Des lecteurs de codes à barres source de productivité

Qu’il s’agisse de lecteurs MP3, de graveurs DVD ou ordinateurs portables, la tendance actuelle est aux appareils de plus en plus petits et fins avec, pour conséquence, des cartes de circuits imprimés super-miniaturisées. La place disponible pour l’étiquette code à barres tend donc à diminuer alors que le nombre d’informations à stocker (code de lot, identifiant fournisseur, référence du produit, numéro de série, etc.) augmente à cause des exigences accrues de traçabilité des produits. Un problème auquel a été confronté Beyonics, fabricant de circuits imprimés pour équipements électroniques.Dans son usine, Beyonics utilise divers testeurs (circuits et fonctions) avec différentes configurations de lecteurs qui, dans la plupart des cas étaient en mauvais état et ne pouvaient pas lire les codes 2D. Par ailleurs, plusieurs testeurs exigeaient un câblage sur mesure et nécessitaient une configuration spéciale pour communiquer avec des protocoles différents. Pour satisfaire ces exigences et limiter au minimum les conséquences d’une migration, Beyonics a décidé d’adopter des codes d’identification Data Matrix 2D et a choisi les lecteurs DataMan de Cognex.  » Nous ne souhaitions pas modifier le câblage ou la programmation de l’installation. La rédaction d’une nouvelle documentation aurait été un cauchemar… Les nouveaux lecteurs fixes devaient donc être prêts à l’emploi. Cela a été le cas avec le DataMan 100 de Cognex « , explique un ingénieur chez Beyonics, qui ajoute :  » nos anciens lecteurs présentaient des taux de lecture inacceptables. Les opérateurs devaient alors souvent recharger les cartes et les machines de montage en surface restaient à l’arrêt jusqu’à l’intervention manuelle. Après installation des lecteurs DataMan 100, le rendement de la production a augmenté d’environ 10 %.  » Au vu des résultats, Beyonics a également remplacé ses douchettes par des produits de la série DataMan 700 :  » Comme le DataMan 750 utilise les mêmes outils logiciels de configuration que la série DataMan 100, nous n’avons donc pas eu besoin de nous former à un nouveau produit. De plus, il s’agit d’un appareil antistatique, conforme aux spécifications de la norme IEC 61340, à la différence de nos anciennes douchettes qu’il fallait envelopper dans une pochette antistatique, ce qui n’était ni très commode, ni conforme à la norme. »Par Marc Chabreuil

Multiplication des masters en développement durable

Selon une étude du Boston Consulting Group (BCG), 450 milliards d’euros devraient être générés d’ici 2020 dans les domaines d’activités de l’économie verte et permettre la création de plus de 600.000 emplois, en particulier dans les secteurs de la construction, des transports et des énergies renouvelables. Pour répondre à ces futurs besoins du marché du travail, les écoles créent de nouveaux masters, professionnels ou spécialisés, en développement durable.Confrontées non seulement à une concurrence très dure mais aussi à des enjeux environnementaux de plus en plus contraignants, les entreprises ont pris conscience de l’importance de la maîtrise de l’information et de leur responsabilité sociétale, et recherchent des spécialistes capables de répondre à ces nouvelles exigences. Cette double compétence en intelligence économique et développement durable, elles la trouveront chez les titulaires du nouveau master professionnel né du rapprochement de l’Université de Versailles Saint-Quentin-en Yvelines (UVSQ) et l’Ecole Européenne d’Intelligence Economique (EEIE) : « Intelligence Economique et Développement Durable ». Ce diplôme de Master 2 universitaire qui sera lancé en septembre 2010, est proposé en option et compte environ 150 h de cours dédiés. Ainsi, les élèves de l’EEIE qui choisiront cette option, auront plus de 600 heures de cours dans l’année.

Une double compétence
Selon Benoît de Saint-Sernin, Directeur de l’EEIE : « Nous sommes au début de l’économie verte. Dans ce contexte, les cadres doivent être capables de gérer de grandes quantités d’informations souvent inédites, de protéger leurs inventions et d’avancer des solutions légales ou réglementaires auprès des autorités européennes afin d’encadrer cette nouvelle économie. C’est la fonction même de l’intelligence économique ! Grâce à ce rapprochement entre une très grande université et une école spécialisée, nous jouons pleinement notre rôle de formateur : préparer au mieux l’avenir ».Afin de répondre à la demande croissante de scolarité en parallèle d’une activité en entreprise (un tiers de la promotion bénéficie de ces contrats spécifiques), l’EEIE a aménagé l’organisation de ses cours et les cadres pourront retourner à temps plein dans leurs entreprises à partir du 1er avril 2011.Pour sa part, l’UVSQ propose un ensemble complet de formations « professionalisantes » dans le domaine de l’environnement et du développement durable : 5 licences professionnelles, 11 masters professionnels, 3 masters recherche. En apprentissage pour la plupart, ces formations préparent les nouvelles générations à réfléchir, décider et agir sur les changements environnementaux et sociétaux.

Une expertise très demandée sur le marché de travail du BTP.
Pour répondre aux demandes de projets et de travaux exigés par les nouvelles réglementations concernant la préservation de l’environnement et les économies d’énergie, les entreprises du BTP réclament de plus en plus des spécialistes dans ces domaines. Pour elles, l’Ecole Supérieure d’Ingénieurs des Travaux de la Construction de Caen (ESITC Caen) a décidé de créer un nouveau Mastère spécialisé en éco-matériaux et développement durable. Cette formation, labélisée CGE, sera dispensée à partir du septembre 2010.L’ESITC Caen), grande école d’ingénieurs spécialisée en BTP, mise déjà depuis quelques années sur la spécialisation de ses ingénieurs dans le domaine du développement durable, à travers l’axe recherche proposé à ses élèves ingénieurs de 5e année et la formation continue. « Forts de cette expérience, explique Hélène Grimault-Duc, directrice de l’ESITC Caen, nous avons créé le Mastère Spécialisé en éco-matériaux et développement durable afin de proposer aux ingénieurs, architectes, urbanistes, maîtres d’ouvrage ou autres professionnels proches de l’acte de la construction, une formation qui procure une expertise de haut niveau, très demandée sur le marché de travail ». Le cursus du MS de niveau bac+6 et d’une durée de 1 an, dont 6 mois en entreprise, comprendra 7 modules : développement durable, construction durable, matériaux de construction, éco-matériaux, économie de la construction, choix contextuel des matériaux et principes constructifs, ainsi qu’une mission en entreprise. Les diplômés se positionneront comme des référents au niveau national et international pour mettre en œuvre la démarche du développement durable pour la construction dans tous les secteurs du bâtiment et des travaux publics. Ils seront également capables de participer à la conception de nouveaux bâtiments économes en énergie et à faible impact environnemental, ainsi qu’à l’élaboration de matériaux de construction alternatifs et innovants.  Marc CHABREUIL

Vers la simulation du procédé d’infusion pour de grandes pièces en composite

Actuellement, les pièces aéronautiques en composite sont fabriquées principalement par un procédé de dépose de bandes pré-imprégnées en raison de la grande rigidité, de la résistance et du comportement en fatigue des résines durcies et des matériaux à teneur en fibres élevée. Néanmoins, les inconvénients de cette technologie sont le coût élevé des matériaux, les contraintes géométriques de mise en forme, la complexité, le coût et le temps de fabrication, et la durée de vie réduite des matériaux. En conséquence, des technologies alternatives basées sur le procédé LCM (Liquid Composites Molding) de fibres sèches font leur apparition. En effet, le but à long terme est de développer des technologies d’infusion pouvant concurrencer les pièces composites pré-imprégnées. Toutefois, les procédés de fabrication ne sont pas encore entièrement industrialisés et reposent aujourd’hui sur des prototypages coûteux du fait du manque d’outils de simulation validés.

Vers une chaîne complète de simulation…

L’objectif scientifique du consortium INFUCOMP est de bâtir une chaîne complète de simulation spécifique à la fabrication de grandes pièces composites pour l’aérospatiale utilisant le procédé d’infusion de résines liquides LRI (Liquid Resin Infusion) et dédiée aux solutions requises par l’industrie aérospatiale européenne. Cette simulation minimisera le recours aux procédés « d’essais-erreurs », longs et coûteux et permettra la fabrication de pièces de haute qualité, plus rapidement et à un coût moindre. Ce projet d’un montant de 5 millions d’euros sur 4 ans va contribuer positivement à un usage plus répandu des composites textiles dans le secteur aéronautique, à une réduction des coûts, à une amélioration des performances, à une augmentation des charges utiles et à une réduction des émissions de carburant. Bien que la recherche projetée porte sur les applications aérospatiales, ces résultats pourront être adaptés à d’autres secteurs.

Une solution de prototypage virtuel de A à Z

L’approche technique utilisée pour la réalisation du projet INFUCOMP a pour but d’obtenir une solution de prototypage virtuel de A à Z, de la conception de la préforme à la fabrication LRI, et d’optimiser le processus pour prédire les déformations de la pièce finale et ses performances mécaniques. Un intérêt plus poussé sera porté au procédé d’infusion. Ce projet couvrira toutes les méthodes communes de type LRI d’usage répandu, actuellement utilisées dans l’industrie aérospatiale, et débouchera sur des technologies autorisant la fabrication économique de structures composites à hautes performances, intégrées et de grande taille. Pour permettre d’atteindre ces objectifs, le programme de recherche européen Framework VII soutient financièrement les 14 partenaires du projet. Le consortium sera dirigé par ESI, pionnier des solutions de prototypage et de fabrication virtuels, de pair avec des partenaires leaders de l’industrie et de la recherche dans les domaines de l’aérospatiale et de l’aéronautique. La solution complète de simulation développée au cours du consortium INFUCOMP s’achèvera avec l’intégration d’un outil logiciel d’estimation des coûts de fabrication fourni par l’Université de Patras.  » Le projet INFUCOMP est un élément essentiel d’un ensemble de solutions pour le développement de matériaux composites intégrés, et représente une opportunité unique de faire évoluer la simulation dans le domaine des matériaux composites et de développer de nouveaux outils en collaboration avec des partenaires leaders de la recherche et de l’industrie aérospatiale « , a déclaré le Dr. Anthony Pickett, directeur scientifique d’ESI GmbH.

Par Marc Chabreuil

Conversion directe de l’énergie lumineuse en énergie mécanique

La lumière a déjà été utilisée pour déplacer des gouttes sur des surfaces solides photosensibles ou grâce à sa capacité à transférer de la chaleur au liquide sur lequel elle est focalisée. Ces approches ne permettent néanmoins que des déplacements simples et à faible vitesse (1 à 10 µm.s-1). C’est en exploitant la possibilité de modifier localement la tension de surface d’une interface eau/huile sous excitation lumineuse, que des chercheurs du département de chimie de l’Ecole Normale Supérieure de Paris (ENS/CNRS/Université Pierre et Marie Curie), de l’Institut de Physique de Rennes (CNRS / Université de Rennes 1) et de l’Université de Kyoto ont mis au point une nouvelle technique pour déplacer, le long de trajectoires variées, des gouttes d’huile flottant sur l’eau avec une vitesse d’environ 300 µm.s-1.Les molécules dites tensioactives ont la capacité de modifier la tension superficielle de la surface d’une solution. Certaines d’entre elles peuvent voir leur polarité modifiée en fonction de la longueur d’onde de l’éclairement. Pour les molécules utilisées dans cette étude, la polarité augmente sous éclairement UV et diminue sous éclairement bleu. A ces variations de polarité induites par la lumière correspondent des modifications de la tension de surface du liquide dans lequel est dissout le tensioactif photosensible. En introduisant ce type de molécules dans un bain d’eau sur lequel flotte une goutte d’huile, il est alors possible de créer une variation locale de la tension interfaciale eau/huile en illuminant partiellement la goutte avec de la lumière UV et/ou bleue.La création d’une variation locale de la tension interfaciale induit alors un déplacement du liquide tangentiellement à l’interface. Ainsi, lorsque la goutte est placée sous irradiation partielle, ce mouvement interfacial du liquide induit un déplacement de la goutte : celle-ci fuit la lumière UV et est attirée par la lumière bleue. Ce phénomène capillaire qui dépend de la longueur d’onde d’illumination a été baptisé « effet chromocapillaire ».La goutte est donc animée d’un mouvement piloté par la longueur d’onde de l’illumination : il devient possible de la manipuler avec un motif lumineux composé de deux longueurs d’onde (UV et bleu). A la manière d’une pince optique macroscopique, la goutte est piégée au centre d’un disque de lumière bleue (attraction) entouré d’un anneau de lumière UV (répulsion). La goutte peut ainsi être déplacée à volonté à une vitesse de l’ordre de 300 µm.s-1, ce qui est environ 30 fois plus rapide que les mouvements observés traditionnellement sur des surfaces solides photosensibles. Cette nouvelle méthode de conversion directe de l’énergie lumineuse en énergie mécanique ouvre de nouvelles perspectives pour les systèmes photostimulables, le déplacement de liquide en milieu confiné (microfluidique) et la manipulation sans contact d’échantillons fragiles ou dangereux.

Les sciences et technologies du numérique en manque de réflexion éthique

(Article publié le 28/02/2010 sur Vivagora.org) Droit des robots, atteinte à la vie privée, nouvelle médecine assistée par ordinateur, cyborg et transhumanisme, informatique émotionnelle, manipulations mentales, addiction à l’informatique ou guerre numérique… la liste des risques que les Sciences et technologies du numérique (STN) font peser sur la société s’allonge jour après jour. Pour défricher ce terrain, le Comité d’éthique du CNRS (Comets) et l’Institut de recherche en informatique et automatique (INRIA) viennent chacun de publier un rapport sur le sujet (lire l’article Plus d’éthique pour les STIC). Ils proposent la création d’un Comité d’éthique en STN afin de  » mieux identifier les incidences éthiques des recherches menées dans le domaine, de sensibiliser les chercheurs à ces enjeux, de s’assurer que les recherches menées satisfont aux critères éthiques. «  » Les deux organismes ont pris conscience que ces recherches ont un impact considérable sur l’évolution de notre société  » explique Jacques Bordé, ancien directeur de recherche au CNRS et membre du groupe de réflexion sur l’éthique de la recherche en STN du Comets.  » Au début du travail du Comets, on s’est rendu compte que la réflexion éthique sur la société numérique en général était encore très peu développée. La première étape, qui fait l’objet du rapport du Comets, a consisté à identifier les domaines susceptibles de soulever des questions éthiques. La suite du travail sera de mener une réflexion plus spécifique liée à la recherche dans chacun de ces domaines. « 

La responsabilité des chercheurs
 » Très peu de chercheurs en STN, ou de décideurs du CNRS se posent des questions éthiques sur l’impact de leurs travaux, poursuit Jacques Bordé. De nombreux responsables de recherche répondent en toute sincérité que les programmes qu’ils pilotent ne concernent que les performances techniques et scientifiques et ne soulèvent donc aucune question éthique.  » Si le groupe de réflexion du Comets constate que les chercheurs montrent souvent une certaine insouciance due à une foi dans une science a priori forcément bénéfique pour l’humanité, il relève aussi la facilité avec laquelle ils renvoient entièrement les responsabilités quant aux conséquences de leurs recherches sur ceux qui mettront, finalement en application leurs travaux : classiquement les industriels pour les produits et les politiques pour les régulations. Cette frilosité du monde scientifique se double bien souvent d’une naïveté qui idéalise la solution technologique. La communication se fait mal ? Il suffit de passer de nouveaux tuyaux, plus larges, plus rapides… Une idée largement dénoncée par Dominique Wolton, directeur de recherche au CNRS, qui affirme que  » le progrès technique ne suffit pas pour créer un progrès de la communication humaine et sociale.  » Internet nous aide-t-il à mieux nous comprendre ? Rien n’est moins sûr…Si la réflexion éthique examine en premier lieu la finalité première d’une découverte, elle doit aussi envisager si possible les différentes utilisations qui peuvent en être faites. Le chercheur est alors souvent le premier à pouvoir imaginer ces usages alternatifs, leurs dérives potentielles, et éventuellement reprendre sa recherche pour minimiser les applications néfastes. Par exemple, si les chercheurs avaient anticipé que la gratuité sur Internet entraînerait une prolifération des spams, peut-être auraient-ils conçu Internet différemment ? … Lire la suite de l’article sur Vivagora.orgPar François Rebufat

