Analogie énergétique entre l’avion prototype e-fan d’Airbus Group et une voiture électrique citadine

Cette tribune fait suite au premier vol de l’E-fan : VOIR ICI

Airbus Group précise que le système batteries de l’avion prototype électrique  e-fan qui vient de réaliser ses premiers essais au-dessus de l’aéroport de Mérignac est alimenté par 120 cellules de batteries Li-Ion  polymère de 40 Ah du Coréen Kokam.

La technologie polymère, donc les éléments d’accumulateurs sont habillés par de fines poches métalliques plastifiées thermo-scellées très légères et peu encombrantes, conduit à des caractéristiques massiques en batteries performantes (dans ce cas, sur la base de deux batteries de 65 kg, autour des 148 Wh/kg).

Cette technologie est déjà utilisée par certains constructeurs d’automobiles électriques.

Chaque module présentant une tension de 4 Volts, ceci conduit à une énergie embarquée de 120 x 40 x 4 / 1000 = 19,2 kWh.

C’est ce niveau de  réserve d’énergie qui est également embarqué au sein des véhicules urbains électriques commercialisés à ce jour par les constructeurs automobiles, énergie nécessaire pour assurer une autonomie du véhicule de plus de 100 km qui va consommer typiquement 12 à 15 kWh aux cent kilomètres.

L’autonomie de l’aéroplane électrique d’une heure environ pour une vitesse de croisière de 160 kmh présente bien des analogies avec les caractéristiques de la voiture électrique urbaine, moins rapide certes mais à l’autonomie en distance comparable.

Les problèmes d’accroissement d’autonomie se posent aussi bien pour l’un que pour l’autre. Certains constructeurs automobiles semblent vouloir opter pour une onéreuse pile à combustible qui apporterait le flux d’énergie nécessaire au roulage durant plusieurs dizaines d’heures.

Attendons peut-être cette option pour un aéronef électrique.   Quand au futur Super Jumbo électrique, il faudra au préalable, pour sérieusement l’imaginer,  résoudre les problèmes de fiabilité et de sécurité des batteries. En attendant il faudra durant des décennies, faire voler nos aéroplanes, pour une part, au bio-kérosène, issu de la transformation des huiles ou des sucres en carburants.

Par Raymond Bonnaterre

Royal veut créer 100 000 emplois grâce à la transition écologique

 

 « Mon objectif sur les 3 ans c’est de créer 100 000 emplois grâce à cette transition écologique », affirme-t-elle d’emblée, grâce à la mobilisation des filières économiques des grands groupes, des PME/PMI, des instituts de recherche et des pôles d’excellence.

Pour ce faire, elle mise notamment sur le développement des filières d’avenir en lien avec la transition écologique compris dans les 34 plans pour la nouvelle France industrielle décidés par le gouvernement. Celles-ci sont notamment  « les énergies renouvelables, le véhicule électrique, le véhicule autonome, le véhicule qui consomme moins de 2 L aux 100 km, le déploiement des bornes électriques de recharge, l’avion électrique, le TGV du futur, les navires écologiques, le recyclage et les matériaux vert, la rénovation énergétique des bâtiments, la filière de la qualité de l’eau, les réseaux électriques intelligents, la chimie verte, les biocarburants et l’usine du futur », énumère Ségolène Royal pour montrer l’ampleur des chantiers à venir.

3 leviers pour accélérer la croissance verte

Pour mobiliser l’ensemble des filières concernées, Ségolène Royal recevra chaque semaine une des filières concernée par la mutation écologique. Elle compte également sur la mise en mouvement des territoires. Concrètement, cela signifie « faire en sorte que l’Etat puisse signer rapidement tous les contrats plan état-région avec deux volets : celui sur la mobilité (routes, rails, transports propres en villes, électromobilité) et le volet sur la transition énergétique et la biodiversité. »

Ces plans comprennent des aspects très concrets sur la question des infrastructures, de la propreté de l’eau, des villes sans  pesticides, etc. « Cela va permettre de mobiliser les entreprises », « car si sur chaque territoire les contrats sont stabilisés, les opérateurs économiques se disent « on a un cadre stable » donc on peut investir, on peut embaucher ! » s’enthousiasme-t-elle.

« Mon objectif, c’est que les français ressentent le plus rapidement possible cette mutation écologique par la croissance verte, la création d’activité et d’emplois » conclut-elle.

Par Matthieu Combe, journaliste scientifique 

 

Ségolène Royal veut acter la transition énergétique

Les annonces se succèdent et se contredisent concernant la loi sur la transition énergétique. Alors que selon ministère de l’Energie, une vingtaine de réacteurs pourraient être inutiles d’ici 2025 grâce aux économies d’énergie, le PDG d’EDF Henri Proglio juge inévitable le prolongement des réacteurs nucléaires français au-delà de 40 ans ou leur remplacement par des EPR.

En cause ? Une hausse, au contraire, inévitable de la consommation électrique française…

L’arbitrage final devrait finalement être connu rapidement après de longs mois de doutes et de rumeurs. La proposition de loi sur la transition énergétique sera transmise prochainement en concertation au Conseil Economique Social et Environnemental (CESE), puis passera en commission en juillet.

La loi devrait être complète et ambitieuse. « C’est une des lois majeures du quinquennat, comme l’a dit le Président de la République lors de la conférence environnementale, avec les économies d’énergie, le développement des énergies renouvelables, la qualité de l’air, l’économie circulaire », affirme Ségolène Royal, récemment nommée ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie. « Avec cette loi, les Français doivent retrouver la maîtrise de la politique énergétique de la nation », estime-t-elle.

Montrer que la transition est en marche et fonctionne !

« Je vais veiller à ce qu’en amont de cette loi, on ait déjà de la visibilité sur ce nouveau modèle énergétique en montrant que sur certains territoires et grâce à certaines entreprises, ce nouveau modèle énergétique existe déjà », annonce la ministre. Cela permettra d’affirmer que la France est déjà sur la voie de la transition énergétique grâce à des réalisations exemplaires qui préfigurent ce que sera le modèle énergétique de demain.

Un chantier important de la loi concerne l’accélération du développement des filières d’énergies renouvelables. Celles-ci comprennent notamment l’éolien offshore, le solaire, la biomasse et les énergies marines. Il est déjà acté qu’un nouvel appel d’offres solaire-photovoltaïque grande puissance sera lancé prochainement et que les lauréats de l’appel d’offres de Noirmoutier et du Tréport seront annoncés d’ici une semaine environ.  

Parallèlement à ces développements, la concertation locale sera lancée très prochainement pour identifier de nouvelles zones de développement de l’éolien offshore posé ou flottant. Un décret simplifiant les procédures pour la géothermie sera aussi promulgué prochainement.

Accélérer la rénovation énergétique des bâtiments

« Je ferai dans les jours qui viennent, conjointement avec Sylvia Pinel, la ministre du Logement et de l’Égalité des territoires des propositions pour accélérer le plan de rénovation énergétique de l’habitat qui a été lancé en 2012 et qui n’a pas atteint son objectif de 500 000 logements rénovés », a annoncé ce jour Ségolène Royal.

Pour faciliter le recours aux travaux, la ministre veut mettre en place un mécanisme de tiers financement. Ainsi, les foyers aux revenus les plus modestes pourront rembourser le financement de leurs travaux par un tiers grâce aux économies d’énergie réalisées. Elle souhaite aussi permettre une meilleure identification des entreprises qui opèrent ces travaux pour les particuliers.

Ce plan sera accompagné d’une réforme des mécanismes de fixation des tarifs de l’électricité pour éviter « la hausse quasi-automatique des factures d’électricité », selon les mots de la ministre.

Une réunion est prévue prochainement avec les entreprises spécialisées dans l’isolation pour présenter l’action du Ministère et sécuriser la filière. Cela a notamment pour but de rassurer les professionnels en leur donnant de la visibilité grâce à une stabilisation fiscale durant les prochaines années.

Il est également à noter qu’une conférence bancaire et financière, organisée avec Michel Sapin, ministre du travail et Arnaud Montebourg, ministre de l’économie devrait se tenir en juin prochain. Sur le sujet qui nous intéresse ici, elle permettra de rendre plus transparente la mobilisation des investisseurs autour du chantier de la rénovation énergétique et de la transition énergétique.

De nouveaux invités au menu

La loi sur la transition énergétique s’intéressera également à la qualité de l’air. Sur ce thème, la ministre de l’écologie veut adopter l’ensemble des plans de protection de l’atmosphère le plus rapidement possible. « Il n’y a que 39 % de la population française qui est couverte par ces plans ; 21 plans de protection de l’atmosphère restent à adopter et je souhaite qu’ils le soient tous rapidement », résume-t-elle.

L’économie circulaire sera aussi inclue dans la loi sur la transition énergétique. Des aspects concernant la conception des produits et la gestion des déchets seront au menu. Dans cette perspective, la loi visera à accélérer le plan Energie Méthanisation Autonomie Azote (EMAA). « Pour moi, la méthanisation est le symbole même de l’économie circulaire », affirme Ségolène Royal. Car lorsque l’on parle de méthanisation, on produit du méthane et des fertilisants grâce à des déchets qui auraient autrement été incinérés. Il ne reste plus qu’à espérer que le résultat soit à la hauteur des ambitions !

Par Matthieu Combe, journaliste scientifique

Record mondial dans le solaire PV battu par le chinois Trina Solar

Le module, baptisé « Honey Ultra » ce qui signifie « miel de haute qualité », a une puissance de 326,3 watts et est composé de 60 cellules photopholtaïques de 156 mm x 156 mm. La performance a été validée de manière indépendante par l’organisme de certification TUV Rheinland.

Le record précédant de Trina Solar était de 284.7 Watts. Le progrès est donc de 14,6%, ce qui est très significatif. « En tant qu’usine de R&D avancée, notre Laboratoire National pour la Science et la Technologie du PV nous permet la commercialisation de nouvelle cellules solaires à haute efficacité et très fiables », a déclaré le Dr. Zhiqiang Feng, Vice Président de Trina Solar et Directeur du State Key Lab of PV Science and Technology.

Le nouveau module chinois sonne comme une alarme pour les européens 

En 2013 Trina Solar a phagocyté 8,2% du marché mondial des modules photovoltaïques, ce qui le place en seconde position après un autre géant chinois, Yingli (9,4%). Le japonais Sharp (6%) est passé en troisième position grâce à l’émergence d’un énorme marché japonais suite à la catastrophe nucléaire de Fukushima, Canadian Solar en quatrième place et le chinois JinkoSolar en cinquième.

Le nouveau module mis au point par Trina Solar va peut-être lui permettre de devenir le numéro un mondial du solaire. Le groupe est à l’origine de très nombreux brevets qui lui ont permis d’atteindre ce niveau de performance et de qualité. Trina Solar est à la pointe de l’innovation scientifique et technique dans le domaine du PV.

Vers un « airbus » franco-allemand du solaire ?

En France, François Hollande souhaiterait mettre en place une coopération franco-allemande dans le solaire afin que l’Europe ne se fasse plus distancer par la concurrence asiatique. Il s’agit de tenter de reproduire le modèle d’Airbus.

Par Olivier Danielo

Une centrale thermique utilise les pneus comme combustible

A l’heure où l’Europe prend conscience de la nécessité de promouvoir l’économie circulaire, la récupération des matières contenues dans les pneumatiques usagés prend tout son sens.

Le pneu est en effet un combustible au pouvoir calorifique plus élevé que celui du charbon (35 MJ/kg contre 25 pour le charbon), il contient plus de carbone et produit moins de cendres, d’où son grand intérêt sur le plan thermique. Il est par ailleurs riche en métaux, notamment en fer (tringles et armatures en acier) et en zinc, voire en métaux rares, comme le cobalt.

Aussi, la technologie mise au point par la société Pneutech SAS applique-t-elle le concept de minerai aux déchets qu’elle utilise comme combustibles. Ceux-ci, constitués de pneus entiers ou broyés, rebuts de fabrication de pneumatiques et autres déchets de l’industrie du caoutchouc sont en effet transformés en matériaux de qualité et en énergie thermique et électrique. 

