Bientôt des prises labellisées pour véhicules électriques

A un horizon de 10 ou 15 ans, soit entre 2020 et 2025, le parc mondial de véhicules 100 % électriques devrait être compris entre 3,5 à 7 millions d’unités. Cette estimation correspondant à des ventes annuelles allant de 350.000 à 1.000.000 d’unités soit, d’ici une dizaine d’année,  jusqu’à 10 % du marché automobile mondial.

En France, la loi Grenelle 2 prévoit de confier la compétence sur le déploiement d’infrastructures de recharges publiques pour les voitures électriques aux communes ainsi qu’à leurs groupements. Douze collectivités territoriales pilotes s’engagent dès 2010. De leurs côtés, les 2 constructeurs français s’engagent à pouvoir commercialiser 60.000 véhicules électriques sur 2011 et 2012, en privilégiant ces agglomérations. Dans les autre pays européens, des projets similaires sont lancés. Mais pour que tous ces plans se déroulent parfaitement, reste à ce que l’ensemble des acteurs concernés par les infrastructures (gouvernements, Europe, normalisateurs, constructeurs …) se mettent d’accord sur une norme commune de recharge et notamment de connexion.

Selon le ministre espagnol de l’Industrie, Miguel Sebastian, créer un standard européen est indispensable : « Nous voulons que le citoyen européen qui aille d’un pays à un autre puisse utiliser les mêmes prises, que le véhicule soit simple (…), cela va être un élément clé. » Ainsi, l’accent est mis sur la standardisation des systèmes de recharges, dont il existe actuellement 92 modèles, et dans la baisse du coût des batteries, dont les prix tournent autour de 6.000 à 16.000 euros.

Si le véhicule électrique s’impose comme la solution « développement durable » de l’automobile, les infrastructures pour le rendre accessible et pratique sont encore en construction. D’où la récente alliance de  trois acteurs industriels européens majeurs – Legrand, Schneider Electric (membre des syndicats Gimelec et Domergie) et Scame-  qui ont crée le consortium EV Plug Alliance dont l’objectif est de promouvoir un branchement électrique haute sécurité pour l’infrastructure de charge du véhicule électrique.

Le Gimelec considère que la prise dédiée à la recharge du véhicule électrique doit respecter le plus haut niveau d’exigence en matière de protection des consommateurs et ne pas dégrader l’acquis normatif sur le plan de la sécurité des installations électriques. Le choix de la prise doit tenir compte de l’augmentation des puissances mises en jeu et du fait que la majorité des points de recharge seront dans l’habitat ou sur les lieux de travail, donc accessibles à des publics non professionnels voire vulnérables (enfants), en un très grand nombre de points. Le choix des prises et connecteurs satisfaisant ce niveau d’exigence est l’objet de débats selon les réglementations en vigueur dans les différents pays européens.
 
Sans promouvoir une technologie au détriment d’une autre, EV Plug Alliance favorise l’adoption d’une solution unique de connexion entre le véhicule électrique et l’infrastructure de recharge qui soit interopérable dans tous les pays européens. En effet, la solution de convergence européenne proposée consiste à normaliser un cordon électrique détachable avec deux prises distinctes à ses extrémités (à l’instar de la solution adoptée par le standard USB en informatique), issues du standard de prises en cours de finalisation par la CEI. Celui-ci définit 3 types de prises possibles pour recharge de véhicules électriques, dont le type 2, proposé par la société Mennekes et le type 3 proposé par l’EV Plug Alliance. Ce dernier propose :

  • côté véhicule, une prise type 2 supportant une puissance de 3 à 43 kW.
  • côté infrastructure de recharge (bâtiments, parkings ou résidentiel), jusqu’à 24 kW, une prise type 3, à empreinte unique monophasée / triphasée, 16 à 32 A, avec des obturateurs.

Deux standards qui offrent le plus haut niveau de sécurité, en empêchant tout contact accidentel avec des parties sous tension.

Au delà de 24 kW, hors des bâtiments et du résidentiel, le cordon sera attaché de façon permanente à la borne et uniquement manipulé par des utilisateurs informés. La prise qui se raccorde au véhicule est alors de type 2.

Cette solution concilie les intérêts de toutes les parties prenantes, utilisateurs et industriels, et fait le meilleur usage des technologies proposées par les différentes sociétés européennes. Toutes les voitures pourront donc se brancher sans difficulté à toutes les prises, avec un seul cordon détachable, ou par l’utilisation du cordon fixe pour la recharge rapide dans des lieux spécifiques de recharge.

L’EV Plug Alliance qui annonce les premiers produits labellisés pour la fin du premier semestre 2010, apparait comme une réponse à l’association japonaise « Chamdeo » qui réunit, ente autres, quatre grands constructeurs automobiles – Toyota, Nissan, Mitsubishi Motors et Fuji Heavy Industries (Subaru)-  et la société Tokyo Electric Power (Tepco) pour standardiser les bornes de recharges électriques, le Japon voulant s’affirme comme un acteur principal du marché de l’automobile électrique.

Par Marc Chabreuil

Un outil de gestion commun au pour les coopératives agricoles en Bretagne

Situé dans l’Ouest de la France, Caliance est un groupement de coopératives agricoles rassemblant quelques 12 000 producteurs pour un volume de production annuel compris entre 1,3 et 1,5 millions de tonnes. Il couvre la collecte et la commercialisation des récoltes (pôle céréale), mais également l’achat et la mise au marché des fournitures agricoles (pôle Agri-fourniture). Michel Le Friant,  responsable du Pôle Céréales, a eu pour mission de structurer la gestion informatique de toutes les fonctions administratives et commerciales générées par l’activité de Caliance. Parmi les défis à relever sur ce projet, il a identifié trois priorités :

  • intégrer la nouvelle solution sans interrompre le cycle économique de la filière (collecte, stockage et vente) ;
  • disposer d’information fiables personnalisées et en temps réel sur les contributions en terme de stock des différents adhérents ; 
  • trouver d’une solution facile à intégrer au système d’information existant et suffisamment ouverte pour pouvoir intégrer les autres applicatifs. 
Après une première phase exploratrice, entre le mois de novembre 2006 et la fin 2007, avec d’autres Unions agricoles françaises, afin de pouvoir définir des règles de gestion pour son projet informatique, Michel Le Friant est arrivé à la conclusion qu’il était nécessaire d’adopter une démarche itérative en partant des solutions informatiques existantes installées chez les membres de Caliance et d’intégrer progressivement la nouvelle solution. Jusqu’à juillet 2009, l’informatique de Caliance a donc fonctionné sous cette forme.

Une simplification de la saisie
En septembre 2008, un appel d’offre tenant compte d’un cahier des charges opérationnelles en fonction des retours du terrain, a été ensuite adressé à 4 éditeurs de progiciels informatiques verticaux sélectionnés en raison de leur connaissance du secteur agricole. Deux d’entre eux  ont été retenus pour la seconde phase d’entretien, mais également de démonstration sur sites déjà installés avec leurs solutions. Dans le cas de l’éditeur aquitain Deal Informatique dont l’un des clients Vegam, était membre de Caliance et très satisfait de l’outil Nathalie, la procédure fut plus simple. Michel Le Friant fut séduit par le fonctionnement de cet outil en mode full-web, son adaptation  à des contraintes logistiques particulières, la simplicité des dépôts et la saisie pour tout opérateur quel qu’il soit (intérimaire, permanent…), la saisie par écran et une traçabilité par login, la mise à égalité toutes les exploitations partenaires de Caliance tout en respectant l’identité de chaque entreprise…Une fois choisie la solution Nathalie de Deal Informatique  (rebaptisé ensuite Caliance Céréale), un calendrier de déploiement de la solution prévoie de démarrer Nathalie Apports entre le 1er mai et le 1er juillet 2009 par les modules  Facturation, Vente, Expédition et logistique. En effet, cette période de l’année est exclusivement dédiée à la vente des céréales, la collecte commençant en juillet. Pour pouvoir vérifier la pertinence des modules Achat/Gestion Stock de Nathalie Apports et sa résistance aux montées en charge, une « collecte test » fut organisé le 18 juin 2009 pour les futurs « super-utilisateurs » de la solution. Elle a consisté à  simuler une série de livraisons de céréales dans plusieurs coopératives équipées d’un système de saisie (300 sites en totalité concernés par l’application). Une bonne manière de vérifier le bon fonctionnement en réseau et la résistance sous pression de flux, quelque soit la localisation des opérateurs. Cette campagne de « collecte test » fut un vrai succès et a permis à l’ensemble des coopératives agricoles de vérifier la solidité de la solution informatique sélectionnée. Au 1er juillet 2009, tous les opérateurs étaient à niveau sur Nathalie Apports.  Une fois la solution installée, une moisson en condition réelle fut effectuée de fin juin à septembre 2009 et, à part quelques pannes de requêtes rapidement corrigées, surtout liées à la complexité des logiciels et systèmes interfacés à l’outil de Deal,  ce fut encore une fois un succès. Michel Le Friant regarde déjà vers l’avenir. La prochaine étape va consister à étendre Caliance Céréales aux usines  et aux autres structures qui ont prévu de rejoindre Caliance dès cette année.

Le risque atmosphère explosive

L’employeur doit prendre les mesures techniques et organisationnelles appropriées à son type d’exploitation sur la base des principes de prévention ci-dessous, et dans l’ordre de priorité suivant : empêcher la formation d’atmosphères explosives / si la nature de l’activité ne le permet pas, éviter l’inflammation d’atmosphères explosives / atténuer les effets nuisibles d’une explosion.Des mesures pour sécuriser le milieu du travail devront être prises, notamment la surveillance des zones à atmosphère explosive, la formation des salariés et la fourniture de vêtements de travail adaptés.

Détails de la procédure
Etape  1 – Identifier les zones ATEX
Il faut subdiviser en zones les emplacements où des atmosphères explosives peuvent se présenter.Il existe 2 types de zones atmosphères explosives ou ATEX : les zones gaz/vapeurs et les zones poussières. Pour chaque type de zones, 3 niveaux sont définis :
  • pour les zones gaz/vapeur :
    • zone 0 : emplacement où une atmosphère explosive consistant en un mélange avec l’air de substances inflammables sous forme de gaz, de vapeur ou de brouillard est présente en permanence, pendant de longues périodes ou fréquemment (exemple : ciel gazeux de cuve de liquide inflammable à bas point éclair),
    • zone 1 : emplacement où une atmosphère explosive consistant en un mélange avec l’air de substances inflammables sous forme de gaz, de vapeur ou de brouillard est susceptible de se présenter occasionnellement en fonctionnement normal (exemple : évent d’une cuve contenant un liquide à bas point éclair),
    • zone 2 : emplacement où une atmosphère explosive consistant en un mélange avec l’air de substances inflammables sous forme de gaz, de vapeur ou de brouillard n’est pas susceptible de se présenter en fonctionnement normal ou, si elle se présente néanmoins, elle n’est que de courte durée (exemple : cuvette de rétention d’une cuve aérienne de liquide inflammable à bas point éclair : présence d’une atmosphère explosive en cas de fuite dans la cuvette) ;
  • pour les zones poussières :
    • zone 20 : emplacement où une atmosphère explosive sous forme de nuage de poussières combustibles est présente dans l’air en permanence, pendant de longues périodes ou fréquemment (exemple : intérieur d’un transport pneumatique convoyant de la poudre combustible),
    • zone 21 : emplacement où une atmosphère explosive sous forme de nuage de poussières combustibles est susceptible de se présenter occasionnellement en fonctionnement normal (exemple : orifice de chargement d’une trémie),
    • zone 22 : emplacement où une atmosphère explosive sous forme de nuage de poussières combustibles n’est pas susceptible de se présenter en fonctionnement normal, ou, si elle se présente néanmoins, n’est que de courte durée (exemple : sortie d’un filtre à manche séparateur d’un transport pneumatique, risque de passage de poussière en cas de perçage de manches).
La réglementation ne définit pas explicitement le sens des termes : fréquemment, occasionnellement et fonctionnement normal. Certains organismes professionnels en France (Union des industries chimiques, Groupe d’étude de sécurité des industries pétrolières, etc.) ont adopté les définitions suivantes :
Zone Durée d’apparition de l’atmosphère explosive
Zone 0 ou Zone 20 > 1000 heures par an
Zone 1 ou Zone 21 Entre 10 et 1000 heures par an
Zone 2 ou Zone 22 Inférieur à 10 heures par an
Pour la zone 2, l’apparition doit résulter d’un fonctionnement anormal de l’installation. On retrouve les mêmes valeurs dans d’autres pays d’Europe.Téléchargez le livre blanc
Etape  2 –  Evaluer les zones à risque d’explosion (ZRE)
Plusieurs approches sont possibles pour déterminer les zones.La détermination par la mesure (à l’explosimètre)Une des méthodes les plus simples pour déterminer l’étendue d’une zone est d’utiliser un explosimètre et de faire des mesures pendant les phases d’exploitation.La détermination « à l’œil » pour les poussièresPour les poussières, il est possible de délimiter les zones 1 en observant l’installation. En effet, un nuage explosif de poussière (plusieurs dizaines de grammes par m3) est fortement opaque. Il est impossible de voir à travers un nuage de 1 m. En observant le fonctionnement de l’installation, notamment les phases de vidange ou de chargement de sacs, il est possible d’avoir une bonne idée de la dimension des zones générées.Une zone 22 est définie si des dépôts de poussière sont constatés au sol sur les structures (dépôts de plus de 1 mm ou suffisants pour masquer des motifs au sol). Cette poussière peut se soulever en cas de choc dans l’installation (ou de première explosion dans l’appareil).La détermination par le calculOn utilise un calcul de dispersion atmosphérique afin de déterminer la distance à laquelle la dispersion fait passer le flux de gaz ou vapeur sous la limite inférieure d’inflammabilité.
Etape  3 – Représenter l’évaluation
La forme est libre, mais il est conseillé de présenter l’évaluation sous la forme d’un tableau. L’analyse se présente atelier par atelier, chantier par chantier, etc., sous forme d’un tableau avec un récapitulatif des équipements qui sont sources de fuites de produits dangereux et les éléments suivants.Vous donnerez tout renseignement utile, notamment la présence d’une détection, les asservissements installés, l’utilisation de l’inertage ou la présence de dispositifs limitant les conséquences d’une explosion. Seules les zones classées sont normalement mentionnées. Une zone non spécifiquement mentionnée doit être considérée comme hors zone (bureaux, locaux sociaux, routes, espaces verts).
Etape  4 – Reporter les zones explosives sur un plan
Il peut être utile de reporter les zones sur un plan de masse de l’usine ou de l’atelier, afin d’avoir une visualisation plus simple et plus rapide. Le plan de zone permet notamment de visualiser les espaces hors zone. On utilisera un code couleur ou un code de hachures pour différentier les zones.Le standard habituel est :–   hachures simples pour zone 2 ; –   hachures croisées pour zone 1 ; –   ronds (ou croisillons) pour la zone 0.Un plan de zone a toutefois ses limites. Une zone est un espace tridimensionnel (surface / hauteur), voire quadridimensionnel si l’on intègre la période ou les conditions d’apparition. Ces renseignements sont difficilement traduisibles sur un plan, qui est le plus souvent en deux dimensions. C’est pour cette raison qu’un tableau est nécessaire. Le plan de zone ne sera qu’un outil indicatif.
Etape  5 – Faire le lien avec le document unique
L’évaluation du risque lié aux atmosphères explosives est, d’après la réglementation, à intégrer dans le document unique d’évaluation du risque. Dans la pratique, il est conseillé de faire l’évaluation ATEX sur un document séparé, qui sera un document de référence pour les services techniques et d’exploitation.Les résultats de l’évaluation du risque ATEX doivent être communiqués sous forme appropriée au CHSCT et au médecin du travail.
Notre conseil
Tenez compte du retour d’expérience en matière d’incendie et d’explosion. En effet, il n’existe pas de méthode réglementaire pour la définition des zones ATEX : confrontez votre expérience et celles d’entreprises avec une activité similaire à la vôtre et n’hésitez pas à vous appuyer sur votre contact de la caisse régionale d’assurance maladie (CRAM) qui pourra vous aider pour cette définition.Source : Schémas commentés santé sécurité au travail > La fourniture d’équipements de protection individuelle Editions Tissot : droit du travail  – convention collective syntecEn partenariat avec les Editions TissotSpécialiste en droit du travail depuis 35 ans, les Editions Tissot vous proposent de découvrir leurs publications en santé sécurité au travail et les conventions collectives relatives à votre domaine d’activité. Découvrez également les programmes de formation santé sécurité au travail, et plus particulièrement la formation Evaluer et gérer le risque ATEX.  

