Risque chimique : les réglementations évoluent, les formations également

Le passage à une nouvelle phase de REACH va de paire avec l’implication de nouveaux acteurs responsables de la bonne application des nouvelles réglementations. L’échéance d’enregistrement de 2013 est également une étape clé qu’il convient d’aborder avec le plus grand sérieux.

C’est partant de cet état de fait que les Techniques de l’Ingénieur font évoluer leurs formations pour coller au plus près de l’évolution des réglementations et de leur impact sur les missions d’un responsable risques chimiques.

Voici comment Techniques de l’Ingénieur a adapté ses formations à l’actualité scientifique et aux évolutions réglementaires :

  • FDS étendues : sélectionnez une des deux formations spécifiques en fonction de votre statut : fabricant ou utilisateur

  • Réglementation du risque chimique : découvrez désormais en une seule formation toutes les réglementations auxquelles vous devez vous référer : REACH, CLP/SGH, Transport de matières dangereuses, Biocides, CEVESO…

  • Chef de Projet REACH : plus de temps et d’outils spécifiques accordés à la gestion de projets pour mener à bien le programme REACH de votre entreprise ;  

  • CMR : Une partie de notre formation « Evaluer et prévenir le risque chimique » leur est entièrement consacrée ;

  • Déchets industriels : découvrez désormais en une même formation comment les gérer et organiser leur transport.

Nouvelles thématiques : nouvelles formations

Nous tenons également à vous apporter des compétences sur de nouvelles thématiques, en traitant chaque jour les sujets qui vous mobilisent

  • Laboratoires : une formation spécifique pour maîtriser vos risques chimiques et biologiques ainsi que le traitement de vos déchets de laboratoire ;

  • Risques biologiques : bien présents mais souvent sous-estimés, Techniques de l’Ingénieur vous apporte les règles et la méthode pour les évaluer et les prévenir ;

  • Rayonnements ionisants : découvrez la réglementation et les moyens de radioprotection ;

  • Gestion de l’eau : les obligations et les responsabilités à respecter pour ne pas être sanctionné ;

  • Etudes HAZOP : suivez notre nouvelle formation pour prévenir les risques industriels et rendre vos études HAZOP plus efficaces. 

L’équipe pédagogique, constituée d’ingénieurs, de toxicologues et d’animateurs en Santé-Sécurité, travaille en continu à l’amélioration de nos programmes de formation. Nos experts-formateurs sont en parallèle en poste ou sur le terrain, confrontés aux problématiques quotidiennes vous rencontrez. Nous sommes à votre écoute pour comprendre votre métier aujourd’hui pour innover demain.

Par Florence Arnoux

Solvants et chimie verte : L’eau, un solvant vert ? (2/3)

Il s’agit en effet de la molécule la plus abondante sur Terre et elle présente de nombreux avantages : elle est non toxique, sans danger pour la santé, non inflammable. C’est un solvant polaire (avec une permittivité relative importante : εr ≈ 78 ) et une structure interne dominée par un réseau de liaisons hydrogène ou laisons-H. En particulier, l’utilisation d’eau comme solvant pour des réactions de Diels-Alder conduit à une augmentation des vitesses de réaction et de la sélectivité du fait d’une combinaison entre effets hydrophobiques et effets liés aux liaisons-H.

Néanmoins, l’utilisation de l’eau solvant pose plusieurs difficultés.

Les contraintes de l’eau solvant

Même si la température d’ébullition de l’eau offre l’avantage de pouvoir agir comme un dissipateur d’énergie pour des réactions exothermiques, chauffer l’eau demande beaucoup d’énergie. De fait, une fois contaminé, purifier un produit dans l’eau est difficile et coûteux en énergie.

L’eau peut également agir comme réactif avec des électrophiles et des nucléophiles, limitant le panel des réactifs qui peuvent être utilisés en solution aqueuse, ce qui a conduit à son remplacement par des solvants organiques. Par exemple, dans la synthèse de l’urée à partir de cyanate d’ammonium en solution aqueuse, 30% du cyanate est consommé par hydrolyse.

Par ailleurs, la faible solubilité de nombreux solutés potentiels limite l’utilisation de l’eau comme solvant. Beaucoup de techniques ont été mises au point pour répondre à ce problème :

  • L’ajout de groupement hydrophile peut être une solution mais nécessite une étape supplémentaire pour ôter ce groupement, ce qui est similaire à une étape de protection/déprotection donc particulièrement déconseillé en terme de chimie verte ;
  • L’utilisation d’un co-solvant organique permet également d’augmenter la solubilité des réactifs mais produit des déchets nécessitant une purification, de même que l’addition d’autres agents auxiliaires de solubilisation ;
  • Chauffer l’eau pour augmenter la solubilité et le souci de coût énergétique que cela entraîne.

En particulier, l’eau chauffée sous pression au-dessus de son point d’ébullition entraîne un changement de sa structure du fait de la réduction de l’étendue et de la résistance des liaisons-H : la permittivité relative passe de 78 à température ambiante à 21 à 300°C puis à 4.1 à 500°C. Ces changements impliquent des propriétés physicochimiques totalement différentes, à commencer par un renversement des solubilités : les composés non polaires deviennent solubles et les sels insolubles.

Dans les bases documentaires

 

 

 

 

 

 

 

L’eau supercritique au-delà du point critique (Tc = 374°C et Pc = 218 bars) est un fluide pour lequel il n’y a plus de phases liquide et gaz distinctes mais une unique phase « supercritique ». Globalement, on constate que la capacité de l’eau à établir des liaisons-H avec des solutés – ce qui domine son comportement à température ambiante – est grandement réduite ainsi que sa capacité à interagir avec les solutés par des interactions dipolaires. Pour beaucoup de composés organiques, on observe alors une miscibilité totale dans l’eau supercritique.

Cependant, cela ne résout pas le problème de la réactivité de l’eau : même à haute température, beaucoup de groupes fonctionnels sont susceptibles de s’hydrolyser. En particulier, quand le produit de la réaction est un acide, le problème de la réactivité de l’eau est d’autant plus grand que l’augmentation du produit ionique de l’eau avec la température favorise l’activité catalytique de petites concentrations d’acide. Ceci limite l’utilisation de l’eau pour les synthèses, d’autant que l’équipement pour de telles réactions doit être protégé de la corrosion acide.

Enfin, le coût énergétique pour atteindre ces températures et pressions est important, ce qui réduit l’utilisation de l’eau comme solvant pour la synthèse de molécules organiques complexes.

Les applications de l’eau solvant dans la synthèse

  • La conversion de la biomasse

Parmi les constituants de la biomasse, le chimiste s’intéresse plus particulièrement à la biomasse lignocellulosique, composée de cellulose  (un polymère linéaire de glucose), d’hémicellulose (un polymère branché contenant entre autres du glucose et des xyloses), de lignine, de lipides et de terpènes.

Ainsi, l’eau à haute température permet la conversion de la biomasse lignocellulosique en acide lévulinique dans un processus d’hydrolyse catalysée par acide. Si les mécanismes de réactions ne sont pas entièrement élucidés, cette conversion est de grand intérêt.

  • La destruction des déchets

Il s’agit de répondre à une grande préoccupation des chimistes verts. L’oxydation par eau supercritique – notée sc-H2O – est une technologie qui décompose complètement les déchets organiques domestiques et industriels en dioxyde de carbone (CO2), en eau et en diazote (N2). Outre l’intérêt commercial, cette technologie permet de répondre à une grande préoccupation du chimiste, à savoir : comment traiter les déchets après purification ? La miscibilité complète de sc-H2O en présence de dioxygène avec de nombreux composés organiques rend la méthode excellente pour détruire tous matériaux oxydables.

L’introduction de ce traitement des déchets à l’échelle industrielle présente encore des défis, non pas du point de vue chimique mais du point de vue technologique. En particulier, il nécessite de développer des réacteurs capables de résister aux conditions de réaction extrêmement corrosives et de gérer la formation de sels, insolubles dans sc-H2O. Plusieurs installations d’oxydation par sc-H2O ont été créées, notamment par EcoWaste Technologies ou par Johnson Matthey, dans le cadre de traitement des déchets de l’industrie pétrochimique ou catalytique (Figure 4). Mais beaucoup des sites ont fermés suite aux difficultés technologiques rencontrées telles la forte corrosion des réactions.

Actuellement, le traitement des déchets par sc-H2O est utilisé dans la destruction des armes chimiques.

  • Les réactions « sur l’eau »

Les réactions dites « sur l’eau »  reposent sur la non-miscibilité de nombreux composés organiques avec l’eau. Cette technique a été développée il y a quelques années par K. Bary Sharpless (Prix Nobel de Chimie 2001). Etudiant une réaction de cycloaddition, Sharpless et son équipe ont constaté que le temps de réaction passe de deux jours en milieu 1:1 sans solvant à seulement 10 minutes dans un mélange hétérogène contenant de l’eau. Les rendements des deux réactions sont par ailleurs similaires, supérieurs à 80%.

Ainsi des réactions entre composés organiques qui ne se dissolvent pas dans l’eau peuvent être optimisées en dissolvant les réactifs dans des mélanges hétérogènes contenant de l’eau et sans l’ajout d’un quelconque co-solvant organique. L’eau agit alors comme un catalyseur hétérogène : l’augmentation de la vitesse de réaction s’explique justement par la structure particulière de l’eau.

Dans les conditions ambiantes, l’eau est décrite comme un tétraèdre au sein duquel chaque molécule d’eau est liée par une liaison-H à deux autres molécules d’eau par ses deux atomes d’hydrogène et à deux autres molécules d’eau par son oxygène. Or à la surface du mélange hétérogène « par couche », cette structure est impossible. De fait, 25% des groupes hydroxyle ne sont pas liés et restent donc disponibles. Ces groupes agissent alors comme donneurs de liaisons-H pour les composés hydrophobes avec lesquels ils sont en contact, catalysant la réaction.

La méthode a été étendue à de nombreuses réactions et à des applications industrielles, en particulier dans l’industrie pharmaceutique.

  • La catalyse par transfert de phase

La Catalyse par Transfert de Phase (CTP) est une technique bien connue dont on connaît le potentiel pour offrir des voies de synthèses en chimie verte. Les avantages de la CTP – augmentation de la vitesse de réaction, stéréospécificité, catalyseurs peu coûteux… – ont rapidement conduit à son application commerciale : plus de 600 processus industriels de la chimie fine à de l’industrie pharmaceutique reposent sur cette méthode.

Le principe est simple : un catalyseur est ajouté pour permettre le transfert d’un réactif d’une phase liquide (généralement aqueuse) vers une autre phase (généralement organique) afin qu’il puisse y réagir avec un autre réactif. Habituellement, on assiste au transfert d’un anion d’une phase aqueuse vers une phase organique où il n’est pas miscible. Il existe différents types de catalyseurs de transfert de phase ; on utilise généralement des sels d’ammonium quaternaire ou des éther-couronnes.

Une des applications majeures de la Catalyse par Transfert de Phase concerne les réactions d’oxydations, particulièrement problématiques en terme de chimie verte. En effet, les oxydants traditionnels (permanganate de potassium KMnO4 ou dichromate de potassium K2Cr2O7) génèrent des déchets métalliques délicats à traiter. De même, les oxydants chlorés produisent des déchets dangereux pour l’environnement. En revanche, comme le seul produit secondaire de son utilisation est l’eau, l’eau oxygénée (H2O2) semble une alternative pratique en tant qu’oxydant en chimie verte.

La nature aqueuse de H2O2 le rend idéal pour la méthode CTP afin de permettre son transfert de la pahse aqueuse vers la phase organique où H2O2 réagit avec le composé organique à oxyder.

La troisième et dernière partie de cet article, « Solvants et chimie verte », paraîtra le 26 mars.

Relire la première partie

Par Pauline Bacle

Source : Culture science chimie

 

 

La Chine teste des robots d’exploration lunaire

 

Lancé en février 2010 par la JAXA (Japan Aerospace Exploration Agency), ce concours destiné aux universités et entreprises japonaises a pour objectif de trouver des solutions à certaines problématiques technologiques devant être résolues pour permettre une future exploration robotique de la Lune. L’agence spatiale japonaise prévoit en effet une mission d’exploration lunaire utilisant des robots vers 2025. Ceux-ci devront être capables de remplir différentes missions telles que prélever des échantillons et construire une petite base. Avant cela, la mission SELENE-2, prévue pour un lancement vers 2017, emportera un rover d’une centaine de kilogrammes qui explorera la surface de la Lune pendant deux semaines et testera des technologies de déplacement sur le sol lunaire. Toutefois, ce projet fait face à des difficultés pour obtenir le budget nécessaire à son développement et son avenir parait incertain.

Les participants aux concours dont les propositions ont été sélectionnées ont pu collaborer avec la JAXA pour réaliser un prototype de robot. Parmi les organisations ayant participé à la démonstration du 13 mars se trouvaient l’université du Tohoku, l’université de Technologie d’Aichi, l’institut de Technologie de Chiba, l’université d’Osaka et l’institut de Technologie de Tokyo. Au total, huit robots ont été présentés.

La démonstration a été effectuée sur des dunes proches de la ville de Hamamatsu, dans la province de Shizuoka. Les difficiles conditions de déplacement d’un robot dans le sable, qui provoque des glissements et des enfoncements, sont en effet relativement proches de celles rencontrées à la surface de la Lune. Le site de démonstration avait également été choisi en raison de l’inclinaison de certaines de ses pentes (environ 25 degrés), qui correspond aux spécifications de la JAXA. Les automates ont ainsi pu mettre à l’essai leur capacité de déplacement sur le sable et parfois au-dessus de petits rochers de quelques dizaines de centimètres. Chacun utilisait pour se mouvoir un système original, généralement constitué d’un nombre variable de roues et/ou de chenilles de tailles diverses. Certains robots ont aussi fait la démonstration de tâches telles que l’empilement de sacs de sable.

Le développement de ce type de robot, contrôlable à distance et capable de résister à des conditions environnementales difficiles, n’est pas uniquement profitable à l’exploration spatiale. Ces technologies sont en effet également utiles pour concevoir les robots qui sont envoyés dans les zones sinistrées après une catastrophe, comme la centrale de Fukushima.

Source : bulletins électroniques

Vers un super-réseau électrique HVDC en Asie

 

La technologie HVDC (Courant Continu Haute Tension) permet de transférer l’électricité sur de grandes distances avec moins de 3% de pertes pour 1000 km, permettant ainsi de créer des autoroutes de l’énergie formant une SuperGrid. Les liaisons peuvent être aériennes, souterraines ou sous-marines. Des projets recourant à une tension supérieure au million de Volts (Ultra HVDC) sont en cours actuellement en Chine. Plus la tension est élevée, plus les pertes sont faibles, et plus les lignes peuvent être longues.

Les interconnexions HVDC constituent un système de stockage virtuel utile pour gérer la nature fluctuante des énergies renouvelables comme l’éolien, le solaire ou l’énergie houlomotrice. Plus le super-réseau couvre une surface importante, plus l’effet de lissage est important.  Quand la production électrique solaire ou éolienne est supérieure à la demande dans un pays à un instant t, l’excès peut être exporté vers un pays voisin. Les différents pays et les différentes régions ont d’ailleurs des pics de consommation électrique se produisant à des moments différents, ce qui renforce l’intérêt des interconnexions : les puissances installées pour gérer les pointes, comme par exemple l’hydro modulable, peuvent alors être mutualisées.

