France : l’éolien et le solaire en stagnation

Pour le solaire photovoltaïque la situation n’est guère plus reluisante car selon RTE « en moyenne sur l’année 2013, le parc photovoltaïque couvre 1,0% de la consommation d’électricité, contre 0,8% en 2012 ».

En 2013 l’éolien et le solaire représentaient respectivement 2,9% et 0,8% de la production électrique, qui est légèrement différente de la consommation intérieure, contre 2,8% et 0,7% en 2012. La part du couple éolien-solaire n’a donc progressé que de 0.2 point en un an, contre par exemple un bond de 3.1 point au Danemark qui a produit 33.2% de son électricité grâce à l’énergie du vent en 2013.

Parallèlement la production électrique des centrales au charbon a été en France de 19,8 TWh en 2013, ce qui correspond à une hausse de +14% par rapport à 2012. La part du gaz a été de 19.5 TWh, soit une baisse de 18.9%. 

Le charbon monte et le gaz diminue symétriquement, en France comme en Allemagne. Le prix du gaz, indexé au prix du pétrole, est de plus en plus cher en Europe et le charbon est au contraire bon marché. Le boom du gaz de schiste a fait considérablement baisser le prix du gaz sur le marché américain et a conduit à maintenir des prix bas pour le charbon, qui est exporté. Ces prix bas suscitent un intérêt d’EDF qui étudie des projets dans le secteur du charbon et du lignite en Pologne, en Serbie et en Croatie.

Le président François Hollande souhaite construire un « airbus du solaire » en Europe. L’objectif affiché est de tenter de concurrencer les producteurs chinois sur le marché mondial du photovoltaïque.

Par Olivier Danielo

EDF estime entre 6 et 6,5 milliards d’euros le coût normal d’un EPR

Ce prix représente toutefois près du double du prix affiché lors du début des premiers chantiers en Finlande et en France de ce réacteur de troisième génération de 1.650 mégawatts conçu par Areva. EDF est le maître d’oeuvre à Flamanville, alors que c’est Areva qui dirige le chantier finlandais.

Selon Hervé Machenaud, le directeur exécutif d’EDF en charge de la production et de l’ingénierie, deux grands blocs de surcoûts ont été identifiés sur le chantier de Flamanville, dont le coût total est actuellement estimé à 8,5 milliards d’euros.

« Sur ce coût de 8,5 milliards, il y a à peu près 900 millions qui sont identifiés comme des coûts spécifiques liés essentiellement à de l’ingénierie et qui sont amortissables sur le reste de la série. Ces coûts là, ils sont portés par Flamanville mais ils ne seront plus portés par les autres », c’est-à-dire les prochains EPR, a expliqué M. Machenaud devant la commission d’enquête parlementaire consacrée au coût du nucléaire.

D’autres surcoûts sont liés, selon le responsable d’EDF, aux « difficultés inhérentes à la tête de série », « avec des prescriptions et des contraintes que nous nous sommes fixées à nous-mêmes et qui au fond n’étaient pas constructives, réalistes et industrielles ». Elles ont entraîné d’importants retards notamment dans le génie civil, a-t-il reconnu.

Cette partie là, « nous l’évaluons à peu près à 1 milliard à 1 milliard et demi », a dit M. Machenaud.

« Donc le coût de l’EPR pour nous, si l’on enlève ces deux choses, relève plutôt de l’ordre de 6 à 6,5 milliards, évidemment ce sont des calculs », a dit le responsable d’EDF devant les parlementaires.

Il a également souligné la « mobilisation industrielle » que représentait le fait de redémarrer la construction d’un réacteur après 15 ans sans chantier en France.

EDF n’a cependant pas communiqué de prix au mégawattheure pour le réacteur EPR de Flamanville, qui doit être inauguré en 2016.

« Nous n’avons pas fait depuis 2008 d’évaluation du coût de production de Flamanville par mégawattheure, parce que nous trouvons que ce n’est pas significatif pour une tête de série », a affirmé M. Machenaud.

map/mpa/jmg

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Science: un éditeur abusé par de fausses études générées par informatique

Totalement dénuées de sens mais présentant l’aspect et le jargon des publications spécialisées, ces études bidonnées avaient pourtant été soumises sans broncher aux experts lors de conférences consacrées aux sciences de l’informatique et à l’ingénierie. Et les compte-rendus avaient ensuite été publiés par Springer pour ses abonnés, explique l’éditeur un communiqué.

« Nous sommes actuellement en train de retirer tous ces articles aussi vite que possible (…) car il s’agit d’un tissu d’absurdités », précise le texte adressé à l’AFP.

« Nous examinons nos procédures pour trouver les failles qui ont permis à une telle chose de se passer, et nous prendrons les mesures nécessaires pour nous assurer que cela ne se reproduise pas ».

Le pot-aux-roses a été dévoilé par un informaticien français de l’Université Joseph Fourier à Grenoble, Cyril Labbé, qui a également repéré plusieurs dizaines de fausses études du même tonneau publiées à son insu par l’Institute of Electrical and Electronic Engineers (IEEE), acteur majeur des conférences informatiques basé à New York.

Spécialiste de la « fouille de texte », M. Labbé étudie notamment les moyens de débusquer ces fausses études fabriquées par un programme baptisé SCIgen.

Ce programme produit en un seul clic une étude truffée de termes aussi techniques qu’impressionnants pour les non-spécialistes, graphiques, citations et références à l’appui.

Bref, un papier présentant à première vue tous les critères d’une authentique étude. Sauf qu’une lecture approfondie révèle des théories absurdes, des phrases sans queue ni tête et, plus grave, des erreurs grossières facilement détectables.

Ainsi, un faux document réalisé par l’AFP à l’aide de ce programme fait référence à une étude publiée conjointement en 2005 par le physicien Erwin Schrödinger et le mathématicien Alan Turing, respectivement morts en 1961 et 1954…

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Faut-il supprimer les réunions ?

Parce qu’ils sont sollicités dans un trop grand nombre de réunions, ou qu’ils ont essuyé les réprimandes de leur manager leur reprochant de ne pas répondre à leurs emails, ou tout simplement parce qu’ils s’y ennuient, ces rendez-vous réguliers agacent les cadres.

Pour faire passer – ou pour mieux remplir– ce temps contraint, ces managers griffonnent, préparent une autre réunion ou une autre activité, surfent sur Internet, consultent et rédigent leurs SMS et leurs emails, jouent avec leurs Smartphones ou autres tablettes… Certains arrivent même à amorcer une petite sieste.

D’autres entrent et sortent fréquemment de la réunion « pour ne pas déranger leurs collègues ou leurs collaborateurs » et répondent à des appels sur leurs téléphones portables restés allumés. Il n’est pas rare que ces derniers comportements soient conduits par les organisateurs des réunions eux-mêmes.

Faut-il interpréter ces agissements, qui apparaissent de plus en plus souvent dans toute forme d’assemblée (réunion, session de formation, conférence, débat, séminaire, entretien, etc.) comme :

  • Un manque de respect ?
  • Une absence d’écoute et de concentration ?
  • Une forme d’immaturité ?
  • Une perte de contrôle ?

Il semble en tout cas que les priorités personnelles prennent de plus en plus le pas sur intérêts de l’équipe. Difficile dans ces conditions d’accéder à la synergie pourtant reconnue comme un véritable atout pour la création de valeur.

Rappel du sens originel

La réunion c’est l’union à nouveau. C’est l’union autour d’intérêts ou de liens communs. C’est le fait de rétablir l’entente, l’union ainsi constituée entre des personnes. Ce sens originel ne semble pas correspondre à ce que nous observons dans les réunions de travail telles qu’elles se pratiquent aujourd’hui.

Aussi, pour être efficaces, les réunions doivent se dérouler entre des personnes qui acceptent de passer du temps ensemble pour partager des informations, résoudre des problèmes ou prendre de décisions.

Trois formules pour traverser les résistances

Il faut considérer les attitudes des cadres en réunion décrites ci-dessus comme des résistances mises en place pour répondre à la contrainte. La meilleure façon de traverser les résistances c’est de les prendre en considération, de s’y plonger. Voici trois formules pour améliorer l’efficacité du travail collectif.

  • Solution radicale : supprimer des réunions

Diffusion d’emails, utilisation des réseaux sociaux, diffusion de vidéos ou d’enregistrements audio ; les évolutions technologiques nous permettent aujourd’hui de tenir des réunions à tout moment avec tous les participants que nous souhaitons sans les mobiliser en même temps. Ces moyens technologiques nous permettent de participer à ces nouvelles formes de réunions sans y assister. N’est-ce pas formidable ?

Alors pourquoi réaliser toutes vos réunions sous cette forme archaïque ?

  • Solution raisonnable : les quotas

Puisque de nombreuses réunions peuvent être menées par de nouveaux moyens technologiques, il paraît raisonnable de limiter leurs tenues et d’établir des quotas. Interdit – par exemple- à toute personne d’assister à une nouvelle réunion lorsqu’elle aurait dépassé son quota mensuel. Tout manager devrait s’interdire d’appeler une nouvelle réunion lorsqu’il a dépassé le quota d’heures cumulées qu’il juge raisonnable d’immobiliser pour exercer ses fonctions et atteindre ses objectifs. Chaque année, pour satisfaire au processus d’amélioration continue, ces quotas pourraient être revus à la baisse.

Des « stand up meeting » ou réunions debout pourront faciliter la mise en œuvre de cette stratégie des quotas. Cette disposition, en pratique depuis longtemps chez les forces de l’ordre et dans de nombreuses startups, permet de limiter la durée des réunions (15 à 20 mn en moyenne) tout en optimisant leur efficacité.

  • Solution fertile : en faire des moments extraordinaires

Occasions pour unir et rassembler. Votre préparation doit contribuer à donner du sens à votre réunion en répondant notamment aux questions suivantes :

  • Dans quelle mesure la réunion que vous allez organiser va-t-elle renforcer l’union, l’entente entre vos collaborateurs ?
  • En quoi le problème que vous soumettez à votre assemblée contribue-t-il à l’amélioration de sa cohésion ?
  • Comment l’information que vous désirez faire partager est elle aussi utile au rassemblement, à l’union nouvelle de vos collaborateurs ?
  • Ce type de réunions est mis en œuvre pour résoudre les problèmes importants (stratégie, innovation, task force, etc.).

Lorsqu’il s’agit d’améliorer l’efficacité des organisations, le process group, également connu sous le nom de groupe personnel d’exploration (GPE), est une formule particulièrement riche. C’est une disposition visant à établir et à cultiver la confiance au sein d’un groupe d’individus. En privilégiant la simplicité, les membres d’un process group travaillent à établir un niveau de confiance propice à une communication ouverte et honnête. ..

Conclusion

Les trois formules décrites ci-dessus peuvent s’appliquer simultanément. Par exemple les réunions hebdomadaires d’avancement peuvent être supprimées et remplacées par des standups quotidiennes. Les réunions d’information peuvent être supprimées et remplacées par des diffusions multimédia. Certaines réunions de résolution de problèmes peuvent être menées en asynchrone à l’aide de nos outils technologiques. Toutes ces dispositions peuvent contribuer à améliorer l’efficacité et le bienêtre au travail.

Par Dino Ragazzo, auteur de l’ouvrage manager d’élite

Et aussi en
formation :

Polycompétence : réduisez vos risques de perte de compétences

La polyvalence répond, en effet, à un double enjeu :

  • la prise en compte de la fluctuation des demandes des clients ;
  • la réactivité nécessaire face à la perte planifiée (retraite, mobilité, etc…) ou non (accident, maladie, départ volontaire, etc…) de compétences.

Du côté normatif, la norme ISO 9001 prévoit, en ce qui concerne la gestion des ressources humaines au chapitre 6.2, que les compétences nécessaires à la réalisation des activités ayant une incidence sur la conformité du produit / de la prestation soient identifiées et que les entreprises mettent en œuvre les actions adéquates pour satisfaire ces besoins en compétences.
Dans le cadre de la prévention des risques liés à la compétence unique, il est vivement recommandé de développer la polycompétence et polyvalence du personnel. Mettre en œuvre une telle démarche soulève beaucoup de questions auxquelles nous répondons ici :

  • Comment procéder, quelle méthode mettre en œuvre ?
  • Sur quelles compétences travailler ?
  • Comment définir le niveau de compétence attendu ?
  • Que faire des résultats obtenus ?

Identifier les activités essentielles et les compétences clés associées

La mise en place de polycompétence ne concerne pas toutes les activités de l’entreprise mais seulement celles pour lesquelles la pérennité de l’entreprise est en jeu. Il faut donc définir, dans un premier temps, les activités clés, indispensables au fonctionnement de l’entreprise. Pour garantir une approche exhaustive, cette identification s’appuiera sur les processus du système.
La première étape consiste à identifier les principales activités des processus. Puis, pour chacune de ses activités, il convient d’affiner l’analyse en les décomposant en tâches afférentes.
Une fois chacune des tâches identifiées, l’identification des compétences nécessaires pour les mettre en œuvre sera facilitée du fait du périmètre ciblé et de la connaissance du métier par chaque pilote de processus.