Quand l’informatique s’oriente vers des solutions métier

Historiquement adressée de manière transversale, l’informatique s’oriente désormais massivement vers une approche plus fonctionnelle et métier. En effet, même les grands généralistes du secteur tendent à « verticaliser » leurs offres pour proposer des solutions toujours plus proches des préoccupations de leurs clients. La spécialisation sur des secteurs d’activités tend ainsi à devenir un facteur différenciateur important pour les professionnels de l’édition comme pour les SSII et intégrateurs. Mais, à ce stade, il convient de savoir déchiffrer et analyser les offres présentées en ne se laissant pas enchanter par le doux chant des sirènes du marketing. Ainsi, sous des solutions packagées alléchantes se cache parfois une boîte vide ou tout au moins une approche plus transversale que verticale… Il est donc fondamental de bien déchiffrer les annonces de lancement d’offres et de valider les expertises sectorielles des fournisseurs de technologies et de leurs partenaires. Mais, au-delà de la technique elle-même qui peut plus ou moins bien répondre aux attentes métiers des entreprises, la notion de paramétrage et d’intégration au sein du SI s’impose également comme une donnée stratégique synonyme de réussite du projet. Notons également que les intégrateurs doivent jouer un rôle de conseil important et parfaitement maîtriser les enjeux business de leurs clients. De plus, il est fondamental qu’ils tiennent compte des contraintes réglementaires et des spécificités d’organisation. Etre un bon développeur et un ingénieur chevronné est donc un élément incontournable mais insuffisant pour aligner le système d’information à une stratégie guidée par le métier. Dans ce contexte, les professionnels de l’édition comme de l’intégration déploient de nouvelles stratégies pour répondre à ces besoins. Un premier pan visible de ces nouvelles organisations est le recrutement d’un nouveau type de collaborateurs. En effet, les entreprises recherchent des profils associant à la fois connaissances techniques et expertise sectorielle. Ainsi, consultants et chefs de projets experts sur des secteurs d’activités sont aujourd’hui chassés par l’ensemble des entreprises qui se livrent une bataille financière et de séduction pour incorporer dans leurs équipes ces profils si rares et convoités. Mais devant la pénurie de candidats potentiels, on assiste de plus en plus à des recrutements de collaborateurs non informaticiens. Les éditeurs privilégient dès lors la connaissance « métier » qui sera intégrée aux « road maps » produit ou aux développements d’offres de service.Notons de plus qu’au niveau de la formation de nombreuses initiatives sont menées, aussi bien au niveau des études supérieures que de la formation professionnelle. Pour cette dernière, de nombreux cabinets spécialisés dans la formation de cadres sur des secteurs donnés ont d’ailleurs spécialement développé des cursus adaptés à des populations techniques. Cela doit leur permettre d’intégrer les données sectorielles indispensables à la mise en production de projets associant ingénierie et données métiers. Ces cabinets permettent de former un nouveau type de collaborateurs et de développer leur employabilité. Poussé par les entreprises désireuses de s’appuyer sur des SI intégrant leurs enjeux spécifiques, le paysage IT entre donc dans une révolution culturelle. Se positionner comme un expert métier impose des investissements importants pour les professionnels de l’industrie IT. En effet, au-delà des efforts initiaux qu’ils doivent consentir pour répondre aux attentes des DSI, il est également nécessaire de maintenir un niveau d’expertise métier dans un environnement changeant, notamment du fait des nouvelles réglementations. Cette donnée doit être intégrée par l’ensemble des intervenants qui sont contraints à la fois de mener une veille constante des changements opérés et maintenir à jour leur niveau de connaissance.Par Julien Victor, Directeur Associé du groupe Effisoft

Composites : comment produire durablement en France

Faire face à la concurrence mondiale sans délocaliser, offrir de meilleures conditions de travail pour les salariés, devancer les réglementations environnementales.Tout cela passe par la réorganisation des chaînes de production et une démarche complète d’industrialisation et de robotisation. Les entreprises du secteur des composites qui ont franchi le pas, ont rapidement dégagé des marges de progrès et renoué avec la compétitivité, notamment face aux pays émergents.Avec seulement 3.000 robots installés chaque année dans les industries manufacturières et 146 robots pour 10.000 travailleurs, la France se situe loin derrière l’Allemagne (12.000 robots) ou même l’Italie (6.500). Sans parler du Japon avec une progression annuelle de son parc de 35.000 unités. Pourtant, la robotisation constitue une solution pour produire durablement en France et, dans le cas des composites, de réduire les émissions de COV, voire de devancer les exigences actuelles en matière d’environnement et d’assurer ainsi au site une conformité aux réglementations pérenne.« La création de zones en vase clos, dont le fonctionnement est essentiellement assuré par des machines robotisées, permet de maintenir les salariés à l’écart des zones à risques et de réduire de trois quarts la taille des ateliers », déclare Claude Chouet, Responsable commercial de MATRASUR Composites, constructeur, intégrateur et distributeur français qui propose son expérience et savoir-faire dans la conception d’équipements destinés à la fabrication de pièces en composites

Retrouver la compétitivité
Une démarche de réorganisation et de robotisation d’une chaîne de production, rentabilisée en moins de trois ans, apporte des avantages économiques directs avec une diminution des coûts de production, une réduction drastique des consommations d’énergies (division des coûts énergétiques par 4 ou 5) pour la ventilation et le chauffage des ateliers, une qualité de production régularisée… C’est la combinaison de ces facteurs qui permet aux entreprises de retrouver de la compétitivité, face notamment aux pays émergents.Ce fut le cas d’une société française de fabrication de baignoires pour qui, comme si la concurrence des industriels asiatiques et de Moyen-Orient ne suffisait pas, se trouvait face à 3 problèmes majeurs: une obsolescence de son outil de production, une surface des ateliers limitée et une implantation en zone urbaine conduisant à des contraintes réglementaires et environnementales draconiennes. Autant dire que la tentation de délocaliser sa production était forte.Pourtant, elle a opté pour l’automatisation et la robotisation à 100% de sa production : projection simultanée de résine et de fibre de verre, thermoformage et convoyage automatiques, manutention, pose d’inserts, projection, découpe et convoyage robotisés… Résultat, l’industrialisation apportée par MATRASUR Composites a permis de réduire le temps de fabrication (une baignoire toutes les 2 min 15 s), alors que la main d’œuvre et la surface de production ont été réduites de 50 % tout en maîtrisant mieux la qualité.

Un gain de temps et de main d’œuvre
Autre exemple, celui d’un fabricant de piscine qui voulait implanter un nouveau site de production alors qu’il ne disposait que d’une surface limitée et était contraint de faire appel à une main d’œuvre sans expérience du produit. Là encore, le recours à la robotisation (projection robotisée de démoulant, de gelcoat avec changement de couleur, de barrière-coat et, simultanément de résine et de fibre de verre) a permis de réduire de 37 à 13 heures la main d’oeuvre nécessaire pour produire une pièce, ce qui correspond à une économie annuelle de 1,267 million d’euros.Et cet investissement de 1,15 million d’euros s’est également traduit par une réduction de 12 % de la quantité de matières premières et par une diminution des coûts énergétiques annuels de 30.000 € grâce à une réduction de 80 % des surfaces chauffées et ventilées. Au total, la réduction des coûts de la main d’oeuvre et de l’énergie ainsi que l’amortissement se sont traduits par un gain de 899.000 € au niveau du bilan annuel pour un volume de production identique à celui du précédent atelier (1.760 piscines par an). « Bien que la culture d’entreprise ne soit pas naturellement tournée vers l’industrialisation, les sociétés doivent se tenir prêtes pour opérer de tels changements. Même les PMI qui préféreront sans doute procéder par étapes afin d’atteindre leur but et assimiler progressivement ces changements. Nous leur proposons des méthodes de production alternatives à plus ou moins court terme », conclut Claude Chouet.  Par Marc Chabreuil

Nephelios, le premier dirigeable à panneaux solaires

Voler sans polluer, en totale autonomie et en puisant son énergie dans l’air et le soleil, un rêve qui devient réalité avec le premier dirigeable solaire qui s’apprête à traverser la Manche. Cent ans après la traversée de la Manche en avion par Louis Blériot, le Nephelios, le premier dirigeable solaire au monde, effectuait son premier vol d’essais en dépit de conditions météorologiques difficiles. Moins d’un mois plus tard, le 3 janvier dernier, un second vol de 2 h 30 était couronné de succès. Une nouvelle étape avant la traversée de la Manche prévue à partir du mois de mai prochain.Le Projet Sol’R s’est constitué au début de l’année 2008 autour de trois étudiants, après leur rencontre avec un passionné de dirigeables, Stéphane Rousson. Aujourd’hui l’équipe compte environ 50 personnes investies dans la construction d’un dirigeable solaire. Plusieurs Grandes Ecoles (EPF, ESSEC, INSA Lyon et Arts et Métiers Paristech) ainsi que des lycées techniques (Lycée Timbaud, Lycée Doisneau et CFA de la FDM d’Evry) ont participé à la réalisation technique du projet qui a bénéficié de l’aide de nombreux organismes comme l’Ademe et industriels dont Messer, qui fournit l’hélium.D’un volume de 350 mètres cubes, le Nephelios (22 m de long et 5,5 m de diamètre) est le premier dirigeable habité au monde entièrement propulsé par l’énergie solaire. Il transporte un pilote et des équipements de recherche scientifique, permettant des avancées technologiques cruciales pour l’avenir du dirigeable et du transport aérien.

Un rendement de 6 %
Le défi technique était énorme. A commencer par le choix des panneaux solaires disposés sur la partie supérieure de l’enveloppe en toile recouverte de polyuréthane pour l’étanchéité. Ceux-ci ont dû répondre à un cahier des charges précis : poids, surface, solidité, étanchéité… Ce sont des panneaux de la société Global Solar distribués par Euro-Line Inc qui ont été choisis. Offrant un rendement de 6 %, ils présentent l’avantage d’être souples, légers et facilement démontables. L’énergie solaire recueillie (2,4 kW) alimente un moteur électrique disposé derrière la nacelle de pilotage, laquelle est dotée de deux hélices bipales.Hormis la propulsion solaire, écologique particulièrement silencieuse, les équipes techniques du projet Sol’R travaillent également à ce que le Nephelios soit une référence en termes de manœuvrabilité et d’autonomie énergétique.Aujourd’hui, le Nephelios trouve tout son intérêt car les aéronefs, qui ont volé bien avant les avions, suscitent de nouveau un intérêt. Leurs qualités (charge utile et efficacité énergétique inégalées) prennent une nouvelle dimension dans le contexte actuel de raréfaction des ressources naturelles. Ces dirigeables « nouvelle génération » ouvrent alors des perspectives dans de nombreux domaines (télécommunications, observation aérienne et tourisme) tout en répondant aux enjeux du développement durable pour le transport aérien. Marc CHABREUIL

Une résine haute température permet le moulage par injection bi-matière

Pour créer une nouvelle pompe à faible débit destinée à son tout dernier distributeur de café, Vitality Foodservice avait, à l’origine, prévu d’utiliser une résine standard pour le corps rigide de la pompe  » Bump « , une pièce très difficile à mettre au point, avec des spécifications et des exigences drastiques Cependant, la haute température du moule nécessaire à la transformation du silicone liquide provoquait une déformation de la résine. De même, le surmoulage nécessitait deux moules d’injection, ce qui ajoutait des coûts d’investissements, de main d’œuvre et des dépenses en immobilisations. La société a rapidement opté pour la résine polyéthérimide (PEI) Ultem 1 000 haute température de SABIC Innovative Plastics, qui présente une conformité à la norme sur les contacts alimentaires de la U.S Food & Drug Administration (FDA) et de l’Union Européenne (UE), une température de transition vitreuse à 217°C et une grande rigidité. Pour créer la pompe  » Bump  » constituée de deux pièces, le mouleur de Vitality, Dymotek, utilise le moulage par injection bi-matière et expose la résine Ultem à un rayonnement ultraviolet avant de la surmouler, afin de renforcer l’adhésion du silicone. La résine Ultem 1000 étant traitée à une température de 180° C, la chaleur polymérise le silicone très rapidement et crée une liaison durable. Cette méthode réduit le temps de cycle à une minute, ce qui représente une économie de plus de deux minutes par rapport à une autre résine qui était envisagée.Un autre aspect important avec l’application de la technologie de surmoulage du silicone sur la résine Ultem a été l’intégration de composants. De nombreux éléments fonctionnels, tels qu’une chambre de pompage flexible avec un robinet d’admission, un cône d’étanchéité de la soupape d’évacuation, un joint de buse et une fenêtre translucide pour un indicateur lumineux, ont été intégrés dans le corps de pompe. En outre, la liaison parfaite et pérenne entre les matériaux empêche l’oxygène de pénétrer dans le système, et contribue à garantir la fraîcheur et la saveur optimale du café.La rigidité et la stabilité dimensionnelle de la résine Ultem assurent également la tolérance de cotes des pièces moulées, ce qui aide la pompe  » Bump  » à fournir de façon constante et régulière un débit de 0,4 ml à chaque course. Par Marc Chabreuil

Des filtres constitués de nanofilaments réduisent les prix

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/62417.htmLes nanotechnologies font couler beaucoup d’encre, notamment en France à l’occasion du débat public. Mais, si ces technologies peuvent faire peur, elles permettent également de nombreuses applications très intéressantes. La technique de production de filtres développée par la société Filton AB et l’institut de recherche Swerea IVF en est un excellent exemple.A quoi peut en effet servir une toile de nanofilaments ? Réponse de Kent Pettersson, président de Filton :  » à réduire la consommation d’énergie du système de ventilation.  » Grâce à une nouvelle technique pour le filage de filaments nanométriques, que l’on peut à peine distinguer dans l’air, on peut produire des filtres à air particulièrement efficaces. Les chercheurs ont réussi à mettre au point un système qui piège efficacement la poussière, les virus ou d’autres types de particules indésirables, au travers duquel l’air passe facilement. C’est l’avantage principal de ce nouveau filtre, la résistance à l’écoulement de l’air étant amoindrie, la consommation d’énergie est réduite d’autant. Le système de ventilation consommerait environ 20 % en moins. Une telle diminution de la consommation d’énergie est un enjeu de taille puisque cela représente 70 % du coût total du système de ventilation. Ce type de filtre peut être utilisé dans tous types d’installations : bureaux, industries, aspirateurs ou encore véhicules.

Prototype pour fabrication du nanofiltre. © http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/62417.htm

Le nouveau nanofiltre est produit grâce à une technique d’électrotissage. Un champ électrique, couplé à la force centrifuge extrait des fibres polymères d’une solution. Les filaments se déposent sur un substrat plastique poreux. Le tissu de nanofilaments seul serait en effet beaucoup trop fin et fragile. La technique consomme, de plus, peu de matériau : un gramme de nanofibre suffit à produire un mètre carré de filtre. L’enjeu des tests en cours est de rendre les longs filaments de polymères les plus fins possible, sans qu’ils ne se scindent en gouttes microscopiques. Des paramètres comme la concentration de ploymères dans la solution, l’intensité du champ électrique ou encore la vitesse de rotation de l’appareil restent à ajuster. Les nanofilaments obtenus actuellement ont un diamètre de 200 nanomètres, une taille qui pourrait encore diminuer.A l’automne, le système sortira de sa phase en laboratoire et sera testé dans des conditions d’utilisation réelles. La difficulté sera alors pour le tissu filtre de résister aux conditions de température et d’humidité variables sans se déchirer. Par ailleurs, il faudra observer l’évolution de l’efficacité du filtre sur une longue période d’utilisation. Si tout se passe comme prévu le filtre devrait être lancé sur le marché en début 2011. Le coût du filtre sera légèrement supérieur à celui d’un filtre traditionnel mais le prix total devrait être tout de même réduit, grâce aux économies d’énergie. Pour en savoir plus : Le site de l’entreprise : http://www.filton.seSources :– Journal NyTeknik du 27 janvier 2010 : http://redirectix.bulletins-electroniques.com/UvTU8- http://redirectix.bulletins-electroniques.com/lkvT8Rédacteur : Antoine Baudoin, [email protected], [email protected]Origine : BE Suède numéro 12 (2/03/2010) – Ambassade de France en Suède / ADIT – http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/62417.htmDossier Techniques de l’Ingénieur : Nanotechnologies : quel potentiel, quelles limites ?Guide Techniques de l’ingénieur : Le guide 2010 des nanotechnologies

Quelles stratégies pour une informatique verte ?

