Ils y ont cru depuis le début : les fondateurs de Xatori, une petite start-up nichée à High Street, Palo Alto, au cœur de la très écologiquement consciente Silicon Valley, se sont félicités d’avoir atteint leur dix-millième station de chargement recensée dans leur base de données la semaine dernière.
Lancée en mars 2011 (nous vous en parlions alors ici), « Plugshare » n’a cessé de gagner du terrain, tant dans les consciences que dans le marché des applications vertes disponibles pour les utilisateurs de voitures électriques.
Son principe est simple : créer un réseau d’utilisateurs actifs de voitures électriques, mettant leurs prises domestiques à la disposition des conducteurs qui auraient besoin de recharger leur batterie, ou de ceux qui se trouveraient hors de portée des quelques stations publiques dédiées. L’application iPhone « Plugshare » (« partage de prise » en anglais) met donc en relation les conducteurs et les propriétaires de prises, permettant de les localiser ou d’offrir leur électricité.
Bonne nouvelle donc, pour cette application dont le succès est, évidemment, intimement lié à la qualité de la couverture du territoire. Les Californiens ont très vite mis l’accent sur l’appartenance à une communauté éco-sensible, ainsi que sur les rencontres enrichissantes entre utilisateurs, dans un segment également occupé par des applications telles « Tendril » ou encore « MyFordMobile ».
Malgré un marché archi saturé et dominé par Apple et Samsung qui totalisent à eux seuls la moitié des ventes de smartphones dans le monde, Amazon va tenter de trouver sa place. Son appareil, avec une taille d’écran comprise entre 4 et 5 pouces, sera un concurrent direct des mastodontes Samsung Galaxy S3 et iPhone 5. C’est ce qui s’appelle avoir de l’ambition !
D’après le Wall Street Journal, le « Kindle Phone », équipé d’Android, serait déjà en phase de test, Amazon essayant différentes combinaisons matérielles pour son prototype. C’est le taïwanais Foxconn, déjà en charge de l’assemblage des appareils d’Apple, qui aurait été choisi pour le construire.
Pour réussir son entrée, le « Kindle Phone » pourrait bien être proposé à très bas prix. Une stratégie qui avait été efficace pour sa tablette Kindle Fire proposée deux fois moins chère que l’iPad.
De plus, Amazon chercherait à se prémunir des procès éventuellement lancés par Apple et Samsung en acquérant les droits de certains brevets liées aux technologies spécifiques des smartphones. Le site de commerce en ligne aurait donc recruté un spécialiste de l’investissement de brevet pour assurer ses arrières et se prémunir de toute procédure.
Amazon espère ainsi venir jouer le troisième homme dans la guerre féroce qui se joue entre Apple et Samsung sur le segment des smartphones. Bonne chance « Kindle Phone » !
Développés à partir de la technologie du jeu vidéo – le graphisme et l’utilisation sont très proches d’un jeu classique –, les serious games se révèlent être des outils modernes stimulants pour toucher de nouveaux publics. Qui plus est, ils apportent une plus grande respectabilité aux jeux vidéos, bien souvent mal considérés car assimilés à un divertissement adolescent.
Les créateurs de serious games n’hésitent pas à en vanter les bienfaits pédagogiques et divertissants et affirment au passage que l’image de marque des entreprises usant de cette pratique est également associée à des valeurs positives telles que le dynamisme et l’innovation.
Trois fonctions principales sont associées au serious game :
Diffuser un message d’ordre éducatif (Edugames), marketing (Advergames), informatif (Newsgames) ou militant (Militant games) ;
Prodiguer un entraînement sur le plan cognitif et psychomoteur. Le but est évidemment d’améliorer ses capacités ;
Simuler une situation pour évaluer l’utilisateur (serious play). Cette fonction cumule les deux précédentes, car elle permet aussi de véhiculer des messages et de s’entraîner par l’expérimentation.
Mais le jeu ne serait-il pas par nature, déjà éducatif ? Parce qu’il sollicite des capacités telles que la mise en place de stratégie, la prise de décision, parce qu’il confronte le joueur à des environnements parfois proches du réel et le pousse à s’adapter à ce qu’il voit : l’opinion que défendent les concepteurs de jeux, à l’origine de l’idée des serious games, ne semble pas si farfelue. Cela permet d’endosser un rôle, de se mettre en situation et de réagir en fonction de ses émotions pour ensuite s’évaluer. Et, chose primordiale selon Julian Alvarez, chercheur à Ludoscience, cette technique d’enseignement est interactive.
Quelques cas de serious games célèbres
Conçu en 2002, America’s Army est considéré comme le tout premier serious game de l’Histoire. Distribué gratuitement sur internet, il dispense un « entraînement militaire » au combat et au tir avant de proposer aux meilleurs d’étoffer les rangs des marines.
Développé par l’ONU et le programme alimentaire mondial, Food Force est un jeu ou il faut acheminer de l’aide alimentaire d’urgence à une population victime d’un conflit armé.
Dans le même état d’esprit, deux étudiants ont conçu Darfur is Dying afin d’alerter les gens sur la situation des réfugiés du Soudan.
L’EduGameLab, de l’Académie de Créteil, lancé en mars 2010, est un projet européen d’études qui tend à se servir des serious games comme supports pédagogiques. D’un côté, on retrouve l’apprentissage par la pratique du jeu vidéo et de l’autre, la création de serious game par les enseignants ou les élèves.
Fold-it est un jeu qui a permis d’effectuer des avancées majeures dans la Recherche. Il consiste à enrouler une protéine préalablement dépliée afin de remporter le plus de points possibles. Les résultats sont ensuite analysés par une équipe de chercheurs.
Présenté début juillet à Castres-Mazamet, MUCO>Play est un serious game qui s’adresse aux personnes atteintes par la mucoviscidose. L’intérêt étant de prévenir les risques de contamination entre patients.
Olympe, ou « le juridique logique et pédagogique » est un jeu permettant d’acquérir ou de valider des connaissances sur deux sujets : le licenciement et l’auto-entreprenariat.
Pulse, le plus cher des serious games (14 millions d’euros pour le développement) sert aujourd’hui à six universités américaines pour valider la formation des étudiants en médecine et réactualiser leurs compétences.
De plus en plus d’événements
Le 27 juin dernier, avait lieu la première édition du « Serious Game Time » au Creative Store Amusement de la Gaîté Lyrique à Paris. Sous forme de conférence, le journaliste Jean Zeid faisait découvrir l’usage concret des serious games en entreprise.
Le 20 septembre prochain, se déroulera la 5e convention d’ E-Learning de KTM Advance au Centquatre, toujours à Paris. À cette occasion, les clients de KTM Advance apporteront leur premier retour d’expérience et présenteront les nouvelles orientations de la formation.
Le « Serious Game Expo » de Lyon réunira les acteurs incontournables de ces jeux vidéos sérieux le 22 et 23 octobre 2012. Il s’agira d’un temps d’échange et d’informations quant aux innovations du marché.
L’héritage durable était un élément central de la candidature du Royaume-Uni pour l’organisation des Jeux olympiques. Deux millions de tonnes de sols pollués ont été nettoyées et 200 bâtiments ont été démolis. Afin d’atteindre ces objectifs de durabilité, 98,5 % des matériaux démolis ont été réutilisés ou recyclés.
Les matériaux broyés ont été utilisés dans les fondations en béton et les revêtements.
Des pierres issues de ces démolitions ont été utilisées pour créer des « toits vivants » sur les nouveaux logements et les pierres historiques ont servi au pavage de nouvelles pistes cyclables et allées piétonnes.
Des stades construits avec des matériaux recyclés
Le stade a battu de nouveaux records en matière de recyclage : il a été construit avec 30 % de matériaux réutilisés et 90 % des déchets générés par la construction du stade ont été réutilisés, recyclés ou récupérés. Les décharges n’ont quasiment pas servi.
Des résultats similaires ont été obtenus pour d’autres bâtiments clés, comme les centres aquatiques qui accueilleront les compétitions olympiques de natation et de plongée. En termes de valeur, ce centre a été bâti avec 29 % de matériaux recyclés, mais en termes de poids, 51 % de la structure en est composée.
Les organisateurs des Jeux ont défini la durabilité comme un équilibre entre les éléments environnementaux, sociaux et économiques, tout en soulignant l’importance qu’une réelle valeur sociale et commerciale émerge de ces constructions évaluées à 10 milliards d’euros.
Une fois les athlètes et les spectateurs partis, le Parc olympique, qui prendra le nom de Queen Elizabeth Olympic Park après les Jeux, deviendra un lieu où les athlètes locaux pourront se réunir et pratiquer leur sport.
Le Parc olympique, un nouveau tremplin pour Londres ?
Les villages olympiques et paralympiques seront convertis en des milliers de logements à vendre et à louer, dont la moitié seront cédés ou loués à des prix abordables. Un nouveau campus, un centre de santé communautaire et d’autres nouveautés ailleurs dans le parc (qui prendra le nom de East Village) feront de ce lieu une nouvelle communauté dans la partie est de Londres défavorisée.
L’Olympic Delivery Authority affirme que 75 centimes de chaque livre dépensée résulteront en des investissements en faveur de la transformation à long terme de cette zone. Les Jeux feront suite à une longue période d’analyse sur la réussite des rénovations entreprises.
Le coût des Jeux de Londres 2012 a été estimé par les professeurs d’Oxford Bent Flyvbjerg et Allison Stewart comme les plus chers depuis ceux de Barcelone en 1992 (11,4 milliards de dollars, ou 9,3 milliards d’euros). Beijing 2008 a peut-être coûté plus d’argent, mais les autorités chinoises n’ont pas publié suffisamment de données pour pouvoir le vérifier.
Les affirmations selon lesquelles les contrats privés pour la sécurité auraient été mal exécutés posent déjà problème sur la scène politique.
