernier règlement en cours, qui est celui de 2010. On insiste surtout sur ce qu’il y a de nouveau dans les rubriques. Car toutes les rubriques n’ont pas changé au niveau de leur contenu.

Quels sont ces changements que l’on observe dans les rubriques ?

Il s’agit d’informations supplémentaires, qui dépendent du type de la FDS concernée. Prenons un exemple : quand on a une FDS de substances enregistrées sous Reach, qui sont soumises à un rapport de sécurité avec des scénarios d’exposition qui vont être annexés, l’esprit de la loi voudrait que les informations extraites de ces scénarios se retrouvent dans ces FDS. C’est à ce niveau-là également que le besoin de formation se fait sentir.

C’est-à-dire ?

Ce que j’ai pu observer, dans les deux ou trois FDS nouvelles que les sociétés ont établies, les FDS étendues, c’est l’utilisation presque systématique d’un système de renvoi vers l’annexe et vers les scénarios. Ce n’est pas ce qui est prévu dans le nouveau règlement. Après nous n’en sommes qu’au début, il faut laisser aux gens le temps de prendre leurs marques par rapport à ce nouveau règlement. Une FDS réalisée en 7 ou 8 pages auparavant va désormais, pour une FDS étendue, atteindre facilement la centaine de pages. Le travail à fournir est donc conséquent. Prenons un exemple : il y a une FDS sur l’hydroxyde de Calcium (plus connue sous le nom de chaux éteinte) qui fait 107 pages : il y a 12 pages de FDS, et tout le reste constitue les annexes, où l’on trouve 16 scénarios d’exposition. Pour l’utilisateur, il s’agit après de trouver le scénario qui correspond à son usage.

Combien de participants accueillez-vous lors de chaque session ?

Le nombre de participants est limité pour chaque formation, on ne va pas au-delà de 12 à 13 personnes. Les gens sont très demandeurs de renseignements qui s’adaptent à leur propre cas, donc le fait d’avoir un nombre de participants limités permet de se pencher sur des cas particuliers pendant le temps de formation.

Quel est le niveau de connaissances des changements de règlement chez les participants ?

Il est très disparate, mais de moins en moins. Quand ce sont des stagiaires qui se sont occupés de l’enregistrement des substances sous Reach, ils sont dans le « vif du sujet », et ont déjà une somme de connaissances souvent très importantes, notamment sur des scénarios d’exposition particuliers par exemple.
Dans les plus petites sociétés, on accueille des gens qui doivent remettre à jour les FDS de leur société pour les faire coller à l’actualité règlementaire. Dans ces cas là, certains participants découvrent parfois avec un grand étonnement les sommes d’informations à fournir, par exemple avec les 64 nouvelles rubriques…

 

Propos recueillis par Pierre THOUVEREZ

Accéder à la formation « Rédiger une FDS conforme à Reach et au CLP« 

Vers un référentiel des métiers du test logiciel en France

« Les métiers du test logiciel souffrent encore d’un indéniable manque de reconnaissance. C’est une activité qui représente pourtant plus 30 % des charges d’un projet, ce qui est loin d’être négligeable. Il y a de réelles perspectives pour les jeunes à s’engager dans cette voie », affirme Dominique Duflo, Chef de Projet Animateur du Comité Technique du CFTL (Comité Français des Tests Logiciels), également dirigeant du cabinet Valeur RH.

Fidèle à sa mission de professionnaliser le test logiciel, promouvoir les bonnes pratiques et structurer le cadre des formations de testeurs, le CFTL souhaite apporter sa contribution à la valorisation des métiers du test, lesquels souffrent encore trop souvent d’un manque de reconnaissance sur le terrain. Pour ce faire, il souhaite élargir le groupe de travail dédié au Référentiel des Métiers du Test Logiciel et invite ses entreprises membres à le rejoindre sur ce projet.

Fruit du travail du Comité Technique du CFTL et d’entreprises membres, qui s’attachent actuellement à définir les spécifications, rôles et responsabilités des différents acteurs des tests logiciels, dans le respect des standards nationaux, ce référentiel sera composé de 8 fiches-métiers  :

  • testeur ;
  • analyste de tests ;
  • analyste technicien du test ;
  • administrateur de plateformes de tests ;
  • consultant ;
  • consultant senior ;
  • responsable méthode et procédures de tests ;
  • chef de projets de tests.

