Une concertation nationale sur l’économie circulaire

« L’économie circulaire, c’est le meilleur exemple possible de réconciliation entre l’économie et de l’écologie », a assuré Brune Poirson, secrétaire d’État auprès du ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire. Un secteur qui touche de très près à l’économie sociale et solidaire qui compte plus de 500.000 emplois, et est l’un des rares en croissance. Devant les professionnels du recyclage rassemblés dans la Cité des Congrès de Nantes, elle y a rappelé les bénéfices environnementaux capitaux du secteur. Notamment, le recyclage des déchets évite l’émission de 22,5 millions de tonnes de CO2 chaque année en France. Soit l’équivalent de 5% des émissions totales de la France. Et le recyclage d’une tonne de déchets créerait 30 plus fois plus d’emplois que de la mettre en décharge.

Sur la question capitale des déchets, le Gouvernement doit répondre à deux objectifs phares. D’une part, diminer de moitié la mise en décharge des déchets. De l’autre, atteindre un recyclage de 100% des plastiques d’ici 2025. Un objectif jugé irréaliste par les professionnels du recyclage. Mais le Gouvernement ne veut pas faire machine arrière. Comment y parvenir? Le Plan Climat présenté en Juillet dernier prévoit la publication début 2018 d’une feuille de route sur l’économie sociale et solidaire.

Des leviers incitatifs à activer

Les leviers à activer pour répondre aux objectifs sont multiples. Il faudra créer de nouveaux débouchés pour les matières recyclées, mais aussi mobiliser les fonds d’investissement pour qu’ils investissent dans des systèmes de collecte et des centres de tri modernes. Bruno Poirson voit « le développement d’une véritable culture en France de l’économie pour les entreprises et les consommateurs » et imagine la possibilité de ne mettre sur le marché que « des produits éco-conçus et facilement recyclables ».

Elle voit aussi une fiscalité nouvelle qui sera « incitative et cohérente avec les objectifs fixés ». Car les signaux économiques actuels ne sont pas bon. « Il faudra réorienter les investissements de la mise en décharge et des incinérateurs vers le recyclage », assure la ministre. Pour cela, les taxes portants sur ces dernières seront revues à la hausse d’ici la fin du quinquennat. Il faudra aussi lever les verrous réglementaires à l’utilisation des matériaux recyclés. La feuille de route du Gouvernement devra répondre à tous ces enjeux.

Une large concertation en préparation

Pour y parvenir, Brune Poirson a choisi les Assises des Déchets de Nantes pour présenter la méthode et le calendrier d’élaboration de cette feuille de route. Les citoyens, les associations, les collectivités et les entreprises seront largement mises à contribution. L’idée sera de s’appuyer au maximum sur les instances existantes. « Nous associerons les parties prenantes issues du conseil national des déchets et du conseil national de l’industrie et de l’institut de l’économie circulaire », prévient Brune Poirson.

Un panel d’ambassadeurs de l’économie circulaire sera associé à la concertation pour identifier les solutions innovantes et contribuer à diffuser les bonnes pratiques. Il formulera des recommandations pour élaborer la feuille de route. Des personnalités comme Ellen McArthur, Thierry Kuhn, Président d’Emmaüs France et Emmanuel Fabert, PDG de Danone, ont déjà accepté d’y prendre part.

Un calendrier pour établir la feuille de route

Concrètement, toutes ces parties prenantes seront reçues à Paris le 24 octobre pour lancer formellement les travaux d’élaboration de la feuille de route qui devront aboutir au premier trimestre 2018.

Fin octobre, une plateforme collaborative sera lancée pour recueillir les attentes et les propositions concrètes des citoyens. Des séances de travail seront aussi organisées pour faire émerger des solutions pour changer les comportements de tri. Par ailleurs, pour valoriser les données issues du Ministère et de l’ADEME sur la production des déchets, un « hackaton » sera organisé. Dans l’espoir de donner naissance à de nouvelles start-up de la greentech.

Par Matthieu Combe, journaliste scientifique

Réseaux énergétiques : la cible des hackers

Depuis 2009, tous les spécialistes de la sécurité informatique savent que le secteur énergétique est une cible pour certains États. Cette année-là, en juin, Stuxnet est repéré par une petite firme de sécurité biélorusse. Ce code destructeur a exploité plusieurs failles Windows non corrigées. Le code est relativement classique, mais il est intéressant d’un point de vue technique, puisqu’il consiste en un cheval de Troie doublé de technologies de type Rootkit pour le rendre invisible (ce qui n’est pas le cas de simples virus).

Autre particularité, il ne vise pas l’ordinateur de monsieur Tout-le-Monde, mais des systèmes de contrôle industriels que l’on trouve sur des sites sensibles (usines, centrales nucléaires…). Stuxnet analyse les systèmes informatiques et recherche certains critères – un contrôleur particulier, notamment – pour cibler de manière sûre des machines industrielles.

Depuis, ce secteur d’activité très sensible a déployé différentes techniques pour réduire les risques. Mais les pirates continuent à multiplier les attaques. Selon Symantec, éditeur de l’antivirus Norton, Dragonfly est de retour. En 2014, ce groupe de pirates soutenus par un État s’en prenait aux réseaux énergétiques de plusieurs pays, dont les États-Unis, la France, l’Italie, l’Espagne ou encore l’Allemagne.

Grizzly Steppe

Après une période de calme, il sévirait de nouveau. Baptisée Dragonfly 2.0, leur offensive s’appuie sur différents procédés pour infiltrer les systèmes informatiques de réseaux énergétiques : emails malveillants, usurpation d’applications légitimes ou des mises à jour autorisées, opérations d’ingénierie sociale… Rien de vraiment d’original ! Du moins, pour ce qui est des attaques connues…

Cible principale ? Les États-Unis. Cet été, une douzaine de centrales énergétiques ont repéré (ou ont été victimes) des intrusions dans leur système, selon un rapport du FBI et du département de la sécurité intérieure. Heureusement, les pirates n’ont pas pu prendre le contrôle des infrastructures. Quelques mois plus tôt, c’est le réseau électrique d’un fournisseur du Vermont (est des États-Unis) qui a été touché. « Un code associé à l’opération de piratage informatique baptisée Grizzly Steppe par l’administration Obama a été détecté à l’intérieur», écrit le Washington Post qui ne fournit plus de détails. Là aussi, officiellement, les menaces ont été repérées et donc endiguées. Qu’en est-il des attaques vraiment ciblées qui peuvent s’appuyer sur des codes malveillants conçus spécifiquement pour une cible ? Dans ce cas bien sûr, les antivirus n’apportent aucune parade…

Reste que la plus importante attaque visant ce type de réseau remonte à décembre 2015 : 80.000 habitants de l’ouest de l’Ukraine avaient été plongés pendant six heures dans le noir à la suite d’une cyberattaque d’une ampleur inédite. Le service avait été rétabli quand les opérateurs ont pris le contrôle manuel des systèmes et rebasculé les disjoncteurs. Selon l’entreprise de sécurité iSight Partners, le code malveillant portait la signature d’un groupe de pirates surnommé Sandworm Team qui opérerait depuis la Russie.

Par Philippe Richard

Donald Trump à l’assaut du solaire chinois… et mexicain

Section 201

Tout a débuté en mai dernier lorsque les constructeurs de panneaux solaires Suniva et Solarworld ont déposé une plainte pour concurrence déloyale auprès de l’International Trade Commission (ITC). Très affectés par la chute des prix de vente des modules PV, les deux groupes éprouvent les plus grandes difficultés à concurrencer les acteurs asiatiques notamment, qui produisent bien moins chers, voire à perte selon leurs détracteurs. Les deux compagnies ont demandé à l’ITC de faire jouer la section 201 du droit commercial américain qui autorise le gouvernement fédéral à prendre des mesures de rétorsion contre un produit « lorsque celui-ci est importé dans de telle quantités qu’il cause ou risque de causer de sérieux préjudices à l’industrie américaine ».

Trump prend la main

La semaine dernière, l’ITC donnait raison aux plaignants sur le fond ce qui implique que la commission va devoir proposer au président des Etats-Unis différentes options se basant sur les demandes de Suniva et Solarworld. Il lui appartiendra, le 13 novembre, de décider quelles mesures adopter. Les pays concernés sont la Chine, la Corée du sud et le Mexique, où de nombreuses entreprises américaines ont délocalisé leurs sites de production.