Une centrale de ce type est actuellement en projet en France à Strasbourg. D’une puissance de 30 MWe, elle sera capable d’incinérer quotidiennement 300 tonnes de ces déchets.

Un procédé thermique qui privilégie la valorisation 

Le procédé met en œuvre une technologie de combustion éprouvée, respectant en tous points les normes françaises et européennes applicables aux rejets dans l’atmosphère.

Les combustibles sont introduits dans le four à 1500°C. A cette température, toutes les matières organiques sont quasi instantanément sublimées. L’acier des tringles et de la carcasse fond rapidement en gouttelettes, qui sont rapidement refroidies par une trempe, produisant des grenailles d’excellente qualité pouvant être revendues à meilleur prix que la ferraille.

La combustion des matières organiques produit des gaz dont certains sont polluants (oxydes d’azote, SO2, chlore). Ceux-ci sont neutralisés par un traitement permettant la valorisation du soufre sous forme de gypse de synthèse de grande qualité, et du chlore sous forme de chlorure de calcium. Le premier est utilisable dans l’industrie pour la production de plâtre et le second comme sel de déneigement. 

Le zinc et le cobalt recyclés

On retrouve dans les cendres des traces de tous les produits chimiques contenus dans les combustibles, notamment le zinc et le cobalt. Un procédé hydrométallurgique innovant permet de dissoudre puis récupérer ces métaux de valeur. 

L’oxyde de zinc et le cobalt sont couramment utilisés dans la fabrication de pneumatiques à carcasse radiale. L’oxyde de zinc représente en moyenne jusqu’à 1,3% de la masse d’un pneu. Il est utilisé pour accélérer le processus de vulcanisation du caoutchouc, mais il contribue également à l’amélioration du vieillissement dynamique et de la tenue au vieillissement UV. 

Le cobalt quant à lui a un rôle de liant et permet d’améliorer l’adhérence entre acier et caoutchouc. Notons que ce métal figure sur la liste des 14 matières premières critiques de l’Union Européenne. Celle-ci encourage les Etats membres à adopter des mesures stratégiques pour accroître l’efficacité du recyclage de ces matières ou des produits qui en contiennent et à sécuriser leurs approvisionnements.

La production de Pneutech pourra donc intéresser les manufacturiers de pneumatiques à la recherche de composants recyclés de qualité, et ainsi réintégrer leur circuit en « bouclant la boucle ».

Le carbone imbrûlé (environ 30% en poids des cendres) est séparé du mélange afin de le réutiliser pulvérisé sous pression comme combustible dans la chaudière. 

De l’énergie à revendre

La chaleur de combustion des pneus permet de produire de la vapeur réutilisable localement, par exemple pour la vulcanisation du caoutchouc, ainsi que de l’électricité à faible coût (29,98 €/MWh pour le projet de Strasbourg après revente des matières recyclables). En fonction des réglementations nationales, celle-ci pourra être revendue à un distributeur d’énergie ou consommée localement. 

Opportunité d’investissement

En vue de boucler le financement du projet de Strasbourg, Pneutech a récemment lancé une offre de souscription de 5 millions d’euros auprès de professionnels : manufacturiers, garagistes, collecteurs de pneumatiques usagés, centres VHU, entreprises de recyclage. L’entreprise leur propose en contrepartie la reprise à coût positif garanti* de leurs pneumatiques, résidus de broyage, ou rebuts de caoutchouc. 

Elle a d’ores et déjà reçu le soutien de l’association Recyclage Automobile, fonds financier intervenant dans l’univers du recyclage automobile, à hauteur d’un million d’euros. Des banques, comme le groupe CM-CIC et des fonds d’investissement ont également manifesté leur intérêt à financer l’emprunt bancaire initial et souscrire à une augmentation de capital ultérieure. La BPI** et l’ADEME*** sont également interessés pour intervenir financièrement dans le projet. Des dossiers sont en cours de montage en ce sens.

Parallèlement, Pneutech SAS, via son département Pneutech Ingénierie, poursuit l’étude de plusieurs projets à l’international à la demande de manufacturiers souhaitant bénéficier de son assistance technique. 

*Ce prix pourra atteindre 70€/t pour les pneumatiques et 10 à 70 €/t pour les résidus de broyage.
** BPI : Banque Publique d’Investissement
*** ADEME : Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie

Sources : Grégoire  JOVICIC, Président de PNEUTECH SAS

Et aussi dans les
ressources documentaires :

Des nanostructures multifonctions pour recharger votre portable en 30 secondes

Le cœur de la technologie de Storedot repose sur une structure nanométrique tridimensionnelle de 2 nanomètres de diamètre. Ces nanostructures sont les premiers nanocristaux bio-organiques à base de peptides (chaîne d’acides aminés) de synthèse. Ils peuvent être synthétisés à partir d’une large gamme de matières premières bio-organiques disponibles, peu chers à fabriquer et non toxiques.

L’une des applications phares de cette nouvelle technologie, présentée lors de la conférence Think Next de Microsoft, est la possibilité de recharger une batterie de smartphone en moins de 30 secondes. Ces nanostructures ont en effet la capacité de stocker rapidement des électrons, avant de les libérer, plus lentement . Ces nanostructures éliminent ainsi les composants toxiques habituellement présents dans les batteries.

Pour expliquer son invention, StoreDot parle d’une électrode multifonctions. Elle agit en effet comme un supercondensateur se rechargeant très rapidement et comme une électrode au lithium se déchargeant lentement. Ces nanostructures augmentent donc la capacité des électrodes, mais aussi les performances de l’électrolyte. Expliqué simplement, StoreDot a créé une sorte de « tampon » qui stocke le courant électrique fourni par une prise sur une période d’une trentaine de secondes. Les nanostructures transmettent ensuite lentement ces électrons aux électrolytes. A terme, la société prévoirait même de se passer complètement de lithium pour ses batteries.

Si le prototype actuel est de la taille d’une batterie d’ordinateur portable, Storedot travaille sur sa miniaturisation. Avec déjà plusieurs dépôts de brevets à son actif et plusieurs autres en attente, ainsi que des discussions en cours avec Samsung, la société espère débuter la commercialisation de certains produits d’ici 2015-2016.

Des nanostructures aux propriétés multiples

Ces nanostructures possèdent plusieurs autres propriétés intrinsèques multifonctionnelles. Par exemple, ils peuvent être fabriqués en différentes couleurs et émettre dans le spectre visible une matrice riche en couleurs. Ils peuvent ainsi remplacer des métaux toxiques comme le cadmium dans les  écrans de smartphones, de télévision ou d’ordinateurs.

L’équipe de StoreDot teste déjà le rétro-éclairage bleu avec des nanostructures à la fois pour des écrans LCD et OLED. La société pourrait donc d’ores et déjà travailler sur les nouveaux écrans des grands constructeurs. Samsung serait d’ailleurs déjà sur le coup ! Sans composés toxiques, ces futurs écrans seront aussi flexibles. De plus, la société affirme que sa technologie permet 80 % d’économies d’énergie par rapport aux technologies d’écrans actuelles.

Enfin, leur biocompatibilité leur permet d’être aussi utilisables en nano-médecine. Un jour, ils pourraient remplacer les métaux comme l’or ou l’argent, actuellement nécessaires pour pénétrer les membranes cellulaires et délivrer une matière active !

La recharge se fait en 30 secondes chrono, voir en vidéo !

Par Matthieu Combe, journaliste scientifique

Une start-up française développe des boîtes quantiques fonctionnalisées

Les nanoparticules révolutionnent les technologies et les matériaux traditionnels. Greffées à des matériaux, elles leur confèrent de nouvelles fonctionnalités.

La société nantaise Attonuclei est sur le coup, ainsi que 3 entreprises américaines. Concrètement, ces nanoparticules rendent les métaux plus résistants et plus durs, confèrent de nombreuses propriétés aux textiles, permettent de créer de nouveaux écrans et peuvent diminuer les rejets environnementaux. Elles ont également plusieurs applications en médecine.

L’entreprise travaille sur l’ensemble de ces sujets avec de grands industriels.

Des petites particules pour faire de grandes choses

Au niveau environnemental, les boîtes quantiques fonctionnalisées permettent, par exemple, de diminuer le relargage du chrome hexavalent dans l’environnement en améliorant la résistance des composés tels que le trioxyde de chrome ou le dichromate de potassium. Pour les textiles, les boîtes quantiques fonctionnalisées peuvent être émulsionnées en nano-micelles, ou enveloppées dans des nanocapsules pour adhérer aux substrats de façon efficace.

Ces finitions avancées confèrent de nombreuses propriétés sans précédents en améliorant la résistance des fibres et en fournissant de meilleures propriétés d’imperméabilisation, d’antibactérien et d’antifongique. Les vêtements deviennent infroissables et ne rétrécissent plus. Ces nanoparticules peuvent aussi émettre de la lumière et concurrencer ainsi les OLED, mais avec des composés inorganiques.

Selon Attonuclei, la netteté et la richesse des couleurs serait nettement améliorée, grâce à un spectre d’émission beaucoup plus étroit qu’avec des diodes organiques. Enfin, en matière de santé, des nano-médicaments permettraient de cibler au mieux les cellules à soigner. Ils pourraient également servir au traitement de certains cancers.

Par Matthieu Combe, journaliste scientifique

Des nano-ordinateurs à ADN dans des cafards

Le cancrelat souffre d’une mauvaise réputation. Il est associé au manque d’hygiène, il fait peur et en sus, il n’est pas très intelligent. Pourtant ces bêtes qui peuplent les recoins sombres de nos foyers sont des cobayes fréquemment employés pour la recherche médicale. Dernièrement, on lui a d’ailleurs implanté des nano-ordinateurs à ADN.

Pour rappel, l’ordinateur à ADN est l’un des pans de recherche considéré comme l’un des plus prometteurs pour faire office d’ordinateur du futur. Encore peu connus du grand public, ces ordinateurs sont, de par leur nature, très éloignés des ordinateurs conventionnels qualifiés de machines électroniques. « Ce sont des fragments de brins d’ADN que l’on peut en quelque sorte ‘coder’. Ils sont capables d’interagir entre eux mais aussi avec leur environnement pour ensuite adopter un certain comportement. » Or comme l’a mis en évidence Leonard Adlerman, éminent scientifique américain, l’ADN peut effectuer des calculs complexes.

Dans le cas présent, les scientifiques espèrent faire évoluer la médecine à un tout autre niveau. En effet, en affublant les cafards de nano-ordinateurs à ADN, ils souhaitent vérifier que ceux-ci ont la capacité de prévenir voire de guérir toutes sortes de maladies. Diagnostiquer et traiter de l’intérieur, en quelque sorte. Ils partent du principe que l’ordinateur à ADN contient des brins d’ADN et qu’en les ouvrant au moment propice, ils pourraient agir localement et directement sur les maladies. En un temps-record cela va sans dire et avec « une sophistication sans précédent » comme l’affirme le bio-ingénieur Daniel Levner du Wyss Intitut (Université d’Harvard).

Il est clair que cette technologie, si les tests devaient être concluants, pourrait révolutionner l’avenir de la médecine. Mais pour le moment, les expériences sont en cours. La fonctionnalité des ordinateurs à ADN au sein d’une créature vivante n’a pas encore été démontrée. Par la suite, l’objectif est de passer à de plus gros testeurs… Des mammifères dans les cinq années à venir, selon l’équipe en charge du projet.

Par Sébastien Tribot

Le stockage de l’information sera moléculaire

Grâce aux avancées de la recherche fondamentale autour du magnétisme, le stockage de l’information progresse à pas de géants depuis ses débuts. Saviez-vous que depuis ses débuts en 1956 (RAMAC pour Ramdom Access Method of Accounting and Control, produit par IBM), le disque dur a connu une augmentation annuelle de ses capacités de 45 % ?

La principale raison provient de la miniaturisation des matériaux magnétiques qui a atteint le nanomètre (nm) associée à une plus grande densité de stockage. Selon la loi de Moore, le « nombre de transistors des microprocesseurs sur une puce de silicium double tous les deux ans. » Une prédiction relativement juste puisque « entre 1971 et 2001, la densité des transistors a doublé chaque 1,96 année. »

Mais, les chercheurs savent pertinemment que cette loi a une limite qu’ils ne vont pas tarder à franchir. Car en s’approchant de l’atome, le transfert d’électrons devient aléatoire.