Trois niveaux de certification pour 1 150 testeurs

« Le référentiel sur lequel nous travaillons apportera des définitions concrètes pour huit métiers, dont il décrira les missions, les domaines d’exercices, les compétences et la trajectoire professionnelle. Il s’imposera très certainement comme un outil de référence pour de nombreuses entreprises et organismes de formation. Nous invitons nos membres, sensibilisés aux problématiques de la formation aux métiers du test à rejoindre notre groupe de travail et à enrichir ainsi notre référentiel de leur expérience », conclut Dominique Duflo.

En tant qu’acteur de référence dans la promotion du test logiciel, le CFTL, association Loi 1901 créée en 2004, représentant en France de l’ISTQB (International Software Testing Qualifications Board) qui revendique plus de 180 000 testeurs certifiés dans 48 pays, s’emploie à entretenir des relations privilégiées avec les grandes écoles dont une centaine intègre déjà les activités de tests logiciels dans leurs parcours de formation.

Pour sa part, le comité a pour mission d’améliorer le professionnalisme et la compétence des testeurs, par des examens de certification objectifs, conçus indépendamment. Au 1er janvier 2011, le CFTL avait  certifié plus de 1 150 testeurs (plus de 1 600 examens) sur les trois niveaux de certification (Fondation, Avancé et Expert), ce qui en fait le premier schéma de certification de testeurs en France. 

Sécurité laser : une attitude écologique

Dès 1 milliwatt, l’usage d’un laser peut être dangereux. Les conséquences médicales peuvent aller jusqu’à une brûlure irréversible de l’oeil ou de la peau.

Le principe de la sécurité laser est d’amener, selon les types de laser et les procédés d’exploitation, les opérateurs fréquentant ces dispositifs, à être le plus protégés possible.

Les militaires bénéficient de la meilleure formation aux lasers, notamment les soldats américains formés au prestigieux Laser Institute of America (LIA). En effet, la technologie laser leur sert à mesurer des distances par télémétrie, guider des bombes, et même aveugler l’ennemi…

Un laser de 4 ou 5 kW, utilisé pour le soudage des voitures par exemple, est si puissant qu’il peut sectionner le doigt d’un homme. Selon les types d’utilisation, il faut donc porter des vêtements non inflammables et bannir tout textile du type nylon, facilement inflammable.

Les lunettes de protection permettent d’arrêter le rayonnement émis par le laser. À la différence des verres qui protègent du soleil, ceux-ci sont constitués de couches dichroïques, ou holographiques, et possèdent des filtres très puissants. Surtout, il ne faut pas oublier de monter les caches latéraux, auquel cas un faisceau laser arrivant par derrière peut se réfléchir sur le verre interne et donc atteindre la rétine. Mais les risques oculaires ne sont qu’une partie des risques liés à l’utilisation des lasers.

La majorité des accidents sont en fait des accidents électriques, les condensateurs contenus dans les lasers provoquant des électrocutions. Même avec un laser à l’arrêt, et un système de vidage automatique déconnecté, – en cas de réglages, par exemple –, il existe un risque de recevoir une décharge électrique fatale, dû au contact avec les condensateurs.

Le troisième risque lié à l’usage des lasers est le risque chimique. Les machines d’usinage laser provoquent une vaporisation de la matière. En fonction du matériau, la vaporisation peut revêtir différents types de toxicité et provoquer des troubles pulmonaires. La solution est d’installer des systèmes d’aspiration, sur tous les côtés du laser.

Enfin, il y a les risques d’incendie. Par exemple, un faisceau laissé ouvert par mégarde, qui rayonne sur un rideau ou sur du papier, peut déclencher un incendie. La meilleure façon d’éviter ce genre d’incident est de respecter les procédures de sécurité.

Les enceintes de sécurité sont une solution parmi d’autres pour remédier aux accidents laser. Dans le cas d’un laser intégré à une chaîne de production, qui fonctionne 24h/24, il est impératif de le confiner dans une structure aux parois transparentes, qui absorbent le faisceau laser. Par exemple, le polyméthacrylate ou le plexiglas, en couches épaisses, absorbent les rayonnements infrarouges des lasers à gaz carbonique Co2 ou pulsés comme Nd:yag.

