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Enovasense révolutionne le contrôle des revêtements
Enovasense a été fondée en 2013 par Jean Inard-Charvin et Geoffrey Bruno, deux ingénieurs de l’Institut d’Optique (Palaiseau). En 4 ans, les étapes clés du lancement de la société sont validées : dépôt du brevet à l’international, validation du produit sur des dizaines d’applications, mise en service d’appareils en ligne de production dans le Monde entier, augmentation de capital auprès d’un fonds d’investissement, développement d’un réseau de distribution à l’international…
L’engouement pour la technologie Enovasense tient à la combinaison d’un marché potentiel vaste et d’un besoin aujourd’hui mal desservi. Une peinture sur un avion, un revêtement antifriction dans un moteur ou sur une prothèse médiale, un plaquage sur un bijou, un traitement anticorrosion sur une pièce d’escalade… les cas d’applications se comptent par centaines. Pourtant les techniques existantes de mesure de l’épaisseur, principalement à contact ou destructives étaient cantonnées au contrôle manuel de fin de production, sur un échantillon de pièces.
La technologie Enovasense repose sur le principe de radiométrie photothermique laser. Un laser provenant de la tête de mesure vient échauffer très légèrement la couche à mesurer. Ce flux de chaleur, généré ainsi sans contact avec la pièce se diffuse dans la couche jusqu’au substrat. Arrivé à cette interface, il repart dans la direction opposée et revient à la surface. La tête de mesure possède aussi un détecteur infrarouge qui observe la surface et collecte ce retour de chaleur. Les algorithmes d’Enovasense peuvent alors interpréter les informations provenant de ce signal thermique pour les relier à l’épaisseur de la couche. En effet, plus l’épaisseur est importante, plus le signal thermique qui la traverse est atténué et retardé.
Les avantages de cette technologie sont nombreux. Elle permet de mesurer quasiment tous les revêtements sur tous types de substrats parfois jusqu’à un millimètre d’épaisseur. La mesure se fait totalement sans contact avec la pièce, ce qui permet de l’intégrer sur des lignes en mouvement pour mesurer des pièces à la volée, de contrôler des revêtements encore humides, à haute température ou difficilement accessibles. Enovasense a compacté la tête de mesure à l’extrême de façon à l’intégrer dans les situations industrielles les plus complexes.
Grâce à ces avantages, les industriels peuvent contrôler jusqu’à 100% des pièces produites, avoir un suivi en direct de leur process de production pour optimiser la consommation de matière première, améliorer la qualité et la conformité des pièces et réagir en cas de dérive.
Pour plus d’informations : https://enovasense.com
EXPERT TELEPORTATION : La téléportation pour les industriels
La disponibilité du matériel et de l’expertise est un enjeu majeur des entreprises industrielles. 82% des interventions sont très techniques et les experts, ressources rares, perdent beaucoup de temps dans les transports avant de pouvoir intervenir.
Il y a de sérieux problèmes de compétences (+81% des sociétés industrielles vont avoir des problèmes avec des départs à la retraite de techniciens qualifiés, 51% n’ont pas de documentation à jour, 75% connaissent des difficultés à trouver de la main d’œuvre, 87% cherchent à réduire le coût de leur déplacement). Les outils actuels de communication n’empêchent que partiellement les déplacements. En effet, un appel téléphonique ne permet pas de voir une situation, une photo n’est pas interactive, une caméra GoPro ne permet pas une diffusion/discussion en temps réel, un smartphone avec Skype ne permet pas d’avoir les mains libres, etc.
EXPERT TELEPORTATION est unique en son genre : elle assemble le meilleur de chaque technologie pour une télé-assistance en temps réel. Pour la première fois, un expert peut voir une situation au travers des yeux d’un technicien grâce à des lunettes connectées, potentiellement à des milliers de kilomètres, comme s’il était lui-même sur place ! Les mains du technicien se retrouvent totalement libres et l’expert peut donc les guider à distance exactement comme s’il était dans la peau du technicien. Voici une vidéo de cas d’utilisation.
Bref, c’est Mission Impossible (ou tout autre film high tech) en vrai ! EXPERT TELEPORTATION s’appuie sur une expertise particulière sur la connectivité, une optimisation logicielle pour une utilisation ultra performante par rapport aux autres outils de vidéo-conférence, d’ergonomie et c’est aussi la seule entreprise au monde à customiser intégralement des lunettes connectées du marché. Plus de 20 awards ont récompensés la technologie ces 18 derniers mois.
Alors que l’entreprise était spécialisée dans le développement d’applications mobiles pour les professionnels et le grand public, Frédéric a l’idée de cette solution de télé maintenance en observant son père, lui-même directeur technique, plus de 200 jours par an en déplacement. C’est donc bien d’un besoin du terrain qu’est né ce produit.
L’objectif est donc de réduire drastiquement les coûts des entreprises industrielles : suppression des frais de déplacement, démultiplication de la productivité, meilleure satisfaction client, transfert de compétences plus rapide entre les salariés, diminution des pertes d’exploitation, mise en sécurité, plus de collaboratif entre les différences services et les fournisseurs. Des clients comme Veolia (leader mondial gestion de l’eau), Technip, Henkel ou encore Peugeot Citroën (4ème constructeur automobile européen) effectuent aujourd’hui des opérations en 20 minutes qui prenaient 2 jours de déplacement sans la technologie.
Pour plus d’informations : www.expert-teleportation.com
Picomto : La capture et diffusion du savoir-faire opérationnel dans l’industrie
Aujourd’hui, l’industrie est liée à la problématique de transmission du savoir : vieillissement de la population, turnover du personnel, le besoin de former les nouveaux arrivants, l’inexistence du transfert de connaissances, la complexité de la centralisation du savoir, nécessité de suivre des procédures…
La transmission du savoir-faire dans l’industrie se fait principalement au travers des instructions de travail, modes opératoires, procédures de maintenance, procédures internes… qui sont rédigés aujourd’hui à 99% sur des logiciels comme la suite Microsoft Office. Des solutions qui ne sont pas dédiées à ces finalités et qui du coup génèrent des conséquences :
- Pas de normalisation
- Diffusion sans maîtrise
- Pas de traçabilité
- Mises à jour laborieuses…
Il y a donc un réel besoin pour les industriels d’avoir une solution dédiée à la création, gestion, partage, consultation et analyse d’instructions de travail.
Fort de ce besoin, Picomto a développé sa solution ouverte (API) pour capturer et diffuser le savoir-faire opérationnel dans l’industrie avec un double objectif : Faciliter la formalisation du savoir-faire et faciliter sa compréhension et son exécution. La solution s’inscrit dans le courant de l’industrie du futur et peut s’intégrer à d’autres systèmes d’informations (ERP, GMAO..). C’est un véritable outil permettant de créer des instructions de travail ISO 9001.
Pour cela, la start-up a imaginé un format qui est piloté par le visuel. Chaque instruction comprend un ensemble de page, et par page on trouve une image/vidéo accompagnées d’annotations textuelles de 400 caractères ainsi que des formulaires de capture de données terrain.
Toutes les instructions visuelles de travail créées dans Picomto sont traçables, normalisées, multilingues et peuvent être modifiable à tout moment pour entrer dans une démarche d’amélioration continue. La solution est disponible sous navigateur web et application Androïd avec une gestion en mode connecté et déconnecté.
La solution est dédiée au secteur industriel. L’usage qui en est fait est polyvalent : production, fabrication, maintenance, qualité, exploitation… Par exemple, parmi les clients de Picomto :
- Dans un objectif d’augmentation de la qualité et de réduction des non-conformités sur ses lignes de production, un sous-traitant dans l’automobile a intégré des écrans à chaque poste de travail pour que les opérateurs aient accès en temps réel aux instructions visuelles de travail et formulaires de non-conformités
- Un industriel utilisait auparavant le papier pour toutes les procédures de maintenance et formulaires de collecte de données. Ils ont choisi Picomto pour digitaliser leurs procédures de maintenance et checklists afin de gagner en mobilité et accessibilité. Les techniciens consultent et exécutent les procédures et checklists directement depuis leur smartphone évitant les données inexploitables que peut engendrer le papier. Toutes les informations collectées sont ensuite transmises dans leur GMAO pour faire de la maintenance prédictive
Pour plus d’informations : https://fr.picomto.com/
Itris Automation : Pour un développement efficace des programmes automates
Il y a bientôt 25 ans, en décembre 1993, a été publié la première version du standard international IEC 61131-3 formalisant et standardisant les langages de programmation pour les automates programmables industriels. Quatre ans seulement après la publication du premier standard définissant le langage C, le monde de l’automatisme uniformisait à son tour ses pratiques. L’ère du génie logiciel appliqué largement, diffusé à tous et accessible dans le monde industriel allait pouvoir commencer !
Définissant 5 langages différents, avec des niveaux d’abstraction variables permettant à tous de choisir la bonne représentation en fonction de la tâche à accomplir et du cadre de référence (le ladder pour les développeurs de culture électrotechnique, le texte structuré pour les informaticiens …). Le standard est d’une richesse rare ! De même, son ouverture à des extensions offre à chaque constructeur d’automate la liberté d’enrichir encore les fonctionnalités disponibles.
Et c’est là que les problèmes commencèrent… L’hétérogénéité des langages et leur niveau d’abstraction variable sont alors devenus un obstacle à l’émergence d’outils d’aide au développement. Or, de tels outils sont essentiels pour automatiser et supporter les nombreuses tâches nécessaires à la satisfaction du niveau d’exigence de l’industrie, en matière de qualité et de documentation. Des efforts manuels, coûteux et non répétables devenaient la seule alternative.
Ces challenges sont la motivation principale de la création d’Itris Automation en 2008. L’objectif de la société est de fournir à l’industrie des outils inspirés des techniques de génie logiciel largement diffusées dans des secteurs connexes tels que l’informatique embarquée, tout en les adaptant aux contraintes spécifiques de l’industrie. Et, avant toutes choses, il a fallut s’attaquer aux questions d’hétérogénéité et de faible niveau d’abstraction des langages …
C’est pour cela qu’est né GLIPS, un langage textuel et d’abstraction de haut niveau pour les systèmes de contrôle-commande. Capable de représenter les 5 langages de la norme IEC 61131-3, dans toute leur diversité d’implémentation, il a ouvert la porte au développement d’une gamme d’outils couvrant les besoins d’analyse statique, de traduction automatique, de génération de documentation et d’aide au diagnostic. Surtout, il est accompagné de fonctionnalités d’import et d’export permettant aux automaticiens de continuer d’utiliser leurs langages et environnements habituels, condition sine qua non à l’adoption de nouvelles approches.
Aujourd’hui, le logiciel est plus que jamais au cœur de l’industrie. Qu’elle soit dite ‘du futur’ ou ‘4.0’, ses gains de productivité et de qualité sont tirés avant tout par une meilleure automatisation dans un contexte interconnecté. Les motivations de 1993 restent toujours valables – et c’est un défi que les équipes d’Itris Automation continuent de relever au quotidien.
Pour plus d’informations : www.itris-automation.fr
HoloMake : L’Interaction Manuelle Augmentée au service de l’industrie du futur
C’est fin 2014 que la startup HoloMake a commencé à réfléchir à un dispositif simple pour reporter des formes numériques sur des objets réels.
Jusqu’à présent, pour reporter une forme sur un support physique ‘adapté’, les seules solutions étaient le papier calque, la table lumineuse, le papier carbone ou l’impression. Depuis début 2016, il existe une petite machine à décalquer holographique dénommée QroKee, qui permet de reproduire un motif, une image, une photo sur tout type de matériaux en utilisant tout type d’outils, et ce, de façon la plus ergonomique qui soit. QroKee est le premier produit développé par HoloMake à destination du marché du loisir créatif et du grand public.
Fort du constat de l’efficacité de ce concept original de réalité augmentée, fin 2016, Holomake a décidé de le décliner à l’usage des professionnels.
