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Une application de réalité augmentée pour les réseaux souterrains

Posté le par Sophie Hoguin dans Informatique et Numérique

En s'appuyant sur les systèmes de navigation par satellite, sur des systèmes d'informations géographiques en 3D et de nombreuses bases de données, un consortium européen est sur le point de proposer un appareil de visualisation des réseaux souterrains de haute précision pour les travaux publics.

Baptisé LARA, le système est en cours de test à Chypre, d’où le projet est coordonné, ainsi qu’à Birmingham et en Grèce. Ce système s’appuie sur des solutions logicielles et matérielles qui permettent de gérer les données géospatiales des installations souterraines des services publics et les met à disposition de manière ergonomique sur tablettes.

Ainsi, il restitue la complexité des réseaux souterrains d’eau, de gaz, d’électricité etc. aux acteurs de terrain. Cela passe à la fois par une représentation visuelle de l’infrastructure et de ses attributs dans un système d’affichage d’informations géographiques et par un appareil de réalité augmentée en 3D implémentée sur les images de la caméra. En outre, l’outil permet aussi de générer des rapports et de mettre à jour les cartes d’infrastructures existantes.

Une précision de l’ordre du centimètre

L’appareil LARA est équipé d’un récepteur GNSS haute précision, basse consommation et longue autonomie. Il atteint des précisions de l’ordre du centimètre et peut travailler avec des systèmes de navigation par satellites multiples (GPS, Galileo et Egnoss mais aussi le système russe Glonass ou le chinois Beidou). Afin d’améliorer encore la précision, l’appareil utilise des technologies de corrections différentielles. Au fur et à mesure des tests sur le terrain, les prototypes se sont améliorés et l’équipe du projet pense aboutir à une solution commerciale et une mise sur le marché avant la fin de l’année 2017.

Quel est l’enjeu ?

En France, à l’occasion de la mise en place du décret DT-DICT sur les déclarations obligatoires avant travaux sur les réseaux qui vise à limiter les dommages on évaluait la longueur totale des réseaux à 4 millions de kilomètres (dont les deux tiers souterrains). L’Ineris estimait alors que sur les cinq à dix millions de chantiers menés sur ou à proximité de ces réseaux chaque année ces travaux étaient responsables de quelques 100 000 dommages par an. Engendrant un coût indirect très important et comportant des risques pour la sécurité des travailleurs et des riverains non négligeables.

Sophie Hoguin

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