Mais la meilleure des protections reste encore l’information : la connaissance du laser et de ses pratiques. Savoir ce qu’est la lumière laser, les raisons de sa dangerosité, même à faible puissance, etc.

En fait, il ne s’agit pas tant de « sécurité laser », que d’« écologie laser » : car la prévention est finalement une façon écologique d’utiliser les lasers, c’est-à-dire dans le respect de l’homme et de son environnement.

 

Par Patrick Meyrueis

Découvrez la formation Techniques de l’Ingénieur : SÉCURITÉ LASER

Pour une intégration réussie du Cloud Computing

« Les organisations ont aujourd’hui besoin d’une vision claire et pragmatique du Cloud. C’est pourquoi, nous avons décidé d’écrire Maîtrisez le Cloud – Guide du manager pour une intégration réussie du Cloud Computing, en mettant en avant des exemples concrets de bénéfices qu’offrent ces services », explique l’un des auteurs, Erik Van Ommeren, Directeur d’Innovation à l’Institut Mondial de Recherches et d’Analyse des Nouvelles Technologies de Sogeti, filiale à 100 % du groupe Capgemini..

Écrit en collaboration avec des experts IBM, et publié par VINT, l’Institut de Recherche de Sogeti, ce livret analyse l’interaction qui existe entre les métiers de l’entreprise, son architecture informatique et les technologies de l’information. Il apporte un regard nouveau sur les aspects économiques liés au Cloud Computing et permet de comprendre concrètement ses avantages à travers 11 cas clients. Ces différents retours d’expérience permettent aux responsables des systèmes d’information d’aborder sereinement leur projet de transformation.

La question du Cloud évolue. Tout au long de l’ouvrage, le concept de technologies métiers est introduit comme une nouvelle forme d’interaction entre les métiers et l’informatique. Par exemple, la question posée n’est plus : « le Cloud est-il sécurisé ? », mais plutôt : « Puis-je utiliser cette solution Cloud spécifique pour une situation donnée ? » Les concepts, services et solutions envisagés sont réalistes.

Le Cloud est en train de transformer l’industrie des technologies de l’information et le rôle des Directeurs des Systèmes d’Information évolue. Les architectes doivent offrir une plus grande visibilité et expliquer la stratégie à choisir pour intégrer le Cloud dans les opérations quotidiennes.

« Adresser le Cloud d’une manière non structurée peut causer plus de dégâts que de bénéfices. Une approche d’architecture d’entreprise est cruciale pour le succès de toute initiative de Cloud. Ce livre aborde le Cloud sous un angle pragmatique, sans optimisme exagéré. Il tient également compte des barrières qui pourraient subsister dans la démarche d’adoption », commente Erik Van Ommeren.

 

Cloud Computing : il ne faut plus considérer la sécurité comme une problématique à part

Avec l’avènement du Cloud, les ressources informatiques vont être de plus en plus dispersées. Certaines entreprises choisiront certainement de conserver dans leur infrastructure privée (ou Cloud privé) certaines applications et données, ou d’utiliser des ressources en externe en s’appuyant sur des Clouds Publics. Selon les analystes, les Clouds Hybrides – mélanges des deux – seront les plus répandus dans les prochaines années. Cependant, la principale erreur commise actuellement est de considérer la sécurité informatique comme une problématique à part. Très souvent, on ne se préoccupe de la sécurité qu’après le passage au Cloud, alors qu’aujourd’hui, elle doit impérativement faire partie du déploiement. Elle doit être prise en compte dès la conception des architectures basées sur le Cloud, et encore plus dans le cas des infrastructures hybrides.

Ressources dispersées, sécurité non garantie

En matière de sécurité, le Cloud pose deux problématiques majeures. D’une part, en permettant des déploiements d’applications sur différents réseaux privés, publics ou sur une combinaison des deux, il provoque une banalisation des accès qui doit s’accompagner d’une authentification (gestion d’identité) renforcée. De plus, ce type d’architecture implique par nature que l’on ne sait plus réellement où sont nos applications métiers et où sont stockées nos données confidentielles. D’autre part, avec la virtualisation et l’externalisation des serveurs et des équipements de stockage, les systèmes informatiques ne sont plus cloisonnés comme autrefois. Sur le LAN cloisonné, les applications étaient protégées grâce aux firewalls et IPS.

