Comment stimuler l’énergie constructive des équipes ?

Qui n’a pas entendu cette faribole : « l’entreprise ce n’est pas la démocratie » ? Qui n’a jamais entendu dire que, si l’on tenait à sa carrière, il valait mieux apprendre à se taire ? Combien d’entreprises acceptent-elles qu’une équipe de collaborateurs prenne l’initiative d’une réunion de coordination sans y inviter le management ? Beaucoup d’entre elles interpréteraient cette initiative comme un acte de mutinerie qualifié.

Toute entreprise doit apprendre à manager le changement, ne serait-ce que pour rester apte à vivre avec son temps. Ceci est d’autant plus vrai en ce XXIe siècle où le rythme des innovations technologiques s’accélère et bouleverse chaque jour encore plus nos habitudes. Mais comment une entreprise peut-elle espérer réussir ses mutations si elle ne sait pas s’attacher la confiance de ses collaborateurs ? Une entreprise qui ne sait pas libérer l’expression publique, aura de grandes difficultés à se mobiliser vers un avenir différent.

Comment une organisation peut-elle s’enrichir de l’expérience réelle de ses constituants, fût-elle chargée d’incertitudes, de doutes ou de vérités pas toujours bonnes à dire ? Comment favoriser l’ouverture, la réciprocité et la confiance entre les managers et les managés ?

Process group

Le process group, également connu sous le nom de groupe personnel d’exploration (GPE), est une disposition visant à établir et à cultiver la confiance au sein d’un groupe d’individus. En privilégiant la simplicité, les membres d’un process group travaillent à établir un niveau de confiance propice à une communication ouverte et honnête.

La démarche :

Concrètement, un process group se présente sous une forme bien particulière de réunion. Pour son bon fonctionnent, il est indispensable de s’assurer que chaque participant accepte les 3 règles suivantes :

  • Interdiction de sortir de la salle ou de faire autre chose pendant toute la durée de la réunion (autour d’une heure pour un groupe d’une dizaine de personnes).
  • Il n’y a pas de relation de hiérarchie à l’intérieur de la réunion.
  • Aucun sujet ou objectif n’est assigné au groupe.

Dino Ragazzo

Dino Ragazzo a plus de 25 années d’expérience opérationnelle en milieu industriel notamment chez CEGELEC, Groupe ATANTIC, FRAMATOME (mise en service d’installations nucléaires).Il a été successivement Technicien commercial, Ingénieur d’essais, Directeur Technique, chef d’entreprise (PME d’ingénierie électrique et maintenance nucléaire) et Conseiller de la Direction Générale d’un grand groupe Industriel.maintenance nucléaire) et Conseiller de la Direction Générale d’un grand groupe Industriel.Dino Ragazzo est également l’auteur de l’ouvrage :

MANAGER D’ELITE – Gestalt guide du leadership dans les organisations du XXIe siècle

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Pendant le temps de la réunion de groupe, chaque membre est responsable d’engager une conversation sur le sujet (événement, phénomène, expérience…) qui le préoccupe.  Le fond et la forme de la discussion dépendent de la motivation des participants à nourrir le débat. Les membres sont encouragés à se donner du feedback et du soutien et à travailler à partir des réactions et des réponses que les contributions des autres membres suscitent en eux.  Les membres du groupe peuvent servir de modèles à la communication efficace, offrir des stratégies de résolution des problèmes, et valoriser l’auto-acceptation et l’auto-appui. Au fur et à mesure des séances, la confiance du groupe augmente et chacun se sent responsable de la qualité de son environnement ainsi que de la forme d’entraide qu’il souhaite offrir et recevoir.

Lorsque, en entreprise, le groupe est accompagné par des facilitateurs expérimentés (fortement recommandé pour les premières séances), ces derniers mettent l’accent sur les compétences relationnelles qui caractérisent cette communauté professionnelle. A travers leurs feedback positifs, les accompagnateurs peuvent également suggérer quelques micro expérimentations. Celles ci permettent aux participants d’acquérir et de développer de nouvelles aptitudes. En développant ses capacités relationnelles, le groupe apprend à renforcer la sécurité et la satisfaction à l’intérieur et à l’extérieur du système qu’il forme. C’est ainsi qu’il améliore son efficacité.

Dans la vie sociale, les sentiments non exprimés recèlent de précieuses indications concernant la détresse et les difficultés personnelles rencontrées par les individus. Dans le process group, le climat de confiance, qui se construit au fur et à mesure, favorise un environnement où les membres se sentent en sécurité pour partager leurs épreuves et travailler en équipes. À mesure que les personnes augmentent la conscience de leur propre fonctionnement interpersonnel, développent de nouvelles compétences relationnelles, et apprennent de nouveaux comportements adaptatifs, elles accomplissent de nouveaux progrès vers leurs objectifs personnels et professionnels. Le process group est donc un moyen peu coûteux et très bénéfique au développement de l’efficacité des organisations.

Les difficultés les plus courantes

Le bon déroulement d’un process group peut se trouver compromis dans les circonstances ci-après :

  • Imposition d’objectifs
  • Maintien du pouvoir hiérarchique
  • Incapacité à s’exprimer avec authenticité et avec respect
  • Difficulté à accepter que sa suggestion ne soit pas suivie
  • Incapacité à accepter de longs silences
  • Incapacité à dire que l’on n’est pas d’accord avec son collègue (conflit de loyauté)
  • Non respect des trois règles du process group (voir ci-dessus)

Il est de la responsabilité de chacun des membres d’attirer l’attention du groupe sur les risques auxquels il peut s’exposer.

 

Un exemple

L’équipe de management d’une division d’une entreprise, spécialiste mondial de la recherche clinique, pratique le GPE à raison d’une réunion mensuelle d’environ une heure depuis ces 2 dernières années. Cette équipe a accepté de partager son expérience du Process Group avec nos lecteurs.

« Nous avons décidé de mettre en place ces GPE à la suite d’avancées intéressantes obtenues dans le cadre d’une formation au développement du Leadership de notre équipe. Notre objectif était d’instaurer des moments d’échanges nous permettant de prendre du recul par rapport au rôle de notre équipe managériale.

Au début, il y avait beaucoup de méfiance, de longs silences et toutes sortes d’évitements. Les sujets abordés étaient désespérément neutres (la pluie et le beau temps) ou extérieurs à notre groupe. Puis, petit à petit, les langues ont commencé à se délier. Aujourd’hui, certains membres de l’équipe n’hésitent plus à challenger leurs supérieurs hiérarchiques, les yeux dans les yeux, même à leur donner du feedback négatif. Les difficultés personnelles sont plus facilement mises sur le tapis. On sent bien que les membres redoutent moins les réactions des autres et qu’ils hésitent maintenant beaucoup moins à parler d’eux-mêmes. Il y a davantage de prises de risques, chacun a compris que notre process group offrait de nombreuses opportunités pour faire connaître ses positions et mieux se faire connaître. Outre le développement de l’authenticité, de l’intégrité, de l’intensité, du leadership constructif, valeurs fondamentales pour notre activité, on voit également naître davantage de solidarité entre les managers de l’équipe.

En effet, la confiance qui se développe favorise les déclarations de ralliements pour telle ou telle position et stimule donc l’expression des opinions et le courage de les défendre. Notre esprit d’équipe s’est renforcé et la compétition interne a reculée. Si nous sommes conscients du chemin parcouru, nous sommes également conscients de celui qui nous reste à parcourir. Nous devons apprendre, par exemple, à réduire certains atermoiements pour aller plus directement au sujet de fond, à la vraie préoccupation. La présence de différents niveaux hiérarchiques a tendance à provoquer certains clivages ; nous devons apprendre à les surmonter. Nous devons également oser réclamer davantage de feedback pour vérifier les interprétations de nos collègues… Enfin, nous aimerions recommander la mise en place d’un GPE à toutes les organisations qui souhaitent fluidifier la circulation transversale de l’information et combattre les silos qu’elles auraient laissé développer en leur sein »

Le Process group est l’instrument par excellence du « lâcher prise ». C’est comme un saut en parachute en groupe. Il invite les participants à se confronter au vide et à inventer quelque chose de nouveau pour stimuler leur énergie constructive, leur efficacité et leur satisfaction au travail.

Par Dino Ragazzo

 

Pour aller plus loin :

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Duolingo, ou comment apprendre une langue gratuitement tout en traduisant le Web

Luis Von Ahn : ce nom vous est peut-être familier. Si ce n’est pas le cas, il le sera bientôt. Le créateur de l’outil collaboratif d’apprentissage des langues et de traduction du web « Duolingo » n’en est en effet pas à son premier coup de maître. Ce professeur d’informatique de l’université Carnegie-Mellon, à Pittsburgh, en Pennsylvanie, est notamment responsable des fameux CAPTCHA, ainsi que des reCAPTCHA, deux solutions innovantes nous donnant la possibilité de nous distinguer d’un bot ou d’un ordinateur. Duolingo ne se veut pas moins innovant, et a pour vocation de tenir la dragée haute, voire même de supplanter les outils traditionnels d’apprentissage d’une langue étrangère. Tout d’abord parce qu’il est gratuit ; ensuite parce qu’il associe à l’apprentissage de la langue, une fonction et un outil de traduction du web pédagogique et collaboratif.

De CAPTCHA à reCAPTCHA, de reCAPTCHA à Duolingo, l’enchaînement dont voici la genèse est on ne peut plus logique.

La création de CAPTCHA :

Acronyme de « Completely Automated Public Turing test to tell Computers and Humans Apart », le CAPTCHA est une forme de Test de Turing inversé permettant de différencier une intelligence artificielle d’un humain, dont l’algorithme le plus usité donne ces très reconnaissables mots gondolés. Le CAPTCHA a pour vocation première d’empêcher un bot ou un ordinateur de soumettre un formulaire un très grand nombre de fois. Il pourrait aussi permettre, comme nous vous en parlions déjà au mois d’avril dernier ici, de simplifier les mots de passe tout en les rendant plus sûrs.

Le principal problème d’un CAPTCHA est qu’il fait perdre du temps (presque) inutilement, de l’aveu même de son co-créateur Luis Von Ahn. Ce temps, une fois cumulé est gigantesque : environ dix secondes pour chacun des 200 millions de CAPTCHA tapés chaque jour… Près de 560.000 heures par jour…

Une démarche limpide et logique : de CAPTCHA à reCAPTCHA

Conscient de cet état de fait, mais dans l’impossibilité d’enlever les CAPTCHAs sans grever la sécurité des formulaires numériques, il décida de travailler à la bonne utilisation du temps jusqu’ici « perdu », explorant la piste du calcul distribué à l’aide d’humains. Le fruit de ces recherches donnèrent alors naissance au reCAPTCHA, dont la trame se trouve être la même que celle de son aîné. Grosse différence néanmoins : le temps passé devant un CAPTCHA n’est plus perdu puisqu’il permet aussi d’aider à la numérisation des livres. En effet, deux mots vous sont proposés, un dont le système connait déjà la réponse et permettant de vous identifier comme humain, et l’autre issu des nombreux livres en cours de numérisation, mais n’ayant pas réussi à être décrypté par la reconnaissance optique de caractères. Le coup de maître est ici : si une dizaine d’utilisateurs à travers le monde sont authentifiés comme étant humain par le premier CAPTCHA et donnent une réponse identique pour le second, le système peut alors en toute simplicité en déduire que le mot à numériser est bien le bon !

La technique, tenant du crowdsourcing, a depuis largement fait ses preuves, ce qui n’est pas passé inaperçu aux yeux du géant américain Google, qui a acquis la société en septembre 2009, pour affiner le processus de numérisation d’ouvrages amorcé par Google Books.

Création de Duolingo :

Explorant plus loin encore la piste du calcul distribué à l’aide d’humains, Luis Von Ahn et son équipe a voulu mettre au point un outil permettant de rendre le web en le traduisant en toutes les langues majeures. Bien qu’il soit possible d’utiliser un ordinateur pour cette tâche, les traductions ne sont pas au jour d’aujourd’hui suffisamment bonnes. Il reste toujours possible de faire appel à des traducteurs professionnels, mais le temps nécessaire et le prix ont vite semblé complètement rédhibitoires. L’idée d’associer alors l’apprentissage gratuit d’une langue et la traduction d’une page web a donc vu le jour, faisant d’une pierre deux coups. D’après les estimations de Luis Von Ahn, « si un million d’utilisateurs apprennent l’espagnol sur Duolingo, l’intégralité de Wikipedia pourrait être traduit en cette langue en seulement… 80 heures ! ».

Les traductions proposées par les internautes seront évaluées par d’autres internautes apprentis élèves, et lorsqu’une dizaine de personnes en viennent à la même traduction pour une phrase donnée, le système pourra alors estimer qu’il y a une forte probabilité que la traduction soit correcte.

Pour l’heure en phase de développement, Duolingo est disponible en version beta privée. Pour ajouter votre pierre à l’édifice et apprendre ou parfaire par la même occasion votre connaissance d’une langue étrangère (pour le moment, seuls l’espagnol et l’allemand sont disponibles, à partir de l’anglais), inscrivez vous sur http://duolingo.com/#.

 

Par M.R

Revue du Web #16 : les vidéos de la semaine

Cette semaine dans la revue du Web :

  • « Alpha Dog », la nouvelle mule-robot de la société Boston Dynamics, successeur de « Big Dog », plus impressionnante que jamais ;
  • La planète Mars, à travers les yeux d’Opportunity, le deuxième rover de la mission « Mars Exploration Rover », qui a pris 309 photos de la planète rouge ;
  • Le « Levitron Revolution » est un jouet permettant de faire léviter n’importe quel objet pesant moins de 340 grammes, grâce à la force magnétique ;
  • Une tempête a détruit une éolienne en Écosse le weekend dernier : l’occasion de revenir sur quelques destructions impressionnantes de ces turbines géantes ;
  • Un internaute ingénieux a réussi à concevoir un écran modifié dont l’affichage ne peut être vu qu’avec une paire de lunettes polarisées ;
  • « Ferrite », un gadget revisitant les fameuses lampes à lave, se sert des propriétés ferromagnétiques pour créer un objet innovant et ludique ;
  • et enfin, le gadget (inutile ?) de la semaine : un bar londonien a installé dans ses toilettes hommes un jeu vidéo, dont le contrôle se fait de manière tout à fait particulière…

« Alpha Dog », la nouvelle mule de Boston Dynamics :

Pour débuter cette seizième revue du Web, voici la nouvelle mule de la société américaine Boston Dynamics. Baptisé « Alpha Dog LS3 » (pour Legged Squad Support System), ce robot dont nous vous parlions déjà en détail ici est le digne successeur du BigDog, déjà très impressionnant.

Cette mule mécanisée, réalisée à l’aide de financements de la DARPA (Defense Advanced Research Projects Agency), agence dépendante du Pentagone chargée de la recherche et du développement, montre des capacités d’adaptation et de résistance hors du commun. Capable de se mouvoir sur de très nombreux terrains (comprenant la glace et la boue), le prototype Alpha Dog peut transporter jusqu’à 180 kilos sur son dos, sur plus d’une trentaine de kilomètres, avec une autonomie de près de 24 heures.

Présenté comme une version plus silencieuse que son prédécesseur, Alpha Dog résiste avec succès aux poussées répétées des testeurs de Boston Dynamics, et est désormais capable de se relever tout seul, pour peu qu’il tombe. Les US Marines fondent beaucoup d’espoir sur cette mule, qui pourrait s’avérer utile pour le transport de munitions et de vivres en terrain difficile.

Horizons de la planète Mars, pris par le rover Opportunity :

Alors que le rover Curiosity a été lancé avec succès ce samedi 26 novembre par la fusée Atlas V, intéressons-nous au rover Curiosity, astromobile de la mission « Mars Exploration Rover » ayant atterri sur la planète rouge le 25 janvier 2004. Il a dépassé de loin son espérance de vie, les Américains n’ayant au départ pas prévu plus de trois mois d’utilisation.

Son rover jumeau avait eu en effet moins de chance : après une avarie avec une première roue, puis une seconde, Spirit avait fini par s’ensabler dans un cratère, pour finalement ne plus pouvoir se positionner vers le Soleil et recharger ses batteries, sonnant le glas de son aventure céleste en mars 2010.