Lorsque l’on parle de la Réalité Augmentée dans le contexte de l’Industrie 4.0 et des challenges de l’usine du futur, les dispositifs proposés par les acteurs majeurs doivent forcément être portés sur la tête de l’opérateur. Or, dans de nombreux cas d’utilisation, il n’est pas spécialement pertinent d’utiliser un dispositif embarqué (casque, lunettes, tablette ou smartphone tenu à la main), encombrant, et qui nécessite un tracking permanent qui rend instables les images présentées. A contrario, HoloMake propose des dispositifs fixes, attachés au plan de travail, qui enrichissent le champ de vision de l’utilisateur avec des guides virtuels holographiques, précis et stables, perçus exactement sur les objets réels sans aucun équipement particulier.
Les systèmes HoloMake affichent un plan holographique 2D qui peut être positionné et orienté librement en 3D dans l’espace de travail. En l’absence de stéréoscopie et de tracking, ces dispositifs sont naturellement multi-utilisateurs. Les systèmes de guidage holographique proposés améliorent de façon significative la qualité et la fiabilité des opérations manuelles complexes en allégeant la charge cognitive qui pèse sur l’opérateur.
Trois éléments-clés composent les solutions développées par HoloMake: une source d’affichage, une surface réfléchissante et un éclairage. Elles peuvent intégrer en option différents capteurs pour assurer des fonctions de tracking ou de scanning.
Parmi les cas d’usages mis en avant dans les solutions HoloMake, on peut retenir par exemple le fait de guider un assemblage qui nécessite de la précision comme l’enfichage de fils électriques dans une gaine; de guider une opération qui nécessite de l’attention comme une soudure, une gravure ou un perçage; d’aider au contrôle qualité de pièces mécaniques ou électroniques; d’afficher les informations de la notice technique sur la zone de travail; ou bien encore le fait d’être utilisé comme guide pour la formation des opérateurs.
Spécialisé dans la conception sur-mesure de systèmes de guidage holographique adaptés à des cas d’utilisation précis, Holomake cherche des partenaires, industriels ou startups, pour mettre au point des expériences-pilotes qui mettraient en avant tous les avantages de cette technique. Leur objectif est de montrer qu’il est possible de proposer aujourd’hui des solutions de réalité augmentée au service de l’opérateur sur son poste de travail et ainsi d’accélérer l’adoption de ces technologies dans l’industrie.
Pour plus d’informations : www.holomake.com
Energiency : L’intelligence énergétique pour rendre les usines durablement intelligentes et sobres en énergie
Le logiciel Energiency utilise les technologies du cloud, du big data et de la data science pour analyser en continu les données issues des compteurs d’énergie et de l’Internet des Objets Industriel (IioT).
Les opérateurs peuvent tout d’abord visualiser en temps réel les consommations d’énergie par produit, lot ou ordre de fabrication. Cette comptabilité énergétique instantanée disponible au cœur de l’atelier permet d’identifier instantanément les écarts de variabilité significatifs et de mieux maîtriser l’amélioration continue de leur performance et de leur excellence opérationnelle.
L’energy manager et l’opérateur en atelier bénéficient également dans le logiciel d’une analyse prédictive calculée par le logiciel selon des données issues de variables d’influence (plannings, production, maintenance, météo, etc). Cela permet d’anticiper à l’aide d’alertes graduelles tout écart significatif par rapport à la performance attendue, et d’anticiper la vigilance à mettre en place en cas d’enjeu énergétique important à venir.
Pour aller plus loin, le logiciel Energiency fournit également des préconisations opérationnelles en temps réel permettant de mettre en œuvre sans délai un protocole précis d’intervention ou l’envoi de consignes vers l’automatisme en place dans l’usine.
Avec cette caisse à outil logicielle accessible sans investissement (as a Service), les industriels produisent mieux avec moins, pour réaliser jusqu’à 20% d’économies sur leurs usages énergétiques, et ce sans investissement.
Energiency est lauréat de 25 Prix Innovation, et a été désignée « Start-up de la Transition Energétique » par le magazine Usine Nouvelle. Energiency a par ailleurs bouclé une levée de fonds de 2,7 M€ en 2017 avec les fonds d’investissement ISAI, Go Capital et West Web Valley pour accélérer son activité en Europe.
Pour plus d’informations : www.energiency.com
Tellmeplus : L’Intelligence Artificielle automatisée au service de la performance des entreprises
Tellmeplus est l’éditeur de Predictive Objects, une plateforme logicielle d’intelligence artificielle qui utilise le Machine Learning et l’Intelligence Artificielle pour automatiser la production de modèles prédictifs.
Predictive Objects repose sur une technologie brevetée, le Meta Active Machine Learning qui laisse le soin à l’intelligence artificielle d’automatiser l’ensemble du processus de sélection, d’analyse des données, en choisissant automatiquement la meilleure combinaison algorithme/données pour générer et déployer en un clic les modèles prédictifs les plus pertinents. Pour autant, l’expertise humaine reste bien évidemment nécessaire pour confirmer l’alignement du modèle généré avec des éléments contextuels et opérationnels. L’intelligence artificielle n’a donc pas pour vocation à remplacer l’expert, mais plutôt à lui laisser le loisir de se concentrer sur des tâches à plus forte valeur ajoutée pour qu’il devienne un expert « augmenté ».
En reposant sur les algorithmes symboliques, le Meta Active Machine Learning assure également l’explicabilité des prédictions. Ainsi, non seulement les entreprises sont à même de créer des modèles prédictifs en quelques semaines, mais également de favoriser la collaboration entre les différents services de l’entreprise et évite l’effet « boîte noire » si souvent reproché à la science algorithmique et à l’IA.
Dernier élément important, les modèles produits par Predictive Objects peuvent être déployés en un clic au plus proche de la donnée et de l’action : on premise, dans le cloud, dans une plateforme IIoT, voire dans l’objet lui-même « at the edge of the network ». En embarquant l’intelligence au plus près des objets, la solution les rend ‘intelligents’, capables de prendre des décisions instantanées, même en l’absence de réseau.
Quelques exemples pour mieux comprendre les usages de Prédictive Objects : la maintenance prédictive avec pour but d’identifier, expliquer et anticiper les pannes de machines industrielles ou d’objets connectés B2C tels que la box TV ou la voiture. L’optimisation de processus industriels est une autre illustration de la pertinence de l’analyse prédictive avec l’identification de pièces défectueuses le plus en amont possible d’une chaîne de production… Mais surtout l’intérêt de “l’Automated Embedded Artificial Intelligence” réside dans le fait que votre box TV ou que votre usine puisse continuer à fonctionner même lorsque la connexion est rompue.
Basée à Paris et Montpellier, Tellmeplus a été créée en 2011 par Jean-Michel Cambot, l’inventeur de Business Objects, qui a été rejoint en 2016 par Benoit Gourdon, co-fondateur de Neolane.
Pour plus d’informations : www.tellmeplus.com
Gunvor au Congo : Or noir, corruption et géopolitique
L’ONG suisse Public Eye a enquêté sur les coulisses d’un contrat pétrolier gigantesque obtenu par la société de négoce Gunvor. Avec l’aide de Mediapart qui a recueilli des documents très compromettants pour la firme suisse, Public Eye a rendu public la semaine dernière son investigation. Quatre procédures judiciaires sont toujours en cours pour faire la lumière sur cette affaire.
L’Ovni Gunvor
Fondée en 1997 par le Russe Guennadi Timtchenko, proche de Vladimir Poutine et le Suédois Torbjörn Törnqvist, Gunvor est partie de zéro, ou presque, pour devenir en quelques années le numéro un de la commercialisation du pétrole russe. Entre 2005 et 2007, son chiffre d’affaires passe de 5 à 43 milliards de dollars grâce à l’exportation de pétrole russe. La société s’impose alors comme le vendeur attitré du géant étatique russe Rosneft et la 4ème plus importante société privé de négoce de pétrole.
Loin de vouloir s’arrêter là, Gunvor cherche dès 2006 à trouver de nouveaux marchés, en Afrique notamment. La firme s’essaie successivement au Nigeria, en Angola et en Côte d’Ivoire, avant de percer au Congo Brazzaville. Pour cela, elle débauche les meilleurs : quatre traders de Totsa, filiale de négoce du groupe Total, sont engagés. L’année suivante, le desk Afrique d’ Addax, une société concurrente, perd cinq de ses meilleurs éléments au profit de Gunvor.
Contrat mirifique
Le Congo Brazzaville est une cible de choix. C’est un Etat rentier du pétrole (90% des exportations, 70% du PIB) où la moitié de la population vit avec moins de deux dollars par jour. Le pays est dirigé par le clan du président Denis Sassou Nguesso, au pouvoir depuis trente-huit ans, à l’exception d’un bref interlude démocratique entre 1992 et 1997. Il a placé ses proches aux postes clés, à l’instar de son fils Denis Christel, surnommé «Kiki», directeur général adjoint en charge de l’aval pétrolier au sein de la Société Nationale des Pétroles Congolais (SNPC), qui commercialise l’or noir pour le compte de l’Etat africain. Le pays figure par ailleurs au quinzième rang des États les plus corrompus de la planète, selon Transparency International.
Gunvor propose alors un deal très intéressant pour le clan Nguesso. Six accords de préfinancements de 125 millions de dollars chacun, soit 750 M€ au total, sont signés entre janvier 2011 et septembre 2012. Initialement dédiés au développement de l’industrie pétrolière, ces fonds vont être en partie détournés sans que les institutions financières internationales, tel que le FMI, ne puissent intervenir. « Gunvor se transforme en parabanque, sans toutefois devoir respecter les règles et contraintes qui s’appliquent aux institutions financières. Et ce, avec l’aide de BNP Paribas qui finance partiellement ces prêts », explique Public Eye.
En échange des préfinancements, Gunvor va affréter entre janvier 2011 à l’été 2012, vingt-deux tankers à Pointe-Noire. Au total, la firme acquiert des barils de Djéno, le principal brut congolais, pour une valeur totale de 2,2 milliards de dollars. Et ce, alors que les prix du pétrole étaient au plus haut, plus de 100 $ le baril (contre 50$ aujourd’hui). Au final, le contrat congolais aurait permis à la compagnie suisse d’engranger plus de 100 millions de dollars de profits.
Pétrole et géopolitique
Pour se faire une place sur le marché africain Gunvor va proposer une formule originale, avec « une approche géopolitique » qu’aucun de ses concurrents n’a su, ou pu, développer, explique une source à Mediapart. Si les montages financiers complexes pour rémunérer grassement des intermédiaires et des agents publics ne sont pas rares dans le secteur pétrolier, Gunvor a valorisé ses réseaux. En plus des préfinancements, les « apporteurs d’affaires » comme on dit dans le jargon, Maxime Gandzion et Jean-Marc Henry, devaient ouvrir les portes du Kremlin au clan Nguesso, soucieux de trouver en Vladimir Poutine, un allié de poids sur la scène internationale.
Le 31 août 2011, peu après le début de la coopération entre Gunvor et le Congo, un accord intergouvernemental de coopération économique entre les deux pays est signé à Moscou. C’est la consécration. L’accord prévoit que la Russie soutienne « au niveau étatique » les compagnies russes et congolaises qui participeront aux travaux de construction et à la modernisation du complexe pétrolier congolais.
Quelques mois plus tard, la justice suisse est alertée de mouvements financiers à travers des paradis fiscaux (Hong Kong notamment) s’élèvant à plus de 30 millions de dollars et lance une enquête.
Ennuis judiciaires
Le 3 juillet 2012, les locaux suisses de Gunvor sont perquisitionnés pour trouver des preuves d’irrégularités. Le procureur Sautebin, en charge de l’affaire, éprouve toutes les peines du monde à prouver la corruption au niveau de la direction car Gunvor s’est retourné contre un de ses employés jugé seul responsable. Une sorte de syndrome Kerviel… Mais un revirement récent pourrait tout changer. L’intéressé aurait demandé l’ouverture d’une « procédure simplifiée ». En échange d’informations accablantes, il pourrait n’écoper que d’une condamnation, amende voire d’un non-lieu, préalablement négocié avec les autorités judiciaires helvétiques.