Avec le Cloud, le LAN explose, ressources et applications se dispersent, et ne sont plus protégées directement. Les entreprises vont avoir de plus en plus de mal à localiser les équipements et applications, et ne pourront plus avoir une entière confiance dans l’infrastructure. Elles auront par ailleurs plus de difficultés à savoir qui accède aux applications et comment.

Il devient alors impératif de repenser la sécurité, et de rajouter des protections.

La sécurité périmétrique va donc évoluer : les périmètres vont se rétrécir et se multiplier. Les entreprises devront mettre la sécurité au plus près des différents équipements et applications les plus stratégiques et les plus sensibles.

Enfin, l’administration de la sécurité devra savoir gérer l’ensemble des ressources, en privé et en externe. Il faudra aussi être informé (alerté) en cas de brèche, d’attaque ou d’incident sur une ressource exploitée par un tiers, ce que les prestataires du Cloud (SaaS, PaaS ou IaaS) proposent encore rarement.

Nous suggérons donc trois mesures pour améliorer la sécurité du Cloud :

  • Repenser la sécurité périmétrique pour tenir compte de l’architecture en place dans l’entreprise et chez ses prestataires éventuels ;
  • Concentrer les efforts de sécurité sur des périmètres réduits, au plus près des équipements hébergeant les applications les plus stratégiques et stockant les données les plus sensibles pour l’entreprise et ses clients ;
  • Associer une appliance de sécurité virtualisée aux applications stratégiques, les données sensibles de l’entreprise restant ainsi protégées, où que soient les plate-formes physiques les supportant.

Par François Lavaste, Président de NETASQ

La norme ISO 9001 décryptée

Pour améliorer la qualité des produits ou des prestations de service d’une entreprise, il existe un référentiel international : la norme ISO 9001:2008. Mais la compréhension de ce texte normatif est complexe. Que faut-il faire pour concevoir et mettre en place un système de management de la qualité conforme à cette norme et le faire certifier ?

Dans cet ouvrage, Claude Pinet fait partager ses retours d’expériences, ses méthodes et ses outils afin de permettre au lecteur de satisfaire efficacement aux exigences de la norme et obtenir rapidement un certificat « qualité ». Il s’inscrit dans un processus de transfert de compétences organisé selon le concept de l’amélioration continue, conformément aux principes de la roue de Deming.

L’ouvrage L’ISO 9001 facile – Réussir sa démarche de certification offre une grille de lecture simple de la norme, loin des manuels habituels. Il propose une nouvelle façon d’appréhender l’ISO 9001:2008, qui spécifie les exigences pour un système de management de la qualité, de manière plus mature et surtout plus autonome pour les responsables qualité qui doivent aujourd’hui savoir prendre en compte les réalités du « terrain », industrielles, financières et commerciales.

Cet ouvrage est destiné à tous ceux qui se lancent dans la démarche, mais aussi à tous les « managers qualité » nouvellement nommés qui pourront ainsi très facilement se mettre à niveau avant de passer à l’action. Il se présente sous la forme de deux volumes :

  • Planifier et mettre en œuvre la démarche : un volume pour comprendre et passer en revue l’ensemble des exigences de la norme ISO 9001:2008. Rédigé dans un style simple, vivant et concret, ce livre décrit, étape par étape, tout ce qu’il faut savoir pour planifier et mettre en place une démarche de certification dans l’industrie et les services.
  • Les outils pour mettre en œuvre la démarche : ce volume vient compléter le premier titre. Il rassemble plus de 40 modèles de fiches et outils pratiques de base qui permettent au lecteur d’avoir des exemples qui lui feront gagner du temps et de l’efficacité dans la mise en œuvre concrète de son projet de certification selon l’ISO 9001:2008. Un accent particulier a été mis pour proposer des modèles et des exemples conformes aux dernières dispositions de la norme dans sa version 2008.

 

 

Contrôle d’exposition au risque chimique

L’objectif de cette réforme est de rationaliser le régime des contrôles techniques par une politique de recours à l’accréditation réglementaire (comme pour les vibrations en 2005, le bruit en 2006 et l’amiante en 2007).

Dans l’ancien dispositif, le champ d’application était restreint : seules 5 VLEP (valeur limite d’exposition professionnelle) étaient concernées :

  • 4 pour des agents CMR (cancérogènes, mutagènes ou reprotoxiques) : benzène, chlorure de vinyle monomère, plomb métallique et ses composés, poussières de bois) ;
  • 1 pour un agent non CMR : silice cristalline.