Désormais ce sont donc les approches chimiques, moléculaires qui sont en développement car les nano-particules magnétiques promettent bien des changements dans le domaine informatique. Le projet de disque dur moléculaire entrepris par l’équipe mené par Jean-François Lutz, directeur de recherche CNRS à l’institut Charles Sadron en est un bon exemple.

Comme l’affirme ce dernier, il s’inspire ici de l’ADN : « Nous développons une technique qui permet de coder de l’information sur un polymère. Au fur et à mesure, nous provoquons sa croissance en accrochant, une par une, des molécules choisies dans un petit panel qui constitue un alphabet. Nous revisitons un concept que la nature a perfectionné pendant des milliards d’années : celui de l’ADN, qui permet de coder le génome avec seulement quatre « lettres » moléculaires de base ».

Les promesses sont certaines. Avec ce procédé, les données de l’Internet pourraient être stockées dans un espace comparable celui d’une petite armoire.

Par Sébastien Tribot

Sources :

300 entreprises nano en France sur votre iPad !

Ce secteur dynamique et à la pointe, marqué par l’innovation et l’entrepreneuriat, évolue très rapidement. Bénéficiant d’un contexte d’aide et d’investissements favorable aux nanotechnologies, les entreprises françaises sont en nombre croissant sur ce marché. Nous avons recensé plus de 60 nouvelles start-up, principalement dans les secteurs de l’électronique, des biotechnologies et de la santé. Bien que plus difficiles à identifier car elles n’en font pas toujours la promotion, les sociétés traditionnelles qui intègrent progressivement (et à différents niveaux) les nanotechnologies à leurs activités sont, elles aussi, de plus en plus nombreuses.

Un secteur dynamique et en évolution

Le tissu industriel français des nanotechnologies n’est pas facile à identifier car il couvre un large éventail de secteurs industriels, de disciplines scientifiques et de typologies d’entreprises. Il correspond même à des réalités différentes suivant la définition donnée aux nanotechnologies. En classant les entreprises selon différents critères : par secteur, par structure, par type de nanomatériaux et par localisation géographique, cet annuaire tente d’aider le lecteur à se repérer dans cet environnement concurrentiel. Quelles entreprises participent au développement des nanotechnologies en France ? Quels sont les produits déjà sur le marché et ceux à venir ? Qui sont les producteurs, les intégrateurs, les utilisateurs ? Où trouver les compétences, les installations, les financements ? Nous espérons que, comme les précédents, cet annuaire facilitera les synergies et les collaborations entre les acteurs du domaine.

Format ebook pour tablettes électroniques

Pour la troisième édition de l’annuaire des nanotechnologies, Techniques de l’Ingénieur propose, en complément de l’ouvrage papier, une version numérique au format ePub pour liseuses, tablettes tactiles et smartphones.

L’ePub est un format de livre numérique (ou ebook). Excepté l’Amazon Kindle, toutes les liseuses sont compatibles avec le format ePub. Diverses applications de lecture sont également disponibles pour les ordinateurs personnels comme Adobe Digital Editions, Readium ou FBReader.

Le moteur de recherche permet d’interroger la base de données par mot-clé, par secteur industriel et par type de société. La carte interactive peut être utilisée pour effectuer une recherche par zone géographique. Enfin, cette version numérique est enrichie de liens internes permettant une lecture optimisée ainsi que des liens pointant vers les sites des entreprises et leur compte Twitter.

Les pages suivantes présentent quelques exemples pour mieux évaluer l’ergonomie de cet outil.

  • En savoir plus

  • un exemple de fiche entreprise : Colcom, fournisseur de nanomatériaux, avec ses coordonnées, la description de son activité, les mots-clés associés à son expertise et les secteurs industriels concernés.

  • un autre exemple de fiche entreprise : Biomet, utilisateur de nanomatériaux dans le domaine de la santé.

  • la page de sommaire de l’annuaire avec les différents moyens d’interrogation de la base de données : par mot-clé, par secteur, par type d’entreprise, par ordre alphabétique, par zone géographique.

  • les différents secteurs industriels à l’intérieur desquels sont classées les entreprises.

  • un exemple de recherche multicritère en sélectionnant le type d’entreprise, le secteur concerné et la région de France.

  • un exemple de recherche par mot-clé avec les suggestions de termes proposés par le moteur de recherche

  • la carte de France interactive avec les régions cliquables pour retrouver les entreprises par zone géographique. Les niveaux de bleu par région sont liés au nombre d’entreprises présentes sur le territoire.

News informatique : avril 2014

La promesse de la réalité augmentée de la start-up META

Une start-up fondée par un Israélien, Meron Gribetz, promet de révolutionner la réalité augmentée en lançant en juin 2014 de nouvelles lunettes, bien plus performante que les Google Glass. L’idée d’embarquer un ordinateur capable d’afficher des informations contextuelles dans le champ de vision de son utilisateur a pu se concrétiser pour le grand public ces dernières années. Le produit le plus connu est certainement les Google Glass.

Elles se présentent sous la forme d’un petit écran transparent qui se superpose dans le champ visuel supérieur droit de l’oeil droit de son utilisateur. En termes de fonctionnalités, on se rapproche d’un smartphone, sans le besoin de le sortir de sa poche ou de le tenir à la main.  Similaires aux Google Glass, les produits de Recon Instruments comme le MOD live, permettent l’affichage de données comme la vitesse, l’altitude, la température et autres statistiques utiles pour les sportifs (skieurs, cyclistes ou amoureux du wingsuit). L’écran est positionné à l’intérieur d’un masque de ski et demande à l’utilisateur de regarder en bas à droite pour pouvoir le lire. Contrairement aux Google Glass, il n’est pas transparent.

Le concept de META est radicalement différent. L’entreprise ne veut pas se contenter de proposer un simple dispositif d’affichage tête haute, mais une véritable expérience de réalité augmentée. L’objectif est très ambitieux car pour pouvoir créer une expérience de réalité augmentée convaincante il faut déjà être capable de maitriser la création de réalité virtuelle. Dans ce domaine, on assiste actuellement à une percée technologique de la start-up Oculus VR – récemment rachetée par Facebook – avec son prototype Oculus Rift.

Déjà disponible pour les développeurs, il se présente sous la forme d’un masque avec deux écrans, un pour chaque oeil afin de créer un effet de profondeur, et bardé de capteurs inertiels pour connaître en temps réel l’orientation de la tête de l’utilisateur. Le principe est de changer la perspective de ce que voit l’utilisateur en fonction de ses mouvements de têtes. Le concept est connu et utilisé depuis des années mais n’a pas pu percer pour le grand public jusqu’à maintenant à cause de la lourdeur du dispositif et la latence d’affichage qui crée des maux de coeurs après quelques minutes d’utilisation. Deux problèmes qu’Oculus VR dit avoir résolu, ce qui devrait permettre sa commercialisation dans le courant de l’année 2014 au prix de lancement de 300 dollars.

Pour réussir son défi de réalité augmentée, la start-up israélienne META doit atteindre le même niveau technique que l’Oculus Rift, mais au lieu d’utiliser un masque pour l’affichage, doit être capable d’afficher l’image des écrans sur des verres de lunettes transparents. De plus, afin de pouvoir superposer des éléments virtuels à la réalité, le système doit être capable de percevoir en 3D son environnement immédiat et le faire coïncider avec ce qu’il affiche en prenant en compte les mouvements de tête de l’utilisateur, le tout avec un très faible latence. Pour le capteur 3D, l’entreprise peut s’appuyer sur les technologies RGB-D des sociétés israéliennes PrimeSense ou Time of Flight, déjà utilisées dans les capteurs Kinect v1 et v2 de Microsoft. Cependant, au vu de la taille de ces capteurs, de l’encombrement de l’Oculus Rift et de la puissance de calcul nécessaire, il est difficile de croire que META arrivera ses objectifs d’ici juin 2014. Les différentes briques technologiques sont là, mais leur niveau de miniaturisation et d’intégration n’est pas encore assez poussé.

Source d’énergie et refroidissement capillaire : vers une miniaturisation des supercalculateurs

Inspiré par le système capillaire sanguin du cerveau humain 10.000 fois plus dense et 10.000 fois plus efficace énergétiquement qu’un ordinateur actuel, le projet Repcool a pour but de développer un réseau de micro-canaux permettant de refroidir et d’alimenter en énergie des assemblages 3D de puces électroniques.

Pour cela le réseau capillaire doit être alimenté par des solutions électrolytiques reliées à une batterie redox à flux.  Les chercheurs sont convaincus de pouvoir réduire à dix litres de volume les ordinateurs actuels d’une vitesse d’un pétaFLOPS qui nécessitent aujourd’hui le volume d’une salle de cours. La technique d’empilement 3D des puces électroniques peut aider à contrer l’augmentation du volume due à l’accroissement perpétuel, selon la loi empirique de Moore, du nombre de transistors présents dans les ordinateurs mais nécessite alors la mise en place d’un système de refroidissement plus efficace et d’approvisionnement en énergie adapté.

Des systèmes de refroidissement capillaire passant entre les différents étages de puces ont déjà été développés et ont permis de consommer 40% d’énergie en moins qu’un système de refroidissement par ventilation, mais dans ce projet le fluide étant une solution électrolytique d’autres aspects liés à sa fonction de fournisseur d’énergie doivent être développés.  Les solutions électrolytiques du système capillaire sont alimentées par une batterie centrale reliée à plusieurs électrodes destinataires placées entre les différentes couches de puces électroniques afin de les refroidir et de les fournir en courant.

Le système doit donc être miniaturisé au maximum, la densité de puissance doit être augmentée et des études plus approfondies sur les membranes inter-électrolytes, le choix du couple redox utilisé, la réaction des électrolytes aux variations de température et la résistance des métaux en contact avec les électrolytes acides doivent être conduites. Dans ce contexte, d’après le Dr. Bruno MICHEL, directeur de l’unité de recherche Advanced Thermal Packaging chez IBM à Rüschlikon, une vingtaine d’années seront nécessaires avant la mise en service d’un supercalculateur haut de gamme à l’échelle du zettaFLOPS 

Prototypage rapide de systèmes énergétiques futurs

Un Laboratoire pour la simulation et l’automatisation d’énergie intelligente, baptisé SESA-Lab, a ouvert ses portes le 28 mars 2014 au sein de l’Institut d’informatique d’Oldenburg (OFFIS, Basse-Saxe). Il va permettre aux entreprises industrielles et de recherche de simuler les interactions des différents composants de systèmes énergétiques futurs en conditions réelles. Ainsi, le laboratoire met l’accent sur le domaine de l’informatique de l’énergie, à la fois dans le département de R&D de l’OFFIS et à l’Université d’Oldenburg.

L’informatique en général, et en particulier appliquée à l’énergie, concerne la modélisation, la simulation et l’optimisation informatiques de sous-systèmes dans le but de vérifier et d’améliorer les propriétés et le comportement du système global, rapidement et à peu de frais. Cependant, ces modèles ne se substituent pas à la réalité. En effet, des contraintes et effets dépendant du temps sont difficiles à représenter dans des modèles purement virtuels, tout comme les situations d’erreur dans les composants électriques ou mécaniques du système.

C’est là que le SESA-Lab intervient. Dans son environnement logiciel et matériel, de nouvelles solutions pour les réseaux intelligents peuvent y être testées avant d’être lancées, afin d’évaluer leur comportement dans les interactions complexes des systèmes énergétiques futurs. Le SESA-Lab a choisi une approche novatrice de co-simulation de systèmes de contrôle et régulation intelligents en temps réel, afin d’évaluer entièrement les composants innovants de protection et de contrôle du système, et de les utiliser rapidement et sans risque.