Le 16 novembre dernier, l’astromobile Opportunity avait déjà parcouru plus de 34 kilomètres, s’apprêtant à positionner ses panneaux solaires dans le but de passer la saison hivernale en toute sécurité. La vidéo suivante compile 309 photos prises à la fin de chaque progression du rover, du cratère Victoria au cratère Endeavour, donnant à voir divers horizons de la planète Mars à travers les « yeux » d’Opportunity.

Le « Levitron Revolution », ou la lévitation à (presque) petit prix :

Le « Levitron Revolution », composé d’une base et d’un disque magnétique, est un petit appareil ayant la capacité de faire entrer en « lévitation » et en rotation tout objet de moins de 340 grammes (12 onces) posé sur le disque « magique » flottant au dessus de sa base. D’après le fabricant, l’appareil fonctionne grâce à la technologie EZ Float, qui permet de gérer le champ magnétique généré par quatre aimants, chacun se trouvant à un angle de la base. Le phénomène de lévitation magnétique est créé par ces électro-aimants régulés. Cette sustentation électromagnétique voit son intensité calculée et corrigée plus d’un millier de fois par seconde, autorisant l’utilisateur à faire varier le poids de l’objet qui lévite (par exemple, remplir un verre d’eau).

Lorsque la base est branchée au secteur, il suffit de disposer le disque de telle manière que les quatre diodes se trouvant aux angles de la base soient allumées. Le disque entre alors en lévitation magnétique et une simple pichenette peut le faire entrer en rotation, jusqu’à ce que la résistance de l’air ne finisse par l’arrêter définitivement. Il est même possible de faire pivoter doucement le boîtier, le disque restant comme bloqué. Si le boitier n’est plus alimenté, la lévitation cesse.

Régulièrement en rupture de stock, le dispositif est vendu en ligne pour près de 100 dollars, ici.

i

Destruction d’éolienne :

Le week-end dernier, une éolienne n’a pas résisté aux assauts répétés d’un vent très violent, à l’ouest de l’Écosse, dans la région du North Ayrshire. La tempête a balayé un parc éolien, comprenant une quinzaine de ces turbines géantes (100 m de hauteur) faisant face à la côte écossaise. Une seule des quinze éoliennes a été détruite, ayant explosé. Ce parc alimentait près de 20 000 foyers en électricité.

On peut s’étonner qu’aucune disposition n’ait été prise durant la tempête, ne serait-ce que l’utilisation du système de frein (peut-être défectueux), ou l’arrêt complet des turbines. Un gouvernail et une pâle de désorientation, articulés ensemble, peuvent aussi permettre de mettre une éolienne à l’abri, lors d’un coup de vent trop violent.

Seul témoignage de l’incident, la photo suivante prise par un voisin :

Profitons de cet incident pour voir ou revoir deux vidéos du même accident d’une éolienne, près de Hornslet, au Danemark, dont le frein défectueux ne lui a pas permis de résister à une tempête :

Un écran « seulement pour vos yeux » :

Un internaute ingénieux a mis au point, en bricolant légèrement un écran LCD et une simple paire de lunettes, un écran à usage exclusif : en effet, seul le porteur d’une paire de lunettes spécifique est à même de voir ce qu’affiche cet écran.

Pour ce faire, il suffit d’enlever la pellicule polarisée du moniteur, puis de remonter l’écran LCD, ne laissant alors visible qu’un fond blanc sur l’écran, tout du moins à l’oeil nu. Vous l’avez compris : il ne reste plus qu’à adapter la pellicule polarisée à vos lunettes, en la découpant à la taille des verres. Une fois collée sur vos lunettes, l’affichage de l’écran redevient visible, comme par magie, pour le porteur des lunettes.

« Ferrite » : le successeur des lampes à lave

Vous vous souvenez sans aucun doute des lampes à lave : ces lampes de décoration à la mode, formées d’un globe de verre allongé, contenant un liquide transparent et de la cire. Le principe de ces lampes est simple : une fois chauffée par l’ampoule à incandescence, la cire fond et perd en densité (et donc se met à monter), puis une fois éloignée de la source de chaleur, regagne en densité (et donc se met à redescendre). « Ferrite » bien que n’ayant absolument rien à voir avec le fonctionnement de ces lampes, nous rappelle à leur bon souvenir.

« Ferrite » se base sur les incroyables propriétés ferromagnétiques de ce que l’on appelle les ferrofluides, un colloïde (comme le lait) de nanoparticules ferromagnétiques d’une taille avoisinant les dix nanomètres, dans une solution aqueuse. Lorsque les nanoparticules du ferrofluide entrent dans un champ magnétique suffisamment grand, le ferrofluide forme des structures tout à fait surprenantes.

À l’aide d’aimants de différents calibres, il devient donc possible de jouer avec le ferrofluide enfermé dans sa capsule cylindrique, lui faisant prendre tous types de formes caractéristiques de ce colloïde, notamment en se hérissant de pointes spectaculaires. Le gadget, conçu par des universitaires américains est disponible à la vente, mais il ne peut toutefois pas traverser l’Atlantique, en raison de sa grande fragilité.

Contrôler un jeu vidéo… en urinant !

Le gadget (inutile ?) de la semaine est pour le moins atypique. L’Exhibit Bar est un bar se situant à Balham, dans le sud de Londres, et le nouveau et heureux propriétaire d’un jeu-vidéo pour le moins inattendu. Dans les toilettes hommes du bar, un écran au dessus de chaque urinoir attend les clients venus soulager leur vessie. Pour s’adonner aux plaisirs de ce jeu vidéo, nul besoin de joysticks ou de manettes standards. Le contrôle se fait… en urinant ! Pour tuer ou éviter les pingouins, il faut diriger le jet d’urine à gauche, à droite ou encore au centre, pour maintenir l’équilibre de votre avatar.

Plus vous urinez, plus vous marquez de points. Les concepteurs du jeu ont même dans leurs cartons une version 3 D connectée, pour pouvoir jouer… en couple, où que vous soyez.

Par Rahman Moonzur

 

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REACH : les news du mois de décembre (2/2)

Mise à jour par l’ECHA de certains guides

L’ECHA a mis à jour un certains nombres de guides :

  • L’ensemble des guides sur l’identification et la désignation des substances sous REACH et CLP
  • Corrigendum de la version 1.1 du guide sur les FDS
  • Mise à jour de plusieurs parties et chapitres du guide sur les exigences d’information et l’évaluation de la sécurité chimique
  • Les deux guides se rapportant au processus d’autorisation sont désormais disponibles en français.

Guides identification et désignation : http://echa.europa.eu/web/guest/support/guidance-on-reach-and-clp-implementation/guidance-in-a-nutshell et http://echa.europa.eu/web/guest/guidance-documents/guidance-on-the-different-methods-under-reach

Guide FDS : http://echa.europa.eu/documents/10162/17235/sds_en.pdf

Guide sécurité chimique : http://echa.europa.eu/web/guest/guidance-documents/guidance-on-information-requirements-and-chemical-safety-assessment

Guides autorisation : http://echa.europa.eu/web/guest/guidance-documents/guidance-mainly-for-industry-use et http://echa.europa.eu/web/guest/guidance-documents/guidance-mainly-for-industry-use

Le premier perturbateur endocrinien inscrit dans la liste candidate pour l’autorisation

(14/12/2011)
Le Comité des Etats membres de l’ECHA a identifié douze nouvelles substances extrêmement préoccupantes (SVHC) qui vont être ajoutées à la liste candidate et pourront, le cas échéant, rejoindre la liste des substances soumises à autorisation. Parmi ces substances, le 4-tert-octylphénol a été identifié comme substances SVHC en raison de ses propriétés de perturbateur endocrinien causant des effets sérieux probables à l’environnement. Ceux-ci sont considérés comme pouvant être aussi graves que ceux présentés par des substances ayant des propriétés cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction (CMR), ou persistantes, bioaccumulables et toxiques pour l’environnement (PBT ou vPvB). Ces douze nouvelles substances, de même que huit autres substances qui ne nécessitent pas l’accord du Comité des Etats membres, ont été incluses à la liste candidate le 19/12/2011.

Le Comité a donné également son accord de principe sur le projet de recommandation de l’Agence visant à ajouter de nouvelles substances à la liste d’autorisation (annexe IX). Il s’agit de sept composés du chrome, cinq composés du cobalt et le trichloréthylène. Cependant, quelques membres ont considéré que le diacétate de cobalt ne devait pas faire partie des substances prioritaires pour l’inclusion dans cette liste, tandis que d’autres s’opposaient à toute inscription des composés du cobalt. L’ECHA indique qu’elle prendra en considération l’opinion du Comité des Etats membres pour finaliser sa recommandation sur l’annexe XIV qui sera ensuite communiquée à la Commission.
Le Comité est également parvenu à un accord unanime sur quatre projets de décisions d’évaluation de dossier :
http://echa.europa.eu/web/guest/view-article/-/journal_content/e62ab2f9-090b-4677-817b-a16bc7094fb9

Nouveau site de l’ECHA

(15/12/2011)
Le nouveau site de l’ECHA http://echa.europa.eu est disponible : plus simple, plus fonctionnel.

L’ECHA mène une enquête sur les intentions d’enregistrement  pour juin 2013

(15/12/2011)
L’ECHA a lancé une enquête sur les intentions des entreprises à enregistrer des substances pour la deadline de juin 2013. L’enquête est destinée à toutes les entreprises qui ont pré-enregistré une substance, et indiqué leur intention d’enregistrer en 2013. Le but de cette enquête est de recueillir des informations sur l’identité et le nombre de substances destinées à être enregistrée et sur le nombre de dossiers qui devrait être reçu. A la suite de l’enquête, l’ECHA publiera une liste des substances destinées à être enregistrées avant le 31 mai 2013. Une première version de la liste sera publiée au cours du premier trimestre 2012.

Report de l’nventaire de la classification & étiquetage des substances

(16/12/2011)
L’ECHA a décidé de retarder le lancement de l’inventaire de la classification et étiquetage afin de pouvoir s’assurer que les renseignements fournis par les entreprises puissent être rendus publics d’une manière précise, avec un accès facile et fonctionnel. L’ECHA annoncera la nouvelle date de lancement mi-janvier 2012. C’est un projet clé pour l’ECHA car le public aura, pour la première fois, accès à l’information sur la classification des substances chimiques.
http://echa.europa.eu/web/guest/346

20 nouvelles substances SVHC sur la candidate list pour l’autorisation

(19/12/2011)
Vingt nouvelles substances SVHC ont été ajoutées à la liste candidate pour l’autorisation. Les substances concernées sont :

  • Fibres céramiques réfractaires en aluminosilicate de zircone (Zr-RCF)
  • Arsénate de calcium (N° CAS : 7778-44-1  et N° CE : 231-904-5)
  • Oxyde de bis(2-méthoxyéthyle) (N° CAS : 111-96-6 et N° CE : 203-924-4)
  • Fibres céramiques réfractaires en aluminosilicate (RCF)
  • Hydroxyoctaoxodizincatedichromate(1-) de potassium (N° CAS : 11103-86-9 et N° CE : 203-924-4)
  • Dipicrate de plomb (N° CAS : 6477-64-1 et N° CE : 229-335-2)
  • N,N-dimethylacétamide (N° CAS : 127-19-5 et N° CE : 204-826-4)
  • Acide arsenique (N° CAS : 7778-39-4 et N° CE : 231-901-9)
  • 2-Methoxyaniline; o-anisidine (N° CAS : 90-04-0 et N° CE : 201-963-1)
  • Diarsénate de triplomb (N° CAS : 3687-31-8 et N° CE : 222-979-5)
  • 1,2-dichloroéthane (N° CAS : 107-06-2 et N° CE : 203-458-1)
  • Octahydroxychromate de pentazinc (N° CAS : 49663-84-5 et N° CE : 256-418-0)
  • 4-(1,1,3,3-tétraméthylbutyl)phenol (N° CAS : 140-66-9 et N° CE : 205-426-2)
  • Formaldéhyde, produit de réaction oligomérique avec l’aniline (N° CAS : 25214-70-4 et N° CE : 500-036-1)
  • Phtalate de bis(2-méthoxyéthyle) (N° CAS : 117-82-8 et N° CE : 204-212-6)
  • Diazoture de plomb, azoture de plomb (N° CAS : 13424-46-9 et N° CE : 236-542-1)
  • 2,4,6-trinitro-m-phénylenate de plomb (N° CAS : 15245-44-0 et N° CE : 239-290-0)
  • 4,4′-méthylènebis[2-chloroaniline] (N° CAS : 101-14-4 et N° CE : 202-918-9)
  • Phénolphtaléine (N° CAS : 77-09-8 et N° CE : 201-004-7)
  • Tris(chromate) de dichrome (N° CAS : 24613-89-6 et N° CE : 246-356-2)

Les entreprises fabricant ou important ces substances ou des articles contenant ces substances doivent vérifier leurs obligations.
http://echa.europa.eu/web/guest/view-article/-/journal_content/a5533137-4976-4054-b8e8-da4a5b3dd623

L’ECHA recommande 13 nouvelles substances SVHC pour l’autorisation

(21/12/2011)
Treize nouvelles substances SVHC ont été ajoutées à la liste des substances candidates pour l’autorisation. Les substances concernées sont :

  • Trichloroethylene
  • Trioxyde de chrome
  • Acides générés par le rrioxyde de chrome et ses oligomère
  • Dichromate de sodium
  • Dichromate de potassium
  • Dichromate d’ammonium
  • Chromate de potassium
  • Chromate de sodium
  • Sulphate de Cobalt(II)
  • Dichlorure de cobalt
  • Dinitrate de cobalt(II)
  • Carbonate de cobalt(II)
  • Diacetate de cobalt(II)

Plus d’information sur :
http://echa.europa.eu/web/guest/view-article/-/journal_content/84f13bf9-d6fd-41ee-aeeb-cdf2e7e9cdee

Par Céline Nectoux, ingénieur environnement CNRI

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les dernières NEWS REACH :

Et aussi :

Volez sur le skate en lévitation de Retour vers le futur !

Directement inspiré de l’« Hoverboard », le skate volant utilisé par Marty McFly dans la célèbre trilogie « Retour vers le futur », le Mag Surf est remis à disposition du public par les chercheurs du département Physique du Palais de la Découverte et les scientifiques de l’Université Paris Diderot-Paris 7, à l’occasion des 100 ans de la supraconduction.

Cette planche de bois en lévitation à quelques centimètres d’un rail magnétique, contient des pains de matériaux supraconducteurs, et un réservoir liquide d’azote.

« Nous avons construit un objet idéal pour faire découvrir au grand public les manifestations spectaculaires de la physique quantique », a déclaré Alain Sacuto, directeur du département de physique de l’université où ce premier surf en lévitation a été mis au point. Jusqu’alors, « personne n’avait réalisé de mobiles à lévitation humaine », a-t-il expliqué, rappelant que des objets ludiques de la taille de jouets ont été fabriqués.

La supraconductivé, découverte il y a cent ans par le physicien néerlandais Heile Kammerlingh-Omnes, connaît déjà plusieurs applications : train en lévitation magnétique au Japon, imagerie IRM, accélérateurs de particules. Les matériaux supraconducteurs conduisent le courant électrique sans perdre une miette d’énergie. Autre propriété fondamentale : un supraconducteur expulse le champ magnétique qui le traverse, ce qui permet les effets spectaculaires de lévitation.

Pour devenir supraconducteur, le MagSurf doit être refroidi avec de l’azote liquide à -195°C. Son réservoir peut en contenir environ 4 litres. Il commence alors à léviter à 2 centimètres au-dessus d’un rail magnétique, sans le moindre frottement.

Un diplôme de lévitation est remis à ceux qui auront réussi à dompter l’engin durant quelques minutes de vol !

Palais de la Découverte : 20, 21 et 22 décembre à 11h, 13h, 15h et 17h.

 

Making-of de Retour vers le futur 2, scènes d’Hoverboard :

 

(Sources : Le Figaro, AFP)

 

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Comment façonner des structures supraconductrices à l’envi

Les technologies mécaniques qui feront la différence en 2015

Innover pour regagner des points de croissance et conquérir de nouveaux marchés : telle est l’idée forte qui a mobilisé un groupe de travail sur l’identification des technologies prioritaires en mécanique à l’horizon 2015 et composé du Cetim (Centre technique des industries mécaniques) et de la FIM (Fédération des Industries Mécaniques) en partenariat avec le Cetiat (Centre Technique des Industries Aérauliques et Thermiques), l’Institut de soudure et le LRCCP (Laboratoire de recherche et de contrôle du caoutchouc et des plastiques). Ce nouvel exercice de prospective permet d’identifier les technologies qui font ou feront demain la différence. Il fait suite aux travaux « Technologies prioritaires 2010 en mécanique » édité en 2006.