Les obligations des employeurs étaient limitées à :

  • un contrôle annuel pour les 4 agents CMR avec VLEP contraignante ;
  • un contrôle régulier pour les agents chimiques non CMR en cas de risque avéré.

Dans le nouveau dispositif, le champ d’application est étendu :

  • Depuis le 01/01/2010, 61 VLEP contraignantes (R. 4412-149) sont concernées dont 6 pour des agents CMR (benzène, chlorure de vinyle monomère, plomb métallique et ses composés, poussières de bois, fibres céramiques réfractaires et N,N-diméthylacétamide) ;
  • 43 VLEP indicatives seront concernées à partir du 1er janvier 2012.

Depuis le 1er janvier 2010, les employeurs doivent faire procéder à :

  • des contrôles d’exposition annuels pour les agents CMR avec VLEP réglementaire contraignante ;
  • des contrôles d’exposition annuels pour les agents chimiques non CMR avec VLEP réglementaire contraignante lorsque l’évaluation des risques a montré un risque non faible.

En cas de dépassement des valeurs limite indicatives, l’employeur devra procéder à une évaluation des risques effectifs, et s’il s’agit de valeurs contraignantes, il devra prendre immédiatement les mesures de prévention et de protection de ses salariés.

À compter du 1er janvier 2012, l’obligation de contrôle annuel par un organisme accrédité est étendue aux agents chimiques ayant une VLEP réglementaire indicative.

Plus d’information sur : http://www.inrs.fr

Par Céline Nectoux, ingénieur environnement CNRI

 

Les formations relatives au contrôle d’exposition au risque chimique :

Contrôle de l’exposition sur le lieu de travail

Une mini-centrale nucléaire sous-marine en 2017 ?

Selon l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique (AIEA), 68 pays considèrent ou ont exprimé leur intérêt pour l’adoption du nucléaire comme source d’approvisionnement énergétique. Actuellement, l’offre nucléaire civile actuelle ne répond toutefois pas toujours aux besoins :

  • de certains Etats primo-accédants au nucléaire civil ;
  • des pays en développement à faible consommation électrique par habitant, dotés d’un réseau électrique de faible capacité ;
  • de certaines zones spécifiques (îles, presqu’îles et régions) de pays développés qui ont besoin de compenser des déficits énergétiques.

C’est pourquoi l’AIEA apporte son soutien au développement des centrales nucléaires transportables. Il existe ainsi un marché pour les unités de production d’énergie nucléaire de petite puissance (inférieure à 300 MWe) qui pourraient atteindre 200 unités dans les vingt ans à venir, à condition qu’une offre compétitive émerge. Dans ce contexte, la France qui maîtrise l’ensemble des technologies nucléaires, n’est pas restée inactive. Ainsi, AREVA a lancé un programme d’étude de petits réacteurs de 100 MWe, destiné à évaluer l’intérêt de développer un tel produit. De son côté, après plus de deux ans d’études, DCNS innove avec le concept Flexblue, une unité immergée de production d’énergie nucléaire de petite puissance (50 à 250 MWe) qui s’adresse aux pays disposant de façades maritimes.

Une chaudière dérivée de celle des sous-marins nucléaires

Acheminé sur site par des navires spéciaux de même nature que ceux actuellement employés pour le déploiement des plateformes off-shore, Flexblue, de forme cylindrique (12 à 15 mètres de diamètre et une centaine de mètres de long pour une masse de 12 000 tonnes), serait ancré dans un environnement sous-marin stable par 60 à 100 mètres de fond et à quelques kilomètres des côtes. Des câbles sous-marins achemineraient l’électricité produite par Flexblue vers la côte, et un système de ballasts permettrait le déplacement vertical aisé de Flexblue dans les phases d’installation, d’entretien et, en fin de vie, de démantèlement.

Chaque unité de production d’énergie Flexblue comprend une petite chaudière nucléaire, un groupe turbo-alternateur, une usine électrique et des systèmes auxiliaires. Elle permettrait d’alimenter une zone de 100 000 à 1 000 000 habitants (en première analyse), selon la puissance de l’unité Flexblue et le niveau de vie de la population servie (industries incluses).

