Vers le développement de nouvelles fonctions pour les matériaux

L’utilisation des nanomatériaux est aujourd’hui en plein essor du fait de leurs propriétés physiques, chimiques ou biologiques particulières leur conférant de nombreuses applications innovantes notamment dans le secteur industriel. Autrefois confinés dans les laboratoires, ils sont désormais présents dans le monde de l’industrie. Les applications possibles sont très nombreuses. Elles sont également d’une infinie diversité. Voyons, à travers ce question/réponse, quels sont les potentialités principales des nanomatériaux.

 

Qu’est-ce qu’un nanomatériaux ?

Les nanomatériaux sont composés de structures dont au moins une des dimensions varie entre 1 et 100 nm (1 nanomètre = 1 millionième de millimètre), leur conférant ainsi des propriétés physico-chimiques tout à fait particulières. Les propriétés des nanomatériaux sont devenues un champ d’expérimentation pour les laboratoires de recherche il y a une vingtaine d’années.

Quels Sont les champs d’application des nanomatériaux ?

Le domaine des nanomatériaux devrait représenter 30 à 33 % des applications prévues d’ici à 2015 (sur un marché de 1000 milliards de dollars).
On peut distinguer 4 familles d’application :

  • La physique, avec les nanomatériaux proprement dits : utilisation de fullerène C60, molécule composée de 60 atomes de carbone disposés en sphère pour sa résistance, dans les transports, le spatial par exemple.
  • La chimie : production de molécules nouvelles, nano-codes, lubrifiants, matériaux anti-poussières ou anti-humidités, vitres auto-teintantes ou auto-nettoyantes…
  • La mécanique : nano-outils, nano-robots, et pourquoi pas des nano-usines. On trouve aussi des « niches applicatives » dans des domaines spécifiques (par exemple les nano-moteurs pour le gonflement des airbags).
  • L’environnement : utilisation de la faible densité des nano-tubes pour stabiliser les sols, recherche sur la neutralisation des molécules à effet de serre… Et les nanomatériaux ont aussi la capacité d’améliorer le rendement des capteurs solaires grâce aux nanotubes.

Quel potentiel en termes de débouchés commerciaux pour les nanomatériaux ?

Au total, le potentiel est important mais il faut tenir compte d’un échelonnement des débouchés qui pourrait prendre 10 à 15 ans. Mais au-delà des applications déjà existantes, les champs d’application sont tellement larges que le potentiel d’innovation est très important.
La tendance actuelle veut que le développement des recherches soit orienté sur des champs d’application à forts enjeux sociétaux : énergie durable, efficacité énergétiques des bâtiments et des transports, diminution des impacts des matériaux sur l’environnement.

Quelles applications au niveau des textiles ?

L’industrie textile recourt aux nanotechnologies pour améliorer ses produits et leur résistance. Mais ce n’est pas tout. Dans le domaine du vêtement de sport, par exemple, des nanoparticules métalliques (d’argent par exemple) sont intégrées aux fibres afin de donner des propriétés bactéricides au tissu et de lutter contre les mauvaises odeurs. Il faut savoir que ces nanoparticules, à titre d’exemple, que ces molécules sont présentes dans plus de 600 produits : pansements, électroménager, vêtements professionnels…
Dans le futur, le textile d’habillement deviendra multifonctionnel. Au sein de la fibre textile, les nanocomposants, à l’intérieur du tissu, permettront de remplir des fonctions telles que le suivi physiologique de la personne, alors que l’on utilise actuellement des appareils lourds et volumineux actuellement. A terme, les chercheurs pensent pouvoir concevoir des tissus capables de transformer l’énergie dépensée par le corps humain en électricité.

Quels autres secteurs de l’industrie utilisent des nanomatériaux ?

Dans l’industrie automobile par exemple, de nombreux matériaux sont utilisés. Le but avoué est de réduire le poids des véhicules (de 20 à 50 %), afin d’abaisser la consommation de carburant. L’ensemble des matériaux qui remplacent progressivement l’acier et les métaux, comme les polymères, peuvent être renforcés par des nanomatériaux. Les nanomatériaux permettront également de lutter contre la formation de rayures.
Autre exemple, dans le secteur de la construction. Aujourd’hui, l’ajout lors de la fabrication du béton de fumée de silice augmente leur fluidité et améliore leurs propriétés mécaniques. Les ingénieurs utilisent également des aérogels de silice pour renforcer le pouvoir d’isolation thermique du béton. Des nanoparticules de dioxyde de titane, elles, rendent ces bétons autonettoyants en provoquant, sous les rayons UV de la lumière du soleil, la décomposition des déchets organiques responsables de la salissure des bâtiments.

Y a-t-il des risques inhérents à l’utilisation des nanomatériaux ?

A la demande des ministères chargés de l’écologie, de la santé et du travail, l’Afsset avait déjà produit un rapport [1] (en juillet 2006). Ce dernier avait permis de faire l’état des connaissances et mis en lumière la nécessité d’une définition précise « des » nanomatériaux, la complexité de leur étude du fait de leur dimension et donc de recourir à un langage commun afin de comparer les données.
A la suite de ces constations, le gouvernement avait saisi à nouveau l’Afsset pour effectuer une étude relative aux effets sur la santé des travailleurs exposés aux nanomatériaux manufacturés.

Quels sont les effets sur la santé d’une exposition à des nanomatériaux ?

On ne peut exclure l’existence d’effets sanitaires sur l’homme ni de conséquence sur l’environnement à la suite d’une exposition à des nanomatériaux. Le discours de l’AFSSET est le suivant : « Au vu des données de la littérature scientifique, l’existence de dangers potentiels pour l’homme et l’environnement liés à la toxicité, l’écotoxicité et au risque d’explosion ne peut être écartée ». Ces dangers potentiels sont identifiés pour une exposition par voie cutanée, par ingestion ou, plus fréquemment, par inhalation.
Les experts recommandent de renforcer les mesures de prévention des expositions en milieu de travail, et constatent des difficultés métrologiques pour caractériser de manière pertinente l’exposition des professionnels qui manipulent des nanomatériaux.

 

 

[1] le rapport de l’Afsset, qui date de 2006, sur les risques liés à l’exposition aux nanomatériaux est disponible ici

 

P.T

Nanomatériaux : l’Afsset recommande la prudence

A quelques semaines de la clôture du grand débat public, les conclusions rendues par l’Afsset vont probablement relancer la polémique. Saisie en juin 2008 sur l’élaboration et l’étude des scénarios d’exposition de la population à différents nanomatériaux, l’agence vient de publier un rapport dans lequel elle préconise de suivre le principe de précaution.

L’agence française de sécurité sanitaire, de l’environnement et du travail a testé les méthodologies classiques d’évaluation des risques sur quatre produits particuliers et courants, choisis pour leurs voies d’exposition pour l’homme et les risques de dispersion environnementale. Il s’agit de la chaussette antibactérienne (nanoparticules d’argent), du ciment autonettoyant et du lait solaire (nanoparticules de dioxyde de titane) et de la silice alimentaire à l’état nanométrique. Dans tous les cas, l’Afsset n’a pas pu conclure à un risque certain, mais n’a pu non plus exclure le risque.

Par ailleurs, le groupe de travail multidisciplinaire estime qu’il est difficile d’identifier les produits contenant des nanomatériaux manufacturés, puis de caractériser le nanomatériau à chaque étape du cycle de vie du produit associé et de réaliser des scénarios d’exposition pertinents et complets.

Face à ces incertitudes, l’agence émet différentes recommandations.

  • Rendre obligatoire la traçabilité des nanomatériaux. Cela passe par une obligation de déclaration par les industriels. En particulier, une révision de Reach s’impose pour prendre en compte les nanomatériaux manufacturés de manière spécifique et quel que soit leur tonnage.
  • Mettre en place un étiquetage clair qui mentionne la présence de nanomatériaux dans les produits et informe sur la possibilité de relargage à l’usage.
  • Aller jusqu’à l’interdiction de certains usages des nanomatériaux pour lesquels l’utilité est faible par rapport aux dangers potentiels.
  • Harmoniser les cadres réglementaires français et européens pour généraliser les meilleures pratiques : déclaration, autorisation, substitution.

Dans son rapport, l’Afsset met également en avant la nécessité de coordonner au niveau internationale la recherche sur les expositions et les dangers potentiels des nanomatériaux. Aujourd’hui, seuls 2 % des études publiées sur les nanomatériaux concernent leurs risques pour la santé et l’environnement.

Quelques jours avant la publication de son rapport, l’agence avait lancé le projet européen Nanogenotox, qui vise à identifier la toxicité sur les gènes et l’ADN de 14 nanomatériaux. Elle s’est par ailleurs fixée pour objectif de définir d’ici à deux ans un outil simplifié d’évaluation des risques.

 

En savoir plus sur le rapport
En savoir plus sur Nanogenotox

 

 

C.G.

 

Nouveau rapport d’Ambassade : les nanotechnologies dans les pays nordiques

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/62418.htm

 

En quelques décennies, les pays nordiques ont créé une économie de la connaissance, dont le développement et la compétitivité reposent sur des objectifs de créativité et d’innovation technologique des sociétés nordiques. Avec 3,63 % de son PIB consacré à la recherche et au développement, la Suède est le pays de l’OCDE qui investit le plus massivement dans la R&D, suivi par la Finlande avec 3,47 % de son PIB.

Ces acteurs ont assez logiquement compris très tôt l’immense potentiel ouvert par les nanosciences et ne veulent pas manquer la « révolution » des nanotechnologies. Les produits contenant des nanomatériaux sont déjà présents sur le marché et les nanoparticules manufacturées, qui peuvent être métalliques, céramiques, des fullerènes (un des types de nanoparticules les plus connus), des nanotubes, parmi lesquels les tubes de carbone, se répandent de plus en plus autour de nous. Les nanomatériaux ne sont d’ailleurs pas qu’un phénomène nouveau puisque nous respirons déjà chaque jour de nombreuses nanoparticules comme le noir de carbone, utilisé de longue date dans les pneumatiques, et comme les particules qui sont créées dans les processus de combustion depuis qu’ils sont utilisés industriellement.

Cependant, comme dans tous les autres pays, les interrogations sont nombreuses sur les risques que font courir les nanomatériaux aux hommes et à l’environnement ainsi que sur les enjeux éthiques. La perspective d’un nouveau problème de santé publique comparable à celui de l’amiante est présente à tous les niveaux. Malgré l’insistance des organismes publics nordiques impliqués dans le domaine du « nano » qui soulignent le besoin d’une meilleure connaissance de ces dangers, ces derniers sont encore mal connus.

En France, sur le modèle du Grenelle de l’environnement, un débat public a été lancé, pour regrouper tous les acteurs du domaine des nanotechnologies et les représentants de la société civile de façon à les faire dialoguer autour des risques qui accompagnent ces technologies.

Moins passionné qu’en France, il existe bien un débat animé dans les pays nordiques autour du développement des nanotechnologies. Ces pays ont l’habitude d’une démarche consensuelle qui repose sur la confiance du grand public. Celui-ci semble assez pragmatique et garde à l’esprit le fait que les nanotechnologies ne représentent pas seulement un important intérêt économique pour les entreprises mais également un réel espoir pour chacun, dans les domaines médicaux et environnementaux par exemple. Les Suédois, comme leurs voisins nordiques, paraissent confiants dans la capacité des pouvoirs publics, mais aussi des entreprises, à prendre les mesures nécessaires et à voir le principe de précaution s’appliquer.

L’attitude adoptée face au développement rapide du secteur des nanotechnologies demeure cependant hétérogène dans la région. S’il ne prétend pas à l’exhaustivité, ce rapport propose quelques clés pour comprendre ces spécificités nordiques.
Ce qui ressort des différentes études et rapports publiés sur les nanotechnologies, c’est avant tout la nécessité de développer une expertise scientifique qui permettra de lever les incertitudes sur les risques et d’adopter les mesures de contrôle qui conviennent. Les pays nordiques se basent sur une coopération internationale intense pour réaliser l’immense chantier que représente l’exploration des nouvelles propriétés des nanomatériaux et des conséquences qu’ils peuvent avoir sur la santé et l’environnement tout au long de leur cycle de vie.

Il existe une intense activité des ministères responsables, ainsi que de divers organismes publics ou des agences de recherche impliqués dans le domaine des nanotechnologies, pour prévenir les risques liés à ces technologies. Le dialogue entre les acteurs économiques, les scientifiques, les autorités et le public est justement une démarche courante dans le modèle nordique. De ces mécanismes de concertation, il ressort certaines propositions pour encadrer l’essor des technologies avec les principales précautions suivantes :

  • stimuler le plus possible la recherche scientifique sur les risques, notamment grâce à un effort international coordonné à la fois par l’Europe, où la Commission joue déjà un rôle central, et par des organisations comme l’OCDE ou le Conseil des pays nordiques ;
  • développer des méthodes de mesures qui permettront de mieux évaluer les risques et également de mettre en place les mesures adaptées et normalisées de contrôle de l’exposition des travailleurs et des utilisateurs ;
  • recenser les produits contenant des nanomatériaux pour en assurer la traçabilité et pour informer les utilisateurs ;
  • renforcer la responsabilité des entreprises productrices afin qu’elles appliquent, le plus systématiquement possible, le principe de précaution. La réglementation européenne n’est pas en reste avec l’Agence Européenne des Produits Chimiques (ECHA) implantée à Helsinki et chargée de mettre en oeuvre la directive REACH qui devra, à terme, couvrir les risques liés aux nanoparticules.

Ainsi, les pays nordiques se positionnent-ils pour saisir les opportunités de nouveaux marchés représentées par les nanotechnologies. Pour autant, les différents acteurs se prononcent aux niveaux national, européen et international en faveur de l’élaboration d’une réglementation pertinente et responsable.