Un réseau de recherche et technologie pour les batteries unique en France

Sous l’impulsion de l’Alliance Nationale de Coordination de la Recherche pour l’Energie (ANCRE), celui-ci va rassembler les principaux acteurs de la recherche publique et les industriels. Principaux objectifs de ce réseau : réduire les délais de transfert des connaissances des laboratoires vers l’industrie, offrir aux industriels une vision claire des projets des différents laboratoires, enfin définir une stratégie scientifique ambitieuse partagée entre ces différents acteurs. Ainsi les industriels auront désormais la possibilité d’accéder directement à l’ensemble des découvertes et des brevets issus des centres de recherche et de nouer des partenariats avec un ou plusieurs laboratoires du réseau.Ce réseau national s’appuiera sur deux centres de recherche, un centre de recherche amont et un centre de recherche technologique, qui travailleront en étroite collaboration. Le centre de recherche amont aura pour mission d’explorer les nouveaux concepts de batteries et plus particulièrement les matériaux à hautes performances. Piloté par le CNRS, il sera constitué de 8 laboratoires français parmi lesquels le Laboratoire de Réactivité et Chimie des Solides (Université de Picardie Jules Verne/CNRS), dirigé par Mathieu Morcrette, au sein duquel travaille le professeur Jean-Marie Tarascon, un chercheur mondialement réputé à qui l’on doit les batteries plastiques lithium-ions actuellement commercialisées.Rappelons que cet universitaire oeuvre depuis plusieurs années pour fédérer la recherche française et européenne dans le domaine des batteries avec, en particulier, la création, en 2007, du laboratoire virtuel européen (ALISTORE-ERI) qui recherche (23 universitaires européens), valorisation (création d’un club industriel européen rassemblant 14 industriels) et formation (master européen labellisé Erasmus Mundus en 2007). De son côté, le centre de recherche technologique, piloté par le CEA, testera et validera les concepts de batterie issu du centre de recherche amont. Pour l’essentiel il s’appuiera sur les activités du CEA/Grenoble-Chambéry avec le soutien notamment de l’IFP, de l’INERIS et de l’INRETS.Côté industriel, les principaux acteurs français impliqués dans le développement et l’industrialisation des batteries sont au nombre de 3 : SAFT, Batscap et la Société de Véhicules Electriques (SVE). SAFT est plutôt spécialisée dans la fabrication des batteries de haute technicité, notamment pour des systèmes spatiaux, aéronautiques et militaires. Pour sa part, Batscap, filiale de Bolloré et d’EDF, travaille sur la filière novatrice des batteries lithium Métal Polymère en s’appuyant sur son expérience dans la fabrication des films de polymères servant à l’emballage. Quant à SVE, créée ne 2002 par le Groupe Industriel Marcel Dassault, elle conçoit, développe et commercialise des systèmes batterie lithium-ion de haute performance et des systèmes de gestion de l’énergie pour véhicules électriques. SVE a notamment mené un programme d’expérimentation sur route de véhicules équipés de systèmes de traction électrique lithium-ion. 
Source :
Les bulletins électroniques

La démarche Lean de HelioVolt pour fabriquer des cellules solaires CIGS

Basée à Austin (Texas), la société HelioVolt fabrique des modules photovoltaïques solaires à couche mince destinés à être installés en toiture sur des bâtiments commerciaux, au sol pour des applications de fourniture d’énergie à plus grande échelle, dans le domaine résidentiel, dans les bâtiments intégrant les éléments photovoltaïques dans leur architecture (BIPV : Building Integrated Photovoltaics) et les installations sur mesure.C’est la première fois qu’une entreprise spécialisée dans les produits à film mince combine des produits à haute performance avec des capacités de fabrication à faible coût pour créer une nouvelle génération de modules solaires à base de CIGS (disélénure de cuivre-iridium-gallium). Les technologies à film mince (quelques microns) permettent de réduire la quantité (ou la masse) de matériau absorbant la lumière requise pour créer une cellule solaire. Il en résulte une baisse des coûts de production par rapport aux cellules classiques. « Notre processus de fabrication automatisé est pleinement intégré, depuis le substrat jusqu’au montage et au test du module final. Il  nous permet d’atteindre des rendements de fabrication élevés et des coûts plus faibles, plus rapidement qu’avec des technologies concurrentes », explique Iga Hallberg, Vice Président du développement commercial chez HelioVolt.

Une solution répliquée dans les nouvelles usines
En tant qu’entreprise nouvelle, HelioVolt avait besoin d’une solution qui puisse être aisément répliquée dans ses nouvelles usines, mais aussi d’une solution permettant de garantir l’évolutivité du stockage de données pour au moins 30 ans, ceci pour répondre aux exigences de garantie. En outre, la fabrication de gros volumes était nécessaire afin de réduire les coûts tout en préservant la qualité. « HelioVolt avait une échéance stricte à respecter dans ce projet pour satisfaire ses investisseurs, si bien que seule une solution clef en main incluant une offre de services rapide et efficace pouvait lui convenir », indique Erik Udstuen, directeur de la branche progiciels et services de GE Intelligent Platforms. «  La suite logicielle Proficy de  GE Intelligent Platforms fournit une solution complète de fabrication de type Lean apportant la souplesse nécessaire pour pouvoir ajouter des équipements et mettre en œuvre des procédures de travail optimisées, tandis que HelioVolt étend ses activités. » Le système logiciel utilisé chez HelioVolt est constitué par cinq éléments de base de la suite Proficy qui apportent à l’entreprise une redondance robuste, une meilleure sécurité des données, des informations fiables et une meilleure maîtrise de chaque aspect de la production grâce à un meilleur accès aux données critiques. En mettant à la disposition des opérateurs des outils de visualisation basés sur le Web et des outils d’analyse en temps réel, ceux-ci sont en mesure de participer à l’augmentation de l’efficacité globale de la fabrication et d’optimiser les processus en temps réel, réduisant ainsi les coûts et augmentant la rentabilité. « La solution Proficy nous aide à maintenir au plus haut niveau le rendement et le débit de l’usine, tout en garantissant la qualité. Au bout du compte, cela débouchera sur des modules solaires plus performants, en offrant à nos clients un meilleur rapport qualité-prix » conclut Iga Hallberg.Marc Chabreuil

Optimisation des performances des architectures multi-cœurs

L’optimisation des algorithmes mathématiques et statistiques pour un maximum de performances sur les architectures multi-cœurs est devenue cruciale pour de nombreuses applications en recherche scientifique, en analyse quantitative pour la finance, en modélisation et simulation pour l’ingénierie, en recherche pharmaceutique ou en génomique. « La plupart des processeurs utilisés aujourd’hui sont multi-cœurs et donnent le meilleur d’eux même quand ils sont programmés avec des techniques de parallélisation. Si vous n’utilisez pas des fonctionnalités optimisées pour du multi-cœurs, il y a même de grandes chances pour que vos applications s’exécutent plus lentement » avertit David Cassell, Product Marketing Manager, NAG. Organisation à but non lucratif dédiée au développement de logiciels de calcul numérique en partenariat avec les plus grands chercheurs et praticiens du monde universitaire et de l’industrie, le Numerical Algorithms Group (NAG) offre aux analystes en données d’entreprise et en finance, aux chercheurs scientifiques et aux ingénieurs qui veulent profiter au mieux de la puissance de calcul offerte par les architectures multi-cœurs, tout en migrant facilement leurs applications existantes vers ces architectures, la possibilité de télécharger la nouvelle Librairie Numérique NAG pour SMP et Multi-Cœurs. Elle contient environ 1600 fonctionnalités numériques, dont plus de 100 sont totalement nouvelles dans cette version.Les algorithmes parallèle de NAG sont fiables et robustes« La Librairie NAG pour SMP et multi-Cœurs a aussi été pensée pour faciliter au maximum la migration d’applications séquentielles vers le monde parallèle, grâce à des conventions d’appel et à une documentation communes. Concrètement, cela veut dire que les utilisateurs peuvent rapidement bénéficier des performances qu’offre le calcul parallèle, sans être obligatoirement expert dans le domaine », précise David Cassell.Dr. Hartmut Schmider de l’équipe de support du laboratoire de calcul hautes performances de la Queen’s University, Kingston, Ontario, déclare, pour sa part : « La Librairie NAG est un très bon outil pour travailler sur architecture multi-cœurs en raison de la fiabilité de ses mécanismes parallèles. C’est aussi en raison de son interface commune avec celle de la librairie séquentielle NAG. Les utilisateurs peuvent ainsi accélérer leurs codes sur de nombreuses architectures multi-cœurs différentes, tout en réduisant au maximum le travail à fournir ».De nombreux utilisateurs à travers le monde qui convertissent leurs applications sur des architectures multi-cœurs ont confiance dans les algorithmes parallèles de NAG parce qu’ils savent que ces algorithmes sont fiables et robustes. Les meilleures performances que promet le calcul parallèle ne sont pas sans challenges pour le débogage, la synchronisation de threads… L’expertise de NAG est validée depuis de nombreuses années par ses travaux effectués auprès des grandes organisations internationales spécialisés dans le calcul intensif. La plupart des fonctionnalités offertes par la Librairie NAG pour SMP et Multi-Cœurs trouvent leur origine dans ces travaux.Marc Chabreuil

RoboCup 2010 à Singapour, le robot officiel est français

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/64098.htm

RoboCup 2010, la compétition

Singapour a accueilli, du 19 au 25 juin 2010, l’événement « RoboCup 2010 », avec le robot français Nao d’Aldebaran Robotics, comme partenaire officiel. Cet événement rassemble chaque année près de 3.000 chercheurs et étudiants de 40 pays. Les participants se sont affrontés lors de parties de football. Des simulations d’aide à la personne ont également eu lieu.La RoboCup 2010 est une compétition internationale permettant à des équipes de recherche du monde entier de s’affronter et de tester leurs travaux. Elle accueille également des ateliers, des expositions et des conférences autour de la robotique et de l’intelligence artificielle. Sa première édition a eu lieu en 1992 et son but ultime est de développer une équipe de robots humanoïdes totalement autonomes qui pourront jouer et gagner contre l’équipe de football championne du monde en 2050.

Aldebaran Robotics, le fournisseur de robots

Depuis 2008, la société française Aldebaran Robotics a fournit ses robots Nao a environ deux cents des plus prestigieux établissements d’études supérieures: Stanford Research Institute, Harvard, Supelec, Ecole des Arts et Métiers, KAIST en Corée, Tsukuba University au Japon… Nao est utilisé dans plus de 27 pays et 85% des ventes ont lieu à l’étranger. Il existe deux filiales à l’étranger, la première à Boston et la seconde à Shanghaï.Nao possède une interface de programmation adaptable au niveau de compétences de l’utilisateur. L’un des objectifs d’Aldebaran Robotics est ainsi d’encourager les étudiants à s’orienter vers une carrière scientifique et de créer des nouveaux emplois autour de cet outil innovant.

« Les trois mousquetaires », l’équipe française à la Robocup 2010

Depuis sa création, la RoboCup réunit scientifiques et étudiants d’institutions de renommées mondiales autour d’une plateforme unique. A nouveau cette année, les candidats ont fait preuve de créativité et de réactivité pour valoriser leur travail et leurs compétences dans ce championnat. La France était représentée par l’équipe des « Trois mousquetaires » en référence au roman d’Alexandre Dumas, qui a terminé en milieu de classement. Les quatre robots se prénomment respectivement D’Artagnan, Aramis, Athos et Porthos.Leur objectif est de rendre ces robots bipèdes le plus autonomes possible, afin qu’ils soient capables de se repérer dans un environnement inconnu à priori, en réalisant une cartographie du lieu, et de se déplacer d’un endroit à un autre en évitant les obstacles sur leur chemin. Pour cette équipe, la participation à RoboCup 2010, dans la catégorie plateforme standard fut l’occasion de tester leur savoir-faire sur un terrain de football adapté. Pour cette édition 2010, l’équipe des Universités de Paris VIII et de Versailles Saint Quentin-en-Yvelines, intégrait des étudiants espagnols des Universités de Murcia et de Valencia. A partir de stratégie simple, leur objectif premier était d’arriver à faire jouer leurs robots au football correctement, sans mouvements incontrôlés.

En marge de la compétition

La quatorzième édition du symposium international RoboCup s’est tenue en parallèle de la compétition. Ce symposium permet des discussions et échanges scientifiques autour d’une diversité de domaines de recherche associés à l’ensemble des divisions de la RoboCup. Interdisciplinaire, il ne se limite ainsi pas uniquement aux activités de recherche et d’enseignement dans les domaines de la robotique et intelligence artificielle et permet de confronter théorie et pratique.En parallèle de la compétition et de ce symposium, diverses activités et expositions ont également été organisées. Par exemple, un café scientifique sur la robotique, animé par l’équipe des « Trois mousquetaires », s’est déroulé le 25 juin 2010 au Singapore Science Centre. Ce fut l’occasion de découvrir les travaux de recherche de l’équipe et les capacités dont ils ont doté leurs robots, pour le plus grand bonheur des petits et des grands.

Conclusion

Le caractère expérimental et interactif de la RoboCup est l’occasion de diffuser des idées nouvelles et de technologies prometteuses, qui sont rapidement adoptées et testées sur le terrain par une communauté de professionnels toujours croissante.Plus généralement, les chercheurs investis dans le domaine de la robotique ont pour objectif d’amener des robots bipèdes à opérer dans un environnement inconnu, afin d’acquérir de nouvelles compétences et effectuer, en toute autonomie, des tâches utiles dans le quotidien. Ces robots pourront être utilisés par des personnes âgées ou handicapées à leur domicile.


Pour en savoir plus, contacts
– Site Internet de Aldebaran Robotics : www.aldebaran-robotics.com
– Site Internet de RoboCup 2010 Singapore : www.robocup2010.org

Origine
BE Singapour numéro 69 (22/07/2010) – Ambassade de France à Singapour / ADIT – http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/64098.htm

Claudie Haigneré : « Toute société s’enrichit de sa diversité »

(Cet article a été initialement publié le 07/07/10 sur Maviepro.fr)

Vous êtes la marraine des P’tits Déjeuners de la Science [1] organisés par le Groupe Insa. Pourquoi avoir pris part à cette manifestation ?
Claudie Haigneré : Parce que cette opération se trouve très en lien avec ma volonté de longue date de porter le plus haut possible ce problème du lien entre sciences et société. Il se trouve par ailleurs parfaitement en phase avec la vocation d’Universcience [2], qui veut notamment intéresser aux sciences le jeune public et particulièrement les jeunes femmes.

Comment expliquez-vous la faible place des femmes ingénieurs en France mise une fois de plus en avant dans l’enquête 2010 du CNISF sur la situation des ingénieurs en France [3] ?
Alors que les jeunes filles sont majoritaires en baccalauréat scientifique et bien souvent mieux notées, elles n’intègrent que très peu les écoles d’ingénieurs… Un étrange paradoxe. Nous constatons aussi l’abandon d’un certain nombre d’entre elles en cours de carrière. Troisième problème, que des femmes expérimentées et compétentes ne soient pas toujours reconnues à leur vraie valeur.

Les causes de cette situation ?
Un certain manque de confiance des jeunes filles en leurs capacités, une image peu valorisante de l’ingénieur qui n’est plus en rapport avec l’actualité mais aussi la crainte de se trouver confrontées à des carrières qui ne leur permettront pas de s’épanouir.

Comment remédier à ces blocages ?
Jeune médecin, j’avais pourtant eu le sentiment en voyant la parfaite mixité des bancs de la Fac que le problème de la diversité avait été résolu ! Il faudra pourtant encore beaucoup de volontarisme pour faire changer les choses. Et sans être pour une politique de quotas prédéterminés, je pense qu’il faut être volontariste pour mieux faire connaître ces métiers, et donner la possibilité aux femmes de mener de front vie professionnelle et personnelle. Par la mise en place de crèches d’entreprise mais aussi des réunions placées en milieu plutôt qu’en fin de journée, sans parler de congés maternité qui n’entraveraient pas les carrières…Il faut d’autre part travailler à une meilleure reconnaissance des femmes et de leurs expertises, et davantage leur donner la possibilité d’appartenir à des instances de décision. Et si à compétence et capacité de travail équivalentes, on trouve une femme remarquable aux côtés d’hommes remarquables, pourquoi ne pas la privilégier dans le choix de recrutement ?
Qu’est-ce que les femmes pourraient finalement apporter de plus au monde de l’ingénieur ?
Je l’ai vécu dans l’aéronautique, dans le domaine spatial, mais aussi dans certains conseils d’administration, inclure ne serait-ce qu’une seule femme dans une équipe entraîne une modification dans la façon d’analyser des problèmes et enrichit la prise de décision. Mais une seule femme, ce n’est pas assez. Toute société s’enrichit de sa diversité .