Flexblue intégrerait des modèles de chaudière dérivés de celles utilisées dans les sous-marins à propulsion nucléaire. Ces chaudières, conçues et réalisées sous maîtrise d’œuvre d’AREVA-TA (anciennement Technicatome) avec le Commissariat à l’Énergie Atomique et aux énergies alternatives (CEA) et DCNS, ont fait la preuve de leur fiabilité et de leur sûreté. Par rapport aux chaudières de sous-marins, les spécifications de la chaudière de Flexblue seraient adaptées puisqu’il s’agirait de produire de l’énergie électrique et non de répondre aux besoins de manœuvrabilité d’un navire. La modularité intrinsèque de Flexblue lui permettrait ultérieurement d’intégrer différents types de chaudières nucléaires de petite puissance, amenées à être développées.

Un design standardisé permettant d’optimiser coûts et délais

L’objectif de DCNS est que le Flexblue puisse être télé-opéré depuis la terre. Toutefois, chaque unité Flexblue serait dotée en interne d’un poste de commande permettant à une équipe arrivée en mini-submersible de piloter à bord des phases-clés, telles que le démarrage et les opérations de maintenance nécessaires. La maintenance de Flexblue s’appuierait sur des processus éprouvés, mis en œuvre depuis de nombreuses années par DCNS pour les navires militaires.

L’un des atouts majeurs de la solution Flexblue reposerait sur son design standardisé et largement indépendant du site d’implantation final, à la différence des centrales nucléaires terrestres dont le génie civil doit s’adapter au site d’installation. Chaque unité Flexblue serait fabriquée, assemblée et testée sous maîtrise d’œuvre de DCNS en usine et en chantier naval. Grâce aux processus optimisés de construction en chantier naval (par modules, sur berceaux…), les coûts et les délais de construction seraient optimisés, tout en garantissant un très haut niveau de qualité. Selon des processus éprouvés, les différents éléments et équipements de l’unité Flexblue seraient fabriqués dans les sites de DCNS et de ses partenaires, puis assemblés par DCNS.

Deux ans pour valider le projet

Les unités Flexblue seraient conçues de manière à bénéficier d’un niveau de sûreté conforme aux normes mondiales les plus exigeantes, équivalent à celui des centrales nucléaires terrestres de troisième génération. Le cœur du réacteur des Flexblue, à l’instar de celui des sous-marins à propulsion nucléaire actuellement en activité, serait confiné, rendant impossible tout contact entre les éléments nucléaires et le milieu marin.

Comme dans les centrales nucléaires terrestres, le cœur du réacteur serait protégé par trois barrières : dans le cas de Flexblue, la gaine du combustible, le circuit primaire et la coque. L’immersion procurerait une source de refroidissement infinie et naturelle, ne requérant aucune énergie pour fonctionner. Par ailleurs, l’immersion présenterait toutes les garanties de sûreté et de sécurité. Des dispositifs de sécurité adaptés (maillage en acier…) protégeraient Flexblue contre d’éventuelles agressions humaines.

EDF et AREVA ont manifesté leur intérêt pour le caractère modulaire et standardisé du concept Flexblue. DCNS, en partenariat avec AREVA, EDF et le CEA, va engager une nouvelle phase de développement de son concept Flexblue qui, pendant deux ans, approfondira notamment les thèmes suivants :

  • options techniques et industrielles du concept ;
  • marché potentiel ;
  • conditions de la compétitivité économique de ce type d’unité par rapport à d’autres sources de production d’énergie ;
  • problématique de la lutte contre la prolifération ;
  • spécificité, eu égard à la sûreté et à la sécurité, d’installations immergées en démontrant un niveau de sûreté homogène avec celui des réacteurs de troisième génération.

Si les résultats des études de validation se révèlent positifs, un prototype pourrait être expérimenté au large des côtes françaises en 2016 ou 2017.

 

Centrale de Fukushima : 11 500 tonnes d’eau polluée rejetée dans l’océan

Fissure dans le réacteur 2

L’engagement militaire de la France en Afrique a éclipsé dans les médias français les suites de la catastrophe nucléaire japonaise, de même que le débat sur l’écologie et le futur du nucléaire. Samedi pourtant, une importante fissure d’une vingtaine de centimètres dans une fosse de maintenance en béton du réacteur 2 a été détectée, confirmant les hausses significatives de la radioactivité au large, et près du rivage de la centrale.