Il y a fort à parier que Donald Trump ne manquera pas cette occasion en or ; lui qui considérait pendant la campagne électorale que les entreprises chinoises exerçaient une concurrence déloyale. Par ailleurs, le président est ouvertement pro-hydrocarbures et a largement critiqué les énergies renouvelables. Les mesures protectionnistes pourraient être une taxe à l’importation (37 cents par Watt selon les plaignants), des quotas ou un prix plancher, ou encore une combinaison des trois.

Impacts

Le premier impact visible de cette décision a été la hausse des prix des modules. Les acteurs anticipant les futures taxes, ils ont constitué des stocks, ce qui a mécaniquement fait monter les cours sur le marché américain, explique Rhone Resch, ancien président de la Solar Energy Industries Association (SEIA).

La SEIA se dit très inquiète : « La décision de l’ITC est décevante pour près de 9 000 entreprises solaires américaines et les 260 000 personnes qu’elles emploient ». En effet, la grande partie des emplois liés à l’industrie solaire aux Etats-Unis est liée à l’installation, la maintenance, la vente de modules photovoltaïques. Les emplois de manufacture sont minoritaires. La hausse mécanique des prix de vente sur le marché, en raison des taxes à l’importation, va réduire l’attractivité de l’énergie solaire, face à d’autres technologies devenues plus compétitives. La demande pourrait baisser de plusieurs gigawatts selon le SIEA.

La section 201 a déjà été utilisé par le président George W. Bush en 2002 pour imposer durant trois ans des tarifs douaniers allant jusqu’à 30 % sur certaines importations d’acier, ainsi que des quotas pour protéger la sidérurgie américaine. La cible était là encore la Chine. Les conséquences de ces mesures n’ont pas fait l’unanimité pour le secteur qui a perdu beaucoup d’emplois. De plus, de nombreuses industries utilisant l’acier (automobile, pétrolière, armement) se sont vus impacter par la hausse de leur matière première, causant une baisse de compétitivité et des pertes d’empois collatérales.

Romain Chicheportiche

 

Un Plan Santé connectée pour la France ?

Si le modèle de santé français est encore vanté dans le monde, il recule dans les classements internationaux. Pourquoi ? Patrice Cristofini, Président et fondateur du club e-santé n’y va pas par quatre chemins. «L’une des raisons principales tient, selon nous, à ce que le système de santé français a manqué sa révolution digitale», souligne-t-il.

La France n’a pas assez investi pour déployer la santé connectée sur ses territoires. Télémédecine, téléexpertise, outils d’auto-diagnostics, cabine connectée de diagnostic, applications mobiles… «La France entre à peine dans cette nouvelle ère», regrette Patrie Cristogini. Pourtant, le pays présente de nombreux atouts: il détient des start-up de pointe dans le domaine, de grands groupes industriels en informatique et parmi les meilleurs médecins et chercheurs au monde.

Pour un Plan Santé connectée France

Mais tout médecin le sait bien, rien n’est jamais perdu. Le CEPS demande donc le lancement d’un vaste plan «Santé connectée France» portant sur cinq axes. Objecif: faire de la France l’un des leaders de la santé connectée d’ici 5 ans. Et assurer la «e-confiance» des Français pour ce nouveau mode de pratique de la médecine, «la clé de ce virage stratégique», projette Patrice Cristofini.

La top des priorités sera celle de la formation. Car le CEPS s’indigne de voir que la e-santé est totalement absente des programmes de formation. Il propose au moins 20 heures de cours chaque année dans la formation initiale de tous les professionnels de santé. Durant leurs études, ces derniers devraient aussi pouvoir suivre un stage de 6 mois dans une entreprise de la e-santé. Et un plan de formation continue sur ces nouveaux enjeux devrait être proposé à tout professionnel en activité, notamment aux plus de 50 ans.

Mais il faut aussi que l’Etat priorise ses financements pour favoriser la santé digitale. Le CEPS propose ainsi de le faire dans les contrats Etats-régions, par exemple pour encourager la télémédecine au service du suivi des maladies chroniques.

Structurer la e-santé en France et en Europe

Il faudra également structurer le secteur et créer une gouvernance forte. Le CEPS propose «la mise en place d’un tiers de confiance national à parité public-privé associant des professionnels de santé pour organiser l’accès aux données d’usage de la santé». Le centre adepte de prospective voit aussi la création d’une Haute Autorité pour la e-santé et une Agence Européenne de la e-santé.

Aujourd’hui, n’importe quel fabricant peut proposer un outil de e-santé. Et rien ne garantit son utilité ou sa fiabilité médicale. La Haute Autorité pour la e-santé permettrait de faire le tri parmi ces innovations, les labelliser ou les certifier. Les citoyens pourraient ainsi s’appuyer sur un avis indépendant pour éviter les gadgets médicaux connectés et les professionnels de santé pourraient recommander les meilleures solutions de santé connectée sur des bases fiables. De son côté, l’Agence Européenne de la Santé jouerait un rôle crucial pour mieux encadrer la collecte des données de santé par ces mêmes entreprises et les grands groupes. Qui a dit qu’il fallait craindre l’intelligence artificielle ?

Par Matthieu Combe, journaliste scientifique

Les jeux vidéos peuvent être des dispositifs médicaux !

«On n’est pas dans le bien-être, mais dans la santé», assure Pierre Foulon, Directeur du pôle numérique e-santé du groupe Genious. Très loin des applications bien-être, son jeu X-TORP, destiné aux patients atteints de la maladie d’Alzheimer ou de pathologies assimilées est reconnu comme un dispositf médical de Classe 1 et bénéficie du marquage CE. Il permet de mesurer les effets de la maladie tout en pratiquant sa mémoire, en faisant une activité physique et en s’amusant. Pour le patient, il est possible de jouer avec sa famille ou des amis. De quoi favoriser le lien social, essentiel dans la lutte contre la maladie.

Curapy, la plateforme de jeux-vidéos thérapeutiques

Le jeu est disponible sur la plateforme de jeux-video thérapeutiques Curapy.com. Les jeux qui y sont proposés permettent de soigner différemment, de solliciter les patients sur des aspects physiques, mais aussi cognitifs. «Le patient va se libérer et faire une séance de rééducation tout en prenant du plaisir», se félicite Pierre Foulon.

D’ores et déjà, Curapy est en relation avec 5.000 professionnels de santé. Et environ 1.000 patients utilisent la solution. La plateforme est libre et gratuite pour les professionnels de santé. «Notre marché est sur le patient», explique Pierre Foulon. Mais le dispositif est clairement abordable. L’entreprise propose ainsi un accès gratuit aux jeux. Pour obtenir les résultats et progresser, l’abonnement monte à 5 euros par mois. Et pour pouvoir communiquer sur ces résultats avec son professionnel de santé, il faudra débourser 10 euros par mois au total.

L’évolution de la maladie peut-être suivie grâce à une interface intuitive.

Des jeux-videos pas comme les autres !

Pour développer un nouveau jeu, l’entreprise passe par une lourde charge administrative. D’abord, il faut définir des objectifs thérapeutiques à atteindre. «Ils portent sur le cognitifs, sur le physique et on rajoute les tests classiques de mesure d’évolution de la maladie», précise Pierre Foulon. Il faut ensuite créer les thérapies numériques, valider cliniquement l’efficacité et mesurer l’efficacité médico-économique de cette innovation sur le système de santé. «Tous nos essais cliniques et résultats sont publiés dans des revues scientifiques», assure le directeur. Il faut enfin travailler sur la conformité réglementaire.

L’entreprise dispose actuellement de plusieurs jeux en expérimentation clinique. Par exemple, Toap Run va travailler sur les troubles de la marche et de l’équilibre, une expérimentation clinique est en cours sur la maladie de Parkinson. JeMime s’adresse aux enfants autistes, Memo s’attaque aux troubles cognitifs,  Ergotact à la rééducation du membre supérieur post-AVC et VisioNum à la rééducation orthoptique.