De son côté le Russe Guennadi Timtchenko a précipitamment revendu, en mars 2014, ses parts dans Gunvor à son partenaire Törnqvist. Une bonne inspiration. Son nom est en effet apparu sur la liste des ressortissants russes visés par les sanctions américaines adoptées la même année après l’annexion de la Crimée par la Russie.
Avec la chute des cours du baril, les revenus du Congo ont baissé massivement (-54,4% entre 2014 et 2016 selon la Banque mondiale). Pour faire face à son déficit public et une dette estimé à 120% du PIB, Brazzaville espère désormais un soutien financier des institutions internationales. Le projet de coopération russo-congolais n’a lui guère avancé.
Romain Chicheportiche
La France championne d’Europe de l’ouest en densité éolienne (en commençant par le bas du podium)
Selon le document présenté par EDF Energies Nouvelles, la densité démographique moyenne de la France est de 123 habitants par kilomètre-carré, soit presque deux fois inférieure à celle de l’Allemagne (231 habitants par kilomètre-carré) tandis que la densité éolienne française est de 21 kW par kilomètre-carré, contre 139 en Allemagne. La densité éolienne est de 63 kW/km2 en Grande-Bretagne, de 58 au Portugal, 43 en Irlande et 31 en Italie.
Si la France développait l’éolien en suivant le modèle Allemand alors l’hexagone pourrait multiplier par un facteur 7 sa production d’électricité à partir du vent. Et même d’un facteur 14 en intégrant le facteur démographique. Selon RTE la France a produit 20,7 TWh d’électricité éolienne durant l’année 2016, année durant laquelle la consommation électrique française a été de 473 TWh.
Si le facteur de charge de l’éolien en France est d’environ 23% il est 90% du temps supérieur à 6%. Et avec un facteur de capacité de 6% on peut théoriquement répondre à 100% de la demande. Autrement dit il est vraiment lourdement fallacieux de penser que si le facteur de capacité est de 23%, alors les éoliennes ne produiraient rien 77% du temps. L’erreur est malheureusement fréquente, comme ici le 13 septembre, et là le 20 septembre. La complémentarité du solaire photovoltaïque et de l’éolien à l’échelle saisonnière est en outre excellente en Europe de l’ouest.
«Le facteur de charge de l’éolien (ou du PV) n’est pas une fatalité» a expliqué aux Techniques de l’ingénieur Bernard Multon, professeur de génie électrique à L’Ecole Normale Supérieure de Rennes. «Et il peut être accru, à site de production donné, par des choix de dimensionnement tels que celui des éoliennes à turbine surdimensionnée pour une puissance nominale donnée, ce que Bernard Chabot appelle la révolution silencieuse (voir ici et ici)» a ajouté l’expert.
Selon le média ThinkProgress dans l’état du Massachussets (USA) un parc éolien offshore de 144 MW pourraît être couplé avec des batteries Lithium capables de stocker 40 MWh.
Olivier Daniélo
Smart City : les clés de la ville aux mains des pirates
Le marché de la Smart City devrait représenter 165 milliards d’euros en France d’ici à 2022 selon une étude de Cisco. Un rapport du ministère du Logement et l’habitat durable paru en 2016 précise que la moitié (49 %) des investissements concerne les bâtiments et les usages, 17 % la conception urbaine et l’environnement, 15 % la mobilité, 10 % l’énergie et les réseaux et 9 % pour le reste.
C’est dans cette poignée de pour cent que l’on trouve notamment la sécurité des flux… Comme d’autres technologies qui ne sont pas encore arrivées à maturité, la protection des échanges est rarement une priorité. Dans bien des cas, elle n’est pas même intégrée dès les premières lignes d’un projet.
Or, tous les concepteurs de smart City vont devoir rapidement changer leurs méthodes de travail. Le 25 mai 2018, le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) entrera en application. Validé en 2016, il renforce la protection des citoyens et accentue par conséquent les obligations de toutes les entreprises. Quelles que soient leur taille et leur activité, elles doivent dès à présent s’organiser pour être en conformité.
Si un piratage informatique du réseau informatique d’une Smart City entraîne une fuite de données à caractère personnel, le gérant devra en effet avertir la CNIL sous 72 heures. Cette notification devra être faite dès que l’intrusion malveillante aura été constatée. Passé ce délai ou si il n’avertit pas cet organisme, le gestionnaire de ce réseau devra s’acquitter d’une amende. L’article 83.6 du RGPD précise que cette sanction peut atteindre jusqu’à 4 % du chiffre d’affaires mondial annuel (pour un grand groupe).
Coupure d’eau
Pour l’instant, ces villes intelligentes n’ont pas encore été réellement impactées. Mais des indices montrent que des attaques devraient se multiplier au fur et à mesure de leur développement. Des pirates ont déjà infecté des réseaux électriques, des systèmes d’alerte de Dallas, le réseau du tramway à San Francisco…
Demain, on peut imaginer, différents services paralysés par des cybercriminels qui auront infecté un réseau informatique avec un ransomware (virus chiffrant toutes les données d’un serveur ou d’ordinateurs) et exigeront le paiement d’une rançon pour tout débloquer. Un scénario de film de science-fiction ? Pas vraiment, le niveau de sécurité de ces réseaux et des objets connectés est tellement faible, voire inexistant, qu’il pourrait vite devenir une triste réalité…
Selon l’ANSSI (Agence nationale de sécurité des systèmes d’information) il faut focaliser les efforts de sécurisation sur les objets connectés de type actionneurs, qui ont des conséquences physiques sur la ville (gestion de l’eau, électricité, transports…). Mais il faut surtout en revenir aux règles fondamentales. Et la première d’entre elles est d’intégrer la sécurité dès le début d’un projet, car « c’est très compliqué de l’intégrer plus tard », rappelle Hervé Debar, Directeur du département RST à Télécom SudParis.
Le chiffrement des communications de la smart City et le cloisonnement des données sont également prioritaires. Comme pour le réseau d’une entreprise, il est indispensable de faire un audit du système informatique. C’est ce qu’a fait Singapour, l’une des smart cities les plus avancées, en 2012 dans 11 secteurs dont les infrastructures sont jugées cruciales (transports, énergie, télécoms, finance…). Même si cet exemple est à part, il s’agit d’une ville État où tout est centralisé, il doit servir de référence en France.
Par Philippe Richard
Évolution de la rémunération en 2017 : les cadres plus optimistes
Perspectives d’évolution salariale en 2017 45 % des cadres interrogés dans la dernière enquête de l’Apec prévoient de demander une augmentation en 2017. 35 % pensent l’obtenir (qu’ils l’aient ou pas demandée), contre 33 % un an auparavant. De plus, 24 % des cadres perçoivent une amélioration de leur pouvoir d’achat (+ 2 points sur un an) tandis que la part de ceux estimant qu’il s’est dégradé est en recul de 5 points. À noter que près de 9 cadres sur 10 considèrent les avantages salariaux tels qu’une revalorisation salariale, des primes ou encore des bonus, comme le principal levier de reconnaissance professionnelle.
Des niveaux de rémunération stables en 2016 En 2016, la rémunération annuelle brute moyenne des cadres s’établissait à 56 k€ (salaire fixe + part variable). Quant au salaire médian, il s’élevait à 48 k€. Des niveaux stables par rapport à 2015. En outre, 80 % des cadres ont un salaire annuel brut (fixe + part variable) compris entre 34 k€ à 85 k€. Cette forte dispersion illustre la grande hétérogénéité des situations professionnelles des cadres relative à leurs caractéristiques individuelles, à celles de leur formation initiale, du poste occupé, de leur entreprise ou bien de leur parcours professionnel. Par ailleurs, l’âge et la taille de l’entreprise restent deux facteurs clés de la rémunération des cadres. Autre constat marquant, les hommes cadres gagnent 12 % de plus que leurs homologues féminins (écart médian tous profils confondus). Toutefois, cet écart se réduit d’année en année.
L’évolution de la rémunération des cadres selon leur situation professionnelle En 2016, 66 % des cadres ayant intégré une nouvelle entreprise suite à un changement direct, c’est-à-dire sans période de chômage, ont vu leur rémunération augmenter, contre 38 % pour ceux qui ont connu une période de chômage. S’agissant des cadres mobiles en interne, 53 % d’entre eux ont été augmentés en 2016, soit un niveau quasi stable par rapport à 2015. Quant aux cadres qui n’ont connu aucun changement professionnel en 2016, 43 % d’entre eux ont bénéficié d’une revalorisation salariale, contre 40 % en 2015.
Source : Apec
Cassini est morte, Vive Cassini
Les opérateurs de la mission en ont décidé ainsi. La sonde Cassini doit finir ses jours dans l’atmosphère de Saturne. Après 20 ans dans l’espace, le niveau exact du réservoir de carburant n’étant pas connu, ils ont préféré contrôler la fin de vie de l’orbiteur pour être sûr qu’il n’irait pas s’écraser sur Titan ou Encelade. Car les règles de la protection planétaire le stipulent bien : il ne faut pas contaminer des mondes qui pourraient abriter des traces de vie actuelles ou éteintes. En précipitant Cassini dans l’atmosphère de Saturne, on était sûr qu’elle serait complètement désintégrée. En outre, les scientifiques en attendent une belle moisson de données sur la haute atmosphère de Saturne. Les caméras ont été éteintes depuis le 14 septembre, car l’envoi de photos prend trop de ressources et les autres mesures sont scientifiquement plus intéressantes. Dix instruments qui mesurent gaz, plasma, particules, température, champs électriques ont donc continué de fonctionner pendant la descente qui s’est passée comme prévu, mieux même puisque la sonde a émis pendant 13 secondes de plus qu’espéré. L’approche s’est faite par le pôle Nord de Saturne, le point d’entrée a été fixé à 3000 km au dessus de la surface de référence d’une planète gazeuse (que les scientifiques ont arbitrairement choisie comme l’altitude où la pression atmosphérique est d’un bar). Une fois entrée, la sonde a continué d’émettre pendant un peu plus d’une minute comme l’avaient estimé les responsables de la mission à peu près à 1500 km au-dessus du sommet des nuages. Ainsi, même si la sonde est à présent désintégrée, les données récoltées sont telles, que les découvertes qu’elle a faite sont encore à venir. Cassini a de beaux jours devant elle !
Tout est encore à faire
Les différents responsables de la mission ont tous insisté sur ce point lors de la conférence de presse qui s’est tenue juste après : « Ce n’est pas une fin, c’est un début, nous y retournerons ». « D’ailleurs Cassini ne nous a donné qu’un aperçu du goût de son atmosphère ». Insistant aussi sur l’exemplarité de cette mission pour laquelle tout a été parfait : « de la sonde elle-même aux différentes collaborations qui se sont maintenus pendant si longtemps ».
Et pour l’avenir ?
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Par Sophie Hoguin
Convertir le solaire et l’éolien en méthane de synthèse
McLyzer 100-30
McPhy est reconnu dans le secteur grâce à sa technologie d’électrolyse qui permet de produire de l’hydrogène en utilisant des énergies renouvelables. L’entreprise a remporté l’appel d’offres international lancé par RAG. « Les critères étaient particulièrement exigeants notamment sur la rapidité de réponse aux variations de puissance électrique, la production directe d’hydrogène à une pression de 30 bar, la maturité de la technologie et la robustesse du système. Les caractéristiques du générateur d’hydrogène McLyzer 100-30 répondaient parfaitement à ces exigences », explique Pascal Mauberger, président de McPhy.
Le gaz naturel de synthèse sera produit grâce à l’électrolyse fournie par le Français et stockée directement dans un réservoir naturel situé à plus de 1 000 mètres sous terre, puis injecté dans le réseau pour être délivré à la demande, en fonction des besoins des consommateurs. Ce nouveau contrat porte à plus de 13 MW la capacité des équipements de Power-to-gas bientôt installée par McPhy, soit une production quotidienne de près de 6 tonnes d’hydrogène renouvelable.