Objectif premier des fabricants de téléphone : éviter que l’appareil ne se décharge totalement et perde la recherche réseau.
Les voilà heureux : le film solaire mis au point par Wysips répond à ces attentes.
En effet, le film est composé de cellules photovoltaïques, plus précisément de microbandes de cellules connectées entre elles.
Le composant est alors assemblé avec un réseau de lentilles qui, grâce à un effet d’optique, camoufle le film aux yeux de l’utilisateur.
Le système, un procédé holographique, consiste en fait à changer l’image avec l’angle de vue, rendant les cellules invisibles alors que la lumière est bien redirigée vers l’observateur. L’ensemble du composant fait 200 mm d’épaisseur et possède une transparence de 90%.
Ci-dessus : Ce film solaire est suffisamment transparent pour être positionné sur l’écran d’un téléphone et produire de l’énergie pour l’alimenter. (Copyright : Wysips)
Pourcentage minimal requis pour satisfaire aux besoins des fabricants de téléphone puisqu’ils n’acceptent pas plus de 10% de perte de luminosité. Fort de cette performance, Wysips a donc signé un contrat avec l’un des acteurs de la téléphonie, dont le nom reste confidentiel, et prévoit d’ouvrir une ligne de production dès l’été prochain sur le site de Rousset en Provence.
Le rendement du film solaire est de 7 mW/cm² et les équipes de Wysips visent les 10 mW/cm².
« Pour l’instant, nous utilisons la technologie silicium et de la micro-lithographie. Mais il existe d’autres process prometteurs qui pourraient nous faire atteindre un rendement de 18-20%. Nous regardons aussi du côté de l’organique car l’utilisation d’encres photovoltaïques nous permettrait de recourir à de l’impression plutôt qu’à de la lithographie et donc de pouvoir fabriquer de plus grandes surfaces tout en abaissant le coût de fabrication » précise Ludovic Deblois, PDG de Sunpartner dont Wysips est une des deux filiales.
Les applications du procédé s’étendent aux écrans tactiles, tablettes et autres e-book, mais aussi à l’horlogerie ou aux panneaux d’affichage.
Techniques de l’Ingénieur : Matthieu Schuler, la direction de l’IRSN a récemment été auditionnée par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) concernant l’appui que vous lui avez apporté en 2011. Que retenir de cette audition ?
Matthieu Schuler : C’est un rendez-vous régulier qui ponctue l’interaction entre l’ASN et l’IRSN, et dresse le bilan de l’appui technique que l’IRSN apporte, dans le cadre d’une convention pluriannuelle, à l’ASN. En 2011, cet appui a été largement marqué par le contexte de Fukushima, qui a mobilisé beaucoup de notre temps et de nos ressources.
Techniques de l’Ingénieur : Quelles ont été les missions de l’IRSN dans ce contexte ?
Matthieu Schuler : Nos trois principales missions dans le contexte qui a suivi l’accident de Fukushima furent de procéder à l’examen des évaluations complémentaires de sûreté des installations nucléaires de France réalisées par les exploitants, de réfléchir et identifier des premières idées sur les recherches complémentaires à mener après Fukushima, qui se sont traduites par un appel à projets lancé par l’Agence nationale de la recherche (ANR) lancé début 2012, et de participer aux réflexions sur l’évolution du dispositif gouvernemental de gestion de crise nucléaire, notamment pour le rapprocher des dispositions de gestion des autres familles de crises. Au total, c’est près de 10% des ressources consacrées par l’IRSN à ses actions auprès de l’ASN qui ont été engagées dans l’après Fukushima.
Techniques de l’Ingénieur : L’IRSN a donc pris part dans l’évaluation des installations françaises menée par l’ASN sur leur sûreté, quelles en sont les principaux enseignements ? Quel va être le rôle de l’IRSN pour les prochaines années à ce sujet ?
Matthieu Schuler : Le bilan tiré par l’IRSN est globalement satisfaisant, mais il y a une marge de progrès, un noyau dur d’équipements dont l’objectif est d’assurer, en cas d’accident majeur, la pérennité des fonctions vitales des installations, à mettre en œuvre et qui nécessite du temps. La première étape va consister pour les exploitants de ces installations à présenter leurs propositions pour remédier aux faiblesses identifiées, aux vues des nouvelles exigences qu’impose l’accident de Fukushima. La seconde phase va consister pour l’IRSN à étudier si ces propositions sont suffisantes ou non. Viendra ensuite le temps de leur mise en place.
Le rôle de l’IRSN ne se limite donc pas aux évaluations menées en 2011, mais se prolonge dans les années à venir, notamment pour étudier l’impact de ses modifications sur la démonstration de sûreté des installations.
Techniques de l’Ingénieur : Quand peut-on donc espérer que la sûreté des installations françaises sera optimale ?
Techniques de l’Ingénieur : Concrètement, quelles seront les principales occupations de l’IRSN dans les années à venir concernant l’après Fukushima ?
Matthieu Schuler : En 2012, examiner les évaluations de sûreté d’un second lot d’installations moins prioritaires que celles abordées en 2011, et entamer les discussions techniques avec les exploitants des installations du premier lot, afin d’évaluer leurs propositions de sûreté renforcée. Sur la base de ces évaluations, l’ASN décidera si ces propositions sont satisfaisantes. Si celles-ci sont jugées acceptables, les exploitants devront dès 2013 proposer les modifications des installations en découlant, dont l’IRSN analysera alors la pertinence, la complétude et les modalités de mise en œuvre.
Au-delà de ce travail sur les installations françaises, l’IRSN s’investit sur d’autres fronts, qui vont de l’évolution de son organisation interne de gestion de crise jusqu’à des initiatives menées au Japon pour apporter des capacités d’analyse, de réflexion et se confronter aux contraintes de terrains rencontrées par nos collègues sur place.
Techniques de l’Ingénieur : Quelles sont les principales difficultés que vous rencontrez en tant que concepteur de l’équipement du chevalier noir ?
L. Fox : Fournir ses équipements à un homme risquant sa vie toutes les nuits face aux pires crapules implique les plus hautes exigences.
Véhicules, armes, armure : leur fiabilité doit être totale. Imagine-t-on le héros de Gotham hospitalisé suite à une mauvaise chute due à la rupture du câble grappin ? Cette option est inenvisageable.
Les matériaux utilisés doivent être donc à la fois résistants aux coups, à l’usure, aux températures extrêmes, et à tout ce qui est imprévisible. Au niveau de la voiture, une analyse tribologique poussée nous a permis de confirmer l’efficacité de la coque en graphène, par exemple.
Il faut donc déterminer dès la planche à dessin, ou plutôt dès le logiciel de simulation et de conception, les meilleurs choix possibles de matériaux fonctionnels parmi les céramiques, nanomatériaux, élastomères, matériaux magnétiques ou encore thermoplastiques, selon leurs propriétés et performances. Sans oublier les bioplastiques, car être un modèle de vertu au XXIème siècle, c’est rendre la Justice certes, mais en respectant l’environnement. M. Wayne est très attaché à cet aspect.
L’une des grandes forces de votre employeur est d’avoir en toute circonstance dans sa panoplie d’équipements l’objet lui permettant de se sortir d’un mauvais pas. Comment faîtes-vous pour toujours avoir une longueur d’avance ?
L. Fox : Je ne me prononcerai pas sur l’utilisation faite par M.Wayne du matériel que je conçois pour lui. Concernant le choix des items créés, il découle principalement de la volonté de M.Wayne, selon les manques ressentis sur le terrain. D’où le renforcement de l’armure avec des matériaux composites révolutionnaires, renforcés de fibres continues, afin qu’elle résiste aux mâchoires de molosses.
Dans les autres cas, les équipements sont le fruit d’un profond travail de R & D mené selon une stratégie prédéfinie d’application des dernières technologies aux besoins du chevalier noir. Comme une entreprise conçoit ses produits pour répondre au mieux aux attentes de ses clients potentiels, je m’applique à faire de toute technologie émergente un nouvel atout pour M.Wayne dans ses virées nocturnes.
Le tout en respectant autant que faire se peut les exigences environnementales les plus strictes.
N’est-ce pas un combat de trop lorsqu’on se déplace avec ce qui s’apparente à un tank, tirant indifféremment des roquettes dans chaque obstacle rencontré ?
L. Fox : Des progrès sont toujours possibles, mais en mêlant travaux sur les batteries, la mécanique, la maitrise des consommations énergétiques ou encore en favorisant la chimie verte, on peut réduire de façon conséquente l’empreinte environnementale des matériels et installations. Mais je ne vous mentirai pas, l’isolation de la cave est encore perfectible…
Propos presque recueillis par C. Kent
Découvrez nos formations sur l’ensemble des thèmes abordés dans cet entretien fictif :
Cette commission a mené un travail de recherche approfondie, avec des entretiens auprès de 1 176 personnes, pendant plus de 900 heures lors des 6 derniers mois… et de façon totalement indépendante.
Le rapport publié le 5 juillet désigne clairement, pour la première fois, des responsables : TEPCO, mais aussi le manque de réactivité des agences gouvernementales japonaises. Le rapport souligne et étudie également les aspects culturels, pointant l’extrême respect et la soumission à l’autorité inhérent à la culture japonaise.
La Commission d’experts était dirigée par Kiyoshi Kurokawa, ancien président du Conseil Scientifique Japonais, qui a écrit, dans le rapport que la fusion “ne peut être considérée comme une catastrophe naturelle. Ce désastre est humain, car il aurait pu et aurait du être prévu et évité.” Le rapport ajoute que “les causes directes de la crise étaient toutes prévisibles, bien avant le 11 mars 2011.”