La JREF a été crée suite à l’accident survenu le 11 mars 2011 à la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi. Son fondateur est Masayoshi Son, l’homme le plus riche du Japon et PDG de Softbank. Cet accident nucléaire a constitué pour lui un déclic : « ce jour-là, j’ai réalisé que la situation était extrêmement grave et qu’il fallait changer les choses. Bien sûr, l’électricité d’origine renouvelable coûtera 8 % ou 10 % plus cher, mais qu’est-ce que cela pèse au regard des vies humaines? Déjà 35 des 47 gouverneurs de préfecture de l’Archipel soutiennent mon initiative ». Sa fondation est aujourd’hui dirigée par Tomas Kåberger, ex-Directeur Général de l’Agence Suédoise de l’Energie. « Les technologies pour collecter l’énergie solaire et éolienne ont considérablement progressé ces dernières années »  a souligné cet expert à l’occasion de la signature de l’accord avec DESERTEC « Combinées avec les systèmes modernes de transmission de l’électricité, les énergies renouvel   ables peuvent contribuer à la prospérité économique de la région sur le long-terme.  L’établissement d’un super-réseau électrique en Asie constitue un véritable défi et requiert un coopération internationale de haut-niveau. Nous sommes heureux de pouvoir bénéficier de l’expérience de DESERTEC en la matière. » 

La Fondation DESERTEC, basée à Hambourg en Allemagne et soutenue par le Club de Rome, a été crée par un réseau de scientifiques, d’ingénieurs et de citoyens sensibilisés aux enjeux du développement durable dans l’objectif de créer un super-réseau électrique à l’échelle Europe, Afrique du nord et Moyen-Orient, et de libérer cette région de la dépendance envers les énergies fossiles et nucléaire. Le cœur du concept est d’installer de grandes centrales solaires thermodynamiques dans les déserts où la ressource solaire est particulièrement abondante, de stocker en partie l’énergie thermique dans de grandes cuves à base de sels fondus pour faciliter l’adaptation offre/demande, et de distribuer l’électricité générée via des autoroutes HVDC transnationales. La fondation DESERTEC s’est engagée à fournir à la JREF son savoir-faire pour créer une dynamique en faveur des énergies renouvelables et des super-réseaux électriques.

Par Olivier Danielo

En savoir plus : 

L’essentiel de Reach (mars) 1/2

 

L’ECHA publie des informations sur des articles de consommation contenant des substances extrêmement préoccupantes (SVHC)

(05/03/2012)

L’ECHA publie pour la première fois des informations sur les articles présents sur le marché de l’UE qui contiennent des SVHC figurant sur la liste des substances candidates. Les données recueillies reposent sur les informations fournies à l’ECHA par les entreprises dans le cadre des notifications et dossiers d’enregistrement. L’ECHA publie ces informations afin de contribuer au développement général des connaissances concernant l’utilisation et la présence de substances dangereuses dans les articles de consommation.

Elle le fait également dans l’optique de rappeler aux importateurs et producteurs que la législation les oblige, dans certaines situations, à notifier tout article contenant des substances énumérées dans la liste des substances candidates. Enfin, cela permet d’expliquer à nouveau aux consommateurs qu’ils ont le droit de savoir si les articles qu’ils envisagent d’acheter contiennent des substances faisant partie de la liste des substances candidates. Ils ont le droit de poser cette question au détaillant et d’obtenir une réponse dans les 45 jours.

  • Plus d’information sur : 

http://echa.europa.eu/documents/10162/38df6fc5-6123-493b-ba30-c9420c90e8bc

  • Données concernant la présence dans les articles de substances figurant dans la liste des substances candidates : 

http://echa.europa.eu/web/guest/information-on-chemicals/candidate-list-substances-inarticles

  • Liste des substances candidates :

http://echa.europa.eu/web/guest/addressing-chemicals-of-concern/authorisation/substancesof-very-high-concern-identification/candidate-list-of-substances-of-very-high-concern-forauthorisation

  • Notification de la présence dans les articles de substances figurant dans la liste des substances candidates : 

http://echa.europa.eu/en/web/guest/regulations/reach/candidate-list-substances-inarticles/notification-of-substances-in-articles

Informations pour éviter les essais inutiles sur les animaux – 25 nouvelles consultations 

(06/03/2012)

L’ECHA a lancé un appel visant à collecter des informations sur 22 nouvelles substances pour éviter les tests inutiles sur les animaux. Les substances concernées sont : 

  • [1,3(or 1,4)-phenylenebis(1-methylethylidene)]bis[tert-butyl] peroxide (N° CAS : 25155-25-3 et N° CE : 246-678-3) – 3 consultations
  • Mélange de tetrasodium-phosphonoethane-1,2-dicarboxylate; hexasodium-phosphonobutane-1,2,3,4-tetracarboxylate (N° CE : 410-800-5) – 2 consultations
  • Acides gras, tall-oil, produits de réaction oligomères avec l’anhydride maléique et la colophane, des sels de calcium magnésium zinc (tests proposés avec la colophane traitée au fumarate (N° CAS : 65997-04-8)) (N° CAS : 160901-14-4 et N° CE : 500-451-8)
  • Phosphonium, tetrakis(hydroxymethyl)-, chloride (1:1), produits de réaction avec le 1-tetradecanamine et l’urée (N° CAS : 359406-89-6 et N° CE : 436-230-7)
  • Réaction en masse du 1-phenyloctadecane-1,3-dione et du  phenylicosane-1,3-dione (N° CE : 915-316-2)
  • Acides résiniques et acides colophaniques, sels de calcium (tests proposés avec la colophane (N° CAS : 8050-09-7)) (N° CAS : 9007-13-0 et N° CE : 232-694-8)
  • Acides résiniques et acides colophaniques, sels de zinc calcium (tests proposés avec la colophane (N° CAS : 8050-09-7)) (N° CAS : 68334-35-0 et N° CE : 269-825-3)
  • Acides résiniques et acides colophaniques, esters avec le glycerol (tests proposés avec des acides résiniques et acides colophaniques, esters avec le pentaérythritol (N° CAS 8050-26-8)) (N° CAS : 8050-31-5 et N° CE : 232-482-5)
  • Acides résiniques et acides colophaniques, esters avec le pentaérythritol (N° CAS :    8050-26-8 et N° CE : 232-479-9)
  • Acides résiniques et acides colophaniques, esters avec le triéthylèneglycol (Tests proposés avec les acides résiniques et acides colophaniques, esters avec le pentaérythritol (N° CAS : 8050-26-8)) (N° CAS : 8050-25-7 et N° CE : 232-478-3)
  • Acides résiniques et acides colophaniques hydrogénés, esters avec le glycérol (Tests proposés avec les acides résiniques et acides colophaniques, esters avec le pentaérythritol (N° CAS : 8050-26-8)) (N° CAS : 65997-13-9 et N° CE : 266-042-9)
  • Acides résiniques et acides colophaniques hydrogénés, esters avec le pentaérythritol (tests proposés avec les acides résiniques et acides colophaniques, esters avec le pentaérythritol (N° CAS : 8050-26-8)) (N° CAS : 64365-17-9 et N° CE : 264-848-5)
  • Acides résiniques et acides colophaniques, sels de magnésium (tests proposés avec la colophane (N° CAS : 8050-09-7)) (N° CAS : 68440-56-2 et N° CE : 270-461-2)
  • Acides résiniques et acides colophaniques, sels de potassium (tests proposés avec la colophane (N° CAS : 8050-09-7)) (N° CAS : 61790-50-9 et N° CE : 263-142-4)
  • Acides résiniques et acides colophaniques, sels de sodium (tests proposés avec la colophane (N° CAS : 8050-09-7)) (N° CAS : 61790-51-0 et N° CE : 263-144-5)
  • Colophane (N° CAS : 8050-09-7 et N° CE : 232-475-7)
  • Colophane traitée au fumarate (N° CAS : 65997-04-8 et N° CE : 266-040-8)
  • Colophane traitée au fumarate, produits de réaction avec le formaldéhyde (tests proposés avec la colophane traitée au fumarate (N° CAS : 65997-04-8)) (N° CAS : 95009-65-7 et N° CE : 305-795-0)
  • Colophane, hydrogénée (tests proposés avec la colophane (N° CAS : 8050-09-7)) (N° CAS : 65997-06-0 et N° CE : 266-041-3)
  • Colophane maleate (tests proposés avec la colophane traitée au fumarate (N° CAS : 65997-04-8)) (N° CAS : 8050-28-0 et N° CE : 232-480-4)
  • Colophane, produits de réaction avec le formaldéhyde (tests proposés avec la colophane (N° CAS : 8050-09-7)) (N° CAS : 91081-53-7 et N° CE : 293-659-0)
  • Scories, sidérurgie, elec. four (inox / haute production d’acier en alliage) (N° CE : 932-476-9)

Les informations sur ces substances sont à soumettre pour le 20 avril 2012. 

http://echa.europa.eu/information-on-chemicals/testing-proposals/current

Webinar

L’ECHA a publié les présentations et vidéo relatives au Webinar organisé le 29 février, à l’attention des déclarant principaux. Ces éléments sont disponibles sur : http://echa.europa.eu/web/guest/support/training-material/webinars

L’enregistrement pour le webinar du 27 mars destinée aux déclarants et portant sur l’identité des substances et le partage des données dans un SIEF. Ce webinar expliquera la notion de SIEF et traitera de l’importance d’une bonne identification des substances, du partage des données et des litiges associés.

Plus d’information sur : http://echa.europa.eu/web/guest/support/training-material/webinars

REACH : déclaration des usages avant le 31 mai 2012

(06/03/2012)

Le ministère de l’Ecologie envoie une piqûre de rappel aux utilisateurs de produits chimiques quant à la nécessité de déclarer leurs usages à leurs fournisseurs avant le 31 mai 2012 afin d’éviter toute rupture d’approvisionnement des substances. Cette déclaration des usages s’inscrit dans le cadre de la deuxième phase d’enregistrement, dont l’échéance est prévue au 31 mai 2013 et qui concerne les substances chimiques produites ou importées en Europe à plus de 100 tonnes par an. 

Pour aider les entreprises à remplir leurs obligations dans la mise en œuvre de REACH, le ministère rappelle la mise en place, depuis 2007, d’un service national d’assistance réglementaire gratuit permettant de poser ses questions en ligne ou par téléphone http://www.ineris.fr/reach-info/

L’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) avait lancé dès septembre dernier une campagne de sensibilisation des entreprises afin qu’elles préparent cette deuxième phase d’enregistrement le plus en amont possible.

Article du Ministère de l’Ecologie : http://www.developpement-durable.gouv.fr/2e-vague-d-enregistrement-REACH.html

Le RAC adopte quatre avis scientifiques sur la classification et l’étiquetage harmonisés

(13/03/2012)

Le Comité d’évaluation des risques (RAC) a adopté quatre avis sur des propositions pour l’harmonisation de la classification et l’étiquetage de produits chimiques industriels et de substances actives de pesticides. Les substances concernées sont :

  • Proquinazid (fongicide)
  • Amidosulfuron (herbicide)
  • Tebufenpyrad
  • 1,1′,1 »-nitrilotripropan-2-ol (TIPA)

Plus d’information sur : 

http://echa.europa.eu/en/web/guest/view-article/-/journal_content/c14568bf-8451-4681-b178-1495fda69e68

La boîte à outils QSAR version 2.3 maintenant disponible 

(13/03/2012)

La version 2.3 de la boîte à outils QSAR est maintenant disponible. Cette version contient des fonctionnalités améliorées pour le profilage et de nouvelles données sur le métabolisme et l’hydrolyse. Il prend en charge la mise à jour de IUCLID 5.3 pour l’importation et l’exportation de données. Plus d’information sur : 

http://echa.europa.eu/en/web/guest/view-article/-/journal_content/dd3f490e-270c-4def-98a6-d87761bf6c5e

7ème Journée des parties prenantes – les inscriptions sont ouvertes

(14/03/2012)

L’ECHA a mis en ligne le formulaire d’inscription pour la conférence de la 7ème journée des parties prenantes qui aura lieu le 23 mai 2012 à Helsinki. La conférence offrira aux participants la chance d’entendre les dernières nouvelles et mises à jour de l’ECHA, les associations professionnelles européennes et les ONG. L’événement sera suivi par le Forum annuel des produits chimiques à Helsinki les 24 et 25 mai.

Page web de cette journée : 

http://echa.europa.eu/en/web/guest/view-article/-/journal_content/40bb6ef5-03b0-496f-8c4c-a8f8d04ab68c

Pour s’enregistrer : https://www.webropolsurveys.com/Answer/SurveyParticipation.aspx?SDID=Fin416304&SID=b37a97a4-d1a7-4e0c-96af-1b30e42e6b2a&dy=782577646

Forum des produits chimiques : http://www.helsinkicf.eu/

Vidéo et présentations de la journée du 01/03/2012 disponibles

(14/03/2012)

Le 1er mars 2012, s’est tenu à Bruxelles, une journée sur la mise en œuvre des règlements REACH et CLP. Les présentations et les vidéos de cette journée sont téléchargeables sur le site : http://ec.europa.eu/enterprise/sectors/chemicals/reach/events/index_en.htm#h2-1

Révisions de deux guides

Deux guides sont actuellement en cours de révision : le guide pour les monomères et les polymères et le guide sur les exigences en matière d’information et l’évaluation de la sécurité chimique (R.7a). 

Par ailleurs, afin d’améliorer l’élaboration des guides, l’ECHA a mis en place un formulaire : https://comments.echa.europa.eu/comments_cms/FeedbackGuidance.aspx.

Par Céline Nectoux, ingénieur environnement CNRI

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les dernières NEWS REACH :

Et aussi :

Radio : ouvrez grand vos oreilles !

Cette histoire commence le soir de Noël 1921 sur les ondes de Radio Tour Eiffel. Les rares auditeurs détectent les signaux à l’aide de leurs postes à galène.

Depuis, la radio n’a cessé d’évoluer tant sur le plan technique que sur le plan des programmes proposés aux auditeurs. L’actualité se situe aujourd’hui autour de son passage au numérique.

Dès les années 1930, la radio offre des performances quotidiennes à ses auditeurs. Durant la Seconde Guerre mondiale, elle se transforme brutalement en arme de combat. Après-guerre elle devient un espace de création, de transgression et de démocratisation.

Aujourd’hui, média de masse, la radio est à la fois un outil d’information, de diffusion culturelle et de débat public.Au-delà de toutes ces évolutions, qu’est-ce qui fait la force et le charme de la radio ? Sans doute son immédiateté, sa créativité et sa très grande réactivité au monde, mais aussi la place qu’y occupe la parole.

En réunissant collections patrimoniales et archives sonores, l’exposition Radio : ouvrez grand vos oreilles ! propose de découvrir de part et d’autre du poste récepteur, ceux qui des années vingt à nos jours ont fait ou font la radio mais aussi ceux qui l’écoutent.

