Le premier haut-parleur alimenté par des ions

Le transport d’électrons sera-t-il bientôt has been ? Possible, car la découverte des scientifiques  de Harvard prouve que l’on peut déplacer des charges électriques en utilisant des ions à la place des électrons. L’équipe a  réussi à fabriquer un prototype de haut-parleur très original. Une fine couche de caoutchouc est emprisonnée entre deux couches d’un gel à base d’eau salée. Dès qu’un courant électrique traverse le gel, le caoutchouc se contracte et vibre, reproduisant le fonctionnement d’un haut parleur classique. Les sons émis vont de 20 Hz à 20 000 Hz, soit le spectre auditif humain. Et ça marche, les ingénieurs ayant diffusé de la musique classique avec leur haut-parleur ionique.

Pari gagné, donc, pour l’équipe de Jeong-Yun Sun et ses confrères du SEAS (Harvard school of Engineering and applied sciences). Le bon fonctionnement de ce qui n’est encore qu’un prototype montre que la technologie de conduction ionique a de l’avenir. Bien que plus lourds et donc plus lents à conduire le courant, les ions se présentent comme une alternative prometteuse. Le conducteur ionique présenté dans la prestigieuse revue Science est transparent et étirable, sans que sa résistance électrique n’en soit altérée. Deux avantages précieux auxquels s’ajoute le fait d’être un matériau biocompatible.

Les applications sont nombreuses. On peut imaginer un tel haut-parleur collée sur la surface d’un téléviseur ou d’un Smartphone, le son serait alors émis directement par l’écran. Il serait aussi possible d’utiliser un tel système sur les vitres d’un logement pour annuler les sons extérieurs.

Mais les ingénieurs de Harvard visent surtout des applications médicales. « Construire des systèmes ioniques peut permettre de récréer de nombreuses fonctions corporelles : sensitivité, transport de signal, mouvement. Nous nous approchons réellement des machines souples qui existent en biologie » précise Christoph Keplinger, co-auteur de l’étude.

En effet, grâce à la biocompatibilité des gels, il devient possible d’imaginer des organismes vivants comme par exemple des muscles ou de la peau artificiels.

Pour découvrir le fonctionnement de ce haut-parleur utilisant la conductivité ionique et écouter le prélude Au matin de la suite orchestrale Peer Gynt du compositeur Edvard Grieg :

Par Audrey Loubens

Une opale polymère

Prenez une imprimante. Choisissez-en une avec l’option : modulation du voltage. Utilisez une encre à base de cristaux photoniques d’environ 200nm de diamètre. C’est bon, vous pouvez fabriquer un polymère capable de prendre n’importe quelle couleur. C’est en tout cas la technique utilisée par des scientifiques de l’université de Cambridge.

Aidés de leurs collègues allemands, ils ont réussi à aligner des particules en suspension dans un liquide grâce à un champ électrique, puis à polymériser ce liquide de façon à piéger les particules dans la géométrie voulue. Varier le champ faisant varier l’espacement entre les lignes, et donc la couleur visible du polymère.

Avec ce procédé, le polymère créé change de couleur suivant l’éclairage. Autrement dit, étirer le plastique change la façon dont la lumière est réfléchie, et donc sa couleur. Un comportement mimant celui des opales, ces pierres précieuses à la brillance multicolore. Ces dernières  présentent de multiples teintes du fait de la présence de sphères de silice dans la pierre. En laboratoire, l’équipe de Cambridge a utilisé des sphères avec un cœur de polystyrène recouvert d’une coque souple. D’où le surnom d’opale polymère.

Les chercheurs du NanoPhotonic center mettent en avant la simplicité de mise en œuvre et le faible coût de cette technique qui permet d’obtenir en une seule impression toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. De quoi supplanter l’utilisation d’encre et de pigments. Ce matériau pourrait servir  de témoin, changeant de couleur en signe d’alerte. Il est aussi possible de dessiner des motifs particuliers, qui s’illumineraient différemment de leur support.

Découvrez l’opale polymère :

*

Par Audrey Loubens

Placer la chimie des matériaux au cœur du processus d’innovation

La section 15, dans ses recherches, est soucieuse de correspondre aux enjeux sociétaux. Pour cette raison, les problématiques d’importants domaines tels que celui de l’énergie, l’environnement, l’habitat, les technologies de l’information et de la communication, les matériaux de structure et la santé sont pris en compte. Voici un tour d’horizon non exhaustif des différentes fonctionnalités et objectifs des nouveaux matériaux.

La création de matériaux

« Créer de nouveaux matériaux, déterminer leur structure, étudier et optimiser leurs propriétés constituent le fondement de l’activité du chimiste. » La créativité est primordiale; c’est par elle que les chercheurs parviennent à faire émerger de nouvelles perspectives chimiques. En effet, qu’ils explorent la chimie du solide et de la métallurgie ou qu’ils se tournent vers la découverte de nouvelles voies de synthèse comme la chimie douce; les chimistes dégagent de nouvelles formules, de nouvelles textures, de nouvelles structures, qui elles-mêmes conduisent à des matériaux auparavant inimaginables. Ainsi donc, le chimiste s’appuie sur l’observation et la manipulation de la nature des relations chimiques créées lors de la synthèse et de la mise en forme des matériaux.

Un travail d’autant plus difficile que les paramètres à prendre en compte sont extrêmement abondants. Parmi ces paramètres, citons au moins la stabilité intrinsèque des liaisons chimiques ainsi que la compétition qui règne entre elles. Pour cela, les techniques de modélisation et de simulation s’avèrent efficaces car elles guident les chimistes qui peuvent s’en servir pour approfondir leurs intuitions. Les chimistes se doivent de considérer tout type de matériaux, quelle que soit leur morphologie ou leur propriété car ils jouent, chacun à leur manière, un rôle essentiel dans différents domaines.

L’un des aspects de la recherche consiste à définir la caractérisation structurale des matériaux. La tâche est complexe, mais heureusement des outils sont à disposition. L’association de techniques est courante dans ce genre d’opération. La diffraction des rayons x, ou la méthode de Rietveld, développée en 1969 se révèle être fréquemment employée. Elle peut être couplée à la microscopie électronique, la RMN du solide, l’absorption X, l’XPS, la spectroscopie Mössbauer et la spectroscopie Raman. Ces techniques amènent à une connaissance multi-échelles des matériaux. Mais les chimistes ont d’autres outils pour enrichir leur connaissance. En grande partie parce qu’ils bénéficient des avancées technologiques constantes. Sans elles, impossible d’étudier aussi précisément les structures et compositions des nouveaux matériaux et nanomatériaux. Les instruments servent les techniques de recherche, il est normal qu’ils évoluent. Ainsi les grands instruments, les instruments de mesure optique, les plateformes de haut niveau sont sans cesse perfectionnées.

L’élaboration des nouveaux matériaux doit se faire en concordance avec l’attrait qu’ils représentent ainsi que la demande sociétale. C’est-à-dire qu’ils doivent répondre aux attentes définies lors d’une production à grande échelle et être respectueux de l’environnement et du développement durable. La section 15, qui est au cœur de la recherche sur les nouveaux matériaux, poursuit ces objectifs. Par les talents qu’elle regroupe, les stratégies qu’elle développe et les relations qu’elle entretien avec d’autres sections, elle connaît plusieurs succès dans le domaine des nanomatériaux (NTC), des céramiques et de la métallurgie. Les nombreuses expérimentations, par méthodes combinatoires, simulation et modélisation, bien que coûteuse, vont dans ce sens. Son champ d’études comprend également les matériaux connus, auxquels les chimistes développent leurs procédés d’élaboration, de transformation et de mise en forme. 

Les matériaux et les enjeux sociétaux

L’environnement joue un rôle désormais majeur dans le développement des matériaux. Compte tenu des problématiques telles que la diminution des réserves en énergie fossiles ou le réchauffement climatique, de nouvelles techniques de production, de conversion et de stockage ont été mises en place afin de réduire les émissions de CO2 et de mieux maîtriser la consommation dans chaque secteur.

La section 15 dirige donc une partie de ses recherches vers la conversion de l’énergie des matériaux. Quelques matériaux sont d’ores et déjà à l’étude et ouvrent des voies nouvelles de recherche. Notamment les matériaux de type photovoltaïque car « la conversion de l’énergie lumineuse en énergie chimique représente une voie très prometteuse et riche. » À cet effet, diverses technologies sont développées comme les technologies du silicium et la voie « cellule de Grätzel ». Les piles à combustibles présentent elles aussi un bon rendement de conversion. Encore en développement, les PEMFCS fonctionnant à basse température (60-120°C), les SOFCs fonctionnant à haute température (700-1000°C), les piles céramiques à conduction protonique (PCFC) devraient ouvrir quelques portes de recherche. C’est également le cas pour les matériaux de type thermoélectrique, c’est-à-dire ayant la capacité de « transformer réversiblement l’énergie thermique en électricité ».

Les chimistes de la section 15 poursuivent la recherche de nouveaux matériaux plus performants ou tendent à améliorer ceux existant via la nanostructuration. « Parmi les nouveaux matériaux prometteurs, on peut citer les composés dérivés de Mg2Si et les travaux sur les systèmes composites. » Enfin, les scientifiques explorent l’effet magnétocalorique (EMC). Cette technique, employée pour la réfrigération, peut échauffer ou refroidir un solide lorsqu’il est soumis à un champ magnétique. Or la réfrigération se révèle très intéressante parce qu’elle « peut offrir une alternative moins énergivore et plus écologique aux systèmes thermiques classiques en raison d’une plus grande efficacité thermodynamique et de l’absence de polluant atmosphérique. »

Nous le savons, les ressources en énergies fossiles s’amenuisent. Les chercheurs se tournent par conséquent vers des matériaux de stockage. Dans le cas de la production d’électricité, les chercheurs se penchent principalement sur l’amélioration des batteries. Car le stockage du vecteur « électricité » présente quelques difficultés, dont celle d’être lissé sur une échelle de temps voulu. L’exemple le plus parlant est la production d’électricité par origine éolienne ou photovoltaïque. En effet, l’énergie ainsi produite fluctue selon les conditions météorologiques et est donc imprévisible. C’est pourquoi des systèmes à base de lithium, des systèmes au sodium, des systèmes lithium-air, des accumulateurs organiques éco-compatibles sont travaillés et optimisés afin d’offrir des performances accrues. Sans oublier le stockage d’hydrogène, dont les recherches pourraient se révéler particulièrement intéressantes. On constate une nouvelle fois que le développement des nouveaux matériaux – ici de matériaux d’électrode – joue un rôle majeur.

 

Et il y a le nucléaire. Face à la demande énergétique en constante augmentation, les chercheurs de la Section 15 se sont impliqués dans le nucléaire « durable ». Cela signifie que le développement des systèmes nucléaires ne peut se faire qu’en accord avec ces trois axes : économies de ressources naturelles, gestion optimisée des déchets et leur réduction ainsi que minimisation des risques de prolifération. La Section 15 contribue à la réussite de ces objectifs par les diverses recherches fondamentales qu’elle entreprend. Notamment celles portant sur la construction de matériaux de structure (cuves de réacteurs et circuits de refroidissement primaires et secondaires), la construction de matériaux de gainage du combustible, le confinement des déchets, les combustibles innovants, le retraitement et le recyclage du combustible usé…

« Les matériaux sont également incontournables pour l’amélioration de la qualité de vie dans l’habitat. » Les recherches sur les nouveaux matériaux destinés à l’habitat s’intensifient d’année en année tout en étant sensibilisées aux problématiques écologiques, environnementales et technologiques. Les grandes familles de matériaux fonctionnels se doivent d’ailleurs de répondre à deux exigences : la sobriété énergétique des bâtiments et la qualité de vie des occupants. Ainsi de nombreux matériaux sont à l’étude et permettent d’enrichir les connaissances des chercheurs. Citons entre autres les méso poreux, les matériaux à changement de phase, les matériaux catalytique, les matériaux actifs en photo catalyse et en électro catalyse… Les chimistes du solide travaillent sur la science des matériaux, la thermodynamique, l’ingénierie. 

En phase avec l’essor des technologies de l’information et de la communication (TIC), la section 15 n’a de cesse d’en faire innover et améliorer les matériaux. Dans ce domaine, le développement des technologies liées à l’optique et la photonique, comme les guides d’ondes, occasionne de nombreuses avancées. La raison tient au fait que le champ d’applications apparaît très vaste et plein de possibilités. 