Il existe une variété de technologies qui permettent de tendre vers une informatique verte : la virtualisation est l’une d’entre elle, au même titre que la conception de matériels consommant moins d’énergie et nécessitant moins de refroidissement. L’optimisation des processus et des infrastructures existantes peuvent également entraîner non seulement un environnement plus écologique, mais aussi une amélioration des résultats.Examinons ici la façon dont les organisations peuvent développer une stratégie d’informatique verte, grâce à une meilleure visibilité des actifs informatiques existants et une meilleure connaissance de l’état de l’infrastructure informatique.Il existe de nombreuses opportunités de dégager de la valeur en concevant et en mettant en œuvre une politique verte au sein d’un système de technologie de communication et d’information.

Un secteur a fort impact sur l’environnement
Les systèmes ICT (Information and communication Technologies) représentent généralement près de 25 % de la consommation directe d’électricité dans les bâtiments à usage commercial. En fait, dans les bâtiments ou locaux inefficaces énergétiquement, ayant une densité élevée de matériel informatique, ce chiffre peut même atteindre 60 à 70 %. A l’échelle mondiale, ils représenteraient 2 à 2,5 % du total mondial des émissions de carbone, soit l’équivalent de l’industrie aéronautique mondiale. Ce chiffre pourrait même encore augmenter. Car si rien n’est fait, l’usage des technologies de l’information pour réduire l’impact de l’activité des hommes sur leur environnement pourrait encore alourdir le bilan de l’informatique. A termes, ce secteur pourrait représenter 5 à 6 % des émissions de carbone et tendre vers des taux à deux chiffres. Résultat : l’empreinte carbonique du secteur de l’ICT devrait tripler au cours de la période allant de 2002-2020.

De multiples leviers
La réalisation d’une ICT verte est une première étape très viable et à forte valeur dans toute stratégie d’informatique verte. L’impact d’une ICT plus écologique est multiple : empreinte physique moindre (c’est-à-dire des centres de données plus petits et plus modernes), empreinte carbonique moindre (des appareils mis à niveau), réduction des frais de chauffage/ refroidissement, conformité avec les réglementations gouvernementales et bonne commercialisation.Il convient de noter que d’un point de vue holistique, l’informatique verte n’est pas une simple réduction de la consommation directe d’énergie. Pour un ordinateur individuel, par exemple, 60 à 80 %, voire plus, de l’empreinte carbonique du cycle de vie de l’appareil sont dus, en fait, à la fabrication de l’appareil. Les équipements informatiques et l’électronique grand public consomment beaucoup d’énergie et de matières lors de leur fabrication, ont de courtes durées de vie et deviennent des déchets toxiques à la fin de leur vie utile.L’optimisation des ressources d’une ICT verte passe par une réflexion sur le processus de l’ICT de bout en bout et par la garantie d’identifier les opportunités de capture de la valeur, lors de chaque phase de leur cycle de vie.

Les méthodes
Pour obtenir un système ICT vert, il existe différentes méthodes :
  • l’amélioration de l’existant en optimisant l’utilisation des actifs informatiques actuels et en mettant en place des stratégies rigoureuses de gestion des actifs ;
  • la consolidation des serveurs et des centres de données, le stockage dans des installations et équipements plus efficaces ;
  • la mise en œuvre de nouvelles technologies, comme la virtualisation, afin d’améliorer l’utilisation de tous les actifs matériels.
En général, une combinaison de tout ce qui précède est nécessaire pour atteindre des résultats satisfaisants. Ceci passe par la mise en place d’un plan qui identifie les sources d’opportunités, définit les défis majeurs et les facteurs de succès, et mesure de façon ponctuelle l’avancement vers l’objectif défini. Généralement, ce type de plan requiert une approche  » top down « , ainsi que la conduite et la supervision de la mise en œuvre par des cadres supérieurs. La première étape représente généralement les efforts et les coûts les moins importants et peut engendrer un résultat substantiel, en très peu de temps. Elle peut souvent être pilotée à partir de la DSI.En résumé, l’ICT verte génère différents avantages qui peuvent créer une valeur substantielle. Elle génère, au bas mot, une évaluation des ressources informatiques existantes et de leur utilisation, ainsi qu’une optimisation de l’efficacité des actifs.Par Abdel Kander, directeur général de BDNA Europe et Richard Hodges, fondateur de GreenIT

Conférences JEC Paris 2010 : les éco-composites à l’honneur !

Les forums JEC se dérouleront dans le cadre du JEC Composites Show, du 13 au 15 avril 2010 à la Paris Porte de Versailles. Douze conférences et forums, dont trois porteront sur des thèmes totalement inédits, se succèderont pendant ces trois jours.   Au programme :  

Six forums utilisateurs industriels
  • Aéronautique : Maîtriser le coût des structures aéronautiques – Jeudi 15 avril – 10h30 / 13h00
  • Automobile : Répondre à une réglementation environnementale toujours plus stricte – Mardi 13 avril – 14h30 / 17h00
  • Construction et Génie Civil : Les composites s’imposent – Mardi 13 avril – 10h30 / 13h00
  • Marine : Améliorer la qualité et abaisser les coûts de production – Jeudi 15 avril – 10h30 / 13h00
  • Transport ferroviaire et routier : Réduire les coûts et les émissions de CO2 – Jeudi 15 avril – 14h30 / 17h00
  • Energie éolienne : Une qualité et une fiabilité améliorées au prix du marché – Jeudi 15 avril – 14h30 / 17h00
 

3 forums multisectoriels
  • Recyclage et gestion du cycle de vie (nouveau) : Recyclage et gestion intégrée du cycle de vie – Mardi 13 avril – 10h30 / 13h00
  • Biomatériaux : Mettez-vous au vert ! – Mercredi 14 avril – 14h30 / 17h00
  • Automatisation : Réduire le coût de fabrication des pièces en composites – Mercredi 14 avril – 10h30 / 13h00
 

3 Conférences Techniques
  • Conception des composites : Apprendre à maîtriser la conception des composites – Mercredi 14 avril – 10h30 / 13h00. En partenariat avec l’université de Stanford
  • Simulation des composites (nouveau) : Comment optimiser les procédés de simulation en conception et en fabrication – Mercredi 14 avril – 14h30 / 17h00. En partenariat avec ESI Group
  • Développement des composites (nouveau) : Les défis du processus de développement des structures en PRFC – Mardi 13 avril – 14h30 / 17h00. En partenariat avec le centre de recherche aérospatiale allemand DLR
  En savoir plus
  • Pour consulter le programme complet et vous inscrire, allez sur www.jeccomposites.com/jec-forums/
  • Ou contactez : Martine Vesco, JEC Conferences and Forums Manager – ([email protected]).

La photosynthèse, source d’énergie électrique

La photosynthèse est le processus par lequel les plantes convertissent l’énergie solaire en énergie chimique. En présence de lumière visible, le dioxyde de carbone (CO2) et l’eau (H20) sont transformés en glucose et en dioxygène (O2) dans une série complexe de réactions chimiques. Les chercheurs du Centre de recherche Paul Pascal (CNRS) ont mis au point une biopile qui fonctionne à partir des produits de la photosynthèse – le glucose et l’O2 – et qui est composée de deux électrodes modifiées avec des enzymes. Cette pile a été insérée dans une plante vivante : dans le cas présent un cactus. Grâce à des électrodes très sensibles à l’O2 et au glucose, les chercheurs ont réussi à suivre l’évolution de la photosynthèse in vivo, en temps réel. Ils ont pu observer l’augmentation du courant électrique lorsque qu’une lampe est allumée et une diminution lorsque celle-ci est éteinte. Par ces expériences, les chercheurs ont aussi pu observer pour la première fois l’évolution du glucose en temps réel lors de la photosynthèse. Cette méthode pourrait offrir de nouvelles pistes dans la compréhension des mécanismes de la photosynthèse. 

Diagramme de la biopile : les deux électrodes sont modifiées avec leurs bioélectrocatalystes respectifs et résident dans la même solution. À l’anode, les électrons sont transférés du glucose vers la glucose oxydase (GOx), de la GOx vers le polymère I et du polymère I, vers l’électrode. À la cathode, les électrons sont transférés de la cathode vers le polymère II, du polymère II vers la bilirubine oxydase (BOD) et de BOD vers l’O2 © Flexer, Mano; Anal Chem, 2010, 82, 1444-1449
Les chercheurs ont ainsi montré qu’une biopile implantée dans un cactus pouvait générer une puissance de 9 μW/cm2. Le rendement étant proportionnel à l’intensité de l’éclairage, une illumination plus intense accélère la production de glucose et d’O2 (photosynthèse). Il y a donc plus de combustible pour faire fonctionner la biopile. Dans un futur lointain, ce dispositif pourrait éventuellement offrir une nouvelle stratégie pour transformer l’énergie solaire en énergie électrique d’une façon écologique et renouvelable. Mais au-delà de ce résultat, l’objectif initial de ces travaux est la mise au point d’une biopile pour des applications médicales. Elle fonctionnerait alors sous la peau de façon autonome (in vivo) en puisant l’énergie chimique du couple oxygène-glucose naturellement présent dans les fluides physiologiques. Elle pourrait ainsi alimenter des dispositifs médicaux implantés, tels que, par exemple, des capteurs autonomes sous-cutanés mesurant le taux de glucose chez les patients diabétiques. 

Le gouvernement chinois publie une étude des sources de pollution

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/62358.htm

Lors d’un récent discours, le vice-ministre de la Protection de l’environnement Zhang Lijun, a fait savoir que le gouvernement a terminé son premier recensement sur les différentes sources de pollution du pays. Cette étude, basée sur des données de 2007, a duré deux ans et mobilisé plus de 570.000 employés.

Elle a permis d’examiner près de 6 millions de sources de pollution regroupées en quatre grandes catégories : pollution industrielle, agricole, ménagère et les installations de traitements de la pollution.

Première constatation, l’étude confirme que les problèmes d’émissions des matières polluantes industrielles se concentrent plutôt dans des secteurs d’activité restreints et des régions isolées.

Dans les régions économiquement développées et fortement peuplées, les émissions des quatre principaux polluants se retrouvent en très fortes teneurs, à savoir dans les premiers rangs à l’échelle nationale. Il s’agit de la demande chimique en oxygène (DCO [1]), des rejets en ammoniaque, d’anhydride sulfureux et d’oxydes d’azote.

Prendre des mesures contre la pollution venant de l’agriculture

Les oxydes d’azote émis par les véhicules motorisés représentent 30% du volume global des rejets et polluent gravement l’air des agglomérations urbaines. Mais surtout, l’étude montre l’agriculture comme étant la principale source de pollution. En effet la pollution de l’eau serait principalement attribuée à l’émission de déchets agricoles, dont la demande chimique en oxygène est supérieure à celle des déchets industriels. Près de 43,7 % de la demande en oxygène est attribuée aux activités agricoles.

Le vice-ministre estime donc qu’il est indispensable de prendre des mesures contre cette pollution provenant de l’agriculture pour résoudre le problème de pollution de l’eau en Chine, dans un objectif d’agriculture moderne et durable.

A partir de ce premier recensement, le gouvernement se donne un an pour étudier les résultats et mettre en place un plan quinquennal afin d’équilibrer le développement économique et la protection de l’environnement. Alors que le pays s’attend à connaître des niveaux de pollution records bien plus tôt que prévu, certains ministères étudient notamment la possibilité de créer une taxe environnementale.

[1] La demande chimique en oxygène (DCO) est la consommation en oxygène par les oxydants chimiques forts pour oxyder les substances organiques et minérales de l’eau. Elle permet d’évaluer la charge polluante des eaux usées.

Source :
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/62358.htm

Le premier magasin à énergie positive

D’importantes économies d’énergie liées aux performances du bâtiment et des équipements techniques intérieurs, couplées à une production d’énergie photovoltaïque sur la toiture font du magasin Leroy Merlin de Valence un bâtiment à énergie positive.Depuis 2008, Leroy Merlin a engagé, avec l’aide du bureau d’études Diagobat, des études énergétiques et environnementales avancées. Destinées à améliorer les performances et la qualité environnementale de des futurs bâtiments, ces recherches posent les bases de nouveaux standards de construction, dans une approche de coût global (investissement, exploitation, maintenance) et d’impact environnemental.Ainsi, les avancées enregistrées dans la construction du magasin de Valence permettent à Leroy Merlin d’être précurseur sur les objectifs de la loi Grenelle 1 à travers un bâtiment répondant déjà aux exigences de la réglementation énergétique 2020, telle qu’elle est envisagée à ce jour. Cette démarche va être poursuivie sur le parc des bâtiments existants au rythme des aménagements et investissements planifiés. Afin de construire à l’avenir des magasins toujours plus respectueux de l’environnement, Leroy Merlin France étudie :

  • un renforcement de l’insertion dans le site via les façades et espaces verts ;
  • un meilleur traitement des déchets ;
  • une sélection précise de matériaux de construction sains et durables ;
  • une gestion de la qualité acoustique, thermique, visuelle et sanitaire des magasins.
Les recherches menées par Leroy Merlin France sur le volet énergétique ont permis d’appliquer, à Valence, des solutions innovantes, parfois inédites, en matière d’économie d’énergie. Ainsi, les matériaux constituant les menuiseries et l’isolation du bâtiment conduisent à une performance de l’enveloppe supérieure de 33 % à la réglementation thermique actuelle.Pour parvenir à un tel résultat, des recherches poussées ont été menées sur la réduction des ponts thermiques (points de jonction structurels du bâtiment) et la résistance thermique des matériaux isolants a triplé pour atteindre une épaisseur d’isolants allant jusqu’à 20 cm.

Toit photovoltaïque et 3 éoliennes
Les équipements techniques intérieurs (chauffage, ventilation, rafraîchissement et éclairage) vont permettre d’afficher une consommation énergétique conventionnelle inférieure de 25 % à celle exigée par la réglementation thermique actuelle. Grâce à ses 5.785 m² de cellules polycristallines reliées à des onduleurs, cette installation assurera une production électrique annuelle de 780 MWh couvrant 115 % de la consommation conventionnelle du magasin, et conférant ainsi au bâtiment une étiquette de Bâtiment à Energie Positive. Toutes les sources d’éclairage du magasin ont été repensées en faveur de solutions moins consommatrices d’énergie :
  • les tubes fluorescents utilisés en magasin consomment 4 à 5 fois moins que les lampes à incandescence, et durent 12 à 15 fois plus longtemps. Ainsi, à Valence, les tubes T5 installés seront changés tous les 5 ans, contre 3 ans en moyenne auparavant.
  • en zone décoration, les luminaires fonctionneront en 49 W, contre 80 W précédemment, soit 37,5% d’économie d’énergie. Même démarche en zone utilitaire, où des luminaires 35 W remplaceront les 58W de fonctionnement installés jusqu’à présent.
  • une solution de mise en veille de la sécurité a été validée avec le bureau de contrôle, permettant de désactiver l’éclairage d’ambiance. ;
  • les enseignes des magasins Leroy Merlin France sont désormais équipées de LED, pour une consommation énergétique divisée par cinq et une durée de vie multipliée par 3 ;
  • la démarche a été poussée jusqu’aux blocs de sécurité situés au-dessus des issues de secours, qui sont eux aussi équipés de LED.
Par ailleurs, le parking du magasin de Valence accueille 3 éoliennes qui alimentent l’éclairage extérieur des chalets de jardin.Du point de vue énergétique, la conception du magasin de Valence marque une étape significative dans la démarche durable de Leroy Merlin France. Pour autant, l’enseigne poursuit cette démarche en se concentrant sur les éléments perfectibles afin d’implanter à l’avenir des magasins répondant aux critères de l’appellation Haute Qualité EnvironnementalePar Marc Chabreuil

Les news Informatique / Electronique / Télécoms de février

Un supercalculateur européen passe la barre du pétaflops

Réactualisé tous les six mois, le Top 500 des supercalculateurs vient d’être publié le 14 novembre dernier. Premier européen à passer la barre du pétaflops (soit 1 million de milliards d’opérations par seconde) sur le test Linpack, utilisé pour le classement de ce Top 500, Tera 100 y occupe la 6ème place derrière deux supercalculateurs chinois, classés 1er et 3ème, deux américains, 2ème et 5ème, et un japonais qui prend la 4ème place. Précisons que la puissance maximale théorique de tous les processeurs de Tera 100, dite « puissance crête », est de 1,25 pétaflops. Quant à son efficacité de 83,7%, elle est à ce jour la plus grande des supercalculateurs de sa catégorie. Fruit d’un partenariat entre le CEA et Bull, Tera 100 est un supercalculateur généraliste conçu pour être opérationnel 24 heures sur 24 pour le programme Simulation de la Direction des Applications Militaires (DAM) du CEA. « Il s’agit d’une machine exceptionnelle qui ouvre d’ores et déjà la voie au développement de la prochaine génération de supercalculateurs européens, celle des systèmes exaflopiques qui devraient voir le jour à l’horizon 2020 », précise Jean Gonnord, chef du projet Simulation Numérique et Informatique au sein de la DAM du CEA.

