Découvrez le nouveau numéro d’Engine

Le nouveau numéro d’Engine est paru le 11 mars 2019. A cette occasion, nous vous proposons d’en découvrir le sommaire et de consulter un extrait gratuit.

Découvrez les articles suivants :

  • Reducing friction between components in motorcycle engines
  • Pump technologies compared: Diffuser pumps vs volute pumps
  • Ireland’s green policy attracts global engineering companies
  • Automotive displays: increasing in numbers and size
  • Rohde & Schwarz – more measurement functionality through software
  • How John Harrison solved the longitude problem
  • Engine meets “The Curator of Time”
  • Time management
  • The advantages and disadvantages of a home office

 Et comme toujours, retrouvez nos exercices et lexiques pour approfondir et améliorer votre anglais

 Pour aller plus loin et découvrir un extrait, cliquez ici

Alternatives aux pesticides : place aux odeurs !

Les solutions de biocontrôle des nuisibles via des médiateurs chimiques ont été mis en avant à l’occasion du salon international de l’agriculture (SIA) lors d’une conférence de presse où Emmanuelle Jacquin-Joly, directrice de recherche à l’Inra, a présenté les différents aspects des recherches sur les médiateurs chimiques et lors du pitch des start-up, vendredi 1er mars, avec l’intervention d’Agriodor.

Les insectes choisissent leur nourriture et leur lieu de reproduction principalement grâce à l’odorat et la gustation. Les chercheurs étudient donc à la fois, le génome, le fonctionnement des récepteurs olfactifs et gustatifs et les interactions avec les plantes hôtes des insectes ravageurs pour mettre au point des méthodes de biocontrôle. Il s’agit notamment de semer la confusion chez l’insecte pour le détourner de son objectif (se nourrir ou s’accoupler par exemple) ou de l’attirer dans des pièges.

La noctuelle du coton dans le viseur

La noctuelle du coton (Spodoptera littoralis) est un papillon de nuit dont les larves sont particulièrement voraces et qui menacent aujourd’hui de nombreuses cultures. En effet, d’abord établie en Méditerranée sur les plants de coton, la noctuelle a la particularité d’être polyphage et elle s’est propagée à l’ensemble de l’Europe, jusqu’en Suède et s’attaque désormais à d’autres cultures horticoles et maraîchères comme les tomates, le maïs, le piment ou les pommes de terre. Les chercheurs ont identifiés les récepteurs olfactifs de la chenille de la noctuelle et ont testé toute une gamme d’odeur sur eux. Plusieurs voies s’ouvrent alors pour trouver des parades à ces ravageurs : créer des bio-olfaticides, c’est-à-dire des molécules qui miment des odeurs et occupent les récepteurs des insectes à la place de molécules habituelles. Cela fonctionne alors soit comme bloquant (l’insecte devient indifférent à l’odeur habituellement stimulante) ou comme boostant (la réponse comportementale est amplifiée). Le travail est fait sur le papillon lui-même ou sur les chenilles. C’est ainsi que les chercheurs ont découvert que les chenilles de noctuelle étaient sensibles aux phéromones sexuelles. Un paradoxe puisque une chenille est par nature immature. Une piste supplémentaire pour concevoir des pièges. Dans tous les cas, l’intérêt de cibler ces récepteurs olfactifs est qu’ils sont très spécifiques. Ils ne ressemblent pas à ceux des herbivores, des mammifères ou à ceux d’autres insectes « utiles » comme les abeilles et s’y attaquer permet donc un contrôle minimisant les perturbations collatérales.

Brevets et start-up à la clé

Ces méthodes de biocontrôle ne sont pas nouvelles, elles sont déjà utilisées en viticulture sur le ver de la grappe par exemple, mais les connaissances fines pour identifier les récepteurs, mettre au point les molécules de synthèse qui vont activer les pièges et les tests in situ ne cessent de s’élargir et ont permis le dépôt de nombreux brevets et la création d’une start-up, Agriodor. Fondée par Ené Leppik et Brigitte Frérot, deux chercheuses de l’Inra, Agriodor commercialise notamment les solutions pour la bruche de la Féverole. Il s’agit pour l’instant d’un système d’alerte de sa présence. Un système de piégeage massif est en développement et devrait voir le jour après avoir été validé par des tests in situ.