Les matériaux multifonctionnels. Une dizaine de laboratoires de la section 15 oriente ses recherches vers les matériaux multiferroïques, c’est-à-dire les matériaux à la fois ferromagnétiques et ferroélectriques. À cela rien d’étonnant, car « le magnétisme et la ferroélectricité sont les deux piliers des technologies actuelles pour le stockage ». Le sujet a connu quelques découvertes grâce à l’utilisation des méthodes de synthèse et de caractérisation structurale.

L’étude des méta-matériaux et des cristaux photoniques laisse entrevoir de nouvelles perspectives pour les chimistes. L’élaboration de ces matériaux est certes complexe, car elle nécessite d’être pluridisciplinaire, toutefois elle peut aboutir à de nouvelles propriétés. « Les défis que se proposent de relever les chercheurs sont à la hauteur de la complexité des systèmes à construire : matériaux à indice de réfraction négatif pour super-lentilles, lasers sans seuil accordables, cavités photoniques bidimensionnelles formant des guides d’ondes planaires et bien d’autres applications en optique. »  Parmi les techniques permettant d’obtenir des structures méta-cristallines, on retrouve les techniques d’auto-assemblages naturels, orientés ou dirigés ainsi que la technique Langmuir-Blodgett.

Malgré le déclin progressif de la métallurgie en France, les chimistes, poussés à la fois par des institutions académiques et des industriels, s’ingénient encore à découvrir de nouveaux matériaux. Les acteurs du secteur métallurgique désirent tous plus ou moins la même chose : faire des économies d’énergie et préserver l’environnement. Pour ce faire, les matériaux sont allégés par divers procédés, les polluants remplacés. Encore une fois, la simulation sur ordinateur et la modélisation se sont révélés efficace.

Dans le domaine de la santé maintenant, les chimistes de la Section 15 s’emploient à créer de nouveaux matériaux et biomatériaux. « Ce domaine de recherche des «Matériaux pour la santé» concerne la conception, la synthèse et la caractérisation d’un champ très vaste de matériaux (isolant, semi- conducteur ou métallique ; cristallisé ou amorphe) de morphologie pouvant aller du massif au nano-objet. » Ainsi, cristaux scintillateurs, scintillateurs inorganiques, oxydes mixtes denses (LSO, LYSO) et céramiques transparentes font partie de ces matériaux particulièrement intéressants. Et la recherche s’articule aussi autour des films minces inorganiques, hybrides, méso structurés, nanostructurés ou à structures hiérarchisées car les applications dans le domaine de la santé sont nombreuses. Les nanomatériaux inorganiques s’avèrent particulièrement utile dans l’imagerie médicale. La thématique Biomatériaux, développée par les chimistes, offre de belles promesses. L’Homme vit plus longtemps mais ses tissus, ses organes, son corps dépérissent tout de même avec le temps. Voilà pourquoi le développement des matériaux synthétiques est si important. D’autant qu’ils présentent des avantages non négligeable tels que la diminution des risques d’infections, le faible coût, l’alternative à un prélèvement de greffon de soi… Enfin, l’un des derniers pans de la recherche s’appelle «Bio mimétisme et matériaux»; lorsque la nature est le modèle qui inspire les chercheurs. « Il s’agit de l’approche bio-inspirée du chimiste du solide. »

Par Sébastien Tribot, journaliste scientifique

L’auto-cicatrisation, avenir du polymère

Secteur de recherche en pleine expansion ces dernières années, les polymères capables d’auto-cicatriser guérissent en reformant les liens rompus, et ainsi le réseau macromoléculaire tridimensionnel, les structures réticulées. Cependant, ce processus nécessite généralement un stimulus extérieur, un élément permettant de catalyser la réparation : une tension d’entrée, de la chaleur, de la lumière, une pression extérieure, ou encore des conditions environnementales spécifiques telles qu’un niveau de pH particulier. Un polymère capable d’amener à son terme seul et de manière spontanée une guérison quantitative, sans la présence du moindre catalyseur, n’existait pas… jusqu’à présent.

Un groupe de chercheurs rattachés au Centre des technologies électrochimiques (CIDETEC), en Espagne, avait pourtant presque réussi à développer un élastomère en silicone auto-cicatrisant, s’appuyant sur des nanoparticules d’argent pour la réticulation. Malheureusement, il fallait tout de même appliquer une forte pression extérieure pour déclencher le processus d’auto-cicatrisation, et les très chères nanoparticules d’argent finirent d’enterrer tout espoir de commercialisation du polymère. Loin de déclarer forfait, le groupe de scientifiques espagnols, avec à sa tête le professeur Ibon Odriozola, est parvenu à ses fins : mettre au point un élastomère auto-cicatrisant à température ambiante, à partir de matériaux polymères communs en se basant sur une approche simple et peu onéreuse. Le chercheur espagnol insiste d’ailleurs sur l’importance d’utiliser des matériaux facilement disponibles dans le commerce pour le développement des futures applications industrielles.

« Le polymère se comporte comme s’il était vivant, entrant dans un processus de guérison constant », ajoute le professeur Ibon Odriozola, précisant que c’est pour cette raison qu’il a baptisé son poulain le polymère « Terminator », en hommage à la saga initiée par le réalisateur américain James Cameron, et plus précisément au deuxième opus de la série qui voit un méchant androïde T-1000 se liquéfier et se reformer rapidement.

Bien que coupé en deux par une lame de rasoir, le réseau élastomère du cylindre – un dérivé du polyuréthane – se ressoude à température ambiante, affichant un impressionnant taux de guérison de l’ordre de 97% au bout de deux heures, suffisant pour que le cylindre puisse résister aux assauts répétés de l’un des chercheurs, qui ne fait pourtant pas semblant de l’étirer.

Les applications de cette nouvelle classe de polymère sont très nombreuses : les rayures ou les cassures pourraient bien devenir de l’histoire ancienne pour les tablettes, les téléphones, les carrosseries de voiture ou encore bien d’autres objets du quotidien. Même la NASA étudie le dossier de près, afin de réduire drastiquement la dangerosité ainsi que les coûts de la maintenance de sa flottille de vaisseaux dans l’espace. Les Espagnols se penchent désormais sur un nouveau matériau aux propriétés équivalentes, mais moins gélatineux et plus dur que leur polymère Terminator.

 

 

Par Moonzur Rahman

 

Surprenante soie d’araignée

La soie filée par les araignées – oui, la base de nos « vulgaires » toiles d’araignée –  pourrait bien tenir le haut du pavé dans un futur très proche… On lui connaissait déjà certaines propriétés, telles que la résistance, l’élasticité, la légèreté, et les chiffres sont éloquents : sa fibre présenterait une solidité équivalente à celle de l’acier tout en restant six fois plus légère, ainsi qu’une énergie de rupture six fois supérieure à celle du kevlar. Nous vous évoquions d’ailleurs ici, il y a près de deux ans, les travaux d’une équipe de scientifiques néerlandais explorant les moyens de développer une peau à l’épreuve des balles, en se tournant vers le lait de chèvres naines transgéniques, chèvres ayant reçu au préalable une séquence génétique provenant d’araignées codant pour la conception de leur soie.

Eden Steven, physicien de l’université de Florida State et membre du MagLab, a décidé d’étudier d’autres pistes sans pour autant faire table rase de nos connaissances en la matière : enrober la soie de l’araignée d’une fine épaisseur de nanotubes de carbone, connus pour leur résistance et leur dureté, mais également pour leur grande conductivité à la fois électrique et thermique. Ses travaux, publiés dans la revue scientifique à comité de lecture Nature Communications, pourraient bien faire souffler un vent nouveau sur le monde de l’électronique.

Dans un souci de simplicité assumée, le physicien est parti comme un grand à la recherche de la soie sous forme de… toiles d’araignées, disséminées ici et là au sein même du MagLab et dans un arbre situé près du laboratoire, à l’aide d’une tige en métal. Après quelques essais infructueux dans le but d’agglomérer les nanotubes de carbone à la précieuse soie d’araignée, Eden Steven parvint à ses fins avec l’aide de molécules d’eau.

Plutôt que d’ajouter un nouvel élément toxique, complexe, non-biodégradable et polluant à nos appareils modernes, le physicien s’est mis en tête d’explorer la piste d’un matériau vert, réagissant bien à l’humidité sans devoir passer par un traitement lourd ou des adjuvants chimiques. Il se trouve que la soie d’araignée est capable de supercontraction – allant jusqu’à 140 MPa de tension – lorsqu’elle s’humidifie, propriété permettant notamment aux toiles d’araignée de résister à la pluie ou encore au poids de la rosée.

Une fois la pelote de soie déroulée, « les nanotubes adhèrent uniformément à la surface de la soie d’araignée pour produire, après séchage et contraction, une fibre non seulement excellente conductrice, mais aussi plus résistante, flexible et sur-mesure », explique Eden Steven. La fibre obtenue peut alors servir de capteur d’humidité, de capteur de pression, d’actionneur ou tout simplement… de fil électrique. L’équipe de chercheurs a d’ores et déjà réussi à mettre au point un prototype d’électrode capable d’effectuer des mesures du rythme cardiaque. Affaire à suivre…

Par Moonzur Rahman

L’Antenna-in-Box détecte les molécules individuelles

C’est le plus petit dispositif optique au monde capable de le faire ! L’analyse d’une molécule individuelle est désormais possible grâce au système ingénieux élaboré par les chercheurs de l’Institut Fresnel (CNRS, Université Aix-Marseille, Ecole Centrale Marseille), de l’ICFO (Institut de Ciencies Fotoniques, Mediterranean Technology Park, Espagne) et de l’ ICREA (Institucio Catalana de Recerca i Estudis Avançats, Barcelone). Décrit dans la revue Nature Nanotechnology, le dispositif repose sur la fluorescence émise par une molécule. La lumière émise par les molécules composant une cellule vivante permet ainsi de l’observer de façon directe au microscope optique. Mais l’analyse d’une seule molécule se heurte à la difficulté de détecter une très faible quantité de lumière, avec un bruit de fond important à cause des molécules voisines.

L’Antenna-in-box consiste en une antenne constituée de deux hémisphères en or de 80 nm de diamètre espacés de 12 nm. C’est dans cet espace que le dispositif permet de concentrer la lumière. « Lorsqu’une molécule vient se positionner entre ces deux hémisphères, l’intensité de la fluorescence qu’elle émet est décuplée et rend possible son observation optique » explique Jérôme Wenger, de  l’Institut Fresnel et co-auteur des travaux. 

Mais comment analyser le signal émis par la molécule étudiée sans qu’il soit parasité par la fluorescence des molécules présentes alentour ? Les scientifiques ont trouvé la parade en emprisonnant l’antenne optique à l’intérieur d’une nanoboite, d’où le nom de antenna-in-box. Et ça marche, la boite faisant obstacle à la fluorescence des molécules voisines. Comme le révèle Jérôme, cette box a été testée pour différentes tailles de biomolécules comme des brins d’ADN par exemple. Concernant les plus petites particules, la nanoboite a permis d’améliorer la luminosité de la fluorescence d’un facteur supérieur à 1 000 sur des volumes de détection de l’ordre du zeptolitre (10-21 L).

L’antenna-in-box peut donc être utilisée pour la détection ultra-sensible, comme par exemple le diagnostic précoce de biocapteurs de marqueurs de maladies. Elle pourrait aussi servir de nanosource optique pour visualiser l’interaction de biomolécules entre elles. C’est d’ailleurs l’objectif que s’est fixée l’équipe de Jérôme Wenger qui souhaite réussir en déposant une membrane cellulaire sur une antenna-in-box.

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

Et aussi dans les
ressources documentaires :

Le Groenland veut se lancer dans l’extraction d’uranium

Resté confidentiel pendant plus de six mois, le rapport sur l’extraction minière au Groenland vient d’être publié. Le Parlement du Groenland devrait se prononcer le 24 octobre sur l’autorisation d’exploiter des minerais radioactifs sur son sol.

Les députés devraient prononcer un « oui » retentissant.

Ancienne colonie danoise, le Groenland est devenu autonome en 1979. Trente ans plus tard, il a adopté l’autodétermination et assume la responsabilité des affaires judiciaires, de la police et des ressources naturelles. Le gouvernement danois est cependant toujours en charge des affaires étrangères, de la politique financière et de la sécurité.

Pendant 25 ans, le Groenland appliquait une politique de tolérance zéro en matière de substances radioactives. Des sources gouvernementales ont confié au journal danois Politiken que l’extraction d’uranium divisait le Danemark et le Groenland.

L’uranium est un métal potentiellement toxique et radioactif. L’exposition à cette substance peut nuire aux reins, au cerveau, au foie et au cœur. Ce métal est également d’une importance stratégique pour la production d’énergie nucléaire et les industries de la défense. Son exploitation à grande échelle pourrait modifier la position des deux pays sur la scène internationale.