De quelle manière vous engagez-vous dans la promotion des femmes dans le monde de l’ingénieur ?
Je suis toujours volontaire pour rencontrer des auditoires de jeunes filles et évoquer avec elles mon parcours. Je participe par ailleurs à des opérations comme le programme L’Oréal Unesco Pour les Femmes et la Science [5] qui récompense des chercheuses émérites. Je me suis aussi engagée avec TV5 Monde sur le concours Sensationnelles [6] 2010-2011. Sans parler de la mise en place du prix Irène Joliot-Curie [7] pour la reconnaissance des parcours des jeunes femmes en entreprise ou encore dans le domaine scientifique. Lorsque j’étais ministre de la Recherche, j’avais enfin lancé des études sur la place des femmes dans la recherche publique et dans la recherche privée.Propos recueillis par Antoine Teillet pour Maviepro.fr (article initialement publié le 07/07/10) A lire aussi
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  • L’énergie, seul secteur à dynamiser l’emploi des ingénieurs (sur l’enquête du CNISF)
  • « Les ingénieurs et les scientifiques ont un rôle moteur à jouer » (Interview de Julien Roitman, président du CNISF)
Liens  [1] www.ptitsdejeuners-science.com [2] www.universcience.fr [3] www.maviepro.fr/magazine/vie-pro/femmes-ingenieurs-la-bataille-n-est-pas-encore-gagnee [4] www.maviepro.fr/magazine/vie-pro/claudie-haignere-toute-societe-s-enrichit-de-sa-diversite?page=0,1 [5] www.femmescience.fr [6) www.tv5.org [7] www.maviepro.fr/magazine/vie-pro/un-prix-pour-les-femmes-scientifiques

Davantage de prévention pour les produits phytosanitaires

Maryvonne Guidon Le Brun anime la formation Réglementation Produits phytosanitaires 2010 de Techniques de l’ingénieur, dont la prochaine session aura lieu à Toulouse le 12 octobre 2010.

Techniques de l’ingénieur : Les produits phytosanitaires sont-ils des produits chimiques comme les autres ? Quelles sont leurs spécificités ?

Maryvonne Guidon Le Brun : La fonction des phytopharmaceutiques est de protéger la production agricole et les autres productions végétales (arbres, plantes d’agrément) en éliminant des organismes vivants nuisibles. L’inconvénient est qu’en fonction de la nature chimique, ils vont toucher un spectre d’organismes vivants plus large (y compris l’homme) et qu’une part importante du produit ne va pas sur la plante à traiter mais sur les produits de récolte, la végétation alentours, le sol, l’eau et l’air.

Quels sont les grands défis aujourd’hui dans le domaine des phytosanitaires ?

Le grand défi est de réduire l’impact sanitaire pour l’homme et l’environnement en améliorant l’efficacité et la sélectivité, en réduisant la toxicité et en en maîtrisant l’application, (choix et quantité des produits, modalités de mise en œuvre).

Jusqu’à quel point les phytosanitaires sont-ils impactés par REACH et CLP ?

Les obligations de REACH concernant le respect des usages autorisés et les conditions de mise en œuvre, en particulier les modalités d’application et les protections collectives ou individuelles, la fiche de données de sécurité, et les flux d’information dans la chaîne d’approvisionnement en amont comme en aval sont applicables. Les obligations de CLP concernant la classification, l’étiquetage et l’emballage sont également à prendre en compte.

Avec le Grenelle de l’environnement, quelles sont les nouvelles exigences en débat et à prévoir ? Est-ce cohérent par rapport au cadre réglementaire actuel ?

Le Grenelle ainsi que la transposition de nouvelles directives européennes renforcent les efforts de prévention déjà engagés et sont cohérents. Les principales exigences sont l’extension des agréments et formations aux applicateurs (agriculteurs et collectivités), l’interdiction de l’épandage aérien et dans les espaces fréquentés par le public, sauf exceptions strictement encadrées, le renforcement des certifications (HVE, forêt), le renforcement des mesures de protection des milieux (parcelles biologiques, trame verte, bleu, captages d’eau potable, air), l’encadrement strict de la gestion des déchets, et enfin, la promotion des modes de lutte alternatifs et complémentaires (macro-organismes). L’objectif principal est de réduire les quantités utilisées de 50 % à l’horizon 2018 (plan Ecophyto).

Comment s’y retrouver dans les ICPE depuis la disparition de la rubrique spéciale phytosanitaires ?

Pour ce qui est des stockages qui relevaient de la rubrique 1155, il suffit de faire l’inventaire des produits stockés en fonction de leur classe de risques et de les classer dans les rubriques correspondantes des séries 1XXX et de faire la demande de régularisation.

Où en est-on du Certiphyto qui tend à remplacer le DAPA ?

Les formations Certiphyto ont démarré au titre de l’expérimentation mais il ne sera obligatoire en 2014. Délivré pour 5 ans, tous les applicateurs devront en disposer à titre personnel (outre les distributeurs et conseillers), quel que soit leur statut (employeur, salarié). Il sera nécessaire pour acheter les produits. En attendant, le DAPA reste obligatoire.

Diplômée en génie des procédés industriels de l’Insa de Toulouse en 1990, Maryvonne Guidon Le Brun est  ingénieur-conseil en environnement et risques. Elle réalise depuis 20 ans des prestations management/réglementation en environnement et risques pour des industriels notamment en ISO 14001, OHSAS 18001, ISO 9001 (auditrice tierce partie) et risques majeurs.

Fondatrice de TLAZOL en 1996, elle développe le logiciel de veille réglementaire et management HSE NOPAL-TLAZOL depuis 2002. Depuis 2007, elle développe plus particulièrement les prestations et outils relatifs aux risques chimiques : diagnostics et assistance RECAH, CLP, exposition des travailleurs, évaluation des conséquences (modélisation) et maîtrise des accidents impliquant des substances dangereuses, formations et veille sur les réglementations substances.

Elle anime la formation Réglementation Produits phytosanitaires 2010 de Techniques de l’ingénieur, dont la prochaine session aura lieu à Toulouse le 12 octobre 2010.

1100 ans après, Cluny ressuscite virtuellement

La légende raconte que Gunzo, moine de Cluny au XIe siècle, vit en songe les proportions parfaites de la future Maior Ecclesia, construite à partir de 1088. Aujourd’hui, il ne reste qu’un dixième de ce qui a été la plus vaste église de la chrétienté, dont 8 % en élévation. Pour le visiteur qui vient parfois de loin, cela peut provoquer une certaine déception. Aussi, un Gadzart a-t-il à son tour fait un rêve, celui de restituer tout l’édifice en 3D. C’était à la fin des années 90. En 1990 – 1991 Christian Père, le Gadzart en question, a numérisé la grande église grâce au soutien d’IBM, ce qui a conduit à la production d’un film de 16 minutes Mémoires de Pierre, dont 4 minutes d’images de synthèse. Jean-Michel Sanchez et Julien Roger, deux anciens de l’Ensam, co-fondateurs d’On-Situ, sont ensuite repartis de la maquette numérique pour produire le film Maior Eclesia en 2004. « J’étais en poste chez EADS à Madrid, raconte Christian Père. J’avais gardé la maquette, mais il a été difficile de relire les données. »

La perspective du 1.100e anniversaire a constitué un prétexte pour un projet ambitieux d’une troisième version virtuelle du film Maior Ecclesia, l’antichambre du ciel (voir les photos). En 2005, Christian Père a rejoint l’Ensam et en 2007 Gunzo est lancé. « Il s’agit d’un projet de recherche et de valorisation, qui réunit une équipe pluridisciplinaire dans le but d’utiliser les technologies 3D au service du patrimoine », raconte Christian Père. Grâce à la réalité virtuelle, le visiteur peut visionner un film dans une salle d’immersion. « Le film doit transmettre une émotion, pour comprendre le pourquoi d’un édifice aussi grand à Cluny », explique-t-il. Grâce à la réalité augmentée, il peut visualiser sur le site la maquette numérique (voir les photos).

Une maquette numérique à l’échelle 1

Le but de Gunzo est aussi de proposer des outils de recherche pour les autres sites clunisiens. Dans un tout autre domaine, le projet trouve aussi des applications en architecture et génie civil. L’Ensam va d’ailleurs ouvrir à la rentrée un nouveau master spécialisé pour former les architectes aux outils et méthodologies 3D.

Issu d’un partenariat entre les Arts et Métiers de Cluny, le Centre des monuments nationaux et On-Situ, le projet s’avère particulièrement à la pointe, surtout avec une telle industrialisation puisque Cluny accueille 100.000 visiteurs par an. Le projet restitue l’église du XVe siècle, dans le prolongement de la restauration physique du transept. L’objectif est de pouvoir visualiser à l’échelle 1 une maquette virtuelle du bâtiment dans une salle d’immersion virtuelle, en étant debout. « Nous avons réussi à concilier le travail d’histoire de l’art et les outils virtuels », se félicite Christian Père.

Visites guidées virtuelles

Le modèle numérique apporte des avancées majeures avec une plus grande précision pour la partie en élévation (au centimètre, contre 10 à 20 cm pour la précédente version). « Nous avons numérisé les fragments lapidaires, ce qui a permis de faire une hypothèse sur le décor sculpté », complète le chercheur. Un travail plus riche a également été effectué sur les fresques et les enduits. Une étudiante en thèse doctorale étudie la polychromie de la grande église pour retrouver la couleur originelle à partir de fragments lapidaires. Un musicologue effectue également une recherche sur les chants, ce qui permettra d’améliorer l’immersion virtuelle grâce à la composante sonore. En plus de la réalité virtuelle, le projet est également à la pointe en réalité augmentée avec trois bornes intégrées dans le circuit de visite, qui fonctionnent toute l’année, quelle que soit la météo. Une quatrième sera prochainement installée.

Toutes ces réalisations se concrétisent au moment du 1.100e anniversaire de l’abbaye, mais elles ne représentent pas un aboutissement. « Je rêve que l’on puisse se déplacer virtuellement dans la maquette à l’échelle 1 grâce à un joystick dans la salle d’immersion, conclut Christian Père. Cela permettrait de faire des visites guidées. On devrait en être capable dans quatre ou cinq ans. » Et dans quatre ou cinq ans, de nouvelles technologies laisseront sûrement le champ ouvert à de nouveaux défis…

Maior Ecclesia, l’antichambre du ciel

Troisième version du film initié par Christian Père, Maior Ecclesia, l’antichambre du ciel est projeté dans une salle d’immersion de l’abbaye de Cluny. La salle dispose d’une capacité de 60 à 70 places, les spectateurs se munissent de lunettes face à un écran de 7 m. La durée se limite à 10 min pour éviter trop d’attente pour les visiteurs. Une version longue du film sera diffusée à Cluny le 11 septembre 2010 en soirée, dans le parc de l’abbaye, à l’occasion du 1.100e anniversaire.

Maior Ecclesia, l’antichambre du ciel / 2010 / Avant-nef Arts et Métiers ParisTech Projet Gunzo / on-situ / CMN

Vue aérienne sur la grande Eglise en réalité augmentée et l’abbaye Arts et Métiers ParisTech Projet Gunzo / on-situ

La réalité augmentée à Cluny

La réalité augmentée permet de restituer une partie du monument, seuls 8 % de l’église étant encore en élévation. Trois bornes sont en fonctionnement toute l’année, quel que soit le temps. Une quatrième borne sera prochainement installée dans le transept, actuellement en travaux. « Je rêve d’une borne dans le vestige de la grande nef qui montrerait le tympan, commente Christian Père, responsable du projet Gunzo. Ce serait un point de vue remarquable. Mais c’est délicat car il s’agit d’un espace entièrement public. »

Image de l’avant-nef en réalité augmentée Arts et Métiers ParisTech Projet Gunzo / on-situ

Arts et Métiers Paris Tech / on-situ

Ray-on / 2009 / Petit collatéral Arts et Métiers ParisTech Projet Gunzo / on-situ / CMN

Ray-on / 2009 / Tour des fromages / Cluny Arts et Métiers ParisTech Projet Gunzo / on-situ

En savoir plus

  • Le site du projet Gunzo : cluny-numerique.fr
  • Le site de l’Institut image de l’Ensam : www.ai.cluny.ensam.fr
  • Le site de l’Ensam Cluny : www.ai.cluny.ensam.fr
  • Le site du 1100e anniversaire : www.cluny2010.eu
  • L’office de tourisme : www.cluny-tourisme.com

DIAPORAMA – Solar Impulse fait le tour du cadran

[1/9] – Le 8 juillet 2010, l’avion solaire a effectué un vol de 26 heures avec une personne à bord, en fonctionnant uniquement à l’énergie solaire. Un premier vol de plus de 24 heures avait été programmé une semaine plus tôt mais il avait été annulé à cause d’une rupture du système de transmission télémétrique.

L’avion solaire HB-SIA a décollé le 7 juillet à 7 h de la base militaire de Payerne, près du lac de Neuchâtel. Ce n’est pas le premier avion solaire mais à ce jour aucun de ses prédécesseurs n’a réussi à passer une nuit en vol avec un pilote à bord.

 

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© Solar Impulse

[2/9] – Le défi Solar Impulse a été lancé en 2003 par les pilotes et aventuriers Bertrand Piccard et André André Borschberg. Leur rêve ? Effectuer un tour du monde en cinq escales en 2013 en utilisant uniquement l’énergie solaire. Les Suisses relèvent non seulement un défi scientifique mais aussi écologique.

Présenté en juin 2009 au public, le prototype du premier avion, HB-SIA, pèse 1.600 kg pour une envergure de 64 m, une longueur de 21,85 m et une hauteur de 6,40 m. Il possède quatre moteurs électriques de 10 chevaux chacun. Sa vitesse moyenne est de 70 km/h, avec un plafond à 8.500 m.

 

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© Solar Impulse / Keystone Pool Dominic Favre

[3/9] – Le design de Solar Impulse a été soigneusement étudié pour un rendement maximum et pour résister aux conditions hostiles que subissent les matériaux et le pilote en vol.

L’avion est construit autour d’un squelette en matériau composite (fibre de carbone et nid d’abeille en sandwich). La surface supérieure des ailes est couverte de 11.628 cellules photovoltaïques en silicium monocristallin ultrafines (130 μm).

 

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© Solar Impulse / Stéphane Gros

[4/9] – Les moteurs électriques sont situés sous les ailes, ainsi qu’une batterie de 70 accumulateurs et un système de gestion de la charge/décharge ainsi que de la température.

L’isolation thermique permet de conserver la chaleur émise par les batteries malgré des températures de l’ordre de -40 °C en vol. Les hélices bipales, de 3,5 m de diamètre, tournent à une vitesse de 200 à 400 tr/min.

 

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© Solar Impulse / AFP / Pool / Fabrice Coffrini

[5/9] – Un deuxième avion, le HB-SIB, sera réalisé en 2011. Il disposera d’une cabine pressurisée permettant d’effectuer des vols de longue durée. Le tour du monde est prévu pour 2013. Il sera décomposé en cinq escales, avec des vols 3 à 4 jours, le maximum possible pour un pilote. Le HB-SIB sera plus grand que le HB-SIA et composé de matériaux plus légers. Il disposera d’un pilote automatique pour que les pilotes puissent se reposer sur un siège inclinable.

L’équipe du projet n’exclut pas de fabriquer un troisième avion si nécessaire, ce serait alors le HB-SIC (HB est le préfixe des immatriculations d’aéronefs suisses, SI signifie Solar Impluse et la lettre désigne la version du prototype).

 

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© Solar Impulse / Stéphane Gros

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© Solar Impulse / Stéphane Gros

[6/9] – Le 8 juillet, l’avion Solar Impulse a atterri vers 9 h du matin sur la base militaire de Payerne, avec à son bord le pilote André Borschberg. Ce premier vol de plus de 24 heures est un grand succès et une première scientifique. L’avion a pu charger ses batteries pendant la journée et voler toute la nuit grâce à l’énergie stockée. Le vol a été réalisé en moyenne à la vitesse de 23 nœuds (50 km/h) et à l’altitude de 8.564 mètres.

« Au lever du soleil, il restait plusieurs heures de réserves dans les batteries. Oui, les énergies renouvelables et les cleantechs peuvent réaliser l’impossible ! Nous avons eu raison de parier sur notre conviction », a écrit Bertrand Piccard sur le blog de Solar Impulse, le 8 juillet.

 

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© Solar Impulse / Stéphane Gros

[7/9] – Avec un budget de 75 millions d’euros, Solar Impulse réunit de nombreux partenaires, dont les principaux sont le groupe chimique Solvay, l’horloger Omega et la banque d’investissement Deutsche Bank. L’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) est conseillère scientifique du projet. 