Ces recherches d’alternatives aux produits phytosanitaires sont devenues une priorité et vont entrer dans le cadre plus général du programme prioritaire de recherche « Cultiver et Protéger Autrement » qui doit être doté de 30 millions d’euros – en provenance du 3e Programme d’investissement d’avenir. A l’occasion du SIA, l’Inra a remis le rapport qui définit les lignes directrices de ce programme, les appels à projet devraient suivre ensuite au cours de l’année 2019.

2019 : Le marché de l’emploi des cadres reste très dynamique

Au total, le nombre d’embauches devrait se situer entre 270 700 et 292 000. La progression par rapport à 2018 pourrait aller jusqu’à 10%, selon les 10 000 entreprises interrogées.
«Enfin, un mot sur 2018, pour souligner les 73 400 créations nettes d’emploi cadre en France, en progression de 36 % par rapport à 2017» ajoute-t-il. Portée par 266 400 recrutements de cadres mais aussi 60 200 promotions internes de salariés à des postes cadres. Preuve que la dynamique d’acquisition des compétences à l’intérieur même des entreprises est à l’œuvre.

 

  • La quasi-totalité des régions a le vent en poupe. L’Île-de-France s’impose toujours comme la 1ère région avec près d’un recrutement sur deux. Suit Auvergne-Rhône-Alpes avec plus de 30 000 recrutements annoncés. La 3e place du podium est détenue à quasi égalité par les Hauts de France, Provence-Alpes-Côte d’Azur-Corse et l’Occitanie (plus de 16 000 embauches chacune). À noter que la Nouvelle Aquitaine et Pays de Loire, deux régions qui attirent beaucoup de cadres, font preuve d’un beau dynamisme.
  • Sans surprise, les Services affichent jusqu’à 210 000 embauches de cadres pour l’ensemble de l’année 2019, soit une hausse de 10 % par rapport à 2018. Mais la bonne nouvelle vient de l’Industrie dont les besoins en compétences cadres pourraient dépasser les 44 000 recrutements (jusqu’à + 12 %). La Construction n’est pas en reste : entre 13 000 et 14 000 recrutements sont attendus. Seul le Commerce semble moins dynamique avec un niveau proche de celui de 2018.
  • Par ailleurs, la fonction Informatique continuerait sa progression pour dépasser les 59 000 embauches, après les 50 000 déjà réalisées en 2018. Les prévisions concernant les cadres de la fonction Etudes, recherche & développement et les commerciaux sont aussi bien orientées. Au total, ces trois grandes fonctions représenteraient un peu plus de la moitié des recrutements en France.
  • En termes d’expérience professionnelle requise, ce sont toujours les cadres ayant 1 à 10 ans d’expérience qui seraient les plus recherchés par les recruteurs. Les débutants ayant moins d’un an d’expérience, quant à eux, profitent aussi d’un marché de l’emploi cadre dynamique.
  • À moyen terme, «Des aléas subsistent, notamment, sur l’environnement international cependant, il est vrai que le marché de l’emploi cadre est un marché particulier» explique Bertrand Hébert, «Tout nous incite à tabler sur une croissance économique modérée, et dans ce scénario, les recrutements de cadres continueraient à progresser pour atteindre le niveau record de 300 000 recrutements en 2021, selon notre modèle économétrique. »
  • « Reste un point de vigilance » souligne-t-il, «Les entreprises rencontrent des difficultés de recrutements sur certaines fonctions. Ces tensions sont à mettre en lien avec les transformations à l’œuvre dans les entreprises, des cycles d’innovation de plus en plus courts, et des modes de management qui évoluent. Les entreprises sont confrontées à un besoin crucial de compétences nouvelles pour se développer et, in fine, contribuer au développement économique des territoires. Se former, et anticiper ces changements s’imposent comme de nouveaux enjeux, pour les cadres comme pour les entreprises.» conclut-il.