Lieux : Musée des arts et métiers – 60 rue Réaumur – Paris 3e

 

Par Céline.C

SFR et HP poursuivent leur association autour du cloud computing

Jeudi 15 mars, SFR et Hewlett-Packard ont annoncé un accord à la fois technologique et commercial visant à accélérer la vente de services de cloud computing auprès des Très Petites, Petites et Moyennes Entreprises françaises. Accord permettant aux deux partenaires de fournir les toutes dernières solutions de cloud à une clientèle toujours plus exigeante – ce qu’ils nomment le « cloud maîtrisé », un engagement de qualité de services fiables et sécurisés.

Concrètement, dès le 11 avril, une série d’offres impliquant les réseaux de vente indirecte de SFR et HP sera proposée. La « Suite infrastructure cloud » s’appuiera sur des plateformes HP CloudSystem hébergées dans les data-centers de SFR. Cela représente un réseau de 4 500 partenaires distributeurs-intégrateurs pour HP et 150 distributeurs pour SFR. À terme, plusieurs milliers de commerciaux seront sur le terrain et accompagneront les entreprises, optimisant de ce fait la couverture commerciale des deux groupes.

Cette offre se déclinera en trois formules, appelées respectivement « Start », « Internet » et « Critique ». La première formule aura un intérêt pour des usages non critiques, à savoir : site Web, plateformes de développement, tests de secours. La formule « Internet » sera pour des usages sensibles : site Web important, applications en ligne. Enfin, la troisième se révélera utile pour des usages critiques : site Web critique, applications métiers, applications business.

Le stockage et la sécurité seront les prochaines étapes de ces alliés. Une manière de conserver les informations chères aux entreprises sur le territoire français.

Pour l’année 2012, les deux entreprises espèrent réaliser conjointement un chiffre d’affaires de 50 millions d’euros. Elles estiment aussi pouvoir atteindre 200 millions d’euros de revenus en 2015.

Par Sébastien Tribot

 

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Google se lance dans la fibre optique

L’idée n’est pas neuve. Déjà en 2010, le géant de Mountain View cherchait le moyen d’installer un réseau Internet très haut débit d’1 Gbit/s. Une vitesse largement supérieure à ce que proposent les réseaux fibres actuellement (100 fois plus rapide). Le 6 février dernier, Google annonçait via son blog « Google Fiber » être prêt à mettre de la fibre optique à Kansas City. La firme géante a imaginé un système de déploiement de la fibre en « fourreau », capable d’aboutir jusqu’à chaque logement des abonnés (technique que l’on appelle en anglais Fiber To The Home ou FTT).

Une demande de dépôt de brevet, relatif à cet équipement, a depuis été déposée. Alors qu’est-ce que « le fourreau »? C’est en fait une bande plate de 50 à 70 millimètres de large et de 1 à 5 millimètres d’épaisseur, abritant la fibre optique. Le fourreau pourra être enterré, semi-enterré voire en extérieur. La manière de creuser les tranchées, brevetée elle aussi, semble tenir un rôle essentiel. Puisqu’il s’agit de tirer la fibre sur des milliers de kilomètres, rien d’illogique dans tout ceci.

Le réseau sera normalement mis en service courant 2012, bien que les infrastructures ne soient pas finalisées. Sont en cause dans ce retard, des désaccords avec le Kansas City Board of Public Utilities (BPU), l’organisme chargé de gérer les tranchées, la tuyauterie et le câblage. Les coûts nécessaires au déploiement ont également posé problème.

L’idée même de déploiement de fibre optique, constitue un défi technique. Or, parmi les challenges que présente son installation, on compte la rapidité d’exécution et la préservation de la ville. Entre autres, ne pas détériorer Kansas City, notamment d’un point de vue propreté. Et pour ne pas nuire au train de vie des habitants, l’installation se doit d’être la plus brève possible. En attendant, la construction se poursuit et Google promet d’en dire davantage dans le futur.

Par ailleurs, Google n’exclut pas le marché européen. Le vice président de Google, David Drummond, avait confié à Éric Besson, lors du colloque Nouveau Monde 2.0, envisager sérieusement la possibilité d’expérimenter la fibre optique sur le vieux continent.

Par Sébastien Tribot

 

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Le management de l’innovation : de la stratégie aux projets

L’ouvrage collectif, coordonné par des enseignants-chercheurs et consultants spécialistes du management de projet, porte sur un levier essentiel du développement économique et de la création d’emplois.

Il est organisé en quatre parties équilibrées portant respectivement sur les formes et les enjeux de l’innovation, sur les déterminants des projets d’innovation, sur l’organisation de ces projets et sur leurs systèmes de pilotage.

Les développements consacrés à l’organisation du management multi-projets, aux études de faisabilité des projets, à leurs montages juridiques et financiers, ainsi qu’aux systèmes de contrôle et de reporting  des différents types de projets, intéresseront plus particulièrement les lecteurs de la revue Echanges.

La réflexion est solidement étayée par des références théoriques sur l’économie de l’innovation et sur la gestion de projet ; elle est illustrée par de nombreux exemples et études de cas issus de l’observation de terrains variés.

L’ouvrage est rédigé dans un style à la fois rigoureux et accessible, qui en rend la lecture enrichissante et agréable.

Le management de l’innovation : de la stratégie aux projets

S. Fernez-Walch et F. Romon (dir)

Ed. Vuibert, 2006

Jean-Jacques Pluchart

Jean-Jacques Pluchart est professeur des Universités en sciences de gestion et responsable du Master GMDE (Gestion et Méthode de Décision d’Entreprise) à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il est co-auteur de nombreux ouvrages d’économie et de gestion dont Master stratégie (Eska,2009), Euro-gouvernance et euro-management (Eska, 2010), Le management durable de l’entreprise (SEFI, 2011), Repenser la planète finance (Eyrolles, 2009) et La confiance en gestion (de Boeck, 2011).

Aux Techniques de l’Ingénieur, il est l’auteur de la base documentaire Management stratégique et gouvernance d’entreprise  :

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Fiches pratiques : Déployer l’innovation à 360°

En tant qu’ingénieur, vous êtes, de par votre formation, bien préparé à appréhender les technologies émergentes, à travailler sur les projets de R&D et sur le développement de nouveaux produits, et à savoir effectuer des compromis technico-économiques. Vous savez inventer à partir de feuilles de routes bien délimitées, transmises par la direction ou le marketing.

Ces schémas ne tiennent plus ! Il est devenu vital pour les entreprises de savoir innover de manière rapide et systématique. La méthode, le processus, l’outil ou l’organisation, la culture et la motivation sont les briques indispensables à ce nouveau savoir-faire de l’innovation. Autant de notions familières à l’ingénieur qui vous propulsent au cœur du dispositif d’innovation des entreprises.

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Améliorer la recyclabilité du produit automobile : quel intérêt stratégique ? (3/3)

L’industrie automobile n’en est pas en reste. Souvent décriée, elle est aujourd’hui très consommatrice de ces nouvelles tendances environnementales. Les innovations et les stratégies commerciales poussées par les constructeurs automobiles vont toutes en ce sens : réduction de la consommation des véhicules, utilisation d’énergies alternatives, hybridation de la chaine de traction, utilisation de biomatériaux …

Suite de la deuxième partie

 

La pertinence commerciale d’une telle démarche dans l’industrie automobile

L’exemple précédent montre la faisabilité technique à iso-coût et iso-prestation d’une démarche « cradle to cradle » sur un composant automobile. On comprend d’autre part assez rapidement l’intérêt environnemental de l’application de cette approche. Par contre, d’un point de vue économique, nous pouvons nous poser la question de l’intérêt marketing de ce type de produit : Est-ce que les automobilistes sont prêts à payer plus cher pour avoir un véhicule plus recyclable? Est-ce que leurs consciences environnementales seront assez fortes pour privilégier l’achat d’un véhicule plus recyclable ? Est-ce la réglementation imposera un nouveau standard de recyclabilité ? Voici les questions auxquelles il est nécessaire de répondre pour s’assurer de la viabilité économique du concept.

Ce sont les réponses que recherchaient Faurecia lorsque l’entreprise a essayé de comprendre ce que pouvait apporter ce type de démarche dans leur processus de conception. En tant qu’équipementier automobile, l’entreprise est positionnée sur un marché « BtoB ». Même si l’entreprise est volontaire dans l’amélioration environnementale de ses produits, elle doit pourtant les vendre à leur juste valeur aux constructeurs automobiles. C’est-à-dire que, comme pour toutes nouvelles innovations, la société doit démontrer à ses clients quel est l’intérêt pour eux de disposer du nouveau produit développé.

Un critère d’achat du consommateur final ?

Est-ce que le consommateur se préoccupe du niveau de recyclabilité du véhicule qu’il achète ? Malheureusement, pour cette approche, le produit automobile, du fait de son prix et de son caractère révélateur de statut social, obéit à bien d’autres préoccupations du consommateur final.

Classement des critères d’achat d’un véhicule (Source : Financial time-2009)

 

En effet, l’aspect économique prend une place prépondérante dans les critères d’achat d’une voiture. Le consommateur cherche avant tout un véhicule fiable, proposant un bon rapport qualité prix, et économe en carburant avant de se préoccuper de son niveau d’impact sur l’environnement. En Europe, l’attention sur les émissions de CO2 est principalement le résultat des bonus-malus financiers qui ont été instaurés. Le consommateur final est donc loin de choisir un véhicule parce qu’il se recycle mieux. Non, l’intérêt que le constructeur automobile pourrait voir dans des composants à recyclabilité améliorée doit être ailleurs.

Réponse à la règlementation VHU de l’Union Européenne ? 

Une directive européenne est apparue dans les années 2000 pour standardiser le traitement des véhicules hors d’usage (VHU) dans l’ensemble des pays membres. Elle vise, d’une part, à la structuration des opérateurs de traitement, mais aussi à la définition des taux de valorisation minimum des VHU : 

  • En 2006 – 85% de la masse du VHU doit être valorisée, dont 80% réutilisée ou recyclée.
  • En 2015 – 95% de la masse du VHU doit être valorisée, dont 85% réutilisée ou recyclée.

Cette directive renforce notamment le principe de responsabilité élargie du producteur (REP) en rendant responsable les constructeurs automobiles de l’atteinte de ces taux. Ce qui veut dire dans les faits que si les taux de valorisation ne sont pas respectés, les constructeurs sont chargés financièrement de permettre l’atteinte de ces taux. En effet, des opérateurs indépendants se chargent aujourd’hui du traitement des VHU. Leur niveau de performance est limité par la rentabilité des processus à réaliser. Si, par contre, le niveau de valorisation à atteindre induit de réaliser des opérations non rentables alors le constructeur automobile, qui a été responsabilisé par la REP, se devra de rééquilibrer financièrement les comptes d’exploitation des opérateurs. Donc, dans le cadre de la réglementation VHU, le constructeur automobile a intérêt à monter des composants facilement recyclables si les taux sont difficilement atteignables et/ou si le bilan économique des opérateurs de traitement ne s’équilibre pas.

  • Les niveaux de recyclage atteints en 2009

Taux de recyclage et de valorisation atteints par les états membres de l’EU (2007-2009) (Source EuroStat)

 

Les taux imposés en 2006 ont donc, en moyenne, été atteints dans l’ensemble des états membres. Malgré tout, certains pays n’en sont pas encore là et une marche importante est à gravir pour atteindre ceux de 2015.

  • Les comptes d’exploitation des opérateurs de traitement

Les constructeurs automobiles sont chargés de rééquilibrer financièrement la filière de traitement si les objectifs de valorisation la rendent déficitaire. Il est donc intéressant d’évaluer l’équilibre actuel pour mieux cerner les enjeux de l’atteinte des objectifs de 2015.

Compte d’exploitation d’une activité de démontage (ADEME/Etude EU)

 

Compte d’exploitation d’une activité de broyage et de tri post broyage (ADEME/Etude EU)

 

Aujourd’hui, on peut observer que le compte d’exploitation des opérateurs de traitement atteint à peu près son équilibre. Celui-ci devrait, d’autre part, se renforcer dans les années à venir avec la standardisation dans les centres de traitement de véhicules équipés de pots catalytiques, dont le prix de revente est très élevé (présence de métaux précieux). La question qu’il faut maintenant se poser est : est-ce que les objectifs de 2015 peuvent être remplis sans porter atteinte à cet équilibre ?

Les pistes pour atteindre les objectifs de 2015 :

Le processus traitement des VHU se décompose comme suit (voir figure ci-dessous) :

Pour les taux de 2015, l’effort doit maintenant être porté sur les matériaux contenus dans les résidus de broyage (plastique, verre, élastomère, fibres…). Deux pistes sont en compétition pour atteindre les objectifs de valorisation : une intensification du démontage pour récupérer en amont la matière valorisable et un tri approfondi des résidus de broyage pour séparer les matières les unes des autres.

Le scénario « intensification du démontage » est consommateur de ressources. Le processus de démontage est réalisé par une succession d’opérations manuelles. 

Chaque véhicule étant de composition unique, il est difficile d’imaginer un processus de démontage totalement automatique. Chaque pièce doit être démontée et triée par un opérateur manuellement. La viabilité d’un tel scénario est donc dépendante de plusieurs facteurs : le temps de démontage nécessaire et la valeur de la matière sur le marché.

La figure dessous montre le résultat d’une étude sur le démontage des pièces en plastique dans une voiture (Etude PlasticsEurope – 2004). Nous comprenons que le coût de démontage augmente exponentiellement lorsqu’on cherche à augmenter le volume de plastique récupéré. En effet, plus l’on cherche à récupérer de plastique lors du démontage, plus le temps de main d’œuvre augmente pour une quantité de plastique récupéré de plus en plus petite. 

La comparaison avec la valeur de reprise du plastique généralement rencontrée sur le marché permet de mettre en évidence que seulement 15 à 20kg de plastique peuvent aujourd’hui être démontés dans des conditions économiques viables (équivalent aux pare-chocs). Donc, tout démontage supplémentaire se fera à perte pour l’entreprise de démontage. Cependant, plusieurs paramètres peuvent faire évoluer ce point de rentabilité : l’amélioration du temps de démontage (un développement d’outils, une conception des véhicules qui prend en compte leur facilité de démontage en fin de vie, …) et l’augmentation de la valeur de reprise de la matière.

Le scénario « tri des résidus de broyage » demande quant à lui un investissement important. Les technologies de tri imposent l’utilisation d’équipements lourds et onéreux qui ne peuvent être rentabilisés qu’avec des volumes à traiter importants. 

La limite de viabilité de ce scénario est que le coût global de tri post broyage doit être inférieur au coût actuel d’enlèvement des résidus (= coût de mise en décharge – 50€ la tonne en moyenne en Europe). Le tableau ci-dessous montre que certaines technologies présentent aujourd’hui des coûts s’en approchant fortement.Ce deuxième scénario semble donc permettre d’atteindre les objectifs de 2015 sans mettre en péril le bilan économique des opérateurs de traitement. Les constructeurs automobiles ne sont donc globalement pas inquiétés financièrement par cette règlementation. La qualité des matériaux récupérés ne sera que médiocre et la matière sera la plupart du temps dégradée, mais l’objectif de remplir les contraintes érigées par la règlementation va être atteint sans difficulté. Comme ces process ne nécessitent pas d’attention particulière sur la conception des composants automobiles, il est impossible de justifier une démarche Cradle to Cradle par le biais de la règlementation.