Le jeu X-TORP a été validé cliniquement au CHU de Nice comme outil de mesure d’évolution de la maladie d’Alzheimer. Les résultats ont été publiés dans le Journal of Alzheimer’s Disease en août 2016. X-TORP fait actuellement l’objet d’une nouvelle étude auprès de 180 patients, en PACA et en Ile-de-France. Ces tests sont encadrés par le Professeur Philippe Robert et le Professeur Bruno Dubois, deux références sur la maladie d’Alzheimer.

Par Matthieu Combe, journaliste scientifique

DowDupont est en marche, la chimie des géants se poursuit

Après l’accord des différentes autorités du marché pour la fusion entre Dow Chemical et DuPont, la nouvelle société est officiellement entrée en bourse le 1er septembre 2017 sous le nom de DowDuPont. Cette fusion, actée depuis fin 2015, crée le numéro 1 mondial de la chimie devant l’allemand BASF avec une capitalisation boursière de l’ordre de 130 milliards d’euros et plus de 100 000 salariés dans le monde.

Déjà des changements dans les trois pôles

Dès le projet de rapprochement, il avait été décidé d’ensuite scinder le groupe en trois entités indépendantes cotées en bourse : chimie des matériaux, chimie de spécialités, agrochimie. Le périmètre de ces trois entités vient d’évoluer. Suivant l’avis de certains actionnaires activistes (notamment Third Point et Trian Fund), certaines activités vont passer du pôle chimie des matériaux vers le pôle chimie de spécialités. Il s’agit des activités de Dow dans les adhésifs, fluides et lubrifiants automobiles, le traitement des eaux, la construction, la pharmacie et l’alimentaire, les produits biocides ainsi que les activités de DuPont dans les polymères spécialisés et plusieurs autres entités liés à l’éclairage LED, les semi-conducteurs ou le médical. L’ensemble des activités concernées par ce changement représentent un chiffre d’affaires annuel de l’ordre de 7 Md€. Une évolution a priori porteuse pour les actionnaires et qui a ravi les marchés boursiers : le jour de l’annonce (12 septembre), le titre de DowDuPont a ainsi grimpé de 2,23%…

Au final, les trois pôles sont donc composés comme suit :

  • Pôle agrochimie : il réunit DuPont Pioneer, DuPont Crop Protection et Dow AgroSciences offrant ainsi un éventail de produits et services aux agriculteurs depuis les semences jusqu’aux solutions numériques de gestion. Le siège sera à Wilmington dans le Delaware (siège de DuPont).
  • Pôle Science des matériaux : il sera lui-même divisé en trois segments (matériaux performant et revêtements ; intermédiaires industriels et infrastructure ; emballages et plastiques de spécialités). Il préservera la marque Dow sur ces produits et son siège sera situé à Midland dans le Michigan (siège de Dow Chemical)
  • pôle chimie de spécialités : divisé en quatre segments (électroniques et imagerie ; transport et polymères avancés ; construction et sécurité ; nutrition et biosciences). Son siège sera à Wilmongton dans le Delaware.

Toujours plus gros, toujours plus fort

Mais la fusion DowDupont ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt. D’autres mouvements massifs sont en cours dans le secteur de la chimie. Sans être exhaustif, on peut citer

  • Le rachat de Monsanto par Bayer pour 66 Md€
  • Le chinois ChemChina qui est en train de boucler son achat du suisse Syngenta pour 37 Md€
  • la fusion bientôt finalisée entre canadiens dans les engrais chimiques. Potash corp et Agrium doivent d’ici la fin de l’année former un groupe baptisé Nutrien dont la valeur totale est estimée à 30 Md€. Ce nouveau géant des engrais comptera environ 20 000 employés répartis dans 18 pays.
  • La fusion entre l’allemand Linde et l’américain Praxair pour former le leader des gaz industriels (devant le français Air Liquide qui vient de racheter Airgas pour 12Md€). Le nouveau groupe possédera un chiffre d’affaires de 27Md€ pour 80000 salariés dans le monde, et pèsera quelques 66 Md€ de capitalisation boursière.
  • le rachat par BASF de l’activité nylon de Solvay pour 1,1 Md€, annoncée le 19 septembre dernier.
  • le suisse Clariant (pigments) et l’américain Huntsman (polyuréthanes et pigments), qui sont en train de créer un groupe de 12 Md€ de chiffre d’affaires.
  • et plus modestement en France, la fusion en cours entre Novacap (pharmacie chimie fine) et PCAS (biopharmaceutique) pour former une entité approchant le milliard d’euros de chiffre d’affaires.

Sophie Hoguin

Cardiologs et le deep learning sur les électrocardiogrammes

Le premier produit de Cardiologs est un logiciel qui facilite l’interprétation des électrocardiogrammes, l’examen classique qui analyse l’activité électrique du coeur. Grâce à une base de données d’environ 500.000 électrocardiogrammes, le logiciel a appris à lire les électrocardiogrammes et à détecter des défauts infimes dans leur profil. Il dépiste ainsi toutes sortes de pathologies, notamment des arythmies cardiaques comme la fibrillation atriale.

Ce trouble fréquent du rythme cardiaque affecte environ 2 % de la population. « C’est un facteur de risque qui provoque des AVC [accidents vasculaires cérébrales], explicite Yann Fleureau, Fondateur de Cardiologs. Elle peut être paroxystique, c’est-à-dire que vous ne l’avez pas tout le temps, et elle peut être silencieuse, c’est-à-dire que vous ne la sentez pas ». D’où la difficulté pour les médecins de faire de la prévention.

L’intelligence artificielle, au service de la prévention

La prévention de la fibrillation atriale est avant tout secondaire, suite à un AVC. Ce n’est pas l’idéal. Il faudrait diagnostiquer cette pathologie au plus tôt, tant qu’elle n’est pas permanente. Mais au départ, elle ne survient que par épisodes, quelques minutes par semaine. Ensuite, elle s’aggrave quelques heures par semaine jusqu’à devenir permanente et de plus en plus difficile à traiter. Pour la détecter, les médecins mettent donc en place des suivis de longue durée jusqu’à plusieurs semaines. Mais il faut diagnostiquer de plus en plus de patients, faire des enregistrements de plus en plus longs. Et la lecture des électrocardiogrammes prend plusieurs heures.

« C’est un des terrains favorables au développement de l’intelligence artificielle : permettre de démultiplier la capacité du médecin à suivre plus de patients, à les suivre pendant plus longtemps et accompagner la transition d’une médecine ponctuelle à une médecine plus continue où on va pouvoir monitorer le patient à distance », prévient Yann Fleureau.

Cardiologs détecte les pathologies en quelques minutes

Concrètement, grâce à Cardiologs, le cardiologue va pouvoir naviguer parmi les épisodes qui ont été pré-détectés par l’intelligence artificielle. Chaque épisode anormal va être automatiquement classé par pertinence clinique. « Un processus qui prenait plusieurs heures avec un logiciel classique prend maintenant quelques minutes », soutient Yann Fleureau. Le cardiologue peut ensuite générer automatiquement un rapport. « C’est un exemple clinique de comment l’intelligence artificielle peut se mettre au service du cardiologue pour lui permettre de faire des examens de plus longue durée, plus précis, d’aller chercher une information complémentaire au service du patient », résume-t-il. Le logiciel peut aussi aider les médecins non-cardiologues à lire les électrocardiogrammes. Il les assiste, statistiquement, pour avoir un meilleur diagnostic, et cela beaucoup plus rapidement.

La start-up fondée en 2014 comprend déjà une quizaine de collaborateurs. Elle a a gagné le concours mondial d’innovation en 2014. Et la suite a été tout aussi bénéfique. Elle a été la toute première société au monde à recevoir le marquage CE pour un algorithme de deep learning. Et la deuxième à recevoir l’accord de la FDA aux Etats-Unis pour commercialiser un algorithme de deep learning. Aujourd’hui, Cardiologs a vocation à pousser sa solution de monitoring cardiaque aux Etats-Unis et en Europe.