« Le Royaume du Danemark n’aurait aucun intérêt juridique à tenter d’empêcher l’extraction, l’exportation et la vente d’uranium à des fins pacifiques et énergétiques. Selon notre analyse, le gouvernement du Groenland peut conclure ce type d’accords sans consulter le gouvernement danois », peut-on lire dans le rapport. Le Danemark devrait donc être tenu informé de tous les accords commerciaux concernant l’uranium.

Le document souligne également que les deux pays devront coopérer afin de garantir le respect des conventions internationales sur la non-prolifération d’armes nucléaires.

Un comité secret

Selon Nils Wang, le directeur de l’Académie danoise de la défense, Nuuk et Copenhague vont droit à l’affrontement.

« Le nouveau gouvernement du Groenland estime que son pays exerce un contrôle total sur ses minéraux, dont l’uranium. Copenhague ne partage pas ce point de vue. Le bureau du ministère danois des affaires étrangères chargé de la politique de sécurité a mis sur pied un comité secret pour clarifier les conséquences des exportations d’uranium en provenance du Groenland pour la politique extérieure. […]. Il souligne que ce sujet divise complètement les deux pays », explique M. Wang au Politiken.

Cindy Vestergaard, spécialiste des armes nucléaires à l’Institut danois des études internationales, estime que le document serait le premier d’une longue série qui tenterait de déterminer quel pays doit avoir le dernier mot.

Le nouveau rapport est clairement en faveur du gouvernement du Groenland et le pays devrait prouver qu’il peut empêcher l’utilisation de son uranium à des fins militaires, ajoute-t-elle.

Le Groenland, quant à lui, considère l’exploitation d’uranium comme une nouvelle possibilité d’exportation.

Jusqu’à présent, le gouvernement danois s’est refusé à tout commentaire. Les premières ministres Aleqa Hammond (Groenland) et Helle Thorning-Schmidt (Danemark) se sont récemment rencontrées. À l’issue de cette entrevue, Mme Hammond a déclaré : « Nous reconnaissons notre désaccord. »

Source : Euractiv.fr

Revue du Web #49 : les vidéos de la semaine

Cette semaine dans la revue du Web :

  • Une application ludique de l’effet Leidenfrost : le labyrinthe de Leidenfrost ;
  • « Full turn », ou comment réinventer une animation en volume ;
  • Redevenir enfant et jouer avec « Kinetic Sand », le sable cinétique ;
  • Le gadget (inutile?) de la semaine : « The sugar Lab », impression en 3D à base de sucre ;
  • Bonus : accéder à sa cabane, perchée dans un arbre… à vélo.

Et aussi dans les
ressources documentaires :

Une application ludique de l’effet Leidenfrost : le labyrinthe de Leidenfrost

Pour débuter cette quarante-neuvième Revue du web, voici une fois de plus une expérience illustrant à merveille un effet bien connu des scientifiques, à savoir l’effet Leidenfrost – du nom du premier chercheur à l’avoir décrit, l’Allemand Johann Gottlob Leidenfrost. Baptisé le « labyrinthe de Leidenfrost », l’installation a été pensée et réalisée par Carmen Cheng et Matthew Guy, deux jeunes étudiants pas encore diplômés de l’université de Bath, au sud-ouest de l’Angleterre, dans le but de servir d’illustration au phénomène de propulsion de gouttes d’eau subissant l’effet en question.

Le labyrinthe se compose de plusieurs blocs d’aluminium, chacun présentant un réseau de crénelures orientées dans une direction précise. Lorsqu’une goutte d’eau atterrit sur le bloc, les crénelures orientent le mouvement de la goutte et lui permettent de se frayer un chemin dans le dédale de métal chauffé. On peut alors assister au ballet insensé de ces nombreuses gouttes d’eau, toutes disciplinées dans ce qui semble pourtant être une danse chaotique.

L’effet Leidenfrost s’explique assez facilement et est aisément observable en projetant des gouttes d’eau sur une plaque chauffante. En fonction de la température du support, la goutte va avoir un comportement différent : légèrement en dessous de 100°C, la goutte s’étale et s’évapore lentement ; au-dessus de 100°C, la goutte siffle en atteignant le support et s’évapore très rapidement ; lorsque le point Leidenfrost est atteint (autour de 160°C pour l’eau), la goutte ne s’évapore plus, mais glisse sur la plaque chauffante. En effet, la partie inférieure de la goutte se vaporise immédiatement, créant un film de gaz protégeant le reste de la goutte de la plaque, et assurant par la même sa suspension. La goutte peut alors rouler comme une bille et met plus de temps à s’évaporer que si la plaque était de température moins élevée.

« Full turn », ou comment réinventer une animation en volume

Avec le projet « Full turn », le Suisse Benjamin Muzzin remporte bien plus qu’un simple succès d’estime dans le petit monde de l’animation et de l’image. Le jeune étudiant à L’ECAL (Ecole Cantonale d’Art de Lausanne) dit vouloir explorer par le biais de son œuvre « la notion de troisième dimension, avec l’envie d’essayer de sortir du cadre habituel de l’écran plat ». Franc tireur du travail sur l’image, sa quête d’expérimentations pousse notre créateur à dynamiter nos habitudes quant aux dispositifs d’affichage d’images, cherchant à faire gagner en volume ces animations qui ne demandent qu’à prendre vie dans l’espace.

L’installation est simple : une structure permet à deux écrans plats placés dos à dos d’entrer dans un très rapide mouvement rotatif, créant ainsi une séquence animée tridimensionnelle visible à 360 degrés. La persistance rétinienne fait le reste, les formes s’épanouissent alors en sculptures lumineuses cinétiques envoûtantes, apparitions fantomatiques qui ont vite fait de nous hypnotiser.

Redevenir enfant et jouer avec « Kinetic Sand », le sable cinétique

Delta of Sweden, une société suédoise spécialisée dans les pâtes à modeler en tous genres, à usage médical, thérapeutique, éducatif ou purement récréatif, a mis au point un sable aux propriétés surprenantes, répondant au doux nom de « Deltasand ». La bête a eu tellement d’effet sur quelques fabricants de jouets disséminés un peu partout dans le monde que certains d’entre eux se sont portés acquéreurs des droits afin de pouvoir le commercialiser dans leur pays. WABA Fun, société basée dans le Colorado, a été suffisamment rapide pour lancer la production et mettre en ligne une vidéo de démonstration du produit, rebaptisé pour l’occasion « Kinetic sand », le sable cinétique.

Le fabricant américain met en avant les 98 % de sable, faisant mine d’oublier les 2 % restants, qui permettent à leur joujou de se maintenir dans « cet » état déroutant, oscillant entre inertie et mouvement permanent. Cet ingrédient miracle, le polydiméthylsiloxane – aussi appelé PDMS ou diméthicone – est un polymère que l’on peut trouver dans les shampoings pour augmenter le volume des cheveux, mais il est également utilisé comme antimoussant présent dans certains sodas, et comme additif alimentaire présent dans certaines huiles de friture d’enseignes de fast-food mondialement célèbres.

Argument mis en avant : outre le mouvement surprenant, il est facile de ramasser « kinetic sand », tout du moins si l’on reste sur une surface lisse telle que du carrelage ou une table. Parce que la moquette n’est pas franchement recommandée.

Le gadget (inutile?) de la semaine : « The sugar Lab », impression en 3D à base de sucre

Ce n’est une nouvelle pour personne, l’impression 3D a le vent en poupe. Ici pourtant, nous sommes loin de ces applications qui peuvent nous faire rêver autant que nous effrayer, allant de la médecine et des prothèses individuelles au très controversé – et encore peu efficace – pistolet né d’une imprimante 3D. Le gadget (inutile ?) de cette semaine nous vient des États-Unis, et plus précisément de Los Angeles, avec « The Sugar Lab », un studio de design dont la spécialité est l’impression tridimensionnelle à base de sucre.

Pas des sucres en morceaux, mais plutôt de l’ornementation pour vos gâteaux… L’aventure débute pour Lyz et Kyle après leurs études d’architecture, lorsqu’ils essaient d’imprimer un gâteau en 3D pour un de leurs proches. L’échec les pousse à revoir leur copie et à être moins exigeants, en se contentant d’imprimer le nom de leur amie sur un cake acheté au préalable. Le succès est au rendez-vous, et l’amie est ravie. Forts de ce constat, les deux compères se sont jetés à pieds joints dans l’aventure, en créant leur société il y a déjà plus de deux ans. Leur petite affaire fonctionnerait plutôt bien depuis environ six mois, et le rendu de leur travail ne manque pas de précision.

Bonus : accéder à sa cabane, perchée dans un arbre… à vélo

En bonus de cette quarante-neuvième Revue du Web, une invention qui propulse instantanément son créateur au Panthéon des meilleurs papas en puissance. Qu’a donc fait cet homme pour être presque canonisé vivant ? La plus belle chose du monde : concevoir un ascenseur hors du commun pour atteindre vite et sans trop d’efforts la déjà chouette cabane perchée à près de neuf mètres du sol, dans un arbre. En effet, notre héros accède très rapidement à son terminus, après seulement quelques coups de pédales, pour en redescendre tout aussi facilement.

Alors, peu importe que la cabane ne soit pas terminée, on le lui pardonne volontiers. Puisque obsolètes il a rendu, escaliers, cordes et échelles !

Par Moonzur Rahman

Statina rend tactile (presque) toutes les surfaces !

Les adeptes du tactile peuvent se réjouir. Si les écrans qu’ils utilisent se limitent généralement aux tablettes et aux téléphones portables, l’invention de l’équipe du Professeur Khong de l’Université de technologie de Nanyang, située à Singapour, pourrait rapidement changer la donne.

Alors que les grands écrans tactiles sont très chers et limités en taille, cette nouvelle technologie, baptisée Statina (Speech Touch and Acoustic Tangible Interfaces for Next-generation Applications), permet de convertir n’importe quel écran et certaines surfaces en surfaces tactiles.

La technologie devrait permettre de transformer les téléviseurs à écran plat existants en des écrans tactiles pour un coût modique, contrairement aux écrans tactiles déjà sur le marché qui peuvent coûter des dizaines de milliers de dollars.

Lorsque les vibrations rendent une surface tactile…

Statina requiert simplement une série de capteurs de vibrations à placer autour de la surface que l’utilisateur souhaite rendre tactile. Les capteurs vont détecter la propagation des vibrations générées par l’impact d’un doigt ou d’un stylet sur la surface. Les chercheurs travaillent depuis 4 ans pour réussir à localiser ces vibrations. En analysant les données de vibration recueillies par chaque capteur, un algorithme développé pour l’occasion permet de déterminer avec précision la position de l’impact sur la surface.

Pour qu’une surface soit valorisée par cette nouvelle technologie, il faut donc qu’elle soit capable de propager des vibrations. Le bois, l’aluminium, le métal, le verre et plusieurs plastiques ont été testés avec succès. En revanche, Statina ne pourra pas être déployé sur des surfaces qui absorbent l’intégralité des vibrations, comme c’est le cas, par exemple, du ciment.

N’importe quel objet du quotidien pourrait donc vraisemblablement être transformé en une surface tactile pour un faible prix. « Notre système innovant est capable de transformer des surfaces telles que des tables en bois, aluminium, acier, verre et même des plastiques dans les écrans tactiles low-cost. Cela signifie que dans le futur, vous pourrez jouer à des jeux-vidéos ou dessiner des croquis sur les murs ou les fenêtres puisque quasiment toutes les surfaces peuvent être rendues tactile avec notre système », explique le professeur Khong.

Avec les seuls capteurs de vibration, il n’est possible de détecter qu’un seul point de contact. Pour pouvoir détecter la position et les mouvements  de plusieurs doigts, il faut les coupler à un ou plusieurs capteurs optiques. En recoupant l’ensemble des données, l’algorithme reconnaît alors l’ensemble des points de contact et peut suivre le mouvement des doigts.

Le chef du projet souhaite pouvoir commercialiser la technologie d’ici deux ans. En attendant,  l’équipe continue de travailler sur la miniaturisation de l’appareillage, l’amélioration de ses performances et approfondit ses recherches sur la partie liée aux capteurs optiques.

Par Matthieu Combe, journaliste scientifique

Top 8 des raccourcis clavier

Il y a les basiques, les indispensables, les révolutionnaires ou les accessoires. Mais si on veut optimiser son travail sur ordinateur, une bonne connaissance des raccourcis clavier s’impose. Nous vous avons sélectionné la crème des raccourcis clavier, ceux qui nous rendent la vie meilleure. Les raccourcis sont donnés pour PC, il suffit de remplacer Ctrl par Cmd pour les Mac.