Réponse à la raréfaction et au renchérissement des matières premières ?

L’industrie automobile est une consommatrice importante de ressource. Pour sa production, elle consomme plus de 130 Mt d’acier, ce qui correspond à 11% de l’acier produit dans le monde (1220 Mt). C’est le 3ème secteur le plus consommateur après celui de la construction (525 Mt) et celui des équipements de production (250 Mt).

Elle consomme, d’autre part, 10 Mt/an d’aluminium (28% de la production primaire mondiale – 36Mt et 16% de la production totale (primaire + secondaire) – 60 Mt). C’est le secteur le plus consommateur devant les secteurs du bâtiment (24% – 9Mt) et de l’emballage (13% – 4,6 Mt).

Enfin, l’automobile consomme 10Mt de plastique par an (tous types confondus) ce qui représente 4% de la production mondiale (250 Mt en 2008). En Europe, la consommation de plastique dans l’automobile dépasse les 7% (demande globale : 48.5 Mt), derrière les secteurs de l’emballage (38%) et de la construction (21%). En ce qui concerne la consommation de polypropylène, plastique le plus utilisé dans le véhicule (52%), elle représente 11% de la production mondiale (45 Mt – 2007), le secteur de l’emballage représentant la part la plus importante de la consommation de polypropylène aujourd’hui dans le monde.

Le niveau de disponibilité des matières revêt donc d’un aspect réellement stratégique pour l’économie de la filière automobile. La majorité des coûts variables de production des véhicules dépend du prix des matières premières.

En outre, le renchérissement de ces matières parait fortement probable dans les années à venir. L’extraction et la production des métaux sont très dépendantes du coût de l’énergie. Le plastique est lui, de plus, directement issu des ressources d’hydrocarbures (pétrole et gaz naturel). La majorité des experts de ces secteurs s’accordent à dire que le coût de l’énergie et des ressources fossiles devrait rester à un niveau élevé sur une tendance à l’augmentation dans les années futures. Ceci laisse présager que la matière première pourrait devenir un point d’attention particulièrement stratégique dans les prochaines décennies.

Pour autant, le signal de stress sur les matières premières reste encore aujourd’hui très peu audible. Certains faits ont déjà pu démontrer que le risque de rupture d’approvisionnement est présent lorsque les industriels sous-estiment l’importance d’une bonne gestion de la matière (exemple de la fermeture de 3 usines Nissan pendant 5 cinq jours en 2004). Cependant, leur occurrence fait encore figure d’accident. Donc, si ces enjeux sont partagés sur le long terme, rien n’est actuellement mis en place pour s’en prémunir.

Malgré tout, une approche Cradle to Cradle pourrait permettre de stimuler l’ingéniosité des ingénieurs lorsque le sujet de la disponibilité matière deviendra prépondérant. En effet, elle prône la capacité à récupérer le maximum de matière sur les objets en fin de vie afin que celle-ci puisse être utilisée à iso-spécification. Un projet interne Faurecia a démontré, de plus, que le concept Cradle to Cradle se déclinait parfaitement en des produits concrets sans augmentation flagrante des coûts de réalisation. L’entreprise doit maintenant détecter le moment où le stress de la matière deviendra assez audible et où l’industrie initiera sa réorganisation pour répondre à ce renchérissement des matières premières.

Conclusion

Bien qu’il est l’amélioration de la recyclabilité est faisable techniquement. L’effort des constructeurs automobiles est, pour le moment, seulement justifiée par l’existence d’une règlementation européenne. Il est difficile d’imaginer justifier des solutions techniques qui permettraient d’aller au-delà de ce qui est demandé dans les conditions technico-économiques du moment. Par contre, l’approche proposée par McDonough et Braungart permettra sans équivoque d’être une source d’inspiration pour le développement des produits de demain.

Cet exemple de traduction d’un concept idéologique en une application économique concrète montre d’autre part que la justification stratégique de ce type de démarche n’est pas chose aisée à trouver. Il est nécessaire de prend en compte la réalité du marché et de son environnement pour s’assurer de la bonne pertinence du projet sur le plan commercial et économique.

 

Par 

Quentin Weymuller

Chef de projet Innovation, FAURECIA

Philippe Aumont

Responsable plan produit et innovation, FAURECIA

et

Jasha Oosterbaan

Enseignant-chercheur, MINES ParisTech

Responsable des Mastères Spécialisés QSE-DD et Santé-Environnement, ISIGE – MINES ParisTech

 

Article réalisé dans le cadre du Mastère Spécialisé Ingénierie et Gestion de l’Environnement de l’ISIGE – MINES ParisTech

 

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Un plastique à base de CO2

L’objectif est aujourd’hui la construction de la première usine pilote au monde à Herøya, au Sud-ouest d’Oslo, qui aurait un coût estimé à 53 millions de couronnes norvégiennes (environ 7,1 millions d’euros). Innovasjon Norge (instrument du gouvernement norvégien pour l’innovation) et SkatteFUNN (outil du Conseil Norvégien de la Recherche) ont d’ores et déjà apporté 15 millions de couronnes norvégiennes (environ 2 millions d’euros). « Il nous faut maintenant trouver un partenaire financier, de préférence norvégien, pour concrétiser l’industrialisation du processus.

Une lettre d’intention a été signée par une grande société pétrochimique internationale, nous espérons que cet accord sera officialisé avant Pâques. », déclare Tine Rorvik, Directrice Générale de Norner. « Le centre de production pilote aura pour objectif de développer des processus, pas des produits. Notre seule source lucrative sera la vente de brevets à des sociétés souhaitant produire du plastique avec du CO2 comme première. », ajoute-t-elle. Il est prévu que l’usine soit opérationnelle avant 2014, suivant l’avancée des négociations avec les investisseurs.

Il aura fallu quatre ans de recherche au laboratoire pour arriver à des résultats. « Il y a un vrai enjeu à trouver de nouvelles chaines de valeur dans l’industrie du plastique. Le CO2 en tant que « déchet industriel », comme le méthane produit par les déchets alimentaires, ou encore le bois, représentent aujourd’hui des pistes potentielles extrêmement intéressantes. », dit Morten Lundquist, Directeur de la recherche sur les polymères à Norner. « Les tests que nous avons effectué jusqu’à présent montrent que le plastique mis au point est particulièrement imperméable à l’oxygène.

Il pourrait donc être adapté pour le conditionnement de produits alimentaires ou encore pour des peintures ou autres substances protégeant de la corrosion. Le produit final, à la pointe de la technologie propre, représente un potentiel commercial énorme, en plus d’être une solution d’importance aux problématiques environnementales. », ajoute-t-il.

Source : Bulletins Electroniques

Une DEL particulièrement efficace

Une équipe de physiciens du très prestigieux Institut de Technologie du Massachusetts (MIT) a réussi une prouesse sans précédent dans le domaine des diodes électroluminescentes, en parvenant à développer une DEL dont l’efficacité de conversion électrique-optique serait très au-dessus des 100 %.

Une question pourrait alors venir naturellement à l’esprit : « N’est-ce pas là contrevenir au premier principe de la thermodynamique ? », stipulant que lors de toute transformation quelconque d’un système fermé, « la variation de son énergie est égale à la quantité d’énergie échangée avec le milieu extérieur, sous forme de chaleur et sous forme de travail ». Bien heureusement, la réponse est ici négative.

La DEL, mise au point, produit 69 picowatts d’énergie lumineuse, mais n’utilise que 30 picowatts d’énergie électrique (un picowatt équivaut à 10 puissance moins 12 watts, soit un millionième de millionième de watts), ce qui lui assure une très grande efficacité de conversion, de près de 230 %. On est ici très au-dessus de la conversion parfaite de l’énergie, correspondant à un rendement de 100 %, catégorie normalement occupée par les machines à pseudo-mouvement perpétuel.

Malgré tout, alors que la diode conçue par l’équipe de chercheurs du MIT émet plus de deux fois plus de photons qu’elle n’est alimentée en électrons, elle ne viole pas la loi de conservation de l’énergie. En effet, la diode attire à elle et utilise à la place de l’énergie sous forme de chaleur, récupérée dans son environnement immédiat. Lorsqu’elle atteint un pourcentage supérieur à 100 % d’efficacité électrique, la diode commence à se refroidir peu à peu, volant de l’énergie qu’elle convertit en autant de photons.

Concrètement, les chercheurs ont choisi une DEL dont le « gap » était particulièrement petit, pour lui appliquer des voltages de plus en plus petits. Dans la théorie des bandes, le « gap » est l’énergie qui sépare la bande de valence de la bande de conduction. Lorsque le gap entre ces deux bandes est suffisamment faible, les électrons ont une probabilité non négligeable de le franchir par simple excitation thermique lorsque la température augmente, ce qui est notamment le cas pour les semi-conducteurs. Chaque fois que le voltage appliqué à la diode est réduit de moitié, la puissance électrique était divisée par quatre, alors que l’énergie lumineuse ne diminuait que de moitié. L’énergie supplémentaire provenait à la place des vibrations du treillage.

Bien que la quantité de lumière produite soit très petite, compromettant tout type d’utilisation en tant que source lumineuse directe, la diode des chercheurs du MIT pourrait bien avoir d’autres applications en thermodynamique, grâce à son contrôle électrique, donc rapide. Les scientifiques ont publié en détail leur découverte dans la prestigieuse revue hebdomadaire américaine Physical Review Letters, revue gérée par la non moins prestigieuse American Physical Society.

Par Moonzur Rahman

 

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« La lutte contre la corrosion commence à la planche à dessin »

Techniques de l’Ingénieur : Gérard Pinard Legry, quelles sont les causes et caractéristiques de la corrosion ?

C’est une interaction physico-chimique entre un métal et un environnement, modifiant le métal, l’environnement, ou les deux. On oublie trop souvent que la corrosion, c’est d’abord « une affaire de couple ». Difficile de dire comment un métal va se corroder si on ne connait pas son environnement. Dans 95% des cas, la corrosion a lieu en milieu aqueux, et résulte de deux réactions simultanées : l’oxydation du métal, et la réduction d’une espèce du milieu. Ainsi de l’oxygène dissous dans l’eau, qui se réduit quand y rouille de l’acier. En milieu neutre aéré, l’oxygène est le principal responsable de la corrosion.

La corrosion peut prendre des formes variées, uniforme et généralisée, ou localisée, selon le matériau, sa composition, sa pureté, etc, mais aussi la chimie du milieu (présence de chlorures), la température, les contraintes mécaniques, etc. Les bactéries peuvent aussi être à l’origine de la corrosion.

Quelles en sont les conséquences ?

La détérioration du métal bien sûr, qui peut avoir des conséquences aussi dramatiques que la rupture des câbles d’un pont suspendu. mais aussi des percements de canalisations, des pollutions du milieu, des pertes de rendement, etc…

Comment la stoppe-t-on ?

On peut supprimer ou réduire l’une des deux réactions citées plus haut. Le moyen simple, dans un circuit d’eau, est de supprimer l’oxygène. On peut aussi utiliser des inhibiteurs de corrosion pour réduire ces réactions.

Autre méthode : séparer le milieu et le métal par une peinture ou un revêtement organique ou métallique convenablement choisi. Enfin, la protection cathodique qui consiste à diminuer le potentiel de corrosion du métal en faisant circuler un courant électrique, par exemple par effet galvanique avec des anodes en zinc fixées sur une carène en acier.

L’essentiel est de bien connaître les propriétés du matériau, celles du milieu, et les conditions dans lesquelles fonctionnera l’installation. « La lutte contre la corrosion commence à la planche à dessin » disait un spécialiste. Cela vaut dans toutes les industries. A priori, aujourd’hui on dispose de très nombreuses connaissances pour se prémunir. C’est souvent les conditions qui sont sous-estimées ou mal connues : pollution accidentelle, vitesse du liquide, contraintes mécaniques, etc.

Face à ces questions, quelles réponses apporte le cycle de formation proposé par Techniques de l’Ingénieur ?

Beaucoup de problèmes peuvent être évités si les conditions sont bien anticipées. Cette formation permet de voir ou revoir les grands principes, les différentes formes de protection, les réglementations en vigueur. Elle s’adresse ainsi aux bureaux d’études et aux ingénieurs des PMI/PME qui souvent ne peuvent pas être spécialistes en la matière, mais aussi aux corrosionnistes des grands groupes industriels pour l’actualisation de leurs connaissances.

C’est un domaine où le retour d’expérience est important, les matériaux, les milieux et les conditions à l’interface étant extrêmement variées. On peut ajouter que les limitations pour l’utilisation de certains composés chimiques de l’anticorrosion (peintures, inhibiteurs, métaux lourds…) évoluent et doivent être connues.

 

Propos recueillis par Bruno Decottignies

 

Inscrivez-vous dès à présent à Formation anticorrosion : comment lutter contre la corrosion. Prochaines sessions à Paris les 2,3 et 4 avril 2012 et les 5, 6 et 7 décembre 2012. Prochaine session à Lyon les 8,9 et 10 octobre 2012.

Apple dévoile son Nouvel iPad

Lors de la conférence organisée à San Francisco, diffusée par visioconférence à Londres, Tim Cook a lancé le nouvel iPad dans la course aux tablettes. Par ailleurs, le show s’est déroulé autour de l’Apple TV, d’iOS 5.1 et des diverses mises à jour de logiciels. Une keynote qui n’a pas fait l’unanimité, certains regrettant les keynotes ultra-calibrées du maître Steve Jobs et son sens du spectacle.

Parmi les évolutions majeures du produit phare, citons l’écran Retina Display. D’une définition bien supérieure à l’iPad 2, il offre une résolution de 2048 x 1536 pixels. L’écran de 9,7 pouces propose un niveau de pixélisation supérieur aux télévisions HD. Des performances à la hausse gérées par la nouvelle puce A5X équipée d’un processeur graphique quadricoeur.

L’iPad se dote d’un appareil photo iSight 5 millions de pixels et adopte la fonction stabilisation, intéressante pour le mode vidéo. L’appareil pèse désormais 636 grammes et s’épaissit de 6 millimètres. En revanche, son autonomie reste identique à celle de l’iPad 2 et tourne autour des 10 heures.

Autre innovation qui fait parler d’elle, la connectivité 4G. La 4G permet de surfer beaucoup plus vite mais elle ne fonctionnera pas en France, le problème venant de l’incompatibilité de l’iPad avec les fréquences retenues en France (800 et 2 600 MHz). À voir pour 2013 ou 2014.

Niveau tarif, le modèle 16 Go connecté par WiFi reste à 489 euros. Par contre, pour un stockage plus important ou la fonction 3G, il faudra débourser jusqu’à 799 euros. L’iPad 2, quant à lui, voit son prix diminué à 409 euros.

Concernant les mises à jour, Tim Cook s’est chargé de présenter les nouvelles versions de la suite iWorks, de Garage Band, Safari, Mail et iMovie. iPhoto fait son apparition et rejoint les applications proposées sur l’App Store. Le PDG en a profité pour rappeler que 200 000 applications ont été développées pour la tablette. Toujours plus nombreuses, elles fidélisent les utilisateurs.