Par Matthieu Combe, journaliste scientifique

Cosmologie, ressources minières… Ruée sur les astéroïdes

La communauté scientifique (et industrielle) s’intéresse de près aux astéroïdes pour des raisons très diverses :

  • les astéroïdes voyagent et transportent de la matière dans le temps et dans l’espace et sont donc porteurs de réponses concernant la formation de l’univers, de notre planète et de l’apparition de la vie.
  • Un intérêt de sécurité car mieux les connaître et être capable de s’en approcher voire s’y poser c’est pouvoir plus facilement trouver des solutions pour éviter une collision dramatique avec la Terre.
  • Un intérêt économique, car on commence à imaginer comment exploiter leur richesse minière.

Bon. Sauf que pour le moment la mission Rosetta et l’atterrissage de Philae sur la comète Tchouri en 2014 reste une réalisation exceptionnelle.

En route pour Ryugu et Bennu

Il y a un an, le 8 septembre 2016, la Nasa a lancé Osiris-Rex, une sonde à destination de l’astéroïde 101955 Bennu (Bénou en version française). Hasard du calendrier, Osiris Rex vient de nous rendre visite ce vendredi 22 septembre pour profiter de l’assistance gravitationnelle de la Terre, prendre quelques clichés et repartir plus vite vers sa destination qu’elle doit atteindre en 2020. Pour elle, le retour est programmé en 2023. Son objectif ? Récolter quelques échantillons de roche et les ramener sur Terre. Comment? Grâce à un bras de 3,35m qui crache un jet d’azote qui doit décoller des roches et un aspirateur capable de récolter et stocker 60g de matière. Un système largement inspiré des Japonais qui sont eux en route pour 162173 Ryugu avec Hayabusu 2 dans le but de récolter 1g de matière. Lancée en décembre 2014, Hayabusa 2 doit tenir compagnie à Ryugu de juillet 2018 à février 2019 et lâcher Mascot, un atterrisseur fourni par les Allemands (DLR) et les Français (CNES), avant de revenir sur Terre en décembre 2020. L’agence spatiale japonaise (JAXA) n’en est pas à son coup d’essai, elle bénéficie de l’expérience d’Hayabusa 1 qui a touché le sol de de l’astéroïde Itokawa en 2005 sans réussir à se poser convenablement mais en ramenant quelques centaines de grains de poussières à son bord.

Des plans sur la comète

Ces tentatives ont tôt fait d’échauffer les esprits inventifs et cupides de plusieurs entités économiques prêtes à partir à la chasse aux minéraux, métaux et ressources énergétiques que l’espace peut nous offrir. Après tout, selon son type, un seul astéroïde d’un kilomètre de diamètre pourrait fournir le fer et le nickel mondial pour une année entière. Outre la création spécialement dans ce but de deux entreprises américaines (Planetary Ressources et Deep Space Industries), ce sujet a fait l’objet récemment de la publication d’un livre blanc par le Luxembourg à la suite d’une discussion mondiale entre toutes les parties intéressées en septembre 2016. Notons d’ailleurs que le Luxembourg se veut à la pointe du sujet . Il vient de mettre en place (aout 2017) un cadre législatif favorable pour les entreprises qui envisagent cette activité. Ce cadre se veut un modèle pour un futur droit commercial international de l’espace ; il est calqué sur le droit maritime où il n’y a pas d’appropriation en soi mais un droit à exploiter les ressources.

Le contenu de ce livre blanc de 80 pages a été présenté à l’occasion du congrès européen des sciences des planètes (European Planetary Science Congress) organisé par Europlanet à Riga en Lettonie du 17 au 22 septembre 2017.

Mettant en avant le fait qu’on ne sait pas encore grand chose des astéroïdes : quels sont ceux qui sont « facilement » accessibles depuis la Terre, quel est leur composition ? Comment la connaître ? Comment les exploiter : sur place, sur Terre, sur une base lunaire ? Que nous reste-t-il à développer ? De quoi mesurer que leur exploitation n’est vraiment pas pour demain…

Plus on est de fous…

A l’occasion du Congrès d’Europlanet, le Dr. Pekka Janhunen de l’Institut finlandais de météorologie, est venu présenter son concept pour visiter 300 astéroïdes en trois ans. De quoi s’agit-il ? Simplement d’une flotte d’une cinquantaine de mini-sondes spatiales munies d’une propulsion à base de voiles électriques à vent solaire (E-sails) embarquant télescope, caméras et spectromètre pour évaluer la composition des astéroïdes. Chaque sonde passerait à quelque 1000 km de 6-7 astéroïdes avant de revenir sur Terre délivrer ses données. Les sondes feraient à peu près 5 kg et seraient placées au bout d’une longe d’une vingtaine de kilomètres. Le système d’E-sail inventé par Pekka Janhunen en 2006 fournirait une vitesse de l’ordre d’un millimètre par seconde. Il utilise l’énergie des protons des vents solaires pour créer la rotation d’une tige qui fournit alors un faible courant électrique. L’aller-retour jusqu’à la ceinture d’astéroïdes prendrait donc à peu près 3,2 ans. Comme ces sondes n’auraient pas la capacité d’emporter une grande antenne, elles seraient obligées de repasser vers la Terre pour livrer leurs données. « Le coût total de la mission est estimé à 60M€ (lancement compris), soit 200 000 euros par astéroïde visité, une bagatelle comparativement au coût d’une mission conventionnelle qui se chiffrerait tout de suite en milliards », précise l’auteur. Reste qu’on attend encore la validation du fonctionnement dans l’espace d’une telle sonde.

Par Sophie Hoguin

Revue du web #106 : les 8 vidéos les plus étonnantes du mois

Le premier service de livraison par drone bientôt mis en service en Suisse

La société nord-américaine Matternet a enfin reçu l’agrément des autorités suisses ! Ses drones devraient bientôt pouvoir livrer aux hôpitaux les prélèvements sanguins et échantillons d’analyses réalisés dans les laboratoires.

 

Un robot mis en mouvement par aspiration d’air

Simple mais efficace. Ce système robotique inédit imaginé par les roboticiens de l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne exploite un élément dont nous espérons ne jamais manquer !

 

Sauvé par un drone !

Une start up française a imaginé Helper, un drone sauveteur en mer qui détecte la personne en danger, lui lance une bouée et contacte un sauveteur (humain, cette fois).

 

Surveiller son salon avec un drone

Les drones s’invitent partout, même chez vous ! Finie la caméra fixe, ce drone explore toutes les pièce de votre maison…
Les cambrioleurs vont devoir rivaliser d’inventivité.

 

Construction d’une éolienne en time-lapse

Si vous n’avez pas encore eu l’occasion d’assister à l’assemblage d’une éolienne, suivez-nous, il y en a pour 5 minutes !

 

Propulser un satellite avec… de l’eau !

Voilà un système de propulsion plutôt original mis au point par des ingénieurs américains. Une cuillère à café d’eau ultra purifiée suffit !

 

 

L’Usine du futur selon PSA

Pour PSA, voici à quoi devrait ressembler l’usine idéale d’ici quelques années. Naturellement, on croise beaucoup de robots, bracelets connectés, écrans…

 

Le laser le plus puissant du monde

Il a été inauguré au début du mois, en Allemagne. European XFEL va notamment sonder la matière et observer virus et réactions chimiques.

Pour (re)découvrir cette incroyable innovation, (re)lisez notre article publié il y a quelques semaines :  Inauguration du European XFEL : le plus puissant des rayons X du monde

 

Par Iris B.

L’ADEME vante les mérites de l’éolien !

En 2015, quelques 600 entreprises étaient impliquées dans la filière éolienne française. Le marché de l’investissement dans de nouveaux parcs est estimé à 1,3 milliards d’euros, pour un marché de l’exploitation-maintenance de 475 millions d’euros, selon un nouveau rapport de l’ADEME. Ces entreprises importent pour 685 millions d’euros, principalement des turbines et des composants. À l’opposé, la vente d’électricité rapporte 1,87 milliards d’euros. Et ces entreprises réalisent 663 millions d’euros de chiffres d’affaires pour l’exportation, principalement dans la fabrication de composants.