  • Ctrl + A : TOUT SELECTIONNER

Prélude à une copie, ce raccourci évite de jouer de la souris en parcourant l’intégralité d’un document de plusieurs pages. Il devient facile de copier ou couper une importante quantité d’informations, en deux touches.

  • Ctrl + f : RECHERCHE

Ce raccourci est fait pour ceux qui ne trouvent jamais ce qu’ils cherchent en parcourant l’écran. Désormais, un simple Ctrl + f permet d’ouvrir une fenêtre de recherche pour taper le mot voulu et le faire surligner.  Plus besoin de froncer les sourcils en lisant en diagonal. Ceci est valable pour un document Word ou une page internet.

  • Ctrl + X, Ctrl + C et Ctrl + V : COUPER COPIER COLLER

Ces trois là font parti des basiques. Ultra-pratiques pour couper ou copier une partie d’un document et les réutiliser sur un autre. Certaines mauvaises langues y verront la facilité de plagier, mais c’est surtout un gain de temps énorme quand il s’agit de passer d’un fichier Word à un fichier Excel ou un PowerPoint, par exemple.  On les utilise sans même s’en rendre compte. Mais comment faisait-on avant ?

  • Ctrl + Z  : ANNULER

Qui n’a jamais rêver de revenir en arrière, d’effacer une erreur, de remonter le temps ? Si ce n’est pas possible dans la vraie vie, au virtuel rien d’impossible. La preuve avec ce petit enchaînement simple qui permet d’annuler les dernières actions effectuées jusqu’à la dernière sauvegarde existante. De quoi s’éviter une sueur froide après un Ctrl + A suivi d’un Ctrl + X malencontreux.

  • F2 : RENOMMER

Quand on télécharge un fichier joint dans un mail et qu’on l’enregistre, le nom donné par l’expéditeur ne correspond pas toujours à notre logique de classement. Nous passons donc beaucoup de temps à renommer les fichiers. Pour nous aider à archiver plus vite, rien de tel qu’une pression sur F2.

Ce raccourci clavier n’existe pas sous Mac.

  • Ctrl + B ou Ctrl + I ou Ctrl + U : MISE EN FORME DU TEXTE

Certains aiment  bien travailler la mise en forme, mettre en avant certain chiffres en les mettant en gras, écrire en italique les citations ou encore souligner certaines données au sens propre comme au figuré. Ces raccourcis claviers sont fait pour cela, B pour le gras (B comme Blod), I pour italique et U pour souligner (U comme underline). De quoi faciliter la clarté de nos documents.

  • Ctrl + S :SAUVER

Le raccourci clavier le plus important dans le monde des raccourcis claviers. Celui qui sauve bien plus que votre document écrit avec la plus grande des concentrations, Ctrl + S sauve votre santé mentale. Car quand on désactive la sauvegarde automatique plutôt pénible, et qu’une micro-coupure de courant impose le redémarrage de votre ordinateur, vous êtes bien content d’avoir inconsciemment tapé Ctrl + S, deux touches très proches pour un usage aisé. Cela évite de tout recommencer, et accessoirement de nous plonger dans un état d’énervement difficile à effacer…

  • Ctrl + shift + t : ONGLET RESSUSCITE

Moins connu mais pourtant très utile, cet enchaînement de trois touches permet de faire réapparaitre un onglet fermé par mégarde. Ce raccourci clavier est bien plus qu’un simple raccourci puisque sa fonction n’est pas seulement de nous faire gagner du temps en s’évitant e naviguer dans l’historique de notre navigateur, mais bel et bien de réparer une erreur. Une sorte de Ctrl + Z des onglets.

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

Et aussi dans les
ressources documentaires :

  • Découvrez le pack Réseaux Télécommunications
    Complexes, porteurs, concurrentiels : la maîtrise des réseaux informatiques est un enjeu majeur pour l’industrie et les services

Hyperloop, le projet incroyable d’Elon Musk

Un procédé qui ressemble à celui des tubes pneumatiques.

Le 12 août 2013, un dossier de 57 pages baptisé « Hyperloop Alpha », fruit de la collaboration des équipes de Tesla Motors et SpaceX, a été dévoilé par l’Américain, agrémenté d’une première esquisse. L’occasion de découvrir de nouveaux détails.

Loin de la conception traditionnelle que l’on peut se faire d’un train, Hyperloop se présentera sous la forme d’un long tube à l’intérieur duquel des capsules, pouvant accueillir jusqu’à vingt passagers, se déplaceront à la vitesse stupéfiante de 1 220 km/h, quasiment la vitesse du son. Les capsules n’entreront à aucun moment en contact avec les parois du tube grâce à un système de pression d’air. Pour se faire une idée, le milliardaire le dépeint « à mi-chemin entre le Concorde, le canon électrique et la table de Air Hockey ».

Ce moyen de transport futuriste serait plus sécurisé, économique, écologique et confortable que ce qui existe en matière de moyen de transport. Alimenté par l’énergie solaire via des panneaux installés sur le toit du tube, extrêmement rapide, préparé à faire face aux tremblements de terre fréquents dans la région, au tarif imbattable de 20 dollars le billet pour une telle distance…

Sur le papier l’Hyperloop expose de nombreux avantages.

Cependant, encore lui faut-il voir le jour. Car les défis qu’engendre la création de ce train sont légions. Dont un, primordial, reste à résoudre pour le moment. Il s’agit du danger résultant du mouvement à grande vitesse des capsules dans le tube. La crainte est que la pression ainsi créée ne soit trop importante et entraîne des collisions entre les capsules.

Malgré tout, la réalisation de ce projet pourrait devenir concrète d’ici une dizaine d’années. Elon Lusk estime le coût du projet à 6 milliards de dollars et rappelle au passage qu’un projet de TGV entre Los Angeles et San Francisco s’élèverait à plusieurs dizaines de milliards de dollars.

Concernant la construction d’un prototype, rien n’est assuré à l’heure actuelle. L’entrepreneur songe à s’occuper lui-même du démarrage du projet, mais sans certitudes : « je suis tenté de créer au moins un prototype de démonstration… j’aimerais que ce projet devienne réalité et je pense que cela aiderait si je faisais un modèle. »

À projet fou, inventeur visionnaire.

L’Hyperloop, qui enflamme tant internet, pourrait être tiré d’un film de science-fiction. Il fallait bien un milliardaire un peu fou et surtout très ambitieux pour proposer un tel projet. Son inventeur Elon Musk est d’ailleurs connu pour son parcours atypique.

Né à Pretoria en Afrique du Sud, il rejoint à 17 ans le Canada pour faire ses études à l’Université Queen’s et surtout pour échapper au service militaire dans un régime pro-apartheid. Quatre ans plus tard, il intègre la Wharton School de l’Université de Pennsylvanie où il étudie simultanément le commerce et la physique. À 24 ans, Elon Musk arrête précipitamment le doctorat qu’il avait commencé à l’Université de Stanford et se lance dans l’entrepreneuriat. Il cofonde alors Zip2 Corporation, une société d’édition d’un logiciel de publication de contenu en ligne. Zip2 est vendu en 1999 pour 341 millions de dollars. Un an plus tard, Musk acquiert la désormais célèbre société de paiement en ligne Paypal. Pour la revendre deux ans plus tard à eBay pour 1,5 milliard de dollars. Aujourd’hui à 42 ans, il est PDG de Tesla Motors et SpaceX et sa fortune est estimée à 7,7 milliards de dollars.

Par Sébastien Tribot

Grand central : la radioactivité sur grand écran

Il y a peu de dénonciation et surtout pas de position antinucléaire dans ce film. On n’y apprend rien sur les dessous d’une industrie dont les enjeux sont colossaux en France. Mais il évoque avec réalisme la vie très précaire des saisonniers du nucléaire et restitue parfaitement la menace de contamination qui plane sur eux lorsqu’ils œuvrent au plus près des réacteurs.

« Grand central » est  avant tout une magnifique histoire d’amour ; l’usine n’étant finalement qu’un prétexte pour mettre en scène un petit groupe d’intérimaires, obligés de vivre ensemble le temps d’une mission. La bonne idée de la réalisatrice est d’utiliser pour son récit les symboles du nucléaire. Cet ancrage dans un univers rarement montré au cinéma est la très grande réussite de ce film qui y puise sa force et son intensité.

On ne s’attardera pas sur le parallèle évident entre l’irradiation nucléaire et la flamme amoureuse. « Au pire, ce n’est qu’un gros coup de soleil » pense Gary avant de réaliser qu’en amour, comme au cœur de l’usine,  la surdose peut être fatale et qu’« il ne suffit pas de le vouloir pour que ça s’arrête ». Les autres références au nucléaire – la lumière, l’eau et la sécurité – sont plus intéressantes à creuser.

La lumière est l’une des applications principales de l’industrie nucléaire. Un des personnages s’écrie fièrement au début du film : « Nous apportons la lumière aux gens ! ».  En acceptant cette place à l’usine nucléaire, Gary a quitté une existence difficile faite de petits boulots et de galères. Le seul passage du film qui nous donne un aperçu de sa vie d’avant a lieu dans la chambre à coucher de sa sœur avec qui les relations semblent difficiles ; la chambre est plongée dans le noir car un bébé y dort. Sa nouvelle vie apparaît plus lumineuse à l’écran : les scènes près des mobil-homes où vit la communauté de travailleurs et celles en pleine nature sont baignées de soleil. La nuit, on aperçoit quelques lucioles occupées elles aussi à produire leur propre lumière…

Puis vient l’eau, élément incontournable d’une centrale. Vapeur d’eau à l’origine de la production d’électricité, systèmes de refroidissement, piscines de désactivation, l’eau est présente à toutes les étapes de la production d’énergie. Dans le film, elle est omniprésente : il y a la rivière près de laquelle vivent les intérimaires et qui les sépare des imposantes cheminées de la centrale. Il y a ces scènes répétitives où les intérimaires se frottent frénétiquement sous l’eau après avoir été exposés aux doses radioactives. Il y a aussi la pluie après le mariage de Karole avec celui qui n’est pas Gary, et puis ces quelques scènes où une bouteille d’eau aide les personnages à communiquer.

Autre symbole fort du nucléaire : la sécurité ou plutôt le danger. Les doses reçues par les travailleurs sont enregistrées par un petit capteur qu’ils doivent porter sur leur poitrine et compilées dans un carnet pour s’assurer de ne pas dépasser la dose mortelle. Le danger, la maladie et la mort sont omniprésents. Les radiations mais aussi l’amour interdit qu’il vit avec Karole, contaminent lentement le héros, Gary, et menacent l’équilibre de la communauté. Les coups de sirène déclenchés en cas d’accident grave semblent à plusieurs reprises prévenir les amants du danger de leur passion. Relevons le cynisme d’une scène où une des responsables de l’usine, prenant soin de sa santé, fume une cigarette électronique tandis qu’elle envoie sans état d’âme de jeunes saisonniers flirter avec la mort.

Au final, la cinéaste a réussi à teinter son récit de quelques messages politiques forts sur la réalité de travailleurs précaires de notre époque. Avec ses multiples références à la radioactivité, le film nous offre une vision apocalyptique de l’ère nucléaire et parvient à nous mettre en garde contre ses dangers.

Par C.C

Infos pratiques :
« Grand Central » de Rebecca Zlotowski
Avec Tahar Rahim, Léa Seydoux, Olivier Gourmet, Denis Ménochet
Sortie le 28 août 2013.

Non, Voyager 1 n’a pas quitté le système solaire

J’ai deux choses à en dire, et je veux être prudent. D’abord, c’est un événement extraordinaire qui vaut vraiment la peine d’être célébré. Ensuite, beaucoup de gens disent que Voyager 1 a quitté le système solaire, et ce n’est pas tout-à-fait exact.

Commençons par le début. Ce que les scientifiques ont découvert est que, pendant la deuxième moitié de 2012, Voyager est entrée dans une nouvelle région de l’espace. Ca concerne le vent solaire, un flux de particules subatomiques soufflées au loin par le Soleil. Ce vent se propage au loin, et bien au delà de l’orbite de Neptune il rencontre les particules qui existent entre les étoiles. Il les repousse et ralentit par la même occasion. A un certain point, la pression du vent n’est plus assez forte pour repousser la pression des particules extérieures, et il s’arrête. Cette région s’appelle l’héliopause. Nous savions depuis des années que Voyager est dans ce volume flou d’espace où se trouve l’héliopause, mais il a été follement difficile de savoir si elle l’avait traversée.