À noter
La compétence est la réunion de la connaissance (formation initiale, continue), du savoir-faire (expérience, autonomie) et du savoir-être (qualités personnelles).

À ce stade, sont identifiées les principales compétences nécessaires à la mise en œuvre de vos processus. Il ne reste plus qu’à évaluer l’ensemble des collaborateurs sur chacune de ces compétences lors des entretiens annuels d’évaluation, par exemple.

Identifier les carences en compétences

Après avoir évalué le personnel sur la base des compétences précédemment identifiées, il devient possible de bâtir une grille de polycompétence (Cf. le tableau à télécharger à la fin de l’article) qui permet de faire ressortir :

  • Les activités et tâches clés de chaque processus ;
  • Le personnel travaillant dans chaque processus ;
  • Le niveau de polyvalence du personnel ;
  • Le niveau de compétence du personnel.

Cette grille permet de disposer d’une vision globale des compétences pour chaque processus et de mettre en évidence les activités pour lesquelles l’entreprise manque de compétences (matérialisées en rouge dans la dernière colonne du tableau que nous vous mettons à disposition).
Pour réduire les risques, il est devient possible, de manière factuelle et étayée, de mettre en place des actions d’amélioration (formation, recrutement, formalisation de procédures et instructions, externalisation des activités, etc…).
La grille de polycompétence, proposée à la fin de l’article, permet également de définir des indicateurs de pilotage du processus Ressources Humaines pour évaluer son aptitude à limiter la compétence unique et développer la polyvalence du personnel. Parmi ces indicateurs on notera :

  • L’indice de risque sur les compétences qui correspond au pourcentage des tâches dont la somme des compétences n’excède pas 3 (dans l’exemple à télécharger). Cet indicateur met en lumière la part des tâches pour lesquelles l’entreprise manque de compétences et fait ainsi ressortir les risques liés à l’absence des personnes (planifiée ou non) ;
  • L’indice de compétence qui correspond à la somme des compétences de chaque individu ramenée au total des compétences disponibles pour le processus. Cet indicateur fait ressortir les personnes qui disposent du plus de compétences nécessaires au fonctionnement du processus. L’entreprise peut ainsi se fixer un objectif visant à ce qu’aucun collaborateur ne dispose de plus de 30% des compétences afin de limiter les risques en cas d’absence ;
  • L’indice de polyvalence qui correspond au pourcentage de tâches pour lesquelles chaque individu est considéré autonome (niveau intermédiaire ou expert, dans l’exemple à télécharger). Cet indicateur met en évidence le niveau de polyvalence de chaque collaborateur, c’est-à-dire leur capacité à remplir plusieurs fonctions / tâches. L’entreprise peut ainsi se fixer un objectif visant à augmenter le niveau de polyvalence des collaborateurs.

La polycompétence et la GPEC

La gestion de la polycompétence s’inscrit dans un projet plus large de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC). Même si la direction est à l’origine de ce projet, il ne faut pas oublier de prendre en compte des aspirations du personnel. Ainsi, la volonté d’augmenter la polyvalence ne doit pas se faire au détriment de la motivation et de la reconnaissance des individus. À l’inverse, il est recommandé de s’appuyer sur les envies des collaborateurs et de valoriser cette polycompétence (évolution de carrière, rémunération, bonus, mobilité interne, employabilité, etc…).
En outre, le succès de cette démarche réside dans la mise en œuvre d’un niveau adapté de polyvalence.
Une polyvalence trop forte peut générer de la contre-performance. En effet, la polyvalence doit s’établir en conservant un degré d’expertise suffisant des collaborateurs pour garantir un niveau de performances constant. De plus, cette démarche, coûteuse et chronophage, ne doit s’intéresser qu’aux compétences clés, celles pour lesquelles la satisfaction des clients n’est pas garantie en cas de perte.
À l’inverse, une polyvalence trop faible risque de générer un phénomène de lassitude auprès du personnel réalisant toujours les mêmes opérations et expose l’entreprise à des risques de non-conformités induites d’un manque de concentration et de motivation.

  • Téléchargez un exemple de tableau de polyvalence et polycompétence pour vous aider à mettre en œuvre la démarche définie dans cet article :

Tableau de polycompétence et polyvalence (540 hits)

Par Jérémy Cicéro, responsable et auteur du Qualiblog

Jérémy CICÉRO

Jérémy Cicéro est consultant, formateur, et auditeur ICA pour le Qualipole Languedoc-Roussillon. Il est aussi formateur pour le Laboratoire National de Métrologie et d’Essai (LNE).

Ancien commercial puis responsable qualité dans les poids et mesures, il accompagne depuis plusieurs années les TPE et PME de la région Languedoc-Roussillon (tous secteurs d’activités) pour la mise en place et l’amélioration de leurs systèmes de management.

Il intervient également comme expert qualité sur le site Manager-Go! en répondant aux questions des internautes soucieux de comprendre les mécanismes de la qualité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour aller plus loin :

Découvrez les fiches pratiques Techniques de l’Ingénieur :

Fuite d’eau dans un scaphandre spatial: la Nasa admet des erreurs

L’astronaute italien Luca Parmitano avait dû interrompre en urgence une sortie à l’extérieur de la Station spatiale internationale (ISS) le 16 juillet 2013 en raison d’une importante fuite d’eau dans son scaphandre.

« Le scaphandre spatial avait en fait subi la même défaillance à la fin d’une sortie dans l’espace une semaine auparavant. Cet incident n’avait pas donné lieu à une enquête complète, qui aurait pu éviter de mettre un membre d’équipage de la Station spatiale internationale en danger », a avoué la Nasa dans un rapport posté sur son site internet mercredi.

Cette erreur a été attribuée à « un mauvais diagnostic de la première défaillance technique. »

Au moment de la première fuite, les ingénieurs de la Nasa avaient pensé que le liquide provenait du récipient contenant l’eau bue par l’astronaute pendant sa sortie dans l’espace.

« Ce problème n’a pas donné lieu à une enquête suffisante, mais cela n’a pas été quelque chose qu’on a cherché à dissimuler », a insisté lors d’une conférence de presse Chris Hansen, qui a présidé l’enquête interne de la Nasa. « Le vrai problème a été le manque de compréhension de la gravité de cet incident ».

« On a cru que le conteneur d’eau potable était à l’origine de la fuite, ce qui a conduit les ingénieurs à rater la véritable cause du problème », a-t-il ajouté.

Luca Parmitano avait fait part de la présence d’eau dans son casque 44 minutes après le début de sa sortie orbitale. Cela avait précipité son retour à l’intérieur de la Station.

Son casque s’était rempli « de 1,5 litre d’eau, l’empêchant de voir normalement, remontant même dans ses narines et rendant sa respiration difficile », indique le rapport.

Le problème a été attribué à une contamination de silicate d’aluminium qui a obstrué le ventilateur d’une pompe, empêchant l’eau de circuler normalement dans les circuits, a indiqué Chris Hansen.

Mais la cause de cette contamination reste indéterminée.

« Nous n’avons pas déterminé comme nous le souhaiterions la vraie cause de ce problème », a regretté Bill Gerstenmaier, administrateur adjoint de la Nasa pour l’exploration spatiale habitée.

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Le Sénat est-il pro-OGM ?

Le parti socialiste ne compte plus les revers. Cette fois le coup est porté par le Sénat, pourtant majoritairement à gauche.  Alain Fauconnier, sénateur PS venu tout droit de l’Aveyron, a présenté une loi interdisant de cultiver du maïs transgénique en France.  Cette loi s’inscrit en opposition avec la loi européenne qui vient notamment d’autoriser le maïs TC1507.

En effet, l’Union Européenne prévoit que chaque nation peut définir ses propres règles concernant la culture de produits OGM.  Une liberté louable qui aurait dû permettre au gouvernement de s’opposer, comme il en affiche la volonté, à la culture d’OGM en France. C’était sous-estimer les lobbies pro-OGM !

Le Sénateur-maire de Teilleul UMP Jean Bizet s’est empressé de déposer une motion d’irrecevabilité, adoptée par le sénat par 171 voix contre 169 ce 17 février. Des sénateurs de gauche ont donc participé à l’échec de cette loi.

Le comble étant que la loi ayant été présentée directement devant le Sénat, son rejet empêche qu’elle ne soit discutée au Sénat.  Une mésaventure dont se serait bien passé un gouvernement en grande difficulté, critiqué notamment pour ses nombreux reculs mais aussi son amateurisme quant à la rédaction des textes de loi.

Mais cette fois le gouvernement ne laisse pas tomber. Pressé par le temps, sa seule option est qu’un député fasse une proposition de loi pour qu’elle soit débattue à l’Assemblée nationale. Ceci devant intervenir avant la mi-mars, période à laquelle les agriculteurs pourraient bien débuter les semis, certains ayant déjà fait savoir qu’ils souhaitent semer du maïs transgénique. Luc Esprit, président de l’Association générale des producteurs de maïs, filiale de la FNSEA., assurait respecter la loi, tout en déclarant qu’ « à moins d’une interdiction ferme, des producteurs planteront du MON810 lors des prochains semis ».

Le PS l’a pris au mot. Ce mercredi 26 février, la Commission du Développement Durable de l’Assemblée Nationale a adopté une proposition de loi socialiste interdisant très clairement la culture de tout maïs transgénique sur notre sol.

Malheureusement, ce texte ne sera débattu que le 10 avril, après les semis de printemps. Les agriculteurs pro-OGM peuvent remercier le Sénat grâce à qui ils vont pouvoir semer du maïs transgénique en toute légalité. A moins que le gouvernement ne réussisse à signer un arrêté ministériel d’interdiction, ultime recours dont il dispose pour interdire ces semis. Arrêté à propos duquel le Sénat n’aura pas son mot à dire…

Par Audrey Loubens

UFC-Que Choisir: encore trop de Français reçoivent une eau du robinet polluée

Par rapport à sa dernière carte de la qualité de l’eau en France établie en 2012, l’association de consommateurs se réjouit que 280.000 Français supplémentaires bénéficient d’une eau conforme à la réglementation sur les six critères étudiés (qualité bactériologique, teneur en aluminium, pesticides, nitrates, sélénium et radioactivité).

« Près de 98% » des Français ont donc « accès tout le long de l’année à une eau de bonne qualité », ajoute-t-elle.

En revanche, 1,48 million de consommateurs « continuent à payer pour une eau non conforme », regrette l’association, qui s’appuie sur les résultats d’analyses publiés, commune par commune, par le ministère de la Santé pendant deux ans.

Une carte interactive pour connaître la qualité de l’eau dans sa commune est publiée sur le site de l’association à l’adresse: http://www.quechoisir.org/app/carte-eau.

Un dépassement des normes ne signifie pas pour autant que l’eau n’est pas potable, a tenu à souligner, lors d’une conférence de presse, Olivier Andrault, chargé de mission à UFC-Que Choisir et qui a piloté l’étude.

« Il y a des marges de sécurité », a-t-il précisé, soulignant qu’il revenait aux mairies de décider de restreindre la consommation.

Comme en 2012, l’agriculture est, « de loin », la première responsable.

Dans 63% des cas de non-conformité, l’eau arrive trop chargée en pesticides, en nitrates issus des apports d’engrais et de fumure animale sur les cultures et en sélénium, un composant du sous-sol naturel mais toxique apparaissant dans les cas de « surexploitation des nappes phréatiques ».

Ces pollutions agricoles, les pesticides étant les plus répandus, concernent potentiellement 900.000 consommateurs, principalement « dans les zones d’agriculture intensive du quart Nord-Est de la France ».

Un tiers des pollutions proviennent de défauts dans le traitement de l’eau (surdosage en chlore ou dépassement de teneur en aluminium). Quelque 500.000 Français, résidant majoritairement en zones rurales et de montagnes, sont concernés par un problème dû « à la vétusté des réseaux ou le manque de surveillance » des équipements.

La radioactivité naturelle explique le reliquat de non-conformité (soit 4% des cas).

Globalement, la qualité de l’eau est bien meilleure dans les zones urbaines, les pollutions étant « majoritairement retrouvées dans des petites communes » rurales, note UFC-Que Choisir. L’écart s’est d’ailleurs encore creusé depuis 2012 avec un niveau de contamination en baisse de 35% dans les communes de plus de 5.000 habitants mais en hausse de 8% dans les villages de moins de 500 habitants.

Globalement, la bonne qualité de l’eau du robinet en France reste néanmoins « en trompe-l’oeil » pour l’association, car principalement dûe aux moyens importants mis dans la dépollution plus que dans la prévention pour protéger les nappes.

« Chaque année, pas moins de 400 captages d’eau potable sont fermés, essentiellement pour des raisons de pollution agricole », a indiqué M. Andrault. « A chaque fois qu’on ferme un captage, on enfouit un problème sans le régler ».

Pour le président de l’UFC-Que Choisir, Alain Bazot, « on assiste à une véritable fuite en avant ». « C’est une politique de l’étouffoir, qui fait que les choses ne sont pas visibles. Sans doute que le réveil sera extrêmement douloureux dans les années qui viennent », a-t-il déclaré .

Selon l’association, le coût de la dépollution se situe par an entre 640.000 et 1.140 millions d’euros.