L’objectif du SESA-Lab est de développer et de tester rapidement des systèmes de contrôle et de régulation pour les systèmes énergétiques futurs (prototypage rapide) ; il cherche ainsi à réduire le temps de développement et de mise sur le marché des systèmes d’automatisation à base de TIC nécessaires dans ce domaine.  Le SESA-Lab fait partie d’une structure de laboratoire baptisée « Technologies de l’information et de la communication pour l’efficacité énergétique », qui a été approuvée l’an dernier par le gouvernement fédéral et le Land de Basse-Saxe, en tant qu’unité de recherche majeure ; elle est actuellement en cours de construction à l’OFFIS. La candidature pour obtenir ce statut a été faite conjointement par les structures universitaires participantes, et combine la production et la logistique intelligentes et efficaces énergétiquement, avec les réseaux d’alimentation électrique. Le laboratoire complet se compose d’un système de manutention avec des véhicules à propulsion électrique, d’unités de production et d’un simulateur de réseau de distribution pour les réseaux intelligents, à savoir le SESA-Lab.

Apple vend plus d’iPhone et récompense ses actionnaires

Sur les trois mois achevés fin mars, qui correspondent au deuxième trimestre de son exercice décalé, la marque à la pomme a écoulé 43,71 millions d’unités (+14% sur un an). C’est davantage que les 38,2 millions auxquels s’attendaient les analystes financiers.

Le groupe répond ainsi à ses détracteurs qui estimaient qu’il avait perdu son élan. Il ne dit pas si ces bonnes ventes sont liées à son partenariat avec le plus gros opérateur de télécoms chinois, China Mobile, qui a commencé à vendre sa gamme de smartphones en janvier.

Les ventes de l’iPad, sa gamme de tablettes électroniques, ont baissé de 13% sur un an, à 16,35 millions d’unités, selon un communiqué.

Au total, son chiffre d’affaires s’élève à 45,64 milliards de dollars, en hausse de 4%. C’est bien meilleur que les 43,53 milliards de dollars attendus qui laissaient entendre que la marque à la pomme allait essuyer le premier recul trimestriel de ses ventes en 11 ans.

Le bénéfice net est ressorti en hausse de 7,1%, à 10,2 milliards de dollars. Cela se traduit par un résultat hors éléments exceptionnels, référence à Wall Street, de 11,62 dollars, supérieur de 1,44 dollar aux anticipations des marchés.

Pressé par des investisseurs activistes, ces milliardaires qui entrent dans des entreprises pour bousculer les directions, Apple a décidé d’accélérer son rachat d’actions, une façon de partager son gros trésor de guerre avec ses actionnaires.

Il a augmenté de 30 milliards de dollars ce programme, désormais à 90 milliards de dollars.

Le groupe informatique a par ailleurs annoncé qu’il allait diviser par sept son action, qui fut longtemps l’une des plus chères à Wall Street.

Cette mesure prendra effet à compter du 9 juin prochain.

Ces annonces étaient saluées par les investisseurs: après avoir été momentanément suspendue, l’action bondissait de plus de 7,50% à 564,10 dollars vers 21H15 GMT dans les échanges électroniques à la Bourse de New York.

lo/sl/bdx

 

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Représentation ternaire de la situation énergétique des nations

Près de chez nous, par exemple, l’Allemagne est le type même de ces parangons de vertu, maniant les concepts fumeux de « virages énergétiques » alors que ses qualités énergétiques, dans la réalité assez « charbonneuses », sont très médiocres. De plus, son parc automobile est encore fort éloigné des standards spécifiés par l’UE.

Pour essayer de simplifier cette équation je vous propose de classer simplement les consommations énergétiques en trois grandes familles, et seulement trois: un, le pétrole et ses produits raffinés ; deux, les charbons et  lignite ; et enfin, en trois, toutes les autres formes de consommations allant du gaz naturel aux diverses formes d’énergies renouvelables, en passant par l’énergie nucléaire et l’hydroélectricité.

J’ai rassemblé les données par nations et pour le monde à partir du Tableau des consommations nationales énergétiques par types (« Primary Energy : consumption by fuel type ») publié dans la « BP Statistical Review » en Juin 2013.

Fig.1 : Mix des consommations d’énergies primaires en 2012

Dans ce type de graphique à trois axes (Fig.1), il est possible à partir d’un point représentant un pays de retrouver les parts des trois types de consommations énergétiques primaires, exprimées en pourcents. La part du charbon est obtenue sur l’axe charbon à l’interception de la demi-droite issue du point et parallèle à la base du triangle (Axe A), celle du pétrole grâce à  la demi-droite issue du point et parallèle à l’axe C et enfin la part des autres formes d’énergies au moyen de la demi-droite issue du point et parallèle à l’axe B du graphique.

Prenons un exemple : la Grèce qui consomme un peu plus de 25% de charbon et en proportion légèrement plus de pétrole que l’Arabie Saoudite, présente pour les autres énergies la consommation la plus faible du panel.

Sera énergétiquement vertueux et louable le pays dont le point représentatif sur ce graphique se rapprochera, en suivant la flèche, année après année du smile en bas à gauche (pétrole 0%, charbon 0% et autres 100%).

Dès le  premier examen de cette représentation, il est possible de distinguer deux points particuliers représentant la Chine et la Pologne qui se situent vers le haut du triangle avec des consommations de charbon élevées dont 64% pour la Chine, point le plus haut de la sélection.

Il est possible également, vers la base du triangle, entre la vertueuse Norvège et l’Arabie Saoudite de retrouver les Nations ne consommant pas, ou peu, de charbon dans leur mix énergétique. La Suède, la France en font partie.

Au centre du graphique l’Allemagne, les USA, représentent des Nations aux mix énergétiques diversifiés et proches de la moyenne mondiale,  tirée vers le haut par la Chine.

La France n’est pas très loin du cercle vertueux des Nations proches du smile (Norvège, Suède, Russie), pour le rejoindre il lui suffirait de réduire ses consommations de pétrole et de produits raffinés du pétrole, ce qui n’est pas une mince affaire.

Notre pays se trompe totalement de direction en dépensant ses maigres ressources financières dans des projets fumeux de génération éolienne offshore d’électricité, alors que son vrai problème énergétique est une trop forte consommation en produits pétroliers, à la fois dans le chauffage et les transports. Consommations inhérentes à la taille en surface et en population de notre pays, mais qui, par des progrès accélérés dans l’efficacité énergétique des processus, devraient décroitre plus rapidement qu’elles ne le font naturellement, surtout qu’elles ont même tendance à croitre ou se stabiliser depuis le printemps 2013 (Fig.2).

Fig.2 : consommation en produits pétroliers et autres biocarburants

D’autre part, la substitution d’une part des produits pétroliers, importés à grands frais, par des biocarburants locaux pourrait constituer également une action à privilégier en France, en relation avec la politique agricole et les innovations dans la biosynthèse d’ersatz de gazole ou de kérosène à partir de sucres (Amyris, Deinove).

C’est toute une industrie des biocarburants à forte valeur ajoutée (kérosène, gazole) qui reste à développer dans notre pays et dont la rentabilité devrait pouvoir être assurée avec la montée des cours des produits pétroliers de plus en plus recherchés et consommés dans le monde.

Par Raymond Bonnaterre

 

Les nanofibres et la nouvelle génération de pansements

Au nombre des applications tangibles, on retrouve par exemple l’utilisation de nanoparticules d’oxyde de cérium comme catalyseur de carburant, ou bien comme élément limitant la perméabilité de l’intestin à certains radionucléides. Plus proche de nous encore, l’émergence des pansements « liquides », favorisant la cicatrisation et agissant comme une seconde peau, est la preuve que le domaine médical est l’un des terrains de jeu les plus stimulants pour la recherche en nanotechnologie.

Nanofibres polymériques biodégradables

Ces pansements liquides s’inscrivent dans la droite lignée de l’évolution des bandages et des sutures légères, se positionnant comme d’efficaces compléments mais ne permettant pas encore de remplacer les points traditionnels, lorsqu’il est nécessaire de recoudre une plaie plus ou moins profonde, qu’elle soit due à une intervention chirurgicale ou en solution d’appoint sur une blessure.

Les chercheurs se sont rapidement orientés vers l’utilisation de nanofibres de polymère, d’abord sous la forme d’une pâte collante puis sous la forme d’une couche plus ou moins épaisse et biodégradable, à appliquer localement sur une incision immédiatement après l’intervention ou sur une blessure, afin de sceller la plaie tout en favorisant la guérison.

Pour autant, les moyens utilisés jusqu’à présent pour l’application de cette couche sont complexes, et ne seraient pas ou peu compatibles avec le bon fonctionnement de nos cellules et de nos tissus biologiques.

Pulvériser les nanofibres à l’aide d’un aérographe

Une équipe de chercheurs de l’université du Maryland (College Park) aurait résolu ce problème de manière peu orthodoxe, en parvenant à pulvériser les nanofibres polymériques directement sur les tissus, à l’aide d’un aérographe sorti tout droit… d’une quincaillerie. Pour les néophytes et les bricoleurs du dimanche, un aérographe est un pistolet à peinture de la taille d’un stylo permettant de peindre une surface sans contact avec celle-ci, grâce à un compresseur ou à une bombe d’air comprimé.

Implants biodégradables et matrice de soutien

Ces nanofibres polymériques auraient montré un fabuleux potentiel, non seulement dans le domaine chirurgical, mais elles constitueraient également le matériau idéal pour créer des implants biodégradables permettant de libérer des molécules et substances médicamenteuses, assurant une diffusion régulière sans nécessiter d’intervention supplémentaire pour s’en débarrasser.

Elles pourraient enfin avoir un rôle à jouer en ingénierie tissulaire, servant de matrice de soutien lors de la création de substituts de tissus fonctionnels avant d’être implantés, ou stimulant la régénération de tissus déficients.

Le filage électrostatique ou « electrospinning »

La fabrication des nanofibres nécessite le recours à un procédé complexe, le filage électrostatique ou « electrospinning » – une technique consistant à dissoudre un polymère dans un solvant à concentration donnée et à introduire cette solution dans un champ électrique intense via une aiguille métallique, d’après N. Khenoussi, de l’université de Mulhouse. Ce procédé ne serait pas sans conséquence et abîmerait très sérieusement les cellules vivantes si les nanofibres étaient fabriquées in situ. C’est en imaginant un moyen de créer ce matériau directement sur le tissu que Peter Kofinas, bio-ingénieur américain ayant dirigé l’équipe universitaire, a pensé à utiliser un aérographe.

« Utiliser un aérographe pour appliquer des bio-matériaux directement sur les tissus est une perspective alléchante », s’enthousiasme même Jeffrey M. Karp, une sommité de l’université de Harvard et du Massachusetts Institute of Technology (MIT).

PLGA et acétone

Une fois arrêté le choix de Kofinas sur un polymère dérivé des acides lactiques et glycoliques (PLGA), l’équipe de chercheurs s’est échinée à concocter une préparation compatible avec l’aérographe, influant sur le poids moléculaire du polymère et sur la concentration en acétone (le solvant) pour aboutir à la production d’une fibre d’environ 370 nanomètres de diamètre. L’acétone aurait, selon Kofinas, la bonne idée de s’évaporer avant d’atteindre la peau, suggérant donc qu’il n’y aurait plus de problème de toxicité à craindre. Les nanofibres testées ont permis de refermer des entailles sur un poumon, le foie et l’intestin d’un cochon. Leur biodégradation serait complète sur une période de quarante-deux jours.

Par Rahman Moonzur

Un médicament peut-il transmettre la connaissance ?

Décidément, le cerveau humain reste un organe qui suscite de nombreuses conjectures. Dernière en date, la sortie remarquée d’un informaticien, professeur et fondateur du Media Lab de l’université technologique MIT, sur une nouvelle façon d’apprendre. 

A l’occasion d’une conférence au Canada, Nicholas Negroponte a affirmé que « Nous pourrons littéralement ingérer de l’information. Une fois que l’information est dans votre sang, un mécanisme permettrait de la déposer dans votre cerveau. Ainsi, vous pourrez avaler une pilule et connaître l’anglais ou l’œuvre de Shakespeare. » Encore plus fort que Superman capable de lire un pavé de 1000 pages en quelques secondes, il suffira de gober un médicament pour avoir lu le livre, et s’en souvenir !