La technologie de Power-to-gas est de plus en plus étudiée pour stabiliser les réseaux électriques confrontés à l’afflux croissant d’électricité d’origine renouvelable. Transformer les excès de production éolienne et solaire en méthane de synthèse à l’avantage d’être plus facilement stockable et de faire participer ces installations à la réserve primaire et secondaire. Les coûts élevés de cette transformation la rendaient jusqu’ici non rentable.
Par Romain Chicheportiche
La SeaBubble d’Alain Thebault : une innovation au potentiel véritablement disruptif
On pouvait craindre que la SeaBubble, perchée sur des foils, manquerait de stabilité quand l’eau s’agite. Mais cette vidéo publiée par Alain Thebault le 7 septembre 2017 sur son compte Twitter personnel démontre que l’engin tient vraiment très bien la route. Bluffant.
A Paris est-ce la SeaBubble qui n’est pas adaptée à la réglementation pour naviguer sur la Seine ou est-ce la réglementation française qui est obsolète ? La vitesse est limitée entre 12 et 18 km/h sur la Seine. Ceci afin de limiter la puissance des vagues générés par les bateaux, ainsi que la pollution. Mais la SeaBubble ne génère pas de vague, il vole au-dessus de l’eau. Et il est 100% électrique à batterie. C’est donc bien la réglementation française qui est inadaptée.
Certains objecteront que naviguer à 30 ou 50 km/h est dangereux. Or les SeaBubbles seront équipés de systèmes de navigation 100% autonome : le risque d’erreur humaine sera donc nul. De nombreux bateaux dans le monde sont dès à présent équipés de systèmes de navigation semi-autonome. La densité de trafic sur l’eau est bien moindre que dans les rues parisiennes. En outre les SeaBubbles sont silencieux et donc bien plus conviviaux, même à 50 km/h, que les bateaux thermiques pétro-fumants navigant à 12 km/h.
Haute efficience
Techniques de l’ingénieur avait fait écho dès janvier 2015 d’un engin slovène, le Quadrofoil, utilisant la même technologie. Et souligné la haute efficience énergétique de cette solution de transport. La trainée est réduite de 40%, et donc la consommation énergétique. Mais Alain Thebault, recordman du monde vitesse en voilier avec son fabuleux hydroptère, dispose manifestement d’un bien meilleur réseau de relations que l’équipe slovène. Le co-fondateur de Google, Larry Page, lui avait demandé s’il pouvait venir faire un baptême en Hydroptère dans la baie de San Francisco. Alain Thebault a accepté. Aujourd’hui ce sont les SeaBubbles qui séduisent Google. Et l’ex-directeur de la communication d’Uber-France a rejoint l’équipe du capitaine Thébault.
Il serait dommage que la capitale de la France ne puisse pas être la première au monde à disposer de ce nouveau moyen de transport. Pour une fois, ce n’est pas une innovation californienne qui débarque en France mais l’inverse. Bénéficier du soutien du président de la République Emmanuel Macron et de la Maire de Paris Anne Hidalgo sera-t-il suffisant ?
Techniques-Ingénieur.fr n’a pas hésité à publier des analyses critiques quand des innovations comportent des tares physiques intrinsèques. Comme par exemple avec la route solaire ou l’arbre à vent. Mais la vidéo diffusée par Alain Thebault et susmentionnée a éliminé les doutes au niveau de la stabilité des SeaBubbles. Techniquement, la solution a un potentiel véritablement disruptif.
Facteur non négligeable pour devenir un succès commercial : le SeaBubble a un côté assez Bling-Bling et m’as-tu-vu: il permet de marcher sur l’eau, d’être ainsi au-dessus de la mêlée, et d’aller vite. Le concept plaît par conséquent beaucoup, tant en Suisse (Lac Léman) qu’en Californie (San Francisco Bay Area).
Bientôt du Bubble-sharing ?
Cette start-up, si elle réussit à parvenir à des volumes de production permettant de faire baisser ses coûts, peut devenir une Licorne. Comme BlaBlaCar fondée par Frédéric Mazzella, un autre chouchou d’Emmanuel Macron. Peut-être que BlaBlaCar et SeaBubble finiront d’ailleurs par converger. Des BlaBlaBubbles.
Le parcours personnel d’Alain Thebault, tel que décrit par cet article publié en 2016 dans Le Point ainsi que dans cette vidéo-conférence, est touchant. Comme ce champion breton de vitesse à la voile le dit lui-même, « il revient de loin ». Et d’ajouter : « je n’ai pas la même conception du confort que la majorité des gens. Quand tu n’as rien, la lumière, la nourriture n’ont pas la même saveur. »
Le navigateur Eric Tabarly lui avait déclaré :
« Alain, le plus important dans la vie, c’est de rester Libre »
Vive l’innovation française.
Olivier Daniélo
L’Hyperloop propulsé sur le devant de la scène
Depuis quelques mois c’est une course effrénée à coup d’annonces de futurs contrats, de délais ultra-courts, de concours de vitesse avec toujours plus de concurrents et de clients qui se manifestent. Dernier en date : la Chine qui prend officiellement le train en marche. Le 30 août 2017, la CASIC (China Aerospace Science and Industry Corp), l’un des principaux industriels du secteur spatial chinois a en effet annoncé avoir lancé la R&D pour le développement d’un système de transport ultra-rapide de type hyperloop pouvant atteindre à terme les 4000 km/h grâce à un vide total dans les tunnels. Baptisé HyperFlight, les capsules voyageraient dans des tunnels aériens ou souterrains et le réseau serait hiérarchisé en trois niveaux : un réseau régional utilisant des vitesses de 1000 km/h, un réseau national à 2000 km/h et un troisième, international à 4000 km/h. La CASIC aurait déjà déposé plus de 200 brevets sur ses recherches en cours.
Si vous avez loupé le début
L’idée d’un train ou d’une capsule propulsée dans un tunnel avec un vide partiel est développée de manière plus ou moins élaborée depuis le XVIIIe siècle (par exemple les trains atmosphériques dont la seule application efficace a été les tubes pneumatiques). Mais cette fois semble être la bonne. Elon Musk, le patron milliardaire de SpaceX et Tesla, propose l’idée de propulser des capsules dans des tubes à basse pression qui pourraient atteindre les 1200 km/h à l’été 2012. Un an plus tard, un livre blanc de près de 60 pages détaille le fonctionnement possible de l’Hyperloop et les options technologiques étudiées par les ingénieurs de Tesla et SpaceX. Le document est en libre accès à tout entrepreneur intéressé pour développer cette technologie et la commercialiser, mais le nom Hyperloop reste propriété de SpaceX. Depuis, plusieurs entreprises se sont lancées dans l’aventure.
HTT : des Américains qui parcourent le monde
Dès 2013, Dirk Ahlborn crée Hyperloop Transportation Technologies (HTT), une entreprise américaine qui va résolument se tourner vers l’Europe et le reste du monde. Si les travaux pour un tube à pleine échelle débute dès janvier 2016 à Quay West (Californie), HTT développe rapidement des partenariats et des accords pour des études de faisabilité un peu partout dans le monde. Sont ainsi prévus : un centre de recherche à Toulouse (pour profiter du savoir-faire aérospatial de la région), plusieurs études pour le développement de l’Hyperloop en Europe de l’Est à partir de la Slovaquie, une liaison entre Abou Dhabi et Al Ain (Emirats Arabes Unis), une liaison entre les villes de Amaravati et Vijaywada (Etat d’Andra Pradesh en Inde), des études à Jakarta (Indonésie) ou encore un accord avec la Corée du Sud et le KICT (Korea Institute of Civil Engineering and Building Technology) pour l’installation d’un tube à pleine échelle permettant d’étudier notamment le management de la sécurité. Relançant ainsi le plan de la Corée qui travaille sur son HyperTube Express qui relierait Séoul à Busan en 20 mn depuis 2011. Au niveau démonstration de faisabilité, HTT a pour le moment seulement présenté son projet de capsule. La construction, confiée au spécialiste de l’aéronautique espagnol Carbures, doit en être achevée pour 2018.
Hyperloop One : celui qui veut être le premier
Créé en 2014, Hyperloop Technologies qui deviendra Hyperloop One ne cesse de le clamer : nous serons les premiers. En 2016, l’entreprise américaine construit son site de démonstration dans le désert du Nevada, près de Las Vegas : le DevLoop. Deux essais s’y sont tenus cet été 2017 avec à la clé la démonstration de la faisabilité du concept sur de petits tronçons mais permettant de tester toutes les composantes : propulsion, freins, vide partiel et lévitation magnétique. La phase 2 s’est achevée avec une vitesse de 309 km/h sur 435 m avec le prototype de la capsule. Les trois dirigeants, Rob Lloyd, Shervin Pishevar et Josh Giegel estiment que cela va leur permettre d’accélérer les opérations de commercialisation. Spécialistes du buzz médiatique, Hyperloop One a déjà signé plusieurs accords de partenariats aux Emirats Arabes Unis, en Inde ou en Russie et fait parler d’elle à travers une opération originale : le « Global Challenge ». Les potentiels clients ont été invités à présenter les avantages économiques, sociaux et stratégiques de l’installation d’un hyperloop dans leur ville, région, pays et un jury se charge de choisir les meilleurs projets parmi les 2600 proposés. Trente-cinq projets ont été retenus début 2017 et les gagnants qui travailleront de manière privilégiée au développement de l’Hyperloop seront connus avant la fin de l’année.
Arrivo : arrivent ceux qui sont partis
Parmi les entreprises qui s’attaquent à l’Hyperloop, une petite nouvelle est née début 2017 : Arrivo. Fondée par Brogan BamBrogan, ex-cofondateur d’Hyperloop One, et trois autres transfuges après une série de plaintes pour harcèlement et népotisme contre Hyperloop One suivi d’une plainte de ces derniers pour violation des clauses de non-concurrence et non-dénigrement. Le règlement amiable du conflit a été gardé secret mais a abouti à la naissance d’Arrivo dont le siège est désormais basé à Los Angeles. Pour le reste, il faut maintenant qu’ils fassent leurs preuves.
Transpod : les canadiens pragmatiques des grands espaces
Transpod est une startup canadienne lancée fin 2015 qui développe son outil en Italie et au Canada principalement. Elle se prépare à effectuer ses premiers tests à Calgary et prévoit la construction d’une ligne de 4km pour achever la conception de son Hyperloop. Elle annonce une ligne entre Edmonton et Calgary pour 2019-2020 et envisage à terme de créer des tunnels avec vide total pour atteindre des vitesses de 3 à 5000 km/h. Leur force : les services proposés seraient 30 à 40% moins chers que leurs concurrents grâce à des coûts d’infrastructures inférieurs et une absence de communication à gros budget.
Concours d’étudiants : la foire aux technologies
L’Hyperloop Pod competition est un concours de conception de capsule pour l’Hyperloop lancé par SpaceX en 2015. Principalement ouverte à des équipes d’étudiants, cette compétition est l’occasion de voir s’affronter de nombreux essais de technologies différentes (par lévitation magnétique, par coussins d’air etc.) et parfois de transformer l’essai comme pour les gagnants de la deuxième étape, les Néerlandais de l’université de Delft qui ont depuis lancé leur propre entreprise Hardt Global Mobility avec des fonds de Uniiq et des chemins de fer néerlandais à hauteur de 600 000 euros. La deuxième phase du concours qui s’est tenue les 24 et 25 août 2017 sur le site de SpaceX consistait en un concours de vitesse où les Allemands de l’université de Munich avec leur WARR Hyperloop l’ont emporté avec une vitesse de 324 km/h. Record aussitôt battu par le pod pousseur de la compétition (les capsules des étudiants étaient propulsées à l’aide d’un pod pousseur) conçu par Tesla et SpaceX. Elon Musk a annoncé pouvoir dépasser les 500km/h dès le mois prochain.