Cette « prime » à la dépollution constitue, à ses yeux, « une aberration économique puisque ce sont les consommateurs -et non les agriculteurs pollueurs- qui paient l’essentiel des taxes de dépollution ».

L’association profite donc du Salon de l’agriculture pour réclamer des soutiens financiers accrus aux « agricultures utilisant une faible quantité d’intrants ».

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Construire un avion avec une imprimante 3D

MacGyver en rêvait. L’imprimante 3D l’a fait. Réaliser des pièces nécessaires à la construction d’un avion militaire en parfait état de marche. Le premier à avoir réussi à faire voler un tel avion est le groupe britannique BAE System. Ils ont utilisé une imprimante 3D pour fabriquer des pièces du système d’arrivée d’air, du train d’atterrissage ainsi qu’un couvercle de protection pour la radio du cockpit.  L’avion, un Tornado GR4,  s’est envolé ainsi équipé pour un vol test qui s’est parfaitement déroulé. 

Si l’on est encore loin de l’avion en kit à monter soi-même, cette initiative ouvre la voie à la fabrication de pièces aéronautiques à partir de l’impression 3D. Pour rappel, il s’agit d’une technique de fabrication additive. Il suffit de dessiner la pièce souhaitée à l’aide d’un logiciel de CAO. L’imprimante va ensuite superposer des couches de matière en fonction du fichier réalisé et imprimer de façon tridimensionnelle l’objet. Certains voient déjà dans ce procédé une véritable révolution industrielle. 

L’impression 3D présente deux intérêts majeurs. Tout d’abord, et cela intéresse tous les industriels : la réduction du coût. D’après les britanniques, fabriquer les pièces directement sur la base pourrait faire économiser plusieurs centaines de milliers de livres par an. Non négligeable en effet. Mais à cela s’ajoute la possibilité de délocaliser la fabrication. « Vous n’êtes désormais plus bloqués dans un endroit pour fabriquer ces objets. S’il est possible d’apporter des machines jusque sur la ligne de front, cela améliore aussi notre potentiel là où d’habitude nous n’aurions pas eu de capacité de production » s’enthousiasme Mike Murray, ingénieur chez BAE System.

Ce vol d’un avion de combat est donc une prometteuse démonstration des possibilités de l’impression 3D qui, d’après Mike Murray, pourrait très vite s’appliquer à des pièces utilisées sur des bateaux et des porte-avions.

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

News Informatique : février 2014

Un robot avec un cerveau d’abeille

Un projet entre l’Université libre de Berlin et le Centre Bernstein permet le développement d’un robot capable de percevoir des stimuli extérieurs et de répondre à ces influx.

Ce robot est équipé d’un mini cerveau artificiel ayant un mode d’apprentissage simple, explique Martin Paul Nawrot. Ce dernier, professeur de neuro-informatique à l’Université libre de Berlin, est responsable de l’étude. Les scientifiques ont pris exemple sur le système nerveux des abeilles, afin de permettre au robot de relier les stimuli externes à ses propres activités. Le robot a ainsi la possibilité de s’orienter vers certains objets de couleurs et en éviter d’autres. Pour ce faire, les chercheurs ont installé une caméra sur le robot simulant la fonction d’un oeil. Cette caméra transmet ensuite les données captées au réseau de neurones artificiels placé dans le robot. Ce réseau est capable de contrôler les roues du robot, et donc ses mouvements.

Au cours d’une expérience, les scientifiques ont placé le robot au milieu d’une pièce dont les murs comportaient des taches rouges et bleues. Lorsque le robot scannait une couleur avec la caméra, un signal lumineux était déclenché par les scientifiques. Ce signal assurait une fonction de mémorisation par le robot en activant le réseau de neurones artificiels. Puis, le traitement de l’information permettait le contrôle des roues du robot, lequel avançait lorsqu’il observait la couleur rouge et reculait avec la couleur bleu. « Le robot est ainsi capable d’identifier un objet de couleur, puis de relier cette couleur à l’action désirée en quelques secondes » a déclaré Nawrot. Les chercheurs envisagent désormais d’ajouter d’autres formes d’apprentissage à ce réseau neuronal artificiel.

Cette collaboration interdisciplinaire rassemble deux groupes de l’Université libre de Berlin, le groupe de recherche « Neuro-informatique » de l’Institut de biologie et le groupe « Systèmes intelligents et robotiques » de l’Institut d’informatique, ainsi que le Centre Bernstein de Berlin (à travers le projet « Insect inspired robots: towards an understanding of memory in decision making »).

Depuis 2004, le Ministère fédéral de l’enseignement et de la recherche (BMBF) favorise la recherche dans les neurosciences computationnelles avec différents programmes et un financement global de 170 millions d’euros.

Google Glass : démonstration et perspectives

Google organisait à Atlanta les 8 et 9 février un événement destiné à permettre à quelques invités d’essayer le dernier modèle des lunettes de réalité augmenté « Google Glass ». Le directeur technique du projet et professeur à Georgia Tech, Thad Starner y prenait son café, expliquant sa vision du futur de ces technologies.

 

Créer les conditions d’une expérience réussie

L’utilisation des Google Glass rompt avec les codes visuels et gestuels des outils électroniques actuels. Leur prise en main nécessite une approche individuelle, et Google a su mettre en place une stratégie commerciale adaptée. En lançant en 2013 le programme « Explorer » destiné à permettre à une petite communauté triée sur le volet de tester les premiers modèles, Google avait déjà fait oeuvre d’une introduction progressive. En invitant des cuisiniers et mettent à disposition un photomaton et des accès internet, l’événement d’Atlanta est une nouvelle étape de cette campagne de marketing viral.

L’événement, tenu dans une galerie d’art, était ouvert à un public varié mais limité. Plusieurs stands dédiés aux différentes utilisations étaient organisés dans un grand espace industriel reconverti. Ainsi chaque utilisateur pouvait avoir à sa disposition un assistant pour le guider dans ses premiers pas. La plupart des utilisations sont similaires à celles des smartphones, (photos, navigation, musique…). Cependant, la navigation par commande vocale et contacts sur le coté des lunettes et la disponibilité de l’écran offrent un accès rapide à des fonctions simples. S’y ajoutent des possibilités nouvelles comme la traduction instantanée d’écriteaux.

Applications multiples, cible unique

Thad Starner est un pionnier des technologies habillables et du concept de réalité augmenté. Depuis les années 90 il utilise en permanence un modèle adapté d’ordinateur habillable, désormais remplacé par les lunettes Google. Il est convaincu que ces technologies vont surtout révolutionner l’univers professionnel, depuis la préparation de commande jusqu’à la prise de notes académiques. De nombreuses professions étudient en effet la possibilité d’adapter cet outil, depuis la première utilisation pour une opération chirurgicale en juin 2013 à la récente acquisition de deux exemplaires des lunettes par la police de New York.

Pour le professeur Starner, « C’est l’adoption par le grand public qui ouvrira la porte des marchés de niche ». Ainsi si les premiers utilisateurs des lunettes étaient des amateurs de technologie, la cible commerciale est désormais plus vaste. Dans cette perspective l’esthétique de l’appareil a fait l’objet d’une refonte révélée en janvier 2014. Des couleurs variées, un poids dans la moyenne des lunettes de soleil et une monture permettant d’y installer des verres de contact font des Google Glass un objet prêt pour la consommation de masse.

Pourtant des défis sociaux et légaux restent à surmonter. Dans les endroits où filmer est interdit par exemple, comme les casinos, les Google Glass sont interdites par précaution. Certaines fonctionnalités comme la reconnaissance faciale pourraient devoir être limitées au profit de technologies moins invasives comme un échange de cartes de visites. Dans le cadre professionnel, les risques pour la sécurité des données pourraient être renforcés. Les entreprises doivent déjà faire face à la double utilisation personnelle et professionnelle des téléphones portables et aux systèmes de stockage en ligne. Elles devront mettre en place de nouvelles stratégies de sécurité pour ces outils capables d’enregistrer images, documents et positions géographiques.

Même si l’entreprise de Mountain View adopte une démarche commerciale progressive, elle vise néanmoins un marché important. Les tentatives faites en parallèle par Samsung pour lancer une montre intelligente annoncent que la bataille commerciale et sociale des technologies habillable ne fait que commencer. 

Recherche sur le Big Data dans la finance

Les systèmes de traitement de grandes quantités de données sont généralement configurés pour fonctionner à pleine charge. Des chercheurs de l’Université de Hildesheim (Basse-Saxe) travaillent à des solutions pour mieux adapter les systèmes en fonction des flux de données entrants. Les chercheurs travaillent sur des algorithmes, modèles et techniques d’analyse en temps réel de grandes quantités de données financières, afin de prévoir d’éventuelles baisses des marchés.

D’après Christian Kröher, informaticien à l’Université de Hildesheim, « dans le secteur financier, où sont traitées quotidiennement d’énormes quantités de données des marchés boursiers, les technologies d’analyse n’ont pas encore atteint leurs limites ». A titre indicatif, environ 250 Gbits de données commerciales et de taux de change (équivalent à environ 54 DVD) sont traités chaque jour sur les marchés européen et nord-américain. « Les banques centrales mènent des analyses de risques, où les données des réseaux sociaux jouent un rôle grandissant. C’est d’ailleurs par une rumeur que la faillite de la banque Lehman Brothers a été initiée. Dans l’analyse en temps réel de données de différentes sources, les banques doivent également se concentrer sur ces phénomènes », ajoute le chercheur.

Actuellement, les systèmes d’information sont généralement configurés de manière à traiter le maximum de données. D’après l’équipe de recherche « Ingénierie des systèmes logiciels » menée par le Klaus Schmid, ceci n’est ni efficace ni rentable. En effet, en période creuse, les capacités du système ne sont pas totalement utilisées, alors qu’elles pourraient l’être pour des analyses détaillées ou des données supplémentaires. Les systèmes devront donc apprendre à s’adapter automatiquement et de façon dynamique à la situation, de sorte que la capacité existante soit employée de manière optimale, par exemple pour des analyses annexes.

L’Union européenne finance ce projet jusqu’en 2017 à hauteur de 2,9 millions d’euros. A long terme, les résultats de ces travaux de recherche pourraient servir dans d’autres domaines, tels que les analyses macroéconomiques, les études climatiques, ou les données de grandes infrastructures de recherche.

Un défi pour l’Asie : stabiliser les émissions anthropiques mondiales de CO2

Malgré les progrès inattendus des Etats-Unis dans ce domaine, affichant une baisse des émissions de 0,2 milliard de tonnes entre 2011 et 2012,  parce que les gaz de schistes, moins polluants et moins onéreux à mettre en œuvre que le charbon, se sont tout récemment imposés dans les centrales électriques américaines, ces émissions mondiales publiées pour 2012 à 34,5 milliards de tonnes, vont atteindre ou dépasser en 2013 les 35 milliards de tonnes de CO2 (voir figure 1).

C’est ce que montre la publication du ministère de l’environnement néerlandais (pbl.nl) qui tient à jour ces statistiques, avec on ne sait  quelle marge d’incertitude.

Ces milliards de tonnes de CO2 annuelles, dont il semblerait que la moitié d’entre-elles soit absorbée par les sols, les eaux, les plantes et les diatomées, participent à la croissance continue de la teneur moyenne annuelle en CO2 de notre atmosphère. Ce paramètre, mesuré sur l’île du Pacifique de Mauna Loa depuis 1958 (NOAA) serait, selon la science en vigueur un déterminant du premier ordre pour expliquer le réchauffement climatique en cours de la planète, bien qu’il soit complexe et controversé de quantifier cet effet par des mesures fiables, dépourvues de biais, sur plusieurs décennies qui est l’unité de temps en vigueur pour ces phénomènes complexes.

Le paramètre global indirect le mieux mesuré et le plus probant semble être, à mon avis et pour l’instant, le niveau moyen des océans mesuré par satellites et dont l’augmentation est liée à la dilatation des eaux et à l’apport de la fonte des glaciers et des calottes polaires. Une autre source de mesure du réchauffement en vigueur me semble digne d’intérêt : c’est la mesure par satellite des températures de la basse troposphère publiée tous les mois depuis 1978 par l’Université d’Alabama (uah) qui avance pour le mois de Septembre 2013, un réchauffement atmosphérique mondial de 0,19°C par rapport à une moyenne des 30 dernières années dont 0,16°C pour l’hémisphère nord (uah Nov.). La tendance longue de ces mesures depuis Novembre 1978 affiche un réchauffement moyen de 0,14°C par décennie. Ces modestes valeurs atmosphériques confirment le rôle déterminant des glaces et des océans dans la capture des phénomènes de réchauffement de la planète.

Ces 35 milliards de tonnes annuels de CO2 largués dans l’azur, peuvent être répartis géographiquement par origines en deux grandes parts : 18 milliards de tonnes, en croissance quadratique, pour l’Asie et 17 milliards de tonnes, en légère décroissance, pour le reste du monde, hors Asie (figure 1).

Alors, compte tenu de ces résultats pour le moins décevants en termes de décroissance rêvée des émissions de CO2 anthropiques, ne serait-il pas plus sage aujourd’hui de négocier avec les grands pays asiatiques un objectif réaliste de  moindre croissance de leurs émissions, dans le but d’arriver à une stabilisation des flux annuels mondiaux de dioxyde de carbone vers une valeur inférieure ou égale aux 40 milliards de tonnes en vue à l’horizon 2020.