En 2015, la filière représentait 18.000 emplois équivalent temps plein (ETP), qu’ils soient directs ou indirects. Soit 18 ETP par mégawatt (MW) installé. C’est mieux qu’au Brésil (15), mais très loin de l’Allemagne (30). L’ADEME explique cette différence notamment par l’absence d’un important fabricant de turbines en éolien terrestre de plus de 1 MW sur le territoire français. Toutefois, l’ADEME note des « signes encourageants ». Le ratio est passé de 7 à 11 ETP directs par MW entre 2007 et 2015. Par ailleurs, l’essor de l’éolien en mer dynamise l’emploi dans les zones côtières, avec l’installation de grands turbiniers et fabricants de composants étrangers. Sans oublier le développement d’un marché pour la gestion de la fin de vie qui devrait être générateur de nombreux emplois pour la filière. Ainsi, les projections de l’ADEME montrent que cette dernière pourrait représenter entre 40.000 et 75.000 ETP en 2035, hors exportation. Et entre 60.000 et 93.000 ETP directs et indirects en 2050.

L’éolien, au service de la transition écologique

« Une analyse des données historiques disponibles montre que l’électricité éolienne se substitue à la production des centrales nucléaires et au gaz, charbon ou fioul », note l’ADEME. Elle contribue ainsi à l’indépendance énergétique française et à atteindre les engagements de diminution des émissions de gaz à effet de serre de la France. En effet, entre 2002 et 2015, le développement de l’éolien a évité l’émission de près de 63 millions de tonnes de CO2 équivalent. Pour l’année 2014, l’éolien a même représenté environ 9% de l’effort national de réduction par rapport à 1990.

Mais ce n’est pas tout. Le développement de l’éolien a permis d’éviter de façon significative les émissions de polluants atmosphériques tels que le SO2, les NOx ou encore les particules fines. « En 2013, les émissions évitées de SO2 et NOx représentaient ainsi de l’ordre de 22% à 37% du total des émissions de SO2 et NOx du secteur de production d’électricité », précise l’ADEME. L’éolien a aussi permis de réduire les risques d’accidents industriels, les risques liés à la gestion des déchets radioactifs et les risques financiers liés à la volatilité des prix du carbone et des énergies fossiles.

Des gains supérieurs aux dépenses

Jusqu’en 2010, la politique de soutien à l’éolien n’a pas eu beaucoup d’effet sur la facture d’électricité des ménages. Celle-ci a augmenté à partir de 2011 mais l’impact reste limité : la part de la CSPE attribuable à l’éolien représente environ 2,9 % de leur facture. Entre 2002 et 2013, le coût complet de la politique de soutien à l’éolien est évalué à 3,2 milliards d’euros. En face, les bénéfices environnementaux énoncés précédemment sont monétarisés entre 3,1 et 8,8 milliards d’euros sur la même période. Les bénéfices environnementaux sont donc à la hauteur, voire supérieurs, aux coûts associés au dispositif de soutien.

Accélérer le développement de l’éolien

Malgré tous ces avantages, la moitié des projets éoliens ont fait l’objet de recours entre 2012 et 2014. Les retards induits ont pu dépasser trois ans. « La fixation des objectifs et l’élaboration du cadre réglementaire n’ont pas suffisamment anticipé les difficultés qui allaient se présenter en termes de conflits d’usages, d’intégration locale, de prise en compte des impacts environnementaux et d’aménagement du réseau », analyse l’ADEME. Résultat : sur la période 2004-2015, les objectifs successifs n’ont pas été atteints. Le rythme moyen d’installation d’éoien terrestre et en mer aurait dû s’élever à 1.580 MW/an, alors que le rythme moyen réel a été de 840 MW/an. L’ADEME plaide donc pour une implication croissante des parties prenantes pour intégrer localement les projets, une simplification accrue du cadre réglementaire et une rationalisation des procédures.

Pour atteindre les objectis de la Programmation Pluriannuelle de l’énergie (PPE) pour 2023, le rythme d’installation doit encore s’accélérer. En effet, il faudra installer entre 1.400 et 2.000 MW d’éolien sur 2017 et les six prochaines années. Contre un rythme annuel de 1.150 MW sur les dernières années. Il faudra à nouveau dépasser le record de 2016 qui s’élevait à 1.345 MW.

L’ADEME a identié plusieurs innovations techonologiques et des leviers logistiques et financiers pour réduire les coûts. L’agence estime qu’ils pourraient donc atteindre 42 €/MWh à terre, 54 €/MWh en mer pour les éoliennes posées et 62 €/MWh en flottant sur une durée de vie de 30 ans. « À cet horizon, l’éolien serait donc l’une des technologies au coût de production unitaire le plus faible », prévoit l’agence. Et l’éolien serait même compétitif sans mécanisme de soutien.

Par Matthieu Combe, journaliste scientifique

Satellites : Lockheed Martin investit 350 millions de dollars pour son usine du futur

Baptisé le Gateway Center, la nouvelle usine comprendra une salle propre équipée des dernières technologies capables d’accueillir l’assemblage simultané de plusieurs satellites de toutes tailles, du micro au macro. L’usine sera sans papier, la production connectée et numérique et les lignes de fabrication reconfigurables rapidement avec des fonctionnalités de test avancées. Le centre inclus une très grande chambre d’essais sous vide thermique pour recréer l’environnement spatial, une chambre anéchoïque pour les tests des capteurs et des systèmes de télécommunications et un centre d’analyse pour les opérations avancées. En outre, il est prévu que le centre soit certifié selon les standards de sécurité requis pour répondre à des missions de sécurité nationale. Les travaux de terrassements ont été entamé cet été et la livraison est prévu courant 2020. Rick Ambose, vice-président exécutif de Lockheed Martin, explique ainsi que « la salle propre est tellement vaste que si on y mettait la navette spatiale il y aurait encore de la place. Avec cet espace et cette versatilité, nous allons maximiser les économies d’échelle et grâce à la présence sous le même toit de toutes les chambres de tests, nous pourrons optimiser la production ». Il ajoute que, « couplée aux avancées de l’impression 3D, de la conception et la fabrication via la réalité virtuelle et la robotique Lockeed Martin investit dans des innovations qui changent la donne et permettent des économies de temps et d’argent pour l’entreprise et les clients. »

Par Sophie Hoguin

Un bus 100% électrique Proterra a parcouru 1800 kilomètres avec une seule charge (Record du monde)

Même si leur efficience énergétique est très élevée et très supérieure à celle de l’intégralité des technologies concurrentes, les véhicules électriques à batterie étaient parfois critiqués pour leur autonomie jugée insuffisante. Mais selon le Los Angeles Times le modèle «Catalyst E2» de Proterra a parcouru exactement 1101,2 miles (1770 kilomètres) avec une seule charge. Aucun véhicule électrique au monde n’avait été capable de parcourir une telle distance.

Le réseau de transport public de Los Angeles vient par ailleurs d’annoncer qu’il abandonne les carburants fossiles pour passer au 100% électrique à batterie. Une commande de 2200 véhicules pour un montant de plus d’un milliard de dollars a été signée.

Au salon de l’automobile de Frankfurt, qui est le plus grand du monde et qui se déroule du 14 au 24 septembre 2017, le Coréen Samsung a présenté une batterie qui permet aux voitures 100% électriques d’atteindre une autonomie de 700 kilomètres rapporte le média Turbo. Ce salon est largement dominé par les modèles électriques. Deux ans après le début du DieselGate et face à la déferlante Tesla, les constructeurs traditionnels n’ont plus vraiment le choix.

Sous la houlette de The Climate Group 10 multinationales viennent de lancer l’EV100, y compris le géant chinois de l’internet Baidu ainsi que le leader mondial de la gestion de parcs automobiles, le néerlandais LeasePlan.

En outre un véhicule minier pesant 110 tonnes et de marque Komatsu vient d’être équipé d’une batterie lithium de 700 kWh par deux compagnies suisses, Lithium Storage GmbH et Kuhn Schweiz AG.

De son côté Tesla va présenter le 26 octobre 2017 son camion poids-lourd 100% électrique, baptisé « The Beast ». La Bête noire des marchands de carburants fossiles.
Des bruits courent: il s’agirait en fait de deux modèles de camions, et non pas d’un seul.

Olivier Daniélo 

Revue de presse anglophone #10 : spéciale science & santé

Mais pourquoi certaines personnes ont-elles tant de mal à distinguer leur droite de leur gauche ?

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Source : The Conversation

 

En parlant de ça… Comment devient-on droitier ou gaucher ?

Et à quoi sert cette préférence manuelle ?

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Source : The Conversation

 

Remplacer l’écriture à la main par le clavier d’ordinateur ?

Des étudiants de Cambridge pourraient bientôt obtenir gain de cause

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Source : The Telegraph

 

Les sports d’ultra-endurance : quelles conséquences sur le corps des athlètes ?

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Source : The Conversation

 

Les végétariens vivent-ils plus longtemps ?

Dans tous les cas, ce ne serait pas lié à leur alimentation mais à leur mode de vie…

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Source : The Conversation

 

Ne pas utiliser d’après-shampoing en cas d’explosion nucléaire

Oui, ce conseil peut paraître surprenant, mais il provient du site internet officiel du gouvernement américain.

Source : NPR

 

Est-ce qu’un chagrin d’amour peut réellement rendre malade ?

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Source : Time

 

L’ Apple Watch pourrait changer la façon de traiter les maladies cardiaques

Oui, rien que ça.

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Source : Time

Par Iris B.

Jim Bridenstine est le nouvel administrateur de la Nasa : les « pour et contre »

Jamais administrateur temporaire n’aura tenu le poste aussi longtemps. En effet, Robert M. Lightfoot Jr., administrateur associé, assure l’intérim à la tête de la Nasa depuis le 20 janvier 2017, date d’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche, après la démission de Charles F. Bolden Jr* .

Son successeur, Jim Bridenstine vient enfin d’être nommé. Il lui reste encore à être adoubé par le Sénat.

Mais qui est Jim Bridenstine ?

A 42 ans, Jim Bridenstine est un membre du parti Républicain, membre de la Chambre des Représentants pour l’Oklahoma depuis 2013. Diplômé de la Rice University (Texas) avec des dominantes en économie, psychologie et commerce, il est aussi titulaire d’un MBA de la Cornell University (Etat de New-York). Actif pendant neuf ans comme pilote de l’US Navy, il a ensuite occupé le poste de directeur exécutif du Musée de l’air et de l’espace de Tusla en Oklahoma entre 2008 et 2010. Son intérêt pour l’espace s’est surtout manifesté durant son mandat politique avec des responsabilités au sein de la commission des Forces armées et de la commission de la Science, de l’Espace et de la Technologie de la Chambre des Représentants.

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En 2016, il a soumis un projet de loi baptisé American Space Renaissance Act dans lequel les grandes lignes de sa vision de la politique spatiale américaine pour les 20 prochaines années transparaît. Il l’avoue lui-même en février 2017 ce projet de loi ne visait pas à être adopté tel quel mais à créer le débat autour de ces sujets et à voir un certain nombre de ses propositions intégrées dans d’autres législations.

Ceux qui s’inquiètent…

Dès cette nomination, plusieurs voix se sont élevées pour dénoncer l’arrivée de la politique au sein de l’agence spatiale. Ainsi, le sénateur démocrate Bill Nelson et le sénateur républicain Marco Rubio estiment que la Nasa doit être dirigée par un professionnel de l’espace, pas par un politicien. En effet, ce serait la première fois que la Nasa admettrait à sa tête un membre actif du Congrès. Mais ce ne serait cependant pas la première fois qu’un homme sans bagage « spatial ou scientifique » arriverait à ce poste. Les critiques les plus virulentes sont venues de scientifiques ou de défenseurs de l’environnement en raison des positions climato-sceptiques de Jim Bridenstine. Certains craignent en effet qu’une partie des activités scientifiques de la Nasa, notamment les activités sciences de la Terre et du Climat ne soient délaissées. Pour autant si la position climato-sceptique affirmée de Bridenstine ne peut être remise en cause, elle est à nuancer. En effet, il est loin d’être totalement indifférent aux questions climatiques et environnementales. Il écrit d’ailleurs dans ses réponses au questionnaire soumis par le Sénat avant son audition de confirmation : « la NASA doit continuer à étudier notre planète. Malheureusement, les sciences de la Terre entrent parfois en conflit avec les sciences des autres planètes pour les ressources à allouer […] La Nasa doit continuer à avancer sur ces questions, pour le bien-être de l’humanité ». Un intérêt pour le soutien aux sciences de la Terre que confirme aussi Antonio Busalacchi, président de la University Corporation for Atmospheric Research (organisation qui coordonne les recherches de plusieurs institutions ou agences dans le domaine) qui explique que « sa profonde connaissance de l’importance d’améliorer les prévisions météorologique pour l’économie américaine et la sécurité nationale autant que pour protéger les biens et les hommes » sont appréciées. Antonio Busalacchi reste néanmoins attentiste et n’apportera un total soutien à cette candidature qu’après avoir jugé sur pièces.

Et ceux qui applaudissent

Mais ces quelques voix semblent assez minoritaires face aux principaux responsables du secteur aérospatial qui ont officiellement approuvé cette nomination. Ainsi parmi les soutiens à Jim Bridenstine on peut trouver : Mike Gold, le président de la commission consultative sur le transport spatial commercial de la FAA (Federal Aviation administration) et vice-président de Space Systems Loral, un constructeur de satellites américain, Tom Zelibor, chef exécutif de la Space Foundation (une organisation qui regroupe les principales entreprises du secteur aérospatial américain), de Walter Scott, fondateur de DigitalGlobe, société spécialisée dans l’imagerie spatiale ou encore de la fédération des vols spatiaux commerciaux via la parole de son président Eric Stallmer et de son président du conseil d’administration Alan Stern (planétologue et astronome américain notamment en charge de la mission New Horizon vers Pluton). Au niveau politique, il a le soutien de membres influents comme les sénateurs républicains du Texas Ted Cruz et Lamar Smith ou plus récemment de Richard Shelby (Alabama).

Changements en vue ?

Jim Bridenstine semble déterminé à fixer le cap des objectifs de la Nasa sur le long terme pour « maintenir consistance et constance » dans ses missions et ce grâce à un agenda consensuel qui contenterait toutes les branches d’activité de l’agence. Il insiste sur la nécessité de poursuivre les partenariats internationaux et d’en construire de nouveaux mais précise qu’il faut pouvoir arrêter la dépendance à des nations qui ne seraient pas amicales pour éviter d’être vulnérable. Par ailleurs, il estime essentiel d’intégrer les nouvelles entreprises spatiales et les anciennes pour améliorer l’efficacité de la Nasa et préserver ses ressources financières. Il est en accord avec ce qui a déjà été proposé au niveau budgétaire concernant un passage en revue des solutions possibles pour gérer les débris spatiaux et pour développer un plan post-ISS afin d’éviter de préserver l’existence d’une plateforme spatiale en basse orbite terrestre.

Fervent défenseur du retour de l’homme (américain) sur la Lune, c’est pour lui un premier pas nécessaire avant d’envisager Mars ou au-delà. En toute cohérence avec cette approche, il soutient la conception du SLS (Space Launch System) et d’Orion, le coûteux nouveau lanceur lourd américain et le vaisseau spatial qu’il doit lancer pour embarquer des astronautes au-delà de l’orbite basse (vers la Lune notamment).

Maintenir la pré-éminence des Etats-Unis dans l’Espace, conquérir de nouveaux lieux, explorer (exploiter) l’espace… Son discours est empreint de cette emphase grandiloquente qui habite la plupart du temps les politiciens américains lorsqu’il s’agit du spatial. Mais en version très pragmatique et capitaliste, la création d’un véritable marché de l’espace tant touristique que pour l’exploitation de ses richesses (minerais ou source d’énergie) par exemple est au cœur des ses préoccupations et la privatisation de certains services actuellement fournis par la Nasa semble inéluctable.

*il est d’usage que l’administrateur de la Nasa quitte son poste lors d’un changement de Président

Par Sophie Hoguin

SKEYETECH : Un drone intelligent pour sécuriser les sites industriels

SKEYETECH est une entreprise d’ingénierie mécatronique spécialisée dans la conception de solutions drones innovantes. Créée en 2014 par 3 ingénieurs passionnés d’aéronautique, la société compte aujourd’hui parmi son équipes 15 personnes aux compétences pluridisciplinaires. Son expertise dans 5 grands domaines (mécanique, électronique, intelligence embarquée, capteurs et liaison de données) lui permet de concevoir des produits drones durcis pour les secteurs de l’inspection, de la surveillance et de la défense.

Le marché du drone promet de grandes possibilités mais fait face à de nombreux freins : présence obligatoire d’un télépilote, homologations DGAC, manque d’autonomie, manque de fiabilité des machines…

C’est pour lever ces freins que SKEYETECH a développé la première solution de drone autonome et sans pilote. Cette solution révolutionnaire, permettant d’assurer des missions à forte récurrence et avec une grande réactivité, comprend un drone au fonctionnement autonome, grâce à un progiciel intégré, ainsi qu’une base d’accueil et de rechargement.

Le drone pourra ainsi décoller automatiquement de sa base sur alerte ou sur demande d’un opérateur afin de se rendre directement sur le point désigné. Sur place, il pourra capter des images permettant de lever le doute ou valider une inspection avec une rapidité d’intervention hors normes. A l’issue de sa mission, le drone rejoindra, seul, sa base avec une précision d’atterrissage unique afin de se recharger dans un espace protégé et sécurisé. La simplicité d’utilisation est liée au fait que toutes ces opérations se font sans l’intervention d’aucun pilote.

  • Le drone est un quadri-rotor à décollage vertical avec une autonomie de 25 minutes. Il peut être équipé d’une grande variété de capteurs (jour-nuit, thermique…) afin de distinguer une intrusion dans toutes les conditions climatiques. Il présente de nombreuses redondances électroniques et systèmes de sécurité (batteries de secours, monitoring système…) pour assurer une fiabilité.
  • La base d’accueil est identifiée via une connexion sécurisé Opérable à distance, elle assure le lien entre le drone, l’interface logicielle, et l’opérateur. Son ouverture, sa fermeture, ainsi que le recentrage du drone sont complètement automatisés. Via son interface logicielle, elle assure un déploiement du drone en moins de 30 secondes. Conçue pour abriter le drone et testée dans toutes les conditions climatiques, la station ainsi que tous ses composants ont été choisis afin de respecter les standards aéronautiques et un indice de protection IP67. Des prises Ethernet et USB sont facilement accessibles pour des opérations de maintenance simplifiées.  Elle peut être alimentée via une alimentation de type secteur ou un groupe électrogène.
  • L’interface logicielle permet à l’opérateur, via une tablette / un smartphone / un poste de sécurité de démarrer une mission de routine ou de prendre directement la main sur les caméras du drone. Une fonctionnalité « click and go» est également disponible afin de permettre une levée de doute en toute simplicité.

Le développement de cette solution a été mené en étroite collaboration avec la DGAC afin d’obtenir les autorisations réglementaires nécessaires à un usage sans intervention humaine. SKEYETECH est aujourd’hui la seule entreprise française à avoir des dérogations pour opérer sans télépilote, sur sites privés, de jour comme de nuit.

L’entreprise vise la commercialisation des premiers systèmes début 2018 via son partenaire et installateur français DRONE PROTECT SYSTEM.

Pour plus d’informations : www.skeyetech.fr

OptimData : Et si les machines pouvaient parler ?

Fondé il y a un peu plus de deux ans par Laurent Couillard et Etienne Droit, OptimData est né du constat que la digitalisation est à la fois un défi majeur et une opportunité pour le secteur industriel, dont la majeure partie n’a à ce jour pas intégré la révolution numérique.

Les défis que rencontre l’ensemble des acteurs du secteur (les producteurs de machines-outils et équipements, mais également leurs clients qui sont des producteurs de biens et services) sont multiples et nécessitent de revoir en profondeur certaines stratégies d’entreprise. Ainsi, l’augmentation de la compétition résultant notamment du fait de l’arrivée de nouveaux acteurs à envergure mondiale nécessite de disposer d’un outil de production à forte valeur ajoutée pour rester compétitif. Par ailleurs, des nouvelles technologies comme l’impression 3D peuvent intermédier des segments entiers, comme par exemple le marché des pièces détachées, qui est actuellement la principale source de revenu après-vente pour des producteurs d’équipements industriels. Enfin, les cadences de production actuelles et la versatilité des biens de grande consommation représentent des nouveaux défis pour la gestion de la disponibilité des machines (reconfigurations fréquentes etc.), la gestion des coûts et les procédures de sécurité.

Or, l’internet des objets industriels permet de répondre à ces enjeux de manière efficace en créant de nouveaux business modèles, en rendant les machines plus intelligentes, et en « augmentant » les hommes dans les usines. Cette perspective a poussé OptimData à développer sa solution ProductInUse, un logiciel destiné à répondre aux challenges des industriels souhaitant digitaliser leur outil et leur environnement de production.

ProductInUse est une application disponible sur mobile et PC, dont le fonctionnement repose sur deux volets innovants. Le premier est un outil de conception d’intelligence artificielle (« IA ») pour machines et équipements industriels. Reposant sur une exploitation big data et IoT, il permet aux ingénieurs de systèmes experts, d’identifier, designer, simuler et publier l’IA de machines. L’utilisateur est assisté dans la manipulation de données pour créer des algorithmes avancés. L’outil lui permet de créer des niveaux d’abstraction nécessaires au développement d’une IA et de conférer aux machines un langage qui est distribué facilement et à juste coût. Les machines exploiteront l’IA en contexte de leur propre production à travers une communauté de performance connectée. Cette communauté est le deuxième volet de ProductInUse. Les machines publient des messages et font des suggestions d’actions dans des fils d’actualité (assimilables à des carnets de santé de la machine). Elles interagissent telles des amies avec toutes les parties prenantes de la chaîne de production. L’utilisation de nouveaux paradigmes induits par l’évolution d’internet (mobilité, réseau social, outils collaboratifs) permet l’adoption rapide de cet outil.

La combinaison d’un service de conception assistée d’IA avec un outil de communauté de performance permet aux clients d’OptimData de développer des nouveaux services, que la jeune startup qualifie de services digitaux. Ces services digitaux ont vocation à véritablement être au cœur de la stratégie de digitalisation des industriels, car ils permettent de créer des nouvelles sources de revenus et d’améliorer les marges opérationnelles. Les applications envisageables sont très nombreuses (maintenance prescriptive, paiement à l’usage, coaching de performance, traçabilité logistique…) et OptimData collabore étroitement avec des industriels français et européens pour identifier et exploiter ces relais de croissance. Ainsi, l’adoption de la solution ProductInUse a par exemple permis à Sidel, leader mondial des solutions PET pour le conditionnement des liquides alimentaires, d’annoncer au salon drinktec 2017 la commercialisation de machines connectées capables d’utiliser plus de 80 expressions de langage pour auto-diagnostiquer des pannes et de suggérer la meilleure action corrective.

Pour plus d’informations : www.optimdata.eu

i-Guard : Une solution intelligente et autonome pour une cyber sécurité renforcée dans les entreprises

Dès cette époque, les fondateurs d’i-Guard avaient identifié qu’il était impossible pour un système antivirus classique de bloquer  chaque jour de  nouvelles cyber menaces toujours plus nombreuses et innovantes. La quadrature du cercle est en effet impossible à résoudre pour une solution classique reposant sur des bases de signatures : comment identifier, créer une réponse (basée sur cette identification) et la propager aux ordinateurs de ses clients quand il y a chaque jour 14 000 nouvelles menaces ?

En parallèle de cette évidence, l’équipe i-Guard a défini comme premier objectif de cerner les cibles facilement accessibles aux cyber pirates. Ainsi, il a été possible de déterminer qu’il fallait protéger les EndPoints (PC, portables, serveurs, smartphones) et principalement axer les efforts sur la sécurisation du système d’exploitation Windows (80% du marché mondial), cible principale des cyber attaques.

i-Guard a donc mis au point un module d’intelligence artificielle à installer directement dans le cœur de chaque EndPoint. Cette installation se fait via une console de management qui possède plusieurs fonctionnalités :

  • Installer i-Guard sur chaque EndPoints
  • Remonter et Centraliser les informations de sécurité
  • Agir sur la sécurité
  • Gérer les licences

L’intelligence artificielle est un noyau auquel i-Guard a appris les bases de la cyber sécurité mais qui évolue au fur et à mesure des attaques. Elle est également capable de peser les risques en fonction d’analyses en temps réel du comportement du système et des applications qui y sont installées. De fait, il n’y a plus besoin de faire appel à des définitions pour bloquer les menaces et i-Guard bloque les menaces totalement inconnues comme il l’a fait avec le ransomware Wannacry et le wiper NotPetya

Les applications possibles sont illimitées : de la simple protection informatique à la protection d’outils et de chaînes de production en passant par la protection d’éléments connectés (TV, frigo !) ou autonomes comme le seront les voitures dans le futur.