Pour déterminer ces pistes d’avenir, les groupes d’experts mobilisés (universitaires, scientifiques, représentants des centres techniques, des syndicats professionnels et des industriels) se sont appuyés à la fois sur l’analyse des grandes avancées technologiques au niveau mondial, les projets de recherche et de développement initiés par les pôles de compétitivité et les centres techniques, et les besoins des marchés. C’est cette triple approche (avancées technologies, recherche et marchés) qui a permis de faire émerger les quarante-et-une technologies prioritaires et se répartissant en sept briques interdépendantes. Chaque technologie fait l’objet d’une fiche descriptive avec les secteurs de la mécanique concernés, l’impact compétitif, la feuille de route, etc.

Mécatronique et développement durable en tête

On constate tout d’abord que ce nouvel exercice s’inscrit dans la continuité de son prédécesseur. Certaines technologies, jusqu’à présent simplement évoquées, prennent de plus en plus d’importance à mesure qu’elles se diffusent. C’est notamment le cas des technologies faisant appel à la mécatronique ou concernant le développement durable. Ce dernier domaine monte en puissance au travers, notamment , de l’éco-conception, de l’éco-fabrication ou de l’efficacité énergétique. Le Grenelle de l’environnement est évidemment passé par là.

Autre constat : 75 % des technologies prioritaires identifiées en sont au stade industriel ou préindustriel. Il faut dire que ces perspectives s’adressent en priorité aux PME, plus sensibles aux technologies diffusantes qu’aux technologies émergeantes. Pour cette nouvelle édition, l’amélioration de la productivité et la performance dès la conception restent une tendance forte.  Il convient d’ailleurs, dans ce domaine, de noter que c’est le concept plus général d’entreprise performante qui est mis en avant par les experts, avec notamment des fiches sur les « méthodes et outils de la performance», la « gestion de l’information stratégique de l’entreprise » et l’ « entreprise étendue ». Les experts n’en ont pas pour autant fini avec cet exercice. Leur veille permettra en effet de réactualiser les fiches chaque année.

Ces technologies prioritaires pour les cinq années à venir constituent les thématiques centrales de progrès pour l’industrie mécanique et autant de pistes de travail pour les ingénieurs et les scientifiques qui exerceront dans ces domaines. 

Villes du futur et futur des villes

Je viens d’achever la lecture du Rapport d’information de M. Jean-Pierre SUEUR, fait au nom de la Délégation à la prospective n° 594 tome I (2010-2011) du 9 juin 2011.

Ce rapport a été motivé par le constat que « l’avenir des villes est trop peu présent dans les débats politiques. Pourtant, c’est sans doute dans les villes que se jouera une partie du destin de l’humanité, car déjà plus de la moitié de la population de notre planète – près de trois milliards d’individus – est aujourd’hui composée de citadins. Dans trente ans, c’est-à-dire demain, ils seront cinq milliards vivant dans plus d’une trentaine de mégapoles et de nappes urbaines de plus de dix millions d’habitants.

Ce sont les villes qui poseront à l’avenir les problèmes les plus sérieux à l’humanité : utilisation des ressources en eau de plus en plus rares, lutte contre les gaz à effet de serre et contre la pollution atmosphérique, remise en question de certains modes de transport du fait de la raréfaction des carburants fossiles, prise en compte des changements climatiques et de leurs conséquences en terme d’inondations ou de climatisation des lieux de vie, problèmes posés par les fractures sociales, par les catastrophes industrielles et par l’insécurité, phénomènes de ghettoïsation…

Les sociétés pourront-elles faire face à ces défis grâce à de nouvelles solidarités, à de nouveaux choix financiers, à l’action des puissances publiques au niveau des villes, des Etats et au plan mondial, grâce à l’innovation, à l’initiative économique, aux réseaux intelligents, aux progrès des moyens de déplacement, à de nouvelles formes de gouvernance et de citoyenneté adaptées à la maîtrise du phénomène urbain ? Quelle sera la vie des femmes et des hommes dans les villes du futur ? Les réseaux de villes sont-ils des alternatives crédibles au gigantisme urbain ? Quels scenarii prendre en compte pour agir dès maintenant sur les facteurs qui façonneront la ville de demain ? »

Cependant ce Rapport ressemble plus un constat qu’une étude prospective sur ce que doit être la ville de demain, même si il propose « 25 pistes pour l’avenir du monde », ce qui reste dérisoire au regard des enjeux.

Ce Rapport a le mérite tout de même de rappeler les recommandations émises par le Conseil mondial de l’énergie :

  • la promotion de l’efficacité énergétique, en faisant appel à tous les moyens possibles, tout au long de la chaîne de l’énergie, de l’exploration à l’utilisation finale de l’énergie : campagnes de sensibilisation des consommateurs, incitations financières, adoption de normes et réglementations ;
  • la sensibilisation du public au rôle que peut jouer le secteur des transports pour une utilisation plus efficace de l’énergie, par une évolution de l’urbanisme, l’adoption de mesures encourageant l’efficacité énergétique et le progrès technologique ;
  • la fixation d’un prix mondial du carbone susceptible d’avoir un impact sur les prix et d’induire des changements de comportement.

La planification urbaine -en particulier celle portant sur les infrastructures collectives- reste ainsi déterminante pour le bon fonctionnement de la ville du futur. Il est ainsi contreproductif dans les villes de l’Inde de recourir à des groupes électrogènes, comme le font la plupart des boutiques, pour remédier aux coupures fréquentes de courant électrique qui résultent de l’état de vétusté des réseaux. Comme le souligne un rapport récent de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix rouge et du Croissant Rouge : « Ce n’est ni la taille d’une ville ni la vitesse à laquelle elle pousse qui déterminent l’état de son environnement mais la qualité de sa gestion et des relations entre les autorités et la population économiquement faible ».

S’agissant des transports, les solutions permettant de substituer des combustibles renouvelables aux combustibles fossiles dépendent largement des conditions dans lesquelles pourra être atteint l’objectif tendant à permettre des déplacements à des coûts raisonnables avec le moins de pertes de temps pour les usagers. De ce point de vue, les solutions les moins émettrices de particules fines et de gaz à effets de serre sont les véhicules électriques ou les véhicules à motorisation hybride pour les longues distances ».

Le transport est, chacun le sait, le grand enjeu des villes du futur !

 

Par Bertrand de Gerando

Le pic de phosphate est prévu entre 2030 et 2040

Le pic de production de pétrole et de gaz n’est pas le seul que nous sommes susceptibles de rencontrer dans un futur proche. Il semble que le pic de production de phosphate provenant du phosphate de calcium minéral soit également proche.

Une étude récente de Cordell et de son équipe laisse entendre que celui-ci se produira entre 2030 et 2040. C’est d’autant plus inquiétant que si le pétrole et le gaz peuvent être remplacés par d’autres sources d’énergie, le phosphate, qui entre dans la composition de nombreux engrais agricoles, n’a pas de substitut.

Une diminution des ressources de phosphate aura donc des conséquences sur les coûts agricoles. Certains signes précurseurs de ce qui nous attend peuvent déjà être relevés. Ainsi que Cordell et son équipe le soulignent, le prix du phosphate de calcium minéral a augmenté de 700 % sur une période de 14 mois en 2007 et 2008, entraînant une augmentation des prix alimentaires et des biocarburants.

Une diminution des ressources de phosphate pourrait également limiter la productivité de l’agriculture. Un scénario catastrophe dont la réalisation dépend de nos efforts d’améliorer le recyclage du phosphate (notamment en maintenant le phosphate ajouté en circulation), ainsi que de notre capacité à exploiter des sources de phosphate externes non conventionnelles.

Nourrir correctement 9 milliards d’habitants en 2050

Ces deux points sont primordiaux dans la mesure où, comme le démontre Newman (1), les rendements agricoles vont chuter dans le cas contraire. Les rendements annuels de céréales dans les pays industrialisés dépassent aujourd’hui les 5 tonnes par hectare. Mais en absence d’une source externe de phosphate, les rendements annuels étaient de l’ordre de 1 tonne de céréales par hectare. Il est ainsi probable que sans une compensation du phosphate provenant du phosphate de calcium minéral par des sources alternatives de phosphate, la productivité agricole chutera à un niveau qui ne lui permettra pas de nourrir correctement 9 milliards d’habitants en 2050.

Les problèmes liés au pic de phosphate s’ajoutent au changement climatique et à la diminution des ressources d’eau et de terres qui menacent de limiter de façon substantielle la production agricole dans le futur. Pour commencer, il serait urgent de transformer les pratiques actuelles à l’origine de pertes importantes de phosphate dans l’environnement en développant son recyclage.

Par Lucas Reijndres est professeur en sciences environnementales à l’Université d’Amsterdam depuis 1988 et à l’Université ouverte des Pays-Bas depuis 1999, et éditorialiste à Scitizen.com.

Sources :
(1) E.I. Newman. Phosphorus balance of contrasting farming systems, past and present. Can food production be sustainable ? Journal of Applied Ecology 1997; 34: 1334-1347.

Organismes génétiquement modifiés et sécurité alimentaire

La survenue des organismes génétiquement modifiés (OGM) sur le marché de l’agroalimentaire pose deux problèmes majeurs : la traçabilité des matières premières et des produits dérivés, et l’information du consommateur. La séparation des filières traditionnelle et transgénique s’avère difficile à mettre en place, principalement du point de vue économique. C’est pourquoi des méthodes de détection ont été développées afin de répondre aux exigences du législateur.

Profitant de techniques récentes de biologie moléculaire, les laboratoires ont appliqué la PCR (Polymerase Chain Reaction) à l’analyse des produits issus d’OGM. Basées sur l’identification et la quantification de l’ADN des denrées alimentaires, les services proposés aujourd’hui sont en mesure de répondre aux attentes des intervenants de ces filières depuis les semenciers jusqu’aux consommateurs.

Utilisation du plutonium dans les REP

Le combustible au plutonium mis au point pour les réacteurs à eau légère est aujourd’hui un produit industriel utilisé par les exploitants de centrales en Belgique, en Allemagne, en Suisse et en France.

Le MOX (« Mixed Oxides ») est le nom couramment utilisé pour désigner ce combustible. Il se présente sous la forme d’une céramique dans laquelle l’oxyde de plutonium (PuO2) est intimement mélangé avec une matrice d’oxyde d’uranium (UO2), cet uranium pouvant être naturel, appauvri ou issu du retraitement.

Le plutonium n’existe pas dans la nature. Il est formé en réacteur par capture de neutrons. Une partie est consommée par fission in situ, le reste est présent dans le combustible usé déchargé du réacteur.

Le plutonium est une matière fissile à fort potentiel énergétique. Un gramme de plutonium dans le MOX produit la même quantité d’électricité qu’une tonne de pétrole.

Initialement prévu pour être utilisé dans les réacteurs à neutrons rapides, le plutonium peut se substituer à l’uranium 235 dans les réacteurs à eau. Cette utilisation, qui nécessite le retraitement du combustible irradié, contribue à la fermeture du cycle du combustible et valorise les matières fissiles récupérables.

Cet article n’a pas pour objet de traiter de façon exhaustive tous les aspects de l’utilisation du plutonium dans les réacteurs à eau légère, mais seulement de mettre en évidence les faits marquants.

Après un rappel de la démarche qui a conduit à la situation actuelle, les principaux domaines techniques spécifiques au MOX sont développés et des voies d’évolutions sont évoquées.

Pour des raisons évidentes, les études et développements présentés s’appuient largement sur les réalisations en France. Sur le plan national, une coordination efficace entre les acteurs principaux qui sont les laboratoires de recherche, les industriels du nucléaire et l’exploitant EDF, a permis à l’utilisation du plutonium dans les réacteurs de devenir une réalité industrielle.

 

9 milliards d’habitants à nourrir en 2050 : est-ce si sûr ?

A l’horizon 2050, serons-nous 9 milliards d’individus sur Terre ? Cette estimation repose sur « plusieurs hypothèses qui peuvent être contestées », comme l’explique cette note du Centre d’études et de prospective du Ministère de l’Alimentation, de l’agriculture et de la pêche.

C’est là une projection que l’on pensait établie : à l’horizon 2050, nous serons 9 milliards d’individus sur Terre. Reste que cette estimation repose sur « plusieurs hypothèses qui peuvent être contestées » telles que les taux de fécondité dans les pays développés et en développement ou encore l’espérance de vie, particulièrement dans les pays touchés par l’épidémie du SIDA.

Et les estimations de varier selon le poids des divers facteurs, comme l’explique cette note du Centre d’études et de prospective du Ministère de l’Alimentation, de l’agriculture et de la pêche, dont la Mission Agrobiosciences se fait l’écho.

9 milliards d’habitants à nourrir en 2050 : est-ce si sûr ?

« Le chiffre de 9 milliards d’habitants en 2050 est si souvent repris, dans les médias ou les rapports de prospective, qu’il en devient une certitude, une donnée de base à partir de laquelle penser l’avenir. Or, on oublie souvent que ce chiffre est issu de projections (en l’occurrence, celles de la division Population des Nations unies), et que comme toutes les simulations démographiques celles-ci présentent une grande part d’incertitude.

Comprise entre 8 et 11 milliards à l’horizon 2050, la fourchette des futurs démographiques est en réalité très large, ce qui ne sera pas sans conséquence pour la sécurité alimentaire et le pilotage des politiques publiques ».

 

Sources :

Une note de Céline Laisney, chargée de mission Veille du Centre d’études et de prospective

Lire en Intégralité la note de veille « 9 milliards d’habitants à nourrir en 2050 : est-ce si sûr ?

Transport électrique routier – Batteries pour véhicules électriques

Si chacun s’accorde à louer les avantages de la motorisation électrique quant au faible niveau des émissions, il n’en va pas de même pour les performances du stockage d’énergie électrique. En effet, si les niveaux de puissance sont comparables entre véhicules électriques et véhicules thermiques, la faible énergie embarquée dans le cas des sources d’énergie électriques limite fortement l’autonomie quel que soit le type de technologie rechargeable électriquement envisagé (batteries, supercondensateur, volant d’inertie, etc.). Afin de pallier cet inconvénient, des hybrides ont été développés, pour lesquels une source possédant une forte réserve d’énergie (chimique) est combinée à une source de puissance (électrique).

Dans cet article sont détaillés et évalués les différents types de batteries ainsi que d’autres sources ayant été utilisées dans des véhicules électriques.

 

2012, la fin des médias sociaux ?

C’est du moins le bruit qui court dans certains milieux concernés par ce type d’outil. Crainte existentielle exagérée ou véritable signal d’alerte pour les experts des médias sociaux, voici quelques pistes de réflexion pour bien comprendre de quoi il s’agit. Quatre phénomènes menacent en effet la pérennité des médias sociaux : l’explosion exponentielle des contenus, la saturation des utilisateurs, l’évolution des interfaces et la banalisation du Web conversationnel.

L’explosion des contenus est la menace la plus tangible. Le Web conversationnel a la mémoire longue, et les contenus que nous publions à longueur de journée commencent à former une sorte de pollution numérique. Quel que soit le produit recherché, une requête sur Google le concernant génère des centaines, voire des milliers d’articles : lequel lire, lequel nous sera vraiment utile ? Difficile de le dire. La profusion des articles de blogs, d’avis de consommateurs et de statuts publiés sur les réseaux sociaux endigue le Web. Même Google doit revoir ses algorithmes d’indexation (c’est son métier, soit), au risque de déstabiliser le référencement de sites au contenu pourtant apprécié. Qui plus est, la même requête lancée sur deux machines différentes génère désormais des résultats différents, selon l’historique de navigation, l’adresse IP ou l’identité de celui qui recherche l’information. Ce non-déterminisme est un vrai souci, et la confiance des internautes dans les contenus risque fort d’en sortir ébranlée.