Ce serait à la fois un progrès et un vrai défi pour de nombreux pays asiatiques dont la Chine qui dispose dès à présent d’un large réseau routier (troisième mondial après les Etats-Unis et l’Inde et qui dès 2030 disposera du premier réseau routier mondial, affirme l’OPEP dans son World Oil Outlook 2013, page 84) sur lequel des millions de Chinois aisés et urbains voudront se déplacer dans leur véhicule personnel.

Après la révolution industrielle chinoise en cours, il faut imaginer l’émergence d’une révolution des transports individuels dans ce grand pays, à la recherche de paix sociale et d’harmonie qui devraient rappeler l’American Way of Life, en version chinoise. La montée des cours du pétrole prévisible accompagnant cette formidable transition asiatique à venir devrait participer à la modération des émissions de gaz carbonique. Seuls les prix croissants des ressources énergétiques carbonées pourront enfin maîtriser les flux mondiaux d’émissions de gaz carbonique à la baisse.

De toute évidence, ce ne sont pas les réductions des émissions de CO2 de la France qui pèse aujourd’hui 1,1% du total des émissions anthropiques mondiales de CO2 (figure 1) qui résoudront concrètement le problème.

Figure 1 : émissions annuelles de dioxyde de carbone par grandes régions et pour la France exemplaire dans ce domaine (Source: ministère néerlandais de l’environnement)

Par Raymond Bonaterre

Finie la calvitie grâce aux cheveux obtenus à partir de cellules souches ?

Des chercheurs américains ont réussi à fabriquer des cellules épithéliales à partir de cellules souches adultes. Les cellules épithéliales sont des cellules qui forment l’épithélium, ce tissu qui recouvre toutes les surfaces de notre corps. Pour y parvenir, les chercheurs de la Perelman School of Medicine de l’université de Pennsylvanie, en collaboration avec ceux du New Jersey Institute of Technology, ont ajouté trois gènes à des fibroblastes dermiques de façon à les transformer en cellules pluripotentes, des cellules capables d’évoluer en n’importe quelle cellule. Ces dernières ont ensuite été cultivées de façon à obtenir des cellules épithéliales. L’intérêt pour les scientifiques est que les cellules épithéliales sont à l’origine de la pousse des follicules pileux, entre autres les cheveux. Ces follicules ont été implantés sur des souris avec succès puisque les rongeurs se sont retrouvés recouverts de cheveux humains !

Parus dans Nature Communications, ces travaux confirment la possibilité de créer un cheveu sans utiliser d’autres cheveux. Surtout, en transformant les cellules souches en cellules génératrices de follicules pileux, le rendement est très satisfaisant. Après implantation, les chercheurs ont observé que 25% des cellules greffées avaient effectivement produit des follicules pileux humains. Le  Dr Xu Xiaowei, principal auteur de l’étude, s’est même félicité d’être le premier à créer des cellules souches capables de produire des follicules pileux.

Alors, les chauves vont-ils disparaitre ? Pas encore ! Pour éradiquer la calvitie, il est nécessaire de combattre deux fronts : les cellules épithéliales et les cellules dermiques, les deux types de cellules nécessaires à la pousse des cheveux.

Zinédine Zidane, Bruce Willis ou encore Sean Connery ne sont pas prêts de changer de look. 

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

News environnement : février 2014

Vers une raréfaction du phosphore

En 2008, le prix du phosphore a augmenté de 800%. Cette hausse soudaine semble indiquer une prise de conscience que les minerais de phosphore se raréfient dans le monde. Le phosphore est essentiel dans l’agriculture moderne comme fertilisant artificiel. Dana Cordell, l’une des responsables de cette étude, a pour la première fois utilisé le terme de « pic du phosphore », en référence au pic du pétrole. Elle prédit une pénurie du phosphore auquel le monde est mal préparé. Son article « The story of phosphorus: global food security and food for thought » est devenu l’article le plus cité et téléchargé du journal « Global Envrionnemental Change ».

Dans cet article, les auteurs proposent un système qualitatif analysant la vulnérabilité des réserves de phosphore. Les géophysiciens se sont déjà penchés sur le sujet. Selon les recherches, six pays contrôleraient plus de 90% des réserves en phosphore : Afrique du Sud, Algérie, Chine, Jordanie, Maroc et Syrie. Cette prise de conscience crée des tensions géopolitiques, comme par exemple au Maroc où les réserves de phosphore se trouvent dans le Sahara. L’Inde, le Brésil et l’Union Européenne sont de plus en plus dépendants de ces réserves.

Il est donc essentiel d’organiser des campagnes de sensibilisation au niveau national, régional, voire international, afin de limiter la consommation de phosphore. Tout cela peut se faire par exemple en réformant les politiques agricoles, mais aussi les infrastructures de recyclage. En effet, contrairement au pétrole, il n’existe pas de substituants au phosphore. Son recyclage peut être une solution afin de limiter la consommation du phosphore des exploitations minières. Par des procédés chimiques, il serait possible d’extraire le phosphore des urines et selles des mammifères. Une autre possibilité de réduire notre dépendance serait de maîtriser la technique d’eutrophisation (modification et dégradation d’un milieu aquatique) afin de tirer parti du phosphore contenu dans l’eau.

Quel serait l’impact d’une flambée des prix du phosphore ? Est-ce possible de réduire cette dépendance ? Selon les scientifiques, les réserves de phosphate sont estimées à 16.000-67.000 mégatonnes. Au rythme de consommation actuel, les mines de phosphates seront épuisées dans cent ans.

Source : bulletins-electroniques.com

L’éolien devient la première source d’électricité en Espagne

Selon les chiffres provisoires communiqués par Red Electrica de Espana (REE), l’entreprise gestionnaire du réseau électrique espagnol, la technologie éolienne est devenue la première source d’électricité en Espagne sur l’ensemble de l’année 2013. C’est la première fois que l’éolien devient sur la durée d’une année entière la première source de couverture de la demande d’électricité, en Espagne mais aussi dans le monde.

Dans un contexte de recul de la demande électrique, qui baisse pour la troisième année consécutive, de 2,3% par rapport à 2012, la puissance installée en Espagne s’est légèrement accrue de 556 MW en 2013, soit 0,5%. Cette hausse provient surtout de l’énergie solaire, thermoélectrique (+ 300 MW soit 15%) et photovoltaïque (+140 MW, soit 3,3%).

La répartition de production par sources fait apparaître une forte croissance de l’hydraulique par rapport à 2012 en raison d’une pluviosité supérieure en 2013, une augmentation de 14,2% de la production issue de sources renouvelables, et à l’inverse une forte baisse de la production par cycle combiné (-27,3%), ou issue du charbon (27,3%). La baisse de 8,3% de la production d’électricité d’origine nucléaire s’explique notamment par l’arrêt de la centrale de Garona, suite à la décision de son exploitant de ne pas solliciter une prolongation de sa durée de vie comme l’y incitait pourtant le gouvernement. L’éolien est ainsi devenue la première source d’électricité en termes de couverture de la demande, avec 21,1% contre 18,1% en 2012, dépassant pour la première fois sur l’ensemble d’une année, le nucléaire qui recule de 22,1% à 21,0% en 2013. Le total d’énergie produite par le nucléaire reste légèrement supérieur à celui de l’éolien, mais la consommation électrique des centrales nucléaires elles-mêmes étant supérieure, la couverture de la demande électrique est moindre que celle de l’éolien. REE souligne par ailleurs que les énergies renouvelables ont couvert en 2013 42,4% de l’ensemble de la demande électrique en Espagne, soit 10,5% de plus qu’en 2012, ce qui a permis une réduction des émissions de CO2 de 61,4 millions de tonnes, 23,1% de moins qu’en 2012.

Cette montée en puissance des énergies renouvelables dans le mix espagnol ne suscite pourtant aucun triomphalisme au moment où le gouvernement annonce de nouvelles mesures pour lutter contre le « déficit tarifaire » de près de 30 milliards d’euros accumulés depuis une dizaine d’années en raison du différentiel existant entre le prix payé par le consommateur et les coûts de production et de distribution d’électricité.

Les primes à la production versées aux énergies renouvelables, d’un montant total estimé de 50 milliards d’euros entre 1998 et 2013, sont notamment en cause et après avoir suspendu, au début de l’année 2012, les primes pour l’installation de nouvelles capacités, le gouvernement annonce qu’il va désormais s’attaquer aux primes versées aux capacités renouvelables déjà existantes. Il s’agit de plafonner à 7,39% de l’investissement le niveau des primes. Les installations les plus anciennes, antérieures à 2005, ne toucheraient plus aucune prime à la production, ce qui affectera notamment le secteur éolien, puisque 37% de la capacité installée dans ce domaine est potentiellement concernée par cette mesure.

Source : bulletins-electroniques.com

Symbiose acacia-fourmis : un nouveau niveau dévoilé

L’acacia Acacia hindsii, originaire des forêts tropicales d’Amérique centrale, est un exemple de myrmécophyte, une plante qui vit en symbiose avec les fourmis. Il héberge des fourmis du genre Pseudomyrmex au creux de ses épines. Les fourmis se nourrissent quasi-exclusivement du nectar de la plante. En contrepartie du gîte et du couvert, les fourmis mutualistes assurent la protection de leur hôte contre les autres insectes et les plantes concurrentes.

Des chercheurs de l’Institut Max Planck d’écologie chimique à Iéna (Thuringe) ont découvert un autre bienfait lié à la présence des fourmis. En effet, celles-ci protègent également la plante des microorganismes nuisibles au feuillage. Les scientifiques ont comparé les feuilles des plantes d’acacia hébergeant des fourmis à des feuilles dépourvues de locataire ou bien hébergeant des fourmis parasitaires. Une analyse détaillée de la composition bactérienne de la surface des feuilles a mis en évidence que la présence de fourmis mutualistes réduisait les populations d’agents pathogènes nuisibles. Leur présence a donc un effet positif combiné sur la santé des plantes.

L’étude indique que cet effet inhibiteur serait dû à l’action des bactéries vivant elles-mêmes en symbiose avec les fourmis. Cependant, le transfert de la protection antimicrobienne de la fourmi à la plante n’est pas encore décrit. Une enquête plus approfondie en laboratoire a suggéré que les populations de « bactéries protectrices » sont transportées et propagées par les pattes de l’insecte.

Face à ce niveau de complexité, les chercheurs suggèrent que les bactéries et autres micro-organismes soient pris en compte dans les futures études des phénomènes de symbiose et mutualisme.

Source : bulletins-electroniques.com

L’Anses surveille les enfants et les pesticides

Cette année, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) s’intéresse aux risques liés à l’utilisation des objets connectés générant des champs électromagnétiques par ou à proximité des enfants. L’expertise tentera de percer les risques liés à l’usage des veille-bébés, tablettes, consoles 3D, jouets radiocommandés ou talkies-walkies. L’idée est d’« avoir un état des lieux précis de ces expositions qui évoluent beaucoup dans le temps avec l’évolution des usages », précise Marc Mortureux, Directeur Général de l’Anses.

Les résultats, rendus au printemps, viendront compléter le rapport sur les radiofréquences paru en 2013. Une attention particulière sera portée sur les éventuels risques sanitaires liés à l’usage de technologies 3D par les enfants, notamment le risque d’altération de leur développement visuel.

Enfants : gare aux produits chimiques !

Les risques liés à l’exposition des enfants aux substances chimiques indésirables fait partie des priorités de l’Agence pour cette année. Ainsi, elle lance un groupe de travail sur l’exposition aux substances chimiques contenues dans les jouets et articles de puériculture en matière plastique, destinés aux nourrissons et aux enfants jusqu’à l’âge de 3 ans. 

Elle étudie également le profil nutritionnel des aliments destinés aux bébés de moins de 3 ans. Laits infantiles, plats et petits pots pour bébé salés et sucrés, soupes, desserts biscuits, boissons et céréales n’auront plus de secrets pour l’Agence !

Les risques liés à l’alimentation des enfants vont être décortiqués au peigne fin grâce à l’étude de l’alimentation totale (EAT) infantile. Elle évalue l’exposition alimentaire des enfants de moins de 3 ans à plusieurs substances chimiques. Plus de 500 substances sont étudiées incluant environ 300 résidus de pesticides et des métaux lourds pour documenter très précisément les risques.

Pesticides : la protection est-elle suffisante ?

Face au manque de données précises sur les expositions aux pesticides des travailleurs agricoles, l’Anses a décidé de réagir. Elle souhaite ainsi éclaircir de nombreuses zones d’ombres. Notamment, elle veut mieux connaître les expositions en fonction des systèmes de production et des filières, identifier les situations professionnelles à l’origine des expositions aux pesticides et étudier l’efficacité des vêtements et équipements de protection individuelle.

De plus, l’Anses doit réévaluer le dispositif réglementaire destiné à protéger la santé des personnes habitant à proximité des zones traitées avec des produits phytosanitaires. « Nous avons été saisis par le Ministère de l’Agriculture sur la question de savoir si la réglementation actuelle permet de protéger suffisamment efficacement les riverains », précise Pascale Robineau, Directrices des produits réglementés de l’Anses. Les mesures de protection actuelles sont-elles suffisantes ? Réponses avant l’été ! 