Puis le Soleil nous a fait un cadeau : une éjection de masse coronale. Ces énormes explosions expulsent de la matière au loin, et l’une eut lieu en Mars 2012. Après plus d’un an de voyage, son onde de choc a atteint l’héliopause. A cet endroit, elle a interagi avec la matière qui s’y trouve en la faisant vibrer. Ce type d’interaction est détectable par Voyager, et lorsque les scientifiques ont analysé les données, ils ont réalisé que la densité de matière était bien plus élevée qu’attendue. Et c’est exactement ce qui devrait se produire si Voyager avait en fait dépassé l’héliopause.

Donc, il semblerait qu’après avoir parcouru 19 milliards de kilomètres, un de nos vaisseaux spatiaux est entré dans ce qu’on peut raisonnablement appeler l’espace interstellaire.

Mais cela veut-il dire qu’il a quitté le système solaire ? Et bien non. Ca peut paraître bizarre puisque je viens de dire que c’est l’espace interstellaire, mais ce n’est que si vous considérez l’influence du Soleil sur les particules.

Cependant, il y a plus que des électrons et des protons dans la banlieue étendue de notre système solaire. Même là-bas, plus de 120 fois plus loin du Soleil que la Terre, il y a des objets plus substantiels : de gros morceaux de glace qui sont autant de comètes géantes. Le Soleil est entouré de milliers de milliards de ces grosses boules de glace, dont une multitude forment le nuage d’Oort. Il leur faut des millénaires pour parcourir une seule orbite autour du Soleil, mais elles restent captives de sa gravité.

Ceci en fait de véritables objets du système solaire, et c’est pourquoi on ne peut pas vraiment dire que Voyager 1 a quitté le système solaire. Il y a encore du système solaire plus loin!

C’est comme sortir par la porte de votre maison et dire que vous avez quitté votre propriété. Vous avez quitté la maison, mais il y a encore le jardin autour de vous : il vous reste encore du chemin.

J’insiste sur ce point car on a déjà dit que Voyager avait quitté le système solaire dans le passé. Plusieurs fois. De nombreuses fois. La dernière était en Mars de cette année, quand des scientifiques ont annoncé avoir détecté un changement dans l’environnement de Voyager qui aurait marqué le début de l’espace interstellaire. Cette annonce a été rapidement contredite par l’équipe Voyager au JPL et son chef, Ed Stone. Mea Culpa : j’ai dit à ce moment là que Voyager avait quitté le système solaire, puis m’étais rapidement ravisé lorsque l’équipe Voyager avait sonné la cloche.

Cependant, avec ces nouveaux résultats Stone a donné sa bénédiction. Même si Voyager a encore un long chemin (plusieurs milliers d’années en fait) avant qu’elle quitte réellement le système solaire, je pense qu’il est juste de dire qu’elle est maintenant dans l’espace interstellaire.

Et ceci est un succès étonnant pour l’humanité. C’était inévitable : nous savions que ça allait arriver même avant que Voyager 1 et sa jumelle Voyager 2 soient lancées en 1977. Mais tout de même, après toutes ces années et tant d’espace vide parcouru, ce point a été atteint. L’humanité est maintenant une espèce interstellaire.

Par Philippe Guglielmetti dit « Dr Goulu » (Traduction de l’article « Voyager 1 Reaches Interstellar Space. But Has It Left the Solar System? » par Phil Plait) 
Blog Pourquoi Comment Combien

34 projets pour la nouvelle révolution industrielle de la France

« Ces 34 plans sont le nouveau visage de la France industrielle » affirmait François Hollande, dans son discours de présentation. Alors, à quoi allons-nous ressembler dans 10 ans ?

Après « Le changement c’est maintenant », y aura-t-il un « La révolution c’est pour demain » ?

En réalité, derrière un exercice de communication réussie, se cache une série de projets qui n’ont pas grand-chose de révolutionnaires puisque nombreux sont déjà dans les cartons des industriels depuis plusieurs mois, voire des années. De plus, certaines thématiques restent particulièrement floues, avec comme objectif affiché de faire mieux et moins cher. Certes. Mais en pratique, nous n’en saurons pas plus. 

Cette sélection de projet s’appuie sur trois axes qui sont la transition énergétique, l’économie du vivant et les nouvelles technologies. Plus précisément, le Président de la République a évoqué des véhicules automobile consommant moins de 2L/100 km, la rénovation thermique des bâtiments, les biotechnologies ou encore la cybersécurité et le Cloud computing (Voir tableau) :

Au travers de ces choix, le gouvernement espère créer des emplois, thématique au cœur de ses préoccupations puisqu’en 10 ans, la France a perdu 750 000 emplois industriels.

Cette révolution industrielle devrait en rapporter 480 000 sur 10 ans. Les projets ont été sélectionnés par la direction générale de la compétitivité, de l’industrie et des services du ministère du redressement productif en collaboration avec le cabinet McKinsey.

La contribution de l’Etat devrait s’élever à 3.5 milliards, ponctionnés dans les 12 milliards du programme d’investissement d’avenir annoncé il y a quelque mois, dont le financement était déjà plutôt obscur. Qu’importe, le retour sur investissement espéré est de 10.

C’est du moins ce qu’a annoncé Arnaud Montebourg, à l’optimisme inébranlable. L’essentiel du financement restera quand même à charge du secteur privé, l’Etat quand à lui mettra à disposition les moyens logistiques et administratifs dont il dispose. Les plans devraient être pilotés par un industriel ou un pôle de compétitivité.

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

Et aussi dans les
ressources documentaires :

Le redressement du Costa Concordia est terminé

114 000 tonnes, 290 mètres de long pour 57 mètres de hauteur. Le mastodonte échoué depuis janvier 2012 sur le flanc vient d’être renfloué au terme d’une opération titanesque, suivie par le monde entier. Il faut dire que la mission était ardue puisqu’aucun renflouement de cet envergure n’avait encore jamais été tenté. 

En ce lundi 16 septembre, la foule est déjà présente sur le rivage pour assister au redressement du tristement célèbre paquebot dont le naufrage avait causé la mort de 32 personnes. A ce moment, personne ne sait si l’opération va réussir ou échouer. D’autant que la mission a déjà deux heures de retard à cause des orages qui viennent de s’abattre.

Pour redresser le monstre des mers, les équipes américaines et italiennes ont positionné 56 chaînes d’acier lourdes chacune de 26 tonnes. Celles-ci sont tirées par des treuils géants. Un socle artificiel de 16 000 tonnes de béton a été préalablement coulé par 30 mètres de fond pour supporter la carène du navire une fois celui-ci redressé. Car tirer le navire par le côté est une chose, gérer son basculement une fois atteints les 24° d’inclinaison en est une autre. Passée cette limite, le Costa Concordia n’a plus besoin d’être tiré, ce sont neuf caissons remplis d’eau qui vont achever le redressement. Une minerve d’acier de 1 700 tonnes enchâsse la coque.

Enfin, pour figer le bateau, 21 piliers d’acier ont été forés à 9 mètres de profondeur, dans le fond marin, de façon à le maintenir en place. Pour gérer l’ensemble du matériel, ce ne sont pas moins de 500 personnes qui sont mobilisées.

Regardez la simulation du sauvetage :

Tous ces chiffres illustrent le caractère exceptionnel de ce renflouement, « […] une opération d’une envergure jamais tentée auparavant », confirmait le préfet Franco Gabrielli. Cette première mondiale a finalement été un franc succès. Un succès à plus de 600 millions d’euros intégralement assumés par l’armateur. Menée de main de maître par le spécialiste du renflouement Nick Sloane, l’opération pouvait pourtant se heurter à de nombreux obstacles : la coque aurait pu ne pas tenir le choc et se briser, ou encore le bateau aurait pu basculer si fort qu’il se serait retourné de l’autre côté. 

D’ailleurs, les équipes devaient opérer avec une météo favorable, le vent et la hauteur des vagues devant rester inférieurs aux valeurs seuils calculées pour la faisabilité de la rotation. De plus, l’ensemble du trafic maritime a été interrompu au large de l’île du Giglio pendant toute la durée du renflouement qui aura duré un peu moins de 24h, aux termes desquelles Nick Sloane, l’expert Sud-Africain, a été accueilli par des applaudissements et des félicitations des habitants de l’île encore présents.

Maintenant que le palace flotte à nouveau, il va être exploré,  les corps de deux personnes portées disparues n’ayant pas été encore retrouvés. Son remorquage ne devrait pas intervenir avant le printemps 2014.

Le renflouement du siècle en vidéo :

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

Et aussi dans les
ressources documentaires :

De l’eau magmatique détectée sur la Lune

Et s’il y avait eu de l’eau dans les profondeurs de la Lune ? Alors que l’on croyait que la Lune était de nature sèche, il se pourrait bien qu’il n’en soit rien. En effet, c’est dans le cratère Bullialdus que des traces d’eau ont été trouvées à l’intérieur de roches lunaires.

Plus précisément, la mise en évidence grâce au Moon Mineralogy Mapper, instrument spectroscopique de cartographie minérale lunaire, de la présence de nombreux groupements hydroxyles caractéristiques de la présence d’eau dans les roches, a alerté les scientifiques.  Cette eau piégée dans des grains de minéraux diffère des traces d’eau précédemment découvertes en surface.

Jusqu’alors, on pensait que l’eau sur la Lune provenait d’une contamination extérieure, soit par une comète, soit à cause des vents solaires par exemple. Mais la présence d’eau magmatique prouve qu’il y avait de l’eau sur la Lune, d’origine lunaire !

Ces mesures vont maintenant être comparées aux échantillons rapportés par Apollo.

« Cette eau magmatique interne nous donne aussi des indices sur les processus volcaniques lunaires et sur la composition interne de cet astre. Ce qui nous aide à aborder certaines questions sur la façon dont la Lune s’est formée et comment les processus magmatiques ont évolué quand elle s’est refroidie » analyse Rachel Klima, géologiste planétaire au Laboratoire de physique appliquée de l’Université John Hopkins.

Par Audrey Loubens

Salon de l’automobile de Francfort 2013 : best of en images

la dernière création du Cheval Cabré revendiquant 1.290 kilos sur la balance est équipée d’une version retravaillée du V8 4.5. Elle peut ainsi prendre appui sur une puissance de 605 chevaux assortie d’un couple de 540 Nm.

La 458 Speciale est gratifiée d’un chrono d’1 minute 23 secondes et 5 dixièmes sur le circuit d’essai de Fiorano, soit une seconde et demie de mieux que la 458 Italia.

Et aussi dans les
ressources documentaires :

La firme de Gaydon a décidé en cette année 2013 de relancer le nom de Vanquish, mythique GT créée en 2001, pour la remplaçante de la DBS. A l’occasion du Salon de Francfort, c’est la version décapotable dite « Volante » que nous découvrons.

La Vanquish fut l’une des GT marquantes du début des années 2000 et reçut ses lettres de noblesse en devenant la monture de James Bond dans le film « Meurs un autre jour ».

l’Audi A3 Cabriolet dernière génération affiche un gain volume comparé à sa devancière, comme en témoigne ces mesures : 4.42 mètres de long pour 1.79 de large avec un empattement porté à 2.60.

Le coffre possède une plus grande capacité de stockage et les passagers bénéficient ainsi d’un meilleur confort. Malgré ses proportions, ce cabriolet n’est pas plus lourd bien au contraire, puisque son poids a été réduit à 1365 kg.

Après l’époustouflant Audi quattro concept de 2010, héritier de la mythique quattro de 1980, la marque aux anneaux fête l’anniversaire d’une autre de ses légendes, la Sport quattro, qui fit le bonheur des amateurs de rallyes.

Même constat pour ce profil de coupé tricorps, avec son court porte à faux avant, sa ligne de toit fuyante et son montant C typiquement BMW : aucun doute, cette Série 4 provient bien de la maison bavaroise. À l’intérieur aussi, les habitués de la marque sont en terrain connu : le mobilier est repris de la Série 3, tout en prenant le parti d’une présentation un peu plus sportive.

Sous le capot, compte tenu de son positionnement un peu plus sportif, la Série 4 ne reçoit que les moteurs les plus puissants de la Série 3.

Après avoir présenté la version cinq places au Salon de Genève, c’est au Salon de Francfort que Citroën dévoile son Grand C4 Picasso de seconde génération et ses sept places. La recette de son prédécesseur est conservée : si la plate-forme est la même, le constructeur aux chevrons ne tombe pas dans la facilité de seulement l’« étirer » de 16 cm (dont 11 cm pour l’empattement) pour atteindre 4,59 m, mais lui offre une identité propre avec un bouclier et une calandre spécifiques et une poupe totalement redessinée.

Le résultat plaira ou non mais on ne peut pas enlever à Citroën son audace et son originalité, deux qualités qui font défaut esthétiquement dans cette catégorie.