La saturation des utilisateurs est tout aussi perceptible. La multiplication des réseaux sociaux (Facebook, Twitter, LinkedIn, Viadeo, Foursquare, Google+, etc.) finit par agacer même les plus passionnés. Doit-on publier sur un compte, sur deux, sur tous ? Et la redondance de l’information ne risque-t-elle pas d’exaspérer mes amis, mes lecteurs ? Qui plus est, l’homme se lasse facilement, par nature. Combien de vos proches ne se sont pas déclarés fatigués de Facebook, d’y retrouver les mêmes statuts, les mêmes paroles, les mêmes contenus à longueur de temps ? Sur le long terme, seuls les services vraiment utiles perdurent : les réseaux sociaux ont-ils vraiment atteint la maturité nécessaire pour cela ? Et si l’on quitte une plateforme, le fait-on en moyenne après un an ? deux ans ? cinq ans ? Si la population globale sur les réseaux sociaux croît mois après mois, aucune étude ne mesure la durée moyenne d’utilisation de ces outils sur le long terme. Et un exode massif des principales plateformes pourrait très bien se produire en quelques mois ; nous l’avons déjà vu avec MySpace et Friendster.

La troisième menace est portée, quant à elle, par les plateformes sociales elles-mêmes. À force de se concurrencer, ces plateformes évoluent à marche forcée, indépendamment des besoins réels de leurs utilisateurs. Prenez Facebook : de nouveaux profils, un flux d’actualité revu et « amélioré » lors de la dernière conférence F8. Mais à quoi bon ? Qui utilise vraiment le flux en temps réel ? Qui n’a pas senti, en réalité, une baisse sensible de son lectorat parmi ses amis ? Quant aux marques, elles éprouvent de plus en plus de peine à faire grandir leurs communautés, pénalisées par une viralité passablement en berne. Et que dire du nouvel habillage YouTube, ou de la nouvelle interface de Twitter ? Les évolutions les plus évidentes manquent, celles les plus stupides et indigestes nous sont parfois imposées. Ce n’est pas tant l’exposition de la vie privée, au demeurant limitée aux proches si on le souhaite, que la pertinence des usages qui priment. Au final, à trop vouloir jouer avec les mécaniques internes, les plateformes prennent le risque de faire fuir leurs utilisateurs les plus fidèles.

Enfin, la banalisation du Web conversationnel est peut-être la menace qui mettra fin à la mode des médias sociaux, sous une forme de glorification christique. C’est une voix difficile, pénible même, car les communautés de lecteurs ou de consommateurs ne sont pas toujours tangibles. Il faut du temps pour créer une relation de confiance, et si Facebook ou Twitter le permettent à plus d’un titre, rien n’empêche les entreprises de développer ce type de relation sur leur propre espace – quitte à utiliser les mécanismes d’identification universelle proposés par Facebook ou Twitter eux-mêmes ! Ce sera un juste retour des choses : aux généralistes les couches basses du Web, aux spécialistes les contenus évolués. En intégrant des fonctionnalités sociales dans leurs propres sites, les entreprises précipiteront un jour la chute des plateformes généralistes. Ce serait une bonne chose pour tout le monde. Mais rassurez-vous, ce n’est pas pour demain : la majorité des entreprises restent encore très frileuses vis-à-vis de ces pratiques.

Alors 2012 marquera-t-elle la fin des médias sociaux ? Peut-être, et les différents acteurs de la net économie – agences, annonceurs et internautes – feraient bien de penser dès maintenant au Web de demain : un Web où le conversationnel sera nativement proposé par tous les sites Web…

Par Hervé Kabla, Directeur Général, co-fondateur de blogAngels

Hervé Kabla

Blogueur, polytechnicien et entrepreneur, Hervé Kabla est un scientifique tombé très tôt dans le marketing et la communication. Passé par Dassault Systèmes, l’Inria et deux ou trois start up, il dirige blogAngels, agence 100 % médias sociaux et a cofondé Media Aces, association d’entreprises utilisatrices de médias sociaux.

Prendre sa voiture… jusque dans l’ascenseur

Se ranger dans l’espace dédié, éteindre le moteur, et profiter de la superbe vue sur le front de mer, tandis qu’un ascenseur de verre vous emmène, vous et votre voiture, jusque devant la porte de votre appartement… Non, ce n’est pas tiré d’un scénario de film futuriste. C’est ce que vont vivre les futurs heureux propriétaires d’un appartement, dans la tour Porsche Design Tower, au nord de Miami, en Floride. Ce projet de tour ultra-moderne vient en effet tout juste d’être autorisé à la construction.

560 millions de dollars

Cette tour futuriste, bientôt érigée dans le quartier de Sunny Isles Beach, devrait couter la bagatelle de 560 millions de dollars (près de 430 millions d’euros), coût que devraient se partager les Allemands de Porsche Design Group et un promoteur immobilier du cru, Gil Dezer, associés sur le projet. Ce sera la toute première tour comprenant un système d’ascenseurs transportant à la fois une voiture et son propriétaire, au volant de cette dernière.« Vous n’avez pas besoin de quitter votre voiture, tant que vous n’êtes pas sur le seuil de votre appartement », s’amuse le PDG du groupe allemand.

57 étages

Le fonctionnement est relativement simple : une fois que le conducteur range sa voiture à l’endroit dédié et que le moteur est coupé, un bras robotique muni d’un plateau métallisé soulève la voiture jusqu’à l’un des ascenseurs de verre, donnant une vue imprenable sur la ville ou sur l’océan. Une fois arrivé à l’étage désiré, le bras robotique opère de la même manière, mais en sens inverse, et gare ainsi la voiture juste devant l’appartement. Les 57 étages de la tour devraient être parcourus en moins de 90 secondes.
Le promoteur immobilier, Gil Dezer, ironise sur le fait que c’est la combinaison de deux technologies déjà existantes, l’ascenseur et le bras automatique, qui rend ce système possible.

De deux à quatre box par appartement

La tour, de forme cylindrique, sera érigée au 18555 Collins Avenue, seront alors à disposition pas moins de 132 appartements, auxquels seront alloués de deux à quatre espaces de parking, cumulant en tout et pour tout 284 espaces, desservis par trois ascenseurs. Les appartements les plus chers couteront 9 millions de dollars, pour presque 900 mètres carré. Les voitures seront alors même visibles… depuis le salon de l’appartement.

Parkings automatiques

La problématique du manque de place en zone urbaine, ainsi que celle du stationnement, a vu naitre un panel de solutions, parmi lesquelles les parkings automatiques, véritables flops en France malgré quelques projets arrivés à leur terme. Il en existe deux sortes : les « norias », roues verticales à plateaux, et les parking à transbordeurs, combinant ascenseur et palette. L’échec commercial est en grande partie dû aux temps de stationnement et de récupération de la voiture, jugés trop longs, à tort ou à raison, par les usagers.
D’autres tours comme la Porsche Design Tower, ou d’autres parkings automatiques pourraient donc bientôt voir le jour…

Par M.R

L’avenir du tactile, peut-être dans le rendu des textures ?

Toucher son écran tactile du bout des doigts, et sentir… autre chose que le plat de l’écran : ce qui était encore impossible il y a peu est en passe de devenir réalité, grâce à la prouesse des Finlandais de Senseg. La petite entreprise vient de dévoiler une tablette tactile permettant de ressentir différentes textures ou reliefs, tels que la soie, la roche ou encore le plastique, en passant tout simplement le doigt dessus pour l’éprouver. Vous avez bien compris : alors que l’écran affiche une matière d’apparence rugueuse, il suffira de toucher cet écran pour avoir la sensation correspondant à cette texture. Idem pour, par exemple, une matière à l’apparence veloutée ou soyeuse.

Feel Screen

Cette petite révolution n’est pas uniquement liée à l’univers des tablettes tactiles. La technologie développée par Senseg est à même de transformer n’importe quel appareil possédant un écran plat, en ce qu’ils appellent un « Feel Screen », ce fameux écran permettant de reproduire différentes sensations de texture, tout comme le contour ou les bords de l’objet affiché sur l’écran. Ces écrans peuvent être intégrés de manière indifférente à un smartphone, une télévision, une tablette, un écran d’ordinateur, et donc de manière générale à tous les appareils de notre quotidien possédant un écran.

L’haptique

Pour comprendre le fonctionnement de la tablette tactile conçue par Senseg, il faut tout d’abord se pencher un petit peu sur ce qu’est l’haptique. L’haptique correspond à la science du toucher, par analogie avec l’optique ou l’acoustique. Aussi appelée perception tactilo-kinesthésique, la perception haptique est liée à la stimulation de la peau qu’entraine l’exploration active d’un objet, comme en suivant le contour d’un objet pour en apprécier la forme. C’est cette exploration active qui est ici importante, et qui différencie la perception haptique de la simple perception cutanée, la main et la peau répondant à un stimulus ne résultant pas d’une exploration.

La technologie haptique

Si vous êtes familiers des claviers virtuels, vous faites déjà l’expérience de cette technologie à travers les retours haptiques, qui sont ces vibrations permettant de savoir si la touche a effectivement été frappée, souvent couplées à un son et / ou à une indication lumineuse. Les Finlandais de Senseg vont pourtant bien plus loin que cette seule idée de retour haptique.
En effet, leur technologie se base, d’après les concepteurs, sur l’idée d’une illusion… haptique. Cette illusion tactile repose sur le fait que nous puisons tous dans notre mémoire pour reconnaître une texture, tout comme nous puisons dans notre mémoire pour reconnaître une couleur, ou un son. Reconnaître une texture soyeuse, c’est la comparer avec d’autres textures et d’autres matières touchées et éprouvées jusqu’ici, et alors l’identifier comme soyeuse.
Lorsque le « Feel Screen » simule une texture, l’illusion haptique joue à plein son rôle, l’écran tactile créant une sensation normalement identifiable, puisque déjà cataloguée. La zone la plus sensible de la main, à savoir la pulpe du doigt, est la seule partie suffisamment sensible et fine pour pouvoir apprécier les différentes textures, et c’est bien cette zone qui est sollicitée par l’écran de Senseg.

Comment ça marche ?

La sensation ultra-sophistiquée créée par les Finlandais se base sur la loi de Coulomb, en électrostatique, énoncée par le physicien français Charles Augustin de Coulomb de cette manière : « L’intensité de la force électrostatique entre deux charges électriques est proportionnelle au produit des deux charges et est inversement proportionnelle au carré de la distance entre les deux charges. La force est portée par la droite passant par les deux charges. » Se servant de ce principe d’attraction des charges électriques, et en faisant passer un courant électrique très faible à travers le texel (de l’anglais « texture element », plus petit élément d’une texture appliqué à une surface), on crée une petite force d’attraction. C’est en modulant cette force de manière locale qu’un panel de sensations peut être généré.
On en déduit qu’à la différence des effets créés par des vibrations mécaniques ou encore par des solutions piézoélectriques, la technologie développée par Senseg peut se targuer d’être totalement silencieuse.

Le « Tixel » de Senseg

Le « Tixel » est le support de transmission du stimulus électro-vibrant. Il est constitué d’un revêtement ultra-fin et résistant que l’on dispose au-dessus de l’écran ou de la surface choisi, plat ou incurvé, dur ou mou, transparent ou opaque. Le temps de réponse est immédiat, car il n’y a pas d’inertie mécanique. Le module électronique prend en charge l’envoi des signaux électriques vers la surface, le Tixel, et en varie l’intensité localement. Enfin, un logiciel équivalent à un kit pour développeur permet de se familiariser avec la technologie, et de l’intégrer à des applications de manière ludique.

Encore au stade de prototype

Bien qu’encore au stade de prototype, l’utilisation de la technologie haptique par Senseg laisse rêveur, et l’entreprise basée à Espoo (vivier finlandais abritant déjà nombre de sociétés à la pointe de l’innovation technologique telles que Nokia, Tieto ou encore le producteur d’énergie Fortum) estime qu’il lui faudrait moins de deux ans pour améliorer son bijou, et éventuellement le commercialiser. Les débouchés pourraient être innombrables, tant dans le domaine des jeux, que dans celui des applications ludiques ou encore… vers de futures tablettes en braille.
Alors que les tendances fortes nous entrainent vers des appareils au son plus clair, dont l’écran haute-définition supporterait la 3D, les technologies haptiques pourraient bien, elles aussi, tirer leur épingle du jeu.

 

Par R.M
 

Quel avenir pour la voiture électrique ?

En novembre 2011, en France, on comptabilisait seulement 250 immatriculations de véhicules électriques dont 150 rien que pour Autolib’ –  système d’autopartage permettant d’avoir accès en libre-service à des voitures électriques, lancé le 5 décembre en Ile-de-France.

Une étude de l’observatoire Cetelem de l’Automobile rendue publique le 15 décembre montre que la France est le pays dans lequel l’intérêt est le moins fort pour cette technologie, à 54 %. Si 71% des Européens se disent intéressés par la voiture électrique, et sont 49 % à ne pas envisager de faire un effort financier pour acquérir un véhicule électrique, ils sont une majorité (57 %) en France à ne pas vouloir dépenser plus pour acheter un véhicule propre.

Voitures électriques, à quel prix ?

Du côté des constructeurs, la voiture électrique semble au contraire promise au plus bel avenir.

Selon Eric Besson, ministre de l’industrie, le « marché mondial  de la voiture électrique est estimé à près de 4,5 millions d’unités par an à l’horizon 2025 » et il devrait générer en France « plus de 12 milliards d’euros d’activité par an ». Il devrait permettre ainsi « de réduire de 3 % les émissions de CO2 et de 4 millions de tonnes équivalents pétrole nos importations d’énergie fossile ».

Pour les industriels, le prix élevé de la voiture électrique ne devrait pas effrayer les potentiels acheteurs. Le bonus écologique doit en outre leur donner un coup de pouce en attendant la baisse des prix.

Ainsi, pour une Peugeot Ion, et une Citroën C0 il faut débourser la somme d’environ 30 000 euros ; pour une Renault Fluence ZE, 21 300 euros ; un peu plus de 20 000 euros pour la Kangoo ZE ; et autour de 19 000 euros pour la Mia. Le tout, bien sûr, hors frais de location de la batterie, sous peine de rendre quasi inabordable le prix d’achat de ces véhicules.

Chez Renault, la location de batterie vous coûtera entre 72 et 82 euros par mois, le tout agrémenté d’une assistance gratuite 24 heures sur 24. « On la changera quand elle commencera à donner des signes de faiblesse », déclare un porte-parole de Renault. Ce qui veut dire après 4-5 ans d’existence. D’autres constructeurs proposent des véhicules électriques à la location. Ainsi, la nouvelle Jazz que Honda lance aux États-Unis sera proposée en location pour l’équivalent de 300 euros par mois. Même tarif de location chez Mia. Quant à PSA, le constructeur français propose déjà des offres de leasing (location avec option d’achat).

Changer ou charger la batterie ?

Le temps de charge d’une batterie varie entre 6 et 8 heures pour une charge optimale sur une prise domestique. Mais si l’on veut pouvoir regonfler 80 % de sa batterie en vingt minutes, il faut des bornes plus puissantes, ce qui implique un déploiement vaste et coûteux.

En 2010, le gouvernement s’est saisi de la question, faisant appel à 12 villes pour déployer un réseau de bornes publiques de recharge avec, pour objectif, la création de 75 000 points de recharge accessibles à tous dès 2015 et 400 000 à l’horizon 2020. Douze collectivités (Bordeaux, Grenoble, Rennes, Nice, Angoulême, Aix-en-Provence, Orléans, Paris, Rouen, Strasbourg, Le Havre et Nancy) ont donc signé une charte avec les constructeurs Renault et PSA, qui, de leur côté, se sont engagés à commercialiser 60 000 véhicules électriques en 2011 et 2012. Pouvoir recharger sa batterie partout et sans attendre des heures ne devrait donc plus relever de l’utopie…

Quelle autonomie ?

Pour Jean Syrota, ancien président de la Cogema et auteur d’un rapport publié au printemps, la promesse annoncée des constructeurs – une autonomie de plus ou moins 150 kilomètres – ne serait réalisable qu’à condition de rouler sans embouteillage, sans chauffage et sans radio. Ce que conteste Vincent Bolloré, PDG du groupe du même nom dont la Bluecar a remporté l’appel d’offres pour Autolib’, pour qui les 225 kilomètres tout compris sont facilement atteignables. Grâce à la capacité de stockage de sa batterie nouvelle génération lithium-métal-polymère (LMP), cinq fois supérieure à celle de ses concurrents, la Bluecar est ainsi censée pouvoir rouler pendant 250 kilomètres.

D’autres constructeurs préfèrent considérer le problème sous un autre angle. Selon eux, « 87 % des Européens parcourent moins de 60 kilomètres par jour », les déplacements en ville ou suburbains étant leur priorité avant tout. Reste que selon l’étude de l’observatoire Cetelem de l’Automobile, sur les 82 % d’Européens effectuant moins de 100 km par jour, 55 % d’entre eux n’envisagent pas l’achat d’un véhicule électrique dont l’autonomie est inférieure à 250 kilomètres.