De cette fissure, se seraient échappés, jusque dans l’océan, des composants radioactifs ainsi que de l’eau contaminée, sans plus de précisions de la part des autorités japonaises ou de l’exploitant de la centrale, la Tokyo Electric Power Company (TEPCO). La TEPCO annonçait un taux de radioactivité près du rivage de 1000 mSv/h, et d’importants taux d’iode radioactifs (l’iode 131) détectés en mer. Précisons que l’iode radioactif a une demi-vie, à savoir la capacité à diminuer son activité de moitié, bien moins élevée que le césium radioactif.

Pour enrayer les fuites radioactives et colmater les fissures, la TEPCO a tenté, en vain, de couler du béton dans le puits de la fosse, sans atteindre la fissure ni parvenir à la boucher. Les liquidateurs ont ensuite tenté de combler la brèche à l’aide de polymères absorbants formant un gel au contact de l’eau, combinés à de la sciure et à du papier journal, mais sans plus de succès. Du colorant blanc a été ajouté à l’eau contenue dans la centrale, pour mieux cibler la fuite de l’eau ayant servi à refroidir les réacteurs en catastrophe.

Que faire de cette eau ?

Cette eau, qui a permis de pallier, plus ou moins efficacement, la panne des systèmes de refroidissements des réacteurs, pose actuellement problème. Initialement salée, puis remplacée par de l’eau douce moins corrosive, cette eau s’est infiltrée partout, dans les cuves, jusque dans les galeries. Le degré de radioactivité de l’eau dépend de sa fonction (elle sera très radioactive si elle a servi à refroidir les barres de combustible). La TEPCO a commencé le rejet de 11 500 tonnes d’eau « faiblement radioactive » dans le Pacifique, c’est-à-dire plus de 100 fois supérieur à la normale, afin de vider progressivement des réservoirs qui serviront à recueillir de l’eau très fortement contaminée par des éléments radioactifs, et qui empêche les liquidateurs de travailler près des réacteurs. Ce rejet, qui doit s’étaler sur cinq jours, est supposé être sans grandes conséquences pour l’environnement, ce qui est sujet à caution.

C’est une plate-forme en acier de 136 mètres, située à proximité de la centrale, et disposant de réservoirs d’une capacité de 10 000 tonnes, qui pourrait servir à stocker une partie de l’eau « faiblement radioactive ». Elle sera installée dans les jours qui viennent, au mouillage de la centrale, indique le gouvernement japonais. Il est à signaler que cette situation pourrait prendre un certain écho en France, où le géant du nucléaire Areva déverserait de l’eau faiblement radioactive à l’aide d’une canalisation au large de La Hague selon Greenpeace, au mépris des règles internationales.

Colère à l’intérieur, embargo à l’étranger

À l’heure où la discrétion et la retenue toute japonaise ont fait place à l’inquiétude et la colère, la transparence et la capacité de la TEPCO à gérer cette crise sanitaire, énergétique et environnementale, semblent toujours faire défaut. Bien que la situation ne soit plus inquiétante pour deux des six réacteurs de la centrale, la situation dans les quatre autres réacteurs semble toujours très préoccupante.

En parallèle de l’aide internationale (la France a proposé d’envoyer des robots), un certain nombre de pays a annoncé le maintien et le durcissement de l’embargo sur les produits japonais, notamment le lait, les poissons et les légumes. Un embargo qui ne devrait pas faiblir avec l’annonce du rejet d’eau contaminée dans l’océan Pacifique.

Signe de désespoir, le Japon chercherait de nouveaux « liquidateurs » prêts à intervenir dans des zones sensibles et très contaminées…

M.R.

Morts pour la science

Imaginez des théoriciens en avance sur leur temps, ne supportant plus l’incompréhension de leurs contemporains. Des inventeurs géniaux, victimes du potentiel économique de leurs inventions, piratées par des investisseurs cupides. Des querelles de paternité qui tournent au drame, ou un expert tombant sous les coups d’un collègue dont il a pu prouver scientifiquement la culpabilité.