Basé à Dübendorf et à Lausanne, le projet Solar Impulse fait travailler une équipe de 70 personnes, des spécialistes provenant de six pays, ainsi que de nombreux conseillers extérieurs.

 

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© Solar Impulse / Stéphane Gros

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© Solar Impulse / AFP / Pool / Fabrice Coffrini

[8/9] – Pour ce premier vol de plus de 24 h, le HB-SIA a été piloté par André Borschberg. Né en 1952 à Zurich, il est pilote professionnel d’avion et d’hélicoptère. Diplômé de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne et licencié du MIT, il a été pilote de chasse des forces aériennes suisses sur des avions de type Venom, Hunter et Tiger.

André Borschberg et Bertrand Piccard se sont rencontrés en 2003, ils ont annoncé leur défi après une étude de faisabilité à l’EPFL.

 

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© Solar Impulse / Keystone Pool Dominic Favre

[9/9] – La famille Piccard s’est déjà illustrée au cours de l’histoire. Auguste Piccard (1184 – 1962) était physicien – océanographe, océanaute et aéronaute. Il a battu le record du monde en atteignant 16.000 m d’altitude dans la stratosphère en ballon libre. Son frère jumeau Jean (1884 -1963) était également aéronaute. Fils d’Auguste, Jacques Piccard (1922 – 2008) était, lui aussi, océanaute. Il a battu le record du monde de plongée sous-marine en 1960 en atteignant 10.916 m dans la fosse des Mariannes, à bord du bathyscaphe Trieste. Né en 1958 à Lausanne, Bertrand Piccard, marié et père de trois enfants, mène en parallèle trois carrières : médecin psychiatre, aéronaute et conférencier. Il a effectué le premier tour du monde en ballon sans escale en 1999, avec le Britannique Briand Jones, en 19 jours 21 h et 55 min.

(Sur la photo, trois génération : Jacques, Auguste et Bertrand)

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© Archives de la famille Piccard

 

En savoir plus

Le site de Solar Impulse : www.solarimpulse.com

Le blog : www.solarimpulse.com/blog

Solar Impulse TV : www.solarimpulse.com/sitv

Sur Wikipedia : fr.wikipedia.org/wiki/Solar_Impulse

Le site commun avec l’EPFL : solar-impulse.epfl.ch/

 

Diaporama réalisé par Corentine Gasquet

Le ballon de la coupe du monde « trop rond » ?

Le ballon Jabulani, utilisé lors de la récente coupe du monde de foot-ball en Afrique du sud, a éveillé la curiosité des scientifiques. Très critiqué par les joueurs (surtout les gardiens de but) pour ses trajectoires « imprévisibles », « changeantes », le ballon a donc été étudié sous toutes les coutures par des laboratoires scientifiques. Ainsi, des unités de recherche australiennes, japonaises et françaises (une unité de recherche du CNRS à Marseille), se sont penchés sur l’analyse des trajectoires du fameux ballon.Eric Berton est directeur adjoint de l’Institut des sciences du mouvement, une unité de recherche mixte du CNRS à Marseille. Il nous explique ce qui selon lui fait la particularité de ce ballon, développé spécialement pour la coupe du monde : « Les coutures de Jabulani sont internes, le ballon ressemble donc à une sphère parfaite ». Le Jabulani serait donc trop rond. Il s’agit d’une évolution assez particulière au niveau des sports de balle. En effet, la couture interne n’était jusqu’ici pas à la mode : Au  tennis, au base-ball ou au golf, il y a des irrégularités sur la balle précisément pour qu’elle puisse avoir une trajectoire plus stable et plus contrôlable. Le lift au tennis ou le spin au base-ball donnent de l’effet à la balle et permettent au tireur de faire des trajectoires courbes. Ce n’est plus le cas avec le ballon Jabulani. Eric Berton reprend : « Lors d’une frappe avec le ballon Jabulani, le ballon ne tourne quasiment pas. Cela est du au fait que le temps de contact lors d’une frappe entre le ballon et le pied est extrêmement court.». Ainsi, le ballon n’a pas « d’effet », ce qui influe sur sa trajectoire. Elle est plus flottante, et plus imprévisible, car le fait de donner un effet à la balle permet de mieux contrôler sa trajectoire. Mais il est important de préciser que le côté aléatoire de la trajectoire du ballon développé pour la coupe du monde constitue une incertitude pour le gardien comme pour le tireur.  En fait, c’est plutôt la vitesse du ballon, qui serait la cause du trouble des joueurs. En effet, le ballon développé par Adidas aurait tendance à augmenter la vitesse du ballon, au moins durant la phase d’accélération du ballon.

Le ballon ralentirait de façon brutale

Des laboratoires scientifiques japonais ont fait des tests en soufflerie pour en savoir plus sur les conséquences aérodynamiques du ballon Jabulani. Et les conclusions coïncident avec celles présentées par l’unité de recherche du CNRS de Marseille : Le Jabulani se comporte comme une sphère parfaite, et ceci malgré son système « grip’n’groove » (voir illustration ci-dessous). Il s’agit d’une surface rugueuse sensée faciliter la prise en main du gardien. Les tests en soufflerie ont également permis aux chercheurs de collecter des informations sur a vitesse du ballon : il en résulte que c’est lors de la décélération du ballon que les problèmes d’instabilité surviennent. Le ballon ralentirait de façon non homogène, assez brutalement, c’est cela qui gêne les gardiens de but.D’autres éléments d’explication ont été amenés par des chercheurs australiens de l’université d’Adélaïde, en Australie. Grâce à des simulations informatiques, Le Professeur Derek Leinweber et son équipe ont réussi à conclure que la forme du ballon permet au ballon d’aller plus vite, à puissance égale, que ses prédécesseurs. De son côté, la marque Adidas, qui a développé Jabulani, fait de la forme sphérique parfaite un atout, et affirme que la volonté d’avoir un ballon le plus sphérique possible permet d’offrir aux attaquants une précision inédite.Enfin, outre la forme du ballon, les scientifiques insistent sur la situation particulière qu’ont rencontrée les joueurs en Afrique du Sud. En effet, une grande partie des stades étant située en altitude, la pression de l’air est moindre et participe à rendre les trajectoires plus rectilignes, et donc surprenantes pour les gardiens. Mais, comme le précise Eric Beton, « les conséquences de l’altitude sur la trajectoire du ballon sont minimes, si on les compare à celles directement liées à la forme du ballon ».

Quand la science réussit à faire parler Monna Lisa

Pas facile de conserver ou de restaurer l’une des oeuvres d’art les plus célèbres du monde, lorsque celle-ci garde jalousement ses secrets de fabrication et qu’il est hors de question de prélever des échantillons susceptibles de porter atteinte à l’intégrité du tableau. Il faut donc faire appel à des techniques non destructives, sans contact, portables et donnant si possible des résultats en temps réel. Quel est cet oiseau rare ? Les ondes électromagnétiques. Si plusieurs techniques répondent actuellement à ces besoins, il en est une particulièrement complète : la caméra multispectrale. C’est grâce à cette technique que La Joconde de Léonard de Vinci a été scannée en octobre 2004. Le résultat est à la hauteur des espérances. Nature des pigments utilisés par l’artiste, couleurs et détails originaux, composition du sfumato, technique à l’origine du glacis… Peu à peu Monna Lisa se raconte et se dévoile. Retour sur cette aventure tant technique qu’artistique avec Mady Elias, professeur à l’Université d’Evry Val d’Essonne, et Pascal Cotte, directeur scientifique de Lumière Technology SA dans un article de la collection Recherche et Innovation des Techniques de l’Ingénieur intitulé « La Joconde analysée à l’aide d’une caméra multispectrale ».Pour lire l’intégralité de l’article « La Joconde analysée à l’aide d’une caméra multispectrale » au format PDF, cliquez ici.Les auteursMady Elias, professeur à l’Université d’Evry Val d’Essonne (UEVE), anime le groupe « Optique et Art » à l’Institut des nanosciences de Paris (INSP) – Université Pierre et Marie Curie (UPMC) – UMR 7588 du CNRS.Pascal Cotte, directeur scientifique de Lumière Technology SA, auteur de la caméra multispectrale.

DIAPORAMA – Architecture de demain : vers le design vert

;Agence Snøhetta

L’histoire de Snøhetta, agence architecturale norvégienne, est marquée par le projet de rénovation de la bibliothèque d’Alexandrie. La bibliothèque a réveillé la culture cosmopolite d’Alexandrie, lui a rendu son rayonnement culturel. Son tambour de pierre massives enserre une salle de lecture creusée dans le sol en terrasses successives, sous une toiture en nid d’abeille orientée à l’est qui protège du soleil et assure une lumière constante. Les parois acoustiques et les sols en bois, le design soigné des mobiliers de lecture confortent l’intériorité et la paix qui règnent dans la grande salle. Le volume considérable est enterré aux deux tiers. Il affleure à peine sur la longue corniche horizontale de la baie d’Alexandrie (voir illustration ci dessous).

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Deux autres projets de l’agence norvégienne, l’opéra d’Oslo et le centre culturel Dahahran, témoignent de ce mariage entre design et préoccupations écologiques.

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Agence Troppo Architects

Troppo Architects a été fondé en 1989 par Phil Harris et Adrian Welke, dix ans après qu’une recherche d’étudiants leur ait fait découvrir le Top End, à la pointe nord de l’Australie : climat tropical à saisons sèche et humide, ayant pour capitale Darwin. L’agence travaille avec les communautés aborigènes, pour des écoles, des maisons communes, travail précédé là aussi d’une étude attentive des traditions et du jeu avec le climat. Déjà porté à la frugalité constructive, Troppo découvre qu’on peut encore simplifier une structure, la rendre plus flexible aux usages, réalisable par les bushmen :

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Architecte : Junya Ishigami

L’architecture japonaise rayonne dans le monde entier, pour avoir ouvert depuis 25 ans la voie du minimalisme, comme une rigueur de pensée nouvelle après l’assèchement du Mouvement moderne. Sur cette scène exigeante, le jeune architecte Junya Ishigami fait irruption en mettant en question ce minimalisme même, qui serait devenu une rhétorique du made in Japan. Le travail de cet élève de Seijima interpelle par sa façon de retrancher encore du superflu, dans ses projets. Ishigami enlève ce qui formalise l’espace pour l’immerger dans la ville contemporaine et ses besoins, contradictoires et croissants, de diversité, de complexité et de fluidité.

La réponse est un quadrilatère de 47mx46mx5m. Le mur de verre qui ferme le quadrilatère est composé de panneaux verticaux, contreventés par des piliers étroits, tenus au sol et au plafond par deux feuillures minces. A l’intérieur, les colonnes qui supportent la toiture sont des feuilles d’acier minces aux profils variables, disposés irrégulièrement.

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Architecte : Giancarlo Mazzanti

Qui, quand, consacrera à l’architecture colombienne contemporaine la présentation qu’elle mérite ? Le grand Rogelio Salmona n’a pas seulement signé une oeuvre en Colombie, il a construit une culture architecturale moderne appropriée à son pays, « endogène », fondée sur la brique comme matériau d’architecture et comme filière de développement. Cet héritage a fécondé l’architecture de ce pays, à Bogota, devenue « la ville rouge » grâce à la brique, à Medellin, Cali, Carthagène…

L’urgence urbaine appelle à l’invention et c’est au Sud que l’on mène les expériences les plus innovantes. La ville de Medellin est devenue depuis 15 ans un des symboles de ce basculement. Parmi plusieurs programmes lancés par le maire de Medellin Sergio Fajardo de 2003 à 2007, deux ont «cadré» le travail de Giancarlo Mazzanti. La première est le « Metrocable », réseau de tramways-funiculaires lancé sur les collines des favelas. Ce réseau a désenclavé ces zones de non-droit et de non-ville. Ses stations ont servi de point d’appui pour combattre un travail d’irrigation attentif et continu, créant des places, sécurisant des voies, offrant aux habitants des espaces publics commodes et sûrs. La seconde est la création des Bibliothèques-Parcs, réseau d’équipements culturels placés à des noeuds stratégiques (souvent en lien avec le Metrocable) pour ranimer la vie collective. Les Parque Bibliotecas offrent, outre des salles de lecture, des lieux de spectacle et des ateliers, des jardins publics et sûrs…

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Architecte : Steve Baer

Steve Baer est né à Los Angeles en 1938, dans une maison pourvue d’un petit atelier où son père lui apprenait à manier des outils. La famille possédait aussi un ranch « où il y avait encore plus d’outils, une grue et une rivière. J’ai toujours été fasciné par l’eau, le vent et le pouvoir du soleil ». « Zome » est une déformation de « dôme ». Ce dernier est parfait, l’autre est irrégulier. Steve Baer, qui construit dès les années 60 des maisons « alternatives », laisse en effet de côté les structures exactes et magnifiques de Fuller. Il préfère des systèmes plus aisés à construire, à agréger, plus pragmatiques en un mot et adaptables aux habitants. La création de Drop City, en 1968 à Trinidad dans le Colorado, symbolise aujourd’hui encore le premier éveil écologique américain. La communauté et ses « droppers » construisent avec Steve Baer un ensemble de lieux de vie composé de 3 coupoles puis des dômes-logements, réalisés en ossature bois et recouverts de tôle récupérée. Un enduit goudronné étanche, une couche de polystyrène isole.

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La première unité de production française à énergie positive

Fabricant français de poutrelles utilisées pour la fabrication de planchers (gros œuvre), Isoltop propose un système constructif breveté constitué de poutrelles isolantes et légères qui permettent d’obtenir des performances thermiques record, allant au-delà de la règlementation thermique en vigueur. Face à l’augmentation de la demande, Isoltop a donc décidé de concevoir un ensemble de production automatisé qui nécessite la construction d’un nouveau bâtiment. Surtout, il a voulu que cette unité soit exemplaire d’un point de vue énergétique et s’est mis en quête, au début de l’année 2009, d’un partenaire solide et sérieux, afin de l’accompagner dans son projet de construction d’usine sur la partie photovoltaïque.

Le recours à l’énergie solaire est en effet au cœur du projet de l’entreprise, qui souhaite bâtir une usine-modèle, un prototype qui puisse ensuite avoir valeur d’exemple, et être dupliqué. Isoltop confie sa recherche à un bureau d’études qui va présenter 5 entreprises proposant des solutions photovoltaïques. Le groupe Tenesol est rapidement sélectionné : « Il était capital de choisir une entreprise fiable qui travaille sur les mêmes fondamentaux que nous », commente Patrice Riberolles, PDG d’Isoltop.

« Ce chantier est une très belle réalisation du groupe Tenesol, et le projet Isoltop doit servir d’exemple aux autres entrepreneurs. Il est aujourd’hui possible de produire mieux, et de façon plus responsable. Et l’énergie solaire est bien sûr au cœur de ces réflexions sur les bâtiments à énergie positive », ajoute Benoît Rolland, directeur général de Tenesol.

Pour cette nouvelle usine Isoltop, opérationnelle depuis le début de l’année 2010 et bâtie selon les nouvelles normes environnementales (isolation performante, chauffage/climatisation du site par géothermie, techniques de production économe en énergie…), les experts de Tenesol ont conçu une centrale de production photovoltaïque sur le toit du bâtiment, et installé près de 1.500 m2 de modules solaires, capables de produire 228.000 kWh/an, soit 190,26 kWc. L’équivalent de la consommation d’une soixantaine de logements !

En face de ce chiffre, la consommation pour le fonctionnement de l’usine est de 70.000 à 75.000 kwh/an dans des conditions de travail optimum y compris pour les personnes travaillant à la production. L’utilisation du complexe photovoltaïque, ainsi que la mise en place d’isolation performante, font de cette unité de production implantée à Entraigues sur la Sorgue (Vaucluse), la première usine à énergie positive de France. Elle produit en effet 3 à 3,5 fois plus d’énergie qu’elle n’en consomme. Forte de ce succès, l’entreprise Isoltop prévoit de dupliquer ce modèle dans le cadre de transferts de technologies avec des industriels du secteur du gros œuvre. Plusieurs autres lignes de production de poutrelles Isoltop seront donc lancées en France dans les années à venir. Chaque nouvelle unité de production, entièrement automatisée, pourra assurer la fabrication de 400.000 mètres linéaires de poutrelles isolantes par an.

Par Marc Chabreuil

Un contrat de professionnalisation pour les élèves-ingénieurs

Dès la rentrée de septembre, l’Ecole des Mines de Douai proposera à ses élèves-ingénieurs, quelle que soit leurs options d’enseignement, un contrat de professionnalisation. Créé par la loi du 4 mai 2004 sur la formation professionnelle tout au long de la vie, ce contrat a pour objectif de favoriser l’intégration des jeunes et des demandeurs d’emploi au sein des entreprises. Le principe est simple : un contrat est signé entre l’entreprise et l’élève et comprend en annexe une convention de formation entre l’Ecole des Mines de Douai et l’entreprise.