Egalement sur la question des pesticides, l’Article 22 de la loi d’avenir Agricole prévoit le transfert des décisions d’autorisation de mise sur le marché (AMM) des pesticides, gérée aujourd’hui par le Ministère de l’Agriculture, à l’Anses. Le texte est actuellement en cours de discussions au Sénat.

Mais ce n’est pas tout !

Parallèlement à ces priorités, l’Agence poursuivra le renforcement des moyens de détection des agents chimiques et des pathogènes tout au long de la chaîne alimentaire. Elle publiera par ailleurs plusieurs résultats d’expertises sur les risques liés aux nanomatériaux, aux perturbateurs endocriniens (méthyl tert-butyl éther, toluène, n-hexane, cis-CTAC et O-phénylphénol), aux pollens, à l’antibiorésistance, à la santé des abeilles ou encore à la qualité de l’air. Elle s’intéressera aussi à l’évaluation des bénéfices et des risques nutritionnels des édulcorants intenses, et à plusieurs compléments alimentaires minceurs, compléments destinés aux sportifs et aux femmes enceintes.

Par ailleurs, l’Anses doit actualiser au courant de l’année les recommandations alimentaires et de pratique d’activité physique pour la population générale pour prévenir les grandes pathologies. Elles donneront lieu à des recommandations pratiques, déclinées en fonction des catégories de la population.

Par Matthieu Combe, journaliste scientifique

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Formation professionnelle : « Désormais, nous aurons le réflexe Techniques de l’Ingénieur »

Retour sur l’accompagnement de la société Axon’ Cable par les experts de Techniques de l’Ingénieur avec Bettina François, sa responsable formation.

s_curit__3Axon’ Cable est une société spécialisée dans la fabrication de câbles, connecteurs et liaisons complètes pour l’électronique. Forte d’une cinquantaine d’année d’existence, regroupant 1700 personnes à l’international dont 600 sur son site de Montmirail, Axon’ Cable a pour clients les industries spatiales, militaires, aéronautiques, médicales, ou encore de prospection pétrolière. « Tous les secteurs utilisant des liaisons complexes » résume Bettina François, responsable formation d’Axon Cable France.

En 2013, Axon’ Cable a identifié un besoin de formation particulier pour ses ingénieurs et techniciens en conception machines, à savoir intégrer la directive 2006/42/CE. Après contact avec l’équipe Techniques de l’Ingénieur, Axon’ Cable a opté pour une de deux jours, en novembre 2013, pour neuf personnes, animée par un expert du réseau Techniques de l’Ingénieur.« Ils ont été satisfaits, au point que cette formation va déboucher sur une suite, le formateur leur ayant ouvert les yeux sur des points nécessitant des améliorations dans l’entreprise, dont l’utilisation de la méthode IDAR en analyse des risques lors de la conception des machines », précise Madame François.

Formation et accompagnement en Value Stream Mapping

workshop2_13_2_1En décembre, c’est encore à Techniques de l’Ingénieur qu’Axon Cable fait appel, pour une formation d’une journée concernant le Value Stream Mapping (VSM), qui consiste à cartographier l’ensemble d’un cycle de production, pour mettre en exergue celles apportant une réelle valeur ajoutée, et travailler à la réduction des étapes sans valeur ajoutée. « Il s’agissait là d’une formation d’une journée pour ingénieurs et techniciens qualité et production, nécessaire car un de nos clients, grand groupe de l’aéronautique, exigeait que l’on adopte cette méthode, que de manière générale, de plus en plus de clients demandent », explique Bettina François. La formation VSM a été suivie de deux jours d’accompagnement par l’expert mobilisé par Techniques de l’Ingénieur, directement sur le cas concret de ce client.

Pourquoi avoir choisi à nouveau Techniques de l’Ingénieur ? « C’est un organisme qui connait bien les besoins des ingénieurs et des industriels, et nous étions très content de la première formation. De plus, Techniques de l’Ingénieur se distingue par une réactivité quasi-immédiate lorsqu’on les sollicite, propose des offres très complètes, que l’on peut prolonger avec un accompagnement. De quoi faire la différence ! Nous avons beaucoup de projets techniques à venir, pour lesquels il nous reste à déterminer à qui nous ferons appel. Une chose est sûre : désormais, nous aurons le réflexe Techniques de l’Ingénieur ! », conclut-elle.

Un astéroïde s’écrase sur la Lune sous les yeux ébahis d’un astronome

Le 11 septembre 2013, Jose Maria Madiedo, enseignant à l’Université espagnole de Huelva, avait l’oeil rivé sur deux télescopes d’observation lunaire lorsqu’il a détecté un puissant flash lumineux dans la Mare Nubium (« mer des nuages » en latin), un bassin lunaire rempli de lave refroidie.

L’éclair était presque aussi lumineux que l’étoile polaire et devait être visible à l’oeil nu depuis la Terre, précise la Royal Astronomical Society (RAS) britannique, qui rapporte l’événement dans son bulletin mensuel.

Le flash a été suivi d’une lueur qui a persisté durant huit secondes à la surface de la Lune.

« C’est à ce moment là que je me suis rendu compte que j’avais assisté à un événement très rare et extraordinaire », a souligné M. Madiedo, dont les vidéos sont visibles sur internet (http://youtu.be/perqv4qByaI et

http://youtu.be/zCFDkj2JtyA).

Selon les calculs de l’astronome et de ses collègues, l’astéroïde pesait environ 400 kg pour un diamètre compris entre 60 cm et 1,40 m et il filait à plus de 60.000 km/h lorsqu’il s’est abattu sur la Lune.

Une vitesse telle que le rocher cosmique s’est instantanément vaporisé au point d’impact, creusant un cratère de 40 mètres de diamètre et dégageant une chaleur intense, source du flash observé depuis la Terre.

Contrairement à son satellite naturel, la Terre est protégée par son atmosphère et les météorites d’une taille comparable à celui qui a frappé la Lune s’y consumeraient entièrement bien avant d’avoir atteint la surface.

A titre de comparaison, la météorite qui a explosé au-dessus de la ville russe de Tcheliabinsk voici un an mesurait une vingtaine de mètres de diamètre pour un poids de 13.000 tonnes, et une petite partie seulement de sa masse initiale est parvenue jusqu’à la surface de la Terre.

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Reach/CLP : Quoi de neuf en 2014

Deux nouvelles propositions de classification et d’étiquetage harmonisé

04/02/2014

L’ECHA a lancé une consultation pour l’harmonisation et l’étiquetage harmonisé du tert-butyl hydroperoxide et du thiacloprid (ISO);{(2Z)-3-[(6-chloropyridin-3-yl)methyl]-1,3-thiazolidin-2-ylidene}cyanamide.

Les parties intéressées sont invitées à soumettre leur commentaire sur le site del’ECHA, et ce avant le 21 mars 2014.

Restriction concernant l’autorisation d’un produit biocide

06/02/2014

La décision d’exécution de la Commission du 4 février 2014 approuvant les restrictions concernant l’autorisation d’un produit biocide contenant du difénacoum notifiées par l’Allemagne conformément aux dispositions de la directive 98/8/CE du Parlement européen et du Conseil est paru au Journal officiel le 06/02/2014.

Consultation publique pour de potentielles substances biocides candidates à la substitution

10/02/2014

L’ECHA a lancé une consultation publique pour de potentielles substances biocides candidates à la substition.

Les substances concernées sont : Clothianidin, Cybutryne, Cyfluthrin, Hexaflumuron, N,N’-methylenebismorpholine (MBM), Didecylmethylpoly(oxyethyl)ammonium propionate.

Les parties intéressées sont invitées à soumettre leur commentaire sur le site de l’ECHA, et ce avantle 11 avril 2014.

Une nouvelle proposition de classification et d’étiquetage harmonisé

11/02/2014

L’ECHA a lancé une consultation pour l’harmonisation et l’étiquetage harmonisé du chloralose (INN); (R)-1,2-O-(2,2,2-trichloroethylidene)-α-D-glucofuranose; glucochloralose; anhydroglucochloral chloralose (INN); (R)-1,2-O-(2,2,2-trichloroethylidene)-α-D-glucofuranose; glucochloralose; anhydroglucochloral.

Les parties intéressées sont invitées à soumettre leur commentaire sur le site del’ECHA, et ce avant le 28 mars 2014.

Consultation publique sur des alternatives pour l’utilisation de 3 produits

12/02/2014

L’ECHA a reçu quatre demandes d’autorisation pour les utilisations de trioxyde de diarsenic, sulfochromate de plomb jaune (CI Pigment Yellow 34) et chromate de plomb sulfate de molybdate rouge (CI Pigment Red 104). Les consultations pour les demandes d’autorisation seront closes le 9 avril 2014.

Les contributions sur les autres alternativess possibles d’utilisations sont à remettre dès que possible.

L’Echa recommande de soumettre cinq nouvelles substances à autorisation

12/02/2014

L’ECHA recommande de soumettre cinq nouvelles substances à l’autorisation. Quatre d’entre elles (le Diméthylformamide, le Diazene-1,2-dicarboxamide [C,C’-azodi(formamide)], l’Aluminosilicate Refractory Ceramic Fibres (Al-RCF), l’Aluminosilicate Refractory Ceramic Fibres (Al-RCF), le Zirconia Aluminosilicate Refractory Ceramic Fibres (Zr-RCF), et le Decabromodiphenyl ether) ont des propriétés dangereuses pour la santé humaine.

Elles sont classées comme cancérogènes, toxiques pour la reproduction ou sensibilisants respiratoires. La cinquième substance, l’Octylphénol est une substance extrêmement préoccupante qui a des effets sur l’environnement en raison de sa dégradation en une substance ayant des effets identiques à ceux des perturbateurs endocriniens.

La décision finale sur l’inclusion de ces substances dans l’annexe XIV et sur les dates auxquelles les entreprises devront demander l’autorisation à l’ECHA sera prise par la Commission européenne en collaboration avec les États membres et le Parlement européen.

Mise à jour du guide sur la préparation du dossier pour l’annexe

12/02/2014

L’ECHA a publié une mise à jour du Guide pour la préparation d’un dossier pour l’annexe XV pour l’identification des substances extrêmement préoccupantes.

La lettre de l’ECHA du mois de Février publiée

14/02/2014

L’ECHA a publié sa lettre du mois de février.

Lettre pour les déclarants d’intermédiaires

14/02/2014

L’ECHA a commencé à envoyer des lettres juridiquement contraignantes pour les déclarants qui ont enregistré leurs substances comme intermédiaires, mais qui n’ont pas répondu aux demandes de l’Agence pour corriger les incohérences constatées dans leurs dossiers.

Les entreprises qui reçoivent cette lettre ont un mois pour mettre à jour leur inscription avant que l’ECHA renvoie l’affaire aux autoritésd’application des États membres.

 

Par Céline GABORIAUD, Ingénieur Environnement aux Ateliers d’Orval

 

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L’infinitésimale légèreté de l’électron déterminée avec une précision inégalée

Des physiciens ont réussi à déterminer avec une précision jamais atteinte jusqu’ici la masse de l’électron, une constante clé pour la physique fondamentale.

La nouvelle mesure publiée mercredi dans la revue Nature par l’équipe de Sven Sturm (Institut Max-Planck pour la physique nucléaire, Heidelberg, Allemagne) est 13 fois plus précise que la valeur qui était retenue précédemment.

L’électron est plus de 1.800 fois plus léger que le proton et le neutron, les autres constituants élémentaires de l’atome. Cette faible masse de l’électron rend sa détermination précise très difficile.

Découvert en 1897 par le physicien anglais Joseph John Thomson, l’électron est l’un des plus importants constituants de la matière. Thomson avait alors déjà estimé qu’il était au moins mille fois plus léger que l’ion hydrogène (proton), l’objet le plus léger alors connu. Mais il était encore loin du compte.

Pour exprimer la masse de ces tout petits objets physiques dont est constituée la matière, les physiciens utilisent l’unité de masse atomique, une mesure standard définie comme 1/12e de la masse d’un atome de carbone 12.

Le principal outil utilisé par l’équipe de Sven Sturm pour réaliser ses nouvelles mesures est le « piège de Penning », un dispositif bien connu qui combine un champ magnétique et un champ électrique particuliers. Il permet de piéger les particules pendant une longue durée, pour en mesurer les propriétés avec précision.

Sven Sturm et ses collègues n’ont toutefois pas mesuré la masse atomique de l’électron directement, mais par l’intermédiaire d’un électron lié à un noyau de carbone, dont la masse atomique est connue.

Les physiciens ont ensuite calculé que la masse atomique de l’électron était de 0,000548579909067.

Ils estiment que la nouvelle valeur ainsi obtenue est 13 fois plus précise que celle retenue en 2010 par le Comité de données pour la science et la technologie (CODATA), organisme qui préconise une liste de valeurs des constantes physiques.

A ce niveau de petitesse, la nuance peut paraître insignifiante, mais elle constitue un maillon très important pour la physique des particules.