Source : apec

La Chine a dominé le marché éolien en 2018

Si en 2018 les constructions marquent le pas, avec 3,6% de capacités en moins implantées par rapport à 2017 (53,2 GW), le GWEC s’attend à ce que d’ici à 2023, plus de 55 GW par an soient édifiés, notamment porté par les éoliennes en mer, qui devraient représenter 7 GW à 8 GW de nouvelles capacités sur les années 2022 et 2023.

Ces ajouts se feront sur les marchés matures européens et américains, mais un développement significatif est également attendu en Asie et sur le marché mondial offshore, signale le lobby mondial de l’éolien.

Côté éolien terrestre, le recul des installations s’est surtout porté sur les marchés déjà fortement développés en Europe et Outre-Atlantique, mais le GWEC indique que l’Amérique latine, le Sud-Est asiatique et l’Afrique se montrent des « régions très prometteuses », et ont représenté près de 10% des nouvelles éoliennes en 2018. La France occupe la sixième position en termes de nouvelles capacités installées, avec 1,563 GW.

Ces augmentations l’an dernier portent la capacité mondiale en éolien à 591 GW, soit une progression de 9,6% par rapport à fin décembre 2017. L’éolien terrestre progresse de 9% et atteint 568 GW  tandis que l’éolien marin fait un bond de 20% atteignant les 23 GW.

Côté éolien en mer, 4,5 GW ont été ajoutés en 2018 et pour la première fois, la Chine est également en tête des nouvelles implantations, avec 1,8 GW, devant le Royaume-Uni (1,3 GW), pays leader mondial pour l’offshore éolien, et l’Allemagne (0,9 GW). Le lobby éolien mondial estime que, si les engagements des gouvernements demeurent dans la durée, et si l’investissement ne mollit pas dans les projets, l’Asie devrait installer quelque 5 GW par an. Aux Etats-Unis, où la filière offshore est naissante, le GWEC s’attend à un peu plus d’un GW construit dès 2022-2023.

Le rapport annuel du GWEC sera publié dans son intégralité début avril, avec notamment le détail des fabricants mondiaux.

Les dix marchés porteurs de l’éolien terrestre en 2018 (capacité ajoutée dans l’année en MW) :

  • Chine – 21 200 MW
  • Etats-Unis – 7 588 MW
  • Allemagne – 2 402 MW
  • Inde – 2 191 MW
  • Brésil – 1 939 MW
  • France – 1 563 MW
  • Mexique – 929 MW
  • Suède – 717 MW
  • Royaume-Uni – 589 MW
  • Canada – 566 MW

Les cinq marchés porteurs de l’éolien en mer en 2018 (capacité ajoutée dans l’année):

  • Chine – 1 800 MW
  • Royaume-Uni – 1 312 MW
  • Allemagne – 969 MW
  • Belgique – 309 MW
  • Danemark – 61 MW

Au secours, la France manque d’ingénieurs !

Fin janvier, le syndicat professionnel des métiers de l’ingénierie, Syntec-Ingénierie, présentait la première édition de son baromètre économique de l’ingénierie*. Parmi les constats révélés par cette étude, le sous-effectif structurel du secteur qui atteint 2 à 4 % a particulièrement alarmé le syndicat. Pierre Verzat, son président commentait ainsi « Alors qu’elles créent des richesses partout dans l’hexagone, nos entreprises sont confrontées à un défi majeur : il n’y a pas assez d’ingénieurs et de techniciens formés en France ! Cela occasionne pour elles un manque à gagner allant jusqu’à 1 Md d’euros par an ».

Des métiers en tension dans les nouvelles technologies

En réalité, la tension de recrutement concerne encore plus les techniciens que les ingénieurs. Ainsi, précise l’étude, si le secteur prévoit 50 à 60 000 recrutements par an entre 2018 et 2021, ce sont 27000 créations nettes qui sont prévues dont 17200 ingénieurs et 9800 techniciens. Sur le marché du travail, les diplômés de niveau III (bac+2) ne sont plus assez nombreux. Non pas que l’on n’en forme pas assez, mais surtout parce que 58 % des diplômés des filières courtes préfèrent poursuivre leurs études. Les employeurs en arrivent à embaucher des ingénieurs à la place des techniciens. L’attractivité des emplois et les perspectives de carrière et de passage d’un niveau III à un niveau II ou I au cours de la vie professionnelle ne semblent pas assez lisibles et visibles pour retenir les jeunes diplômés d’IUT ou de STS.