Durant le premier semestre de la dernière année du cursus d’ingénieur (octobre à février), l’élève en contrat sera en formation 3 jours par semaine à l’Ecole et 2 jours (jeudi et vendredi) en entreprise. Pendant ces deux journées, il réalisera un projet encadré pour l’entreprise, projet qui sera évalué par un jury au sein duquel l’entreprise sera représentée.

L’élève-ingénieur effectuera ensuite son projet de fin d’études dans cette même entreprise sur une période ininterrompue de 6 mois (de mars à septembre inclus) durant laquelle il sera possible de lui confier un projet d’envergure. Ce projet conclura sa formation à l’Ecole des Mines de Douai.

L’intérêt de ce dispositif est multiple. L’étudiant est salarié et perçoit une rémunération durant sa dernière année de scolarité à l’école. Quant à l’entreprise, elle dispose d’un ingénieur plus rapidement opérationnel, formé à ses méthodes. L’Ecole des Mines de Douai, elle, finance son développement et resserre ses liens avec l’industrie. La seule contrainte est d’ordre géographique, l’entreprise ne devant pas être trop éloignée de l’Ecole pour permettre à l’élève d’y effectuer deux journées hebdomadaires d’alternance sans difficulté.

Par Marc Chabreuil

Une solution de voix IP Centrex qui évolue au rythme de l’entreprise

Créée en 1997, la société Globalis Media Systems est une SSII d’ingénierie web parisienne. En 2009, la société profite d’un déménagement pour repenser sa solution de téléphonie. Munie depuis l’année 2000 d’un autocommutateur (PABX), installé en interne, elle souhaite alors opter pour une solution de téléphonie externalisée chez un opérateur, en mode Centrex, répondant à son besoin de plus grande souplesse de configuration de sa téléphonie. En effet, dans le local précédent, la société était équipée d’un PABX qui était restreint en nombre d’appels vers l’extérieur. Avec moins d’une dizaine de postes téléphoniques et une ligne de fax, les collaborateurs de Globalis Media Systems étaient limités avec seulement 4 appels sortants simultanés. Avec le développement de l’activité, le nombre de collaborateurs a augmenté pour atteindre aujourd’hui les 25 employés. Ainsi, la configuration de l’autocommutateur devenait compliquée à modifier car les règles de gestion étaient figées. Il fallait systématiquement faire appel à un prestataire extérieur pour toute demande d’évolution. Après s’être renseigné sur les offres du marché, l’entreprise a porté son choix sur l’offre de Keyyo Business, opérateur de téléphonie sur IP pour les TPE-PME. « Nous ne maitrisions pas la téléphonie IP à ce moment là, il était donc important pour nous d’être accompagnés. Nous avons alors demandé à un technicien de Keyyo Business d’intervenir» explique Frédéric Hovart, Directeur général deGlobalis Media Systems qui dispose aujourd’hui de 13 postes téléphoniques permettant autant d’appels sortants. Frédéric Hovart précise qu’en termes de coût de communication, la solution de Keyyo Business est à peu près équivalente à l’ancienne solution alors qu’elle permettait uniquement 4 appels simultanés au lieu de 13 actuellement.

Un lien dédié à la transmission de la voix
Selon les besoins en communication de chacun de ses collaborateurs, Frédéric Hovart peut moduler les forfaits et les options de ses utilisateurs depuis l’interface du site Internet de Keyyo Business. Sur les postes nécessitant peu de communications sortantes, la société a choisi un abonnement libre Centrex avec un coût à la communication. En revanche, les postes des commerciaux, amenés à passer de nombreux appels, sont équipés d’un forfait d’appels illimités vers les fixes en France et vers 50 destinations. La société est également équipée de plusieurs lignes de fax par mail, et bénéficie d’une tranche de numéros réservée gratuitement permettant de prévoir l’ouverture de nouvelles lignes téléphoniques supplémentaires avec des numéros qui se suivent.  En parallèle, Globalis Media Systems a choisi d’opter pour un lien ADSL Keyyo Business dédié à la voix. En choisissant cet accès, la société s’assure d’une qualité de VoIP irréprochable et d’une solution encore plus fiable étant donné que le lien sert uniquement à transmettre la voix et non à la navigation sur Internet. « Afin d’être sûr que la voix fonctionne correctement, nous avons préféré prendre un abonnement ADSL dédié. Nos autres accès Internet grand public nous servent seulement à la navigation sur le web », commente Frédéric Hovart. Il précise également qu’il était plus intéressant pour lui de bénéficier d’une solution packagée, clé en main lui offrant tout un ensemble de services. « Avoir un seul opérateur prenant en charge l’ensemble de notre solution a du sens. Cela évite d’avoir plusieurs interlocuteurs », ajoute-t-il.Si le coût n’est pas précisément ce qui a décidé à opter pour une solution de téléphonie « tout IP », la souplesse de configuration a, quant à elle, été l’élément déterminant dans la prise de décision. Grâce à cette solution Centrex,  Frédéric Hovart peut gérer la téléphonie de son entreprise à distance, depuis l’interface web du site de Keyyo Business : redirections de poste, transferts, changements de numéro ou de ligne… « C’est tellement souple que si vous vous rendez compte que la nouvelle règle appliquée n’est pas optimale, vous pouvez la changer instantanément, le tout en quelques clics et en quelques minutes » commente Frédéric Hovart.  « On peut tout administrer via le site de Keyvo ce qui me permet de le faire depuis mon poste de travail, de chez moi voire même de mon lieu de vacances». Les collaborateurs de Globalis Media Systems apprécient également l’option de messagerie vocale par mail, permettant de transférer les messages vocaux reçus au bureau par mail. « C’est productif ! Vous n’êtes pas au bureau mais en rendez-vous à l’extérieur et vous pouvez tout de même recevoir vos messages vocaux. Vous recevez un mail avec le fichier vocal du message que vous écoutez sur votre téléphone portable et vous pouvez rappelez directement votre correspondant » explique Frédéric Hovart.  Les équipes de la SSII ont pu remarquer la facilité d’intégration de la solution de téléphonie au sein de leur environnement de travail existant, notamment avec leur application de messagerie, Google Apps. « Nous recevons nos fax par mail. Et par de simples règles de messagerie, je peux les rediriger vers telle personne au sein de l’entreprise » conclut Frédéric Hovart.

Le polypropylène fait peau neuve

A cause de son aspect laiteux, le polypropylène (PP) n’était pas à la hauteur de la transparence élevée du polystyrène (PS), du polyéthylène téréphtalate (PET) et autres matières. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas grâce au mariage de 2 technologies : celless des métallocènes Luminence  de Total Petrochemicals et l’agent clarifiant Millad NX8000 de Milliken Chemical. Le résultat est un nouveau polypropylène de type métallocène, le Lumicene M3382MZ.

La combinaison de ces deux technologies avancées aboutit à une excellente esthétique, y compris une brillance élevée du polypropylène thermoformé, que ce soit pour les emballages à forte ou faible orientation. L’une de ses autres caractéristiques est son faible taux de composants extractibles, ainsi que d’excellentes propriétés organoleptiques. Il est conforme aux règlements de la Food and Drug Administration (FDA) américaine concernant le contact avec les aliments.

Ce PP métallocène clarifié est en mesure de concurrencer de façon satisfaisante les matières traditionnelles car il offre une densité plus basse pour un coût réduit et un usage moindre des ressources, sans compter la rapidité et la facilité de transformation pour une productivité élevée. Le Millad NX8000 fournit des avantages de performance tels qu’une solidité et une rigidité accrues de la matière, ainsi qu’une meilleure résistance thermique et chimique.

Répondre aux tendances actuelles du marché

Au cours de la transformation, cette résine possède une stabilité thermique, donc pas de coloration, une transparence et une processabilité optimales. Un autre avantage apporté par la combinaison des 2 technologies est la réduction de la fumée et du dépôt lors des applications de thermoformage telles que les gobelets et les couvercles pour les boissons froides.

Le Lumicene M3382MZ soutient les objectifs environnementaux de deux façons : en raison de sa densité plus faible, le polypropylène exige moins de résine que les autres polymères transparents, réduisant ainsi la quantité de ressources non renouvelables utilisées durant la fabrication. De plus, il est plus facilement recyclable au sein de l’infrastructure de gestion des déchets courante.

La résine est idéale pour les boîtes alimentaires, les gobelets, les couvercles, les dômes et les plateaux de service alimentaire pour lesquels une transparence élevée et une rigidité sont importantes. Elle répond aux tendances actuelles du marché qui poussent vers le remplacement des matières transparentes traditionnelles. Les fabricants, à cause de la pression économique, veulent réduire les coûts du cycle de production, mais le font tout en écoutant les exigences des consommateurs en matière de durabilité (utilisation de moins de matière et recyclabilité), de sécurité et qualité.

Le bâtiment basse consommation est déjà une réalité

Parmi les 1 100 projets de bâtiments démonstrateurs aidés représentant une surface totale de 850 000 m2 shon (surface hors œuvre nette), 60 % concernent le résidentiel (maisons individuelles et logements collectifs) et 40 % le tertiaire (bureaux, santé, hébergement…). Les enseignements de ces démonstrateurs permettent de diffuser largement les meilleures solutions et les techniques d’optimisation auprès de tous les professionnels du bâtiment, notamment dans la construction neuve, qui représente 80 % des projets.

Pour être lauréat du PREBAT, un bâtiment démonstrateur doit présenter les niveaux de performances énergétiques suivantes :

  • pour le secteur résidentiel : niveau du label BBC, soit 50 kWh /an/ m2 en moyenne pour le chauffage, l’eau chaude, le rafraichissement, la ventilation, les auxiliaires de chauffage, l’éclairage dans le neuf et un niveau du label BBC, soit 80 kWh/m2/an en moyenne, en réhabilitation ;
  • pour le secteur tertiaire : une réduction de la consommation d’énergie de 50 % par rapport à la réglementation dans le neuf et une réduction de la consommation d’énergie de 40 % par rapport à la réglementation en réhabilitation.

Un surcoût de 10 à 15 % compensé par des économies d’énergie

L’expertise des 124 projets de construction neuve lauréats du PREBAT montre la faisabilité de la basse consommation à des coûts maîtrisés, voire sans surcoût pour une dizaine de bâtiments du tertiaire et du résidentiel collectif. Ainsi, 85 % des projets renseignés affichent un coût de travaux inférieur à 2.000 euros/m2 et 60 % un coût inférieur à 1 500 euros HT/m2 shon. Plusieurs projets du résidentiel collectif et du tertiaire se trouvent même sous la barre des 1 200 euros HT/m2 shon, coût moyen observé en construction neuve dans ce secteur. Le projet de construction de logements collectifs « Minima Domus » dans le Doubs (16 logements locatifs sociaux répartis en deux bâtiments, chacun comprenant 4 T3 et 4 T4, le tout pour 1 394 m2 de surface habitable) prévoit même une consommation énergétique prévisionnelle de 54,10 kWhep/m2/an (niveau du label BBC Effinergie dans cette zone climatique : 60 kWhep/m2/an) pour une coût des travaux de 938 euros HT/m2 shon. Les bâtiments sont compacts (pour limiter les pertes de chaleur), et orientés de façon à optimiser les apports solaires et la luminosité. Les principales caractéristiques de ce projet sont : une isolation extérieure de l’enveloppe, des menuiseries PVC avec double vitrage, une bonne perméabilité à l’air (égale à 1), une chaudière gaz à condensation collective et le choix du solaire pour l’eau chaude sanitaire.

Si la construction d’un bâtiment BBC représente encore un surcoût de l’ordre de 10 % à 15 %, celui-ci doit être mis au regard des économies d’énergie réalisées sur la durée de vie du bâtiment (consommations d’énergie divisées par deux par rapport à un bâtiment respectant la réglementation). L’application de la RT2012 aux bâtiments tertiaires et publics, dès la fin 2011, devrait, par ailleurs, stimuler l’offre de produits et de technologies et faire baisser les coûts.

Une combinaison de techniques déjà disponibles

Toutes les filières constructives sont représentées dans les 124 projets de bâtiments démonstrateurs expertisés avec un recours à des techniques classiques ou en développement :

  • un mode de chauffage performant : pompes à chaleur (45 % des maisons individuelles et 40 % des projets tertiaires), chaudière gaz à condensation (55 % des projets résidentiels), poêle ou chaudière au bois (40 % des maisons individuelles) ;
  • des besoins de chauffage fortement réduits grâce à une isolation renforcée de l’enveloppe (murs et toitures), un recours croissant à l’isolation par l’extérieur (55 % des projets) et au triple vitrage (18 % des projets, zone climatique H1) ;
  • une bonne étanchéité à l’air de l’enveloppe (inférieure ou égale à 1 pour 50 % des projets) ;
  • une ventilation améliorée (Hygro B) et en particulier une ventilation double flux (90 % des projets dans le tertiaire et 45 % des projets dans le résidentiel) ;
  • l’utilisation de matériaux renouvelables (ouate de cellulose, fibres de bois) dans plus de 20 % des projets ;
  • une très forte utilisation des énergies renouvelables (présentes dans 90 % des projets) et notamment du solaire thermique, devenu incontournable pour l’eau chaude sanitaire dans le résidentiel (90 % des projets résidentiels). Le solaire photovoltaïque est de plus en plus utilisé (35 % des projets), notamment dans le tertiaire (55 % des projets).

Un facteur important de succès réside dans la phase de conception et notamment le travail en partenariat entre l’architecte et un bureau d’études énergétiques qui favorise une meilleure maîtrise des coûts (optimisation de l’implantation et de l’orientation du bâtiment).

Vers une génération de démonstrateurs

Au total, près de 1 500 bâtiments sont attendus fin 2010. Tous les projets respectent les exigences du BBC, une douzaine de bâtiments étant même à énergie positive. Un suivi des consommations et performances des bâtiments livrés est, par ailleurs, réalisé dans plusieurs régions afin de mesurer la rentabilité des démonstrateurs et les actions correctives éventuelles à apporter.

La nouvelle phase du programme sur les bâtiments démonstrateurs (2010-2012) aura pour objectif de travailler sur les bâtiments réhabilités ou neufs à très haute performance énergétique ou à énergie positive et les procédés techniques permettant d’en réduire les coûts. Des études socio-économiques et sociologiques facilitant la mise en œuvre des mesures de maîtrise de l’énergie seront également menées.

Par Marc Chabreuil

 

« Réduire la distance entre le monde des écoles et le monde des universités »

Claude Maury est délégué général du Comité d’études sur les formations d’ingénieurs (cf. encadré).

Techniques de l’ingénieur : La formation des ingénieurs vous paraît-elle adaptée ?

Claude Maury : Il me semble que oui, et plusieurs indications vont dans ce sens. Même si c’est momentanément plus difficile, on constate d’abord que l’insertion dans le monde du travail a toujours été bonne ces dernières années, et supérieure en tout cas à celle des autres filières. On perçoit en second lieu que les écoles font en continu des efforts pour ajuster la formation aux demandes des entreprises. Un sujet d’actualité, et en même temps d’avenir, comme le développement durable, suscite des réponses au niveau des écoles, qui témoignent de tout le bénéfice qu’elles tirent d’une forte autonomie, mais d’autres exemples de cette réactivité pourraient être donnés.

Quelles sont les grandes tendances qui touchent la formation des ingénieurs ?

Dans le contexte économique actuel de faible croissance, certains secteurs font valoir des besoins, comme en particulier l’énergie et le nucléaire, mais toutes les branches font un lien fort entre leurs espérances de développement et leur recrutement d’ingénieurs, comme par exemple l’ingénierie. Par ailleurs, depuis 2003, les écoles portent une attention nouvelle à l’approche compétence, qui implique de mieux expliciter les attentes concrètes des entreprises vis à vis des ingénieurs en début de carrière. A ce titre, il apparaît par exemple, nécessaire de développer plus d’aptitudes en communication ou en gestion des risques. Autre tendance notable, l’apprentissage se développe. Cela ne concerne plus seulement le Cesi ou les formations dites partenariales, mais aussi les formations traditionnelles.

L’ouverture internationale, qui n’est pas une nouveauté, se traduit désormais par un développement de doubles diplômes. Beaucoup d’efforts sont faits avec la Chine, essentiellement pour attirer des étudiants chinois. Mais on peut relever que L’Ecole Centrale s’est implantée à Pékin, avec l’ambition d’exporter le modèle français, en conservant, avec quelques adaptations, la vision d’un ingénieur généraliste avec une très forte formation scientifique ouverte sur de nombreux champs.