MANON comme Modélisation et Analyse Numérique Orientées pour l’énergie Nucléaire

MANON, tel est le nom d’un nouveau laboratoire de recherche conventionné entre le Laboratoire Jacques-Louis Lions (UPMC/CNRS) et la Direction de l’Energie Nucléaire du CEA. Inauguré courant décembre, ce laboratoire commun, qui élargit une collaboration scientifique déjà ancienne entre ces deux unités, a pour ambition de favoriser des travaux de recherche en modélisation, simulation numérique et optimisation des systèmes complexes rencontrés dans l’industrie du nucléaire civile. D’une durée de quatre ans renouvelable, cette collaboration va porter sur l’amélioration des outils numériques utilisés actuellement. Elle permettra surtout d’élaborer des méthodes numériques plus performantes afin de mieux modéliser les phénomènes physiques qui se produisent dans de nombreuses applications relatives au fonctionnement d’une centrale nucléaire.

SALSAT, la télémédecine innovante

Né de la volonté du ministère de l’Industrie, du ministère de la Santé, de la région Rhône-Alpes, du Conseil Général de l’Isère et de la Métro de Grenoble (communauté d’agglomération), SALSAT (Santé Lien Social Autonomie Technologie) est un projet qui consiste à développer de nouveaux services de santé fiables, au fonctionnement sécurisé et respectueux de la confidentialité des données de santé à caractère personnel. Fruit d’une collaboration des acteurs académiques, industriels et du secteur de la santé qui représentent l’ensemble des maillons de la chaîne de valeur, des capteurs jusqu’aux utilisateurs professionnels de santé en contact quotidien avec les patients, SALSAT a été labellisé à la fois par le pôle de compétitivité Minalogic et par le cluster des technologies de la santé de la région Rhônes-Alpes I-CARE. Disposant d’un montant de 3,8 millions d’euros, ce projet, dont la coordination est assurée par OPEN, la 10ème SSII française, a pour objectif de contribuer à la sécurisation des personnes en perte d’autonomie dans le cadre du maintien à domicile et en mobilité, en développant des services de télésanté, télémédecine et téléassistance médicalisée répondant aux contraintes économiques propres à ce marché. Plus d’un million de personnes âgées, malades et handicapées, sont potentiellement concernées par SALSAT.

ZOOM sur la Chine

Peut-on se servir d’une bactérie pour stocker des données ? Oui !

Aldrin Yim, étudiant chercheur de l’université chinoise de Hong Kong, travaille actuellement sur un projet de biostockage des données ayant comme support la bactérie Escherichia coli. Le biostockage existe depuis une dizaine d’années. Il consiste à stocker et crypter des informations à l’intérieur d’organismes vivants.

En 2007, une équipe de chercheurs de l’Institut des sciences du vivant de Keio, au Japon, étaient parvenus à intégrer l’équation « E=MC2 » dans l’ADN d’une bactérie, Bacillus subtilis, et à la stocker de façon pérenne. L’objectif est donc de parvenir à utiliser des organismes très simples, se reproduisant à l’identique, pour conserver des informations sur le très long terme. Les bactéries se reproduisant en permanence sont donc d’excellents candidats. La technique consiste à extraire l’ADN des cellules de la bactérie, le transformer grâce à l’utilisation d’enzymes afin d’y intégrer des informations cryptées, puis à replacer l’ADN modifié dans une nouvelle cellule.

Une bactérie génétiquement modifiée destinée à être utilisée comme support de stockage pourra donner naissance à d’autres bactéries qui partageront ses gènes, et véhiculeront ainsi les mêmes informations. La conservation des données serait assurée dans le temps, dans l’hypothèse où l’ADN ne subit pas de mutation ou d’altération au cours de la réplication.

Afin d’augmenter la capacité de stockage de ces bactéries, l’équipe hongkongaise a mis au point une méthode de compression des données, divisant celles-ci en chapitre avant de les distribuer dans des cellules bactériennes. Cette technique permet également aux chercheurs de cartographier l’ADN de la bactérie, facilitant la localisation des données. « Un seul gramme de cette bactérie peut stocker l’équivalent des données contenues dans 450 disques durs de 2000 Go », rapporte l’équipe de chercheurs. Le stockage concerne le texte, mais avec un code suffisamment élaboré il serait même possible de stocker des images, de la musique et de la vidéo. Une application possible serait ainsi d’insérer dans un produit végétal des informations relatives à ce dernier, sous la forme d’un « bio code-barre ». Selon le professeur Chan Ting Fung, qui supervise les recherches de l’équipe, « on peut par exemple encoder dans une tomate des informations sur les règles de sécurité » à observer lors de la culture de celle-ci.

Communication en espace libre : les Chinois en avance

La Chine a annoncé le succès de tests réalisés sur un nouveau système de communication optique en espace libre (Free-Space-Optics, FSO). D’une vitesse de 7,5 Gb/s, ce système s’étendant sur une distance de 40km est fabriqué conjointement par Université de Wuhan, la Beijing Institute of Track and Telecommunication Technology (BITTT) et une entreprise de technologie spatiale.

En 2008, un système de même type, utilisant la technique de multiplexage en longueur d’onde avec une vitesse de transmission moindre de 2.5 Gb/s pour une distance de 16 km, avait été validé par la même équipe. Lors de l’expérience réalisée en septembre 2010, les équipes de scientifiques ont multiplexé trois signaux de 2,5 Gbps sur un seul signal de 7,5 Gbps afin de transmettre les données selon la technique de Dense WDM (DWDM). Les tests ont été réalisés à la fin du mois d’août 2010 au lac de Qinghai. Selon les chercheurs chinois, les images transmises étaient claires et stables.

Les technologies de communication optique en espace libre sont principalement utilisées dans les secteurs de l’aéronautique, de l’aérospatiale et de la navigation marine, en permettant d’établir une liaison de communication optique entre l’espace-air-terre pour les satellites, les astronefs et les avions. En 2000, la société Lucent a réalisé un système commercial de communication en espace libre d’une vitesse de 10 Gb/s pour une distance de 5 km mais il n’y avait pas jusqu’à présent, selon M. Aiyong, directeur de recherche du programme, de tels systèmes dépassant 20 km de distance et la vitesse de 7 Gb/s.

A l’occasion de ces tests, des technologies telles que le DWDM en espace libre, le suivi et la capture de faisceaux laser à grande vitesse, l’émission de signaux à haute précision et la réception de lumières laser de haute sensibilité ont été validées par les scientifiques chinois.

Tests sur un réseau OFDM de 1040 km à 1 Tb/s

La Chine a expérimenté avec succès un réseau informatique basé sur une technologie OFDM (Orthogonal Frequency Division Multiplexing), pouvant atteindre une vitesse de transmission de 1 Tb/s sur une distance de 1040 km. Ces tests, réalisés par l’Institut de Recherche en Communication de Wuhan (centre de la Chine) et le Laboratoire National Clé de Réseaux et de Technologies de Télécommunications en Fibre Optique, ont été validés par le Ministère chinois de l’Industrie et des Technologies de l’Information.

Destinée à résoudre les problèmes de surcharge dont souffrent de plus en plus les réseaux informatiques chinois, cette technologie permet d’accroitre fortement le nombre d’utilisateurs et la vitesse de transmission. Sur un réseau OFDM à 1 Tb/s, 100 millions d’utilisateurs potentiels peuvent se connecter pour une vitesse de transmission 25 fois plus rapide qu’un réseau à fibre optique à 40 Gb/s qui ne peut accueillir que 40.000 utilisateurs.

Le précédent record mondial, pour un réseau du même type à haut débit, à large capacité et à longue distance, fut établi sur un réseau informatique à 1Tb/s sur une distance de 600 km. Le Laboratoire National Clé de Réseaux et de Technologies de Télécommunications en Fibre Optique a été créé dans le cadre de la recherche sur la nouvelle génération de réseaux informatiques initiée par le Ministère chinois de la Science et de la Technologie en 2007 et renforcé en 2009.

Un commutateur facile à utiliser ? ça existe

Raritan a présenté aujourd’hui son nouveau produit expreZo, un commutateur KVM compact et simple à utiliser, conçu pour les PME, afin de simplifier la gestion des serveurs et leur donner la possibilité d’accéder et de contrôler de multiples serveurs à l’aide d’une console unique.
Ce commutateur donne aux entreprises l’opportunité de gérer les salles de serveurs rapidement et facilement. De même, il permet de prendre en charge les problèmes susceptibles de compromettre la disponibilité des serveurs de l’entreprise.
Le commutateur expreZo, disponible en modèles à 8 ou 16 ports, se connecte aux ordinateurs via leurs interfaces PS/2 et/ou USB et est compatible avec les systèmes d’exploitation Windows®, Linux®, Mac® OS9/OSX et Sun® Microsystems. Le commutateur est prêt à l’emploi, avec une fonction d’auto-configuration et un affichage convivial. ExpreZo propose la résolution d’affichage la plus importante du marché, atteignant 2 048 x 1 536 pixels, et son affichage intégré constitué de menus intuitifs permet une navigation rapide et efficace. Enfin, pour suivre la croissance de l’entreprise, le commutateur peut être interconnecté pour prendre en charge des milliers de serveurs.

Tester les applications mobiles…

Les Smartphones et les tablettes sont en passe de redéfinir entièrement l’Internet mobile. Cette tendance perturbatrice, caractérisée par la mobilité des contenus et des différents équipements, soulève une question urgente et cependant irrésolue : les réseaux sont ils prêts à supporter les exigences de fiabilité et de performance de ces services de pointe ? Pour aider les services de télécommunications et les vendeurs à tester les choses les plus exigeantes, c’est-à-dire les données et les applications sur l’internet mobile, Spirent dévoile le Spirent TestCenter HyperMetrics neXt.
Les réseaux doivent être préparés à gérer un trafic complexe dû à plusieurs millions d’abonnés fixes ou mobiles utilisant des myriades d’appareils connectés, avec une grande qualité de service et une grande qualité d’expérience. Par exemple, la coupe du monde de football, les Jeux Olympiques ou tout autre grand événement mondial peuvent engendrer une énorme impulsion dans le streaming vidéo et les applications multimédia vers les appareils mobiles. Avec le Spirent TestCenter HyperMetrics neXt, les services de télécommunications peuvent tester la capacité de leurs serveurs à fournir ces services à des millions d’abonnés sans qu’il y ait la moindre coupure de service ou le moindre souci de qualité.

«Alors qu’ils se préparent à la croissance exponentielle du trafic sur l’internet mobile, les fournisseurs de services de télécommunications se doivent de garantir une capacité de données suffisante aussi bien que des applications performantes» nous explique David Emberley, directeur de recherche au service ‘Telecommunication Infrastructure’ chez IDC. HyperMetrics neXt, fonctionnant grâce la toute dernière technologie de processeur Intel combinée à l’architecture Spirent TestCenter Cloud More, est la solution la plus performante, extensible et à faible consommation disponible pour les tests d’applications et de réseaux. Elle permet aux ingénieurs de test de valider le support pour d’avantage de services de pointe et d’avantage d’abonnés, de maximiser le retour sur investissement et l’utilisation des ressources de test, et d’étendre la couverture de test sans pour autant étendre le nombre d’équipements de test. L’architecture Cloud More est le point de départ des capacités de pointe de ces nouveaux modules. Il utilise le système informatique élastique d’origine pour optimiser les différents tests tout en traitant les données parallèlement, y compris en mettant en commun les ressources à travers tous les ports de tests quel qu’en soit le nombre. Les bancs d’essai construits sur l’architecture Cloud Core fournissent une combinaison exceptionnelle d’extensibilité des performances et du réalisme, et sont idéaux pour tester les systèmes IP convergents, comme les cloud data centers et les réseaux mobiles 3G/4G/LTE. «Les applications comme par exemple Facebook, YouTube ou les vidéos en streaming peuvent avoir un impact majeur sur l’internet mobile,» nous dit Jeff Schmitz, vice président de la section Networks and Applications à Spirent. «Pour pouvoir délivrer ces différents services, les fournisseurs doivent garantir les performances depuis le Cloud data center, à travers les réseaux mobile à large bande puis jusqu’à l’application, et ce sur une très large gamme d’appareils employés par les utilisateurs. La nouvelle solution Spirent a été créée spécifiquement pour mesurer avec précision les performances de l’internet mobile avec un réalisme à l’échelle.»

Par S.B.

Code CIP13 : feu vert pour le secteur pharmaceutique

Au 1er janvier 2011, les médicaments à usage humain devront obligatoirement être identifiés par un code Datamatrix (code 2D) contenant des données sanitaires permettant une délivrance sécurisée des médicaments ou leur retrait rapide du marché en cas de nécessité. En plus des informations obligatoires devant figurer sur l’étui du médicament (code CIP13, date de péremption et numéro de lot), devra également figurer à terme, un numéro de série unique pour résoudre les problèmes de contrefaçon. L’ensemble de ces informations devra être archivé par le fabricant, afin d’en assurer le contrôle au point de vente. Pour le secteur pharmaceutique en attente d’une solution stratégique pour l’intégration du code CIP13 (code 2D Datamatrix) garantissant le maintien de leur productivité, ZetesInterscan, la filiale française du Groupe Zetes, spécialiste des solutions et services d’identification automatique des biens et des personnes, propose la solution 3iMC Pharm. » 3iMC Pharm est le seul produit du marché à cumuler une architecture ouverte et toutes les fonctions essentielles répondant précisément à l’ensemble des besoins d’intégration du code CIP13 sur lignes de production : le marquage Datamatrix et la sérialisation, son contrôle et son archivage, selon le modèle préconisé par l’EFPIA, et ce, à des cadences dépassant 400 étuis/min », commente Pascal Longchambon, responsable du Département UAS (Unattended Automated Systems), service spécialisé dans le développement de solutions métiers automatisées, au sein de ZetesInterscan. « La solution 3iMC Pharm est opérationnelle et a déjà été déployée avec succès sur plusieurs sites industriels, soit sur des lignes existantes, soit sur de nouvelles lignes intégrant directement les bonnes fonctionnalités.  » Les solutions que proposent Zetes pour le secteur pharmaceutique, tant sur le marquage des médicaments que sur leur traçabilité tout au long de la chaîne, jusqu’au patient, ne constituent pas uniquement une réponse ponctuelle, limitée dans le temps, aux besoins de l’industrie pharmaceutique. La solution 3iMC Pharm, est d’ores et déjà compatible avec les évolutions de la norme : sérialisation et centralisation des données au sein de chaque laboratoire. « En effet, au-delà du passage obligé à une traçabilité améliorée et maîtrisée des médicaments sur le territoire français, cette nouvelle forme d’identification des médicaments vise à devenir le standard pour tous les pays d’Europe car, pour combattre efficacement la contrefaçon, l’Europe entière devra adopter un langage commun », explique Djaffar Ferrat, Country Manager de ZetesInterscan.

Image : ©ZetesInterscan. Avec une cadence dépassant 400 étuis codés en CIP13 par minute, 3iMC Pharm maintient la productivité des lignes de production pharmaceutiques.
Par Marc Chabreuil

Débat sur les nanotechnologies : conclusion ou confusion ?