Parmi les métiers particulièrement en tension, l’étude met en avant des profils liés à l’introduction massive et rapide des nouvelles technologies dans des métiers traditionnels : ingénieur des procédés, projeteur (dont projeteur BIM), manager BIM, architecte internet des objets, expert cybersécurité, data scientist. Dans le top 10, deux métiers concernent directement le BTP (directeur et conducteur de travaux) et soulignent le besoin en compétences managériales de ce secteur dont les grands projets et le changement d’échelle des entreprises nécessitent plus de postes d’encadrement.

Dynamiser la formation à tous les stades

L’état des lieux dressés par cette étude souligne aussi les défis que la branche de l’ingénierie doit relever d’ici 2025. Notant que les 73000 entreprises recensées sont de tailles très diverses, elle pointe un risque de concentration encore accrue dans le secteur avec l’arrivée de la numérisation des activités qui créent un « ticket d’entrée », notamment avec des technologies comme l’IA et les datas pour lesquelles l’investissement n’est pas toujours accessible aux petites structures et qui pourtant seront les principaux atouts différenciant dans les prochaines années. Le document alerte sur le paradoxe rencontré par le secteur : une demande et des marchés porteurs mais des marges faibles en raison d’une pression sur les prix et d’une hausse des salaires accompagnées d’une hausse des coûts externes (déplacement pour expertise internationale et demande de compétences de pointe complémentaires ponctuelles, notamment en région). Les auteurs de l’étude annoncent ainsi un repositionnement de tous les acteurs de la chaîne d’ingénierie dans les 3 ans à venir qui devraient modifier profondément les profils. Cette transformation devrait aussi être renforcée par le lancement de grands projets structurants en France (Grand Paris, Grand carénage du nucléaire, rénovation des réseaux – ferrés, énergie, télécommunication) pour lesquels une taille critique est nécessaire et qui requiert l’embauche de nombreux techniciens. Réussir à synchroniser les besoins du marché et les efforts de formation est un défi essentiel à relever et l’étude propose des pistes pour y parvenir. Notamment en mettant en place des partenariats structurés et continus entre la branche et tous les niveaux de formation pour évaluer les besoins et mettre en adéquation des contenus de formations au plus proche du réel, avec un accent mis sur l’alternance. Elle propose aussi de s’appuyer sur la bonne image des métiers techniques et de l’ingénierie pour recruter plus en palliant la méconnaissance des collégiens et lycéens sur la réalité de ces professions et en introduisant plus de porosité entre l’entreprise et les études et entre les différents niveaux. Pierre Verzat insiste ainsi sur « la nécessité de revoir de toute urgence l’offre de formation et de sensibiliser de nouveaux publics aux métiers de l’ingénierie, sous peine d’entraver le développement et l’attractivité de nos territoires » Un travail à mener aussi particulièrement auprès du public féminin chroniquement sous-représenté (tout juste 30 % des effectifs en formation).

*Etude réalisée par le cabinet EY pour le compte de l’OPIIEC (Observatoire paritaire des métiers du numérique, de l’ingénierie, des études et du conseil et des métiers de l’événement) – juin – décembre 2018.

Les énergies renouvelables vues par les Français

« Les résultats de cette 9e édition de notre baromètre annuel démontrent l’attachement profond de nos concitoyens pour la transition écologique, observe Richard Loyen, conseiller du président de Qualit’EnR. Les énergies renouvelables sont toujours aussi ancrées dans le cœur des Français, qui sont nombreux à être prêts à s’équiper individuellement pour contribuer à ce changement de paradigme énergétique. »

Des énergies renouvelables majoritairement bien accueillies

Selon ce nouveau baromètre de Qualit’EnR, les énergies renouvelables recueillent de 70 % à 89 % de soutien pour la production de chaleur et d’électricité. L’énergie la plus plébiscitée est le solaire thermique, devant la pompe à chaleur (84 %), les panneaux photovoltaïques (81 %), l’éolien (77 %) et le bois énergie (70 %). Le gaz garde également une place importante dans les esprits avec 61 % d’avis favorable. Le nucléaire continue de faire débat, situé aux alentours de 46 % de soutien. En queue de peloton, on trouve le charbon (16 %), le gaz de schiste (18 %) et le fioul (20 %).