Les écoles françaises ont-elles une taille insuffisante ?

La taille peut constituer un problème dès lors que les écoles françaises, même en ayant beaucoup grossi, ne sont pas intégrées dans des ensembles aussi vastes qu’à l’étranger, ce qui a des conséquences en termes de visibilité. La politique conduite actuellement au plan national vise à corriger ce handicap par la création des pôles de recherche et d’enseignement supérieur (PRES). C’est un mouvement qui prend des formes variables selon les régions, avec des vitesses de mise en œuvre différentes.

Les grandes écoles d’ingénieurs sont-elles reconnues à l’international ?

On entend souvent dire que les écoles d’ingénieurs françaises sont peu connues, mais je ne partage pas ce jugement un peu rapide. Les écoles françaises ont beaucoup de relations avec leurs homologues étrangers et n’ont pas de problèmes de considération. L’école Polytechnique ou encore l’ENS sont parfaitement connues et reconnues à Boston comme à Tokyo. Malgré le handicap du changement de nom (SupAéro devenue ISAE) toute l’aéronautique mondiale sait qu’il y a à Toulouse l’une des meilleures formations mondiales…

Le système des grandes écoles, spécificité française, va-t-il disparaître ?

La politique menée actuellement au niveau du gouvernement vise indiscutablement à réduire la distance entre le monde des écoles et le monde des universités, mais non à réaliser une absorption où tout le monde serait perdant. C’est un processus lent, qui aura des répercussions dans les prochaines années. Le paysage est en train de changer, dans les structures, mais aussi dans les têtes.

Dans la pratique, l’opposition que l’on se plaît à souligner entre deux modèles, n’est pas forcément simple à identifier sur le terrain, car beaucoup d’écoles sont intégrées dans des universités ou possèdent même des structures d’université. Les doctorats, pour prendre une illustration particulièrement frappante, sont désormais décernés par des écoles doctorales fédératrices d’équipes d’écoles et universités. D’autres évolutions sont en cours sans que l’on en ait forcément conscience. Ainsi, les universités sont encouragées afin de rénover les licences, à développer des classes préparatoires. La nouvelle université de Strasbourg envisageait à sa création de mettre en place des cycles privilégiés reprenant le modèle des écoles avec prépa intégrée. Sur un autre plan, il est difficile de savoir si Dauphine est une université, ce qui est vrai nominalement, ou une école, ce qui est vrai par rapport à son mode de fonctionnement. Les modèles évoluent et on ressent clairement la vanité de rester dans des schémas fermés d’opposition. Nous n’avons pas conscience par exemple du fait qu’un quart des ingénieurs diplômés français sort d’universités de technologie proches du modèle allemand, comme les Insa, les universités technologiques ou les instituts polytechniques nationaux. Un modèle qui me semble intéressant est celui dans lequel des grandes écoles seraient intégrées dans le périmètre d’universités pour devenir le fleuron de leur patrimoine. Après tout, c’est en gros le schéma de l’université de Harvard…

Faut-il s’attendre à des fusions d’écoles ?

Il y a eu ces dernières années de nombreuses fusions, en particulier pour les écoles universitaires qui ont donné naissance aux Polytechs, aujourd’hui bien identifiés. On perçoit aujourd’hui l’intérêt pour des rapprochements, comme par exemple l’alliance qui se construit entre Supélec et Centrale, ou le rattachement des écoles des Mines et des Télécoms à une structure administrative unique. On ne peut écarter des schémas de fusion, mais à l’évidence un certain pragmatisme s’impose et personne ne veut aller trop vite… A Marseille, dans un autre contexte, la fusion de trois écoles, deux universitaires et l’une consulaire, a fait émerger Centrale Marseille, et créé une dynamique intéressante à l’opposé des traditions de dispersion.

L’augmentation du nombre d’ingénieurs va-t-elle se poursuivre ?

J’en doute fort, pour de simples raisons démographiques. Les écoles trouvent leurs candidats au sein de la filière scientifique du secondaire, qui est aujourd’hui en flux quasi-stabilisée. Il est peu probable que puissent se maintenir des croissances étonnamment fortes de 3 à 4 % alors que le vivier primaire ne change plus. On va ainsi certainement arriver à un palier, ce qui semble cohérent avec les capacités d’absorption du marché de l’emploi.

Propos recueillis par Corentine Gasquet

Parcours

Diplômé de l’Ecole polytechnique (promotion 1961) et de l’Ecole des Mines (promotion 1964), Claude Maury est délégué général du Cefi (Comité d’études sur les formations d’ingénieurs). Ancien directeur technique de l’Ecole des Mines de Nancy (1967-1973), il a été responsable des écoles d’ingénieurs au ministère de l’Industrie (1973 -1978) puis directeur des relations extérieures de l’Ecole Polytechnique (1988 – 1994). Il est auteur de nombreux études et rapports.

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Un projet pilote de stockage d’énergie renouvelable choisit la technologie Li-ion

Cette année, le Department of Energy (DOE) a accordé 4,3 millions de dollars au projet pilote photovoltaïque de SMUD (Sacramento Municipal Utility District), fournisseur d’électricité pour la ville de Sacramento (Etats-Unis), qui sera conduit sur la commune d’Anatolia, III, une commune à très forte pénétration de systèmes photovoltaïques. L’objectif, sur 2 ans, est d’analyser la valeur de la production photovoltaïque distribuée, couplée avec un stockage d’énergie, dans 15 habitations et sur trois sites.Le projet permettra d’évaluer le système photovoltaïque ainsi que la capacité de stockage d’énergie et de déterminer la performance des systèmes de stockage pendant les périodes de forte demande. SMUD bénéficiera ainsi d’un retour d’expérience important concernant la faisabilité technique et économique de l’utilisation du stockage distribué en vue d’un développement plus important du photovoltaïque sur le  territoire qu’il dessert.Dans ce cadre, des batteries lithium-ion de Saft ont été sélectionnées. Elles assureront le stockage de l’électricité générée par les panneaux solaires et serviront d’appoint durant les périodes de « super-pointe » de SMUD de 16h à 19h, en particulier après 17h, lorsque la production des panneaux photovoltaïques décroit rapidement. La technologie Li-ion est apparue comme la seule susceptible d’offrir une batterie avec une durée de vie de 20 ans dans des conditions environnementales exigeantes.

Une capacité de stockage de 9 kWh

Les batteries Li-ion haute densité de Saft seront intégrées dans un dispositif de stockage d’énergie renouvelable de 5 kW fourni par Silent Power pour stocker l’énergie excédentaire produite par l’installation photovoltaïque résidentielle. Constituée de modules compacts sans entretien, elles offriront une capacité de stockage de 9 kWh.La conception modulaire des batteries Li-ion de Saft  présente un certain nombre de caractéristiques importantes pour le programme pilote de SMUD, notamment une excellente capacité de cyclage, une longue durée de vie et une plate-forme intelligente d’auto-diagnostic. Elles offrent  une haute densité énergétique, un temps de réponse de l’ordre de la milliseconde et une puissance élevée,  aussi bien en charge qu’en décharge. En outre, ces batteries fournissent des informations précises sur l’état de charge de la batterie (state-of-charge, SOC), qui est une fonction vitale dans le fonctionnement d’un système de stockage d’énergie dynamique.Le projet, d’un montant total de 5,9 millions de dollars, constitue un levier pour le programme « SolarSmart Homesâ » de la commune « Anatolia III » qui cherche à s’associer avec de nouveaux promoteurs pour fournir aux futurs propriétaires des maisons économes en énergie équipées de systèmes photovoltaïques en toiture. Les autres partenaires associés sont GridPoint, National Renewable Energy Laboratory (NREL), Navigant Consulting, Silent Power, SunPower et VPT Energy Systems.

Renault pilote la qualité de son informatique

Satisfaire 70.000 utilisateurs de métiers très différents aux quatre coins du monde avec des services informatiques adaptés et de qualité, ce n’est pas une mince affaire. Réorganiser ces services en profondeur, c’est un pari risqué. La DSI de Renault a pris ce risque à la mi-2006, en transférant une partie des services liés aux postes de travail, aux développements applicatifs et à la production, à des partenaires externes. Et elle s’est vue confrontée à la grogne de ses utilisateurs. Mais où commencer et où investir le plus d’efforts pour une amélioration rapide et durable des services, une amélioration ressentie par les utilisateurs ? L’étude annuelle de satisfaction des utilisateurs ne donnait guère de réponses à ces questions. Elle ne permettait pas d’évaluer assez rapidement les effets des mesures de redressement, pas plus que de saisir des signaux faibles dans le temps mais susceptibles de fournir des alertes avant qu’une situation ne se dégrade.Le comité de direction informatique de Renault mandate alors son chef de service « Transformation des processus et usages » de l’époque, Gérard Miniscloux, pour trouver une solution sur le marché, permettant d’avoir une visibilité plus continue de l’évolution de la satisfaction de ses utilisateurs. « Il me fallait trouver une solution, rapidement opérationnelle, de mesure en continu, qui fournisse des alertes argumentées » se souvient Gérard Miniscloux. « Suite à un appel d’offre, nous avons choisi PEPS (Probance Execution Performances) de Probance face à une grande société indienne, leader en Business Processes Management. Pour un même niveau de prix, la proposition de Probance était bien plus performante. » Aujourd’hui, Gaëtan Delpierre, Directeur de la Qualité au sein de la DSI de Renault, met en place les méthodes et outils pour garantir un niveau de service satisfaisant aux utilisateurs. « Avec l’aide de PEPS, nous avons pu, en deux ans et demi, diviser par trois le nombre d’utilisateurs très insatisfaits et multiplier par deux le nombre de très satisfaits. Autant dire que l’outil  PEPS est devenu incontournable pour nous en suivant nos 70.000 utilisateurs, répartis sur un grand nombre de sites à travers le monde. »

Réagir très rapidement aux premiers signaux de changement
C’est justement dans ce niveau de chiffres que les méthodes statistiques incorporées dans PEPS se montrent les plus efficaces et pertinentes. Le logiciel constitue un échantillon d’environ 1% des utilisateurs à sonder chaque jour. Ainsi, chaque utilisateur est sollicité dans une enquête de satisfaction environ 2 fois par an. « Avec ces mesures en continu, nous pouvons réagir très rapidement aux premiers signaux de changement, ce qui nous permet de maintenir la trajectoire vers nos objectifs », explique Gaëtan Delpierre. « PEPS nous donne des indicateurs très fiables, non seulement pour la globalité de l’informatique du groupe Renault, mais aussi site par site. Ainsi, les 80 responsables de nos sites ont un outil à leur disposition pour améliorer la qualité de leurs services et animer leurs relations avec les patrons de métiers sur leur site. » Maintenant que les objectifs initiaux sont atteints et même largement dépassés, on pourrait imaginer que le projet a été mis en veilleuse. « Ce n’est pas le cas », affirme le Directeur de la Qualité. « D’abord les exigences montent, mais nous sommes aussi dans un environnement en changement permanent. A chaque introduction d’une nouveauté, nous devons vérifier la qualité de nos services et la qualité perçue par nos utilisateurs. Nous mesurons simultanément des indicateurs physiques, tels que le nombre de pannes, les temps de réponse, le nombre d’appels au help desk, etc. La corrélation de ces paramètres avec la qualité des services perçue par nos utilisateurs nous indique quand nous avons « fait assez » pour les satisfaire. Dans l’informatique on peut toujours faire plus, mais souvent les coûts montent exponentiellement pour chaque delta de performance et de qualité supplémentaire. PEPS nous aide garder les coûts de la qualité à un niveau raisonnable en nous permettant de concentrer nos efforts sur les leviers les plus importants. Nous l’avons d’ailleurs vivement conseillé à nos collègues de Nissan. »

Epuration de l’air intérieur par les plantes en questions

Le recours à certaines plantes pour améliorer la qualité de l’air intérieur fait actuellement l’objet d’une forte médiatisation et suscite une attente importante de la part du grand public. Plusieurs programmes de recherche français et étrangers ont montré que les plantes possédaient la faculté d’éliminer certains polluants présents dans l’air. Qu’en est-il de l’efficacité et de l’innocuité de ces dispositifs dans l’environnement intérieur ? L’ l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur (OQAI), la Faculté de Pharmacie de Lille et l’ADEME ont récemment fait  le point sur les connaissances actuelles notamment acquises dans le cadre du programme français PHYTAIR lancé en 2004 à l’initiative de l’Ademe.

Le programme PHYTAIR a pour objectif de construire un protocole scientifique d’évaluation objective de l’épuration de l’air intérieur par les plantes. Il a pour ambition de déterminer la capacité d’épuration des plantes placées dans des conditions réalistes, tant au niveau de la concentration des polluants de l’air intérieur que sur le plan du volume d’air à dépolluer. Il s’intéresse également aux mécanismes biologiques et physiologiques mis en jeu dans les plantes étudiées, ainsi qu’à d’éventuelles applications de bio-surveillance végétale de la qualité de l’air dans les environnements intérieurs. Les recherches menées dans le cadre de PHYTAIR portent plus particulièrement sur trois gaz (formaldéhyde, benzène et monoxyde de carbone) qui sont fréquemment présentes dans les espaces clos.Le programme PHYTAIR se décompose en trois phases dont les thématiques de recherche sont bien déterminées :

  • PHYTAIR 1 (2004-2005) a montré les performances d’épuration, évaluées à de fortes concentrations (non représentatives des concentrations habituellement rencontrées dans les espaces clos), varient en fonction des plantes et des polluants. La capacité d’abattement des polluants par les plantes est plus importante pour le CO que pour le formaldéhyde et le benzène. Certains paramètres physico-chimiques et biologiques influent sur les performances observées ;
  • PHYTAIR 2 (2006-2008) : a permis d’élaborer une méthode standardisée pour tester les capacités d’absorption des végétaux et les effets physiologiques des polluants. En parallèle, une étude de bio-surveillance végétale a également été menée dans dix établissements scolaires et crèches du Nord- Pas-de-Calais ;
  • PHYTAIR 3 (2009-20..) :  cette troisième et dernière phase consiste à mettre au point une méthode d’évaluation de la capacité des plantes à réduire les concentrations de polluants dans les lieux clos pour le CO, le benzène et le formaldéhyde. Certaines substances émises par les plantes seront également caractérisées, ainsi que la contribution des plantes à une éventuelle contamination bactérienne et fongique de la pièce. Un outil numérique sera utilisé pour modéliser le comportement des polluants ; des essais in situ dans une pièce témoin de la maison expérimentale MARIA du CSTB compléteront les scénarios testés.

Efficacité des plantes en termes d’épuration

L’analyse de l’état actuel des recherches menées par les différents laboratoires en France et à l’étranger sur les capacités épuratrices des plantes permet de mettre en évidence un certain nombre de convergences sur les résultats obtenus. Des questions restent cependant encore en suspens. En l’état actuel des connaissances, les travaux de recherche menés permettent d’établir un premier consensus sur les propriétés épuratrices des plantes via notamment leurs substrats et d’identifier les questions qui restent encore en suspens.

Toutes les études montrent qu’en laboratoire, les plantes possèdent des capacités d’abattement avérées vis-à-vis de polluants gazeux tels que le monoxyde de carbone, les COV et le formaldéhyde, par exemple. Ces études en enceintes expérimentales sont réalisées à des concentrations supérieures à celles rencontrées dans l’air intérieur, sur des substances seules et pendant des durées limitées. Il apparaît que l’ensemble substrat/racine/plante possède une action plus efficace que la plante (feuille) seule, grâce aux micro-organismes du sol dont la présence est largement entretenue par les végétaux eux-mêmes.

Toutefois, les rendements d’épuration observés lors de l’utilisation de plantes en pot dans des espaces réels restent faibles, ne permettant pas une épuration efficace des volumes d’air des bâtiments. Les dispositifs « dynamiques », basés sur le passage forcé de l’air pollué à travers le substrat des plantes (systèmes de bio-filtration) semblent les plus prometteurs.