L’Apple TV, annoncée par Eddie Cue (vice-président chargé des logiciels et services Web d’Apple), est une nouvelle interface synchronisée via iCloud qui permet d’accéder à ses photos et vidéos, jusqu’à cinq Go de stockage. Photo Stream, désormais présent, permettra de voir directement sur la télévision les photos prises avec l’iPhone.

On regrette les présentations de Steve Jobs, gourou capable d’apporter de la magie autour de ses produits. Tim Cook a pris la relève et c’est une déception pour beaucoup. Néanmoins, Apple demeure leader incontesté sur le marché. Les chiffres l’attestent, 40 millions de tablettes vendues et 62 % de parts de marché. Pour preuve, le nombre de précommandes trop élevé de ce nouvel iPad, qui a reporté pour quelques modèles, l’expédition prévue le 16 mars au 19 mars.

Par Sébastien Tribot

 

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Bientôt plus d’appareils mobiles que d’habitants sur Terre

Plus d’un appareil mobile à usage personnel pour un être humain à l’horizon 2016 : c’est le pronostic établi par le géant américain de l’informatique Cisco Systems, qui a rendu public il y a quelques semaines une étude estimant que le nombre de smartphones, tablettes et autres appareils mobiles connectés à Internet devrait atteindre les 8 milliards d’unités d’ici-là. En parallèle, l’Organisation des Nations Unies (ONU) évalue à 7,3 milliards le nombre d’êtres humains peuplant la planète en 2016.

L’étude, commanditée par Cisco, révèle qu’entre 2011 et 2016, l’usage des appareils mobiles devrait augmenter de près de 78 % par an, créant la bagatelle de 10,8 exaoctets (1 exaoctet = 10 puissance 18 octets, soit un milliard de gigaoctets) de données en moyenne chaque mois. Ce nombre, bien que gigantesque, semble plausible si l’on se réfère aux chiffres publiés par EMC Corporation, entreprise américaine de logiciels et de systèmes de stockage, estimant que 988 exabits de données ont été générés au cours de l’année 2010.

« En moyenne, la vitesse de connexion mobile sera multipliée par 9 entre 2011 et 2016 », avance  Cisco Systems dans son rapport. Cisco va même plus loin : les Américains estiment à près de 2 milliards le futur nombre de connexions de machines entre elles via Internet, baptisées M2M (« Machine-to-machine »). Les connexions M2M devraient connaître une croissance record, pour des domaines d’application aussi variés que le monde médical, les compteurs électriques ou encore les terminaux de paiement.

Cisco n’évoque, par contre, nulle part, la répartition mondiale des appareils mobiles à l’horizon 2016, probablement toujours très inégalitaire.

Par Moonzur Rahman

 

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« CleanSpace One », futur éboueur de l’espace

La prolifération des débris orbitant autour de la Terre, au premier plan desquels les débris et composants de fusées ou de satellites, est un problème pour le moins endémique qui pourrait non seulement générer des coûts vertigineux, mais pourrait aussi provoquer l’arrêt pur et simple de la conquête spatiale. Pour combattre ce fléau, le Centre Spatial Suisse a décidé de lancer, en collaboration avec l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL), le projet « CleanSpace One », projet visant à développer l’installation d’une nouvelle famille de satellites « éboueurs » de l’espace, spécialement conçus pour nettoyer l’espace de ses débris.

Satellites abandonnés (près des deux tiers du parc actuel de 2 500 satellites), lanceurs de fusées égarés, débris de navettes spatiales ou encore fragments issus de la collision des trois premières catégories : l’orbite terrestre est une vraie poubelle flottante contenant des déchets circulant à très grande vitesse. D’après la NASA, le nombre de débris dépassant les dix centimètres de diamètre serait de l’ordre de 16 000 à 18 000, débris que l’agence américaine et le département américain de la défense essaient tant bien que mal de suivre à la trace, connaissant leur orbite. Lorsqu’une collision avec un satellite se produit, ce dernier est bien souvent détruit, générant de nouveaux débris par milliers.

On se souvient que l’équipage de la Station Spatiale Internationale (ISS) avait effectué au moins de janvier dernier une manœuvre d’évitement d’un débris menaçant la station (un des 600 débris provenant de la collision, en février 2009, entre les satellites Iridium-33 et Cosmos-2251), manœuvre effectuée pour la treizième fois en quinze ans – les trois pensionnaires de l’ISS avaient même dû évacuer temporairement la station à bord du vaisseau de secours Soyouz. « Il est devenu essentiel de prendre conscience de l’existence de ces débris, ainsi que des risques encourus par leur prolifération », souligne Claude Nicollier, astronaute et professeur à l’EPFL, pilier du projet « CleanSpace One ».

Ce futur « éboueur de l’espace » devra faire face à un certain nombre de challenges, nécessitant le développement de nouvelles technologies comme l’amélioration de technologies existantes. Le satellite nettoyeur devra tout d’abord ajuster sa trajectoire afin de se retrouver sur le même plan orbital que sa cible, à l’aide d’un nouveau moteur ultra-compact actuellement en développement dans les laboratoires de l’EPFL. Lorsque la cible se trouvera à sa portée, à la vitesse de plus de 28 000 km/h et à une altitude comprise entre 630 et 750 kilomètres, « CleanSpace One » attrapera et stabilisera celle-ci, opération particulièrement délicate à cette allure, notamment si le satellite est en rotation sur lui-même.

Pour ce faire, les scientifiques affiliés au projet devraient développer un mécanisme permettant d’attraper les déchets, mécanisme de « grip » inspiré à la fois du monde animal et végétal. Une fois l’accouplement entre les deux objets spatiaux réalisé, « ClearSpace One » devrait se charger de la désorbitation du débris indésirable en le poussant vers l’atmosphère terrestre, et donc vers sa désintégration (suivant sa taille). Bien que le premier modèle soit un modèle kamikaze destiné à être détruit dans l’espace en même temps que sa victime, « CleanSpace One » n’a pas pour vocation le développement de satellites à utilisation unique, chacun d’entre eux étant censé pouvoir désorbiter plusieurs débris indésirables du même type. Une spécialisation du satellite éboueur en fonction du type de débris est elle aussi à l’étude.

La mobilisation de la communauté scientifique est réelle, à l’instar de celle de l’équipe suisse, car la peur d’un effet boule de neige est désormais dans tous les esprits : le fameux syndrome Kessler, scénario catastrophe établi par l’ancien consultant de la NASA, Donald J. Kessler. L’astrophysicien américain est le premier a avoir émis l’hypothèse qu’un jour, le volume de débris spatiaux en orbite basse risquait d’être si élevé que leur nombre ne ferait qu’augmenter, de collisions en collisions, rendant l’utilisation des satellites ainsi que l’exploration spatiale totalement impossible pendant plusieurs générations.

« CleanSpace One » devrait coûter environ dix millions de francs suisses (près de 8,3 millions d’euros), pour un possible premier rendez-vous orbital dans les cinq années à venir, si les financements suivent. L’équipe suisse a d’ores et déjà choisi une première cible symbolique : l’un ou l’autre des deux satellites suisses actuellement en orbite, Swisscube ou TIsat.

Par Moonzur Rahman

Reach : déclaration des usages avant le 31 mai 2012

Entré en vigueur le 1er juin 2007, le règlement européen n°1907/2006 du 18 décembre 2006, sur l’enregistrement, l’évaluation, l’autorisation et les restrictions des substances chimiques, dit REACH, vise à enregistrer, évaluer et autoriser les substances chimiques présentes dans l’Union européenne. L’objectif est d’améliorer à long terme le bien-être de la population en termes de santé et d’environnement. Il oblige les industries chimiques à fournir les données de sûreté sanitaire et environnementale sur toutes les substances qu’elles produisent, utilisent ou mettent sur le marché, et permet à chaque pays membre d’entamer une procédure de restriction s’il estime qu’un produit est susceptible de provoquer un risque sanitaire à l’échelle communautaire.

Le règlement prévoit ainsi le recensement des substances chimiques, notamment classées cancérigènes, mutagènes, ou toxiques pour la reproduction, selon un calendrier progressif qui s’étend, en fonction des tonnages, jusqu’en 2018. Une première phase d’enregistrement s’est achevée le 30 novembre 2010, et a permis l’enregistrement de 3 400 substances chimiques. Cette phase concernait les substances chimiques les plus dangereuses ainsi que celles produites ou importées en Europe pour plus de 1000 tonnes. Elle est suivie d’une deuxième phase, dont l’échéance est prévue le 31 mai 2013, et vise les substances chimiques produites ou importées en Europe entre 100 et 1000 tonnes par an.

Dans ce cadre, les utilisateurs de peintures, colles, solvants, vernis, huiles essentielles, produits de nettoyage, textiles, meubles, équipements informatiques ou composés électroniques doivent déclarer leur usage à leurs fournisseurs avant le 31 mai 2012. Les utilisateurs revendant des produits chimiques doivent également demander à leurs clients professionnels les usages qu’ils en font afin de faire remonter ces informations à leurs fournisseurs en amont.

Pour aider les entreprises à remplir leurs obligations, le ministère rappelle la mise en place, depuis 2007, d’un service national d’assistance réglementaire gratuit permettant de poser ses questions en ligne ou par téléphone. Cette mission d’assistance réglementaire a été confiée à l’INERIS (Institut National de l’Environnement Industriel et des Risques) (www.ineris.fr).

Par Solange Viger, avocate au barreau de Paris et consultante en droit de l’environnement

 

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Deux nouvelles demandes de classification et d’étiquetage harmonisés

(14/02/2012)

L’ECHA a lancé une consultation pour l’harmonisation de la classification et de l’étiquetage de deux nouvelles substances :

  • 2-ethylhexyl 10-ethyl-4,4-dimethyl-7-oxo-8-oxa-3,5-dithia-4-stannatetradecanoate/10-éthyl-4,4-diméthyl-7-oxo-8-oxa-3,5-dithia-4-stannatétradecanoate de 2-éthylhexyle (N° CAS:57583-35-4 et N° CE:260-829-0)
  • dimethyltin dichloride / dichlorure de diméthyletain (N° CAS : 753-73-1 et N° CE : 212-039-2)

Les commentaires sont à soumettre avant le 30 mars 2012.

http://echa.europa.eu/web/guest/harmonised-classification-and-labelling-consultation

L’ECHA met en place des sessions d’échange avec les futurs demandeurs d’autorisation

L’ECHA a publié une nouvelle page web présentant la création de sessions d’échange avec les futurs demandeurs d’autorisation. Ces sessions personnalisées sont conçues pour offrir aux demandeurs la possibilité de poser des questions liées à leurs cas spécifiques et se dérouleront au plus tard six mois avant la soumission de leur demande.

Les entreprises souhaitant profiter de ces séances d’échange doivent le notifier à l’ECHA via un formulaire en ligne sécurisé. Plus d’informations sur :

http://echa.europa.eu/fr/applying-for-authorisation/pre-submission-information-sessions

8 nouvelles substances soumises à autorisation

(15/02/2012)

La Commission européenne, via un règlement publié le 15 février, a ajouté huit nouvelles entrées à l’annexe XIV du règlement REACH qui liste les substances soumises à autorisation. Les 8 substances ajoutées au 6 déjà inscrites sont : le phtalate de diisobutyle (DIBP), le trioxyde de diarsenic, le pentaoxyde de diarsenic, le chromate de plomb, le jaune de sulfochromate de plomb, le rouge de chromate, de molybdate et de sulfate de plomb, le phosphate de tris(2-chloroéthyle) (TCEP) et le 2,4-dinitrotoluène (2,4-DNT).

Les substances inscrites à l’Annexe XIV ne pourront plus être mises sur le marché ou utilisées sans qu’une autorisation ait été octroyée pour cet usage spécifique, au-delà de la date d’expiration indiquée dans l’Annexe XIV pour chaque substance. L’objectif est de s’assurer que les risques résultant de substances extrêmement préoccupantes sont valablement maîtrisés et que ces substances seront progressivement remplacées par des alternatives économiquement et techniquement viables.

Règlement du 14/02/2012 :

http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2012:041:0001:0004:FR:PDF

Page internet du site de l’ECHA sur l’autorisation :

http://echa.europa.eu/web/guest/addressing-chemicals-of-concern/authorisation

Les nanoparticules devront être déclarées à compter de 2013

(17/02/2012)

La loi Grenelle 2 avait prévu le principe de la déclaration des nanoparticules. Deux décrets du 17 février, parus le 19 février au Journal officiel, viennent mettre en œuvre cette obligation légale. A compter du 1er janvier 2013, les fabricants, importateurs et distributeurs de substances à l’état nanoparticulaire seront tenus de les déclarer. Le dispositif réglementaire doit encore être complété par arrêté interministériel.

Loi grenelle 2 :

http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=04497CC7BC0A3CA880612FD9638F753F.tpdjo06v_2?cidTexte=JORFTEXT000022470434&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorie

Décret du 17/02/2012 relatif à la déclaration annuelle des substances à l’état nanoparticulaire pris en application de l’article L. 523-4 du code de l’environnement.

Décret du 17/02/2012 relatif à la désignation des organismes mentionnés à l’article L. 523-3 du code de l’environnement :

http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000025377280&dateTexte=&categorieLien=id

L’ECHA encourage les déclarants à veiller à leur taille de l’entreprise est correctement déclarée

(21/02/2012)

Les déclarants peuvent éviter de payer des frais d’administration si, avant le début du processus de vérification des PME, ils déclarent volontairement une erreur dans leur taille d’entreprise. Plus d’information sur la page de l’ECHA dédiée aux PME :

http://echa.europa.eu/support/small-and-medium-sized-enterprises-smes

L’ECHA prévoit de mettre à jour ses orientations pour l’enregistrement des substances sous forme nanométrique

(22/02/2012)

L’ECHA prépare une mise à jour des guides relatifs aux exigences et à l’évaluation de la sécurité chimique, en y incluant des éléments relatifs aux substances sous forme nanométrique.

http://echa.europa.eu/web/guest/view-article/-/journal_content/d2809a13-f2e7-4ce9-9815-c5c7f3f02009

La Commission européenne a mis en ligne une page spécifique aux nanomatériaux / nanotechnologies.

http://ec.europa.eu/environment/chemicals/nanotech/

Avis aux entreprises qui envisagent d’importer, d’exporter ou d’utiliser en 2013 des substances appauvrissant la couche d’ozone

(23/02/2012)

Un avis aux entreprises ayant l’intention d’importer ou d’exporter des substances réglementées appauvrissant la couche d’ozone vers l’Union européenne ou à partir de celle-ci en 2013 et aux entreprises ayant l’intention de demander pour 2013 un quota pour de telles substances destinées à des utilisations en laboratoire et à des fins d’analyse a été publié le 23 février au Journal officiel de l’Union Européenne.

Toute entreprise souhaitant importer ou exporter des substances réglementées en 2013 et qui n’a pas sollicité une licence d’importation ou d’exportation les années précédentes est tenue de le notifier à la Commission européenne avant le 16 mai 2012, à l’aide d’un formulaire d’enregistrement dédié. Les entreprises qui sont enregistrées dans la base de données ODS principale en tant qu’importateur ou exportateur doivent compléter et présenter le formulaire de déclaration correspondant. Les formulaires seront disponibles à partir du 16 mai et devront être adressés à la Commission avant le 30 juin 2012.