84 % des Français pensent que les énergies renouvelables sont respectueuses de l’environnement, 87 % qu’elles favorisent l’indépendance énergique et 78 % qu’elles permettent de faire des économies. Ces bons résultats cachent un ternissement de l’image environnementale des ENR. L’idée selon laquelle les énergies renouvelables respectent l’environnement perd 9 points depuis 2017 et est au plus bas depuis 2012.

Des ENR chez de plus en plus de Français

Malgré cette baisse relative d’image, le recours aux énergies renouvelables demeure stable chez les particuliers. 31 % des Français déclarent être équipés d’un appareil de chauffage au bois (insert, poêle et/ou chaudière), 11 % d’une pompe à chaleur, 7 % de panneaux photovoltaïques et 9 % de solaire thermique (chauffe-eau et/ou système combiné). 41 % des Français disposent d’au moins un équipement d’énergie renouvelable dans leur résidence principale, et 25 % d’entre eux envisagent de s’équiper d’au moins un de ces dispositifs à l’avenir.

67 % des Français estiment qu’il leur revient d’agir à leur niveau pour contribuer à la transition écologique. Dans cette perspective, ils sont avant tout disposés à agir sur leur consommation et l’énergie domestique. Plus d’un Français sur deux estime ainsi que la première action à mettre en place est de privilégier les aliments locaux, biologiques et de limiter le suremballage. Un Français sur trois estime important de s’équiper d’un chauffage valorisant les énergies renouvelables et de lancer une rénovation énergétique de son logement. Ils sont presque autant à estimer opportun de changer de comportement en matière de déplacement, en favorisant les mobilités douces et partagées.

Trop de précarité énergétique en France et en Europe !

Selon l’Observatoire national de la précarité énergétique (ONPE), ce fléau touche en France au moins 7 millions de personnes. En 2018, trois ménages sur dix ont restreint leurs dépenses en chauffage et un sur dix a rencontré des difficultés à payer ses factures d’énergie.

La France, seulement 10e plus faible précarité énergétique en Europe

S’il existe deux types de précarité énergétique – celle au niveau domestique et celle au niveau des transports – le think tank Open Exp s’est concentré sur la première, par manque de données sur la seconde. L’indice de précarité énergétique domestique prend en compte quatre critères : les dépenses d’énergie en pourcentage des dépenses totales des ménages, l’incapacité à garder la maison au chaud en hiver et au frais l’été, ainsi que l’incapacité à limiter l’humidité de la maison. Plus l’indice est proche de 100 points, plus la précarité énergétique est faible.

Sur les 28 pays de l’Union européenne, la France se classe au 10e rang des pays ayant la plus faible précarité énergétique domestique. Son score de précarité atteint 73,3 points, juste derrière l’Allemagne (75,8). La Suède est de loin le meilleur élève, avec un score de 94,4 grâce à une très bonne isolation thermique de ses bâtiments. Selon Open Exp, la précarité énergétique en France est avant tout due à la mauvaise isolation thermique des logements qui maintient mal la fraîcheur en été, mais aussi au trop grand taux d’humidité dans laquelle les habitants vivent.

La précarité énergétique sera aggravée par le réchauffement climatique

Le classement Open Exp révèle que 17 des pays de l’Union européenne connaissent des niveaux importants de précarité énergétique domestique, principalement à l’Est et au Sud. La Bulgarie est le pays le plus touché, avec un score de 0,7. Le pays est particulièrement touché, été comme hiver.  Deux autres pays présentent une précarité extrême : la Hongrie (6,2) et la Slovaquie (8,4).

La précarité énergétique est un fléau tout au long de l’année, qui tend à s’empirer avec le réchauffement climatique. Les chaleurs estivales de plus en plus extrêmes et les hivers de plus en plus rigoureux ne manqueront pas, en effet, d’amplifier le phénomène si l’Union européenne ne prend pas à bras-le-corps le problème. La précarité énergétique en hiver a récemment été considérée comme une priorité politique aux niveaux européen et nationaux. Cependant, la précarité énergétique estivale demeure trop souvent négligée.

