Les pays émergents restent le moteur de la consommation d’énergie

« La demande mondiale d’énergie s’est accélérée en 2013, mais, reflétant la faiblesse de l’économie planétaire, sa croissance, à 2,3% (contre 1,8% en 2012, ndlr), est restée légèrement en-dessous de la moyenne historique », fixée à 2,5%, a souligné le géant pétrolier britannique, dans son étude annuelle sur l’énergie, dévoilée lors du 21e Congrès pétrolier mondial à Moscou.

Parmi les principales tendances, la consommation d’énergie des pays émergents a pourtant ralenti, à 3,1%, plombée par le ralentissement économique chinois. En parallèle, celle des pays de l’OCDE, s’est redressée à 1,2%, mais ceci est dû uniquement à un bond de 2,9% aux Etats-Unis, qui a masqué des déclins respectifs de 0,3% et 0,6% dans l’Union européenne et au Japon.

Mais malgré cette réduction de l’écart entre les pays émergents et développés, « les économies émergentes continuent à dominer la croissance de la demande mondiale d’énergie, et ont représenté 80% de cette croissance l’an dernier et près de 100% au cours des 10 dernières années », souligne BP.

C’est la première fois que l’étude annuelle de BP était présentée à l’étranger, depuis son lancement il y a 63 ans par la compagnie pétrolière britannique. Cette bible des milieux énergétiques compile des données sur la consommation et la production de toutes les sources d’énergies, des hydrocarbures aux énergies alternatives, pays par pays.

En matière de production, l’étude souligne que « l’augmentation de la production de pétrole aux Etats-Unis, entraînée par les investissements massifs dans l’extraction des formations de pétrole de schiste et autres gisements dits+compacts+ » qui nécessitent également l’emploi de la fracturation hydraulique, a compensé la chute de la production libyenne, dû au regain de violences qui secoue le pays.

« Les perturbations de la production observées en 2013 ont été contrebalancées oar des hausses continuelles ailleurs », et « cela démontre l’importance de continuer à sécuriser de nouveaux approvisionnements, en accédant à de nouvelles ressources, en encourageant l’investissement, et en apliquant les nouvelles technologies à l’échelle mondiale », a expliqué le patron de BP, Bob Dudley, venu présenter l’étude à Moscou.

fpo/gmo/jh

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Les dinosaures, des animaux à sang tiède

Pour étudier le métabolisme de ces animaux disparus il y a 65 millions d’années, ces chercheurs conduits par John Grady, un biologiste de l’Université du Nouveau-Mexique, ont non seulement analysé les anneaux de croissance annuelle des os fossilisés de plusieurs dinosaures, mais aussi l’évolution de leur taille entre la naissance et l’âge adulte.

Ils ont comparé ces résultats à une base de données portant sur 400 animaux éteints et vivants.

Ces biologistes en ont conclu que le métabolisme des dinosaures se situait entre celui des animaux ectotherme (reptiles), dont la température du corps est seulement engendrée par les échanges thermiques avec l’environnement, et ceux qui sont endothermes. Dans ce cas, la température du corps est générée par un mécanisme interne comme chez les mammifères et les oiseaux.

Les dinosaures tombaient dans la catégorie intermédiaire, dite mésotherme, plus proche de celle des thons, de certains requins et de la tortue caouanne. Bien que pas entièrement endothermes, ces animaux dépendent d’un mécanisme interne pour générer de la chaleur métabolique afin de maintenir les températures de leur corps tout en étant sujets à d’autres moments aux températures de l’environnement.

Les dinosaures avaient une physiologie qui n’est pas habituelle dans le monde d’aujourd’hui, résument les auteurs.

Les résultats de cette recherche pourraient aider les scientifiques à mieux comprendre les anciens écosystèmes de la période mésozoïque, qui a duré 185 millions d’années et durant laquelle vivaient les dinosaures. Ils pourraient aussi être utilisés pour estimer les types de métabolisme d’autres animaux de cette période qui restent encore obscures.

Les scientifiques ont débattu sur le fait de savoir si les dinosaures étaient des animaux à sang froid ou chaud depuis le moment de leur découverte, avançant dès le 19e siècle la théorie d’animaux à sang plutôt chaud en se basant sur leur physiologie.

Cette hypothèse a été confortée au fur à mesure des découvertes de dinosaures rapides et puissants comme les vélociraptors qui, pensait-on alors, devaient avoir le sang chaud pour brûler autant d’énergie.

Selon les auteurs de cette dernière recherche, le fait d’avoir un métabolisme intermédiaire, ni trop rapide ni trop lent, a permis aux dinosaures de devenir beaucoup plus grand que tout autre mammifère et de s’imposer dans l’écosystème.

Les animaux à sang chaud ont un métabolisme qui nécessite de manger beaucoup, les forçant à chasser fréquemment ou à mâcher souvent des plantes s’ils ne sont pas carnivores.

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Infos TI, troisième !

Vous avez été nombreux a télécharger les deux premiers numéros de la lettre Infos TI, qui donnent la parole aux experts, formateurs, auteurs, et clients de Techniques de l’Ingénieur.

Le troisième numéro est lui aussi désormais disponible en téléchargement, avec de nouvelles informations concernant nos ressources documentaires, nos formations, ou notre activité de conseil.

Découvrez ainsi deux domaines de l’ingénierie qui seront dorénavant explorés plus en profondeur dans notre nouvel univers Biomédical – Pharma : l’ingénierie biomédicale et les spécificités des médicaments et des produits pharmaceutiques. Mais aussi : le rachat par la maison mère Weka de Comundi, acteur majeur de la formation professionnelle en France ; l’application Techniques de l’Ingénieur pour iPad et notre partenariat avec l’École Centrale Paris Executive Education.

Bonne lecture !

DODO recycle les bouteilles en plastique de VITTEL pour garnir ses couettes

Exit le pétrole de nos lits ! Désormais, nous dormirons bien au chaud sous une couette en polyéthylène téréphtalate (PET) recyclé. C’est le projet novateur du spécialiste en couettes et oreillers DODO. Son service R&D a réussi à fabriquer une fibre creuse siliconée aux propriétés équivalentes à une fibre standard. Sa particularité ? Elle est réalisée à partir de plastique recyclé.

Pour sortir du laboratoire et industrialiser le procédé, il fallait absolument à DODO un solide fournisseur en PET. Bien que l’offre en PET soit insuffisante pour répondre aux multiples besoins français, DODO a trouvé son partenaire en la personne de VITTEL. Une association logique tant VITTEL est déjà investi dans le recyclage du PET via notamment un partenariat avec Bic pour la création du Styl’eau, un stylo bille à 80% en PET recyclé. Une nouvelle association qui confirme VITTEL dans sa position d’expert de l’upcycling (rien ne se perd, tout se transforme).

Les deux acolytes ont vite compris comment s’associer. VITTEL fournit ses rebuts de production de bouteilles en PET, c’est-à-dire toutes les bouteilles non conformes aux standards de qualité. Ces dernières sont transformées en paillettes puis en fibres polyester par Wellman France Recyclage. Les fibres recyclées sont ensuite livrées à DODO qui les utilise pour garnir ses propres produits. 5,5 bouteilles d’1,5L permettent de fabriquer un coussin de voyage, 17 bouteilles suffisent pour un oreiller 60×60 cm, et il ne faut pas moins de 58 bouteilles PET VITTEL pour réaliser une couette de 220×240 cm. Cette nouvelle gamme de couettes, coussins et oreillers à base de PET recyclé permet une réduction de 70% des émissions de CO2.

Sous l’appellation de Eau’DODO, ce sont des milliers de couettes, oreillers et coussins de voyages qui seront produits en 2014.

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

Et aussi dans l’actualité :

La Nasa prête à lancer un satellite pour mesurer le CO2 dans l’atmosphère

Ce gaz a atteint son niveau le plus élevé depuis au moins 800.000 ans.

Le satellite, Orbiting Carbon Observatory-2 (OCO-2), est très similaire à l’OCO-1, détruit lors de son lancement en février 2009.

Il permettra de fournir une image plus complète et plus globale des émissions humaines et naturelles de CO2 ainsi que des puits de carbone comme les océans et les forêts qui absorbent et capturent ce gaz.

« Le dioxyde de carbone dans l’atmosphère joue un rôle essentiel dans l’équilibre énergétique de notre planète et est un facteur clé pour comprendre comment notre climat change », explique Michael Freilich, directeur de la division science de la Terre de la Nasa.

« Avec la mission OCO-2, la NASA va apporter une contribution importante aux nouvelles observations du globe pour relever le défi scientifique d’une meilleure compréhension de notre planète et de son devenir », ajoute-t-il dans un communiqué.

Le satellite OCO-2 sera lancé par une fusée Delta 2 de la société United Launch Alliance depuis la base aérienne de Vandenberg, en Californie, pour être placé sur une orbite presque polaire à 705 kilomètres d’altitude.

Il deviendra le principal observatoire d’une flotte de cinq autres satellites internationaux qui tournera autour de la Terre toutes les 99 minutes pour effectuer un ensemble d’observations quasi simultanées.

OCO-2, dont la mission doit durer au moins deux ans, effectuera des mesures d’échantillons des sources d’émission de CO2 et des puits de carbone sur l’ensemble du globe pour permettre aux scientifiques de mieux étudier les changements qu’avec les données actuelles.

En avril les concentrations mensuelles de dioxyde de carbone dans l’atmosphère ont dépassé 400 parties par million (ppm) dans tout l’hémisphère Nord, soit le plus haut niveau depuis au moins 800.000 ans, relève la Nasa.

La combustion des carburants fossiles (hydrocarbure, gaz naturel et charbon) et les autres activités humaines émettent près de 40 milliards de tonnes de CO2 dans l’atmosphère chaque année, produisant une accumulation sans précédent de ce gaz à effet de serre.

Les climatologues ont conclu que l’accroissement des émissions de CO2 résultant des activités humaines, surtout la combustion de combustibles fossiles et la déforestation, ont modifié l’équilibre du cycle naturel du carbone de la Terre, entraînant une montée des températures et un changement du climat terrestre.