Sans bruit et sans émissions polluantes, la voiture électrique est donc loin de faire l’unanimité. Lino Guzzella, ingénieur spécialisé en moteurs nouvelle génération et enseignant à l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich, rappelle que « plébisciter les voitures électriques à grande échelle, [revient à] plébisciter les centrales nucléaires et les centrales à charbon. »

D’où un regain d’intérêt récent pour l’hydrogène. Hier, l’équipementier FAM présentait à Paris le premier modèle français doté d’un réservoir à hydrogène et d’une pile à combustible. Les ingénieurs de Mia annoncent aussi un prototype hydrogène pour mars 2012.

2012, année de la voiture électrique ?

Malgré tout, 2012 s’annonce comme une grande année pour la voiture électrique en France et en Europe. Dans l’Hexagone, aux Peugeot iOn et Citroën C-Zéro viendront s’ajouter l’utilitaire Renault Kangoo ZE lancé récemment, puis la berline Zoé au second semestre. Parallèlement, le service Autolib devrait monter en puissance pour atteindre 3 000 véhicules fin 2012, contre 250 attendus d’ici la fin de cette année.

Les constructeurs étrangers ne seront pas en reste, avec notamment la Leaf de Nissan, la Mini de BMW et les Chevrolet Volt et Opel Ampera de General Motors. Carlos Ghosn, PDG de Renault,  prévoit que la voiture électrique pèsera 10 % du marché automobile en 2020. Le constructeur automobile a annoncé vouloir atteindre une production de plus de 200 000 unités de véhicules électriques d’ici 2015-2016. PSA penche plutôt pour 5 %, mais ce dernier mise aussi parallèlement sur la motorisation hybride, technologie mixte associant un moteur thermique classique à un autre, électrique.

(Sources : Smartplanet ; Le Nouvel Observateur ; Ginkoo ; Automobile Propre ; Le Temps ; EcoCO2, L’Expansion, 20 minutes)

 

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L’intérêt grandissant des polyphénols du vin pour la santé

Environ trente personnes travaillent dans Le Laboratoire de Biochimie Métabolique et Nutritionnelle (LBMN) que dirige le professeur Norbert Latruffe au sein de l’Unité Mixte de Recherche 866 de l’INSERM de Dijon qui compte 9 équipes de recherche, dont certaines sont impliquées dans des projets labellisés par le pôle de compétitivité Vitagora.

Si certains chercheurs de cette équipe s’intéressent au devenir des acides gras à l’intérieur des cellules cérébrales, dans le cadre de pathologies spécifiques telles que les leucodystrophies, d’autres travaillent sur les effets bénéfiques sur la santé de ces molécules, présentes notamment dans le vin, que sont les polyphénols. Aujourd’hui, la revue internationale Molecular Nutrition & Food Research publie les résultats d’une étude menée par l’équipe de Norbert Latruffe, en collaboration avec le Centre hospitalier de Montbard et le docteur Jean-Pierre Rifler, médecin urgentiste, résultats qui tendent à montrer les effets positifs d’une consommation modérée de vin chez des patients post-opérés d’un infarctus du myocarde.

Cela fait une vingtaine d’années que Norbert Latruffe est venu s’installer en Bourgogne pour y travailler initialement sur la toxicité de certaines molécules sur l’environnement comme des résidus de l’agrochimie, de la chimie et de la chimie pharmaceutique et ayant une activité de prolifération hépatique des peroxysomes. « Ces recherches en toxicologie nous ont conduit à développer des tests fiables qu’il nous a été facile ensuite d’adapter aux domaines de l’alimentation et de la nutrition », explique-t-il. Dans cette région qui abrite l’un des vignobles les plus réputés de la planète, c’est donc tout naturellement que la route de ce bourguignon d’adoption a croisé celle des polyphénols ce qui l’a amené à s’y intéresser de plus près il y a une douzaine d’années. « Toutes les plantes de la Terre produisent des polyphénols.

On en compterait de 5.000 à 10.000 types différents dans la nature. C’est pour elles un moyen de se défendre vis-à-vis d’agents infectieux, du rayonnement et du stress hydrique, mais aussi un moyen de communication lié à fécondation via les insectes et les oiseaux », rappelle Norbert Latruffe. Beaucoup plus sensible qu’une majorité de plantes à son environnement, aux pathogènes de type champignons microscopiques, et capable de pousser dans des endroits très ensoleillés qui connaissent la sécheresse, la vigne produit un nombre important de ces polyphénols. « Très rapidement je me suis donc pris au jeu », reconnaît-il.

Après l’infarctus du myocarde, les maladies dégénératives

L’intérêt pour les polyphénols n’a cessé de grandir au cours de ces dernières années, en particulier parce qu’ils sont d’excellents anti-oxydants. De retour de la cinquième édition de l’International Conférence on Polyphenols and Health qui s’est déroulée à Sitges près de Barcelone du 17 au 20 octobre, Norbert Latruffe note ce véritable engouement pour cette famille de molécules. « La communauté scientifique mais également l’industrie s’intéressent de plus en plus à cette famille de molécules qui semblent jouer un rôle important dans le domaine de l’alimentation », observe-t-il. D’où la nécessité de s’y investir de plus en plus comme n’a cessé de le faire l’équipe dijonnaise depuis plus d’une décennie avec, à la clé, des résultats significatifs notamment sur un polyphénol spécifique de la vigne, le resvératrol.

Dernier exemple en date, ceux que publient la revue internationale Molecular Nutrition & Food Research (vol 55, octobre 2011), fruits d’une étude tout à fait originale menée par l’équipe de Norbert Latruffe en collaboration avec le Centre hospitalier de Montbard et l’un de ses médecins urgentistes, le docteur Jean-Pierre Rifler. Il s’agissait d’explorer les effets de la prise de vin rouge sur les paramètres sanguins chez des patients post-opérés d’un infarctus du myocarde. « L’originalité de cette étude était de voir si l’on observait une prévention secondaire chez ces sujets qui avait fait un infarctus du myocarde », précise l’universitaire bourguignon.

29 personnes volontaires, des hommes et des femmes d’une soixantaine d’années ou plus, ayant tous fait un infarctus du myocarde, ont participé à cette étude. Réparties en deux groupes, l’un de 14 personnes, l’autre de 15, celles-ci ont été soumises durant 3 semaines, dans un milieu hospitalier, à un régime alimentaire apparenté au type dit « méditerranéen », c’est-à-dire constitué pour l’essentiel d’huile d’olive, de poisson, de fruits et légumes, la consommation de fromage étant relativement peu élevée. Chaque personne du groupe test recevait un verre de vin rouge à chaque repas, alors que les personnes du groupe témoin ne buvaient que de l’eau. « Nous avons pu observer que la cholestérolémie totale a diminué de façon significative chez les personnes du groupe test.

Par ailleurs, les tests de Michel Prost, de l’entreprise locale Lara Spiral, nous ont permis de constater une augmentation, là encore significative, des antioxydants. Parallèlement, le laboratoire a noté une amélioration de la fluidité de la membrane des globules rouges au sein du groupe des buveurs de vin », résume-t-il. Des résultats extrêmement encourageants qui incitent l’équipe de Norbert Latruffe à proposer une nouvelle étude, en cours de gestation. « Nous envisageons de faire un suivi de personnes du troisième âge, dans des maisons de retraite, notre objectif étant de voir si une consommation modérée de vin pourrait avoir des effets bénéfiques sur le vieillissement et les dégénérescences dues à l’âge », indique-t-il.

 

Source : bulletins électroniques

News Environnement : décembre 2011

Clean Tech Open 2011 : quelles sont les startups les plus prometteuses des technologies propres ?

Le Clean Tech open, compétition internationale pour jeunes entreprises innovantes du secteur des technologies propres, s’est tenu les 15 et 16 Novembre derniers à San Jose. Devant un parterre d’investisseurs, c’est la crème des startups du monde entier qui a défilé pendant 2 jours, en pleine semaine mondiale de l’entrepreneuriat. Les français – sélectionnés pour la finale – ont été sur le devant de la scène jusqu’à la dernière ligne droite.

Le Clean Tech Open est, comme il se définit depuis 2005, « l’Academy Awards des technologies propres »; cet évènement se tenait dans une des capitales mondiales de l’innovation : San Jose, au coeur de la Silicon Valley. Le principe de l’open est simple : décerner la palme de la meilleure startup dans le monde des cleantechs. En pratique ce n’est pas si simple car les sujets sont variés. Les technologies propres n’étant pas un secteur industriel en soi, la compétition a été décomposée en différents domaines industriels : transports, énergie intelligente, efficacité énergétique, « air, eau, déchets », bâtiments verts, et énergies renouvelables. Dans chaque secteur des vainqueurs sont nommés, avant de sélectionner un lauréat tous secteurs confondus.

La compétition était de plus divisée en deux sous-catégories :

  • une catégorie nationale : la « Business Competition » pour les 21 sociétés/startups américaines choisies parmi les 300 dossiers reçus suite à un processus de sélection régional (groupe d’états).
  • une catégorie internationale : La « Global Ideas Competition » pour les 25 sociétés gagnantes de la compétition de leur pays ou de leur région d’origine. Le CleanTech Open n’est pas encore présent partout dans le monde et cherche à se développer. La compétition française a été organisée par le groupe Ecosys, et la remise des prix s’est tenue le 14 novembre dernier au Ministère de l’Ecologie. Parmi 12 jeunes entreprises éco-innovantes lauréates des meilleurs concours et prix régionaux et nationaux c’est Biométhodes (dirigée par Gilles Amsallem) qui a été sélectionnée pour représenter la France.

Toutes ces sociétés sont en compétition pour la gloire et la visibilité qu’un tel évènement peut apporter. Mais surtout certaines cherchent des investisseurs et des partenaires pour se développer. Les gagnants bénéficient d’ailleurs de dotations en services et en financement allant jusqu’à 250k$ pour le vainqueur du prix américain.

Que retenir de cet évènement ?

La présence Française : l’hexagone était bien représenté à cet évènement international : Parmi les 6 entreprises finalistes du Global Ideas Competition se trouvait Biométhodes, lauréate du chapitre français de l’Open. Une autre américaine, Resolute Marine Energy, était représentée par le français Olivier Ceberio, qui présentait des projets de désalinisation d’eau à l’aide d’énergie provenant de centrales houlomotrices. Au final c’est la startup chilienne Biofiltro qui remporta la compétition internationale, avec ses unités de traitement des eaux usées à l’aide de vers de terre!

Des exercices de présentation variés : pendant ces deux jours les startups auront pu présenter leurs projets de plusieurs manières :

  • par le fameux elevator speech d’une minute très prisé des capitaux-risqueurs,
  • puis par une présentation de la technologie en 3 minutes,
  • enfin par des présentations approfondies de 30 minutes comportant une session de questions/réponses.

Il était difficile pour les présentateurs de réussir parfaitement ces trois exercices, mais tout le monde s’y prêtait dans une ambiance à la fois dynamique et décontractée. Pour l’elevator speech, l’exercice peut-être difficile : condenser en une minute le marché, la différenciation et donc les opportunités devant un public non expert dans la technologie n’est pas simple. L’aisance des intervenants américains dans ce domaine, ou l’on pouvait les voir ajouter une note humoristique à un discours technique et commercial rodé, était flagrante, même si certains intervenants étrangers leur tenaient la dragée haute.

Au contraire, pendant les présentations de 30 minutes le jury en apprenait suffisamment pour cerner les problèmes éventuels mais les candidats n’avaient pas suffisamment de temps pour argumenter leurs points de vue. Mais l’exercice est obligatoire pour qui veut aborder et convaincre les capitaux-risqueurs.

L’un des plus prestigieux dans le domaine des technologies propres, Khosla Ventures, était présent: Andrew G. Chang, tout nouveau partenaire, était venu pour faire la promotion du portfolio technologies propres de ce fonds et également pour donner ses recommandations aux entrepreneurs. La philosophie de Khosla Ventures pourrait se résumer à marier des technologies de rupture à des « rockets scientists », mais plus pratiquement, 6 critères sont pris en compte :

  1. une technologie en rupture,
  2. de grands marchés,
  3. un modèle financier innovant,
  4. adaptatif aux flux de capitaux,
  5. faisabilité de la mise sur le marché,
  6. des entrepreneurs de premier rang.

Evidemment remplir tous ces critères n’est pas évident et peu de startups y arrivent concrètement. Cette présentation se terminait sur une note d’optimisme : « Continuez à entreprendre car vous allez améliorer la société, l’économie et vous même ». En effet, voir autant de startups venues concourir sur des sujets aussi variés permet d’espérer que ces technologies auront effectivement un impact positif sur la société.

Une grande variété dans les sujets et technologies

L’innovation ne connaît pas la crise, et les idées présentées étaient aussi diverses qu’originales et concrètes. La liste complète est disponible sur le site web de l’open [1] mais voici une petite sélection des nos préférées :

  • Silicon Solar Solution, société commercialisant un procédé de cristallisation du silicium amorphe des panneaux solaires qui permet d’obtenir des grains 30 fois plus grands, plus rapidement et en utilisant une température deux fois plus faible. Le patron de cette jeune société était le « roi » de l’elevator speech.Zrid Test Systems fourni une valise de test aux installateurs et producteurs de bornes de recharge de voiture électrique. Cette valise permet d’homogénéiser cette procédure, d’avoir un rapport de test homologué tout en utilisant un outil fiable et performant.
  • Indow Windows propose une méthode permettant rapidement et économiquement d’ajouter une deuxième vitre sur une fenêtre déjà existante. La solution repose sur une mesure précise ainsi qu’un joint flexible assurant une isolation sonore et thermique. Cette solution d’une facilité déconcertante convient particulièrement bien au marché américain ou le double vitrage n’est vraiment pas courant.
  • Me-Mover est un tricycle repliable destiné au transport urbain. Entre la trottinette et le step, l’énergie du conducteur est récupérée par un système de pédales minimisant les efforts.
  • Biométhodes a développé un procédé pour une exploitation durable de la biomasse végétale appliquée à la chimie renouvelable et aux biocarburants de seconde génération. Le procédé biochimique, baptisé OPTALYSIS permet de fragmenter la biomasse non alimentaire pour en extraire séparément les composants à forte valeur ajoutée pour diverses applications (biocarburants, bioplastiques, fibres de carbone, colles…).
  • Resolute Marine Energy propose un système simple, modulaire et compacte pour récupérer l’énergie des vagues pour la réutiliser directement pour la désalinisation, coupé du réseau. Ce système s’adresse notamment à la population n’ayant pas d’accès à l’eau potable (1.2 milliards de gens), alors qu’une grande partie de la population mondiale vit près des cotes. Cela en faisait un très intéressant projet avec un impact humanitaire énorme.

Au final, il est clair que l’éventail des sujets couverts par les différentes startups était extrêmement large. Le dynamisme des entrepreneurs venus de tous les pays était vraiment communicatif et donne à penser que nous allons voir fleurir beaucoup d’innovations dans les technologies propres dans les années à venir, et cela dans le monde entier. En attendant la prochaine édition, la recherche de la nouvelle grande idée peut continuer.
En savoir plus : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/68403.htm

La pollution entraînerait des transformations génétiques chez l’homme : l’exemple d’Ostrava

Une recherche récente, menée par une équipe de chercheurs tchèques, a démontré que la population de la ville tchèque d’Ostrava (Moravie-Silésie) s’est génétiquement adaptée au niveau élevé de la pollution de l’air. Les conclusions de cette recherche ont démontré que la dite population se montre plus résistante à la pollution qu’une population vivant dans un environnement plus sain. Le corps humain aurait donc la capacité de s’adapter à, et de se protéger contre, la pollution dans un laps de temps très court.

L’équipe de chercheurs, menée par le Dr Pavel Rossner [1], de l’Institut de Médecine expérimentale de Prague [2], a testé environ 150 habitants de la ville Ostrava et de sa région, qui est une des villes les plus polluées du pays, voire d’Europe, et ont comparé leurs résultats avec ceux du même test passé à 50 habitants de Prague. La recherche s’est concentrée sur la réaction du corps humain à de très petites particules de suie et à d’autres polluants, comme les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), qui montrent une forte toxicité. L’équipe de chercheurs a constaté qu’un gène clé, le XRCC5 qui stimule les tissus du corps humain à réparer les dommages causés par la pollution, était beaucoup plus présent au sein de la population de la région d’Ostrava qu’auprès de l’échantillon praguois. La recherche suggère que d’autres gènes sont susceptibles de s’être adaptés face à un niveau élevé de pollution.