La présentation d’une déclaration ne confère en soi aucun droit à procéder à une importation, à une exportation ou, dans le cas de substances réglementées destinées à des utilisations en laboratoire et à des fins d’analyse, à une production, précise toutefois la Commission. Avant toute importation, exportation ou production en 2013, les entreprises doivent avoir présenté la déclaration correspondante et doivent solliciter l’octroi d’une licence, au moyen du formulaire disponible en ligne dans la base de données ODS principale.

http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:C:2012:053:0018:0019:FR:PDF

Base de données de l’ECHA

(24/02/2012)

La base de données de diffusion de l’ECHA contient 4 278 substances uniques avec des informations issues des 25 248 dossiers d’enregistrement REACH.

http://echa.europa.eu/information-on-chemicals/registered-substances

L’ECHA publie le rapport d’évaluation2011

(27/02/2012)

La principale conclusion du rapport est qu’une grande partie des dossiers d’enregistrement examinés soulèvent des problèmes de qualité ou de conformité à des degrés différents. L’ECHA encourage donc fortement les déclarants à mettre à jour leurs dossiers de façon proactive, en tenant compte des recommandations du rapport.

http://echa.europa.eu/en/web/guest/view-article/-/journal_content/1329122a-fc48-4bcb-b811-4f59309217b6

Nouvelle consultation publique sur treize substances potentielles extrêmement préoccupantes (SVHC)

(28/02/2012)

L’ECHA a publié de nouvelles propositions afin d’identifier treize nouvelles substances comme substances extrêmement préoccupantes (SVHC). Les parties intéressées sont invités à se joindre à la consultation publique en postant leurs commentaires sur le site de l’ECHA. La consultation publique sera ouverte pendant 45 jours et se terminera le 12 Avril 2012.

Toutes les substances concernées par cette nouvelle consultation sont classées comme cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction et semblent répondre à l’article 57 du règlement REACH Les substances concernées sont :

  • 1,2-bis(2-methoxyethoxy)ethane (TEGDME; triglyme) (N° CAS : 112-49-2 et N° CE : 203-977-3)
  • 1,2-dimethoxyethane (EGDME) (N° CAS : 110-71-4 et N° CE : 203-794-9)
  • alcool 4,4′-bis(diméthylamino)-4 »-(méthylamino)tritylique (N° CAS : 561-41-1 et N° CE : 209-218-2)
  • 4,4′-bis(dimethylamino)benzophenone (Cétone Michler) (N° CAS : 90-94-8 et N° CE : 202-027-5)
  • chlorure de [4-[4,4′-bis(diméthylamino)benzhydrylidène]cyclohexa-2,5-diène-1-ylidène]diméthylammonium (Basic Violet 3) (N° CAS : 548-62-9 et N° CE : 208-953-6)
  • chlorure de [4-[[4-anilino-1-naphtyl][4-(diméthylamino)phényl]méthylène]cyclohexa-2,5-diène-1-ylidène]diméthylammonium (Basic Blue 26) (N° CAS : 2580-56-5 et N° CE : 219-943-6)
  • trioxyde de dibore (N° CAS : 1303-86-2 et N° CE : 215-125-8)
  • Formamide (N° CAS : 75-12-7 et N° CE : 200-842-0)
  • lead(II) bis(methanesulfonate) (N° CAS : 17570-76-2 et N° CE : 401-750-5)
  • N,N,N’,N’-tetramethyl-4,4′-methylenedianiline (Base Michler) (N° CAS : 101-61-1 et N° CE : 202-959-2)
  • 1,3,5-tris(oxiranylmethyl)-1,3,5-triazine-2,4,6(1H,3H,5H)-trione (N° CAS : 2451-62-9 et N° CE : 219-514-3)
  • α,α-bis[4-(dimethylamino)phenyl]-4-(phenylamino)naphthalene-1-methanol (solvant Blue 3) (N° CAS : 6786-83-0 et N° CE : 229-851-8)
  • β-TGIC (1,3,5-tris[(2S and 2R)-2,3-epoxypropyl]-1,3,5-triazine-2,4,6-(1H,3H,5H)-trione) (N° CAS : 59653-74-6 et N° CE : 423-400-0)

http://echa.europa.eu/web/guest/proposals-to-identify-substances-of-very-high-concern

2 nouvelles demandes de classification et d’étiquetage harmonisés

(28/02/2012)

L’ECHA a lancé une consultation pour l’harmonisation de la classification et de l’étiquetage de deux nouvelles substances :

  • 5-ethoxy-3-trichloromethyl-1,2,4-thiadiazole (N° CAS : 2593-15-9 et N° CE : 219-991-8)
  • Mandipropamid (N° CAS : 374726-62-2)

Les commentaires sont à soumettre avant le 13 avril 2012.

http://echa.europa.eu/web/guest/harmonised-classification-and-labelling-consultation

Evaluation des substances dans le cadre de REACH : la première liste de substances publiées

(29/02/2012)

Le CoRAP (Community Rolling Action Plan) contient 90 substances que les États membres devront évaluer le cadre du processus d’évaluation des substances (règlement REACH). Ces substances seront évaluées en 2012, 2013 et 2014. En 2012, la France devra évaluer le tétrachlorure de carbone, le 1,3-diphenylguanidine, l’octocrilene,

La liste des substances à évaluer pour 2012, 2013 et 2014 est disponible sur :

http://echa.europa.eu/documents/10162/17221/corap_2012_en.pdf

Poste à pourvoir à l’ECHA

L’ECHA a publié quatre nouvelles offres d’emploi depuis le 14 février. Elles peuvent être consultées à l’adresse http://echa.europa.eu/about-us/jobs/open-positions. Les dates limite d’envoi des candidatures sont fixées au 20, 26 et 27 mars 2012.

Document relatif à la maitrise du risque chimique

Le ministère MEDDTL a publié un document relatif à la maîtrise du risque chimique (règlement REACH). Celui-ci est disponible sur le lien suivant : http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/brochure_REACH.pdf.

Par Céline Nectoux, ingénieur environnement CNRI

Les dernières NEWS REACH :

Et aussi :

L’Amazon Kindle Fire : un succès inattendu

Bien avant son lancement, le 15 novembre 2011, l’Amazon Kindle Fire n’a cessé de faire parler d’elle. Alors qu’encore aujourd’hui, la vente de la tablette reste exclusive aux États-Unis, les recettes d’Amazon décollent jusqu’à empiéter sur celle de ses concurrents. D’après les analyses d’IHS iSuppli Research, 3,9 millions de Kindle Fire se sont écoulées en seulement deux mois. Sur cette période, Amazon passe en deuxième place des vendeurs de tablettes et détient ainsi 14 % des parts de marché.

L’explication tient en grande partie à son prix très intéressant pour une tablette : 199 dollars. Facteur important pour les plus de 65 ans et les revenus modestes. Sans compter sur la différence frappante de tarif proposé par Apple et son iPad à 499 dollars.

L’autre point fort, le format 7 pouces de son écran tactile. La Kindle Fire est peu encombrante et se transporte aisément.

Côté caractéristiques, elle ne joue pas sur le même terrain que l’Ipad. La Kindle Fire a la particularité d’être une tablette Androïd. Elle se sert du navigateur Silk, spécifique à Amazon et privilégie les serveurs du Cloud. Le stockage du contenu est automatique sur la plate-forme d’Amazon. Huit Go sont alloués au stockage des données. Son processeur dual-core 1 Ghz ainsi que 512 Mo de Ram assurent un fonctionnement correct du contenu multimédia. Après chargement de la batterie sur prise murale, l’autonomie est de huit heures. Suffisant pour regarder un ou plusieurs films. En revanche, l’absence de l’encre électronique E-Ink, rend la lecture plus fastidieuse.

À ce succès, s’ajoute désormais la rumeur d’une tablette Kindle Fire 10 pouces dont la commercialisation serait prévue aux alentours du second trimestre 2012. Une annonce qui n’arrange pas tout le monde. En effet, cet essor des tablettes engendre un phénomène inverse pour les eReader et PC. Dell et HP par exemple, affichent des résultats en berne. Quant à Asus, ses ventes ont diminué de 24 % entre deux trimestres.

Quand arrivera-t-elle en France ? Aucun élément concret ne permet de déterminer sa date de sortie bien que son lancement semble imminent. Certaines rumeurs prétendent que la marque pourrait faire un tir groupé en présentant l’ensemble de l’offre Kindle. C’est-à-dire lancer la Kindle Fire et la Kindle Touch peu avant la sortie de l’iPad 3.

(Crédits photo : AFP)

Par Sébastien Tribot

Le Danemark, champion du monde de l’innovation cleantech

Le classement a été réalisé selon 15 critères, regroupés en 4 catégories principales : les facteurs favorisant l’innovation en général (dont la culture entrepreneuriale), les facteurs favorisant l’innovation spécifiquement écotechnologique (dont les politiques publiques et l’accès aux financements privés), l’effectivité de l’émergence des innovations, et l’effectivité de leur commercialisation concrète (dont le chiffre d’affaire des entreprises et le nombre d’emplois créés). L’étude a principalement porté sur les écotechnologies énergétiques, c’est-à-dire sur les technologies de collecte des énergies renouvelables. Un indice synthétique a été construit en donnant un poids égal aux 4 catégories de critères, ce qui a permis d’obtenir le premier classement jamais réalisé en la matière.

Israël, la Suède et la Finlande suivent le Danemark dans le classement. Ce sont ainsi des petits pays qui se montrent les plus favorables à la création et au succès des start-up à vocation écotechnologique. Viennent ensuite en 5ème et 6ème position les USA et l’Allemagne.  La Scandinavie et plus généralement les pays dont la religion dominante est le protestantisme (à l’exception d’Israël), sortent largement gagnants. La Russie, l’Arabie Saoudite ou le Mexique, grands pays riches en ressources fossiles (pétrole et gaz) se positionnent en bas du classement.

La France, pays à fonctionnement très centralisé, obtient un classement très moyen. « Les moteurs de l’innovation en général sont faibles à cause du manque de culture entrepreneuriale », soulignent les auteurs du rapport.

Le Danemark consacre 3,14% de son PIB à la manufacture écotechnologique et a un haut niveau de consommation intérieure en énergie renouvelable par point de PIB. La volonté politique de réduire la demande intérieure en énergies sales est très forte au Danemark, et le gouvernement s’est par exemple fixé comme objectif de produire 50% de son électricité à partir de l’éolien dès 2020, contre 26% en 2011, ce qui est déjà conséquent. Le groupe Vestas, qui était au départ une petite entreprise régionale innovante spécialisée dans l’éolien, est parvenue à commercialiser à grande échelle sa technologie et à conquérir le marché global.

Dans les années à venir, le classement pourrait être bouleversé avec l’émergence des puissances asiatiques, dont la Chine et l’Inde.

Par Olivier Danielo

 

 

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Fiches pratiques : Déployer l’innovation à 360°

En tant qu’ingénieur, vous êtes, de par votre formation, bien préparé à appréhender les technologies émergentes, à travailler sur les projets de R&D et sur le développement de nouveaux produits, et à savoir effectuer des compromis technico-économiques. Vous savez inventer à partir de feuilles de routes bien délimitées, transmises par la direction ou le marketing.

Ces schémas ne tiennent plus ! Il est devenu vital pour les entreprises de savoir innover de manière rapide et systématique. La méthode, le processus, l’outil ou l’organisation, la culture et la motivation sont les briques indispensables à ce nouveau savoir-faire de l’innovation. Autant de notions familières à l’ingénieur qui vous propulsent au cœur du dispositif d’innovation des entreprises.

EN SAVOIR PLUS

Revue du Web #21 : les vidéos de la semaine

Cette semaine dans la revue du Web :

  • Un androïde dans une vitrine qui accueille les clients d’un grand magasin de Tokyo ;
  • une application pour smartphone, permettant de supprimer certains détails non désirés d’une photo ;
  • un robot poisson si convaincant qu’un autre poisson nage de manière stationnaire à ses côtés ;
  • l’US Navy réalise des tests avec un nouveau prototype de canon électromagnétique ;
  • un skateboard totalement contrôlé par… le cerveau du skateur ;
  • la vidéo (inutile ?) de la semaine, un internaute se laissant surprendre par de l’azote liquide ;
  • en bonus, l’eau et le feu en « impesanteur ».

Un androïde à l’accueil d’un magasin japonais, pour attirer le chaland :

Pour débuter cette vingt-et-unième revue du Web, voici la vidéo d’un grand magasin japonais, Takashimiya, à Tokyo, ayant eu l’idée d’installer un mannequin androïde plus vrai que nature dans une vitrine située à l’entrée de celui-ci.

Conçu en collaboration avec le docteur Hiroshi Ishiguro de l’université d’Osaka, déjà responsable d’un robot « Geminoïd » bluffant, l’androïde est capable d’interagir avec les clients, et dispose d’une palette relativement large de mouvements et d’émotions déclenchés par son environnement et donc, par les passants.

Le visage de ce mannequin est capable de reproduire, selon son créateur, plus d’une soixantaine d’expressions humaines, allant plus loin que le simple ennui ou la joie manifeste. Le mannequin se met aussi à bâiller lorsqu’il est dans l’attente de clients, ou pour leur signifier qu’ils sont trop frileux et doivent s’approcher.

Si vous ne trouvez pas cet androïde effrayant, réjouissez-vous : il y a de fortes chances pour que ces dispositifs se multiplient dans un avenir proche.

Une application smartphone permet de supprimer les éléments non désirés d’une photo :

Faire disparaître certains éléments « gênants » d’une photo : tel le parti communiste soviétique à l’époque de Staline, retouchez aisément et instantanément vos photos à l’aide de l’application « Remove » de l’entreprise suédoise Scalado.

Ici, point de réécriture de l’Histoire, Remove vous permet de supprimer toutes les entités indésirables apparaissant sur une photo, tels les passants, au moment où vous effectuez la captation.

Son principe est simple : plutôt que de prendre un seul cliché, l’utilisateur en prend en fait… cinq. Il suffit alors de choisir le cliché désiré, et les éléments reconnus comme mouvants disparaissent en un simple clic, laissant apparaître l’arrière-plan enregistré sur l’une ou l’autre des cinq photos.

L’entreprise suédoise est depuis une douzaine d’années à la pointe des applications photographiques. Parmi celles-ci, « Scalado Panorama », qui permet de construire un panorama à l’aide de plusieurs clichés, et « Scalado Rewind », permettant lors d’une photo de groupe de choisir les visages et expressions de la photo finale à partir de différents clichés pris à la suite.

Un poisson robot très convaincant :

Stefano Marras et Maurizio Porfiri, de l’institut polytechnique de New-York, ont mis au point un robot aquatique pour le moins convaincant.

Les ondulations du robot ont tout simplement réussi à leurrer de nombreux poissons, qui se sont mis à le suivre pour certains, d’autres n’y prêtant aucune attention mais ne le percevant ni comme une menace, ni comme un intrus.

Bien qu’il subsiste des doutes concernant la raison d’un tel comportement, les concepteurs du robot ont émis l’hypothèse que le gabarit du robot poisson, combiné au mouvement crédible de sa queue et de sa nageoire caudale, étaient à l’origine de la réussite de leur projet.