Le nom de ce bolide fait référence au département en charge des activités sportives de la marque, de la GT3 en passant par la Lamborghini Blancpain. La Squadra Corse, proposée en quatre coloris jaune Midas / blanc Monocerus / gris Thalasso / rouge Mars, est directement inspirée de la Super Trofeo engagé en compétition.

Elle partage le même aileron que sa devancière LP 560-4 mais se révèle plus légère, grâce à sa structure en carbone et en aluminium. Son poids est en effet de 1340 kg, soit 70 de moins.

Avec ces 270 chevaux, ça va décoiffer puisque cette RCZ R s’annonce comme la Lionne la plus puissante jamais commercialisée. Elle est capable d’avaler un 0 à 100 km/h en 5,9 secondes, avec une vitesse maximale de 250 km/h.

Elle sera disponible au début de l’année 2014 pour 42.900 euros (soit 10.200 euros de plus que la version 1.6 THP de 200 ch) en 4 teintes : Rouge Erythrée, Noir Perla Nera, Gris Sidobre et Blanc Opale. 

Directement inspiré de la voiture d’endurance RS Spyder, le moteur thermique V8 4.6 l de 608 chevaux (447 kW) est associé à deux moteurs électriques de 115 kW.

Au total, le module hybride offre une puissance totale de 887 chevaux, de quoi permettre à la Porsche 918 Spyder de pulvériser le 0 à 100 km/h en 2.8 secondes et d’atteindre la vitesse maximale de 345 km/h.

En cycle mixte, le constructeur annonce une moyenne de 3 à 3.3 l/100 km et des émissions de CO2 de 70-79 g/km.

L’Initiale Paris est le dernier en date des concept-cars créés par Van den Acker après les Captur, Dezir, Frendzy et autres Twin’Run. 

Il annonce le futur Espace avec des lignes qui seront fidèlement reprises sur le modèle de série en raison de la proximité de la commercialisation : avant la fin de l’année prochaine. 

Attendue pour 2014, la version quatre places de la Smart se révèle un peu plus à chaque concept. A Francfort, c’est la nouvelle étude de style Smart FourJoy qui vient d’être présentée.

Sans portes, ni toit, ni lunette arrière – la smart fourjoy est encore très loin du modèle de série mais laisse entrevoir certaines caractéristiques de cette future citadine quatre places. A commencer par ses dimensions extérieures particulièrement compactes (longueur : 3 494 mm/largeur : 1 978 mm/hauteur : 1 494 mm) qui, associées à un rayon de braquage de 9,10 m, lui assureront une parfaite maniabilité en zone urbaine.

Un gabarit donc assez proche de l’e-Up ! de Volkswagen mais aussi de la prochaine génération de Twingo dont elle partagera la plateforme dans le cadre d’un accord conclut entre Daimler et Renault.

Par Pierre Thouverez

Les Pays-Bas, futur paradis des voitures électriques

La Hollande a fait un geste fort en faveur du développement de son parc de voitures électriques : l’autre pays du fromage devrait se doter dans les deux ans d’un réseau de plus de deux-cents stations de recharge rapide pour véhicules électriques, représentant un maillage dense d’une station tous les cinquante kilomètres sur les grands axes routiers. L’annonce, qui a été faite la semaine dernière, a eu le mérite de ne pas passer inaperçue dans le cercle plus si fermé des propriétaires de véhicules électriques.

C’est le groupe helvético-suédois ABB – le plus grand constructeur de réseaux électriques au monde – qui a raflé la mise auprès de l’opérateur néerlandais Fastned et qui devra livrer 201 stations réparties sur tout le territoire, à l’horizon 2015, faisant des Pays-Bas le pays possédant le plus grand réseau national de stations de recharge rapide pour véhicules électriques au monde. Les premières stations devraient vraisemblablement être prêtes dès le mois de septembre, si les délais impartis sont respectés.

Chacune des stations comprendra différents types de bornes de recharge, dont les Terra 52 et Terra 53 de ABB, bornes mixtes de 50 kW aptes à recharger un véhicule électrique en moins de trente minutes. Ce réseau devrait être capable de « satisfaire tous les véhicules électriques élaborés par les principaux constructeurs européens, américains et asiatiques » d’après les responsables du projet. Le paiement, l’assistance à distance et les mises à jour seront pris en charge via du cloud-computing. Enfin, des panneaux photovoltaïques placés sur le toit des stations viendront compléter le tableau.

Par Moonzur Rahman

L’homme est un martien comme les autres

C’est lors de la conférence internationale Goldschmidt, tenue cette fois-ci à Florence, et consacrée à la géochimie que Steven Brenner, professeur à l’institut Westheimer pour la Science et la Technologie de Gainesville, a fait cette surprenante annonce. La vie – ou plutôt les ingrédients nécessaires à la vie – est arrivée de l’espace à bord d’un rocher, à l’époque ou la Terre était régulièrement bombardée. D’après Mr Brenner, l’ingrédient s’avère être du molybdène, un métal de transition généralement employé comme agent d’alliage et introduit sur Terre sous une forme oxydée. Ce dernier trait est capital car seule une forte oxydation du molybdène permet d’instaurer un état propice à la création de la vie. Vinciane Debaille, géochimiste et spécialiste des météorites qui a assisté à la conférence le précise : « les molécules oxydées peuvent servir de catalyseur à la vie ».

Brenner a bâti sa théorie sur les observations récentes résultant de l’analyse d’une météorite sur laquelle les chercheurs ont trouvé du molybdène justement ainsi qu’un métalloïde trivalent nommé bore. Il est ensuite parti du principe qu’il y a près de 3,8 milliards d’années, la Terre ne disposait pas d’oxygène. Or, dans le même temps, Mars était soumis à des bombardements constants de météorites. Donc le molybdène oxydé est apparu suite à l’un de ces bombardements, capturé par la gravité terrestre pour permettre enfin aux molécules indispensables à la vie de s’associer.

C’est un fait, dès qu’il s’agit de donner une explication aux origines de la vie, chacun y va de son interprétation ; des hypothèses plus ou moins étranges fleurissent. L’annonce du chercheur Brenner, relayée par l’AFP, a clairement suscité un emballement médiatique. Toutefois, comme le rapporte le site du Nouvel Obs, cette théorie a de fortes raisons d’être mise en doute. Premièrement, parce que l’institut Weistheimer est un institut privé créé par Mr Brenner qui n’a d’autre légitimité que celle qu’il s’est donnée. Mais surtout parce que les détails sur lesquels il s’appuie sont invérifiables. Il ne tient donc qu’à vous de décider si vous voulez y croire…

Par Sébastien Tribot

Evalexper : Nouvelle solution d’évaluation et de gestion du risque chimique

Les règles de prévention du risque chimique s’appliquent à tous les secteurs d’activité dans lesquels les travailleurs sont exposés à des produits chimiques dangereux.

Chef d’entreprise, responsable santé sécurité, infirmière du travail… De nombreux professionnels doivent évaluer et contrôler l’exposition de leurs salariés aux produits chimiques utilisés dans l’entreprise.

Pour être parfaitement en conformité avec les exigences du Code du travail en matière de risques professionnels, les éditions Techniques de l’Ingénieur vous accompagnent et mettent à votre disposition la Solution d’évaluation et de gestion du risque chimique Evalexpert, pour vous aider à :

  • identifier et caractériser les dangers liés aux produits, agents ou substances chimiques ;
  • mettre en place les mesures de protection adaptées ;
  • communiquer avec vos fournisseurs, distributeurs, clients ;
  • vérifier la conformité des usages et des scénarios d’exposition ;
  • faire évoluer les documents de communication (dont étiquetage) ;
  • rester en veille sur les modifications entraînées par REACH et CLP : annexe XIV, VLEP, étiquetages…

Cet accompagnement s’articule autour de :

  • Une journée de formation : synthèse de la démarche et prise en main de l’outil logiciel d’évaluation et de gestion du risque chimique. A partir d’un cas fil rouge, l’utilisateur s’entraînera aux différentes étapes de l’évaluation du risque chimique : recueil des informations sur les agents chimiques, inventaire des situations d’exposition, édition des documents de référence (inventaires, DU…), gestion de la traçabilité des expositions… Une seconde journée de formation en option, permettra notamment de découvrir les fonctions expertes du logiciel.
  • Les outils logiciels et documentaires : cette solution complète inclut également les licences d’utilisation d’outils performants :
  1. Le logiciel Toxev ;
  2. Des fiches et modèles prêts à l’emploi ;
  3. Des outils de calcul et de conversion.
  • Une veille réglementaire et normative : un abonnement de deux années aux fiches pratiques « Evaluer et maîtriser le risque chimique » en version web : 100 fiches « action », outils et modèles de documents prêts à l’emploi réalisés par des professionnels.

Nouvelle version du logiciel Toxev

Toxev, le logiciel d’évaluation du risque chimique, permet de réaliser l’inventaire et le repérage des CMR et sensibilisants, la hiérarchisation des dangers santé et incendie, l’évaluation des situations d’exposition et la traçabilité des expositions professionnelles (édition des fiches d’exposition pour chaque salarié).

Ce logiciel contient des bases de données de référence qui sont mises à jour à chaque évolution réglementaire. La dernière en date est par exemple un nouveau règlement en date du 10 août dernier qui apporte de nombreuses corrections de la liste des substances du règlement CLP (étiquetage).  Ses fonctionnalités logicielles évoluent également régulièrement.

La nouvelle version du logiciel d’évaluation du risque chimique, qui sera disponible au mois d’octobre, comprend notamment un tout nouveau tableau de bord dynamique et personnalisé qui permet dès l’ouverture du logiciel de suivre le travail d’évaluation du risque chimique : en un coup d’œil, l’utilisateur voit ses actions récentes, ses actions arrivées à échéance, les principales données qu’il a entrées dans le logiciel, les informations concernant la licence…

Enfin, Toxev donne accès à des outils complémentaires et la possibilité d’aller directement depuis ce tableau de bord à l’inventaire ou à la partie traçabilité des expositions.

Autre nouvelle fonctionnalité intéressante : lors de l’enregistrement d’un produit à l’inventaire avec les substances qui le composent, le logiciel coche à présent automatiquement les phrases de risque correspondantes pour les substances utilisées pures, notamment en laboratoire, à partir du numéro CAS, à condition bien sûr que la substance figure dans la liste harmonisée du CLP.

  • En savoir plus sur la Solution d’évaluation et de gestion du risque chimique des Editions Techniques de l’Ingénieur

Infos TI, ou quand Techniques de l’Ingénieur se livre à ses clients

Que vous nous fassiez confiance depuis de nombreuses années ou soyez nouveaux clients, quel que soit votre profil et votre domaine d’activité, vous avez un point commun : vous vous appuyez sur Techniques de l’Ingénieur.

Via nos ressources documentaires, nos formations, ou notre activité de conseil, c’est avec fierté et reconnaissance que nous et nos experts sommes à vos côtés. Alors, afin de renforcer cette relation de confiance, Techniques de l’Ingénieur lance en cette fin 2013 Infos TI, sa lettre d’information à destination de ses clients. Sur support papier, à parution trimestrielle, Infos TI ne sera pas un simple support publicataire pour nos produits, mais une communication sur ce qu’est Techniques de l’Ingénieur : quels sont nos processus, nos experts, nos personnels qui, dans l’ombre, participent aux produits qui vous ont séduits.

Mais parce que vous, clients, faîtes également partie intégrante de la sphère Techniques de l’Ingénieur, Infos TI sera également votre espace de parole, où présenter votre relation à Techniques de l’Ingénieur : comment l’accompagnement d’un de nos experts vous a permis de résoudre un problème majeur dans vos process, comment la participation à l’une de nos formations vous a rendu plus efficace au travail, comment la consultation de nos articles répond à vos interrogations au quotidien.

En espérant que apprécierez apprendre ainsi un peu mieux à nous connaitre, toute l’équipe Techniques de l’Ingénieur vous souhaite une très bonne lecture.

REACH : l’actualité du mois de septembre (1/2)

Mise à jour du registre d’intention pour des classifications et étiquetages harmonisés

Le registre d’intention pour des classifications et étiquetages harmonisés a été mis à jour en août avec l’ajout de deux nouvelles substances. Les soumissions sont à soumettre avant le 30 septembre 2013.

Entrée en vigueur du règlement Biocides

01/09/2013

Le règlement n°528/2012 sur les biocides, adopté le 22 mai 2012, est entré en vigueur le 1er septembre 2013. Il abroge et remplace la directive 98/8/CE, qui encadrait jusque-là ce type de produits. Le nouveau règlement vise à renforcer la sécurité liée à la mise sur le marché de biocides.