« Ce résultat jette les bases pour de futures expériences en physique fondamentale », ont estimé les auteurs de l’étude.

Il devrait permettre dans l’avenir des tests de précision du « Modèle Standard » de la physique , qui explique comment les briques de la matière interagissent entre elles.

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Revue du web #56 : les vidéos les plus étonnantes de la semaine

Cette semaine dans la revue du Web : 

  • « Tippe Top », la toupie sens dessus dessous ;
  • L’anagyre, la toupie qui ne tourne que dans un seul sens ;
  • Jeu égal ? Un robot super champion de air-hockey ;
  • Un bateau décharge sa cargaison de bois de manière spectaculaire
  • Le gadget (inutile ?) de la semaine : une machine pour trier les Skittles et les M&M’s par couleur ;
  • Et en bonus : l’art délicat de ramasser un marteau sur le sol lunaire.

« Tippe Top », la toupie sens dessus dessous

Triviales, les toupies ? Pour vous convaincre du contraire, débutons notre cinquante-sixième Revue du web avec « Tippe Top », une toupie pas vraiment comme les autres. Enthousiaste mais quelque peu malhabile, le testeur de la vidéo qui suit doit tout de même s’y reprendre à trois fois pour donner l’impulsion caractéristique à son petit joujou, tout juste déballé de son écrin, lui permettant d’effectuer les premiers tours comme l’une ou l’autre de ses consœurs toupies. Il ne faut pourtant pas beaucoup plus de quelques secondes pour voir « la magie » opérer : la toupie en aluminium semble perdre son équilibre, puis se dresse enfin… en se retournant ! C’est bien sur sa pointe, son manche, que la toupie à base sphérique termine son parcours, et ce pendant une petite dizaine de secondes, avant de se coucher comme une toupie classique.

Sujet d’étude depuis le début du dix-neuvième siècle, notamment par une Munichoise, Helene Sperl, la physique derrière la toupie « Tippe Top » n’est pas sans nous rappeler un autre phénomène physique, la « rotation de l’œuf dur » : un œuf dur mis en rotation à une vitesse d’environ dix tours par seconde se dresse, contre toute attente, à la verticale. L’élévation du centre de gravité de l’œuf serait directement liée à la transformation de l’énergie cinétique en énergie potentielle, due à un effet gyroscopique produit par le frottement entre l’œuf et la surface sur laquelle il tourne.

L’anagyre, la toupie qui ne tourne que dans un seul sens

Toujours pas convaincu(e)s ? Continuons alors avec une toupie d’un tout autre genre, répondant au doux nom d’« anagyre » : lancée dans un sens que nous qualifierons – évidemment – de bon sens, la toupie tourne sans aucun problème, avec majesté. Pourtant, une fois lancée dans l’autre sens, la toupie devient revêche, se rebelle et s’arrête de tourner pour finalement repartir… en sens inverse.

Redécouverte dans les années 70 par une équipe d’archéologues qui, pour tromper l’ennui, firent tourner nonchalamment des pierres de hache sur un plan de travail, pierres qui ne manquèrent pas de s’arrêter de tourner pour reprendre de plus belle en sens inverse, cette famille de toupie a donc un sens de rotation privilégié.

Prenant assez souvent la forme d’un ellipsoïde aplati, la plupart des anagyres cachent leur secret dans la distribution de leur masse interne : pour un anagyre d’apparence symétrique, les masses sont réparties de manière différente, selon que l’on se place sur l’un ou l’autre des axes de symétrie horizontal ; pour un anagyre d’apparence asymétrique, la répartition inégale des masses saute aux yeux.

Jeu égal ? Un robot super champion de air-hockey

Lorsque Jose Julio réunit tous les composants nécessaires à la construction d’une imprimante 3D, la dernière chose que cet internaute espagnol semble vouloir faire est celle qui coule pourtant de source… Débrouillard comme pas deux, le petit génie ibérique désire se lancer dans un projet innovant, tout en faisant plaisir à sa fille, fan de air-hockey – un jeu assez populaire que l’on retrouve régulièrement dans les salles d’arcade, où un disque est maintenu en l’air à l’aide du souffle généré par de petites aérations aménagées dans la table de jeu. L’idée est lancée…

Une table, quelques trous à la perceuse, deux ventilateurs PC, et le terrain de jeu est prêt. Le robot est lui composé de trois moteurs, un pour se déplacer sur l’axe des abscisses, deux sur l’axe des ordonnées. L’algorithme de mouvement de l’imprimante 3D ne lui semblant pas assez réactif pour être efficace au air-hockey, il le modifie pour que chaque nouvelle commande de mouvement annule la précédente, ce qui permet au robot de rejoindre la position désirée le plus rapidement possible. Pour la détection du palet, il se sert d’une « Playstation Eye », la caméra numérique dédiée à la Playstation 3 qui utilise la vision par ordinateur et la reconnaissance des mouvements. Perfectionniste, la mise en œuvre de la stratégie et de la « science » de la trajectoire est une vraie réussite. Jose Julio a bel et bien créé un monstre, un Zubizarreta du air-hockey qui, non content d’être presque imbattable, se fend d’un petit « Can you beat me ? » qui saura ravir tous les mauvais perdants.

Un bateau décharge sa cargaison de bois de manière spectaculaire

Le transport du bois au Canada peut être beaucoup plus palpitant qu’une simple succession de camions sur les réseaux routiers ou que quelques barges se déplaçant en rang d’Oignon. Dans la province occidentale de Colombie-Britannique, le « Seaspan Survivor » livre sa gigantesque cargaison de rondins de bois de manière assez spectaculaire : s’inclinant peu peu jusqu’à atteindre un angle de près de 30 degrés par rapport au niveau de l’eau, le Seaspan Survivor abandonne sa cargaison en donnant l’impression de chavirer tout entier.

Après cette opération délicate, un second bateau viendra pousser les rondins vers le rivage pour en faciliter la collecte.

Le gadget (inutile ?) de la semaine : une machine pour trier les Skittles et les M&M’s par couleur

Dans la droite lignée de David Neevel – cet artiste farfelu qui s’était fixé pour objectif la mise au point d’une machine permettant de se débarrasser de la crème d’un Oreo, dont nous vous parlions déjà ici – notre gadget (inutile?) de cette semaine se propose lui aussi de résoudre un problème absolument majeur : pouvoir trier des petites confiseries (des Skittles et des M&M’s) par couleur, et les ranger dans de petits récipients dédiés à leur couleur respective.

Équipée d’un module Arduino Uno – lui-même construit autour d’un micro-contrôleur Atmel AVR – d’un capteur de couleurs, d’un capteur de mesure de distance, de plusieurs servomoteurs, et enfin complétée par quelques pièces conçues sur mesure sortant tout droit d’une imprimante 3D, la machine infernale peut venir à bout d’un sac d’un kilo et demi de ces petites gâteries en approximativement cinq minutes. Une découverte primordiale pour tout ceux qui ne supportent à aucun prix les M&M’s rouges. Ou jaunes. Étonnant, non ?

Bonus : de l’art délicat de ramasser un marteau sur le sol lunaire

Avec une gravitation près de six fois moins élevée que sur Terre, le moindre mouvement effectué sur le sol lunaire devient une expérience ô combien différente que sur notre bonne vieille planète. Pour conclure notre cinquante-sixième Revue du Web, jetons un œil dans le rétroviseur avec cette vidéo de l’astronaute américain Charles Duke, dixième homme a avoir foulé le sol sélène (en 1972), luttant comme un beau diable pour tenter de récupérer un marteau qu’il vient tout juste de faire tomber.

Copilote du module lunaire d’Apollo 16, Charles Duke passa un peu plus de 71 heures sur la Lune, dans une région de hauts plateaux, aux environs du cratère Descartes. L’une des missions de Duke était de collecter des échantillons, ce qui ne devait pas être chose simple au vu de la mésaventure du marteau, qui lui échappe des mains. S’ensuivent alors quatre tentatives infructueuses pour le récupérer à terre… pour qu’il finisse par abandonner, se dirigeant vers le rover à la recherche des pinces. Opération qui, cette fois-ci, fut couronnée de succès, bien que non filmée.

Par Moonzur Rahman

Et aussi dans les
ressources documentaires :

Le Machining Cloud®, une révolution dans l’industrie mécanique

Le Machining Cloud est un outil internet intelligent et rapide offrant aux industriels de la mécanique l’accès à des applications, des données, des services, et des ressources issus d’une base de données centralisée via le Cloud.

Au delà des capacités offertes par une bibliothèque documentaire, le Machining Cloud est capable, de manière intelligente, de proposer aux industriels les meilleures solutions disponibles pour un processus donné.  Le Machining Cloud est conçu pour amener la production mécanique à un niveau d’efficacité jamais atteint, tant du point de vue de la qualité des pièces, que de la productivité des entreprises.

Il connecte les industriels à une offre illimitée de moyens  de production à partir d’une plateforme intuitive et standardisée. Les industriels de la mécanique ont ainsi accès à de nombreux outils analytiques pour créer,  gérer et optimiser les données de coupe, ainsi que la capacité de commander directement les composants nécessaires pour réaliser les pièces. Les utilisateurs peuvent aussi consulter et utiliser des machines-outils virtuelles, les bridages, les assemblages d’outils, et toute une série d’objets relatifs à la coupe.

Cet outil élimine également les tâches de consultation et de recherche dans les catalogues papier, ou dans les sites Internet  pour trouver et acheter les composants les plus appropriés.

D’après Michael Taesch, chef de projet du Machining Cloud, « La plupart des entreprises sont tellement habituées à subir ces tâches de recherche qu’elles ne pensent pas qu’il existe de meilleures méthodes. Avec le Machining Cloud, les industriels ont accès gratuitement et en quelques minutes à des informations fiables et à jour. A l’inverse des catalogues électroniques dont les données sont issues de simples recherches sur internet, le Machining Cloud propose des informations standardisées, renseignées et mises à jour sous la responsabilité des ‘éditeurs’ eux-mêmes -leaders en fabrication d’outils, de machines-outils, éditeurs de logiciels d’usinage, etc. Et, au-delà de la recherche documentaire,  dans le cadre d’un processus d’outillage, par exemple, les industriels peuvent économiser 20 à 30% de leur temps machine. En effet, le Machining Cloud est capable de recommander un meilleur outil ou un autre bridage dont l’intérêt sera de raccourcir le temps de coupe ou de faciliter le processus. Considérant que le Machining Cloud peut faire plusieurs suggestions sur plusieurs opérations, l’économie réalisée par cette application peut devenir impressionnante ! »

En outre, l’information fournie est directement connectable aux logiciels de FAO, de Simulation/Vérification, et de gestion d’outils.  Les données sont automatiquement formatées pour être utilisables dans les documents d’atelier et les listes d’outils.

Lors de l’événement EMO, le carburier KENNAMETAL a présenté un outil puissant qui fut véritablement l’attraction du salon, à savoir la première application du Machining Cloud. KENNAMETAL a été le premier constructeur à s’intéresser sérieusement au domaine du Cloud et à la technologie Machining Cloud. D’autres applications sont en cours de développement avec des entreprises leaders du secteur de la mécanique.

Disponible en téléchargement, l’application NOVO de KENNAMETAL optimise et affine chaque projet avec l’utilisation d’outils numériques intelligents conçus pour transformer le flux de travail en un processus de production simple et fluide.

Comme toutes les applications fondées sur le Cloud, le Machining Cloud utilise un réseau de serveurs distants qui hébergent et distribuent sur internet les processus et les données. Alors que jusque là, l’informatique traditionnelle imposait un stockage et une gestion locale des données, le principe du Cloud, en général, est d’offrir l’accès à une quantité d’informations à tout moment et n’importe où.

Pour plus d’information sur le Machining Cloud
Pour en savoir plus sur NOVO : kennametal.com/novo/fr et en images : youtube.com/watch

 

Et aussi dans les
ressources documentaires :

 

Retrouver le sens du toucher grâce à une main artificielle

Ce Danois de 36 ans ne deviendra pas un agent secret comme Steve Austin et pourtant, sa main bionique est un bijou de technologie. Grâce à elle, l’homme a pu retrouver des sensations disparues depuis neuf ans, lorsqu’une explosion survenue alors qu’il manipulait des feux d’artifice le privait de son bras gauche. Choisi comme cobaye pour tester une nouvelle main artificielle, Dennis Aabo Sorensen a de la chance dans son malheur puisque les essais cliniques auxquels il a participé lui ont fait redécouvrir le sens du toucher.

 Le système mis au point par une équipe de chercheurs suisses, allemands et italiens repose sur des électrodes implantées dans le haut du bras amputé. La particularité est que les électrodes sont directement greffées sur les nerfs périphériques. Les capteurs de la prothèse analysent la tension des tendons artificiels, convertissent cette information en impulsion électrique transmise directement aux électrodes. Un procédé qui a rendu le sens du toucher à Dennis, capable de détecter des formes mais aussi des textures.

