VAIMOS, le robot voilier intelligent, bat un nouveau record de distance

Conçu en partenariat avec l’ENSTA Bretagne, l’Ifremer et le Laboratoire de Physique des Océans (LPO), qui est une Unité Mixte de Recherche placée sous la tutelle du CNRS, de l’Ifremer, de l’IRD et de l’Université de Bretagne Occidentale, VAIMOS (Voilier Autonome Instrumenté de Mesures Océanographiques de Surface) a donc atteint son objectif qui était de tester la qualité des données recueillies et sa navigation, même si la distance à parcourir envisagée initialement était de 100 milles. Mais le réglage de la voile étant devenu moins performant, alors que dans le même temps un problème moteur s’est fait sentir sur le bateau suiveur, l’équipe préférant ne prendre aucun risque a donc décidé de stopper cette mission.

Pilote du projet, Olivier Ménage, ingénieur à l’Ifremer, s’est déclaré néanmoins très satisfait du comportement de VAIMOS. « Ce trajet de 105 km, le plus long jamais réalisé, a permis de démontrer ses performances en termes d’autonomie et de qualité de navigation », a-t-il expliqué, rappelant par ailleurs que les performances technologiques de ce robot voilier résident dans ses capteurs. Sa finalité est en effet de surveiller la qualité des eaux par un échantillonnage fin et continu de la couche superficielle de l’océan. Ainsi, lors de ce premier trajet entre Brest et Douarnenez, VAIMOS a effectué plus de 500 mesures de température, de salinité, d’oxygène et de turbidité. Cette mission a permis par ailleurs de collecter de nombreuses données de navigation en cours de traitement et de validation.

D’autres sorties en mer pourraient être programmées prochainement, avec peut être une navigation plus longue au printemps prochain, pour ce robot voilier long de 3,65 m de long pour un poids de 300 kg et dépourvu de moteur. VAIMOS est capable en effet de se déplacer seul selon des consignes données au moyen d’une propulsion vélique, c’est-à-dire utilisant la force du vent. L’éolienne à axe vertical qui est installée à son bord lui donne lui donne ainsi l’autonomie énergétique nécessaire pour fonctionner durant plusieurs semaines d’affilée. D’où la possibilité pour ce type de robot voilier de réaliser des missions longues de mesures et d’observation en milieu marin à faible coût. Mesures d’autant plus utiles qu’elles sont effectuées à deux niveaux : le premier décimètre et le premier mètre. A terme, un tel système pourrait ainsi venir en complément des systèmes de mesures utilisés actuellement.

(Source : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/68883.htm)

 

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Baromètre global de l’innovation 2012

Comment l’innovation est‐elle envisagée par les décideurs concernés sur toile de fond d’économie volatile ? Quels en sont les principaux moteurs, leviers et finalités ? L’environnement leur semble‐t-il suffisamment propice à l’innovation? A quels secteurs bénéficiera‐t‐elle en priorité ? Ce sont quelques‐unes des questions qui ont été posées à un panel de 2800 décideurs de 22 pays, dont la France (100 personnes interrogées), dans le cadre du Global Innovation Barometer 2012, réalisé par GE en partenariat avec Strategy One. Si des convergences apparaissent, ce Baromètre met clairement en évidence des spécificités françaises.

Environnement local : la France « peut mieux faire »

Au‐delà du climat global d’incertitude, 49% des décideurs français interrogés (contre 54% des Allemands et 58% des Américains) estiment l’environnement français peu favorable à l’émergence de l’innovation. Les décideurs français ne sont que 60% à constater une amélioration de l’environnement local au cours des cinq dernières années. La France figure à cet égard au rang des pays les moins optimistes devançant tout juste … les Etats‐Unis (50%), loin derrière la Grande‐Bretagne (68%) et, plus encore, l’Allemagne (84%). Le resserrement de l’accès au crédit est fortement ressenti. 77% font état de difficultés accrues pour lever les fonds nécessaires à la mise en place de l’innovation, 65% d’un accès plus difficile aux fonds publics. 76% notent un recul dans la culture du risque.

Finalité de l’innovation : une perception franco‐française

Gagner ses galons de leader et garder une longueur d’avance, faire émerger des solutions qui puissent bénéficier au plus grand nombre constituent les deux finalités majeures de l’innovation, pour respectivement 60% et 51% des sondés français. Une vision en décalage par rapport au reste du panel. 47% des autres interrogés (moyenne monde) la définissent comme le moyen de faire émerger de nouveaux process, produits, changements organisationnels ou marketing ; 42% la perçoivent comme une culture, un environnement qui promeut la créativité et le changement permanent.

 Innovation au XXIème siècle : une révolution mésestimée ? 

Ici aussi, la perception française s’avère différente. A la question « Pensez‐vous que les entreprises innoveront au XXIème siècle d’une manière radicalement différente du passé », seuls 58% des décideurs français répondent par l’affirmative, contre 80% pour le reste du monde.

 Le nouveau modèle d’innovation ? En partenariat, partagé et ouvert sur la société 

79% (86% pour le monde) des sondés considèrent les partenariats comme un levier essentiel. Pour 75%, les innovations majeures sont celles bénéficiant aux clients, à la société toute entière et 67% (contre 76%) valident l’idée qu’elles sont destinées, en priorité, à répondre aux besoins des citoyens plutôt qu’à créer du profit. La capacité de l’innovation à améliorer le quotidien des citoyens via les technologies de communication et la qualité des soins, fait très largement recette auprès des Français (respectivement 89% et 82%). Il en va de même s’agissant de son influence bénéfique sur la qualité de l’environnement, une évidence pour 88% des sondés. Sans doute faut‐il y voir en partie l’effet Grenelle. Mauvais point en revanche pour l’impact possible sur l’accès à l’éducation. Affichant un très net pessimisme par rapport aux autres sondés, ils ne sont que 47% (contre 78%) à y croire.

Une vision globale plutôt que locale

Constat étonnant, à la question « l’innovation doit‐elle être plus que jamais prendre en compte les besoins et spécificités locales des marchés ?», seuls 55% des Français interrogés répondent par l’affirmative (contre 78% de leurs homologues allemands). Ils partagent avec les Japonais (52%) et les Britanniques (56%) cette approche très globale en matière d’innovation.

Un fort capital confiance dans la capacité des PME à innover

Quasi unanimes, les Français sont 92% à voir dans les PME des locomotives pour l’innovation, figurant ainsi parmi les plus convaincus, avec les Brésiliens (94%),  les Mexicains (95%) et, étonnamment, loin devant les Allemands (70%). Ils partagent en revanche le même scepticisme que leurs homologues s’agissant du rôle joué à cet égard par les universités et les gouvernements, crédités respectivement de modestes 2% (4% pour le monde) et 1% (contre 3%).

L’énergie, la santé et les métiers industriels, 1ers bénéficiaires de l’innovation

Pour 23% des décideurs français, c’est le secteur de l’énergie (contre 16%), suivi de la santé, pour 15%, et les métiers de l’industrie en général qui sont les plus poussés par l’innovation. Les services financiers et la  distribution, apparaissent, quant à eux, en panne dans ce domaine, crédités d’un petit 3% (contre respectivement 7% et 6% pour l’ensemble des sondés).

L’innovation encore perçue comme concentrée dans les pays développés

Sans surprise, sur l’échelle de l’innovation, ce sont les Etats‐Unis (75% des avis français), l’Allemagne (58%) et le Japon (46%) qui tiennent la corde. Lorsqu’il s’agit de se situer, 75% estiment la réputation du pavillon français, en matière d’innovation, très bonne ou bonne, 23% la jugent plutôt  modeste, 7% insuffisante. 33% classent la France parmi trois meilleurs de la classe, devant la Chine (26%), en net décalage avec l’opinion des autres sondés, qui ne sont que7% à partager ce point de vue. La France s’inscrit de fait au 8ème rang du palmarès de l’innovation.

Quels sont les trois principaux facteurs qui favoriseraient l’innovation au quotidien ?

Les Français ne se démarquent pas notablement des autres nationalités à une exception près : 48% placent en tête le fait d’avoir des collaborateurs créatifs (56% pour le reste du monde), ensuite ils sont 31% à considérer comme facteur favorable à l’innovation le fait de disposer de davantage de  financements publics (contre 34%). A noter cependant que 44% font figurer, parmi les priorités, le besoin d’avoir des collaborateurs experts dans leur domaine de compétences (contre 49%).

Par P.T

Sources : GE France

 

Fiches pratiques : Déployer l’innovation à 360°

En tant qu’ingénieur, vous êtes, de par votre formation, bien préparé à appréhender les technologies émergentes, à travailler sur les projets de R&D et sur le développement de nouveaux produits, et à savoir effectuer des compromis technico-économiques. Vous savez inventer à partir de feuilles de routes bien délimitées, transmises par la direction ou le marketing.

Ces schémas ne tiennent plus ! Il est devenu vital pour les entreprises de savoir innover de manière rapide et systématique. La méthode, le processus, l’outil ou l’organisation, la culture et la motivation sont les briques indispensables à ce nouveau savoir-faire de l’innovation. Autant de notions familières à l’ingénieur qui vous propulsent au cœur du dispositif d’innovation des entreprises.

EN SAVOIR PLUS

L’essentiel de Reach (janvier)

Conséquences de l’inclusion des polymères à REACH

Jusqu’à présent, en raison d’une innocuité supposée, les polymères n’étaient pas soumis au règlement REACH. Une révision de ce dernier devrait néanmoins bientôt les inclure. Aussi, l’Agence nationale de la recherche (ANR) a chargé la Société chimique de France (SCF) de constituer un groupe de travail pour anticiper les conséquences d’une telle inclusion et identifier les pistes de recherche à développer. Le groupe de travail vient de rendre son compte-rendu.
http://www.agence-nationale-recherche.fr/magazine/actualites/detail/rapport-du-groupe-de-travail-anr-scf-sur-reach-et-les-polymeres/
Pour télécharger l’article : http://www.lactualitechimique.org/larevue_article.php?cle=2670

REACH Factory, une nouvelle plateforme web

REACH Factory est une plateforme web développée par EcoMundo. Elle est constituée de six modules pouvant être utilisés individuellement ou associés les uns aux autres pour une conformité à 100 %. Créé par des experts en chimie, toxicologie et informatique, chaque module répond à une problématique REACH et s’intègre facilement à tout Système d’Information (SI). REACH Factory est continuellement mis à jour et représente l’une des plus importantes bases de données internationales sur les substances, matériaux et réglementations.
Trois modules permettent la gestion des données dans la supply chain :

  • USE-CASE Factory : collecte et transmission des cas d’utilisation dans la supply chain
  • SVHC Factory : traçabilité complète des SVHC dans les articles des fournisseurs
  • SDS Factory : mise à jour, traduction et communication des Fiches de Données de Sécurité

Les trois autres modules aident à la gestion des données en interne :

  • MAT Factory : inventaire multifonctions sur l’utilisation des substances, matériaux et réglementations REACH et internationales
  • SAFE Factory : protection des travailleurs et traçabilité de leur exposition
  • CLP Factory : classifications et étiquetage conformément au règlement CLP (GHS)

Pour plus d’informations, https://www.reach-factory.eu/

Film de l’INERIS sur les fiches de données de sécurité (FDS)

L’INERIS a réalisé fin 2011 une vidéo sur les fiches de données de sécurité. Cette vidéo a pour objectif de sensibiliser les utilisateurs des fiches de données de sécurité aux avantages et aux difficultés liées aux différents types d’utilisation de ces fiches.
http://www.ineris.fr/fr/informations/m%C3%A9diath%C3%A8que/Collection%20%22Les%20essentiels%22/

Conférence sur REACH et CLP le 1er mars 2012

(15/01/2012)
Les autorités de contrôle, les entreprises, et plus particulièrement les PME, les associations industrielles, les associations de travailleurs, les organisations non gouvernementales (ONG), les importateurs, les représentants exclusifs et les représentants des pays non-UE sont invités à examiner comment les règlements REACH et CLP sont appliquées dans l’UE, lors d’une conférence qui se tiendra à Bruxelles le 1er mars 2012.
Le nombre de participants est limité. La conférence est gratuite et l’inscription obligatoire sur : http://ec.europa.eu/enterprise/sectors/chemicals/reach/events/index_en.htm#h2-1
La deadline pour l’enregistrement est fixée au 15 février 2012.

Informations pour éviter les essais inutiles sur les animaux – 10 nouvelles substances concernées

(16/01/2012)
L’ECHA a lancé un appel visant à collecter des informations sur des substances pour éviter les tests inutiles sur les animaux. Les substances concernées sont :

  • 1,1′-isopropylidenebis(p-phényleneoxy)dipropane-2-ol (N° CAS : 116-37-0 et N° CE : 204-137-9)
  • 2-éthyl-N,N-bis(2-éthylhexyl)hexylamine (N° CAS : 1860-26-0 et N° CE : 217-461-0)
  • Acide borique (H3BO3), produits de réaction avec l’éthanolamine (N° CAS : 94095-04-2 et N° CE : 302-207-4)
  • Produits de réaction du 2-(4,6-bis(2,4-dimethylphenyl)-1,3,5-triazin-2-yl)-5-hydroxyphenol et du ((C10-16, rich in C12-13 alkyloxy)methyl)oxyrane (N° CE : 410-560-1)
  • Acide itaconique (N° CAS : 97-65-4 et N° CE : 202-599-6)
  • Cyclohexyldimethoxymethylsilane (N° CE : 402-140-1)

Les informations sur ces substances sont à soumettre pour le 1er mars 2012.
http://echa.europa.eu/information-on-chemicals/testing-proposals/current

L’inventaire des classifications et étiquetages des substances bientôt disponible

(18/01/2012)
L’ECHA lancera prochainement l’inventaire des substances notifiées et qui ont été enregistrée à ce jour par les fabricants et les importateurs. Le nouveau portail sur le site de l’ECHA sera à la disposition du public pendant la semaine du 13 Février 2012.

Registre d’intention : cinq nouvelles intentions

(18/01/2012)
5 nouvelles substances ont été inscrites au registre d’intention de la classification et d’étiquetage au 18 janvier : Hydroxymethylpentylcyclohexenecarboxaldehyde (N°CAS 31906-04-4), Linalool (N°CE 201-134-4), hexyl salicylate (N°CAS 6259-76-3), Cinnamyl alcohol (N°CAS 104-54-1) et Coumarin (N°CAS 91-64-5).

Nouveau règlement européen sur les Biocides

(19/01/2012)
Un nouveau règlement a été adopté par le Parlement européen le 19 janvier, instituant des contrôles plus stricts pour les produits phytosanitaires. Ce règlement permettra d’accroître la sécurité afin de protéger aux mieux l’environnement et la santé des personnes, et de simplifier la procédure d’autorisation des produits biocides utilisés et mis sur le marché dans l’Union européenne. Les produits traités « comme le mobilier traité aux fongicides ou les plans de travail de cuisine traités aux antibactériens» sont désormais inclus dans les règles et étiquetés. Par contre, les pesticides à usage agricole continuent d’être régis par des mesures européennes différentes. Les substances les plus dangereuses, quant à elles, devraient être interdites, sauf exception strictement contrôlée.
http://www.europarl.europa.eu/news/fr/headlines/content/20120106FCS34949/9/html/Des-contr%C3%B4les-plus-stricts-pour-les-produits-phytosanitaires

5181 Substances enregistrées

(20/01/2012)
La base de données de l’ECHA contient, à ce jour, 4209 substances et des informations provenant de 23 942 dossiers d’enregistrement REACH.
http://echa.europa.eu/web/guest/information-on-chemicals/registered-substances

Communication sur l’utilisation sûre des produits chimiques

(23/01/2012)
Le règlement CLP indique, dans son article 34, que l’ECHA avait jusqu’au 20 janvier 2012, pour réaliser une étude sur la communication au grand public d’information concernant la sécurité d’utilisation des substances et des mélanges, et sur la nécessité éventuelle de mentionner des informations supplémentaires sur les étiquettes.
Cette étude a été rendue publique le 23/01/2012. Retrouvez les détails sur :
http://echa.europa.eu/web/guest/view-article/-/journal_content/37a61697-8fbe-4766-baa6-22fdad2ba1f6
Lien vers l’étude : http://echa.europa.eu/documents/10162/17203/clp_study_en.pdf

Les représentants exclusifs peuvent également demander une autorisation

(24/01/2012)
En décembre 2011, les services de la Commission européenne ont informé l’ECHA qu’un représentant exclusif (OR – Only Representative) d’un fabricant non situé en zone UE, pouvait peut également demander l’autorisation. Suite à cela, l’ECHA a mis à jour des formulaires Web pour permettre aux OR d’envoyer leurs demandes. Pour plus d’informations, consultez la page suivante :
http://echa.europa.eu/web/guest/applying-for-authorisation

Deux guides traduits dans 22 langues

(24/01/2012)
L’ECHA vient de traduire deux guides dans 22 langues : le guide d’élaboration des fiches de données de sécurité (http://echa.europa.eu/documents/10162/17235/sds_fr.pdf) et le guide simplifié Identification et désignation des substances au titre de REACH et CLP (http://echa.europa.eu/documents/10162/17235/nutshell_guidance_substance_fr.pdf)

Trois nouvelles demandes de classification et d’étiquetage harmonisés

(25/01/2012)
L’ECHA a lancé une consultation pour l’harmonisation de la classification et de l’étiquetage de trois nouvelles substances :

  • cis-tricos-9-ene (N° CAS : 27519-02-4 et N° CE : 248-505-7)
  • 3-phenoxybenzyl-2-(4-ethoxyphenyl)-2-methylpropyl ether / Etofenprox  (N° CAS : 80844-07-1 et N° CE : 407-980-2)
  • Fenpyrazamine (N° CAS : 473798-59-3)

Les commentaires sont à soumettre avant le 12 mars 2012.
http://echa.europa.eu/web/guest/harmonised-classification-and-labelling-consultation

Poste à pourvoir à l’ECHA

L’ECHA a publié quatre nouvelles offres d’emploi. Elles peuvent être consultées à l’adresse http://echa.europa.eu/opportunities/positions_en.asp. Les dates limite d’envoi des candidatures sont fixées au 20 et 27 février 2012.

Registre d’intention : trois nouvelles intentions SVHC

(26/01/2012)
Trois nouvelles substances ont été inscrites au registre d’intention pour l’identification de futures substances SVHC : Di-n-pentyl phthalate (N°CE 205-017-9),  1,2-dimethoxyethane ethylene glycol dimethyl ether (EGDME ; N°CE 203-794-9)  et 2-bis (2-methoxyethoxy) ethane (TEGDME triglyme ; N°CE 203-977-3).

 

Par Céline Nectoux, ingénieur environnement CNRI

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les dernières NEWS REACH :

Et aussi :

Les effets de la catastrophe de Fukushima sur la santé (1/2)

Les mères de Fukushima avaient alerté le monde dès le mois de juin : les enfants avaient des saignements de nez, des diarrhées, de la toux, des thyroïdes enflées… Elles n’ont eu cesse d’informer et d’agir pour que tous les enfants soient évacués de la région de Fukushima. Encore dernièrement, elles se sont mobilisées à Tokyo pour sensibiliser la population, mais en vain pour l’instant. Pourtant, l’actualité semble leur donner raison. Un grand nombre d’informations convergentes indiquent que, suite à la catastrophe nucléaire, l’état général de la santé des Japonais vivant dans une vaste région correspondant au moins à 8 % du Japon est en train de se dégrader.

Tweet d’un habitant d’Ibaraki : « Je travaille dans un hôpital d’Ibaraki. Il y a eu des patients avec des saignements de nez perpétuels en avril. Il y en a eu sans raison avec de la diarrhée et de la fièvre en juillet. Maintenant même les membres du personnel de l’hôpital souffrent de diarrhée sans raison…Ça commence à craindre. » Tweet d’un habitant de Fukushima : « Mon ami vit à Iwakashi. Il vient finalement de commencer à avoir de l’hématurie (sang dans les urines). Mes petits enfants ont des saignements de nez. Ils ne peuvent évacuer parce qu’ils n’ont pas assez d’argent. »
Même si ces tweets n’ont aucune valeur statistique, ils se rencontrent de plus en plus souvent et sont à mettre en relation avec l’augmentation de certaines pathologies, visible sur ces graphiques mis en ligne par le gouvernement japonais : conjonctivites, pneumonies, et diverses autres maladies sont en nette augmentation en 2011.

Ci-dessous le tableau publié par le gouvernement japonais concernant les cas de pneumonies :

On avait déjà remarqué chez les enfants de Fukushima que leur thyroïde avait été affectée. Un groupe de chercheurs, sous la direction du Professeur Satoshi Tashiro de l’Université de Hiroshima, avait contrôlé la glande thyroïde de 1149 enfants de la préfecture juste après l’accident, en mars, de la centrale nucléaire. De l’iode 131 avait été détecté chez environ la moitié des enfants. Les enfants, que l’on a affublés de dosimètres, semblent ainsi être devenus des sujets de recherche ! Chez les jeunes évacués, on avait aussi remarqué des dysfonctionnements de la glande thyroïde. Plus au sud, dans la préfecture de Gunma, 80 % des patients atteints de problèmes thyroïdiens voient aujourd’hui leur état s’aggraver. Devant l’inquiétude et la pression des parents, une étude à grande échelle sur les problèmes de thyroïde a commencé le 10 octobre : 360 000 enfants de la région de Fukushima seront suivis de manière régulière tout au long de leur vie.

D’autres anomalies ont été remarquées pour ces enfants vivant en zone contaminée comme la perte de poids, le ralentissement ou l’arrêt de la croissance et même des attaques cardiaques, ce qui peut être mis en lien avec la grande toxicité du césium-137. L’ACRO, laboratoire français, a aussi fait des mises en garde à plusieurs reprises, à partir d’analyses effectuées sur l’urine des enfants de Fukushima : 100 % des prélèvements révèlent la présence des césiums radioactifs. Ainsi, plus de 4 mois après les rejets massifs de radioactivité dans l’environnement, ils étaient toujours contaminés alors que leurs parents font des efforts pour limiter cette contamination interne. Il est fort probable que cela soit dû à la nourriture.

Et pourtant, cette nourriture contaminée, on la vante et on en fait la promotion pour ne pas laisser tomber la région de Fukushima et son économie agricole. Mais… un présentateur vedette de la télévision japonaise, Norikazu Otsuka, qui mangeait des produits irradiés devant les caméras « pour montrer leur innocuité », a dernièrement été diagnostiqué par son médecin comme ayant contracté une leucémie aiguë.

L’empereur du Japon hospitalisé

Un autre promoteur et consommateur des légumes de Fukushima, l’empereur du Japon lui-même, vient également d’être hospitalisé, ainsi que deux autres membres de sa famille. Akihito souffre d’une pneumonie, la princesse Aiko a contracté une Mycoplasma pneumoniae, et la princesse Masako serait victime de fièvre et de toux : ils ont tous les trois des symptômes communs. Or la pneumonie, nous l’avons vu, est une maladie qui augmente fortement au Japon cette année ; Takeo Nishioka, Président de la Chambre des conseillers de la Diète du Japon est d’ailleurs décédé d’une pneumonie le 5 novembre 2011 à l’âge de 75 ans. Même si les cas de l’empereur et de sa famille n’auront pas forcément la même issue, on peut s’interroger sur ces cas à répétition. En avril, on tentait d’expliquer l’augmentation des cas de pneumonies dans la région de Tohoku par l’ingestion d’eau de mer : au moins 11 personnes étaient mortes de pneumonie et environ 150 avaient été hospitalisés dans la préfecture de Miyagi, le nombre de patients étant de cinq à six fois plus élevé que d’habitude. Mais aujourd’hui, comment expliquer cette augmentation ? Comme pour Tchernobyl, il est probable que les radionucléides, en contamination interne, provoquent ces maladies respiratoires.

Le problème, ce sont ces irresponsables qui se bousculent à la télévision japonaise pour faire croire aux gens que la situation n’est pas grave. Ainsi, d’après plusieurs scientifiques médiatisés, le plutonium ne serait pas si dangereux. La radioprotection pour tous n’est pas un concept avancé au Japon. Et la population, quand elle ne s’organise pas de manière autonome, en fait les frais. Une télévision alternative, OurPlanet-TV, informe de manière indépendante en diffusant des émissions sur le sujet même de la santé. Par exemple, en juillet dernier, l’émission ContAct a invité Mika Noro, présidente de l’association « Le pont pour Tchernobyl », qui a partagé son expérience : s’étant rendue au Bélarus en 1993 (pays le plus touché par les retombées radioactives de Tchernobyl), elle a éclairé avec lucidité et compétences les symptômes cliniques chez les enfants de Fukushima. Après la catastrophe de Fukushima, Our Planet-TV a lancé une enquête pour savoir si les retombées radioactives avaient eu des effets sur la santé de la population. Suite à cet appel, ils ont été amenés à étudier plus de 500 cas. Cette enquête met ainsi en évidence que la radioactivité, même à faible dose, a des effets réels sur la santé, ce qui était déjà connu par ailleurs avec la reconnaissance de l’augmentation du risque de cancer.

Dans cette vidéo sous-titrée en français, on voit entre autres le Dr Masamichi Nishio, chef  du centre anti-cancéreux d’Hokkaïdo commenter le livre de Yablokov et Nesterenko et témoigner que la  CIPR (Commission  Internationale contre les rayonnements) a renoncé à étudier les effets des radiations internes car cela aurait gêné le développement de l’industrie nucléaire.

Par Pierre Fetet

Source : http://fukushima.over-blog.fr/

 

A lire également :

Les effets de la catastrophe de Fukushima sur la santé (2/2)

Dans les écoles, le problème est identique. Dans le même esprit de se persuader que tout va bien dans le meilleur des mondes, on continue de fonctionner comme si de rien n’était. Par exemple, on demande aux enfants de nettoyer une piscine contaminée sans protection, ou on leur demande d’aller ramasser les feuilles d’automne sans précaution particulière alors que l’on sait parfaitement qu’elles sont contaminées au césium. Pire encore, on force les enfants à boire du lait contaminé. Et gare à celui qui ne veut pas. Le 29 septembre 2011, Akira Matsu du New Komeito (parti politique japonais NKP) est intervenue sur ce sujet devant les responsables gouvernementaux japonais et notamment Yoshihiko Noda, 1er Ministre, Osam Fujumina, chef de Cabinet du secrétariat et Yukio Edo, Ministre de l’industrie et de l’économie. Elle a dénoncé le cynisme et la barbarie du gouvernement envers les populations contaminées de la région de Fukushima.

Un autre grave problème qui se pose d’ores et déjà dans la région de Fukushima est la fuite du personnel médical depuis la catastrophe. C’est ainsi, les personnes les mieux informées des dangers sanitaires et qui ont les moyens de déménager s’en vont. Les autres restent, alors que de toute évidence il faudrait au moins évacuer les enfants, plus fragiles aux effets de la radioactivité. Le problème est immense mais il semble que l’on veuille à tout prix l’ignorer. 8 mois après la catastrophe, on ne pourra plus dire qu’on ne savait pas, ou qu’on n’a pas eu le temps de trouver des solutions pour évacuer la population.

La contamination est massive, le gouvernement le sait depuis les premiers jours de la catastrophe. Les premiers touchés ont été les sauveteurs qui ont opéré dans les régions dévastées par le tsunami, comme le relate ce témoignage : l’un d’entre eux qui était intervenu dans les zones sinistrées d’Iwate et Fukushima est décédé le 26 octobre 2011 d’une défaillance de la fonction rénale, trois mois après avoir appris que lui et les membres de son équipe avaient subi une contamination interne par les radionucléides. La personne qui témoigne assistait à une conférence de de Taro Yamada lors du  »Forum National des cantines scolaires » qui s’est tenu le 6 novembre 2011 dans la ville de Sapporo. Sa déclaration a été enregistrée dans la vidéo ci-dessous (sous-titrages en français). Mais pour une personne qui parle, combien se taisent ? Quel est l’état de santé des autres membres de son équipe ?

Les personnes les plus touchées sont évidemment les « liquidateurs », ces ouvriers de la centrale de Fukushima Daiichi qui reçoivent des doses « héroïques ». Malgré l’assurance de Tepco qui affirme qu’il n’y a pas de décès liés aux travaux de décontamination et de maintenance de ce qui reste de la centrale, on constate un fort taux de mortalité pour les ouvriers de la centrale, ce qui est en contradiction avec l’espérance de vie des Japonais qui est la plus élevée au monde. En l’espace de 5 mois, 4 employés sont morts de façon anormale et rapide : le 12 mai 2011, un sexagénaire employé par la sous-traitance s’est senti mal et est décédé 2 jours plus tard. Le 16 août 2011, un employé de la centrale nucléaire est mort d’une leucémie foudroyante. Il avait travaillé pour Tepco durant une semaine, affecté à la surveillance de points chauds. Le 6 octobre 2011, un autre travailleur employé à la centrale est décédé subitement. Enfin, dernier en date, le 11 octobre 2011, un employé d’une cinquantaine d’années est mort brusquement alors qu’il se rendait à son lieu de travail, la centrale de Fukushima Daiichi.

A ces décès, il faut ajouter tous ceux dont on ne parle pas : de nombreuses personnes, employées par la sous-traitance, ont disparu ainsi des décomptes de Tepco. L’agence de sûreté nucléaire, on se souvient, avait épinglé l’entreprise en juin car celle-ci avait « égaré » des listes d’employés vacataires qui étaient intervenus sur le site, empêchant tout suivi médical de 69 personnes contaminées.

Il n’en a pas fallu plus pour que des rumeurs circulent sur internet sur le décès effectif de ces ouvriers intérimaires, information impossible à vérifier à ce jour bien qu’un journaliste du Shukan Asahi, M. Imanishi, ait entendu que des ambulances arrivaient 10 fois par jour à la centrale. A qui étaient destinées ces ambulances, et pourquoi ni les employés de Tepco, ni les ouvriers hospitalisés, ni les médecins n’ont-ils le droit de parler ? Il est évident que si un jour un journaliste arrivait à prouver ce genre d’information, l’image du nucléaire serait ternie à jamais et anéantirait tous les efforts du lobby nucléaire pour cacher la vérité. Il est incroyable que la catastrophe de Tchernobyl n’ait d’ailleurs pas eu plus d’impact sur l’énergie nucléaire dans le monde. La raison en est que l’OMS, qui était la plus à même de prendre des mesures de protection des populations, s’est tue. Condamnée au silence par un vieil accord avec l’AIEA, elle est devenue une institution criminelle, laissant tomber malade les gens vivant dans les territoires contaminés, et niant les effets des faibles doses sur la santé humaine.

Il faut en effet savoir que Tchernobyl a généré un million de victimes, comme le rappelle Janette Sherman, biologiste américaine et spécialiste en toxicologie. Dans la vidéo ci-dessous, elle présente le livre déjà cité « Chernobyl. Consequences of the catastrophe for people and environnement » d’A. Yablokov et de V. et A. Nesterenko, édité en 2009 par  l’Académie des Sciences de New York avec plus de 5000 références scientifiques (et bientôt édité en français).

Les auteurs de ce livre estiment à 985 000 le nombre de décès survenus à cause de Tchernobyl dans le monde entier entre 1986 et 2004, chiffre qui a encore augmenté depuis cette date. Janette Sherman dénonce également l’accord entre l’OMS et l’AIEA, signé en 1959. L’OMS est théoriquement garante de la santé des populations dans le monde et fait autorité auprès des États membres. Elle devrait, conformément à sa Constitution, être indépendante de tout intérêt commercial. Pourtant le 28 mai 1959, elle a signé avec l’AIEA (Agence Internationale de l’Energie Atomique) un accord par lequel aucune de ces deux agences de l’ONU ne peut prendre de position publique qui puisse nuire aux intérêts de l’autre (accord référencé WHA 12-40). Or, l’AIEA a été constituée en 1957 pour faire la promotion du nucléaire civil…

Cet interview a été réalisé le 6 mars 2011 soit 5 jours avant la catastrophe de Fukushima. (Sous-titrage en français)

Il faut aussi voir pour être complet la conférence de presse donnée par le Dr. Helen Caldicott, physicienne australienne, auteure et avocate anti-nucléaire qui a fondé plusieurs associations qui luttent contre l’utilisation de l’énergie nucléaire, de l’uranium appauvri pour des munitions, et des armes nucléaires en général. La conférence s’est tenue à Montréal, au Canada, le 18 mars, une semaine seulement après la catastrophe nucléaire.

Fukushima est bien pire que Tchernobyl.

Il est certain que la situation ne va pas s’améliorer au Japon, l’expérience de Tchernobyl le démontre. Le fait de laisser vivre des millions de personnes dans un environnement contaminé apportera son lot de problèmes et de souffrances. Une grande sagesse a fait fuir de cette zone dangereuse beaucoup de femmes enceintes, protégeant leurs futurs enfants des radiations. Mais qu’en est-il de celles qui sont restées ? Que doit-on déduire du non-dit du milieu médical, relevé par Keiko Ichikawa ? Si les médecins japonais cachent les malformations et les enfants mort-nés, comment de réelles statistiques pourront-elles être établies ? On connaît déjà les dégâts épouvantables causés par l’uranium appauvri dus aux bombardements lors de la guerre en Irak, et on imagine avec effroi l’avenir des populations japonaises soumises à de fortes contaminations. La santé est un sujet difficile à aborder, le lobby nucléaire est très puissant dans le monde entier et cherchera à minimiser toutes les mauvaises nouvelles. Mais la santé n’a pas de prix et chacun doit se battre pour la conserver. Amis lecteurs, ce sujet est très grave, soyez vigilants et dénoncez toute désinformation, partout où vous le pouvez !

Par Pierre Fetet

Source : http://fukushima.over-blog.fr/

 

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Cahier « Nucléaire : Fukushima et après ? »

Si l’ASN recommande de fermer Fessenheim, « nous fermons, bien sûr », déclare Nathalie Kosciusko-Morizet

« Si l’ASN recommande la fermeture, nous fermons, bien sûr », a indiqué Nathalie Kosciusko-Morizet au sujet de la centrale nucléaire alsacienne, la plus ancienne du parc français.

« Je dis très clairement qu’il n’y a que deux solutions: soit l’autorité recommande la fermeture et il y a fermeture, soit elle recommande des travaux importants et à ce moment-là il y a le choix entre faire les travaux — et intégralement les travaux — ou fermer », a ajouté la ministre de l’Ecologie.

« Pour moi la sûreté nucléaire ne fait pas l’objet d’un échange économique. Il n’y a pas de travaux trop chers en matière de sûreté nucléaire ».

Ce constat vaut « pour toutes les centrales françaises », a précisé la ministre, rappelant que chaque installation française avait des caractéristiques locales propres en évoquant notamment les risques de submersion pour celle du Blayais, en Gironde, ou le risque sismique au Tricastin, dans la Drôme.

L’ASN a été chargée de réaliser, après la catastrophe nucléaire de Fukushima (Japon) en mars, un audit de sûreté sur l’ensemble des centrales nucléaires françaises.

Le Premier ministre, François Fillon, a assuré en décembre que le gouvernement respecterait l’ensemble des recommandations qu’elle formulerait.

Concernant Fessenheim, en service depuis 1977 et dotée de deux réacteurs d’une puissance de 900 mégawatts chacun, « ce n’est pas tant l’âge qui pose problème que certaines caractéristiques techniques locales particulières de la centrale », a estimé Nathalie Kosciusko-Morizet.

En juillet dernier, l’ASN avait estimé que l’exploitation du réacteur n°1 de cette centrale pouvait continuer dix années supplémentaires sous réserve de travaux. Un avis qui n’intégrait toutefois pas les résultats des tests plus poussés demandés par le gouvernement après Fukushima.

(Source et crédit photo : AFP)

 

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L’avenir du nucléaire au cœur des débats politiques

Le PS et EELV parviennent à un accord équivoque

L’ « accord politique de mandature » PS-EELV valide le souhait de François Hollande de réduire la part du nucléaire dans le mix électrique français de 75 % à 50 % d’ici à 2025. À défaut d’inscrire une sortie définitive de l’atome dans l’accord, EELV se félicite de la fermeture « progressive » de 24 réacteurs et de l’arrêt « immédiat » de la centrale de Fessenheim, en cas de victoire en 2012.

En revanche, aucun accord n’a été trouvé au sujet du chantier de l’EPR à Flamanville. François Hollande s’était engagé à préserver la construction de la centrale de 3e génération tandis qu’Eva Joly avait préalablement estimé qu’aucun accord ne serait possible entre les deux partis sans son arrêt.

Un certain flou(1) persiste au sujet de la « reconversion à emploi constant » programmée pour la filière de retraitement et de fabrication du combustible MOX. Ce point suscite l’inquiétude d’Areva, producteur de près de 95 % du MOX dans le monde.

Le gouvernement compte sur « Énergies 2050 »

Le gouvernement effectue actuellement un exercice de prospective à l’horizon 2050, dit « Énergies 2050 ». Celui-ci vise à envisager l’ensemble des scénarios énergétiques, y compris ceux intégrant un passage à la 4e génération de réacteurs nucléaires ou au contraire une sortie du nucléaire.  Il est coordonné depuis le 20 octobre par une commission pluraliste présidée par Jacques Percebois, économiste reconnu dans le domaine de l’énergie. Un rapport sera remis à Eric Besson avant le 31 janvier 2012 et permettra de préparer la prochaine programmation pluriannuelle des investissements, qui sera soumise aux parlementaires en 2013.

Chaque scénario intègre trois paramètres centraux : les prix de l’énergie, la protection de l’environnement et la sécurité d’approvisionnement de la France. Ces trois paramètres soutiennent souvent l’argumentaire de l’UMP en faveur de l’énergie nucléaire.

D’autres partis misent sur un référendum

Au FN, Marine Le Pen se prononce pour une sortie du nucléaire tout en concédant que la France ne peut actuellement se passer de cette source de production. Elle envisage la possibilité d’un référendum sur ce sujet, tout comme Jean-Luc Mélenchon au Front de Gauche.

La proposition de Dominique de Villepin d’un « Grenelle de l’Énergie » témoigne qu’à droite comme à gauche, chacun cherche un mix énergétique idéal sans parvenir à l’identifier clairement. Quitte à faire primer le jeu politique sur un examen impartial des options qui s’offrent à la France à moyen et long terme.

(1) Ce point a été retiré de la version de l’accord présentée aux journalistes.

(Source : Fondation Alcen pour la Connaissance des Énergies)

 

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Transport des matières radioactives du cycle du combustible

Le transport de matières radioactives est un domaine complexe où se conjuguent des matières, des emballages, des moyens de transport, des réglementations, et la voie publique. La sûreté du transport repose principalement sur le colis lui-même, dont la conception fait appel à toutes les techniques de l’ingénieur. La sévérité de la réglementation associée à son application rigoureuse fait que le bilan de sûreté du transport de matières radioactives est excellent.

 

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Kodak : Ô image, ô désespoir !

Faute d’impulser les nécessaires ruptures dans sa vision d’entreprise et de capter avec volontarisme les tendances émergentes du marché, Kodak est proche de rejoindre le cimetière des éléphants. Extrême-onction programmée ou renaissance possible ?

L’illusion de la marque toute-puissante

Parmi les grandes entreprises (surtout celles qui sont numéro 1 de leur secteur), personne ne l’admettra ouvertement mais l’illusion est pourtant largement répandue dans les instances dirigeantes : la marque peut tout, la marque fait tout, la marque est tout, telle une locomotive tirant l’organisation et ses produits sur les rails de la performance et du succès sans que rien ne puisse enrayer la triomphale marche en avant.
Il est évident que disposer de marques signifiantes est un atout fondamental qui aide à émerger de la mêlée concurrentielle et à recueillir la faveur des clients grâce aux attributs et aux bénéfices que ces derniers vous accordent. Encore faut-il avoir la capacité de nourrir et de continuellement faire évoluer cette essence de marque ? Sinon, la sanction se profile à plus ou moins long terme avec en guise d’épilogue fatal, l’éternelle histoire des fabricants de diligences qui ne sont jamais devenus des constructeurs automobiles.

Formulée ainsi, cette remarque semble d’une telle évidence qu’elle pourrait même confiner au truisme. Et pourtant, comme d’autres prestigieuses marques aujourd’hui disparues ou ringardisées, Kodak n’a jamais su insuffler un sang nouveau dans sa stratégie commerciale et communicante afin de demeurer cet acteur qui fixa sur films et papiers photo des milliards d’instants de vie de plusieurs générations familiales. A l’heure où le numérique commençait à poindre dans le marché photographique, celui qui révolutionna littéralement la prise de vue photographique au détour des années 1880 avec ses incomparables pellicules argentiques issues du cerveau génial de George Eastman, s’est alors assoupie sur la puissance jusque-là inégalée de sa marque.

Une marque à l’ADN profondément emblématique

En 1995, point culminant de son apogée, Kodak pesait un chiffre d’affaires de 15 milliards de dollars et exerçait un leadership incontestable dans l’industrie de la photo en ayant réussi à relever tous les challenges que ce soit la diversification dans l’imagerie médicale, le micro-fil ou la vente de petits appareils photo pour le grand public. La marque est ultra-influente dès qu’il s’agit de photo. En France, qui ne se souvient pas des espiègles galopins « voleurs de couleurs » cavalant dans le spot publicitaire décalé conçu par le réalisateur Jean-Paul Goude. Les « Kodakettes » vont ainsi incarner pendant plusieurs années un sympathique vent de fraîcheur et de vie dans l’univers de la photographie.

Kodak est d’autant plus fort auprès de ses clients professionnels et amateurs que la marque est le témoin photographique exclusif de plusieurs temps forts de l’histoire de l’humanité au 20ème siècle tout en accumulant les innovations technologiques. Dans son ADN, la marque est ainsi intrinsèquement liée à l’histoire du cinéma. Elle permet notamment à l’inventeur Thomas Edison de concevoir en 1891 la première caméra cinématographique. Elle empilera ensuite les Oscars à Hollywood pour la qualité du rendu chromatique de ses pellicules. En France, elle forme une société commune avec le cinéaste Charles Pathé à l’orée des années 30. Kodak marque tout aussi fortement de son empreinte le front du journalisme. C’est sur une de ses toutes premières pellicules couleur qu’est enregistrée en 1936 la catastrophe du dirigeable Hindenburgh à New York. La suite sera à l’aune de cet exploit technique : l’ascension de l’Everest en 1953, l’assassinat du président Kennedy en 1963, la conquête de la Lune en 1969 sont tour à tour immortalisés par des produits Kodak.

La marque américaine cultive même un paradoxe suprême. Alors même que c’est le numérique qui a creusé au final le gouffre décliniste de Kodak, c’est pourtant cette dernière qui en est l’inventrice patentée dans la photo. En 1975, elle met au point le premier appareil photo numérique qui capture des photos avec une résolution de 10 000 pixels. Un centième de ce que proposent actuellement les smartphones mais à l’époque, c’est un tour de force que Kodak s’empresse de consolider en brevetant de nouvelles fonctionnalités photographiques numériques. En 1995, la marque récidive avec la commercialisation de la première caméra digitale, la DC 40.

Eternelle et mortifère complaisance du leader

Kodak est à son climax mais l’entreprise ne va pas profiter de l’écart acquis vis-à-vis de ses concurrents. Miriam Leuchter, journaliste américaine spécialiste du secteur a récemment apporté son éclairage à la newsletter technologique Mashable (1): « C’est un problème stratégique classique dans le monde des affaires. L’immense majorité de leurs revenus provenait encore des films et des tirages papier. Même s’ils développaient une nouvelle technologie, il n’y avait pas pour autant une forte incitation à aller plus loin ». Conséquence : la crainte de la cannibalisation du numérique sur l’argentique tellement rémunérateur devient le levier qui inhibe par ricochet Kodak.

La marque est d’autant moins encline à cultiver son avantage dans le numérique qu’elle continue de surfer avec vigueur dans son marché traditionnel. Sa richesse, son avance technologique, la force du label Kodak et son marketing percutant ne vont donc guère inciter à changer une recette toujours gagnante. Ce n’est au bout du compte qu’en 2001 que Kodak effectue le grand saut numérique avec le lancement de la gamme d’appareils photos EasyShare. Sauf qu’il est déjà trop tard. D’autres marques comme Canon, Fuji, Sony ont acquis une telle légitimité auprès des consommateurs que Kodak ne pourra jamais combler son déficit d’image.

Dans son excellent ouvrage intitulé « Le grand bestiaire des entreprises », le journaliste Philippe Escande décrit très bien ce syndrome de complaisance et/ou de cécité qui frappe régulièrement les leaders flamboyants d’un secteur pour les faire ensuite vaciller ou carrément tomber de leur piédestal. A ses yeux, les marques iconiques (comme l’était Kodak) sont tombées « dans le piège de Narcisse ». Aveuglées par la force de leur image (et le confort qui en découle), elles deviennent allergiques aux risques, à l’évolution, voire à la disruption tandis que les challengers poussent activement leurs pions et profitent de la tétanie du numéro 1. Ce phénomène est exactement celui qui frappe aujourd’hui Kodak.
Millward Brown, un institut d’études et de conseil stratégique en marques et communication, abonde totalement. Dans un récent billet publié sur son blog, l’un de ses analystes, Benoît Tranzer, estime même que la chute de la marque, aussi rude soit-elle, était prévisible en se fondant sur l’étude BrandZ menée par son cabinet. Le constat est selon lui implacable (2) : « Pour celles et ceux qui ne sont pas familiers de nos études, la pyramide ci-contre représente la force de la relation d’une marque avec les consommateurs. Plus une pyramide dispose d’une proportion de consommateurs élevés au dernier étage, celui de l’attachement, plus ses parts de marchés sont solides. L’attachement de seulement 1% de Kodak témoigne de la faiblesse de cette relation (…) Non seulement le niveau d’attachement est plus faible que celui des concurrents, mais, plus grave au niveau de l’avantage, c’est-à-dire de la supériorité perçue, la marque ne présente plus aucune aspérité ! Nous sommes face à la situation malheureusement classique d’une marque qui a très bien vécu sur ses acquis pendant des décennies et qui s’est progressivement endormie en oubliant de se remettre en question. Au point de rater la révolution du siècle avec l’avènement du numérique ».

A première vue, l’aventure de Kodak semble effectivement très mal embarquée. Bien qu’elle ait gratté un répit salvateur en se plaçant sous le chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites, marque et entreprise sont en mauvaise posture.
 
Un signe tout particulier ne trompe pas. Pour tenter de redresser les comptes, le management actuel envisage de vendre le portefeuille de brevets technologiques que possède encore Kodak. Outre le fait qu’il ne soit pas assuré d’en tirer un bon prix suffisant à relancer la marque fondée par George Eastman, cette cession risque également d’être la saignée de trop pour Kodak. Sur quoi pourrait-elle désormais se fonder pour relancer son activité et reprendre pied dans un marché numérique où sa notoriété n’a jamais vraiment atteint l’aura attractive dont elle jouissait dans l’argentique ?

De surcroît, la marque Kodak ne parle plus autant aux consommateurs, surtout les plus jeunes générations bercées par le numérique depuis leur plus tendre enfance. A moins de dénicher dans les tiroirs de son centre de R&D, l’idée disruptive qui permettra à Kodak de retrouver son éclat d’antan et de se réinventer de fond en comble, la marque semble plutôt promise à rejoindre le panthéon des vieilles gloires disparues ou des marques valétudinaires. Clic-clac de fin ?

Par Olivier Cimelière / Le blog du Communicant 2.0 / Le Plus, Le Nouvel Observateur

 

Olivier Cimelière

Après avoir été reporter en presse écrite et en radio à la sortie de son école de journalisme (CELSA), Olivier s’est orienté vers la communication d’entreprise au sein de grandes entreprises internationales dans successivement le secteur pharmaceutique (Bœhringer Ingelheim), le secteur alimentaire (Nestlé Waters) et le secteur des technologies de l’information et de la communication (Ericsson & Google). Olivier compte plus de 20 ans d’expérience professionnelle en communication, relations presse et réseaux sociaux. Il anime en outre un blog personnel sur la communication, l’information, la réputation et la distorsion d’image : www.leblogducommunicant2-0.com. Il est l’auteur d’un essai intitulé « Journalistes, nous avons besoin de vous ! « 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Techniques de l’Ingénieur : une maison d’édition innovante !

En lançant simultanément sur le marché au 1er janvier 2012, 400 bases documentaires en ligne, les Techniques de l’Ingénieur proposent un outil inégalé dans la recherche documentaire scientifique et technique en français.

Ce lancement s’accompagne de la création d’une nouvelle offre de service « Conseil et Formation » avec l’ambition de devenir en trois ans un acteur majeur du conseil pour l’industrie française et la recherche, en s’appuyant sur son réseau national de spécialistes reconnus dans tous les domaines de l’ingénierie.

Les Techniques de l’Ingénieur proposent ainsi d’accompagner les professionnels de l’industrie et de la recherche dans leurs projets au travers de missions d’expertise ou de conseil sur-mesure, de renforcement d’équipe dans une phase d’étude ou de mise en œuvre, de formations techniques ou réglementaires.

Robin Dualé, Président des Éditions Techniques de l’Ingénieur, résume ce virage stratégique ainsi : « Techniques de l’Ingénieur accompagne depuis plus de 60 ans les plus grands acteurs de la R&D et de l’industrie dans leurs développements au travers d’une source d’information unique au monde. Désormais, nous mettons nos meilleurs experts scientifiques et techniques au service de ces acteurs par des missions de conseil et de formation pour leur permettre d’accélérer leur développement et leur donner des moyens supplémentaires pour innover. »

7 autres services complètent l’offre de rentrée :

  • Un annuaire des laboratoires et centres de recherche ;
  • Un espace réseau et emploi ;
  • Un service de traduction à la demande de documentation technique et scientifique ;
  • Un dictionnaire technique multilingue ;
  • Un service d’impression à la demande de tout ou partie d’une base documentaire ;
  • La possibilité de créer ses propres bases documentaires en piochant parmi les 8 000 articles de la base en ligne ;
  • Une nouvelle application Ipad pour consulter et rechercher en mobilité.

Et comme chaque année, la base documentaire en ligne s’enrichit de nouveaux contenus :

  • Innovations technologiques (Management de l’innovation, Écoconception, Innovations en mesures et analyses, Innovations en environnement, Innovations en électronique et photonique) ;
  • Matériaux traditionnels. Matériaux techniques (bois, verres, textiles) ;
  • Transports (véhicules propres, ferroviaires, aérospatial).

 

En savoir plus

Filtrage d’Internet : doit-on avoir peur de SOPA et PIPA ?

L’encyclopédie collaborative en ligne Wikipedia, le portail de social bookmarking (partage de liens) Reddit, le moteur et la plateforme de blogs WordPress, le site de Reporters sans frontières… De très nombreux sites ont décidé de protester symboliquement contre deux projets de loi américains sur les droits d’auteur, jugés liberticides, en suspendant leur activité. SOPA (« Stop Online Piracy Act ») et PIPA (« Protect Intellectual Property Act ») n’en finissent pas de faire polémique. Doit-on réellement avoir peur de ces lois anti-piratage ?

PIPA / SOPA ?

PIPA et SOPA sont deux projets de loi similaires, le Protect IP Act ayant été proposé au Sénat américain le 12 mai 2011, tandis que le SOPA a été proposé à la Chambre des Représentants des États-Unis le 26 octobre 2011. Ils visent à élargir les capacités d’application du droit d’auteur et des ayants-droit pour lutter contre sa violation en ligne et les contrefaçons, en donnant des outils au gouvernement américain et aux détenteurs de droits pour limiter l’accès aux sites dédiés au piratage (et aux contrefaçons). Ces projets sont soutenus par de nombreux parlementaires de tous bords, ainsi que par certains géants de l’industrie du disque, du cinéma et du jeu vidéo.

Mesures et outils mis à disposition par ces projets de loi

SOPA et PIPA prévoient une série de mesures à l’encontre des sites « hors-la-loi » : l’interruption du référencement dans les moteurs de recherche des sites jugés coupables, le gel des comptes des sites incriminés ainsi que la suspension des revenus publicitaires et des transactions via les services de paiement en ligne de type Paypal. Ils rendent également possible le blocage total d’un accès aux sites en question, par le biais d’un blocage DNS, protocole de blocage par nom de domaine qui permet de modifier les tables DNS associant un nom de domaine à l’adresse IP du serveur qui héberge le site. Enfin, ils rendent le streaming de contenus protégés illégal.

Différence des approches française et américaine

En France, dans le cadre de la lutte contre le piratage en ligne, ce sont surtout les connexions des particuliers qui sont visées, notamment à l’aide de l’autorité publique de la HADOPI (Haute Autorité pour la Diffusion des Œuvres et la Protection des droits sur Internet) alors que les États-Unis ciblent le porte-feuille des sites et le système DNS.

L’implémentation de la loi américaine est estimée à 47 millions de dollars jusqu’en 2016, et comprend le recrutement et la formation d’une cinquantaine d’agents et de cadres.

Réactions et lobbying 2.0

Les deux projets de loi se heurtent à une levée de boucliers sans précédent de la part des principaux acteurs du secteur. Les actions, entre blackout et lobbying 2.0, ayant impliqué les géants Wikipédia, Facebook, Twitter, eBay et d’autres ont d’ores et déjà porté leurs fruits : pas moins d’une vingtaine de parlementaires américains ont décidé de retirer leur soutien aux projets de loi. La Maison Blanche avait, elle, déjà annoncé qu’elle ne soutiendrait pas « une législation qui réduit la liberté d’expression, augmente les risques pour la sécurité cybernétique et sape le dynamisme et le caractère innovant de l’Internet mondial ».

Comme le rappelle la Stanford Law Review, ces textes sont bel et bien « une attaque légale sans précédent contre l’infrastructure technique critique d’Internet ». Le système DNS est l’un des fondements sur lequel Internet a été construit, dont le fonctionnement continu dépend. « L’obligation par les tribunaux quant au filtrage DNS aura également potentiellement des conséquences catastrophiques sur la stabilité et la sécurité des DNS », alors que les efforts du gouvernement américain essaient d’augmenter la sécurité de ces protocoles. Car s’attaquer aux DNS pourrait aussi avoir l’effet contraire à celui escompté : se tourner vers un autre système d’adressage alternatif et non-régulé.

Enfin, la question de la trans-territorialité d’Internet pose problème : la justice américaine a-t-elle le droit de s’attaquer à un site basé juridiquement hors de ses frontières ?

Megaupload fermé

C’est dans ce climat délétère que le FBI a fermé, jeudi 19 janvier, 18 sites Web tous plus ou moins liés à la nébuleuse « Mega », à laquelle appartiennent Megaupload, l’un des plus importants sites d’hébergement et de partage de fichiers au monde, et Megavideo, une plateforme populaire de vidéos en streaming, proposant du contenu protégé ainsi que du contenu légal. Le doute plane encore sur le modus operandi et sur le bien-fondé en termes de souveraineté juridique, le site étant basé à Hong Kong, et donc hors juridiction américaine, bien que de nombreux serveurs se trouvent sur le territoire américain ainsi qu’au Canada et au Pays-Bas. Le créateur de Megaupload, Kim Schmitz, ainsi que deux de ses collaborateurs ont eux été arrêtés en Nouvelle-Zélande.

Riposte et déni de service

Les réactions d’indignation ne se sont pas faites attendre de la part des utilisateurs comme de celles du collectif d’activistes « Anonymous », qui a immédiatement riposté en attaquant par déni de service, et en rendant inaccessibles, entre autres, les sites du ministère de la Justice américain, d’Universal, de la Motion Picture Association of America, ainsi que le site français de l’Hadopi.

Selon Médiamétrie, Megavideo représentait en France pas moins de 3 millions de visites uniques par mois, pour un total de plus de 129 millions de vidéos visionnées.

Par M.R.

Kipp personnalise les boutons étoiles

Deux formes sont proposées :  insert taraudé, avec ou sans pastille, ou tige filetée, toutes deux  en  acier spécial Inox  similaire à DIN 6336.
Les boutons avec insert taraudé sont disponibles de M5 à M12 avec des diamètres de 25 à 63 mm et ceux avec filetage de M5 à M10 et des diamètres de 25 à 50 mm.
Kipp commercialise une large gamme de boutons étoiles spéciaux dont des références avec insert en acier saillant,  à serrage rapide ou encore à boutons aplatis.
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Créée en 1919 en Allemagne, la société Kipp a connu un développement spectaculaire. Partie d’un simple atelier de mécanique, elle est aujourd’hui un spécialiste mondialement connu dans le domaine des éléments standard mécaniques, des éléments de serrage et de manœuvre.
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La fabrication au cœur de notre entreprise :

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Kipp,  « Pour des idées qui font bouger »

Kipp France SAS
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Parc Silic – Bât. Kentia
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Relations presse :
Marie Respingue-Perrin – Agence OAC
Tél : 01 34 60 58 00

Un grand classique fait son entrée chez KIPP : la sauterelle (ou fermeture à grenouillère)

Les sauterelles KIPP sont livrées avec un contre-crochet réglable, avec ou sans dispositif de sécurité à l’ouverture et avec ou sans trou de fixation masqué. Suivant les modèles, il est possible de répondre à différentes exigences, en termes de contraintes de hauteur, de confort d’utilisation et de solidité, avec des charges de traction allant de 500 N à 40 000 N. La construction robuste et le dépassement de la position de point mort sont les garants d’une fixation résistante aux vibrations. Les sauterelles munies d’étriers permettent de corriger d’importants écarts de tolérance dans le dispositif de serrage.
Après le perçage des trous de fixation, le fermoir et le crochet peuvent être vissés ou rivetés. Pour certains modèles, le soudage par points est également possible. Cet article est disponible en acier bleu bichromaté et en inox 1.4301 poli, deux matériaux qui ont fait leurs preuves.

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A propos de Kipp France :

KIPP®, votre partenaire, compétent dans le domaine du développement et de la fabrication.

Créée en 1919 en Allemagne, la société Kipp a connu un développement spectaculaire. Partie d’un simple atelier de mécanique, elle est aujourd’hui un spécialiste mondialement connu dans le domaine des éléments standard mécaniques, éléments de serrage et de manœuvre.
Le design des éléments de serrage et de manœuvre a été plusieurs fois primé pour son côté ergonomique.

Les éléments standard mécaniques, doigt d’indexage, poussoirs, support à bille oscillante.. sont utilisés pour tout montage d’usinage et construction mécanique.
Les éléments de serrage, levier à came, sauterelle, poignée indexable… assurent un positionnement précis des pièces à l’aide de gestes simples permettant un serrage et un desserrage rapide.
Les éléments de manœuvre, poignées, boutons volants… font partie intégrante du succès de l’entreprise.

La fabrication au cœur de notre entreprise :

La qualité du parc machine outils assure la réalisation de processus de fabrication moderne. La technologie répond aux besoins des clients, notamment dans la production de pièces à injection plastique ou zinc et de pièces « spéciales ». Kipp est certifié DIN EN ISO 9001 Edition 2000.

La compétence de ses équipes permet de prendre en charge le client depuis la conception d’un projet jusqu’à la réalisation définitive de la pièce. Grâce son centre de logistique de pointe, Kipp assure une grande disponibilité d’environ 95% des pièces et un respect des délais de livraison.

Kipp,  « Pour des idées qui font bouger »

Kipp France SAS
Claudine Mauler
Parc Silic – Bât. Kentia
14/16 Avenue du Québec
BP 709
91961 Courtaboeuf cedex  France
Tél. : 01.69.75.14.15
Fax : 01.69.75.14.16 
email : [email protected]
www.kipp.fr

Contact technique
M. Christian Schmidt
tél : 06.37.27.09.16

Relations presse
Marie Respingue-Perrin – Agence OAC
tél : 01 34 60 58 00

Connecteurs KIPP en matière plastique avec noyau en acier très résistants

Ces raccords en matière plastique sont dotés d’un noyau en acier, ils résistent aux sollicitations les plus diverses. Par exemple les raccords à renforcement en acier pour profils carrés 25x25x1,5 mm possèdent une capacité de charge sous pression de max. 400 kg par tige de raccord horizontal en fonction des conditions d’utilisation.

En association  avec des profils en aluminium spécifiques KIPP, ils offrent des possibilités de construction presque illimitées.  Le système peut être combiné avec de nombreux matériaux, notamment des panneaux d’agglomérés à revêtement jusqu’aux plaques de verre et de matière plastique.  Ces connecteurs ont été spécialement conçus pour un montage extrêmement facile et sans outil : les raccords sont simplement fixés sur les profils carrés. Ainsi, ils restent démontables et peuvent être réutilisés.Leur manipulation aisée  procure des avantages en terme de rentabilité. Il est toutefois possible de sécuriser les raccords à l’aide de colle, de vis ou de rivets.

Les connecteurs KIPP, disponibles pour tubes carrés de 20 mm, de 25 mm et de 30 mm, ont été conçus pour répondre aux attentes les plus diverses :  l’offre de KIPP comprend toutes les solutions de raccord nécessaires : droit, à angle, en forme de T, articulé, coudé à 3, 4, 5 ou 6 sorties, sans oublier les bouchons de fermeture.
Pour en savoir plus, les informations sont disponibles sur le site : http://www.kipp.com

>> Fiche fournisseur

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Créée en 1919 en Allemagne, la société Kipp a connu un développement spectaculaire. Partie d’un simple atelier de mécanique, elle est aujourd’hui un spécialiste mondialement connu dans le domaine des éléments standard mécaniques, des éléments de serrage et de manœuvre.

Leur design a été plusieurs fois primé pour son côté ergonomique.

Les éléments standard mécaniques, doigt d’indexage, poussoirs, support à bille oscillante.. sont utilisés pour tout montage d’usinage et construction mécanique.

Les éléments de serrage, levier à came, sauterelle, poignée indexable… assurent un positionnement précis des pièces à l’aide de gestes simples permettant un serrage et un desserrage rapide.

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Du nouveau chez KIPP : des éléments pré-montés qui génèrent des économies de temps et d’argent

Grâce à leurs composants parfaitement ajustés, les éléments pré-montés KIPP permettent aux utilisateurs de  gagner du temps que ce soit lors de la conception, de la commande ou du montage. Dès la phase de conception, quelques clics suffisent pour réaliser des ensembles complets à partir d’une gamme de pièces normalisées. Ces sous-groupes sont alors réalisés de manière à rationaliser notablement l’assemblage ultérieur, grâce au pré-montage. Les fonctions, généralement demandées par les concepteurs, sont déjà intégrées et permettent de réduire les temps de conception et de montage. Tous les éléments pré- montés sont disponibles en plusieurs formats et dimensions. Une sélection judicieuse évite ainsi le recours à une fabrication sur mesure.

Parmi ces éléments :

Les vis orientables, sans encombrementgênant : grâce à la vis d’articulation, on peut faire pivoter le bouton-étoile vissé sur le dessus, autour de l’axe d’articulation ce quia pour avantage de permettre l’ouverture complète de l’espace de serrage dans le sens du chargement et du déchargement, sans aucun encombrementgênant.

Les crochets avec bouton-étoile à serrage rapide : l’heure est enfin au perfectionnement du serrage rapide. L’alésage débouchant du bouton-étoile permet de faire glisser celui-ci très rapidement sur le filetage du crochet, jusqu’au contact avec la surface à visser. Le bouton-étoile se redresse durant l’opération, et les flancs de filet s’enclenchent dans le filetage extérieur du crochet. Il suffit alors de tourner brièvement la poignée pour que le serrage soit parfait. On évite ainsi le vissage fastidieux du bouton-étoile jusqu’à la surface d’appui, tout en couvrant rapidement de vastes plages de réglage.

Les vis papillon avec contre poignée : une manipulation plus aisée se rentabilise vite. Après le réglage, le blocage de la contre poignée se fait sans outil. Plus besoin de clé plate, utilisée jusque-là pour maintenir le contre-écrou. L’utilisateur gagne ainsi du temps et d’argent.

Les broches : le patin mobile en matière plastique permet de maîtriser le serrage, le support et le calage de surfaces non parallèles. On évite ainsi de marquer et d’endommager les pièces. Le serrage est efficace et se fait tout en douceur, réduisant ainsi les reprises ou les rebuts.

Les bagues d’arrêt avec poignée de serrage : permettre une manipulation plus aisée et un positionnement plus rapide, sans avoir besoin d’autres outils, telle était la prescription pour ce sous-groupe. La solution a été apportée par la poignée Miniwing intégrée. Elle permet en effet de bloquer aisément la bague d’arrêt à n’importe quelle position, en vissant le bouton de serrage. Bien entendu, cette solution KIPP ne nécessite pas d’autres outils.

>> Fiche fournisseur
 
Pour en savoir plus, les informations sont disponibles sur le site : http://www.kipp.com

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Leur design a été plusieurs fois primé pour son côté ergonomique.

Les éléments standard mécaniques, doigt d’indexage, poussoirs, support à bille oscillante.. sont utilisés pour tout montage d’usinage et construction mécanique.

Les éléments de serrage, levier à came, sauterelle, poignée indexable… assurent un positionnement précis des pièces à l’aide de gestes simples permettant un serrage et un desserrage rapide.

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Une belle année 2011 pour Google Chrome

2011 aura été une année fantastique pour le géant américain Google. Android, son système d’exploitation open-source pour smartphones, PDA et terminaux mobiles, racheté en 2007, a vu sa part de marché quasiment doubler entre janvier et décembre 2011, passant de 17,2 % à 33,6 %, selon les critères de calcul du classement CybereStat et Médiamétrie.

Le système d’exploitation d’Apple, iOS, a quant à lui perdu près de 12 % sur la même période, atteignant tout de même 58,7 % de parts de marché.

À l’instar d’Android, c’est également le navigateur du géant américain, Chrome, qui a connu une très belle année 2011. D’après les calculs effectués par StatCounter, une entreprise éditant un logiciel de mesure éponyme, Chrome est passé de 15 % à près de 27 % sur l’ensemble de l’année 2011, terminant même deux points au dessus de Firefox, développé et distribué par la Mozilla Foundation, qui a perdu 6 % en un an.

D’après les chiffres de NetMarketShare, Google Chrome serait encore un peu plus petit que Firefox, mais les tendances sont bien les mêmes, le premier étant à la hausse tandis que le second, à la baisse. Autre point important : le déclin d’Internet Explorer, qui perd près de dix points dans l’année, passant ainsi sous la barre des 40 %.

2012 risque d’être une année riche en rebondissements qui verra, peut-être, la consécration de Chrome et Android.

Par M.R.

 

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La structure des plumes inspire la conception de nouveaux lasers

La nature est une constante source d’inspiration pour les scientifiques en mal d’imagination. Les chercheurs de la prestigieuse université de Yale, dans le Connecticut, en ont fait l’illustration. S’inspirant de deux types de nanostructures composant les plumes de certains oiseaux, aux couleurs brillantes et caractéristiques, les chercheurs espèrent pouvoir produire des lasers d’un nouveau genre.

La plupart des couleurs sont le fait de nanostructures dispersant plus ou moins fortement les ondes lumineuses à des fréquences spécifiques. Dans certains cas, ces nanostructures créent des iridescences, lorsqu’une surface paraît changer de couleur en fonction de l’angle selon lequel on la regarde ou en fonction de l’angle d’attaque de la lumière ; par exemple les arcs-en-ciel apparaissant dans les bulles de savon, ou encore, les carapaces de certains coléoptères. Dans d’autres cas de figure, les nuances produites sont plus régulières et moins changeantes.

Le mécanisme de production de ces nuances a déconcerté les scientifiques durant de nombreuses années, ceux-ci estimant que les couleurs étaient produites par un enchevêtrement plus ou moins empirique de protéines. Pourtant, en zoomant sur de petites sections de ces protéines, une certaine forme d’organisation s’est mise à apparaître. C’est par exemple cette organisation qui, à l’échelle nano, est responsable des nuances caractéristiques du merle bleu d’Amérique.

Deux types de laser

Les chercheurs américains ont ainsi créé deux types de laser : un premier modèle se basant sur des plumes possédant de petites cavités sphériques groupées, dans une protéine de bêta-kératine. Le laser inspiré par ce modèle consiste en une membrane semi-conductrice parsemée de petites cavités emprisonnant la lumière à certaines fréquences. Les boîtes quantiques incrustées entre chaque cavité amplifient la lumière et produisent le rayon cohérent caractéristique du laser.

Le second modèle se base sur l’observation de plumes dont la bêta-kératine prend la forme de petits tunnels communiquant les uns avec les autres, de manière plus ou moins tortueuse. Ce modèle a donné naissance à un laser qui fonctionnerait en bloquant certaines couleurs (certaines longueurs d’ondes du spectre électromagnétique). Dans les deux cas, les chercheurs peuvent manipuler la couleur des lasers en question, soit en modifiant la largeur des tunnels, soit en espaçant les nanocavités.

Assemblage naturel

Ce qui rend ces lasers d’inspiration aviaire différents des lasers traditionnels est le fait qu’ils peuvent s’assembler de manière tout à fait naturelle. Cela signifie donc que les ingénieurs n’auront pas à se soucier de la nanofabrication de cette structure à une plus grande échelle, réduisant significativement les coûts, le temps et la difficulté de production.
L’équipe américaine a d’ores et déjà présenté une partie de ses résultats lors du FiO (« Frontiers in Optics ») ayant eu lieu à San Diego, en Californie, fin 2011.

Par M.R.

 

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Bévues de nos comités de dirigeants : comment les limiter ?

Ces derniers semblent interloqués par le constat que cette élite qui nous gouverne – que ce soit dans la vie civile ou professionnelle – peut, elle aussi, commettre de grosses bourdes.  La surprise de ces observateurs contrariés provient probablement d’une introjection [1] qu’il convient de revisiter. Pour quelle raison, en effet, les décisions de nos comités de dirigeants seraient-elles infaillibles ? Qu’est-ce qui enferme le monde des « administrés » dans  cette croyance que les comités de décideurs seraient à l’abri de bévues aussi grossières que la gestion de « l’affaire d’espionnage » chez Renault en 2010, l’attitude de notre gouvernement au début du printemps arabe en 2011 ou sa position lors du génocide au Rwanda en 1994 ?…

Ces exemples accablants doivent être versés au dossier de notre analyse critique et nous conduire au constat suivant: quels que soient les niveaux de leurs quotients intellectuels (QI), nos équipes dirigeantes ne sont pas infaillibles ! Étudions les causes probables de tels accidents de la décision.

Une bévue, c’est une erreur grossière due à l’ignorance, à la négligence ou à l’aveuglement, et pouvant entraîner des conséquences fâcheuses. Les comités de dirigeants sont bien informés, surtout à haut niveau. D’autre part, ils sont, par définition, dotés de capacités de raisonnement hors du commun. Ce ne sont donc pas leurs compétences rationnelles qui les conduisent à ce genre d’erreurs. Comme dans de nombreux cas d’accidents de pilotages, c’est plutôt la faiblesse des compétences relationnelles qui expose nos comités de directions à la bévue. Des recherches de l’université de Chicago nous permettent de mieux comprendre l’influence des comportements humains sur la qualité de la décision en équipe. Ces études montrent que, dans 80% des cas, les décisions d’équipes sont plus efficaces que la plupart des décisions individuelles de leurs membres [2]. Dans les 20% des cas restants, l’équipe produit des décisions dont la qualité est moindre que celles de la plupart de ses membres. Ces « accidents en équipes » sont propices à la prolifération des bévues.  Etudions les comportements à risques.

Dino Ragazzo

Dino Ragazzo a plus de 25 années d’expérience opérationnelle en milieu industriel notamment chez CEGELEC, Groupe ATANTIC, FRAMATOME (mise en service d’installations nucléaires).Il a été successivement Technicien commercial, Ingénieur d’essais, Directeur Technique, chef d’entreprise (PME d’ingénierie électrique et maintenance nucléaire) et Conseiller de la Direction Générale d’un grand groupe Industriel.maintenance nucléaire) et Conseiller de la Direction Générale d’un grand groupe Industriel.Dino Ragazzo est également l’auteur de l’ouvrage :

MANAGER D’ELITE – Gestalt guide du leadership dans les organisations du XXIe siècle

Bénéficiez de 20% de réduction immédiate sur l’achat de cet ouvrage grâce à Instantanés Techniques en cliquant ici (code réduction : 1IT11).

Excès de pouvoir

Des membres trop sûrs d’eux-mêmes deviennent trop souvent arrogants, voire agressifs. Cette attitude décourage l’expression des idées des membres moins assertifs. Les tentatives répétées de « main basse sur l’équipe » nuisent profondément à la qualité des solutions élaborées par les équipes qui possèdent de tels membres au « thorax surdéveloppé ». On l’a bien compris, ce qui motive ces membres, c’est moins la qualité de la solution que la portée de leur emprise sur le groupe. Lorsque plusieurs membres (à masculinité surdéveloppée) exercent ce type de comportement dans le groupe, ils interagissent de manière agressive et essaient d’avoir le dessus par l’intimidation, les attaques personnelles, la moquerie, etc. Ces membres sûrs d’eux et dominateurs ont en général tendance à sous-estimer les difficultés des problèmes à résoudre, à minimiser les risques liés à leurs propres stratégies pour résoudre les problèmes et à ignorer les points de vue des membres moins affirmés. Quelle que soit la qualité des solutions élaborées par ce type de groupe, elles n’entraînent qu’un faible niveau d’adhésion et la mise en application des solutions reste pénible et de durée limitée.

Excès de compétition

Les comportements de compétition sont assez proches des comportements de pouvoir, mais le compétiteur ne cherche pas à contrôler l’équipe. Le compétiteur adore se trouver dans des groupes, car il a besoin des autres pour faire la démonstration de sa prétendue supériorité et satisfaire ainsi ses propres besoins narcissiques. Les groupes où règne la compétition entre les membres ressemblent davantage à un jeu-concours qu’à une activité de collaboration. Les membres compétiteurs sont moins intéressés par la qualité des solutions que par leurs volontés d’impressionner les autres et de leur vendre leurs idées. Observer un groupe compétiteur, c’est comme observer un champ de bataille. A la fin, il ne reste que des gagnants et des défaits. Les autres membres du groupe se font parfois piéger dans ce type de situation et finissent par développer eux-mêmes, en réaction de défense, des comportements compétiteurs, même s’ils ne sont pas naturellement enclins à ce type de comportements. C’est, encore une fois, un excès de masculinité qui explique souvent ce genre de comportements que l’on retrouve particulièrement dans des groupes où la masculinité ou l’animus [3] prédominent.

Excès de perfectionnisme

La motivation des groupes excessivement perfectionnistes est de fournir la meilleure solution possible et que celle-ci soit exempte d’erreurs. Pour satisfaire cette motivation, les membres n’hésitent pas à investir des efforts disproportionnés pour résoudre des problèmes mineurs et ne sont jamais tout à fait satisfaits des résultats auxquels ils aboutissent. Cette coûteuse prédisposition à s’attarder sur des détails conduit le plus souvent ces groupes à de sérieuses difficultés dans la gestion du temps. La maîtrise du temps est d’ailleurs l’un des principaux écueils du perfectionniste qui confond le plus souvent précision et excellence. Les perfectionnistes éprouvent un besoin irrépressible de faire leurs preuves en permanence. Ils s’imaginent que les autres accordent aussi peu de crédit à leurs compétences qu’ils ne s’en octroient à eux-mêmes. Leur énergie est donc essentiellement consacrée à consolider la certitude de leur compétence. Un problème en tant que tel, plus qu’un problème à résoudre, constitue donc une opportunité indispensable, un moyen vital permettant aux perfectionnistes de satisfaire leur angoisse d’incompétence. Le consensus est très difficile d’accès dans ce genre de groupes. Leurs échanges interminables autour de divergences de vues mineures compliquent considérablement toute forme de solution pourtant apte à apporter une réponse satisfaisante au problème à résoudre.

 

Excès de conformisme

Les conformistes calment leur angoisse de liberté (et des responsabilités correspondantes à assumer) en proposant des idées conservatrices. Ils ont tendance à considérer toute idée innovante ou toute différence comme un risque auquel il ne vaut pas la peine de s’exposer. Ainsi toute idée originale sera automatiquement disqualifiée et jugée trop audacieuse ou trop novatrice ou trop différente.

Excès de consentement

C’est l’angoisse de solitude que les membres « complaisants » cherchent à apaiser dans ce type de groupe. Les membres apparaissent anormalement arrangeants, le climat de travail semble agréable, aucune ombre ne semble vouloir ternir le tableau… L’excès d’obligeance, d’égards et de politesse, combiné à une volonté de ne pas aborder des sujets de désaccord (des sujets qui fâchent) et à une tendance empressée à agréer, font douter de la capacité de tels groupes à explorer le champ des solutions alternatives. Peu importe la solution retenue pourvu qu’on ait l’ivresse de l’acceptation des autres ! La stratégie de travail de tels groupes commence souvent par l’identification des points d’accord. Il n’y a pas de débat autour de ces points. S’il y a accord, ou plutôt s’il n’y a pas désaccord, cela vaut décision. Cette stratégie conduit les membres de ces groupes à forcer le consensus en recherchant des alliances qui ont pour finalité de menacer et influencer les autres membres « béni-oui-oui » porteurs d’avis différents. Les points de divergence sont souvent sous-optimisés par les membres qui ne veulent pas s’exposer au risque de l’exclusion. Le désintérêt, l’absence de commentaires au sujet d’une nouvelle proposition, l’accentuation ironique d’un trait de personnalité, la plaisanterie autour des différences (sexe, race, goûts, vêtements, etc.) sont différentes tactiques utilisées dans de tels groupes. Elles ont pour but de faire peser la menace d’exclusion sur les membres qui semblent tentés par la défense de leur intégrité ou de leur liberté de pensée.

Insuffisance de volonté de résultats

Personne ne semble motivé par la volonté de bien faire les choses ou de faire les bonnes choses. Les membres du groupe ne semblent pas préoccupés par la rationalité des propositions ou des idées énoncées et l’on transforme sans embarras des suppositions en faits avérés selon les besoins de la « démonstration ». Il y a peu de structure dans le travail réalisé par ces groupes. Il n’y a pas d’objectif précis non plus. La confusion entre objectif, tâche, stratégie est totale. Le travail est désordonné, de petits sous-groupes discutent ensemble de points différents, on partage peu les informations. Le flou, le désordre, la confusion et la désorganisation semblent caractériser le mode de fonctionnement de ce type de groupe.

En résumé, les comportements qui pénalisent l’efficacité des équipes dirigeantes sont adossés à des besoins excessifs de sécurité et/ou à un faible niveau de motivation personnelle vis à vis du résultat à obtenir.

Un bon moyen pour réduire les besoins de sécurité consiste à offrir aux comités le temps nécessaire pour que l’écoute, le débat et le soutien s’installe entre les participants. Ces compétences relationnelles sont nécessaires à l’élaboration de bonnes décisions. Ce temps de « mise en route » est indispensable à la mobilisation de l’énergie constructive de participants. Chercher à le réduire, c’est comme essayer de courir un 100 m sans échauffement.  On s’expose à tout ou partie des pièges décrits ci-dessus.
A quoi reconnaît-on une décision efficace ?

La réponse est dans la mesure du niveau d’acceptation. A l’issue d’un travail de décision collective, la mesure (anonyme) de la motivation des participants [4] pour la mise en œuvre des décisions permet d’évaluer leur niveau d’acceptation. Outre qu’elle renseigne sur leur cohérence avec les valeurs des participants, cette mesure donne également une idée de la probabilité que les décisions ainsi testées soient effectivement implémentées.

Une décision efficace optimise les résultats attendus, c’est-à-dire :

  • la décision est de bonne qualité (Q). Elle s’appuie sur des faits avérés, sa mise en application conduit aux risques minimaux, sa valeur ajoutée potentielle est optimale, et les ressources nécessaires sont utilisées à bon escient. Cette qualité s’obtient essentiellement par la combinaison harmonieuse des compétences rationnelles des participants. Elle fait appel à leurs Intelligences Intellectuelles et Emotionnelles (QI et QE).
  • la décision mobilise et polarise l’énergie des gens qui l’appliquent, c’est-à-dire qu’elle produit un haut niveau d’acceptation (A). Ce niveau d’acceptation est d’autant plus élevé que les participants ont eu la sagesse de se mettre en condition de tempérer les besoins excessifs de sécurité (ou de pouvoir, de compétition…) de certains d’entre eux.

Ces points sont résumés par l’équation d’OSBORNE [5] : E = Q x A.
L’efficacité (E) d’une décision est le résultat combiné de sa Qualité (Q) et du niveau (A) d’Acceptation (Adhésion) qu’elle suscite.

Notons qu’une équipe de direction qui a su développer de bonnes qualités relationnelles saura plus facilement traverser les embûches causées par une mauvaise conception ou une planification défaillante des projets. A cause de la synergie qu’elle est capable de développer, ce type d’équipe est moins exposé aux bévues car elle produit des décisions qui sont plus efficaces que celles que produirait le plus expert de ses membres.

En revanche, une équipe de direction qui mise essentiellement sur le raisonnement logique et le QI ne pourra pas compter sur ces compétences rationnelles pour traverser un problème de relations entre ses membres. En effet, la logique d’un directeur exagérément rationnel (trop de QI et pas assez de QE), à elle seule, ne sera pas d’un grand secours pour donner plus de consistance, par exemple, à la malléabilité dévastatrice d’un groupe de collaborateurs parfois un peu trop « plastiques ».

Les comités de directions, par le QI de leurs membres, sont généralement composés de telle sorte à maximiser la Qualité des décisions. Cette disposition, bien que nécessaire, ne les met pas suffisamment à l’abri du risque de bévues. Les diverses instances de directions qui souhaitent améliorer leur efficience ont tout intérêt à mesurer –anonymement –  et à exploiter le niveau d’Acceptation des décisions. Mais connaissez-vous beaucoup de présidents qui se préoccupent du niveau de motivation des membres de leurs comités avant de valider leurs décisions ?

Par Dino Ragazzo

  • [1] Processus par lequel une opinion, une attitude, ou une instruction sont automatiquement et rapidement considérées comme vraies….à la manière dont les enfants (en dessous de 7 ans) « avalent » tout ce que leurs parents leur disent.
  • [2] Dans une minorité de cas, la décision d’équipe est même meilleure que celle qu’aurait prise, seul, le plus expert de ses membres.
  • [3] Partie masculine de la psyché d’une femme
  • [4] Par exemple au travers de questionnaires anonymes
  • [5] Richard OSBORNE est “Professor for the Practice of Marketing and Policy Studies” à la Case Western Reserve University

 

En savoir plus : http://experience-conseil.com/

Pour aller plus loin :

Participez à la formation Techniques de l’Ingénieur : INGÉNIEUR MANAGER

Orange et SFR contre-attaquent à l’arrivée de Free

Premier à dégainer, Orange a officialisé dans jeudi matin le lancement immédiat, sous sa marque Sosh, de trois forfaits échelonnés de 9,90 à 24,90 euros par mois. Dans la foulée, SFR, filiale de Vivendi, a dévoilé de nouvelles offres dans la même fourchette de prix pour sa gamme Red, qui seront disponibles sur Internet la semaine prochaine.

Les nouveaux tarifs Sosh sont en nette baisse par rapport à ceux pratiqués depuis le lancement de la marque à bas coûts d’Orange en septembre. Mais contrairement à Free, ils ne proposent que des appels en France métropolitaine. Nouveauté dans la gamme, le forfait à 9,90 euros/mois comprend deux heures d’appels, SMS illimités et accès wifi sur les 30 000 hotspots de l’opérateur historique. Le forfait « édition spéciale » à 14,90 euros propose deux heures d’appels, SMS et MMS illimités ainsi que l’internet mobile. Le troisième est un forfait appels et SMS/MMS illimités plus internet mobile, dont le tarif est ramené de 39,90 à 24,90 euros/mois.

La nouvelle gamme Red de SFR proposera elle aussi trois tarifs :

  • deux heures d’appels et SMS/MMS illimités à 9,90 euros ;
  • illimité sur les SMS/MMS et les appels vers les fixes de 46 destinations, principalement dans les DOM et en Europe, à 19,90 euros ;
  • illimité voix et SMS/MMS, plus internet mobile et accès aux hotspots wifi pour 24,90 euros.

Ces forfaits vont remplacer l’actuelle gamme qui va de 12 euros/mois, pour une demi-heure d’appels et SMS/MMS illimités, à 34 euros/mois pour deux heures d’appels, SMS/MMS illimités plus internet mobile. « La gamme Red est faite de séries limitées et a vocation à évoluer régulièrement », a déclaré à l’AFP le directeur marketing de SFR, Patrick Asdaghi.

Tant chez Orange que chez SFR, les forfaits à 24,90 euros comprenant l’internet mobile plafonnent le débit à 1 gigaoctet, contre 3 chez Free. Pour autant, la prodigalité des opérateurs sur le trafic de données et la téléphonie illimitée semble « surdimensionnée » à certains analystes. Les consommateurs n’utilisent en moyenne que 500 megaoctets, téléphonent 2 heures 30 et envoient 120 SMS par mois.

Contacté par l’AFP, Bouygues Telecom, le troisième opérateur de réseau, n’a pas encore dévoilé de nouvelle offre, et n’a pas souhaité s’exprimer jeudi (ndlr : Bouygues Telecom a annoncé depuis une baisse des tarifs de sa marque low-cost B&You via deux forfaits l’un à 9,99 euros et l’autre à 19,99 euros, ce dernier proposant les mêmes conditions que l’offre Free).

Du côté des opérateurs sans réseau propre (MVNO), les abonnés de Virgin Mobile (2 millions de clients), ont reçu mercredi dernier des SMS leur proposant un forfait « tout illimité à 19,99 euros par mois ». Mais aucune confirmation n’a été obtenue de ces tarifs ni de leurs conditions, dont le site internet de l’opérateur ne faisait pas mention à ce stade.

Free a bousculé le paysage français du mobile, en déboulant sur le marché avec une offre agressive à deux tarifs: 19,99 euros/mois avec internet, SMS/MMS illimités et appels illimités vers 40 destinations, et 2 euros mensuels pour 60 minutes de communications et 60 SMS. « Vous pouvez donner une leçon à votre opérateur en le quittant ou en lui demandant de baisser ses tarifs », a martelé mardi dernier Xavier Niel, le patron du nouvel entrant, qui réserve aussi aux abonnés à sa Freebox un tarif privilégié de 15,99 euros pour le premier forfait et la gratuité sur le second.

Pour l’Association française des utilisateurs de télécommunications (Afutt), cette dernière offre « déconsidère » les accords entre le gouvernement et les principaux opérateurs sur des tarifs dits « sociaux » (40 minutes d’appels et 40 SMS pour une dizaine d’euros par mois), en mettant à bas « les argumentaires de coûts de revient incompressibles ».

(Source et crédit photo : AFP)

 

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Free dévoile mardi ses offres de téléphonie mobile

Produire de l’énergie à partir d’hydrogène en froissant du graphène

Une étude menée par des chercheurs de l’Institut des Nanosciences du Conseil National des Recherches, montre qu’en contrôlant le plissement du graphène, il est possible de lui faire absorber puis libérer de l’hydrogène. Le résultat a été publié dans la revue Journal of Physical Chemistry.

L’hydrogène, qui pourrait être le principal combustible du futur pour une énergie propre et efficiente, est difficile à accumuler et à conserver. Cette problématique occupe de nombreuses équipes de recherche à travers le monde, mais souvent, les solutions proposées se heurtent au problème de la phase finale, lorsque l’hydrogène doit être libéré, car cette manipulation nécessite des pressions et températures très élevées, et entraine un gaspillage énergétique important.

Valentina Tozzini et Vittorio Pellegrini, du Laboratoire Nest de l’Institut des Nanosciences du Cnr et de l’Ecole Normale Supérieure de Pise, ont démontré grâce à des calculs théoriques et des simulations, que le contrôle du plissement du graphène, matériel formé par une seule couche d’atomes de carbone disposés en nids d’abeilles en treillis (découverte qui a valu le prix Nobel de Physique en 2010 à Andre Geim et Konstantin Novoselov), permet de libérer l’hydrogène, même dans des conditions de pression et de températures normales.

Les calculs des chercheurs indiquent que lorsqu’une couche de graphène est compressée latéralement de manière à former des plis, l’hydrogène adhère chimiquement aux extrémités de ces sinuosités. En décalant les plis, de manière analogue au mouvement d’une vague, les anfractuosités se déplacent et l’hydrogène se retrouve dans une zone concave où l’adhésion est défavorisée. Ce mécanisme combiné à l’effet dynamique de la formation de vagues, provoque la libération de l’hydrogène.  » L’hydrogène a une forte affinité pour les zones convexes du graphène, et très peu pour celles concaves « , explique Valentina Tozzini,  » car l’énergie du lien est proportionnelle à l’incurvation du treillis atomique. Une fois capturé sur les extrémités, il est possible de libérer l’hydrogène en inversant l’incurvation. C’est un peu comme secouer un tapis de graphène plein de poussière d’hydrogène ».

Les chercheurs ont ensuite entrepris de produire des couches de graphène plissé en laboratoire et d’inverser les ondulations du matériau de manière contrôlée.  » Utiliser l’incurvation du graphène pour absorber et libérer de l’hydrogène est une idée nouvelle « , explique Vittorio Pellegrini, co-auteur de l’étude,  » la réalisation du dispositif dépend de nombreux paramètres techniques que nous avons à peine commencé à explorer, et les simulations de cette étude, montre que la route est semée d’embûches « .

(Source : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/68775.htm)

 

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Le mirage Groupon ou l’échec programmé du couponing sur Internet

Comme il a transformé le crédit immobilier et de très nombreux autres secteurs, l’internet bouleverse les règles du commerce. L’exemple le plus emblématique est constitué par Amazon qui invite ses concurrents sur son propre site, c’est aussi le cas d’eBay, enchères entre particuliers, Cdiscount, ventes promotionnelles, leboncoin, annonces gratuites. Les modes d’échanges et de commerce se multiplient et continueront à se multiplier.

Les coupons de réduction ont connu leur heure de gloire, ils font partie de ce paysage en plein bouleversement, en profitant du meilleur de l’internet : une audience considérable, une offre attractive et limitée dans le temps…

Groupon, société spécialisée en coupons de réduction, occupe la place enviée de la société qui a atteint le plus rapidement un milliard d’euros de chiffre d’affaires – en seulement 18 mois ! – et sa valorisation a atteint plus de 60 milliards de dollars. Ses concurrents, livingsocial et de nombreux autres, connaissent une croissance très rapide.

Le transfert de cet outil de promotion traditionnel sur Internet semblait promis à un succès considérable, mais il apparaît aujourd’hui, en analysant dans le détail le marché, que bien au contraire, les coupons ne vont pas résister durablement à l’internet.

En effet, si la promotion reste et restera toujours le moteur du commerce (sur Internet comme en boutiques), les coupons de réduction, pour être efficaces, doivent remplir trois objectifs :

  • Aider le marchand à absorber des coûts fixes en augmentant le volume vendu, même à une marge faible ou dans certains cas négative ;
  • Contribuer à la notoriété du commerçant en donnant une visibilité publicitaire autour d’une offre alléchante ;
  • Conquérir et fidéliser de nouveaux clients en les attirant une première fois par la qualité de l’offre, pour ensuite les conserver et générer ainsi des revenus récurrents.

Force est de constater qu’avec leur transfert et leur multiplication sur Internet, les coupons victimes de leur succès et de leur banalisation, perdent tout leur attrait…

Internet n’a pas seulement transposé le monde physique en monde virtuel, il a modifié le comportement des consommateurs et a supprimé les avantages des coupons pour les marchands :

  • Les marges sont largement négatives, le marchand doit à la fois réduire ses prix et rémunérer l’intermédiaire ;
  • La notoriété du marchand n’est pas améliorée, elle est même parfois dégradée, le client ne perçoit plus le coupon comme une marque d’attention personnelle mais comme un moyen de brader l’offre ;
  • La fidélisation s’avère inexistante, les consommateurs profitent des coupons et, attirés par de nouvelles offres, ne sont pas intéressés à continuer leurs achats à un prix normal.

Pour prendre une comparaison plus indirecte, la généralisation des coupons entraîne des changements de comportement similaires à celui des sites de rencontre ! L’Internet donne un éventail de choix plus vaste, des « offres » ciblées, et permet également de multiplier les rencontres… La rencontre change de nature, elle n’est plus un moment rare qu’il faut prolonger.

Les marchands se rendent compte que les coupons disponibles sur Internet ne remplissent aucun des trois objectifs qu’ils recherchent… bien au contraire ! Ils ne sont plus au service du marchand, mais au service exclusif des consommateurs et des sites qui les proposent.

Les coupons sur Internet, ont connu leur heure de gloire, un trafic exponentiel, une notoriété grandissante. Les marchands se sont laissés séduire, certains ont réalisé des chiffres d’affaires exceptionnels grâce à eux.

Mais les faits sont têtus et les marchands vont en prendre conscience. Ils vont progressivement arrêter de faire appel aux sites de coupon sous leur forme actuelle et rechercher de nouvelles formes de promotion, certaines plus traditionnelles, qui soient capables de valoriser leur image et d’attirer de nouveaux clients fidèles et heureux de profiter de leurs services sur le long terme.

Par Christophe Cremer, Directeur Général de PrestaShop / Experts IT

 

Christophe Cremer

Après avoir travaillé pour Citibank, Christophe Crémer crée en 1984 Sybel Informatique, un éditeur spécialisé dans les logiciels de gestion. Cette société devient l’un des leaders français en 1995 avec plus de 20 millions d’euros de chiffre d’affaires, revendue ensuite à Sage, l’un des plus gros acteurs du marché. En 1999, il crée la société Meilleurtaux.com, pionnier en France du courtage en ligne de prêts immobiliers par Internet. En 2007, Meilleurtaux.com réalise environ 50 millions d’euros de chiffre d’affaires avant d’être rachetée par un consortium piloté par la Caisse d’Epargne à la fin de cette même année. Fin 2010, il est nommé au poste de Directeur Général de PrestaShop.

 

 

 

 

 

 

Revue du Web #18 : les vidéos de la semaine

Cette semaine, dans la revue du Web :

  • La société G-Form en est convaincue : son étui de protection pour iPad est à toute épreuve. À tel point qu’elle a fait le test de lancer un iPad, recouvert de son étui, à une hauteur de plus de 30 kilomètres !
  • Le MIT vient d’élaborer une caméra capable de filmer à mille milliards d’images par seconde, suffisamment pour capturer le déplacement des photons ;
  • Clash est un « adorable » robot cafard hexapode, capable de grimper sur toutes sortes de textiles ;
  • Peu d’espèces peuvent se targuer d’avoir passé le test du miroir avec succès. Les robots font désormais partie du cercle très fermé des élus, grâce à leur représentant QBO ;
  • Est-ce une météorite de Noël, une boule de feu, un OVNI ou bien le dernier étage du lanceur russe « Soyouz » qui a traversé le ciel samedi 24 décembre ?
  • Une célèbre franchise de jeux-vidéo a décidé de se servir des récentes découvertes en lévitation quantique pour faire le buzz ;
  • Le gadget (inutile ?) de la semaine : « AntRoach », un robot gonflable particulièrement malhabile ;
  • Bonus : un peu de poésie grâce à la machine à écrire chromatique

Un iPad lancé à une hauteur de 30 kilomètres :

La société G-Form, spécialisée dans la conception et la fabrication d’étuis de protection pour tablettes, a vu les choses en grand. Habituée aux coups marketing, elle n’a pas lésinée sur les moyens pour tester son nouvel étui de protection flexible G-Form Extreme Sleeve, qu’elle a envoyée avec la tablette à plus de… 30 kilomètres de hauteur !

Accrochée à un ballon météorologique (un ballon-sonde), la caméra nous montre l’ascension de la tablette protégée par l’étui de couleur jaune, atteignant ainsi près de 100 000 pieds d’altitude (un peu plus de 30 000 mètres), puis la chute du dispositif, caméra Go-Pro comprise. À l’aide d’un tracker, l’équipe de G-Form retrouve la tablette, dont la coque semble avoir résisté au choc. L’écran, lui aussi, semble avoir passé l’épreuve du feu avec succès.

Plusieurs choses sont à observer : le poids au dos du dispositif a permis à la tablette de tomber sur le « dos », et non pas côté écran ; à partir d’une certaine hauteur, la vitesse de chute atteint sa limite, dûe aux frottements de l’air. Il n’est donc pas nécessaire (sauf pour créer le buzz) de tester l’étui à une telle hauteur ; enfin, remarquons tout de même que la caméra Go-Pro n’est, elle, pas protégée et en parfait état de fonctionnement après la chute.

En bonus, voici une vidéo mettant en scène le même étui, afin de prouver qu’il peut supporter la chute d’une boule de bowling. Une fois encore, la tablette semble fonctionner parfaitement.

Une caméra capable de « capter » la lumière :

Le prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT) a mis au point une caméra capable de filmer l’impossible : capter le déplacement d’une onde lumineuse. Pour réaliser ce tour de force, oubliez les ordres de grandeur habituels quant au nombre d’images par seconde, aux alentours du millier de FPS (Frames Per Second). La caméra du MIT joue, elle, dans une toute autre catégorie puisqu’elle est capable de capter… plus de mille milliards de FPS. Et donc capable à la fois de photographier des impulsions lumineuses ultracourtes comme de filmer ces impulsions laser en plein vol.
La technique est baptisée « femto-photographie » (femto : 10-15, un millionième de milliardième), et se base sur de nombreux détecteurs réglés à la picoseconde, ainsi que sur différentes techniques de reconstruction mathématique. Un laser titane saphir sert de source lumineuse, émettant des impulsions toutes les treize nanosecondes, dont le but est double : éclairer la scène et déclencher la prise d’image.

« Clash », le robot cafard :

Bien que les termes « cafard » et « adorable » soient antinomiques, le petit robot « Clash » n’a pourtant rien de répugnant. Le robot miniature à six pattes, mis au point par la prestigieuse université américaine de Berkeley, en Californie, rappelle grandement son prédécesseur, le DASH (Dynamic Autonomous Sprawled Hexapod, acronyme qui signifie aussi « se précipiter » en anglais) conçu dans les laboratoires du Biomimetic Millisystems de la même université, deux ans plus tôt.

Mais à la différence de son grand-frère, Clash n’est pas seulement capable de se déplacer horizontalement, il peut aussi grimper verticalement, notamment sur des matières de type textiles. La clé du mouvement est assurée par les quatre pattes avant, les deux pattes arrière n’ayant qu’une fonction stabilisatrice. Le robot peut grimper sur les vêtements grâce à de petites griffes situées sous les pattes, tandis que son appendice lui permet d’assurer près d’une trentaine de pas par seconde. Sa vitesse maximale est de 24 centimètres par seconde, ce qui n’est pas rien eût égard à sa dizaine de centimètres de longueur.

QBO, le robot qui réussit le test du miroir :

Conçu par la société espagnole The Corpora, QBO est un petit robot open-source muni de deux roues motrices et disposant d’une caméra, lui permettant à l’aide d’un logiciel de reconnaître certains objets ou visages, lorsqu’un utilisateur le lui demande de manière explicite.
La vidéo ci-dessous montre une petite expérience réalisée dans les locaux de la société : une fois passé en mode « reconnaissance d’objet » ou « reconnaissance de visage », et après avoir reconnu avec succès un des ingénieurs et une image de pingouin, le robot est confronté à sa propre image dans un miroir.

Développé dans les années 70 par le psychologue américain Gordon G. Gallup, le test du miroir est un moyen très connu pour mesurer la conscience de soi. Les animaux qui ont réussi ce test sont les chimpanzés, les bonobos, les orang-outans, les dauphins, les orques, les éléphants, ainsi que les corbeaux et les pies.

QBO, grâce à sa vision stéréoscopique, repère son image dans le miroir et, à l’aide d’un des ingénieurs, apprend à se reconnaître. Ce n’est évidemment pas encore une vraie conscience de soi, mais le résultat est intéressant et l’on peut désormais se demander si QBO serait capable de distinguer son image de celle d’un autre « QBO ».

Un morceau de Soyouz fait office de météorite de Noël :

Samedi 24 décembre 2011, entre 17h20 et 17h30, un étrange événement s’est déroulé devant les yeux tantôt ébahis, tantôt effrayés de millions de personnes se trouvant dans une zone couvrant l’Allemagne, la Suisse, la Belgique et le nord de la France. Ces spectateurs anonymes en sont certains : ils ont vu un OVNI, une météorite ou encore le chariot du père Noël…

Il n’en est pourtant rien. La très spectaculaire boule de feu s’est avérée n’être que la rentrée dans l’atmosphère terrestre du dernier étage de la fusée russe « Soyouz », lancée le mercredi précédent depuis Baïkonour, au Kazakhstan, et ayant connu de nombreux déboires. Parmi ces déboires, l’échec de la mise en orbite d’un satellite de communication russe, en raison d’une avarie et d’une panne. Comble de malchance, un morceau du satellite a tout de même atterri… sur le toit d’une modeste maison en Sibérie.

La vidéo qui suit a été filmée en Allemagne, dans la ville de Kusel, du Land de Rhénanie-Palatinat, à 17h26 :

Faire le buzz et surfer sur la lévitation quantique :

Vous vous souvenez sûrement de cette vidéo qui a fait le buzz il y a quelques mois, lorsqu’un groupe de chercheurs et d’étudiants de l’université de Tel-Aviv (Israël) a développé un disque supraconducteur capable de léviter, tout d’abord au-dessus d’un simple aimant permanent, puis sur tout un circuit circulaire composé d’aimants.

Le phénomène mis en cause ici s’appelait  le « blocage quantique », bien que l’expression « lévitation quantique » soit plus utilisée. Nous vous en parlions ici.

Une agence de communication a eu la bonne idée de se servir du buzz suscité par ces travaux pour initier une campagne de publicité virale pour le jeu WipEout, jeu vidéo connaissant un immense succès critique et commercial depuis sa création. Les joueurs ici sont aux commandes de véhicules aérodynamiques futuristes et armés, utilisant une technologie fictive « d’antigravité », et participent à des courses ultra-rapides et au graphisme léché.

Présenté comme le fruit du travail du – fictif – « Japan Institute of Science and Technology », un circuit WipEout aux dimensions d’un circuit de modèle réduit voit évoluer dans une vidéo deux engins en supposée lévitation, mais cette vidéo n’est malheureusement qu’un… fake, pour promouvoir la sortie du prochain opus de la franchise. En dehors des graphiques fantaisistes, on imagine encore assez mal un circuit où des enfants seraient à même de manipuler de l’azote liquide. Dommage !

Le gadget (inutile ?) de la semaine : « AntRoach », le robot gonflable et malhabile

Pour conclure cette dix-huitième revue du Web, voici le gadget (inutile ?) de la semaine : « AntRoach », un robot gonflable particulièrement malhabile. AntRoach (nom formé à partir de  « cockroach », cafard en français, et  « ant », fourmi en français) pourrait être l’exacte antithèse de « Clash », le robot cafard présenté plus haut. Développé par Otherlab, un laboratoire de recherche américain basé à San Francisco spécialisé dans les équipements gonflables, ce robot pneumatique pèse un peu plus de trente kilos, mesure environ 4,50 mètres et peut transporter près de 500 kilos sur son dos et ses six pattes gonflables. Toutefois, « AntRoach » n’est pas le robot le plus mobile jamais construit, le transport semble donc rester problématique…

Avantage ? Il sait aussi se déplacer sur l’eau. Jugez plutôt…

Bonus : la machine à écrire chromatique :

En bonus, voici la fantastique invention de Tyree Callahan, un artiste-peintre américain qui, en modifiant une vieille machine à écrire Underwood 1937,  – appareil mythique de l’âge d’or des écrivains américains –, l’a transformée en une « machine à écrire chromatique », ou une machine à « écrire des images ». Pour cela, il lui aura suffi de remplacer les touches et les lettres par des tampons de couleur et des dégradés, lui permettant d’écrire ainsi une toute autre histoire…

Par M.R.

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12 prédictions pour 2012

En regardant l’historique de ce blog, je me suis rendu compte que j’avais commis un ridicule petit article de prévisions à la fin de l’année 2010. Il m’était sorti de la tête, mais en relisant, je trouve qu’il n’était pas si mal : Android a bien dépassé l’iPhone en 2011 aux US et en France (je ne sais pas au niveau mondial), la croissance de Facebook décroît bien effectivement, la Freebox V6 n’était pas vraiment un monstre de stabilité sur le début de l’année. En revanche, Google+ est un vrai succès en nombre de profils, et je ne sais pas si Windows Phone 7 est un échec. Alors soyons joueur, et lâchons quelques nouveaux pronostics pour 2012.

  1. Facebook atteint le milliard de profils. Un beau chiffre suivi de neuf zéros. Oui, mais la croissance ne se fait plus en Europe, elle se fait en Asie et en Amérique du Sud. L’Inde va devenir la 2nde nation sur Facebook, le Brésil connaîtra une très forte progression et finira à la 3e place d’ici la fin 2012.
  2. Foursquare lance ses pages entreprise. L’univers des médias sociaux semble converger vers un modèle page perso / page entreprise, avec Facebook, Google+, Twitter et même LinkedIn. Foursquare ne peut rester de marbre et va jouer à ce petit jeu ridicule.
  3. Groupon disparaît de la scène. Gros buzz en 2011, gros fiasco en 2012 ? Avec son modèle basé sur des remises intenables pour les annonceurs, Groupon ne peut jouer la carte du long terme. Le crash a déjà commencé, il se finalisera  avant la fin de l’année.
  4. Le téléchargement illégal revient à son niveau de 1999. La guerre contre le téléchargement illégal a connu de nombreux rebondissements, mais ce n’est pas tant en faisant peur au consommateur avec Hadopi, mais plutôt en frappant là où ça fait mal – au porte-monnaie – que le téléchargement se tarit : en brisant l’écosystème autour des sites de partage, en leur coupant les moyens de paiement, par exemple.
  5. Amazon sort un Kindle vidéo. Je sais, c’est complètement abracadabrant, mais j’ai toujours été surpris par les idées d’Amazon, alors pourquoi pas celle-ci ? Un permettant d’acheter un DVD ou de le louer via Amazon, bien entendu. Service ouvert aux US en septembre 2012, puis un an plus tard en Europe. Un délai simplement dû aux négociations nécessaires avec les ayants-droit.
  6. Viadeo signe un partenariat avec LinkedIn. Ce sera la première pierre sur le petit chemin caillouteux qui mènera cinq ans plus tard au rachat de Viadeo par LinkedIn. Les tentatives d’expansion en Russie et en Chine seront vaines, et la fusion avec LinkedIn sera la seule voie de sortie envisageable.
  7. IBM rachète WordPress. Totalement irréaliste, bien sûr, à qui devrait-on faire le chèque ? Mais je me souviens de la vente de JBoss Inc. à RedHat en 2006, deux boîtes qui faisaient de l’open source. Et vu le succès de WordPress ces temps-ci, je me dis qu’il serait temps qu’une boîte sérieuse s’y intéresse.
  8. Free / Iliad sort son propre téléphone mobile. Là aussi, totalement irréaliste, déjà qu’ils ont du mal à sortir leur offre mobile. Mais Iliad / Free est une boîte avec une certaine dose d’audace technologique, et je les verrais bien lancer leur propre smartphone, sur base Android bien sûr, avec un tas de services accessibles uniquement aux abonnés. Une sorte de Freebox du téléphone.
  9. YouTube se lance dans le cinéma. Ou plutôt, après le direct, la VOD, YouTube se lance dans la production de films… distribués uniquement sur YouTube. Abracadabrant, sauf pour cette frange de cinéastes qui ont du mal à faire distribuer leurs films. De même qu’AdWords permet à n’importe quelle boîte de faire de la pub (même à petit budget), cette offre permettrait à n’importe quel cinéaste de se faire connaître et de gagner un peu d’argent par ce biais. Une sorte de micro-financement du cinéma. Fou, non ?
  10. Les smartphones deviennent des moyens de paiement, grâce à une application qui associe un (ou plusieurs) compte en banque à un numéro de mobile. Bien sûr, une identification est nécessaire pour ne pas se faire vider son compte chaque fois qu’on égare son téléphone. Et bien entendu, American Express et Visa sortent deux applis rivales.
  11. Pour la première fois, l’audience Internet des JO dépasse l’audience TV. C’est le grand événement interplanétaire de 2012, et les droits télévisuels ont atteint des records. Du coup, peu de chaînes ont eu les moyens de suivre économiquement, et paradoxalement, c’est Internet qui se taille la part du lion … mais en comptabilisant les contenus publiés par les spectateurs eux-mêmes depuis leurs smartphones.
  12. EDF se lance dans la voiture électrique. C’est le coup de génie de Proglio d’ici la fin 2012, il annonce un partenariat avec Renault pour devenir distributeur de véhicules électriques, réalisant ainsi une intégration verticale complète. Disposant d’une connaissance parfaite de son réseau de distribution, EDF est capable d’ouvrir des bornes de ravitaillement qui correspondent exactement aux statistiques d’usage sur le long terme. Bien entendu, c’est le Qatar qui financera l’opération…

Bon, c’est certain, il y a des trucs complètement irréalistes là dedans. Mais qui sait, on est en 2012 ? (heureusement qu’on n’est pas en 2059 d’ailleurs, ça serait plus dur)

Par Hervé Kabla / Kablages [Posté le 02/01/2012]

 

Hervé Kabla

Blogueur, polytechnicien et entrepreneur, Hervé Kabla est un scientifique tombé très tôt dans le marketing et la communication. Passé par Dassault Systèmes, l’Inria et deux ou trois start up, il dirige blogAngels, agence 100 % médias sociaux et a cofondé Media Aces, association d’entreprises utilisatrices de médias sociaux.

Free Mobile pulvérise les prix des forfaits mobiles

« En 2008, on vous avait promis de diviser votre facture par deux. Depuis, les opérateurs présents sur le marché ont baissé leurs prix de seulement 10 %. Free propose aujourd’hui des offres qui divisent de deux à quatorze fois les forfaits existants », a martelé Xavier Niel, PDG de la maison-mère Iliad.

Free est le quatrième opérateur à avoir décroché une licence de téléphonie mobile 3G en France et a reçu son autorisation d’exploitation en décembre dernier.

Mardi, lors d’un show à l’américaine, Xavier Niel a dévoilé un forfait mobile sans engagement et sans téléphone à 19,99 euros, comprenant l’Internet illimité plafonné à 3 gigaoctets, les appels illimités vers 40 destinations ainsi que les SMS et MMS illimités. En parallèle, Free a proposé une offre dite « sociale », en référence au système mis en place par le gouvernement, mais qui sera accessible à toute personne sans condition de ressources. Pour 2 euros par mois, ce forfait donne accès à 60 minutes de communication et à 60 SMS par mois.

Le ministre de l’Industrie, Eric Besson, s’est félicité dans un communiqué « de cet engagement en faveur des citoyens les plus défavorisés » et a indiqué que « cette offre pourra être éligible au label tarif social mobile ».

Ces deux offres sont commercialisées dès ce mardi sur Internet, par téléphone et dans les deux boutiques que compte l’opérateur. Elles sont « limitées aux trois premiers millions d’abonnés », a précisé M. Niel, qui comptabilise 4,8 millions d’abonnés pour ses offres triple-play – télévision, Internet et téléphonie fixe. Pour tous les abonnés à cette FreeBox, le forfait à 19,99 euros sera commercialisé à 15,99 euros, et le forfait « social » sera gratuit.

« Free fait une entrée fracassante sur le marché aussi bien sur les prix que sur les contenus avec deux très bonnes offres, et il tient sa promesse en divisant par plus de deux les prix », a résumé à l’AFP Mathieu Drida, PDG du site de comparaison d’offres, meilleurmobile.com. « Mais c’est une offre qui ne s’adresse qu’à une partie de la population car elle est surdimensionnée, avec un internet plafonné à 3 gigaoctets alors que la moyenne des consommateurs n’utilisent que 450 ou 500 megaoctets, téléphonent 2H30 par mois et envoient 120 SMS par mois », a-t-il souligné. « Il ne faut cependant pas se précipiter, car les autres opérateurs vont répliquer », a estimé Mathieu Drida.

Réactions de la concurrence

« C’est le jour J pour Free et nous les laissons savourer. Mais que nos clients se rassurent, nous reviendrons vite vers eux pour parler des propositions que nous avons préparées », a réagi l’opérateur historique Orange. « C’est une offre de lancement réservée aux trois premiers millions, on verra ce qu’il se passe ensuite. Notre offre low-cost sur Internet n’a encore séduit que 14 000 consommateurs alors que nous avons vendu près de 500 000 forfaits smartphones en décembre », a de son côté commenté Frack Cadoret, directeur général de SFR.

« Vous avez le choix des armes, vous pouvez donner une leçon à votre opérateur en le quittant ou en lui demandant de baisser ses tarifs », a lancé Xavier Niel lors de sa présentation également retransmise en direct sur Internet. Avant son intervention, l’opérateur a diffusé un petit film parodique, moquant nommément les dirigeants des opérateurs concurrents et leurs affirmations tenues au fil des années concernant leur stratégies et leurs tarifs.

À la mi-journée, le site Internet de FreeMobile n’était déjà plus accessible, a constaté l’AFP. À 11H40, le titre Iliad gagnait 1,41 % à 96,34 euros, dans un marché en progression de 1,94 %.

(Source et crédit photo : AFP)

 

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Qui sont ces Français fans de pages sur Facebook ?

La France compte plus de 16 millions de fans actifs sur Facebook

Fin 2011, 80 % des utilisateurs de Facebook sont membres d’au moins une page fan, qu’il s’agisse de la page Facebook d’une marque, d’une entreprise, d’une association, d’un personnage public… Et 80 % de ces fans sont « actifs » au sens où ils suivent les publications des pages dont ils sont membres. Par ailleurs, ces fans « actifs » sont de très gros utilisateurs de Facebook : plus de 80 % d’entre eux s’y connectent au moins une fois par jour. Ce sont ainsi près de 65 % des membres de Facebook en France qui suivent les actualités de pages dont ils sont fans, portant le nombre total de fans ayant de la valeur – puisqu’actifs – à plus de 16 millions !

Globalement, la répartition des fans actifs de pages sur Facebook – toutes catégories confondues – est très équilibrée, identique à celle des internautes français avec 51 % d’hommes et 49 % de femmes. En revanche, concernant l’âge, la « fan-attitude » touche prioritairement les plus jeunes internautes : sur Facebook, plus de trois fans actifs sur cinq ont moins de 35 ans et plus d’un tiers a moins de 25 ans. Les plus âgés ne sont cependant pas totalement en reste puisque 23 % des fans ont entre 35 et 49 ans mais seuls 14 % ont plus de 50 ans contre 28 % de l’ensemble des internautes français !

Parmi les catégories de pages Facebook les plus plébiscitées par les fans français, on retrouve en premier lieu celles des personnages publics, rassemblant près d’un fan sur deux (47 %) sur Facebook. Et parmi eux, les chanteurs et groupes musicaux (74 %) devancent nettement les acteurs, comédiens ou humoristes (57 %), ou les sportifs (32 %). À titre d’exemple, on peut citer les 26 millions de fans2 de David Guetta, même s’ils ne sont évidemment pas tous français… 

Sans surprise, les 15-24 ans sont nettement plus représentés parmi les fans de personnages publics : ils constituent ainsi 45 % de l’ensemble des fans de pages Facebook de cette catégorie.

Vient ensuite l’univers des médias, suivi par plus de 40 % des fans Facebook. Les pages Facebook des chaînes TV (56 %) et de leurs émissions tirent l’audience de cette catégorie vers le haut comme le démontrent les records des pages de TF1 et de Canal+, avec respectivement 2 et 3 pages Facebook réunissant plus de 500 000 fans2 chacune. De même, les stations radio (35 %) à destination des jeunes, que sont Fun Radio, NRJ et leurs émissions, rassemblent chacune plus d’1 million de fans et Skyrock près de 800 0002

Sans oublier le cinéma (36 %) qui rassemble également de très nombreux fans avides de mettre en avant leurs films préférés sur leurs profils Facebook. Par exemple, la page Facebook d’ « Intouchables », servant de site officiel au film français en tête du box office depuis sa sortie début novembre 2011, rassemble déjà plus de 380 000 fans2

En matière de profil, plus de 70 % des fans de pages de la catégorie des médias a moins de 35 ans.

En 3e position des catégories de pages les plus suivies sur Facebook, arrivent d’un côté les organismes et associations, et de l’autre les sites Internet , rassemblant chacune 35 % des fans Facebook. Les ONG et associations humanitaires sont suivies par près de 43 % des fans de leur domaine devant les fédérations et clubs sportifs (39 %) ; tandis que les sites culturels (36 %) et de jeux (35 %) sont ceux qui réunissent le plus de fans dans la catégorie des pages Facebook de sites Web. À titre d’exemples, nous pouvons citer la page du site culturel de la Mairie de Paris, paris.fr, dont la communauté rassemble près de 900 000 fans2, ou encore les pages Facebook des sites des jeux « Les Lapins Crétins » (près de 600 000 fans2) et « Assassin’s Creed » (plus de 300 000 fans2) édités par la société Ubisoft. 

Si le profil des fans de pages d’organismes et d’associations est très proche de celui de l’ensemble des fans actifs sur Facebook, celui des fans de sites Internet est globalement plus jeune puisque composé à 43 % de 15-24 ans, et plus masculin avec plus de 57 % d’hommes.

Enfin, arrivent les pages de marques ou produits suivies par 29 % des fans de pages Facebook. Le secteur de l’habillement tire son épingle du jeu rassemblant 54 % des fans de marque. Il est suivi par le secteur des technologies et télécommunications dont les marques et produits attirent plus de 37 % de fans. Suivent les marques des secteurs de l’hygiène-beauté et de l’alimentation. À titre d’exemples dans ces secteurs, citons les communautés de fans des marques Oasis (plus de 2 millions de fans2), M&M’s France (plus d’1,2 million de fans2), Kiabi (près d’1 million de fans2), La Redoute (plus de 700 000 fans2), Effet Axe (plus de 650 000 fans2) ou SFR (près de 600 000 fans2).

À noter que le profil des fans de marques est nettement plus féminin (57 %) et jeune (47 % ont entre 15 et 24 ans) que celui des fans de pages sur Facebook dans leur ensemble.

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(1) Méthodologie
Enquête réalisée en ligne par l’institut Harris Interactive en 3 vagues successives du 16 au 23 novembre, du 30 novembre au 7 décembre et du 14 au 21 décembre 2011. Echantillon total de 3 000 individus représentatifs de la population des internautes français âgés de 15 ans et plus, à partir de l’access panel Harris Interactive. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région d’habitation de l’interviewé(e).

(2) Nombre de fans relevé directement sur les pages Facebook mentionnées au 3 janvier 2012.

(Source : Experts IT)

 

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La plus petite voiture du monde fait un nanomètre

L’article est exactement ce que Feringa avait promis de livrer lorsqu’il a reçu le Prix Spinoza de la NWO [organisation de la recherche néerlandaise] en 2004. En 1999, il a inventé un moteur moléculaire propulsé grâce à la lumière, une découverte spectaculaire qui avait attiré l’attention du monde entier. Un de ses objectifs, avec l’aide des fonds Spinoza et d’une subvention ERC, a été d’utiliser ce moteur pour propulser un véhicule moléculaire. Ce véhicule devrait être en mesure d’effectuer un mouvement contrôlé sur une surface.

Moteur moléculaire

Le moteur moléculaire de 1999 se compose de deux parties : une fixe, statique, qui peut servir de point d’ancrage et d’une partie tournante unidirectionnelle qui peut fonctionner comme une vis ou une hélice. A la suite de ça, le chercheur a pensé que cela pourrait fonctionner comme un moteur hors bord fixé à une unité plus grande.

Toutefois, dans le « nanovehicle » décrit dans Nature, le moteur est utilisé comme une roue. La nouvelle molécule possède une longue section avec quatre roues tournant à chacune de ses extrémités. Ou peut-être serait-il mieux de les appeler des pagaies, vu que les extrémités ne sont pas complètement rondes. En conséquence, le véhicule a tendance à tituber légèrement.

Caténaires

La molécule à quatre roues reçoit l’énergie qui lui permet de se déplacer d’une pointe STM qui fonctionne comme un caténaire de locomotive. Un STM (scanning microscope à effet tunnel) se déplace sur une surface avec un fil pointu sans qu’aucun véritable contact « physique » ne se produise – l’extrémité est reliée par une charge électrique.

L’énergie de la pointe du STM passe par le « tunnel » dans la molécule, qui gagne alors de l’énergie, entraînant pas à pas la rotation des roues ; ce processus est analogue à un transfert d’énergie par photons.

Mauvaise direction

Dans l’article de Nature, les images du STM montrent la molécule se déplaçant sur une surface de cuivre. Après dix ‘pas’, elle s’est déplacée de 6 nanomètres suivant une ligne plus ou moins droite. Pour prouver que se sont bien les roues qui propulsent le véhicule, les chercheurs montrent dans le suivi des expériences ce qui arrive quand les roues tournent dans le mauvais sens. Les chimistes ont étudié des molécules qui permettent de faire tourner les roues arrières dans la direction opposée à celles de devant, ou d’autres qui permettent de faire tourner les roues de gauche dans le sens opposé à celles de droite ou vice versa. Les mouvements qui en résultent sont exactement ceux auxquels les chercheurs s’attendaient, – la molécule ne change quasiment pas de position ou tout simplement se déplace en zigzagant.

Preuve

Ces dernières expériences prouvent clairement que le mouvement est provoqué par la rotation des roues, comme le mentionnent les chercheurs dans leur conclusion. Peut-être la vitesse et les performances laissent à désirer, mais la preuve a été donnée: une molécule unique avec des fonctions intrinsèques du moteur est capable de transformer l’énergie provenant de l’extérieur en un mouvement, mono directionnel à travers une surface.

Curriculum vitae

En 2004, le professeur B.L. Feringa, professeur de chimie organique de synthèse, a reçu un Prix NWO Spinoza, la plus haute distinction académique aux Pays-Bas. En 2008, il est nommé professeur par l’Académie royale néerlandaise des arts et des sciences (KNAW) et a reçu une subvention du Conseil européen de la recherche (CER) pour le projet « moteurs moléculaires – contrôlant le mouvement à l’échelle nanométrique « .

(Source : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/68737.htm)

 

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Free dévoile mardi ses offres de téléphonie mobile

Free, détenteur de la quatrième licence de téléphonie mobile après Orange, SFR et Bouygues, a l’obligation de dévoiler ses offres commerciales d’ici le 12 janvier, échéance fixée par l’Autorité des télécoms, l’Arcep.

Free remplit depuis plus de trois semaines les conditions réglementaires pour la mise sur orbite de cette offre fiévreusement attendue, avec un niveau de déploiement 3G de 27 %.

Les rumeurs se sont multipliées à travers les blogs et medias spécialisés depuis la mi-décembre sur la date de lancement des offres et leurs tarifs, alors que le PDG d’Iliad, Xavier Niel, promet depuis 2008 de « diviser par deux la facture des Français » en téléphonie mobile.

Vendredi, une fausse invitation circulait sur le Web, prévoyant pour Free Mobile un « décollage imminent jeudi 12 janvier à 14 heures au Pavillon Gabriel », une salle habituellement utilisée par la société pour ses conférences de presse. L’information avait immédiatement été démentie par le groupe.

Free, qui dispose déjà d’une base de près de 4,8 millions d’abonnés Internet, est très attendu sur le créneau des offres « quadruple play » qui proposent des abonnements groupés fixe-mobile-internet-télévision moyennant une baisse du tarif global.

(Source et crédit photo : AFP)

 

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À vendre : l’Alpha 1 SRF, voiture électrique ultra-rapide

La société allemande e-Wolf, spécialisée dans le développement d’utilitaires électriques, s’est associée à un géant de l’automobile, le constructeur japonais Toyota, pour mettre au point l’ « Alpha 1 SRF », un modèle de véhicule sportif électrique, désormais disponible à la vente. Forts de leur expérience en matière de motorisation électrique, les Allemands de e-Wolf comptent ainsi dynamiter les clichés entourant la lenteur supposée des modèles électriques.

Son moteur électrique de plus de 380 chevaux, développant un couple constant de près de 800 N/m, propulse le bolide jusqu’à 230 km/h, atteignant même les 100km/h en 3,9 secondes, et présentant une autonomie de près de 300 kilomètres.

Cette voiture est détentrice du record de vitesse du Nürburgring (« l’anneau de Nürburg », célèbre circuit de formule 1 allemand, toutefois délaissé en raison de sa grande dangerosité) pour une voiture électrique, avec un peu plus de 7 minutes et 47 secondes. L’Alpha 1 SRF pulvérise le précédent record, alors détenu par la futuriste EX1 du constructeur français Peugeot. La vente de cette voiture ayant établi ce record se fera au prix de 750 000 euros, bien qu’elle affiche près de 5 000 kilomètres au compteur, et qu’elle soit grimée à l’image de Toyota Motorsport Gmbh.

Le prochain modèle sportif, l’Alpha 2, toujours dans les cartons mais en phase de développement, devrait partager la même motorisation que l’Alpha 1 SRF, pour la somme de 250 000 euros.

Voici une première vidéo présentant l’Alpha 1 SRF durant une des nombreuses phases d’essai en septembre 2010 suivie d’une seconde vidéo présentant le véhicule électrique le plus rapide au monde, la « Jamais Contente », véhicule électrique du constructeur monégasque Venturi, fonctionnant à l’aide d’une pile à combustible, et capable d’atteindre la vitesse phénoménale de 515 km/h.

 

Par M.R.

 

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Et si vos fesses démarraient votre voiture ?

Dans la course vers des systèmes de reconnaissance toujours plus perfectionnés, un groupe de chercheurs de l’ « Advanced Institute of Industrial Technology » de Tokyo a développé un siège pour automobile capable d’identifier le conducteur grâce à ses fesses. L’astuce réside dans le fait que ce siège auto est doté d’un système mesurant la pression qu’une personne exerce sur le siège, à travers un jeu de plus de 360 capteurs, créant une image 3D de son postérieur.

Plus de 360 capteurs de pression

Chacun de ces capteurs de pression mesure les variations de celle-ci, les convertissant en variations de tension électrique, information alors recueillie par un ordinateur de bord qui compile les données pour en tirer des informations clés (la plus grande valeur de pression, l’aire de contact sur le siège auto, etc.). D’après l’équipe japonaise, le système a été capable d’identifier près de 98 % des conducteurs lors des batteries de tests effectuées.

« L’empreinte de pression », suffisamment discriminante ?

D’après l’hebdomadaire économique japonais, The Nikkei Weekly, l’équipe de chercheurs a désormais pour objectif de travailler main dans la main avec les constructeurs automobiles, afin d’affiner puis de commercialiser leur technologie. Le but ? Créer un système de reconnaissance efficace, et donc à terme un antivol à toute épreuve, pour peu que l’on puisse prouver que, à l’instar d’une empreinte digitale, une « empreinte de pression » représente une caractéristique suffisamment discriminante pour assurer la sécurité du système.

Doublé d’un système de reconnaissance « standard » ?

Car le problème vient aussi du résultat : 98 % est bien évidemment un bon score, mais quid des 2 % restants ? Si jamais un conducteur ne réussit pas à aller au travail un matin, voire à rentrer chez lui, parce que sa voiture ne l’aura pas reconnu, pourra-t-on envisager un système de reconnaissance « standard », telle une clé, un code, ou autre ? Car cette hypothèse d’un circuit de reconnaissance alternatif pourrait alors rendre tout le système inopérant, si celui-ci n’est pas sécurisé.

Des variations à prendre en compte

Autres problèmes : qu’en est-il des variations de poids du conducteur ? Même si le poids n’est pas le seul facteur observé, il n’en reste pas moins déterminant. Faut-il alors envisager un système de reconnaissance dynamique et évolutif ? Et si l’on veut pouvoir prêter sa voiture, sera-t-il possible de créer plusieurs « profils » ? Ce sont quelques-unes des questions auxquelles vont devoir répondre le groupe de chercheurs japonais, qui se donne entre deux et trois ans pour faire évoluer sa technologie.

Par M.R.

 

Revue du Web #17 : les vidéos de la semaine

Cette semaine, dans la première revue du Web de l’année :

  • un distributeur automatique 2.0, au Japon, doté d’un écran tactile 65 pouces et d’un système de reconnaissance faciale, qui propose des publicités « personnalisées » ;
  • un tsunami de nuages, phénomène météorologique rarissime, survenu dans l’État américain de l’Alabama ;
  • un lézard et une grenouille doués pour les jeux-vidéos sur smartphone ? C’est possible ! ;
  • un robot flexible « étoile de mer » conçu par les chercheurs du MIT, pouvant se déplacer à l’aide d’un système pneumatique ;
  • un vélo permettant de prendre de la hauteur, conçu pour ceux qui ont le sens de l’équilibre ;
  • jouer la chanson « House of the Rising Sun » des Animals, avec de vieux éléments d’ordinateurs ? C’est possible aussi ! ;
  • le gadget (inutile ?) de la semaine : un seau à bières ayant la faculté de gâcher les photos compromettantes prises en soirée ;
  • et en bonus, un document d’archives exceptionnel de l’INA, présentant les prémices de la voiture électrique.

Un distributeur automatique 2.0 japonais

Voici le dernier né et le plus évolué des distributeurs automatiques, nous arrivant tout droit du Japon. Développé par les sociétés spécialisées en technologies Sanden et Okaya, avec la collaboration du géant américain Intel, ce distributeur du futur possède un écran transparent et tactile de 65 pouces, doté d’une résolution Full HD.

Ainsi, lorsqu’une personne se trouve en face de la machine, un système de reconnaissance faciale détermine de manière anonyme le sexe et l’âge approximatif de celle-ci, lui proposant alors des publicités « personnalisées ».

Le fabricant précise que la vitrine du distributeur peut aussi bien produire du texte, des images ou des animations 3D en qualité HD, permettant par exemple de fournir des informations nutritionnelles sur les produits vendus, voire même des informations en cas d’extrême urgence (issue de secours, consignes à respecter). L’appareil pourrait être disponible au Japon et aux États-Unis.

Un gigantesque tsunami… de nuages !

C’est à un spectacle tout à fait surprenant qu’ont été conviés les 200 000 habitants de la ville de Birmingham (Alabama) et des environs, le 16 décembre 2011. En effet, le ciel de cette ville américaine a accueilli un phénomène météorologique rarissime, qualifié de « tsunami géant de nuages » par le magazine Science News.

Ce tsunami, qui s’apparente à des nuages se comportant comme une série de vagues, aurait pour origine ce qu’on appelle « l’instabilité de Kelvin Helmhotz », déjà responsable de la formation des vagues « traditionnelles », les vagues d’eau. En effet, lorsque deux fluides superposés et thermiquement stables ont tous deux une vitesse différente à leur surface de contact, une structure tourbillonnante va alors se former, appelée « onde de Kelvin Helmhotz ». C’est ce phénomène que vous pouvez observer dans la vidéo amateur qui suit :

Un lézard doué pour les jeux vidéos

La vidéo qui suit présente un lézard, plus exactement un dragon barbu, une espèce endémique d’Australie, face à une application smartphone. L’application est un jeu, baptisé « Ant Crusher » (littéralement le « broyeur de fourmis »), dont le fonctionnement est assez simple : il suffit d’écraser les fourmis défilant de haut en bas sur l’écran, par une simple pression sur l’écran du smartphone.

Si un doigt humain peut le faire, pourquoi pas… la langue d’un dragon barbu ! On voit donc le lézard écraser les fourmis une par une, portant à chaque fois sa langue désespérément vide à sa gueule :

Dans le même genre, voici une grenouille-taureau face à la même application. Bien que la technique de chasse soit totalement différente, le lézard et l’amphibien partagent la même efficacité. Avec toutefois un peu plus de frustration du côté de la grenouille, comme le laisse penser la fin de la vidéo…

Un robot flexible, inspiré d’une étoile de mer

Les chimistes de la célébre université américaine de Harvard, dans le Massachusetts, ont mis au point un tout nouveau type de robot, dont la flexibilité est probablement l’atout maître. Publiés dans la revue scientifique Proceedings of the National Academy of Science, leurs travaux font état d’un robot très fortement inspiré par la nature, notamment par l’étoile de mer et le calamar. Privé de squelette, ce robot est constitué d’un polymère souple et élastique translucide, pourvu d’alvéoles qui, à l’aide d’un système pneumatique, peuvent être gonflées ou dégonflées à l’envi.

Chacun des membres du robot peut être contrôlé de manière indépendante, ce qui lui laisse une assez grande liberté de mouvement, aussi bien en terrain plat qu’en surface accidentée. Autre atout de taille : son très faible coût à la production, qui pourrait bien inciter ses créateurs à faire évoluer la bête.

Un vélo pour prendre de la hauteur

Voici maintenant le prototype d’un vélo pas tout à fait comme les autres : de type « chopper » (ces deux-roues américains caractérisés par une fourche relativement longue), ce vélo atypique peut passer d’une position basse, que l’on peut qualifier de standard, à hauteur de circulation, à une position « haute » permettant de dominer la circulation – à condition toutefois d’avoir un très bon sens de l’équilibre.

À l’aide d’un système de vérins avec un bras arrière oscillant et une fourche pouvant s’adapter autant à la position haute que basse, le vélo passe d’une position à l’autre en un instant, et même en pleine course. Lorsque le vélo est en position basse, il paraît impossible de deviner ce qu’il cache, laissant toute latitude au propriétaire de jouer sur la surprise. Pas de doute que l’inventeur russe de ce deux-roues est un sacré bricoleur.

Jouer « House of the rising sun » avec de vieux éléments d’ordinateurs

Les vidéos de reprises de chansons empruntées aux répertoires pop, rock, folk ou autres pullulent sur le net. Dernière en date, une reprise de la célèbre chanson des années 60 « House of the rising sun », du groupe anglais The Animals, et popularisée en France par la version de Johnny Hallyday, « Les portes du pénitencier ». Ici, un internaute s’est servi de vieux éléments d’ordinateurs comme instruments de musique alternatifs, donnant une seconde vie à la plupart d’entre eux, et ajoutant une patine métallique et industrielle au morceau.

Ainsi, pour faire office d’orgue, rien de tel qu’un vieil Atari 800XL, couplé à un oscilloscope EiCO. La partie guitare, elle, est assurée par un ordinateur Texas instrument Ti-99/4A, l’un des premiers ordinateurs familiaux apparu dans les années 80, et couplé ici à un oscilloscope Tektronix. En guise de batterie, un disque dur et un microcontrôleur PIC16F84 ont été choisis. Enfin, la voix est assurée par un scanner HP Scanjet 3P et une carte Adaptec SCSI, pilotés par un ordinateur sur Ubuntu 9.10.

Chaque instrument a été enregistré séparément, puis les pistes ont été mixées sans l’ajout de samples ou d’effets audio. Jugez plutôt par vous-même :

Le gadget (inutile ?) de la semaine : un seau à bières qui garantit l’anonymat

Pour conclure cette dix-septième revue du Web, voici le gadget (inutile ?) de la semaine : en surfant sur l’éventuel danger que représentent les photos compromettantes prises en soirée, puis postées sur les réseaux sociaux tels Facebook ou Twitter, l’agence de communication argentine Del Campo / Nazca Saatchi & Saatchi a eu l’idée, pour assurer la promotion d’une bière du Colorado – Norte Beer, brassée « à la mexicaine » – , de créer un gadget : un seau à bière rafraîchissant, le Norte Photoblocker, ayant la faculté de rendre impossible tout prise de photo.

Son secret ? Le seau est capable de détecter le flash de l’appareil photo, ce qui a pour conséquence de déclencher à son tour un autre flash, gâchant ainsi la photo. Pour que le slogan « what happens at the club, stays at the club » (« ce qu’il se passe en boîte reste en boîte », dérivé du célèbre « what happens in Vegas, stays in Vegas ») puisse être respecté, il faut toutefois se trouver à proximité d’un « Photoblocker ». Alors, à moins de le garder constamment avec soi, les paparazzades ont encore de beaux jours devant elles…

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Document INA : « À quand la voiture électrique ? »

En bonus, voici un document d’archives exceptionnel, présentant les prémices de la voiture électrique : de la « Jeanteaud » en 1894 (phaëton biplace, roues en bois, 4 chevaux) à la Kriéger (l’une des toutes premières tractions avant de l’histoire de l’automobile) en passant par Paul Arzens (créateur français, à qui l’on doit notamment les locomotives de types BB et CC) et la « Jamais Contente » et ses 105 km/h.

On y parle déjà de propreté, d’aspect pratique, de petit gabarit pour la ville, de pile à combustible… et de pénurie de pétrole. Si loin et pourtant toujours d’actualité, à l’heure où les modèles électriques et hybrides tentent de se faire une place sur le marché automobile.

 

Par M.R.

 

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