A terme, seuls pourront être autorisés les produits biocides efficaces et sans risques pour la santé et l’environnement. Le nouveau règlement améliore également la procédure d’autorisation en créant une procédure à l’échelle européenne alors que jusque-là, les autorisations étaient délivrées à l’échelle nationale avec un système de reconnaissance mutuelle entre Etats membres.

Proposition pour identifier de nouvelles substances SVHC (substances extrêmement préoccupantes)

02/09/2013

Sur demande de la commission européenne, l’ECHA lance une consultation publique pour l’identification de 7 nouvelles substances SVHC (substances extrêmement préoccupantes).

Les substances concernées sont :

  • Cadmium sulphide  (N° CAS : 1306-23-6 et N° CE : 215-147-8)
  • Dihexyl phthalate (N° CAS : 84-75-3 et N° CE : 201-559-5)
  • Disodium 3,3′-[[1,1′-biphenyl]-4,4′-diylbis(azo)]bis(4-aminonaphthalene-1-sulphonate) (C.I. Direct Red 28) (N° CAS : 573-58-0 et N° CE : 209-358-4)
  • Disodium 4-amino-3-[[4′-[(2,4-diaminophenyl)azo][1,1′-biphenyl]-4-yl]azo] -5-hydroxy-6-(phenylazo)naphthalene-2,7-disulphonate (C.I. Direct Black 38) (N° CAS : 1937-37-7  et N° CE : 217-710-3)
  • Imidazolidine-2-thione; 2-imidazoline-2-thiol (N° CAS : 96-45-7 et N° CE : 202-506-9)
  • Lead di(acetate) (N° CAS : 301-04-2 et N° CE : 206-104-4)
  • Trixylyl phosphate (N° CAS : 25155-23-1 et N° CE : 246-677-8)

Les commentaires sont à soumettre jusqu’au 17 octobre 2013.

Nouvelle consultation pour éviter les tests sur les animaux

03/09/2013

L’ECHA a lancé un appel visant à collecter des informations sur des substances pour éviter les tests inutiles sur les animaux. Deux consultations sont lancées. Les informations relatives à ces substances sont à soumettre pour le 18 octobre prochain.

Publication du rapport final du 2nd projet d’application de REACH

04/09/2013

Le second projet d’application initié par le forum d’application de l’ECHA a porté sur les obligations des utilisateurs en aval dans le cadre de REACH et du CLP. Sur un total de 1 181 entreprises inspectées, 67% ne sont pas conformes à une ou plusieurs dispositions de ces règlements.

Consultation publique pour des classifications et étiquetages harmonisés

06/09/2013

L’ECHA a lancé deux nouvelles consultations pour l’harmonisation et l’étiquetage harmonisé du Flumioxazin (ISO) / N-(7-fluoro-3,4-dihydro-3-oxo-4-prop-2-ynyl-2H-1,4-benzoxazin-6-yl)cyclohex-1-ene-1,2-dicarboxamide et du propylene oxide / 1,2-epoxypropane; methyloxirane.

Les parties intéressées sont invitées à soumettre leur commentaire sur le site de l’ECHA, et ce avant le 21 octobre 2013.

Nouvelle consultation pour éviter les tests sur les animaux

09/09/2013

L’ECHA a lancé un appel visant à collecter des informations sur une nouvelle substance pour éviter les tests sur les animaux. La substance concernée est l’allylamine. Les informations relatives à ces substances sont à soumettre pour le 18 octobre prochain.

Enregistrement REACH 2013

10/09/2013

9030 numéros d’enregistrement ont été délivrés aux dossiers d’enregistrements soumis lors de l’échéance REACH de juin 2013. Ceux-ci correspondent à 2 998 substances supplémentaires inscrites en vertu de REACH. Les informations non confidentielles sur ces substances sont publiées par l’ECHA sur son site internet.

IUCLID 5.5.1 est disponible

12/09/2013

La 1ère mise à jour de IUCLID 5.5 a été publiée sur le site internet de IUCLID. Cette nouvelle version offre de nouvelles opportunités et notamment la possibilité d’utiliser le modèle Chesar pour exporter des informations présentes dans IUCLID, nécessaires à la préparation des évaluations de la sécurité chimique dans Chesar.

Par Céline GABORIAUD NECTOUX, Ingénieur Environnement aux Ateliers d’Orval

 

 

 

Pour aller plus loin :

Découvrez les fiches pratiques de Techniques de l’Ingénieur :

Participez aux formations Techniques de l’Ingénieur :

Les risques liés aux nanotechnologies trop souvent étouffés

La presse serait-elle trop complaisante ? D’après une analyse des articles scientifiques publiés sur le sujet des nanotechnologies, il ressort clairement que oui. Qu’il s’agisse d’articles professionnels, de publications scientifiques ou d’écrits d’une presse grand public, le thème des nanotechnologies est présenté de façon positive, sans débattre des éventuels points négatifs ni même des incertitudes liées à l’impact environnemental.

Comme le relèvent Ilona Heidmann et Jutta Milde dans leur analyse ninliographique, les nanoparticules ont envahi notre quotidien, que ce soit dans les cosmétiques, les produits d’entretien ou encore  les peintures. Cette invasion a été encouragée par les médias, focalisés sur les bienfaits et les progrès apportés. Pourtant, la communauté scientifique ne dispose pas ou très peu de recul nécessaire et encore moins suffisant pour s’assurer de la non toxicité des nanotechnologies. Cette absence de connaissance sur les dangers potentiels en termes de santé sur l’homme ou de pollution environnementale est pourtant rarement débattue.

D’après cette revue de presse, les publications scientifiques relatant des travaux de recherche dans des revues scientifiques à comité de relecture tiennent compte des incertitudes et des incidences environnementales à 85%. Le point le plus souvent abordé concerne la difficulté de transposer les résultats obtenus en laboratoire à un contexte réel. En revanche, l’incertitude concernant le vieillissement des nanoparticules dans la nature n’est pas évoquée. La principale raison étant qu’on n’en sait rien ! A ce jour, il s’avère très délicat de séparer  et caractériser les nanoparticules une fois dans l’environnement. Cette difficulté s’applique aux tests de toxicité dont la validité se limite aux conditions de laboratoire.

La presse grand public s’intéresse principalement aux avancés technologiques et aux bienfaits des nanotechnologies. La vulgarisation se concentre donc sur le progrès, sans aborder les aspects négatifs qui pourraient brouiller le message vis-à-vis du lecteur. De plus, les sujets les plus traités concernent les avancés dans les domaines de la santé (21%), des technologies de la communication  (14%) et l’énergie (11%). Les journaux sont à peine 6% à mentionner les risques.

Pourtant, il arrive que les dangers ou incertitudes liées aux nanotechnologies soit évoqué de front. Par la voix des politiques. Les publications relayant des discours politiques  sont 94% à pointer du doigt les risques, s’appuyant sur le fait que les nanoparticules peuvent pénétrer à l’intérieur du corps humain.

Cette étude du traitement des nanotechnologies dans la presse prouve que le nano a la cote. Il est néanmoins dommage que les journalistes omettent de rappeler les éventuels dangers, laissant croire aux lecteurs non érudits que les nanoparticules sont sûres à 100%. Un traitement de faveur qui doit faire des envieux…

Par Audrey Loubens

Et aussi dans les
ressources documentaires :

Le permis de conduire électronique européen délivré à partir d’aujourd’hui !

Ca y est, le nouveau permis de conduire, identique pour tous les pays de l’Union Européenne, est entré en vigueur le 16 septembre !

Les nouveaux détenteurs du permis disposeront automatiquement de ce nouveau format.  En revanche, pour tous ceux dont les permis ont été délivrés entre le 19 janvier et le 16 septembre 2013,  il est possible et nécessaire de procéder à un échange dès 2014. A noter que le permis de conduire actuel restera valable jusqu’en 2033, soit durant 19 ans. Près de 38 millions d’utilisateurs sont concernés. 

Comparable au format de la carte de crédit, le nouveau permis devrait s’insérer plus aisément dans nos portefeuilles. Plastifié, il résistera davantage à l’usure de la vie quotidienne. Mais la véritable innovation est bien sûr la puce électronique dont il est doté. Elle contient des informations personnelles, sans toutefois détenir de données relatives au nombre de points. Elle répond à plusieurs objectifs dont celui de réduire les risques de falsification ou encore de faciliter la circulation entre pays. Il faut dire que se prémunir contre les fraudes semblait être une priorité pour le gouvernement. Logique si l’on songe qu’il s’agit d’un des documents officiels les plus falsifiés. Il circulerait près de trois millions de faux permis de conduire en France !

Pour autant, inutile de se ruer vers votre préfecture dès aujourd’hui, ces dernières communiqueront les modalités d’échange aux personnes concernées.

Par Sébastien Tribot

Créer des skyrmions à l’envi

Ne seraient-ils pas un peu magiciens ? Ces chercheurs de l’université de Hambourg sont capables d’engendrer ou de faire disparaitre un skyrmion à volonté. Cette particule originale, découverte en 2009 n’est pas une particule comme les autres. Il s’agit d’un tourbillon de spins, c’est-à-dire que les spins ne sont pas droits, vers le haut ou vers le bas par exemple, mais tous enroulés les uns autour des autres, formant une sorte de vortex. De plus, cette configuration d’états de spins est stable. Les skyrmions présentent donc deux avantages majeurs : leur petite taille, de l’ordre de quelques atomes, et leur grande stabilité. De quoi aiguiser l’ambition des scientifiques qui y voient l’opportunité de fabriquer des machines de stockage avec des densités encore inégalées.

« Dans un disque dur, une tête de lecture se déplace mécaniquement au-dessus d’une surface pour lire les informations magnétiques. Les skyrmions défileraient, eux, devant une tête fixe. Un stockage d’informations purement électronique, sans dispositif mécanique, aurait beaucoup d’avantages » a déclaré Albert Fert, prix Nobel de physique 2007, au journal Le Monde.

Mais avant d’imaginer une production en grandes séries des solutions de stockage à base de skyrmions, les chercheurs ont encore quelques réglages à faire. Pour  détruire les skyrmions, l’équipe allemande utilise la pointe d’un microscope à effet tunnel et tout en faisant passer un fort courant électrique.  Quand à leur fabrication, elle requiert des couches d’atomes de fer pas plus épaisses qu’un atome. Sans parler des autres contraintes expérimentales comme de très basses températures et des champs magnétiques importants. 

Pourtant, Albert Fert annonce une publication prochaine présentant des simulations de couches d’atomes de fer plus épaisses contenant des skyrmions. Le Prix Nobel en est certain : « les skyrmions peuvent représenter l’entité ultime d’information magnétique manipulable. L’excitation actuelle devrait durer ».

Par Audrey Loubens

Le volume de la banquise arctique a augmenté de 1400 km3 entre août 2012 et août 2013

Selon les données PIOMAS (Pan-Arctic Ice Ocean Modeling and Assimilation System), le volume de la banquise arctique en août 2013 (5800 km3 , 1 km3 = 1 milliard de mètres-cubes) est supérieur de 1400 km(+31%) à celui de 2012 (4400 km3). Il est également supérieur de 700 km3 à celui de 2011 (5100 km3)  et supérieur de 200 km3 à celui de 2010 (5600 km3).  Et l’écart est en train de se creuser davantage en ce premier tiers de septembre, c’est à dire à quelques jours du point minimal de l’année, selon le Polar Science Center (PSC) basé au sein de l’Université de Washington aux Etats-Unis. La banquise arctique se porte donc mieux cet été que les trois dernières années.

Les 5800 km3 d’août 2013 restent néanmoins 66% inférieurs à ceux de la moyenne des trois dernières décennies. Autrement dit, et pour imager, sur trois glaçons flottant dans un verre d’eau sur cette période, il n’en reste plus qu’un cette année. On ne peut donc pas conclure, malheureusement, que la banquise arctique va bien.

La banquise arctique  a perdu en moyenne 3200 km3 par décennie depuis 30 ans, ce qui est équivalent à une perte totale de 9600 km3 durant ce presque tiers de siècle, ou encore de 320 km3 par an en moyenne.

Selon les scientifiques du PSC, « le volume de la glace est un important indicateur climatique. Il dépend à la fois de l’épaisseur de la banquise et de sa surface, et ainsi renseigne mieux sur les forçages climatiques que la surface seule ».  La surface de la glace d’été, qui a également augmenté considérablement dans l’arctique entre 2012 et 2013, constitue cependant le paramètre-clé sur le plan de l’albédo, le rapport de l’énergie solaire réfléchie par une surface à l’énergie solaire incidente. Plus la surface de glace claire est importante comparativement à la surface d’eau de mer sombre, plus l’énergie solaire est réfléchie. Les variations d’albédo constituent un exemple de rétroaction lors d’un changement de la température.