Pour plus d’informations : www.i-guard.eu

CYM : La Maintenance Prédictive, levier de productivité pour tous les industriels

La start-up parisienne fournit un service unique de maintenance prédictive. Le constat des deux dirigeants Ahmed Drif et Guillaume Le Vézouët est simple. Les Petits et Moyens Industriels n’ont pas de Branche “IoT” ou “Data Science” et se sentent perdus dans cette tendance dite de l’Industrie 4.0. C’est dans ce contexte qu’a été créé CYM (Connect Your Machine) en 2015 pour donner accès aux industriels aux technologies permettant d’améliorer la productivité de leurs parcs de machines.

Le premier objectif était de pouvoir rendre visible les taux d’usages des machines, en intégrant des capteurs correspondant aux paramètres à remonter, tels que la vibration, la pression ou encore la consommation électrique. Grâce à son écosystème de startups et fabricants renommés tels Bosch, CYM a la capacité d’intégrer les sensors qui remonteront les données pertinentes. Ces informations accessibles sur la Maintenance Factory permettent de mieux planifier les maintenances et surtout d’apprendre du comportement des machines.

Les travaux de recherches ont permis de mettre au point des algorithmes prédictifs pouvant être appliqués selon les besoins des métiers. S’améliorant cycle après cycle, ceux-ci permettent d’anticiper les défaillances et d’initier une opération de maintenance en amont de la panne.

Grâce à cette solution, l’industriel est accompagné dans la collecte, le transport et l’analyse des données.

De plus, les travaux actuellement menés avec un laboratoire de recherche permettront d’établir des paramètres de sécurité uniques permettant de garantir la confidentialité des données.

C’est en partenariat avec un industriel que CYM a par exemple développé une solution de supervision des filtres à air et d’optimisation de la maintenance sur site de Power Generation. La Maintenance Factory analyse la variation des débits volumiques en fonction des pressions différentielles dans plusieurs configurations et, corrélée à des facteurs externes, prédit les opérations de maintenance à venir.

La Maintenance Factory est aujourd’hui en place chez plusieurs PMI, ainsi qu’en POC chez de grands groupes français mais la jeune pousse ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Afin de financer sa croissance et la commercialisation de son offre, CYM prépare une levée de fond prévue pour fin 2017 et ambitionne de devenir le porte-drapeau de la performance industrielle.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site www.cym-iot.com – Twitter : @Cym_IoT – LinkedIn : Cym-Predictive Maintenance 

Spin off LETI : Les détecteurs spectrométriques de rayons X qui « voient » les liquides dans nos bagages à main

La coopération entre le LETI et MultiX est à l’origine du développement par MultiX  de la première génération de détecteurs spectrométriques ME100. L’expertise du LETI, d’une part en conception et tests d’ASIC, traitement de signal et détecteurs à base de semi-conducteur de type CdTe/ Cd(Zn)Te et d’autre part en traitement de l’information multi-énergie X pour la discrimination de différents matériaux dans le cadre des applications de contrôle de bagages de cabine et du tri de déchets. Cette coopération a permis le transfert de ces briques technologiques à MultiX.

Le but final était de développer une barrette de détection spectrométrique à base de semi-conducteurs CdTe pour de forts flux X et d’y associer une méthode d’exploitation du signal multi-énergie de façon à améliorer l’identification du contenu d’un bagage à l’aéroport. Il s’agissait de démontrer l’amélioration apportée par la multi-énergie aux systèmes actuels qui exploitent une information biénergie. En particulier, ces détecteurs présentent des limites dans l’identification des matériaux organiques et conduisent à un taux important de fausses détections.

Le principal challenge pour le LETI était l’obtention EN TEMPS REEL d’un signal spectrométrique avec une résolution énergétique meilleure que 10% à 100keV à des flux de l’ordre de 3Mcps/s/mm2. Une spécification associant vitesse et précision a priori très difficile à tenir !

Le Laboratoire Detecteurs (LDET) du LETI a mis au point une nouvelle électronique rapide de comptage et un traitement spécifique des coups détectés. Cette nouvelle électronique a permis d’obtenir le taux de comptage souhaité avec une spectrométrie présentant une excellente résolution en énergie (de l’ordre de 9%) à un flux de 3Mcps/s/mm2 (flux nominal de rayonnement pour un système de contrôle de bagages).  8 brevets ont été déposés sur lesquels la technologie de MultiX s’appuie aujourd’hui.

Ces dernières années, on a vu l’émergence des détecteurs de rayonnement X à conversion directe réalisés à base de semi-conducteurs de type Cd(Zn)Te fonctionnant à température ambiante et pouvant se segmenter en électrodes (imagerie) avec des capacités spectrométriques (quantification). Couplées à un circuit de lecture CMOS permettant d’intégrer de nouvelles fonctionnalités, ces architectures ont ouvert des possibilités de traitement de l’information multi-énergie apportant ainsi des performances nouvelles aux systèmes d’imagerie RX et gamma. L’enjeu majeur est désormais la généralisation de l’ « imagerie couleur » dans le domaine de la sécurité afin de détecter les substances illicites et les explosifs dans les bagages aériens, le contrôle non destructif permettant, entre autres, de discriminer plus finement tout objet indésirable dans l’industrie agro-alimentaire, le tri de déchets conduisant à un processus de recyclage plus efficace et l’imagerie médicale.

Pour plus  d’informations : www.leti-cea.fr

Scortex : L’intelligence artificielle pour transformer l’inspection visuelle au service de la qualité

L’industrie manufacturière est confrontée à une multitude de défis. La concurrence mondiale féroce et la vitesse de production toujours croissante exigent l’amélioration continue de la qualité de ses produits et services. L’augmentation des coûts de la main-d’œuvre et des cadences de production exige des processus de contrôle plus efficaces et une grande agilité.

A l’heure de l’Industrie 4.0, l’une des plus grandes améliorations potentielles est l’automatisation de l’inspection visuelle, tâche encore effectuée essentiellement manuellement. Un inspecteur humain introduit une forte variance dans la réalisation de l’inspection et ces inspections sont d’une grande pénibilité. De ce fait, la collecte d’informations liées aux contrôles ne peut pas être utilisée pour en tirer de conclusion globale. Les techniques de traitement d’image traditionnelles ont échoué dans l’automatisation des tâches d’inspections complexes. Une approche disruptive était nécessaire pour automatiser ces inspections sur les chaînes de production.

Scortex propose une solution d’inspection qui combine vision industrielle et deep learning. Celle-ci permet d’atteindre des niveaux inégalés en détection et cadence de contrôle.

Ce produit est destiné à l’ingénieur contrôle qualité. A partir de ses spécifications qualité et d’une base d’images, il peut créer une application d’inspection personnalisée à sa production. Grâce à une interface intuitive, aucune connaissance en deep learning n’est nécessaire.

L’application est facilement déployée en production grâce à une box connectée. Celle-ci est plug&play avec les caméras industrielles et peut communiquer avec l’ensemble des machines grâce à l’intégration des protocoles industriels. L’analyse est faite en temps-réel et le contrôle qualité n’est plus une étape ralentissant la supply chain. La synergie logiciel et hardware donne la possibilité d’une amélioration agile et d’adapter rapidement le contrôle à de nouveaux produits. La robustesse est une priorité dans les développements. . Scortex développe une architecture de calcul propriétaire pour l’exécution d’algorithme de deep learning.

Le flux d’images est converti en information utile et structurée : taux, type et location des défauts sur 100% de la production. Cela permet d’avoir une vue globale de la qualité des produits en temps réel et d’effectuer des analyses fines a posteriori.

Scortex déploie actuellement sa solution dans des usines du secteur automobile, des biens de consommation et dans les fonderies à travers l’Europe pour des applications de contrôle de pièces plastiques, métalliques ou peintes.

Pour plus d’informations : http://scortex.io/