Ce prototype devrait pouvoir faciliter l’étude de certains poissons dans leur milieu, l’intégration d’un banc de poisson, voire permettre de les éloigner plus aisément de certaines zones sinistrées (pollution, marée noire…) à l’aide d’un poisson « éclaireur ».

Il est toutefois impossible de ne pas penser à son utilisation par les pêcheurs, dont les filets pourraient alors se remplir presque sans effort.

Le canon électromagnétique de l’US Navy :

L’US Navy disposerait depuis peu, grâce au géant américain de l’armement BAE Systems, de son premier prototype de canon électromagnétique.

Dégageant près de 32 mégajoules, ce canon n’utilise pas de munitions conventionnelles. Point de poudre, point de produit chimique, le projectile est propulsé à l’aide d’un courant électrique.

La différence de potentiel électrique entre les deux rails parallèles et conducteurs créé un champ magnétique expulsant le projectile de quatre kilos, lui aussi conducteur, au moment où il entre en contact avec les deux rails. Le projectile est accéléré par la force de Laplace, et atteint très rapidement les 9 000 km/h.

La marine américaine, sur le coup depuis près de sept ans, espère pouvoir atteindre à l’aide de ce prototype des cibles se trouvant à près de 200 kilomètres avec une précision acceptable (atteindre une cible de cinq mètres de large), sans avoir à faire face aux dangereux transport et stockage d’éléments explosifs. Les navires de guerre n’en seront, eux, que plus légers.

Un skateboard contrôlé par le cerveau du skateur :

« The Board of Imagination », développé par Chaotic Moon Labs, société innovante basée à Austin, au Texas, est une planche de skate pas tout à fait comme les autres.

La planche est en effet directement contrôlée… par le cerveau du skateur. A l’aide d’un casque captant les signaux neuronaux, un « profil neuronal » du skateur est réalisé, point de départ indispensable permettant de calibrer le logiciel pour le futur décryptage des signaux.

Ceux-ci sont envoyés vers une tablette numérique, et traités par le logiciel commandant le moteur électrique.

« Pour avancer, il vous suffit de vous visualiser quelque part en fixant un point, puis d’imaginer à quelle vitesse vous voulez atteindre ce point », explique le manager de Chaotic Moon Labs.

Déjà responsables d’une planche de skate contrôlée à l’aide d’un dispositif Kinect, « The Board of Awesomeness », les concepteurs rappellent toutefois qu’il est préférable de rester… concentré. Aucune commercialisation n’est prévue pour le moment.

Se faire surprendre par de l’azote liquide en bouteille :

Pour conclure cette vingt-et-unième revue du Web, voici la vidéo d’un internaute se laissant surprendre par de l’azote liquide, azote qu’il a lui-même introduit dans une bouteille qu’il scelle à l’aide d’un bouchon.

Alors que rien ne se produit lors des premières secondes, la vigilance du chimiste en herbe faiblit : celui-ci s’empare de la bouteille qui explose alors violemment dans l’une de ses mains.

L’explication est simple : lorsque l’azote liquide se transforme en gaz, il va occuper un volume environ six cents fois plus important. Si le contenant est scellé, la pression augmente très rapidement. S’il est assez solide, le contenant va forcer le gaz à rester sous forme liquide, avec un dégagement de chaleur et une augmentation de la pression. Ici, la différence de température entre la main et la bouteille entraîne l’explosion pure et simple de celle-ci.

Bonus : l’eau et le feu en impesanteur :

En bonus, voici deux vidéos remarquables : la première réalisée lors d’un des très nombreux vols paraboliques effectués par la NASA, dans un but préparatoire et expérimental. L’intérêt du vol parabolique est qu’il permet d’obtenir des conditions similaires d’impesanteur à celles subies par un astronaute en mission orbitale. La seconde montre très brièvement une flamme, elle-aussi aux prises avec l’impesanteur.

Par Rahman Moonzur

 

Encore plus de Revues du Web :

Revue du Web #19

Revue du Web #18

Revue du Web #17

Revue du Web #16

Revue du Web #15

Revue du Web #13

Nanolasers innovants : un pas de plus vers l’opto-électronique

Une équipe de chercheurs de l’Université de Californie, San Diego, a récemment développé dans ses laboratoires deux nouveaux lasers aux propriétés remarquables : le plus petit nanolaser à température ambiante jamais créé, ainsi qu’un nanolaser « sans seuil » dont le rayonnement se fait sans perte aucune, tous les photons servant à créer un rayonnement cohérent.

Ces nanolasers (lasers dont les dimensions sont « nano ») ne requièrent que peu d’énergie pour fonctionner, avancée remarquable en regard de la quantité d’énergie habituellement requise pour des lasers de cette taille. En effet, plus la section d’un laser est petite, plus son besoin en énergie pour émettre un rayon cohérent est élevé. Pour faire face à ce problème, l’équipe de chercheurs a réussi à modifier la géométrie des cavités utilisées par le laser pour émettre, emprisonnant la lumière à certaines fréquences et amplifiant celle-ci.

Tout laser a besoin d’une certaine quantité d’énergie provenant d’une source extérieure pour commencer à émettre un rayon cohérent. Le seuil d’un laser correspond au point où ce rayon cohérent est plus grand que toute autre émission spontanée produite. Publiés dans le journal Nature, ces travaux mettent en avant les bénéfices que peut apporter le nanolaser « sans seuil », notamment dans l’aide au développement de métamatériaux, matériaux dont la structure artificielle est étudiée dans le but de développer, par exemple, de super-lentilles d’observations (pour les virus ou les molécules ADN).

La petite taille et la faible consommation de ces deux lasers en font surtout de sérieux atouts pour la création d’un futur ordinateur optique, comme supports de transport de l’information dans les composants électroniques, réduisant la quantité de photons nécessaires à cette transmission. Les RAMs optiques fonctionnent d’ores et déjà en laboratoire… L’opto-électronique est dès lors synonyme de progrès, le développement et la croissance des processeurs ayant ralenti ces dernières années faute de progrès significatifs dans la miniaturisation de certaines technologies. L’intégration, la rapidité et la faible consommation en sont quelques uns des avantages.

Leur taille n’excède pas la moitié d’un micron de diamètre, et leur conception permet même, théoriquement, de les décomposer en unités plus petites compatibles avec de s nanostructures du même acabit. La taille des métamatériaux qui en résulteraient en serait, bien évidemment, réduite d’autant. Leur utilisation et leur intégration sont en outre rendus possible par leur fonctionnement à température ambiante.
D’autre pistes d’utilisation sont avancées par Yeshaiahu Fainman, membre de l’équipe de chercheurs : la création de nouveaux capteurs biochimiques, ainsi que des écrans très haute résolution. Mais tous les mécanismes de ces lasers restent toutefois à éclaircir.

Par Rahman Moonzur

L’innovation avec les lead users

Pour créer de nouveaux produits, les méthodes classiques proposent d’écouter les utilisateurs pour déterminer des besoins existants ou émergeants, de les agréger en grandes catégories et de produire en masse afin de réaliser des économies d’échelle. Cependant, ce procédé permet rarement de réaliser des innovations radicales, ni d’anticiper des besoins « en devenir » qui pourraient s’avérer une formidable source d’innovation.

Le problème provient du fait qu’il est extrêmement complexe et coûteux d’extraire de l’information sur les besoins d’utilisateur et de la transférer chez le producteur, d’autant plus que l’utilisateur est souvent bien incapable de formaliser ses besoins de manière explicite. Von Hippel a montré que ce problème est lié à la nature de l’information sur les besoins d’utilisateur : une information fortement rattachée au contexte de l’utilisateur (stickly information) et possédant une forte viscosité (stickiness).

La viscosité de l’information est définie comme la dépense progressive exigée pour la transférer dans un lieu donné sous une forme utilisable pour un chercheur d’information (Von Hippel, 1994). Pour les entreprises, le coût de récolte de cette information est élevé. Elles sont obligées de multiplier les études de marché pour s’intéresser à des segments de plus en plus petits afin de s’approcher au plus près du client et de saisir l’évolution rapide des marchés. L’information obtenue risque aussi d’être à cause d’un manque de capacité d’absorption de la part des organisations, dû essentiellement à des rigidités internes.

Dans ce contexte, impliquer l’utilisateur dans les procédés d’innovation est une façon de remédier à ce problème de stickly information. On n’essaye plus d’extraire l’information du contexte de l’utilisateur pour la placer dans le contexte de l’organisation. On donne un rôle de producteur à l’utilisateur et il va ainsi produire de l’information directement utilisable par l’entreprise : idée, concept, solution ou contenu. Pour Von Hippel, « pour résoudre un problème, on a besoin de réunir dans un même lieu, l’information et les capacités de résolution du problème » (Von Hippel & Katz, 2002).

Les Lead users

Une des méthodes pour résoudre ce problème consiste à intégrer les innovations des lead users dans le processus de conception (Von Hippel, 1999). Les lead users sont des utilisateurs à l’avant-garde d’un domaine, ayant un fort intérêt à innover pour eux-mêmes, imaginant et développant des solutions qui répondent à des attentes qui vont se généraliser par la suite à l’ensemble des utilisateurs du domaine. Von Hippel base sa theorie Lead user sur un utilisateur qui présenterait deux caractéristiques, à l’avant-garde d’une tendance (the ahead of trend) et possédant un fort intérêt à innover (the high expected benefit).

La composante de l’avant-gardisme d’une tendance est basée sur l’hypothèse que les besoins des utilisateurs du marché tendent à évoluer suivant une direction soutenue par une tendance générale. Les premiers utilisateurs se situant sur cette tendance font l’expérience de besoins qui n’ont pas encore été ressentis par la majorité des utilisateurs. Si ces utilisateurs innovent pour combler ces besoins, cette innovation peut devenir très attractive pour les autres pour résoudre un futur problème du marché de masse.

La composante du fort intérêt à innover est basée sur l’économie de l’innovation qui argumente qu’un haut niveau d’investissement dans une activité dépend du bénéfice escompté. Les innovateurs bénéficient directement du leur. Ils innovent parce que le marché ne répond pas à des besoins qu’ils considèrent comme importants. Ils peuvent alors investir un temps important pour chercher des solutions.

Ces deux premières composantes ont été validées empiriquement à l’aide d’échelle de mesure (Franke, von Hippel, & Schreier, 2006 ; Morrison, Roberts, & Midgley, 2004 ; Morrison, Roberts, & Von Hippel, 2000). La recherche confirme que les Lead Users ont tendance à plus innover que les autres utilisateurs et à créer des innovations plus attractives commercialement. La composante en avance sur le marché aurait même plus d’impact que la composante du fort intérêt à innover (Franke et al., 2006).

Cependant, ces études ne permettent pas d’expliquer pourquoi ces utilisateurs sont à l’avant-garde et pourquoi ils innovent. Des études récentes sont venues enrichir la théorie Lead user en proposant d’autres variables, à la fois liées à l’individu et au domaine dans laquelle se situe l’innovation.

 

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Par Guy Parmentier, TheInnovation.eu

 

Guy Parmentier

Chercheur en management de l’innovation, Guy Parmentier effectue des recherches sur la gestion de l’innovation avec les communautés d’utilisateurs et l’entreprise face aux mondes virtuels.

Passionné d’innovation, avant de passer à la recherche et au conseil à l’innovation, il a géré successivement des projets éditoriaux dans l’édition de beaux-livres, la production de jeu vidéo et une start-up sur la conception et la gestion des personnages virtuels.

Aujourd’hui, il apporte ces multiples compétences au service de la recherche sur le terrain, de l’enseignement et de l’accompagnement de projets d’innovation.

Ce blog lui permet aussi de contribuer au Web 2.0 en publiant réflexions et analyses sur le management de l’innovation.

 

 

 

 

 

 

 

Pour aller plus loin :

Découvez les fiches pratiques Techniques de l’Ingénieur :

L’arrogance de la finance

L’ouvrage – sous-titré « Comment la théorie financière a produit le krach » – retrace, dans un style à la fois nuancé, rigoureux et dépassionné, les dérives du processus d’innovation financière qui ont conduit à la crise actuelle.

Il met en lumière les causes profondes du dévoiement des modèles mathématiques de la finance moderne.  Il révèle la fragilité de leurs fondements, qui tient notamment à la nature artificielle des hypothèses de « normalité » qui ont été formulées par leurs concepteurs.

Il dévoile « les petits et les grands arrangements », pris volontairement ou involontairement par ces derniers – dont certains ont reçu les plus hautes distinctions académiques – afin de mieux servir les intérêts des investisseurs et des opérateurs des marchés.

Il invite à clarifier et à refonder certaines notions  applicables aux instruments financiers, comme les indicateurs browniens de mesure du risque, les coefficients d’actualisation, les coûts de transaction, les effets volumes-prix des transactions, les effets induits des réglementations…

Les deux auteurs sont des enseignants-chercheurs reconnus de la finance de marché, qui ont acquis une longue expérience des salles de marché. Ils montrent de manière convaincante – au-delà de la critique de certains modèles mathématiques – les dangers insoupçonnés d’une approche uniquement positiviste – et donc, insuffisamment constructiviste – de la réalité économique d’aujourd’hui.

 

L’arrogance de la finance

Henri Bourguinat et Eric Briys

Ed. la découverte, 2009

 

Jean-Jacques Pluchart

Jean-Jacques Pluchart est professeur des Universités en sciences de gestion et responsable du Master GMDE (Gestion et Méthode de Décision d’Entreprise) à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il est co-auteur de nombreux ouvrages d’économie et de gestion dont Master stratégie (Eska,2009), Euro-gouvernance et euro-management (Eska, 2010), Le management durable de l’entreprise (SEFI, 2011), Repenser la planète finance (Eyrolles, 2009) et La confiance en gestion (de Boeck, 2011).

Aux Techniques de l’Ingénieur, il est l’auteur de la base documentaire Management stratégique et gouvernance d’entreprise  :

Histoire d’innovation : Skiss Strap System

L’idée est venue de Fernandez, artisan habitant Orléans, qui après une semaine de galère aux sports d’hiver à devoir porter les skis de ses enfants, a confectionné le premier Skiss avec les moyens du bord dans son garage. Vous reconnaîtrez chez lui la figure classique du Lead User qui a identifié un problème et qui essaye de le résoudre.

Néanmoins, M. Fernandez n’avait ni le temps, ni les moyens de commercialiser son invention. Un inventeur n’a pas forcément envie de se lancer dans une création d’entreprise. Il cherchait donc une équipe capable de le faire à sa place.

Il en parle à Arthur qui a fait un master en entrepreneuriat et qui avait déjà monté une entreprise d’import export. L’idée lui semble intéressante, et avec deux autres amis, Mathias et Oscar qui ont fait des études de commerce et de gestion, ils décident de se lancer, SKISS est née.

De l’idée au produit fini

Des semaines de tests auprès de pratiquants et de professionnels du ski leur permettent d’améliorer la conception initiale. Ensuite l’équipe a dû trouver un fabricant.

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Par Guy Parmentier, TheInnovation.eu

Guy Parmentier

Chercheur en management de l’innovation, Guy Parmentier effectue des recherches sur la gestion de l’innovation avec les communautés d’utilisateurs et l’entreprise face aux mondes virtuels.