Quand Elon Musk revient dans la course
Un essai pas complètement innocent. Si jusque là Elon Musk avait délaissé l’Hyperloop, Bloomberg écrivait le 4 août dernier que des proches affirment qu’il travaille finalement à développer son propre Hyperloop. Ses projets en la matière ne sont pas encore très clairs. Ce qui est sûr c’est qu’il compte bien creuser les souterrains pouvant accueillir des Hyperloop via son entreprise la Boring Company avec déjà l’annonce d’une liaison Washington/New York.
C’est l’ébullition tout autour du monde
C’est ainsi que la bouteille Hyperloop jetée à la mer en 2013 a relancé tous les projets similaires autour du monde. Aujourd’hui, tous les pays suffisamment développés se penchent sur la question de soutenir ou installer des réseaux de type Hyperloop. Cependant, il reste encore à cette technologie à faire la preuve de sa complète faisabilité, de sa fiabilité et de sa sécurité. C’est pourquoi d’aucuns doutent qu’un Hyperloop sera vraiment à votre porte en 2020.
Sophie Hoguin
Moona, l’objet connecté anti-insomnie
La filière ô combien grandissante des objets connectés s’intéresse de près à notre bien-être, et donc à notre sommeil. C’est le cas de Moona, qui aide le dormeur à trouver puis à conserver le sommeil, au moyen d’un dispositif de régulation de la température corporelle. «Plusieurs études scientifiques décrivent le lien entre température et qualité du sommeil, explique Coline Juin, co-fondatrice de la start-up éponyme, créée en juin 2016 et incubée à Centrale Paris. La température corporelle doit diminuer de 1° pour qu’une personne puisse s’endormir. Elle descend naturellement jusqu’à 3-4 heures du matin, la phase où le repos est le plus réparateur, avant de s’élever à nouveau le matin.»
Moona se compose d’un fine membrane, qui se glisse dans la taie d’oreiller, et d’un boîtier posé sur la table de nuit, qui assure une circulation hydraulique dans la dite membrane. Pour favoriser l’endormissement, l’eau est rafraîchie; pour le réveil, elle est au contraire réchauffée. «Nous préconisons une température d’utilisation entre 24 et 33°C, agréable pour la plupart des personnes, détaille Coline Juin. Nous avons étudié plusieurs techniques de changement de température – matériaux à changement de phase, détente de gaz… – et avons sélectionné un échangeur basé sur l’effet thermoélectrique, qui présente le meilleur équilibre entre le rendement et la nuisance sonore.»
Machine learning et conseils personnalisés
Le boîtier se connecte au réseau WiFi (qui peut être désactivé pendant la nuit) puis au cloud, à des fins d’analyse de données. «Moona récupère et transmet plusieurs informations – température de la pièce, hygrométrie, luminosité et mouvement de l’utilisateur grâce à un capteur de mouvement – qui sont traitées par un algorithme de machine learning, développé en interne, précise Coline Juin. A partir de ces résultats et d’autres informations renseignées par l’utilisateur sur l’application mobile – âge, poids, sexe, profil de sommeil (petit ou gros dormeur, etc), sensibilité à la température – nous fournissons des conseils personnalisés. La communication avec d’autres objets et plateformes IoT est par ailleurs prévue.»
Moona bénéficiera d’une campagne de financement sur la plateforme Kickstarter à partir du 13 septembre. La commercialisation en magasin n’est pas prévue avant la mi-2018, à un prix de 399 €. Plus de 200 tests ont déjà été réalisés par des volontaires et une étude clinique est conduite par le CHU de Nantes auprès de 15 patients, depuis le mois de juin. Des applications professionnelles sont donc envisageables. «Les maisons de retraite et les hôpitaux pourraient en effet devenir des partenaires, mais ce sera fait dans un deuxième temps» conclut Coline Juin.
Frédéric Monflier
RiskEV : la version 1.6 relookée est disponible !
Avec les évolutions fréquentes de réglementation, il est aujourd’hui nécessaire de sécuriser les évaluations des risques et de pouvoir assurer une traçabilité des expositions sur le long terme. Ce travail sera facilité par le choix d’un logiciel intuitif et performant. C’est ce que propose RiskEV, dont une toute nouvelle version est disponible en ligne. Avec un nouvel écran plus clair et encore plus intuitif, le logiciel est toujours aussi facile d’utilisation.
Et, encore plus important que le design, les fonctionnalités du logiciel sont également améliorées ! Parmi les nouveautés, retrouvez notamment l’édition personnalisée de fiche de poste pour tout risque professionnel, la possibilité d’attribuer des évaluations à tout niveau de l’organisation, …
Cette nouvelle version de RiskEV conserve bien sûr les atouts d’origine du logiciel :
- La possibilité d’évaluer et gérer tous les risques dans un seul outil,
- La gestion facile des plans d’action,
- L’édition d’un Document Unique simple et complet,
- La traçabilité des expositions individuelle ou collective assurée dans le temps
Important : le logiciel RiskEV n’est plus commercialisé
par Techniques de l’Ingénieur.
La matière organique des comètes plus ancienne que le système solaire ?
Terminée en septembre 2016, la mission Rosetta de l’ESA a révélé que la matière organique représente près de 40% de la masse du noyau de la comète « Tchouri » (67P Churyumov-Gerasimenko). Composée de molécules à base de carbone, d’hydrogène, d’azote et d’oxygène, elle constitue l’une des briques de base de la vie telle que nous la connaissons sur Terre. Or cette matière organique trouvée en masse n’aurait pas été fabriquée au moment de la formation du système solaire, mais bien avant, dans le milieu interstellaire. C’est ce qu’avancent aujourd’hui Jean-Loup Bertaux, du Laboratoire atmosphères, milieux, observations spatiales (CNRS/UPMC/Univ. Versailles–Saint-Quentin-en-Yvelines), et Rosine Lallement, du laboratoire Galaxies, étoiles, physique et instrumentation (Observatoire de Paris/CNRS/Université Paris Diderot). Et selon ces deux chercheurs français, une bonne partie de cette matière organique cométaire serait même déjà bien connue des astronomes.
Voilà 70 ans que l’analyse du spectre de la lumière des étoiles montre partout dans le milieu interstellaire des absorptions inconnues, à des longueurs d’ondes bien précises : les « Diffuse interstellar bands » (DIB), attribuées à des molécules organiques complexes, qui constitueraient « le plus grand réservoir connu de matière organique dans l’univers » selon l’astrophysicien américain Theodore Snow. Cette matière organique interstellaire est généralement proportionnelle à la matière interstellaire dans son ensemble, sauf dans le cas d’un nuage très dense, comme une nébuleuse proto-solaire : au cœur de la nébuleuse, où la matière est encore plus dense, les DIB plafonnent, voire diminuent. C’est le signe que les molécules organiques qui provoquent les DIB disparaissent, par agglutination les unes aux autres. Une fois collées ensembles, elles ne peuvent plus absorber autant que lorsqu’elles flottent librement dans l’espace.
Ce type de nébuleuse primitive finit par former, par contraction, un système solaire comme le nôtre, composé de planètes… et de comètes. Or, on sait depuis la mission Rosetta que les noyaux de comètes se sont formés par accrétion hiérarchique dans la nébuleuse : les petits grains se sont collés les uns aux autres pour former des grains plus gros, lesquels se sont agglomérés à leur tour jusqu’à atteindre la taille d’un noyau de comète, de quelques kilomètres. Un processus non violent.
Les molécules organiques provoquant les DIBs et préexistantes dans les nébuleuses primitives n’ont donc probablement pas été détruites mais ont pu faire partie des grains constituant les noyaux cométaires, où elles sont toujours 4,6 milliards d’années plus tard. Une mission spatiale de retour d’échantillon, qui permettrait d’analyser en laboratoire la matière organique d’une comète, révèlerait enfin la nature exacte de cette mystérieuse matière interstellaire responsable des absorptions relevées vers les étoiles.
Si la matière organique des comètes a bel et bien été fabriquée dans le milieu interstellaire, et si elle a pu jouer un rôle dans l’émergence de la vie sur la Terre comme les scientifiques l’imaginent aujourd’hui, alors elle a pu également atteindre un grand nombre d’autres planètes de notre galaxie… et y engendrer également la vie ?
Source : cnrs
Inauguration du European XFEL : le plus puissant des rayons X du monde
L’European XFEL fait partie de ces infrastructures scientifiques gigantesques dont l’emprise s’étale sur plusieurs kilomètres et dont le coût dépasse le milliard d’euros. Onze pays ont participé à cette aventure de manière financière ou technique et le Royaume-Uni est sur le point de les rejoindre comme 12e pays. Mais les deux principaux donateurs sont l’Allemagne (58% du financement) et la Russie (27%). La France a, pour sa part, contribué, via le CEA et le CNRS, en coordonnant notamment la production et le conditionnement des coupleurs de puissance. Après huit ans de travaux, l’European XFEL s’étend à présent sur 3,4 km de tunnel depuis le centre de recherche allemand DESY (Deutsches-Elektronen-Synchrotron) de Hambourg jusqu’au campus où travailleront les chercheurs à Schenefeld (Schleswig-Holstein). Les installations, principalement souterraines donc sont situées entre 6 et 38m de profondeur.
L’accélération des électrons se fait dans un tunnel de 1,7km de long où les électrons montent en énergie (jusqu’à 17,5 giga-électrons volts), suivi par une portion munie d’aimants permettant de les faire onduler. C’est le changement de direction des électrons dans cette portion qui engendre un rayonnement X de haute énergie. L’European XFEL dispose de trois ondulateurs permettant de de créer des rayonnements à différentes longueurs d’ondes pour différentes applications.
Un instrument vraiment unique au monde
Dans la famille des accélérateurs de particules, les lasers à électrons libres (en anglais FEL pour free electron laser) utilise des électrons non liés à des atomes pour créer des photons. La lumière ainsi produite est presque parfaitement cohérente, très intense et sa longueur d’onde peut aller des micro-ondes aux rayons X en passant par le visible, l’infrarouge ou l’ultraviolet. L’European XFEL produit lui une lumière quasiment 100 % cohérente, faite de flashs ultra-lumineux (1012 photons par flash) et ultra-courts de l’ordre d’une femto-seconde (10 – 15s). Il offre 27 000 flashs/seconde soit 200 fois plus de flashs que le meilleur des autres lasers à électrons libre existants.
Les performances de ce nouvel instrument peuvent être atteintes grâce à l’utilisation d’aimants supraconducteurs. L’European XFEL est en effet le seul laser à électron libre à utiliser supraconductivité pour l’accélération des électrons. La mise en route a débuté en mai 2017 et les deux premières expériences officielles ont été présentées à l’occasion de l’inauguration du 1er septembre. Elles vont surtout permettre de valider les performances et les capacités de cet accélérateur.
Un accès unique au nanomonde
Evidemment les performances d’une tel outil sont très convoitées, aussi son accès par les chercheurs est strictement encadré via une sélection drastique. La communauté scientifique attend beaucoup de cet XFEL : accès aux détails atomiques des virus, à la composition moléculaire des cellules et via des images en 3D à tout le nanomonde. Il devrait même permettre, en assemblant les clichés successifs de réaliser des films des réactions chimiques et biochimiques. Les autres applications de l’XFEL concerneront pas exemple l’étude des nouvelles substances ou matériaux ou des expériences recréant des conditions extrêmes comme celles trouvées dans des exoplanètes. Rappelons que l’avantage des XFEL sur les rayons X conventionnels c’est que la brillance est telle qu’il n’est pas nécessaire de préparer les molécules sous une forme cristalline pour que la dispersion des photons soit suffisante, on peut donc y étudier beaucoup plus de structures et dans des conditions plus naturelles.
Les Américains veulent atteindre le milliard !