Alors que les débats autour des nanotechnologies, organisés dans toute la France, avaient donné lieu à de vives perturbations, c’est dans une atmosphère plus apaisée que la réunion de clôture s’est tenue hier soir. Jean Bergougnoux, président de la Commission Particulière du Débat Public (CPDP) consacrée aux nanotechnologies, a tout d’abord insisté sur la volonté de la commission, tout au long du processus, d’élargir au maximum le champ du débat (lire le dossier Nanotechnologies : quel potentiel, quelles limites ?). Tout en rappelant que sept ministères [1] étaient signataires de la saisine au départ, il a tenu à préciser qu’il « déplorait l’absence du Ministère de l’Intérieur et du Ministère de la Justice ». En effet, la CPDP a tenu à préciser que les compétences relatives à ces deux entités rendaient leurs implications dans le débat nécessaires, tôt ou tard.

Jean Bergougnoux a ensuite, pendant une trentaine de minutes, résumé quelle avait été la stratégie de la Commission pour mener à bien sa mission, en justifiant celle-ci point par point. Ainsi, tout en prenant en compte les critiques ( » il y a déjà plus de mille produits sur le marché, ce débat arrive trop tard « ,  » toutes les décisions sont déjà prises, ce débat n’est qu’une opération de communication « , le président de la CPDP s’est évertué à rappeler l’indépendance et la neutralité de la Commission, tout en répondant aux grandes questions soulevées lors des débats.

La méconnaissance du grand public

Tout d’abord, la Commission a souligné la méconnaissance globale du grand public vis-à-vis des nanotechnologies, qui rend le débat souvent compliqué. Aussi, au sujet du moratoire global, exigé par plusieurs associations, notamment Les Amis de la Terre et France-Nature-Environnement, Jean Bergougnoux a répondu sans détour, opposant deux arguments de poids :

  • le potentiel économique lié à l’exploitation des nanotechnologies (un marché évalué à 1.000 milliards d’euros pour 2015) ;
  • le temps nécessaire pour que la recherche scientifique évalue les impacts exacts des nanotechnologies. Ainsi,  » l’arrêt des recherches nous exposerait à un grave péril dans un monde où les nanotechnologies continueront, quelles que soient nos décisions, à se développer « .

Ceci dit, Jean Bergougnoux a longtemps insisté sur la problématique des risques, d’un bout à l’autre de la chaîne de production. Pour les travailleurs, les recommandations de l’AFSSET semblent faire l’unanimité. En ce qui concerne les consommateurs, cela est plus complexe. Pour exemple, l’alimentation. Intervenant dans le débat, Patrick Lévy, Président du groupe santé-environnement du MEDEF a affirmé qu’il n’y avait « pas d’application nano dans l’alimentaire et dans le contact alimentaire « .

Au final, il se trouve que la silice alimentaire et l’argile nanométrique sont les deux seules nanoparticules présentes dans l’alimentation et les emballages alimentaires, et cela depuis de nombreuses années. Charles Perrin, de la CLCV, a ajouté que « certains frigos possèdent des nanoparticules anti-bactériennes », ce qui alors rend le contact alimentaire plus que probable. Ainsi, le moins que l’on puisse dire, c’est que rien n’est clairement tranché. La même confusion entoure le domaine des cosmétiques. Ces approximations participent à la crainte du grand public vis-à-vis du manque de connaissance et de recul sur les nanos.

Principe de précaution et enjeux économiques

Ressort alors le principe de précaution. José Cambou a affirmé ainsi que  » la voix des scientifiques n’a pas été concordante durant les débats. D’autre part, nous manquons de tests, et nous n’avons pas les outils nécessaires pour le moment « .
Fût alors abordé le problème de la recherche en France et spécifiquement celui des études sur la toxicité (et l’écotoxicité) potentielle de certaines particules nanos.

Après qu’un professeur en toxicologie ait pris la parole pour mettre en avant la formation en France à ce niveau, Dominique Olivier (CFDT) rectifia : « la situation est inacceptable. Le règlement européen Reach a mis 15 ans à être mis en place. Nous avions à l’époque alerté sur les besoins en matière de recherche toxicologique. Aujourd’hui, devant la pénurie en termes de personnel et de moyens, nous sommes sûrs d’une chose. Nous n’avons pas tiré les leçons du passé ». Le silence des industriels par rapport à leurs projets en cours a également été soulevé et caractérisé comme un frein évident et un signe des disparités en matière de transparence au sein des différents acteurs.

Autre problématique abordée, celle de l’étiquetage : à ce sujet là également rien n’est tranché. Tout le monde est d’accord sur la pertinence d’un étiquetage précis permettant de lister les nanoparticules présentes dans un produit. Mais les avis divergent sur les travaux préalables (on a parlé de NanoReach !) à effectuer pour rendre cet étiquetage possible.

Réparation humaine, surveillance et écoute : la nécessité des barrières éthiques

Ainsi, on voit que le débat est loin d’être terminé. Après s’être arrêté sur les potentialités des nanotechnologies en termes de médecine, et notamment en ce qui concerne la recherche contre le cancer, a été évoqué le problème de l’éthique en tant que préalable aux avancées en matière de réparation humain et de surveillance. Alex Türk, président de la CNIL, a ainsi mis en garde l’auditoire, en prenant l’exemple des modalités de surveillance offertes par les nanotechnologies, à savoir la possibilité d’être écouté et filmé par des appareils extrêmement miniaturisés.

En prenant l’exemple du film La vie des autres, ou la Stasi surveille continuellement les faits et gestes du héros, Alex Türk déclarait qu’  » il y avait une possibilité d’insurrection contre la Stasi. Ici, il n’y a aucune possibilité d’insurrection contre l’infiniment petit « . Parallèle osé mais saisissant. D’où la nécessité, qui elle ne fait pas débat, de fixer un cadre éthique préalable à l’application des nanotechnologies à l’intérieur de certains champs. Même si, comme l’a souligné hier le Professeur Berger, cancérologue, à propose de la réparation humaine :  » il faut veiller à ne pas faire de l’éthique avec des fantasmes « .

Enfin, Gérard Toulouse, professeur à l’ENS, a résumé admirablement l’enjeu autour des nanotechnologies dans l’Hexagone :  » La confiance dans les nanotechnologie dépend des moyens qu’on donnera à la recherche publique pour faire son travail « .

Revenant sur les divisions autour des nanotechnologies, il a conclu  » il y a la nécessité d’un débat en France sur la fuite en avant technologique « . A peine terminé, le débat ne fait donc que commencer ?

Pierre Thouverez

 

[1] Les sept ministères concernés :

    • Ministère de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de l’aménagement du territoire ;
    • Ministère de l’économie, de l’industrie et de l’emploi ;
    • Ministère du travail, des relations sociales ;
    • Ministère de l’agriculture et de la pêche ;
    • Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche ;
    • Ministère de la défense nationale ;
    • Ministère de la santé et des sports.

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Les 5 innovations qui vont changer les villes

Chaque année, 60 millions de personnes migrent dans les zones urbaines. Le monde connaît une urbanisation sans précédant et l’année 2008 a été marquée par un phénomène important : la population mondiale vivant dans les zones urbaines était pour la première fois majoritaire. Pour ces raisons, le quatrième rapport « 5 in 5 » d’IBM se focalise sur le thème de la ville.Les  » 5 in 5  » d’IBM se fondent sur les tendances du marché et de la société qui vont concourir à la transformation des villes. Ils mettent également en lumière les technologies issues des centres de recherche d’IBM dans le monde qui peuvent transformer ces prédictions en réalité. Dans les 5 prochaines années, les villes se transformeront dans les 5 domaines suivants.

Des systèmes de santé plus performants pour combattre les maladies transmissibles
La densité de population rend les villes très exposées aux maladies transmissibles. Mais à l’avenir, les officiels de santé pourront savoir précisément quand, où et comment les maladies se développent, et même les prochaines zones affectées. Les scientifiques fourniront aux responsables des municipalités, aux hôpitaux, aux écoles et aux entreprises les outils pour mieux détecter, suivre, se préparer aux infections telles que le virus H1N1 ou la grippe saisonnière, et les détecter. Un  » Internet Santé  » va voir le jour, où des informations médicales anonymes, contenues dans les dossiers médicaux électroniques, seront partagées de façon sécurisée pour réduire le développement des maladies et préserver la santé des habitants. IBM travaille déjà en collaboration avec des organisations pour standardiser les méthodes de partage d’informations et d’analyse de déclenchement des maladies infectieuses.

Des immeubles urbains capables de comprendre et réagir comme des organismes vivants
Tandis que l’emménagement dans les immeubles urbains atteint des taux record, ces bâtiments vont être conçus de façon plus intelligente. Aujourd’hui, la plupart des systèmes qui constituent un bâtiment – chauffage, eau, évacuation des eaux usées, électricité, etc. sont gérés indépendamment les uns des autres. A l’avenir, la technologie permettant de gérer ces immeubles fonctionnera à la manière d’un organisme vivant qui peut comprendre et réagir rapidement, pour protéger les citoyens, sauvegarder les ressources et réduire les émissions de CO2. Grâce à des milliers de capteurs inclus dans les bâtiments, les mouvements, la température, l’humidité et la lumière pourront être contrôlés. Les immeubles ne se contenteront pas de cohabiter avec la nature, ils seront à son service. Ces systèmes permettront de procéder à des réparations avant que quelque chose ne s’altère définitivement, aux unités d’intervention d’urgence de répondre rapidement avec les ressources nécessaires, et aux consommateurs et entreprises de suivre leur consommation d’énergies et leurs émissions de CO2 en temps réel et ainsi pouvoir les réduire. Déjà certains édifices permettent de réduire l’utilisation de l’énergie, d’améliorer l’efficacité opérationnelle, le confort et la sécurité pour leurs occupants. Le Hangzhou Dragon Hotel en Chine a choisi IBM pour construire un système de gestion interconnecté et intelligent dans le cadre de sa transformation en  » hôtel intelligent « .

Des voitures et les bus sans essence
Les voitures et les bus urbains fonctionneront de moins en moins avec des combustibles fossiles. Les véhicules vont commencer à utiliser une nouvelle génération de batteries qui n’aura pas besoin d’être rechargée pendant plusieurs jours ou mois, selon la fréquence d’utilisation. Les équipes scientifiques d’IBM et leurs partenaires mettent au point de nouvelles batteries qui permettront aux véhicules électriques de rouler 500 à 800 km avec une seule charge, à savoir 80 à 160 km de plus que ce qui est faisable aujourd’hui. Par ailleurs, les réseaux intelligents dans les villes pourraient permettre aux voitures d’être rechargées dans des lieux publics et utiliser de l’énergie renouvelable comme l’énergie éolienne pour ne plus dépendre des centrales à charbon. Les émissions seront ainsi réduites et la pollution sonore limitée. IBM et le consortium de recherche danois EDISON développent une infrastructure intelligente pour permettre l’adoption à grande échelle de véhicules électriques fonctionnant avec de l’énergie durable.

Des systèmes de gestion intelligents pour satisfaire les besoins en eau tout en réalisant des économies d’énergie.
Aujourd’hui, une personne sur cinq n’a pas accès à l’eau potable. En parallèle, les municipalités perdent d’énormes quantités d’eau, plus de 50 %, à cause des fuites dans les infrastructures. De surcroît, la demande en eau devrait être multipliée par 6 dans les 50 prochaines années. Pour répondre à ce challenge, les villes vont installer des systèmes intelligents de gestion de l’eau pour réduire le gaspillage de 50 %. Elles vont aussi installer des systèmes d’évacuation des eaux usées qui empêcheront la pollution des rivières et des lacs, mais aussi permettront de purifier l’eau pour la rendre potable. Grâce aux technologies avancées de purification d’eau, les villes pourront recycler et réutiliser l’eau localement, et réduire par là même de 20% l’énergie utilisée pour son transport. Des compteurs et les capteurs d’eau interactifs seront intégrés dans les systèmes de gestion de l’eau et de l’énergie, fournissant en temps réel une information précise sur la consommation d’eau pour permettre de prendre de meilleures décisions concernant son l’utilisation.

Des systèmes pour réagir à une situation de crise avant même de recevoir un appel d’urgence
Les villes pourront réduire et même prévenir les situations d’urgence, telles que les crimes et les catastrophes naturelles. IBM aide déjà les organismes chargés de faire appliquer la loi à analyser la bonne information au bon moment, pour permettre aux fonctionnaires de prendre des mesures proactives contre la criminalité. Les sapeurs-pompiers de New York ont choisi IBM pour construire un système sophistiqué destiné à recueillir et partager les données en temps réel, de façon à prévenir les incendies et protéger les sauveteurs. Par Marc Chabreuil

Quelles stratégies de traitement pour les déchets ?

Avant de se poser les questions d’un autre mode de production et d’un autre mode de consommation, voire même, d’une évolution des produits il faut au préalable identifier les stratégies et les outils techniques à notre disposition. Les stratégies de traitement des déchets sont au nombre de trois. La première solution est de dire : puisque ce produit pose problème, il n’y a qu’à l’interdire. C’est ce qui s’est passé avec l’amiante, mais le problème posé est le passif. Le désamiantage est un processus long, coûteux. Alain Navarro, Directeur scientifique du réseau coopératif de recherche sur les déchets (RECORD), témoigne de son expérience :  » j’ai été partie prenante après l’interdiction des transformateurs : il y en a toujours, et certains continuent de marcher. On a supprimé les fréons dans les bombes aérosols, mais on ne supprime pas le service : il y a toujours des gaz inflammables et explosifs dans ces bombes aérosols. On peut donc s’interroger sur l’utilité réelle des ces interdictions, et mettre en doute la qualité de la coordination dans ces actions.  »

Optimiser et innover

La deuxième stratégie pour traiter les déchets tient en deux mots : optimisation et innovation. C’est la stratégie employée par l’industrie préférentiellement aujourd’hui. Les réflexions orientées vers le développement durable sont en train de donner des pistes en matière de production, d’éco conception, de recherche et d’élimination des produits toxiques. Pour autant, il ne faut pas confondre production propre et produit propre. Une entreprise peut très bien posséder l’outil de production le plus propre de la planète et fabriquer avec des produits complètement inadaptés au retraitement, et contenant des substances dangereuses.  » Porter son regard sur l’outil qui produit et optimiser ses performances en matière de respect de l’environnement est bien indispensable. Porter son regard sur l’outil produit est tout aussi indispensable. C’est quelque chose qui n’est pas évident à comprendre, et les entreprises préfèrent souvent faire l’emphase sur le travail fait en amont du produit pour minimiser l’empreinte écologique « , précise Alain Navarro. La troisième grande stratégie pour gérer les déchets est la valorisation, qui se décline en plusieurs possibilités. La valorisation énergétique tout d’abord. On peut brûler les déchets pour en tirer de l’énergie tout en les éliminant. Plus dans les détails, des mécanismes permettent (pyrolyse, thermolyse) de traiter les déchets pour obtenir des substances adaptées à la combustion. Enfin, les processus biologiques, tels que la méthanisation ou la fermentation alcoolique permettent également de traiter les déchets, dans un premier temps, pour les transformer en substances qui sont adaptées à la combustion. Ces processus biologiques sont notamment ceux employés aujourd’hui pour produire certains biocarburants ou biogaz.