 Une façon d’acquérir de la connaissance pour le moins ambitieuse sur le plan technique. Car à ce jour, aucune technologie ne permet ne serait-ce que d’entrapercevoir une telle chose. Qu’est-ce qui a poussé ce chercheur influent à prononcer une telle prophétie ? La conviction, la provocation, l’inconscience ? Nul ne sait, mais depuis, les discussions s’affolent, opposant ceux qui jugent l’assertion plausible à ceux qui la jugent irréalisable. Car s’il est possible d’améliorer les performances du cerveau en boostant sa mémoire par exemple, c’en est une autre que d’y imprimer une donnée bien précise. 

Nicholas Negroponte a peut-être été inspiré du film Elysium, dans lequel les personnages pouvaient exporter des données de leur propre cerveau mais aussi télécharger des informations directement dans leur cerveau. Pratique, mais parfois dangereux. Alors pourquoi ne pas imaginer de transporter l’information via une pilule ou un médicament ? Reste à comprendre comment importer les données contenues dans la pilule dans le cerveau… 

Bien que les propos de Nicholas soient plus un coup de com’ qu’une réelle conviction motivée par des faits scientifiques, l’idée de pouvoir apprendre sans effort a de quoi séduire les plus fainéants d’entre nous, et les autres aussi !

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

Et aussi dans les
ressources documentaires :

News environnement : avril 2014

Nanostructure + énergie solaire = dépollution de l’eau ?

Dans un contexte d’épuisement des ressources naturelles, l’énergie solaire nourrit de grandes ambitions auprès d’une communauté scientifique en quête d’énergies alternatives.

La récente collaboration entre les chercheurs de l’Université de Lettonie (Institut de physique des solides) et de l’Université Technique de Riga (Institut des matériaux silicatés et Institut de physique technique) a débouché sur la fabrication d’un revêtement nanocristallin, avec les qualités suivantes : excellente capacité d’absorption de la lumière, très bonne conductivité électrique et faible coût de production.

Pour fabriquer ce revêtement aux propriétés attrayantes, les chercheurs détaillent leur méthode, qu’ils divisent en deux étapes. D’abord, un procédé sol-gel permet de produire, à partir de plusieurs matériaux bruts, une nanostructure riche en particules d’oxyde de zinc (ZnO). Ces particules permettront une absorption élevée de la lumière. La deuxième partie de la méthode consiste à appliquer une radiation laser à la nanostructure, pour améliorer ses propriétés de conductivité. Cette étape est cruciale, car elle diminue significativement la résistance électrique de la nanostructure, ou de manière équivalente augmente sa conductivité électrique.  La nanostructure obtenue offre, selon les chercheurs, plusieurs applications industrielles.

D’abord, sa capacité d’absorption de la lumière la rend très efficace au sein de cellules photovoltaïques pour produire de l’électricité. Outre la production d’énergie, elle peut également être un excellent moyen d’éliminer la pollution. Par exemple, si la nanostructure est immergée dans des eaux usagées, la phase d’absorption de lumière par la nanostructure s’accompagne d’une oxydation, phénomène connu sous le nom de photocatalyse, contribuant au nettoyage de l’eau.

Peu gourmand en énergie, ce procédé permettrait de décontaminer les eaux issues des industries alimentaires ou textiles à moindre coût. Enfin, de telles nanostructures interviennent dans la fabrication de plusieurs composants électroniques : diodes, puces et transistors.  Cette découverte s’inscrit dans le projet « Technologie sol-gel et laser pour former des nanostructures », financé par le fond de développement régional européen, et a d’ores et déjà été l’objet de trois brevets européens et de onze publications dans des journaux scientifiques internationaux.

Toxicité & biodiversité : relations déchiffrées par des chercheurs belges

Des chercheurs des universités de Namur et de Gand ont mis au point le premier modèle capable de prédire l’impact des produits chimiques sur la biodiversité aquatique. Leurs travaux mettent également en évidence qu’au sein d’une même espèce, les individus réagissent différemment aux produits toxiques, et ce davantage qu’on le pensait jusqu’à présent. Une variable qui est prise en compte par leur nouveau modèle. Ces résultats de recherche viennent d’être publiés dans la prestigieuse revue ‘Ecology Letters’.

Jusqu’à présent, il était impossible de prédire la relation entre la toxicité chimique et la diversité des communautés aquatiques, ce qui rendait difficile une conservation environnementale efficace.  En collaboration avec un consortium international, l’Unité de recherche en biologie environnementale et évolutive de l’Université de Namur (Frédérik De Laender) et le Laboratoire de toxicologie de l’environnement de l’Université de Gand ont développé la première théorie qui permet de prédire la biodiversité en fonction de gradients de stress toxique.

En combinant cette théorie aux données des écosystèmes pollués, les chercheurs ont également démontré que la variabilité de la tolérance de toxicité est cinq à dix fois plus élevée entre des individus de la même espèce qu’entre individus de différentes espèces. C’est d’ailleurs cette variabilité au sein d’une même espèce qui permet d’assurer la pérennité de celle-ci en cas de forte pollution chimique. Prendre en compte cette variable a permis d’affiner le modèle des chercheurs.  Ce nouveau modèle pourrait servir la législation environnementale qui règlemente la production et l’utilisation de produits chimiques afin de protéger la diversité de nos eaux de surface.

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L’étude de la glace des rivières met en évidence de nouveaux éléments dans la fonte de l’Arctique

Une nouvelle étude menée par le Prof. Lance Lesack, un géographe de l’Université Simon Fraser et de la Faculté en Environnement, montre l’existence de changements inattendus liés au réchauffement climatique dans la rupture importante de glace de la Mackenzie River. Cette découverte pourrait aider à résoudre le casse-tête complexe qui sous-tend la raison pour laquelle la glace de l’Arctique est en train de disparaître plus rapidement que prévu. Publiée récemment dans Geophysical Research Letters, l’étude implique des co-auteurs de l’Université Wilfrid Laurier, de l’Université d’Alberta et de l’Université Memorial.

Son objectif était de comprendre comment le réchauffement des températures mondiales et l’intensification du cycle hydrologique de l’Arctique associés pouvaient être le moteur de l’augmentation des rejets d’eau et de la fonte plus rapide dans les grandes rivières de l’Arctique. Mais les chercheurs ont découvert un phénomène inattendu, alors qu’ils essayaient de comprendre pourquoi la fonte annuelle de glace de la rivière Mackenzie a été réduite, alors même que son évacuation d’eau n’augmentait pas.

Des printemps légèrement plus chauds associés à une baisse non prévue des chutes de neige – plutôt que des hivers plus chauds comme on le pensait – peuvent mener à une fonte des glaces dans les rivières de l’Arctique plus tôt que prévu. La Mackenzie River illustre ce phénomène inattendu. Les chercheurs ont découvert cela en accédant à des documents datant de 1958 relatifs aux niveaux d’eau de la rivière, aux épaisseurs de neige, aux températures de l’air et aux périodes de dégel.

Cette constatation est importante, compte tenu du fait que la neige de l’Arctique et les systèmes impliquant la glace sont des composantes importantes du système climatique qui affectent la capacité de la Terre à réfléchir le rayonnement solaire. « Le fait surprenant dans notre découverte est que les températures printanières, la période où se produit la fonte de la glace de la rivière, s’étaient réchauffées de 3,2 degrés Celsius. Pourtant, ce petit changement a été responsable de plus de 80 pour cent de la variation dans les ruptures précoces de la glace, alors que les températures hivernales s’étaient réchauffées de 5,3 degrés mais donnaient peu d’explication sur cette variation », explique le Prof. Lesack.

« C’est une réponse forte à la fonte des glaces pour un degré relativement modeste de réchauffement, mais une enquête plus approfondie a montré qu’à la fin de l’hiver, les épaisseurs de neige avaient également diminué d’un tiers au cours de cette période. Des hauteurs de neige plus faibles signifient qu’il faut moins d’énergie solaire pour permettre la fonte « .  Le Prof. Lesack espère que les résultats de cette étude vont inciter les organismes gouvernementaux canadiens à reconsidérer leurs mouvements vers la réduction ou l’élimination des programmes de surveillance au sol qui mesurent les variables environnementales importantes.

Revue du web #59 : les vidéos étonnantes de la semaine

Cette semaine dans la revue du Web : 

  • La nature pour inspiration, avec le kangourou bionique de la société allemande Festo ; 
  • Répondre à une question essentielle : « Peut-on absorber du mercure liquide avec une éponge ? »
  • Remplir un ballon de baudruche… avec du mercure liquide ;
  • Classique : la chute ralentie d’un aimant permanent dans un épais tube de cuivre
  • Le gadget (inutile?) de la semaine : fabriquer des avions en papier à l’échelle industrielle ; 
  • Bonus : concevoir une petite excavatrice à système hydraulique avec quelques seringues.

La nature pour inspiration, avec le kangourou bionique de la société allemande Festo 

Pour débuter notre cinquante-neuvième Revue du Web, commençons par rendre une petite visite à la jeune start-up allemande Festo, spécialisée dans le développement et dans l’innovation des mouvements robotiques. Dernier né de leur laboratoire de recherche, le bien-nommé « BionicKangaroo », un kangourou robotique de presque 7 kilos dont le fonctionnement est pour le moins léché, et qui reproduit assez fidèlement le saut caractéristique du célèbre marsupial.

Équipé de deux moteurs au niveau des hanches et d’un moteur pour articuler la queue, le kangourou bionique de Festo allie intelligemment des actionneurs électriques et pneumatiques, offrant à l’ensemble du système un grand dynamisme. La stabilité du saut surprend, de l’impulsion jusqu’à la réception, dans un cycle d’une étonnante fluidité. En l’air, les jambes se placent en avant pour assurer une bonne réception tandis que de menus ajustements de la position de la queue permettent de contrôler l’équilibre en vol. Le contact avec la terre ferme retend les pattes arrières pour amorcer le prochain saut.

Le kangourou bionique vient s’ajouter au bestiaire déjà fantastique de Festo, composé d’un goéland robot dont nous vous parlions ici et d’une très élégante libellule robotique que vous pouvez retrouver .

Question essentielle : « Peut-on absorber du mercure liquide avec une éponge ? »

Un jour, tout va bien. Puis le lendemain, tout bascule lorsqu’on se réveille avec des crampes d’estomac et une question qui nous pollue l’esprit, de celles qui semblent de prime abord absurdes mais dont la résolution est néanmoins indispensable. Victime de l’une de ces terribles matinées, un scientifique en herbe s’est mis en tête de répondre à une question essentielle  : « Peut-on absorber du mercure liquide avec une éponge ? ».

Sans se démonter, il va s’armer d’une éponge synthétique et d’une petite quantité de mercure liquide pour tenter l’expérience et ainsi gagner sa délivrance. Il montre dans un premier temps que l’éponge est bien une éponge classique et qu’elle remplit bien sa fonction première, à savoir qu’elle absorbe bien l’eau. Il passe ensuite au cœur du problème, en plongeant cette même éponge – sèche, cette partie de l’expérience ayant été réalisée avant – dans un verre contenant du mercure liquide, avec toutes les précautions d’usage. Loin d’absorber quoi que ce soit, l’éponge reste désespérément sèche, malgré les tentatives répétées de notre vidéaste amateur.

L’une des raisons de cet échec est la force capillaire : l’éponge s’imbibe d’eau car les molécules d’eau remontent par capillarité dans les espaces de celle-ci, similaires à de petits tubes. Le mercure, lui, a une tension superficielle très élevée, et n’a que peu d’affinités avec les molécules synthétiques de l’éponge. Il va donc se dissocier au plus vite de l’accessoire synthétique, la force de cohésion entre les molécules de mercure étant plus forte que la force d’adhésion entre le mercure et l’éponge.

Remplir un ballon de baudruche… avec du mercure liquide

Pas rassasié pour un sou par l’expérience précédente, notre internaute à l’intarissable curiosité s’est lancé dans une autre aventure, pour le moins farfelue : remplir un ballon de baudruche… avec du mercure liquide, une fois de plus. Muni d’un entonnoir, il verse 1918 grammes de mercure liquide – que l’on désignait encore jusqu’au XIXe siècle le « vif-argent » – dans le ballon de baudruche. La très grande densité du mercure fait le reste, et le ballon se retrouve piégé par son propre poids. Essayer de le soulever par son extrémité n’y fait rien, tant le ballon semble se distendre, menaçant même d’éclater si d’aventure il nous venait à l’esprit de s’obstiner encore.