Actuellement, moins de la moitié du CO2 émis par les activités humaines reste dans l’atmosphère, selon les scientifiques.

Une partie du reste est absorbée par les océans mais les puits de carbone terrestres n’ont tous été localisés et restent encore mal compris, expliquent-ils.

Les mesures des niveaux de CO2 qui seront effectués par OCO-2 seront combinées aux données fournies par des stations d’observation terrestres, des avions et d’autres satellites, précise la Nasa.

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Futur en Seine 2014 : Le Village des Innovations, au CNAM et à la Gaîté-Lyrique

Pour son cinquième anniversaire, le festival du numérique Futur en Seine s’apprête à investir le quartier parisien des Arts et Métiers (un symbole qui ne doit rien au hasard), pour y implanter son désormais célèbre et très couru « Village des Innovations », un salon où seront exposés près de 160 innovations numériques françaises et internationales, ainsi que de nombreux projets et prototypes, alliant le plus souvent technologies, services et design. Le festival, dont l’ambition avouée est de « montrer qu’il existe véritablement une économie innovante active et ancrée dans la réalité avec des applications au service de chacun », a su s’imposer d’année en année comme un événement absolument incontournable pour les professionnels du numérique, comme pour le grand public.

Quittant pour la première fois la nef douillette du CENTQUATRE, c’est le CNAM (Conservatoire National des Arts et Métiers, seul établissement d’enseignement supérieur français entièrement dédié à la formation des adultes) et la très hype Gaîté-Lyrique qui reprennent cette année le flambeau en accueillant du 12 au 15 juin, ce fameux Village des Innovations. Les projets exposés seront répartis selon dix thématiques : faire, collaborer, éducation, musique, tout connecté, design, ville, loisirs et culture, data, santé.

Petit tour d’horizon – non exhaustif – des forces en présence dans ce véritable « village ».

Au CNAM

  • The Slate est une surface sensitive et perceptive qui transforme les objets de notre quotidien, leur permettant d’interagir avec le monde numérique. Cette surface, développée par iSketchnote, est capable de numériser la « trace manuscrite » à partir d’une (vraie) feuille de papier et d’un (vrai) stylo, tous deux dénués de toute trace d’électronique ;

  • « Eye-tracking For a multi-screen World », de Matchic Labs, aide les développeurs à détecter les défauts de leurs applications mobiles, en se basant sur les fixations visuelles des utilisateurs, grâce à sa technologie innovante d’eye-tracking en mobilité réelle ;

  • InoTable, table tactile communicante, convertible et évolutive, offre la possibilité de virtualiser les appareils mobiles connectés avec leurs contenus, afin d’offrir un nouveau mode de travail collaboratif à des utilisateurs – soit sur site, soit sur des sites distants – via des fonctionnalités telles que la vidéo conférence, la réalité augmenté ou la reconstitution 3D et son intégration dans un environnement virtuel. Ce sont les Français de Streamotions qui sont à l’origine du projet, en partenariat avec Microsoft ;

  • CAPT’R est un prototype d’application de réalité augmentée embarquant une nouvelle technologie de gestion d’environnement en trois dimensions. Le but est d’aider les architectes en herbe ou les particuliers à obtenir un modèle 3D simplifié d’une pièce et de l’ensemble des cotes (détection des arrêtes dans le maillage après filtrage et simplification), grâce à la numérisation assistée depuis une tablette équipée d’un capteur et munie d’une interface intuitive. CAPT’R est un projet porté par Levels3D et par l’université de Troyes ;

 

  • « Tell my city », des Français de Spallian, est une application citoyenne disponible sur smartphone, permettant à tout un chacun de signaler un dysfonctionnement, suggérer une idée ou encore féliciter une initiative municipale ;

  • Digital Object On Demand (DOOD) est un jeune bureau d’études mécaniques souhaitant démocratiser l’impression 3D en développant « Digital Object Maker », une imprimante 3D d’assez grand format (80*80*80 cm) open source et « made in France » ;

 

  • Pour les technophiles imbus de leur personne, terminons avec « Shapify » des Luxembourgeois d’Artec Group, qui est un service de scanner et d’impression 3D qui permet de réaliser des reproduction de soi de taille réduite et en trois dimensions, inaugurant l’ère du « selfie 3D ».

 

A la Gaîté-Lyrique

  • Les Montpelliérains de Budget Télécom proposent, avec Qinergy, une solution simple et innovante d’efficacité énergétique résidentielle, en accompagnant les foyers vers une consommation électrique raisonnée, leur permettant de maîtriser leur facture en temps réel. Seule la pose d’un capteur sur le compteur électrique suffit, permettant de mesurer la consommation globale et appareil par appareil, quel que soit le type de compteur ou le fournisseur d’électricité. L’ensemble des informations est présentée de manière claire et ludique ;

  • Datanoos est une plate-forme d’information et de communication complète, ouverte pour le partage des données de consommation tout en révolutionnant l’économie de publicité », avouant avoir pour mission de rendre au consommateur la maîtrise de ses données de consommation ;

  • Etalab, mission chargée de l’ouverture des données publiques et du développement de la plate-forme française Open Data ;

 

  • Les Russes de Triaxes présenteront leur petit bijou, Autostereoscopic 3D TV, un modèle de télévision 3D sans lunettes ;

 

  • Enfin, le projet EAST sera présenté, projet ayant pour objectif de « faciliter la production d’environnements d’apprentissage scientifiques et techniques à partir du patrimoine numérique industriel, et notamment des « assets » 3D des entreprises ».

 

  • Le Village des Innovations, du 12 au 15 juin au CNAM et à la Gaîté-Lyrique, dans le cadre du festival Futur en Seine.

Par Rahman Moonzur

Pourquoi les oiseaux volent en V ?

Pour arranger nos affaires, les scientifiques aussi se le sont demandé: pourquoi les oiseaux volent en V. Ils ont émis deux hypothèses. La première est que la formation en V est naturellement efficace d’un point de vue aérodynamique. Ils ont mis en parallèle les groupements d’avions militaires, qui pour épargner du carburant en profitant d’un phénomène d’aspiration, adoptent cette position. 

La deuxième possibilité est que les oiseaux ont un leader capable de les guider. Mais cela n’a pas encore été prouvé et l’on pourrait tout aussi bien conjecturer qu’un oiseau est capable d’endosser n’importe quel rôle selon son placement au sein de la formation.

Une étude anglaise, publiée récemment sur le site Nature, conforte plutôt la première hypothèse. L’étude en question relate les expériences du physiologiste Steven Portugal, du Royal Veterinary College de Hartfield, sur des ibis, ces grands échassiers à long cou. 

Ce qui s’est passé est simple. L’équipe de Steven Portugal a doté 14 jeunes ibis chauves (Geronticus eremita) de capteurs miniaturisés conçus par leurs soins. La chance a voulu que ces ibis fassent partie d’un projet de réintroduction, conduit par le biologiste Johannes Fritz. Les oiseaux ont ensuite été guidés de l’Autriche jusqu’en Italie par un petit avion – ce que l’on appelle « migration dirigée ». 

Durant ce périple, les capteurs ont enregistré la position entretenue par chaque oiseau à l’intérieur du V. Plus tard, les données tirées du GPS couplé à celles de L’accéléromètre, qui lui, a servi à compter les battements d’ailes ainsi que leurs cadences, ont été analysées. Elles ont permis aux scientifiques d’en déduire que les ibis saisissent les courants porteurs et optimisent leur énergie. Cela indique qu’ils se placent à une distance adéquate de leurs congénères afin de profiter de ce fameux phénomène d’aspiration et qu’ils synchronisent leurs battements d’ailes. 

Le vol d’un ibis serait donc calculé et confirmerait l’hypothèse du modèle aérodynamique. Pour Steven Portugal « il est impressionnant de voir à quel point ils sont conscients de la position de chacun de leurs compagnons de vol, et de ce que font les autres oiseaux ». Loin de révéler tous les mystères de ces grands oiseaux, cette découverte donne simplement quelques clés comportementales que les chercheurs auront sûrement à coeur d’étudier davantage, et sur d’autres espèces plus courantes (le pigeon par exemple).

Par Sébastien Tribot, journaliste scientifique

6 choses extraordinaires qui se cachent sous terre

Pour commencer, est ce que vous saviez que si vous êtes propriétaire d’un terrain, vous en possédez le sous-sol jusqu’au centre de la Terre ? C’est ce que stipule l’article 552 du code civil, quand il dit que « La propriété du sol emporte la propriété du dessus et du dessous ». En clair, vous êtes propriétaire d’une carotte d’environ 6000 km. C’est pour ça qu’en France, quand un nouveau métro est construit, il faut d’abord racheter les tréfonds aux propriétaires, même si les travaux se déroulent très en dessous de la surface.

Une question qu’on peut se poser, c’est : « Jusqu’où s’est-on déjà rapproché du centre de la terre ? » Nous l’avons vu, le noyau terrestre se trouve à 6000 km de profondeur environ. Et on est loin de l’avoir atteint. Le forage le plus profond jamais creusé par l’homme est le forage SG3, qui fut creusé dans la péninsule de Kola, en Russie. Les travaux commencèrent en 1970, et l’objectif était de traverser la croute terrestre, dont l’épaisseur moyenne est d’environ 30 km. Finalement, pour diverses raisons techniques et politiques, le forage s’arrêta à 12 km de profondeur, après 19 ans d’efforts. Ça signifie que non seulement on est encore très loin du centre de la Terre, mais qu’on est même loin d’avoir traversé la croute elle-même. Le forage de Kola a tout de même permis d’en apprendre beaucoup sur la composition du sous-sol. On sait par exemple qu’à cette profondeur, les roches atteignent une température d’environ 300°.

Nous avons parlé de la plus profonde cavité artificielle, mais quelle est la plus profonde cavité naturelle ? Ce titre revient au gouffre de Krubera Voronja, qui fut découvert dans les années 60 en Abkhazie. Sa profondeur est pour le moment établie à 2197 m, mais les tréfonds du gouffre continuent à être explorés par de nombreuses équipes. En 2010, la cavité est devenue la scène d’un autre record, quand des chercheurs ont découvert une nouvelle espèce d’arthopode vivant à 1980 de profondeur : le Plutomurus ortobalaganensis. Il s’agit de l’animal le plus profondément enfoui sous Terre que l’on connaisse.

