Fraunhofer FIT : un système de reconnaissance 3D des gestes

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/64251.htm

Les écrans tactiles comme ceux présents sur l’iPhone ou l’iPad constituent le type d’interaction le plus abouti pour communiquer avec les smartphones et les ordinateurs. Cependant, les scientifiques de l’institut Fraunhofer FIT pour les technologies informatiques appliquées de Sankt Augustin (Rhénanie-du-Nord-Westphalie) viennent de franchir un nouveau cap en développant un système de reconnaissance des gestes en 3 dimensions sans contact. Le nouveau système analyse et interprète la position des mains et des doigts en temps réel. Le port de gants spécifiques ou de quelconques marqueurs n’est pas requis. Le prototype est également capable de supporter plusieurs utilisateurs en même temps.

Avec l’apparition des écrans tactiles et leur grande popularité, les systèmes d’interactions classiques comme le clavier et la souris deviennent de moins en moins utilisés. Cependant, les écrans tactiles sont restreints aux surfaces bidimensionnelles. L’avantage de la technologie de la Fraunhofer FIT est qu’elle ne requiert aucun contact et qu’elle est entièrement basée sur les gestes.

Vidéo de présentation du système de reconnaissance 3D des gestes. Le système analyse et interprète le mouvement des mains et des doigts en temps réel (vidéo en anglais)
Crédits : ghackenberg

Le prototype de la Fraunhofer FIT est constitué d’une caméra qui suit le mouvement de la main. Elle utilise le principe du « temps de vol » pour déterminer la distance entre la caméra et l’objet suivi. Ensuite, un logiciel d’analyse d’image filtre la position de la main et des doigts. Le professeur Georg Hackenberg, qui a développé ce logiciel, explique que « les données ainsi calculées peuvent être vues comme un haut plateau montagneux, où chaque sommet représente un doigt. Des critères peuvent également être ajoutés, comme la taille de la main, la longueur des doigts, ou encore le potentiel de coordination. »

Une étude finale a montré que le système était à la fois simple et agréable à utiliser. Cependant, il reste du travail à accomplir pour éliminer les éléments perturbateurs, comme les réflexions dues au port d’une montre ou les paumes des mains positionnées orthogonalement à la caméra.

En savoir plus : Site Internet de l’institut Fraunhofer FIT pour les technologies informatiques appliquées : http://www.fit.fraunhofer.de
Source : Dépêche idw, communique de Presse de l’institut Fraunhofer FIT – 21/07/2010 – http://idw-online.de/pages/en/news380200
Rédacteur : Philippe Rault, [email protected] – http://www.science-allemagne.fr
Origine : BE Allemagne numéro 493 (26/08/2010) – Ambassade de France en Allemagne / ADIT – http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/64251.htm

La cosmétique séduite par les nanotechnologies

Les petites particules commencent à prendre de l’importance aux yeux des fabricants de produits d’hygiène personnelle du monde entier, selon une analyse de l’évolution mondiale des dépôts de brevets publiée par le pôle IP Solution de Thomson Reuters. L’étude, intitulée « Can Nanotech Unlock the Fountain of Youth ? »  (Les nanotechnologies, une nouvelle fontaine de jouvence ?), montre que le secteur de la beauté a fait une percée spectaculaire dans le monde des nanotechnologies, utilisant de minuscules composés moléculaires pour améliorer les performances des crèmes, écrans solaires, shampoings et autres produits de soin personnel.

Le rapport s’appuie sur les inventions exclusives mentionnées dans les demandes de brevet et les brevets accordés entre 2003 et 2009, ainsi que sur les données des marques relatives aux années comprises entre 2000 et 2009 pour identifier les entreprises et les domaines de l’innovation nanotechnologique ayant connu la plus forte croissance dans ce secteur. Les conclusions de l’étude font ressortir :

  • Une accélération de l’essor des nanotechnologies : le nombre de brevets novateurs impliquant l’usage de nanotechnologies dans les produits de beauté et de soins personnels a plus que doublé ces sept dernières années pour passer de 181 brevets en 2003 à 367 en 2009, soit une hausse de 103 % ;
  • Une percée des entreprises de produits chimiques spécialisés : si L’Oréal et Amorepacific ont été des pionniers dans le domaine des produits de beauté basés sur les nanotechnologies, un grand nombre d’innovations dans le secteur provient actuellement de sociétés qui n’étaient à  l’origine pas liées à l’industrie cosmétique, notamment Fujifilm et BASF. Sur les 367 inventions exclusives déposées en 2009, 10 émanaient de Fujifilm, 9 de BASF et 7 d’Amorepacific ;
  • Un développement des marques « nano » : de 2000 à fin 2009, 217 marques de soins personnels intégrant le terme « nano » ont été déposées aux États-Unis, Royaume-Uni, Canada, dans la Communauté européenne et  auprès de l’OMPI. Au cours de la seconde moitié de cette période (2005-2009), les marques déposées ont été 575 % de fois plus nombreuses que les marques déposées lors de la première période (2000-2004).

Le rapport analyse les données compilées à partir de la base de données Thomson Reuters Derwent World Patents Index (DWPI(SM)), pour l’étude sur les brevets, et SERION, pour les marques, afin de cerner l’évolution globale de l’innovation et des marques dans le domaine des nanotechnologies appliquées aux produits de soins personnels. L’évolution des brevets et marques sert de référence en matière d’innovation. L’analyse porte sur les brevets accordés et demandes publiées (examinés ou non) en 2003 et 2009. Les résultats obtenus sur ces deux années ont ensuite été comparés afin de déterminer l’évolution globale de la croissance au cours des sept dernières années. 

Par Marc Chabreuil

Le prix Pierre Potier distingue 5 entreprises chimiques « vertes »

Créé en 2006 en partenariat avec la Fédération Française pour les sciences de la Chimie (FFC) et l’Union des Industries Chimiques (UIC), le prix Pierre Potier a pour objectif de mettre en lumière les initiatives de l’industrie chimique en faveur du développement durable et de favoriser le développement de démarches éco-responsables dans la filière. Il a reçu cette appellation en mémoire de la contribution capitale du chimiste-biologiste du même nom dans les découvertes de nouveaux médicaments issus de végétaux.

Récompensant des produits chimiques innovants qui contribuent au respect de l’environnement et dont les applications sont au cœur de la vie quotidienne des consommateurs, le prix Pierre Potier s’inscrit au cœur de l’ambition de la filière industrielle chimique de développer une « chimie durable ». En effet, dans un contexte marqué par le Grenelle Environnement et la mise en œuvre du règlement européen REACH, répondre aux défis environnementaux et sociétaux représente un enjeu majeur pour l’industrie chimique.

Dans ce contexte, chacun des  5 lauréats récompensés par le prix Pierre Potier a été primé pour sa contribution, dans son domaine, à la mise sur le marché de produits plus sûrs, plus écologiques, mieux recyclés et faisant moins appel aux ressources fossiles.

Une résine pour peintures sans solvant permettant une climatisation moins énergivore

L’absorption du rayonnement solaire par les bâtiments en période chaude est un élément important du bilan thermique pour toutes les constructions en zones ensoleillées. Elle entraîne évidemment un besoin en énergie de climatisation. Recouvrir un bâtiment d’une peinture blanche présente l’avantage de réfléchir les rayons solaires et de réduire cette dépense d’énergie en climatisation artificielle.

Arkema a mis au point Kynar Aquatec, un latex PVDF (polyfluorure de vynilidène) à l’eau, sans solvant, applicable sur les façades et toitures de tout type de bâtiments et permettant de réfléchir les rayons du soleil.  Grâce à sa caractéristique de réflectivité, une peinture à base de Kynar Aquatec diminue sensiblement les coûts de climatisation des bâtiments en période ensoleillée. Elle permet en effet de gagner 20 à 25 kWh/m2/an, sachant qu’un bâtiment consomme en moyenne 150 kWh/m2/an.

L’innovation qui a valu à Arkema le trophée du Pierre Potier 2010 dans la catégorie Produit, est triple, car Kynar Aquatec :

  • est une résine PVDF présentée pour la première fois en émulsion aqueuse, sans solvant ;
  • elle permet d’obtenir un revêtement réfléchissant en PVDF à séchage air, applicable avec des outils de peinture traditionnels (pulvérisation ou pistolage), directement sur les toits et façades des bâtiments, quelles que soient leurs formes, et leurs natures : plaques de goudron, ciment, métal ou même bois (jusqu’à présent, les revêtements PVDF, nécessitant un traitement thermique en usine, ne pouvaient s’appliquer qu’à des pièces métalliques) ;
  • contrairement aux autres peintures aqueuses blanches classiques, un revêtement à base de Kynar Aquatec conserve dans le temps ses propriétés réfléchissantes et sa résistance aux UV, aux intempéries et à l’encrassage (durabilité de l’ordre de 25 ans).

Une molécule originale au service de la dermatite atopique

La dermatite atopique, qui touche aujourd’hui près de 15 % de la population, se traduit par une peau très sèche et irritée qui nécessite des soins apportant confort et apaisement. C’est ce que propose la gamme Trixéra+ au Sélectiose, lancée par les Laboratoires Avène (Pierre Fabre Dermo-Cosmétique) en novembre 2007 au terme de plusieurs années de recherches en collaboration avec le CNRS (Laboratoires de Madame Rico-Lattes de l’Université P.Sabatier de Toulouse). Trixera+ agit à la fois en surface en restaurant la barrière cutanée, mais aussi en profondeur en modérant l’hypersensibilité cutanée. Le Sélectiose a en effet prouvé sa capacité à limiter l’afflux de cellules réactives au niveau cutané, pour modérer l’irritation. Une étude clinique internationale sur plus de 600 volontaires a prouvé son efficacité.

Le concept qui a conduit au Sélectiose et a valu le trophée du Prix Pierre Potier 2010 dans la catégorie Procédé à Pierre Fabre Dermo-Cosmétique, est particulièrement original puisque cette molécule, obtenue à partir d’un sucre naturel, a été conçue d’entrée pour être polyfonctionnelle : son caractère amphiphile lui permet à la fois d’améliorer l’accès aux récepteurs de l’épiderme à l’origine de ses propriétés anti-inflammatoires et de limiter le nombre de constituants de la formule en participant à sa propre formulation (économie notable en énergie et en atomes). Le même concept a été appliqué à des produits analogues qui vont bénéficier de tous ces acquis, engendrant des économies importantes en termes de temps de développement.

Des huiles qui répondent aux critères de l’écolabel européen des lubrifiants

A la suite de la création en 2005 d’un écolabel européen pour les lubrifiants, instaurant des critères très précis en termes de performance (niveau technique comparable aux lubrifiants pétroliers exigé) et en matière environnementale (biodégradabilité, non bioaccumulation, non-écotoxicité, quantité minimum de matières premières renouvelables, absence de phrases de risques, exclusion de substances spécifiques telles que les produits halogénés, métalliques, etc.), Novance, titulaire de la médaille Pierre Potier dans la catégorie Produit, s’est lancée dans la conception d’une gamme de biolubrifiants répondant à l’ensemble de ces critères.
La gamme DIESTERlub est aujourd’hui composée de deux huiles pour chaînes de tronçonneuses, deux huiles hydrauliques et une huile pour moteur deux temps.

Novance a beaucoup investi pour développer son expertise dans la lubrification des huiles végétales et dérivés et pour comprendre les phénomènes de biodégradation, d’écotoxicité, de calcul de carbone renouvelable et de bioaccumulation. L’entreprise a remporté l’appel d’offre de l’ONF (Office National des Forêts) pour la fourniture des lubrifiants pour chaînes de tronçonneuses et commercialise aujourd’hui ses produits auprès de diverses filières : les organismes institutionnels, les entreprises privées d’entretien, les pétroliers, des spécialistes indépendants du graissage et des distributeurs privés.

La bioraffinerie lignocellulosique, une première mondiale 

Médaille du prix Pierre Potier dans la catégorie Procédé, la société CIMV a développé un concept original de raffinage végétal qui permet de séparer et de valoriser les trois principaux constituants de la matière végétale en trois produits intermédiaires destinés à l’industrie : les lignines linéaires, la cellulose et les sirops de sucres. La ressource exploitée est non-alimentaire et provient de co-produits agricoles tels que la paille de céréales, la bagasse de canne à sucre, le sorgho sucrier, mais peut également s’appliquer aux plantes à fibres ou aux bois feuillus.

Le procédé CIMV fonctionne à pression atmosphérique, ne génère aucun rejet nocif pour l’environnement et consomme cinq fois moins d’eau que les procédés papetiers classiques. Les acides organiques utilisés pour la solvolyse des lignines et des hémicelluloses sont intégralement recyclés.

Pionnière sur son secteur, la technologie CIMV a été validée à l’échelle pilote par l’intermédiaire d’une unité industrielle de démonstration, située sur le site de Bazancourt, près de Reims. La première bioraffinerie CIMV (CIMV Marne) sera implantée sur la commune de Loisy-sur¬Marne, au cœur de la région Champagne-Ardenne. L’unité traitera annuellement 160 000 tonnes de paille de blé, de céréales et d’orge et produira à partir de 2012 :

  • une pâte à papier chimique pour l’impression, blanchie à l’eau oxygénée, sans chlore et de qualité équivalente aux pâtes de bois feuillus. Elle peut aussi, dans une option biocarburant, être hydrolysée et transformée en alcool de deuxième génération ;
  • de la biolignine, lignine linéaire de bas poids moléculaire entrant dans la composition notamment des premières colles à bois industrielles à haute performance, sans formaldéhyde et d’origine exclusivement végétale ;
  • des sirops de sucres, composés de sucres en C5 et essentiellement du xylose, comme additif pour l’alimentation animale, notamment pour le tannage des protéines en lieu et place du formaldéhyde.

Au-delà de ces trois applications, CIMV poursuit ses recherches dans l’élaboration de nouveaux produits et produits dérivés.

L’oxydation hydrothermale en milieu supercritique

Depuis près de deux ans, Innoveox développe une offre globale de traitement des déchets dangereux issus principalement de l’industrie du raffinage, de la pétrochimie, de la chimie ou de la pharmacie. Grâce aux travaux du Professeur Cansell et du CNRS, Innoveox qui a remporté la médaille du Prix Potier, dans la catégorie Start-up, a mis au point une technologie très innovante qui consiste en la combustion froide de la matière organique qu’elle convertit exclusivement en eau, avec un bilan carbone neutre.

Le procédé offre par ailleurs la possibilité de récupérer les métaux et les minéraux. Le champ d’application du procédé est extrêmement vaste, allant du traitement des boues urbaines, la destruction d’huiles, de solvants, de pyralènes jusqu’aux domaines du militaire ou du nucléaire. Ce procédé est particulièrement adapté au traitement des déchets liquides qui sont, soit trop concentrés pour être dégradés biologiquement, soit trop dilués pour être incinérés.

Efficace à 99,99 % et très rapide (moins d’une minute de traitement), il rejette une eau qui peut être déversée directement en milieu naturel sans aucun risque pour l’environnement. Le procédé n’engendre enfin ni odeurs, ni émissions de particules ou gaz toxiques. Autre avantage, les unités de traitement sont compactes et peuvent être facilement installées sur site, évitant un transport coûteux et dangereux. Enfin le module de traitement permet de générer de l’énergie (chaleur ou électricité) et se révèle plus compétitif que les procédés d’incinération.

La première unité devrait voir le jour en décembre 2010 et Innoveox entend mettre au point environ 130 machines d’ici 5 ans, pour un marché estimé à 2 milliards d’euros en Europe.
 

Les trois grandes tendances des interfaces homme-machine industrielles

Les solutions d’interfaces homme-machine (IHM) industrielles sont en pleine mutation, affirment les ingénieurs de la société Beijer Electronics qui produit depuis 25 ans une gamme complète d´IHM. Selon eux, les trois grandes tendances du marché qui se dessinent – des interfaces utilisateurs intuitives, des technologies logicielles modernes largement diffusées et une véritable architecture de plateforme ouverte – nécessiteront une coopération étroite entre concepteurs graphiques et ingénieurs d´applications.

L´importance de l´interface utilisateur est devenue de plus en plus évidente ces dernières années. Il suffit de voir comment des produits comme l’iPod ou l’iPhone, en tant qu´archétypes d´interfaces utilisateurs attrayantes et intuitives, ont totalement réussi à changer la perception d´un type de produit particulier. Le succès des produits grand-public comme ceux d’Apple prouve bien que l’aspect et la prise en main communs au niveau des produits, du graphisme, et de l´environnement, contribue à la reconnaissance de la marque et forge une expérience utilisateur cohérente.

L’IHM fait désormais partie intégrante de l´expérience utilisateur

Plusieurs sociétés industrielles sont arrivées à la même conclusion, et se concentrent désormais sur la qualité des interfaces utilisateurs de leurs produits. De bien des manières, l´interface homme-machine (IHM) est la vitrine d’une machine ou d’un processus. Plus le niveau de fonctionnalités et d’interaction intégrées à l´IHM est élevé, plus l’interface utilisateur reflète l’expérience essentielle d’une machine ou d’un processus. Les IHM du futur devront élever le concept de solution IHM, de simple fonctionnalité, au rang de partie intégrante de l´expérience utilisateur en procurant un bon aspect et une bonne prise en main.

Les caractéristiques de conception vont intégrer l´utilisation d´objets WPF (Windows Presentation Foundation), ajustables à des dimensions quelconques, sans perte de qualité graphique, et l´utilisation d´ « objets.net », trouvés ou achetés sur Internet. L’utilisation de calibres et de styles d’objet facilite la production de designs cohérents et réutilisables. L´intégration de tous les objets fonctionnels, y compris des objets Windows Media, dans la conception même de l´écran, contribue encore à améliorer l´expérience utilisateur.

En dehors de l’avantage compétitif pour un constructeur de machines, il existe de solides arguments, même pour les utilisateurs, permettant de justifier l’investissement dans des interfaces utilisateur intuitives bien conçues. La valeur ajoutée des IHM intuitives du futur se retrouve dans la facilité d’utilisation, dans un rendement plus élevé et une meilleure productivité, dans des tâches accomplies plus rapidement, dans une plus grande satisfaction des utilisateurs, une confiance accrue dans les systèmes, et aussi moins d’erreurs d’utilisation.

L´innovation s´appuie sur des technologies logicielles modernes et optimisées

Les évolutions d´IHM sont le fruit des développements logiciels et de l´évolution permanente des performances des écrans. Aujourd’hui, l´écran est considéré comme le véhicule de la plateforme logicielle IHM, qui permet aux ingénieurs d’études OEM d´apporter de la valeur aux produits de leur entreprise, grâce à différentes options de fonctionnalité et différentes caractéristiques de conception. La plateforme logicielle est donc un élément crucial de l´IHM.

Le développement de logiciel IHM est coûteux et complexe et les fabricants innovants sur le plan IHM devront baser leurs plateformes logicielles sur des technologies modernes et répandues comme .net, pour pouvoir accéder à un éventail assez large d’outils et de fonctionnalités.

Le même argument peut être appliqué à la maintenance et aux développements futurs des plateformes technologiques IHM. Les ressources derrière .net sont énormes, ce qui sera reflété dans le développement permanent de nouvelles fonctionnalités IHM. La dépendance à l’égard de technologies propriétaires, ou de technologies confidentielles, doit être considérée comme une approche unique, mais risquée.

Les solutions IHM basées sur l´environnement « Microsoft.net », ou des technologies semblables, sont susceptibles de pouvoir garantir un outil pérenne, bénéficiant de mises à jour régulières et d´un support technique très apprécié des OEM, avec des stratégies à long terme au niveau des produits propres, comme des fournisseurs externes.

Architecture de plateforme ouverte pour solutions intégrées

L´IHM intègre typiquement le fonctionnement d´une machine ou d’un processus, et l´interaction avec l’opérateur. L´un des aspects est la qualité de l’interface graphique utilisateur et par voie de conséquence, la rentabilité. Un autre aspect important est l´ouverture de la solution IHM. Est-il facile ou non d’échanger des données essentielles avec différents systèmes ou contrôleurs ? Le code d’application est-il verrouillé contre toute tentative de personnalisation des fonctions ou des objets ? L´applicatif peut-il tourner sur différentes plateformes matérielles ? Les ingénieurs d’études peuvent ils utiliser des objets.net standard pour leurs projets ? Tels sont les points donnant souvent lieu à débat entre clients et fournisseurs.

L’architecture de plateforme ouverte des solutions IHM de demain offrira de nombreuses occasions aux OEM d´améliorer l´aspect, les fonctionnalités et la connectivité des applications afin de catalyser des produits uniques avec une intégrité substantielle.

Les solutions IHM seront moins propriétaires et offriront davantage de liberté au niveau du choix de la plate-forme d’exécution, depuis des tablettes jusqu´à des PC industriels issus de différents fabricants.

Il sera possible de créer un projet extensible qui pourra s´appliquer à différentes marques de contrôleur et différentes résolutions d´écran, avec l’avantage de n´avoir à maintenir qu´un seul projet. Les ingénieurs voudront pouvoir utiliser des outils de création de scripts pour adapter l´aspect ou les fonctionnalités des différents objets. L’outil de conception permettra d´importer des objets tiers et des « commandes.net ».

La liberté de connectivité et de communication est l´emblème d’une solution IHM vraiment ouverte, et devra permettre plusieurs cas de figure, allant du simple échange de données en temps réel entre contrôleurs, jusqu’à la communication SQL ou OPC avec d’autres équipements ou systèmes informatiques.

« L´usine de l´innovation » applique la méthode TRIZ

Logée dans le bâtiment historique de la société allemande Arnold Umformtechnik, le fabricant de vis et de solution d’assemblages vissés,  « L’usine de l’innovation » fait travailler des « anciens » expérimentés aux côtés de jeunes et brillants talents sur les projets de recherche et développement des nouveaux éléments de liaison de demain et d´après-demain. Dans l´esprit de Georg Vogel, responsable de la Direction de l´Innovation, le mélange de différentes générations d´employés constitue l´une des clés particulières du succès : « Il leur a fallu un peu de temps au départ pour s´adapter les uns aux autres dans les projets individuels. Mais ensuite, tous les membres de l´équipe se sont rendu compte qu´ils avaient beaucoup à apprendre les uns des autres. En conséquence, l´usine de l´innovation a produit plusieurs solutions intelligentes qui suscitent l´engouement de la clientèle ».

« Nous avons passé un bon moment à réfléchir à la façon de répondre au mieux aux demandes du marché en termes de délais, qualité et coûts à ce stage précoce, sans négliger, parallèlement, toutes les solutions potentielles, souligne Georg Vogel. Cette démarche nous a, entre autres, conduits à fonder notre processus innovation sur la méthodologie TRIZ élaborée par le scientifique russe Altschuller (1926-1998) ».

La méthodologie de développement TRIZ (« TRIZ » est un acronyme russe signifiant « théorie de résolution des problèmes inventifs), se fonde sur les observations suivantes :

  • les mêmes problèmes et solutions essentiels se répètent dans tous les domaines scientifiques et dans tous les secteurs industriels ;
  • l´évolution des systèmes techniques suit des tendances spécifiques ;
  • les vraies innovations n´émanent, bien souvent,  que d´idées scientifiques externes (en dehors du secteur d´activité personnel de l´innovateur).

Par exemple, un client peut avoir besoin de vis qui restent serrées dans tous les cas de figures possibles et imaginables, ou encore être à la recherche d´une nouvelle technologie pour assembler des composants en tôle. Grâce au processus d´idéation TRIZ, les problèmes sont analysés et des suggestions correspondant à différents scénarii de solutions sont énoncées à partir de cette analyse. Le Département Prototypage de la société traduit ensuite les propositions de « L´usine de l´innovation » en véritables prototypes tests.

Ces prototypes sont réalisés comme des prototypes fonctionnels, selon des normes de qualité très proches des exigences de la production série habituelle et en veillant à choisir la meilleure méthode de fabrication série si, au bout du compte, ils atteignent ce stade. Il s´en suit alors une série approfondie de tests et essais au laboratoire de la société pour examiner minutieusement les solutions potentielles.
 

Une résine allège de 50% les ailes du futur RVR de Mitsubishi

En développant le RVR, le crossover compact le plus récent de l’entreprise qui sera commercialisé en Europe, d’ici la fin de l’année, les ingénieurs de Mitsubishi ont déployé tous les efforts possibles afin de réduire la masse des composants et de parvenir au meilleur rendement énergétique de la catégorie. Pour la seconde fois, après le minivan Delica D:5 en 2007, ils ont choisi la résine Noryl GTX de SABIC Innovative Plastics pour la fabrication des ailes avant. Ce matériau a joué un rôle important en réduisant la masse du véhicule de 3 kg, soit une réduction d’environ 50 % par rapport à une aile en acier.

Mais, hormis ce gain de poids,  la résine offre une plus de liberté de design que le métal. Grâce au moulage par injection, les concepteurs de Mitsubishi ont été en mesure de créer une géométrie d’aile complexe dotée d’une pointe avant et d’une ouverture latérale pouvant loger un feu clignotant. Une telle conception aurait été difficile à réaliser en métal car elle aurait nécessité des outillages spéciaux et de multiples opérations. De plus, la résine Noryl GTX a permis aux concepteurs et ingénieurs de Mitsubishi d’augmenter de manière significative la flexibilité des ailes comparée aux modèles en acier. Cette flexibilité améliorée devrait procurer, d’une part, une excellente absorption lors de chocs à la tête au cours d’incidents avec des piétons et, d’autre part, la non déformation de l’aile suite à des collisions mineures (ce matériau a été récompensé en 2009 par la division automobile de la Society of Plastics Engineers dans la catégorie Sécurité pour la conformité en terme de protection des piétons des ailes de la Ford Kuga).

Pendant la production de véhicules, la résine N oryl GTX permet de réduire la complexité et les temps de cycle. Sa résistance aux hautes températures et sa conductivité intrinsèque permettent la peinture des ailes sans apprêt conducteur sur la ligne de production en obtenant une finition de peinture équivalente à l’acier. Pour optimiser la peinture en ligne de production des ailes en plastique en même temps que la carrosserie en acier, la conception a fait l’objet d’un soin minutieux. SABIC Innovative Plastics a aidé Mitsubishi en partageant son expertise en matière de simulation assistée par ordinateur des performances et du moulage des pièces.

Selon l’entreprise de stratégie environnementale GreenOrder qui a audité la résine Noryl GTX,  si ce matériau équipait les ailes de  toutes les voitures roulant aujourd’hui en Europe, il permettrait d’économiser 530 millions de litres de carburant et éviterait 1,3 millions de tonnes d’émissions de dioxyde de carbone. En attendant, depuis 1988, plus de 20 millions de véhicules ont déjà été fabriqués avec des ailes en résine Noryl GTX en Europe, aux États-Unis, au Japon, en Amérique du Sud et en Chine.
 

De plus en plus de bâtiments sociaux passifs en Europe

A travers le projet d’habitats passifs consommant moins de 15 kWh/m² an pour le chauffage baptisé Buildtog (Building together ou Construire ensemble) réalisé par l’ANMA (Agence Nicolas Michelin et Associés) en collaboration avec BASF, les membres du réseau de sociétés de logement Eurhonet souhaitent apporter une réponse performante, technique et architecturale aux enjeux globaux du changement climatique. L’idée est de créer en Europe un référentiel d’habitat accessible à tous et performant en terme d’efficacité énergétique. Pour cela, un bâtiment type sera transposé dans au moins cinq pays du réseau Eurhonet : la France, la Suède, l’Allemagne, l’Italie et probablement le Royaume-Unis.

Dans un premier temps, le cabinet d’architecture ANMA et les experts de BASF impliqués tout au long du projet Buildtog, de la définition du concept énergétique et des adaptations locales jusqu’au suivi qualité de la construction, ont réalisé le design commun et rédigé un livre de recommandation sur les matériaux et systèmes à utiliser pour atteindre le standard passif. Ce dernier est un outil d’aide à la conception qui sert de base pour l’adaptation dans chaque ville d’Europe où sera reproduit l’immeuble. Actuellement, les différentes sociétés de logement européennes planchent sur l’adaptation locale du bâtiment imaginé par Nicolas Michelin, notamment en fonction des normes du pays et du climat. Au terme des études d’adaptations locales, fin 2010, les premiers chantiers dans les différents pays débuteront courant 2011, et se termineront fin 2012.
Parmi  les 5 bailleurs sociaux français membre du réseau Eurohnet qui adaptent en ce moment le projet Buildtog, on notera la présence du « Foyer Rémois » (Reims) et  du « Groupe Habitat 62/59 » (Calais) qui s’illusternt par des expériences d’habitat passif en France.

La rénovation d’un quartier rémois à l’image du « quartier Brunck »

Après avoir inauguré en mars dernier, à Bétheny,  l’immeuble « la Clairière » qui  vise à obtenir les labels «Bâtiment Basse Consommation Effinergie» et «PassivHaus», le « Foyer Rémois » lance actuellement la rénovation du quartier Orgeval de Reims, à 4 km du centre ville. Sur les plans des cabinets d’architecture Atelier Choiseul et GERA architectes, l’entreprise CARI s’occupera des travaux à partir de la rentrée 2010 et devrait livrer fin 2013. Cette rénovation s’inscrit dans le cadre des nouvelles réglementations thermiques des bâtiments issues du Grenelle de l’environnement et du programme de renouvellement urbain de la ville de Reims en accord avec l’ANRU (Agence Nationale de Renouvellement Urbain).

Après leur visite du quartier Brunck en Allemagne, les représentants du Foyer Rémois qui ont fait appel au pôle d’expertise en efficacité énergétique de BASF pour accompagner le projet sur la problématique de l’objectif énergétique, ont souhaité faire de la réhabilitation du quartier Orgeval, leur « propre quartier Brunck » en prenant exemple sur ce quartier devenu quartier à haute performance énergétique suite à sa réhabilitation. C’est la société de logements Luwoge, filiale de BASF gérant un parc de plus de 9000 logements à haute performance énergétique en Allemagne, qui a rénové à Ludwigshafen le quartier Brunck, dont la consommation a été divisée par 4. Il comprend notamment, le premier bâtiment « 3 litres » d’Allemagne, dont la consommation est inférieure à 30 kWh/m².an, mais aussi 46 maisons « 1 litre », construites au standard passif, et dont la consommation est inférieure à 10 kWh/m²/an, et enfin la maison à coût de chauffage zéro.

En termes de consommation énergétique, le projet de réhabilitation du quartier Orgeval, constitué de bâtiments construits dans les années 70, vise le label français BBC (bâtiment basse consommation), soit pour la région une consommation en énergie primaire maximum de 65kWh/m².an pour les logements neufs contre 104 Wh/m².an pour les logements rénovés. Ceci d’une part améliorera le confort des habitants et d’autre part réduira leurs charges locatives. En effet le diagnostic thermique des bâtiments existants fait apparaître de fortes déperditions liées aux grandes surfaces vitrées, aux murs extérieurs, à des ponts thermiques et au système défectueux du renouvellement d’air des logements.

La phase de multiplication du concept « PassivHaus » est en marche

Pour sa part, « Habitat 62/59 Picardie » a, en partenariat avec BASF, a lancé à Béthune l’une des premières opérations en locatif social labellisée « PassivHaus et BBC-Effinergie » de France et la première du Pas-de-Calais, en s’inspirant de l’immeuble « la Clairière » – le « modèle de l’habitat de demain », mais à plus grande échelle (15 et 34 logements ; contre 13 pour « la Clairière). Pour ces deux bâtiments, le but est  d’atteindre les mêmes performances en termes d’économie d’énergie : un besoin en chauffage de moins de 15 kWh/m².an. Pour cela les mêmes solutions innovantes déjà combinées pour « la Clairière » vont être appliquées aux futurs bâtiments de Béthune :

  • le respect de l’architecture bioclimatique couplée à une toiture végétalisée qui ajoute à la fois un gain écologique et un aspect esthétique appréciable intégrant parfaitement le projet à son environnement ;
  • une isolation optimale avec la pose en façade d’un système d’isolation thermique par l’extérieur de 30 cm, composé d’un matériau en polystyrène graphité, le Neopor fabriqué par BASF ;
  • une ventilation assurée par un système de VMC double flux avec récupération de chaleur de la société Aldes, complétée par un puits canadien qui fournit une géothermie efficace et permet un apport de fraîcheur et confort en été ;
  • une production d’eau chaude sanitaire assurée par des panneaux solaires installés sur le toit du bâtiment, celui-ci est également recouvert d’une couche végétale qui permet la récupération de l’eau de pluie et forme une barrière naturelle contre l’humidité et le froid.

La phase d’exécution des travaux devrait commencer en septembre 2010 pour se terminer en 2013.
 

Les bonnes pratiques du CMMI

Le CMMI (Capability Maturity Model Integration) est un ensemble structuré de bonnes pratiques destiné, selon les modèles, à évaluer et améliorer le développement et la maintenance des systèmes, la réalisation et la fourniture des services, ainsi que l’acquisition des produits et services. Il est l’un des trois référentiels majeurs, avec ITIL(Information Technology Infrastructure Library) axé sur la production, et CobiT (Control Objectives for Information and related Technology) centré sur la gouvernance.

Si ce cadre générique de processus est majoritairement utilisé dans des sociétés d’informatique, il s’applique à n’importe quelle activité d’ingénierie : architecture, mécanique, électronique… En effet, le CMMI se décline en 3 modèles de processus dont la partie commune représente environ 60 % des pratiques. D’un modèle à l’autre, les différences portent essentiellement sur la catégorie « Ingénierie » dont les pratiques varient selon l’activité concernée.

Dans l’ouvrage « CMMI par l’exemple – Pour une mise en place opérationnelle », l’auteur, François Dufay, explique comment utiliser et déployer CMMI dans son entreprise, avec à l’appui documents opérationnels, schémas, tableaux, figures, exemples de cas réels et quiz. Il se démarque de la plupart des livres existants par une représentation opérationnelle du modèle, en mettant l’accent sur l’application des modèles CMMI-DEV (pour développement de systèmes) et CMMI-ACQ (pour la maîtrise des activités d’achat) dans l’entreprise.

Nourri par le grand retour d’expérience de l’auteur, consultant en qualité logiciel et amélioration des processus et Client Engagement Manager au sein d’un grand groupe international, qui parle ici sans tabous, ce livre passe en revue toutes les questions que le lecteur est en droit de se poser : une démarche CMMI est-elle rentable ? Est-ce le modèle adapté à ses besoins ? Quels sont ses réels apports ? Comment faire cohabiter différents modèles ?

L’ouvrage destiné aux DSI et aux managers de l’informatique et à tous ceux qui utilisent le modèle CMMI (ingénieurs qualité, consultants, formateurs, évaluateurs…), est complété par une étude de cas et une extension Web sur laquelle figurent des modèles de livrables prêts à l’emploi. Il est accompagné d’une traduction française du module Acquisition.
 

Un SAN dopé par la virtualisation de l’infrastructure de stockage

« Deux problèmes se posaient au niveau des magasins », explique Todd Slan, directeur technologique de Total Wine, l’un des principaux cavistes indépendants aux Etats-Unis. L’un concernait la croissance. Nous avions une application de base de données qui prenait en charge 200 utilisateurs au siège et avons élargi l’accès aux magasins, avec pour conséquence 1 500 utilisateurs supplémentaires à gérer. Un SAN (Storage Area Network)  standard, qui ne fait pas appel à la virtualisation, présente de graves limites de taille physique qui, une fois atteintes, ont de lourdes conséquences.

Outre le problème de croissance, il y avait celui des performances. En effet, lorsque 1.500 utilisateurs, au lieu de 200, accèdent à une base de données, les performances s’avèrent sensiblement différentes. Nous avions atteint le stade où les performances étaient devenues un problème. L’espace disque nous faisait défaut et nous ne pouvions pas ajouter d’autres baies de disque, à moins d’acheter un nouveau SAN. Nous avions besoin d’une solution nous permettant d’optimiser le fonctionnement de ces bases de données. Une solution de virtualisation du stockage a permis de résoudre ces problèmes, sans avoir à acheter du nouveau matériel, réapprovisionner des disques ou redimensionner les LUN. Elle nous permet de ne pas gaspiller d’espace comme c’était le cas avec des modèles de SAN standard  qui auparavant nous faisaient gaspiller au fond 50 % de notre espace disque. »

Total Wine a évalué la possibilité de compléter le SAN EMC ou d’adopter d’autres solutions matérielles de stockage telles que celles de LeftHand Networks, EqualLogic ou NetApp. Toutefois, en tant que président du conseil CIO Mid-Atlantic pour Microsoft, qui fait office de comité consultatif de la direction, où il siège au comité international, Todd Slan a été orienté vers DataCore par un autre membre du conseil, client de DataCore ainsi que partenaire. « DataCore et The Asbury Group Integrated Technologies, partenaire Microsoft, m’ont amené dans leur data center et m’ont montré comment ils avaient résolu un problème de 80 téraoctets de données avec la solution de virtualisation du stockage DataCore », ajoute Todd. « Ce fait, et l’idée de ne pas avoir à remplacer notre matériel de stockage existant, a suffi à nous convaincre que la solution DataCore répondait à nos besoins. »

Une infrastructure de stockage virtualisée entièrement redondante

Le pool de données désormais géré par la solution DataCore fait 10 To en tout. En termes de communauté d’utilisateurs, les 10 To sont divisés entre 230 utilisateurs au siège de l’entreprise Total Wine et du personnel travaillant dans les points de vente. Pour les utilisateurs au siège, la solution DataCore fournit l’éventail des données, bases de données et serveurs qui sont en général essentiels dans un environnement de bureau : fichiers plats, bases de données, Exchange, etc. Pour les utilisateurs en magasin, l’application métier principale qui pilote toutes les activités commerciales de Total Wine repose sur une base de données SQL qui réside sur le SAN DataCore.

Total Wine a réalisé un investissement important dans Microsoft Hyper-V pour virtualiser ses serveurs et a déployé exclusivement Hyper-V comme hyperviseur privilégié. Le data center de Total Wine dans le Maryland est à moitié virtualisé. À ce jour, huit systèmes principaux ou un tiers des machines virtuelles (VM) de l’infrastructure virtualisée fonctionnent désormais de concert avec la solution DataCore pour virtualiser et accélérer leur stockage. L’échelle va croître sensiblement dans la phase suivante du déploiement de la virtualisation.

Au départ, Total Wine a déployé la solution DataCore simplement pour bénéficier des avantages inhérents à la virtualisation pour son SAN EMC, notamment de meilleures performances grâce à la fonctionnalité de méga-cache DataCore et une capacité accrue grâce à la technologie de provisionnement fin à l’échelle de l’infrastructure. Todd Slan et son équipe déploient maintenant une deuxième licence DataCore, pour assurer la haute disponibilité et améliorer le temps de service. Cet été, l’infrastructure de stockage virtualisée de Total Wine, reposant sur la solution DataCore, sera entièrement redondante, deux SAN mis en miroir protégeant alors les données pour garantir la disponibilité et la tolérance aux pannes. Ce processus va également poser les bases d’une reprise d’activité complète (si nécessaire) alors que, dans une phase ultérieure, un troisième SAN DataCore pourra être ajouté sur un site distant et relié par réplication distante ou asynchrone.

L’un des aspects que Todd Slan apprécie vraiment au sujet de la solution de virtualisation du stockage est la flexibilité qu’elle leur procure. Total Wine gère actuellement des ressources de stockage hétérogènes (Fibre Channel, connexion directe et iSCSI). « DataCore ne nous impose aucun modèle de stockage », constate Todd Slan. « Avec cette solution, je ne suis pas obligé d’acheter des périphériques de stockage Fibre Channel pour tout. Je peux acheter du stockage à coût réduit, brancher des unités SAS à connexion directe en arrière-plan du SAN DataCore et éviter de payer le prix du matériel Fibre Channel devenu inutile. »
 

Le calcul haute performance s’ouvre aux PME

Outil essentiel de la recherche scientifique, technologique et industrielle, le calcul haute performance est mis en œuvre par des superordinateurs capables d’exécuter plusieurs milliards d’opérations à la seconde pour modéliser des phénomènes particulièrement complexes, traiter ou qualifier rapidement des données en très grand nombre. Ainsi un calcul qui s’exécute en 24 heures sur un PC classique, ne prend que quelques minutes sur un superordinateur. Ces gains en temps et en fiabilité permettent de réduire les coûts à chaque étape du cycle de vie d’un produit ou d’un process (conception, optimisation, validation) et concernent potentiellement de nombreux domaines à forts enjeux économiques et sociétaux : aéronautique et espace, transports, énergie, chimie, médecine et biologie, matériaux, environnement, multimédia, finance…

Dans ces domaines, le recours au calcul haute performance permet des ruptures technologiques majeures, par exemple, dans l’évaluation de la résistance d’un matériau, la modélisation d’écoulements aérodynamiques, de phénomènes électromagnétiques ou acoustiques, l’analyse de la structure et des propriétés de composants chimiques ou biologiques, l’optimisation du traitement de données financières et multimédia ou encore l’aide au diagnostic médical…

Bâti en cohérence avec les recommandations du plan France Numérique 2012, le programme Initiative HPC-PME lancé conjointement par GENCI (Grand Equipement National de Calcul Intensif), l’INRIA et OSEO, en partenariat avec quatre pôles mondiaux de compétitivité, vise à soutenir et accroître la compétitivité des PME dont les projets d’innovation industrielle peuvent tirer parti de l’utilisation du calcul haute performance. Au cœur du dispositif : un accompagnement dans la durée pour garantir une intégration efficace des capacités de développement offertes par le HPC (High Performance Computing).

Prendre la mesure de l’intérêt économique du HPC

En les accompagnant tout au long de leur première approche du calcul haute performance, ce programme aidera les PME, aussi bien du point de vue technique, commercial que financier, à construire un projet d’innovation industrielle. Qu’il s’agisse d’optimiser les performances de leurs technologies ou de préparer les innovations de demain, l’objectif est d’aider les PME à prendre la mesure de l’intérêt économique du HPC au regard de leur modèle de croissance.

Le programme Initiative HPC-PME s’appuie sur la complémentarité des compétences de chaque partenaire : GENCI pour un accès accompagné aux ressources de calcul haute performance, l’INRIA pour son expertise scientifique et technologique, OSEO pour sa maîtrise des outils de soutien et de financement de l’innovation. Il sera mené en partenariat avec quatre pôles mondiaux de compétitivité, bénéficiant chacun d’une forte implantation régionale, à la fois académique et industrielle : Aerospace Valley (aéronautique, espace, systèmes embarqués), Axelera (chimie et environnement), Minalogic (solutions miniaturisées intelligentes pour l’industrie) et System@tic (systèmes complexes).

L’offre comporte quatre volets combinant l’ensemble de ces compétences: formation, expertise, accès aux équipements et intégration dans les dispositifs de financement de l’innovation.

A partir du mois de septembre 2010, chacun des partenaires présentera l’initiative HPC-PME aux acteurs régionaux mais les PME françaises  intéressées par le calcul haute performance trouveront l’ensemble des informations nécessaires pour se porter candidates ainsi que les moyens mis à leur disposition par les trois partenaires sur le site http://www.initiative-hpc-pme.org. Un premier bilan de cette initiative sera réalisé au printemps 2011. 

Sopal suit chaque produit, de sa conception à sa fin de vie

Fondée en 1981, la société tunisienne Sopal conçoit et fabrique tous types d’articles de robinetterie complexes et sophistiqués pour cuisines et salles de bain mais aussi pour l’industrie. Son système de production est intégré et elle dispose d’un bureau d’études techniques équipé d’outils de DAO, PAO, CFAO et d’un atelier pourvu de machines à commande numérique pour la fabrication de tout outillage nécessaire à la production par estampage à chaud, fonderie en coquilles, injection sous pression, usinage à commande numérique et traitement de surface. Le contrôle d’étanchéité est assuré unitairement sur tous les produits par des bancs d’essais électroniques. Certifiée ISO 9001, elle commercialise des produits standard présentés sur catalogue et fabrique à la demande.

Compte tenu de l’évolution rapide des tendances en matière de design de produits de robinetterie, les dirigeants de Sopal ont estimé que l’entreprise devait rester flexible et réactive par rapport à la demande du marché. Pour ce faire, cette entreprise de 520 personnes a adopté une stratégie PLM s’appuyant sur les solutions V6 PLM Express et 3DVIA Composer pour la totalité de ses produits, de la conception initiale du style de ses nouveaux modèles jusqu’à leur mise au rebut et à leur fin de vie. Grâce à ces solutions Dassault Systèmes, elle peut ainsi gérer l’ensemble des informations produits, telles que les spécifications techniques, les données de conception, les contraintes règlementaires ainsi que les ventes, tout au long du cycle de vie.

Accélérer le processus dans sa totalité

« Il est capital de détecter les nouvelles tendances et de proposer des produits adaptés à ces changements. Pour lancer le bon produit sur le marché tout en raccourcissant au maximum les délais, il est important de pouvoir d’abord visualiser le produit dans un contexte réaliste », déclare Moez Regayeg, Directeur de Sopal. « Nous nous sommes appuyés sur la visualisation réaliste de la plate-forme V6 pour créer une expérience interactive en 3D. Nous avons même franchi une étape supplémentaire avec 3DVIA Mobile en publiant nos modèles sur 3Dvia.com que nos clients peuvent découvrir sur leur iPhone . Solution pour rechercher, télécharger et partager des idées en 3D sur Internet, 3DVIA va nous aider à promouvoir nos produits dans le monde entier », se réjouit Moez Regayeg.

Sopal a choisi V6 PLM Express pour ses qualités de manipulation et de visualisation réaliste de surfaces complexes haut de gamme, permettant à ses concepteurs de créer dans Catia V6 des formes complexes, pour offrir un design à la fois esthétique et reconnaissable à ses robinets. Pour sa part, la solution Delmia V6 Machining est utilisée pour créer l’équipement destiné à la fabrication et accélérer le processus dans sa totalité. Quant à 3DVIA Composer, il permet de  documenter rapidement et facilement le processus d’assemblage et le réaliser dans le cadre d’une expérience interactive en 3D enrichie de procédures animées. Sopal utilise les animations en 3D pour expliquer aux architectes, aux entrepreneurs du bâtiment ou au client final, comment installer ses produits ainsi que leur fonctionnement.

La plate-forme V6 assure la collaboration entre les différents services de Sopal et ses deux filiales et leur permet de travailler ensemble,  ce qui accélère le processus de développement, contribue à l’innovation et permet d’éviter les erreurs. « De plus en plus de personnes participent à un projet, partagent des idées et apportent des modifications. Elles doivent donc avoir la certitude qu’elles travaillent sur la version la plus récente d’un design », souligne Moez Regayeg. « La V6 répond à tous nos besoins de conception, de fabrication et de gestion documentaire sur la même plate-forme collaborative », conclut-il. Un déploiement multimarques de V6 PLM Express qui permet à Sopal de suivre chaque produit en temps réel, et à toute personne au sein de l’entreprise, de disposer de données à jour.

 

Des drains filtrants pour bloquer l’érosion du littoral

La protection des digues maritimes et la lutte contre l’érosion du littoral français qui est très exposé, ont montré toute leur importance lors de la tempête Xynthia : après son passage, sur les 1.350 km de digues côtières, un tiers nécessite d’être réparé pour un coût des travaux de restauration et de réhabilitation  estimé entre 1 à 2 millions d’euros le kilomètre. 

L’augmentation des risques côtiers s’est traduite depuis des années par la construction systématique d’ouvrages de défense rigides de type perrés, digues ou murs, ce qui a conduit à une artificialisation massive des côtes. Ces ouvrages de défense rigides protègent les terres de la submersion marine cependant, ils bloquent les échanges naturels entre la plage et la dune, modifient l’équilibre de la côte et aggravent l’érosion des sites sur lesquels ils sont situés et sur les sites adjacents. Au pied de ces d’ouvrages, le sable a tendance à s’éroder plus rapidement sous l’effet de la réflexion des vagues qui accroît la turbulence dans la zone de déferlement.

Le procédé Ecoplage de la société du même nom, à Sainte Luce-sur-Loire (44),  représente une solution complémentaire et écologique  aux actions de réhabilitation et de renforcement des digues. Il permet, sur une plage en amont d’une digue,  de diminuer la force de reflux des vagues en constituant une réserve de sable qui joue le rôle de stock tampon lors des tempêtes. En amortissant les effets de la houle, ce stock de sable additionnel constitue une barrière de protection naturelle qui freine les processus d’érosion de la digue. Cette technologie propriétaire a révélé  son efficacité sur la plage de Quend dans le département de la Somme. Avant la mise en place du procédé Ecoplage, cette plage perdait de 20 à 30.000 m3 de sable par an du fait de l’érosion. Le sable avait pratiquement disparu au pied de la digue laissant apparaître les structures d’appui. A marée basse, de l’eau stagnait constamment dans le creux laissé par la marée.

« Un an après la mise en place du procédé Ecoplage, la plage de Quend s’est rehaussée en sable de 80 cm à 1m en haut de plage. Cet afflux de sable a constitué un stock tampon qui a stoppé l’érosion marine de la digue qui avait du être restaurée en plusieurs endroits. A marée haute, la digue reste désormais la plupart du temps protégée par une bande de sable sec. L’ouvrage est renforcé par cette protection supplémentaire de sable totalement naturelle » souligne Jean-Yves Audrain, Directeur Général de la société d’Ecoplage. « Une fois installé, notre technologie permet de stopper l’érosion puis de reconstituer très rapidement et à moindre coût le cordon dunaire. Elle s’impose comme une alternative naturelle et efficace à la construction systématique de digues qui modifient considérablement les écosystèmes et les échanges naturels dune-plage sans régler le problème d’érosion des côtes », poursuit-il.

Une réponse aux enjeux environnementaux

Le procédé Ecoplage repose sur le principe physique du rabattement de la nappe phréatique par drainage gravitaire à l’intérieur de la plage. Le système draine l’eau contenue dans le sable favorisant le dépôt de sable naturel additionnel sur la surface de la plage. Il consiste en l’enfouissement d’un drain d’une longueur déterminée par une étude préalable à environ 2 m sous la plage pour optimiser l’infiltration de l’eau de mer et faciliter l’accrétion. Le drain filtrant est constitué en PVC perforé de 200 mm de diamètre, enrobé d’une chaussette géotextile et entouré d’un massif filtrant afin d’éviter qu’il ne se colmate. Enterré dans le sable parallèlement au trait de côte, il va permettre d’assécher la plage dans la zone de déferlement des vagues et éviter le retrait des sédiments lors du reflux des vagues. Les drains absorbent l’eau qui s’écoule par gravité vers une station de pompage. Le drainage diminue la pression interstitielle entre les grains de sable ce qui augmente leur cohésion et les rend plus résistants à l’érosion marine. De plus, il favorise le dépôt des sédiments contenu dans l’eau des vagues lors de l’infiltration à l’intérieur de la plage, accélérant les processus de ré-ensablement naturel. Ainsi, dès sa mise en marche, le système contribue à freiner l’érosion et à favoriser l’ensablement naturel de la plage.

Les canalisations sont reliées à une canalisation de collecte. L’eau s’écoule par gravité jusqu’à la station de pompage. L’eau de mer filtrée est pompée par la station pour être ensuite refoulée dans la canalisation de rejet. La société a breveté un enfouisseur de drain capable d’enterrer le drain et le massif filtrant en une seule opération. L’engin installe jusqu’à 300 m/h de drain, une installation complète du système pouvant être opérée en 3 mois pour une longueur de 1.000 m.

Le procédé Ecoplage génère une importante quantité d’eau de mer filtrée qui peut être valorisée de différentes manières en fonction des besoins des collectivités locales : production de chaleur ou de froid en association avec une pompe à chaleur, oxygénation des lagunes et des étangs de marinas, approvisionnement de piscines, alimentation de centres de thalassothérapie, de bassins piscicoles et conchylicoles, d’usines de dessalement… Il répond aux nouveaux enjeux environnementaux : il conserve un paysage littoral identique au site naturel, n’agit pas significativement sur le transit littoral, n’a aucun impact négatif sur l’environnement et participe directement à la protection des écosystèmes (confrontés à la disparition progressive de la superficie des plages, les estivants s’installent désormais aux pieds des dunes protégées et empiètent sur les écosystèmes des littoraux).

De plus, Ecoplage qui est installé sur 5 sites en France, s’intègre dans une gestion durable du littoral : la plage n’a plus besoin d’être engraissée par des apports de sable, la mise en place d’ouvrage de défense rigide devient obsolète, les opérations d’entretien sur les ouvrages rigides existants diminuent et les collectivités locales réalisent des économies globales dans la gestion de leur littoral (à Saint Raphaël, 2 épis en enrochement devenus inutiles ont été supprimés sur la plage d’Agay conjointement à l’installation du système, restituant les caractéristiques naturelles de ce site classé).

 

Le camion du futur pour le transport longue distance

Le transport longue distance de demain sera assuré par de longs camions à pilotage automatique circulant sans interruption en convois sur des autoroutes « vertes » reliant les différents continents. Telle est la vision qui sous-tend le projet Volvo Concept Truck 2020. Mais cette vision se matérialisera-t-elle d’ici dix ans ? « Telle est la vraie question, déclare Rikard Orell, directeur du design chez Volvo Trucks. Le progrès ne cesse de s’accélérer. De ce fait, notre vision pour demain ne semble pas si lointaine. La plupart des technologies du Volvo Concept Truck 2020 sont déjà disponibles, d’autres doivent encore être développées. Il faut véritablement lancer le débat, et définir les aptitudes et attributions de chacun. Aborder superficiellement la question risque d’annihiler les progrès initiés. »

Un transport commercial plus sûr et plus efficace

A mesure de son développement, le transport se doit d’être plus sûr et plus efficace. Le concept de Volvo qui a développé une maquette radiocommandée du Concept Truck 2020, donne des pistes pour atteindre ces deux objectifs. Certaines des idées du projet peuvent être intégrées en production dès aujourd’hui tandis que d’autres visent à susciter l’intérêt et à lancer la discussion.

L’une des idées les plus révolutionnaires consiste à relier des véhicules électroniquement dans de longs convois traversant les continents à 90 km/h. « Cela ne sera possible que lorsque les corridors verts envisagés dans le secteur du transport deviendront une réalité, explique Rikard Orell. Les poids lourds seront ainsi séparés des autres véhicules, circulant sur leurs propres voies, à l’image d’une voie ferrée mais sans rails. »

Ce concept présente de nombreux avantages. Il contribue à augmenter la sécurité routière, à limiter l’espace nécessaire aux services de transport et à réduire l’usure des routes. Il permet par ailleurs de réduire la consommation de carburant et les émissions de CO2, la traînée d’un véhicule étant réduite lorsqu’il se trouve dans le sillage d’un autre. En outre, le conducteur peut s’installer au volant tout en laissant le camion piloter. Ce temps pouvant être considéré comme un temps de pause, il en résultera des temps de transport plus courts, des livraisons plus rapides, et les conducteurs pourront alors profiter davantage de leurs famille et amis.

Un poste de conduite spacieux et aéré

Le concept de Volvo Trucks intègre de nombreuses idées sur le développement du poste de conduite. Sur le Volvo Concept Truck 2020, le poste de conduite est spacieux, aéré et ergonomique. « Nous avons remplacé le tableau de bord classique par un panneau à film mince affichant des informations personnalisées à la convenance du conducteur, explique Rikard Orell. Ce panneau fonctionne comme un pavé tactile, à l’instar d’un iPhone. Nous avons ainsi gagné énormément d’espace. »

Le siège conducteur aérodynamique avec son dossier mince et ventilé s’apparente davantage à un siège de bureau moderne qu’à un siège de camion, et contribue également à favoriser les gains de place. Derrière le conducteur est monté un sofa futon qui se transforme en confortable couchette une fois la nuit tombée. L’éclairage de la cabine est divisé en zones adaptées aux différentes tâches du conducteur ou aux périodes de repos.

Le conducteur est entouré de vastes surfaces vitrées lui offrant une excellente visibilité à l’intérieur et à l’extérieur du véhicule. Cette architecture favorise le contact visuel entre le conducteur et les autres usagers de la route, contribuant à limiter le risque d’accidents. La teinte des vitres et l’obscurcissement le soir sont commandés électroniquement.

Une protection anticollision aérodynamique

L’équipe de design a également cherché à optimiser la forme aérodynamique du camion afin de réduire la perception de sa taille. Les projecteurs et les clignotants à LED sont intégrés à l’avant du véhicule. Les rétroviseurs ont été remplacés par des caméras projetant l’image filmée sur l’intérieur du pare-brise.

La partie inférieure avant du véhicule présente une protection anticollision intégrée dépassant d’environ 50 cm. Ce « nez » atténue le choc en cas de collision frontale et contribue également à favoriser l’aérodynamique.
« Ce nez constituant un équipement de sécurité, nous ne l’avons pas pris en compte dans la longueur maximum autorisée, tout comme les rétroviseurs qui ne sont aujourd’hui plus intégrés dans le calcul de la largeur maximum autorisée », souligne Rikard Orell.

Certains éléments ont été reconduits. Le badge Globetrotter sur le pavillon a été conservé mais redessiné pour s’harmoniser avec les lignes du véhicule et réduire la traînée. Le conducteur peut changer le texte du bandeau depuis le tableau de bord.

La prochaine étape : l’arrière

Les travaux sur le design extérieur se focalisent largement sur l’aérodynamique. Mais dans quelle mesure est-il réellement possible de réduire la traînée sur un camion ? « Nous nous sommes pour le moment intéressés à l’avant du véhicule et avons conclu que des changements complémentaires à la forme de base n’apporteraient que des améliorations marginales, explique Rikard Orell. Néanmoins, il reste encore fort à faire au niveau du design de l’arrière du véhicule. Le potentiel aérodynamique inexploité à ce niveau est énorme. »
 

La conception des engrenages en plastique en toute sécurité

La conversion du métal vers le plastique est une tendance majeure et un progrès significatif dans la technologie de l’engrenage. Les engrenages en plastiques offrent beaucoup d’avantages par rapport au métal traditionnel, à commencer par une plus grande liberté de conception. La substitution de l’usinage par le moulage permet de nouvelles configurations tout en évitant les coûts d’opérations secondaires. La masse plus légère du plastique réduit aussi l’inertie, pour une plus grande efficacité de l’engrenage. En outre, les pièces en mouvement sont beaucoup plus silencieuses que celles en métal, contribuant ainsi à la réduction du bruit ambiant des machines.

« Toutefois, le manque de données fiables a mis un frein à la conception d’engrenages en plastique », précise le Dr Stefan Beermann, PDG de KISSsoft AG, éditeur suisse de logiciels. « Les calculs de dimensionnement pour engrenages en métal ne peuvent être appliqués à leur équivalent en plastique car les propriétés de performance du plastique peuvent varier avec la température. Le travail accompli avec SABIC Innovative Plastics a permis à KISSsoft d’incorporer les propriétés d’une grande partie des composés haut de gamme de l’entreprise dans notre logiciel de calculs, ce qui a radicalement simplifié le processus de conception d’engrenage. Que les engrenages soient destinés aux systèmes de funiculaires, au matériel de construction, aux transmissions pour Formule 1 ou aux engins spatiaux, les clients peuvent désormais choisir et évaluer les composés de spécialité de SABIC Innovative Plastics rapidement et avec précision» poursuit-il.

Tirer parti de l’avantage des engrenages en plastique

La socité KISSsoft applique désormais des calculs de dimensionnement d’engrenages pour 17 grades de composés de spécialité LNP de SABIC Innovative Plastics, spécialiste des solutions thermoplastiques techniques,  y compris des grades haute température, des grades lubrifiés de manière interne et des grades renforcés à la fibre de verre. Désormais, les ingénieurs et les concepteurs peuvent remplacer les essais et éviter les tâtonnements et les erreurs en utilisant des données validées selon des paramètres tels que la résistance, la résistance à la température et l’usure des flancs de dent, afin de rationaliser de manière significative le processus de conception d’engrenage.

Cette nouvelle solution peut aider un large éventail d’industries, allant du domaine de la santé et de l’automobile, à la restauration. Une solution qui tire parti des avantages des engrenages en plastique en vue de réduire les coûts du système, d’augmenter fortement la liberté de conception et d’offrir une meilleure performance.

Le premier ensemble de matériaux LNP de SABIC Innovative Plastics à être validé comprend les grades renforcés utilisant des fibres de verre et carbones courtes et longues, des technologies de lubrification variées et huit polymères de bases différentes. Les données pour ces grades comprennent les valeurs dépendant de la température pour le module, la résistance à la flexion statique et les valeurs d’usures caractéristiques pendant le fonctionnement à sec.

Par exemple, les composés Lubricomp LNP et Lubriloy LNP avec lubrification interne peuvent être utilisés dans des engrenages fonctionnant à sec pour des applications ne permettant par l’application externe d’huile et de graisse. Les secteurs de la santé et de la restauration sont les marchés clés pour ces matériaux, du fait des exigences en matière d’hygiène et de sécurité. D’autres avantages liés aux composés lubrifiés de manière interne tiennent à la réduction des coûts du fait d’un entretien moindre et une meilleure protection environnementale. Enfin, les grades renforcés en fibre de verre des composés de SABIC Innovative Plastics peuvent améliorer la résistance à l’usure et à la fatigue, et permettre la transmission de couples de serrage plus élevés.
 

Les liquides hydrauliques sous haute surveillance

La protection contre toute fuite d’huile des systèmes hydrauliques a encore gagné en importance en raison des nouvelles prescriptions relatives à la protection de l’environnement. Il est donc très important d’utiliser des joints neufs à chaque remplacement de composant, seule manière de parer aux défauts d’étanchéité des systèmes hydrauliques. Pour cette raison, Parker Hannifin, premier fabricant mondial des technologies du mouvement et du contrôle, propose le nouveau filtre sommet de réservoir PT qui se caractérise par sa construction brevetée: l’élément filtrant et le couvercle du corps du filtre sont déjà intégrés dans l’élément consommable. Le remplacement de l’élément filtrant commercialisé sous forme d’accessoire à monter sur le réservoir.est ainsi simplifié car il n’y a plus de pièces détachées qui doivent être de nouveau montées (de nouveaux joints sont ainsi utilisés à cet endroit critique à chaque fois que l’élément filtrant est remplacé).

Le filtre PT qui est conçu pour des débits atteignant 400 l/min à une pression de service pouvant atteindre 10 bar, est construit de telle sorte que l’huile coule de l’intérieur vers l’extérieur à travers le filtre. Ainsi, les impuretés filtrées restent à l’intérieur quand l’élément filtrant  est remplacé. Le système ne peut donc pas être encrassé de nouveau si des gouttes d’huile retournent dans le réservoir lors de la manipulation. Par ailleurs, l’air dans les liquides hydrauliques réduisant la puissance des pompes par cavitation, le diffuseur  Parker garantit que l’air ne pénètre plus dans les conduites de retour et que l’huile s’écoule ainsi plus facilement dans le réservoir. L’utilisation du filtre PT assure ainsi une performance optimale et une réduction des charges d’exploitation.

contrôler l’état du liquide hydraulique reste une nécessité

Autre innovation de Parker Hannifin : le nouveau filtre haute pression duplex EADPF qui autorise la commande à distance grâce à une électrovanne hydraulique intégrée. L’unité commute automatiquement sur le second élément filtrant quand le premier doit être changé. Elle envoie simultanément un signal d’avertissement au système de surveillance pour informer de la nécessité d’un changement de filtre. Pour éviter tout dommage dû à des pointes de pression, le système met automatiquement en fonction la ligne équipotentielle avant la commutation sur l’élément filtrant non encore utilisé du filtre double. Cette solution fait disparaître le risque de la commutation manuelle qui ne peut garantir l’utilisation correcte de la ligne.

En dépit de toutes ces précautions, il demeure important de contrôler l’état du liquide hydraulique afin de garantir un fonctionnement durable et fiable des systèmes hydrauliques. Pour ce faire, des échantillons sont généralement envoyés à des laboratoires externes. Une pratique relativement chère et qui prend du temps. Avec le  icount Mini-Lab de Parker monté sur un chariot, il devient possible de réaliser sur site, en peu de temps,  une analyse fiable du liquide hydraulique selon les normes ISO-4409:1999 et NAS1638, avec  une précision comparable à celle d’un laboratoire professionnel. Grâce à une technologie laser de comptage, un compartiment échantillon pressurisé grâce à un compresseur intégré  et un dispositif astucieux minimisant toute contamination croisée,  les tests et de contamination sont réalisés en trois étapes très simples : prélèvement d’un échantillon de liquide hydraulique sur le système, analyse de ce liquide durant trois minutes puis impression du rapport d’analyse.

 

Pôles de compétitivité: de nouveaux projets en énergie-environnement

Parmi les 216 dossiers présentés au 10 ème appel à projets du fonds unique interministériel par les pôles de compétitivité, 73 projets collaboratifs de recherche et développement  émanant de 52 pôles de compétitivité, ont été retenus pour un financement par l’État de 63 M€. La mobilisation des collectivités territoriales et des fonds communautaires (FEDER) sur la plupart de ces projets complète ces financements à hauteur de 60 M€. Ces nouveaux projets sélectionnés pour leur caractère innovant et pour l’activité économique qu’ils devraient générer, viennent s’ajouter aux 886 projets soutenus depuis 2005 pour un montant de dépenses de R&D de près de 4,6 milliards d’euros et un financement public de 1,7 milliard d’euros dont 1,1 milliard d’euros par l’État.

Un 11ème appel à projets sera lancé à l’automne et les projets seront sélectionnés en mars 2011. Par ailleurs, seront également lancés à l’automne les appels à projets de R&D structurants et de plates-formes mutualisées d’innovation des pôles de compétitivité financés à hauteur de 500 M€ par l’emprunt national dans le cadre du programme d’investissements d’avenir.
Parmi les 73 projets retenus qui concernent aussi bien technologies de l’information et de la communication que l’aéronautique, l’agro-alimentaire ou les biens de consommation, la santé et les biotechnologies, en voici quelques uns dans le domaine de l’énergie et de l’environnement.

Développement d’un nouveau  procédé de fabrication des batteries Lithium-ion

Le marché des batteries Lithium-ion a connu une très forte croissance ces 10 dernières années pour les applications portables. Aujourd’hui, cette technologie pénètre le marché des applications industrielles qui requiert des performances au moins équivalentes en termes d’énergie, de puissance et de coût, avec des exigences de durée de vie et de sécurité beaucoup plus élevées. Le projet GREENELION, des pôles PLASTIPOLIS, TENERRDIS, VIAMECA et ELASTOPOLE, a pour objectif de développer un procédé très innovant d’élaboration de batteries Lithium-ion. Ce projet doit répondre au double enjeu d’améliorer la performance des accumulateurs tout en concevant un procédé d’élaboration d’électrode respectueux de l’environnement.

Améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments

Le projet Parex.it (PARement EXtérieur pour Isolation Thermique), des pôles TENERRDIS, AXELERA et CAPENERGIES vise à développer un enduit d’isolation thermique par l’extérieur. Cet enduit sera à base minérale et utilisera des super-isolants granulaires. Les façadiers en assureront la mise en oeuvre monocouche au moyen de machines mélangeuses et projeteuses du commerce.L’enduit issu des travaux de Parex.it sera utilisé :

  • en réhabilitation, où il participera à l’atteinte des objectifs du Grenelle de l’Environnement (complément d’isolation, rapidité de mise en œuvre) ;
  • sur les constructions neuves à isolation réparties (par exemple monomur) auxquelles il apportera la possibilité de labels BBC ;
  • sur les constructions neuves isolées par l’intérieur, où il réduira les ponts thermiques, tout en conservant le principe constructif habituel.

Réduire la pollution du transport routier de fort tonnage

Actuellement le seul carburant utilisable pour le transport routier de très fort tonnage est le gazole. Les constructeurs n’envisagent des solutions électriques et hybrides que pour les véhicules inférieurs à 12-14 t. Un moyen d’avoir des véhicules de fort tonnage sans diesel est l’utilisation d’une motorisation gaz performante dont les avantages sont : zéro rejet de CO2 avec du biogaz et moteur très performant et silencieux, très bien adapté à une hybridation.

Le projet MOGANO-VI (MOteur GAz Naturel eurO VI) du pôle LUTB a pour ambition d’apporter au monde du transport routier une solution alternative utilisant ce mode de motorisation. Il permettra d’améliorer la compétitivité de ces véhicules avec un coût carburant plus faible, moins de rejet CO2 (moins de taxe carbone), moins de bruit, sans particules, et dans le respect de la norme EuroVI.

Aider à la lutte tactique contre le feu  pour la cellule de crise des pompiers

Le projet TECHFORFIRE des pôles RISQUES et PEGASE a pour objectif  de mettre en place et de démontrer l’intérêt d’un service qui fournirait aux forces d’intervention une information aidant à la lutte tactique contre le feu. Ce servicecombinerait une acquisition d’imagerie haute résolution, une information précise, actualisée et spatialisée sur la situation réelle de l’incendie, une modélisation de la propagation du feu utilisant les dernières avancées scientifiques dans le domaine et enfin, une visualisation synthétique de l’ensemble des informations ainsi que des risques grâce à un système d’informations géographiques. L’innovation technologique principale réside dans la livraison en continu d’une information synthétique de haute qualité d’aide à la lutte tactique contre le feu pour la cellule de crise des pompiers.

Appréhender la complexité des modèles urbains

Le projet SUSTAINS du pôle ADVANCITY est un outil d’aide à la décision pour la planification urbaine et le choix des systèmes énergétiques. Cet outil doit permettre d’appréhender la complexité des modèles urbains (résidentiels, industriels, services public) dans ses dimensions sociales, économiques, énergétiques, de mobilité et de durabilité. L’intégration, la visualisation et la manipulation de ces dimensions dans une plateforme informatique opérationnelle de la ville vise à replacer les différents acteurs (élus, financeurs, société civile) au sein du processus de décision en se focalisant clairement sur deux enjeux : environnement et énergie. Ce projet est réalisé en collaboration étroite entre des praticiens de la ville, des experts du domaine de la production et de la distribution énergétique.

Dépolluer les sédiments avec des  textiles

Le projet  DEPOLTEX du pôle UP-TEX a pour objet la mise au point d’une méthodologie de conception de géotextiles fonctionnalisés ayant des propriétés de dépollution des sédiments et boues pollués aux métaux lourds. Les objectifs de ce programme sont notamment l’éco-conception et le développement au stade préindustriel de géotextiles fonctionnalisés, la mise en œuvre d’une unité mobile ou fixe capable de traiter les sédiments les plus pollués sur place pour leur réutilisation et valorisation sur site ainsi que la réalisation d’un outil de conception qui permettra de prédire le protocole de traitement à mettre en œuvre selon la concentration de polluants captés. Il s’agit donc d’apporter une réponse ciblée, à travers une solution de la filière textile, à un problème précis de traitement et/ou utilisation des sédiments de dragage qui doivent être gérés à terre, sur l’ensemble de la chaine de gestion des opérations de dragage.

Remplacer les composés d’origine pétrochimique par des composés bio-sourcés  renouvelables

Le projet FINATHER 3, des pôles INDUSTRIES ET AGRO-RESSOSURCES, PLASTIPOLIS, UP-TEX et I-TRANS, vise à développer des matériaux composites thermodurs innovants à base de fibre végétale (résine issue d’huile de lin époxydée et renforcée par des fibres naturelles comme le lin ou le chanvre). L’utilisation de ces matériaux dans le secteur des transports automobile, ferroviaire et des biens de consommation permettra un gain environnemental très important du à la diminution du poids des pièces et à la réduction des consommations énergétiques des véhicules.
 

Comment l’industrie manufacturière voit son avenir

Parrainé par Infor et IBM, le livre blanc d’IDC Manufacturing Insights constitue la plus importante étude sur l’industrie manufacturière au niveau mondial. Réalisé auprès de 722 PDG, Directeurs des Opérations et Directeurs Financiers, en France, en Angleterre, en Allemagne, au Bénélux, au Japon, aux Etats-Unis, en Chine et au Brésil,  il couvre 4 secteurs clefs: haute technologie et électronique,  automobile,  mécanique et matériel industriel, transformation des métaux.

D’après cette étude, les secteurs de l’automobile et du high-tech connaissent, depuis 5 ans, la plus forte croissance en termes de complexité, comme l’affirment respectivement 55,2% et 56,1% des personnes interrogées.
Réduire les coûts et améliorer la profitabilité constituent les priorités actuelles des entreprises mais la satisfaction client apparait comme le défi le plus important à relever pour atteindre ces objectifs, ce qui représente un changement radical par rapport à la priorité numéro 1 de l’industrie manufacturière en 2009, en pleine crise économique, à savoir la réduction des coûts.

L’étude met en évidence des différences significatives en matière d’initiatives clé pour combattre la récession, en fonction des différentes zones géographiques. En Europe de l’Ouest et aux Etats-Unis, la tendance stratégique repose sur un ‘retour aux fondamentaux’ pour conserver les clients existants et garantir la productivité, alors qu’au Japon et en Chine, l’accent est mis sur l’innovation et le développement de nouveaux produits (une stratégie expansionniste beaucoup plus agressive).

Un consensus existe en matière de coûts pour les quatre secteurs de l’industrie, cependant les coûts des matières premières sont plus critiques au sein de l’industrie métallurgique fortement exposée aux fluctuations des marchés des métaux ou du caoutchouc. Atteindre ses objectifs en termes de revenus est plus important au sein des industries orientées clients, comme le high-tech et l’électronique ou encore l’automobile.
C’est en matière d’anticipation de la demande et des prévisions que les différences sont les plus évidentes, si l’on en croit les personnes interrogées à propos des moyens à mettre en place pour atteindre l’excellence opérationnelle et évaluer leur performance actuelle au regard de celle à laquelle ils aspirent d’ici deux ans.

De manière générale, un manque de compétences, d’agilité professionnelle et d’accès à des informations fiables et en temps voulu constituent les obstacles les plus importants pour atteindre l’excellence opérationnelle. Ces différences sont à nouveau très marquées en fonction des régions géographiques, comme en France (manque de moyens et difficulté à prévoir les demandes des clients), en Allemagne (difficulté à collaborer avec les fournisseurs) ou en Chine (nombreux freins liés à des systèmes IT inefficaces et inadaptés).

Près de la moitié des personnes interrogées (44.6%) déclarent que la technologie représente un élément clé en matière d’excellence opérationnelle, alors que la prise de décision, la profitabilité et la réduction des coûts sont également cités comme les principaux domaines capables d’apporter de la valeur ajoutée.

Les priorités en matière d’investissement IT dans des solutions logicielles (au-delà des systèmes ERP) dénotent une différence de point de vue entre CEO et CIO, mettant en évidence d’éventuelles difficultés à concevoir une stratégie IT d’entreprise. De manière générale, les leaders de l’industrie manufacturière considèrent que l’amélioration de leur capacité décisionnelle constitue le premier atout découlant de leur investissement ERP.
 

Pourquoi le trou idéal n’est-il pas rond ?

En pratique, il s’agit par exemple d’enlever le maximum de matière d’un avion pour le rendre plus léger, tout en ne compromettant pas sa sécurité. Or, les trous ainsi faits dans la matière ne sont que très rarement circulaires, comme l’a démontré Ole Sigmund.

Comment rendre les avions de ligne et les voitures plus légers pour qu’ils consomment moins de carburant ? On peut arriver à ce résultat en utilisant des trous, diminuant ainsi la masse totale. Cependant, les trous doivent avoir la « bonne » forme, celle qui ne compromet pas la sécurité de l’avion ou de la voiture, en tenant évidemment compte des secousses, torsions ou vibrations auxquelles ils sont soumis.

L’identification du trou parfait nécessite des calculs précis par des superordinateurs. Le professeur Ole Sigmund travaille sur l’optimisation topologique, qui consiste en une série de systèmes d’équations avancés utilisant des calculs complexes sur ordinateur. « L’optimisation topologique permet de réduire le poids d’un mécanisme. Nous pouvons y faire des trous pour qu’il devienne le plus léger possible, tout en s’assurant que la construction peut résister aux charges auxquelles elle va être soumise » explique Ole Sigmund, qui travaille au Département d’Ingénierie Mécanique de DTU (Université Technique du Danemark). En janvier de cette année, il a reçu le prix Villum Kann Rasmussen, d’un montant de 340.000 euros.

Une structure optimisée

Le professeur Ole Sigmund travaille dans le domaine de l’optimisation topologique depuis 1992, et a supervisé le développement de méthodes de calcul complexes et de logiciels utilisés pour optimiser les constructions mécaniques. Ces méthodes sont aujourd’hui utilisées par Airbus et Audi. Le point commun des trous intégrés dans les mécaniques est qu’aucun d’entre eux n’est circulaire. « Je ne pense pas avoir déjà eu une forme optimale de trou qui était circulaire. On fait souvent des trous ronds car ils sont faciles à faire lorsqu’on perce. Mais quand on utilise de l’acide ou qu’on les coupe, on peut choisir la forme que l’on veut, explique Ole Sigmund, en montrant des images de trous dans les contreforts optimisés des ailes d’Airbus.

Et les trous ne sont effectivement ni ronds ni symétriques. Ils sont plutôt triangulaires, ou de la forme de polygones allongés, ce qui donne à la structure optimisée une apparence de squelette. « D’ailleurs, les squelettes humains ou animaux sont des exemples biologiques de cette optimisation, « explique Ole Sigmund, qui ajoute que « chaque os est également constitué d’un tas de trous, la porosité rendant l’os plus léger sans réduire sa force. La nature n’est pas folle : la nature optimise elle-même depuis longtemps ».

Source :

BE : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/62700.htm

Topnet gère à distance les terminaux ADSL de ses clients

Avec ses 200 000 abonnées ADSL, Topnet qui est le premier fournisseur tunisien de services Internet  (48% de part de marché), souhaitait gérer le déploiement de ses services et améliorer le support à ses clients pour la configuration de leurs réseaux domestiques, en plein développement. « Nous avons évalué différentes solutions logicielles proposées sur le marché. Les solutions client et serveur proposées par Sagemcom étaient celles qui répondaient le mieux à nos besoins d’automatisation, de maintenance et de support de nos terminaux. Elles constituent également un outil puissant grâce auquel nos clients pourront mieux comprendre et autogérer leur réseau domestique » explique Mehdi Khemiri, PDG de Topnet.

La solution logicielle clé en main de Sagemcom comprend le outil client Sagemcom NetGuru, et la plateforme de gestion à distance des terminaux, Sagemcom Subscriber Manager.
Sagemcom NetGuru permet à l’utilisateur de gérer seul son réseau domestique réduisant ainsi le nombre de demandes d’aide transmises au support technique, ainsi que le taux de désabonnement. Topnet disposera ainsi des moyens nécessaires pour proposer un service haut débit beaucoup plus confortable aux abonnés: simplification de la configuration, de la gestion et du dépannage des réseaux domestiques, améliorant significativement le niveau de satisfaction des utilisateurs.

Serveur d’auto-configuration (ACS) TR-069 ou « CPE WAN Management Protocol », normalisé et évolutif, Sagemcom Subscriber Manager garantit une forte disponibilité et redondance du système. Avec cette solution, Topnet pourra gérer à distance aussi bien les terminaux existants que les nouveaux terminaux qui seront déployés. Cela garantira un déploiement en douceur sans avoir à intervenir sur le terrain. Chaque terminal sera mis à jour avec les firmwares les plus récents et pourra recevoir facilement toutes les modifications de configuration. Sagemcom Subscriber Manager pourra aussi diagnostiquer à distance les problèmes concernant les terminaux et le réseau domestique des clients. Il possède une interface « North Bound » dont Topnet pourra tirer profit en intégrant son système CRM (customer relationship management ou gestion de la relation client)  actuel et permettre à son service support d’adopter rapidement ce nouveau système de gestion en vue de servir plus efficacement une clientèle toujours plus nombreuse. 

 « Nos solutions logicielles permettent de résoudre les problèmes de déploiement du haut débit sur le terrain, contribuent à réduire le taux de désabonnement des clients et améliorent les conditions d’utilisation du réseau des utilisateurs à domicile », indique de son côté Ahmed Selmani, Directeur général de la filiale Terminaux haut débit de Sagemcom.
 

Une entreprise catalane développe un moteur d’avion plus sûr et plus écologique

Ce moteur innovant baptisé Feenox remplit les nouvelles exigences environnementales qui entreront en vigueur en 2020. Parmi ses caractéristiques innovantes et particulièrement intéressantes, on peut noter :

  • la réduction jusqu’à 80% des émissions de Nox ( Nox est un terme générique désignant un groupe de gaz très réactifs qui contiennent de l’azote et de l’oxygène en proportion diverses. La principale source de ces gaz contaminants et à effet de serre est la combustion) en comparaison des moteurs actuels ;
  • la réduction de 30% de la consommation de combustible ;
  • la réduction de 50% du bruit perçu ;
  • Et surtout, une nouvelle technologie qui évite que l’air nécessaire à la propulsion de l’avion, passe par les compresseurs, la chambre de combustion et les turbines, comme c’est le cas actuellement. D’où l’abolition du risque qu’un élément volatil, qu’il est la taille d’une cendre ou d’un oiseau, puisse endommager les moteurs.

Suite à cinq années de recherche et développement, Aero Engineering prépare la construction d’un prototype du moteur Feenox, en coopération avec des entreprise aéronautiques du Pays Basque ainsi que du secteur automobile de Catalogne.

Le moteur Feenox a été présenté récemment à l’Exposition Universelle de Shanghai et l’entreprise a déjà ouvert son carnet de commande. Aero Engineering prévoit la réalisation des premiers essais en vol pour 2013 et un début de commercialisation pour 2016.

Sources :

http://redirectix.bulletins-electroniques.com/7YvJa
http://redirectix.bulletins-electroniques.com/LLmnO
http://www.tiramillas.net/2010/04/26/tecnologia/1272293503.html

Chez Volkswagen, le plasma froid simplifie le collage

Dans le cadre de la fabrication de la Golf, Volkswagen a développé un joint de porte adhésivé pour éviter les bruits du vent que ne pouvait annuler le joint de gouttière monté sur le pavillon. Il s’agit d’une bande de caoutchouc EPDM (éthylène-propylène-diène monomère) collée sur le bord de la porte qui doit être fixée aux extrémités par des points de colle MS polymère car les forces aérodynamiques risquaient de décoller le joint.

Pour préparer les zones où le caoutchouc doit être collé, Volkswagen ne voulait plus employer de primaire appliqué manuellement sur les lignes de production. Pour éviter ces opérations, l’entreprise a décidé de  faire appel à la technologie intégrée de traitement de surfaces par plasma à pression atmosphérique Plasma Openair de Plasmatreat.

Avec ce procédé écologique qui ne nécessite que de l’électricité et de l’air comprimé et ne rejette pas de composés polluants organiques volatiles, un gaz ionisé à forte énergie est projeté sur la matière qui va modifier le support pour le rendre favorable à l’adhésion par deux propriétés spécifiques : la mouillabilité et l’adhérence.

Une augmentation de la mouillabilité sur plastiques

La première fonction du plasma est d’augmenter fortement l’énergie de surface, par un effet de nettoyage des composés organiques et d’activation de surface. Les liaisons chimiques créées sur le matériau doivent correspondre à celles que requiert le produit à appliquer. Sa deuxième fonction est de créer les groupes réactifs que requiert la chimie du produit à faire adhérer.

En plus de l’augmentation de la mouillabilité sur plastiques, verre, métal, le plasma homogène et sans potentiel électrique augmente les forces d’adhérence. Contrairement à d’autres technologies, les surfaces délicates peuvent être traitées sans aucune détérioration comme les dépôts métalliques de DVD, les condensateurs ou les circuits électriques

« La méthode Plasma Openair opérée directement avant que l’adhésif soit appliqué nous a permis de traiter les extrémités des joints. Elle remplace ainsi plusieurs opérations du process. Ce prétraitement s’est avéré très efficace et a rendu superflu non seulement le pré-nettoyage des surfaces à coller, mais également l’application, avant le collage, des couches de primaire contenant des solvants » précise Michael Stege, responsable spécialisé dans les colles et mastics en Ingénierie de procédés chez Volkswagen AG. « Grâce à cette méthode, nous avons obtenu des résultats particulièrement satisfaisants : pas de contrôle de date de péremption du primaire, pas d’émission de solvants et pas de contraintes logistiques pour l’approvisionnement. La technologie Openair Plasma est un procédé de traitement avant collage, sûr et éprouvé, mais aussi parfaitement écologique dans la droite ligne d’un développement durable » poursuit-il.

Au-delà de l’écologie, le Développement durable

Trop souvent, le développement durable est encore uniquement synonyme de « protection d’environnement ». Corinne Coullet-Demaizière, auteur de « Au-delà de l’écologie », remet les pendules à l’heure en offrant une réflexion plus juste, plus large, plus accessible et plus vivante de la notion de développement durable. « Nous sommes engagés dans une problématique si complexe qu’il serait dangereux, sur le long terme, de négliger une approche globale et d’oublier de considérer l’homme et ses aspirations d’aujourd’hui », prévient l’auteur.

Dans cet ouvrage qui  souligne l’importance d’une recherche de performances à la fois économiques, sociales, environnementales et sociétales, Christian Brodhag, ingénieur civil des Mines, Alain de Vulpian anthroposociologue, Élisabeth Wael broeck-Rocha, docteur es sciences économiques ou encore Anne Barraquier, professeur en management, apportent leurs expertises dans le domaine du développement durable.

Par ailleurs, des témoignages d’entreprises de toutes tailles et autres organisations publiques qui ont choisi la voie du développement durable au vrai sens du terme, dans son approche globale, viennent rythmer le propos de l’auteur, chiffres et résultats à la clef : SCLÉ SFE, SDIS 79, TNT Express France, Valrhona…

S’approprier la notion de développement durable

Riche en informations concrètes, en références, et bonnes adresses, cet ouvrage s’adresse aux premiers concernés, hommes et femmes qui vivent, travaillent, consomment… Il constitue un appui précieux à la sensibilisation au développement durable en entreprise, dans les services publics ou dans le cadre d’un enseignement. Enfin, ce livre permet de s’approprier la notion de développement durable, de déterminer les leviers à mettre en œuvre et de trouver les meilleures pistes d’action.

Au sommaire, quatre grandes parties : Des raisons de s’alarmer  ( Développement durable : un nouvel équilibre à trouver, Une société en pleine évolution, Entreprise : redonner confiance), Une approche résolument globale ( Développement durable : un tout indissociable, Les conditions de la réussite : une vision d’emblée à longue échéance, Des obstacles à surmonter : accélérer le mouvement, Une émergence laborieuse), Le Développement durable en action (Développement durable et grandes entreprises : les moyens, Développement durable et PME-PMI : quand l’intention est là, Développement durable et service public : ouvrir la voie), Des pistes pour réussir sur le long terme (Sensibiliser les hommes : enseigner le Développement durable, Mesurer et harmoniser les progrès : de nouveaux indicateurs, Une politique nationale),

Un nouveau Master : « Électrification et Propulsion Automobile »

Face à l’enjeu écologique et sociétal de réduction des émissions de gaz à effet de serre issues des transports, les constructeurs automobiles se sont engagés sur la voie du véhicule décarboné. A ce titre, l’électrification progressive de la propulsion automobile représente une réponse pertinente. Elle fait actuellement l’objet de recherches et développements intensifs et va nécessiter de nouvelles compétences encore peu couvertes par les formations étudiantes existantes. D’où l’habilitation du nouveau Master « Véhicules et Transport Durable » comportant la spécialité « Électrification et Propulsion Automobile (EPA) », créé par l’ENS de Cachan, Centrale Paris, SUPELEC et l’IFP School.

Cette nouvelle formation, qui va accueillera à la rentrée universitaire 2010 ses premiers étudiants issus de Master universitaire M1 ou de 2e et 3è année d’école d’ingénieur dans le cadre d’un Master M2, est originale à plusieurs titres. Elle s’appuiera sur des établissements d’excellence de la région parisienne, ce qui permettra une mise en commun unique d’expertises et de compétences complémentaires et transdisciplinaires. Elle bénéficiera par ailleurs d’un fort adossement aux laboratoires de recherche du secteur et d’un solide ancrage industriel.

Répondre à la mutation technologique

La finalité de cette nouvelle spécialité « Electrification et Propulsion Automobile » est de répondre à la mutation technologique engagée en traitant du système constitué du groupe moto-propulseur et de son électrification. L’originalité de la formation réside d’abord dans la pluridisciplinarité et dans l’aspect système du domaine scientifique traité. Cette particularité découle directement des applications visées qui sont, par essence, des systèmes riches et complexes où plusieurs phénomènes physiques sont forcément couplés.

Cette spécialité répond donc à un besoin de formation pluridisciplinaire associant les compétences suivantes : compétence électrique (énergie électrique, électronique et traitement de l’information), compétence mécanique (dynamique du véhicule, transmission de puissance), compétence en transferts thermiques et en moteur à combustion interne (combustion, carburant, thermodynamique, cinétique chimique, post traitement des émissions de gaz), compétence en contrôle et intégration des système (automatique, techniques d’optimisation). L’association des compétences permet d’appréhender le groupe moto-propulseur totalement ou partiellement électrifié et le véhicule dans sa globalité.

A l’issue du Master les étudiants pourront poursuivre des travaux de recherches dans le cadre de thèses de doctorat ou occuper des fonctions d’ingénieur au sein des équipes de R&D de l’industrie et des laboratoires spécialisés dans le domaine de l’électrification de la propulsion automobile.

Ce Master a reçu le soutien de nombreux industriels (constructeurs automobiles et équipementiers), d’écoles d’ingénieurs et de laboratoires de recherche, tous acteurs de la transition énergétique dans le domaine des transports.

Marc Chabreuil

Premier sac bio-compostable pour le Pet Food

D’abord axé sur les emballages en papier, le secteur du Pet Food a progressivement complété son offre avec des sacs hybrides (papier et plastique) et s’oriente depuis six ans avec des sacs tout plastique pour certains produits. Actuellement, les sacs préformés plastiques pour le Pet Food sont essentiellement composés de deux matériaux: le polyester et le polyéthylène. Dans un souci de préservation de l’environnement, Gascogne Sack pour qui,  sur le site de Mimizan, le Pet Food est deuxième secteur en termes de volume de production, avec 55 millions de sacs, a souhaité remplacer ces deux matériaux par des ressources végétales et fabriquer des sacs aux caractéristiques similaires au plastique.Gascogne Sack a développé pour la première fois des sacs entièrement constitués de matériaux bio et compostables -la gamme « GreenLandes » – enrichissant ainsi son offre de sacs square en cohérence avec sa stratégie de développement de produits éco-novateurs. « Nous sommes les premiers aujourd’hui à proposer ce type de produits sur le marché du sac préformé plastique», déclare Gilles Pelard, Directeur Commercial Gascogne Sack.

Améliorer le bilan carbone

Le polyester a été remplacé par une cellulose végétale et le polyéthylène par des ressources végétales, issues de dérivés de types maïs et pomme de terre. « Nos recherches ont essentiellement porté sur le complexage des matériaux, l’assemblage des différentes essences végétales remplaçant le polyester et le polyéthylène », poursuit-il. Le service R&D de Mimizan en collaboration avec deux à trois fournisseurs privilégiés ont planché plus d’une dizaine de mois pour mettre au point et tester cette nouvelle gamme de sacs qui fait actuellement l’objet d’un dépôt de brevet d’invention auprès de l’INPIPermettant l’ensachage de produits de 1 à 12 kg, (contre 1 à 20 kg pour les sacs issus du pétrole) et présentant une résistance similaire aux produits en plastique, le sac « GreenLandes » est fabriqué avec des matériaux bio-compostables, qui répondent à la norme NF EN 13432 (exigences relatives aux emballages valorisables par compostage et biodégration). Comme tous ses sacs square et single-layer, ils sont imprimés avec une encre à l’eau et contrecollés avec des colles sans solvant. De quoi encore améliorer le dernier Bilan Carbone qui, réalisé en 2009,  a permis de mesurer l’impact de l’entreprise sur l’environnement et de calculer l’empreinte carbone de ses grandes familles de sacs, de la matière première jusqu’au produit fini.

Berendsen optimise son processus de distribution

Afin de stimuler sa croissance, Berendsen, l’une des principales sociétés européennes de services dans l’industrie textile, présente dans 13 pays, a choisi d’optimiser sa distribution. Selon Ralf Richters, chef de projet chez Berendsen : « une planification efficace des opérations de distribution est la clef du succès de notre service centré sur les besoins du client. »Les services polyvalents de Berendsen comprennent le remplacement régulier et périodique des vêtements et articles textiles souillés par des propres. Chaque semaine, les quelque 75 camions de Berendsen approvisionnent des milliers d’adresses au départ de 8 sites. Comme l’ajoute Ralf Richters, « le processus de distribution est compliqué par l’augmentation de notre clientèle et la multiplicité des options de service. »Berendsen qui vise la première place dans son domaine, cherche continuellement à améliorer ses prestations de services. Ralf Richters explique encore : « La distribution est une composante essentielle de nos services, non seulement parce que nos clients la considèrent comme un des aspects les plus facilement mesurables et identifiables du service que nous fournissons, mais aussi en raison des coûts qui lui sont associés. Nos clients demandent et obtiennent des options de services de plus en plus diversifiées. Pour être en mesure de satisfaire nos clients, il est nécessaire d’améliorer le processus de planification, c’est pourquoi nous avons cherché une entreprise pour nous y aider. Après une étude approfondie, nous avons conclu qu’ORTEC était celle qui répondait le mieux à nos besoins. »Grâce au logiciel ORTEC Tactical Route Planning (module de Planification Tactique des Tournées), Berendsen pourra déterminer des zones de service optimales. A l’intérieur de ces zones, on répartira les jours et les semaines de distribution, en fonction des heures de conduite et du temps à passer chez le client. Selon Ralf Richters : « programmer la livraison de nouveaux clients sera bien plus facile. Grâce à ce logiciel, nous pourrons même envisager différentes alternatives et scénarios pour faciliter la prise de décisions. »Les itinéraires de service peuvent varier d’une semaine à l’autre, en fonction des différentes fréquences de livraison prévues chez les clients. C’est pourquoi l’application ORTEC TRP sera associée au module ORTEC MR (Map & Route) pour le calcul d’itinéraires. Ralf Richters explique : « cette solution permettra aux responsables de nos équipes de distribution d’avoir une meilleure visibilité sur les tournées de livraisons quotidiennes. De plus, ORTEC Map & Route peut calculer l’ordre de livraison optimal dans le cadre d’un plan de route précis. »Outre une meilleure planification, la coopération entre Berendsen et ORTEC contribuera également au respect de l’environnement. En effet, planifier des tournées plus intelligemment diminuera le kilométrage parcouru. Cette nouvelle méthode de planification jouera également un rôle non négligeable dans la réduction souhaitable des émissions de CO2.Par Marc Chabreuil

« Nanomat training » formera les futurs experts en nanomatériaux

Un des défis majeur de ce siècle est de gérer la transition vers une société durable et économe en énergie. Cela implique un changement technologique considérable, basé, en partie, sur la recherche massive sur les nouveaux matériaux dans laquelle les nanosciences, au coeur de nombreuses recherches dans des domaines aussi divers que la biologie, la chimie ou la physique, jouent un rôle crucial. L’objectif du programme « Nanomat training » qui démarre à la rentrée 2010, est de préparer la prochaine génération de chercheurs à ce défi et d’améliorer leurs perspectives de carrière au plus haut niveau en Europe.Lancé à l’initiative de trois chercheurs – Nadine Witkowski et  Massimiliano Marangolo de l’Institut des Nanosciences de Paris (UPMC/CNRS), enseignants chercheurs à l’UPMC et responsables du Master International Nanomat, ainsi que Matteo d’Astuto de l’Institut de Minéralogie et de Physique des Milieux Condensés (IMPMC) – le programme « Nanomat training » est le prolongement du master déjà existant à l’Université Pierre et Marie Curie (UPMC): « Nanomat : sciences et matériaux ». Dès septembre 2010, « Nanomat training »  va proposer à tous les doctorants, de mener des thèses en co-tutelle sur les nanomatériaux, en partenariat avec un consortium européen de trois universités: l’UPMC-Université Pierre et Marie Curie, l’université suédoise d’Uppsala et l’université italienne Roma Tre. D’autres partenaires, comme le synchrotron SOLEIL, à Saint Aubain, et MaxLab à Lund, en Suède, apporteront leur soutien au programme.

Objectif : inciter la recherche tous azimuts
Ce programme sera ouvert à tous les doctorants, en particulier dans le réseau des différents partenaires. L’objectif est d’offrir aux doctorants une large vision sur les différents types de nanomatériaux ainsi que sur leurs propriétés allant de l’électronique ou de l’optique, à la catalyse. Cette formation proposera des cours théoriques et expérimentaux, chaque partenaire, universitaire et industriel, fournissant des expertises spécifiques et complémentaires dans des domaines de recherche pertinents. Elle s’appuiera également sur les écoles doctorales déjà bien établies. Des enseignements sur l’intégration des connaissances scientifiques, industrielles et financières sont prévus pour les jeunes chercheurs. Un module spécial abordera les risques et problèmes de santé ainsi que l’analyse du cycle de vie des nanomatériaux.Une nouvelle école sera créée spécialement pour « Nanomat training » : les « Nanoscopies » dans laquelle l’UPMC-Université Pierre et Marie Curie et le synchrotron SOLEIL coopèrent pour donner aux docteurs un aperçu général des techniques expérimentales d’imagerie et de spectroscopies à l’échelle nanométrique.Les doctorants bénéficieront d’un programme avancé d’innovation dans un environnement multiculturel qui va améliorer leurs perspectives de carrière au plus haut niveau en Europe. Le contrôle des matériaux complexes à des niveaux nano ou mésoscopique sera au centre de la scène scientifique et technologique dans les 5 à 10 ans à venir. C’est donc le moment idéal pour les jeunes chercheurs formés dans ce programme international. En parallèle, la communauté européenne bénéficiera d’un groupe de jeunes chercheurs, experts dans de nouveaux défis scientifiques comme la technologie du graphène qui représente une révolution potentielle pour des produits électroniques.Par Marc Chabreuil

Des niveaux de performance record pour un simulateur de F1

La Scuderia Ferrari vient de se doter d’un  nouveau simulateur dynamique de conduite F1 qui  est équipé d’une solution de commande de mouvement étudiée sur mesure qui  regroupe la partie mécanique pour la cinématique, un système de commande d’application des charges, un ensemble complet de logiciels, un habitacle et un terminal opérateur spécialisé. La possibilité de fonctionner dans des bandes de fréquences supérieures à celles des systèmes classiques était une exigence capitale du cahier des charges.Ferrari s’est adressé à Moog Industrial Group pour lui fournir un système intégré de commande flexible des mouvements et d’essais, conçu en fonction d’un cahier des charges précis et très exigeant. A l’issue de 2 ans de développement, les difficultés techniques ont pu être surmontées grâce à un échange bilatéral des expertises.  En particulier, les exigences de temps de réponse faibles et de bandes de fréquences élevées imposées au simulateur se sont traduites par des progrès dans le domaine de l’utilisation des composites renforcés de fibre de carbone pour la réalisation d’une structure à la fois allégée et plus rigide. D’après Marco Fainello, directeur du Car Performance Department de la Scuderia Ferrari, « ce simulateur de conduite dynamique répond intégralement à nos spécifications et à nos attentes, c’est-à-dire un système capable à la fois de tester la conception des voitures et d’entraîner les pilotes. Les deux années que nous avons passées à collaborer avec Moog pour mettre ce système au point nous permettent aujourd’hui de tirer le maximum de bénéfices de la commande de mouvement à hautes performances pour la simulation. Nous utilisons ce simulateur pour tester les modèles de voiture actuels et futurs et pour entraîner de nouveaux pilotes sur plusieurs circuits F1. Dans les deux cas, nous pouvons réduire le temps passé sur circuit réel et nous pouvons planifier les entraînements plus efficacement sans avoir à nous soucier des prévisions météorologiques. »Le simulateur, qui reproduit les conditions réelles sur circuit, permet de tester divers aspects de la voiture, comme le réglage des ailerons ou des freins qui influent sur la performance. Grâce à la haute fidélité du simulateur, le pilote ressent les différences qui résultent d’une modification apportée à une pièce ou à un composant de la voiture, sans les fortes accélérations qu’il aurait à subir sur un circuit réel.  En outre, l’entraînement des pilotes n’est plus soumis aux contraintes des circuits, d’où un gain de temps et d’argent tout en respectant les nouvelles réglementations.Pour Ferrari, le simulateur devait pouvoir fonctionner à des fréquences mécaniques suffisamment élevées pour permettre au pilote de ressentir le comportement de la voiture avec le plus de précision possible. Il devait aussi être capable de reproduire des vitesses et des accélérations beaucoup plus élevées que les systèmes classiques. Ces exigences, qui étaient parmi les plus sévères du projet, ont amené Moog à concevoir de nouveaux vérins pour obtenir la résistance mécanique et la rigidité nécessaires sans sacrifier la légèreté, exigences très importantes aussi pour l’habitacle.Les fréquences élevées et les temps de réponse réduits rendent le freinage et la direction plus réactifs et assurent la haute fidélité dont le pilote a besoin pour ressentir et évaluer le comportement de la voiture. Le pilote est assis devant un écran qui lui donne un champ de vision de plus de 180°. Le système est commandé par 10 ordinateurs multiprocesseurs dotés d’un total de 60 Go de RAM et qui produisent de l’ordre de 5 Go de données par jour. Il est aussi équipé d’un système de sonorisation  de 3.500 W en Dolby Surround 7.1.

Un robot, mais tailleur de pierres naturelles

Il y a encore quelques années, seuls les cuisiniers professionnels disposaient de plaques de travail en matériaux nobles tels que le granit ou le marbre. Aujourd’hui, même les cuisiniers amateurs peuvent valoriser leurs cuisines avec des pierres coûteuses. Pour obtenir de telles plaques de travail, le tailleur de pierres doit « travailler » la matière première. Un travail très dur qui exige beaucoup d’efforts, de temps et de savoir-faire avec des conséquences économiques non négligeables alors que la pression des coûts et la concurrence sont décisives, même dans l’industrie de la pierre naturelle. C’est là que la robotique associée aux techniques de sciage, de découpe par jet d’eau et de vision par caméra s’avère financièrement intéressante, d’autant plus que les robots garantissent 100 % de qualité grâce à leur flexibilité et la précision constante de leur travail.Un tel centre de découpe robotisé a été développé par la société USG Robotics autour d’un robot 6 axes Kuka en version Foundry (l’industrie de la pierre naturelle emploie généralement des robots de la série 2000 dotés d’un grand nombre d’entraînements et de motoréducteurs puissants ainsi que des degrés de portée et de capacité de charge de 150 à 360 kg). Il est utilisé avec succès, notamment aux Etats-Unis, par la société Marble Tech Inc. qui, uniquement grâce à l’utilisation de ce système, a augmenté sa capacité de production de 20 % par rapport à un système conventionnel.

Un robot tout en un
Deux tables de découpe permettent d’obtenir des temps de chargement et de déchargement plus courts. Ainsi, le robot peut travailler en continu sur les plaques de granit brut. Le système de caméras sert à l’identification automatique de leurs positions. La plaque à usiner est scannée et les données, ainsi que la position exacte de la plaque, sont transmises au robot. Afin de limiter les chutes, le logiciel RoboCut détermine le plus grand nombre possible de plaques de travail qui peuvent être découpées sur la plaque brute. Le robot peut commencer immédiatement à usiner la plaque de granit. Lors de la première étape, les bords droits sont sciés à l’aide d’une scie circulaire de 400 mm avec une vitesse de découpe de 4,6 m/ min. Lors de la deuxième étape, la technique de jet d’eau est utilisée pour les coupes des éviers et lavabos, les perçages ou les rayons. Avec une pression de 4.000 bar, le jet d’eau atteint des vitesses de découpe de 440 mm / min. Le robot ne doit pas changer d’outil pendant tout le processus de découpe et aucune découpe supplémentaire effectuée par d’autres machines n’est nécessaire. « Un robot nécessite néanmoins un opérateur qui a des connaissances du travail de la pierre naturelle. Il surveille le processus de découpe de la pierre et contrôle tout d’abord les données enregistrées du client, puis la plaque de travail finie. Le travail en équipe du travailleur spécialisé et du robot permet d’obtenir le produit », explique Stefan Ender, Industrial Business Development (IBD) Manager Stone Industry chez Kuka Roboter GmbH qui fabriques des robots capables de manipuler des charges allant jusqu’à 1.300 kg. « Le plus important pour l’utilisation d’un robot est la connaissance de l’application. Pour cela, le client doit prendre tout le temps qui y sera nécessaire. C’est la raison pour laquelle tout commence par une formation », conclut-il.Par Marc Chabreuil

Quand les probabilités font progresser l’analyse sémantique des textes

« Au commencement était le Verbe… et le Verbe s’est fait chair. » Et les hommes ont assemblé des mots pour s’exprimer. Le langage est une fonction qui nous semble tellement élémentaire qu’elle a été l’un des premiers grands chantiers de l’Intelligence Artificielle. En effet, dès la fin des années cinquante, l’expérience de Georgetown, menée notamment par IBM, a suscité un espoir démesuré : « within three or five years, machine translation would be a solved problem ». Cet espoir fut à la hauteur de la désillusion provoquée par les faibles résultats constatés.

Cinquante ans plus tard, où en sommes-nous ?

Depuis ses débuts, la description formelle des langues en vue de leur utilisation dans des systèmes automatisés a montré ses limites. L’utilisation exclusive de grammaires formelles est en effet incapable de saisir la complexité et les nuances d’une langue. La principale difficulté réside en un seul mot : ambiguïté. Les rustines techniques ne manquent pas pour tenter de contourner le problème et les années soixante-dix et quatre-vingt ont été particulièrement riches dans la mise en place de systèmes de règles sémantiques, supposées permettre une plus grande précision dans l’analyse de la langue. Ces systèmes n’ont pourtant apporté que des améliorations marginales dans le traitement automatisé de la langue.

L’arme fatale

En fait, la « balle d’argent » semble avoir été tirée par un curieux fusil que le monde de l’informatique et de l’Intelligence Artificielle semblait avoir jusque-là négligé : la théorie des probabilités. Avec l’introduction de modèles de langue probabilistes, Google, pour sa première participation en 2008, a classé son système de traduction automatique à la première place de toutes les tâches de la campagne Open Machine Translation du NIST : il s’agissait de réaliser des traductions de l’arabe vers l’anglais, du chinois vers l’anglais, de l’ourdou vers l’anglais, de l’anglais vers le chinois. En à peine dix ans, les techniques probabilistes ont propulsé les capacités des systèmes de traduction automatiques à des hauteurs que quarante ans de systèmes formels n’avaient fait qu’entrevoir.

Le LDA pour les nuls

Ces résultats ont encouragé les chercheurs à appliquer l’approche probabiliste à d’autres tâches au sein du traitement automatisé du langage. Et l’un des concepts les plus prometteurs dans ce domaine est le LDA, ou Latent Dirichlet Allocation. Nous nous plaçons cette fois-ci dans le cadre d’un grand nombre de documents, ce qu’on appelle un corpus.Chaque document est vu comme un « sac de mots ». Le paragraphe précédent peut par exemple être vu comme un document dans lequel le mot « automatisé » apparaît 1 fois, et le mot « systèmes », 2 fois. On voit qu’il est assez trivial de considérer un document comme une distribution de probabilité sur l’ensemble des mots du corpus. Si j’ai le document « a b a c », je peux considérer ce document comme une distribution des mots « a », « b », « c » et « d » avec les probabilités 2/4, 1/4, 1/4 et 0.Cette approche est la base des algorithmes de pertinence des moteurs de recherche en texte intégral. Mais l’idée de LDA est qu’au lieu de considérer un document comme une distribution sur des mots, on le considère comme une distribution de probabilités sur des topics (sujets), eux-mêmes vus comme des distributions sur les mots. Vu ainsi, un document est alors un « sac de sujets » dont chacun est lui-même un « sac de mots ».

L’originalité du LDA réside dans le fait qu’il s’agit d’un modèle génératif. Etant donné un certain nombre de paramètres, on est capable de générer une distribution particulière (que ce soit pour la distribution de topics dans un document, ou pour la distribution de termes dans un topic). Cet aspect génératif est important car il permet d’effectuer très rapidement l’analyse d’un nouveau document à partir d’un modèle existant, sans avoir à recalculer les paramètres du modèle.

Par Jérôme Mainka, Directeur de la Recherche chez Antidot

Le papier électronique arrive à maturité

Techniques de l’ingénieur : Quels sont les caractéristiques du papier électronique ?
Hervé Bienvault : Le papier électronique permet de se rapprocher de l’expérience de la lecture sur papier. Avec un fond de plus en plus blanc, il est surtout non rétro-éclairé, ce qui évite la fatigue visuelle dans la durée. Il va permettre de remplacer beaucoup de papiers qui nous entourent : PLV, affichettes, affichages urbains, journaux, livres… On passera bientôt du noir et blanc à la couleur.

Qu’est-ce qui freine son développement ?
Plusieurs entreprises ont mis en vente le papier électronique depuis 3 ou 4 ans, sans succès car il était trop cher. Les dispositifs A4 seront bientôt disponibles, pour un prix raisonnable. Ce sera décisif pour son développement. Aujourd’hui il faut compter 150 à 200 euros pour un lecteur de premier prix, 250 euros pour le Wi-Fi, 300 euros pour la 3G. Les prix vont baisser, probablement jusqu’à atteindre une fourchette située entre 100 et 200 euros d’ici à un an, voire moins. Le Kindle DX est presque un A4. Il coûtait 500 euros il y a un ou deux ans, il coûte moins de 300 euros aujourd’hui. Le reader peut être soit connecté à un ordinateur, ou au Wi-Fi ou à la 3G comme le Kindle. D’autres modèles vont sortir à l’automne, dont un produit par Orange. Samsung est en train de proposer des petits lecteurs sur lesquels on peut écrire. Mais avec des tarifs de l’ordre de 4 à 500 euros, le papier électronique entre en concurrence avec les tablettes électroniques.

Quelle est la différence entre papier électronique et eBook ?
Le terme eBook désigne le fichier et non le dispositif de lecture. Appelé reader en anglais, on le nomme liseuse, lecteur ou encore livrel en France.

Quelles sont les technologies existantes ?
La technologie eInk est développée par la société taïwanaise PVI, qui a déposé un brevet. Il s’agit de microbilles d’encre qui naviguent dans un support plastique (lire l’encadré). Contrairement à l’iPad, il n’est pas rétro-éclairé. Qualcomm a mis au point des écrans en couleur appelés Mirasol. Constitués de petits miroirs, ils utilisent le même phénomène que celui qui confère aux ailes des papillons leurs couleurs. Un autre acteur basé aux Pays-Bas, Liquavista, vient de présenter un prototype très intéressant [NDRL : avec la technique de l’électromouillage].  

Quelle est l’autonomie du papier électronique ?
Ces dispositifs consomment de l’énergie uniquement lorsque l’écran change de page. Ce sont des écrans bistables. L’autonomie atteint donc plusieurs semaines.

Comment se positionne la tablette par rapport au reader ?
Chacun offre des fonctionnalités propres. La tablette me semble surtout intéressante pour le Web. Le papier électronique s’avère pour l’instant assez décevant en termes de vidéo. Mais les technologies progressent, notamment sous l’impulsion de Fuji ou Epson et d’autres géants de l’électronique.

Pour l’édition, quelles seront les conséquences de la numérisation ?
Nous allons rencontrer le même problème que pour la musique. Les liseuses étaient jusqu’à présents réservés aux geeks, elles vont se démocratiser. Il faudra proposer des offres légales intéressantes, mais le piratage risque de toute façon de se développer. Le phénomène sera plus lent que pour la musique et il ne s’agit pas d’un remplacement. Le livre garde ses propriétés : conservation dans une bibliothèque, prix peu élevés, échanges, prêts, etc. C’est surtout le livre de poche qui risque d’être concurrencé.

Comment la France se situe-t-elle par rapport aux autres pays ?
Nous sommes en retard au niveau de l’offre. 50.000 titres sont disponibles, contre 4 à 500.000 eBooks en langue anglaise. Nous sommes en retard sur les prix, avec des différences de l’ordre de 15 à 20 % par rapport au papier, contre 40 à 50 % aux Etats-Unis. Nous sommes en retard sur le plan légal, notamment sur des sujets comme le prix ou la TVA. Enfin, nous n’avons pas d’entreprise moteur comme Amazon et les éditeurs sont lents à réagir. Cependant, certains acteurs français s’affirment. Nemoptic est bien positionnée en recherche. Bookeen est un des pionniers dans le domaine avec des lecteurs innovants, dont le Cybook Opus depuis un an.Propos recueillis par Corentine GasquetParcours Hervé Bienvault a découvert le papier électronique du Sony Librié fin 2004, et il a tout de suite eu le sentiment qu’une révolution dans le domaine de l’imprimé était en marche. Depuis il utilise un Iliad, un Sony reader et un Cybook Opus. Il lit le journal e-paper des Echos depuis juin 2007. Il a débuté sa carrière comme technicien de fabrication chez Albin Michel et Bordas, avant d’occuper différents postes de chef de fabrication de 1993 à 2002 (Albin Michel, Citadelles et Mazenod, Flammarion). Il a ensuite été directeur de fabrication chez Sogedif – Editis (2003 – 2006). Il a créé et développé Abicia Sarl, start-up édition numérique. Il est aujourd’hui consultant indépendant.Hervé Bienvault est intervenu lors d’une conférence du CFPJ Lab. En savoir plus : www.cfpj.com/cfpj-labL’encre et le papier électroniquesDéveloppé à partir de 1997 dans les laboratoires du MIT, le papier électronique est constitué de deux feuilles de plastiques transparentes avec de l’encre électronique comprise entre les deux. L’encre est composée de capsules remplies de microbilles noires chargés négativement ou blanches chargées positivement. Un champ électronique positif sur la surface de la feuille fait migrer les microbilles noires vers la surface, elles deviennent visibles. Et inversement pour les blanches. On peut également produire des effets de gris en faisant migrer simultanément les noires et les blanches. En savoir plus