Passionné d’innovation, avant de passer à la recherche et au conseil à l’innovation, il a géré successivement des projets éditoriaux dans l’édition de beaux-livres, la production de jeu vidéo et une start-up sur la conception et la gestion des personnages virtuels.

Aujourd’hui, il apporte ces multiples compétences au service de la recherche sur le terrain, de l’enseignement et de l’accompagnement de projets d’innovation.

Ce blog lui permet aussi de contribuer au Web 2.0 en publiant réflexions et analyses sur le management de l’innovation.

 

Pour aller plus loin :

Découvez les fiches pratiques Techniques de l’Ingénieur :

Nanoparticules : l’obligation de déclaration est effective

Le décret en bref

Le décret n°2012-232 signé du 17 février et publié au Journal Officiel du 19 février entrera en vigueur le 1er janvier 2013. Il concerne les entreprises et laboratoires de recherche publics et privés ayant une activité impliquant une quantité minimale de 100 grammes d’une substance à l’état nanoparticulaire en France.

Chaque année avant le 1er mai, ces entreprises ou laboratoires devront déclarer au ministère de l’environnement les quantités et les usages de nanomatériaux qu’ils produisent, distribuent ou importent.

Le dispositif a pour objet de « mieux connaître ces substances et leurs usages, de disposer d’une traçabilité des filières d’utilisation, d’une meilleure connaissance du marché et des volumes commercialisés et enfin de collecter les informations disponibles sur leurs propriétés toxicologiques et écotoxicologiques. »

Les déclarations, ainsi que les données qu’elles contiennent, seront gérées par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES).

Des amendes et une publicité trop faibles ?

Fait notable, l’amende prévue en cas de non-respect de l’obligation légale a doublé par rapport aux versions antérieures du projet de décret. Initialement fixée à 1 500 euros maximum avec astreinte journalière de 150 euros, elle avait été qualifiée de « nano-amende », et jugée trop faible par beaucoup lors des consultations initiées par le ministère de l’écologie.

Elle est passé à 3 000 euros avec une astreinte journalière de 300 euros. Un doublement que d’aucuns estimeront bien symbolique et trop peu dissuasif. Sans compter les difficultés à prévoir en termes de contrôle par les pouvoirs publics, démunis – sur les plans scientifique, technique et humain – pour pouvoir détecter des nanomatériaux non déclarés.

Certains scientifiques, à l’instar de Jean-Claude André, directeur de recherche au CNRS, considèrent en outre que le texte aurait gagné à préciser que cette déclaration n’affranchit pas les entreprises et laboratoires de respecter – par tous les moyens adaptés et en vertu d’une gestion positive du principe de précaution – la protection de l’environnement et des personnels susceptibles d’être exposés à des nuisances éventuelles issues de matériaux dont la dangerosité peut ne pas être connue.

Un certain nombre d’acteurs avaient également critiqué les obstacles posés à l’information et la protection du public par les considérations de confidentialité et de respect du secret commercial et du secret industriel1. Les ministères ont choisi de ne pas tenir compte de ces remarques : le décret adopté est resté inchangé sur ces points (articles R.523-18 et 20)2.

L’Avicenn a recensé les principaux inventaires de produits « nano »

Les citoyens et consommateurs qui souhaitent en savoir plus disposent de quelques inventaires des nanoproduits, loin d’être exhaustifs et d’une fiabilité limitée, mais qui sont pour l’instant les seuls outils sur lesquels s’appuyer. L’Avicenn a effectué un recensement des principaux inventaires qu’elle vous propose de découvrir. Animés par une logique collaborative, nous vous invitons à nous aider à compléter, mettre à jour et améliorer ce premier travail de recensement, en nous écrivant à [email protected].

NOTES

1 – Voir notamment :

En décembre, le ministère de l’écologie avait également lancé une consultation sur le projet d’arrêté relatif à la déclaration annuelle des substances à l’état nanoparticulaire, qui complète le décret. Nous vous tiendrons informés des suites qui y seront données.

2 – Le Décret n° 2012-233 du 17 février 2012, publié dans le même Journal Officiel, désigne les organismes à la disposition desquels l’ANSES peut mettre les informations obtenues :

  • l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé ;
  • l’Institut national de veille sanitaire ;
  • l’Institut national de recherche et de sécurité ;
  • l’Institut national de l’environnement industriel et des risques ;
  • les organismes chargés de la toxicovigilance mentionnés à l’article L. 1341-1 du code de la santé publique.

 

Par MD avec l’équipe Avicenn / VeilleNanos

 

 

Pour aller plus loin :

Participez à la formation Techniques de l’Ingénieur : Formation sur les nanomatériaux : évaluer et prévenir les risques HSE

 

 

 

 

 

 

 

 

À lire aussi :

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Les impacts environnementaux des TIC (2/3)

En ce qui concerne les requêtes Web, l’étude se fonde sur les estimations suivantes : chacun des 29 millions d’internautes français effectue chaque jour en moyenne 2,6 recherches, soit 949 par an. Les émissions de gaz à effet de serre dûes à ces recherches représenteraient 287 600 tonnes éqCO2 chaque année. Autrement dit, un internaute effectuant cette requête via un moteur de recherche et un mot-clé serait à l’origine de 9,9 kg éqCO2 émis. Par contre, si on compare cette recherche à une autre effectuée via l’outil « Mes favoris », l’étude montre que cette dernière a un moindre impact environnemental dans ses trois indicateurs pertinents retenus, à savoir le réchauffement climatique, l’épuisement potentiel des métaux et celui des ressources fossiles : « Réduire le nombre de pages consultées en utilisant des mots clés précis lors d’une recherche via un moteur de recherche… Saisir directement l’adresse dans la barre de navigation lorsque que l’on connaît un site Internet… Chacun de ces usages permet un gain de 5 kg équivalent CO2 par an. Cette économie représente annuellement les émissions de CO2 équivalentes à environ 40 km parcourus en voiture. »

D’autre part, si l’âge du capitaine n’entre pas en ligne de compte dans ce calcul, celui de l’ordinateur y joue un rôle. Si on effectue la recherche sur un ordinateur récent ou sur un de 7 ans, l’impact est plus faible dans le second cas : en effet, allonger la durée de vie du matériel de 3 ans (7 ans au lieu de 4) évite l’émission de 2,3 kg éqCO2 par an, soit à l’échelle de la France, l’équivalent de 500 millions de kilomètres parcourus en voiture : « En passant de 4 ans à 7 ans d’utilisation, les impacts environnementaux d’une requête Web classique sont réduits d’environ 20 à 35 %. Les scenarii étudiés ont montré que plus la durée de vie de l’ordinateur est longue, plus les impacts de production et de sa fin de vie sont amortis. »

Et quelques nouveaux conseils de l’ADEME s’imposent :

  • Optimiser ses recherches sur Internet ;
  • Faire durer autant que possible la durée de vie des équipements ;
  • Être attentif à la fin de vie de son ordinateur, considéré comme un déchet électronique : le dépôt en déchèterie ou le retour en magasin sont deux options possibles.

Par Claudine / blog EcoCO2

 

À lire aussi :

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L’Europe veut doubler ses investissements dans les TIC d’ici 2020

 

Pour aller plus loin : 

15 et 16 mars 2012 : 7es Rencontres Internationales de la Propriété Industrielle

Les Rencontres Internationales de la Propriété Industrielle sont devenues une référence pour les professionnels de la Propriété Industrielle.

En 2012, elles seront rythmées par deux agendas :

  • Politique « L’innovation, un enjeu de campagne » ;
  • Technique « La croissance par l’innovation ».

À un mois du premier tour de l’élection présidentielle, ces Rencontres seront l’occasion de dresser un bilan des politiques d’innovation conduites au cours des cinq dernières années, et de dessiner les contours des réformes d’avenir propices à relancer la croissance. Elles livreront aussi les clefs des pratiques de pointe des entreprises pour mieux protéger, valoriser et développer leurs portefeuilles d’actifs de propriété industrielle.

Le programme des tables rondes permettra de :

  • Mieux comprendre le fonctionnement du Grand Emprunt, des SATT1, des IRT2, du CIR3, des fonds de brevets, … et découvrir quel meilleur parti en tirer pour son entreprise ;
  • Connaître les derniers développements autour du brevet unitaire et du tribunal européen des brevets, et évaluer leurs impacts pressentis sur l’économie ;
  • Renforcer l’innovation dans les technologies vertes, et gagner en compétitivité grâce aux nouveaux modes de création ouverts et participatifs ;
  • Exploiter la propriété industrielle pour conquérir de nouveaux marchés, en particulier aux États-Unis, et en Chine.

Plus de 50 intervenants au plus haut niveau vous répondront au travers de nombreux cas d’entreprises ; plusieurs leaders français et internationaux viendront présenter les stratégies de valorisation de leurs politiques d’innovation :

  • 50 % de grandes entreprises, PME innovantes et centres R&D : directions générales, recherche, PI, juridiques…
  • 40 % de conseils en propriété industrielle, d’avocats, cabinets d’audit et de valorisation, experts, banques…
  • 10 % d’institutionnels : INPI, OEB, CCI, Commission européenne, ministères, parlementaires, juges…

Avec la participation exceptionnelle de :

  • Laurent Wauquiez, Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche

Interventions programmées :

AIR LIQUIDE – ALCATEL LUCENT – CDC ENTREPRISES – CNRS – COMMISSARIAT À L’ ÉNERGIE ATOMIQUE – COMMISSARIAT GÉNÉRAL À L ‘ INVESTISSEMENT – COUR DE CASSATION –  DIVERCHIM

EADS – ESSILOR INTERNATIONAL – EUROPEAN COMMISSION – EUROPEAN INVESTMENT FUND – FRANCE BREVETS – FRANCE TÉLÉCOM-ORANGE – GENERAL ELECTRIC COMPANY – GOOGLE

GROUPE THALES –  HUAWEI TECHNOLOGIES – IFP ENERGIES NOUVELLES – INDOM-NETNAMES – INPI – INSERM-TRANSFERT – INSTITUT PASTEUR –  KENYON & KENYON LLP –  LACOSTE 

LA TUILE DE BOIS – MICHELIN – OSÉO – PERNOD RICARD – PFIZER, INC. – RHODIA – SNECMA-GROUPE-SAFRAN – SOCIÉTÉ GÉNÉRALE – TECHNICOLOR – TOTAL – TOULOUSE SCHOOL OF ECONOMICS

TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE PARIS – UNION DES FABRICANTS – USPTO …

 

L’agenda complet de l’événement est disponible sur www.pi2012.fr

Matières premières : l’UE remporte sa bataille contre la Chine à l’OMC

La Chine déplore et estime qu’elle était dans son droit, mais elle s’y pliera. Ce sont en substance en ces termes que le ministère chinois du commerce a accueilli la décision rendue par l’OMC lundi 30 janvier. Les Etats-Unis, l’Union européenne et le Mexique ont entamé des poursuites contre Pékin en 2009, remettant en question ses restrictions à l’exportation de matières premières telles que le bauxite, le coke, le magnésium, le manganèse et le zinc. De nombreux pays ont par la suite accusé la Chine de limiter l’approvisionnement de ces matières premières essentielles à la production d’appareils de haute technologie, ce qui a entraîné une envolée des prix. Les terres rares ne sont toutefois pas mentionnées dans la décision rendue par l’OMC.

Les restrictions chinoises à l’exportation ont accru l’approvisionnement de matières premières à l’échelle nationale, ce qui a fait chuter les prix sur le marché chinois. En plus de favoriser l’industrie du pays, elles ont encouragé des entreprises étrangères à s’installer en Chine pour tirer parti des prix moins élevés. « Le rapport d’aujourd’hui est une grande victoire pour les Etats-Unis, surtout pour les fabricants et les travailleurs américains », a déclaré dans un communiqué le représentant américain au commerce. « L’administration Obama continuera de s’assurer que la Chine et les autres pays respectent les règles afin que les travailleurs et les entreprises américains puissent être compétitifs et opérer dans des conditions justes. »

L’UE se réjouit Le commissaire européen au commerce, Karel De Gucht, a déclaré que cette décision forcerait la Chine à abandonner ses restrictions à l’exportation pour les matières premières mentionnées, mais aussi pour les terres rares. « Cette décision récompense nos efforts pour assurer un accès juste aux matières premières les plus demandées dans l’industrie européenne », a-t-il affirmé dans un communiqué. Bien que la Chine ait promis d’éliminer ses restrictions à l’exportation lorsqu’elle a rejoint l’OMC il y a une dizaine d’années, elle a cité une dérogation dans les règles de l’OMC lui permettant de restreindre ses exportations pour des raisons environnementales.

L’OMC a cependant estimé que les conditions d’adhésion de la Chine à l’organisation l’empêchaient d’avoir recours à cette dérogation. Les plaintes contre la Chine ont été observées par 13 pays, dont l’Arabie Saoudite, le Brésil, le Canada, la Norvège et le Japon. Tous ont fait montre d’un intérêt particulier pour cette affaire et ont réclamé le statut d’observateur. Bien que les règles de l’OMC ne se fondent pas sur les décisions rendues précédemment, des experts ont expliqué que cette affaire ouvrait de nouvelles voies dans un domaine encore largement inexploré du droit commercial. Selon eux, cette décision pourrait donc menacer les régimes d’exportation similaires dans le monde.

Par EurActiv.com – Rédaction de Bruxelles traduit de l’anglais

Le plus puissant laser à rayons X au monde : la matière, à plus de 2 millions de degrés

Une équipe de chercheurs travaillant au département américain de l’Énergie (DOE) et plus spécialement pour le Stanford Linear Accelerator Center (SLAC National Accelerator Laboratory) s’est servi du plus puissant laser à rayons X au monde afin de créer et de sonder pour la première fois un morceau de matière porté à ultra haute température, et ce d’une façon tout à fait contrôlée.

Afin de pouvoir mieux appréhender la matière se trouvant au cœur des étoiles et des planètes géantes et de mieux comprendre les mécanismes en jeu, l’équipe de chercheurs s’est donc évertuée à reproduire à l’aide de ce laser à longueurs d’ondes ultra-courtes un processus similaire à la fusion nucléaire alimentant le soleil. Les rapides impulsions du laser sont près d’un milliard de fois plus intenses que les sources de rayons X habituelles, permettant de porter un échantillon d’aluminium à l’état de plasma, à environ 2 millions de degrés Celsius en moins d’une picoseconde (10 à la puissance -12, un millième de milliardième de seconde).

« Le laser à rayons X du Linac Coherent Light Source (LCLS) est une machine vraiment épatante », raconte Sam Vinko, chercheur à l’université d’Oxford à l’origine de l’expérience. Bien que déjà capables de créer un plasma (à partir de matière à l’état gazeux), les scientifiques n’ont jamais eu à leur disposition un outil d’étude aussi puissant que le laser du LCLS, à même de pénétrer des solides denses qu’aucun faisceau laser conventionnel n’a jamais pu pénétrer. L’échantillon de plasma ainsi créé, un cube de dix micromètres de côté, est uniforme, et les données mesurées permettront alors d’analyser le processus de fusion nucléaire solaire, ainsi que de mieux comprendre le comportement de la matière au cœur de notre étoile.

Par Moonzur Rahman

 

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