Pour en revenir au code civil, en France,  vous êtes donc propriétaire de votre sous-sol jusqu’au centre de la Terre, mais pas si on y trouve du pétrole. Non. Là ça appartient à l’état. En revanche, si vous trouvez un trésor dans votre jardin, il est tout à vous. A condition de l’avoir trouvé par hasard, et de ne surtout pas oublier d’en informer les autorités. Sinon, c’est considéré comme du vol.

Beaucoup de trésors prestigieux ont été découverts sous terre, mais le plus important est sans conteste celui du temple de Sree Padmanabhaswamy, en Inde. C’est en explorant les souterrains du temple en 2012 que des chercheurs ont trouvé des tonnes de bijoux, de pièces d’or et de pierres précieuses cachés dans des chambres secrètes. Il s’agissait principalement d’offrandes au Dieu Vishnou qui attendaient là depuis des siècles. Le montant du trésor est estimé à plus de 15 milliards d’euros, ce qui dépasse largement le PIB du Kerala, l’état dans lequel se trouve le temple. A noter que sur les 6 chambres découvertes, l’une d’elle, la chambre B, n’a toujours pas été ouverte. Elle est scellée par une porte de fer ornée d’un cobra, et d’après les croyances locales, son ouverture pourrait déclencher une terrible malédiction divine.

Mais le sous sol cache aussi parfois des trésors plus inattendus, comme une cité égyptienne enfouie… dans un désert de Californie. En 1923, le cinéaste Cecil B De Mille réalisa une version muette des 10 commandements. Il embaucha 1500 ouvriers pour construire une cité des pharaons dans les dunes de Guadalupe Nipomo, au milieu de la côte californienne. La construction dura 6 semaines, et elle comprenait notamment un temple de 36 m de haut, 4 statues de plus de 10 m, et 21 sphinx de 5 tonnes chacun. Le décor était si colossal qu’a la fin du tournage, De Mille n’avait plus le budget nécessaire pour le transporter ailleurs. Il décida donc de faire venir des bulldozers pour pousser sa cité dans un fossé de 100 m de long, avant de la recouvrir de sable. Dans son autobiographie, le réalisateur écrivit : si dans 1000 ans les archéologues creusent sous les dunes de guadalupe, j’espère qu’ils ne croiront pas que la civilisation égyptienne s’est étendue jusqu’à la cote ouest de l’amérique. »

En ce qui concerne les trésors naturels, ils sont nombreux sous terre, comme les grottes de Waitomo, en Nouvelle Zélande, dont les parois sont illuminées par des constellations de vers luisants. Ou encore la grotte de Hang Son Doong au Vietnam, si immense qu’elle abrite sa propre jungle. Mais l’une des merveilles souterraines les plus fascinantes est sans doute la mine de Naica, au Mexique,  où se trouve l’incroyable grotte des cristaux. La grotte a été découverte an l’an 2000, elle se trouve à 300 m de profondeur, et elle contient les plus grands cristaux du monde. Le plus imposant mesure 11 m de long pour 55 tonnes. Malheureusement, la grotte est interdite au public à cause de ses conditions extrêmes. Sans équipement spécial pour supporter la chaleur et le taux d’humidité, on ne peut pas y survivre plus d’un quart d’heure.

Parmi les structures souterraines les plus impressionnantes qu’on peut visiter, il y a les mines de sel. Deux en particulier : d’abord la mine de Turda, en Transylvanie, qui a été convertie en musée en 1992, et qui abrite aujourd’hui un véritable centre de loisirs à plus de 120 m de profondeur. On y trouve notamment une grande roue, et un lac souterrain sur lequel les visiteurs peuvent naviguer. La mine de Wielickza, ensuite, qui se trouve en Pologne, et qui atteint 327 m de profondeur pour près de 300 km de galeries. Cette mine contient des statues, des chapelles et une cathédrale qui ont été directement taillées dans le sel. Elle est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, et elle accueille plus d’un million de visiteurs par an.

L’endroit dont je vais vous parler à présent, lui, n’accueille pas de visiteurs, et si tout se passe comme prévu, il n’en recevra pas pendant les 100 000 prochaines années. Onkalo est un complexe souterrain de 500 m de profondeur qui est en cours de construction en Finlande. Son but est de recueillir tous les déchets nucléaires du pays, ce qui en fait le premier projet de ce genre. Les travaux ont commencé dans les années 70, et le stockage see poursuivra jusqu’au début du 22ème siècle, période à  laquelle la cavité sera remblayée et scellée. Ensuite, elle devra contenir les déchets jusqu’à ce qu’ils ne soient plus toxiques, c’est-à-dire pendant au moins 100 000 ans. Cette durée dépasse de très loin toutes les constructions humaines jamais créées, à titre de comparaison, les pyramides d’égypte n’ont que 5000 ans. C’est une durée si vertigineuse qu’elle pose même des questions inédites aux scientifiques : par exemple, si l’humanité disparait avec ses langages et ses connaissances, comment faire comprendre à nos lointains successeurs qu’il ne faut pas entrer dans la structure ? Un film consacré à Onkalo est sorti en 2010. Il s’appelle Into Eternity, et c’est sans doute un des documentaires les plus fascinants de ces dernières années.

Par Patrick Baud, blog Axolot

Des riches Chinois s’arrachent des billets pour l’espace

En tout 305 candidats se sont inscrits en quelques minutes à l’un des vols privés proposés par la société néerlandaise SXC sur le site de commerce en ligne Taobao, a précisé le journal China Daily.

Parmi eux figurent des hommes d’affaires originaires de métropoles économiques comme Shanghai ou Chengdu, a ajouté le quotidien.

Les vols spatiaux se feront dans une navette à deux places — le pilote astronaute et un passager unique — dont deux versions sont prévues: le « Lynx Mark I » atteindra une altitude de 61 km et le « Lynx Mark II » une altitude de 103 km.

Les vols avec la première navette, vendus au prix de 599.999 yuans (71.000 euros), sont prévus pour le quatrième trimestre 2015. Le laps de temps dans l’espace durera cinq à six minutes. Les passagers ayant choisi un vol dans la seconde navette devront eux attendre 2016.

Les lancements se feront depuis une base spatiale du désert de Mojave, dans l’ouest américain.

Sur son site internet, la société SXC explique avoir été fondée par des « professionnels expérimentés de l’aérospatial », qui « se consacrent au développement du voyage dans l’espace comme moyen de transport commercial ».

« Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2014 Agence France-Presse. »

Les smartphones ruinent notre capacité de concentration

Attention, drogue dure ! Que vous soyez  iPhone ou Galaxy S, votre smartphone vous rend accro. Michael Stora, psychologue clinicien n’hésite d’ailleurs pas à en parler comme d’un doudou sans fil. Aux Etats-Unis, une étude parue en 2012 révélait que 75% des personnes s’en servent aux toilettes, mais ce sont 91% de 28-35 ans qui ne le lâchent pas même aux petits coins ! Il y a pire puisque 63% des propriétaires de smartphone n’hésitent pas à répondre  quand leur téléphone les sonne en plein soulagement, et 41% vont jusqu’à appeler. A croire que les WC procurent un confort insoupçonné pour les conversations téléphoniques. Les plus pragmatiques y verront l’occasion de rentabiliser le temps… 

Cette dépendance n’est pas sans effet. Face à la quantité d’informations démesurée à laquelle notre cerveau est confronté via les smartphone, mails, sms, photos, alertes…, notre matière grise souffre. Nous devons être capables de traiter simultanément des informations de tous ordres, tâche pour laquelle notre cerveau n’est pas configuré par défaut. Cette sur-sollicitation a pour effet principal de  nuire à notre concentration. Notre temps moyen d’attention se serait effondré de 12 minutes à 5 ridicules secondes en seulement dix ans. Un effet accentué par le désintérêt croissant de devoir retenir une information, celle-ci étant disponible à tout moment via notre terminal de poche.

En outre, les textes que nous y lisons sont tellement courts que nous serions devenus incapables de lire des textes de plus de 10 pages. Sans parler des troubles du sommeil liés à l’excitation provoquée par les jeux, les images et tout simplement le visionnage d’un écran lumineux.

Mais les smartphone ne sont pas le diable pour tout le monde. La génération 2.0 qui grandit avec ces nouveaux outils numériques adapte la structure de son cerveau, optimisant le multitâches. Des chercheurs hongkongais ont ainsi prouvé que cela améliorait la capacité à traiter de nombreuses informations en s’appuyant sur l’ensemble de nos sens.

Et puis, au pire des cas, il est toujours possible de télécharger des appli pour améliorer notre mémoire ou travailler notre sevrage…

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

L’archival Disc: le successeur du Blue Ray

Il fut un temps où Sony affirmait ne plus vouloir développer de disque optique. Le potentiel des disques holographiques polyvalents (HVD) à très grande capacité d’enregistrement (trois téraoctets) ayant largement contribué à reconsidérer l’intérêt d’une telle démarche. Pourtant, avec son partenaire Panasonic, la firme japonnaise a annoncé en mars un successeur pour le Blue Ray: l’Archival Disc, le « nouveau standard pour les utilisations professionnelles, des disques optiques de prochaine génération ». D’une capacité d’accueil de 300 Go, le disque d’archivage devrait atteindre 1 To par la suite et pourra héberger des données pendant de longues périodes. 

Quelle nouveauté présente l’Archival Disc ?

En réalité, la technologie reste la même que celle du Blue Ray. Seul l’écart entre chaque piste a été réduit. De 0,32, il passe à 0,225 micromètre. Cette réduction explique quasiment à elle seule – avec celle de la taille des octets – l’augmentation considérable des capacités de stockage. Les disques seront enregistrables sur les deux faces.

Par conséquent, il ne sera pas nécessaire de s’équiper d’un nouveau lecteur. Une nouvelle que les détenteurs de lecteur Blue Ray accueilleront certainement avec plaisir. 

Le successeur du Blue Ray arrive-t-il trop tôt ? 

Ou autrement dit, l’ère du Blue Ray est-elle vraiment terminée ? À une époque où l’obsolescence programmée est la norme et que la durée de vie d’un produit est toujours plus courte, la question peut sembler étrange. En effet, de nouvelles versions de logiciels/ordinateurs/smartphones défilent à un rythme trépidant. Inutile de s’étendre là-dessus.

D’un point de vue statistique, le Blue Ray n’a jamais détrôné le DVD et n’a pas pleinement eu son heure de gloire. Il suffit de regarder les chiffres du grand institut d’études de marché et d’audit marketing allemand Gfk (Gesellschaft Für Konsumforschung) pour s’en apercevoir. En janvier 2014, par exemple, les ventes du DVD étaient 3,4 fois supérieures à celles du blue Ray.

Le disque optique est-il encore un format de stockage intéressant ?

Les disques durs atteignent désormais plusieurs To, les offres de cloud computing se répandent… L’habitude est prise de délaisser les disques optiques. Et il y a fort à parier que les services de stockage en ligne tels que Dropbox vont remplacer le support physique. 

Néanmoins, nos disques durs se remplissent de plus en plus avec de moins en moins de fichiers – si vous me permettez la formule. Films en 4K, photographies… tout cela prend beaucoup de place. Les deux géants japonais comptent bien y remédier avec l’Archival Disc qui fait donc office de solution à court terme.

Par Sébastien Tribot

La NASA travaille sur un nouveau système de freinage pour vaisseau spatial

Alors que l’Académie des sciences vient de publier un rapport concluant à l’échec des missions pour Mars (pour des raisons économiques, les budgets alloués seraient très nettement insuffisants), la NASA continue à travailler d’arrache-pied sur les navettes spatiales. Loin d’être découragée, la NASA teste actuellement un nouveau système de freinage qui devrait permettre d’optimiser l’atterrissage sur la planète rouge. Baptisée Low-Density Supersonic Decelerator (LDSD), une soucoupe équipée d’un décélérateur va être expérimentée ces jours-ci dans le ciel d’Hawaï.

Voilà ce qui va se passer. Un ballon d’hélium va élever la soucoupe jusqu’à 36 kilomètres d’altitude. Elle sera alors lâchée pendant une seconde et demie. Puis, quatre moteurs de fusée stabiliseront la LDSD, qui sera à peine une seconde plus tard propulsée aux limites de la stratosphère, à 55 kilomètres d’altitude. Le système de freinage pourra alors être déclenché et testé.

La LDSD, qui a tout d’une « vraie » soucoupe volante extra-terrestre,  lance un décélérateur gonflable.  Dans un deuxième temps, un parachute supersonique géant, le plus grand jamais construit, se déploie pour la ralentir et faciliter son atterrissage. Ou plutôt, dans ce cas, son amerrissage dans l’océan Pacifique seulement 45 minutes après le lancement.

La NASA prévoit que ce décélérateur sera opérationnel dès 2018 et permettra de transporter deux fois plus de marchandises, augmentant la quantité de fret à 3 tonnes. En effet, un voyage vers Mars nécessitera d’emporter bien plus de matériels que lors d’un simple voyage sur la Lune par exemple. La masse totale sera donc plus lourde et les systèmes de freinage équipant les sondes spatiales des programmes Viking visant à positionner un satellite d’observation en orbite autour de Mars sont insuffisants.

Le premier test prévu le 5 juin a été reporté pour cause de mauvais temps. Les scientifiques disposeront d’une nouvelle fenêtre de tir le 14 juin.

Découvrez cette soucoupe volante humaine et son nouveau système de freinage :

Par Audrey Loubens

Brazuca, l’arme fatale de la coupe du monde de foot

Bien que les caractéristiques du ballon de foot soient soumises à une réglementation rigoureuse, chaque coupe du monde football possède son propre ballon. Les règles de base à respecter sont les suivantes : le ballon doit être sphérique, en cuir ou autre, avec une circonférence comprise entre 68 et 70 cm. Pour le reste, l’équipementier peut laisser libre cours à son imagination, l’innovation étant la bienvenue.

Cette année, les joueurs auront entre les crampons un petit bijou  fabriqué par Adidas et doté de nouvelles innovations, toujours dans l’objectif de favoriser la technicité du jeu. Cette année, le ballon est doté de la technologie du Tango 12 de la Ligue des Champions de l’UEFA. Le Tango 12 était le ballon utilisé pour l’Euro 2012. Ce dernier avait déjà nécessité deux années de développement par l’équipementier.

Tout comme le Tango 12 était recouvert  de panneaux triangulaires thermosoudés, un procédé qui stabilise la trajectoire, le Brazuca dispose à sa surface de six panneaux identiques recouverts  d’une structure d’accroche idéale pour le contrôle du ballon et assurer une bonne vitesse de balle. Avec ses 437g, ce ballon a passé avec succès tous les tests et s’est vu récompensé par le plus haut niveau d’approbation de la FIFA, le FIFA Approved.

Le ballon de l’édition 2014 de la coupe du monde de football est décoré suivant les formes des bracelets de la chance, des accessoires typiques du Brésil.

Le Brazuca sera utilisé pour la  première fois en match officiel le 12 juin à Sao Paulo, soit aujourd’hui ! Ce n’est donc pas le ballon utilisé lors du match France-Jamaïque qui a vu une victoire insolente des tricolores, les jamaïquains ayant été balayés 8-0.

Vous le trouvez magnifique ? Il vous faudra quand même débourser 140€ pour avoir le plaisir de taper dans la balle comme les champions !

Par Audrey Loubens

Et aussi dans l’actualité :

L’industrie spatiale visée par des hackers de l’armée chinoise

Ce piratage s’est développé après l’inculpation par les Etats-Unis en mai de cinq militaires chinois pour « piratage informatique » et « espionnage économique », a précisé Crowdstrike.

Cette unité basée à Shanghai (est de la Chine) est un « groupe ennemi déterminé » qui opère depuis au moins 2007, en envoyant des courriels visant la messagerie Microsoft Outlook, le programme Adobe Reader et d’autres logiciels, a précisé Crowdstrike.

Sa stratégie consiste à envoyer des messages à partir d’une adresse apparemment inoffensive, [email protected] par exemple, avec de fausses invitations, dans l’espoir que les utilisateurs cliquent dessus par inadvertance, ce qui permet alors aux pirates d’accéder au contenu de l’ordinateur.

Une pièce jointe envoyée ainsi au centre spatial de Toulouse en France (sud-ouest) faisait de la publicité pour un cours de yoga promouvant une « méthode universelle pour mieux se connaître (…) et connaître l’Univers et les Dieux, comme le recommandait Socrate! ».

Il s’agit pour les militaires chinois « d’obtenir des secrets économiques ou de brevets liés aux technologies du secteur de la défense » dans le but de « surveiller l’espace, de détecter et d’intercepter les communications par satellite ».

Crowdstrike est parvenu, via ces fausses adresses de courriels, à remonter jusqu’au blog d’un homme de 35 ans, nommé Chen Ping, qui affirme travailler pour « l’armée/la police » et qui publie sur son blog des photos apparemment de lui, participant à des exercices militaires ou vêtu d’un uniforme en train de célébrer un anniversaire arrosé.

La société a relié ses activités à l’unité chinoise 61486, localisée dans un immeuble du nord-ouest de Shanghai.

Ce groupe vient s’ajouter à l’unité 61398, accusée par la société de sécurité informatique Mandiant d’avoir employé des milliers de salariés pour dérober les secrets de pays étrangers.

Un grand jury américain a inculpé en mai cinq officiers de cette unité 61398 pour avoir, entre 2006 et 2014, volé des secrets économiques d’entreprises américaines spécialisées dans l’énergie nucléaire ou solaire, et dans la métallurgie.

La Chine avait alors convoqué l’ambassadeur des Etats-Unis et accusé Washington « d’hypocrisie », après que l’ancien consultant de l’agence américaine NSA Edward Snowden eut révélé l’ampleur de l’espionnage mené par les Etats-Unis.

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A quand des champs de Stévia en France ?

Rangez la boite à sucre et mettez une feuille de Stévia dans votre café. Vous pourrez profiter du goût du sucré sans risquer une carie.  La Stévia Rebaudiana de son vrai nom est une super-plante au super pouvoir sucrant jusqu’à 300 fois supérieur à celui du saccharose. Malgré cet atout de poids, la Stevia reste un produit de niche, boudé par l’Europe. Interdite jusqu’en 2009, la Stévia est autorisée sous forme de poudre utilisée comme additif alimentaire. Mais seuls les extraits purifiés de rébaudioside A, un stéviol glycoside, sont concernés. Ce n’est qu’en 2011 que l’Union Européenne permet la commercialisation de toutes les molécules sucrantes de la Stévia. 

De consommation courante au Brésil, au Japon et en Chine, la Stévia y profite de l’interdiction des édulcorants de synthèse pour s’imposer comme alternative au sucre. Cette herbe sucrée est vite devenue à la mode, suscitant l’intérêt de géants de l’alimentaire comme Coca-Cola qui développe Truvia et PepsiCo pour PureVia. Alors que la Stévia est utilisée depuis une trentaine d’années par les Japonais et depuis des siècles en médecine traditionnelle en Amérique du sud, la consommation de la plante reste interdite en France par  les autorités sanitaires.

Pourtant, la réglementation évolue et les pays s’ouvrent à l’utilisation de la Stévia pour les aliments. La Suisse vient tout juste d’autoriser la Stévia dans les tisanes. En France, des cultures de Stévia ont été lancées dans l’Hérault et le Lot-et-Garonne. Des plantations bios qui, dans l’attente d’un assouplissement des règles pour des utilisations alimentaires, pourraient servir à des applications dans le domaine des cosmétiques, un secteur épargné par les restrictions sur la Stévia. 

Ces cultures sont encore des expérimentations. Lancées en 2011, elles vont permettre de maîtriser la culture de Stévia, sa transformation et de proposer un produit fini.  « Malgré des soucis liés aux aléas climatiques exceptionnels comme une température en baisse, nous obtenons de bons résultats. Nous avons défini un itinéraire culturel et prévoyons une production pérenne et rentable. » se félicite Philippe Boutie, président de l’association Sweet Via. Maintenant que la preuve est faite que la plante s’adapte au climat du Sud-Ouest, la filière Aquitaine Stévia Innovation  collabore avec l’Institut national de recherche agronomique (INRA) pour sélectionner la variété la plus compétitive.  « Dès 2015, nous aurons un produit à commercialiser auprès des industriels » ajoute Philippe Boutie.

Aujourd’hui, 100% de la Stévia consommée en France est importée. C’est dire comme la demande est forte. Les industriels devront toutefois patienter encore quelques mois avant de pouvoir utiliser de la Stévia française.

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

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La lavande pourrait bientôt être classée produit chimique par le REACH

Le REACH veut-il la peau de la lavande ? C’est en tout cas l’inquiétude des producteurs de lavande, qui se mobilisent contre la nouvelle réglementation qui prévoit d’assimiler l’huile essentielle de lavande à un produit chimique. En cause, le linalol présent dans la lavande sous sa forme naturelle mais qui est considéré comme un allergène. Le linalol est montré du doigt depuis une étude suédoise de 2009 mettant en garde contre son pouvoir allergène. Un avertissement mal interprété car le danger provient de la réaction entre le linalol et l’oxygène, et  non du linalol lui-même. Autre élément à charge, la lavande serait porteuse de produits phytosanitaires. Une allégation niée en bloc par les producteurs de lavande, et qualifiée de fantaisiste par l’Institut national de la recherche agronomique (INRA). 

Alors que l’huile essentielle de lavande est une des rares huiles essentielles réputée pour son innocuité, voilà que le REACH évoque même le marquage des flacons avec une tête de mort. Une aberration pour l’Association des producteurs d’origine protégée d’huile essentielle de lavande (APAL). Reçue par Jean-Louis Bianco, conseiller au ministère de l’écologie, l’APAL a fait part de son opposition et de sa volonté de continuer à considérer l’huile essentielle de lavande comme un produit agricole.

De plus, les caractéristiques physico-chimiques dépendent de l’environnement.  Le sol et les conditions climatiques sont des facteurs influençant leurs propriétés. Monter un dossier à l’identique des produits chimiques est donc impossible. Pour les lavandiculteurs, il est évident que REACH n’est pas adapté aux huiles essentielles. 

La lavande étant très utilisée chez les parfumeurs, les producteurs de lavande peuvent compter sur le soutien de grosses entreprises comme L’Oréal. Un lobby dont ils auront bien besoin pour se faire entendre de Bruxelles.

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

Le marché des drogues de synthèse explose

L’ampleur du phénomène inquiète. En à peine 5 ans, quatre vingt une nouvelles substances ont été recensées dans toute l’Europe dont trente-six en 2013 rien qu’en France. Ces drogues de synthèse sont de nouveaux produits capables d’imiter les effets des drogues comme le cannabis, la cocaïne ou l’ecstasy. Souvent moins chers que les substances traditionnelles, ces nouveaux produits de synthèse, les NPS, échappent à la législation et ne sont pas fichées comme des substances illicites. Un vide juridique séduisant à la fois pour les consommateurs et les dealers. Problème : les effets sur la santé sont mal connus car non documentés. Les NPS profitent aussi de la révolution internet et peuvent s’acheter directement en ligne. Une facilité d’accès dangereuse car certains produits peuvent être des contrefaçons, présentant des risques sanitaires pour les consommateurs. 

Ces NPS sont donc une préoccupation croissante pour les pouvoirs publics, comme le souligne le rapport européen EMSDDA sur les drogues paru fin mai. Beaucoup de questions restent sans réponse sur ce phénomène apparu dans la dernière décennie des années 2000 : quel est le profil des consommateurs ? Combien de NPS sont commercialisés ? Consommés ? Quels sont les effets sur la santé ? Quel est le mode de consommation ? 

Pour en savoir plus sur les NPS et pouvoir informer les consommateurs des dangers encourus à en consommer, l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) s’empare du sujet et lance une enquête en ligne. Celle-ci comporte trente questions visant à en savoir plus sur la motivation des usagers, qu’ils soient occasionnels ou réguliers,  à utiliser ces drogues de synthèse. L’étude porte aussi sur leur expérience, l’OFDT espère ainsi analyser les comportements et caractériser la consommation de ces nouvelles drogues.

L’OFDT travaille déjà sur les NPS via son  pôle Tendances récentes et nouvelles drogues (TREND), à l’origine du projet européen  I-TREND visant à informer au mieux les personnes susceptibles d’être en contact avec les NPS, usagers comme pouvoirs publics. Le questionnaire réalisé s’inscrit dans cette dynamique et va être diffusé aux Pays-Bas, en Pologne et en République Tchèque. La Grande Bretagne est aussi très impliquée et a déjà mis en place une telle enquête.

Les résultats des données recueillies seront communiqués en 2015 et serviront de base à l’élaboration d’un plan de prévention contre les NPS.

Questionnaire en ligne : i-trend.eu/survey

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

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Astuce du Web #9 : ne laissez pas Facebook décider de qui peut vous trouver

Rendez-vous sur votre profil Facebook. Accédez au menu déroulant de la petite roue crantée en bas à droite de votre photo d’accueil. Rendez-vous sur « paramètres du journal ». Dans le menu à gauche, cliquez sur la section « Publicités ». Dans « Sites tiers », sélectionnez « personne » pour « Si nous l’autorisons à l’avenir, montrer mes informations à ». Ce n’est pas terminé. Vous allez maintenant « modifier » le réglage de « Publicités et amis » et dans « activer mes actions sociales avec les publicités » faites afficher « personne ». 

Pour finir, revenez dans la section à gauche pour entrer dans la partie « Confidentialité ». Vous verrez une partie « Qui peut me trouver avec une recherche ». A vous de filtrer et de minimiser l’accès à vos seuls amis et de bien vérifier que vous n’autorisez pas « d’autres moteurs de recherche à inclure un lien vers votre journal ». 

Sachant que les politiques de confidentialités de Facebook évoluent sans cesse, il devient nécessaire de vérifier régulièrement que ces paramétrages restent valides.

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

Astuce du Web #10 : comment ouvrir deux comptes Gmail dans le même navigateur

Deux cas de figure : soit ces adresses ont des comptes différents (Gmail, yahoo, hotmail…), soit c’est le même. Quand les comptes mail varient, il suffit d’ouvrir un nouvel onglet et de se connecter. Mais dans le cas contraire, impossible d’ouvrir les deux comptes car par défaut, un même navigateur ne peut gérer qu’un seul compte à la fois. Vous pouvez toujours ouvrir une nouvelle fenêtre, dès que les pages se rafraîchiront, elles afficheront le même compte. Ce qui devient vite très énervant. La seule solution est d’utiliser deux  navigateurs différents, Explorer et Firefox par exemple, chacun gérant une adresse mail. A l’exception de ceux qui ont deux comptes Gmail. Les veinards peuvent gérer leurs deux messageries sous le même navigateur, dans deux fenêtres différentes. Pour cela, ouvrez un premier compte. Il vous suffit alors de cliquer (clic gauche) tout en haut à droite sur l’image de votre profil. Cela affiche une petite fenêtre qui détaille votre identité, vous propose de modifier votre photo, d’afficher votre profil. Mais ce qui vous intéresse est l’onglet en bas à gauche « Ajouter un compte ». Cliquez dessus pour ouvrir un nouvel onglet de connexion à Gmail. Il ne vous reste plus qu’à vous connecter sur votre deuxième compte. Vous pourrez ainsi accéder en même temps à vos deux comptes tout en restant sur le même navigateur. Les rafraichissements des pages concernent bien chaque compte indépendamment.

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

L’effet de conditionnement de Facebook

Voici quelques statistiques sociales étonnantes concernant les photos : plus de 250 milliards de photos ont déjà été téléchargées sur Facebook, avec une moyenne de 350 millions de photos par jour. Le téléchargement moyen par utilisateur est de 217 photos. Et ce n’est que pour Facebook ! Mark Zuckerberg a dépensé 1 milliard de dollars pour l’acquisition d’Instagram, qui atteint les quelques 55 millions de clichés téléchargés via son application chaque jour (c’est plus de 600 clichés par seconde).

Alors, que disent de nous tous ces téléchargements, outre le fait que nous aimons tous un bon «selfie» ? Les résultats d’une enquête récente ont révélé que lorsqu’on leur donne le choix, 74 % des répondants préfèrent protéger leurs photos personnelles que le terminal (téléphone portable, ordinateur portable ou tablette) sur lesquelles elles sont stockées. En fait, de tous les fichiers enregistrés sur leurs dispositifs, les consommateurs ont majoritairement déclaré qu’ils considéraient leurs photos personnelles comme les plus importantes.

Les albums photo appartiennent au passé, les nouvelles images se mettent directement sur les pages (sans poussière) des réseaux sociaux. Mais quelque chose de beaucoup plus profond et d’une plus grande envergure est en train de se passer : lorsque nous partageons des photos sur les réseaux sociaux basés dans le cloud, nous créons une deuxième copie de cette information – une copie partagée qui souvent, à l’heure actuelle, appartient à quelqu’un d’autre – même si ce n’est pas l’intention principale.

Nous appelons cela l’« Effet de conditionnement de Facebook » – l’idée que les réseaux sociaux font acte de sauvegarder au-delà de notre conscience. Le problème est que les images que nous voyons sur les réseaux sociaux sont souvent une copie de mauvaise qualité de nos photos, et ce, même si nous ne sommes pas au courant de ce fait. Et, le plus ironique dans l’histoire, c’est que même si nos « selfies » et photos de « fooding » sont stockés dans un second emplacement, bon nombre de nos documents beaucoup plus importants sont exposés à des risques. La bonne nouvelle est que l’action de télécharger et d’enregistrer une copie de ces fichiers numériques à un emplacement supplémentaire est en train de nous conditionner pour sauvegarder et protéger davantage nos données globales.