Une question reste en suspend. Il s’agit de savoir si les citoyens d’Ostrava et leurs ancêtres, ont vécu pendant une longue période ou non dans la région. Cela permettrait de répondre à la question du temps d’adaptation du corps humain à un niveau élevé de pollution. Il s’agit de savoir si cette adaptation se fait sur plusieurs générations. L’équipe suppose que cela ne peut se faire sur une seule vie.

Cette question pourrait toutefois rester sans réponse. En effet, l’équipe du Dr Pavel Rossner de l’Institut de Médecine expérimentale indique que leurs travaux sont menacés par un manque de subventions. Le ministère tchèque de l’Environnement, principal financeur jusque là, a décidé de ne plus subventionner cette recherche à l’avenir. L’équipe devra donc trouver par elle-même une somme de 20 millions de couronnes tchèques (environ 800.000 euros) prochainement.

En attendant, la population de la troisième plus grande ville du pays, souffre du pire niveau de pollution atmosphérique en Europe [3]. Les effets de cette pollution sur la santé ne sont pas anodins : on estime que la population de la région d’Ostrava vivrait quelques années de moins que le reste de la population tchèque.

En savoir plus : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/68450.htm

Viticulteurs et papillons : une relation en devenir

Il y a un siècle vivaient dans les monts de la région de Palava (zone située sud de Brno, en Moravie) environ 145 espèces de papillons, mais ce nombre a désormais diminué d’un quart, et le reste est en danger. Le chef de la Fédération de production intégrée, Milan Hluchy, et les chercheurs Zdenek Pospisil et Zdenek Lastuvka sont convaincus que ces disparitions sont dues à l’usage d’herbicides et de fertilisants, ainsi qu’à l’érosion chimique des sols. Leur hypothèse a été confirmée par les résultats du projet ECOWIN, qui a concerné non seulement les vignobles tchèques, mais également les vignobles autrichiens de l’autre côté de la frontière.

L’objectif de ce projet était de créer des conditions permettant le retour dans le paysage agricole de papillons et d’autres espèces d’insectes rares et presque éteintes. Environ soixante producteurs ont renoncé à utiliser la plupart des produits chimiques pour leurs cultures, ce qui a provoqué une augmentation des types de papillons présents sur leurs exploitations, mais également une augmentation de la population de papillons dans son ensemble. Il a également été noté que les cultures non soumises aux produits chimiques résistaient davantage aux maladies.

En savoir plus : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/68444.htm
Sources : bulletins électroniques

News Informatique : décembre 2011

Vers de meilleurs algorithmes capables de se « battre » en eux

Deux touristes se promènent dans la savanne Africaine et ils entendent un lion rugir un petit peu plus loin. Immédiatement, l’un des deux ouvre son sac et sort ses chaussures de course. « Mais tu es fou » lui dit son ami, « tu ne pourras jamais courir plus vite que le lion! ». Le deuxième répond alors, « Pas grave, il suffit que je cours plus vite que toi! ».

Traditionnellement en informatique, l’objectif d’un algorithme est de fournir la solution optimale et de tenter de minimiser le temps de calcul pour obtenir cette solution. Cependant à part dans des problèmes mathématiques bien définis pour lesquels une solution optimale existe vraiment, la plaisanterie ci-dessus démontre que dans une situation pratique il n’est pas toujours avantageux de trouver une solution « parfaite », mais simplement de mettre en place une stratégie supérieure à celle proposée par la compétition. Un groupe de mathématiciens travaillant au département de recherche et développement de la branche Israelienne de Microsoft ainsi que au Techion à Haifa vient de faire des progrés importants dans la compréhension des propriétés des algorithmes, non pas « optimaux » mais plutôt « compétitifs ».

De manière à mieux illustrer le coeur du sujet, imaginons qu’une séries de 10 morceaux d’informations (page webs par exemple) soient organisées en une liste allant de la page la plus populaire (n1) jusqu’à la page la moins populaire (n10) dans le sens le plus naturel (n1 > n2 > … > n9 > n10). Une telle organisation correspond à un algorithme « glouton ». En l’absence de compétition, il est évident que cette organisation est optimale. Imaginons maintenant une compétition entre deux agents dont le but est de fournir un « moteur de recherche » permettant aux utilisateurs de retrouver les informations qu’ils souhaitent le plus rapidemenent possible. Dans ce cas, il est clair que l’organisation « naive » proposée ci-dessus représente un cas très spécial qui n’est « optimal » que dans un sens abstrait. Si la page la plus populaire représente la demande de 40% des utilistateurs, l’organisation présentée ci-dessus laisse 60% des utilisateurs insatisfaits. Cela signifie que dans un environnement compétitif, il suffit qu’une compagnie offre un « moteur de recherche » qui donne plus d’importance à des pages un peu moins populaires (et donc devient non-optimal) pour en fait se rapprocher de la demande des utilisateurs. Typiquement, après plusieurs étapes de réajustement, il est attendu que tous les compétiteurs finissent par converger vers un une solution « équilibrée ». Il s’agit d’une situation dans laquelle les agents, ayant finalement compris leurs stratégies réciproques, ne peuvent plus changer de stratégie sans affaiblir leur propre position. En théorie des jeux, on parle d’équilibre de « Nash ».

Pouvoir déterminer à l’avance quelle sera la solution d' »équilibre », représente donc un problème d’importance capitale. Malheureusement, il est extrèmenent difficile d’aborder ce genre de question de manière satisfaisante car la complexité du temps de calcul augmente exponenetiellement avec la taille des informations. Un groupe de chercheurs de Microsoft Israel et du Technion viennent de prouver un certains nombres de théorèmes mathématiques qui ouvrent une nouvelle avenue de recherche dans ce domaine. En se basant sur un modèle simplifiée ne contenant que 2 participants (situation déjà non-triviale en terme de complexité), les mathématiciens ont développé une théorie probabilistique permettant de prouver l’existence ou non, de stratégies compétitives capables de « battre » la stratégie optimale (mais sans compétition). Dans quelques examples particuliers, ils ont même réussi à construire explicitement des stratégies compétitives.

Ces travaux offrent une excursion dans un domaine des mathématiques encore très peu étudiées. Les applications possibles des techniques mises en place par Microsoft Israel vont bien au-delà de l’informatique et des mathématiques. Par exemple, des questions du genre: « Sous quelles conditions est-ce que la compétition entre plusieurs stratégies engendre une amélioration ou une dégradation du niveau de performance attendue? », intéressent également de nombreuses autres disciplines allant de la politique à l’économie.

En savoir plus : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/68493.htm

Une connexion sans fil aussi rapide qu’avec la fibre optique

Alors que la fibre optique est encore en cours de déploiement en France, des chercheurs japonais de l’université d’Osaka et le fabricant de composants électroniques Rohm sont parvenus à créer une puce capable de transférer des données sans fil à des vitesses comparables… à celles obtenues par la fibre optique.

En effet, deux de ces puces ont échangé des données sans fil à un débit de 1,5 Gb/s (un record du monde ! ) en utilisant des ondes « térahertz », ondes situées entre la lumière et les ondes radio sur le spectre électromagnétique. Ces puces ont été développé en utilisant l’effet tunnel [1], découvert par un chercheur japonais (Leo Esaki) qui a reçu le prix Nobel de physique en 1973 pour cette avancée. Les chercheurs affirment qu’il est possible, grâce à cette technologie, d’atteindre une vitesse de 30 Gb/s.

Le semiconducteur, d’une longueur de deux centimètres et d’une hauteur d’un centimètre, est attaché à une antenne de la taille d’un grain de riz. Il peut être produit pour seulement quelques centaines de yens (soit quelques euros). Cela diffère fortement des puces actuelles de 20 cm, coûtant plusieurs millions de yens (plusieurs dizaines de milliers d’euros) et n’atteignant qu’au maximum 100 Mb/s en débit de transmission.

Le processus de fabrication en série de ces puces devra être développé, afin de pouvoir équiper de futurs téléphones portables et autres équipements électroniques dans trois ou quatre années.

En savoir plus : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/68321.htm

Vers des moteurs de recherche plus intelligents

Rechercher des informations détaillées sur un sujet précis sur Internet est parfois une opération assez frustrante. Il est souvent nécessaire d’ajuster de manière astucieuse les « mots clefs » en plus d’utiliser au mieux toutes les options des moteurs de recherche de manière à obtenir un lien vers un le site souhaité. Ce problème est du au fait que le moteur de recherche n’interprète pas toujours nos requêtes de la même manière qu’un être humain comprend naturellement.

Soucieuse de remédier à cette situation et avec l’objectif d’améliorer la qualité de ses services, la compagnie Américaine Google vient de commencer une collaboration avec des informatitiens à l’Université de Tel Aviv. Spécialisée dans le domaine de l’intelligence artificielle, l’équipe de chercheurs est dirigée par le Prof. Yishay Mansour.

Grâce à une série de travaux récents, les scientifiques israéliens ont mis au point de nouveaux algorithmes capables de changer et d’influencer les décisions d’ordinateur en temps réel. L’idée consiste à « éduquer » l’ordinateur en lui « apprenant » à mesurer le degré de chevauchement entre le résultat souhaité et le résultat proposé par le moteur de recherche. Après une période d’apprentissage pendant laquelle le moteur de recherche « fait connaissance » avec les besoins d’un internaute particulier, il devient ensuite beaucoup plus rapide et ne répète pas les erreurs d’interprétations originales.

Il convient de noter que ce nouveau projet contribue à des liens déjà trés forts entre Google et le milieu académique israélien. En fait, le directeur de la branche israélienne de Google, le Prof. Yossi Matias, est d’ailleurs lui même un membre du département d’informatique de l’Université de Tel Aviv. Dans le cas du Prof. Yishay Mansour, l’investissement de la part de Google vient de l’espoir que le travail de son équipe pourrait déboucher sur une amélioration des algorithmes utilisés dans des programmes commerciaux tels que les plateformes publicitaires AdWords et AdSense.

En savoir plus : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/68492.htm

Sources : Bulletins électroniques

Une pénurie mondiale de disques durs, provoquée par les inondations en Thaïlande

Le constat est le même un peu partout, des grandes enseignes informatiques aux célèbres détaillants de la rue Montgallet à Paris : le prix des disques durs a sensiblement augmenté (il a parfois même doublé), et la rupture de stock n’est souvent pas loin. « Les disques durs d’une capacité de stockage d’un téraoctet se trouvaient à 70 € il y a un mois et demi. Aujourd’hui, on les vend entre 120 et 160 € ! », explique Gauthier Picquart, co-fondateur du site Internet Rueducommerce.com. En cause, les dramatiques inondations en Thaïlande.

Alors qu’elle a fait plus de 500 morts depuis juillet dernier, et que les dégâts sont estimés à près de 1 300 milliards de bahts (environ 31,5 milliards d’euros), la catastrophe a paralysé la production de nombreuses usines du nord du pays. Sept parcs industriels et 15 000 usines ont été fermés, parmi lesquelles de nombreuses usines spécialisées dans l’électronique, qui ont fini… dans l’eau.

La Thaïlande, alternative à la Chine

Un grand nombre de sociétés étrangères (allant du textile à l’électronique, en passant par le secteur automobile) implantées en Thaïlande, sont très touchées telles Samsung, Pioneer, Canon, Ford, Mitsubishi, Toyota, Honda et Panasonic en tête. C’est aussi le cas des géants mondiaux du disque dur, Seagate, Toshiba, Hitachi et surtout l’Américain Western Digital, leader mondial avec près de 50 % de parts du marché mondial. La Thaïlande représente en effet une alternative à la Chine car la main d’œuvre y est bon marché, alors que de nombreux maillons de la chaîne de production des disques durs y sont déjà présents.

Un manque de 60 millions de disques durs

Bien que l’une des usines du site de Bang Pa-In, une zone industrielle au nord de la capitale thaïlandaise, ait redémarré la production le 30 novembre dernier, après plus d’un mois sous deux mètres d’eau, les autres bâtiments du site n’en sont qu’au stade de la réparation des machines et de la remise en état des lieux. Pire, d’autres sites du fabricant Western Digital restent inondés. L’eau restante devrait être drainée en partie dans moins d’une semaine, ce qui permettra aux autres usines de redémarrer après une phase de nettoyage et de lourds travaux , afin d’assurer la reprise complète de la production, espérée pour le prochain trimestre.

À la fin de l’année 2011, période de fêtes oblige, la demande en disques durs devrait être approximativement de 180 millions, alors que le secteur table sur près de 120 millions d’unités livrées, soit 60 millions d’unités manquantes. 60 % des disques durs de Western Digital étaient produits en Thaïlande, ce qui explique le recul de la production mondiale de disques, estimé lui à 30 %. Western Digital aurait chiffré le préjudice subi, pour le seul dernier trimestre 2011, entre 225 et 275 millions de dollars.

Un quart de la production mondiale de sliders

Une des usines Western Digital du site de Bang Pa-In était responsable du quart de la production mondiale d’une toute petite pièce indispensable à tout disque dur : le « slider », qui permet d’assurer la lecture et l’écriture des données sur le disque. Les Américains doivent donc pour le moment se fournir chez d’autres fabricants. Certains constructeurs de disques ont même d’ores et déjà relocalisé une partie de la production en dehors du royaume. Le Japonais Nidec, pesant plus de 70 % du marché mondial des moteurs de disques durs, connaît lui aussi de grandes difficultés avec ses usines thaïlandaises.

Les conditions extrêmes et strictes de l’assemblage d’un disque dur ne simplifient pas la donne : salles « blanches » d’assemblage, où la concentration particulaire est maîtrisée, humidité contrôlée au plus près… Le prix des disques durs externes, des ordinateurs de bureau comme celui des ordinateurs portables, risque donc de souffrir, un temps, de ces inondations, alors que certains observateurs y voient déjà la fin de l’ordinateur « bon marché ».

Par Rahman Moonzur

Innovation : sortez de votre garage !

Le mythe du garage

En premier lieu, il y a une légende qui a la vie dure : celle du garage. Compagnon de route du mythe de la Silicon Valley, le garage est le lieu « magique » où les innovations voient le jour.

Vous connaissez certainement messieurs Hewlett et Packard : l’histoire dit que c’est dans leur garage qu’ils inventèrent leur premier ordinateur. Steve Jobs et Steve Wozniak firent de même. Et plein d’autres. Le point commun de ces personnes : leur capacité à inventer, en véritables héros solitaires, sans avoir besoin d’être connectés au monde autour d’eux. Pour une raison simple : jusque dans les années 70, le monde concurrentiel était segmenté, la liberté d’échanges partielle, et la diffusion du savoir fragmentée.

Puis Internet arriva. Et plus ne serait vraiment comme avant.

Diffuser et innover, est ce compatible ?

Par sa capacité à propager instantanément une information, il devenait possible de connaître ce que les autres faisaient immédiatement, partager les informations par centres d’intérêts, et communiquer beaucoup plus rapidement où que vous soyez sur la planète avec vos pairs. Un risque pour certains de voir leur avantage concurrentiel éventé, une formidable opportunité pour les autres qui voyaient s’ouvrir un fabuleux potentiel de mixer les tendances, les opinions et les compétences.

Le monde a donc changé en 30 ans… et s’est mis à se dématérialiser et se connecter. Nous passons d’une économie sectorisée à une économie du savoir et de la connaissance communautaire : voilà désormais l’enjeu.

Innover, c’est risquer

Mais, autant se l’avouer : si l’innovation est un sujet sexy qui a pour objet d’ouvrir de nouvelles sources de revenus ou d’améliorer une offre existante, la criticité du sujet réside en un mot : survivre.

Dans un environnement concurrentiel exacerbé où la pression des coûts réduit la marge de manœuvre, la prise de risque est nécessaire et trouver « du nouveau » devient un défi schizophrénique : comment proposer le bon produit (ou service), au bon moment, en maximisant l’accueil des consommateurs tout en réduisant les cycles de développement, et en faisant attention à ne pas se faire doubler – voire piller – par d’autres ?

C’est là que les réseaux sociaux ont pleinement leur rôle à jouer.