Classique : la chute ralentie d’un aimant permanent dans un épais tube de cuivre

Vous avez déjà pu voir, dans l’une de nos précédentes Revues du Web, quelques vidéos illustrant l’étrange chute ralentie d’un aimant permanent dans un tube de cuivre. Pourtant, aucune ne l’a aussi bien immortalisée que la vidéo qui suit. Concrètement, la chute de l’aimant dans le tuyau de cuivre induit des courants de Foucault, créant un champ magnétique de polarité inverse à celui de l’aimant, freinant ainsi la chute. C’est donc le mouvement qui nourrit son propre freinage : le mouvement stoppé impliquerait la fin du champ magnétique et donc… la chute de l’aimant.

L’aimant permanent est composé d’un classique alliage de néodyme fer bore (structure cristalline tétragonale de formule Nd2Fe14B), l’alliage le plus souvent utilisé pour les aimants en terres rares, puisque le néodyme augmente de manière significative les capacités électromagnétiques des aimants, mais est relativement fragile et trop malléable. On retrouve d’ailleurs de grandes quantités de néodyme dans les alternateurs des éoliennes à forte puissance.

Le gadget (inutile?) de la semaine : fabriquer des avions en papier à l’échelle industrielle

Souvent associé à l’irrévérence scolaire de quelques cancres en proie à un insondable ennui, l’avion en papier peut réclamer dextérité et savoir-faire lorsqu’il s’agit de le faire planer le plus longtemps possible. Le gadget (inutile?) de la semaine ne battra pas le record du plus long vol en salle (27,6 secondes !), mais il a le mérite d’être capable de fabriquer à la chaîne et de propulser le plus simple des origamis. Il suffit de nourrir la machine en papier, comme on le ferait avec une photocopieuse, puis de laisser la magie opérer.

Présentée lors de la Drupa 2012 – le plus grand salon international des industries graphiques et papetières, qui a lieu tous les quatre ans à Düsseldorf – cette machine aussi fantastique qu’inutile dore un peu plus encore le blason du fabricant français Neopost, fournissant les salles de courrier du monde entier en équipements et machines à affranchir. Cerise sur le gâteau, l’avion vient terminer sa course dans un carton qu’on aime imaginer prévu à cet effet.

Bonus : concevoir une petite excavatrice à système hydraulique avec quelques seringues

En bonus de cette cinquante-neuvième Revue du Web, tirons notre chapeau à un jeune Brésilien qui nous prouve une fois de plus que les plus débrouillards sont capables de montagnes d’ingéniosité lorsqu’il s’agit de concevoir ou de reproduire un système complexe, mais avec les moyens du bords. Ce petit McGyver brésilien est parvenu à mettre sur pied une excavatrice miniature, dont l’ingénieux système hydraulique, bricolé sur mesure, repose sur un jeu parfaitement agencé de quelques seringues connectées en doublons et partiellement remplies d’eau. Actionner l’une des seringues permet au choix d’ouvrir ou de fermer la pelle, de lever ou d’abaisser le bras ou encore de faire pivoter l’ensemble. Encore bravo !

Par Moonzur Rahman
 

Production de graphène : une drôle de tambouille

Ultra-résistant, ultra-stable et ultra-conducteur, le graphène est considéré comme le matériau du futur pour l’électronique et les nanotechnologies.

Il est présent à l’état naturel dans le graphite qui compose les mines de crayon.

Le problème est que sa production à l’échelle industrielle est à la fois difficile et coûteuse.

En 2004, Andre Geim, récompensé en 2010 par le Prix Nobel de Physique avec le Russo-Britannique Konstantin Novoselov, avait réussi à l’isoler en pelant des cristaux de graphite à l’aide d’un simple ruban adhésif.

Les méthodes de fabrication développées depuis butent soit sur la quantité, soit sur la qualité.

Une équipe de chercheurs explique dimanche dans la revue Nature Materials comment ils ont obtenu des feuilles de graphène en mélangeant à grande vitesse de la poudre de graphite avec un « liquide exfoliant « .

L’équipe a utilisé pour cette opération un équipement industriel, mais a répété l’expérience avec succès avec un simple mixeur de cuisine vendu dans le commerce.

Les chercheurs ont obtenu des feuilles de graphène d’environ un nanomètre (un milliardième de mètre) d’épaisseur et 100 nanomètres de longueur , en suspension dans un liquide. La structure bidimensionnelle du graphène n’a pas été endommagée par l’opération, assurent-ils.

Le liquide ainsi obtenu peut être étalé sur des surfaces comme de la peinture, ou mélangé avec des matières plastiques pour produire des matériaux composites renforcés.

« Nous avons développé une nouvelle façon de faire des feuilles de graphène », a déclaré à l’AFP un des auteurs de l’étude, Jonathan Coleman (Trinity College, Dublin). Cette méthode « peut être adaptée à l’échelle industrielle », a-t-il souligné.

« La production en laboratoire se mesure en grammes. Mais, à plus grande échelle, ce sont des tonnes qui seront produites », a ajouté le chercheur.

Le graphène possède des propriétés multiples, notamment électriques (il est plus conducteur que le cuivre) et mécaniques (il est 100 à 300 fois plus résistant à la rupture que l’acier). Il est de plus imperméable à tous les gaz.

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Un pas vers la reconstruction dans la zone de Fukushima avec une ferme solaire

Pour le moment, les ex-habitants de Tomioka ne peuvent revenir que ponctuellement la journée afin d’effectuer diverses tâches de rangement, nettoyage et décontamination.

Y dormir la nuit est encore interdit, mais les autorités de l’agglomération espèrent que cela ne durera pas et surtout que les entreprises et particuliers reviendront un jour.

La nouvelle ferme solaire sera construite par le groupe nippon Sharp sur un terrain de 3,1 hectares. Elle délivrera une puissance de 2,19 mégawatts et pourra en théorie alimenter 600 foyers.

C’est la première fois que Sharp installera une telle centrale solaire dans la région du Tohoku (nord-est) ravagée par le tsunami du 11 mars 2011 à l’origine de la catastrophe atomique de Fukushima.

Une zone de vingt kilomètres de rayon et plusieurs autres villes ont été évacuées et le séjour prolongé y reste interdit, hormis dans une petite portion de la ville de Tamura.

Traumatisée par le drame du 11 mars 2011, la préfecture de Fukushima ne veut plus entendre parler d’énergie nucléaire et veut être un fer de lance dans l’exploitation de ressources propres et durables, dont les énergies éolienne et solaire.

La première phase de la construction d’un important parc d’éoliennes au large de cette province a été inaugurée en novembre dernier par la mise en marche d’une première éolienne géante de 106 mètres de haut (par rapport au niveau de la mer) et 80 mètres de diamètre, d’une puissance de 2 mégawatts. Elle doit permettre de vérifier les conditions de fonctionnement avant l’installation de plusieurs autres.

kap/emb

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Des hydroliennes pour protéger l’humanité des effets de la montée des mers

Mark Jacobson de l’université Stanford et initiateur de « The Solution Project » a montré dans un article publié dans la revue scientifique Nature que les parcs éoliens offshore peuvent protéger les littoraux contre les tempêtes. Mais la solution proposée par l’ingénieur français François Lempérière a un potentiel de protection encore plus élevé.

Selon les scientifiques du programme Ice2sea (2013), le niveau marin pourrait monter entre 16,5 et 69 centimètres d’ici 2100. Les Hollandais ont montré qu’il est possible de protéger de grands espaces littoraux grâce aux polders. Une montée du niveau marin de 100 centimètres aurait par exemple en Pologne, du fait des terres immergées, un impact évalué par les études gouvernementales du pays à entre 28 et 46 milliards de dollars. Une protection complète contre ce risque coûtera 6,1 milliards, c’est à dire bien moins cher.

Des champs d’hydroliennes boostées par des digues concentratrices (« Tidal Gardens »)

Mais il existe peut-être une façon encore plus pertinente de protéger ces espaces littoraux. François Lempérière, lauréat de l’Académie des Sciences et ancien président de comités au sein de la Commission Internationale des Grands Barrages, propose de construire de longues digues en mer, digues qui laissent passer l’eau au niveau de chenaux équipés de cohortes d’hydroliennes.

Le courant de marée est concentré par ce dispositif baptisé « Tidal Garden » (jardin d’hydroliennes, jardin marémoteur) et passe à une vitesse augmentée et relativement constante à travers les chenaux. Les digues agissent comme des concentrateurs d’énergie marémotrice, de la même manière que les miroirs concentrent les rayons du soleil dans le cas du solaire à concentration thermodynamique (CSP) ou photovoltaïque (CPV). Et de la même manière que le courant de marée est amplifié dans la Manche du fait de la présence de « digues naturelles », les littoraux français et britanniques et une profondeur réduite.

Une vitesse augmentée signifie une plus grande quantité d’électricité délivrée pour chaque hydrolienne installée. Cela a  une conséquence positive sur le prix de revient du kWh hydrolien délivré, y compris en intégrant le coût des digues. Il est alors possible d’installer des hydroliennes sur des sites à amplitude de marée (marnage) relativement faible ceci tout en ayant une équation économique intéressante. Grâce à cette approche concentratrice, à la capture de l’énergie des courants grâce aux digues qui fonctionnent comme de grands filets de pêche, le potentiel mondial de l’hydrolien est alors très sérieusement augmenté.

Sur chaque cycle de marée de 12 heures (6 heures montante et 6 heures descendante) seules les deux heures de l’étale de pleine mer et  de basse mer ont une production nulle. Cela signifie que l’on peut produire de l’électricité hydrolienne 16 heures sur 24.

Un impact écologique, économique et social positif

Contrairement aux digues complètement hermétiques elles sont ici ouvertes par les chenaux. Les oscillations naturelles du niveau marin sont préservées dans le bassin intérieur d’où un impact limité sur la biodiversité littorale. Et les poissons et autres espèces marines peuvent passer sans problème au niveau des chenaux. Cela devrait faciliter l’acceptation des projets par les groupes de protection de l’environnement.

Les jardins d’hydroliennes et leurs digues contribuent à créer un nouveau biotope favorable à l’installation de nombreuses espèces qui aiment vivre fixées à des surfaces dures. C’est l’effet récif bien connu des pêcheurs. Les digues peuvent d’ailleurs servir de voies d’accès pour différentes activités exploitant les ressources biologiques marines: mytiliculture, ostéïculture, pisciculture etc. L’effet protecteur des digues permet aux investisseurs de ne plus craindre l’effet destructeur des tempêtes. Les pêcheurs à la ligne amateurs pourraient profiter des chenaux concentrateurs pour optimiser leurs prises.

La houle est complètement cassée par le dispositif, ce qui limite la dégradation des dunes littorales et la submersion de terres cultivées ou habitées lors de tempêtes. L’intérêt est ainsi à la fois écologique, économique et social. Notamment lors des fortes tempêtes comme celle que l’Europe de l’ouest a connu durant l’hiver 2013-2014. C’est en effet lors de la conjonction d’une pleine mer à fort coefficient de marée et d’une tempête que les littoraux sont particulièrement vulnérables. Le reste du temps il n’y a pas de problème.

Autant d’atouts pour augmenter la qualité de vie sur les communes littorales, ceci tout en produisant de l’électricité 100% renouvelable et entièrement prévisible.

Côté mer, les digues peuvent servir pour fixer des dispositifs de capture de l’énergie des vagues (houlomotrice), du type SeaRaser.

Environ 25000 MWh par kilomètre-carré et par an

« On peut produire 10 à 40 GWh/an/km² de réservoir suivant l’amplitude H de la marée locale » estime François Lempérière, qui a participé à la construction d’une vingtaine de grands barrages, canaux et endiguements, notamment sur le Rhône, le Rhin, le Nil et le Zambèze et à la conception d’une dizaine de ces ouvrages.

L’ingénieur hydroélectricien propose en prime d’intégrer des stations de pompage turbinage (STEP marines) au dispositif, afin de délivrer de l’électricité à la demande et de contribuer à aider les gestionnaires des réseaux électriques. Il s’agit de piéger l’eau à marée haute, et de la laisser filer quand c’est utile pour produire de l’électricité par l’intermédiaire de turbines.