Si le XFEL bat pour l’instant tous les records, les Américains du SLAC (accélérateur national américain de l’université de Stanford en Californie) ont entamé un projet d’un milliard de dollar qui doit aboutir à la mise en service en 2020 d’un XFEL encore plus puissant : un million de flashs par seconde ! Il s’appuiera lui aussi sur une technologie d’accélérateurs supraconducteurs.
Par Sophie Hoguin
France Stratégie publie un rapport polémique sur l’Energiewende
France Stratégie est un organisme de réflexion, d’expertise et de concertation, rattaché au Premier ministre, et chargé d’animer le débat public. En s’attaquant au brûlant sujet de la transition énergétique allemande, Etienne Beeker, l’auteur de la note d’analyse, a relancé le débat dans l’Hexagone. Les services du Premier ministre rappellent que le rapport n’engage que son auteur, et pas le gouvernement.
Le nucléaire : la pomme de discorde
Suite à la catastrophe de Fukushima, le gouvernement allemand, sous pression de son opinion publique, a décidé l’arrêt de 7 premières tranches puis progressivement de toutes les centrales nucléaires en 2022, et leur remplacement par des énergies renouvelables. La baisse a été immédiate puisque la production nucléaire s’élevait à 84,6 TWh en 2016, soit 14,2% de la production électrique contre 25% avant 2011. Le planning d’arrêt des tranches restantes n’a depuis pas été remis en cause. De ce fait, Berlin a envoyé un signal fort, mais négatif, sur une filière dont la France s’est fait une spécialité. Plus encore, Paris place le nucléaire comme un outil phare pour répondre aux besoins énergétiques tout en luttant contre le changement climatique, et accessoirement trouver des débouchés pour son industrie. Depuis les experts français de l’énergie sont parfois suspectés d’entretenir un avis très critique, voire de mauvaise foi, sur les résultats de la stratégie allemandes en faveur du climat.
Objectif rempli sur les Enr…
La transition énergétique allemande, ou Energiewende, s’est caractérisée par une montée en puissance rapide des Enr, à commencer par le photovoltaïque et l’éolien qui représentaient fin 2016 une capacité installée respective de 40 GW et 49,6 GW. Un parc impressionnant auquel il faut ajouter une importante exploitation de la biomasse. L’Allemagne est en passe de remplir son objectif d’énergies renouvelables qui pèseront 35% du mix électrique en 2020. Pour autant, Etienne Beeker, estime que la fin programmée des tarifs d’achat engendre une forte incertitude sur l’avenir des Enr en Allemagne. Par ailleurs, il dénonce le coût pour le consommateur de cette politique pro-Enr : « Aujourd’hui l’horizon s’est obscurci. L’Allemagne produit certes un tiers de son électricité grâce aux énergies renouvelables mais elle paie cette performance remarquable au prix fort, le prix de l’électricité pour les petits consommateurs ayant plus que doublé entre 2000 et 2013 ». Or, la décision d’arrêter le nucléaire ne datant que de 2011, on peut raisonnablement douter qu’elle soit à l’origine des hausses de tarifs. Ces dernières, comme le rappelle d’ailleurs l’auteur, sont davantage dues à un consentement de la population de faire reposer sur ses épaules la majorité des coûts du système électrique pour épargner l’industrie lourde, grande pourvoyeuse d’emplois outre-Rhin.
…. mais pas sur les GES
Malgré la hausse spectaculaire du parc renouvelable, l’arrêt des sept premières tranches nucléaires s’est également traduit par la mise en service de centrales thermiques fonctionnant au charbon ou au lignite, bon marché mais très émetteur de gaz à effet de serre (GES). De fait, selon la note, l’Allemagne réduira ses rejets de seulement 33,5% à 36,5% en 2020 contre l’objectif fixé de 40%. Ce passage par la case charbon est très décrié en France, notamment lors d’épisodes de pics de pollution attribués à ces centrales thermiques. Du côté allemand, le charbon fait office d’outil de transition pour pallier la fin du nucléaire. Mais ces centrales devront être progressivement converties au gaz naturel, moins polluant. Pour autant, comme le rappelle Etienne Beeker : « Les énergies fossiles représentent toujours 80 % du mix énergétique total outre-Rhin, le pétrole restant archi-dominant dans les transports et le gaz dans l’industrie et le chauffage, révélant l’ampleur du chemin à parcourir pour décarboner le secteur ».
Avantage comparatif du VE
Le véhicule électrique est un bon exemple d’innovation dont l’impact est très différent selon les choix énergétiques faits par les pays. La France pousse fort dans cette direction et est devenue cette année le premier marché européen avec plus de 100 000 VE immatriculés. Paris mis gros sur le VE pour réduire la pollution liée au transport qui représente 38% des émissions de GES, un chiffre un peu moins élevé en Allemagne (30%). Or, l’industrie automobile allemande s’est spécialisée sur les grosses cylindrées et dispose d’une expertise reconnue mondialement, et ce, malgré le scandale des moteurs truqués. Le passage au véhicule électrique, dont l’essentiel de l’innovation réside dans l’électrochimie, va poser des problèmes à l’industrie allemande qui représente 800 000 emplois. Par ailleurs, le bilan carbone du VE dépend notamment des sources de production de l’électricité injectée dans le véhicule. Or, si le bilan du parc électrique français est très faiblement carboné (environ 80 gCO2/KWh), celui de l’Allemagne est beaucoup plus élevé : 500 grammes de CO2/kWh. De fait, le bilan carbone du VE diffère largement d’un côté à l’autre du Rhin. Cela explique aussi pourquoi Berlin aura tant à perdre en terme de compétitivité à accepter la proposition française d’instaurer un prix plancher du carbone en Europe.
Chacun sa transition
Au final, le rapport apporte des éclairages pertinents sur les mécanismes ayant permis à l’Allemagne de diminuer dans un premier temps ses émissions (grâce à la modernisation de la RDA) avant de les stabiliser. Mais certaines omissions ne rendent pas compte de la vision à long terme et de la cohérence globale de la transition allemande. A l’instar des lignes haute-tension (comme Nordlink) tirées vers la Norvège pour bénéficier de ses STEP. La coopération européenne est en l’espèce cruciale pour réussir la transition énergétique du continent même si elle ne ne passera pas forcément par les mêmes stratégies en fonction des pays et de leur héritage énergétique. En l’espèce, il n’existe pas de recette magique universelle. Etienne Beeker ne dit pas autre chose : « Cette dépendance à l’égard des réseaux des pays voisins démontre que le modèle énergétique allemand ne peut pas être généralisé, mais aussi que la coordination européenne entre transitions énergétiques devient une urgente nécessité ».
Romain Chicheportiche
La fin des hydrocabures made in France annoncée pour 2040
Les scientifiques l’ont martélé : pour limiter le réchauffement climatique à 2°C en 2100, il faut renoncer à exploiter 80% des réserves d’énergies fossiles. La France lance donc une dynamique pour « se libérer » du pétrole, du gaz, du charbon et de toute autre énergie conventionnelle, a annoncé ce matin Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique et solidaire.
Une fois promulguée, la nouvelle loi mettra fin immédiatement à tout nouveau permis d’exploration d’hydrocarbure, qu’il soit conventionnel ou non conventionnel. Et qu’il soit situé sous la terre, en mer, en métropole ou en Outre-mer. « Il permettra également d’interdire le renouvellement de concessions qui iraient au-delà dans l’exploitation de 2040 », précise Nicolas Hulot. « Ce signal va doper la transition énergétique et le basculement d’un monde carboné vers un monde décarboné », se félicite-t-il . Et il signe la fin du débat sur l’extraction des gaz de schistes, puisque toute exploration sera interdite, quelle que soit la technique utilisée.
Toutefois pour éviter les sanctions sur les permis déjà accordés, mais non encore mis en oeuvre, la France honorera le projet Guyane-Maritime. Ainsi, il est possible qu’il reste quelques permis d’exploitation entre 2040 et 2050. Mais, « si tel est le cas, cela sera tellement marginal ou résiduel que cela n’a pas beaucoup d’importance », prévient Nicolas Hulot. Notons également que le gaz de mine, s’accumulant dans les anciennes galeries de mines pourra être capté pour des raisons de sécurité et de protection de l’environnement.
Une mesure symbolique ?
La France produit environ 815.000 tonnes de pétrole par an et près de 400 millions de m³ de gaz. Cette production française ne couvre que 1% de la consommation énergétique nationale. La France importe donc massivement son pétrole et son gaz. Mais alors que François Duseux, Président de l’Union Française des industries pétrolières monte au créneau contre ce projet de loi, Nicolas Hulot voit plusieurs avantages à cette décision.
Le ministre de la transition écologique et solidaire y voit un triple effet bénéfique : « la France fait sa part », « met en oeuvre un agenda de santé publique» et « en se libérant des énergies fossiles, on se libère de conflits ». « C’est un acte fort, plus qu’un symbole », soutient-il. La France devient ainsi le premier grand Etat à prendre cette décision, unilatéralement. Mais, par cette mesure, elle souhaite entraîner les autres pays à faire de même. À l’occasion de la COP23 et du sommet sur le climat du 12 décembre, « la France va être légitime pour essayer de convaincre nos partenaires de faire de même », annonce Nicolas Hulot.
La France veut montrer l’exemple
Suite au rôle de la France dans l’élaboration de la feuille de route écrite à Paris, il est important que le pays maintienne « son leadership » et « donne l’exemple dans la mise en oeuvre de ses propres engagements », insiste Nicolas Hulot. Au-delà des engagements pris à Paris, la France s’est même engagée début Juillet, à travers son Plan Climat, à la neutralité carbone en 2050. Et le ministre avait alors annoncé la fin de la vente de voitures à essence et diesel dès 2040, ainsi que la fin de production d’électricité à partir de charbon dès 2022.
« Ce que j’annonce fait partie d’un tout, rappelle le successeur de Ségolène Royal. C’est à arrimer aux autres engagements de la loi de transition énergétique ». Cette loi adoptée en août 2015 prévoit en effet une baisse de 50 % de la consommation énergétique en 2050 par rapport à 2012, avec un objectif intermédiaire de 20 % en 2030. Pour cela, la loi prévoit le développement des énergies renouvelables, une réduction de la consommation énergétique primaire en énergies fossiles de 30% en 2030, la rénovation de l’ensemble des bâtiments à l’horizon 2050 en fonction des normes « bâtiment basse consommation » et la multiplication par 5 de la quantité de chaleur et de froid renouvelables et de récupération livrée par les réseaux de chaleur et de froid d’ici 2030.
Par Matthieu Combe, journaliste scientifique
Le Brésil rétropédale sur les énergies renouvelables
C’est une étrange dynamique qui s’est installée au Brésil. Alors qu’un peu partout dans le monde, les gouvernements organisent des appels d’offres pour installer des parcs éoliens ou photovoltaïques notamment, le ministère brésilien lance des concours pour leur abandon.
557 MW en moins
Suite à cet appel d’offres historique, quelque 16 parcs éoliens (307,7 MW) et 9 fermes solaires (249,7 MW) ont été écartés de la liste des projets auparavant sélectionnés et disposant d’un droit à rémunération. De plus, les détenteurs desdits projets ne pourront pas participer aux deux prochains appels de réserve. Ironiquement, Brazilia a récupéré au passage 106 millions de Real (27,8 M€) de la part des participants. Pas moins de 1 462 acteurs ont participé à cet appel d’offres. Que des entreprises payent pour ne pas avoir à réaliser des projets peut sembler pour le moins surprenant. Mais la crise qui sévit au Brésil depuis 2014 a remis en cause les bases de la croissance de la première économie sud-américaine. Le pays a vécu la pire récession de son histoire (-3,8% du PIB en 2015 et -3,6% en 2016).
Demande d’énergie en baisse
L’initiative brésilienne répond à une problématique globale : la baisse de la demande d’énergie. Elle est passée de 305 millions de tonnes équivalent pétrole (Mtep) à 298 Mtep en 2016, selon de BP Statistical Review. Or, à l’instar de ses voisins, le Brésil avait organisé des appels d’offres visant à ajouter des capacités éoliennes et solaires. La conjugaison des deux phénomènes a généré une situation de surcapacité qui met en danger la rentabilité du secteur, ce qui a poussé les autorités brésiliennes à organiser ce concours historique.