Encore beaucoup de questions en suspens

À l’heure actuelle, il reste difficile de dimensionner le nombre de plantes ou de systèmes dynamiques de biofiltration au mètre carré nécessaires à l’élimination efficace des polluants dans une pièce. Le programme français PHYTAIR à l’échéance de la phase 3, ainsi que les recherches en cours aux Etats-Unis, permettront d’apporter des réponses sur ces points. Une évaluation normalisée de l’efficacité et de l’innocuité des systèmes de phyto-remédiation est à mettre en place comme pour tous les types de systèmes proposés pour assainir l’air intérieur. Une norme AFNOR est actuellement en préparation en ce sens pour les épurateurs d’air autonomes pour applications tertiaires et résidentielles (XP B44-200). La maintenance des épurateurs d’air est capitale afin de conserver leur niveau de performance initiale. Elle demeure néanmoins un réel problème sur le plan pratique. Ces questionnements se posent également pour les systèmes de bio-filtration. L’éventuelle contribution des plantes elles-mêmes aux émissions de polluants à l’intérieur des locaux est encore peu étudiée. La biosurveillance végétale, c’est-à-dire l’utilisation des effets des polluants observés sur les plantes pour évaluer la toxicité de l’air, est un outil prometteur à développer dans le domaine de l’air intérieur. Elle pourrait constituer un indicateur de la qualité de l’air intérieur, en complément de l’utilisation des éventuelles propriétés épuratrices des plantes.

Femmes ingénieurs : la bataille n’est pas encore gagnée !

(Cet article a été initialement publié le 05/07/10 sur Maviepro.fr)En 1973, Anne Chopinet faisait la Une de l’actualité, porte-drapeau de Polytechnique lors du défilé du 14 juillet. Elle devenait ainsi le symbole de l’ouverture aux jeunes filles de la prestigieuse institution française mise en œuvre l’année précédente. Il était temps… Bientôt 40 ans après, l’univers de l’ingénieur demeure encore essentiellement masculin. Les femmes ne représentent que 17% des 700 000 ingénieurs français – 26% des moins de 30 ans, 3% seulement des 60 à 64 ans (source : enquête 2010 du CNISF, Conseil national des ingénieurs et scientifiques de France).Selon Gérard Duwat, responsable de l’Observatoire des Ingénieurs du CNISF, à l’origine d’une enquête sur l’ingénieur français rendue publique voici quelques jours, « la place des femmes progresse lentement mais régulièrement. L’époque n’est pas si lointaine en effet où leur représentation était proche de zéro… Le métier demeure cela dit très masculin, la faute aux mentalités, la faute à une image de l’ingénieur chantier casque sur la tête qui n’est pas des plus attractives pour les jeunes femmes. »

L’environnement, un domaine très féminisé
Deux activités détonnent pourtant : les sciences de la vie et la chimie qui accueillent respectivement 43% et 33% de femmes, très loin devant la mécanique productique et l’automatique électricité, mauvais élèves de la mixité avec 9 et 7%. Confirmation d’Yves Jayet, directeur du Centre diversité et réussite de l’Insa de Lyon, école d’ingénieurs post-bac en cinq ans accueillant chaque année 300 jeunes filles parmi un millier d’élèves entrants : « Nos spécialités en environnement et biochimie se sont très largement féminisées. » De quoi permettre à l’établissement d’afficher des taux de féminisation supérieurs à la moyenne nationale… « Nous avons beaucoup travaillé sur la représentation mentale de l’activité. Des femmes ingénieurs participent désormais systématiquement aux séminaires et autres présentations de leurs métiers à nos élèves. Nous représentons aussi davantage de femmes sur nos plaquettes et encourageons diverses opérations de marrainage. »

Salaires : les écarts diminuent, mais persistent
Autre constat, les femmes demeurent moins bien rémunérées, même si les écarts s’amenuisent. Le fameux « plafond de verre » tient bon. Selon Gérard Duwat du CNISF, « si les maternités expliquent en grande partie le fait que les femmes accèdent moins aux postes à responsabilité, cela ne justifie pas pour autant les différences de rémunérations constatées dès l’embauche… » Ainsi l’enquête CNISF révèle-t-elle des salaire médians de 33.000 euros chez les ingénieurs débutants, avec des écarts de 2,6% entre garçons et filles, et de 21% chez les 55-59 ans.A noter toutefois que ces écarts étaient respectivement de 7,5 et 27 % il y a deux ans. Un rééquilibrage en grande partie imputable aux politiques de diversité encouragées par les pouvoirs politiques et promues au sein des grandes entreprises. Aujourd’hui, l’embauche des femmes figure au premier rang des préoccupations des recruteurs. Juste devant les personnes handicapées et les minorités visibles…Par Antoine Teillet, journaliste du site Maviepro.fr (article initialement publié le 05/07/10)A lire aussi
  • L’énergie, seul secteur à dynamiser l’emploi des ingénieurs (à propos de l’enquête du CNISF)
  • « Les ingénieurs et les scientifiques ont un rôle moteur à jouer » (Interview de Julien Roitman, président du CNISF)

Les micronanosystèmes, l’un des axes prioritaires de l’IRT

Pour assurer notre progression dans les domaines de l’aéronautique, de l’espace et des systèmes embarqués, Toulouse-Midi-Pyrénées vient de créer l’Institut de Recherche Technologique (IRT). Sous la maîtrise du Pôle de Recherche et d’Enseignement Supérieur « Université de Toulouse », ce projet qui réunit des établissements publics de recherche, les universités, des grandes écoles scientifiques, des groupes industriels et des PME, s’appuie principalement sur le Pôle de compétitivité mondial Aerospace Valley et le Réseau Thématique de Recherche Avancée en Sciences et Technologies de l’Aéronautique et de l’Espace.

De nature à créer ou à maintenir 10.000 emplois dans ces domaines à Toulouse, ce projet concerne la création de 2 grandes plates-formes (micronanosystèmes et simulation numérique), le renforcement des laboratoires existants, la création de 150.000 m2 d’immobilier d’entreprises et un renforcement de la formation des ingénieurs, Masters et Docteurs dans ces domaines. Sur 10 ans, les dépenses sont évaluées à 1 milliard d’euros.

Les matériaux, la mécanique et le calcul intensif étant déjà prévus et financés dans le cadre de l’Espace Clément Ader sur la même localisation géographique, l’IRT devra identifier et développer des ruptures technologiques sur les systèmes d’information et de communication, les architectures des systèmes embarqués et les micronanosystèmes des avions, des satellites et des véhicules de demain.

Deux  approches complémentaires des nanosystèmes

L’élément fonctionnel de base d’un nanosystème peut être conçu comme un nano-objet individuel, comme une collectivité de nano-objets ou comme une structure indivisible faisant intervenir des propriétés ou effets liés à des phénomènes de nature nanométrique. Cette complexité implique les notions :

  • d’agencement, connexions, interactions entre les éléments fonctionnels de base ;
  • de complémentarité et compatibilité des éléments fonctionnels ;
  • de coordination, synchronisation, ordonnancement, supervision des fonctions élémentaires.

Deux approches complémentaires doivent être distinguées, l’une descendante (top-down), et l’autre montante (bottom-up). C’est la convergence de ces deux approches qui  permettra, d’une part, l’avancée des connaissances dans les domaines du contrôle des phénomènes intramoléculaires, des technologies atomiques, de la nanophysique, de la nanochimie et de la nanobiologie, et, d’autre part, le développement de nanosystèmes pour de nombreuses applications.

Une approche ascendante basée sur des techniques de miniaturisation ultime

Le développement de nouveaux systèmes embarqués communicants nécessite la conception de fonctions de base à des échelles toujours plus réduites. Ces fonctions, fabriquées aujourd’hui à partir de couches minces ou de processus lithographiques, devront être remplacées par de nouvelles technologies issues directement des avancées récentes en physique, chimie et sciences des matériaux.

L’objectif ultime est d’utiliser quelques atomes pour assurer des fonctions de calcul ou mémoire en utilisant leur capacité de stockage, de transfert d’électrons ou de manipulations d’états quantiques. La technologie associée fait intervenir la manipulation des atomes à l’unité en utilisant des techniques issues de la microscopie à effet tunnel. Stabilisées par la surface d’un semi-conducteur grand gap, ces fonctions pourront également être assurées en propre par des molécules de plus en plus complexe indépendamment de la surface support. Ces molécule-machines peuvent remplir des fonctions mécaniques (transmission du mouvement de l’échelle atomique à l’échelle mésoscopique), voiture moléculaire de transport ou des fonctions calculs comme des molécule-porte logiques.

Ces mêmes fonctions peuvent être assurées par des nano-objets résultant de l’assemblage de quelques dizaines à quelques dizaines de milliers d’atomes. Dans cette gamme de taille, on trouve la plupart des transitions entre propriétés quantiques et propriétés classiques du matériau massif. Cette transition dépend de la propriété considérée (1 à 10 nm pour la nano-électronique, 10 à 100 nm pour le magnétisme, 1 à 100 nm pour l’optique). Pour obtenir des résultats prévisibles et reproductibles il est nécessaire de disposer d’objets aux propriétés de taille, forme et surtout composition de surface parfaitement contrôlées.

L’introduction dès aujourd’hui de ces nano-objets dans les systèmes embarqués est possible si l’on maîtrise leur organisation par auto-assemblage. Des systèmes auto-organisés de nanoparticules peuvent conduire à des applications de type mémoire, capteurs ou plus généralement transducteurs. L’incorporation de molécules peut permettre d’accéder, même à cette échelle mésoscopique, à des effets mécaniques. Le matériau constituant ces objets peut être notamment un métal, un oxyde ou les différentes formes de carbone dont la plus emblématique est le nanotube.

L’échelle encore supérieure rejoint les avancées actuelles de la micro-électronique, que ce soient les couches minces utilisées par exemple dans les dernières M-RAM, les nanofils semi-conducteurs et les nanomatériaux dont on va chercher à exploiter les propriétés mécaniques, notamment pour l’aéronautique.En fonction de l’échelle considérée, de l’atome au matériau nano-structuré, il sera nécessaire de prévoir les équipements appropriés qui sont décrits ci-dessous. Notons qu’un certain nombre de problèmes se poseront de manière récurrente et trouveront des solutions qui dépendront de l’échelle, en premier lieu la connexion et le packaging pour lesquels des solutions innovantes devront être trouvées.

Une approche descendante basée sur la construction de molécule-machines

Les micro-nano dispositifs, associés aux processeurs pour assurer des fonctions de détection et d’actionnement, présentent une diversification en termes de fonctionnalité (convertir de l’énergie, générer, transmettre, ou bien recevoir des signaux optiques ou hyper fréquences, détecter ou actionner, analyser des gaz ou des substances chimiques ou biochimiques). Cette diversification fonctionnelle se retrouve bien évidemment en termes de conception et de réalisation. Leur fonctionnement est basé sur différents mécanismes physiques, parfois plusieurs pour le même dispositif, ce qui impose l’analyse et la compréhension de nouveaux mécanismes et une panoplie importante en termes de modèles. Suivant l’approche descendante, ils sont réalisés à partir de procédés de micro fabrication de surface ou de volume dont de nombreuses étapes sont issus de procédés de microélectronique mais qui font intervenir un grand éventail de technologies (dépôts, gravures ioniques) de matériaux spécifiques (magnétiques, diélectriques, piézoélectriques, ferroélectriques) permettant de leur conférer les fonctionnalités et les performances requises. Cette approche descendante s’articule autour d’une approche d’intégration fonctionnelle supportée par une intégration technologique basée sur des étapes de micro et nano fabrication spécifiques bien connue et admise dans la stratégie d’intégration de type « More than Moore« .

La construction d’une plate-forme de micronanocaractérisation des matériaux conduira à l’amélioration du potentiel tant de recherche que d’innovation grâce à la mutualisation d’outils de micronanocaractérisation de haut niveau et, du fait de l’unité de lieu, par les échanges formels ou informels entre chercheurs œuvrant sur des thématiques apparemment différentes.

Par Marc Chabreuil

Bilan des recherches scientifiques pour le stockage des déchets radioactifs

Chargée de développer des solutions de stockage et d’entreposage pour les déchets radioactifs, l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) dispose d’une recherche de haut niveau dans de nombreux domaines. Au total, plus de 70 laboratoires participent aux recherches de l’Andra et, pour la période 2006-2009, l’ensemble des travaux scientifiques s’est traduit par 242 publications scientifiques internationales de rang A et la soutenance de 28 thèses de doctorat. Ses travaux scientifiques qui sont déclinés dans un programme scientifique pluriannuel et sont régulièrement évalués par des experts extérieurs, viennent de faire du rapport  « Bilan scientifique de la période 2006-2009 ».Pour Patrick Landais, directeur scientifique de l’Andra, « ce rapport est d’abord un bilan d’étape de toutes les études qui ont permis de préciser et de confirmer les résultats obtenus entre 1991 et 2005, notamment grâce aux expérimentations réalisées dans le Laboratoire souterrain situé en Meuse. Il met aussi en perspective la suite du processus qui conduira au dossier scientifique et technique que l’Andra produira en 2012 pour supporter la demande d’autorisation de création du futur stockage profond réversible, pour les déchets radioactifs HA (haute activité et MA-VL (moyenne activité – vie longue). »Parmi les points marquants de ce bilan de 4 années de recherches, on notera :

  • une image plus détaillée de la géologie de la zone étudiée en Meuse/Haute Marne grâce à l’exploitation des travaux de reconnaissance (sismique réflexion et 15 forages profonds) réalisés en 2007 – 2008. Elle a fourni les arguments scientifiques structurant la proposition, fin 2009, d’une zone de reconnaissance approfondie (ZIRA) de 30 km2 sur laquelle est menée depuis mai 2010 une campagne de sismique 3D pour aboutir à la localisation du stockage ;
  • la mise en place depuis 2007, en Meuse/Haute-Marne, d’un Observatoire Pérenne de l’Environnement, sans équivalent en France par ses échelles spatiales (plusieurs centaines de km2) et temporelles (une centaine d’années). Il ambitionne de réunir une importante communauté scientifique afin de développer des recherches notamment sur les cycles d’éléments chimiques dans les différents compartiments de la biosphère ou les conséquences de forçages d’origine anthropique ;
  • le développement de moyens expérimentaux capables de reproduire les conditions et les interactions complexes dans les ouvrages de stockage. Ainsi, les résultats des expériences concernant les interactions entre fer, verre et argiles attendues dans les alvéoles de stockage des déchets HA conduisent d’une part à évaluer plus précisément les vitesses de corrosion de l’acier et d’altération du verre. D’autre part, ils fournissent des données d’entrée indispensables à la modélisation des processus associés comme la production et la migration de l’hydrogène résultant de la corrosion des aciers. En parallèle, ces connaissances approfondies sont prises en compte pour optimiser la conception du stockage (en particulier la composition des matériaux) et dimensionner les infrastructures associées ;
  • une meilleure compréhension des phénomènes hydriques, chimiques, mécaniques et thermiques qui interviendront plus particulièrement au cours de la période d’exploitation réversible du stockage, puis pendant les quelques milliers d’années qui suivront sa fermeture ;
  • une estimation plus précise des vitesses de migration des radionucléides au sein des argilites du Callovo-Oxfordien, en particulier grâce à l’expérience de diffusion débutée au Laboratoire souterrain en 2005 et achevée en septembre 2009 et à une compréhension des mécanismes intimes mis en jeu ;
  • l’amélioration continue de la base de données thermodynamiques qui regroupe les paramètres de comportement des éléments chimiques en lien avec les conditions d’oxydoréduction, d’acidité et de température attendues dans le stockage ;
  • des évolutions logicielles et matérielles permettant d’accroître la précision de l’évaluation de performance du futur stockage profond : couplages multiphysiques (thermique, hydraulique-gaz, chimique, mécanique, transports de solutés), maillages de plus de 10 millions d’éléments en 2009 (contre 600 000 en 2005) ;
  • le développement, depuis 2008, d’actions de recherche en sciences humaines et sociales pour accompagner la définition concertée de la notion de réversibilité du stockage profond (avec organisation d’un colloque national sur ce thème en juin 2009).
Une part importante de ces résultats scientifiques repose sur l’exploitation des expérimentations réalisées en Laboratoire souterrain. En particulier, 11 d’entre elles ont été lancées depuis 2006 et ont conduit à tripler le nombre de capteurs installés (3 300 en 2009 contre 1 100 en 2005).Le bilan scientifique de l’Andra insiste également sur l’importance des partenariats et des collaborations avec d’autres organismes de recherche ou des institutions d’enseignement supérieur. Au cours de la période de référence, des accords ont été signés avec une dizaine de partenaires (BGS, BRGM, CEA, CNRS, INRIA, universités de Nancy, de Troyes…) d’autres ont été signés en 2010 (INRA, Sandia). En 2006-2007, en raison des problématiques qui sont au cœur d’un projet tel que le stockage réversible profond, l’Andra a également créé ou renouvelé des groupements de laboratoires, organisés dans un cadre pluridisciplinaire autour des thématiques centrales pour l’étude du stockage.