Les premières manifestations du changement climatique font déjà augmenter les dépenses énergétiques des ménages. Les augmentations sont davantage marquées dans les familles à faible revenu, amplifiant la précarité énergétique. Leurs dépenses énergétiques ont en effet augmenté de 33 % entre 2000 et 2014.

Face à ces conclusions, la coalition Right to Energy appelle l’Union européenne à mettre en place un cadre politique communautaire plus efficace pour éradiquer la précarité énergétique. Elle l’invite également à assurer un prix abordable pour tous les besoins énergétiques.

Consumérisme et produits industriels

La plupart des entreprises s’efforcent d’intégrer une démarche « qualité » des produits industriels, particulièrement en production ainsi qu’un service « après-vente », cherchant ainsi à maximaliser la satisfaction des consommateurs. Mais pour approcher au plus près les besoins des consommateurs, la préoccupation en amont de leurs attentes, des modalités d’utilisation des produits et l’anticipation des risques sont les moyens d’assurer une véritable qualité en conception.

Le retour d’information venant de l’utilisateur consommateur est crucial pour concevoir, industrialiser et fabriquer un produit de qualité. Mieux informés, en attente d’une qualité de service due, les consommateurs ont des exigences de plus en plus précises, exprimées ou non. Avec l’internationalisation des marchés et le développement des nouvelles technologies, les attentes des consommateurs peuvent être, paradoxalement, à la fois plus faciles à anticiper mais aussi plus difficiles à satisfaire.

Les nouvelles technologies de l’information et de la communication ont considérablement modifié l’interaction entre les entreprises et les consommateurs : elles permettent non seulement aux entreprises de suivre au jour le jour les courbes de ventes mais aussi de mieux connaître les modalités d’utilisation de leurs produits et de détecter au plus vite tout incident ; elles sont aussi un moyen de dialoguer avec les consommateurs et même, dans certains cas, de les faire participer, directement ou indirectement, à la conception des produits.

Connaître et prendre en compte la parole des organisations consuméristes, qui s’expriment au nom des consommateurs, devient une nécessité pour être au plus près des attentes et anticiper les risques et opportunités. Les organisations qui disposent de moyens pour réaliser des essais de produits en laboratoire et en publier les résultats dans des titres de presse ou sur Internet se sont professionnalisées au cours des 30 dernières années et leur expertise sur les produits et services est précieuse. Les associations qui prennent la parole au nom des consommateurs et des citoyens et qui défendent leurs intérêts ont toutes, chacune à leur mesure, la capacité d’avoir un impact sur les produits de consommation. Au-delà de ces associations organisées, les réseaux sociaux et les multiples possibilités de communication et d’action qu’ils rendent possibles sont, eux aussi, capables de porter l’influence des consommateurs individuels.

L’enjeu est de taille, car il peut s’agir de la réussite ou de l’échec commercial d’un produit industriel, ainsi que de sa sécurité mais aussi de la réputation de la marque ou de l’entreprise.

Le modèle consumériste français s’est construit et structuré au fil des années, depuis la création des premières structures après la deuxième guerre mondiale. À l’instar du modèle américain de Consumers Unions, la plus grande association de consommateurs française UFC – Que Choisir produit désormais près d’une centaine d’essais comparatifs de produits de consommation chaque année ; l’Institut national de la consommation, près d’une cinquantaine.

Les résultats de ces essais comparatifs constituent une base de données d’informations unique sur la qualité et les performances des produits testés. Les plans de surveillance et les rapports d’expertise des institutions consuméristes complètent la connaissance des produits sur le marché. La prise en compte de ces éléments par les entreprises, fabriquant ou distribuant des produits industriels, est nécessaire au même titre que la maîtrise des réglementations et normes de leur secteur.