Ce n’est qu’après trois semaines de test que la prothèse a été reliée aux électrodes. Le patient s’est retrouvé les yeux bandés, avec des boules Quiès dans les oreilles pendant une semaine. Privé de la vue et de l’ouïe, il a pu se focaliser sur le toucher. Cette expérience publiée dans la revue Science Translational Medicine n’a duré qu’un mois, conformément aux règles des essais cliniques. Mais les chercheurs l’affirment, les électrodes auraient pu rester greffées des années. De quoi redonner espoir aux personnes ayant subi la perte d’une main. Cependant, une telle prothèse ne devrait pas être commercialisée avant minimum cinq ans, un travail de miniaturisation des composants et sur la batterie devant être mené.

Alors, à quand un homme qui valait trois milliards ? En ce qui concerne le bras bionique, le prix reste mystérieux, les auteurs des tests se refusant à chiffrer le dispositif. Mais il est évident que s’ils veulent démocratiser leur prothèse, le prix devra être raisonnable.

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

L’astéroïde Cérès émet des jets de vapeur d’eau

Cette observation méritait bien une publication dans Nature. Le télescope spatial Herschel a permis à des chercheurs d’assister à des émissions de vapeur d’eau sur l’astéroïde Cérès. Cette découverte met un terme au débat sur la présence ou non d’eau sur cet astéroïde. Oui, il y a bien de l’eau sur Cérès. 

L’astéroïde, le plus gros connu du système solaire fait 950 km de diamètre, a d’ailleurs été promu planète naine du fait de ses dimensions.  De précédentes mesures suggéraient déjà la présence de glace à sa surface, mais celles-ci datent de 1970 et n’avaient jamais pu être reproduites malgré plusieurs tentatives  dont certaines mettant en jeu le Very Large Télescope (VLT).

Il aura donc fallu aux scientifiques européens, dont des français du CNRS et de l’Observatoire de Paris au LESIA (Observatoire de Paris/CNRS/Université Pierre et Marie Curie/Université Paris Diderot) et à l’IMCCE (Observatoire de Paris/CNRS/Université Pierre et Marie Curie/Université Lille 1), ces nouvelles mesures du télescope spatial Herschel, menées de 2012 à 2013 pour détecter de l’eau à la surface de Cérès.

Cette eau est sous forme gazeuse. La vapeur est émise de façon irrégulière, préférentiellement lorsque l’orbite de Cérès est proche du Soleil. Les mesures ont permis d’identifier deux sources distinctes d’où proviennent ces jets.

L’équipe de scientifiques a cherché à interpréter ces observations et s’est notamment intéressée à la trajectoire de l’eau émise. Des simulations des chercheurs au LESIA ont ainsi permis de déduire qu’une partie de cette eau retombait à la surface de Cérès.

Si cette découverte apporte la réponse à la question de la présence d’eau sur Cérès, elle interroge désormais sur l’origine de cette eau. Parmi les différentes explications envisagées, la théorie d’un océan souterrain  ouvrirait la voie à la recherche de vie extra-terrestre.

Par Matthieu Combe, journaliste scientifique

La température moyenne terrestre en 2013 a été de 14.52°C

C’est une valeur légèrement inférieure à celle de 2010 (14,56°C), de 2005 (14,55°C) et de 1998 (14,53°C) selon cet organisme officiel du gouvernement américain, et très proche de la moyenne des 20 dernières années (1994-2013) qui est de 14,44°C. L’écart est inférieur à un dixième de degré. Un autre organisme américain, le GISS, dresse un tableau globalement similaire à celui de la NOAA.

La pause de la hausse des températures s’est  poursuivie en 2013

Le hiatus au niveau de la température moyenne globale dure depuis plus d’une décennie et demie selon les scientifiques du climat, y compris ceux participants aux rapports du GIEC, organisme au service des politiques climatiques prônées par l’ONU. Il n’est donc plus possible de la nier ou de tenter de la marginaliser, même au nom d’une cause aussi noble que la promotion des énergies renouvelables. 

En effet, selon le dernier rapport du GIEC (l’AR5) publié en 2013, « le taux de réchauffement sur les 15 dernières années (1998-2012) de 0.05 degrés Celsius par décennie est plus faible que sur la plus longue période 1951-2012 qui est de 0.12°C par décennie. » Toute chose équivalente, sur la période 1951-1997 le réchauffement a donc été selon le GIEC d’environ 0,15°C par décennie, et il est  ainsi sur la période 1998-2012 trois fois moins rapide (0,05°C par décennie). L’année 2013 ne change pas cette tendance à la décélération, elle s’y inscrit au contraire pleinement.

figure 1 : Evolution des températures

D’un côté la pause compromet la stratégie de communication des partisans de l’exagération du réchauffement climatique conçue pour faire peur au grand public et aux décideurs, exagération dont raffolent d’ailleurs les médias en quête de lecteurs. Mais elle est d’un autre côté exploitée par des personnes parfois désignées comme « sceptiques », ce qui est un choix sémantique malheureux étant donné que le scepticisme est la base de l’esprit scientifique. Ces personnes veulent complètement nier l’importance du défi climatique. Parfois pour protéger les acteurs qui ont des intérêts financiers dans le secteur des énergies fossiles.

Ou alors, souvent pour des raisons idéologiques, par hostilité vis-à-vis de l’émergence des énergies renouvelables. Les énergies renouvelables, au très large potentiel, deviendront pourtant indispensables dans un contexte de stocks de combustibles fossiles non infinis et de croissance de la demande énergétique mondiale. Plusieurs milliards d’êtres humains des pays dits « du sud » aspirent à vivre au même niveau de confort que celui des européens de l’ouest. 

Le débat sur la thématique climatique est devenu tellement polarisé et violent entre les deux extrêmes que les climato-modérés ont du mal à faire entendre leur voix. 

figure 2 : Evolution des précipitations (1900 / 2013)

Une tendance de fond au réchauffement indiscutable 

La température moyenne terrestre durant le XXème siècle a été de 13,9°C. Comparativement à cette moyenne du siècle dernier, selon les données de la NOAA, l’année 2013 se situe ainsi à +0.62°C, 2012 à +0.57°C, 2011 à +0.53°C, 2010 à +0.66°C et pour la moyenne de la décennie 2004-2013 l’anomalie est de +0.59°C. Il y a donc bien une tendance de fond au réchauffement à l’échelle séculaire, en bonne partie lié aux émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine selon la grande majorité des climatologues. Semble s’y superposer une oscillation à l’échelle multidécennale.

Cette oscillation joue probablement un rôle clé concernant la fameuse pause du réchauffement et cette thématique a fait l’objet le 15 janvier 2014 d’une synthèse par le média scientifique de référence Nature. « Même les scientifiques qui sont confiants dans les modèles  du climat reconnaissent qu’il y a une pression croissante pour tenter d’expliquer ce qui se passe » explique Nature, soulignant que d’autres scientifiques plus incisifs remettent carrément en question la validité de ces modèles. Pour le climatologue Gabriel Vecchi travaillant pour la NOAA: « il y a quelques années, vous pouviez voir le hiatus mais il pouvait être marginalisé du fait qu’il était dans le bruit. Mais maintenant c’est quelque chose qu’il va falloir expliquer ». Pour Nature « l’Oscillation Décennale du Pacifique (PDO) pourrait être une pièce cruciale pour résoudre l’énigme du hiatus ». 

L’Oscillation Décennale du Pacifique possède une période de six décennies

Après une phase chaude qui pourrait expliquer une partie du boom des températures observé dans les années 80 et 90, nous venons d’entrer en ce début de XXIème siècle dans une phase froide de la PDO, phase froide qui s’accompagne d’une prédominance dans un rapport 2:1 des épisodes La Niña refroidissants sur les épisodes El Niño réchauffants, tous deux s’étalant sur des périodes bien plus courtes que les phases de la PDO. Le rapport est inversé en phase PDO chaude. Les volumes des précipitations à l’échelle globale suivent ces oscillations océaniques. 

Contrairement à ce qu’essayent de faire croire certains intellectuels hostiles aux politiques climatiques prônées par l’ONU, le passage en phase océanique froide ne signifie pas que le forçage exercé par les gaz à effet de serre d’origine anthropique a disparu, la concentration en CO2 atmosphérique bat des records et le CO2 est un gaz à effet de serre. Ce forçage est simplement masqué. 

Selon l’hypothèse de l’onde de stade des climatologues Marcia Wyatt et Judith Curry, hypothèse qui a fait l’objet en octobre 2013 d’une publication dans Climate Dynamics (une revue peer reviewed), la pause du réchauffement pourrait durer jusqu’à la décennie 2030. 

Par Olivier Daniélo

En savoir plus :

  • L’article à propos du la pause du réchauffement dans la revue Nature : http://www.nature.com/news/climate-change-the-case-of-the-missing-heat-1.14525
  • Le bilan 2013 par la NOAA : http://www.ncdc.noaa.gov/sotc/global/2013/13
  • La série complète des températures des 20 dernières années selon la NOAA : 1994 (14,22°C), 1995 (14.35°C), 1996 (14.22°C), 1997 (14.42°C), 1998 (14.53°C), 1999 (14.36°C), 2000 (14.33°C), 2001 (14.45°C), 2002 (14.51°C), 2003 (14.52°C), 2004 (14,48°C), 2005 (14,55°C), 2006 (14,50°C), 2007 (14,49°C), 2008 (14.41°C), 2009 (14,50°C), 2010 (14,56°C), 2011 (14,43°C), 2012 (14,47°C), 2013 (14,52°C).

Monsanto parie sur l’eugénisme végétal

Clap de fin pour les OGM ? En tout cas, ils ne sont plus au cœur des préoccupations de Monsanto ni des autres poids-lourds comme Bayer. Conscients que les produits génétiquement modifiés se heurtent à un rejet massif de nombreuses populations et donnent lieu à de multiples procès, ces grands de l’agriculture investissent dans les biotechnologies. L’objectif reste le même, optimiser les plantes. Que cela soit pour être plus résistants aux parasites, aux maladies, pour avoir une meilleure esthétique ou même pour avoir une forme adaptée au ramassage, le but reste de ne garder que les meilleures !

Alors comment renforcer les plantes sans les modifier génétiquement ? En sélectionnant patiemment les caractéristiques cibles. Il s’agit donc de sélectionner une plante qui possède la compétence que l’on cherche à garder. Son pollen va féconder une de ses congénères, l’espoir résidant dans le fait que la descendance possédera à coup sûr la compétence ciblée. Une pratique connue depuis longtemps. Oui mais voilà, une telle approche ne réussie pas systématiquement et a l’inconvénient d’être longue à mettre en œuvre. D’où l’idée d’accélérer le processus. Pour y arriver, les industriels peuvent s’appuyer sur les biotechnologies, et plus particulièrement le génotypage et le marquage moléculaire. En effet, après la pollinisation de la plante, des scientifiques vont traquer au cœur du génome la compétence recherchée. Des marqueurs moléculaires leur permettent de la  pister dans les gènes puis de sélectionner exclusivement les semences porteuses de la compétence souhaitée.

L’utilisation des nouvelles technologies permet ainsi de promouvoir telle ou telle plante en à peine quelques années, une sélection qui aurait pris plusieurs centaines d’années en se contentant de l’approche traditionnelle.

L’avantage est que les plantes ainsi sélectionnées sont 100% naturelles et ne sont pas génétiquement modifiées. De quoi rassurer le consommateur tout en optimisant les cultures.

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

Le PDG d’EDF juge que de nouvelles centrales nucléaires seront inévitables en France

« L’Etat français (…) a décidé que le nucléaire devait faire partie du mix énergétique pour encore longtemps », a déclaré M. Proglio à la presse, en marge de la présentation des résultats annuels du géant français de l’électricité.

Le gouvernement s’est engagé à réduire de 75% à 50% la part de l’énergie nucléaire dans la production électrique française à l’horizon 2025, et à plafonner au niveau actuel la capacité de production nucléaire.

« Quelle que soit la durée de vie des centrales, il faudra bien les remplacer, parce que pour pouvoir continuer à produire de l’énergie électronucléaire, il faut un outil de production », a expliqué M. Proglio.

Quant à la fermeture de plusieurs centrales vieillissantes pour les remplacer par des réacteurs EPR de troisième génération, un scénario étudié par l’Elysée selon des informations de presse, M. Proglio a déclaré n’avoir « rien à dire sur les scenarii qui peuvent être envisagés ici ou là ».

« Nous échangeons bien entendu avec les pouvoirs publics. Mais, en fin de parcours, c’est aux pouvoirs publics qu’il appartient de définir la politique énergétique du pays, et il appartient à EDF de gérer son patrimoine et son outil industriels. Cela se fait de manière naturelle et concertée », a-t-il commenté.

Le groupe est détenu à plus de 84% par l’Etat français, qui n’a pas l’intention de s’en désengager, comme l’a assuré jeudi le Premier ministre Jean-Marc Ayrault sur Europe 1.

A plus court terme, EDF souhaite allonger la durée de vie de ses centrales au-delà de 40 ans, et a prévu à cette fin un plan d’investissement de 55 milliards d’euros d’ici à 2025.

« On a un programme très important de modernisation du parc existant qui ne peut se concrétiser que dans la perspective d’une durée de vie qui permet d’amortir cet investissement », a fait valoir M. Proglio.

« C’est à l’entreprise que revient de déterminer son ambition en termes de durée de vie (des réacteurs, ndlr) et à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) de valider que cette durée de vie est compatible avec les normes de sûreté », a-t-il argué.