Se préparer à IPv6 et éviter le grand bug

IPv6, suis-je concerné ?
A force de crier aux loups depuis de nombreuses années sur le crash du nombre d’adresses IPv4 disponibles et sur la vague IPv6 imminente, de nombreuses entreprises et ingénieurs se sont démotivés et démobilisés. Cependant quel que soit le débat sur la date à laquelle les adresses actuelles IPv4 ne seront plus disponibles, il est scientifiquement indéniable que la fin de IPv4 va arriver d’ici deux à trois ans. Sachant que nous sommes de plus en plus dépendants d’Internet ou du tout IP, il est impératif de se préparer, en prenant au minimum quelques mesures simples, voire en testant ses services et applications, ce qui ne demande pas d’effort si complexes ni coûteux.

Se préparer à l’IPv6
“J’appelle les pays de l’UE à faire en sorte qu’IPv6 soit largement employé par les autorités publiques et les entreprises d’ici à 2010″, a déclaré  en 2008 Viviane Reding, alors membre de la Commission européenne, responsable de la société de l’information et des médias. Que faire ? La Commission européenne apporte quelques briques de réponses à travers une communication en date du 27 mai 2008 « Faire progresser l’Internet, Plan d’action pour le déploiement du protocole Internet IP version 6 (IPv6) en Europe » COM (2008)313. De nombreux programmes mondiaux aident les entreprises à se préparer. Ce mouvement est amplifié par une logique sécuritaire aux Etats-Unis et un besoin vital en Asie qui manque d’adresses. L’Europe semble en sommeil depuis plusieurs années et espérons que cela ne va pas conduire à des handicaps pour l’innovation à venir, notamment pour la construction du futur Internet et de l’Internet des objets. Plutôt que d’attendre des incitations des autorités publiques ou des opérateurs, pourquoi ne pas se prendre en main et minimiser les risques, voire anticiper pour mieux innover ?

Estimation de la date de fin d’adresses IANA et RIR depuis 2007 – Extrait du rapport IANA IPv4 address report, mai 2010
Vérifier ma préparation, mes services, mes produits
Pour vérifier sa conformité et même obtenir un logo « IPv6 ready », des documents, essais et autres outils gratuits sont disponibles en ligne grâce au programme IPv6 ready logo détaillé plus bas.Toutefois, pour une vérification plus poussée ou adaptée à des besoins spécifiques actuels ou à venir, il est aussi possible d’utiliser des plateformes de développement ouvertes et gratuites et d’obtenir des soutiens d’experts français actifs dans le groupe G6  (www.g6.asso.fr). Est-il nécessaire de tester où valider ses produits ou solutions IPv6 si j’intègre un module IPv6 déjà éprouvé ? Des événements d’interopérabilité sont organisés tous les ans dans le monde et mettent en évidence le besoin d’effectuer des vérifications finales avec d’autres produits. Depuis 2000, l’Etsi a organisé huit événements IPv6 dont le dernier en 2006 (www.v6summit.com). Il semble que l’Europe soit tombée en léthargie sur l’IPv6 depuis et il est sûrement temps de se réveiller.

L’approche mondiale de validation IPv6, le comité « IPv6 ready logo »
Le forum IPv6 (www.ipv6forum.com), programme IPv6 Ready logo, est un programme de conformité et d’interopérabilité démarré en 2003 et visant à donner la confiance aux utilisateurs en démontrant qu’IPv6 est disponible et prêt à l’usage. Les objectives du programme IPv6 Ready logo (v6LC) sont les suivants :
  • définir les essais de conformité et d’interopérabilité ;
  • vérifier la mise en œuvre du protocole et valider l’interopérabilité avec d’autres produits ;
  • fournir l’accès à des outils gratuits d’auto-certification ;
  • délivrer les logos du programme ;
  • établir un réseau de laboratoires d’essais IPv6 Ready logo dans le monde pouvant fournir assistance et services.
Le V6LC comporte des représentants des fournisseurs d’équipement, des fournisseurs de service, des établissements universitaires, des organismes IPv6, des membres du projet Tahi (Japon), de l’université New Hampshire (UNH-IOL, Etats-Unis), d’Irisa/Inria (France), de l’Etsi (Europe), de BII (Chine), de TTA (Corée,  laboratoires CHT-TL (Taiwan) ou encore de JATE (Japon).Commencé en 2003 avec une phase I délivrant un logo « silver » sur la conformité aux protocoles IPv6 de base, le programme s’est développé depuis en ajoutant en 2005 un programme « gold » et récemment un programme pour la conformité SIP ainsi que pour les fournisseurs d’accès ISP. Plus d’informations, documents et procédures peuvent être obtenues sur le site www.ipv6ready.org. 

Le projet européen GO4IT
Pour une validation d’IPv6 plus poussés ou pour de nouveaux besoins plus complexes comme par exemple sur les objets communicants, le programme IPv6 ready logo peut apparaître limité. Cela a conduit l’Etsi à spécifier de nouveau les essais IPv6 utilisant son approche méthodologique rigoureuse (méthodologie TTCN-3) surtout si les essais doivent s’inscrire dans les mêmes logiques que les essais des terminaux mobiles conformément aux spécifications 3GPP. 1, 5 million d’euros ont été investis dans ce travail et les spécifications sont gratuitement disponibles.En parallèle, afin de fournir en Europe une solution pragmatique et « gratuite » comme au Japon (à l’origine du projet Tahi, www.tahi.org, qui a servi  de base à l’IPv6 ready logo programme), la Commission européenne a soutenu le projet de recherche GO4IT pour plus d’un million d’euros de 2005 à 2008 (www.go4-it.eu). Le projet GO4IT fournit un environnement générique d’essais à prix réduit, des services associés, ainsi que les suites exécutables d’essai IPv6. Cette plateforme, du fait de la mise en œuvre d’approches méthodologiques standardisées qui ont fait leur preuve, pourrait permettre d’étendre facilement le champ d’application à d’autres protocoles au-dessus d’IPv6 comme ceux mis en œuvre dans les objets (par exemple 6lowpan), chose plus difficile dans des environnements pragmatiques plus fermés qui n’ont pas à l’origine été conçus dans une vision globale des essais plus larges.

Les nouveaux défis et besoins
La marche de la migration IPv4 vers IPv6 semble se faire à pas forcés dans certains pays ou au contraire à petits pas dans d’autres pays. Il faut rappeler qu’IPv6 entraînera une nouvelle architecture Internet dont l’objectif final est louable : éviter une pénurie des adresses IP et favoriser l’émergence de services innovants liés à l’Internet des objets. La Commission européenne recommande aux Etats membres de “rendre obligatoire” l’utilisation d’IPv6 dans le cadre des marchés publics, de sensibiliser les entreprises et les organisations et de les aider lors de la transition.Avec plus de 1,3 milliard de personnes connectées, Internet est à un tournant de son histoire. Ce chiffre devrait atteindre 2,5 milliards d’ici à cinq ans. Le manque d’adresses IPv4 limitera la croissance d’Internet. Seul l’IPv6 permettra l’augmentation du nombre d’adresses.Pour rappel, IPV6 favorise le développement d’applications Internet innovantes, notamment dans le cadre de la mise en réseau d’un très grand nombre d’appareils simples. A titre d’exemple, la gestion de l’éclairage public et des bâtiments intelligents pourrait être améliorée. L’Internet pourrait également servir à connecter entre eux, à peu de frais et de manière fiable, des capteurs sans fil intégrés à des appareils domestiques. Au Japon, l’entreprise NTT utilise ce protocole pour connecter des milliers de capteurs à un système informatique permettant de détecter les tremblements de terre et de prendre des mesures immédiates par Internet pour limiter les dommages éventuels (par exemple des alertes à toutes les chaînes de télévision ou une gestion automatique des feux de signalisation passant tous les feux au rouge). Ce type d’application requiert des millions d’adresses et ne peut fonctionner sur l’Internet d’aujourd’hui. Les entreprises européennes doivent tirer parti de ce mouvement mondial très prometteur. Mettre IPv6 dans des objets ne suffira pas, il faudra assurer encore plus la fiabilité et l’interopérabilité des objets pour que cela puisse fonctionner sinon on observera de-ci de-là des solutions prometteuses qui auront des déploiements limités alors que les enjeux sont mondiaux. Philippe Cousin est CEO eglobalmark et membre comité IPv6 Ready logo. Il a été directeur services d’interopérabilité Etsi, organisant plusieurs événements mondiaux d’interopérabilité IPv6, et directeur technique projet de recherche GO4IT sur une plateforme ouverte d’essais IPv6. Contact : [email protected]

Le géoguidage, une technologie inédite en robotique mobile

Dans l’usine de fabrication de verre trempé et feuilleté pour l’automobile de Saint-Gobain Sekurit France, à la fin du processus de production, les verres transformés en fonction des besoins du client final sont déposés sur des supports spécifiques. Ces supports chargés doivent être transportés vers un stock à partir duquel ils seront expédiés ou bien réintroduits dans les lignes de production pour une nouvelle étape de transformation.A proximité de ce stock d’expédition, se trouve un autre stock de supports de charge vides qui doivent être transportés vers les lignes de production. L’installation comprend deux circuits différents d’environ 2 km, un premier circuit pour les vitres latérales des voitures et un circuit pour les pare-brises (environ 3.000 m2 de stock sont gérés de façon autonome et  1.000 emplacements différents de prise et de dépose de marchandise). Huit chariots Balyo automatiques à grande capacité gèrent la totalité de ce cycle fermé, y compris la gestion du stock et la traçabilité pour les supports vides et pleins. L’originalité de cette application vient du fait qu’elle n’a exigé ni infrastructure, ni modification des installations dans l’usine. Même quand, en fonction des besoins  de la production, les parcours des chariots ont été changés. Le secret de cette flexibilité : le géoguidage.Traditionnellement, les opérations de manutention sont assurées par des chariots électriques manuels conduits par des caristes ou par des chariots automatiques ou AGV (Automatic Guided Vehicles), qui utilisent la technologie de guidage par fil ou par laser dont la navigation est dépendante de l’information apportée par une entité externe (balises, réflecteurs, fils enterrés…). Une troisième technologie – le géoguidage – ne nécessite aucune infrastructure particulière, réduisant par voie de conséquence les délais et les coût de mise en œuvre ainsi que la maintenance.De plus, comme le chariot détermine lui-même sa position, à la différence des technologies avec infrastructure, le géoguidage est insensible à  l’environnement:  il n’est pas nécessaire d’avoir un sol plat ou en parfait état, la  poussière ou la lumière ne perturbe pas les manutentions, la température et les changements brusques de celle-ci ne posent pas de problème, le chariot connaît également sa position à l’extérieur des bâtiments… La société Balyo est aujourd’hui le seul acteur de son marché à proposer des chariots automatiques pour le transport de palettes ne nécessitant l’installation d’aucune infrastructure. Nominée dans le cadre  du « Prix de la stratégie d’Entreprise » et des « Trophées de l’innovation » lors du salon CFIA de Rennes, elle propose des véhicules adaptés à toutes les étapes de manutention des secteurs d’activité industrielle et logistique : transferts entre convoyeurs, transferts entre palettisation et filmage, entre préparation de commandes vers expédition, évacuation des déchets, etc. « Notre objectif est de démocratiser l’usage du chariot automatique. Pour ce faire, il fallait inventer un système qui rendrait son usage aussi simple qu’un chariot de manutention électrique classique. La technologie de géoguidage que nous avons développée avec nos équipes nous permet de proposer aujourd’hui une nouvelle génération de chariots automatiques. Grâce au capteur, nous mémorisons le sol » explique Raul Bravo co-fondateur et gérant de Balyo qui assure que les utilisateurs augmentent leur productivité avec un retour sur investissement moyen de 12 mois.

Le chariot connait sa position de façon absolue
Le chariot Balyo calcule seul sa position et ses trajectoires, grâce à un logiciel de navigation et à la technologie du géoguidage qui ont demandé cinq ans de recherche et développement pour maîtriser le traitement des informations fournies par le détecteur qui mémorise le sol. Il connait ainsi sa position dans l’usine ou l’entrepôt de façon absolue, et pas de façon relative (par rapport à un élément installé dans l’atelier). Le logiciel de navigation installé à l’intérieur du robot lui permet de mémoriser dans le détail le plan de l’ensemble de l’atelier ou de l’entrepôt. Avec le plan de circulation et un point de départ fixe, le chariot est capable de calculer exactement son déplacement, et donc sa position réelle.Un ordinateur superviseur centralise toutes les informations en provenance des installations et est en contact continu avec les chariots par radio. Connecté aux automates de l’utilisateur, à un logiciel de gestion de la production ou bien à des boutons d’appel, il reçoit les ordres à transmettre aux AGV, gère la circulation entre les différents chariots, optimise les mouvements de ceux-ci en fonction de plusieurs paramètres (situation dans le circuit, priorités, type de chariot…), gère le stock de produits et traçabilité de l’ensemble des opérations réalisées et configure les chariots et le circuit à réaliser par ceux-ci.Une nouvelle mission peut être déclenchée de plusieurs façons :
  • interface machine : le système superviseur est connecté aux automates des machines du client, par exemple un palettiseur. En fonction de la machine et de l’information donnée par celle-ci, une demande d’appel est créée ;
  • bouton d’appel : plutôt qu’un système automatique, il s’agit dans ce cas d’un opérateur qui appuie sur un bouton pour faire appel au système AGV ; 
  • détecteur de présence palette : un capteur de présence palette peut être installé au sol ou en sortie d’un convoyeur.  Quand la palette est détectée, l’appel est déclenché. Un lecteur de codes à barres ou RFID peut-être incorporé, afin d’apporter plus d’information sur la marchandise (type de produit, ordre de fabrication…). Une alternative est la détection de la palette lors du passage du chariot à proximité.  Un scrutateur laser lui permet de savoir si une palette est disponible pour le transport ;
  • déclenchement horodaté : pour certaines applications, il peut être intéressant de déclencher l’appel à des intervalles de temps prédéfinis.

Eurocopter renforce la traçabilité de ses flux internes et externes

Dès 2007, Eurocopter, numéro 1 mondial sur les marchés civils et parapublics,  a souhaité mettre en place un système de « tracing » de tous ses flux logistiques externes. Plutôt que de choisir une solution sur mesure, l’entreprise s’est orientée vers une solution pouvant s’interfacer facilement avec SAP, le progiciel de gestion utilisé par le fabricant. Elle a alors opté pour la solution DDS Shipper en mode hébergé de l’éditeur DDS Logistics qui permet d’optimiser et de contrôler en permanence l’ensemble de la supply chain, depuis l’achat jusqu’à la livraison finale.Solution informatique de gestion du transport, DDS Shipper est une pièce majeure du projet d’optimisation des flux logistiques au sein de la chaine logistique d’Eurocopter. Opérationnelle depuis le début de l’année, cette solution a été déployée dans un premier temps sur le site de Marignane (Bouches-du-Rhône). D’ici la fin de l’année, elle sera mise en place sur les deux autres principaux sites de production du groupe en Europe, à Donauwšrth (Allemagne) et à Albacete (Espagne).L’objectif du déploiement de cette solution de DDS Logistics est triple :

  • donner un accès direct à l’information à tous les personnels opérationnels concernés par une expédition import (des fournisseurs vers les sites de production) et export (des sites vers les sous-traitants, fournisseurs et chaînes de montage déportées) ;
  • établir un système d’alerte sur les retards ;
  • fournir des statistiques permettant aux gestionnaires de l’activité transport d’être plus efficace dans le pilotage des partenaires transport d’Eurocopter.

« Gagner en réactivité »

« Nous souhaitions être proactifs par rapport à nos flux, mieux anticiper en cas d’aléa et fournir une information de qualité à nos clients », explique Jérôme Brechet, responsable transport des flux industriels, basé à Marignane. « Les informations concernant nos flux nous étaient jusqu’alors principalement fournies par nos transporteurs », poursuit-il.Si sa fonctionnalité et sa facilité d’utilisation sont notables, c’est surtout la fonction « warning » de DDS Shipper qui a séduit Eurocopter. Celle-ci permet une gestion des flux par alertes. En fonction des paramètres prédéfinis et du degré d’urgence, des alertes préalables sont envoyées aux utilisateurs Eurocopter afin de pallier d’éventuels dysfonctionnements. « Nous travaillons avec quatre transporteurs majeurs à l’export qui sont interfacés avec DDS Shipper. La solution permet le suivi des marchandises transportées par chacun d’eux en temps réel », commente Jérôme Brechet.En plus de la fonction « tracing », Eurocopter a mis en place le module « Transport Analytics » de DDS Logistics. Celui-ci permet d’obtenir des statistiques, facilitant ainsi le suivi de l’activité sur le plan qualitatif et quantitatif, par prestataire, et par opération de transport.

« Avec le déploiement de l’outil sur nos sites de production en Europe, nous allons gagner en réactivité, optimiser la qualité de nos informations et avoir une maîtrise de bout en bout de nos flux », conclut Jérôme Bréchet