Le Brésil est plongé depuis 2014 dans une crise politique, institutionnelle, économique et énergétique. Le scandale de corruption Petrobras (la compagnie pétrolière nationale) a secoué toute la classe politique brésilienne, emportant Dilma Roussef destituée en 2016. La figure politique préférée des Brésiliens, Lula, est lui aussi inquiétée par des enquêtes. Entre-temps, les investisseurs ont gelé voire abandonné leurs projets, ce qui a accéléré le décrochage du pays, entamé par une surchauffe économique et une forte inflation. La crise énergétique était alors inévitable.
Privatisations
Pour sortir de l’impasse et attirer de nouveau les investisseurs, chinois notamment, le président brésilien Michel Temer, très contesté (5% d’opinions favorables), a lancé un grand plan de privatisations qui devrait inclure Electrobras, l’électricien national qui opère de nombreuses centrales hydroélectriques. Il espère en retirer 40 milliards de réais (10,7 milliards d’euros) d’ici fin 2018, pour combler en partie le déficit public estimé à 159 milliards de réais (42,5 Mds €).
Romain Chicheportiche
FAST 2017
FAST 2017, organisé par le GICAN en partenariat avec Naval Group, le Pôle EMC2 et Sirehna, réunit les universitaires, experts et industriels du monde entier. L’ADN de FAST est composé de sujets traditionnels tels que la sécurité, l’économie du transport ou encore l’hydrodynamique. Cette année, un accent particulier est mis sur l’utilisation de nouveaux matériaux, les modes de propulsion et carburants.
Quelques thèmes abordés :
L’hydrodynamique navale : vers des performances accrues en mer
Le caractère exigeant des mers et océans nécessite une recherche permanente de sécurité et de fiabilité.
Des nouvelles formes de coques
De nouvelles formes sont créées pour une meilleure tenue en mer et une augmentation des capacités du navire
La fabrication additive
Cette nouvelle méthode de fabrication permet de réparer une pièce directement à bord et réduit ainsi les coûts de restauration.
Rechercher la performance tout en limitant l’impact environnemental
FAST2017 dévoilera les secrets de la conception d’un navire performant et vert : un navire urbain rapide et électrique, conçu avec des matériaux durables et équipé de batteries rechargeables à quai, ne rejetant aucun gaz polluant.
Des systèmes intelligents pour lutter contre la corrosion des structures maritimes
Plusieurs présentations aborderont les enjeux de la protection cathodique des structures maritimes immergées.
L’équipe de FAST 2017 est heureuse de vous accueillir et reste à votre écoute à [email protected]
Recrutements de cadres : des niveaux inégalés entre 2017 et 2019
L’ Association pour l’emploi des cadres a élaboré un modèle économétrique qui permet de déterminer des prévisions de recrutements de cadres à un horizon de 3 ans. Celui-ci met en évidence la relation étroite existant entre les recrutements de cadres, les investissements, la croissance et les départs à la retraite de cadres en poste. Le scénario retenu par l’Apec, dans le cadre de ce modèle est celui d’une « croissance soutenue ».
Les conditions d’une reprise économique soutenue semblent enfin réunies après plusieurs années d’une croissance française atone ou au mieux bridée. En effet, dans la lignée d’un dernier trimestre 2016 bien orienté, elle devrait s’accélérer avec une hausse prévue du PIB de 1,6 % sur l’ensemble de l’année 2017. Cette performance se rééditerait en 2018 et s’amplifierait jusqu’en 2019 pour atteindre +1,8 %.
L’amélioration serait liée à différents facteurs au premier rang desquels, on retrouve l’investissement des entreprises. Portés par des perspectives d’activités bien orientées, ainsi que par le faible coût du capital et la progression du taux d’utilisation des capacités de production, les agents économiques devraient intensifier leurs dépenses d’investissement. Ceci malgré la fin de la mesure fiscale de suramortissement effective en avril 2017. Dans le même temps, l’investissement des ménages en biens immobiliers devrait se montrer dynamique, favorisé par des facteurs temporaires tels que l’assouplissement du prêt à taux zéro, la loi Pinel, et les taux d’intérêt bas.
- Au total, la Formation Brute de Capital Fixe pourrait progresser de +2,3 % en 2017. Cette hausse gagnerait en intensité en 2018 (+2,9 %) et en 2019 (+3,3 %). Le secteur de la construction devrait également retrouver des couleurs, au même titre que l’industrie manufacturière, avec des carnets de commandes fournis.
- La croissance française pourrait également s’appuyer sur une contribution positive du commerce extérieur. En effet, le millésime 2016 a été marqué par des contre-performances à l’exportation liées, d’une part à des évènements exceptionnels (baisse de l’attractivité touristique, mauvaises récoltes, défaillance dans les chaînes de production d’Airbus) et d’autre part, à la faiblesse de la demande extérieure adressée à la France. En 2017, les entreprises exportatrices devraient tirer profit de la bonne tenue du commerce mondial et profiter de contrats d’envergure signés dans l’aéronautique. Mais surtout, les gains de compétitivité engrangés grâce au CICE et au Pacte de Responsabilité et de Solidarité pourraient leur permettre de reconquérir des parts de marché.
- Seul bémol : la progression des dépenses de consommation des ménages pourrait se tasser. En cause, la baisse de leur pouvoir d’achat liée à la remontée des prix de l’énergie. Phénomène qui pourrait se traduire par la constitution d’une épargne de précaution.
- Les créations nettes d’emplois devraient s’intensifier : 203 000 emplois salariés marchands seraient créés en 2017, selon l’Insee. Elles contribueraient à faire reculer le taux de chômage, dans un contexte où la progression de la population active devrait être moins soutenue. Néanmoins, la trajectoire de réduction du chômage pourrait s’avérer lente : le taux de chômage au sens du BIT s’établirait à 9,4 % (y compris DOM) à fin 2017, soit – 0,6 point sur un an (fin 2016, le taux de chômage des cadres calculé par l’Insee au sens du BIT s’élevait à 3,5%).
- Les cadres pourraient tirer bénéfice de cette croissance soutenue. La part des cadres en poste au moment de leur départ à la retraite pourrait, dans cette configuration, se consolider et s’établir à 53 % en 2019.
Si ces prévisions font l’objet d’un consensus fort de la part de différents instituts de conjoncture, il n’en demeure pas moins que l’ensemble des observateurs fait mention d’aléas importants :
- Au niveau national : ceux-ci concernent la capacité de rebond des exportations françaises toujours potentiellement affectées par le déficit chronique de compétitivité du tissu productif français ainsi que par l’évolution de la consommation des ménages.
- Au niveau international : l’impact à venir du Brexit, la situation géopolitique tendue au Moyen-Orient, les tentations isolationniste et protectionniste de l’administration Trump ou encore les menaces terroristes extrêmes sur le sol européen pourraient contrarier l’enchaînement vertueux qui se profile.
Enfin, selon le baromètre trimestriel de l’Apec, la confiance des entreprises est largement de mise. Elles sont ainsi 58% à avoir l’intention de recruter au moins un cadre au cours du 3ème trimestre 2017. Cette proportion est en hausse de 6 points par rapport à la même période il y a un an. Autre point fort de cet indicateur : si la proportion d’entreprises ayant recruté au deuxième trimestre 2017 est stable par rapport à 2016, c’est à un niveau élevé. Enfin, ces perspectives favorables devraient profiter à tous les profils de cadres, les entreprises se montrant notamment plus ouvertes aux embauches de jeunes diplômés et de cadres très expérimentés qu’il y a un an. (cf. Baromètre No 60 –3e trimestre 2017)
En 2017, le nombre de recrutements de cadres augmenterait de 5 % et approcherait du seuil des 215 000. Cette prévision est proche de la médiane de prévision établie à partir de la dernière enquête annuelle de l’Apec menée auprès des entreprises fin 2016. Si ce chemin de croissance et d’investissement se confirmait, le volume de recrutements de cadres atteindrait en 2019 un niveau inégalé : il s’établirait à près de 237 000, après un peu plus de 225 000 en 2018.
Source : Apec
Les technos qui pourraient révolutionner notre quotidien
Nous verrons certainement la réalité d’un autre œil avec la multiplication des usages reposant sur la réalité virtuelle. Cette technologie permet de plonger dans des environnements imaginaires grâce à un casque (parfois couplé à des accessoires). La réalité pourrait être aussi « augmentée » avec l’intégration d’objets ou d’informations dans notre champ de vision via un smartphone ou un pare-brise. L’affichage de ces données permettra de mieux nous guider (aide à la navigation) ou de nous apporter des informations complémentaires (visites guidées par exemple).
Des chatbots devraient également se multiplier. Ces logiciels-robots nous assisteront et nous conseilleront. Plus perfectionnés, des logiciels « experts » seront également capables de pointer les zones anormales pour faciliter le travail d’un radiologue.
Ils pourraient s’appuyer sur les technologies de Machine Learning. Il s’agit d’algorithmes permettant à un système d’adapter ses analyses et son comportement, en se fondant sur l’analyse de données empiriques provenant d’une base de données ou de capteurs.
100 millions de fois plus rapides
L’analyse de ces bases de données pourrait être optimisée et accélérée grâce à des calculateurs quantiques. En travaillant sur des qubits (ou bit quantique) dont l’état peut posséder plusieurs valeurs, leur vitesse de calcul serait beaucoup plus rapide qu’avec des ordinateurs classiques. Grâce à l’ordinateur quantique D-Wave 2X, la Nasa et Google seraient parvenus à atteindre des vitesses de calcul 100 millions de fois plus rapides que les ordinateurs classiques.
De nombreuses professions pourront également s’appuyer sur des drones afin de récupérer des informations déterminantes : optimisation des récoltes, surveillance des forets, urbanisation… À la différence des modèles destinés aux particuliers, les drones à usages professionnels ont souvent une capacité de charge plus importante, un temps de vol plus long et des capteurs plus précis, améliorant la sécurité du vol. Ils pourraient donc être utilisés des premiers secours ou de la maintenance.
Selon le Gartner, la Blockchain est promise à un bel avenir car les applications sont multiples : renforcement de la confidentialité des données, sécurité des transactions… Elle pourrait « révolutionner » différents secteurs d’activité et en particulier tous les intermédiaires de « confiance » chargés de vérifier l’identité d’une personne en prenant au passage une commission plus ou moins élevée.
Notre quotidien pourrait être « révolutionné » avec la maison connectée. De nombreux objets (thermostats, caméras, capteurs d’environnement…) amélioreraient notre confort, notre sécurité,tout en réalisant des économies d’énergie. La généralisation de la 5G et de l’impression 3D ouvre de nouvelles perspectives : échanges de données plus rapides, personnalisation des objets, production à la demande…
Bardé de capteurs et reposant sur de multiples bases de données, notre espace de travail sera aussi connecté pour améliorer l’efficience des employés et des organisations.
Philippe Richard
Production d’électricité : quand des enzymes rivalisent avec le platine
Une pile à combustible convertit l’énergie chimique de combustion de l’hydrogène en énergie électrique. Si elle est considérée comme un procédé propre – car elle ne rejette aucun gaz à effet de serre – la pile à combustible utilise néanmoins comme catalyseurs1 des métaux rares et coûteux, tel le platine, pour l’oxydation de l’hydrogène et la réduction de l’oxygène. Ces dernières années, l’identification de biocatalyseurs, des enzymes aux propriétés remarquables, a relancé très activement la recherche : leur activité de transformation de l’oxygène, mais surtout de l’hydrogène, est comparable à celle du platine. L’activité des hydrogénases était, jusqu’à récemment, inhibée par l’oxygène et donc incompatible avec une utilisation en pile.