L’innovation réseau

L’innovation est devenue le fruit d’un travail collectif, où c’est désormais la pertinence globale d’un puzzle de contributions diverses qui fait le succès d’une idée. A l’heure de la mondialisation, toutes les suggestions et propositions peuvent désormais percoler, se diffuser facilement… et doivent être prises en compte.

Pour l’entreprise, cette dématérialisation et fluidification des données innovantes ne doivent pas se faire n’importe comment. Il est nécessaire d’organiser ces flux de la manière la plus fluide et productive qui soit : c’est à dire sous forme de réseau social.

En intégrant l’ensemble de son écosystème (partenaires, fournisseurs, clients, consommateurs) dans un ensemble de conversations communautaires, distinctes ou convergentes, l’entreprise devient un lieu de discussion permanente au sujet des évolutions possibles de ses produits et services.

Cette mécanique conversationnelle s’articule en deux phases qui interagissent en temps réel :

Phase 1 : conversation ouverte à tout l’écosystème

L’entreprise nourrit son réseau social interne de tendances marché et de retours clients captés sur internet (via des blogs, des alertes twitter…) et irrigue les conversations des équipes marketing, R&D, commerciaux…

Parallèlement, les partenaires et fournisseurs, partie prenante du réseau social de l’entreprise, échangent avec elle sur les nouveautés à venir, les prochaines gammes, et travaillent de manière rapprochée avec les équipes développement.

Ces conversations se déroulent en interne et en externe à l’entreprise, de concert et sans ligne de démarcation, tout en conservant l’intégrité et la confidentialité des données. C’est l’entreprise et ses équipes qui pilotent, depuis sa plateforme sociale, les échanges et qui peuvent intervenir dans les débats

Phase 2 : conversation restreinte à l’entreprise

Peu à peu, les éléments récoltés viennent s’agréger et se concaténer à des projets internes. La synthèse des signaux issus des clients, consommateurs et partenaires permet d’alimenter dynamiquement le débat, et d’impliquer les bonnes personnes au bon moment. Les compétences sont mélangées et optimisées, et il est même possible à nouveau de faire intervenir certaines personnes externes pour tester des hypothèses (design, fonctionnalités, prix…) concernant un nouveau produit ou service.

Les projets collaboratif naissent, jusqu’à leur conclusion (sortie de l’innovation ou arrêt), avec une identification des talents qui ont participé au processus.

Ces deux phases itératives et interactives, proches des méthodologies de design thinking et d’open-innovation, sont très orientées « essai-erreur » et permettent d’accélérer la prise de décision par la confrontation de points de vues autour d’hypothèses successives. Et seule une plateforme sociale permet de la mettre en œuvre sans perdre de temps (réunions…) ni d’informations (e-mails…)

Éradiquer le syndrome « Not Invented Here »

Si je devais résumer les facteurs clés de l’innovation en entreprise, je donnerais ces quatre points :

  • C’est avant tout un état d’esprit collectif, basé sur le partage ;
  • C’est être ouvert sur son écosystème : clients, partenaires, salariés ;
  • Ça ne se décrète pas, c’est une dynamique à susciter ;
  • C’est être à l’écoute de l’interne et de l’externe.

L’innovation n’est plus l’apanage de certains experts ou « pensants ». Il faut imaginer les nouvelles idées comme un flux constant où chacun peut apporter sa pierre au bon moment, selon ses compétences et ses attentes. Décréter que l’innovation se partage, qu’elle est une sorte de « cocktail » dont il s’agit de trouver le bon dosage pour le meilleur goût, est le meilleur moyen d’éradiquer le syndrôme « Not Invented Here » et de le remplacer par « Prenons le meilleur de partout ».

Par Damien Douani, Social media expert chez blueKiwi Software, spécialiste européen du logiciel de Réseaux Sociaux pour Entreprise

 

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REACH : les news du mois de décembre (1/2)

Poste à pourvoir à l’ECHA

(29/11/2011) L’ECHA a publié une nouvelle offre d’emploi. Cette offre peut être consultée à l’adresse http://echa.europa.eu/opportunities/positions_en.asp. La date limite d’envoi des candidatures est le 16 janvier 2012.

La Cour de cassation assimile le toluène au benzène au titre des maladies professionnelles

(01/12/2011) Dans un arrêt du 1er décembre, la Cour de cassation fait entrer le toluène (solvant couramment employé à la place du benzène) dans le cadre des produits pouvant provoquer des hémopathies au titre du tableau n° 4 des maladies professionnelles.

La preuve de la dangerosité du benzène n’est plus à faire. Celui-ci figure au titre des produits provoquant des maladies professionnelles, notamment dans les tableaux n° 4 (hémopathies) et 4 bis (affections gastro-intestinales). Mais concernant des substances proches comme le toluène, la réglementation, aujourd’hui, ne fait pas de lien entre leur nocivité et certaines pathologies professionnelles normalement attribuées à l’exposition au produit qu’ils sont censés remplacer.

Seules 20% des entreprises sont non conformes à REACH

L’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) a achevé une deuxième campagne de contrôle de la conformité des entreprises avec le règlement REACH. Le rapport révèle des résultats à peu près semblables à la première campagne menée en 2009.

La campagne de contrôle qui s’est déroulée de mai 2010 à avril 2011 a porté sur près de 800 entreprises dans 19 pays de la zone économique européenne. Elle fait suite à la première série de 2009 qui s’inscrit dans le programme REACH in Force 1 (REF1) du Forum d’échange de l’Echa.

Certaines inspections ont porté à la fois sur la conformité concernant l’enregistrement (ou le pré-enregistrement) et sur les fiches de sécurité (FDS) dans 94 % des cas (les 6 % restant n’ont porté que sur les FDS). Les inspections ont été effectuées chez des fabricants, des importateurs, des représentants et des utilisateurs en aval. Ces contrôles représentent la vérification de près de 2000 substances (ou mélanges).

Le rapport précise que des non-conformités ont été observé dans 152 entreprises, c’est-à-dire 20 % des entreprises inspectées. Les non-conformités concernent la procédure d’enregistrement (25), les FDS (123) et d’autres défauts (18). Au final, les inspecteurs ont infligés 2 blâmes, 36 lettres de rappel, 42 injonctions administratives, 6 amendes, 3 plaintes et 108 autres procédures.

Pour l’ECHA, les résultats de cette campagne de contrôle sont sensiblement identiques à ceux de 2009 bien que les non-conformités soient en baisse (20 % contre 24 % en 2009).

http://echa.europa.eu/news/na/201112/na_11_52_report_survey_successful_registrants_en.asp
http://echa.europa.eu/doc/about/organisation/forum/forum_for_exchange_on_enforcement_en.pdf

IUCLID

(07/12/2011) Pour garder les utilisateurs à jour sur l’état actuel du projet IUCLID, et les jalons futurs importants, les sections « IUCLID 5 projets » du site web IUCLID ont été mises à jour. Les informations importantes concernant les futures versions sont disponibles sur le « développement » de la page Web.
http://iuclid.eu/index.php?fuseaction=home.project
Développement et maintenance : http://iuclid.eu/index.php?fuseaction=home.development

Adoption de 13 avis sur des propositions de classement et d’étiquetage harmonisées

(09/12/2011)
Le comité d’évaluation des risques (CER) a adopté 13 avis sur des propositions de classement et l’étiquetage harmonisés dans toute l’Europe, au cours des 18è et 19è meetings. Les substances concernées sont :

  • brai de goudron de houille à haute température (Pitch, coal tar, high temp) (CTPH)
  • 1-éthylpyrrolidine-2-one (NEP)
  • 1-Octadecanamine (Octadecylamine)
  • (Z)-octadec-9-enylamine
  • Amines alkyles de suif hydrogéné
  • Amines alkyles de coco
  • Amines alkyles de suif
  • Phosphure d’aluminium
  • Diphosphure de trimagnésium
  • Pentadécafluorooctanoate d’ammonium (APFO)
  • Acide perfluorooctanoïque (PFOA)
  • 1,3-cyclohexanedione, 2-[2-chloro-4-(methylsulfonyl)benzoyl] (Sulcotrione)
  • Arséniure de gallium

Plus d’information sur : http://echa.europa.eu/news/na/201112/na_11_54_rac_18_19_en.asp

Site de l’ECHA

Le site internet de l’ECHA (http://echa.europa.eu) évolue à partir du 15/12/2011.

 

Par Céline Nectoux, ingénieur environnement CNRI

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les dernières NEWS REACH :

Et aussi :

Le Canada, premier pays à se retirer du protocole de Kyoto

Le retrait du Canada du protocole de Kyoto « va à l’encontre des efforts de la communauté internationale et est regrettable », a déclaré le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Liu Weimin, lors d’un point de presse régulier.

Premier émetteur de GES (Gaz à Effet de Serre) au monde, la Chine, en tant que pays émergent, n’est pas concernée par les contraintes de réductions d’émissions prévues par Kyoto.

De retour de la conférence sur le changement climatique de Durban, en Afrique du Sud, le ministre canadien de l’Environnement, Peter Kent, a justifié cette décision notamment par le fait que le Canada, dont les émissions ont fortement augmenté, courait le risque de devoir verser des pénalités de 14 milliards de dollars s’il restait signataire du protocole.

Le protocole de Kyoto, signé en 1997 et entré en vigueur en 2005, est le seul outil juridique contraignant limitant les émissions de gaz à effet de serre, à l’origine du réchauffement de la planète.

Kyoto « ne couvre pas les deux plus grands pays émetteurs, les États-Unis et la Chine et donc ne peut pas fonctionner », a poursuivi Peter Kent devant la presse à Ottawa.

Le train de mesures adopté à Durban à l’issue d’incroyables tractations qui ont failli tourner au fiasco, prévoit une feuille de route vers un accord en 2015 (entrée en vigueur après 2020) englobant tous les grands pays émetteurs de gaz à effet de serre, États-Unis et Chine en tête.

(Source et crédit photo : AFP)

 

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Des câbles blindés pour protéger les données

La première étude indépendante au monde évaluant la résistance des câbles à paires torsadées non blindées et à paires torsadées blindées aux rayonnements électromagnétiques dans les environnements 10 Gigabit Ethernet a été financée par les six principaux fabricants de câbles au monde. Elle a été menée par le GHMT (Gesellschaft für Hochfrequenz- Messtechnik mbh AG), un important laboratoire de test allemand indépendant, spécialiste de la sécurité des transmissions physiques dans les réseaux, les data centers et les environnements industriels.
 
Lors de ces tests pratiques, les systèmes ont été exposés aux sources de perturbations habituelles des bureaux et des centres informatiques, talkies-walkies, téléphones GSM, cordons d’alimentation et lampes fluorescentes. D’après le rapport, les analyses issues des mesures en laboratoire sur trois systèmes U/UTP (paires torsadées non blindées), un système F/UTP (paires torsadées écrantées) et deux systèmes S/FTP (paires torsadées super-blindées) ont montré que les systèmes blindés présentent des caractéristiques électromagnétiques nettement plus sûres que les systèmes de câblage non blindés.

Bien que les systèmes S/FTP  et U/UTP de pointe puissent afficher d’excellentes propriétés de transmission, les résultats de l’étude montrent que d’autres facteurs liés à l’environnement des câbles doivent être pris en compte. Les systèmes blindés offrent de bien meilleures valeurs de paradiaphonie exogène cumulée (PS ANEXT) et d’affaiblissement de couplage. L’étude indique que les systèmes de câble ayant les meilleures valeurs d’affaiblissement de couplage obtiennent également de meilleurs résultats de compatibilité électromagnétique aux tests d’immunité (actifs). L’affaiblissement de couplage est le seul paramètre qui permette de comparer les caractéristiques de CEM des systèmes de câblage.
 
« Cette nouvelle étude démontre que, pour les data centers de haute performance, les câbles S/FTP sont les plus à même de garantir l’intégrité des échanges de données, explique dit Zoran Borcic, Directeur Produits Câbles de données chez Draka. Grâce à GHMT et aux autres partenaires de l’étude, nous avons pu démontrer que les câbles blindés constituaient un élément essentiel pour sécuriser  le trafic en 10 Gigabit Ethernet. »
 
Le trafic de données dépassant aujourd’hui 10 Gb/s, et l’espace disponible se raréfiant en raison du nombre de câbles, l’influence de la CEM sur les flux de données ne doit pas être négligée. Pour Draka qui conçoit et fabrique des câbles Ethernet UTP et STP, ce rapport apporte aux clients des informations aussi essentielles que rassurantes, leur permettant de mieux appréhender les multiples facteurs susceptibles d’influer sur la sécurité et l’intégrité des transmissions de données de haute performance.
  

La liste des ICPE soumises à la TGAP se voit modifiée

La TGAP (Taxe Générale sur les Activités Polluantes) a été créée par la loi de finances pour 1999, dans le but de regrouper cinq taxes fiscales ou parafiscales auparavant affectées à l’ADEME (Agence De Maîtrise de l’Énergie). Elle est dûe notamment par certains exploitants dinstallations classées pour l’environnement (ICPE) soumises à autorisation, au moment de la délivrance de cette autorisation, puis chaque année, au titre de l’exploitation de l’installation.

Les installations concernées sont définies dans l’annexe figurant à l’article R 511-9 du code de l’environnement. Le décret n°2011-1563 du 17 novembre 2011 modifie cette liste, afin de la mettre en cohérence avec les modifications précédemment apportées à la nomenclature des ICPE, et d’aligner l’expression des différentes capacités des activités concernées.

Les rubriques ICPE concernées par ces modifications sont les suivantes :

  • 1150 : fabrication industrielle de, ou à base de, substances et mélanges particuliers ;
  • 1175 : emploi ou stockage de liquides organohalogénés pour la mise en solution, l’extraction, etc., à l’exclusion du nettoyage à sec visé par la rubrique 2345 et du nettoyage, dégraissage, décapage de surfaces visé par la rubrique 2564 et des substances ou mélanges classés dans une rubrique comportant un seuil AS ;
  • 1200 : fabrication, emploi ou stockage de substances ou mélanges de comburants tels que définies à la rubrique 1000 à l’exclusion des substances visées nominativement ou par famille par d’autres rubriques ;
  • 2630 : fabrication de, ou à base de, détergents et savons ;
  • 1151 : emploi ou stockage de ou à base de substances et mélanges particuliers.

Le calcul de la taxe résulte de la mise en œuvre d’un cœfficient multiplicateur compris entre 1 et 10, défini par décret en Conseil d’État pour chaque activité, en fonction de sa nature et de son volume. Le montant de la taxe dûe chaque année par l’établissement au titre de chacune de ses activités est ainsi égal au produit du tarif de base (335 euros pour les installations EMAS ou ISO14001 et 375,54 euros pour les autres installations au 01/01/2007) et du coefficient multiplicateur.

Or, contrairement à ce qui est annoncé par la notice de présentation du décret n°2011-1563 du 17 novembre 2011, les conditions de taxation (seuils et coefficients) sont modifiées pour certaines rubriques. Les installations de fabrication industrielle de détergents et savons par transformation chimique, visées par la rubrique 2630 de la nomenclature des ICPE, sont désormais soumises à un coefficient égal à 6, quelle que soit leur capacité. Les autres fabrications industrielles sont toujours soumises à un coefficient de 2, mais, désormais, quelle que soit leur capacité. Enfin les installations d’emploi ou de stockage de substances et mélanges particuliers, relevant de la rubrique 1151, sont soumises à la TGAP avec un coefficient multiplicateur égal à 6. Celles classées sous le régime AS, au titre de la même rubrique, se voient appliquer un coefficient de 10.

Par Solange Viger, avocate au barreau de Paris et consultante en droit de l’environnement

 

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Gaz de schiste : suite ou fin ?

Le gouvernement a annulé le 4 octobre dernier trois permis d’exploration de gaz de schiste, dont celui de Total car ces trois explorations ou exploitations prévoyaient la fracturation hydraulique qui a été interdite par une loi votée en juin car elle présente des risques de pollution des nappes phréatiques.

Pour autant, on ne se dirige pas encore vers une interdiction totale de l’exploitation des gaz de schiste en France. Le point sur la situation en France et les développements probables pour l’année qui vient, alors que d’autres pays, comme l’Algérie, ont annoncé des projets d’exploitation pour 2012.

Dans le cas de l’Américain Schuepbach (permis en Ardèche et dans le Larzac), les rapports de l’entreprise mentionnaient distinctement le projet d’utiliser la fracturation hydraulique, donc la demande par l’entreprise américaine de permis d’exploitation a été purement et simplement annulée.
En ce qui concerne l’entreprise Total, également candidate à l’obtention de permis d’exploitation, la situation est différente. L’entreprise française s’engageait dans son rapport à ne pas utiliser cette technique à Montélimar.