Cerise sur le gâteau renouvelable, on peut installer des panneaux solaires et des éoliennes à axe vertical ou classiques sur les digues, ainsi que des parcours pour des promenades à pied, à vélo ou à cheval, avec une magnifique vue sur le littoral. Des ports de plaisance pourrait également se greffer aux digues en place, ainsi que des bars en terrasses.  Les communes concernées pourraient alors tirer profit toute l’année d’un tourisme écologique et des groupes scolaires curieux de découvrir cette pépinière écotechnologique marine.

Le gouvernement Belge étudie actuellement les STEP marines. Une STEP en bordure de falaise et à eau de mer existe déjà sur l’île japonaise d’Okinawa et EDF SEI (Système Electriques Insulaires) va en construire une en Guadeloupe.

La Région Nord-Pas-De-Calais s’y intéresse également, collectivité qui a fait appel pour son plan de transition énergétique au prospectiviste américain Jeremy Rifkin auteur du livre « La troisième révolution industrielle ».

François Lempérière estime que les jardins d’hydroliennes ont le potentiel de répondre à 20% de la demande électrique française.

Par Olivier Daniélo

Découverte de la première exoplanète habitable de même taille que la Terre (Nasa)

Cette découverte conforte la probabilité de trouver des planètes soeurs de la Terre dans notre galaxie, la Voie Lactée, estiment ces scientifiques dirigés par une astronome de la Nasa et dont les travaux sont publiés dans la revue américaine Science jeudi.

« C’est la première exoplanète de la taille de la Terre trouvée dans la zone habitable d’une autre étoile », souligne Elisa Quintana, une astronome du SETI Institute au centre de recherche Ames de la Nasa, qui a mené cette recherche.

« Ce qui rend cette découverte particulièrement intéressante c’est le fait que cette planète baptisée Kepler-186f est de taille terrestre en orbite autour d’une étoile dite naine, plus petite et moins chaude que le soleil, dans la zone tempérée où l’eau peut être liquide », précise-t-elle.

Cette zone est dite habitable car la vie telle que nous la connaissons et qui dépend de la présence d’eau, a la plus grande probabilité de s’y développer, relèvent ces chercheurs.

Pour Fred Adams, professeur de physique et d’astronomie à l’Université du Michigan, « il s’agit d’un pas important dans la quête pour découvrir une exoplanète identique à la Terre », l’objectif de la mission Kepler.

Sur les près de 1.800 exoplanètes détectées depuis les 20 dernières années, une vingtaine sont en orbite autour de leur étoile dans la zone habitable. Mais ces planètes sont nettement plus grandes que la Terre et de ce fait il est difficile, vu leur taille, de déterminer si elles sont gazeuses ou rocheuses.

Kepler-186f se trouve dans un système stellaire situé à 490 années lumière du Soleil (une année lumière équivaut à 9.460 milliards de kilomètres) et comptant cinq planètes toutes de taille proche de celle de la Terre. Mais seule Kepler-186 est dans la zone habitable, les autres étant trop proches de l’étoile.

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Devenez expert en analyse des métaux !

Entretien avec Mireille Defranceschi, spécialiste en physique des matériaux et co-animatrice du cycle de formation Analyse des métaux chez Techniques de l’Ingénieur.

essaiTechniques de l’Ingénieur : Mireille Defranceschi, vous co-animez chez Techniques de l’Ingénieur un nouveau cycle de formation intitulé Analyse des métaux. A quelles problématiques répond-il ?

Mireille Defranceschi : A celles du technicien qui, dans son laboratoire, veut savoir pourquoi tel ou tel métal va avoir telle ou telle bonne ou mauvaise propriété dans un contexte donné, et quelle est la bonne méthode pour faire cette analyse.

Prenons un exemple : en cas de défaillance sur une chaîne de production, quand il est impossible de stopper le cycle, il va falloir mettre en place un contrôle non destructif pour trouver l’origine du problème. Mais aucune mesure ne donnant tous les résultats, il va falloir choisir parmi de nombreuses méthodes, différents niveaux d’analyse, différents angles d’attaque, et différentes technologies.

Méthodes macro ou microscopique, analyses physiques, composition chimique, voire évolution chimique : ce cycle s’adresse au technicien cherchant à maîtriser le choix des méthodes d’analyse en cas de problème.

Techniques de l’Ingénieur : Quel est le contenu de ce cycle ?

Mireille Defranceschi : On aborde bien sûr les bases théoriques, ainsi que les bases pratiques pour savoir régler un appareil, en s’appropriant les notions générales et les paramètres communs. L’objectif est de donner les connaissances indépendantes du modèle d’appareil, mais qui font toute la méthode d’analyse. Par exemple, dans un canon à électrons, les grandeurs physiques ne changent pas selon la marque, elles sont liées à la physique même.

Le cycle comprend trois modules de deux jours et un module de trois jours, recouvrant chacun une thématique  (ndlr : Analyses de la structure et des textures, Analyses de la structure chimique, Analyses de surface et d’interface, Essais mécaniques – Certification du cycle), partant des bases vers l’application et la méthode.

Chaque session se termine par un contrôle des connaissances acquises durant le module. En cas de difficultés, un débriefing peut être mis en place, et le participant peut contacter le formateur par téléphone d’ici à la session suivante, et bénéficie ainsi d’un accompagnement personnalisé.

Techniques de l’Ingénieur : L’accent est donc mis sur l’individualisation de la formation ?MINOLTA DIGITAL CAMERA

Mireille Defranceschi : Oui, une grosse part de la formation est individualisée : si un problème donné est identifié par un des participants dans son travail, il sera s’il le souhaite abordé comme cas concret durant la formation. Le fait d’être limité à dix participants permet cet accompagnement personnalisé, mais aussi et surtout un regard croisé des participants sur leurs problèmes respectifs, ce qui est toujours très constructif.

Les participants sont ainsi essentiellement formés sur des travaux pratiques, avec en intersession, une conférence en ligne sur le contrôle non-destructif, en plus du suivi personnalisé par téléphone, et sur la base du pack Contrôle non destructif de Techniques de l’Ingénieur, qui est bien sûr fourni aux participants.

Cela permet d’avoir une vision d’ensemble, permettant d’être force de proposition une fois rentré dans sa société, sur les méthodes d’analyse à privilégier. Sans devenir expert de telle ou telle machine, le participant deviendra expert de l’utilisation de la méthode.

D’où la certification Techniques de l’Ingénieur, qui est une gageure : Techniques de l’Ingénieur engage sa responsabilité quant aux capacités acquises par le participant, ce certificat n’est donc pas un certificat de présence. C’est aussi pour cela que chaque session se termine par un contrôle de connaissances : pour s’assurer que chaque participant ait bien acquis les compétences enseignées, et obtienne son certificat en fin de cycle.

Des drones solaires pour Google

Le Wall Street Journal a rapporté les propos d’un porte-parole de Google expliquant que cette acquisition permettra à des millions de personnes d’avoir accès à internet et que le système sera aussi très utile en cas de catastrophe naturelle du type séismes, incendies, sécheresses ou inondations.

Google n’a pas révélé le montant de l’acquisition, qui s’inscrit dans le cadre du « Google Loon project ». L’annonce de Google a eu lieu juste après que Facebook ait annoncé son intention d’expérimenter des drones de la start-up anglaise Ascenta, des satellites et des lasers pour délivrer ses services aux populations les plus pauvres de la planète.

Le drone de Titan Aerospace vole à 20 kilomètres au dessus du niveau marin. Captant l’énergie solaire à très haute altitude au dessus des nuages, et stockant l’énergie pour la nuit, ce robot à la fois High-tech et écologique peut rester en l’air pendant 5 ans sans avoir besoin de se poser. Concrétisant ainsi la prophétie de Bertrand Piccard avec son avion Solar Impulse avec lequel ce psychothérapeute suisse va faire le tour du monde sans brûler une seule goutte de carburant d’origine fossile.

Google finance également des équipes de R&D (http://www.google.com/makani ) dans le domaine de l’éolien d’altitude, dont le gisement est colossal au niveau du jet stream (courant jet en français) qui souffle entre 7 et 16 kilomètres d’altitude à une vitesse moyenne et constante de 90 km/h.

Par Olivier Danielo

Le Big Bang se serait réellement produit

Après la découverte du Boson de Higgs, l’observation d’ondes gravitationnelles émoustille la communauté scientifique.  Des scientifiques américains ont scruté le rayonnement fossile de leur observatoire BICEP2 basé au pôle-sud. Braqué sur une infime portion du ciel, le télescope a permis d’analyser le fond diffus cosmologique et d’y déceler cette mythique première lumière,  caractéristique d’un Big Bang.  C’est la première fois qu’une observation directe d’une onde gravitationnelle est réalisée.  Ces oscillations de la courbure de l’espace-temps ont été théorisées par Albert Einstein et la relativité générale d’après laquelle une première lumière a été émise par l’univers 380 000 ans après le Big Bang. L’empreinte gravitationnelle mesurée serait la preuve de cette lumière originelle, elle-même preuve de la véracité de la théorie du Big Bang.

Si cette observation venait à être confirmée par d’autres équipes, cela validerait définitivement l’existence d’un Big Bang. Mais surtout, cette lumière pourrait détenir les clés de ce qui reste aujourd’hui un problème majeur : l’incompatibilité de deux modèles, celui de la quantique, qui régit l’infiniment petit, et celui de la relativité générale, qui régit l’infiniment grand. En effet, une onde gravitationnelle se décrit selon les lois de la physique classique, alors que l’inflation de l’univers dépend de la physique quantique.

L’observation des ondes gravitationnelles est donc doublement importante, la preuve du Big Bang et l’espoir de rendre compatibles la quantique et la relativité générale. De quoi prétendre au prix Nobel.

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

Le point sur les ondes gravitationnelles

On avait déjà des preuves du Big Bang d’une part, et de l’existence des ondes gravitationnelles d’autre part.

L’observatoire BICEP2 n’a pas détecté directement des ondes gravitationnelles, mais un de leurs effets

Il manque un mot clé dans ces titres : « inflation ». Ce que les récents résultats confirment, c’est la théorie de l’inflation cosmique.

« Découverte des Premières Ondes Gravitationnelles de l’Univers et Confirmation de l’Inflation » est un bon titre, et c’est celui d’un excellent article d’un autre c@fetier des sciences sur les résultats récents de l’expérience BICEP2 . Il y en a d’autres [3,4,*]. Ici je vais juste essayer de faire le point sur les ondes gravitationnelles.

Avec la relativité générale Albert Einstein explique la gravité par un champ gravitationnel déformé par les masses. Lorsque des masses sont accélérées, les déformations du champ se propagent, en principe à la vitesse de la lumière, un peu comme l’accélération de charges électriques produit des ondes électromagnétiques.

Comme la gravitation est l’ interaction élémentaire de très loin la plus faible, cent milliards de milliards de milliards de milliards de fois plus faible que l’électromagnétisme, il faut des masses énormes soumises à des accélérations fantastiques pour que les ondes gravitationnelles émises aient une puissance suffisante pour provoquer un effet mesurable, et des instruments de mesure incroyablement sensibles pour les détecter.

Les premières tentatives de détection directe datent de la fin des années 1960 avec la barre de Weber. L’idée est d’isoler une grosse barre de métal de toute vibration extérieure et de détecter une subite résonance de la barre au passage d’une onde gravitationnelle. L’amplitude des vibrations attendues étant d’environ 10-16 m si une supernova avait la bonne idée d’exploser pas trop loin, aucune des expériences basées sur ce principe (ALLEGRO, AURIGA, miniGRAIL, ou encore EXPLORER) n’a fourni de résultat concluant.

Pas mieux pour l’instant pour l’interféromètre VIRGO, LIGO, GEO 600 et les autres détecteurs géants basés sur l’interférométrie. L’idée est de comparer les distances parcourues par deux faisceaux lasers sur plusieurs kilomètres dans des directions distinctes. Quand une onde gravitationnelle passe par là, elle modifie la distance parcourue par l’un des lasers d’un pouillème de nanomètre par rapport à l’autre.

Ne reste plus alors qu’à isoler cette mesure des variations thermiques, des ondes sismiques, de celles produites par les collaborateurs et les scarabées du désert qui crapahutent à côté du détecteur… Comme on n’y est pas parvenu, l’idée est désormais de faire tout ça dans l’espace avec le  projet NGO, anciennement LISA. Lancement prévu en 2020.

Pourtant, bien qu’on n’en ait jamais détecté directement, on sait que les ondes gravitationnelles existent depuis 1974. Cette année là, les astronomes Hulse et Taylor découvrent PSR B1913+16, un « pulsar binaire ». C’est encore un de ces objets astronomiques qui nous ramènent à notre juste dimension : pas grand chose. Il s’agit de deux étoiles à neutrons de 1.4 masses solaires environ chacune qui se tournent autour en à peu près 7h45, à une distance variant entre 1 et 5 fois le rayon du Soleil, donc astronomiquement très très très proches.

D’après Einstein, un tel système devrait émettre des ondes gravitationnelles très puissantes « en spirale » comme dans le dessin ci-contre. Si c’est bien le cas, le signal radio émis par le pulsar avec une régularité extrême doit arriver un peu décalé dans le temps suivant la configuration des ondes gravitationnelles. Hulse et Taylor vérifient : gagné ! En 1993, ils reçoivent le prix Nobel de physique pour la première détection d’ondes gravitationnelles.

De plus, selon Albert les ondes gravitationnelles emportent de l’énergie au loin, donc un astre en orbite perd peu à peu de l’énergie et « tombe » en orbitant plus vite, donc en émettant encore plus d’ondes gravitationnelles, ce qui le ralentit encore plus jusqu’à la catastrophe. Et c’est exactement ce que l’on mesure depuis 40 ans sur PSR B1913+16.

Le même phénomène a été mesuré sur mon quasar préféré, OJ 287 et d »autres objets astronomiques spectaculaires.

Les résultats récents de BICEP2 constituent également une détection indirecte des ondes gravitationnelles par une voie totalement différente des précédentes. Je n’ai absolument pas compris pourquoi, mais la théorie prédit que les ondes gravitationnelles produites lors de l’inflation cosmique ont du causer une polarisation « mode B » du fond diffus cosmologique, et c’est cette polarisation qui a été mise en évidence. Re-prix Nobel en perspective.

En attendant des mesures directes qui confirmeront que ces ondes se propagent à la vitesse de la lumière, voire de détecter enfin le graviton, ces détections indirectes montrent que les ondes gravitationnelles existent, et qu’ Albert a toujours raison un siècle après s’être ennuyé au bureau des brevets de Berne.

Source : le blog du Dr Goulu

Ecotaxe réservée aux camions étrangers: « bonne idée » mais qui se heurtera aux règles européennes

« Faire payer les camions étrangers, c’est une bonne idée. C’est justement un des objectifs de l’écotaxe », a souligné Mme Kosciusko-Morizet sur RTL.

« Aujourd’hui, les camions étrangers ne paient rien quand ils ne passent pas par l’autoroute. Vous pouvez avoir un camion étranger qui traverse la France et qui ne paie rien, même pas la taxe sur l’essence », a-t-elle rappelé.

Mais « il y a aussi des règles européennes. On ne peut pas, pour le même service ou pour le même usage de la route, faire payer différemment. Sur le principe, ça a l’air d’une bonne idée mais vous ne pouvez pas faire n’importe quoi en la matière », a développé NKM.

La ministre de l’Ecologie « Ségolène Royal fera étudier des propositions alternatives si elle veut mais elle se rendra vite compte de la complexité à la fois technique et juridique du problème », a prédit la députée de l’Essonne et présidente du groupe UMP au Conseil de Paris.

Mercredi après-midi, lors d’une audition au Sénat, Nathalie Kosciusko-Morizet, a rejeté encore plus clairement cette idée. « Je ne pense pas que que soit acceptable d’avoir une vignette seulement pour les étrangers, je pense qu’il faut aussi une vignette pour les Français », a-t-elle dit.

Mme Royal a évoqué mardi deux pistes envisagées pour remplacer le dispositif controversé de l’écotaxe qui permettraient de cibler uniquement les camions étrangers circulant en France. L’une consisterait à forcer les camions étrangers à emprunter le réseau autoroutier à péage « plutôt qu’encombrer les routes ». Autre piste à l’étude, mise en oeuvre selon elle en Suisse: créer une vignette payée par les camions étrangers à la frontière. En fait la redevance helvétique est acquittée par tous les poids lourds, qu’ils soient immatriculés en Suisse ou à l’étranger.

« Je reste persuadée que l’écotaxe est une bonne formule. On a besoin d’un milliard d’euros par an » pour « réhabiliter les routes, pour financer toutes les alternatives à la route », a insisté Mme Kosciusko-Morizet. « Sinon on le trouvera dans la poche du contribuable, comme le fait François Hollande depuis qu’il est au pouvoir. »

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Ces start-up françaises qui innovent pour dépolluer l’air intérieur

Ouvrir les fenêtres, acheter des plantes vertes, privilégier les produits nettoyants bio, autant d’habitudes qui aident à assainir l’air que l’on respire à l’intérieur des bâtiments. Quand on sait que chaque année se sont «  4,3 millions de personnes qui décèdent prématurément de maladies imputables à la pollution de l’air intérieur des habitations » d’après l’Organisation mondiale de la santé, on comprend le regain d’intérêt pour ces nouvelles solutions. D’où l’émergence de nouvelles techniques high-tech, d’une efficacité redoutable.

Air Serenity, à base de plasma froid

Soutenu par l’Ademe, cette entreprise créée en 2012 propose un système d’assainissement  de l’air en s’attaquant aux polluants chimiques et biologiques. Leur technologie repose sur l’utilisation d’un plasma froid, source d’espèces qui vont détruire par oxydation les polluants fixés sur des matériaux minéraux. La particularité de ce purificateur d’air réside dans le fait que ses cartouches d’air éliminent en un seul passage les polluants. Le procédé, développé en partenariat avec l’Ecole polytechnique a été breveté. Les cartouches disposent en plus de  capteurs permettant, via une application, de consulter la qualité de l’air sur son Smartphone.

Beewair, pour lutter contre les mauvaises odeurs

Le système développé par Beewair vise à décontaminer mais aussi à supprimer les odeurs incommodantes. Baptisé DBD-Lyse, la technique utilisée consiste à découper les molécules odorantes dans une chambre de traitement puis de minéraliser les résidus. N’en ressort plus que de l’air dans son état pré-pollution, c’est-à-dire débarrassé des mauvaises odeurs en plus des polluants. Médaille d’or au concours Lépine 2013, le procédé Beewair a déjà séduit ALSTOM.

Partnering Robotics, un robot purificateur autonome

Cette  approche repose sur Diya One, un robot à la forme cylindrique, pas plus grand qu’une poubelle, capable de se déplacer seul. La solution de purification de l’air co-développée avec le Centre scientifique et technique du bâtiment est intégrée à Diya One. L’originalité repose sur l’interaction permise avec ce petit robot capable, grâce à son cerveau artificiel, de navigation autonome et d’apprentissage. Un écran tactile permet de communiquer simplement avec lui. Diya One devrait être commercialisé en 2015, à destination des professionnels, mais les particuliers pourront louer ses services.

Onip, une peinture anti-formaldéhyde

Grâce à une résine active intégrée à la peinture, les murs servent de capteur et de destructeurs de molécules de formaldéhyde. La peinture agit au bout de quelques heures, réduisant le taux de formaldéhydes de 40% à 60% en 24h. Sa gamme Label’Onip Clean’R , lancée en avril 2013, a été certifiée Ecolabel Européen.

Duralex, une peinture anti-onde

La pollution ne se limite pas aux COV, virus, mauvaises odeurs et autres, cela concerne aussi les ondes au sujet desquelles l’inquiétude monte. Duralex a donc créé une gamme dédiée, la peinture DX Electro BF capable de capter les ondes basses fréquences (câbles électriques, luminaires…)  ou encore la DX Electro HF contre les hyperfréquences (antennes relai, Wifi, Smartphone…)

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

     

Et aussi dans les
ressources documentaires :

Google déçoit au premier trimestre, malgré un bénéfice net en hausse de 32%

Selon des résultats publiés mercredi, le bénéfice par action hors éléments exceptionnels, qui sert de référence à Wall Street, est ressorti à 6,27 dollars, en-deçà des 6,40 dollars attendus en moyenne par les analystes.

Le chiffre d’affaires a progressé de 19% à 15,42 milliards de dollars, mais c’est là aussi un peu en-dessous du consensus (15,52 milliards).

La sanction a été immédiate à la Bourse de New York: dans les échanges électroniques suivant la clôture de la séance officielle, l’action Google perdait 5,69% à 524,85 dollars vers 20H25 GMT.

Parmi les indicateurs clés surveillés par le marché, le nombre de clics sur des publicités publiées sur ses sites a progressé de 26%. C’est quand les internautes cliquent sur ces publicités que le groupe est payé par les annonceurs.

La progression est toutefois un peu décevante, puisque les analystes espéraient en moyenne une hausse de 29%.

Le prix moyen payé pour chaque clic continue en outre de baisser, de 9% sur un an et de 1% sur un trimestre.

Les analystes voient dans cette érosion, qui dure depuis plusieurs trimestres, une conséquence de l’essor des connexions à internet depuis un smartphone. Les campagnes destinées aux petits écrans mobiles sont en effet généralement payées moins cher par les annonceurs.

Le directeur général Larry Page, cité dans le communiqué, s’est malgré tout félicité de « beaucoup d’améliorations de produits, spécialement dans le mobile ».

Il se dit aussi « très enthousiaste sur les progrès des activités émergentes » de son groupe.

Google a finalement décidé de revendre le fabricant de téléphones portables Motorola au groupe chinois Lenovo, mais continue d’explorer d’autres créneaux d’activité au-delà de son coeur de métier, la recherche et la publicité sur internet.

Ses lunettes interactives Google Glass, qui ont été pour la première fois et pour une journée mardi accessibles à l’achat par le grand public, sont l’un des nouveaux produits les plus médiatisés. Mais Google a aussi fait récemment des acquisitions dans le domaine de la robotique, des drones ou des objets connectés.

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L’exploitation de sources d’énergie fossiles pourrait mettre à jour un cousin de la variole

Il s’agit du Pithovirus. Ce virus a été retrouvé par  les chercheurs du Centre d’information génomique et structurale de Marseille (CNRS). C’est en  analysant une couche de permafrost, cette couche imperméable et gelée en permanence, extraite à trente mètres de profondeur au nord-est de la Sibérie que l’équipe marseillaise à découvert ce virus toujours vivant malgré son âge canonique ! 

Pendant plusieurs dizaines de milliers d’année, ce virus a hiberné dans la glace, attendant sagement d’être libéré et de trouver un hôte. Heureusement, le Pithovirus n’a pas pour cibles l’homme mais les amibes. Mais cette découverte rappelle que des  virus que l’on croyait disparus, ou tout simplement des virus inconnus aujourd’hui peuvent subsister dans les profondeurs glacées de certaines régions. 

La fonte des glaces ou l’exploitation de sources d’énergie fossiles pourrait mettre à jour certains congénères du Pithovirus capables d’infecter l’être humain. Le Pithovirus présente d’ailleurs quelques ressemblances avec le virus de la variole, ayant lui-même sévi en Sibérie. Il n’est donc pas exclu que la variole existe cachée au sein du permafrost, prête à se réactiver au premier carottage ! «En creusant pour trouver du pétrole ou du gaz, des hommes pourront bien involontairement entrer en contact avec des microbes. Même s’ils ne sont que quelques-uns dans une zone désertique, ils pourront être contaminés et surtout devenir des vecteurs » alertent les chercheurs. Si cela devait arriver, les évènements pourraient s’enchainer de façon dramatique, notre système immunitaire n’étant pas prêt à se défendre.

Les grands groupes pétroliers et gaziers sont prévenus, l’exploitation des sous-sols gelés comme l’Antarctique requiert certaines précautions…

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique
     

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