Depuis plusieurs années, des chercheurs du laboratoire de Bioénergétique et ingénierie des protéines (CNRS/Aix-Marseille Université) développent une nouvelle génération de biopiles. Ils ont remplacé le catalyseur chimique (le platine) par des enzymes bactériennes : à l’anode2, l’hydrogénase (clé de conversion de l’hydrogène dans de nombreux microorganismes), et la bilirubine oxydase à la cathode3. Ils ont donc identifié une hydrogénase active en présence d’oxygène et résistante à certains inhibiteurs du platine comme le monoxyde de carbone. En collaboration avec le Centre de recherche Paul Pascal (CNRS/Université de Bordeaux), ils ont aussi exploré la biodiversité pour identifier des enzymes thermostables qui résistent à des températures entre 25° et 80°.
Faire évoluer ces bioprocédés du laboratoire vers un développement industriel supposait cependant de lever deux verrous majeurs : en 2014, leur premier prototype était notamment limité par les faibles puissances générées et par la stabilité des enzymes. Un changement d’échelle était donc nécessaire, tout en maintenant l’activité des enzymes et en les protégeant d’inhibiteurs éventuels. Troisième enjeu majeur, la diminution des coûts, et donc entre autres, minimiser les quantités d’enzymes mises en jeu. Autant de points qui nécessitent un travail fondamental et pluridisciplinaire de compréhension des facteurs limitant la bioélectrocatalyse.
En incorporant progressivement les deux enzymes thermostables dans une architecture carbonée, les chercheurs ont apporté une solution à ces trois problématiques. La porosité adaptée d’un feutre de carbone fait office de structure hôte pour les enzymes, mais sert aussi de protection contre des espèces chimiques générées lors de la réduction de l’oxygène et qui altèrent l’activité des enzymes. La pile peut ainsi fonctionner sans perte de performance pendant plusieurs jours.
Grâce à cette architecture contrôlée et aux propriétés intrinsèques des enzymes, les chercheurs sont parvenus pour la première fois à quantifier la proportion d’enzymes participant effectivement au courant, mettant en évidence que les courants délivrés par le biocatalyseur sont très proches des objectifs attendus pour le platine. Ils ont de plus établi un modèle numérique permettant de déterminer la géométrie optimale de la pile. Ces biopiles apparaissent ainsi comme une alternative aux piles à combustibles classiques : la biomasse peut être utilisée à la fois pour fournir le combustible (l’hydrogène) mais également le catalyseur (les enzymes), par nature renouvelable.

Notes :
1. Un catalyseur permet d’activer ou d’accélérer des réactions chimiques.
2. Électrode à laquelle a lieu une réaction d’oxydation. Il s’agit du pôle négatif dans une pile électrique.
3. Électrode à laquelle a lieu une réaction de réduction. Il s’agit du pôle positif dans une pile électrique
Références :
Impact of Substrate Diffusion and Enzyme Distribution in 3D-Porous Electrodes: a combined electrochemical and modelling study of a thermostable H2/O2 Enzymatic Fuel Cell, Ievgen Mazurenko, Karen Monsalve, Pascale Infossi, Marie-Thérèse Giudici-Orticoni, Frédéric Topin, Nicolas Mano, Elisabeth Lojou, Energy & Environmental Science, 17 août 2017. DOI : 10.1039/C7EE01830D
Source : cnrs
Le stockage de données sera-t-il moins énergivore ?
Le stockage des données sur les disques durs d’ordinateurs se fait sous forme magnétique. Chercheurs et ingénieurs tentent de réduire toujours davantage la taille réelle de ces bits mais aussi d’en réduire la consommation électrique. D’après une étude de l’Université de Standford, parue en 2013, les quelque 500.000 data centers existants dans le monde consommeraient environ 30 milliards de Wh d’électricité par an, soit l’équivalent de la production de 30 centrales nucléaires.
Sur les disques durs actuels, le stockage de données se fait à l’aide d’une petite tête magnétique, qui parcourt le disque dur, un peu à la manière d’une aiguille de lecture sur un disque en vinyle. C’est le principe de l’aimantation (soit par commutation magnétique ou courants électriques à spin polarisé). Mais cela exige des courants électriques relativement élevés qui chauffent les matériaux et entraînent une importante perte d’énergie par dissipation de chaleur (effet Joule). On estime par exemple que 40 % de l’énergie des ordinateurs est perdue par dissipation de chaleur.
D’où les projets de Google notamment d’implanter ses serveurs sous l’eau ou dans les pays nordiques, afin de bénéficier de températures peu élevées.
Le projet SPIN-PORICS, financé par l’UE, a indiqué dans la revue Advanced Functional Materials être parvenu à créer un nouveau matériau prometteur présentant des propriétés similaires à celles d’une éponge. Ce projet SPIN-PORICS (Merging Nanoporous Materials with Energy-Efficient Spintronics) a créé des prototypes de mémoires magnétiques nanoporeuses à partir d’alliages de cuivre et de nickel (CuNi).
L’équipe du projet a signalé avoir pu obtenir une réduction de la coercivité magnétique de 35 %, atteignant ainsi la consommation d’énergie nécessaire pour réorienter les domaines magnétiques et enregistrer ainsi les données. Selon le professeur Jordi Sort, coordinateur du projet, « ce nouveau concept peut contribuer à réduire l’énergie consommée par les ordinateurs, l’informatique et le traitement des données magnétiques en général. La mise en œuvre de ce matériau dans les mémoires d’ordinateurs et d’appareils mobiles peut présenter de nombreux avantages, principalement au niveau de l’économie d’énergie directe réalisée au niveau des ordinateurs et du gain d’autonomie des appareils mobiles. »
Philippe Richard
Bruno Le Maire mise sur l’innovation pour relancer l’économie française
La France a le niveau de dépenses publiques le plus élevé en Europe, mais est loin d’être le pays européen qui se porte le mieux. Bruno Le Maire, ministre de l’Economie en dresse un triste portrait: « balance commerciale déficitaire, niveau de chômage : élevé, et croissance faible ». Le Gouvernement a donc décidé de réduire un certain nombre de dépenses publiques. « Nous estimons qu’avec la révolution digitale, nous pouvons faire mieux avec moins de moyens budgétaires », défend Bruno Le Maire. Par ailleurs, les collectivités locales devront aussi faire des économies, car « elles doivent participer à l’effort », estime le ministre.
Grâce à ces économies, la France pourra tenir ses engagements européens pour « retrouver de la crédibilité » et « du poids politique », prévient Bruno Le Maire. Ainsi, le pays gagne « des marges de manoeuvre pour relancer l’économie française ». Baisse de l’impôt sur les sociétés, transformation de l’impôt sur la fortune (ISF) en impôt sur la fortune immobilière, taxation unique des revenus de l’épargne à 30%, suppression de la taxe d’habitation pour une partie des ménages… Voici les principales mesures fiscales pour redonner de l’air aux ménages et aux entreprises.
Des marges de manœuvre pour l’innovation?
Surtout, Bruno Le Maire mise sur l’innovation pour relancer l’économie française. « L’innovation, c’est la clé de l’avenir économique de notre pays », assure-t-il. Mais pour l’instant, la France n’est pas au niveau. « Les révolutions technologiques en cours, […] la révolution digitale, […] les transformations majeures liées à l’intelligence artificielle ne nous attendront pas », prévient le ministre. La France doit réagir vite pour avoir sa place dans ces innovations de ruptures, telles que la voiture autonome.
Face à ce constat, « il faut dégager les moyens nécessaires pour que nos entrepreneurs puissent investir, innover », réagit Bruno Le Maire. Ainsi, il annoncera « d »ici quelques semaines », la cession de participations de l’Etat dans un certain nombre d’entreprises publiques et la privatisation de certaines entreprises afin de financer l’innovation. De quoi se débarrasser d’entreprises qui ne sont plus jugées stratégiques pour notre avenir industriel.
Repenser le système éducatif
Au-delà des dépenses, des économies et des moyens dégagés pour l’innovation, « la question économique la plus importante est la question éducative », affirme le ministre de l’Economie. « Face à la révolution technologique, ce n’est pas que l’outil productif français qu’il faut transformer, c’est tout le système éducatif », poursuit-il. Ainsi, la filière scientifique doit être renforcée, l’apprentissage toujours plus développé. Car la France manque encore d’ingénieurs et de techniciens spécialisés.
Surtout, il faut revoir la réussite à la française et adopter un nouvel « état d’esprit ». « Il faut que nous apprenions à nos enfants le goût de la conquête, la liberté d’entreprendre… », prévient Bruno Le Maire. Et que la France soit capable de « penser l’innovation du futur », plutôt que de suivre, le plus souvent, le peloton.
Avancer grâce à une finance responsable
Bruno Le Maire tacle François Hollande et son fameux « Mon véritable adversaire […] c’est le monde de la finance », prononcé au Bourget en 2012. « Nous avons besoin de la finance pour développer nos start-ups, nos entreprises, nos usines et nos projets, défend le nouveau ministre. Une finance responsable qui évite les abus et dont les comportements excessifs seront condamnés ». Car sans finance, pas de nouveaux investissements.
Pour que cette transition réussisse, elle devra s’inscrire dans un renforcement européen global. Bruno Le Maire rêve d’un continent européen fort, capable d’imposer des règles et des normes. Et qui résiste ainsi à la volonté de conquête économique de la Chine et des Etats-Unis.
Par Matthieu Combe, journaliste scientifique
Energies Lyon 2017, le plein d’énergies
La région Rhône-Alpes est la 1ère région française de production d’énergie et d’électricité en Europe, le nucléaire, quant à lui, occupe le 4ème secteur en matière de R&D en France. Elle soutient par ailleurs fortement la recherche dans ce domaine avec une politique favorable à l’essor de la cogénération et se positionne désormais aussi comme un espace prometteur et en pointe pour le développement des énergies renouvelables.
Le sillon rhodanien constitue un cadre favorable au développement énergétique et met tout en œuvre afin de pérenniser ce leadership. Effectivement, des réseaux d’innovation sont spécialisés dans les secteurs de protection environnementale ainsi que de maîtrise d’énergie.
C’est donc par choix stratégique que le salon Energies Lyon se tiendra à Eurexpo en Septembre. Il permettra aux professionnels de l’énergie, fournisseurs et investisseurs, de se rencontrer pendant deux jours.
Les 360 sociétés présentes sont spécialisées dans leur domaine d’activité et apporteuses de solutions innovantes, que ce soit en terme de certification, de protection ou encore de prévention. Ils seront là pour démontrer leur savoir faire, et, véritables experts, ils présenteront des solutions innovantes dans les domaines de l’ingénierie, de la recherche et du développement entre autres, où – transition énergétique oblige – industrialisation rime avec environnement.
Quant aux visiteurs, nous retrouverons les investisseurs, décideurs et prescripteurs de la production et de la R&D ; professionnels des secteurs du Nucléaire, Thermique, Hydraulique, Solaire ou encore Pétrochimie & Gaz.
Ils pourront à cette occasion se tenir informés des nouveaux produits, des applications technologies et des solutions de procédés qui leur seront présentés, avec conférences produit, tables rondes ainsi que sessions d’étude, animées par des spécialistes. Par ailleurs, des bureaux d’affaires seront mis en place. C’est par ce biais que les visiteurs auront la possibilité de prendre rendez-vous avec les exposants, ce dès la mise en ligne de la liste de ceux-ci.
Ce salon a un rôle de leader en tant que plate-forme d’innovation, d’information et de contact. Parallèlement, il offre une plate-forme idéale pour les échanges de connaissances et la consolidation des relations.
Info pratiques :
Parc des expositions EUREXPO / Hall 4.1 / Avenue Marius Berliet / 69680 Chassieu
mercredi 20, 9h00 – 18h00 / jeudi 21, 9h00 – 17h00
Entrée : gratuite, réservée aux professionnels, avec ou sans invitation.
Contact :
Claire GAOUDITZ – 02.38.95.25.00 – [email protected]