L’histoire des sciences est peuplée de scènes de crimes comparables à celles imaginées par les meilleurs auteurs de romans policiers… Ce livre montre que, loin d’être un long fleuve tranquille, la recherche scientifique est le théâtre de passions tragiques, où meurtres et suicides causent plus de victimes dans les rangs des chercheurs que les accidents de travail.

C’est cette autre histoire des sciences, à la fois cocasse et cruelle, que nous conte ce livre peu ordinaire.

Auteur : C.C.

 

Morts pour la science / version Bookapp

Auteur : Pierre Zweiacker

Editeur : Presses Polytechniques et Universitaires Romandes (PPUR)

ISBN: 978-2-88074-752-7

2007, 264 pages, 15×22.5 cm, broché

Un internet plus rapide grâce à un nouveau laser

Les diodes miniatures pourraient faire souffler un vent révolutionnaire dans le domaine du transfert d’informations. Pourtant, elles ont souvent fait face à un taux d’échecs relativement grand, car elles ne fonctionnaient pas de manière optimale (cessant parfois même de fonctionner) lorsqu’elles faisaient face à une charge de travail trop lourde. Les diodes lasers miniatures du Professeur Dennis Deppe, de l’université américaine de Central Florida, permettent de pallier ce travers, résistant bien mieux aux situations de tension critique. Elles émettent une lumière beaucoup plus intense que celles utilisées habituellement, qui n’étaient pas entièrement composées de semi-conducteurs.

Leur taille encore plus réduite, la présence des semi-conducteurs, et l’émission sur une seule longueur d’onde les rend parfaites pour le transfert lourd de données, premier pas vers l’avènement d’un internet encore plus rapide. En effet, ces diodes laser, une fois embarquées dans les câbles servant à la transmission de données, permettent un transfert d’une très grande quantité d’informations, quasi-instantanément, et sur une très grande distance.

Outre les énormes perspectives dans le domaine du transfert de données standard par câble, ces diodes peuvent améliorer les dispositifs de lecture laser, tout comme les souris optiques ou le transfert de données sans fil, par exemple. Elles offrent également quelques débouchés dans la conception des horloges optiques, rendant la technologie GPS significativement plus précise.

 

M.R.

 

Découvez la formation Techniques de l’Ingénieur : SÉCURITÉ LASER

La fracture numérique existe : elle est dans les usages

L’INSEE révèle que les sans diplôme ne sont que 29,1 % à avoir accès à Internet à leur domicile, alors que le taux d’équipement est de 87 % à partir du baccalauréat et au-delà. Par ailleurs, les écarts demeurent importants selon les catégories socio-professionnelles et l’âge : 96 % des cadres et professions libérales et 70 % des ouvriers sont équipés, mais seulement 50 % des 60 ans et plus le sont.

À la réflexion sur l’équipement des cibles visées, il faut aussi ajouter celle – essentielle – sur les usages qu’elles ont d’Internet. Quelles parts des cibles se connectent plusieurs fois par jour ? Les connexions se font-elles au bureau, au domicile ou en mobilité et à partir de quels supports ? Leurs objectifs sont-ils privés ou professionnels ? Les connexions ont-elles uniquement pour but d’échanger des courriels, ou aussi de s’informer, de se distraire, d’acheter en ligne ou de fréquenter les réseaux sociaux ?

Le « cas Facebook » illustre bien l’importance des disparités en termes de comportements. Selon l’Ifop, 36 % des Français de 15 ans et plus ont un compte Facebook, mais ils sont 83 % dans la tranche des 15-24, 62 % chez les 25-34 ans, 31 % chez les 35-49 ans et 16 % seulement chez les 50-64 ans. Ainsi, Facebook est un outil hyper puissant pour toucher les jeunes, mais pas du tout incontournable pour toucher les décideurs.

Pour les éditeurs et les directeurs de la communication, la première leçon à tirer de ces enquêtes est qu’elles peuvent enrichir leur culture générale mais pas les aider dans leurs stratégies numériques, car les cibles qu’ils visent ont leurs propres caractéristiques.

La seconde leçon est que la connaissance fine des équipements numériques ainsi que des comportements et attitudes à l’égard d’Internet des cibles visées est la clé d’une stratégie numérique gagnante. Sans cette connaissance quasi « ethnologique » qui ne s’acquiert qu’avec des études ad hoc, le risque de fracture de la communication numérique est réel.

 

Par Bernard Petitjean, fondateur de Seprem Etudes & Conseil