Le développement des nouvelles technologies d’information et de communication ne remet pas en cause de façon fondamentale ce modèle consumériste, mais vient plutôt l’enrichir, même si de nouveaux acteurs, moins légitimes, sont apparus. Les informations et canaux de communication très nombreux et réactifs désormais disponibles peuvent créer des situations d’urgence pour les entreprises, mais contribuent par ailleurs à informer les consommateurs et à influencer industriels et distributeurs pour faire évoluer les caractéristiques et performances des produits au plus près de l’intérêt, des besoins et des attentes des consommateurs. De quoi donner aux entreprises une vision à « 360° » et innover en proposant les produits et services les mieux conçus.

Exclusif !  Cet article complet dans les ressources documentaires en accès libre jusqu’au 21 mars !

Consumérisme et produits industriels, un article de Marie-France CORRE

Challenge Industrie du Futur : quelles startups peuvent postuler au Prix ArianeGroup ?

Pour la première fois, le leader de lancement de fusées ArianeGroup a rejoint le Challenge Industrie du Futur, initié en 2017 par les entreprises Atos et SKF en partenariat avec Techniques de l’Ingénieur. Le concours a pour vocation de mettre en lumière et d’accompagner les startups qui innovent dans le monde de l’industrie, afin de créer une usine du futur plus performante, connectée, et écoresponsable.

A travers ce partenariat, le nouveau prix ArianeGroup a été créé afin de récompenser les startups  qui favorisent l’écologie, l’humain et l’usine connectée. Ainsi, les jeunes entreprises qui contribuent à réduire la consommation d’énergie, à utiliser des matériaux recyclés, ou à simplifier et optimiser le travail des opérateurs peuvent postuler à ce prix. Il en va de même pour les startups spécialisées en logistique connectée, robotique ou même ligne de production connectée.

« Nous croyons en l’open innovation, c’est-à-dire que nous sommes convaincus que pour être disruptif dans notre innovation, nous devons travailler avec des startups novatrices, des personnes aux idées brillantes, pour contribuer au futur de l’industrie et au futur de l’espace », explique Raphaëlle Abitbol, Industrial Innovation and Open Innovation project leader chez ArianeGroup.

Les 12 startups finalistes sélectionnées présenteront leur projet face à des industriels lors de la finale du 6 juin, au Campus de l’Espace. Cinq prix seront décernés selon des thématiques précises, avec des récompenses allant de 3 000 à 6 000€.

 

Le projet de Traité européen pour un Pacte Finance-Climat dévoilé

Le climatologue Jean Jouzel et l’économiste Pierre Larrouturou portent le projet de Pacte Finance-Climat depuis décembre 2017. Le projet de traité européen pour un Pacte Finance-Climat a été rendu public le 19 février à Paris. Rédigé par des citoyens, des juristes, des banquiers et des hauts fonctionnaires, le texte est mis en débat pendant trois mois. Début juin, une version finalisée sera adressée au Parlement européen et envoyée à tous les chefs d’État et de gouvernement européen.

 La création d’une banque européenne du climat et de la biodiversité

 Ce projet de traité propose en premier lieu la création d’une Banque européenne du climat et de la biodiversité (BECB), filiale de la Banque européenne d’investissement. Son unique objectif sera de « favoriser la transition vers une économie à forte efficacité énergétique et faible en carbone en protégeant la biodiversité ». Elle assistera les États membres dans les projets d’isolation des bâtiments, de développement d’infrastructures de transport plus écologiques, d’énergies renouvelables. Elle soutiendra aussi la recherche et le développement de nouvelles technologies sobres en carbone et les projets agroécologiques.

 Lorsque la BECB sera créée, chaque pays se verra allouer des prêts à taux zéro et autres formes de financement équivalent à 2 % de son PIB. En 2017, la somme des économies des 28 États membres de l’UE avait un PIB de 15 330 milliards d’euros. La BECB pourrait donc allouer environ 307 milliards d’euros chaque année. « Cela représenterait par exemple 65 milliards d’euros pour l’Allemagne ou 45 milliards d’euros pour la France chaque année », peut-on lire dans le préambule du projet.