Quant à son éventuelle reconduction à la tête d’EDF, où son mandat s’achève en novembre, le PDG a souligné qu’il revenait aux actionnaires du groupe (à savoir l’État) d’en décider.

« J’ai envie d’y être », mais « ne spéculons pas », a-t-il dit. « J’ai une mission, une responsabilité, je l’assume, et je prépare EDF à être une formidable entreprise dans l’avenir », a-t-il précisé, se disant « passionné » par cette tâche.

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Les agrégateurs de flexibilité : pourquoi, comment ?

La hausse de la demande de pointe, le développement des énergies renouvelables intermittentes et les nouveaux usages, tels que les véhicules électriques, nous imposent d’adopter la gestion du réseau électrique, notamment pour assurer l’équilibre offre/demande. L’intermittence et la décentralisation des moyens de production complexifient la gestion de cet équilibre. Si la mesure en temps réel de la consommation est nécessaire pour ajuster la production, cela ne suffit pas. Pour optimiser cet équilibre, il convient aussi agir sur les clients et leurs consommations. Cela se fera grâce à l’effacement, géré par les agrégateurs de flexibilité. 

La flexibilité d’une seule habitation est insuffisante pour être valorisée. Cependant, lorsqu’elle est agrégée à celles de dizaines de milliers de bâtiments et de plusieurs sites industriels, une économie de moyens de production de plusieurs mégawatts peut être effectuée. En périodes de pointe de demande sur le réseau, l’agrégateur pourra ainsi, par exemple, délester dans les bâtiments qu’il pilote, certains usages électriques, comme le chauffage, la climatisation, l’eau chaude sanitaire, l’éclairage, des process industriels, etc. La capacité d’effacement devra être d’autant plus importante que, lors des déclenchements de l’effacement, le consommateur final garde la possibilité de l’annuler. Ces agrégateurs doivent donc avoir un volume de capacité d’effacement conséquent, en gérant un grand nombre de sites, pour pourvoir compenser automatiquement cette baisse d’effacement, action nécessaire pour assurer l’équilibre du système électrique.

Les gestionnaires de réseaux devront donc connaître en temps réel les besoins de consommation, les niveaux de production et l’état des réseaux. Pour cela, ils devront rendre les immeubles et sites industriels qu’ils pilotent « intelligents », en déployant des compteurs communicants Linky, des capteurs, des réseaux de communication, des automatismes, des systèmes d’information et des logiciels de pilotage (pour le chauffage, la climatisation, etc.). L’outil informatique est la base du système sans laquelle les performances attendues par l’agrégateur ne peuvent pas être garanties. Au final, l’agrégateur devient en quelque sorte une « centrale électrique virtuelle » constituée, d’une part, de sources de productions réparties sur l’ensemble du territoire et, d’autre part, de gisements d’effacements de consommation. 

Des modèles en construction

Pour prévoir les résultats de son action sur un site, l’agrégateur a besoin de modèles performants. La prévision de la disponibilité d’un site pour s’effacer est effectivement la donnée la plus complexe à élaborer. Elle doit prendre en compte, d’une part, des paramètres physiques intrinsèques et, d’autre part, des comportements humains.

L’agrégateur cherche donc à anticiper la consommation d’électricité du site avec quelques heures d’avances. Ainsi, des stratégies de délestage en fonction des appels de puissance sont en cours d’élaboration. Des modélisations financières sont également en construction pour identifier de nouveaux modèles économiques et de nouvelles offres tarifaires en vue d’étudier et améliorer l’acceptabilité par les usagers. 

Pour que le système fonctionne et attire les clients, le service sera monétisé. C’est une particularité du marché de capacité : le fait de mettre à disposition de la puissance sera rétribué. De même, la livraison de l’énergie sera naturellement payée : c’est le cas, par exemple, en cas de vente de production photovoltaïque ou de vente d’électricité préalablement stockée (stockage par batteries, etc.).

Tests réalisées dans le cadre du projet GreenLys

Dans le cadre du démonstrateur GreenLys, GDF Suez a développé un dispositif opérationnel d’agrégation pour le secteur résidentiel. En récupérant les données de consommation globales, chauffage et eau chaude, l’agrégateur évalue le gisement de flexibilité de chaque expérimentateur, le confronte aux besoins du réseau et décide ainsi des effacements à réaliser de manière optimale.

Depuis le début de l’expérimentation, l’agrégateur a réalisé 20 000 effacements chez les expérimentateurs, soit une moyenne de 9 effacements par site et par semaine. Les effacements réalisés sur le chauffage et/ou l’eau chaude sanitaire, pendant 1 heure majoritairement, voire 2 heures, n’ont pas eu pour le moment pour but de maximiser la quantité d’électricité effacée, mais simplement de tester l’applicabilité aux bâtiments tertiaires et avoir des retours d’expériences.

Les premiers retours  montrent d’ailleurs que ces effacements n’ont pas eu d’impact sur le confort des expérimentateurs. La variation de température constatée au cours d’un effacement est située en moyenne entre 0,1 et 0,2°C. Les expérimentateurs ont peu utilisé la possibilité de déroger (interruption de l’effacement en cours en appuyant sur un bouton) : seulement 3 % d’entre eux l’ont fait. Ce premier retour d’expérience est à confirmer dans la durée et sera aussi validé avec des enquêtes sociologiques réalisées auprès des expérimentateurs. Ces tests vont se poursuivre à partir d’octobre 2013 et ce, durant toute la saison de chauffe, jusqu’en avril. L’objectif à ce stade de l’expérimentation est de collecter des données pour construire des modèles de prévision et d’étudier le comportement des utilisateurs.

Après avoir expérimenté sur les deux précédentes saisons de chauffe des plannings d’effacements « statiques », selon un rythme prédéfini, des plannings d’effacements «  dynamiques  » vont voir le jour. La tarification dynamique pourrait en effet devenir monnaie courante : elle consiste à faire évoluer le prix de l’électricité en temps réel pour s’ajuster aux contraintes du réseau. Ainsi, en cas de tension détectée, à cause de la hausse du prix de l’énergie ou de la baisse importante de la température extérieure, le prix de l’électricité est augmenté afin de réduire la demande globale et donc éviter le recours aux moyens de production de pointe plus onéreux et plus polluants !

Par Matthieu Combe, journaliste scientifique

Nucléaire: l’Elysée envisage de remplacer de vieilles centrales par des EPR (presse)

Les centrales visées sont celles dont le prolongement au-delà de 40 ans coûterait trop cher à l’électricien EDF, sommé par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) de les mettre aux normes décidées après la catastrophe de Fukushima, en mars 2011 au Japon.

L’Elysée et Matignon, comme EDF et le groupe nucléaire Areva, n’ont pas commenté l’information.

A Bercy et au ministère de l’Ecologie et de l’Energie, on rappelle que l’engagement du président François Hollande de réduire de 75% à 50% la part de l’énergie nucléaire dans la production électrique française à l’horizon 2025 sera tenu, ainsi que celui de plafonner à son niveau actuel la capacité française de production nucléaire.

« Le président s’est engagé sur 50% de nucléaire en 2025, sur les manières de l’atteindre un débat existe », admet-on toutefois au ministère de l’Ecologie.

Le chef de l’Etat s’est également engagé à diviser par deux la consommation énergétique d’ici à 2050.

Selon le Nouvel Observateur toutefois, cet objectif de 50% d’électricité d’origine nucléaire serait retardé à 2028 « au plus tôt », comme l’avait déjà rapporté le journal Libération.

En échange de la fermeture d’une vingtaine de réacteurs, EDF obtiendrait le feu vert pour la construction de deux, voire trois EPR, comme l’EPR finlandais d’Areva, précise le magazine.

Une source proche du dossier a confirmé à l’AFP qu’a priori « ce ne sera pas le même nombre » de fermetures que d’ouvertures de centrales.

Le Nouvel Observateur ajoute que rien n’est encore formellement arbitré à l’Elysée, où les discussions impliquent les ministres Pierre Moscovici (économie), Arnaud Montebourg (Redressement productif) et Philippe Martin (Ecologie et Energie).

Seule la fermeture des deux réacteurs de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin) est pour l’heure prévue, fin 2016, sur les 58 réacteurs répartis dans 19 centrales nucléaires françaises.

Elle doit être compensée par la mise en service de l’EPR de Flamanville (Manche), dont le chantier a pris quatre ans de retard pour un coût de 8,5 milliards d’euros, triplé par rapport au budget initial.

Selon Le Monde, le PDG d’EDF Henri Proglio estime que la part du nucléaire diminuera mécaniquement en raison de la hausse de la consommation d’électricité liée aux nouvelles technologies et à un accroissement de la population de 6 millions d’habitants supplémentaires.

mpa/cb/DS

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USA: une nouvelle substance pourrait rendre les batteries au lithium plus sûres

A l’heure actuelle ces batteries posent un risque d’incendie spontané, comme on l’a vu récemment dans des Boeing 787 Dreamliner ou sur des modèles de voitures électriques américaines Tesla.

« Il y a une forte demande pour ces batteries et aussi pour les rendre plus sûres », souligne Joseph DeSimone, professeur de chimie à l’Université de Caroline du Nord, qui a dirigé l’équipe de recherche.

« Les scientifiques cherchent depuis des années à remplacer cet électrolyte mais sans succès et personne n’avait jusqu’alors pensé à cette substance appelée perfluoropolyéther ou PFPE, comme électrolyte dans les batteries au lithium-ion », ajoute le professeur William Kenan, de l’Université de Caroline du Nord, un des co-auteurs de l’étude parue dans les Comptes rendus de l’Académie nationale américaine des Sciences (PNAS).

Aujourd’hui, les batteries au lithium équipent de nombreux appareils, dans les ordinateurs portables, les téléphones mobiles, les avions de ligne et les voitures électriques, mais un liquide inflammable est utilisé pour l’électrolyte, expliquent ces chercheurs.

Quand les batteries sont trop chargées, cet électrolyte prend feu, embrasant spontanément la batterie avec des conséquences potentiellement catastrophiques, précisent-ils.

Ces chercheurs ont réalisé le potentiel du PFPE pour les batteries au lithium quand ils se sont rendus compte qu’il avait la même structure chimique qu’un électrolyte polymère déjà objet de recherches pour des batteries au lithium.

Le PFPE est un polymère bien connu utilisé depuis longtemps comme lubrifiant pour des machines industrielles.

Mais « quand nous avons découvert que nous pouvions dissoudre du sel de lithium dans ce polymère tout a changé », explique Dominica Wong, une des chercheuses de l’équipe du professeur DeSimone.

« La plupart des polymères ne se mélangent pas à des sels, à l’exception du PFPE qui de plus est ininflammable, ce qui était inattendu », ajoute-t-elle.

Dans le passé, les chercheurs avaient identifié d’autres électrolytes ininflammables pour les batteries au lithium-ion mais ceux-ci compromettaient les propriétés de la batterie.

Désormais, l’équipe de recherche va se concentrer sur les moyens d’optimiser la conductivité de cet électrolyte et améliorer les cycles de recharge de la batterie, des étapes nécessaires avant une commercialisation, expliquent les auteurs de cette découverte.

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Un colorant caramel en trop forte concentration dans des sodas

Halte aux colorants caramel. Ces additifs sont présents dans des boissons au cola, dans des confiseries, des soupes mais aussi dans certaines boissons alcoolisées comme la bière, le cidre et le whisky. Mais c’est leur taux élevé dans les sodas qui a attiré l’attention d’une association de consommateurs. Or, un des composés de ces colorants, le 4- méthylimidazole (4-MEI) serait cancérigène.  Interpellée par l’association, la Food and Drug Administration (FDA) doit donc rendre un avis. 

D’après les investigations publiées dans la revue de l’association, Consumer Reports, les produits de l’entreprise PepsiCo ne respectent pas la législation. Celle-ci limite le taux de 4-MEI à 29 µg/canette. Ce seuil a été établi à partir d’études menées sur des animaux et ayant suggéré un effet cancérigène. Au-delà d’un maximum de 29 µg  par personne et par jour, le 4-MEI provoquerait un cas additionnel de cancer pour 100 000 habitants. Les produits dépassant cette valeur doivent en faire le signalement sur le produit. Coca-Cola et PepsiCo s’étaient engagés en 2012 à abaisser le taux présent dans ses sodas. Si Coca-Cola a effectivement pris des mesures en ce sens,  les canettes PepsiOne et Diet pepsi présentent un taux de 4-MEI supérieur au seuil de 29 µg/canette sans pour autant être étiquetées en conséquence. Dans certains Etats, le taux atteindrait régulièrement 200 µg/canette. 

La FDA procède donc actuellement à une réévaluation des informations connues sur le 4-MEI, mais se montre rassurante en indiquant de ne pas considérer le 4-MEI comme un danger pour les Américains. Pourtant, une surexposition est possible. C’est le cas des enfants néerlandais et des adultes belges, tchèques, irlandais, anglais et néerlandais. En cause, une importante consommation de bière contenant un fort taux de colorant caramel.

En Europe, l’autorité européenne de sécurité des aliments a rendu un avis en 2012 concluant qu’aucune population n’était surexposée.

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique