Fournir le même niveau d’absorption des chocs qu’un pneu haut de gamme traditionnel, à savoir un pneu « gonflable », tout en en minimisant l’usure et en le rendant increvable : c’est le défi que s’est lancé le fabricant de pneus japonais Bridgestone, qui présente cette semaine son pneu increvable sans air, au salon de l’automobile de Tokyo 2011, le Tokyo Motor Show.
Se basant sur un système complexe de rayons en résine thermoplastique – résine rendue malléable par application de chaleur lui permettant d’être aisément coulée dans un moule ou « extrudée », puis durcissant à nouveau en refroidissant – le pneu conçu par Bridgestone serait à même de relever le défi, c’est-à-dire un niveau d’absorption des chocs équivalent à un pneu standard, mais éliminant les contraintes habituelles telles que surveiller la pression des pneus ou changer de roue en cas de crevaison.
Le « Tweel » de Michelin
L’idée semble assez similaire au Tweel du fabricant français de pneumatiques Michelin, dont le premier prototype avait déjà été présenté en 2005, ainsi qu’aux pneus des Rovers lunaires développés par la NASA, à l’époque des missions Apollo. Le pneu de Bridgestone comprend à la fois le pneu et la jante, tout d’un bloc. La semelle du Tweel, elle, était soutenue par des lamelles de caoutchouc relativement fermes afin d’empêcher que la roue se déforme de manière excessive, créant toutefois un ensemble d’une assez grande souplesse capable d’absorber des impacts autrement plus dommageables pour un pneu traditionnel.
Deux jeux de rayons
Bridegestone se serait inspiré de ses deux prédécesseurs, tout en améliorant le modèle et la conception du pneu. Les rayons en résine thermoplastique partent du centre de la roue, le moyeu, jusqu’aux extrémités, au pourtour de la roue, dessinant ainsi un angle de 45 degrés. Ce premier jeu de rayons est complété d’un second jeu, de l’autre côté de la roue, dessinant aussi un angle de 45 degrés, mais dans la direction opposée. Cette combinaison de deux jeux de rayons doit ajouter force, résistance, stabilité et flexibilité à l’ensemble.
En plus de pouvoir rouler sur du verre cassé, voire même sur une herse dressée par la police, ce pneu increvable est conçu à base de caoutchouc et de résine thermoplastique recyclable. Lorsque la chape du pneu est lisse et usée, rendant alors le pneu dangereux et inutilisable, le pneu peut être recyclé.
Tokyo Motor Show 2011
La 42e édition du salon de l’Automobile de Tokyo se tient du 2 au 11 décembre 2011. À compter de cette année, il aura lieu entre le Salon de Los Angeles, à la mi-novembre, et le Salon International de l’automobile de Détroit, à la mi-janvier. Ayant élu domicile au Tokyo International Exhibition Center (le fameux Tokyo Big Sight), le salon dispose de 72 290 m² d’espaces d’exposition.
Le lancement grandeur nature d’Autolib’ est, selon le maire PS de la capitale, « une révolution » qui améliorera « la qualité de vie » dans Paris et sa métropole.
« Il y a un peu plus de quatre ans, ici même nous inaugurions Vélib, c’était une innovation et un risque qui déclenchaient le scepticisme et le sarcasme », a rappelé le maire aux côtés de Jean-Paul Huchon, le président de la région Ile-de-France qui cofinance le projet à hauteur de 4 millions d’euros. « La naissance d’Autolib’ aujourd’hui correspond à un engagement pris devant les Parisiens avant qu’ils ne me réélisent », a-t-il ajouté.
Pour Vincent Bolloré dont le groupe industriel produit les voitures électriques mises en service, « maintenant il faut imaginer la ville sans l’odeur et les bruits du pot d’échappement ». « On pourra passer derrière une voiture Autolib’ avec une poussette d’enfant sans être intoxiqué. C’est une première mondiale », a-t-il lancé.
Autolib’ se veut un mode complémentaire de déplacement en milieu urbain, aux côtés des transports en commun et des Vélib’ qui connaissent un franc succès.
« D’ailleurs les stations Autolib’ ont volontairement été installées vers les stations de métro et les gares », avait expliqué à l’AFP Annick Lepetit, adjointe PS aux transports et présidente du syndicat mixte Autolib’, avant le lancement.
Philosophie du projet : inciter à renoncer à sa voiture en offrant l’usage ponctuel de véhicules disponibles, peu chers et écolos. Une voiture de ce type est à même de se substituer à 5 voitures privées, selon une étude municipale.
L’utilisateur pourra ainsi, comme pour Vélib’, prendre une voiture dans une station et la déposer dans une autre, selon un système de « trace directe ».
Si de nombreuses communes ont adhéré au projet, d’autres jugent le système coûteux et doutent de sa rentabilité. Certains loueurs professionnels dénoncent même une « concurrence déloyale ».
De même, les écologistes et élus EELV, hostiles au projet, estiment qu’Autolib va « réorienter vers l’automobile ceux qui avaient choisi les transports en commun », et que le choix de moteurs électriques conforte l’énergie nucléaire.
Dans tout système de management (qualité, environnement, sécurité…), il est important de maîtriser non seulement les documents crées en interne (procédure, instruction, par exemple), mais également ceux qui proviennent de l’extérieur (normes liées aux produits, réglementations, informations clients, par exemple).
Quels mécanismes faut-il maîtriser?
Toute information utilisée dans le cadre des activités d’un organisme doit être exacte afin d’éviter toute situation non conforme. Pour cela, il est important de maîtriser les mécanismes suivants :
Pour les documents internes
Approuver les documents avant diffusion : L’information doit être exacte.
Assurer la disponibilité des documents applicables : L’information doit être accessible pour le lecteur. Aucune ambiguïté ne doit exister quant à la version du document. Le document est dans sa bonne version.
Identifier les documents périmés seulement s’ils cohabitent avec les documents applicables : L’information doit être exacte.
Pour les documents externes
Identifier les documents d’origine externe utiles à l’entreprise : interaction avec les clients, les fournisseurs, les parties intéressées en général.
Diffuser les documents aux personnes concernées : L’information doit être exacte.
Que faut-il comprendre du mot « revue »?
L’exigence des référentiels de management (ISO 9001, ISO 14001…) évoque le terme de revue : « Revoir, mettre à jour si nécessaire… » selon l’ISO 9001 : 2008. Le terme de revue documentaire est un mécanisme permettant de s’assurer que le document est toujours valable en terme de contenu. Dans l’absolu, et vous avez raison, on ne devrait pas effectuer de revue documentaire. Si une activité évolue ou si une information externe évolue, nous devons toujours nous poser la question suivante : Cet événement a t-il un impact sur la documentation applicable ?
C’est vrai, mais dans la réalité on s’aperçoit que les documents « dérivent » dans le temps. Le mécanisme de revue permet ainsi de s’assurer que la documentation applicable est toujours exacte. Il faut donc définir la responsabilité de la revue documentaire dans votre procédure. Dans la pratique, c’est le rôle du pilote de processus.
Remarque : Ce n’est pas le rôle de l’audit interne de faire la revue documentaire d’un processus. Il ne faut pas se tromper sur la finalité de l’outil d’audit : Réussir les audits internes en 4 étapes
Comment simplifier la maîtrise des documents?
La meilleure façon de simplifier la maîtrise documentaire est de dématérialiser la documentation, en utilisant un espace disque sur le réseau informatique de l’entreprise. Cela va vous garantir un lieu unique pour trouver l‘information pertinente. En déclarant cette « zone », en lecture seule (gestion des droits des répertoires), vous allez pouvoir garantir que les documents applicables sont maîtrisés. Donnez les droits à quelques personnes. Pourquoi pas les pilotes de processus?
Il existe également des applications logicielles permettant de gérer les documents (version, workflow d’approbation, …). Dans tous les cas, allez-au plus simple dans la solution mise en œuvre pour la gestion de votre documentation. Vous pouvez vous affranchir des signatures des documents, dans la mesure où vous définissez clairement les responsabilités liées à la maîtrise documentaire.
Donnez un titre à un document, mettre en place une pagination par lot ( page x/xx) et une version (numéro et/ou date du document) sont les éléments nécessaires et suffisants pour garantir une maîtrise documentaire.
Des techniciens ont été dépêchés sur les lieux pour trouver la cause de cet écoulement qui s’est produit à proximité d’un système de décontamination des eaux usées, a précisé Tepco.
Une nappe de 45 tonnes d’eau polluée a été découverte autour d’un condensateur, et une barrière de sacs de sable a été dressée à la hâte pour empêcher l’eau de s’échapper.
La majeure partie du liquide contaminé est restée à l’intérieur du bâtiment abritant le système de décontamination, mais quelques 300 litres auraient coulé vers un caniveau débouchant dans l’océan, a indiqué un responsable de Tepco.
D’autres substances dangereuses, comme le strontium radioactif qui peut provoquer des cancers des os, seraient également présentes dans l’eau contaminée, mais il faudra deux à trois semaines avant d’en avoir confirmation, selon Tepco.
« Nous allons continuer notre enquête sur le problème survenu » au système de décontamination, a indiqué le porte-parole.
Dans les semaines qui ont suivi l’accident atomique du 11 mars, causé par un séisme et un tsunami géants, Tepco a déversé 10 000 tonnes d’eau légèrement radioactive dans l’océan Pacifique.
Les tests effectués par la suite ont démontré que la radioactivité s’était dispersée dans la mer sans menacer directement la vie animale ou celle des humains.
Tepco a précisé que cette fuite n’allait pas l’empêcher de parvenir d’ici à la fin du mois à un « arrêt à froid » des réacteurs, c’est-à-dire au maintien stable du combustible nucléaire sous la barre des 100 degrés Celsius.
La catastrophe de la centrale Fukushima Daiichi, la plus grave depuis celle de Tchernobyl en 1986, n’a fait aucun mort direct, mais a contraint des dizaines de milliers de personnes à fuir les zones contaminées par les rejets hautement radioactifs des réacteurs endommagés.
Le Clean Tech Open est, comme il se définit depuis 2005, « l’Academy Awards des technologies propres ». Cet évènement se tenait dans une des capitales mondiales de l’innovation : San José, au coeur de la Silicon Valley. Le principe de l’Open est simple : décerner la palme de la meilleure startup dans le monde des cleantechs. En pratique ce n’est pas si simple car les sujets sont variés. Les technologies propres n’étant pas un secteur industriel en soi, la compétition a été décomposée en différents domaines industriels : transports, énergie intelligente, efficacité énergétique, « air, eau, déchets », bâtiments verts, et énergies renouvelables. Dans chaque secteur des vainqueurs sont nommés, avant de sélectionner un lauréat tous secteurs confondus.
La compétition était de plus divisée en deux sous-catégories :
une catégorie nationale : la « Business Competition » pour les 21 sociétés/startups américaines choisies parmi les 300 dossiers reçus suite à un processus de sélection régional (groupe d’états) ;
une catégorie internationale : La « Global Ideas Competition » pour les 25 sociétés gagnantes de la compétition de leur pays ou de leur région d’origine. Le CleanTech Open n’est pas encore présent partout dans le monde et cherche à se développer. La compétition française a été organisée par le groupe Ecosys, et la remise des prix s’est tenue le 14 novembre dernier au Ministère de l’Écologie. Parmi 12 jeunes entreprises éco-innovantes lauréates des meilleurs concours et prix régionaux et nationaux, c’est Biométhodes (dirigée par Gilles Amsallem) qui a été sélectionnée pour représenter la France.
Toutes ces sociétés sont en compétition pour la gloire et la visibilité qu’un tel évènement peut apporter. Mais surtout certaines cherchent des investisseurs et des partenaires pour se développer. Les gagnants bénéficient d’ailleurs de dotations en services et en financement allant jusqu’à 250k$ pour le vainqueur du prix américain.
Que retenir de cet évènement ?
La présence Française
L’hexagone était bien représenté à cet évènement international : parmi les 6 entreprises finalistes du Global Ideas Competition se trouvait Biométhodes, lauréate du chapitre français de l’Open. Une autre américaine, Resolute Marine Energy, était représentée par le français Olivier Ceberio, qui présentait des projets de désalinisation d’eau à l’aide d’énergie provenant de centrales houlomotrices. Au final, c’est la startup chilienne Biofiltro qui remporta la compétition internationale, avec ses unités de traitement des eaux usées à l’aide de vers de terre !
Des exercices de présentation variés
Pendant ces deux jours, les startups auront pu présenter leurs projets de plusieurs manières :
– par le fameux elevator speech d’une minute très prisé des capitaux-risqueurs ;
– puis par une présentation de la technologie en 3 minutes ;
– enfin, par des présentations approfondies de 30 minutes comportant une session de questions/réponses.
Il était difficile pour les présentateurs de réussir parfaitement ces trois exercices, mais tout le monde s’y prêtait dans une ambiance à la fois dynamique et décontractée. Pour l’elevator speech, l’exercice peut être difficile : condenser en une minute le marché, la différenciation et donc les opportunités devant un public non expert dans la technologie n’est pas simple. L’aisance des intervenants américains dans ce domaine, où l’on pouvait les voir ajouter une note humoristique à un discours technique et commercial rodé, était flagrante, même si certains intervenants étrangers leur tenaient la dragée haute.
Au contraire, pendant les présentations de 30 minutes, le jury en apprenait suffisamment pour cerner les problèmes éventuels mais les candidats n’avaient pas suffisamment de temps pour argumenter leurs points de vue. Mais l’exercice est obligatoire pour qui veut aborder et convaincre les capitaux-risqueurs.
L’un des plus prestigieux dans le domaine des technologies propres, Khosla Ventures, était présent : Andrew G. Chang, tout nouveau partenaire, était venu pour faire la promotion du portfolio technologies propres de ce fonds et également pour donner ses recommandations aux entrepreneurs. La philosophie de Khosla Ventures pourrait se résumer à marier des technologies de rupture à des « rockets scientists », mais plus pratiquement, 6 critères sont pris en compte :
– une technologie en rupture ;
– de grands marchés ;
– un modèle financier innovant ;
– adaptatif aux flux de capitaux ;
– faisabilité de la mise sur le marché ;
– des entrepreneurs de premier rang.
Évidemment, remplir tous ces critères n’est pas évident et peu de startups y arrivent concrètement. Cette présentation se terminait sur une note d’optimisme : « Continuez à entreprendre car vous allez améliorer la société, l’économie et vous-même ». En effet, voir autant de startups venues concourir sur des sujets aussi variés permet d’espérer que ces technologies auront effectivement un impact positif sur la société.
Une grande variété dans les sujets et technologies
L’innovation ne connaît pas la crise, et les idées présentées étaient aussi diverses qu’originales et concrètes. La liste complète est disponible sur le site Web de l’Open mais voici une petite sélection des nos préférées :
– Silicon Solar Solution, société commercialisant un procédé de cristallisation du silicium amorphe des panneaux solaires qui permet d’obtenir des grains 30 fois plus grands, plus rapidement et en utilisant une température deux fois plus faible. Le patron de cette jeune société était le « roi » de l’elevator speech ;
– Grid Test Systems fournit une valise de test aux installateurs et producteurs de bornes de recharge de voiture électrique. Cette valise permet d’homogénéiser cette procédure, d’avoir un rapport de test homologué tout en utilisant un outil fiable et performant ;
– Indow Windows propose une méthode permettant rapidement et économiquement d’ajouter une deuxième vitre sur une fenêtre déjà existante. La solution repose sur une mesure précise ainsi qu’un joint flexible assurant une isolation sonore et thermique. Cette solution d’une facilité déconcertante convient particulièrement bien au marché américain où le double vitrage n’est vraiment pas courant ;
– Me-Mover est un tricycle repliable destiné au transport urbain. Entre la trottinette et le step, l’énergie du conducteur est récupérée par un système de pédales minimisant les efforts ;
– Biométhodes a développé un procédé pour une exploitation durable de la biomasse végétale appliquée à la chimie renouvelable et aux biocarburants de seconde génération. Le procédé biochimique, baptisé OPTALYSIS, permet de fragmenter la biomasse non alimentaire pour en extraire séparément les composants à forte valeur ajoutée pour diverses applications (biocarburants, bioplastiques, fibres de carbone, colles…) ;
– Resolute Marine Energy propose un système simple, modulaire et compacte pour récupérer l’énergie des vagues pour la réutiliser directement pour la désalinisation, coupé du réseau. Ce système s’adresse notamment à la population n’ayant pas d’accès à l’eau potable (1,2 milliards de gens), alors qu’une grande partie de la population mondiale vit près des côtes. Cela en faisait un très intéressant projet avec un impact humanitaire énorme.
Au final, il est clair que l’éventail des sujets couverts par les différentes startups était extrêmement large. Le dynamisme des entrepreneurs venus de tous les pays était vraiment communicatif et donne à penser que nous allons voir fleurir beaucoup d’innovations dans les technologies propres dans les années à venir, et cela dans le monde entier. En attendant la prochaine édition, la recherche de la nouvelle grande idée peut continuer.
Sur proposition d’AFNOR, de nouveaux travaux de normalisation consacrés à la « nanoresponsabilité » viennent d’être lancés. Ce sujet est à présent inscrit au programme du comité technique européen dédié aux nanotechnologies, le CEN/TC 352 et a été confié à un pilote français, Madame Arila Pochet de la Direction Générale de la Santé.
Les autorités européennes souhaitent notamment que les industriels développent leurs nanotechnologies et nanomatériaux d’une manière responsable et puissent fournir ainsi des informations claires et transparentes aux utilisateurs potentiels.
Le document normatif permettra, grâce à des lignes directrices et des recommandations, d’identifier les impacts (bénéfices, risques et le niveau d’incertitude lié) des produits ou applications issues des nanotechnologies.
Les professionnels pourront s’appuyer sur la démarche proposée afin de limiter au maximum les effets de l’incertitude sur l’impact des nanotechnologies. L’ensemble de la filière concernée par un produit pourra ainsi gérer de manière responsable sa mise sur le marché en fonction des incertitudes potentielles résiduelles et de la capacité à en limiter les effets.
Rappel du contexte actuel
Il n’existe, à ce jour, ni document législatif ni document normatif au niveau européen pour guider les fabricants vers un développement responsable des produits issus de la nanotechnologie ou intégrant des nanomatériaux.
On comprend bien l’intêret de proposer un texte normatif de référence à tous les fabricants et industriels concernés et répondre aux besoins du marché européen. Cela aidera les entreprises dans la gestion d’un projet impliquant les nanotechnologies et/ou des nanomatériaux.
Ce document servira en effet de guide aux entreprises qui produisent, transforment et utilisent des produits nano-technologiques ou des produits incorporant des nanomatériaux.
Les nanotechnologies peuvent susciter quelques craintes tant au plan sanitaire et environnemental qu’au plan éthique. Il est désormais possible d’être exposé aux nanotechnologies ou aux nanomatériaux qui rentrent dans la composition de produits du quotidien. Il devient nécessaire de pouvoir évaluer les impacts de la production, la commercialisation et l’utilisation des nanotechnologies et des nanomatériaux.
L’intérêt de la démarche normative porte également sur la traçabilité des informations ayant justifié les décisions prises à chaque étape du développement d’un produit. En cas de problème ou d’avancée des connaissances, il sera possible d’en identifier l’impact rapidement et à chaque niveau de la filière.
Le rôle de la commission de normalisation AFNOR
Les travaux du CEN/TC 352 sont suivis au niveau français par la commission de normalisation AFNOR X457 « Nanotechnologies et nanomatériaux ». Une commission de normalisation réunit les expertises indispensables à l’élaboration des normes et documents de référence et nomme les délégués nationaux dans les structures européennes et internationales de normalisation.
En participant à une commission de normalisation, il est possible de faire valoir ses intérêts dans l’élaboration des documents normatifs, échanger avec les acteurs du marché, anticiper les évolutions et assurer un suivi efficace de la normalisation européenne et internationale.
Qu’est-ce qu’une norme ?
Etablie par un organisme reconnu, une norme est un document de référence qui fournit les caractéristiques et les règles volontaires pour les activités ou leurs résultats. Elle est le consensus entre l’ensemble des parties prenantes d’un marché ou d’un secteur d’activité. Les normes permettent d’harmoniser les pratiques et de définir un niveau de qualité et de sécurité, notamment des produits ou services.
Face au très bon accueil réservé à la publication 2010, les Techniques de l’Ingénieur ont décidé de réaliser cette année la deuxième édition du Guide des nanotechnologies. > Commander le Guide des nanotechnologies 2011
Pour toute information complémentaire, contacter Céline Chartier
Formations
Formation sur les nanomatériaux : évaluer et prévenir les risques HSE
Formation sur les nanomatériaux : propriétés et applications
La prison de la ville de Pohang, au sud-est de la capitale coréenne, va accueillir trois gardiens de prison d’un genre nouveau, pour un essai d’un mois qui aura lieu en mars de l’année prochaine. Ces gardiens de prison seront en effet… des robots.
Les robots en question auront pour mission la détection des comportements suspects des prisonniers, notamment lors des patrouilles de nuit, permettant en principe de réduire la charge de travail des gardiens de prison afin qu’ils puissent se consacrer àla réhabilitation des détenus. Développés par le groupe de chercheurs « Asian Forum for Corrections », spécialisé en criminalité et en innovation pénitentiaire, les trois robots d’un mètre cinquante environ pour près de 70 kilos sont montés sur quatre roues et sont équipés de nombreux capteurs et caméras de vidéosurveillance permettant d’avoir un visuel de qualité et de prévenir les comportements à risques tels que les actes de violence ou encore les tentatives de suicide.
Si un robot-maton découvre le moindre problème, il devra alerter les gardiens humains, qui pourront alors intervenir. La patrouille du robot se fait à la vitesse d’un homme qui marche (autour de 4km/h), et un soin tout particulier a été accordé par l’équipe de concepteurs pour rendre l’aspect du robot le plus avenant possible. L’« Asian Forum for Corrections » a investi près de 640 000 euros dans le projet, cette somme provenant presque intégralement du gouvernement sud-coréen. Si l’expérience s’avère concluante après la période d’essai d’un mois, les robots feront alors partie intégrante du staff pénitentiaire, et d’autres prisons pourraient bien vouloir s’octroyer les services de ces matons du futur.
« Si les tendances actuelles se poursuivent, l’Occident (l’Europe notamment) pourrait d’ici 10 à 20 ans perdre son leadership scientifique et technologique au bénéfice de l’Asie, qui deviendrait la principale base pour l’innovation et la R&D. Pour la France, le déficit d’innovation se traduit depuis 2003 par un déficit commercial qui s’est élevé à 50 milliards d’euros par an en moyenne sur les quatre dernières années. La part de marché du made in France au sein des pays de l’OCDE déjà divisée par deux entre 1998 et 2004 régresse. Faute d’innovation suffisante, la balance commerciale restera structurellement déficitaire et pèsera sur la croissance, l’emploi et en définitif le bien-être de nos concitoyens ».
C’est par ces mots, qui décrivent une situation de l’économie française très préoccupante et constate un déficit d’innovation de la France, que commence le livre que nous propose le Think Tank Innovation de l’Association des Centraliens. Mais point de pessimisme dans ces 211 pages, le titre de cette ouvrage publié chez l’éditeur Armand Colin, 8 priorités pour dynamiser l’innovation en France, résumant parfaitement l’état d’esprit et la démarche enthousiaste de la dizaine de membres de ce Think Tank Innovation dont le travail s’est appuyé sur l’expérience de terrain de quelques 1 142 ingénieurs centraliens, dont 20 % travaillent à l’étranger.
Force est de constater en effet que si durant les années 1960 et 1970, la France avait réussi à se positionner en leader au plus haut niveau mondial dans de grands secteurs industriels tels que l’énergie, en particulier le nucléaire, l’aéronautique, notamment avec Airbus, la gestion de l’eau, le BTP, l’automobile, mais aussi dans les domaines du luxe, de l’hôtellerie ou encore de la banque, depuis la situation a beaucoup changé, et en particulier parce que la France innove beaucoup moins depuis plus d’une décennie. Rappelons qu’en termes d’innovation, la France occupe aujourd’hui la 10e place du tableau de bord de la Commission Européenne !
Qui plus est, on note l’absence des entreprises françaises dans le classement des 50 entreprises les plus innovantes du monde. « Nous n’avons pas la place que nous méritons », déclare Guy Delcroix qui a participé aux travaux de ce Think Tank Innovation. Autres constats préoccupants, la faible implication des PMI/PME, pourtant très nombreuses, en termes d’innovation et la relative timidité des entreprises françaises dans les projets européens de R&D. Qui plus est, l’enseignement supérieur français reste, en moyenne, relativement éloigné des meilleurs dans les classements mondiaux.
Dans ce contexte, c’est donc tout naturellement que l’Association des Centraliens a décidé de lancer une réflexion autour de l’innovation dans le cadre d’un Think Tank animé par Olivier Ferrary. Une démarche d’autant plus légitime que les ingénieurs de l’École Centrale ont une tradition de l’innovation. Quelques-uns de ses « grands anciens » en sont la preuve : Gustave Eiffel, Louis Blériot, Pierre-Georges Latécoère, Jules Peugeot et, plus récemment, Francis Bouygues. « Et puis il y a tous ces anonymes, ces 35 % d’ingénieurs centraliens qui sont ou ont été dans la R&D et contribuent par leurs activités à l’innovation », souligne Olivier Ferrary.
L’innovation est donc une problématique centralienne, pour laquelle les Centraliens se passionnent. D’où la question à laquelle ils ont tenté d’apporter une réponse à travers cet ouvrage, fruit d’un an de travail : Que faut-il faire pour dynamiser l’innovation en France ? Après avoir posé un diagnostic réaliste et sans concession et constaté que si beaucoup avait été fait en France depuis plus d’une dizaine d’années pour soutenir l’innovation, inciter la recherche et l’industrie à travailler ensemble, financer cette innovation, notamment via le crédit impôt recherche, Oseo et l’ANR (Agence Nationale de la Recherche), ils ont observé aussi qu’il existait encore beaucoup de freins à cette innovation. Un frein culturel pour commencer.
« Manifestement, nous n’avons plus cette culture de l’innovation », regrette Guy Delcroix. À cela, il faut ajouter une certaine faiblesse de la recherche, des problèmes de financement, des lourdeurs administratives qui subsistent, le coût de l’innovation qui reste élevé et le management de l’innovation au sein de l’entreprise qui semble déficient.
« Il y a donc une multiplicité de causes concernant le déficit de la France en termes d’innovation », explique l’animateur du Think Tank Innovation. Partant de ce constat, celui-ci propose donc 8 priorités, présentées dans l’ouvrage sous la forme d’un arbre où chaque branche correspond à une priorité, elle-même étant ensuite déclinée en recommandations – les feuilles des branches – qui font l’objet de propositions concrètes développées dans le corps du rapport.
Parmi ces 8 priorités, on retiendra tout particulièrement la première recommandant de « créer en France une culture et une fierté de l’innovation », et la huitième et dernière intitulée « innover au service d’une vision : définir et mettre en oeuvre une politique d’innovation industrielle adaptée aux enjeux de l’économie mondiale du XXIe siècle ». Deux priorités emblématiques du travail qu’il est urgent d’entreprendre. Un travail titanesque, à n’en pas douter, mais que la France va devoir mettre en chantier si elle ne veut pas sombrer dans la profondeur des classements mondiaux de l’innovation.
Rapport sur « Travail et produits chimiques : liaisons dangereuses »
(15/11/2011) La DIRECCTE des Pays de la Loire a publié un rapport intitulé « Travail et produits chimiques : liaisons dangereuses ».
121 questions-réponses y sont classées selon le sommaire ci-dessous :
généralités (définitions et réglementation)
évaluation des risques
mesures de prévention
conséquences de l’exposition
dédommagements
Accord provisoire sur la directive biocides
(15/11/2011) La directive « biocides » actuellement en discussion au niveau européen pourrait voir le jour au premier semestre 2012 après l’accord trouvé entre le Parlement européen et le Conseil européen. Cette directive qui concerne la mise sur le marché et l’utilisation des produits biocides (insecticides, désinfectants et repoussants mais pas les médicaments ou les pesticides agricoles) vise à harmoniser les législations nationales tout en assurant la protection des hommes, des animaux et de l’environnement.
Plus d’informations sur le helpdesk biocides : http://www.helpdesk-biocides.fr/
Informations pour éviter les essais inutiles sur les animaux – 4 nouvelles substances concernées
(17/11/2011) L’ECHA a lancé un appel visant à collecter des informations sur des substances pour éviter les tests inutiles sur les animaux. Les substances concernées sont :
acide orthoborique, composé avec 2-aminoéthanol (N° CAS : 26038-87-9 et N° CE : 247-421-83)
2-aminoéthanol, monoester avec acide borique (N° CAS : 10377-81-8 et N° CE : 233-829-3)
isothiocyanate de méthyle (N° CAS : 556-61-6 et N° CE : 209-132-5)
huiles de schiste (N° CAS : 68308-34-9 et N° CE : 269-646-0)
Série de webinars pour les déclarants principaux lancée le 22 Novembre
(22/11/2011) L’Agence européenne des produits chimiques a organisé le premier d’une série de webinar relatif aux déclarants principaux : « L’importance de l’identification d’une substance pour l’échéance de 2013 » le 22 Novembre 2011. Le webinar a consisté en une séance d’information interactive destinée aux personnes inscrites en tant que déclarant principal et leur a permis de mieux comprendre les étapes qui doivent être prises pour l’enregistrement de 2013. Les présentations et les enregistrements sont désormais disponibles à l’adresse http://echa.europa.eu/news/webinars_en.asp
Notification des substances dans les articles
(23/11/2011) La notification des substances contenues dans les articles doit avoir lieu au plus tard six mois après l’inclusion desdites substances dans la liste des substances extrêmement préoccupantes candidates à l’autorisation. L’ECHA rappelle aux producteurs et importateurs d’articles contenant l’une des 7 substances incluses dans la liste candidate en Juin 2011 qu’ils doivent notifier à l’ECHA au plus tard le 20 décembre 2011.
Trois nouvelles demandes de classification et d’étiquetage harmonisées
(25/11/2011) L’ECHA a lancé une consultation pour l’harmonisation de la classification et de l’étiquetage de trois nouvelles substances :
(1-methylethylidene)di-4,1-phenylenetetraphenyl diphosphate (aka Bisphenol A Diphosphate; aka Bisphenol A Polyphosphate) (N° CAS : 5945-33-5 et N° CE : 425-220-8)
alcool tétrahydrofurfurylique (THFA) ((N° CAS : 97-99-4 et N° CE : 202-625-6)
Formaldéhyde ((N° CAS : 50-00-0 et N° CE : 200-001-8)
Atelier pour les déclarants principaux les 2 et 3 février 2012
(30/11/2011) L’ECHA a publié une page relative à l’atelier dédié aux déclarants principaux qui aura lieu les 2 et 3 février 2012. L’événement s’adresse tout particulièrement aux déclarants principaux les inscriptions sont d’ores et déjà ouvertes. L’atelier sera diffusé en direct sur le Web et les présentations seront publiées sur le site de l’ECHA après l’événement. Retrouvez toutes les informations relatives à cette évènement sur : http://echa.europa.eu/news/events/lead_registrant_workshop_2012_en.asp
L’ECHA publie un guide sur l’identification et la désignation des substances sous REACH et CLP
(30/11/2011) L’ECHA a publié un nouveau guide et une fiche d’orientation sur l’identification et la désignation des substances sous REACH et CLP. L’objectif de ces documents sur l’identification et la désignation des substances dans le contexte de REACH et CLP est de donner des orientations pour les fabricants et les importateurs sur l’enregistrement, et notamment, sur l’identité d’une substance dans le cadre du règlement REACH et CLP. Il explique brièvement comment nommer une substance et donne également des conseils sur le fait que des substances peuvent être considérées comme identiques dans le contexte de ces règlements.
Plus d’information sur : http://echa.europa.eu/news/na/201111/na_11_51_corap_guidance_nutshell_en.asp
Le débat actuel crispe les positions sur deux visions manichéennes : sortir en quelques années d’une filière nucléaire désormais vouée aux gémonies ou rester accroché ad vitam aeternam à un modèle monolithique du siècle passé.
Entre ces choix extrêmes, nous pourrions suivre des chemins médians plus crédibles, plus souhaitables, et permettant de conserver la possibilité de faire de vrais choix à l’horizon 2030. Mais pour rédiger une feuille de route ambitieuse et réaliste, encore faut-il revenir sur la longue liste des préjugés qui entourent les énergies renouvelables. Comme le nucléaire, les énergies renouvelables sont prisonnières d’une logique du tout ou rien nourrie par les intégristes des différentes chapelles. La réalité est plus complexe et se prête mal aux choix guidés par l’idéologie.
La réflexion sur notre avenir énergétique doit être précise et rationnelle. Les bénéfices attendus constituent le cahier des charges que le bouquet énergétique devra remplir. Nous devons donner la priorité à quatre préalables pour construire un mix énergétique performant :
Garantir un taux élevé d’indépendance énergétique et un haut niveau de sécurité d’approvisionnement ;
Prémunir tous les consommateurs de fortes hausses de prix ;
Préserver l’environnement par le développement de productions propres et sûres dont les risques sont maîtrisés ;
Assurer la sûreté du système énergétique et garantir l’équilibre entre l’offre et la demande.
Les énergies renouvelables peuvent relever en partie ce défi, même si elles ne répondront pas seules, à court terme, à ces exigences, dans la mesure où :
Elles sont produites localement et peu sujettes à une quelconque tension géopolitique ;
Leurs coûts diminuent avec leur développement et leur exploitation. C’est le principe des systèmes aux coûts d’investissement élevés et aux coûts d’exploitation faibles. Elles suivent une courbe d’apprentissage inverse de celle des énergies conventionnelles dont le coût ne cesse d’augmenter ;
Les énergies renouvelables ne produisent ni CO2 ni déchet. Leur réversibilité est avérée. Quoi de plus simple que de démonter un parc éolien ou solaire ? ;
Leur intermittence est gérable, selon le réseau de transport d’électricité, d’autant que des progrès dans le domaine du stockage et des réseaux intelligents sont déjà une réalité ;
Les équipements domestiques utilisant une source de chaleur renouvelable, chauffage au bois, chauffage solaire ou pompe à chaleur performante diminuent, en hiver, l’appel de puissance et réduisent les importations d’électricité.
Ne considérons pas avec arrogance les pays qui ont déjà fait le choix de s’engager dans la voie des renouvelables, mais tirons-en des leçons des retours d’expérience. J’ajouterai que le développement d’un mix énergétique performant doit contribuer à la réindustrialisation de notre pays, à l’heure où, quels que soient les choix énergétiques qui seront faits, nous devrons investir dans le renouvellement des outils de production. Le décrochage industriel, souligné par Patrick Artus dans son dernier ouvrage, ne fait plus débat. Il est urgent de construire de nouvelles filières industrielles. Les énergies renouvelables nous offrent cette opportunité. Avec déjà 100 000 emplois, et des projections à 250 000 emplois en 2020, elles répondent à cet enjeu et entrent dans la catégorie des filières industrielles d’avenir. Ce sont des filières technologiques où PMI et grands groupes peuvent jouer un rôle majeur sur les produits haut de gamme.
Elevons le débat pour que nous puissions jouir des bénéfices de ces énergies. La guerre de religion à laquelle se livrent les pourfendeurs des renouvelables d’un côté et du nucléaire de l’autre ne permet ni de convaincre nos concitoyens ni d’arbitrer de façon sensée un choix de société qui nous engagera pour plusieurs décennies. Nous devons construire un nouveau modèle énergétique, basé sur une consommation rationnelle, dans une Europe exemplaire dans la préservation du climat. C’est autour de cet enjeu que le débat doit s’articuler.
Par Jean-Louis Bal, président du Syndicat des énergies renouvelables
Comment connaît-on la puissance du portable qu’on vient d’acheter ?
Les notices des téléphones doivent préciser le DAS ou débit d’absorption spécifique, qui mesure le niveau de radiofréquences émis par le portable lorsqu’il fonctionne à pleine puissance. Il est mesuré en W/kg, avec une limite en France fixée à 2W/kg.
Quel est l’intérêt du kit mains libres et du haut-parleur ?
Le kit mains libres et le haut-parleur permettent d’éloigner l’appareil émetteur d’ondes de l’oreille, et donc du cerveau. « Quand le téléphone est plaqué à l’oreille, les niveaux d’exposition du cerveau sont importants, mais ils diminuent de façon extrêmement importante dès lors qu’on l’éloigne de quelques dizaines de centimètres », souligne Dominique Gombert.
L’appareil en veille est-il nocif ?
« Quand l’appareil est en veille, il reste en contact (avec l’émetteur) pour avoir du réseau, mais les niveaux d’exposition sont extrêmement faibles », affirme Dominique Gombert.
Est-ce dangereux d’utiliser l’appareil dans la voiture ou dans le train ?
Une étude parue en octobre 2008 fait apparaître un effet des ondes émises fortement accru quand on téléphone en voiture : l’effet « cage de Faraday » rend la voiture étanche aux champs électriques ou électromagnétiques, d’où une forte montée en puissance des ondes qui veulent traverser l’habitacle. Dans les zones mal desservies et sur autoroute, où ils montent en puissance à chaque changement de relais, les champs atteignent « des niveaux record », selon cette enquête.
La situation est comparable dans des environnements clos ou d’autres moyens de transport, avec en outre, comme le souligne Dominique Gombert, « la juxtaposition des champs, associée à l’utilisation simultanée d’un grand nombre de téléphones ou de sources de champs électromagnétiques ».
Et les antennes-relais, qui suscitent des inquiétudes ?
L’OMS estime que pour les expositions « environnementales », celles notamment associées à la transmission des signaux, les preuves sont à ce jour « inadéquates ».
En 2009, l’étude de l’Afsset (devenue depuis Anses) avait souhaité qu’on envisage une « diminution des niveaux d’exposition » là où ils dépassent le « niveau moyen ambiant ». Le travail de cartographie est en cours.
Et le wifi, le bluetooth, la 3G ?
Les niveaux d’exposition sont faibles, d’une puissance maximale de 0,1 W pour le wifi et le bluetooth, de 0,25 W pour le 3G. Mais l’exposition est continue, tout au long de la journée.
L’OMS ne parle pas des téléphones fixes sans fil ?
Dominique Gombert le regrette. « Le téléphone sans fil va transmettre et la base aussi, ce n’est pas exactement la même nature de champs, mais il ne faut pas réduire les champs électromagnétiques aux téléphones portables ». « D’autres émetteurs peuvent avoir une intensité non négligeable » et plus on peut éloigner tout ce qui expose à des champs électromagnétiques – radios-réveil, base de téléphone sans fil, babyphones… – , mieux c’est.
Et les risques pour les enfants ?
Une étude est en cours dans 13 pays, « Mobi-kids ». Dominique Gombert souligne que « par rapport à la masse de tissu exposée, il y a chez les enfants une vulnérabilité plus grande, une pénétration potentiellement plus importante des champs électromagnétiques ».
Les 4 mega-deals (opérations d’une valeur supérieure à 1 milliard de dollars) impliquant des entreprises américaines sont prépondérants, puisqu’ils représentent 11,7 milliards de dollars, soit une hausse de près de 12 % par rapport aux 10,5 milliards de dollars constatés au deuxième trimestre 2011. Globalement, les mega-deals représentent 73 % de la valeur des transactions du troisième trimestre dans le secteur.
Au troisième trimestre 2011, les transactions annoncées de plus de 50 millions de dollars sont au nombre de 22 et représentent une valeur totale de 16 milliards de dollars, à comparer aux 31 opérations d’une valeur totale de 14,8 milliards de dollars au trimestre précédent. Par conséquent, la valeur moyenne des transactions a bondi de plus de 50 % pour s’élever à 725,6 millions de dollars, contre 476,4 millions de dollars au deuxième trimestre.
Si l’on exclut la transaction significative de 40 milliards de dollars du troisième trimestre 2010, la valeur moyenne des transactions a progressé de 60 % entre les troisièmes trimestres 2010 et 2011. Les volumes restent relativement stables au troisième trimestre 2011 avec 22 transactions contre 24 en 2010.
« Les résultats du troisième trimestre démontrent clairement le redressement de l’activité fusions et acquisitions sur le marché mondial » précise Eric Douheret, responsable Transactions Chimie chez PwC. « Les entreprises réfléchissent aux opportunités de croissance externe afin soit d’amplifier leur croissance organique ou de se développer sur de nouveaux marchés. Les groupes internationaux du secteur de la chimie tirent le bénéfice des mesures de réduction de coûts et de réorganisation industrielle qu’elles ont conduites ces dernières années. Ils ont ainsi pu retrouver des marges de manœuvre en trésorerie afin de réaliser des transactions plus importantes et plus ambitieuses. Bien que les questions de financement et un début de ralentissement économique fassent l’objet de grandes préoccupations à l’heure actuelle sur l’ensemble des marchés, nous nous attendons à ce que le rebond constaté de l’activité des fusions et acquisitions dans le secteur de la chimie continue dans les mois à venir.»
Les investisseurs industriels ont largement dominé au troisième trimestre 2011 et ont été impliqués sur les 4 méga-deals ; les investisseurs financiers ne représentant que 1,2 % du total des transactions en valeur. Il s’agit du plus faible ratio constaté depuis que PwC à commencé à suivre le secteur par nature d’investisseur en 2006. « Même si ce basculement en faveur des groupes industriels peut être attribué à la trésorerie accumulée, on peut néanmoins imaginer que le niveau élevé des valorisations conduira les acteurs du private equity à considérer des désinvestissements au profit d’investisseurs stratégiques » indique Eric Douheret.
Alors que le second trimestre de 2011 n’avait enregistré aucune opération de taille moyenne (transactions entre 500 millions de dollars et 1 milliard de dollars), deux transactions ont été annoncées au troisième trimestre pour une valeur totale de près de 2 milliards de dollars. Quant aux petites transactions (entre 50 millions et 500 millions de dollars), leur valeur totale diminue de près de 43 %, passant de 4,2 milliards de dollars au deuxième trimestre 2011 à 2,4 milliards de dollars au troisième.
Les transactions portant sur des cibles sud-américaines progressent de presque 4% entre le deuxième et troisième trimestre 2011 pour représenter 18 % de l’ensemble des transactions, plus particulièrement au Brésil. Au total, quatre opérations ont porté sur des cibles brésiliennes et deux autres ont été faites par des acquéreurs brésiliens.
La zone Asie-Pacifique contribue à hauteur de 23 % des volumes de transactions, de même que le Royaume Uni et l’Eurozone. Alors qu’une part considérable des opérations en Asie a porté sur des transactions locales, notamment en Chine, l’activité fusions et acquisitions chinoise a chuté significativement pour ne représenter que 49 opérations, soit une baisse de 55% en volume comparé au deuxième trimestre 2011. « L’essentiel de l’activité en Chine au troisième trimestre 2011 portait sur des transactions locales témoignant de la volonté des entreprises à se consolider afin d’atteindre une taille critique adaptée à leur marché domestique» ajoute Eric Douheret. « La Chine continuera à animer la zone Asie-Pacifique, mais à un rythme moins soutenu, les entreprises souhaitant procéder à des acquisitions qui soient vraiment clés pour leur stratégie de croissance »
« Le règlement proposé suppose que Facebook prenne plusieurs mesures pour s’assurer qu’il honore ses promesses à l’avenir, y compris (….) en demandant le consentement explicite des consommateurs avant que leurs informations ne soient partagées au-delà de ce qui est prévu par leur réglage de confidentialité« , a expliqué la Commission Fédérale du Commerce (FTC) dans un communiqué.
Le PDG et co-fondateur de Facebook Mark Zuckerberg a convenu mardi sur le blog de sa société qu’elle avait commis « un paquet d’erreurs ». Notamment « une mauvaise mise en oeuvre quand nous avons changé notre modèle de confidentialité il y a deux ans », a-t-il dit. Ces erreurs ont « souvent éclipsé une grande partie du bon travail que nous avons fait », a-t-il ajouté.
« J’ai l’espoir que cet accord montrera clairement que Facebook est leader quand il s’agit de proposer aux gens de contrôler l’information qu’ils mettent en ligne », a déclaré Mark Zuckerberg.
Cet accord, similaire à des règlements déjà acceptés par Google et le site de microblogs Twitter, est la conclusion d’une procédure engagée à la suite d’une plainte déposée en décembre 2009 par plusieurs associations de défense de la confidentialité des données, mécontentes que de nombreuses informations personnelles soient, par défaut, ouvertes au public sur le site de Facebook. Entre autres conséquences, ce réglage par défaut fournissait une mine de renseignements aux spécialistes du marketing et de la publicité.
Facebook renforce sa politique de confidentialité au moment où, selon le cabinet eMarketer, la part de son chiffre d’affaires tiré de la publicité est en régression : elle devrait représenter 89 % de ses quelques 4,27 milliards de dollars de revenus cette année, contre 95 % en 2009.
L’un des critiques virulents de Facebook, le Centre pour la Démocratie Numérique, a « applaudi » la FTC pour avoir lancé la procédure et obtenu ces engagements de la jeune société californienne. Mais son directeur Jeff Chester a aussi estimé que Facebook devait être puni pour ses actions passées. La direction « a trompé les consommateurs et devrait payer un prix, au-delà d’un accord sur 20 ans pour gérer ses activités de façon plus correcte », a-t-il fait valoir.
« Nous appelons Mark Zuckerberg et le conseil d’administration de Facebook à assumer leur responsabilité », a-t-il précisé, estimant qu' »ils devraient démissionner et être remplacés par des responsables connus pour leur engagement pro-confidentialité ».
M. Zuckerberg, 27 ans, s’est contenté d’annoncer la création de deux nouveaux postes de cadres dirigeants : Erin Egan, une avocate spécialiste de ces questions, embauchée il y a quelque mois, prend le titre de « directrice de la confidentialité », tournée vers les relations avec les autorités de régulation, les parlementaires et les experts. Michael Richter prend le titre de « directeur de la confidentialité, (en charge des) produits », afin d’assurer que cette dimension soit prise en compte dès la conception des nouvelles fonctionnalités du site.
Au Congrès, le sénateur démocrate John Kerry a salué un accord qui « renforce les droits à la confidentialité des consommateurs dans un environnement technologique de plus en plus complexe ». Son collège John Rockefeller a estimé qu’une nouvelle loi restait nécessaire.
En effet, une étude de Marie-Luce Picard, du département R&D de EDF, datée de juin 2011, met l’accent sur la très forte augmentation des données que va entraîner la mise en place des fonctionnalités des smart grids. De même, une étude de Pike Research, un cabinet américain d’analystes spécialisés dans les technologies propres, met en évidence le besoin de logiciels de gestion spécifiques, des MDMS (Meter Data Managment System), qui vont exploser.
Les MDMS sont des plates-formes logicielles qui acquièrent des données de comptage depuis de nombreuses sources et les mettent à disposition, après intégration, synchronisation et nettoyage, auprès des nombreuses cibles, autrement dit elles permettent de gérer ces données pour les rendre utilisables. Et tous les acteurs du domaine sont concernés : producteurs, commercialisateurs, gestionnaires de réseaux et simples usagers, puisque les compteurs intelligents doivent leur permettre de mieux gérer leur consommation d’énergie.
Or selon Marie-Luce Picard : « (Il faut) optimiser l’utilisation des technologies pour améliorer le service aux utilisateurs et l’efficacité opérationnelle. Les volumes extrêmement importants des données demandent la mise en place de traitements complexes, de par le volume des données : des séries temporelles, de par leur caractère distribué et de la nécessité de traitements à différentes échelles, de par les contraintes de temps réel pour certains besoins. »
L’étude Pike Research prévoit que d’ici 2018, 98 % des compteurs intelligents américains seront administrés par des MDMS, 80 % en Europe de l’Ouest et en Asie de l’Est. En effet, les compteurs intelligents commencent à se répandre, la preuve en France avec la décision de généralisation de Linky, qui suit d’ailleurs une directive européenne de mise en place de réseaux intelligents. Pour les gérer, les bons outils sont nécessaires et le marché des MDMS va exploser : il représenterait jusqu’à 490 millions de dollars en 2018, soit dix fois plus qu’en 2011.
Pour les spécialistes, la vraie valeur n’est pas dans la collecte des informations, mais bien dans l’analyse qu’on en fait. Ainsi, selon Bob Lockhart, analyste chez Pike Research : « Ces logiciels permettront d’obtenir des factures encore plus précises, et à terme permettront aux bâtiments d’être encore plus économiquement efficaces. »
De nombreux spécialistes proposent déjà des suites MDMS (Itron, eMeter, EnergyICT, Ecology Analytics et Aclara), et de grands éditeurs généralistes (SAP, Oracle) qui s’estiment aussi bien placés, grâce à leurs outils de gestion de bases de données, se lancent aussi dans l’aventure. Logique, si l’on en croit Marie-Luce Picard : « Ces volumes sont toutefois en-deçà de ceux rencontrés par d’autres secteurs d’activité qui ont d’ores et déjà à leur disposition différents outils technologiques. »
« Tirant les conséquences de l’arrêt de la Cour de justice européenne, le Conseil d’État relève que le ministre de l’Agriculture n’a pu justifier de sa compétence pour prendre les arrêtés, faute d’avoir apporté la preuve de l’existence d’un niveau de risque particulièrement élevé pour la santé ou l’environnement »… Ce sont les mots choisis dans son communiqué par le Conseil d’Etat pour justifier l’annulation de la suspension de culture du maïs OGM de Monsanto.
Depuis, les réactions se sont succédées, jusqu’à celle du Présient de la République ce matin (Mardi 29 novembre). Florilège :
Nicolas Sarkozy : « Le gouvernement maintient et maintiendra son opposition à la culture du [maïs OGM] Monsanto sur notre territoire », a affirmé le président de la République, en précisant que les ministres Nathalie Kosciusko-Morizet (environnement) et Bruno Le Maire (agriculture) préparaient « une nouvelle clause de sauvegarde ».
Bruno Le Maire, Ministre de l’agriculture : Le ministre de l’agriculture, Bruno Le Maire, a assuré que le gouvernement examinerait « tous les moyens de ne pas cultiver le maïs Monsanto » en réaction à l’annulation par le Conseil d’Etat, lundi 28 novembre, de la suspension de culture du maïs OGM de Monsanto. M. Le Maire a déclaré que le gouvernement restait « défavorable » à cette culture car « il reste encore trop d’incertitudes sur les conséquences pour l’environnement ».
Nathalie Kosciusko-Morizet, Ministre de l’Ecologie : NKM s’est dite lundi « déterminée » à faire interdire le maïs Monsanto 810 en France. «Nous sommes en ce moment même en train d’étudier les modalités juridiques pour poursuivre cette interdiction», a-t-elle déclaré. «Il y a quatre études qui viennent renforcer des inquiétudes qu’on peut avoir vis-à-vis des OGM en général et certaines ciblées sur le Monsanto 810, a-t-elle expliqué. Sur la base de ces quatre études, je propose que nous conservions notre décision d’interdiction du Monsanto 810 en France et nous sommes en train d’étudier les moyens de le faire».
Greenpeace : L’association Greenpeace a déploré la décision du Conseil d’Etat, soulignant que « depuis février 2008, aucune étude scientifique sérieuse n’est venue lever les risques que représentent les OGM pour l’environnement ni nous assurer de leur innocuité pour la santé humaine ». « Dans ces conditions, il est évident qu’on ne peut pas plus semer d’OGM aujourd’hui qu’il y a trois ans », ajoute l’ONG, demandant au gouvernement d’interdire à nouveau la culture du MON 810 en se servant des fondements juridiques adaptés.
Initiatives biotechnologies végétales (IBV) : Initiatives biotechnologies végétales (IBV), une association représentant les semenciers français qui promeut la culture du maïs génétiquement modifié, a quant à elle rapidement annoncé son souhait de reprendre la culture des OGM en France. « Nous accueillons positivement la décision du Conseil d’Etat », affirme IBV dans un communiqué, ajoutant que « le gouvernement doit désormais prendre ses responsabilités et garantir aux agriculteurs de manière concrète la liberté de cultiver des OGM en France ».
Noël Mamère : De son côté, le député d’Europe Ecologie-Les Verts Noël Mamère a estimé lundi qu’« il faut maintenant que le gouvernement tienne ses engagements ». « La balle est maintenant dans le camp du gouvernement puisqu’il s’était engagé à trouver une nouvelle base juridique pour instaurer une nouvelle clause de sauvegarde », a estimé le député de Gironde auprès de l’AFP.
Ténériffe, Flaujac, Piper Alpha, Flixborough, le tunnel du Mont-Blanc nous montrent clairement que, face à l’accroissement de la complexité de nos systèmes et réseaux industriels et du fait de leur impact sur la société et l’environnement, qui se traduit par un potentiel de risques accrus, tous les acteurs qui œuvrent en leur sein, du président à l’opérateur, doivent avoir une vision systémique permanente.
Chacun au poste qu’il occupe doit comprendre que tout composant, qu’il soit matériel, informationnel, procédural, humain, financier, est en relation plus ou moins directe avec nombre d’autres. C’est ainsi que la priorité donnée à la production peut avoir, en mode dégradé, un impact sur la sécurité de fonctionnement de l’installation ou sur le comportement de certains acteurs. Une exigence en tant que telle n’a de sens que si elle est confrontée aux autres. Pousser la production tant que toutes les exigences de sécurité sont respectées ne pose pas de problème. Par contre, nous avons vu les conséquences de la décision prise par la tour de contrôle de Ténériffe, privée ce jour là de son taxiway et des feux de balisage des pistes, de faire décoller des avions gros porteurs avec une visibilité inférieure à 500 mètres.
Ceci a un corollaire : les exigences de sécurité doivent toujours prendre le pas sur les exigences de production, les exigences sociales, les exigences financières. Cela est d’autant plus vrai que le système considéré fonctionne en mode dégradé.
On comprend mieux l’importance des différentes relations reliant les éléments composant les trois sous-systèmes (technologique, informationnel, humain).
Porter un regard systémique sur les systèmes qui nous entourent constitue le premier pilier sur lequel doit porter toute politique préventive de sécurité.
2. Réaliser des installations fiables, robustes et stables
Tous les systèmes socio-techniques que nous exploitons sont généralement le résultat, le fruit de projets ayant nécessité des investissements lourds, qu’il s’agisse d’un gros porteur, d’un réseau ferré, d’un complexe chimique, d’une plate-forme offshore… Tous ces projets ont demandé plusieurs années entre le premier coup de crayon et la mise en service de l’installation. De très nombreux acteurs y ont participé : concepteurs, engineering, équipementiers, génie-civilistes, tuyauteurs, mécaniciens, fondeurs, électriciens, électroniciens, informaticiens, monteurs, financiers, sociétés de contrôle, banques, etc.
Tout au long du projet, de très nombreuses modifications ont dû être instruites, rejetées, acceptées. C’est durant cette phase de conception que l’inventaire des risques, contrepartie des performances attendues du nouveau système, doit être fait. Chaque risque doit être identifié, caractérisé. Quelle est sa nature ? Quelle est sa probabilités d’occurrence ? Quelle est la gravité de ses conséquences potentielles ?
Ce travail fait, il s’agit d’identifier les fonctions et les éléments importants pour la sécurité puis de préciser les exigences de conception, d’exploitation et de maintenance associées à chacune d’elles et chacun d’eux.
Il est clair que si le risque de rupture d’une tuyauterie de raccordement entre deux réacteurs successifs avait été appréhendé à sa juste valeur, l’accident de Flixborough ne se serait pas produit. Mais, il aurait fallu, au préalable, identifier les soufflets comme des éléments importants pour la sécurité et fixer comme exigence de conception un fonctionnement en traction-compression et non en cisaillement. De même à Three Miles Island, si la reprise de l’alimentation des générateurs de vapeur avait été considérée comme une fonction importante pour la sécurité, il est probable que les concepteurs auraient mis en place une instrumentation sûre permettant aux opérateurs de suivre leur réalimentation, par exemple en installant un débitmètre en aval de la pompe.
3. Élaborer des installations sûres, claires et responsabilisantes
L’incendie sous le tunnel du Mont-Blanc illustre bien comment la transformation lente, progressive et volontaire d’une organisation initialement sûre et responsabilisante vers deux organisations indépendantes, non communicantes pour ne pas dire conflictuelles, a conduit, dans un premier temps, à l’installation de deux tronçons de tunnel présentant des différences notables et, dans un deuxième temps, au drame.
La mise en place d’organisations sûres, claires et responsabilisantes passe par :
une sensibilisation des dirigeants et de l’ensemble du personnel à l’importance des problèmes de sécurité ;
une définition précise des rôles et des responsabilités de chacun ainsi que les transferts de responsabilités et pouvoirs, notamment aux changements de quart, ce qui ne fut pas le cas pour Piper Alpha ;
une définition des interfaces entre services, rappelons-nous le cas du tunnel du Mont-Blanc où aucune des deux salles de régulation n’a pris le pilotage de l’ensemble du tunnel lorsque le camion commençait à dégager une fumée blanche importante, alors qu’ils avaient chacun la possibilité de le faire sur la base des informations reçues.
« NeverWet », un surprenant spray super-hydrophobe, conçu par Ross Nanotechnologies. Vaporisez-le sur une surface, et il l’imperméabilisera immédiatement ;
« EduBot », un robot hexapode qui possède grâce à ses pattes ajustables et originales la faculté de se déplacer sur terrains meubles ou difficiles ;
Concevoir un costume d’appareil photo géant comme déguisement pour Halloween, soit. Et si en plus l’appareil photo fonctionne ?
Un robot artiste interactif, qui peint de manière autonome et qui est influencé par les bruits extérieurs, dans son processus de création ? C’est la prouesse réalisée par le collectif d’artistes « The Creators Project » ;
Pour conclure, le gadget (inutile ?) de la semaine : un oreiller « robotique », censé réveiller les ronfleurs impénitents…
« NeverWet », le spray super-hydrophobe :
Pour débuter cette quinzième revue du Web, voici le surprenant spray super-hydrophobe conçu par la société américaine Russ Nanotechnologies. Il y a près de trois ans, cette société américaine a eu besoin de réduire la corrosion sur des produits en acier, initiant alors l’aventure de la création de ce spray. Le concept, pas complètement nouveau, a le mérite d’être particulièrement bien illustré par la vidéo de présentation.
L’hydrophobie se définit assez simplement : l’angle de contact d’une goutte d’eau, lorsqu’elle est sur une surface plane (localement), doit dépasser les 90 degrés. Au-delà de 150°, la surface est alors considérée comme étant super-hydrophobe. Un angle de contact égal à 180° signifie que la goutte d’eau est complètement sphérique, repoussant la zone de contact jusqu’à un simple point. À titre d’exemple, le Téflon d’une poêle n’est qu’hydrophobe, l’angle de contact moyen étant de 95°. Les surfaces traitées par le spray « NeverWet » offrent un angle de contact généralement supérieur à 160°, d’après les chiffres fournis par les concepteurs.
La super-hydrophobie présente de nombreux intérêts : outre ses évidentes qualités imperméabilisantes, elle permet de lutter assez efficacement contre le gel, souvent fatal pour les isolants électriques, les lignes à haute-tension, ou le revêtement des ailes d’un avion. Elle est également efficace pour lutter contre la corrosion : « NeverWet » serait jusqu’à quatre à six fois plus efficace qu’un revêtement en polyuréthane classique, généralement utilisé sur de nombreuses infrastructures. La super-hydrophobie permet également de préserver plus facilement une surface ou un milieu des moisissures et des bactéries, l’eau accélérant la prolifération de celles-ci. Enfin, elle transforme n’importe quelle surface en surface auto-nettoyante, le fonctionnement de la grande majorité des matériaux étant évidemment optimisé lorsqu’ils sont propres.
Pas encore disponible à la vente, ce spray pourrait bien se retrouver dans le commerce courant 2012, intéressant à la fois les particuliers comme de nombreux professionnels, milieu hospitalier et ingénierie civile en tête.
« EduBot », le robot hexapode :
« EduBot » est un robot développé conjointement par les chercheurs des universités de Pennsylvanie, de Harvard et de Florida A&M (Agricultural and Mechanical). Successeur de « RHex », conçu par la très prolifique société américaine Boston Dynamics, « EduBot » est un robot hexapode , ce qui signifie que sa locomotion se base sur trois paires de pattes, comme les insectes.
Télécommandé, il se présente sous la forme d’un parallélépipède d’une quarantaine de centimètres de long, possédant sur ses flancs six axes répartis de manière régulière sur lesquels sont fixés les pattes. Chaque patte est composée d’une lame recourbée en demi-cercle, dont la raideur est variable grâce à une bague dont la hauteur varie et se contrôle à distance. La coordination des pattes se base sur une architecture de contrôle décentralisée, les pattes étant connectées en un réseau parallèle, et les allures déterminées à l’aide d’un programme utilisant notamment des algorithmes génétiques.
Sa démarche particulière et ses six pattes recourbées en demi-cercle rendent « EduBot » particulièrement mobile en terrains meubles ou difficiles, tels que la végétation, le gravier, la boue, le sable ou même les rails de chemins de fer. Les militaires pourraient bien lorgner sur ce petit robot, tant il pourrait se réveler efficace en mission de reconnaissance sur terrain accidenté, ou dans une zone sinistrée après une catastrophe…
Un costume d’appareil-photo géant… qui fonctionne :
Tyler Card a voulu mettre la main à la pâte pour son costume d’Halloween, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’a pas fait les choses à moitié. Quitte à réaliser un costume d’appareil-photo géant, autant s’assurer qu’il fonctionne aussi !
Le boîtier, réalisé en carton peint fixé à l’aide de scotch, – à l’exception de l’ « objectif », un seau en plastique –, épouse le design d’un Nikon D3. Cette « lentille » géante abrite le véritable appareil de Tyler Card, un Nikon DSLR. Pour rendre son déguisement fonctionnel, les photos sont prises à l’aide d’un bouton se trouvant sur le boitier-costume, qui commande le flash (une lumière stroboscopique) simultanément grâce à une commande sans fil.
Une fois la photo prise, elle devient automatiquement disponible au dos du boîtier, comme pour un véritable appareil, un grand écran LCD faisant ici office du classique écran de prévisualisation. Allez jeter un coup d’œil aux deux vidéos suivantes, la première concernant l’appareil-photo à proprement parler, la seconde détaillant la conception du costume.
Le robot artiste interactif du collectif « The Creators Project » :
Benjamin Grosser, membre du collectif d’artistes « The Creators Project », a imaginé un robot artiste interactif, dont le média serait la peinture. L’installation ressemble à une grosse photocopieuse, surmontée d’un dispositif rendant le pinceau mobile. Un micro capte les bruits extérieurs, ainsi que le propre bruit de la machine, les données recueillies servant de stimuli à la machine qui les interprète à l’aide d’un logiciel d’intelligence artificielle.
Le pinceau, contrôlé par un servomoteur, passe au choix dans l’un des quatre pots de couleur, puis est dirigé sur la toile disposée horizontalement. Des caméras savamment placées permettent d’avoir une vue d’ensemble, ou au plus près. La démarche est intéressante, car elle questionne le principe même d’art en mettant un pinceau entre les « mains » d’un robot, censé être dénué de tout sens artistique. On vous laisse apprécier (ou non) le résultat, dans la vidéo qui suit :
Le gadget (inutile ?) de la semaine : un oreiller qui réveille les ronfleurs intempestifs
Pour conclure cette quinzième revue du Web, voici le gadget (inutile ?) de la semaine : un oreiller du nom de Jukusui Kun (« sommeil profond » en japonais), qui réveille les ronfleurs.
En forme d’ours en peluche, l’oreiller possède plusieurs micros captant le niveau de décibels durant le sommeil, ainsi qu’un oxymètre mesurant le niveau d’oxygène dans le sang, placé au bout d’un doigt. Lorsque le niveau de décibels dépasse un certain stade, l’ordinateur relié à l’oreiller déclenche le bras de l’ours en peluche, délivrant une caresse censée remettre le ronfleur du « bon » côté, et ainsi l’empêcher de ronfler, – cet oreiller pouvant être extrêmement utile contre les apnées du sommeil. Voyez plutôt :
Une équipe de scientifiques du prestigieux laboratoire Cavendish, le département de physique de l’université anglaise de Cambridge, a réalisé une petite prouesse : déplacer un seul électron le long d’un fil, lui faisant faire une soixantaine d’allers-retours. Ce jeu de ping-pong virtuel où l’électron devient la balle, illustre un degré de contrôle de l’électron sans précédent.
Les électrons transportant un courant le long d’un fil ne vont pas directement d’un bout à l’autre de celui-ci, mais suivent un chemin plus complexe. Cela peut devenir problématique lorsque l’électron transporte une information, car il est plus à même de l’oublier, ou plus scientifiquement, son état quantique est plus à même de perdre sa cohérence.
Ici, un électron peut être confiné dans un petit puits de potentiel, une boîte quantique, juste à la surface d’une feuille d’arséniure de gallium (GaAs). Un chemin, dont l’énergie est plus élevée que les électrons, mène à une autre boîte quantique, vide, et se trouvant à une distance de 4 microns. Un son très bref (quelques milliardièmes de secondes) est alors envoyé à la surface, créant une « vague », un potentiel électrique qui emmène l’électron, surfant littéralement vers l’autre boite, où il se retrouve capturé. En reproduisant le son, mais cette fois-ci dirigé dans l’autre sens, l’électron recommence son voyage, dans le sens opposé et ainsi de suite, comme au ping-pong, accomplissant ainsi une soixantaine d’allers-retours.
« Cette prouesse est pleine de promesses pour nos ordinateurs quantiques », explique Chris Ford, qui a dirigé l’équipe responsable de la découverte, et dont le travail a été publié dans la revue Nature. « Ces calculateurs pourraient bien aider à résoudre certains problèmes complexes plus rapidement que les ordinateurs traditionnels. Des efforts sont d’ores et déjà fournis pour connecter entre eux différents composants, tel le processeur et la mémoire. Bien que notre expérience ne montre pas que l’électron se souvienne de son état quantique, c’est pourtant plus que probable » poursuit-il. « Cette méthode de transfert des qubits [bits quantiques] pourrait bien être celle choisie, au sein même d’un ordinateur quantique. »
Pour mémoire, l’article 210 de la loi n°2010-788 du 12 juillet 2010, dite loi Grenelle 2, a modifié l’article L 512-11 du code de l’environnement, en prévoyant qu’un décret précisera les conditions dans lesquelles les résultats des contrôles périodiques résultats sont soit tenus à la disposition de l’administration, soit, lorsque des non-conformités majeures sont détectées, transmis à l’administration. C’est dans ce cadre juridique qu’intervient le décret n°2011-1460 du 7 novembre 2011, qui modifie les articles R 512-56 et suivants du code de l’environnement.
Installations concernées
Les installations classées soumises à l’obligation de contrôle périodique sont fixées par la nomenclature des installations classées pour l’environnement (cf. l’annexe de l’article R 511-9 du code de l’environnement). Sont concernées, par exemple, les installations dans lesquelles sont manipulés des produits très toxiques, contenant de l’ammoniac, du chlore, des poudres et explosifs, des gaz et liquides inflammables.
Toutefois, les installations classées ainsi désignées par la nomenclature ne sont pas soumises à l’obligation de contrôle périodique lorsqu’elles sont incluses dans un établissement qui comporte au moins une installation soumise au régime de l’autorisation ou de l’enregistrement.
Sont également dispensées les installations enregistrées selon le référentiel EMAS (système européen de management environnemental et d’audit, en application du règlement CE n° 1221/2009 du 25 novembre 2009 concernant la participation volontaire des organisations à un système communautaire de management environnemental et d’audit), sous réserve que la déclaration environnementale établie couvre la conformité des installations classées pour l’environnement à la réglementation applicable.
Un nouveau calendrier de mise en œuvre
Le calendrier, lié au premier contrôle périodique à réaliser, était jusqu’alors fixé par le décret n°2009-835 du 6 juillet 2009.Ce calendrier est modifié par le décret n°2011-1460 du 7 novembre 2011.
Les exploitants des installations mises en service avant le 1er janvier 1986 ont en principe procédé au premier contrôle avant le 30 juin 2010, et celles mises en service entre le 1er janvier 1986 et le 31 décembre 1991, avant le 30 juin 2011.
Restent les échéances suivantes :
Le 30 juin 2012, pour les installations mises en service entre le 1er janvier 1992 et le 31 décembre 1997 ;
Le 30 juin 2013, pour les installations mises en service entre le 1er janvier 1998 et le 31 décembre 2003 ;
Le 30 juin 2014, pour les installations mises en service entre le 1er janvier 2004 et le 30 juin 2009.
Cependant, le décret n°2011-1460 du 7 novembre précise que, pour les installations présentant des risques plus importants que prévus, l’arrêté ministériel de prescriptions générales peut fixer un calendrier plus resserré que celui précité.
Une fois le premier contrôle périodique réalisé, les contrôles suivants doivent être effectués tous les cinq ans, ou tous les dix ans si l’installation est certifiée ISO 14001 par un organisme de certification accrédité par le Comité français d’accréditation (COFRAC) ou par tout autre organisme d’accréditation signataire de l’accord de reconnaissance multilatéral établi par la coordination européenne des organismes d’accréditation (European Cooperation for Accreditation ou EA).
Si une installation autorisée ou enregistrée au préalable devient éligible au régime de la déclaration avec contrôle périodique (DC) en raison d’une modification de son activité ou de la nomenclature, elle bénéficie d’un délai de cinq ans pour réaliser un premier contrôle.
S’agissant d’une installation existante non classée ou à déclaration simple, qui vient à être soumise au régime DC pour les mêmes motifs, ce délai est porté à deux ans.
Signalement des non-conformités majeures à l’autorité administrative
Les arrêtés ministériels de prescriptions générales doivent fixer, pour chaque catégorie d’installations, les prescriptions dont le non-respect constitue « une non-conformité majeure entraînant l’information du préfet ». L’absence d’un système de traitement des rejets ou de détection incendie ou de cuvette de rétention est généralement jugée comme une non-conformité majeure.
Lorsque le rapport de visite de l’organisme agréé fait apparaître une ou plusieurs non-conformités majeures, l’exploitant doit adresser à cet organisme, dans un délai de trois mois, un échéancier des dispositions qu’il entend prendre pour y remédier.
Après avoir pris ces dispositions, et dans un délai maximal d’un an à compter de la réception du rapport de visite initial, l’exploitant doit solliciter un second contrôle auprès de l’organisme agréé. Ce dernier effectuera ce contrôle complémentaire dans un délai de deux mois après la demande de l’exploitant, et devra adresser un rapport complémentaire dans un délai d’un mois.
L’organisme agréé doit informer le préfet de département de l’existence de non-conformités majeures dans trois cas :
il n’a pas reçu l’échéancier de mise en conformité dans les délais ;
il n’a pas reçu de demande écrite de contrôle complémentaire dans les délais ;
le contrôle complémentaire fait apparaître que des non-conformités majeures persistent.
Par Solange Viger, avocate au barreau de Paris et consultante en droit de l’environnement
L’éditeur devient aussi un prestataire de service. Il ne s’agit pas simplement d’héberger une solution logicielle sur le Cloud, mais aussi de garantir contractuellement au client que le service sera disponible souvent au minimum à 99,9 % du temps en 24/7 sous peine de pénalités. A ceci, s’ajoute des engagements draconiens de sécurité, de montée en charge, de maintenance (curative et préventive), d’évolutivité (souvent plusieurs mises à jour par an).
Pour réussir, l’éditeur de logiciels du 21ème siècle doit se doter d’une organisation, de processus, de compétences, d’outils particuliers, rassemblés dans un Cloud Management Center (CMC). Le CMC a pour principale vocation de garantir la fourniture du SaaS de manière industrielle en tenant compte des problématiques de volumétrie, de localisation et de sécurité. Il complète, ainsi, la notion historique de NOC (Network Operations Center) qui, lui, se limite à la gestion de l’infrastructure physique et des services associés.
En effet, plus les clients sont nombreux à utiliser l’application en mode SaaS plus la gestion pour l’éditeur devient compliquée. Afin de faciliter cette administration, de nombreux éditeurs SaaS ont choisi de mettre à disposition de leurs clients une unique plateforme mutualisée (multi-tenant) alors que d’autres proposent un environnement dédié où chaque client est en mesure de gérer à la demande ses montées de version par exemple (single tenant). Quel que soit l’organisation choisie, le CMC est garant de la qualité de service indépendamment du nombre de clients.
Mettre en place un CMC, c’est pouvoir tenir compte aisément de problématiques légales de ces clients au niveau mondial. De nombreux pays imposent à leurs entreprises une réglementation sur la localisation de leurs données. C’est pourquoi, le CMC doit répondre avec agilité et souplesse à l’ouverture de nouveaux services quel que soit la localisation de son nouveau client et ce, dans un délai qui se situe 1 et 5 jours.
Mettre en place un CMC, c’est aussi se doter d’un outil qui permet à l’éditeur SaaS de justifier la qualité du service rendu à ses clients mais également tenir ses engagements contractuels. Cependant, Il est intéressant de noter que le CMC a également un rôle de conseil auprès de ses clients car pour la plupart, ils mettent en place pour la première fois un service SaaS.
Qu’est qu’un CMC ?
Le CMC ou encore « Cloud Management Center » est un service chargé de :
L’administration du réseau et de l’infrastructure d’hébergement,
De la mise en œuvre des nouveaux services SAAS (Software As a Service),
Garantir la fourniture de services imposés par les contraintes normatives (ISO 27 001 / 27002) et celles plus spécifiques des clients.
Sa raison d’être est de s’assurer de la disponibilité du service, de vérifier et contrôler que les services sont rendus conformément aux engagements pris par le fournisseur de services. Un CMC est d’abord un lieu sécurisé, mais aussi : des hommes, des outils et des procédures. Ces quatre éléments sont indissociables. Afin d’être le plus performant possible, le CMC doit être géré comme un service industriel.
Les engagements du CMC et ses composantes
Mettre à disposition une application en mode SaaS c’est prendre l’engagement de délivrer à son client un service de A à Z tant en termes d’hébergement de la solution, de disponibilité, de qualité, de sécurité, de provisionning maintenance. Afin de répondre à ces engagements, la mise en place d’une infrastructure technique et d’une équipe dédiée permet de s’assurer que le service est rendu et est disponible 24h/24 et 7j/7. Si l’on devrait décrire un CMC en quatre mots, ils seraient les suivants :
Les Hommes
Le CMC rassemble plus de 50 pôles d’expertise allant des serveurs physiques, du réseau, des baies de stockages, de la virtualisation à la sécurité en passant par la messagerie , le DNS et l’application mais exige également de la rigueur et une excellente capacité de communication. Les techniciens du CMC doivent avoir une parfaite connaissance de l’environnement c’est-à-dire de l’architecture technique mise en place, mais également des procédures du CMC qui découlent des bonnes pratiques ITIL et de la norme ISO. Cette équipe est d’ailleurs spécialiste de l’installation de solutions en mode SaaS et à l’obligation de suivre une formation continue qui leur permettra d’être efficace et conserver de hauts niveaux de qualité de services auprès de leurs clients.
Confidentialité et intégrité du système d’information
La sécurité est une préoccupation permanente pour Le CMC. Dans les faits, elle se traduit par la mise en place d’un local entièrement sécurisé et autonome en tous points (exemple : son propre réseau etc…) pour pouvoir réagir, en cas d’anomalie, immédiatement. En plus de cette sécurité physique, s’ajoute la nécessité de garantir la confidentialité et l’intégrité du Système d’information tant en termes de procédures que d’accès à l’information. La mission du CMC s’étend alors, au-delà de son périmètre et s’intègre dans les phases de conception de la solution SaaS afin d’assurer une parfaite cohérence entre sécurité, fonctionnalités et performance.
Des outils
Savoir si le service est rendu et bien rendu au quotidien nécessite la mise en place d’outils permettant de réaliser souvent plusieurs millions de tests automatisés par jour sur toutes les plateformes et composants du CMC. Le suivi est réalisé par des outils dédiés de monitoring dont le rôle est à la fois d’alerter immédiatement en cas d’anomalies mais également de construire des indicateurs qui permettent de produire des rapports afin de détecter les tendances invisibles en temps réel comme par exemple :
la disponibilité des services,
la performance moyenne d’ouverture des pages web,
l’accès aux ressources publiées par le client comme les serveurs LDAP ou de fourniture d’identité (SSO).
Des procédures
Un CMC gère de quelques centaines à plusieurs milliers de machines virtuelles pour ses clients ce qui nécessite une organisation sans failles. Cette problématique de volumétrie implique donc la mise en place de procédures industrielles écrites, de préférence basées sur les bonnes pratiques ISO et ITIL, qui décrivent tous les incidents qui pourraient survenir et la manière de les résoudre. L’improvisation est interdite car elle peut remettre en cause les engagements de l’éditeur SaaS. Néanmoins, le CMC est dans une démarche d’amélioration continue et une revue régulière des processus accompagnée d’audits est indispensable pour la pérennité de la qualité de service.
Il pourrait bien être temps de dire adieu aux traditionnels gratte-ciels, et de saluer l’arrivée future des « gratte-sols ». Plutôt que de se demander « jusqu’à quelle hauteur pouvons-nous aller ? », BNKR Arquitectura, un cabinet d’architecte mexicain, a décidé de prendre la tendance à contre-pied en posant la question suivante : « jusqu’à quelle profondeur pouvons-nous descendre ? ». Fort de ce précepte, le cabinet mexicain a présenté son projet de « Earthscraper » (« gratte-sol », par opposition au « skyscraper », le « gratte-ciel ») pour la ville de Mexico, en plein cœur de la mégalopole.
Dissimulant 35 étages sous la ville, le « gratte-sol » défie tous les tenants de l’architecture actuelle et l’obsession du « toujours plus haut ». Épousant la forme d’une pyramide inversée, le Earthscraper pourrait accueillir une mini-cité de près de 775 000 mètres carré, tout en préservant la place piétonne déjà présente en surface, qui se verrait toutefois réaménagée avec une base translucide, laissant la « skyline » de la ville inchangée.
Cet hommage à peine dissimulé aux pyramides aztèques serait organisé de manière stratifiée autour d’un immense puits de lumières laissant filtrer la lumière du jour, traversé par de nombreux ponts. Un musée dédié aux Mayas et aux Aztèques y aurait déjà sa place dans les dix niveaux les plus proches de la surface, les niveaux inférieurs abritant bureaux, commerces et habitations, et ce jusqu’à près de 300 mètres sous terre, profondeur retenue pour le projet. Reste à savoir comment le risque sismique, très élevé à Mexico, interviendra dans le développement du projet.
Par Rahman Moonzur
Pour aller plus loin :
Découvrez les fiches pratiques de Techniques de l’Ingénieur :
C’est ce mois-ci que la Mongolie est sur le point de se lancer dans une aventure à la fois ambitieuse et surprenante, mettant la géo-ingénierie à l’honneur : la capitale mongole, Oulan-Bator, devrait se doter d’un glacier artificiel géant, dont la formation pourrait permettre de rafraîchir la ville durant les mois d’été. Oulan-Bator, ville très polluée de plus d’un million d’habitants, voudrait profiter de sa position de capitale la plus froide du monde (des températures moyennes de – 10° Celsius à – 24,6°C du mois de novembre au mois de mars) pour « stocker » du froid pendant le long et rude hiver, et le redistribuer durant les mois d’été.
Comme le rapporte le quotidien anglais The Guardian, les scientifiques, qui sont derrière cet ambitieux projet à 1 milliard de tugriks (plus de 500 000 euros), font le pari que ce glacier émettra suffisamment d’air frais pour être pompé dans toute la capitale pendant l’été, tout en fournissant de précieuses ressources en eau potable et pour l’irrigation, tandis que la glace fondra progressivement avec la hausse des températures (plus de 21°C de juin à août).
La société d’ingénierie mongole ECOS & EMI entamera la « construction » du glacier en formant des couches de glace d’un mètre d’épaisseur en hiver, à partir du gel progressif du suintement de l’eau douce de la rivière Tuul, qui arrose Oulan-Bator. Couche après couche, la méthode sera répétée durant les mois suivants, produisant finalement un glacier à part entière.
Ces couches, appelées « naleds », ont déjà servi à de nombreuses reprises dans des projets de construction, notamment de routes et de ponts en Corée du Nord, ou par l’armée américaine dans l’Arctique. Si l’expérience est couronnée de succès, des projets similaires pourraient bien voir le jour dans d’autres villes partageant de rudes hivers, alternatives bon marché et écologiquement intéressantes.
Une collaboration entre les chercheurs des laboratoires HRL, de CalTech et de l’Université de Californie, à Irvine, a permis de réaliser le matériau le plus léger au monde. Tellement léger qu’il détrônerait même les plus légers aérogels, matériaux semblables à un gel où le gaz remplace le composant liquide, et remarquables pour leur capacité isolante.
Ce matériau miracle est une structure de micro-treillage, dont seulement 0,01 % est à proprement parler solide, se composant de tubes creux d’une centaine de nanomètres d’épaisseur. Il possèderait une densité de 0,9 milligrammes par centimètre cube (mg/cc), le plaçant devant l’aérogel le plus léger, atteignant 1,1 mg/cc. Et il n’a pas que sa légèreté pour lui : il est également extraordinairement solide et amortit les chocs à la perfection, notamment grâce à tout l’air dont il est composé : il peut se compresser à un taux de 50 %, et retrouver complètement sa forme initiale, ce qui est très inhabituel pour un matériau qui est en partie métallique.
L’équipe de chercheurs explique que ce matériau innovant est « d’inspiration architecturale », regardant du côté du Golden Gate Bridge de San-Francisco ou de la Tour Eiffel, structures extrêmement légères pour leur taille. Le projet a été réalisé, sans surprise, sous la houlette de la DARPA (Defense Advanced Research Projects Agency), agence affiliée au Département de la Défense américain, et chargée de la recherche et du développement des nouvelles technologies destinées à des fins militaires.
Les utilisations de ce matériau pourraient être très nombreuses, dans le même champ d’action que l’aérogel, allant de la composition des électrodes de batteries à celui d’amortisseurs énergétiques en tous genres, en passant par l’isolation.
Constatée globalement à la fin du siècle dernier, la pollution de l’air est un phénomène ancien, en grande partie d’origine naturelle (éruptions volcaniques, érosion…). L’activité moderne de l’homme a cependant introduit dans l’atmosphère des substances aux conséquences préjudiciables pour la santé et pour l’environnement. Ces substances sont émises par différentes sources, fixes ou mobiles (industries, transports, etc.). Les polluants émis sont ensuite dispersés par le vent, dilués par la pluie, ou restent bloqués lorsque l’atmosphère est stable.
Cette forme de pollution s’est accrue depuis le milieu du XXe siècle, et les autorités publiques, internationales puis nationales, se sont penchées sur la question de l’air à partir du constat de « pollution » de celui-ci. Les premières réglementations internationales visant à réduire ce phénomène transfrontière ont été adoptées à la fin des années 70. Plus récemment, un autre phénomène a été constaté, celui de l’incidence des émissions de gaz à effet de serre sur le climat. Fruit d’un accord international inédit, un dispositif réglementaire spécifique a été adopté dans les années 90 visant à réduire les émissions de ces gaz et limiter leur fort impact environnemental.
Cet article présente le cadre réglementaire international et communautaire mis en place pour lutter contre la pollution atmosphérique et les émissions de gaz à effet de serre.
Les boues de stations d’épuration sont des résidus de l’assainissement des eaux usées d’origine industrielle ou domestique. L’élimination des boues par épandage agricole est la principale voie de valorisation en France.
Lorsque leur recyclage s’avère impossible en agriculture, les boues constituent un déchet humide difficile à brûler et à valoriser par voie thermique. La valorisation énergétique regroupe différentes technologies permettant de convertir la fraction organique des boues en énergie. La valorisation énergétique peut être une voie d’élimination complémentaire ou alternative à la valorisation matière en agriculture.
Les technologies de valorisation énergétique des boues de station d’épuration permettent de tirer profit de la nécessité d’éliminer et de détruire les boues. La valorisation des boues, sur le site de la station d’épuration, permet d’améliorer le bilan environnemental en diminuant le transport des boues et en produisant une énergie (chaleur, électricité) directement consommée sur la station.
Ces technologies sont pour certaines relativement nouvelles et ne bénéficient encore que de retour d’expérience ponctuel. Il s’agit cependant d’alternatives sérieuses à l’incinération classique présentée bien souvent comme la seule voie thermique possible.
Les premiers critères de choix sont le gisement de boues (quantité) et l’impossibilité technique d’une valorisation agricole des boues (qualité). Pour envisager une valorisation énergétique, le gisement de boues doit être significatif, au minimum pour les stations d’épuration de plus de 50 000 équivalents habitants soit environ 750 tonnes de matière sèche.
La photocatalyse est une technologie d’oxydation avancée émergente qui trouve de nombreux domaines d’application, en particulier au Japon. La plupart d’entre eux utilisent des matériaux à base de dioxyde de titane (TiO2). Dans le présent article nous ne présentons que les applications environnementales de ces matériaux pour la purification de l’air ou de l’eau ou pour les applications autonettoyantes. Les applications dans le domaine de l’énergie par des systèmes capables de stocker l’énergie solaire, telles que les cellules solaires (cellules photovoltaiques sensibilisées par des colorants pour la production d’électricité ou DSSC [D 3935] [BE 8579] [BE 8578]) et la production d’hydrogène par scission photocatalytique de l’eau (fuel cells [BE 8565]), ne seront pas abordées, de même que les propriétés photo- ou électrochromes ou de capteurs [P 4031] [R 2385].
Le principe de la photocatalyse repose sur l’activation d’un semi-conducteur par la lumière, et les données énergétiques et thermodynamiques qui régissent les réactions d’oxydo-réduction photo-induites sont précisées. Les propriétés de différents semi-conducteurs susceptibles d’induire des réactions photocatalytiques sont évoquées, avant de décrire de façon plus approfondie celles du dioxyde de titane. Les applications pour le traitement de l’eau, bien que moins développées que pour le traitement de l’air, couvrent les polluants inorganiques et organiques. La désinfection (de l’eau ou de l’air) par photocatalyse (élimination de micro-organismes tels que bactéries, virus, champignons) est un domaine très exploré dans de nombreux laboratoires de recherche, même si la compréhension des mécanismes d’action contre les micro-organismes doit encore être approfondie. Les principales applications pour le traitement de l’air concernent l’élimination des oxydes d’azote NOx en extérieur par des matériaux photocatalytiques de type béton, ciments, céramiques et peintures, et le traitement des COV pour l’air intérieur avec des dispositifs actifs (ventilateurs photocatalytiques, traitement de l’air conditionné) ou passifs (revêtements, peintures, carrelages… photocatalytiques). Enfin, l’origine des propriétés autonettoyantes de surface recouvertes de dioxyde de titane est rappelée, et les différents domaines d’application de ces matériaux résumés.
La suie est un ensemble de composés chimiques issus de la combustion incomplète de combustibles fossiles (essence, gazole, fioul, kérosène) ou de biomasse (bois, végétaux). Elle est également associée à la pollution issue des milieux urbains. Lorsqu’elle est produite, les particules solides de la suie se nichent dans l’atmosphère où elles demeurent en suspension (aérosols).
Depuis 20 ans, la communauté scientifique s’accordait sur le faible impact de la suie dans l’atmosphère. Associée à la pollution urbaine, ce polluant est en effet très vite inhibé par le milieu oxydant de l’atmosphère, limitant son impact. Pourtant, selon une équipe internationale de chercheurs, pilotée par l’Institut de recherches sur la Catalyse et l’Environnement de Lyon (CNRS / Université de Lyon 1), la réactivité des particules de suie change et surtout s’accroît de manière très marquée sous l’action directe de la lumière solaire. A tel point que des réactions jusque là jugées sans intérêt se produisent de façon très efficace.
Par exemple, sous irradiation solaire, le dioxyde d’azote, un des polluants à l’origine de la production photochimique d’ozone, réagit avec la suie sur des temps très longs et produit efficacement de l’acide nitreux (HNO2). Ce dernier est en zone urbaine le précurseur principal d’un radical hydroxyle (OH), surnommé le détergent atmosphérique car il est à l’origine de la dégradation de presque tous les polluants. Néanmoins, les sous-produits de cette réaction (oxydes d’azote) demeurent des précurseurs d’ozone. Par contraste, cette chimie est inhibée dans l’obscurité au bout de quelques dizaines de minutes.
L’impact de cette photochimie des suies ne s’arrête pas là. En effet, la lumière induit également la formation de composés, appelés nitro-HAP (Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques), connus pour être extrêmement toxiques pour la santé. Ces composés vont emprisonner les oxydes d’azote à la surface de la suie. Ces » pièges » à oxydes d’azote vont ainsi subsister toute la nuit et pourront voyager sur de longues distances par le jeu des déplacements de masses d’air, et libéreront leur emprise sous l’effet de la lumière du jour. Ces oxydes d’azote produiront ainsi de l’ozone dans des zones initialement non polluées.
Un des exemples importants de l’impact d’aérosols venant de l’activité humaine est le Nuage Brun Asiatique (de l’anglais « Asian Brown Cloud« ) qui trouve ses origines dans les émissions en Chine et en Inde. Ce nuage, principalement constitué de suie, est une immense masse d’aérosols qui plane sur l’Océan Indien et qui a des effets potentiels de grande envergure sur toute la population vivant autour de cet océan (soit plus de 1 milliard d’habitants) dans de nombreux champs : visibilité, climat, santé publique, agriculture…
En 2010, la France doit atteindre un niveau de 1.050 Kt de rejets de composés organiques volatils. Et ce seuil devrait encore baisser dans l’avenir. Tous les émetteurs doivent donc se mobiliser. Mais comment se mettre en conformité et parvenir à réduire ses émissions ? Le point avec Christine Delahaye, ingénieur chimiste, qui reviendra sur toutes ces questions dans le cadre de la formation intitulée « COV – Etablir son diagnostic et réduire ses émissions » organisée par les techniques de l’ingénieur le 28 janvier 2010.
ETI : Quelles sont les principales obligations de la France et des entreprises françaises en matière de COV aujourd’hui ?
Christine Delahaye : La France, à travers le protocole de Göteborg signé en 1999, s’est engagé à réduire ses émissions de COV non méthanique (COVNM). A cela, est venu s’ajouter en novembre 2001, la directive NEC (National Emission Ceilings) qui fixe des plafonds d’émissions à l’horizon 2010, notamment pour les COVNM. Résultat, la France doit réduire ses émissions, pour atteindre un niveau de 1.050 Kt en 2010. C’est pourquoi, des efforts doivent être menés dans les différents secteurs émetteurs de COV.
Voici pour les objectifs généraux. Concernant les obligations faites aux entreprises, voici les principaux éléments à retenir. Les installations industrielles ICPE (Installations Classées pour la Protection de l’Environnement) soumises à autorisation doivent respectées les prescriptions de l’arrêté ministériel du 2 février 1998 pour les émissions de Composés Organiques Volatils (COV). Les installations soumises à déclaration doivent respecter les prescriptions des arrêtés types. Dans tous les cas, ces textes réglementaires prévoient des valeurs limites de rejets COV.
Côté chiffres justement, les industriels consommant plus de 1 tonne de solvant annuellement doivent rédiger un Plan de Gestion de Solvants (PGS) qui comprend, à la fois, la quantification des différentes entrées et sortie de solvants, dont les émissions de COV, et les dispositions mises en œuvre pour réduire ces rejets COV et atteindre les valeurs limites mentionnées ci-dessus. Lorsque l’exploitant consomme plus de 30 tonnes de solvants par an, le Plan de Gestion de Solvants (PGS) doit être transmis à l’administration. Le PGS doit être mis à jour tous les ans. Petite précision, toutes ces obligations étaient à respecter au 31 octobre 2005.
Y-a-t-il des nouveautés dans ce domaine ou que se prépare-t-il ?
Oui. Comme je viens de le dire, la réduction des émissions de COV fixée dans le cadre du protocole de Göteborg signé en 1999, visait la période allant jusqu’en 2010. Pour la période suivante, on peut prévoir que les seuils seront encore abaissés et que des améliorations seront à réaliser par les industriels.
De plus, dans le cadre de l’application de la Directive IPPC de l’Union européenne, relative à la prévention et à la réduction intégrées de la pollution, certaines activités sont soumises à des seuils d’émissions plus contraignants que ceux de l’arrêté ministériel du 2 février 1998, ce dont peu d’industriels ont conscience à ce jour.
Quelles sont les mesures à mettre en place ?
D’abord, il faut quantifier les émissions de COV et réaliser un Plan de Gestion de Solvants (PGS). Cette démarche permet d’avoir une image précise des principaux points de rejets et de se focaliser sur les sources les plus importantes de pollution qui seront traitées en priorité.
Ensuite, il faut étudier toutes les possibilités de réduire les émissions COV, soit en travaillant sur des réductions à la source, soit en mettant en place un traitement curatif.
Afin d’aider les industriels dans leur démarche, l’ADEME finance à 50 % un diagnostic COV, qui consiste en une analyse exhaustive de toutes les activités d’un site, qui comprend la quantification des émissions COV, l’étude des obligations réglementaires liées au site étudié afin de déterminer l’objectif de réduction des émissions COV. Le diagnostic COV comprend aussi l’étude des mesures à mettre en œuvre pur atteindre la conformité réglementaire. »
Pourquoi observe t-on une augmentation continuelle de la demande en équipements électroniques ? L’augmentation continuelle de cette demande est le fruit de plusieurs événements concomitants :
une augmentation de l’offre en occident induite par la réduction des coûts (industrialisation et délocalisation) et les avancées technologiques ;
la réduction de la durée de vie des équipements électroniques : pour des raisons marketing, de coûts de fabrication, on fabrique des équipements à durée de vie de plus en plus réduite (la durée de vie moyenne d’un ordinateur a chuté de 6 ans en 1997 à 2 ans en 2005) ;
si la production des équipements électroniques s’est déplacée vers des pays à bas coût de main d’œuvre (Asie du Sud-est essentiellement), la réparation d’un équipement se fait au plus près du consommateur où le prix de la main d’œuvre est dissuasif par rapport au prix d’achat du produit. Le consommateur préfère donc remplacer plutôt que faire réparer, le fabricant élaborer des produits jetables plutôt que durables dans le temps ;
l’émergence de pays aspirant au niveau de vie occidental augmente elle aussi la demande en produits électroniques, or l’équilibre entre ressources puisées dans le sol et consommation était jusqu’à maintenant maintenu car les pays occidentaux étaient les seuls à consommer ces réserves. Ce n’est plus le cas aujourd’hui et dès 2005, selon le WWF, on aurait excédé les capacités de la Terre de 30%.
Les ressources en matières premières ne sont pas inépuisables !
Comme les énergies fossiles, les ressources naturelles en matières premières ne sont pas inépuisables. L’industrie électronique est très gourmande en matières premières (métaux, cristaux, eau, énergie…). Diverses études montrent que nous serions très proches de l’épuisement de ces réserves naturelles, beaucoup plus proches que nous le pensons. De plus, l’extraction de ces matières premières est en partie effectuée dans les pays du tiers monde (ou émergents), où les conditions sociales du travail sont très loin d’être les nôtres (comme nous l’avons déjà constaté en Asie du Sud-est pour la production d’équipements électroniques) et où les impacts environnementaux liés à ces exploitations causent de graves dommages à l’environnement et aux populations proches de ces zones d’exploitation.
Plus grave, comme dans le cas de l’extraction du coltane en République Démocratique du Congo, où l’exploitation de ce minerai largement utilisé dans les téléphones portables, les consoles de jeu, les ordinateurs portables et les réacteurs nucléaires, alimente une guerre pour le contrôle de cette ressource stratégique. (voir : La guerre du coltan fait rage au Congo (infosud.org)
Matières premières nécessaires à la fabrication d’un ordinateur portable
Les données se basent sur le dossier de PCMAG.com (anglais). Quelques éléments dont la fin de vie serait programmée à court terme et entrant dans la composition des équipements informatiques et les installations connexes (classés par date de disparition estimée) :
le terbium (Tb) est la première ressource fossile à disparaître (2012). Substance phosphorescente pour tubes cathodiques, activateur des phosphores verts pour tubes cathodiques sous forme d’oxyde Tb2O3.
le hafnium (Hf) : les gisements exploitables à un coût admissible seront épuisés en 2018. On le trouve dans les processeurs, isolant remplaçant le dioxyde de silicium SiO2.
l’argent (Ar) : épuisement prévu entre 2021 et 2037. Il est utilisé dans l’industrie (électricité, électronique, brasures, soudures et autres alliages : 41%).
l’antimoine (Sb) : épuisement prévu en 2022 ; composant de plaques d’accumulateurs plomb-acide (courant secouru), des semi-conducteurs : InSb, GaSb utilisés pour la détection dans l’infrarouge, pour les sondes à effet Hall (détection de champ magnétique), dans les processeurs, isolant remplaçant le dioxyde de silicium SiO2, sous forme d’oxyde Sb2O3, il diminue la propagation des flammes dans les matières plastiques.
le palladium (Pd) : les gisements exploitables à un coût admissible seront épuisés en 2023. 13% de son utilisation est destinée à l’électronique : principalement utilisé pour la production de condensateurs multicouches en céramique (MLCC) qui entrent dans la fabrication de composants électriques, d’autres applications du type électro-déposition pour les connecteurs et les composants de puces pour les circuits électroniques, et les circuits intégrés hybrides existent également.
l’or (Au) : les gisements exploitables à un coût admissible seront épuisés en 2025 ; utilisé dans l’électronique au niveau des contacts pour ses propriétés de conductivité, d’inaltérabilité, d’inoxydabilité et sa finesse.
le zinc (Zn) : les gisements exploitables à un coût admissible seront épuisés en 2025 ; utilisé dans l’électronique comme par exemple dans la fabrication des « magnetic random access memory » (MRAM).
l’indium (In) : les gisements exploitables à un coût admissible seront épuisés en 2025 (voire 2018) ; utilisé massivement depuis peu dans le cadre de la fabrication des écrans LCD ; mais il semble qu’il pourrait être remplacé par des matériaux de nanotechnologies comme le graphène (cristal de carbone).
le plomb (Pb) : les gisements exploitables à un coût admissible seront épuisés en 2030 ; 71% de la production sert dans le fonctionnement des batteries.
le tantale (Ta) : les gisements exploitables à un coût admissible seront épuisés en 2038 ; la plus grande utilisation du tantale, sous forme de poudre métallique, est faite dans la fabrication des composants électroniques, et principalement des condensateurs. On trouve des condensateurs au tantale dans les télé-avertisseurs et les ordinateurs personnels.
le cuivre (Cu) : les gisements exploitables à un coût admissible seront épuisés en 2039 ; avec 55% d’utilisation, il est essentiellement mis en œuvre dans l’industrie électrique (câbles, bobinages).
l’uranium (U) : fin probable estimée dans une fourchette allant de 2025 à 2060 ; essentiel à notre production électrique, ce qui doit nous inciter encore plus à modérer notre consommation par tous les moyens possibles. Selon « Uranium Resources and Nuclear Energy » du Energy Watch Group (2006-12), une pénurie d’uranium pourrait se produire dès 2015.
le nickel (Ni) : les gisements exploitables à un coût admissible seront épuisés en 2048 : utilisé dans les batteries (piles bouton pour BIOS, batteries d’ordinateurs portables)
le pétrole : les gisements exploitables à un coût admissible seront épuisés en 2050 ; le pétrole entre dans la fabrication des plastiques utilisés dans les équipements informatiques. En outre, il entre dans le cycle de vie du produit, de sa fabrication à son recyclage
le platine (Pt) : les gisements exploitables à un coût admissible seront épuisés en 2064 ; utilisé dans les industries électroniques et électriques
Quelle proportion de recyclage pour les éléments que nous consommons ?
Quelle est la proportion des éléments que nous consommons provenant de la filière du recyclage, toutes industries confondues :
Plomb : 72%
Aluminium : 49%
Or : 43%
Germanium : 35%
Nickel : 35%
Cuivre : 31%
Etain : 26%
Zinc : 26%
Chrome : 25%
Tantale : 20%
Gallium : 0%
Indium : 0%
Phosphore : 0%
Platine : 0%
Uranium : 0%
Cependant, certaines voix s’élèvent contre ce scénario alarmiste (voir l’article « Épuisement des mines : aux sources du mythe » ci-dessous). Dans cette bataille d’experts, il est bien difficile de se faire une idée précise de la situation. Mais nous pouvons tirer un certains nombre de conclusions de ces points de vues divergents :
les ressources naturelles constituent un stock fini et donc pas inépuisable ;
nous sommes sans doute en train de vivre la fin de l’exploitation des gisements faciles ;
les gisements futurs seront plus difficiles à exploiter, ce qui ne sera pas sans conséquences sur l’environnement ;si la demande continue de croître et qu’en même temps les ressources sont de plus en plus difficiles à extraire, le coût des matières premières va s’envoler de manière durable ;
Spectromètre dédié à la mesure du couple NO3 et NH4 en environnements difficiles
Spécialisée dans la surveillance de la qualité de l’eau, de l’environnement et l’éco-toxicologie, la société Bionef a lancé début 2011 un système ISA – in situ spectral analyser (matériel GO system) accompagné d’une électrode ISE NH4 permettant de mesurer le couple NO3 et NH4 dans les environnements les plus difficiles. Ce spectromètre UV-Vis (190 – 720 nm) totalement ouvert permet à l’utilisateur de réaliser ses propres calibrations, pour de nombreux paramètres tels que NO3, DBOeq, CODeq… La tête de mesure est plongée directement dans le bassin de la station d’épuration. Elle est indépendante par rapport aux variations de température : la plage de température en fonctionnement est très large de -10° C à + 110° C, elle peut être stérilisée, ce qui la rend utilisable pour des installations industrielles particulières comme, notamment, les industries agro-alimentaires. L’ensemble ISA comprend un enregistreur transmetteur sur lequel se connecte l’électrode ISE NH4. L’ensemble est connectable à tout type de supervision. Par ailleurs une grande variété de capteurs peuvent être connectés à la centrale BlueBox, enregistreur transmetteur du spectromètre UV-Vis, ISA: pH, conductivité, turbidité, oxygène dissout par électrode ou optode et redox, une autre façon de suivre le process de traitement des eaux usées. Le système ISA accompagné des capteurs complémentaires requis (ex: NH4 par ISE, oxygène dissout,….) est donc une solution complète et compacte très ouverte. Le nettoyage des systèmes se fait par air comprimé.
Nouvelle génération de membranes PVDF haute performance pour ultrafiltration
Spécialiste des membranes, la société Canpure a récemment adopté une méthode de production par séparation complexe de phase thermique (c-TIPS) qui permet de produire des membranes d’ultrafiltration particulièrement résistantes et hydrophiles. Composées de fibres creuses en PVDF (fluorure de polyvinylidène), ces membranes sont en effet particulièrement inertes (membranes cristallines) et hydrophiles (d’où des flux plus stables et de bonnes propriétés anti-fouling) et elles résistent à de fortes pressions. Ce nouveau type de membranes apporte une efficacité et une durabilité plus importantes aux systèmes d’ultrafiltration, que ce soit dans le traitement de l’eau potable, l’assainissement des eaux usées ou le dessalement d’eau de mer.
Système global pour la surveillance des émissions industrielles liées à l’incinération
Environnement SA est l’un des leaders européens de l’instrumentation d’analyse et de mesure de l’environnement (surveillance de la qualité de l’air, contrôle des émissions industrielles, mesure de gaz moteurs, surveillance des radionucléides gazeux, mesure de la qualité de l’eau). En vertu de l’évolution réglementaire récente, le coup d’envoi de la mise en conformité des usines d’incinération a été donné. En effet, l’arrêté du 3.08.2010 modifiant celui du 20.09.2002 relatif aux installations d’incinération et de co-incinération de déchets non dangereux et aux installations incinérant des déchets d’activités de soins à risques infectieux* a établi de nouvelles dispositions, notamment en termes de dioxines et furannes, d’ammoniac, de qualité des systèmes automatiques de mesure et de performance énergétique des incinérateurs. Environnement SA propose une offre complète d’analyseurs et systèmes uniques et innovants, permettant de couvrir l’intégralité des dispositions. Cette offre globale comprend l’AMESA, préleveur en continu des dioxines et furannes certifié MCERTs et TÜV, le MIR 9000H, analyseur de mesure en continu de NH3 et le WEX, logiciel validé et performant d’acquisition et traitement des données (ce logiciel permet notamment l’édition des rapports QAL2 & QAL3, la surveillance en continu des VLE…). Elle permet ainsi un suivi régulier et automatique des installations en conformité avec les textes. *Cet arrêté a été complété par une circulaire de la DG Prévention des Risques le 28 février 2011.
Environnement SA a développé en collaboration avec un laboratoire du CNRS (LPC2E) un analyseur de particules entièrement optique et breveté donnant des informations en continu et simultanément sur la concentration, la taille et la nature des particules inhalables (TSP, PM10, PM2.5, PM1). Complètement autonome et automatique, le CPA (Continuous Particulate Analyser) donne accès en temps réel à tous les paramètres de mesure y compris la spéciation des particules jusqu’alors nécessitant des instruments de laboratoire coûteux tels que la spectroscopie de masse, la chromatographie, microbalances, analyse thermique, rhéologie de poudre, etc. Cet instrument unique permet ainsi de réduire jusqu’à dix fois les dépenses réelles pour l’obtention d’une information équivalente. Unique instrument sur le marché capable de compter en simultané et en continu tous types de particules, le CPA fournit en plus des informations sur la nature des particules permettant ainsi une différenciation entre pollution «naturelle» et pollution industrielle. Ainsi, il serait possible d’intervenir sur les sources locales de pollution afin d’améliorer la qualité de l’air et donc protéger la santé et l’environnement. Simple à installer et à utiliser et doté d’un système intelligent d’auto-calibrage intégré, le CPA nécessite très peu d’entretien et aucun consommable. Equipé d’un grand écran tactile couleur et de la nouvelle interface homme machine mise au point par Environnement S.A et utilisant les dernières technologies web le rendant pilotable à distance à partir de n’importe quel ordinateur (PC ou MAC), tablette ou iPhone, le CPA est le concentré de technologies indispensable pour la surveillance de la qualité de l’air. Parmi ses autres applications possibles figurent les nuages de cendres volcaniques ainsi que les fumées d’incendies.
Sécheur polyvalent pour la valorisation de l’énergie thermique de la méthanisation agricole
EPO est agent exclusif en France de la société italienne Scolari dont les sécheurs étaient déjà bien connus des agriculteurs dans les années 1970 (plusieurs centaines d’unités étaient en service dans les cours de ferme avant l’émergence du système coopératif agricole). Le sécheur Polyagric 250 lancé cette année est entièrement autonome (il est géré par un automate programmable). Il a subi toutes les évolutions nécessaires de manière à répondre à la problématique de valorisation de l’énergie thermique pour les installations de méthanisation agricole. Avec sa capacité d’énergie thermique disponible à partir de 200 à 300 kW thermique, il assure un séchage polyvalent sur les digestats mais aussi sur le maïs, les pulpes, les plaquettes fines de bois, le fourrage… Pour les digestats, le séchage sera opéré après séparation de phases (rappelons que Scolari a la capacité de sécher des digestats bruts). Et pour permettre le séchage polyvalent d’autres produits agricoles, il suffit à l’agriculteur de positionner en amont une réserve de produit avec une vis ou un transporteur d’alimentation, la régulation de l’entrée du produit étant automatisée en interface avec le cycle de séchage. Au final, le Polyagric 250 peut améliorer les économies des projets de méthanisation par la valeur ajoutée de séchage des produits agricoles.
Spectrophotomètre avec technologie RFID permettant de détecter les dates limites des réactifs utilisés
Le spectrophotomètre DR 3900 avec technologie RFID, IBR+, AQA+ et LINK2SC offre une grande fiabilité à chaque étape du processus d’analyse de l’eau. Il associe les caractéristiques suivantes : – Une identification et une traçabilité fiables des échantillons grâce aux identifiants RFID – Une identification des échantillons sans équivoque grâce à l’attribution d’un identifiant RFID unique – Un nouveau code barres 2D, qui informe du numéro de lot mais aussi de la date limite d’utilisation des réactifs. Si cette date est dépassée, une alerte est émise automatiquement. – Des certificats de lots actualisés disponibles sur l’étiquette RFID apposée sur l’emballage des tests en cuve – Une connexion LINK2SC qui permet la comparaison directe entre les résultats des analyses de process et en laboratoire (cf. communication bidirectionnelle entre le DR 3900 et le transmetteur SC, d’où une simplification des comparaisons entre mesures en ligne et mesures de laboratoire) – L’ajustement automatique d’une sonde, si nécessaire – Un transfert des données de mesure via une connexion Ethernet ou une clé USB. Aucun logiciel supplémentaire n’est requis. Les mesures AQA peuvent être définies et documentées par le spectrophotomètre lui-même. Une fonction de rappel configurable pour les mesures AQA à effectuer permet de faciliter les tâches dans le travail quotidien des opérateurs. Les certificats d’analyses actualisés (destinés à la documentation GMP/GLP) sont disponibles sur l’étiquette RFID présente sur l’emballage du test en cuve. Le certificat du lot concerné peut être rappelé en plaçant l’emballage et son étiquette RFID devant le capteur du DR 3900 pour une impression instantanée. Les mesures de la qualité sont recensées et consignées à des fins de documentation, comme le système Addista. L’utilisateur peut en outre créer et mettre à jour des cartes de contrôle de la qualité sur le spectrophotomètre DR 3900.
La société Morphosis est spécialisée dans le recyclage des produits et déchets issus de l’industrie électrique, électronique et semi-électronique. Elle a développé une application web permettant à ses clients de suivre les différentes étapes de traitement de leurs déchets électroniques. Cette application suit chaque type de déchets électroniques, de la collecte jusqu’à la génération de matière secondaire. Elle permet également de stocker les documents de suivi (BSD, Bordereau de Livraison) et d’afficher l’historique.
Spécialiste du stockage et de la manutention depuis plus de vingt-cinq ans, Denios conçoit et fabrique des conteneurs de stockage sur rétention pour les produits dangereux et polluants afin de préserver l’environnement et sécuriser le travail des opérateurs. Son nouveau conteneur multi-niveaux coupe-feu 2 heures FBM Base permet de stocker entre 4 et 12 cuves de 1 000 litres ou entre 12 et 32 fûts de 200 litres de liquides inflammables. La protection au feu intérieure et extérieure jusqu’à 120 minutes de ce conteneur a été entièrement validée par un organisme agréé. Le stockage des produits inflammables est ainsi possible à proximité des bâtiments et en limite de propriété tout en gardant la couverture de l’assurance. Caractéristiques techniques De construction robuste, le conteneur multi-niveaux FBM Base est équipé de clapets coupe-feu, de portes battantes coupe-feu 2 heures fermant à clé, d’un maintien des portes par ventouses électromagnétiques et d’anneaux de levage. Il est proposé en modèles de 4 à 9 mètres de long. Le rayonnage intérieur permet un stockage sur un à trois niveaux selon les contenants stockés. Le conteneur peut être pourvu d’une climatisation, d’une ventilation, de luminaires, d’une extinction incendie ou encore d’un système hors gel. Il est disponible en version ATEX (Atmosphères Explosives) ou non ATEX, selon la nature des produits à stocker et son emplacement sur site. Le conteneur FBM Base est particulièrement adapté pour les industriels du secteur de la chimie, pharmacie, cosmétique ou tout autre domaine amené à stocker des produits dangereux et polluants.