Les membres de la commission écrivent, dans leur rapport, que “[la catastrophe] a été le résultat de la collusion entre le Gouvernement japonais, les régulateurs et TECPO, ainsi que du manque de gouvernance de ces instances. Nous en concluons que l’accident est d’origine humaine. Les causes profondes étaient organisationnelles“. Le rapport blâme tout particulièrement l’opérateur TEPCO pour avoir failli dans sa mission à renforcer, améliorer les capacités de résistances de la centrales face à une catastrophe naturelle, et critique également la NISA (Agence du sûreté nucléaire japonaise) et le METI (ministère de l’économie et de l’industrie japonais) pour avoir échoué dans leur mission de contrôle.
“Une arrogance impardonnable”
La Commission pointe qu’en 2006 la NISA avait ordonné des travaux d’amélioration dans le système anti-sismique de la Centrale de Fukushima Daiichi. TEPCO a volontairement ignoré cette directive et l’autorité de contrôle n’a pas fait de suivi, auprès de l’opérateur, ne contrôlant pas la mise en oeuvre de sa demande.
“La commission a relevé une ignorance et une arrogance impardonnable pour toute personne ou toute organisation travaillant dans le domaine du nucléaire. Nous avons découvert un mépris pour la sécurité du public.” peut on ainsi lire dans le rapport.
Rappelons que la catastrophe a contraint 150 000 personnes à quitter leur maison, en plus de libérer des quantités importantes de substances radioactives à des kilomètres autour de la centrale.
De manière significative, le rapport de la Commission remet en question les assertions de TEPCO selon lequel l’accident et la situation de criticité des réacteurs de Fukushima sont dûs au Tsunami qui avait suivi le séisme de magnitude 9…
Un positionnement jugé faux par les experts : selon eux, Tepco a mal évalué la probabilité d’un tsunami de cette envergure et n’a pas pris les dispositions nécessaires, alors que cette éventualité avait été testée ! En 2008, Tepco avait simulé un tsunami de plus de 15 m de haut, dont les vagues atteignaient la centrale Fukushima.
Aucune initiative n’a toutefois été prise par la suite, car ils ont jugé peu probable qu’une telle catastrophe survienne, précisent les experts. “il est impossible de limiter la cause directe de l’accident au tsunami, sans preuve de fond. La commission estime qu’il s’agit d’une tentative d’éviter la responsabilité en mettant tout le blâme sur le [tsunami] inattendu. ” écrit la Commission.
Un Gouvernement qui a failli à sa mission de protéger les citoyens !
Le rapport a également critiqué l’incapacité du gouvernement à gérer efficacement la crise après l’accident : pour les experts “les gouvernements passés et en place à ce moment-là, ont failli à leur devoir de protéger la vie des gens et la société“.
Par exemple, dans les jours qui ont suivi la catastrophe, un porte-parole du gouvernement a déclaré que les évacuations ont été engagées “juste au cas où”, plutôt que d’informer les résidents des dangers réels à la suite de grands panaches radioactifs.
La Commission déplore également une mauvaise communication, tant entre les techniciens qu’entre les autorités. Ces dernières ont d’ailleurs rapidement été blâmées pour avoir tardé à révéler la gravité de la situation et à évacuer les zones touchées.
Ce rapport soulève ainsi des questions de fond, que tout pays nucléarisé devra se poser en toute transparence dans les années à venir. Il montre à quel point des changements radicaux sont nécessaires et doivent être engagés, sur la responsabilité, l’encadrement, et la nécessité de contrôle de l’industrie nucléaire par des autorités … indépendantes !
Suite à une panne du système de refroidissement de la piscine 4, on a appris qu’il n’y avait pas de système de secours, et que l’eau de la piscine se réchauffait de 10 °C par 24 heures.
Si le refroidissement de la piscine n’était pas assuré, il suffirait de quelques jours pour que l’eau de la piscine soit portée à ébullition.
Le 1er juillet, Tepco a réussi à rétablir le système, mais la piscine 4 commençait déjà à produire un panache blanc, comme en témoigne cet instantané de la webcam Tepco :
Des complications énormes apparaissent également au fil des missions de dosimétrie : Que ce soit dans l’unité n°2 ou l’unité n°3, d’éventuelles missions humaines semblent extrêmement compromises en raison des niveaux de dose excessifs relevés dans les étages inférieurs de ces bâtiments.
Tepco voudrait rechercher puis colmater les fuites constatées au niveau des confinements (le tore fait partie du confinement) afin de tenter de repérer l’emplacement du combustible fondu, à la condition qu’il se soit arrêté au niveau du radier, ce qui reste une supposition de moins en moins crédible.
Le paradoxe de la chambre de suppression
TEPCO, avec un optimisme à toute épreuve, semble croire que le corium se situe sur le plancher de la salle de suppression, qui est recouvert sur plusieurs mètres d’une eau extrêmement contaminée.
Afin de s’occuper du combustible, il faudrait transvaser cette eau à un autre endroit. Mais si l’on procède ainsi, le combustible fondu étant probablement encore très chaud, la radioactivité deviendra intense et le corium s’échauffera certainement un peu plus.
On ne peut vider l’eau mais on ne peut observer ni travailler si cette même eau est présente. Décidément, les réponses humaines semblent de plus en plus limitées… Et l’opération « arrosage » du combustible fondu se confirme mois après mois comme étant l’une des plus grandes erreurs de la gestion initiale de cette catastrophe hors-norme.
110 experts provenant de 35 organisations, dont des laboratoires scientifiques nationaux, des industries, des universités et des organisations non gouvernementales ont collaboré à la réalisation de cette étude financée par le gouvernement américain. Il s’agit de l’étude la plus complète et la plus approfondie jamais réalisée aux USA.
« Les énergies renouvelables peuvent jouer un rôle bien plus important qu’on ne le pensait auparavant », y affirment les co-auteurs. C’est une évolution majeure dans le positionnement officiel du Département à l’énergie du gouvernement américain, et particulièrement bienvenue dans le contexte des bruits que font courir dans les médias les défenseurs des énergies non durables à propos des problématiques d’intermittence et de capacités de stockage.
Les experts ont focalisé sur un scénario à 80%, un niveau qualifié de “facilement accessible”. La faisabilité d’un tel mix répondant parfaitement à la demande des consommateurs a été étudiée avec de très hautes résolutions temporelle et spatiale, et sur la base des technologies disponibles dès aujourd’hui sur le marché, et de milliards de données météo (vent et ensoleillement). L’ensemble des états américains continentaux contribue au mix. Certains états sont dominés par le solaire, d’autres par l’éolien.
Les experts du NREL montrent qu’il est possible d’avoir 50% d’énergies renouvelables fluctuantes (éolien et solaire) dans le mix américain, sans aucun problème de gestion des fluctuations, auxquels s’ajoutent 30% d’hydro et de biomasse, soit un total de 80% de renouvelables. Cela suppose de recourir à plusieurs outils de flexibilité, dont la création d’un super-réseau électrique, la gestion intelligente de la demande et la mise en place de centrale hydro modulables et de centrales à biomasse dédiées à la gestion des fluctuations éoliennes et solaires.
Les problématiques d’intermittence et de capacités de stockage ne sont plus un obstacle
Le scénario 80% renouvelables en 2050 comprend 439 GW d’éolien (contre 50 GW installés aux USA aujourd’hui) et 150 GW de solaire PV. La puissance industrielle des USA permet d’envisager sans problème d’installer 10 GW d’éolien par an pendant 38 ans. Selon les experts du NREL, il n’existe aucune contrainte au niveau de la capacité de production des technologies considérées, de la fourniture en matières premières et en main d’œuvre. Ceci est parfaitement en phase avec les conclusions d’une étude menée par Stanford (Jacobson et al). Sur le plan environnemental, plus le niveau d’éolien et de solaire est élevé, plus la ressource eau douce est économisée.
L’électrification du parc automobile américain ne conduira qu’à une augmentation modérée de la demande électrique aux USA. Selon l’Electric Power Research Institute, « Des études récentes indiquent que si les voitures électriques constituaient la moitié du parc automobile US, une hausse de seulement 8% de la génération électrique serait suffisante ».
Débutés il y a cinq ans, pour un coût pharaonique (le budget initial a été multiplié par quatre), ces travaux vont complètement bouleverser le paysage londonien : Parcs urbains, moyens de transports, installations sportives, réseau énergétique… c’est toute un ville qui se transforme, tout en pensant à l’après-jeux.
En effet, certaines installations évolueront après l’extinction de la flamme olympique. Ce dossier présente par le biais visuel les principaux travaux, toujours en cours pour certains, qui permettront le déroulement de cet événement sportif majeur.
Inventé en 1994 par l’entreprise japonaise Denso-Wave, le QR code est un code-barre à deux dimensions (2D) pouvant stocker un grand nombre d’informations. Il se distingue du code-barre traditionnel (1D) car il contient des informations lisibles horizontalement et verticalement. Pour lire un QR code, il suffit de posséder un téléphone portable équipé d’un appareil photo et d’une application permettant la lecture dudit code.
Rapide à scanner – le sigle provient d’ailleurs de l’appellation « Quick Response » –, le QR code peut renvoyer vers un lien de différente nature. Cela peut être du texte, une adresse URL, une carte de visite et bien d’autres types d’informations. D’une relative simplicité d’utilisation, le QR code est un outil technologique qui se destine au grand public. Aussi, rien d’anodin à ce que son usage ait tendance a se généraliser depuis quelques temps.
Les utilisations du QR code sont multiples, bien que son emploi soit plus répandu dans le domaine de l’art et du design, de la publicité et du marketing, du tourisme et de la mode, voire de la création de T-shirt (QR Empire, par exemple). Véritable outil marketing, les marques n’hésitent pas à se servir de ce petit carré mosaïque pour attiser la curiosité des gens. Il s’agit finalement d’un mode de communication ludique auquel le client prend part activement. Cela crée une forte interaction et donne le moyen au consommateur de vivre une expérience. Très largement exploités par les publicitaires, les QR codes intégrés dans le graphisme des pubs permettent d’apprendre de nouvelles informations.
Aujourd’hui, il est courant de retrouver sur les produits un QR code. Là encore, les raisons varient. S’il s’agit d’un produit bio, le QR code peut renseigner les origines et le parcours. Dans d’autres cas, il peut renvoyer vers des recettes de cuisines, des méthodes de bricolage… Son utilisation dans le milieu médical n’est pas encore répandue, mais une société sarthoise a eu l’idée d’apposer un « QR code d’urgence » sur un casque seulement lisible par les équipes du Samu. Dans ce cas précis, il se révèle utile pour déterminer le profil d’un blessé en un clin d’œil et connaître les personnes à contacter.
Cet outil, devenu quotidien pour certains, risque bien de devenir incontournable par les possibilités quasi infinies qu’il offre. Toujours plus populaire, le QR code souffre néanmoins de quelques défauts majeurs. Premièrement par la population qu’il touche : un public principalement amateur de nouvelles technologies, un peu « geek ». Ensuite, il est nécessaire d’être détenteur d’un smartphone ou autre portable fonctionnant sous Android et de télécharger une application permettant la lecture du QR code. Plus grave, tous les sites ne disposent pas de contenu optimisé en vue d’une utilisation sur portable. Et lorsque l’utilisateur n’est pas rompu à ce genre de technologies, un QR code mal formaté se révèle non seulement agaçant mais peut aussi signifier la fin de sa curiosité. D’autant que les explications concernant cet outil ne sont pas toujours données.
Les français seraient les 5e plus gros utilisateurs de QR code. Et compte tenu des avancées technologiques, ce phénomène n’est pas prêt de s’inverser. À moins bien sûr que le QR code devienne obsolète, supplanté par la réalité augmentée beaucoup plus interactive. En attendant, de beaux jours se profilent et qui sait quelles inventions liées au QR code seront imaginées dans le futur.
Pour rappel, le réseau des instituts Carnot a été créé en 2006 avec pour objectif la mise à disposition des capacités de recherche publique pour les entreprises. Un institut Carnot est une structure de recherche qui a été labélisée, à l’issue d’un appel à candidatures, pour sa capacité à déployer une activité de recherche partenariale de qualité, soit la recherche au service des entreprises et des collectivités territoriales.
Forts de nombreux succès, les 34 instituts ont été renouvelés en 2011. Avec un volume d’affaires de 350 M€ avec les entreprises, les instituts Carnot pèsent plus de la moitié de la recherche public/privé en France, avec l’ambition d’atteindre les 450 M€ en 2015. Parmi les nombreux projets réalisés, soixante ont été sélectionnés dans cet ouvrage, en mettant l’accent sur l’apport de la recherche menée par les laboratoires pour l’innovation dans les entreprises ainsi que sur le gain pour l’entreprise en termes de positionnement concurrentiel et de gain de part de marché.
Les 60 projets ont été classés selon 6 grandes thématiques couvertes par le réseau des instituts Carnot, en réponse aux enjeux économiques et sociétaux d’aujourd’hui : Énergie, Propulsion, Transport / Mécanique, Matériaux et Procédés / TIC, Micro et Nano Technologies / Construction, Génie civil, Aménagement du territoire / Environnement, Ressources naturelles, Chimie / Pathologies, Nutrition, Technologies pour la santé. On retrouvera ainsi pour la mécanique par exemple, la mise au point d’un procédé écologique pour le remplacement du cadmiage qualifié pour l’aéronautique, le développement de casques de pilotes de chasse plus sûrs ou encore la fabrication d’orthèses pour lutter contre les troubles respiratoires du sommeil.
Cet ouvrage est accessible en version numérique ici
Rendez-vous les 3 et 4 octobre à Lyon pour la cinquième édition des rendez-vous Carnot : www.rdv-carnot.com
A l’aube de l’ouverture des Jeux Olympiques de Londres, du départ du Tour de France cycliste et de la clôture de l’Euro de football, la conférence organisée le 29 juin par l’EDHEC sur son campus parisien tombait à point nommé pour s’arrêter un instant sur les limites acceptables ou pas qu’entraîne une recherche effrénée de performance tant dans les manifestations sportives que dans l’activité industrielle et commerciale des entreprises. En d’autres termes, « Altius, Citius, Fortius », la devise olympique chère au baron Pierre de Coubertin et démiurge des J.O, est-elle le carburant d’une saine et respectueuse émulation ou le terreau d’une éthique bafouée pourvu que le résultat soit au rendez-vous ?
La compétition est-elle d’un bénéfice justifié ?
Arjen Robben : son obsession de performance individuelle a nui à l’équipe des Pays-Bas à l’Euro 2012
Pour Geert Demuijnck, la notion de compétition est communément admise car consubstantielle à l’existence même de la vie. Sans pousser jusqu’à un impitoyable darwinisme échevelé, l’être vivant est très tôt confronté à la rivalité. Qu’on le veuille ou non.
De même, l’organisation de la société regorge en son sein de ces multiples rivalités qui sont globalement acceptées dans la mesure où elles profitent à l’innovation, au progrès, à l’amélioration du bien-être des citoyens et des consommateurs.
Dans la vie de l’entreprise, la tension entre équipes peut donc constituer un moteur d’efficacité et de motivation à la condition expresse que celle-ci soit clairement modulée et régulée pour ne pas générer des effets pervers comme la frustration, la désagrégation de l’esprit collectif ou l’individualisme forcené. A cet égard, Geert Demuijnck cite non sans ironie la déroute enregistrée par l’équipe de football des Pays-Bas lors de l’Euro 2012. Cette dernière figurait pourtant parmi les formations avec le plus de talents individuels dans l’effectif sélectionné. Le problème est qu’elle n’a jamais su combiner avec succès les forces des uns et des autres, chacun étant plus préoccupé de garder le ballon et tenter l’exploit individuel plutôt qu’alimenter la performance collective. De son côté, l’entraîneur n’a jamais réussi à imposer des règles de jeu aux egos surdimensionnés de ses joueurs. Par ses dribbles solo à répétition, l’attaquant Arjen Robben est probablement l’illustration la plus symptomatique d’une culture de compétiteur peu soucieux de ses partenaires.
Il n’empêche que lorsque cet instinct de compétition est régulé avec doigté, subtilité et flexibilité, le bénéfice devient alors très tangible tant pour une équipe sportive qu’une entreprise. A condition d’en définir précisément les contours admissibles ou pas. Or, c’est précisément toute l’extrême difficulté de l’exercice que constate Geert Demuijnck lorsqu’il est amené à intervenir au sein de grandes corporations qui affrontent parfois des concurrents moins pointilleux sur les règles et plus soucieux de performance pure.
Se battre à armes égales : une vue de l’esprit ?
Signature officielle de la loi Sarbanes-Oxley en 2002
Sur les marchés industriels, la quête absolue de performance peut induire des schémas qui s’avèrent in fine nuisibles.
Geert Demuijnck cite notamment la règle du « Winner takes all » qui dans le sport constitue l’aboutissement d’un tournoi, d’une course ou d’un championnat. Quoiqu’il advienne, il n’y aura qu’un unique vainqueur au final. Transposé dans l’univers entrepreneurial, la règle peut vite devenir dangereuse avec une société raflant l’intégralité d’un marché et laissant du coup ses compétiteurs en rade.
C’est justement dans cette optique que des régulations sont apparues dans l’économie moderne allant jusqu’à des lois garantissant l’éthique de pratiques industrielles et commerciales comme par exemple la loi Sarbanes-Oxley créée en 2002 dans la foulée des retentissantes faillites frauduleuses d’Enron et de Worldcom.
Selon Geert Demuijnck, ces garde-fous sont nécessaires pour maintenir une compétitivité sans abus majeurs. Néanmoins, il remarque que certains secteurs poussent à l’excès de barrières pour limiter l’arrivée de nouveaux entrants comme ce fut le cas pendant longtemps en France sur le marché des opérateurs télécoms. Au-delà de ces pratiques anti-concurrentielles, il soulève également un autre paradoxe que certaines compagnies rencontrent : comment appliquer les règles d’une compétition équitable sans s’affaiblir lorsqu’un de vos adversaires réussit mieux tout en s’affranchissant plus aisément de certaines considérations éthiques ?
Après avoir été reporter en presse écrite et en radio à la sortie de son école de journalisme (CELSA), Olivier s’est orienté vers la communication d’entreprise au sein de grandes entreprises internationales dans successivement le secteur pharmaceutique (Bœhringer Ingelheim), le secteur alimentaire (Nestlé Waters) et le secteur des technologies de l’information et de la communication (Ericsson & Google). Olivier compte plus de 20 ans d’expérience professionnelle en communication, relations presse et réseaux sociaux. Il anime en outre un blog personnel sur la communication, l’information, la réputation et la distorsion d’image : www.leblogducommunicant2-0.com. Il est l’auteur d’un essai intitulé « Journalistes, nous avons besoin de vous ! «
Florent de Vathaire, directeur de recherche en épidémiologie à l’Inserm, explique avoir pu, “en rassemblant de nombreux éléments (…), construire un faisceau de présomptions qui permet de dire que le lien entre les retombées radioactives et les cancers est vraisemblable pour certains des cas expertisés”.
Ces rapports d’expertise ont été réalisés à la demande de la juge d’instruction, Anne-Marie Bellot, responsable de l’enquête ouverte à la suite de la plainte déposée fin 2003 par l’Association des victimes des essais nucléaires (Aven).
Ils accréditent l’existence d’un lien probable pour 6 personnes sur les 15 qu’il a expertisées, précise Le Parisien, qui a pu consulter les documents.
Mais l’expert nuance : “D’un point de vue scientifique, on ne pourra jamais affirmer avec certitude telle ou telle causalité, et ce, pour une raison simple : ces cancers ou ces leucémies ne sont pas uniquement causés par les radiations.”
Après Fukushima, retour sur les faibles doses
Il précise qu’il souhaite également “lancer rapidement une étude globale sur les Polynésiens qui étaient âgés de moins de cinq ans à l’époque des essais”, car “on sait aujourd’hui avec certitude, des études récentes le prouvent, que de faibles doses de radioactivité peuvent avoir de graves conséquences sur la thyroïde des jeunes enfants comme le déclenchement de cancers ou d’autres pathologies”.
L’expert déplore n’avoir pas eu “accès à toutes les données”. “Il reste des informations classées secret-défense. En plus, à l’époque, les instruments de contrôle des radiations qu’utilisaient l’armée et le CEA n’étaient pas adaptés pour détecter toutes les formes d’exposition aux rayonnements”, souligne-t-il.
Une information judiciaire contre X a été ouverte en septembre 2004 à Paris relative aux conséquences sur les personnes civiles et militaires qui y assistaient des essais nucléaires français, menés au début des années 1960 au Sahara et jusqu’à 1996 en Polynésie française. Quelque 150 000 civils et militaires ont participé aux 210 essais nucléaires français conduits de 1960 à 1996 au Sahara algérien et en Polynésie française.
Au-delà du cas frano-français, les conclusions de la justice devraient intéresser beaucoup de monde, à commencer par les japonais. Autour de la zone de Fukushima, des manifestations de femmes ont eu lieu cette année : ces femmes affirment que beaucoup d’enfants ont développé des maladies chroniques et des leucémies à la suite de la catastrophe. La Tepco et le gouvernement japonais ont toujours répondu que les « faibles doses » ne pouvaient en aucun cas être responsables de ces maladies.
12 juillet 2012. Philippe Varin, Président du Directoire de PSA Peugeot Citroën, officialise les rumeurs : suppression de postes et fermeture d’usine. Anticipant l’onde de choc, Philippe Varin préfère même faire son annonce hors caméra… Comment PSA a pu en arriver là ? Le déclin du constructeur automobile s’est joué en trois temps.
Premier acte : une santé financière excellente. Rappelons qu’en 2010, les ventes mondiales affichaient des chiffres record : une augmentation de 13 % pour 3 602 millions d’unités vendues, dont 9.8 % pour les voitures et utilitaires légers. A l’époque, le directeur des marques du groupe, Jean-Marc Gales, faisait remarquer qu’ « une forte proportion [des] ventes est désormais réalisée hors d’Europe ». En effet, les marchés automobiles mondiaux ont crû de 10 % en 2010, tirés par la Chine (+ 30 %) et l’Amérique latine (+ 14 %) alors que l’Europe était déjà en baisse de 4 %.
Deuxième acte : premiers signaux d’alerte ignorés. Malgré ce constat, les chiffres des ventes en 2011 restant bons avec 3 500 millions d’unités écoulées, le directeur des marques ne fait pas remonter l’information, induisant peut être Philippe Varin en erreur. Ce dernier ne fait donc rien pour réduire les stocks et limiter la production des usines française, se retrouvant avec une surcapacité de production de 20 %. Or, stocker coûte cher, très cher. Jean-Marc Gales sera d’ailleurs remercié en décembre. De son côté, Renault a déjà commencé à limiter ses stocks.
Après avoir renouer avec les bénéfices en 2010, l’année 2011 affiche un bénéfice net du groupe en chute libre de 48,1%. Plus précisément, son chiffre d’affaires a progressé de 7 % à 59,9 milliards, mais avec un résultat opérationnel courant en recul de 27 % à 1,3 milliard d’euros. Surtout, celui du secteur des voitures devient critique avec une perte de 92 millions.
Dernier acte : effondrement de la branche automobile. L’année 2012 commence sous de mauvais auspices : les chiffres des ventes se dégradent dès le premier semestre avec une baisse de 8 %. Le taux moyen d’utilisation des usines européennes du Groupe s’est détérioré à 76 %, contre 86 % en 2011. Taux encore plus faible pour les petites voitures, secteur sur lequel PSA Peugeot Citroën réalise 42 % de ses ventes, quand ses concurrents fabriquent essentiellement ces modèles dans des pays à bas coûts.
Le destin de l’usine d’Aulnay, site où n’est fabriqué que la C3 s’assombrit. Sachant que le site de Poissy dédié à la Peugeot 208 et les Citroën C3 et DS3 est lui aussi en surcapacité. Rassembler la production de la C3 sur un seul site devient évident, la fermeture du site d’Aulnay, inévitable.
Et malgré ce que peuvent en dire les syndicats ou les politiques, la branche automobile de PSA est bel et bien devenue un gouffre financier, le groupe n’étant sauvé que par son activité de finance et de crédit. Cette fois, il n’y aura pas de deus ex machina.
Que se passe-t-il lorsque quelques gouttes d’eau rencontrent du papier super-hydrophobe ?
« Jetovator », compromis entre un jetpack et un jet ski ;
« Cycloid-E », initiation à l’art tubulaire ;
Pas de surprise, le tatouage n’est vraiment plus définitif ;
Le gadget (inutile?) de la semaine : « HEFES », visage robotique un rien… effrayant ;
En bonus : quelques magnifiques photos de briquets, au moment où surgit la flamme, en macro.
Gouttes d’eau sur papier super-hydrophobe :
La vidéo suivante nous montre l’impressionnant ballet exécuté par quelques gouttes d’eau colorée, libérées par une seringue sur une feuille de papier rendu super-hydrophobe. Lorsque le papier est “standard” (première partie de la vidéo), les gouttes s’agglutinent sans surprise. Lorsque le papier est traité par une poudre super-hydrophobe, les gouttes ne s’agglutinent plus, elles filent vers l’extérieur de la feuille, le papier traité repoussant alors les molécules d’eau.
L’hydrophobie se définit assez simplement : l’angle de contact d’une goutte d’eau, lorsqu’elle est sur une surface plane (localement), doit dépasser les 90 degrés. Au-delà de 150°, la surface est alors considérée comme étant super-hydrophobe. Un angle de contact égal à 180° signifie que la goutte d’eau est complètement sphérique, repoussant la zone de contact jusqu’à un simple point. À titre d’exemple, le Téflon d’une poêle n’est qu’hydrophobe, l’angle de contact moyen étant de 95°.
La super-hydrophobie présente de nombreux intérêts : outre ses évidentes qualités d’imperméabilisation, elle permet de lutter assez efficacement contre le gel, souvent fatal pour les isolants électriques, les lignes à haute-tension, ou le revêtement des ailes d’un avion. Elle est également efficace pour lutter contre la corrosion.
Jetovator, le jetpack aquatique
Jetovator, est le parfait compromis entre un jetpack et un jet ski permettant de se mouvoir dans et hors de l’eau, d’effectuer des sauts et des pirouettes. Pour rappel, un jetpack (« réacteur dorsal » en français) est un équipement portable, ressemblant à un (gros) sac à dos et permettant de décoller et de voler pendant un laps de temps très réduit. Les jetpacks existent sous plusieurs formes, comme le « Jetlev », déjà commercialisé, qui fonctionne lui aussi à l’eau et dont l’autonomie est d’environ deux heures, ou bien le Martin Jetpack développé par les Américains de Martin Airways.
Ici, point de réacteur dorsal, le principe est le même que celui du « Flyboard », seule la position (assise, comme sur un jet ski) change. Le dispositif est équipé d’un gros propulseur à eau alimenté par un tuyau de 50 mètres, alors que deux autres propulseurs d’appoint fixés aux poignets servent à stabiliser l’ensemble. Jetovator doit néanmoins être couplé à un moteur de jet ski traditionnel, lui permettant de s’envoler à près de 9 mètres de hauteur et d’atteindre une vitesse avoisinant les 40 km/h. « Jetovator » est déjà disponible à la vente, pour la pas très modique somme de 7 000 euros.
Cycloïd-E : art tubulaire
La vidéo suivante présente une œuvre mécanique et sonore des artistes suisses André et Michel Décosterd, connus sous le nom de scène “Cod.Act”. Architectes et plasticiens sonores, ils ont mis à contribution toutes leurs compétences dans la conception d’une gigantesque structure tubulaire articulée, “Cycloïd-E”, dont l’habillage sonore est régi par le déploiement de chacun de ces bras métalliques.
La chorégraphie de l’ensemble, envoûtante et organique malgré la structure d’apparence rigide, reste néanmoins particulièrement inquiétante. Cette œuvre n’est pas sans nous rappeler l’apparente simplicité dynamique des peintures tubiques de Fernand Léger, glorifiant tant l’ère industrielle que les outils et les matériaux de construction (“Les Constructeurs, état définitif”) ou les célèbres mobiles déportés, aériens d’Alexandre Calder.
Le tatouage, définitif ?
Un tatouage, pour toujours ? Il y a bien longtemps que le “romantisme” du tatouage pour toute une vie n’est plus d’actualités… Inévitablement, la demande de détatouage a toujours été très forte, augmentant avec la popularité toujours croissante du tatouage. Plusieurs techniques existent, la plus répandue et la plus efficace d’entre toutes étant sans conteste le détatouage laser, qu’il soit déclenché ou pigmentaire.
Le laser déclenché est constitué d’une tête laser, composée d’un milieu actif (souvent un rubis ou encore de l’alexandrite) et de lampes flash servant de dispositif d’excitation, l’ensemble prenant place dans une cavité de résonance (deux miroirs dont un semi-transparent, à chacune des extrémités). Un obturateur, appelé Q-Switch, ne laisse passer que des impulsions énergétiques de quelques nanosecondes, d’une puissance souvent supérieures à plusieurs dizaines de Megawatts.
Ces impulsions pulvérisent les particules d’encre géantes se trouvant sous la peau en particules plus fines, qui finiront pas être évacuées par le corps humain. La vidéo qui suit illustre particulièrement bien cette technique, le laser étant ici accompagné d’un dispositif de jet d’air frais destiné a atténuer la douleur, comme lorsque l’on souffle sur une brûlure. La longueur d’onde du laser se règle en fonction de la couleur de la peau ainsi que de celle de l’encre du tatouage.
Le gadget (inutile?) de la semaine : « FACE », le visage robotique effrayant
Pour conclure cette vingt-huitième revue du web, voici le gadget (inutile ?) de la semaine, un visage robotique conçu et programmé pour être capable d’imiter des expressions humaines. Mis au point par une équipe de scientifiques de l’université de Pise, en Italie, dirigée par Nicole Lazzeri, « FACE » est un « HEFES » (acronyme de « Hybrid Engine for Facial Expressions Synthesis »), visage hybride humanoïde aux expressions pour le moins convaincantes.
Pour imiter la myriade d’expressions que les muscles faciaux sont capables d’accomplir, l’équipe italienne a place pas moins de 32 moteurs sous le visage et le haut du buste de « FACE », manipulant la peau en polymère de la même manière que nos muscles avec notre peau du visage. Les scientifiques se sont également basé sur la « FACS » (« Facial Action Coding System »), une bibliothèque de combinaison de mouvements effectués par des moteurs pour coder les différentes expressions faciales, établie il y a une trentaine d’années. Le résultat est… effrayant.
En bonus, voici quelques sublimes photos macro réalisées par l’Américain Chuck Anderson, du moment crucial où du néant surgit la flamme du briquet. Pas exactement du néant : la pierre à briquet (ou ferrocérium) y est évidemment pour beaucoup. Alliage métallique constitué de mischmétal (alliage de terres rares) combiné à du fer et à du magnésium, pour pallier à la mollesse du premier et mieux résister à la corrosion. Une courte tige de pierre à briquet est frottée par une molette présentant une surface rugueuse et suffisamment dure, de l’acier strié, créant ainsi la flamme tant désirée.
Les photos présentées ici n’ont été l’objet d’aucune retouche. :
Rappel des faits. En 1964, trois groupes de physiciens (François Englert et Robert Brout ; Peter Higgs et Gerald Guralnik ; C. R. Hagen, et Tom Kibble) proposent un modèle permettant d’expliquer pourquoi certaines particules possèdent une masse et d’autre non. Ce mécanisme, finalement dit « de Higgs », est basé sur l’interaction constante des particules avec un champ baptisé lui aussi « champ de Higgs ». C’est en se déplaçant au travers de ce champ que les particules acquerraient de la masse. L’existence de ce champ justifie notamment pourquoi la force électromagnétique a une portée quasi infinie (transport de la lumière) quand la force faible (radioactivité) a une portée très courte, à l’image d’un groupe de personne se lançant un ballon : plus la balle est lourde, moins elle va loin.
L’existence du champ de Higgs permet de comprendre ces deux phénomènes grâce à une seule théorie. Les bosons de Higgs, quant à eux, sont des fluctuations quantiques de ce champ, et donc la preuve de son existence. Seul problème, aucun instrument n’avait encore réussi à les observer. Les scientifiques ont donc élaboré des outils spécifiquement dédiés à la recherche de cette particule mythique : les accélérateurs de particules. L’objectif est de créer des collisions de particules à très haute énergie de façon à simuler les conditions des premiers instants de l’univers, moment où le champ de Higgs apparait et confère de la masse aux particules.
Autre difficulté, il n’est pas possible d’observer directement le boson de Higgs, mais seulement le produit de sa désintégration. Produire des collisions à haute énergie n’est donc pas suffisant, il faut aussi être capable de détecter les traces du Boson de Higgs. Cela nécessite un détecteur de pointe, capable d’observer des millions d’évènements. L’ensemble des informations est ensuite traitée par les physiciens à l’aide de logiciels informatiques, pour trier les données et tenter d’isoler les preuves de l’existence du boson de Higgs.
Si cela peut sembler aussi ardu que de chercher une aiguille dans une botte de foin, c’est que c’est effectivement aussi compliqué ! Après cinquante ans de traque, c’est finalement au LHC, un collisionneur proton-proton de 27 kilomètres de circonférence capable de produire un milliard de collisions par seconde, que le boson de Higgs pourrait bien avoir été repéré pour la première fois, et ce grâce à un détecteur hors norme, ATLAS (A Toroidal LHC ApparatuS).
Conçu et réalisé dans le cadre d’une collaboration internationale qui regroupe plus de 167 laboratoires issus de 37 pays différents et qui implique environ 1800 physiciens et ingénieurs, cet appareil géant haut de six étages est situé à 100 mètres sous terre, au croisement des deux faisceaux de protons de l’accélérateur. Il est constitué d’un assemblage de détecteurs empilés selon une structure en oignon et possédant chacun un rôle spécifique pour détecter et mesurer les caractéristiques des particules.
L’ensemble de ces moyens techniques dédiés à la chasse au boson de Higgs ont finalement abouti : les chercheurs du LHC ont annoncé le 4 juillet dernier avoir observé dans la gamme de masses au voisinage de 125-126 GeV une nouvelle particule, dont les caractéristiques sont compatibles avec celles du boson de Higgs, avec une certitude de 99.99997 %. S’il reste des données à traiter pour confirmer à 100 % cette découverte, il semble bien que la particule manquante ne le soit enfin plus.
À en croire ce qui se dit ou s’écrit ici ou là, l’incinération est une plaie : elle empoisonne la population, elle coûte très cher, elle empêche la prévention des déchets, le recyclage et le compostage, elle produit énormément de CO2, elle n’est en rien une énergie renouvelable, elle se développe à vitesse « grand V » en France mais pas chez nos voisins européens, les exploitants des usines ne sont pratiquement pas contrôlés et font ce qu’ils veulent…
Ce petit livre fait le point sur ces idées reçues, les dissèque, fait la part du vrai et du faux, sources à l’appui.
Il présente aussi les propositions des professionnels pour tirer le meilleur parti de l’énergie des déchets, réduire nos émissions de gaz à effet de serre et produire plus d’énergie d’origine renouvelable. Il entend ainsi contribuer au débat nécessaire sur le traitement de nos déchets.
Le SVDU (Syndicat national du traitement et de la Valorisation des Déchets Urbains et assimilés) est le syndicat professionnel rassemblant les principaux opérateurs de la valorisation énergétique des déchets ménagers en France (incinération, méthanisation, gazéification) ; soit, au total, 90 % de la capacité d’incinération du parc français. Le SVDU est aussi adhérent au CEWEP (Confederation of European Waste to Energy Plant ; 2e pays adhérent après l’Allemagne), à la FNADE (Fédération nationale des activités de la dépollution et de l’environnement), elle-même membre de la FEAD (Fédération européenne des activités du déchet et de l’environnement).
L’IARC classe les fumées de diesel comme cancérogènes certains
L’IARC – International Agency for Research on Cancer (Centre international de recherche sur le cancer – CIRC) vient d’ajouter les gaz d’échappement des moteurs diesel à la liste des agents cancérogènes certains (groupe 1), l’exposition aux fumées de diesel augmentant les risques de cancers du poumon et favorisant la survenue de cancer de la vessie. L’exposition aux fumées et gaz d’échappement diesel est aujourd’hui considérée en France comme la plus fréquente des expositions à un agent cancérogène sur le lieu de travail précise l’INRS. Le rapport de l4IARC est consultable sur : http://press.iarc.fr/pr213_E.pdf
Substances enregistrées
28/06/2012
La base de données de l’ECHA contient, à ce jour, 5 386 substances et des informations provenant de 27 040 dossiers d’enregistrement REACH.
Mise à jour de la liste des substances susceptibles d’être enregistrées au 30 mai 2013
28/06/2012
L’ECHA a mis à jour la liste des substances qui seront enregistrées à la deadline du 31 mai 2013. Cette liste est disponible sur : http://echa.europa.eu/reach-2013
L’EFSA recommande l’approche SFT pour l’évaluation des risques chimiques
02/07/2012
L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a publié un nouvel avis scientifique sur l’utilisation potentielle de l’approche dite du seuil de préoccupation toxicologique (SPT) pour estimer les risques possibles pour la santé humaine liés à de faibles niveaux d’exposition à des substances chimiques présentes dans l’alimentation humaine et animale, pour lesquelles les données toxicologiques disponibles sont limitées ou inexistantes. Lorsque les données existantes sont insuffisantes pour réaliser une évaluation des risques, l’approche SPT est un outil scientifique qui peut être utilisé pour aider les responsables des politiques à protéger les consommateurs. L’avis est consultable sur :
L’ECHA a mis à jour la FAQ européenne CLP. Elle contient Elle contient des révisions ainsi que de nouvelles questions/réponses. La FAQ est disponible sur :
Mise à jour de la FAQ sur les demandes (inquiry) et l’identification des substances
03/07/2012
L’ECHA a mis à jour la FAQ relative aux inquiry (démarche par laquelle une entreprise informe l’ECHA d’un enregistrement pour pouvoir être mise en relation avec les membres du forum) et à l’identification des substances. Cette version n’est, pour le moment, disponible qu’en anglais. http://echa.europa.eu/documents/10162/13648/inquiry_qa_en.pdf
Mise à jour de la FAQ européenne REACH 4.0
04/07/2012
L’ECHA a mis à jour la FAQ européenne REACH 4.0. Elle contient cinq nouvelles FAQ sous le thème information au sein de la chaîne d’approvisionnement (information in the supply chain). La FAQ est disponible sur : .
Futurs candidats pour l’autorisation : deux évènements vous attendent en octobre 2012
04/07/2012
L’ECHA organise début octobre, deux évènements à destination des futurs candidats à l’autorisation. Les 1er et 2 octobre, un séminaire est organisé à Helsinki et portera sur le processus d’autorisation, les outils et les guides mis en place pour aider les futurs candidats. L’ECHA organise les 2 et 3 Octobre un atelier pour aborder l’analyse des alternatives et l’analyse socio-économique. Ces éléments sont indispensables lors du dépôt du dossier d’autorisation. Les inscriptions pour les deux événements sont ouvertes jusqu’au 27 Août 2012.
Consultation publique pour la restriction de quatre phtalates
06/07/2012
Les parties concernées sont invités à commenter le projet d’avis du comité d’analyses socio-économique (SEAC) sur une proposition de restriction visant à limiter l’exposition des humains à quatre phtalates – les DEHP, DBP, BBP, et DIBP – présents dans des articles de consommation. La date limite pour les commentaires est fixée au 3 Septembre 2012.
Le règlement européen CLP relatif à la classification, à l’étiquetage et à l’emballage des substances et des mélanges, vient de faire l’objet d’une modification destinée à l’adapter au progrès technique et scientifique par un règlement paru le 11 juillet au Journal officiel de l’Union Européenne. La modification porte sur l’annexe VI, partie 3, qui contient la liste des substances dangereuses pour lesquelles une classification et un étiquetage harmonisés ont été adoptés au niveau communautaire. Ces modifications sont applicables à compter du 1er décembre 2013.
Les fournisseurs ont toutefois la possibilité d’appliquer les nouvelles classifications harmonisées avant le 1er décembre 2013, et d’adapter l’étiquetage et le conditionnement en conséquence. La publication au JOUE est disponible sur :
L’ECHA a mis en ligne la nouvelle version de REACH-IT. Cette nouvelle version doit être utilisée pour soumettre les inscriptions et dossiers à l’ECHA. A partir de ce jour, l’ECHA ne pourra accepter que les dossiers préparés avec IUCLID 5.4. Ceci s’applique à tous les types de dossiers préparés dans IUCLID et soumis via REACH-IT ou par un formulaire en ligne (ex : autorisation, demande d’un nom chimique de remplacement).
Les guides pour la création, la vérification, et la soumission des dossiers à l’aide de IUCLID / REACH-IT ou le WebForms ont été mis à jour et sont disponibles sur le site Web de l’ECHA. Les plug-ins sont également disponibles sur le site de IUCLID.
L’UIC, en partenariat avec le Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie (MEDDE), organise de nouvelles sessions de conférences en ligne. L’inscription est gratuite. Prochaines dates de ces conférences :
13 septembre 2012 – Déclarant principal : quelles sont vos obligations ? [Inscription en ligne]
28 septembre 2012 – L’évaluation de la sécurité chimique et le rapport sur la sécurité chimique [Inscription en ligne]
9 octobre 2012 – Que faire à réception d’une fiche de données de sécurité étendue ? [Inscription en ligne]
25 octobre 2012 – REACH et exemptions : soyez vigilants ! [Inscription en ligne]
22 novembre 2012 – Le processus d’autorisation et les obligations résultant de l’inclusion d’une substance dans la liste candidate [Inscription en ligne]
Pour la première fois, il devient possible de caractériser les propriétés mécaniques d’un matériau grâce à un nano-écoulement de fluide. Les deux équipes du Laboratoire de physique de la matière condensée et des nanostructures (CNRS / Université Claude Bernard Lyon 1) et du Laboratoire de physique des solides (Université Paris-Sud / CNRS) se sont intéressés à la souplesse d’un élastomère de quelques centaines de nanomètres d’épaisseur.
Celui-ci a été plongé dans un mélange d’eau et de glycérol. Puis, les scientifiques ont utilisé un appareil mis au point par Frédéric Restagno pendant sa thèse et actuellement en poste au Laboratoire interdisciplinaire de physique (CNRS / Université Grenoble 1). L’appareil est composé d’une sphère millimétrique en pyrex, elle-même attachée à une tige au positionnement contrôlé par un système céramique piézoélectrique. La bille, à l’approche du matériau, pousse le liquide et crée un nano-écoulement qui génère une très faible pression à la surface du matériau étudié qui va alors se déformer plus ou moins.
Ces travaux, publiés en juin dans la revue Physical Review Letters, ouvrent la voie à une nouvelle méthode d’imagerie à échelle nanométrique dédié à la mesure des propriétés élastiques d’objets très minces.
STEMMER IMAGING est le fournisseur de référence des technologies de Vision Industrielle et d’Imagerie Professionnelle en France et en Europe.
Grace à une offre complète, systèmes autonomes paramétrables, caméras, éclairages, objectifs et accessoires, nous vous proposons aussi bien des solutions sur étagère qu’un développement spécifique sur cahier des charges.
Le système peut être équipé de différents processeurs. De manière standard, il travaille sous Windows, toutefois d’autres systèmes d’exploitation peuvent être utilisés (option).
La forme compacte et la structure modulaire du système prédestinent cet ordinateur à un emploi dans le traitement de l’image et assurent l’intégration de composants informatiques correspondant au dernier état de la technique. La dotation standard comprend deux interfaces Gigabit-Ethernet, six ports USB 2.0, trois interfaces RS232 et une RS232/485. Des cartes d’acquisition de diverses classes de performance peuvent être enfichées dans les logements PCI libres et permettent ainsi une sélection personnalisée de la caméra. Différentes variantes dotées d’une multitude de ports standard sont également disponibles, ainsi que des systèmes spécifiques client.
Données techniques :
Exempt de ventilateur jusqu’à 2,16 GHz grâce à une évacuation de la chaleur optimale
Performance élevée malgré une consommation de courant extrêmement faible
Supporte les processeurs Intel® Core™ 2 Duo (T7400), Core™ Duo (T2500) et Celeron® M (440)
Chipset Intel® 945GME
2 prises pour SDRAM DDR2 533/667 (240 pôles)
2 interfaces Gigabit-Ethernet, 6 ports USB 2.0, VGA, sortie TV DVI
3 interfaces RS232 et une RS232/422/485 via connecteur Sub-D 44 pôles
Place réservée pour un disque dur de 2,5 pouces et connecteur Compact Flash
Le logiciel intégré peut être facilement installé en utilisant une interface de navigateur Web. l’installation de logiciel n’est pas requise, excepté pour l’émulateur entièrement fonctionnel, qui supporte le développement et le débogage déconnecté.
L’interface utilisateur à 4 étapes est conçu de sort que les utilisateurs débutants en peuvent travailler facilement. Les intégrateurs expérimentés peuvent recourir aux fonctionnalités avancées, telles que les scripts spécifiques.
DALSA Boa IDR – Lecteur ID et outil d’identification
La DALSA Boa IDR permet aux fabricants de combiner les fonctions de suivi avec d’autres tâches d’inspection, comme par ex. la lecture et le contrôle de signes. Il est ainsi possible de garantir une lisibilité facile et constante des étiquetages de produits au moment où le produit sort du hall de production.
Notre solution intelligente convient idéalement à la détection des erreurs et la traçabilité des pièces pour des applications haute vitesse dans l’industrie automobile, électronique, d’emballage et pharmaceutique.
Contrôle d’accès
Les fonctions de contrôle de la gestion des utilisateurs, p.ex. le contrôle d’accès ou l’histoire logging, aident les entreprises à remplir la validation CFR Part 11.
Modèles
Résolutions de 640 x 480 pixels à 1280 x 960 pixels
Implémentation
La DALSA Boa IDR de Teledyne DALSA supporte les protocoles standard de communication tels que Ethernet pour l’intégration dans le réseau d’installations de fabrication, y compris le support pour les contrôles courants (p.ex. de Rockwell Automation ou Siemens). La Boa garantit le transfert de données rapide et précis avec un effort d’intégration minimal.
En plus de l’interface Ethernet la DALSA Boa IDR offre une interface RS-232 et des E/S particulières, ainsi que des options E/S extensibles. Grâce à une sortie strobe l’illumination peut être pilotée directement. Le fait que la Boa IDR est compatible avec le câblage standard M12, aide à minimiser les coûts de l’intégration du matériel.
Marchés & Applications
Inspection des pièces (1D,2D)
Suivi des pièces (1D,2D)
Vérification des erreurs (2D, OCR, la reconnaissance des formes)
Vérification des dates d’expiration, des numéros de lot, des codes de produits (OCR)
Vérification de texte imprimé (OCR, pattern)
Vérification de la présence et le placement des étiquettes (pattern)
Vérification des étiquettes (1D,2D,OCR)
Vérification de la présence et le placement des bouchons (pattern)
Pattern recognition (pattern)
Identifications des contrefaçons (pattern)
Guidage de robots (pattern)
Données Techniques :
Boîtier
Forme cubique (44 x 44 x 44 mm³)
Boîtier industriel IP67 avec protection d’objectif
Compatible avec le câblage standard M12
Monture 360°
Capteur
Capteur CCD
Objectif Monture C interchangeable
Intégration flexible
Power over Ethernet passive
Raccordement direct aux sources lumineuses externes
En termes de distance opérationnelle, de plage métrologique et de champ de vision, les capteurs 3D compacts et intelligents de la nouvelle génération Gocator 2300 sont identiques aux modèles de la série 2000, mais avec leurs 1 280 pixels, ils multiplient par deux la résolution offerte à l’utilisateur. Les capteurs 3D pré-calibrés saisissent ainsi, plus vite que les modèles antérieurs, des profils 3D à des résolutions entrant dans la plage micrométrique.
Grâce au doublement de résolution des nouveaux capteurs comparé à la série 2000, la vitesse d’édition des données s’est trouvée multipliée par 4, un facteur significatif. Pour pouvoir gérer les grandes quantités de données ainsi produites, les nouveaux capteurs communiquent via une interface Ethernet Gigabit. Des connecteurs standard M12 ont été intégrés pour raccorder l’alimentation électrique, les entrées et sorties ainsi que la connexion réseau.
Larges de 49 mm, les nouveaux modèles Gocator 2300 sont un peu plus minces que les capteurs de la série 2000 ; ceci permet de les installer plus facilement dans des encombrements étroits ou sur des bras robotisés. Vu leur géométrie plus compacte, ils se laissent plus facilement monter par paires dans les installations, pour ainsi mieux balayer de grandes surfaces en optimisant la couverture. Les boîtiers des nouveaux modèles sont conformes au standard IP67.
LMI présente également une série de nouvelles fonctionnalités logicielles accompagnant les capteurs Gocator et qui figurent aussi dans la nouvelle série déclinée en mégapixels. Parmi elles figurent entre autres le « Whole Part Mode » qui convertit les capteurs 3D en caméras 3D intelligentes. Cette caractéristique relativement unique permet de détecter automatiquement le début et la fin d’objets, de saisir des objets complets sous forme de nuage de points, de les afficher et de les analyser. Annoncée en octobre, l’intégration du Modbus TCP via Ethernet dans les moyens de communication est maintenant chose faite.
Pour simplifier et accélérer la mise en service et l’intégration du système, LMI fournit la même interface sur navigateur Web que sur la série 2000. Le KDL (Kit de Développement Logiciel) open source permet une configuration commode par l’utilisateur.
Ce système sera présenté sur les 25/26 et 27 septembre au Salon SEPEM de Toulouse sur le stand STEMMER IMAGING ( B-6)
Avec une équipe de dix-neuf personnes, STEMMER IMAGING est l’entreprise de vision industrielle et d’imagerie numériquela mieux structurée opérant sur le territoire national. Nous bénéficions, en tant que membre du Groupe STEMMER IMAGING Europe comptant 170 collaborateurs pour 60 millions d’euros de chiffres d’affaires, de ressources uniques pour répondre à vos applications. Répondant aussi bien aux industriels qu’aux scientifiques, qu’ils soient OEM, intégrateurs de systèmes ou revendeurs par un accompagnement personnalisé. STEMMER IMAGING vous assiste dans la définition de solutions qui prennent en compte l’ensemble des considérations technico-économiques de vos besoins et applications. STEMMER IMAGING peut fournir plusieurs milliers de références sur stock – caméras, objectifs, éclairages, câbles, logiciels, cartes d’acquisitions et dispose de l’ensemble des services associés – logistique, formation, support, SAV – pour vous garantir une exploitation industrielle de vos produits et vous offrir un véritable avantage concurrentiel.
Nous sommes une véritable force de proposition indépendante et libre de tous partis pris de marque.
La série d’objectifs de mesure télécentriques bilatéraux se destine en particulier à des caméras modernes, à haute résolution.
En raison de la télécentrie bilatérale, des perspectives complètement nouvelles s’ouvrent dans la capacité de résolution et dans la netteté d’image. La distorsion perspective de l’image entraînée par les trajectoires de faisceau d’image d’objectifs traditionnels est exclue en raison de trajectoire parallèle de faisceau des objectifs télécentriques. Des effets pouvant également être causés par des micro-lentilles sur les pixels d’un capteur CCD (»Hyper Head Shading«), peuvent être minimisés par ces deux objectifs télécentriques bilatéraux.
La photosensibilité, un diaphragme variable ainsi qu’un foyer variable sont d’autres aspects originaux de cette gamme. Tous les objectifs sont conçus de manière particulièrement solide, afin de répondre aux exigences d’une utilisation industrielle rigoureuse.
Quand les médecins amputent un bébé de onze mois nommé Oscar de ses deux pieds, personne n’imagine que quelques années plus tard, ce même bébé serait un des hommes les plus rapides à la course à pied.
Pourtant, le jeune Pistorius, aidé de deux prothèses en fibre de carbone, est devenu un si bon sprinteur qu’il est autorisé à courir avec les valides aux Jeux Olympiques de Londres 2012.
Chaussé de ses Flex-Foot Cheetah® à plus de 30 000 $, le coureur participera notamment au relais 4×400 m et au 400m individuel.
Ces prothèses possèdent une forme originale tendant à reproduire le mouvement de la patte arrière du guépard qui s’étend pour atteindre le sol tandis que les muscles puissants de sa cuisse tirent son corps vers l’avant. Lors de la course, la courbe « J » de la prothèse se comprime à l’impact, stockant ainsi l’énergie et absorbant de hauts niveaux de contrainte qui, chez le coureur normal, seraient absorbées par la cheville, le genou, la hanche et le bas du dos.
À la fin de la phase d’appui, la « courbe J » reprend sa forme initiale, relâchant ainsi l’énergie stockée et propulsant l’utilisateur en avant. Le Flex-Foot Cheetah® a été conçu pour avoir plus de couches de carbone aux points où la contrainte est plus élevée, comme l’apex de la courbe « J », et moins de carbone aux endroits nécessitant moins de souplesse comme la pointe des pieds.
L’épaisseur de la prothèse et la raideur du pied qui en résulte varie en fonction du poids de l’utilisateur, de la longueur du moignon résiduel et de l’alignement du pied par rapport à son style de course.
A ceux qui voient dans la participation d’Oscar Pistorius une concurrence déloyale vis-à-vis des coureurs valides, les défenseurs du coureur mettent en avant des études ayant montré que si le Flex-Foot Cheetah® peut restituer environ 90 % de l’énergie qu’il a stockée, on est bien loin des 249% possibles du pied et de la jambe d’une personne valide normale.
C’est par une déclaration rapide que le palais présidentiel tente de minimiser l’affaire : « Les services concernés ont géré […] on n’a pas eu de soucis depuis ». On n’en saura pas plus, inutile d’insister. Qui sont ces hackers ? Comment ont-ils procédé ? Des fichiers ont-ils été volés ? Silence radio.
Tout a commencé le week-end du 12 mai 2012, entre les deux tours de la présidentielle. Les systèmes informatiques de l’Élysée, officiellement « en maintenance », subissaient en réalité une vaste cyber-attaque qui aurait mis hors service une bonne partie du système. Plutôt embarrassant. D’autant que d’après nos confrères du Télégramme : « l’ampleur [était] telle que les services gouvernementaux ont passé trois jours à reconstruire de fond en comble les systèmes d’information du palais ».
L’origine de l‘attaque n’est pas clairement établie. Plusieurs pistes ont été évoquées, comme la Chine, des hackers turcs ou encore des pays « alliés ». Pour le sénateur, Jean-Marie Bockel, en charge d’un rapport sur la cyber-défense, il est clair que le dispositif français de cyber-défense n’est pas adapté et que « la coordination sur le sujet entre les différents ministères est trop faible, quand la porosité des systèmes est trop forte ». Le sénateur estime « le sujet d’envergure nationale pour la défense et l’économie », rappelant les récents piratages d’Areva ou encore celui du ministère des Finances, à l’approche du G20. Jean-Marie Bockel doit remettre son rapport parlementaire sur la cyber-défense le mercredi 18 juillet 2012.
Comme chaque année, le CNRS ouvre plusieurs postes accessibles par concours externe, qui font généralement l’objet d’une seule session. Les postes concernés sont publiés au Journal Officiel fin juin, les épreuves se déroulent de septembre à début novembre pour une prise de fonction dans les unités de recherche et les services dès la fin d’année.
Pour faire acte de candidature, le postulant doit consulter les différents emplois-types et les profils afférents afin de choisir le ou les concours auxquels il souhaite se présenter. Ensuite, il a la possibilité, soit de s’inscrire en ligne grâce à une procédure de candidature sur le site Web du CNRS, soit de télécharger un dossier de candidature au format pdf, soit de retirer un dossier auprès d’une des délégations organisatrices du CNRS.
Dans tous les cas, la date limite de dépôt (ou d’envoi) des dossiers complets et signés auprès de la délégation organisatrice du concours est fixée au 26 juillet 2012. Le concours se déroule selon deux phases : une d’admissibilité et une d’admission. Si la première se fait sur dossier, la seconde peut contenir une épreuve écrite ou pratique, suivie d’un entretien.
Les domaines concernés sont : analyse de données, archéologie, biologie, chimie et science des matériaux, communication, documentation, expérimentation, gestion financière, gestion des ressources humaines, hygiène et sécurité, instrumentation scientifique, logistique, mécanique, système d’information, valorisation de la recherche.
Voilà une étude qui vient alimenter la morosité ambiante. La France n’est plus capable d’innover, ou en tout cas, bien moins que les autres. À l’heure où la balance commerciale est lourdement déficitaire, où les exportations sont laborieuses, où les plans sociaux explosent devant les difficultés financières des entreprises françaises, et ce dans de nombreux domaines, le rapport 2012 de l’innovation vient pointer du doigt une de nos faiblesses.
Réalisé conjointement par l’eLab de l’INSEAD et l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI), ce travail couronne la Suisse, championne du monde de l’innovation. La Suisse partage le podium avec la Suède et Singapour. Viennent ensuite la Finlande, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, le Danemark, Hong-Kong, l’Irlande et les États-Unis. La France perd encore deux places et se classe péniblement 24e.
Pour Francis Gurry, directeur général de l’OMPI, il n’y a plus de doute : « il faut résister à la pression à la baisse qu’exerce la crise actuelle sur l’investissement dans le domaine de l’innovation. Dans le cas contraire, les capacités de production de nos pays risquent de subir des dommages durables. Le moment est venu de mettre en œuvre des politiques tournées vers l’avenir qui jetteront les bases de la prospérité ». Espérons qu’il soit entendu…
En tant qu’ingénieur, vous êtes, de par votre formation, bien préparé à appréhender les technologies émergentes, à travailler sur les projets de R&D et sur le développement de nouveaux produits, et à savoir effectuer des compromis technico-économiques. Vous savez inventer à partir de feuilles de routes bien délimitées, transmises par la direction ou le marketing.
Ces schémas ne tiennent plus ! Il est devenu vital pour les entreprises de savoir innover de manière rapide et systématique. La méthode, le processus, l’outil ou l’organisation, la culture et la motivation sont les briques indispensables à ce nouveau savoir-faire de l’innovation. Autant de notions familières à l’ingénieur qui vous propulsent au cœur du dispositif d’innovation des entreprises.