Pourquoi ne devrions-nous pas penser de cette façon ? Avec les récents progrès dans les technologies de cloud computing et l’expérience utilisateur, la sauvegarde des données est désormais aussi simple que d’appuyer sur le bouton « Envoyer ». C’est de cette manière que cela fonctionne sur Instagram, n’est-ce pas ?

Mais il y a tellement de données personnelles – les choses vraiment personnelles – qui ne sont pas sauvegardées correctement et sans risques. Pourquoi ? Pourquoi l’ensemble de nos données et non pas uniquement quelques-unes de nos photos personnelles ne seraient-elles pas stockées dans un univers numérique sans risques ? Qu’est-ce qui nous empêche de faire le grand saut depuis une tendance sociale vers une habitude saine englobant toutes les données, où tout est sauvegardé et protégé ?

La réponse la plus évidente résiderait dans le fait qu’il n’existe pas de Facebook pour vous rappeler de protéger les documents relatifs à vos impôts. Les jeunes entreprises font d’énormes progrès quant à la création de systèmes de stockage de données qui proposent une mise en forme facile à utiliser et un format comparable aux formats des sites de réseaux sociaux, mais les deux plus grandes d’entre elles combinées ont moins de 20 % du nombre d’utilisateurs de Facebook. Donc, s’il ne s’agit pas d’une question de simplicité, qu’est-ce qui empêche réellement l’effet de conditionnement de Facebook d’influer une transformation globale de nos comportements numériques ?

Le problème : vie privée et protection

Même si nous sommes devenus beaucoup plus aptes à enregistrer des fichiers non critiques dans le cloud, beaucoup d’entre nous n’ont pas encore sauvegardé la totalité de nos vies numériques, notamment en raison de la médiatisation récente d’un nombre de cas de violation de données qui ont mis en évidence notre principale préoccupation : nos données ne sont pas sûres quand elles ne sont pas manipulées directement par nous. Snapchat a été piraté et en un clin d’oeil des millions de numéros de téléphone ont été rendus publics. La violation relativement tapageuse de la cible a mis les informations personnelles de 70 millions de personnes en danger.

Ainsi, alors que nous continuons à télécharger chacun des photos que nous prenons, nous oublions ce qui est réellement important – nos documents de travail, informations bancaires, dossiers de santé et autres informations personnelles et professionnelles – dans de vieux classeurs et/ou dans des fichiers portant la mention « personnel » dans nos ordinateurs.

La clé est d’identifier et de séparer la « confidentialité des données » de la « protection des données ». Alors que la confidentialité des données se concentre davantage sur les problèmes juridiques et de sécurité concernant l’utilisation de données et de stockage, la protection des données a pour objet de préserver les informations après qu’elles aient été créées et enregistrées. Tous les utilisateurs d’appareils connectés à Internet devraient être plus conscients et en alerte lorsqu’il s’agit de la protection des données – comme la lecture attentive de tous les accords de confidentialité sur les sites et applications, ainsi que le partage d’informations qui ne révéleraient aucune information, en cas de fuite – , mais pas au détriment de la protection des données.

Lorsqu’il s’agit de la protection des données, le moyen le plus sûr est de les stocker dans plusieurs emplacements sécurisés. Tout comme nos photos vivent maintenant à la fois dans nos terminaux et sur Facebook, sauvegarder les informations personnelles importantes dans de multiples endroits (par exemple : un disque dur et sur le cloud computing, un lecteur de sauvegarde, etc.) devrait être naturel et évident. Pour faire simple, il suffit de penser à la règle 3-2-1 : garder trois copies des données importantes sur deux différents types de médias, et une copie sur un emplacement à distance. Rappelez-vous que lorsque les outils de base de stockage dans un environnement de cloud computing sont un bon point de départ, ils ne sont pas sans faille quand il s’agit de sécurité, de ce fait trouver le juste équilibre entre la sécurité et la simplicité est un élément clé du processus.

La Journée mondiale de la sauvegarde

La Journée mondiale de la sauvegarde a eu lieu le 31 mars 2014 et ce fut le moment idéal pour nous tous de réfléchir sur ce que nous mettons vraiment en danger en n’effectuant pas de sauvegarde de nos données. Des catastrophes naturelles ou d’origine humaine – des dégâts des eaux dus à des boissons renversées et des pannes de disques surviennent avec les dangers de la vie quotidienne, y compris l’exposition au soleil et les logiciels malveillants – se produisent tous les jours et peuvent mettre toutes nos informations en danger. S’il y a une chose utile sur les 351 minutes que nous passons tous en moyenne sur Facebook par mois qui peut nous être enseignee, c’est pourquoi nous ne passons pas juste une minute à protéger nos données en gardant des copies supplémentaires et en faisant une sauvegarde, et pas uniquement le 31 mars, mais tous les jours.

Par Nat Maple

En savoir plus sur Nat Maple : il rejoint Acronis en novembre 2012, et occupe le poste de vice-président et directeur général, de la division Global Consumer/SOHO, OEM and Online, après une carriere de haut dirigeant chez Symantec. Avant d’entrer chez Symantec, Nat Maple a occupé divers postes techniques chez Intel et Merisel. Il est originaire d’Australie et réside actuellement dans la région de San Francisco.

La Lune serait bien née d’une collision entre la Terre et un corps céleste

La plupart des planétologues pensent que la Lune s’est formée après un impact entre la Terre et un objet de la taille de Mars appelé Théia. Pour confirmer cette hypothèse, ils ont concentré leurs efforts sur la mesure des ratios d’isotopes d’oxygène, de titane, de silicium, ainsi que d’autres éléments.

Les scientifiques savent que ces ratios varient dans le système solaire, ce qui fait que la grande similarité entre ceux de la Terre et de la Lune contredit les modèles théoriques de la collision, selon lesquels la Lune serait surtout composée des matériaux venant de Théia, la rendant de ce fait différente de la Terre dans sa composition.

Un groupe de chercheurs allemands a effectué des nouvelles mesures, plus précises, de ces ratios d’isotopes sur la Terre et sur des échantillons lunaires ramenés par des missions Apollo.

« Les différences sont faibles et difficiles à détecter mais elles sont bien là », a affirmé Daniel Herwartz, géologue de l’université de Cologne en Allemagne.

Selon lui, ces résultats signifient qu’on « peut être raisonnablement sûr que cette collision géante a bien eu lieu, ce qui donne une idée de la composition géochimique de Théia ».

Théia semble avoir été similaire à une chondrite, une sorte de météorite pierreux. Si cela se confirmait, il serait alors possible, à partir de cette dernière analyse comparée des ratios d’isotope, de déterminer la composition géochimique et isotopique de la Lune, puisque cette dernière est un mélange de Théia et de la Terre à ses tous débuts.

« Le prochain objectif est d’établir la proportion de matériaux provenant de Théia se trouvant dans la Lune », explique Daniel Herwartz.

La plupart des modèles estiment que la Lune est formée de 70 à 90% de matériaux de Théia et de 10 à 30% de matériaux de la Terre. Toutefois, selon certains modèles, la Lune ne serait composée qu’à 8% de matériaux de Théia.

S’appuyant sur les données de cette nouvelle étude, M. Herwartz estime qu’il est possible que la Lune soit composée pour moitié de matériaux de Théia et pour l’autre moitié de matériaux terrestres.

Une recherche publiée en 2012 montrait un léger excès de « zinc lourd » découvert dans des roches lunaires rapportées par Apollo, autre preuve de la théorie de la collision, selon un autre auteur de l’étude, le Français Frédéric Moynier, de l’université Washington à Saint-Louis.

La collision a libéré tellement d’énergie que Théia a fondu, tout comme une grande partie de l’enveloppe terrestre, selon ce scientifique.

Une partie du nuage de roches vaporisées se serait de nouveau agrégée à la Terre et l’autre se serait solidifiée non loin de là, donnant naissance à la Lune.

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Qualité de l’air en Europe: un classement place la France parmi les mauvais élèves

La méthode utilisée pour ce palmarès, mis en ligne mercredi, additionne le nombre de jours de l’année 2011 où les seuils réglementaires ont été dépassés pour trois polluants distincts: les particules PM 10, le dioxyde d’azote, ainsi que l’ozone, explique Respire sur son site internet.

L’étude fait globalement apparaître que les grandes villes du sud et de l’est de l’Europe ont un air moins pur (Milan est 96e et Varsovie 88e) alors que l’on respire mieux dans les villes du nord (Édimbourg est 2e, Manchester 5e, Rotterdam 21e).

La ville roumaine de Cluj-Napoca se classe première.

Pour établir son palmarès, Respire a utilisé la base de données Airbase qui regroupe les données de surveillance de la qualité de l’air provenant des réseaux des stations européennes.

« Il faut toutefois nuancer ce classement qui ne reflète pas toujours la réalité sur le terrain selon le nombre de stations dont les villes sont équipées ou encore leurs conditions géographiques et météorologiques », explique Sébastien Vray, président de Respire.

Ainsi la ville roumaine de Cluj-Napoca, si l’on se fie aux dépassements, est en tête du classement alors que ses « voisines » Bucarest et Timisoara pointent aux 60e et 66e places.

« Mais Cluj-Napoca ne possède que deux capteurs pour 320.000 habitants alors qu’il en faudrait trois ou quatre fois plus », relève Sébastien Vray.

« On peut distinguer trois blocs », commente l’expert Franck Laval, président de l’association Écologie sans frontières interrogé par l’AFP: « les pays de l’Est où la pollution est liée aux vieilles industries notamment charbonnières, le sud, dont la France, où elle est surtout d’origine automobile et les pays du Nord, mieux classés, où l’on roule moins au diesel et où les transports en communs sont très développés ».

La part « diesel » de l’ensemble du parc automobile français est d’environ 61%.

La France est actuellement dans le collimateur de la justice européenne pour non respect des valeurs limites de particules dans une quinzaine d’agglomérations.

Si elle était condamnée, la France encourrait une amende d’un montant de l’ordre de plusieurs dizaines de millions d’euros par an, jusqu’à ce que les normes de qualité de l’air soient respectées. Un autre contentieux semble très probable pour les dioxydes d’azote.

La pollution atmosphérique a été classée cancérigène certain fin 2013 par l’Organisation mondiale de la Santé.

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Une LED composée d’une unique molécule

Il sera difficile de faire plus petit ! La source lumineuse ponctuelle mise au point par des chercheurs de l’IPCMS de Strasbourg, en collaboration avec une équipe de l’Institut Parisien de Chimie Moléculaire (CNRS/UPMC) fonctionne à partir d’un brin de polythiophène.

Il s’agit d’un conducteur composé d’hydrogène, de carbone et de soufre. Fixé à la pointe d’un microscope à effet tunnel, le brin émet de la lumière quand les électrons se déplacent de la pointe du microscope vers la surface en or situé de l’autre côté. En revanche, si le sens de déplacement des électrons s’inverse, alors il n’y a quasiment plus d’émission de lumière.

Un mode de fonctionnement identique à celui d’une LED, le polythiophène étant d’ailleurs un matériau utilisé dans la fabrication des LEDs  à usage commercial et aux dimensions plus importantes.

Pour bien comprendre les phénomènes mis en jeu, les scientifiques ont fait appel à leur confrères du Service de physique de l’état condensé (CNRS-CEA/IRAMIS/SPEC), spécialistes de la physique théorique. Ces derniers ont démontré que l’émission de lumière provient de la recombinaison d’un électron avec un trou à l’intérieur du brin de polythiophène, émettant ainsi un photon.

L’équipe  a comptabilisé un photon émis tous les 100 000 électrons recombinés dans le nanofil, photon dont la longueur d’onde se situe dans le rouge.

Ce dispositif, source de lumière ponctuelle, est un nouvel outil à disposition des chercheurs pour mieux comprendre les interactions matière-lumière, et est un nouveau pas en avant vers le concept de l’ordinateur moléculaire.

Par Audrey Loubens

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Des services secrets « anglo-saxons » ont averti Airbus d’une cyber-attaque

M. Enders, à la tête du géant européen de l’aéronautique et de la défense, a avoué lors d’une table ronde à Caen en France avoir été « naïf » en matière de sécurité jusqu’à il y a deux ans, « parce que ma société n’avait pas encore été attaquée ».

« Il y a deux ans, elle l’a été, une attaque massive. Qui nous a donné l’information, qui nous a prévenus ? Les services de renseignements anglo-saxons, pas les Français ni les Allemands », a souligné M. Enders lors d’une discussion sur les écoutes des services secrets et le droit à la vie privée.

Pour lui, le gouvernement américain a commis une erreur ne communiquant pas sur les attaques que ses services d’écoutes ont permis de déjouer.

Les révélations sur les programmes d’écoutes de la NSA américaine ont provoqué un scandale dans le monde en 2013.

EADS avait reconnu en 2012 avoir été l’objet d’une cyber-attaque grave et annoncé dans la foulée que sa priorité serait désormais sa propre protection. Le groupe assure en outre des services de cybersécurité pour le compte de la Grande-Bretagne, de la France, de l’Allemagne et au Proche-Orient.

M. Enders n’a pas dévoilé l’origine de cette attaque mais les Etats-Unis accusent ouvertement la Chine de cyber espionnage. Les experts soupçonnent notamment que la Chine s’est procuré il y a plusieurs années les plans de l’avion de combat F35 de l’américain Lockheed Martin.

pmr/dlm/ih/thm/jeb

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La valeur de la haute mer pour le climat pourrait dépasser 200 Mds de dollars (analyse)

L’étude, réalisée par des scientifiques à la demande de la Commission Océan mondial, une organisation indépendante notamment portée par l’ONG Pew, identifie quinze services rendus à l’homme par la haute mer, ces zones océaniques situées au-delà des zones économiques exclusives (ZEE) nationales.

Ces services ont trait à l’approvisionnement de l’humanité (poissons, ressources génétiques), à la régulation de l’environnement (purification de l’air, séquestration du carbone), à la protection du patrimoine génétique ou plus simplement aux loisirs, souligne cette organisation.

En termes de régulation climatique, les écosystèmes de la haute mer, qui couvre 64% de la surface globale des océans, séquestreraient ainsi environ 500 millions de tonnes de carbone chaque année, soit l’équivalent de plus de 1,5 milliard de tonnes de dioxyde de carbone (CO2) retiré de l’atmosphère.

Les océans séquestrent le carbone notamment à travers sa « fixation » par le phytoplancton sous forme de photosynthèse.

En se basant sur la valeur donnée par l’administration américaine au « coût social » du carbone — c’est-à-dire à l’évaluation du coût qu’aurait l’émission d’une tonne additionnelle de carbone, par exemple sur le secteur agricole –, l’étude chiffre entre 74 et 222 milliards de dollars par an la valeur du service ainsi rendu par la haute mer pour notre climat.

« Cette étude rend visible l’invisible et nous pouvons désormais voir et évaluer de façon plus claire ce que nous risquons de perdre si nous ne prenons pas de mesures pour protéger la haute mer », souligne dans un communiqué Trevor Manuel, co-président de cette organisation.

En matière de pêche, l’étude estime que près de « 10 millions de tonnes de poisson sont pêchées chaque année en zones de haute mer, générant plus de 16 milliards de dollars au débarquement ».

Toutefois, selon ses auteurs, les professeurs Alex Rogers du Somerville College de l’Université d’Oxford (Royaume-Uni) et Rashid Sumaila de l’Université de Colombie-Britannique (Canada), ce chiffre ne résume pas la valeur de la haute mer pour le secteur de la pêche, étant donné le rôle important de ces zones pour « le maintien et la reconstitution » des populations de poissons capturées sur les côtes.

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Le CEA, véritable machine à brevets

En intégrant le top 3 des déposants de brevets, le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives(CEA) prouve sa réussite dans sa mission transfert de connaissances scientifiques pour le développement de l’innovation.  Plus précisément, parmi les 754 demandes, 625 ont été publiées en 2013. C’est mieux que le CNRS, 7ème avec 408 demandes publiées ou encore que l’IFP Energies Nouvelles en 13ème position avec 188 publications de brevets. Ce leadership reste valable à l’échelle européenne, puisque le CEA est le 33ème déposant auprès de l’Office européen des brevets et le premier organisme de recherche.

Les trois domaines les plus prolifiques sont la micro-nanoélectronique, les technologies logicielles (systèmes embarqués, capteurs, traitement du signal…) et les énergies renouvelables, notamment les thématiques traitant du solaire, des batteries et de l’hydrogène.

Pour tenir un tel rythme, le CEA a mis en place depuis plusieurs années de nombreux outils, comme un plan de production piloté de brevets, une sensibilisation des chercheurs au dépôt de brevet, même ceux travaillant en recherche fondamentale. Lorsque certains travaux sont identifiés comme valorisables, ils sont formalisés et protégés. 

Le CEA dispose aussi de professionnels de la rédaction de brevets. En 2013, le budget « brevets » était de 28 millions d’euros. Une politique qui a un coût donc, mais nécessaire pour gagner la confiance des partenaires, les rassurer… et en trouver de nouveaux. Les brevets servent d’instrument de mise en visibilité, de quoi augmenter l’attractivité du CEA auprès des industriels, et leur garantir une recherche sécurisée. L’exclusivité issue du brevet est cruciale pour les partenaires industriels. De plus, le caractère internationale de la recherche impose de se rendre visible au niveau mondial, les brevets offrant à la fois cette visibilité essentielle tout en prouvant la capacité du CEA à innover, sécuriser et transférer des technologies.

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

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Les biocarburants utilisés en Europe accélèrent la déforestation

L’empreinte mondiale provoquée par la demande européenne en bioénergie équivalait en 2010 à la taille de la Suède, révèle le rapport de l’université de Vienne « A calculation of the EU bioenergy land footprint ».

« Les objectifs politiques en matière de bioénergie devraient nécessiter l’expansion des terres [destinées à la culture de bioénergie] équivalant à la superficie de la Pologne d’ici 2030 ». « Cette expansion est fortement liée aux objectifs européens en matière d’énergie pour 2020. »

Parmi ses objectifs à l’horizon 2020, l’UE compte produire 20 % de son mix énergétique à partir d’énergies renouvelables. Dans l’ensemble de l’Union, près de deux tiers des énergies renouvelables provenaient de la biomasse en 2010. Bruxelles affiche également une autre ambition : 10 % du carburant destiné au transport devrait provenir des énergies renouvelables d’ici 2020, dont la majeure partie provient de biocarburants. Les États membres doivent pourtant toujours discuter en détail des règles visant à prendre en compte les éventuels effets indirects sur l’affectation des sols.

Le rapport indique que l’utilisation de biocarburants en Europe se stabilisera entre 2020 et 2030. Ces conclusions se basent sur des projections de l’UE quant à l’utilisation de biomasse, si aucune autre mesure de réduction des émissions n’est mise en place. Il en ressort que d’ici 2030, la biomasse représentera 40 millions d’hectares, les biocarburants 11 millions et les cultures consacrées à la bioénergie constitueront le reste.

Au total, cela représentera 70,2 millions d’hectares, soit « trois fois plus la taille du Royaume-Uni », selon les Amis de la Terre qui ont commandé le rapport.

Une hausse importante de la concurrence s’en suivra « étant donné qu’il n’existe pour l’instant aucun mécanisme de sauvegarde adéquat et contrôlable sur la durabilité afin d’éviter la dégradation continue de l’écosystème provoquée par la consommation de bioénergie dans l’UE. »

La bioénergie est la plus grande source d’énergie renouvelable : elle représente 10 % de l’approvisionnement mondial. Certains craignent pourtant que la biomasse provenant de pays qui n’ont pas ratifié le protocole de Kyoto, comme les États-Unis, puisse provoquer des pratiques non respectueuses de l’environnement, voire la déforestation.

Une enquête menée par le Wall Street Journal a mis au jour l’année dernière l’abattage illégal des forêts américaines destinées pour la biomasse dans l’Europe. L’UE elle-même estime que cette pratique est illégale.

Lors de la récolte de la biomasse, les brindilles et feuilles tombées, les résidus agricoles ainsi que les autres déchets en fin de vie peuvent être des sources précieuses d’énergie renouvelable.