Il est trop tôt pour parler d’une inversion de tendance

Le sursaut ponctuel du volume et de la surface de la banquise arctique durant l’été 2013 est-il annonciateur du début d’une voie de rétablissement pour Madame la banquise ? Certains journalistes britanniques se sont empressés de répondre par l’affirmative. Comme par exemple David Rose du Daily Mail selon qui tout va très bien pour elle. Non sans une évidente provocation, il vient de signer le 7 septembre un article où il affirme que la croissance  observée de 60% de la surface arctique entre août 2012 et 2013 annonce l’arrivée d’une période de « refroidissement climatique ». Cet article a provoqué un véritable buzz dans les médias anglophones. Et de violentes réponses de la part de certains militants écologistes dont l’esprit s’est mis à chauffer.

Mais il est trop tôt pour pouvoir répondre scientifiquement à cette question. Même si, à l’autre extrémité du globe, la tendance claire à l’augmentation de la surface de la banquise antarctique, avec un record historique atteint cette année, invite à la réflexion. De même que la pause (ou « hiatus ») claire et nette du réchauffement à l’échelle globale depuis une décennie et demi, pause qui n’a pas fini d’agiter le débat climatique entre les scientifiques. Notamment à propos de ses implications au niveau de la sensibilité climatique, c’est à dire quelle hausse de température on peut envisager si on double la concentration atmosphérique en gaz carbonique.

175 millions de milliards de glaçons, et moi et moi… émoi !

Un fait est certain: les émissions anthropiques de gaz à effet de serre et de carbone-suie ne font qu’augmenter, ce qui, sur le long terme, et en dépit des fluctuations à court ou moyen terme, ne pourra que pousser à la poursuite du réchauffement observé à l’échelle séculaire. Comme le dit l’adage populaire, « mieux vaut prévenir que guérir ».

En attendant, 1400 km3 de volume supplémentaire entre août 2012 et août 2013, ce n’est  pas moins de 175 millions de milliards de glaçons (de 8 cm3 l’unité) pour le pastis ! Deux explorateurs français n’en ont effectivement pas manqué cet été pour rafraîchir leurs boissons…et compromettre la clarté du message qu’ils voulaient faire passer. Sébastien Roubinet et Vincent Berthet, qui voulaient tenter l’exploit de traverser le Pôle Nord à bord d’un petit catamaran non équipé de moteur baptisé « Babouchka », ont en effet été bloqués par la glace et n’ont pas eu d’autre choix que d’appeler au secours.

La banquise (eau de mer congelée) s’est répandue si rapidement qu’elle les a littéralement piégé: « le piège s’est refermé plus rapidement que prévu ». Les deux aventuriers écologistes ont peut-être été influencés et induits en erreur par une étude scientifique de 2007, dont les médias ont largement fait écho, étude qui annonçait la disparition intégrale de la banquise arctique d’été dès 2013. Ils avaient l’ambition de rejoindre le Spitzberg en franchissant le Pôle Nord géographique, d’observer la fonte des glaces de l’arctique « pour tenter d’expliquer l’accélération de ce processus ces dernières années », accélération « que les modèles actuels sont incapables d’expliquer », de « mettre la banquise sous surveillance étroite et directe » grâce à leur catamaran des glaces, et sensibiliser le monde entier sur cette thématique.

Comme le chantait Jacques Dutronc, « c’est la vie, c’est la vie ». Ces deux lanceurs d’alerte ont été au final secourus par un brise-glace russe,  « l’Amiral Makarov », alourdissant ainsi le bilan carbone de cette mission polaire qu’ils n’oublieront pas.

Par Olivier Daniélo

En savoir plus :

> A propos du volume de la banquise arctique (Polar Science Center, Université de Washington):
> A propos de la surface de la banquise arctique (National Snow and Ice Data Center, Université du Colorado):
> A propos des causes possibles de la pause du réchauffement climatique (un excellent dossier, Yale Climate Forum / Berkeley Earth Project)

Des volontaires prêts à coloniser Mars en 2022

Fin juillet, une quarantaine d’américains et de canadiens se sont retrouvés à Washington pour assister à la présentation par Bas Lansdcorp, à la fois cofondateur et PDG de Mars One, du projet de colonisation de Mars pour 2022. Tous sont volontaires, conscients des risques et prêts à quitter la Terre pour toujours. Selon Bas Lansdcorp, Mars est  « la prochaine étape la plus logique » et doit être comparée aux précédentes explorations notables en ce sens ou quitter ses proches est un facteur auquel il est malheureusement impossible d’échapper.

Malgré ce petit inconvénient, l’appel à candidatures avait récolté plus de 78 000 demandes émanant de 120 pays, deux semaines seulement après son lancement. Un succès toutefois relatif puisque l’objectif poursuivi est d’obtenir 500 000 candidatures d’ici à la fin août. C’est à ce moment que s’entameront les sélections.

Et elles seront draconiennes. Pour le premier voyage, l’équipage ne sera composé que de quatre volontaires. Autant dire qu’un minimum de compatibilité sera indispensable étant donné la durée du trajet estimé à sept mois. Cependant, de nouveaux volontaires viendront compléter l’équipage par la suite à intervalles réguliers; tous les deux ans selon le PDG de Mars One. 

Les premiers préparatifs ont commencé. Notamment en ce qui concerne le système de maintien en vie et les combinaisons. Car entre autres embêtements qu’auront à gérer les futurs habitants de la planète rouge, il faut noter l’absence d’oxygène, de ressources comestibles et une température très élevée : 63 degrés en moyenne. Oui, Mars n’est pas ce qui se fait de mieux en matière de planète accueillante. 

L’aller simple sur Mars présente donc de nombreux défis. À commencer par le moyen de transport. Pour le moment aucune fusée suffisamment puissante n’a été construite. Sans compter le budget nécessaire à une telle mission. D’après estimation, il faudrait au moins 5 milliards d’euros pour assurer son bon déroulement, or il manque encore des fonds. Un montant secret que Bas Lansdcorp ne tient pas à révéler. 

La construction d’un camp d’entraînement, réplique de la colonie martienne, est prévu dans les mois à venir. Les conditions de vie se rapprocheront certainement de l’environnement de Mars de sorte que les futurs astronautes s’habituent et se préparent à ce milieu hostile. 

Par Sébastien Tribot

Retournez à l’université à l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine 2013 !

Site de Jussieu :

  • Paris vu d’en haut : venez admirer Paris et ses monuments depuis le 24e étage de la tour Zamansky, située au coeur du campus de Jussieu, ouverte exceptionnellement au public de 14h à 18h ;
  • Jussieu d’hier à aujourd’hui : pour tout savoir sur le campus Jussieu, des visites guidées vous seront proposées à 15h30 et 17h pour les adultes et à 16h15 et 17h15 pour des visites en famille ;
  • 1001 couleurs de minéraux : des plus communs aux plus rares, les éléments présentés dans la collection des minéraux de l’UPMC, au sol-sol du campus Jussieu, sauront vous émerveiller par leurs couleurs et leur qualité, que vous pourrez admirer entre 14h et 18h.

Site des Cordeliers :

  • l’anatomie pathologique, entre science et histoire : déconseillé aux personnes sensibles, le musée Dupuytren possède des modèles anatomiques d’une grande rareté, tant par les pathologies représentées que par la diversité de spécimens d’origine humaine que vous pourrez découvrir lors des visites guidées de 15h et de 18h. L’entrée se fait par le cloître des Cordeliers ;
  • des moines aux universitaires, il n’y a que quelques siècles : comment plusieurs siècles d’histoire ont transformé un cloître monastique, le Cloître des Cordeliers, en un lieu de recherche et d’enseignement universitaire ? Comment cohabitent aujourd’hui le passé et le présent ? Quelques éléments de réponse vous seront apportés lors d’une visite guidée à 14h mais vous pourrez également découvrir le lieu par vous-même entre 15h et 18h.

Sans oublier le concours photo « Patrimoine en contraste » proposé par l’UPMC pour mettre en avant la richesse du patrimoine scientifique et architectural des lieux.

Par Céline Chartier

Google Glass fait son entrée au bloc opératoire

Ce n’était qu’une question de temps pour que les « Google Glass » parviennent à se faufiler dans un bloc opératoire afin de permettre la retransmission en direct d’une opération, et c’est maintenant chose faite : un chirurgien américain de l’université d’Ohio State a retransmis en live via les Google Glass qu’il avait sur le nez, une opération du genou qu’il a réalisée la semaine dernière. La vidéo, en vue subjective, a pu faire « le bonheur » d’un petit groupe d’étudiants en médecine ainsi que d’un collègue du chirurgien, qui se trouvaient alors de l’autre côté de la ville de Boulder.

« Je commence tout juste à apprécier cette nouvelle connectivité qu’elles m’ont donnée », raconte le docteur Christopher Kaeding à propos de ses « Google Glass ». Pendant l’opération, le docteur Kaeding s’est entretenu avec son collègue chirurgien à travers le casque audio intégré au dispositif, ce qui en fait la première collaboration en temps réel lors d’une opération via les lunettes connectées de Google, d’après l’université d’Ohio State.

Révolutionner les techniques d’enseignement et la collaboration en temps réel

Le chirurgien américain était en train de mener une opération somme toute assez classique visant à réparer les ligaments croisés antérieurs d’une femme qui s’est blessée au genou en jouant au softball (un jeu similaire au baseball particulièrement populaire chez la gente féminine, de l’autre côté de l’Atlantique). A entendre le docteur Kaeding, les « Google Glass » n’ont en rien entravé ses performances ou sa concentration en tant que chirurgien : « Pour être tout à fait honnête, une fois l’acte chirurgical entamé, j’oubliais régulièrement que je portais les lunettes », explique-t-il.

L’université d’Ohio State est désormais en train d’étudier différents moyens d’utiliser de manière optimale le dispositif mis au point par le géant californien, notamment afin de renforcer la collaboration entre professionnels de la médecine, ainsi que pour révolutionner les techniques d’enseignement au sein même de l’établissement – la chirurgie dans un premier temps, puis quelque soit le cursus suivi. Le docteur Clay Marsh, responsable du pôle innovation du centre médical, déclare même être très excité à l’idée de « toutes les futures opportunités que le dispositif pourrait bien offrir ». Créer du contenu vidéo placé sous le point de vue subjectif du chirurgien pourrait fournir aux étudiants en médecine – avides de pouvoir suivre un professionnel en plein travail – un niveau de détails encore jamais égalé.

Deux précédents durant l’été

Ce n’est pas la première fois que des chirurgiens s’intéressent au potentiel des Google Glass : un Espagnol et un Américain avaient déjà opéré durant l’été en portant les fameuses lunettes, un moyen pour eux de partager leur expérience en filmant une opération en vue subjective, avec la différence majeure que les opérations n’étaient alors pas retransmises en direct. L’Américain avait réalisé la pose d’une sonde gastrique par endoscopie, tandis que l’Espagnol avait pratiqué une greffe de cartilage sur un patient de 49 ans.

Par Moonzur Rahman

Keynote Apple septembre 2013 : et voici l’iPhone « low cost » et l’iPhone 5s !

Mardi 10 septembre, 19h, toute la planète high tech est présente à la grande cérémonie Apple se tenant à Berlin. Les fuites dans la presse ont un peu amoindri l’effet de surprise : Tim Cook n’a pas réussi à maintenir le secret comme savait si bien le faire son illustre prédécesseur Steve Jobs. Mais l’attente reste considérable. Apple doit dévoiler les nouveaux iPhone 5.

La véritable surprise de la soirée ? l’iPhone « low cost » tant attendu ne sera pas si bon marché… Proposé en blanc, rose, jaune, bleu et vert, plus lourd que l’iPhone 5 (132 grammes contre 112), l’iPhone 5c de 16 Go sera vendu 599 euros sans abonnement et environ 99 euros avec un abonnement de deux ans aux Etats-Unis.

Et l’iPhone 5s : peu d’innovation, excepté le bouton principal qui abrite un détecteur d’empreinte digitale. Cette technologie permettra de verrouiller/déverrouiller et de valider un paiement sur iTunes.

Côté photos, son capteur plus puissant réalisera des clichés un peu plus précis. La vidéo gagne une fonction « slo mo » pour filmer des scènes d’action au ralenti. En version noir, blanc et or, l’iPhone 5s de 16 Go sera disponible au prix de 699 euros sans abonnement.

Par Iris Trahin