Créer une banque des matériaux

Dans la période actuelle marquée par des tensions sur l’énergie, ou le prix du pétrole reste une inconnue (bien que l’on sache que son niveau actuel, plutôt bas, remontera dès que la situation économique s’améliorera), la recherche de nouveaux moyens pour produire de l’énergie est presque une cause nationale. La valorisation des déchets trouve sa place ici, et toutes les opportunités méritent d’être consciencieusement étudiées.Ceci dit, il reste vrai que les déchets ne sont pas des combustibles classiques. Il est nécessaire de connaître les déchets que l’on brûle, pour que des substances dangereuses ne soient pas véhiculées par les fumées par exemple.Autre exemple, les farines animales. Après le scandale européen lié aux farines animales, il a fallu se débarrasser de ces farines. Ce sont les cimentiers qui ont utilisé ces farines, pour fabriquer du ciment. Un bel exemple de valorisation des déchets, alors que le casse-tête pour se débarrasser des farines animales, probablement avec un coût exorbitant, était bien réel.Deuxième type de valorisation, la valorisation matière. Dans la pratique, elle prend différentes formes :

  • extraction des matières organique naturelles et synthétiques ;
  • récupération des métaux et des matières minérales ;
  • élaboration de matériaux BTP ;
  • récupération du verre
  • récupération des plastiques
  • récupération des papiers cartons

Alain Navarro va plus loin :  » Il est très important de faire le lien entre matière et énergie. La matière ne peut être industriellement traitée qu’avec de l’énergie. Energie et matière sont un couple. Si on a pas accès à l’énergie, on ne transforme pas la matière.  »

Traiter les déchets de façon plus cohérente

 » Si on veut que les citoyens participent à récupérer au mieux l’ensemble des matériaux, il faut en même temps que le pays dispose des outils de recyclage et de traitements de ces matériaux. Il y a une incongruité à rassembler des tonnes et des tonnes de papier, de plastique, de verre, alors que l’on a pas d’industrie spécifique pour les traiter, et que l’on va les exporter par bateaux pour qu’ils soient traités à des milliers de kilomètres. Il est nécessaire, et c’est particulièrement vrai au niveau français, d’avoir les moyens de produire et de traiter les déchets de tous types. Ainsi, le périple du porte-avion Clémenceau est le parfait exemple de cette incohérence, au niveau français « , explique Alain Navarro. C’est même le problème fondamental. Il est nécessaire de repenser toute la chaîne de traitement des déchets, pour que celle-ci soit réellement efficace, et surtout cohérente. Le prix des matériaux a également son importance. En effet, nous l’avons encore vu récemment, l’institution d’un mode de régulation des prix des matériaux permettrait à des activités de recyclage de pérenniser. Ainsi, le prix de l’acier, très important il y a encore quelques mois, à donné lieu à un emballage incroyable. Des câbles de TGV ont été volés, ces derniers avaient une valeur marchande alors très importante. Aujourd’hui, le prix de l’acier a beaucoup baissé. Cette absence de régulation est un frein à l’installation de ce genre d’activités. Alain Navarro, lui plaide pour la mise en place d’instances de régulation :  » L’installation d’une banque des matières premières, qui n’est pas une idée nouvelle, pourrait permettre de régler ce problème. » Mais ce n’est pour l’instant pas le cas. Au contraire. Ainsi, depuis quelques mois, les pays de l’est ont instauré un embargo sur les usines, aujourd’hui désaffectées, qui ont fait la gloire de l’ancien régime soviétique. En effet, le fer, qui constitue un matériau de base de ces usines, se vendra très cher dans quelques années.

Etablir la frontière entre production de déchets et dysfonctionnement

La valorisation de l’agriculture est aussi une solution qui montre son intérêt depuis des années. On a beaucoup cru beaucoup au retour compost. C’est en effet une très bonne piste, même s’il est nécessaire de faire attention à son utilisation et à sa valeur énergétique, bien réelle mais parfois surestimée. La structuration des paillages est également une solution, car cette méthode évite d’abattre des arbres.Dans la même veine, la valorisation de l’alimentation animale présente un potentiel important, pour trois types de déchets :

  • déchets de restauration ;
  • déchets d’abattoir ;
  • déchets de laiterie.

Les déchets dans l’alimentation sont un sujet très vaste, complexe. Avec l’apparition de la dioxine, de l’ECB, les préoccupations vis-à-vis de ce type de déchets sont un peu passées au second plan.Enfin, une technique utilisée consiste également à la détoxication des déchets et à leur élimination. Quatre procédés existent :

  • procédés thermiques ;
  • traitements physico-chimiques ;
  • traitements biologiques ;
  • enfouissement.

Les déchets non valorisables, ou les déchets issus de la valorisation, doivent ensuite être supprimés. Il est alors possible de brûler les déchets non valorisables, cette technique a été employée pendant très longtemps. Comme on le voit, les possibilités d’action sont nombreuses. André Navarro, pour terminer, insiste sur la nécessité de trouver une cohérence dans les actions, sous peine de voir l’efficacité générale du processus amoindrie :  » Quand on voit, rien que dans les cantines scolaires par exemple, la quantité journalière de nourriture consommable gaspillée et mise aux ordures, le problème est même plus grave : il ne s’agit même plus de production de déchets mais d’un disfonctionnement criant, au regard du contexte économique actuel. Concrètement, pour des raisons d’hygiène, des tonnes de viande sont chaque jour détruites alors que de plus en plus de gens en France sont dans le besoin.  » Il ne s’agit pas ici de dénoncer ces pratiques, mais de souligner l’absence de coordination des acteurs, qui ne permet pas de tirer partie des déchets de la façon la plus efficace. Et c’est là tout le problème. Par Pierre Thouverez 

Déchets et développement durable : un virage nécessaire et total

La notion de déchet durable implique, au niveau des acteurs industriels comme des citoyens, un changement drastique aussi bien au niveau des pratiques que des mentalités. Considérer les déchets comme une activité à part entière est un premier pas nécessaire, mais pas suffisant. La route vers une gestion des déchets plus raisonnée et efficace est longue. Et elle passe par un changement au niveau des mentalités. Énormément de choses ont été dites et écrites sur cet aspect du problème des déchets.Cela s’explique simplement par le fait qu’en terme d’économie les déchets ont été et sont encore pour partie associés à des pertes et à de la non-valeur et que les coûts engendrés l’ont surtout été pour assurer l’hygiène et la salubrité. Déclassé économiquement, cet envers du décor que constituent les déchets l’est tout autant au plan social.Tout d’abord, comme le précise Alain Navarro directeur scientifique du réseau coopératif de recherche sur les déchets,  » il est important de se détacher des notions préétablies du sale et de l’impur. Créer du propre crée également du déchet. « 

Prendre conscience de la valeur économique des déchets

Ensuite, et cela est en train de rentrer dans la conscience collective depuis quelques années, tout ce qui est constitué de matière enferme de l’énergie. Aussi, l’énergie a de la valeur, de plus en plus même. Partant de là, il convient de considérer les déchets comme ayant une valeur à exploiter. Enormément de choses ont été dites et écrites sur cet aspect du problème des déchets.Cela s’explique simplement par le fait qu’en terme d’économie les déchets ont été et sont encore pour partie associés à des pertes et à de la non-valeur et que les coûts engendrés l’ont surtout été pour assurer l’hygiène et la salubrité. Déclassé économiquement, cet envers du décor que constituent les déchets l’est tout autant au plan social. » Tant qu’on continuera à penser que les métiers du déchet ne sont pas une activité spécifique à part entière, il y aura des lacunes importantes.  » Comme le dit Alain Navarro, le traitement des déchets doit être considéré comme une activité à part entière. Il y a quelques années encore, les métiers de collecte des déchets étaient souvent des professions exercées par du personnel non qualifié, voire socialement ou physiquement en difficulté. Du chemin a été parcouru depuis, mais tout n’est pas encore gagné, loin de là.

Dissocier information et communication

Ensuite, plus concrètement, la hausse de la production industriels et les progrès technologiques sont aussi à l’origine de l’augmentation des déchets, et même de la création de nouveaux types de déchets. Par exemple, le problème du jetable et du réparable est très important.Il y a clairement un problème considérable de perception du problème des déchets, quand on voit que l’on vend actuellement, en masse, des produits éco conçus, mais qui sont jetables et que l’on doit donc racheter régulièrement. « Ce type d’incohérence montre encore que le chemin vers une gestion durable des déchets d’un bout à l’autre de la chaîne de production et de consommation, est semé d’embuches », conclut le directeur scientifique du réseau coopératif de recherche sur les déchets.Le passage du statut de propriétaire vers celui de locataire, comme c’est le cas pour les Vélib et bientôt les Autolib, est peut être une solution d’avenir, puisqu’il favorise l’échange standard d’une pièce défectueuse sur le produit, plutôt que l’échange du produit dans son ensemble.

Un nouveau choix de société

Il faudra veiller aussi à quelque chose auquel l’homme n’a pas l’habitude de penser. Car il faut bien savoir que les choix à faire en matière de traitement de déchets sont drastiques. Ils impliquent notamment la construction d’usines, mais aussi la fermeture d’autres, créant et supprimant des milliers d’emplois. Le choix n’est donc pas uniquement d’ordre écologique, il s’agit clairement d’un choix citoyen.Il faut progressivement que l’implantation des systèmes de recyclage des déchets, partout, soit soumise au choix des citoyens. Il paraît incohérent d’installer une usine d’incinération géante en pleine campagne pour traiter les déchets des grandes villes situées beaucoup plus loin !Autre problématique, celle du recyclage des déchets. L’inconscient collectif à tendance à considérer la réutilisation des déchets comme une activité douteuse, voire dangereuse. Ainsi, l’introduction d’un matériau de substitution dans le monde économique soulève des obstacles autres que techniques. Le premier d’entre eux est la suspicion. Un produit qui a un passé est suspect : il subira ainsi des batteries de tests que l’on ne soumet pas à d’autres produits n’ayant pas de « passé ».

Le nucléaire et les nanotechnologies, un nouveau défi en termes de déchets

De plus, avant d’adopter des pratiques nouvelles en termes de recyclage, comme l’utilisation d’un nouveau matériau dans un process par exemple (en remplacement d’un matériau polluant par exemple), Il faut également qu’il y ait adéquation entre le marché et le gisement. Il faut qu’un deal soit passé entre le secteur qui traditionnellement fourni le marché en question et le nouvel arrivant qui prend le marché. Aujourd’hui, ces deux acteurs ne sont souvent qu’une seule et même société, ce qui facilite grandement les choses.Comme on le voit, la problématique des déchets lance un défi autant technique que sociétal. Mais comme le rappelle Alain Navarro, l’important est de commencer à faire évoluer nos pratiques :  » collectons au mieux, trions au mieux et traitons au mieux en n’oubliant pas qu’il y a suffisamment de possibilités offertes pour que chaque collectivité adopte la stratégie la mieux adaptée à son cas. Si le  » débat citoyen  » consistait à choisir entre plusieurs solutions possibles, il serait certainement plus riche que lorsqu’il est réduit à un simple oui ou non face à une proposition déjà élaborée. »Au-delà, dans une société en mutation permanente, les défis futurs se posent déjà. Un de ces grands défis est le démantèlement des centrales nucléaires. Recycler les millions de tonnes de béton, en contact plus ou moins prononcé avec des matières nucléaires va se révéler être un véritable casse-tête. D’un autre côté, les nanotechnologies, qui produisent des déchets infiniment petits, vont également constituer un défi, puisqu’on ne sait pour l’instant pas du tout comment traiter ces déchets. Bientôt, il faudra savoir.Par Pierre Thouverez

Des grains de corindon pour un meilleur collage

La projection de grains de corindon enrobés de silicate sur un composant forme un revêtement de surface qui améliore la stabilité et la reproductibilité des raccords collés (aluminium, magnésium, titane , polyoléfines…). La surface du composant est également mieux protégée contre la corrosion.De plus en plus d’éléments sont fabriqués à partir d’alliages d’aluminium dont la surface, résistant mal au vieillissement, est difficile à lier mais doit néanmoins être collée. La solidité des composants non traités diminue fortement lorsqu’ils sont exposés à l’humidité ou au sel. En effet, la surface de l’aluminium natif est instable, étant donné qu’elle est constituée d’oxyde d’aluminium, de liaisons des hydroxydes, de contaminants organiques et, dans certains alliages, d’agglomérats de magnésium localisés. Il en résulte alors une corrosion au cœur de la couche adhésive. Pour conférer à la surface une stabilité à long terme, la couche d’oxyde natif doit être supprimée et remplacée par une couche plus stable, sur laquelle le prétraitement de surface peut être réalisé. Si l’on ne crée pas cette nouvelle couche, une couche d’oxyde natif se reforme rapidement, compte tenu de la haute réactivité de l’aluminium. Dans les secteurs aéronautique et de la construction de véhicules, les méthodes chimiques/humides telles que les bains de décapage et d’oxydation sont les plus couramment utilisées.*Elles présentent cependant des inconvénients non négligeables en termes de sécurité pour le personnel et d’élimination, et conviennent surtout pour les grandes surfaces et les volumes importants. Il est pratiquement impossible de réaliser un prétraitement sélectif avec les bains de décapage mais d’autres techniques telles que le décapage SACO (SAndblast COating ou enrobage par sablage) ou le traitement au laser sont très efficaces

Une amélioration de la reproductibilité du raccord collé
La méthode SACO fournie par Delo, dont Syneo est le distributeur exclusif en France, convient non seulement pour la production en série mais aussi pour les petits et moyens volumes, pour lesquels il ne serait pas rentable d’investir dans un laser. Elle consiste à projeter des grains de corindon enrobés de silicate sur un composant, au moyen d’une sableuse. Ces grains rendent la surface du composant plus rugueuse, éliminent les particules libres et forment un revêtement de surface, tout cela en une opération unique. Lorsque le grain de corindon frappe la surface du composant, l’enrobage de silicate présent sur le grain se détache et adhère solidement sur la surface, grâce à la forte pression et à l’échauffement local.Cette technique améliore sensiblement la stabilité à long terme et la reproductibilité du raccord collé. La surface du composant est également mieux protégée, contre la corrosion par exemple. L’application d’un apprêt permet à l’adhésif de bien adhérer à la couche de silicate et représente donc un complément utile à cette méthode. SACO convient également pour réaliser un prétraitement sélectif des composants à coller, dans le secteur de la construction automobile par exemple. Elle peut aussi être utilisée pour effectuer des réparations. Un autre avantage de cette technique réside dans sa simplicité d’utilisation. La manipulation est facile et la surface traitée est visuellement reconnaissable. La technique SACO ne se limite pas au prétraitement de l’aluminium. Elle améliore aussi le collage de magnésium, de titane et de plastiques difficiles à lier tels que les polyoléfines. Elle est adaptée aux substrats en vue du collage de matériaux différents, comme cela peut être le cas avec des composants légers par exemple. Par Marc Chabreuil

Traitement des déchets : un changement nécessaire

Le traitement des déchets est devenu depuis des années une activité à part entière. Le déchet, qui garde une connotation très négative, est au fur et à mesure de l’industrialisation croissante devenu un objet de science. Les scientifiques ont pris conscience de l’existence de cycles dans la nature (carbone, azote), et donc de la place des déchets dans ces cycles.

A partir de là, le déchet ne devient plus l’élément final, mais une partie du cycle de vie de la matière. Les cycles naturels sont dynamiques, et trois acteurs assurent leur fonctionnement : les producteurs, les consommateurs et les décomposeurs. Aujourd’hui, la nature n’est pas en équilibre quand ces trois acteurs ne sont pas en état de remplir leur fonction correctement.

Cependant, la nature a un avantage par rapport à l’homme. Dans la nature, les tâches des trois acteurs sont d’importance égale. Un bon exemple est la disparition des vers de terre en Bretagne, qui rend plus longue et moins efficace la dégradation du fumier.

800 millions de tonnes de déchets en France en 2004

La révolution industrielle, qui a engendré l’augmentation de la consommation énergétique dans les pays industrialisés, avec le charbon, le pétrole, puis le gaz (on pourrait y ajouter l’uranium aujourd’hui), a également été le point de départ d’une augmentation drastique de la production de déchets, notamment d’origines industrielle, puis urbaine : les déchets ménagers.

Par la suite, la chimie de synthèse, utilisant massivement le pétrole, a ensuite permis de produire des produits plastiques, des tissus, des médicaments, des vernis… le monde des matériaux a alors complètement explosé. Assez rapidement, s’est posé le premier grand problème : que faire des tous les déchets inhérents à l’explosion de la production industrielle ?

Après avoir remarqué que les déchets n’étaient pas tous biodégradables, l’homme a pris conscience du risque biologique engendré par l’accumulation des déchets. Aujourd’hui, ce risque biologique a évolué, et on parle plus de risque chimique. Ces deux réalités sont très différentes

En effet, la société de consommation, avec l’explosion de la production, a terminé de faire des déchets une problématique à prendre sérieusement en compte. Les déchets sont depuis un élément de science, objet de nombreuses recherches et au centre de beaucoup de projets de grande envergure.

Le déchet : un champ d’investigation large pour les scientifiques

Les déchets ne sont pas une science, mais toutes les sciences sont nécessaires pour avoir une idée pertinente sur la marche à suivre quant au traitement des déchets. Les déchets sont un carrefour des sciences quelles qu’elles soient.

Ainsi, aujourd’hui, aucun scientifique n’est capable d’établir une liste précise des molécules qui constituent les déchets ménagers usuels qui se trouvent dans nos poubelles. Le champ d’investigation est donc large pour les scientifiques.

A un niveau français, la situation n’est pas meilleure qu’ailleurs. Loin s’en faut. La France n’est pas très douée pour mettre en place la pluridisciplinarité, notamment en termes de déchets. C’est pourtant de cela dont il s’agit, si on veut trouver des solutions efficaces. Ce n’est pour l’instant pas le cas en France. Mais il ne faut pas pour autant faire de la France un mauvais élève. Le problème est mondial (comme l’atteste bien le démantèlement du Clémenceau par exemple).

En termes de chimie, le déchet est très difficilement définissable. Ce que l’on sait, c’est que son accumulation pose problème.

Zéro déchet, une utopie

Une question à la mode depuis quelques années est de savoir s’il est possible de vivre avec zéro déchet. La réponse est non. Pour quatre raison fondamentales, le déchet est inévitable :

  • C’est une fatalité biologique ;
  • C’est une fatalité chimique (réaction chimique) ;
  • C’est une fatalité technologique (travail de la matière) ;
  • C’est une fatalité environnementale (plus on veut faire du propre plus on fait du sale).

Il est important de revenir sur cette quatrième raison. La recherche frénétique du propre conduit à l’accroissement du déchet (prendre plusieurs douches par jour par exemple). La volonté d’avoir des produits purs augmente la production de déchets. Zero déchet est donc bien une utopie. Et pour cause. L’ADEME estime (tableau ci-dessous) que la France a produit en 2004 plus de 800 millions de tonens de déchets, répartis comme suit :

 Type de déchet Quantité (en millions de tonnes) Estimation (en %)
 Déchets ménagers 34 4
 Déchets industriels  93 11
 Déchets BTP 340 40
 Déchets agricoles 365 43

Ces chiffres fluctuent d’un inventaire à l’autre car ils constituent des sommes de sous-catégories qui ne sont pas toujours aisées à comptabiliser. C’est le cas par exemple du BTP ou les chiffres varient de 130 à 340 millions de tonnes selon les estimations. De plus, pour chaque catégorie, les dangerosités et les possibilités de traitement sont très variables. On ne peut pas comparer les déchets agricoles presque tous biodégradables et les déchets des travaux publics presque tous minéraux et inertes. En fait, le plus surprenant est peut-être l’importance médiatique donnée aux déchets ménagers au regard de leur tonnage relatif.

On assiste à une délocalisation des déchets

Aussi, on assiste à une migrations des déchets, qui rend encore plus compliquée la tâche de les traiter efficacement. Par exemple, le déchet industriel n’est aujourd’hui pas forcément dans les usines, il est dans nos poubelles. L’augmentation des services à domicile a créé une augmentation et surtout une diversification des déchets ménagers présents dans nos poubelles. L’augmentation des soins médicaux à domicile est un bon exemple de transfert de déchets.

Mais les déchets ménagers ne sont pas le seul problème. Beaucoup de transferts se font d’un secteur sur l’autre. Les déchets nucléaires et leur traitement sont aussi un problème. Mais les termes de ce problème ne sont pas les mêmes que pour les autres types de déchets, autant en termes d’approche qu’en termes d’action.

Ainsi, les déchets, de toutes sortes, ont vu leur production augmenter drastiquement au cours du siècle dernier. Leur traitement n’est plus seulement un inconvénient mais une activité à part entière.

Par Pierre Thouverez

Intégrer la gestion des déchets sur l’ensemble des processus de production et de consommation

Les solutions pour traiter les déchets existent. Mais cela ne suffit pas. Une démarche cohérente, en termes de collecte des déchets, de choix du type de valorisation, entre autres, permettra de gérer de manière optimale la production mondiale, croissante, de déchets. Les pays développés disposent, actuellement, d’un arsenal de technologies de très bon niveau. La France est un pays qui est, potentiellement, tout à fait capable d’assumer les tâches liées au retraitement de ses déchets toute seule.

La deuxième chose, qu’il faut bien avoir à l’esprit, est la nécessité d’avoir une chaîne de traitement des déchets la plus complète possible. En effet, les déchets complexes doivent être triés et suivre des chaînes de traitement complètes si l’on veut les valoriser efficacement.

Troisième difficulté, la multiplicité des choix en matière de déchets. Il faut décider comment on traite le déchet : va-t-on privilégier tel ou tel type d’action selon les principes de rationalité économique, de préservation de l’écologique, de facilité technologique ? Beaucoup d’éléments entrent en jeu lorsque ce choix doit être fait.

Pour certains éléments, comme le verre, le choix s’impose tout seul. Le verre ne peut être transformé ou valorisé efficacement, on utilise donc les déchets à base de verre pour produire… du verre. Même chose pour le papier, bien que les spécialistes se demandent actuellement si il n’est pas plus écologique, finalement, de brûler le papier plutôt que de le recycler.

 » Les possibilités en termes de recyclage sont importantes « 

 » Lorsque l’on a des objets riches (matières plastiques, caoutchouc…), les possibilités en termes de recyclage sont importantes : pour le caoutchouc, on dénombre une vingtaine de possibilités de recyclage « , ajoute Alain Navarro, Directeur scientifique du réseau coopératif de recherche sur les déchets.

A l’heure actuelle, les autorités se perdent dans cette étendue de choix et aucune politique claire ne se fait ressentir. Il est vrai que les problématiques sont cornéliennes. Vaut-il mieux fabriquer des produits recyclables ? Où alors des produits biodégradables ? Doit-on laisser le plastique se dégrader dans la nature ou doit-on le récupérer pour le recycler ?

Ces problèmes sont à l’heure actuelle peu tranchés, et restent plus que jamais d’actualité. Si on en revient à la problématique des déchets en général, la problématique actuelle est plutôt simple : doit-on valoriser ou éliminer nos déchets ?

Pour répondre à cette question, le plus simple est de pratiquer des éco bilans. Ainsi, la valorisation de certains déchets peut revenir très cher. Aussi, la valorisation, peut, dans certain cas, être un processus qui va consommer trop d’énergie ou d’argent. L’éco bilan va permettre aux spécialistes d’avoir une idée précise des avantages et des inconvénients (au niveau financier, environnemental, au niveau de la faisabilité…) de chaque type de recyclage appliquée à un produit donné. Par un système de coefficients, on peut choisir ensuite de faire des éco bilans prenant en compte les préférences des acteurs de ce recyclage, en fonction des priorités requises.

Social, économie et environnement

Les ingénieurs travaillant dans le recyclage des déchets sont face à des choix cornéliens : ils doivent, dans leurs choix, pondérer trois exigences primordiales : l’économie, le social et l’environnement. Aujourd’hui, la problématique environnementale est incontournable dans les choix des décideurs pour le traitement des déchets. L’épuisement des ressources devient un problème de plus en plus pressant. Il prend quatre formes qui sont toutes, pour différentes raisons, d’épineux problèmes :

  • épuisement des ressources non renouvelables, non recyclables (valorisation énergétique) ;
  • épuisement des ressources non renouvelables, recyclables (recyclage métaux et matières minérales) ;
  • épuisement des ressources non renouvelables (gestion rationnelle des déchets biomasse)
  • épuisement de l’espace (décharges et maîtrise des rejets dans les milieux naturels).

Depuis quelques années la donne est simple. Le pétrole, dont les réserves sont ponctionnées aujourd’hui, sera bientôt épuisé, de même que le gaz et le charbon. Ces matières font l’objet d’une valorisation énergétique. Aussi, on voit que la gestion et le stockage des déchets sont une des sources principales de pollution et de nuisance. Quelques exemples :

  • l’effet de serre et le réchauffement climatique ;
  • destruction de la couche d’ozone stratosphérique ;
  • la toxicité ;
  • l’éco toxicité ;
  • acifidification (pluies acides) ;
  • formation de photo-oxydants ;
  • eutrophisation des milieux aquatiques ;
  • stockage et gestion des déchets ;
  • radioactivité ;
  • pollution thermique ;
  • bruit ;
  • odeurs.

Les déchets apparaissent à deux niveaux. Le stockage des stocks de déchets a un effet négatif sur l’environnement, cela est une certitude. Ensuite, à partir des déchets, quand on veut recycler, se pose le problème de la création de nouveaux déchets. C’est là que les choix doivent se faire. Jusqu’à peu, le critère strictement économique a toujours prévalu, mais petit à petit les hommes commencent à murir ces choix au-delà d’un aspect économico économique.

Organiser une chaîne de traitement des déchets cohérente et efficace

Mais Alain Navarro va plus loin :  » nous avons eu un gros problème de relation entre déchet et santé. Effectivement, un certain nombre de pratiques (mise en place de décharges sauvages, valorisation mal conduite…) ont des conséquences catastrophiques, et notamment sur la santé. Aujourd’hui, la multiplication des produits devient un véritable casse-tête de santé publique. La déshumanisation des installations, et notamment au niveau des décharges, est un fait vraiment dommageable. Même si l’exemple paraît insignifiant, il est révélateur de la nécessité d’organiser une chaîne de traitement des déchets cohérente et efficace. » Tout est dit.

Les solutions en ce qui concerne le traitement des déchets sont légion. Toutes peuvent être bonnes, selon le contexte, à conditions d’être mises en œuvre dans des conditions correctes. Il est donc primordial d’avoir des stratégies de gestion des déchets cohérente. Quatre voies sont suivies :

  • l’élimination ;
  • l’élimination écologique (prise en compte des phénomènes de santé publique) ;
  • la gestion plus durable : le recyclage ;
  • les non-déchets.

La priorité pour les citoyens est d’éliminer les déchets, on ne peut bien sûr pas les laisser. Maintenant, il s’agit donc de rendre l’élimination de ces déchets plus écologique, plus sanitaire : cela n’est pas simple. Il faudrait prendre en compte tout le système, en partenariat avec les producteurs de déchets, pour arriver à la meilleure solution. Le cheminement entre la production, l’approvisionnement en ressources et la fabrication elle-même d’un produit rend parfois l’analyse presque impossible, et les choix qui suivent sont forcément sujet à caution.

 » Actuellement, pour les déchets de nos villes, je suis persuadé qu’éviter de mettre un certain nombre de choses dans nos poubelles serait plus utile que d’essayer de trier ce qu’on y a mis. Si on avait la possibilité de faire sortir de ce système tout ce qui le pollue et le tue, ce serait plus souhaitable que de privilégier la matière utile. Cependant, on imagine mal installer des réceptacles au coin de chaque rue pour récolter les éléments dangereux « , rapporte Alain Navarro.

Des incohérences entre les attentes de chacun

Le choix du recyclage est également très en vogue aujourd’hui. Que ce soit en énergie, que ce soit en matière, il faut que l’industrie du recyclage devienne une industrie à part entière, un véritable service public. Il faut avoir conscience que les déchets ne sont pas des marchandises comme les autres. Ils constituent en quelque sorte  » l’envers du décor « , et doivent donc être appréhendés autrement.

Par exemple, en ce qui concerne les pots catalytiques. On fixe des métaux précieux sur les pots catalytiques, dans la matrice, pour rendre le produit de meilleure qualité. En bout de chaîne, il devient très difficile de récupérer ces métaux précieux. De même, également dans l’automobile, on rêve de voitures pouvant se démonter par clipage, mais personne ne fabriquera des voitures selon ce principe, pour des raisons évidentes de sécurité.

Pour résumer, les incohérences entre les attentes des uns, en début de chaîne, et celle des autres, en fin de chaîne, ne sont pas les mêmes. Et rien n’existe, ou si peu, pour faire collaborer ces acteurs et trouver des compromis. Les logiques d’un côté et de l’autre ne sont pas les mêmes, et les concessions paraissent souvent relever d’une douce utopie.

L’idéal, ce sont les non déchets. Ce sont les non déchets qui permettent d’aborder le problème sous une dimension plus économique. En matière de gestion des déchets, le consommateur n’est qu’un acteur en bout de chaîne. Sa marge de manœuvre existe (tri, choix de consommation…), mais elle reste assez faible. C’est vers l’amont de la consommation et de la production qu’il faut se tourner si on veut réellement agir sur un levier important de la chaîne de production des déchets.

Par Pierre Thouverez

Le solaire photovoltaïque à concentration mis sous la loupe

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/60815.htm

En plus des modules au silicium et à couche mince, il existe une troisième technique de captation d’énergie solaire photovoltaïque (PV) : les concentrateurs. Ce sont des systèmes qui concentrent la lumière, élèvent ainsi la densité de flux énergétique, et produisent de l’électricité. Les systèmes de concentrateurs pourraient assurer la réduction des coûts en photovoltaïque [1]. Divers concepts sont en concurrence, développés notamment par des entreprises américaines ou allemandes.
La Silicon Valley est le bastion des techniques informatiques. Pourtant depuis longtemps, c’est l’industrie photovoltaïque qui est le domaine réellement porteur d’innovations. Par exemple, l’entreprise Solaria de Fremont démarre actuellement la production de modules de concentration d’un nouveau genre : les spécialistes de Solaria coupent des cellules PV en petites bandes et couvrent les espaces vacants avec des conducteurs de lumière coniques en plastique.

Ceux-ci concentrent la lumière du soleil, qui rencontre ensuite les bandes de silicium avec une intensité lumineuse doublée. Ainsi, selon Solaria, des économies sont réalisées sans perte d’efficacité. « Avec un rendement de 12 %, nous nous trouvons au même niveau que les modules standards, mais grâce à l’épargne réalisée en semi-conducteurs nous pouvons produire des cellules PV avec des économies de 15 à 30 % », affirme Philipp Kunze, chef de Solaria Allemagne. L’entreprise veut fabriquer cette année des modules avec une puissance de crête totale de 1 MW, pour atteindre en 2010 une capacité de 25 MW.

Une concurrence importante

Pour les cellules courantes, le silicium recouvre la surface totale du module et capte ainsi la lumière sur tout le domaine. « Avec notre procédé, nous n’avons besoin que de la moitié de ce silicium et pouvons donc produire deux cellules polycristallines au lieu d’une », selon l’explication de Kevin Gibson, membre de la direction technique de Solaria. Même s’il semble improductif de scier des modules déjà constitués et de les réassembler, cette approche permet d’économiser de l’argent, selon Mr.Gibson, les coûts totaux pour le plastique et les nouvelles phases du processus étant réduits par rapport aux cellules conventionnelles.
La concurrence est importante pour Solaria. De nombreuses entreprises travaillent sur des techniques de concentration de la lumière, dont la plupart des concepts repose sur une concentration beaucoup plus élevée de la lumière. Ainsi, la société Concentrix Solar de Fribourg fabrique des modules dans lesquels les lentilles de Fresnel [2] guident la lumière amplifiée 385 fois sur des cellules multiples minuscules avec un rendement supérieur à 37 %. « Dans les pays à fort ensoleillement, la technique se révèle jusqu’à 20 % plus avantageuse économiquement que pour les systèmes PV conventionnels », affirme Hansjörg Lerchenmüller, chef de Concentrix Solar.
Cependant, la production est coûteuse : afin que le focus de chaque lentille soit réalisé sur la cellule respective, les deux éléments doivent être alignés au millimètre près. Concentrix peut donc employer des cellules plus petites qu’un ongle et ainsi se permettre d’incorporer des cellules multiples relativement chères sur trois couches absorbantes superposées. Comme les lentilles ne fonctionnent que par rayonnement direct, elles sont montées sur des systèmes de poursuite, nommés « trackers solaires » [3]. Les hauts rendements du système légitiment l’investissement : sous le soleil du sud, la technique transforme 25 % de la lumière incidente en électricité, soit deux deux fois plus que dans les centrales solaires conventionnelles. Actuellement, Concentrix fabrique ainsi ses premières centrales en Espagne et aux USA.

Rendement contre économie des coûts

L’entreprise canadienne Morgan Solar [4] promet, par l’intermédiaire de son chef Eric Morgan, de proposer une technique produisant dans les régions ensoleillées de l’électricité jusqu’à 70 % moins chère que les modules standards actuels. La clé de ces prix réduits serait l’optique de direction de la lumière : au lieu de lentilles à coût élevé, Morgan emploie une plaque acrylique, qui rassemble la lumière et la dirige sur un verre spécial, qui concentre la lumière avec un facteur 1.000, et conduit le faisceau lumineux vers une cellule multiple. Les systèmes que Morgan Solar veut mettre sur le marché en 2010 devraient atteindre une efficacité de 21 %.
Pour les concentrateurs solaires, de nombreuses jeunes entreprises cherchent à pénétrer le marché. Les miroirs paraboliques de l’entreprise australienne Solar Systems capturent la lumière du soleil. Ils envoient leur lumière sur une cellule multiple disposée à proximité de leur foyer avec un rendement proche de 40 %. L’entreprise espagnole Guascor Fotón emploie une optique complexe de lentilles, qu’elle combine cependant avec des cellules silicium courantes. Ainsi, s’ils se contentent d’un rendement du système réduit à 16 %, ils économisent les coûts.

Malgré la concurrence, Solaria voit de bonnes chances de pénétration sur le marché : « La technique fonctionne aussi sans incidence directe du soleil », affirme Kunze, chef de Solaria Allemagne. Les modules de Solaria pourraient aussi être installés dans des régions peu ensoleillées comme l’Allemagne. Kunze envisage un potentiel de développement technique encore supérieur : les développeurs de Solaria veulent à l’avenir équiper les collecteurs de lumière de plastiques très concentrateurs, ou bien réaliser les raccordements électriques au verso des modules, afin que les dispositifs de contact ne gênent pas en interceptant la lumière. Mais le prochain défi de l’entreprise est la production en série.

 

[1] Dans un module solaire PV, lecomposant le plus cher est, de loin, la cellule PV. En intercalant undispositif concentrateur entre le soleil et la cellule, on peututiliser une surface de cellule beaucoup plus petite, et ainsi utiliserdes cellules à rendement très supérieur.

[2] Voir article de Wikipédia sur les lentilles de Fresnel : http://fr.wikipedia.org/wiki/Lentille_de_Fresnel
[3] Tracker : type d’héliostat, dispositif pour orienter toute lajournée les rayons solaires vers un point ou à une petite surface fixe,à l’aide de miroirs. Un exemple de centrale utilisant un champd’héliostats en France est la centrale solaire Thémis qui a fonctionnéde 1983 à 1986 et fait l’objet d’une nouvelle expérimentation depuis2008. Voir http://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%A9liostat
[4] http://www.morgansolar.com/

Origine :

BE Allemagne numéro 455 (15/10/2009) – Ambassadede France en Allemagne / ADIT – http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/60815.htm
 
Claire Vaille est rédactrice pour la rubrique énergie des bulletins électroniques de l’ambassade de France en Allemagne.

Télésurveillance des installations photovoltaïques

Surveiller en permanence l’état de ses constituants d’une installation photovoltaïque, détecter le plus rapidement possible tout défaut et déclencher, dans les meilleurs délais une intervention de maintenance adaptée accélèrent le retour sur investissement de l’installation et améliorent le Taux de Rentabilité Interne (TRI) de l’exploitation.Vieillissement électrique des panneaux solaires, rupture de lignes, dysfonctionnement de cellules, fin de vie d’un parafoudre…Ne serait-ce que pour obtenir un meilleur retour sur investissement d’une installation photovoltaïque, il est donc primordial de surveiller en permanence l’état de ses constituants, de détecter le plus rapidement possible tout défaut et de déclencher, dans les délais les plus courts, l’intervention de maintenance adaptée.Ce sont les objectifs de la gamme Transclinic de Weidmüller. Une solution, indépendante des fabricants d’onduleurs qui permet à l’exploitant de mieux suivre sa production, tant sur le plan de son efficacité énergétique que sur sa maintenance. Et d’optimiser le rendement de son installation photovoltaïque.

Complémentarité et indépendance
Les produits Transclinic assurent le télé-contrôle et la télé-surveillance de l’installation photovoltaïque en mesurant la tension de chaque panneau photovoltaïque, la tension des strings (« chaînes » de panneaux montés en série), la température des coffrets de regroupement de strings et l’état du ou des parafoudres, sans oublier la protection contre le vol et les effractions. Toutes les données mesurées sont envoyées par radiofréquence et/ou par liaison filaire RS485 (version Modbus ou Ethernet). Etant ouvert, le protocole peut être exploité directement par l’installateur dans un système SCADA, un automate ou tout autre équipement de surveillance. Les solutions de contrôle de Weidmüller sont complémentaires de celles des fournisseurs d’onduleurs et/ou de composants, tout en étant indépendantes de leurs mesures.  Marc CHABREUIL

Maurice va utiliser l’eau de mer pour refroidir des centres de données infomatiques

L’île Maurice a décidé d’adopter la technologie SWAC pour le refroidissement d’un nouveau centre de données informatiques qui va s’installer sur cette île qui en compte déjà beaucoup.C’est la technologie SWAC que l’île Maurice a décidé d’adopter pour le refroidissement d’un nouveau centre de données informatiques qui va s’installer sur cette île qui en compte déjà beaucoup. « Au moins 260 entreprises se sont implantées à Maurice dans le secteur des centres de données informatiques et nous sommes le premier pays au monde à proposer de refroidir ces centres de données à partir de l’eau de mer », a déclaré le ministre des Technologies informatiques, Asraf Dulull.Le but de ce projet est de tirer avantage du positionnement géographique de Maurice pour utiliser au maximum les technologies renouvelables marines dans le cadre du programme Land-Based Oceanic Industry (LBOI) mis en place par le gouvernement mauricien et qui devrait débuter en 2010.La première phase de ce projet prévoit donc l’exploitation d’un système de refroidissement d’un centre de collecte de données informatiques de 10.000 mètres carrés dans l’ouest de l’île grâce à la technologie connue sous le nom de SWAC (Sea Water Air Cooling). Rappel de cette technologie SWAC : l’eau de mer (ou de certains lacs) profonde constitue une source quasi-inépuisable de matière liquide froide utilisable pour le refroidissement de bâtiments situés sur le littoral. À titre d’exemple, si la température de l’eau se situe en été en Méditerranée aux alentours de 13 °C par 50 mètres de fond, elle est de l’ordre de 4 °C par 1.000 mètres de fond dans les océans.Pour ce projet, une somme de 1 milliard de roupies mauriciennes (un peu plus de 22 millions d’euros) sera investie par le Board of Investment (BOI), principal investisseur en partenariat avec la State Investment Corporation avec la participation du Ministère des Technologies informatiques.

Le secteur des nouvelles technologies en croissance
A la base de cet investissement, une étude du cabinet britannique Boardgroup spécialisé dans les centres de données informatiques et l’un des problèmes economico-énergétiques les plus essentiels qu’ils posent : leur refroidissement. Cette étude pointe les différents concurrents de l’île Maurice en matière de data-centre. Il en ressort qu’installer un centre de données sur l’île Maurice revient en moyenne à 0,10 dollar le KWh, soit la seconde position sur le marché, juste derrière Bahreïn avec 0,04 dollar. Les lieux les plus prisés restent encore l’incontournable place de Londres, mais aussi Singapour et l’Inde. Steve Wallage, directeur de gestion de Boardgroup consulting, précise que « l’île Maurice est un peu en retard face à des concurrents tels que Londres, mieux placés géographiquement. Pour autant, au niveau de la gestion des risques ou de la préservation de l’environnement, l’île arrive dans le peloton de tête ».Si le secteur des nouvelles technologies représente actuellement 8 % du PIB de l’île Maurice, le gouvernement compte continuer sur sa lancée et atteindre l’objectif de 15 % fixé pour 2015. « Nous voulons faire mouvoir notre économie vers le numérique », a précisé le ministre Dulull. Le refroidissement à l’eau de mer n’est pas un concept nouveau, bien entendu, mais bien qu’utilisé dans le nautisme ou dans l’hôtellerie, il n’a jamais été appliqué dans le refroidissement d’un centre de données informatiques. 

Source :
Les énergies de la merFrancis Rousseau est rédacteur en chef de plusieurs blogs portant sur l’environnement et les énergies renouvelables, dont un spécialisé dans les énergies marines : Les Energies de la mer. Ces blogs sont réalisés pour 3B Conseils, cabinet conseil en communication scientifique et technique et bureau d’études, organisateur des Entretiens Science et Ethique.

C’est le moment de migrer vers les réseaux Gigabit Ethernet

Auparavant, le texte représentait la majorité du contenu des sites Web, accompagné ici et là d’une ou deux images. Aujourd’hui, ce rapport s’est inversé : les sites font la part belle aux images animées, vidéos et autres données d’une grande richesse. Ainsi, une étude montre que la taille d’une page Web typique a plus que triplé depuis 2003, passant de 93,7 ko à plus de 312 ko. Selon une étude, la visualisation de vidéos en ligne a bondi de 130 % en un an. Les utilisateurs se servent de plus en plus de leur réseau local pour visionner des clips vidéo et d’autres données multimédias dans le cadre, par exemple, de formation produits ou de présentation de clips institutionnels.Fort heureusement, la bande passante pour accéder à Internet a également augmenté, de sorte que nombre d’entreprises et de particuliers peuvent surfer à des débits supérieurs à 20 Mbits/s. Avec l’arrivée imminente d’une nouvelle technologie haut débit, ce débit pourrait être multiplié par 20, avec à la clé une amélioration considérable de la navigation.Mais dans la mesure où ces connexions haut débit plus rapides transporteront des contenus plus riches, les réseaux locaux devront traiter un plus grand volume de données. En effet, les utilisateurs enverront et recevront d’imposantes pièces jointes, accèderont à des sites Web toujours plus riches, téléchargeront des fichiers pesant plusieurs Mo, utiliseront Internet pour téléphoner avec le protocole IP et consulteront des bases de données de plus en plus complexes. En clair, les réseaux locaux (LAN) sont soumis à une pression de plus en plus forte.Or, la plupart des réseaux actuels utilisent encore le protocole Ethernet standard à 100 Mbits/s, le problème étant que la poignée d’internautes qui effectuent d’importants téléchargements ou visionnent des vidéos peut rapidement  » monopoliser  » la bande passante, les autres utilisateurs étant contraints de patienter. Heureusement, il existe une solution immédiatement disponible. Il est plus que jamais intéressant de faire passer son réseau au débit supérieur en optant pour le Gigabit Ethernet, une technologie solidement établie qui convertit instantanément et en toute transparence un réseau existant en un réseau de hautes performances. Dix fois plus rapide, la technologie Gigabit Ethernet aidera les entreprises à gagner du temps et de l’argent. Nombre de sociétés optent pour le Gigabit Ethernet afin de satisfaire aux exigences de performances et de transmission des environnements réseau actuels. La production de commutateurs Gigabit Ethernet a fortement progressé depuis 2008 et ces produits devraient à terme sonner le glas des commutateurs 10/100 Mbits/s au cours des prochaines années. Selon l’étude de marché consacrée par le Gartner Group, les ports Gigabit Ethernet représenteront près de 67 % du parc de ports installés dès 2012.Mais si l’on en parle depuis 2001, pourquoi a-t-il fallu autant de temps pour que la technologie Gigabit Ethernet puisse enfin prendre son essor ? Son coût élevé est l’une des raisons de ce lent décollage. Jusqu’à présent, la technologie Gigabit n’était pas vraiment économique pour les entreprises, notamment dans la mesure où l’Ethernet à 100 Mbits/s permettait de faire face à la majorité des besoins de connectivité. Mais aujourd’hui, le Gigabit Ethernet affiche un rapport prix/performances optimum.Récemment encore, peu de PC étaient compatibles avec le Gigabit Ethernet, ce qui nécessitait des investissements supplémentaires au niveau de l’interface client. Or, la plupart des ordinateurs modernes, acquis au cours des cinq dernières années, disposent en standard d’un port Gigabit Ethernet, une intégration qui évite toute dépense supplémentaire au niveau du PC. L’économie est donc triple : pas de surcoût au niveau matériel, pas de remplacement des PC clients et aucune interruption de service pour les utilisateurs. On assiste également à l’apparition d’autres solutions pourvues d’une interface Gigabit Ethernet, telles que les périphériques de stockage en réseau NAS et SAN. La technologie Gigabit Ethernet représente également une progression naturelle depuis la connectivité 10/100 Mbits/s, évitant tout investissement supplémentaire en matière de formation.

Une résine plus résistante aux frottements que l’aluminium galvanisé

Grâce à l’incorporation de fibres de carbone, de graphite et de PTFE, une résine hautes performances offre une résistance exceptionnelle aux frottement validée par une société spécialisée dans les études tribologiques.Dans la nouvelle génération de pompes à huile à vitesse variable fabriquées par Schwaebische Huettenwerke (SHW), une résine se comporte mieux à l’usure et au glissement que l’aluminium galvanisé. Il s’agit de, l’Ultrason KR 4113 de la gamme de polyéthersulfones (PESU) de BASF qui, comparé à toutes les versions antérieures de résines hautes performances BASF, offre une résistance aux frottements jusqu’alors inédite. Cette propriété est obtenue en incorporant des fibres de carbone, du graphite et du PTFE (polytétrafluoroéthylène). Cette résistance aux frottements a, pour la première fois, été mesurée précisément à l’aide d’instruments ultra-sophistiqués par NanoProfile GmbH, une société allemande créé en 2008 à la suite d’un essaimage de l’institut des matériaux composites (Institut für Verbundwerkstoffe GmbH) implanté à l’université technologique de Kaiserslautern. Elle est spécialisée dans les études tribologiques, c’est-à-dire les essais de frottement et d’usure proches des conditions réelles de polymères hautes performances.

Une grande stabilité dimensionnelle

Alors que le taux d’usure de l’Ultrason E 2010 classique est d’environ 420 (10-6 mm³ N-1 m-1), celui de l’Ultrason E 2010 C6 renforcé de fibres de carbone n’est que de 3,0 et celui de l’Ultrason KR 4113 de 1,5 seulement. Pour le mesurer, les spécialistes de NanoProfile ont effectué des essais d’usure par glissement unidirectionnel basés sur le principe de la  » bague contre plateau. »Lors de ce test, un échantillon de matière plastique soumis à une forte contrainte glisse à une vitesse déterminée et sans lubrification contre un élément antagoniste en forme de bague, en acier chromé et trempé. La valeur mesurée correspond à la pénétration du contre-élément dans l’échantillon d’essai. Outre les caractéristiques de résistance à l’usure et aux frottements qui ont été mesurées précisément et confirmées par un organisme indépendant, l’Ultrason KR 4113 offre les avantages de la gamme Ultrason : résistance à l’huile, grande stabilité dimensionnelle et stabilité thermique jusqu’à 200 °C. Ces caractéristiques en font le matériau de prédilection d’applications particulières.

Par Marc Chabreuil

La programmation des processeurs massivement parallèles, pas à pas

David B. Kirk, NVIDIA Fellow et ex-chief scientist, et Wen-mei Hwu, président du développement informatique et électrique du laboratoire scientifique, co-directeur du centre de recherche informatique parallèle et principal acteur du centre de l’excellence CUDA de l’Université de l’Illinois, se sont associé pour rédiger « Programming Massively Parallel Processors : A Hands-on Approach« . Un manuel de 256 pages qui a pour objectif de donner aux étudiants et aux professionnels les concepts de base de la programmation parallèle et des architectures GPU. Publié par Morgan-Kauffman, il explore les différentes techniques pour construire des programmes parallèles et il passe en revue plusieurs cas d’école.

Avec l’informatique CPU traditionnelle, on ne peut plus progresser en performances et les défis du calcul gagnant en complexité, le besoin d’un traitement massivement parallèle n’a jamais été aussi important. Les GPU possèdent des centaines de cœurs capables d’apporter des augmentations de performances sur un nombre important de défis portant sur le calcul. La montée des architectures multi-cœur a suscité le besoin d’enseigner aux programmeurs une nouvelle méthode indispensable : la programmation des processeurs massivement parallèles.

« Je voudrais remercier personnellement David et Wen-mei pour avoir écrit un livre aussi complet et permettre aux générations d’étudiants-programmeurs de comprendre et d’exploiter l’architecture massivement parallèle des GPU « , a déclaré Bill Dally, chief scientist de NVIDIA et ancien directeur du département informatique scientifique de l’Université de Stanford. « En tant qu’ancien professeur, j’ai déjà vu à quel point ce genre de manuel transforme tout un domaine. Je m’attends à voir l’informatique se transformer au rythme de l’inspiration des étudiants, guidés vers la maîtrise du GPU Computing grâce à ce livre ».