La combustion d’arbres n’est pas inoffensive

La combustion d’un arbre afin de produire de la bioénergie sous la forme de granulés ou de copeaux libère tout le carbone absorbé par l’arbre au cours de sa vie. Du coup, l’environnement est capable de combler stocker moins de CO2 jusqu’à ce qu’un arbre soit replanté et arrive totalement à maturation.

Le 22 mai, l’Agence américaine pour l’information sur l’énergie a indiqué que les exportations de granulés de bois américains ont presque doublé l’année dernière pour atteindre près de 3 millions de tonnes. Environ 98 % de ces exportations ont été livrées en Europe et 99 % de ces produits transitaient par les ports du sud-est des États-Unis et de la région inférieure du Mid-atlantic, sur la côte Est.

L’Institut pour une politique européenne de l’environnement (IEEP), l’International Institute for Sustainability Analysis and Strategy, l’Institut européen des forêts et Joanneum Research ont publié d’autres études sur le sujet. Ils sont arrivés à la même conclusion : la demande prévue en biomasse ligneuse serait supérieure à l’approvisionnement durable.

Le rapport de l’IEEP révèle que seulement 1,3 million d’hectares de terres en Europe pourraient être utilisés pour des cultures énergétiques sans devoir déplacer la production alimentaire ou endommager les habitats précieux.

« La combustion des arbres dans nos centrales énergétiques est une catastrophe », indique Robbie Blake, chargé de campagne pour les biocarburants pour les Amis de la Terre Europe. « La bioénergie contribue à la réduction des émissions, mais on devrait se concentrer sur l’utilisation de déchets plutôt que sur la combustion d’arbres et sur les cultures vivrières. »

La sécurité énergétique sur le devant de la scène

La biomasse a pris de plus en plus d’ampleur dans le calendrier politique étant donné que l’UE se concentre plus sur la sécurisation des sources nationales, ce qui permettrait de réduire la demande en importation.

D’après les rapports, la bioénergie s’est avérée particulièrement populaire dans les centrales à charbon au Royaume-Uni puisqu’il est aisé de changer de type d’approvisionnement dans ce genre de centrale.

Alors que les leaders européens ont tenté de trouver une solution à la crise ukrainienne le mois dernier, Jasmin Battista, membre du cabinet du commissaire en charge de l’énergie, Günther Oettinger, a confirmé que la mise en place de critères pour évaluer le développement durable serait reportée à l’après-2020.Les États producteurs de biomasse, dont la Finlande et la Suède, sont réputés pour s’être farouchement opposés à des règles strictes pour comptabiliser l’émission de carbone.

Un fonctionnaire de l’UE a expliqué à EurActiv qu’« aucune consultation » n’avait eu lieu avec les agents en charge du dossier avant de faire l’annonce. « Nous avons été mis au courant par la presse », indique la source.

La déclaration de Jasmin Battista est survenue alors que des scientifiques de l’UE venaient de découvrir que le biocarburant pourrait en réalité augmenter les émissions de carbone, en raison de l’incapacité à contrôler et à expliquer les émissions libérées à la source.

Jonas Helseth, directeur des politiques européennes de Bellona, une fondation qui fait la promotion de l’utilisation durable de la biomasse, a affirmé que les discussions avec les fonctionnaires européens l’avaient convaincu que le biocarburant était un contrepoids nécessaire à la hausse de l’utilisation de charbon au sein de l’UE.

Solutions au bilan carbone négatif

« Je pense que la question de la sécurité énergétique prend le dessus sur tout le reste alors que la biomasse est évidemment l’une des ressources énergétiques les plus abondantes sur le territoire européen », a-t-il expliqué EurActiv. « Nous devons nous reconcentrer sur la réduction de la dépendance vis-à-vis du gaz ainsi que sur des objectifs à long terme en matière de lutte contre le changement climatique. »

Selon Bellona, le cinquième rapport d’évaluation du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a provoqué ce changement de priorités. D’après le rapport, l’utilisation de la biomasse, accompagnée de la technologie du captage et stockage du dioxyde de carbone, apporte une solution à bilan carbone négatif qui permet de diminuer les émissions nettes de carbone.

Ces conclusions ont irrité les défenseurs de l’environnement. Ils redoutent le passage à des stratégies de géoingénierie destinées à la lutte contre le changement climatique dont les effets ne sont pas prouvés pour l’instant.

Jonas Helseth a admis que l’absence de critères en matière de développement durable pour la biomasse ligneuse le préoccupait.« Il va sans dire que l’importation de biomasse provenant des forêts tropicales n’est pas une source d’énergie durable », a-t-il assuré.« Il en va de même pour l’importation de granulés de bois venant de Caroline du Sud où les méthodes [d’exploitation] ne sont pas durables ».

« Si l’Europe n’est pas en mesure de garantir que les critères de développement durable soient mis en place et testés, alors l’ensemble du débat sur le climat pourrait être mis en péril et tout espoir d’avoir des émissions à bilan carbone négatif avec le CSC est impossible. »

PROCHAINES ÉTAPES :
2020 : date butoir à laquelle 20% du mix énergétique des États membres doit être issu d’énergies renouvelables

Par Arthur Neslen, EurActiv.com
Traduction de l’anglais par Aubry Touriel 

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Carlos Ghosn voit des voitures autonomes en Europe en 2020

Pour lui, la voiture autonome permettrait d’améliorer la sécurité sur les routes, mais aussi de fluidifier la circulation et de permettre au conducteur de consacrer son temps en voiture à d’autres tâches, a-t-il expliqué devant un parterre de journalistes et de représentants du secteur automobile.

« Plus que la faisabilité technique, c’est la résolution des problèmes de législation et de responsabilité qui va prendre un petit peu de temps », a estimé Carlos Ghosn. « On peut établir la séquence actuelle: 2018, premiers véhicules sur les routes dans les pays pionniers que sont aujourd’hui les États-Unis, le Japon et la France. 2020 c’est un début de commercialisation en Europe », a poursuivi le numéro un de Renault.

Ce calendrier s’applique au cas de figure où un conducteur reste présent dans le véhicule, même s’il n’est pas toujours aux commandes. Concernant l’hypothèse où une voiture se déplace seule d’un point à un autre, « c’est beaucoup plus lointain » dans le temps, a-t-il jugé.

Google, qui travaille sur la voiture sans chauffeur, vient d’annoncer qu’il va construire son propre modèle, qu’il espère lancer sur les routes dans les prochaines années.

Pour autant, Carlos Ghosn n’y voit pas un concurrent direct pour les constructeurs automobiles. Si un géant de l’informatique comme le Californien ou encore son compatriote Apple voulait se lancer dans l’auto, il pourrait le faire en rachetant un constructeur, a expliqué le patron de Renault et du Japonais Nissan.

« Je ne pense pas » qu’ils le fassent, a indiqué Carlos Ghosn. L’automobile « est un métier » qu’il faut bien connaître « pour le faire vivre ». Autre argument, les marges dans la branche automobile, comparées à celles des géants de l’internet, sont faibles, a-t-il fait valoir. « Pour entrer dans l’automobile, il faut être frugal, il faut accepter beaucoup de travail et peu de profits, ce qui n’est pas forcément la direction de ces entreprises qui sont habituées à beaucoup d’innovation et de marges », a-t-il plaisanté.

 

Découverte d’une planète « Godzilla », 17 fois plus lourde que la Terre

Cette planète solide de composition rocheuse, située à 560 années-lumière de la Terre, a été découverte par la mission Kepler de l’agence spatiale américaine (Nasa), ont annoncé lundi des experts lors d’une rencontre à Boston (Massachusetts, nord-est) de l’American Astronomical Society.

Cette méga-planète, nommée Kepler-10c, a un diamètre de 29.000 kilomètres, soit 2,3 fois celui de la Terre.

« La surprise fut totale quand nous avons réalisé ce que nous avions trouvé », a rapporté l’astronome Xavier Dumusque, du centre d’astrophysique Harvard-Smithsonian.

Jusqu’à présent, les astronomes n’envisageaient pas l’existence d’un tel « monstre rocheux », car plus la planète est grande, plus son attraction gravitationnelle lui fait amasser non seulement des matériaux solides, mais aussi et surtout de grandes quantités d’hydrogène, la transformant en planète géante gazeuse, comme Jupiter.

« C’est le Godzilla des Terre! » s’est exclamé Dimitar Sasselov, directeur du projet sur les origines de la vie à l’université de Harvard (Harvard Origins of Life Initiative). « Mais contrairement au monstre du film, Kepler-10c a des implications positives pour la vie », selon lui.

La mission Kepler de la Nasa peut seulement repérer des planètes mais elle ne peut pas vraiment dire si elles sont gazeuses ou rocheuses.

La taille imposante de « Godzilla » suggérait plutôt une planète de type « mini-Neptune », plus grande que la Terre avec une épaisse enveloppe d’hydrogène et d’hélium.

Or un télescope situé sur les îles Canaries a pu déterminer que cette méga-planète avait une masse 17 fois supérieure à celle de la Terre, soit bien davantage que ce qui était attendu.

« Kepler-10c a dû conserver son atmosphère au cours de son existence, car la planète est suffisamment massive pour que l’atmosphère ne puisse s’échapper », a expliqué M. Dumusque.

Kepler-10c, qui tourne autour d’une étoile similaire au Soleil en 45 jours, semble toutefois trop chaude pour que la vie ait pu y perdurer.

Mais cette méga-planète démontre que l’Univers était capable de créer de grandes planètes rocheuses même à une époque où les éléments lourds nécessaires, comme le silicium et le fer, étaient rares (l’Univers primitif ne contenait que de l’hydrogène et de l’hélium).

Elle appartient au système de Kepler-10, qui comprend aussi une autre planète nommée Kepler-10b. Ce système est âgé d’environ 11 milliards d’années, ce qui signifie qu’il s’est formé moins de 3 milliards d’années après le Big Bang, selon les scientifiques.

« La découverte de Kepler-10c est la preuve que des planètes de type terrestre se sont formées très tôt dans l’histoire de l’Univers. Et qui dit planète rocheuse dit possibilité d’apparition de la vie », suggère M. Sasselov.

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