Or, d’après la Ministre de l’Écologie, Total veut « continuer à rechercher du gaz de schiste avec d’autres techniques que la fracturation hydraulique, mais on sait qu’aujourd’hui que toutes autres techniques ne sont pas opérationnelles ». Le groupe français s’est dit « très surpris » par cette décision de la ministre et dit attendre « de recevoir la notification de cette abrogation pour comprendre sur quelles bases légales ce permis serait abrogé ».

De nombreuses recherches sur les techniques de fracturation

Depuis, lors d’un débat contradictoire entre José Bové, député européen Europe Écologie Les Verts, et Christophe De Margerie, président de Total, celui-ci a annoncé que le pétrolier allait faire prochainement des recours en justice contre la décision du gouvernement d’annuler son permis d’exploration « gaz de schiste » à Montélimar. Affaire à suivre donc. La question qui se pose est la suivante : existe-t-il d’autres techniques que celle de la fracture hydraulique, interdite en France, pour exploiter les gaz de schiste ? Plusieurs techniques sont actuellement développées par les chercheurs et pourraient, à terme, devenir des solutions alternatives à la fracturation hydraulique.

Ces techniques de fracturation de la roche font aujourd’hui l’objet de recherches intenses : la première est la fracturation par arc électrique. Il s’agit de faire subir à la roche de violents chocs électriques pour la fracturer. Une autre, brevetée et commercialisée de manière très limitée pour le moment par une entreprise canadienne, consiste à remplacer l’eau par du propane. Une dernière formule de fracturation, celle dite de « fracturation pneumatique », consiste à injecter non pas de l’eau mais de l’air comprimé dans la roche mère afin de la désintégrer.

Ces techniques ont même déjà fait l’objet du dépôt de plusieurs brevets, même si leur efficacité et leurs effets sur le sous-sol ne sont pas encore bien connus, comme l’a précisé la Ministre de l’Écologie. Selon les écologistes, toutes ces techniques feraient courir les mêmes dangers à l’environnement et à la santé humaine avec comme conséquence irrémédiable la disparition des sources, des nappes phréatiques endommagées, des glissements de terrain et même comme en Angleterre récemment (juin 2011) des mini tremblements de terre.

3 permis abrogés sur 64 !

Mais ce n’est pas tout. Au-delà des trois permis refusés il y a quelques mois, d’autres demandes restent pour le moment en suspens : en effet, 61 autres permis de recherche de pétrole ou de gaz sont en effet toujours en vigueur. D’après le gouvernement, pour ces autres permis toujours valides, les entreprises n’entendent pas rechercher des gaz et huiles de schiste. Tous se sont engagés à ne pas recourir à la fracturation hydraulique et des « inspections » doivent être menées pour s’en assurer.

Par la voix de son porte-parole Guillaume Vermorel, référent « gaz de schiste », les écologistes ont dénoncé loi UMP (du 13 juillet 2011) interdisant la fracturation hydraulique. Après avoir accordé 64 permis en 2010, le gouvernement a tenté en 2011 une opération de démobilisation des opposants en votant une loi « anti fracturation hydraulique ». Selon ce dernier, « cette loi volontairement très permissive n’annule que 3 permis sur les 64 existants, les permis où les citoyens et les élus se sont le plus mobilisés ».

Le rôle décisif de la Commission nationale d’orientation 

Dans le permis d’Alès, il s’agit d’une recherche d’hydrocarbures tout à fait conventionnelle comme il en existe dans notre pays depuis des décennies. Il concerne quelques communes de l’Ardèche directement limitrophes avec le Gard.
Cette exploration ou exploitation traditionnelle d’hydrocarbures conventionnels mérite une vigilance des pouvoirs publics : en effet, tout naturellement depuis la promulgation de la loi du 13 juillet au Journal Officiel de la République, la fracturation hydraulique est interdite. Il faudra donc que l’État se soucie du style d’exploitation qui a eu lieu depuis lors, afin d’en apporter si nécessaire, toutes modifications utiles.

La loi (n°2011-835) du 13/07/2011 a été publiée le 14/07/2011 et s’appuie sur la Charte de l’environnement de 2004 et sur le principe d’action préventive et de correction prévu à l’article L110-1 du Code de l’environnement, pour interdire sur le territoire national ce type d’exploration et d’exploitation.

L’article 2 porte création de la Commission nationale d’orientation, de suivi et d’évaluation des techniques d’exploration et d’exploitation des hydrocarbures liquides et gazeux. Elle a notamment pour objet d’évaluer les risques environnementaux liés aux techniques de fracturation hydraulique ou aux techniques alternatives.

Elle émet un avis public sur les conditions de mise en œuvre des expérimentations, réalisées à seules fins de recherche scientifique sous contrôle public. Pour les écologistes, la composition de cette Commission nationale d’orientation sera à suivre de près ainsi que les contrôles qu’elle effectuera. En effet, les amendes correspondant à l’usage de méthode de fracturation interdites par la loi atteignent 75 000 euros au maximum. De nombreuses organisations environnementales affirment qu’une telle amende n’a pas d’effet suffisamment dissuasif pour les entreprises qui exploitent ces ressources naturelles.

Par Pierre Thouverez

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L’optimisation des process dans un centre de tri

En 1989, une des plus modernes installations de tri a été mise en service à proximité de Lille. Avec 75 000 tonnes de déchets ménagers annuels, ce qui correspond approximativement à un tiers de la quantité totale de déchets ménagers de la ville, avec un taux de valorisation de 90 %, Triselec fait partie des plus grosses installations françaises.

Triselec est une usine bi-flux : elle reçoit deux grandes familles de déchets à l’entrée pour donner 16 produits recyclables en sortie. D’un côté, les matériaux usagers en verre, plastique et métal, et, de l’autre, les papiers et les cartons, sont pré-triés puis triés. Réalisées auparavant manuellement, les opérations de tri sont actuellement largement automatisées. A partir d’une position centrale, les matériaux usagers sont acheminés par tapis roulants vers les process de tri qui font appel à des technologie variées (tri aérolique, courant de Foucault, cribles divers, régulateurs…).

Les papiers et les cartons sont triés immédiatement et manuellement par types. Concernant les verres, les papiers, les métaux et les déchets en plastique, une première distinction est faite entre les matériaux ultra légers, de bonne qualité et granuleux, les matériaux ultra légers étant immédiatement séparés. Le verre est séparé en trois types – fin, gros et moyen.

En 2010, Lille a augmenté la production de matériaux secondaires à 85 000 tonnes, ce qui correspond à un taux de valorisation de 91 %. De ce fait, cette installation de tri qui constitue d’ores et déjà un modèle pour les professionnels de l’industrie du recyclage, est la plus productive en Europe.

L’installation de tri de Lille a été développée et construite par le groupe Vauché, situé à Sedan, spécialisé dans les unités complètes de tri et de compostage. « Pour  Lille, il a fallu optimiser les différentes étapes de tri. En effet, la performance et la rentabilité des installations de tri sont cruciales, exactement comme pour les autres installations industrielles », explique Fabrice Van de Voorde, directeur des projets chez Vauché.

Preformance et rentabilité restent les maîtres mots

Afin d’optimiser les process, Vauché a opté pour une solution d’automatisme de la société Pilz : un système de commande programmable PSS 3000 qui pilote l’ensemble des process et surveille les fonctions de sécurité de l’installation, combiné au système d’entrées / sorties décentralisées PSSuniversal. Cette solution permet de s’adapter avec flexibilité aux exigences de l’application. Une installation complète et physiquement mixte est possible, mais en plus, des applications purement standard peuvent être couvertes pas le système. Les deux parties de commande – standard et sécurité – sont liées par une structure physiquement mixte sans rétroaction et séparées logiquement.

Avec PSSuniversal, le « principe de validation local » compare les signaux de commutation en entrée de la commande de process au niveau du terrain avec les informations de validation de sécurité d’un système de commande PSS. La commande de process peut commuter une sortie uniquement lorsque l’on est en présence d’une validation de sécurité. Grâce au principe de validation local ou l’association étroite des techniques de sécurité et de commande, il est possible de réduire les temps de réponse de 60 %. L’absence de rétroaction est aussi bien garantie que la séparation claire avec des mécanismes de sécurité adaptés qui empêchent toute « fraudabilité », qu’elle soit involontaire ou intentionnelle.

Le système d’entrées / sorties décentralisées est composé d’une tête de station qui gère l’ensemble des tâches de communication et de traitement. Il prend en charge la connexion à tous les bus de terrain standard et courants ainsi qu’à Profinet et au bus de sécurité SafetyBUS. En fonction des besoins particuliers, des supports sont placés à côté de la tête de station et prennent en charge des modules électroniques raccordables. Il est ainsi possible de connecter jusqu’à 64 modules par plate-forme. Sans borniers externes, ni opérations de câblage, les erreurs de câblage sont exclues. Cette conception modulaire présente aussi des avantages lors du remplacement d’un appareil. En effet, même les modules d’entrées / sorties de sécurité peuvent être ôtés de la combinaison de modules pendant le fonctionnement, sans que cela entraîne pour autant un arrêt ou un démantèlement du système.

La mise en service de l’installation a été facilitée par deux outils logiciels : PSSuniversal Assistant qui permet de configurer rapidement et simplement une solution personnalisée sur le PCet l’outil de démarrage PSSuniversal qui autorise le test de la périphérie indépendamment de la mise en service du réseau et de la commande.

K.E.

De nouveaux smartphones Panasonic bientôt en Europe

Panasonic, qui propose déjà des smartphones au Japon, espère en vendre 1,5 million pour commencer l’année prochaine en Europe avec un premier modèle, avant d’élargir son offre pour profiter de l’expansion de ce marché sur le Vieux continent où dominent des rivaux étrangers, dont l’américain Apple.

Le groupe japonais espère par la suite augmenter progressivement ses ventes de téléphones mobiles pour atteindre 15 millions d’unités en 2015-2016 dans le monde, dont 6 millions au Japon et 9 millions à l’extérieur (Europe, Asie, Chine et États-Unis).

À l’instar de plusieurs autres fabricants nippons de téléphones portables, Panasonic avait été forcé de délaisser le marché étranger, à cause de difficultés à concevoir des modèles convenant tant aux Occidentaux qu’aux Japonais, en termes de fonctions, esthétique et prix. Panasonic s’était replié en 2005 sur le marché nippon.

Toutefois, grâce à l’emploi du système d’exploitation (OS) Android de Google et à des appareils de forme quasi-standard équipés d’un grand écran tactile, Panasonic est désormais plus à même de répondre aux attentes de la clientèle étrangère. La société compte en outre commercialiser des appareils basés sur son expérience au Japon.

Le premier modèle occidental sera « ultra-fin », étanche et doté d’un écran organique électroluminescent (OLED).

Les mobiles destinés au marché étranger seront produits dans une usine de Malaisie, tout comme le sont déjà ceux pour le Japon où Panasonic est un des acteurs majeurs du secteur aux côtés de ses compatriotes Sharp, NEC ou Fujitsu.

(Source : AFP)

 

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Grid4EU : un projet européen ambitieux sur les smart grids

Piloté par ERDF, ce programme rassemble un consortium de six distributeurs européens, outre la France, l’Espagne (Iberdrola), l’Italie (Enel), la Suède (Vattenfall), l’Allemagne (RWE), et la République Tchèque (CEZ Group). Selon le communiqué d’ERDF, son programme est conséquent : « Il contribuera à expérimenter le potentiel des smart grids dans le domaine de l’intégration des énergies renouvelables, du développement des véhicules électriques, de l’automatisation des réseaux, du stockage de l’énergie, de l’efficacité énergétique et des solutions d’effacement. Grid4EU repose sur six projets qui seront testés pendant quatre ans dans chaque pays européen représenté dans le consortium. Ce programme favorisera la complémentarité entre les différents projets avec notamment des actions transverses de recherche et de partage des résultats entre les différents distributeurs concernés. »

Pour la France, le projet se dénomme Nicegrid, et est basé dans la ville éponyme, Nice dans les Alpes-Maritimes. Il bénéficiera à lui seul d’un budget total de 28 millions d’euros. Selon le représentant de la Commission Européenne, Patrick Van Hove, ce programme doit répondre à trois objectifs :

  • favoriser la coopération entre les acteurs ;
  • favoriser l’innovation (tester de nouvelles technologies, de nouveaux modèles économiques) ;
  • et partager le savoir en diffusant les résultats obtenus sur les démonstrateurs.

Ceux-ci devront évaluer les différentes technologies de réseaux intelligents dans tous les domaines énoncés par ERDF. Chaque projet pourra ainsi évoluer en fonction des avancées des cinq autres partenaires. Grid4EU s’appuie également sur les compétences d’autres partenaires industriels et scientifiques, il fédère ainsi une trentaine de partenaires en provenance d’une dizaine de pays de l’union européenne.

(Sources : ERDF, Actu-Environnement)

Par Claudine / blog EcoCO2

 

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Optimiser l’énergie électrique des baies informatiques avec les ePDUs d’Eaton

« En ce qui nous concerne, deux facteurs principaux régissent aujourd’hui l’activité des centres de données : la demande croissante en électricité et la hausse des coûts de cette dernière », déclare Stefan Coote, en charge des solutions Eaton pour petits et moyens datacenters.

Pour aider les responsables des datacenters à relever ces défis, Eaton a doté ses ePDU Managed et Advanced Monitored de fonctionnalités telles que la surveillance ultra précise de la consommation en kilowattheures. Eaton a également lancé une nouvelle gamme à commutateur (Switched) qui permet de couper et de redémarrer les matériels informatiques à distance.

« Grâce à ces fonctions de surveillance et de gestion, les plus évoluées du marché, les nouveaux ePDU donnent une parfaite compréhension de la consommation énergétique du datacenter, quelle que soit sa taille », explique Stefan Coote.

Des mesures précises pour un contrôle total de l’alimentation

« La plupart des centres de données tombent en panne d’électricité parce qu’ils ne connaissent pas leurs véritables besoins ou à quel point ils sont proches de leur limite de consommation maximale. Le meilleur moyen d’obtenir des informations précises consiste à gérer chaque serveur de manière individuelle. Nos ePDUs offrent une vision exhaustive de ce qui se passe dans la salle informatique et permettent aux responsables de contrôler leurs coûts d’exploitation et de suivre leur consommation au niveau des baies ou des serveurs individuels », poursuit Stefan Coote.

Au-dessus de 2 ampères, les modèles d’ePDU les plus évolués d’Eaton peuvent mesurer la consommation d’un serveur avec une marge d’erreur de 1 %. Ils permettent également de commuter et de séquencer des prises et des groupes de prises.

Tous les ePDU d’Eaton bénéficient de leur intégration dans Intelligent Power Manager (logiciel de gestion intelligente de l’énergie). A partir d’un écran et d’un navigateur internet standard, l’utilisateur peut visualiser la consommation de tout le centre de données en un seul coup d’œil, puis descendre au niveau de la prise individuelle s’il le souhaite.

Grâce au système de montage breveté d’Eaton, les ePDUs s’adaptent à tout type de baie, de 42U par exemple.

Electrical Sector d’Eaton est un acteur majeur au niveau mondial en contrôle, distribution de puissance, onduleurs et automatismes industriels. Eaton propose une offre électrique globale, comprenant les gammes de produits Cutler-Hammer®, Moeller®, Powerware®,Holec®, MEM®, et Santak®, pour fournir la qualité d’énergie indispensable à de nombreux applications.

Eaton Corporation est une société diversifiée, spécialisée dans la maîtrise et la transmission d’énergie, avec un chiffre d’affaires de 13,7 milliards de dollars en 2010. Célébrant son centième anniversaire en 2011, Eaton est un leader mondial dans les systèmes assurant la qualité, la distribution et le contrôle de l’alimentation électrique ; les composants, systèmes hydrauliques et services associés pour équipements industriels et mobiles ; les systèmes d’alimentation en carburant pour l’aérospatiale, les systèmes hydrauliques et pneumatiques pour avions civils et militaires ; les chaînes cinématiques et systèmes de propulsion pour camions et automobiles, optimisant performance, consommation et sécurité. Eaton compte environ 73 000 employés et commercialise ses produits dans plus de 150 pays dans le monde.

Pour plus d’informations, consultez www.eaton.com