 

Pour en savoir plus : http://www.bulletins-electroniques.com

Source : Ambassade de France en Suède

Rédacteur : Antoine BAUDOIN, [email protected], [email protected]

Origine : BE Suède numéro 12 (2/03/2010) – Ambassade de France en Suède / ADIT – http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/62418.htm

Dossier Techniques de l’Ingénieur : Nanotechnologies : quel potentiel, quelles limites ?

Le guide 2010 des nanotechnologies

Téléchargez gratuitement ce rapport au format pdf : http://www.bulletins-electroniques.com/rapports/smm10_003.htm

Le casse-tête de l’encadrement juridique des nanotechnologies

Les craintes autour des nanotechnologies se focalisent principalement autour de trois thèmes. D’une part, l’interaction avec le vivant laisse penser que l’on pourra non seulement soigner les humains, mais aussi les « améliorer ». D’autre part, en électronique et technologie de l’information et de la communication, la miniaturisation implique des conséquences pour la protection des libertés individuelles. Enfin, les nanomatériaux posent des problèmes de toxicité et d’écotoxicité, les substances ayant des propriétés différentes à l’échelle nanométrique.

Les deux premiers aspects relèvent avant tout d’un débat de société. Au niveau légal, l’interaction avec le vivant est régie, en partie dumoins, par les lois de bioéthique, qui devront évoluer en fonction de choix sociétaux. Concernant les TIC, on peut se demander si la loi est suffisante. Alex Türk, président de la Cnil, a d’ailleurs tiré la sonnette d’alarme lors de la réunion de clôture du grand débat public sur les nanotechnologies (lire l’article « Débat sur les nanotechnologies : conclusion ou confusion ?« ).

La question est donc vaste. C’est pourquoi, nous avons choisi de restreindre le propos en nous intéressant, dans cet article, principalement à la réglementation concernant les nanomatériaux. Comme l’explique Sonia Desmoulin-Canselier, chargée de recherche CNRS, dans un article de la base documentaire de Techniques de l’ingénieur : « Il n’existe pas en droit positif de règle juridique spécifique. Il n’en résulte pas pour autant de vide juridique, puisque des solutions plus générales s’appliquent. »

Une recherche encadrée par les fonds publics

La liberté de la recherche est un principe fondamental, qui s’inscrit cependant dans certaines limites comme le respect de la propriété industrielle, la protection de la santé des personnes, de l’environnement et des animaux, la protection des travailleurs ou encore la protection de valeurs jugées fondamentales. La recherche est aussi encadrée par certains textes, qui n’ont pas toujours une valeur juridique. C’est le cas par exemple du code de bonne conduite européen (recommandation de la Commission européenne du 7 février 2008).

« Le code de bonne conduite n’est pas aussi contraignant qu’un texte réglementaire national mais il reste tout de même efficace », indique l’avocat Etienne Wéry. En effet, dans le public, le financement des projets suppose son respect. La volonté d’être publiée pousse également à tenir compte de cette charte. Pour le privé, cet encadrement est moins efficace, mais d’autres contraintes s’appliquent, notamment liées à la mise sur le marché. Quant au secteur militaire, il échappe à tout encadrement. « C’est la grande inconnue », estime-t-il.

Le respect du principe de précaution

Le principe de précaution, tel qu’il apparaît dans les textes européens, appelle à faire avancer les connaissances sur les risques et demande que les décisions publiques visent le plus haut niveau de protection de la santé, notamment des travailleurs, et de l’environnement au regard des « meilleures données scientifiques disponibles » et des « résultats les plus récents de la recherche internationale ». Le principe de précaution figure également dans la Charte de l’environnement. Ces textes ont poussé les autorités à saisir les différentes agences de sécurité sanitaire, de protection de l’environnement ou de risques émergents. Pour l’instant, elles concluent à « un risque possible, bien que non avéré, de dommages graves pour la santé et l’environnement en lien avec certains nanoparticules et leurs spécificités. » (lire l’article « Nanomatériaux : l’Afsset recommande la prudence« )

Les autorisations de mise sur le marché

Il existe des systèmes d’autorisation, de notification, de déclaration ou de certification avant la mise sur le marché pour certains produits comme les médicaments, les nouveaux aliments et additifs alimentaires, les cosmétiques et désormais les substances chimiques. La Commission européenne a fait une proposition de texte pour la cosmétique et l’alimentaire en mars 2009, et le sujet devrait être prochainement relancé.

Dans le cadre du Grenelle de l’environnement, la France s’est engagée : « L’Etat se donne pour objectif que, dans un délai de deux ans qui suit la promulgation de la présente loi, la fabrication, l’importation ou la mise sur le marché de substances à l’état nanoparticulaire ou des matériaux destinés à rejeter de telles substances, dans des conditions normales ou raisonnablement prévisibles d’utilisation, fassent l’objet d’une déclaration obligatoire, relative notamment aux quantités et aux usages, à l’autorité administrative ainsi que d’une information du public et des consommateurs. »

D’une manière générale, il existe deux écoles. La première plaide pour une autorisation préalable de mise sur le marché, qui peut se traduire au niveau des Etats membres – l’avantage de cette solution étant que les Etats sont plus directement responsables devant les citoyens – ou pour une autorisation au niveau européen. « Cela permet alors de mieux partager l’information et d’avoir une équipe de grands experts, explique Etienne Wéry. Dans ce cas, il faut que l’autorité européenne soit financée de façon décente. Il ne faut pas reproduire ce qui se passe pour les OGM avec d’un côté une autorité qui ne fait que valider les travaux des requérants et de l’autre des autorités nationales qui bloquent les mises sur le marché. Il faut une autorité vraiment indépendante qui puisse produire ses recherches propres. »

L’autre école plaide pour laisser les entreprises libres tant qu’elles respectent certaines règles. « Aujourd’hui ce sont les industriels qui sont responsables des produits qu’ils mettent sur le marché », rappelle Daniel Bernard, conseiller scientifique auprès de la R&D d’Arkema.

Reach et bientôt nano reach

Dans une communication « Aspects réglementaires des nanomatériaux », l’Europe propose d’inclure les propriétés spécifiques de la nanoforme de la substance dans le dossier d’enregistrement de Reach. « On travaille sur un nano Reach à Bruxelles, il s’agit d’intégrer non pas seulement la composition mais les risques liés à la réactivité, explique Daniel Bernard. L’atome de surface n’a pas la même réactivité chimique, ce qui peut entraîner une toxicité. » Il est question d’introduire l’obligation de faire des études complémentaires pour une taille inférieure à 100 nm. « Je suis favorable à une réglementation spécifique à condition que l’on soit bien d’accord sur la définition », commente-t-il. (lire l’article « Nanomatériaux : l’Afsset recommande la prudence« )

La normalisation en avance sur la réglementation

Il existe un travail important de normalisation dans le domaine des nanotechnologies, avec une quarantaine de normes en chantier à l’ISO (organisation internationale de normalisation). L’un des enjeux majeurs concernent la définition des termes.

« Nous travaillons par consensus avec toutes les parties prenantes, les autorités publiques, les industriels, la recherche académique et les ONG, raconte Daniel Bernard. Il s’agit d’un débat ouvert et non polémique. » Deux grands principes régissent la normalisation : une norme résulte d’un consensus d’experts et elle est d’application volontaire. Cela signifie que l’industrie l’applique car elle apporte un plus (technique, commercial, communication…). Les normes servent souvent de base à la législation. « C’est une des premières fois que l’on se pose la question de la normalisation en même temps qu’un ensemble de technologies se développent, affirme Daniel Bernard. Cela me semble très positif. »

Au niveau international, cela suppose de s’entendre entre régions du monde qui ont parfois des visions bien différentes. L’Amérique du Nord et l’Europe ont une approche de protection de la santé, alors que les pays émergents, et notamment la Chine, la Corée ou le Brésil, ont une vision plus économique. « La Chine a initié les premières normes en 2003 qui s’imposent au niveau mondial », rappelle-t-il.

Des questions en suspens

  • Peut-on imaginer un moratoire ?

« Imaginons un moratoire sur les nanomatériaux en Europe, nous n’aurions plus de voiture, ni de télévisions ! » estime Daniel Bernard. On utilise par exemple des nanotubes dans les batteries lithium des téléphones portables. Cela pose aussi le problème de la détection des nanomatériaux dans un objet sophistiqué, notamment pour les produits importés.

  • Peut-on exiger un étiquetage des produits avec une mention « nano » ?

D’une part très peu de personnes lisent les étiquettes. D’autre part, une mention claire du type « contient des nanomatériaux » n’a aucun sens tant les nanomatériaux ont des propriétés et des dangerosités diverses. Cependant, le consommateur doit être mieux informé sur les risques. (lire l’article « Nanomatériaux : l’Afsset recommande la prudence« )

  • Peut-on organiser un traitement spécifique des déchets ?

Aucune réglementation ne tient compte de la spécificité des déchets provenant des nanotechnologies générés durant tout le cycle de vie des produits, du stade de la fabrication à la fin de vie, en passant par leur usage.

Corentine Gasquet

Les data centers du futur seront « verts »

Au sein de la Silicon Valley bavaroise, T-Systems et Intel se sont alliés pour concevoir le data center du futur économe en énergie : DataCenter 2020. Au sein du DataCenter 2020, T-Systems et Intel travaillent ensemble sur l’implémentation industrielle et l’automatisation des services ICT. Leur but est de proposer ces services sur le marché avec un maximum d’économies en énergie et en coûts. Lors d’une phase initiale à Euroindustriepark, les deux entreprises recherchent les meilleures conditions nécessaires à la création d’un data center vert. Les résultats serviront de base pour concevoir des nouveaux data centers écologiques, ainsi que pour améliorer les data centers existants.« Il s’agit du premier et du seul projet mondial, exclusivement dédié à l’optimisation énergétique au sein des data centers », déclare Olaf Heyden, membre du board de T Systems en charge des opérations ICT. « Dans le monde entier, la consommation d’énergie des data centers est à la hausse. Cette analyse va donc jouer un rôle clé dans la réduction des émissions de CO2 et des coûts. Et comme la protection de l’environnement est un sujet qui nous concerne tous, nous publierons les résultats de nos recherches en ligne ». Christian Morales, Vice President, Sales and Marketing Group, General Manager EMEA, Intel Corporation, souligne : « Dans un data center, les coûts annuels relatifs à l’énergie et au refroidissement peuvent être aussi élevés que les investissements en matière d’infrastructure IT. Pour le Data center 2020, T-Systems et Intel vont étudier et analyser les facteurs clés qui influent sur les coûts totaux d’un data center. L’objectif de notre recherche commune est d’élaborer un plan visant à développer, construire et faire fonctionner le « data center du futur ».Le Data Center 2020 offre une hauteur de plafond qui peut être portée 2,50 à 3,70 mètres, et un générateur de fumée qui rend les flux d’air visibles. L’environnement test, d’une surface de 70 m² environ, ainsi qu’une pièce équipée de la même taille, sont situés dans le data center de T-Systems. Intel fournit environ 180 serveurs pour le projet, alors que la division Grands comptes de Deutsche Telekom fournit l’infrastructure nécessaire pour les faire fonctionner. Environ 10 collaborateurs de chaque entreprise analysent les interactions de plusieurs éléments du data center, en considérant la problématique énergétique de façon globale n’incluant pas seulement les serveurs mais aussi des éléments comme les systèmes de refroidissement, la taille de la pièce, la hauteur des plafonds ou encore les circuits d’eau. L’investissement de T-Systems dans ce projet est de plusieurs millions d’euros. Ce projet permettra à T-Systems et Intel d’intégrer dans leurs propres data centers les découvertes réalisées. L’un de leurs objectifs est d’obtenir une valeur optimum d’efficacité électrique (Power Usage Effectiveness ou PUE) équivalente à 1,3 au sein des nouveaux data centers. Cette valeur correspond au ratio de l’énergie totale consommée dans un data center ramenée à celle des ordinateurs utilisés. Actuellement, les valeurs PUE pour le refroidissement des data centers grâce à la circulation d’air sont comprises, en moyenne, entre 1.7 et 1.8.Marc CHABREUIL

Un Mastère Spécialisé en partenariat avec l’industrie du béton

En partenariat avec la Fédération de l’Industrie du Béton (FIB) et le Centre d’Etudes et de Recherche de l’Industrie du Béton (CERIB), une nouvelle formation (bac +6) verra le jour à l’Ecole des Mines de Douai à compter de la rentrée 2010 : le Mastère Spécialisé « Produits et Procédés de l’Industrie du Béton ». Ce Mastère fournira aux industriels de la profession des cadres ayant les outils et méthodes du Génie Civil Industriel, ouverts à la culture d’entreprise et aptes à mener des projets à la confluence de la production et des nouvelles technologies dans le domaine des bétons. Il s’adresse aux ingénieurs, aux diplômés d’une école de management habilitée à délivrer le grade de Master, aux détenteurs d’une Maîtrise ou équivalent, à des auditeurs justifiant d’au moins trois années d’expérience professionnelle et aux détenteurs d’un diplôme étranger équivalent aux diplômes français exigés ci-dessus.Les enseignements permettront aux élèves de connaître et de maîtriser les produits de l’industrie du béton ainsi que les techniques de construction associées (46 % des enseignements seront assurés par des professionnels et une partie des cours sera assurée en anglais).La formation comprend des enseignements théoriques, pratiques et des travaux entrant dans le cadre d’un projet scientifique et technique, tutoré conjointement par la profession de l’industrie du béton et le département Génie Civil et Environnemental de l’Ecole des Mines. Un stage en entreprise de 5 mois conclut la formation.Les enseignements s’articuleront autour de trois Unités d’Enseignement :

  • Matériaux béton : formulation des nouveaux bétons ; pathologie et réparation des ouvrages…
  • Produits et procédés : approfondissement des connaissances en béton armé et précontraint, maîtrise des exigences de l’ouvrage par rapport aux produits en béton, gestion des process de fabrication…
  • Management et logistique : politique HQE, gestion et management par projet ; achats ; Supply Chain Management…
A l’issue du Mastère Spécialisé, les diplômés pourront assurer des fonctions de directeurs d’affaires, directeurs d’études, directeurs de production, directeurs de projets. Ils seront à même d’installer une nouvelle chaîne de production, d’apporter des solutions techniques et économiques, d’optimiser les stocks, de concevoir un réseau logistique, d’optimiser les ressources de l’entreprise, de développer une démarche qualité… Marc Chabreuil

La pratique de l’archivage électronique progresse

L’archivage électronique n’est plus une démarche anecdotique. Elle s’installe progressivement dans le quotidien des organismes privés et publics note Markess International dans son étude de 2010. Ainsi, sur l’échantillon de 150 organisations interrogées début 2010, 48 % déclarent archiver régulièrement des contenus électroniques, 17 % disent le faire de façon occasionnelle et 22 % indiquent avoir un projet d’archivage électronique d’ici 2012. Des chiffre qui varient toutefois selon les profils.Déjà relativement matures en 2007, les secteurs de la distribution, du commerce, ainsi que des opérateurs de services (télécommunications, énergie, traitement des déchets, etc.) continuent à connaître une croissance. Pour ces secteurs, confrontés à de forts volumes de documents et contenus électroniques, il s’agit notamment de mettre en place les dispositifs d’archivage exigés par la loi lorsque le format électronique prend le pas sur le format papier.L’explosion du volume de données électroniques ces dernières années a inévitablement poussé les organisations à réviser les processus associés à la gestion de ces données et à prendre en compte le contenu électronique dans l’intégralité de son cycle de vie, jusqu’à son archivage. La majeure partie des contenus électroniques n’étant pas considérés comme des contenus  » vivants « , leur archivage (voire leur destruction) devient impératif afin, notamment, de réduire les coûts associés à leur conservation dans les systèmes d’information et de favoriser également l’efficience de ces systèmes. Au‐delà de ces préoccupations, d’autres facteurs militent pour l’usage de l’archivage électronique. Ces éléments relèvent autant de la gestion de contenu (besoin de faciliter la recherche d’information au sein des contenus archivés), de la sécurité (volonté de sécuriser les contenus, de préserver l’intégrité des informations sur de longues périodes) et du contexte légal et/ou réglementaire dans lequel 65 % des organisations interrogées voient un déclencheur de leurs projets.Afin de se conformer aux exigences imposées par la loi, ou par des réglementations relatives à certains métiers ou secteurs d’activité, les organisations doivent intégrer la notion de valeur probatoire à leurs projets d’archivage. Pratiqué par 35 % des organisations interrogées en 2010, l’archivage de contenus à valeur probatoire devrait concerner 71 % des organisations interrogées d’ici 2012. En tête des contenus pour lesquels un archivage à valeur probatoire est jugé nécessaire figurent les factures, clients ou fournisseurs et les bulletins de paie.Preuve également de l’intérêt croissant des organisations pour l’archivage électronique, les projets qui étaient souvent cantonnés aux seules directions informatiques en 2007, remontent désormais, peu ou prou, au niveau des directions générales. Ils sont ainsi menés au plus haut niveau, avec un périmètre plus global au niveau des organisations. Pour autant Hélène Mouiche, Chargée d’Etudes Senior chez Markess International constate que  » dans une majorité des organisations interrogées, de multiples solutions sont utilisées pour l’archivage des contenus. Dans la plupart des cas, il s’agit d’un module d’archivage inclus dans une solution couvrant un périmètre plus large telle qu’une solution de gestion de contenu (GED, gestion de contenu, gestion documentaire) ou une solution métier (RH, finance, achats, vente, etc.). Un tiers des organisations indiquent, quant à elles, recourir à une solution dédiée à l’archivage de contenus électroniques, parfois en complément d’un recours aux modules précédemment cités. « Par Marc Chabreuil

Une plate-forme d’alerte en ligne pour le retrait des produits défectueux

Le groupe Carrefour et ses fournisseurs se sont dotés d’une plateforme collaborative d’alerte en ligne pour accélérer le retrait en rayon des produits présentant des anomalies ou un danger pour le consommateur. Le développement de cet outil a impliqué de nombreux services du groupe (qualité, supply chain…) et son partenaire, DDS Logistics. Pour informer au plus vite l’ensemble de ses magasins et entrepôts en cas de produit défectueux ou dangereux, le groupe Carrefour a mis en place des procédures spéciales pour parer à toute éventualité. Dès qu’une anomalie est détectée, des fax sont immédiatement envoyés à l’ensemble des 5 500 points de vente et entrepôts du groupe en France et les produits sont retirés des rayons. Par retour de fax, chaque magasin indique les quantités de produits détenues. « Une procédure fiable, mais lourde à gérer » de l’avis de Ghislain Esquerre, Directeur du centre de compétence BtoB Carrefour, et Séverine Tomme, Responsable des projets alimentaires Carrefour. Sous leur impulsion et celle d’Hervé Gomichon, Directeur Qualité Groupe, le groupe s’est alors tourné vers le projet d’un de ses partenaires informatiques, DDS Logistics, qui lui a fourni le logiciel de gestion de ses flux import. Il a alors été décidé de mettre en place une plateforme collaborative d’alerte en ligne : « www.alertenet.com ». Son objectif : accélérer la diffusion de l’information tout en sécurisant les phases de validation, tracer 100% du process opératoire et mieux cibler les points de vente concernés par les retraits de produits dans l’ensemble du réseau Carrefour (hypermarchés, supermarchés, maxidiscompte, magasins de proximité et entrepôts).La plateforme est disponible en mode SAAS (Software as a Service) et accessible aux fournisseurs, services qualité, points de vente et entrepôts Carrefour selon leurs niveaux d’autorisation. Et ce, 7 jours sur 7, avec une astreinte jusque tard le soir assurée par DDS Logistics et par les chefs de groupe qualité Carrefour. Concrètement, le fournisseur rentre sur le site « www.alertnet.com » l’anomalie constatée sur son produit. Il renseigne les différentes informations permettant une identification rapide de son produit : marque, famille de produit, code-barres, conditionnement, date de limite de consommation (pour les produits alimentaires), numéro de lots, site de production…et ce quelle que soit la typologie du problème Les services qualité Carrefour ont ainsi à leur disposition une information complète, sécurisée et validée par le fournisseur très rapidement.

Réactivité, ciblage et traçabilité, les 3 moteurs du projet
« La plateforme web DDS Shipper contient des algorithmes permettant de modéliser et de cibler très précisément les entrepôts et magasins détenant les produits, souligne Ghislain Esquerre. Auparavant, l’alerte était diffusée à l’ensemble du réseau. Pour les points de vente et entrepôts, c’est un gain de temps : le contrôle des stocks se limite aux seuls sites directement concernés. » Les services qualité Carrefour qui sont informés en temps réel (via SMS et e-mail) de la demande d’un fournisseur, vont alors valider l’information afin que celle-ci soit diffusée par fax au personnel sur ces sites. La diffusion se fait à la fois par par mail, via www.alertnet.com, et par fax qui demeure une obligation légale. « L’envoi de mail et SMS permet d’accélérer la prise de connaissance de l’information et ainsi de procéder à sa validation avant diffusion par fax », insiste Ghislain Esquerre.Les articles sont retirés des rayons dans les minutes qui suivent. Chaque site rentre sur www.alertnet.com, les quantités exactes de produits en sa possession. Le traitement de l’information est plus rapide, sans ressaisie. « La rapidité d’exécution, un ciblage optimisé et la traçabilité ont été les moteurs de ce projet », confirme Ghislain Esquerre. Tout ce processus s’appuie sur les fonctions de modélisation de workflow, de traçabilité et de gestion par alerte de DDS Shipper.Selon les anomalies détectées, les produits peuvent être soumis à de nouveaux tests par des laboratoires d’analyses indépendants ; détruits selon des procédures spécifiques ou récupérés par le fournisseur. Notons que www.alertnet.com est capable d’analyser les données, réaliser des statistiques pour définir le type de produits et les fournisseurs « défaillants ».« Deux ans ont été nécessaires à la conception et mise en place de l’outil, compte tenu la multiplicité des services et sites concernés, rappelle Ghislain Esquerre. La collaboration des différentes équipes (qualité, supply chain…) a été fondamentale dans la réussite de ce projet. Et DDS Logistics a su nous accompagner dans cette démarche qualité très poussée, requérant une fiabilité et une réactivité sans faille. » Marc CHABREUIL

Un composite né du recyclage de peintures en poudre

La technologie Ecotech CP est né d’un double constat. Les technologies actuelles de revêtement manuel par peinture en poudre ont des rendements inférieurs à 75 %. De plus, près de 90 % de ces poudres sont perdues lors du process. Les industriels des traitements de surface sont même obligés de payer pour s’en débarrasser. D’où l’idée des chercheurs de Lifco Industrie, un centre technique privé, de récupérer ces matériaux  » gratuits  » et, au lieu de les incinérer, de les recycler pour en faire un nouveau composite… écologique.

C’est ainsi que le département de recherche et l’unité de production de Lifco Industrie ont développé la technologie Ecotech CP qui consiste à utiliser des poudres composites de taille micrométrique, principalement issues de la récupération des peintures en poudre, pour créer de nouveaux matériaux et revêtements ou pour apporter de nouvelles propriétés aux matériaux et revêtements existants.

L’approche de Lifco Industrie qui, depuis sa création en 1999, est devenue une référence européenne en ingénierie des surfaces des matériaux divisés, est donc double :

  • récupérer en amont des peintures auprès des utilisateurs en traitements de surface (par exemple, il serait possible de récupérer et de réutiliser annuellement plus de 100 t de peinture en poudre en Haute Normandie ou 300 t en Rhône-Alpes);
  • recycler ces poudres en les transformant en nouveaux matériaux ou revêtements composites respectueux de l’environnement.

Basée sur les technologies de compactage / frittage ou de thermoformage, Ecotech CP met en œuvre des poudres recyclées. Au départ, ces poudres récupérées sont hétérogènes au niveau des composants (polyester, époxy…), mélangées à de la poussière et à des impuretés inorganiques, et sont de couleur sombre (généralement gris ou noir). Des ajouts qui, entre autres, facilitent leur mise en forme, permettent de les transformer en poudres thermodurcissables. C’est là que réside l’innovation du procédé Ecotech CP.

Après polymérisation, ces poudres peuvent servir aussi bien à fabriquer, avec de faible prix de revient, des pièces composites fonctionnelles, présentant d’excellentes qualités mécaniques (en particulier de dureté) et de résistance à la corrosion, qu’à réaliser, en traitements de surface, des revêtements composites à porosité contrôlée, d’une épaisseur pouvant aller jusqu’à plusieurs millimètres.

La technologie Ecotech CP s’adresse principalement aux utilisateurs de pièces ou revêtements fonctionnels en matériaux composites à base de polymères thermodurcissables chargés, mais aussi de pièces métalliques ou composites pour lesquelles l’aspect de surface n’est pas essentiel. Elle ouvre ainsi la voie de l’éco-conception durable dans la fabrication des matériaux composites pour l’automobile, l’aérospatiale, l’armement, l’électronique (possibilité de créer, au choix, un matériau conducteur ou isolant), l’emballage, le bâtiment, la décoration ….

Lifco Industrie qui a réalisé un chiffre d’affaires proche d’un million d’euros en 2009, cherche aujourd’hui des partenaires industriels et vise le développement à l’international par la mise en place d’un partenariat avec la société Euglos pour la vente des produits et services Lifco en Roumanie.

Par Marc Chabreuil

Le polycarbonate habille le nouveau stade de Dublin

La feuille résistante Lexan de SABIC Innovative Plastics remporte le concours du meilleur projet d’innovation d’EPSE pour la réalisation des murs curvilinéaires et transparents du stade Aviva de Dublin. Présentation de ce projet, qui devrait faire du nouveau stade de Dublin le plus écologique d’Irlande.Dans le nouveau stade Aviva de Dublin (50.000 places) qui doit ouvrir cette année, les fans de rugby et de foot risquent de montrer autant d’intérêt pour la structure du stade que pour les résultats des matchs. Les murs curvilinéaires et transparents du stade sont constitués de feuilles en polycarbonate Lexan Exell D profilées à froid, résistantes et pratiquement incassables de SABIC Innovative Plastics, ce qui, en plus d’une grande élégance, leur confère une haute performance et un caractère écologique. Des persiennes en feuille Lexan assistent les besoins de ventilation du stade. Ce matériau qui comporte une finition polie sur sa face extérieure, incorpore une protection exclusive contre le rayonnement ultraviolet absorbant les rayonnements nocifs. En reconnaissance de la contribution stratégique de la technologie de la feuille Lexan dans la construction du stade, European Polycarbonate Sheet Extruders (EPSE) a décerné à SABIC Innovative Plastics son prix du meilleur projet d’innovation. L’entreprise se voit ainsi remettre un prix EPSE pour la seconde fois puisqu’elle avait déjà remporté en 2008 un prix de la catégorie des meilleures innovations pour la station de métro Carmes à Toulouse en France, dont le toit est constitué de feuille Lexan Exell D.

Réduction de la quantité de matériaux employée pour les supports structurels
« Ce matériau polyvalent offre d’énormes avantages aux architectes travaillant sur les bâtiments publics, tels qu’une liberté de création exceptionnelle, une solidité et résistance à l’impact élevées, et un poids léger qui permet son utilisation ininterrompue sur de vastes surfaces. Mais surtout, la transparence de la feuille Lexan permet à la structure de refléter les couleurs du ciel et de jouer avec la lumière, créant ainsi une façade attrayante aux couleurs changeantes » a déclaré Ingrid Verschueren, directrice juridique de European Plastics Converters, l’organisation fondatrice du prix EPSE.La feuille Lexan Exell D contribue pour une part importante à l’initiative « verte » du stade Aviva. En permettant la pénétration de la lumière du jour à l’intérieur du stade, ce matériau contribue à réduire la consommation d’énergie : des capteurs désactivent l’éclairage artificiel lorsque la quantité de lumière naturelle est suffisante. Étant donné qu’elle ne pèse que la moitié du poids du verre, la feuille de Lexan Exell D réduit la quantité de matériaux employée pour les supports structurels.Cette feuille de polycarbonate procure également une haute résistance à l’impact (250 fois supérieure au verre) et une résistance à la flamme (conforme à la norme européenne anti-incendie EN 13501-1) pour la sécurité ; elle est conforme à la norme de résistance à l’impact et de sécurité des vitrages Pr EN 356. Ses autres caractéristiques majeures sont sa stabilité dimensionnelle, sa facilité de manutention et d’installation et sa résistance au jaunissement, aux graffitis et aux bris.Marc CHABREUIL

1 500 étiquettes RFID sur chaque Airbus A350 XWB

Pour améliorer la maintenance et la logistique du futur avion A350 XWB mais aussi pour éviter les contrefaçons, Airbus a décidé de faire appel à la technologie RFID afin de marquer plus de 1.500 composants et systèmes, en zone pressurisée et non pressurisée, de chaque avion. L’A350 XWB sera le premier appareil d’Airbus à utiliser cette technologie d’identification qui sera mis en œuvre avec la participation des équipementiers d’Airbus. Une première mondiale pour la sécurité aérienne.

Ce programme prévoit de déployer des étiquettes RFID durcies à large mémoire qui contiendront les dates et informations de conception ainsi que l’historique complet de l’entretien des pièces de l’avion, ce qui permettra l’optimisation des opérations de maintenance, réparation et révision (MRO : Maintenance, Repair & Overhaul).

Airbus avait lancé un appel d’offres auquel avait notamment répondu de grandes entreprises asiatiques comme Fujitsu. Finalement il a retenu la solution développée et produite conjointement par MAINtag SAS, jeune entreprise française, leader du marché des systèmes RFID et Tego, Inc, fournisseur de puces RFID large mémoire.

Chef de file et principal fournisseur du contrat signé sur plusieurs années avec Airbus, MAINtag qui a relocalisé sa production en France, livrera la solution FLYtag conformes aux spécifications aéronautiques mondiales. Il s’agit d’un tag RFID UHF Gen2 (850 – 960 MHz) destiné à l’identification et la maintenance pour le monde aéronautique. Construit pour des conditions extrêmes d’utilisation (températures comprises entre -25°C et +85°C, accélérations comprises entre -0,5 g et +4g…), il est adhésif et de faible encombrement. La gamme FLYtag qui se décline en 2 modèles, intègre la puce passive RFID à large mémoire TegoChip de Tego qui supporte jusqu’à 32 kbytes de données et est actuellement disponible avec la gamme FLYtag compatible métal, dans une configuration 4 kbytes puis 8 kbytes dès la fin de cette année. Avec 32.000 bytes de capacité mémoire, la puce TegoChip dépasse de loin les 512 bits couramment disponibles aujourd’hui sur le marché.

 » La combinaison de l’expertise de MAINtag et de Tego apporte la technologie RFID la plus avancée sur le marché pour les applications qui nécessitent une grande capacité de mémoire dans des environnements hostiles « , conclut Bruno Lo-Ré, président de MAINtag.

M.C

Un ciment plus respectueux de l’environnement

La fabrication du ciment standard, que l’on obtient pour l’essentiel à partir de calcaire, nécessite un chauffage à très haute température (1.450°C) qui engendre d’importantes émissions de CO2. Ce qui est problématiques dans le contexte actuel. Camille Magniont, au sein du Laboratoire Matériaux et Durabilité des Constructions (INSA de Toulouse, Université Paul Sabatier), en s’inspirant des recettes mentionnées par Vitruve, il y a deux mille ans, a mis au point un nouveau liant à partir du métakaolin, une argile calcinée dont la production conduit principalement à l’émission de vapeur d’eau. Son utilisation permet de réduire de plus d’un tiers les émissions de gaz à effet de serre par rapport à celle d’un ciment classique. Grâce à des adjuvants végétaux incorporés à ce nouveau liant et contrairement au ciment standard qui est imperméable, le nouveau liant laisse sortir l’humidité, minimisant ainsi la condensation au sein des bâtiments et donc le risque de prolifération de champignons et moisissures. L’utilisation d’un tel matériau est recommandée pour la restauration de bâtis anciens, qui se détériorent lorsqu’on les rénove avec des enduits ou mortiers modernes.Les adjuvants végétaux incorporés dans le nouveau produit permettent de pallier les inconvénients que présentait le ciment romain, tout particulièrement sa lenteur à durcir. Le produit mis au point par Camille Magniont durcit en moins d’une semaine, comme un ciment habituel, et non en plusieurs mois comme le ciment romain. Les adjuvants permettent également d’améliorer ses qualités mécaniques, désormais compatibles avec un usage en construction, dans le domaine du bâtiment. Le retrait au moment du durcissement est par ailleurs plus faible, ce qui a l’avantage de limiter le risque de fissures.Le liant mis au point par Camille Magniont peut être associé avec du chanvre ou d’autres matières végétales pour produire des blocs de béton préfabriqués, à démoulage immédiat, susceptibles de favoriser le développement de maisons écologiques à coût accessible. Ces blocs, qui ont fait l’objet d’un second brevet, et qui sont développés avec des industriels régionaux, sont autoporteurs. Ils pourraient être utilisés sans ossature bois pour consolider le bâtiment. Leur qualité isolante est telle qu’ils ne nécessitent pas d’être doublés par une couche isolante, comme les murs en béton standard.Par Marc ChabreuilSommaire du Cahier Nanotechnologies> Bases documentaires

  • Aspects sécurité des nanomatériaux et nanoparticules manufacturés
  • Régulation juridique et nanosciences
  • Les nanotechnologies et le droit des brevets d’invention

> Comprendre

  • « Il faut assurer la diffusion des nanotechnologies dans le tissu industriel » (Vincent Pessey – Alcimed)
  • Nanotechnologies et médecine : une révolution annoncée
  • La giga capacité de la nanoélectronique
  • Vers le développement de nouvelles fonctions pour les matériaux

> Evaluer

  • « En matière de nanocomposites, les verrous ne sont pas que technologiques » (Jean-François Hochepied – SCPI)
  • « Il faut cesser d’ériger en nécessité l’objectif aveugle de garder notre rang » (Gérard Toulouse)
  • Nanotechnologies : les entreprises face au risque de réputation
  • Nanomatériaux : l’Afsset recommande la prudence
  • Nouveau rapport d’Ambassade : les nanotechnologies dans les pays nordiques

> In situ

  • Le casse-tête de l’encadrement juridique des nanotechnologies
  • Comment Pamotex s’est lancé dans les nano

> Produits

  • Un ciment plus respectueux de l’environnement
  • Un composite né du recyclage de peintures en poudre
  • 1.500 étiquettes RFID sur chaque Airbus A350 XWB

Identifiez vos produits dangereux avec le SGH !

Etes-vous prêts ? Savez-vous que le non respect de cette réglementation vous expose à différentes sanctions ? Pour vous aider, nous vous proposons deux solutions qui vous permettront d’être conforme à cette nouvelle réglementation et d’éviter les sanctions.  

Choisissez vos pictogrammes SGH dans notre large gamme
Fabriqués en polyester adhésif avec d’un laminage polyester, ils présentent une bonne résistance :
  • Aux produits chimiques et aux solvants,
  • A la température (-40°C à + 120°C),
  • Aux intempéries,
  • Aux UV,
  • Aux rayures et à l’abrasion.
L’adhésif, à base d’acrylique, s’applique sur les surfaces les plus difficiles.Le laminage polyester évite que l’impression soit en contact direct avec les produits chimiques.  
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Réalisez vos panneaux à volonté et en un clin d’œil, grâce à nos solutions tout en un.
  • Soyez réactif
  • Personnalisez vos étiquettes : vous pouvez ajouter votre logo
  • Vous pouvez ajouter autant de phrases de danger que la réglementation le nécessite.
  • Mettez vous à la norme à moindre coût !
Avec Brady, prenez une longueur d’avance pour réaliser votre affichage GHS ! Contactez-nous sans attendre pour demander votre démonstration gratuite ou recevoir une documentation sur ces produits!

Un tableau de bord entièrement virtuel

Les tableaux de bord électromécaniques sont de plus en plus remplacés par des visualisations entièrement numériques, réduisant ainsi la complexité des systèmes et le recours à de nombreuses variantes de production. En offrant une grande souplesse et en affichant seulement les contenus correspondant à des situations de conduite précises, ces nouveaux affichages d’instruments contribuent à une sécurité accrue du véhicule. Fujitsu Microelectronics Europe (FME) a développé un nouveau concept d’applications montrant les possibilités de réalisation de tableaux de bord virtuels pour les futurs véhicules particuliers et utilitaires. Ce démonstrateur vise à fournir une solution système complète, correctement dimensionnée, qui regroupe les parties hardware et software, une application de démonstration ainsi qu’un outil de support permettant le redémarrage rapide d’un développement. Conçu en étroite collaboration avec Icon Incar, un studio professionnel de design automobile implanté en Allemagne, il présente des fonctionnalités 3D (utilisant OpenGL ES 2.0) aussi impressionnantes que réalistes qui affichent différents tableaux de bord en haute résolution en fonction de situations réelles.Trois modes de fonctionnement ont été développés :  le mode  » Basic «  qui, axé sur la facilité d’utilisation des menus application, réduit la quantité d’information afin que le conducteur se concentre sur l’essentiel au moyen d’éléments de design harmonisés. Faisant office d’interface standard, ce mode fournit au conducteur toutes les informations nécessaires et appropriées à la conduite. La palette de couleurs  » Ice  » mélange des teintes douces à des éléments déjà clairement structurés. L’ensemble de la scène reproduit un tunnel et donne une impression d’espace infini. Un curseur se déplace sur un axe défini dans le fond. Ce dernier permet l’affichage d’éléments mobiles qui apparaissent plus petits ou plus grands selon leur distance ou leur importance. L’utilisateur peut choisir entre les vues  » navigation « ,  » média « ,  » téléphone et assistance  » ; – le mode  » Sports  » qui est conçu pour impressionner l’utilisateur avec sa palette de couleurs  » Fire  » dont le fond rouge affiche des instruments à aiguilles traditionnels. Le tableau de bord ne donne qu’un minimum d’information pour que l’attention du conducteur reste fixée sur la route. Des informations importantes, comme celles du compte-tours, sont affichées au centre. D’autres fonctionnalités de couleurs entrent en jeu si l’aiguille de vitesse passe en zone rouge. Les informations de vitesse sont affichées sur la droite, tandis que la gauche donne des informations sous la forme d’un chronomètre ;  – le mode  » Stop « , qui occupe toute la surface de l’affichage, fournit des informations sur le véhicule. Il est utilisé quand des informations de circulation habituellement affichées n’ont pas besoin de l’être comme, par exemple, au feu rouge, quand la voiture est à l’arrêt ou quand le moteur est arrêté. Dans ces cas, les informations de vitesse et autres données standard ne sont pas nécessaires. Le conducteur peut faire apparaître des informations sur le véhicule, la route ou l’état de la circulation. Il serait même possible d’intégrer à la scène des informations sur les feux tricolores, comme la durée d’un feu rouge par exemple. 

L’affichage varie en fonction des conditions de conduite © Fujitsu Microelectronics Europe (FME)
L’application utilise le processeur graphique MB86298  » Ruby  » de Fujitsu dédié aux applications embarquées, la technologie de ce cœur graphique servant de base aux SoC (systèmes sur puce) de future génération. Elle regroupe des fonctions issues de l’informatique visuelle et de l’automobile et ouvre la voie à d’impressionnantes applications dans les véhicules. En plus de quatre unités de capture vidéo intégrées et de deux contrôleurs d’affichage intégrés, l’architecture  » unified shader  » de la carte graphique est entièrement compatible avec Kronos OpenGL 2.0. Cette application utilise aussi CGI Studio, la nouvelle plate-forme de développement logiciel indépendante de Fujitsu Microelectronics Embedded Solution Austria GmbH (FEAT). Ce logiciel a été conçu spécifiquement pour le développement d’interfaces graphiques homme/machine pour les tableaux de bord automobiles 3D et pour les systèmes d’info-divertissement (HMI/GUI). En plus de son moteur logiciel 3D  » Candera « , CGI Studio comporte une chaîne d’outils d’édition continue basée sur  » Scene Composer  » ainsi que le processus de développement logiciel nécessaire.Par Marc Chabreuil

Un directeur HSE doit savoir jongler avec l’humain, l’opérationel et la technique

Christian Mathieu, Chef de service Hygiène Sécurité de l’usine Goodyear à Amiens souhaitait faire évoluer son poste vers un niveau de Direction. Dans cette optique, le parcours de formation était un atout supplémentaire. Il nous livre son expérience.

Techniques de l’ingénieur : Qu’est ce qui a motivé votre participation au parcours de formation Directeur Sécurité ?

Christian Mathieu :  » Je gère actuellement une équipe Sécurité composée de spécialistes incendie, ergonomie… alors que le poste de Direction encadre plusieurs chefs de service à l’échelle nationale. Ce nouveau poste est donc moins opérationnel et requière davantage de compétences en management.

Mon objectif était donc double : monter en compétence côté encadrement tout en maintenant un niveau d’expertise métier. Je voulais être sûr que mes compétences techniques actuelles étaient à niveau et en phase, ou, si ce n’était pas le cas, je souhaitais les mettre à jour.

Quels sont les 3 points forts de ce parcours ?

– On balaye bien tout le métier de l’hygiène-sécurité.

– Il y a un bon équilibre entre aspects humains, opérationnels et techniques

– On nous propose de vrais outils du management : il est important d’avoir des outils spécifiques sur la manière de conduire une équipe.

On ne peut pas faire de la sécurité en oubliant 1 des 3 aspects : l’humain, l’organisationnel et la technique.

Qu’avez-vous pu mettre en œuvre depuis ?

Concernant l’aspect technique, je suis rassuré et sur le management, j’ai procédé à un réajustement dès mon retour ! Tout de suite, j’ai cherché à m’adapter aux individus en face de moi. C’est comme une remise à plat de la gestion du quotidien : j’ai instauré, par exemple, une réunion hebdomadaire. « 

 

Son parcours

Titulaire d’un DUT Maintenance Industrielle, Christian Mathieu décroche son premier poste en 1983 au sein de la société sidérurgique Sollac où il occupe, pendant sept ans, le poste de technicien méthodes de maintenance. Un travail qu’il quitte en 1989, après avoir suivi un cycle de formation d’ingénieur en automatique, pour intégrer la société Massey Ferguson en tant qu’adjoint au chef du service maintenance, puis la société GIMA (Groupement International de Mécanique Agricole) filiale de Massey Ferguson et Renault Agriculture. Initialement responsable du service maintenance, il devient en 1996 ingénieur Hygiène, Sécurité, Environnement. Un poste qu’il quitte en 2003 pour devenir chef de service Hygiène Sécurité au sein de Goodyear Dunlop Tires France.

Les fiches métiers afférentes

  • Responsable Santé-Sécurité : Son rôle est de diminuer et de contrôler les risques industriels au sein de l’entreprise. De fait, afin de garantir la conformité des installations et des process de l’entreprise au regard des exigences de qualité, d’hygiène et de sécurité, de la réglementation, l’ingénieur QHSE définit des objectifs en fonction du contexte réglementaire (cadre législatif, labels et certifications obtenus). Pour cela il peut établir des indicateurs QHSE suite à des audits réalisés auprès des services de l’entreprise… En savoir plus sur l’espace Emploi et Réseau des Techniques de l’Ingénieur

 

 

Propos recueillis par Gautier Bernard

Des robots pour tâches ménagères

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/62631.htm

Les scientifiques coréens du Korea institute of science and technology (Kist) ont créé un robot humanoïde capable de faire le ménage, de mettre le linge dans la machine à laver et même de réchauffer les plats au micro-onde. Mahru-Z serait capable de « voir » les objets en trois dimensions et de reconnaître le travail qui doit être fait. Avec une taille de 1,3 mètre et un poids de 55 kilogrammes Mahru-Z est le plus avancé des robots domestiques en termes d’imitation des mouvements humains et d’autonomie. « Le point distinctif du Mahru-Z est sa capacité visuelle pour observer des objets, pour reconnaître les tâches à effectuer et exécuter celles-ci. Il reconnait également les personnes, utilise le micro-onde, la machine à laver et les grilles pains, il sait aussi prendre un sandwich ou une tasse et peut appréhender n’importe quel autre objet », indique You Bum-Jae, directeur de la section robot du Kist. « L’autre force de Mahru-Z c’est son autonomie, lui permettant de naviguer dans les chambres en utilisant ses capteurs visuels et en prenant des objets avec lui ».

Mahru-Z est en outre capable de travailler en tandem avec sa compagne robot Marhu-M, une autre création Kist ; les deux robots étant tous deux dirigés à distance par un ordinateur. Mahru-Z qui se déplace sur roues peut, par exemple, mettre des fruits dans un panier et déposer celui-ci sur la table pendant que Mahru-M, qui a davantage de mobilité, peut localiser le panier et l’apporter aux invités. Des machines similaires avaient déjà été créées ailleurs, en particulier au Japon, pionnier du secteur, mais You souligne que Mahru-Z est aujourd’hui le robot humanoïde le plus avancé en termes de mimiques de gestes humains.Mis à part les tâches domestiques, Mahru-Z peut également être utilisé dans des environnements difficiles ou dangereux pour l’homme. « Les capacités du robot lui permettent de faire des travaux dans des milieux dangereux, contaminés ou inconnus, puisque tous ses mouvements peuvent être contrôlés. A l’avenir, ce type de robots pourra être utilisé pour effectuer des opérations téléguidées dans l’espace, tel que l’utilisation d’une machine sur la lune, pendant que son pilote reste sur Terre ». En revanche, Mahru-Z ne vous permettra pas tout de suite d’échapper à vos tâches ménagères, le Kist admet en effet qu’il faudra encore beaucoup de temps avant que le robot puisse être commercialisé en masse.La recherche sur les robots « humanoïdes cognitifs », destinés à aider l’humain au quotidien et de façon autonome, est l’un des projets clés du Kist qui y consacre environ 3 millions d’euros par an.

Source : KoreaTimes, 17/01/10

Bulletin électronique Corée numéro 50 (17/03/2010) – Ambassade de France en Corée / ADIT – http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/62631.htm

La torréfaction transforme la biomasse non comestible en combustible vert

Une firme espagnole a acheté à Thermya la licence du procédé Torspy qui, après torréfaction industrielle continue, transforme tout type de biomasse non comestible d’origine agricole ou forestière en un biocoal qui conserve 95 % de l’énergie contenue initialement dans la biomasse.Société d’ingénierie leader dans la valorisation énergétique de la biomasse, Thermya a conclu un accord de concession de sa licence Torspyd à la société espagnole Idema, filiale du groupe Lantec. Selon les termes de ce contrat, Thermya, concède à Idema la licence et l’utilisation non exclusive de sa technologie novatrice de torréfaction de la biomasse. « Cet accord s’avère stratégique pour Thermya, puisqu’il marque l’entrée de notre technologie sur le marché européen » précise Hervé Chauvin, Directeur Général et cofondateur de la société Thermya.Conçu et développé par la société Thermya, le procédé Torspyd, permet de torréfier de manière continue et sur une échelle industrielle tout type de biomasse non comestible d’origine agricole ou forestière. S’apparentant à un long séchage irréversible, il repose sur un traitement thermique « doux » (≤240°C) afin de permettre l’élimination progressive de l’eau et la transformation définitive de la biomasse. Le principe de la technologie s’appuie sur la circulation en continu dans la colonne de torréfaction de deux flux à contre-courant. Sous l’effet du gaz neutre chaud, la biomasse est progressivement déshydratée puis dépolymérisée dans le réacteur.

Inerter la biomasse en la rendant friable et hydrophobe
A l’issue du processus de torréfaction, la biomasse s’est transformée en biocoal ou combustible vert, avec un degré d’humidité inférieur à 1%. Avec Torspyd, nous avons réussi à développer une technologie parfaitement adaptée aux multiples contraintes des industriels de la filière. « Cette technologie permet d’obtenir des niveaux de performance et des rendements inégalés à ce jour » souligne Jean-Sébastien Héry, Directeur Technique et cofondateur de Thermya.Le procédé Torspyd permet d’inerter la biomasse en la rendant friable et hydrophobe de manière totalement irréversible. Le biocoal peut donc être stocké de manière durable, même à l’extérieur. Parfaitement friable, il peut être facilement broyé, ou compacté en pellets à moindre coût. Surtout, le procédé de torréfaction Torspyd permet au biocoal de conserver 95 % de l’énergie contenue initialement dans la biomasse. Le marché du biocoal est immense. Mélangé à du charbon fossile, il peut être utilisé en co-combustion dans les centrales thermiques sans aucune modification des installations. Il peut également se substituer totalement au charbon avec un rendement calorifique équivalent tout en permettant des réductions d’émissions de CO2 fossile. « Thermya s’avère être aujourd’hui le seul fournisseur en Europe d’un procédé permettant, sur une échelle industrielle, de torréfier la biomasse de manière continue. Cet accord nous permet d’aborder le marché de la valorisation des résidus forestiers et agricoles avec une solution technologique innovante et opérationnelle » a expliqué Román Monasterio Larrinaga, Directeur Général du groupe Lantec. Marc CHABREUIL 

En savoir plus
De la biomasse au biocoal : le traitement thermique du procédé Torspyd met en œuvre 2 flux circulant à contre-courant : un flux gazeux et un flux de biomasse. Lors de sa progression du haut vers le bas de la colonne, la biomasse rencontre progressivement des gaz neutres dont la température est de plus en plus élevée. Lors de sa progression vers le bas, la particule de biomasse perd progressivement son eau. Les polymères contenus dans les hémicelluloses sont brisés laissant ainsi une petite partie des substances organiques partir dans le flux gazeux. Ces phénomènes se poursuivent jusqu’à ce que la particule atteigne la grille. Une fois sorti de la colonne, le flux gazeux est reconditionné afin d’être réinjecté en bas de colonne et d’amorcer une nouvelle boucle. Le produit torréfié obtenu en bas de la colonne est appelé « biocoal » ou combustible vert.

La RFID toujours porteuse de promesses

A quelques jours du salon de la RFID, ABI research vient de publier une étude sur le secteur. Assez optimiste malgré la crise, le cabinet de recherche prévoit une croissance soutenue dans les cinq prochaines années, de l’ordre de 14 % en moyenne. Le marché de la radio frequency identification devrait ainsi atteindre 8,25 milliards de dollars (environ 6 milliards d’euros) en 2014, et 7,46 milliards (5,5 milliards d’euros) si l’on exclut les dispositifs d’immobilisation dans l’automobile. En 2010, le marché représentera 4,47 milliards de dollars sans l’automobile, soit une croissance de 15 % par rapport à 2009. A titre de comparaison, le cabinet britannique IDTechEx prévoyait pour 2009 un marché de 5,56 milliards de dollars et VDC research un marché de 4,4 milliards de dollars.
Du 23 au 26 mars, le RFID show
D’ici à 2014, la plus forte hausse concernera d’après ABI research les systèmes de localisation en temps réel (RTLS pour real-time locating systems), les systèmes de convoyage des bagages, l’identification des animaux, ou encore les tags pour les produits de grande consommation. Autre opportunité forte pour le secteur : les passeports électroniques et autres cartes.Le RFID show, qui se tiendra à Paris Nord Villepinte du 23 au 26 mars, sera l’occasion de confirmer la bonne santé du secteur. A noter qu’il se tiendra en parallèle de la SITL (semaine internationale du transport et de la logistique), la RFID restant encore très lié au secteur de la logistique. Le salon accueillera différentes conférences comme « Projets innovants – Marché et retours d’expérience RFID », « Normes et standards » ou encore « Internet des objets » et des ateliers sectoriels (mode, textile et luxe, hôpital, pharmacie, logistique, grande distribution, aéronautique, sécurité et maintenance…).  Liens utiles
  • RFID show : www.rfid-show.com
  • ABI research : www.abiresearch.com

 

Une plate-forme PLM pour gérer les 10 millions de pièces d’un navire

La construction des car-ferries et ferries à passagers, des méthaniers et des paquebots de croisière de Meyer Werft GmbH nécessite la gestion de plus de 10 millions de pièces différentes en conception et logistique. Comparé à d’autres secteurs industriels, ce gigantisme implique des exigences élevées en matière de fonctionnalités et de performances du système PLM (Product Lifecycle Management ou gestion du cycle de vie des produits).Meyer Werf qui possède les installations de production les plus modernes dans l’industrie de la construction navale, recherchait une solution PLM de nouvelle génération capable de générer des gains d’efficacité en termes de conception et de production, d’améliorer la qualité, de réduire les coûts et de stimuler sa capacité d’innovation (lire l’article L’usine numérique et la simulation). Un projet qui va entraîner une véritable transformation de son métier.Déjà utilisateur de la solution Catia de Dassault Systèmes pour la conception virtuelle de produits, Meyer Werft, avait lancé un appel d’offres mondial et retenu, au début de l’année dernière, la plate-forme V6 de Dassault Systèmes et l’expertise d’IBM Global Business Services pour le conseil, la mise en œuvre et l’intégration de la nouvelle plate-forme PLM. Le partenariat avec IBM concerne la définition et l’élaboration des processus de tous les projets de développement menés par Meyer Werft. » Afin de rester le chantier naval le plus innovant et le plus efficace au monde, le PLM joue un rôle moteur en nous permettant de gérer plus efficacement la complexité croissante de nos navires, précise Lambert Kruse, Managing Director de Meyer Werft. Notre choix en faveur de la solution V6 a été dicté par plusieurs facteurs clés, notamment l’alliance performante de la technologie 3D et d’une infrastructure PLM, mais il a également été guidé par la volonté de partenariat et d’ouverture d’IBM et de DS. « Partenaire de Meyer Werft, IBM GBS est chargé de tirer parti du potentiel de la solution PLM V6 appliquée aux processus et à l’infrastructure informatique de Meyer Werft. Ainsi, sera-t-il responsable de la gestion du projet ainsi que de la conduite du changement organisationnel. En outre, les consultants IBM vont élaborer, en collaboration avec Meyer Werft, une architecture durable intégrant efficacement le PLM V6 aux applications et processus existants, mettant ainsi à profit leur expérience de l’architecture orientée services (AOS ou SOA ou Service Oriented Architecture). Avec la V6, Meyer Werft va être en mesure de mettre à la disposition d’un large public en interne, un accès en ligne intuitif à la définition en 3D et aux données produits détaillées de ses navires, du stade de la conception à celui de la production. » Meyer Werft construit de magnifiques navires d’une extrême complexité, mobilisant une main-d’œuvre qualifiée et expérimentée en conception, construction et livraison, dans un grand nombre de disciplines. Notre plate-forme PLM V6 redéfinit la simplicité d’emploi et couvre un plus large éventail de disciplines, autorisant ainsi la collaboration basée sur des expériences 3D réalistes, en améliorant par conséquent la compréhension et la communication entre tous les acteurs impliqués « , conclut Bernard Charlès, Directeur Général de Dassault Systèmes. Par Marc Chabreuil

Quand SharePoint joue la carte de la gestion de contenu d’entreprise

vec la sortie de la version 2010, la plateforme Microsoft SharePoint, déjà largement adoptée par les entreprises et administrations, renforce considérablement ses fonctionnalités de gestion de contenu. Pour Ziad WAKIM, Vice Président Solutions d’Ever-Team, éditeur de logiciels intégrés d’ECM, loin d’être une concurrente, elle se positionne comme un véritable ambassadeur de la mise en œuvre d’une gestion de contenu à valeur ajoutée et permettra aux fournisseurs de solutions d’envisager de nombreuses solutions métier innovantes.La plateforme Microsoft SharePoint se positionne désormais comme une brique stratégique dans la plupart des entreprises. Force est de constater que depuis le lancement de la version 2007, les acteurs économiques et les administrations se sont massivement tournés vers cette solution afin de répondre à leurs différents besoins en matière de travail collaboratif mais également de gestion de contenu. Cette tendance semble s’accentuer au regard de l’émulation liée à la sortie de SharePoint 2010 qui renforce considérablement ses fonctionnalités d’ECM (Enterprise Content Management). SharePoint 2010 devrait donc se positionner comme un véritable ambassadeur de la mise en œuvre d’une gestion de contenu à valeur ajoutée au sein de l’entreprise.En évangélisant les entreprises sur les avantages liés à la gestion de contenu et en proposant des fonctionnalités fondamentales, SharePoint se positionne donc en partenaire des fournisseurs de solutions ECM. En effet, ces derniers peuvent alors s’appuyer sur une plateforme robuste et évolutive pour proposer des solutions permettant de gérer les projets ECM les plus complexes et les processus métiers qui y sont associés.

« Construire de nouvelles offres directement sur la plateforme »
Il n’existe donc pas de compétition mais plutôt une réelle complémentarité et de vraies opportunités de développement pour les éditeurs du marché. La gestion de contenu à très forte valeur ajoutée sera désormais le sésame des fournisseurs qui pourront apporter des réponses métiers à leurs clients.Il est donc fondamental de profiter du socle fonctionnel de gestion de contenu mis à disposition par Microsoft SharePoint et de le valoriser en proposant de nouvelles offres construites directement sur la plateforme. Celles-ci apporteront une véritable richesse métier telles que la dématérialisation, la gestion des dossiers d’affaires ou encore la conformité réglementaire. Il ne s’agit donc pas de se limiter à proposer de simples connecteurs à SharePoint mais de répondre à des besoins métiers en s’appuyant sur un référentiel unique et consolidé, et une expérience utilisateur commune fournies par SharePoint.Dans ce contexte, de nombreuses solutions métier innovantes peuvent être envisagés : rapprocher le contenu non structuré du métier, optimiser les processus de traitement du document, aborder les aspects liés à la conformité au travers de l’archivage à valeur légale ou à valeur probante…L’un des enjeux sera, par exemple, de pouvoir accéder et de déposer directement dans la plateforme SharePoint des documents directement depuis les applications métiers utilisées quotidiennement par les utilisateurs : les applications de gestions (ERP, …) bien sûr, mais également les outils de messagerie ou le poste de travail de l’utilisateur.Les projets de dématérialisation et d’amélioration de la productivité des processus métiers (dossiers d’affaires, gestion du courrier, traitement des sinistres, …) pourront désormais s’appuyer directement sur le référentiel SharePoint, évitant le risque d’un silo documentaire par métier. Enfin, sur le plan de la conformité, SharePoint 2010 permet aux solutions d’archivage électronique à valeur probante ou à valeur légale de se positionner de façon efficace en aval de SharePoint afin de répondre aux contraintes règlementaires et normatives. Bien entendu, de nombreuses autres offres devraient également émerger dans les prochaines années. La plateforme SharePoint 2010 devrait donc largement positionner la gestion de contenu comme un must have pour les entreprises. A n’en pas douter, nous devrions rapidement voir de nouveaux projets.ECM se développer ou évoluer à court terme. Les fournisseurs de solutions de gestion de contenu qui sauront valoriser cette plateforme au travers d’une dimension métier auront donc de beaux jours devant eux. Ziad WAKIM, Vice Président Solutions d’ Ever-Team

L’information scientifique et technique au coeur d’i-expo 2010

I-expo, le salon de référence de l’information stratégique, de la veille et de l’intelligence économique, ouvrira cette année ses portes du mercredi 9 juin au jeudi 10 juin 2010, dans le Hall 5.1 de la Porte de Versailles à Paris. Destinée aux acteurs du secteur de l’information scientifique et technique depuis les chercheurs, les bibliothèques, les cellules de veille en IST, les dirigeants de PME innovantes, en passant par les éditeurs, les producteurs de bases de données scientifiques ou de brevets, les portails de revues, les archives ouvertes, les agences d’abonnement, les moteurs de recherche, les développeurs d’outils collaboratifs… , l’édition 2010 du salon propose de nombreuses nouveautés. Parmi celles-ci, une plus grande surface d’exposition, des villages thématiques, un espace Piazza, des rendez-vous d’affaires ainsi qu’un programme de conférences plénières gratuites et d’ateliers dont le fil conducteur est, cette année, « l’Information et le Numérique : l’heure des choix ».

Un thème qui sera décliné dans les conférences plénières gratuites par une série de débats :

  • Quelle société de l’information ? ;
  • Abondance, confiance et indépendance de l’information ;
  • Réagir aux tranformations de l’innovation ;
  • Les nouveaux enjeux de la communication scientifique ;
  • Où va la veille ? ;
  • De la gestion de l’information à la gestion des connaissances.

Et dans les ateliers-formations du GFII (éligibles à la formation permanente), par les thématiques suivantes :

  • L’information presse sur media mobile ;
  • L’archivage numérique ;
  • Les nouveaux modes d’accès à l’information ;
  • De la veille à l’analyse ;
  • La gestion des ressources électroniques ;
  • La veille en temps réel ;
  • Entreprises 2.0 et réseaux sociaux ;
  • De la veille à l’intelligence marketing.

Retrouvez sur le site i-expo, la présentation détaillée des conférences consacrées à l’IST et à la veille. Au delà, i-expo prend en 2010 un caractère encore plus international en accueillant le Global Information Industry Summit, organisé par la Software and Information Industry Association, en partenariat avec le GFII.

Pour plus d’information : http:/www.i-expo.net

Photovoltaïque : trop d’installations dangereuses

Le parc photovoltaïque de France et d’Outre-mer poursuit son évolution. Entre la fin du mois de septembre 2009 et la fin décembre de cette même année, celui-ci a progressé de 54 %. Par ailleurs, 91 % des systèmes photovoltaïques en service sont des installations de moins de 3 kW qui représentent 44 % de la puissance installée.

En 2009, sur les 2.341 installations photovoltaïques existantes, dont 1.241 dans les DOM, CONSUEL (COmité National pour la Sécurité des Usagers de l’Electricité), organisme reconnu d’utilité publique depuis 2004 sous tutelle de la Direction générale de l’énergie et du climat, a constaté que 37 % d’entre elles, soit 864, sont non-conformes. Un constat plutôt encourageant si on compare ce chiffre à celui de 2008 où 45 % des installations contrôlées, soit 630, présentaient des non-conformités. Mais il faut préciser que la situation entre la métropole et les DOM est très inégale. On note en effet 21 % de non-conformités dans les DOM contre 51 % en métropole. Quels facteurs expliquent une telle disparité ?

Dans les départements d’Outre-mer, les attestations de conformité visées par CONSUEL, organisme accrédité par le COFRAC, sont exigées systématiquement par le gestionnaire de réseau de distribution d’électricité lors du raccordement. Ce qui incite les quelques installateurs locaux à une plus grande vigilance sur le respect des règles d’installation qui sont dictées par le guide UTE C 15712. Ces contrôles ont aussi un effet pédagogique et permettent aux installateurs de mieux maîtriser les règles de sécurité. En métropole, la situation est très différente et s’explique par la diversité de qualification des entreprises, mais aussi par l’absence d’un contrôle obligatoire.

Les 1.241 installations contrôlées en France l’ont été sur la base du volontariat. Mais quel serait le taux de non-conformités si le processus de l’attestation de conformité était rendu obligatoire ? Conscient de cette situation, le ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement Durable et de la Mer a décidé de modifier le décret du 14 décembre 1972 rendant obligatoire, dans le logement, l’attestation de conformité pour toute installation électrique neuve et de l’étendre aux installations de production notamment photovoltaïques. Reste à espérer que les pouvoirs publics publieront rapidement ce décret modifié.

En attendant, cette situation représente un vrai danger pour les particuliers, et les installateurs le savent bien. Parmi les 864 installations non-conformes, 72 % présentaient un risque d’électrocution et les 28 % restant présentaient un risque d’incendie. Les principales non-conformités rencontrées lors des contrôles concernaient l’absence d’étiquette d’avertissement, des prises de terres distinctes non interconnectées, une valeur de la prise de terre incorrecte, une mise en œuvre incorrecte (connexions, type de câble, etc.), l’absence de parafoudre dans les zones kérauniques supérieures à 25 ou dans les bâtiments avec paratonnerre, et une section inadaptée du circuit entre l’onduleur et le réseau. Du chemin reste à faire.

Par Marc Chabreuil

Le Lean, avons-nous manqué quelque chose ?

Qui, dans l’industrie, peut aujourd’hui s’offrir le luxe d’ignorer le Lean, interrogeait l’Usine Nouvelle en janvier 2009. Elaborée dans l’industrie automobile par Toyota au lendemain de la seconde guerre mondiale, la démarche Lean vise l’optimisation des processus en diminuant les sources d’inefficacités et de gaspillages. Elle est applicable dans tous les secteurs d’industrie (y compris pharmaceutique ou agroalimentaire) et à toutes les activités (production, organisations de service, fonctions support). Plébiscitée en période de croissance, cette approche est aujourd’hui questionnée à la lumière de la crise économique. La question posée est cependant moins de savoir si la démarche Lean reste applicable dans un contexte de crise que celle des adaptations incontestablement nécessaires.

Dans un marché en croissance comme celui que nous avons connu jusqu’en 2008, cette approche semble tout à fait cohérente. L’augmentation de l’activité absorbe au fur et à mesure les gains de productivité, qu’ils concernent la production ou d’autres fonctions.

Il en va autrement dans un contexte de crise, caractérisés par la stagnation voire la baisse de l’activité. Dans une première période, les entreprises ont, d’une certaine façon, éludé le problème, en affectant les gains de productivité réalisés à la réduction des coûts. Ainsi, elles pouvaient maintenir leur rentabilité dans un contexte de marché plus tendu. Dans certains cas, l’objectif de réduction des coûts est devenu la principale motivation de mise en œuvre des méthodes Lean, sinon la seule. Il s’agit d’une perspective à court terme, tournée vers un résultat immédiat qui s’est souvent traduit par la compression des effectifs.

Un principe gagnant-gagnant

Au bout du compte, les entreprises qui se sont engagées dans cette voie sont aujourd’hui doublement confrontées à une impasse. Pour la plupart, ces gains de performance reposent en effet sur l’implication des équipes liées à la production. Chacun, à son niveau, et c’est l’un des principes fondateurs du Lean, est sensé contribuer à l’amélioration globale de la production par ses suggestions et par son action.

Chez Toyota par exemple, chaque collaborateur fait environ une suggestion par mois, contribuant ainsi à l’amélioration continue de l’entreprise. Pour qu’un tel système fonctionne, chaque contributeur doit pouvoir y trouver son compte, en termes de maintien ou d’amélioration de sa situation professionnelle. Les méthodes Lean reposent avant tout sur un principe gagnant-gagnant. Et c’est précisément cet équilibre qui se trouve remis en cause par la perspective des réductions d’effectifs, vécue comme une sanction.

Cet équilibre n’est pas seulement nécessaire au maintien d’un bon climat social dans l’entreprise. Sa remise en cause affecte également l’une des valeurs fondatrices commune à tout type d’entreprise, quelle que soit sa taille ou son secteur d’activité. Il s’agit de sa volonté de progresser. Car lorsque la démarche Lean est utilisée pour la réduction des coûts et des effectifs, toute l’entreprise adopte mécaniquement une position purement défensive, comparable à celle de l’assiégé en infériorité numérique. Il ne s’agit plus d’aller de l’avant mais juste de tenir une position, survivre. L’utilisation du Lean dans le seul objectif de réduire les coûts aboutit ainsi à une position paradoxale, changer sans changer. Les gains de productivité sont utilisés pour maintenir l’entreprise en l’état; elle produit la même quantité avec des moyens humains réduits. Les pratiques demeurent, mais le sens et l’objectif sont perdus.

Si le phénomène n’était limité qu’aux entreprises françaises, il pourrait peut-être s’expliquer par une traduction imparfaite du mot Lean qui en anglais, ne signifie pas maigre mais sans superflu, comme celui d’un marathonien. Ce ne devrait absolument pas être un corps mal nourri qui de surcroît craint pour son avenir.

Un projet qui donne envie à tous d’y contribuer

Parce qu’elle est le résultat d’un processus d’amélioration continu dans tous les compartiments de l’entreprise (ateliers, services de support, R&D, ventes, management), la mise en œuvre des méthodes Lean ne peut se satisfaire d’objectifs à court terme. Elle doit au contraire s’appuyer sur une stratégie crédible d’absorption sur le long terme des gains de productivité réalisés, par la conquête de nouveaux marchés, la dynamisation des ventes, l’augmentation de la qualité du service, etc. Le mot-clé ici est  » perspectives « . Il s’agit de dessiner, à l’échelle de l’entreprise, une perspective d’absorption des gains de productivité qui ne passe pas par la réduction des effectifs. Il faut un projet crédible et mobilisateur.

Ce genre de perspective ne peut être fourni que par un projet industriel ambitieux, inscrit dans la durée (une ou plusieurs décennies) et qui mettrait l’entreprise à l’abri de la volatilité du marché. Au service d’un tel projet, la démarche Lean doit naturellement être étendue au delà de son champ traditionnel d’application, l’atelier ou l’usine de production. C’est l’ensemble des acteurs de la chaîne qui se trouve impliqué dans la recherche de gains de productivité, l’identification des bonnes pratiques et des idées innovantes. La mise en œuvre du Lean produira d’autant plus d’effets positifs qu’elle sera mise au service d’une vision d’avenir crédible, motivante et partagée par tous. Nous oublions trop souvent que « le modèle Toyota » est un modèle de forte croissance et que c’est pour cela que tous les collaborateurs ont envie d’y contribuer.

Par Philip Marris, fondateur et Directeur général de Marris Consulting, et Michel Prud’homme, Consultant Manager secteur Industrie Automobile chez Marris Consulting&

« la Clairière », premier immeuble collectif passif dans l’habitat social

Avec ses partenaires, en particulier BASF et EDF, le Foyer Rémois vient d’inaugurer à Bétheny l’immeuble « la Clairière », qui met en œuvre des solutions existantes optimisées au travers de leurs applications les plus performantes. Une réalisation qui vise à obtenir les labels « Bâtiment Basse Consommation Effinergie » et « PassivHauss ».Deux ans avant l’entrée en vigueur des recommandations du Grenelle de l’Environnement sur les performances énergétiques des bâtiments, « la Clairière » est le premier habitat collectif qui vise à la fois le label « Bâtiment Basse Consommation Effinergie » et le label « PassivHaus ». Cette réalisation consommera moins de 15 kWh/m² par an pour son chauffage, soit une performance énergétique supérieure de 70 % aux objectifs imposés par la RT 2005, la réglementation actuellement en vigueur, et une anticipation sur les exigences de la nouvelle RT 2012 et du label « Bâtiment Basse Consommation Effinergie » qu’elle préconise. En effet, ce n’est qu’en 2012 que tous les bâtiments neufs devront se rapprocher des performances énergétiques de « la Clairière ».Par ailleurs, son seuil de consommation global en énergie primaire pour l’eau chaude, le chauffage, la ventilation et les auxiliaires ne devra pas dépasser 65 kWh/m² et par an (seuil région) pour être également labélisé « BBC Effinergie ». En fin de chantier, il a également fallu valider un test d’étanchéité à l’air (« Blowerdoor Test ») fixant l’exigence requise en valeur à maximum, soit 0,6 vol/h pour le taux de renouvellement d’air sous une différence de pression de 50 Pascals. Au total, la consommation maximale correspondante en énergie primaire est fixée à 120 kWh/m² par an pour le chauffage, l’eau chaude, la ventilation, les auxiliaires et l’électricité domestique.Ce bâtiment conçu par BCDE architecture, accompagné en phase chantier par le cabinet de conseil en efficacité énergétique LUWOGE consult, pour le maître d’ouvrage et bailleur social, le Foyer Rémois, intègre depuis la conception une réflexion technico-économique et une expertise en efficacité énergétique. Quatre solutions ont été associées pour une performance énergétique optimale.

  •  Le respect de l’architecture bioclimatique couplée à une toiture végétalisée : il ajoute à la fois un gain écologique et un aspect esthétique appréciable intégrant parfaitement le projet à son environnement.
  • Une isolation optimale avec la pose en façade de systèmes d’isolation thermique par l’extérieur. Elle est assurée par un système de la société Sto fabriqué à partir de plaques de billes de Neopor de BASF transformées par Placoplatre, l’entreprise locale SAPE étant chargée de la pose. «la Clairière» s’appuie ainsi la solution d’isolation thermique haute performance Cellomur Ultra. Naturellement de couleur gris argenté, les panneaux en PSE sont réalisés avec les billes de polystyrène graphité expansible Neopor, un matériau en polystyrène graphité expansible, qui permet d’augmenter de plus de 15 % les performances thermiques des panneaux par rapport à un PSE classique. « L’obligation de résultat nous a conduit à approfondir les interfaces de construction » explique Laurent Debrix, architecte en charge de « la Clairière » (BCDE Architecture). « Un bâtiment ainsi isolé par 30 cm de Cellomur Ultra ne doit présenter aucun pont thermique entre le volume chauffé et le volume froid. Le « manteau isolant » doit être parfaitement étanche et les particularités présentées par les châssis de baies ou les modénatures de façade ont pu être absorbées par la facilité de découpe du matériau ». « Obtenir de telles performances thermiques implique un soin extrême pour la découpe et l’assemblage des panneaux » complète Patrice André, directeur de l’entreprise SAPE qui souligne 4 points particuliers : l’utilisation d’une machine à fil chaud pour réaliser les feuillures au niveau des fenêtres et les découpes en biais au niveau des appuis; la protection de la façade du soleil par un filet sur l’échafaudage lors de la mise en œuvre des panneaux; une fixation collée avec des renforts mécaniques au niveau des linteaux des fenêtres et du rail bas; compte tenu de la largeur des panneaux; et une logistique adaptée aux grandes dimensions des panneaux.
  • Une ventilation assurée par un système de VMC (ventilation mécanique contrôlée) double-flux Dee-Fly micro-watt (basse consommation) avec un échangeur thermique à haut rendement (jusqu’à 90 % des calories de l’air extrait sont récupérées et transmises à l’air neuf entrant). Destiné à assurer la ventilation permanente des logements, ce système se compose d’un ventilateur d’extraction installé en toiture, d’un ventilateur d’insufflation en sous-sol et d’un échangeur thermique haut rendement placé en volume chauffé. L’ensemble est complété par un puits canadien qui fournit une géothermie efficace et permet un apport de fraîcheur et confort en été.
  • Une production d’eau chaude sanitaire assurée par des panneaux solaires installés sur le toit du bâtiment qui est également recouvert d’une couche végétale qui permet la récupération de l’eau de pluie et forme une barrière naturelle contre l’humidité et le froid.
Pour sa part, EDF contrôlera les apports énergétiques (le puits canadien, les capteurs solaires et les calories récupérées par la ventilation double-flux) et celui des équipements électriques liés à la consommation collective et individuelle par la pose et le relevé d’informations de sous-compteurs (eau chaude sanitaire, éclairage, chauffage d’appoint des salles de bain et électroménager). Toutes ses données sont rapatriées par liaison Internet vers le centre R&D d’EDF. Une caméra thermique mesurera la thermographie du bâtiment afin de s’assurer du bon traitement des ponts thermiques. La somme de toutes ces solutions énergétiques doit conduire à une économie de 80% sur le chauffage, à condition de bien utiliser les systèmes mis en place Pour ce faire, EDF accompagne le Foyer rémois dans l’approche sociétale au travers des réunions avec les locataires entrants puis au coup par coup (sensibilisation à la maîtrise de la demande d’électricité, remise de lampes basse consommation, sensibilisations aux économies d’énergies et formation aux bonnes pratiques). Les performances annoncées de « la Clairière » suivent l’expérience de la Cité-jardin «les Aquarelles» et préfigurent l’industrialisation du processus à travers le projet de « la 12ème Escadre d’Aviation ». Ces trois programmes ouvrent l’ère des éco-cités en combinant l’ingénierie de la Cité-jardin et les technologies de l’immeuble passif.  Marc CHABREUIL

La plus grande éolienne au monde sera construite en Norvège

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/62535.htmENOVA, l’organisme public norvégien pour la promotion des énergies renouvelables et de l’efficience énergétique, a annoncé le 12 février 2010 apporter son soutien financier à la construction d’un prototype d’aérogénérateur (communément appelé éolienne) sur la côte sud-ouest du pays. Ce projet est porteur de deux innovations.Premièrement, l’aide d’ENOVA ouvre la voie à la construction en Norvège de la plus grande éolienne au monde. La turbine sera munie d’un rotor à pales d’un diamètre de 145 mètres pour une hauteur de 162,5 mètres. Au-delà de ses dimensions, son innovation réside dans l’augmentation de la capacité de génération d’électricité et la diminution des coûts d’exploitation. Ceci est obtenu par une réduction du poids de la turbine et du nombre de parties mobiles ainsi que par l’ajout d’un système de générateur sans engrenage. Le prototype d’éolienne, d’une puissance de 10 MW, soit trois à quatre fois la capacité actuelle, sera érigé à Oygarden dans le Hordaland.Testée onshore au cours des deux prochaines années, cette nouvelle technologie sera commercialisée dans quatre ans pour des utilisations en haute mer, sur mât fixe ou flottant encré au fond marin. Les perspectives d’installations flottantes en font une technologie d’avenir pour l’électrification des plateformes pétrolières et gazières offshores mais aussi pour le raccordement des fermes éoliennes aux réseaux électriques continentaux. La technologie est développée conjointement par Sway AS et Smartmotor AS. La société Sway AS est elle-même détenue par Statoil, Lyse, Inocean og Eystein Borgen.
Miser sur l’éolien offshore
La deuxième innovation réside dans l’ampleur de l’aide accordée par ENOVA. Le projet pilote de démonstration a été rendu éligible dans le cadre du programme Génération d’électricité marine renouvelable initié en février 2009. Les premières aides furent d’abord accordées à des projets portant sur l’énergie des vagues et des courants. Mais le projet Sway recevra pour sa réalisation une aide à l’investissement d’une toute autre ampleur: 137 millions de couronnes norvégiennes (17 millions d’euros) pour un coût total d’environ 400 millions (50 millions d’euros). Cette aide directe est la plus importante jamais accordée par ENOVA à une technologie en développement. ENOVA SF a été créé en 2001 sous le statut d’entreprise publique détenue par le Ministère de l’Energie et du Pétrole. Les ressources financières d’ENOVA proviennent d’un Fonds Energie sous sa gérance et qui est alimenté par un prélèvement sur les tarifs de distribution de l’électricité (1 øre par kWh). Sway AS avait préalablement reçu en 2005 le soutien financier du Conseil Norvégien de la Recherche (Forskningsrådet), Statkraft, Shell Technology Norway et Lyse, pour le développement du prototype.La société Sway avait obtenu le permis de construire et d’exploitation en novembre 2009 suite à la procédure d’autorisation conduite par l’autorité norvégienne de régulation de l’énergie (Noregs vassdrags- og energidirektorat, NVE) en application de la Loi sur l’Energie. Cette autorisation était toutefois conditionnée par l’obtention de l’aide d’ENOVA. Le gouvernement norvégien est également en train de préparer une stratégie nationale ainsi qu’une loi sur les énergies renouvelables en mer. La future loi assurera la supervision par l’Etat du développement de ces énergies et mettra en place un régime de concessions comparable à celui des activités pétrolières et gazières.Enfin, le projet est à mettre en perspective avec la signature par la Norvège le 2 février 2010 de la Déclaration de la Mer du Nord (North Sea Declaration) préalablement adoptée en décembre 2009 par neuf pays (Belgique, Danemark, France, Allemagne, Irlande, Luxembourg, Pays-Bas, Suède et Royaume-Uni). La Déclaration vise à instaurer une collaboration étroite entre les pays côtiers de la Mer du Nord pour la coordination du développement des infrastructures et des politiques en matière d’énergie éolienne offshore. Elle vise en particulier à la construction d’un réseau électrique sous-marin (supergrid) qui servira en priorité à interconnecter les pays producteurs d’énergies renouvelables dans ces eaux. Cet accord politique appelle à l’adoption d’ici la fin 2010 d’un plan de travail stratégique sous la forme d’un « Memorandum of Understanding of the North Seas Offshore Grid Initiative ». En savoir Plus– Communiqué de presse, ENOVA, 15 février 2010 – http://naring.enova.no/sitepageview.aspx?articleID=3835– Société Sway AS, http://sway.no/ avec vidéo de présentation de la technologie Sway – http://sway.no/index.php?id=35– Projet de Loi sur les énergies renouvelables en mer, Ot.prp. nr. 107 (2008-2009) – http://redirectix.bulletins-electroniques.com/OeVPv– Communiqué de presse, Ministère norvégien de l’Energie et du Pétrole, 2 février 2010 – http://redirectix.bulletins-electroniques.com/UPQvfRédacteur : Catherine Banet – Doctorante à l’Université d’Oslo, Faculté de Droit – Institut Nordique pour le Droit de la Mer, Département du Droit du Pétrole et de l’Energie – [email protected]Origine : BE Norvège numéro 92 (9/03/2010) – Ambassade de France en Norvège / ADIT – http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/62535.htm 

Le Poste de Travail Web

Quels seront demain les interfaces de travail des utilisateurs et les portails « nouvelle génération » ? « Le poste de travail Web » répond à ces questions mais traite aussi des concepts de poste de travail, d’activité interactive et des aspects pratiques de la mise en œuvre au travers de retours d’expérience et de recommandations. Sans oublier les questions techniques et ergonomiques que soulève inévitablement la mise en œuvre d’un portail.Apparue dans les années 2000, la première génération de portail n’avait alors pas tenu toutes ses promesses. Mais la situation a eaucoup changé ces dernières années. De nouvelles plates-formes techniques plus simples et plus complètes telles que Microsoft Sharepoint et Liferay sont apparues et le niveau de maturité des systèmes d’information s’est considérablement accru.Co-écrit par 4 experts du Groupe SQLI, Arnaud Deslandes, Jean-Claude Grosjean, Médéric Morel et Guillaume Plouin, « Le poste de travail Web – Portail d’entreprise et accès au Système d’Information » a pour ambition de traiter à la fois les concepts de poste de travail, de situation de travail ou d’activité interactive et les aspects pratiques de la mise en œuvre au travers de retours d’expérience et de recommandations.

Destiné aux développeurs et architectes
Il aborde également des questions techniques et ergonomiques que soulève inévitablement la mise en œuvre d’un portail. Il permet de comprendre ce que seront demain les interfaces de travail des utilisateurs et les portails « nouvelle génération ».
  • Préfacé par Karim Manar, Sharepoint, Search & Groove Product Manager, Microsoft France, ce livre s’articule en 5 parties autonomes :la première partie traite du poste de travail, de son ergonomie et de la mutation en cours des interfaces utilisateurs ;
  • la seconde présente les portails en mettant l’accent sur leurs aspects collaboratifs ;
  • la troisième, plus technique, porte sur les innovations apportées par les approches Web 2.0 ;
  • la quatrième analyse la place et le rôle du portail dans le système d’information de l’entreprise.
  • la dernière traite de la mise en œuvre d’un projet « portail » depuis le choix de la plate-forme technique jusqu’au déploiement.
« Cet ouvrage s’adresse aussi bien aux développeurs et architectes qui y trouveront des recommandations issues de nombreux retours d’expérience, qu’aux maîtres d’ouvrage en informatique qui pourront se familiariser avec les concepts, les spécificités et le vocabulaire de ce type de projet ou encore qu’aux décideurs qui souhaitent comprendre les enjeux liés au déploiement d’un portail d’entreprise » précise Médéric Morel, Directeur de Sqli Consulting, une société de services spécialisée dans les NTIC, les nouvelles offres SAP et la Business Intelligence.

L’INRIA réorganise ses dispositifs de transfert de technologies

Impliquée depuis sa création dans le transfert de technologies innovantes vers le monde économique et la société, l’INRIA a décidé de réorganiser cette activité.  » Notre objectif est de diversifier le plus possible les opportunités de partenariats et d’accompagner dans la durée ce transfert, explique Michel Cosnard, Président-Directeur-Général de l’INRIA. Il s’agit également de mieux structurer nos actions. De moins s’investir dans des réponses ponctuelles à un problème par exemple, mais de privilégier les partenariats stratégiques avec les industriels afin de les accompagner dans leur développement. Dans ce même esprit, nous voulons également mieux adresser les PME et leurs besoins en ressources technologiques. « Résultat, depuis environ un an, l’INRIA s’est appliqué à revisiter son dispositif de transfert, qui, insiste Bruno Sportisse, directeur du transfert et de l’innovation au sein de l’institut de recherche, reste un  » processus de transformation d’un objet de recherche en un objet ayant une valeur économique pour la société.  » Celui-ci se structure désormais autour de trois axes.

Privilégier les partenariats stratégiques
Le premier consiste à recentrer la recherche partenariale avec les grandes entreprises autour de quelques accords stratégiques structurants. Ce qui implique la mise en place d’une relation pérenne puisque les deux partenaires s’engagent sur une feuille de route de plusieurs années, mais aussi un pilotage conjoint des programmes de recherche industrielle et la mobilisation de plusieurs équipes au sein de l’INRIA. Ce type de relation peut également aboutir, comme dans le cas du partenariat avec Alcatel-Lucent sur l’Internet du futur, à la création d’un laboratoire virtuel commun et à des actions stratégiques communes.Un engagement très structurant pour l’institut puisque ce faisant, il le conduit à privilégier certaines thématiques de recherche qu’il juge porteuses ou stratégiques, à coordonner ses efforts en interne pour y répondre et à se positionner sur ces domaines pour les quelques années à venir. Dans cette perspective, quatre grandes thématiques ont été identifiées :
  • l’Internet du futur sur laquelle il collabore avec Alcatel-Lucent Bell Labs, Thomson et France-Télécom/Orange Labs ;
  • le calcul intensif sur laquelle il poursuit son partenariat avec EDF R&D ;
  • Les systèmes embarqués avec STMicroelectronics ;
  • et l’édition de logiciels.
Mieux accompagner la croissance des entreprises créées
Située à l’autre bout de la chaîne de l’innovation, la création d’entreprises reste un axe très fort du dispositif de transfert technologique de l’INRIA. Son bilan dans ce domaine est d’ailleurs assez éloquent. L’institut de recherche a en effet participé, au cours des 20 dernières années, à la création d’une centaine de spin-off via sa filiale INRIA-Transfert et I-Source Gestion, un fonds de capital investissement spécialisé dans le financement de l’amorçage d’entreprises innovantes dans les STIC. Mais cela ne suffit plus. « Nous devons renouveler ce dispositif, commente Bruno Sportisse, pour faire en sorte qu’INRIA-Transfert, qui devient IT-Translation, accompagne davantage la croissance de l’entreprise innovante qui vient d’être créée. » Comment ? Grâce à deux leviers :
  • Le premier consiste à apporter des moyens financiers à l’entreprise dès son démarrage, c’est-à-dire en phase de pré-amorçage, grâce à un nouveau fonds baptisé IT2i qui sera doté d’un budget d’environ 10 millions d’euros. Objectif : donner toutes les chances à ces sociétés de se développer, de parfaire leur technologie, d’aller au bout de leurs ambitions stratégiques au lieu d’être à la recherche, en permanence, de nouveaux clients ou de nouveaux investisseurs qui finissent par mettre en minorité les fondateurs dans le capital de leur entreprise.
  • Le second vise à soutenir les fondateurs de ces entreprises dans leur processus de création en leur proposant l’aide de personnes plus aguerries à la gestion d’un entreprise. Objectif : favoriser le développement d’une culture managériale et marketing.
Optimiser le transfert vers les PME
Enfin, dernier axe et non des moindres, l’INRIA s’est fixé comme objectif d’optimiser et d’amplifier le transfert de technologies vers les PME innovantes. Pour y parvenir, l’institut a multiplié les initiatives. Tout d’abord, il s’est attaché à identifier les secteurs sur lesquels émergeaient de fortes demandes en matière de technologies logiciels afin de rendre ses thématiques de recherche plus lisibles. 5 grands marchés ont ainsi été retenus : l’édition logicielle et les logiciels embarqués ; les télécoms, les réseaux et le multimédia ; l’aéronautique, l’espace et la défense ; le développement durable, l’énergie et les transports terrestres ; la santé et les biotechnologies.Il s’emploie également à développer les occasions de rencontre entre le tissu industriel d’une région, les acteurs locaux de l’innovation comme les pôles de compétitivité et le centre de recherche INRIA de cette même zone géographique. Premier exemple de ces synergies à voir le jour : le plateau INRIA de Lille qui a été inauguré en février 2010 et qui devrait être le premier d’une longue série.Dans cette même perspective, l’INRIA lancé fin 2009, un autre outil d’animation et d’identification des PME innovantes : le Club des PME partenaires de l’INRIA.Autre dispositif : le lancement d’un programme de pré-amorçage à destination des PME qui s’engagent, sur le long terme (3 à 4 ans), dans un travail de recherche avec les équipes de l’INRIA, sur un projet dont la finalité est de favoriser la croissance de l’entreprise. Ce sont ces petits laboratoires, baptisés I-Lab, qui sont dotés de moyens financiers et humains, dont un ingénieur qui est chargé de mener à bien ce projet. A ce jour, 3 I-Labs ont été lancés dont un avec la PME Idées 3 com, spécialisé dans la création de galerie marchande virtuelle.  » L’objectif de ce programme n’est pas de limiter ses moyens à ceux alloués par l’INRIA, précise Michel Cosnard. Mais bien au contraire de les élargir en y associant les régions qui sont très intéressées par ce dispositif.  » A-L B

Un super-adhésif pour un assemblage polyamide / aluminium

L’utilisation d’un silicone liquide pour l’assemblage étanche d’un carter d’huile en polyamide et d’un bloc moteur en aluminium se traduit par une diminution de 20 à 25 % du coût d’un carte. Par rapport à leurs homologues en métal, les cartes d’huiles en matière plastique offrent des avantages en termes de poids et de coût. Ces avantages sont encore plus évidents dans les véhicules à moteur, lorsque l’on remplace le joint rigide par un joint adhésif approprié. Le fait d’utiliser moins de vis pour l’assemblage se traduit par une économie de 20 à 25 % sur le coût de revient d’un carter.Les deux entreprises chimiques BASF et Wacker ont réussi à développer un système bi-composant parfaitement adapté : l’adhérence est tellement forte entre le silicone liquide Elastosil 76540 A/B de WACKER et l’Ultramid A3HG7 Q17, un polyamide 66 GF35 spécial de BASF, que l’intégrité du joint de carter d’huile est garantie dans toutes les conditions d’essais habituelles. La combinaison de ces deux matériaux permettrait également de remplacer les joints rigides couvre-culasses et des séparateurs d’huile.

S’affranchir des contraintes géométriques
Inpro Innovationsgesellschaft mbH à Berlin a procédé à des essais comportant notamment une immersion prolongée dans de l’huile et dans des gaz de carter (un condensat présent dans le carter moteur des motorisations à essence), ainsi que des chocs thermiques sur une plage comprise entre – 40 et +150 °C. Ces tests ont prouvé qu’aucune autre combinaison adhésif / matière plastique ne présentait un tel degré d’adhérence lors d’un assemblage avec une pièce en l’aluminium.Cet adhésif de la gamme Elastosil est un élastomère silicone bi-composant RTV (Room Temperature Vulcanizing), réticulant à température ambiante, particulièrement adapté pour éviter durablement toute fuite entre le carter d’huile en Ultramid et le bloc moteur en aluminium. De plus, il permet de s’affranchir des contraintes géométriques au niveau de l’interface carter / bloc moteur puisque aucune force ne s’exerce en compression lorsque l’on utilise un joint réticulable in-situ. Marc CHABREUIL

75 nouveaux projets financés par l’Etat et les collectivités locales

Une nouvelle génération de seringue « intelligente », des parfums moins agressifs pour la peau, des cultures de microalgues pour la production de bioénergies… Les innovations que devraient générer le neuvième appel à projets (lire notre article du 22/10/09) concernent de nombreux secteurs, le plus souvent en lien avec l’environnement, l’énergie ou la santé. Au total, 75 projets collaboratifs de R&D ont été retenus, sur un total de 226 dossiers présentés. Par l’intermédiaire du fonds unique interministériel (FUI), l’Etat financera à hauteur de 91 millions d’euros ces projets. Les collectivités locales en soutiendront une partie pour un montant de 58 millions d’euros. Sur ce total, les PME devraient bénéficier de 30 millions d’euros d’aide. Labellisés par un pôle de compétitivité, les projets satisfont notamment à des critères comme :

  • être collaboratif et rassembler au moins deux entreprises et un laboratoire ou organismes de recherche public ou de formation ;
  • viser le développement d’un ou de nouveaux produits ou services à fort contenu innovant conduisant à une mise sur le marché cinq ans après la fin du programme de R&D ;
  • présenter des retombées économiques pour le territoire que ce soit en termes d’emplois, d’investissements, de structuration d’une filière ou d’anticipation de mutations économiques.
Après neuf appels à projets depuis 2005, 813 dossiers ont été sélectionnés, représentant 4,3 milliards d’euros de dépense R&D dont 1,6 milliard par l’Etat et les collectivités locales. Le dixième appel à projets sera prochainement lancé, avec des résultats programmés pour juillet 2010. En savoir pluswww.minefe.gouv.fr

De l’importance d’une eau de process bien refroidie

L’usine française Meple SA (groupe familial canadien IKO) de Tourville la Rivière compte parmi les sites industriels européens les plus flexibles de la profession dans la fabrication de produits d’étanchéité pour toitures/terrasses et couverture. Cette unité de production largement automatisée est par ailleurs certifiée ISO 9001 (version 2000) par BVQI pour son système d’assurance qualité.Pour refroidir les produits bitumés après enduction, de l´eau froide est nécessaire en permanence. L´installation précédente, vieillissante, créait des soucis de légionelle dans la tour aéroréfrigérante qui était maintenue à un régime trop chaud, de l’ordre de 28°C. Pour accroître la productivité et avoir la possibilité de lancer de nouvelles productions en utilisant de nouvelles matières comme les films polyuréthane, Meple voulait disposer d´une eau à température ajustable de 18 à 28 °C et supprimer la tour de refroidissement.Le groupe CIAT a été choisi par Meple pour la fourniture le matériel nécessaire à cette nouvelle installation qui comporte trois sous systèmes :

  • un groupe d´eau glacée, PowerCIAT LX, de 900 kW de puissance qui assure la production du froid dès que la température extérieure est supérieure à 12 °C. Il offre une large plage de fonctionnement : de -15 ou -8 °C à 41 °C ou 50 °C suivant le fluide calorifique utilisé. Il se distingue par une efficacité énergétique excellente due à l´utilisation de fluides à haut rendement (R134a ou R407C), aux échangeurs optimisés à volume de fluide réduit, aux compresseurs performants, à la régulation de puissance en continue et au séparateur d’huile à 3 étages ;
  • un échangeur de chaleur, qui permet une séparation physique entre le circuit process (eau chargée et régime variable) et le circuit primaire de refroidissement ;
  • un module aéroréfrigérant « Free Cooling » de type Vextra, qui prend le relais du groupe froid dès que les températures extérieures sont inférieures à 12 °C. Il est alors inutile de faire tourner les compresseurs alors qu´il suffit d´utiliser le froid extérieur. Vextra permet de fournir ces besoins résiduels de façon économique, sans faire appel au circuit frigorifique, uniquement à partir de ventilateurs qui vont permettre d´utiliser l´air froid extérieur comme source frigorifique. Il est équipé d´un module de contrôle AEROConnect, en communication permanente avec le régulateur Connect du groupe froid. Les moto-ventilateurs du module Free Cooling sont utilisés en fonction des besoins et des conditions climatiques afin de toujours privilégier la production en mode « Free Cooling ». De 30 à 65 % de la puissance nominale du groupe sont alors fournis. L´efficacité énergétique atteint dans ces conditions un EER de 26 (puissance frigorifique délivrée divisée par la puissance électrique consommée). Dans le cas de l´installation de Meple, l´aéroréfrigérant consomme 34 kW quand le groupe froid consomme 184 kW.
« La consommation énergétique de l´installation est bien maîtrisée avec le système Vextra, c´est un point très important. De plus, la parfaite maîtrise de la température d´eau refroidie, a contribué à beaucoup réduire les rebuts de production. Nous avons également beaucoup gagné en souplesse de production » conclut Mr Andrejewski, le directeur du site. Marc CHABREUIL