 Un fonds européen climat et biodiversité

 La création d’un deuxième outil est sur la table : un fonds européen climat et biodiversité doté de 100 milliards d’euros par an. Il sera spécifiquement dédié au financement des investissements pour la transition écologique et énergétique en Europe, en Afrique et dans l’Union pour la Méditerranée. En audition devant la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable du Sénat le 23 janvier dernier, Jean Jouzel et Pierre Larrouturou ont détaillé son utilisation. 40 milliards d’euros financeront un Plan Marshall pour l’Afrique. 50 milliards d’euros seront dédiés à la lutte contre le changement climatique à l’échelle des citoyens et des entreprises européennes. Enfin, 10 milliards d’euros financeront la recherche pour les alternatives sobres en carbone.

 Ce Fonds sera alimenté par une taxe sur les entreprises opérant dans l’Union européenne. Cette « contribution climat » prendra la forme d’un prélèvement sur les bénéfices avant impôts au-dessus d’un seuil de chiffre d’affaires. Elle sera variable, allant de 1 à 5 %, en fonction de l’évolution du bilan carbone de l’entreprise. Les TPE et les PME de moins de 250 salariés et ayant un chiffre d’affaires annuel en dessous de 50 millions d’euros en seront exonérées.

 Le taux de la contribution climat et les projets qu’elle permettra de financer seront définis par un Parlement de l’Union pour le climat et la biodiversité. En l’état actuel des travaux, ce dernier sera composé de députés européens élus dans les États parties. Il se réunira entre deux et quatre fois par an durant une semaine.

 Il s’agit désormais de trouver les soutiens politiques. Les concepteurs ont tracé le chemin juridique à suivre pour éviter la règle de l’unanimité qui paralyse souvent les débats européens. Ils proposent de conclure un accord intergouvernemental, « hors du cadre formel des traités de l’Union européenne ». Les pays à l’avant-garde pourraient faire avancer rapidement le projet, l’adhésion ultérieure étant possible pour tous les États membres.

Appel d’offres éolien offshore de Dunkerque : les géants sont dans les starting-blocks

Et avec des machines géantes, elles aussi, très probablement, puisque l’éolien offshore est en passe de faire un bond quantitatif, sautant la barre des 10 MW (mégawatt) par éolienne. Ainsi, on retrouve toute la fine fleur des énergéticiens européens, des pétroliers Total et Shell, en passant par EDF, Engie, le portugais EDPR, le danois Ørsted, le suédois Vattenfall, le néerlandais Eneco, peut-être l’allemand E.ON… Sans oublier les spécialistes du développement offshore éolien que sont WPD Offshore, Quadran énergies marines, ou encore les armateurs spécialisés que sont DEME et Van Oord. Des entreprises qui se sont associées au sein de consortia. Au total, dix candidats sélectionnés en avril 2017 ont entamé la dernière ligne droite et affûtent leurs arguments, puisque le dépôt des offres doit avoir lieu le 15 mars pour répondre au cahier des charges définitif annoncé en novembre 2018. Résultat des courses en juin 2019, selon le ministère de la Transition écologique et solidaire. En janvier dernier à l’occasion des assises européennes de la transition énergétique, dans la patrie de Reuze, le ministre François de Rugy l’avait souligné, « Dunkerque sera le premier parc éolien en mer français à produire de l’électricité au prix de marché sans subvention. »
Tour d’horizon des cinq consortia qui ont déjà annoncé leurs intentions, dans le désordre.

Ainsi, depuis un an déjà, le consortium « Vents de Dunkerque » s’est annoncé. Il est mené par Boralex (1er producteur indépendant d’éolien terrestre en France, avec 898 MW), qui en est le mandataire, et regroupe Eneco, Van Oord et Diamond Generating Europe Limited (DGE). Ces quatre acteurs des énergies renouvelables ont décidé une équipe d’une trentaine de collaborateurs qui ont travaillé ou travaillent sur le projet depuis la désignation de la zone en avril 2016.
Eneco est pionnier aux Pays-Bas et en Belgique de cette énergie. Dunkerque lui permettrait de prolonger « sa ligne de parcs » au large du littoral sur la façade orientale. Son dernier succès en date est le projet phare belge de Borssele III + IV (prix record des offres à la baisse, à 54,5€/MWh), déjà avec DGE, filiale à 100% du japonais Mitsubishi Corporation et basée au Royaume-Uni. Van Oord dispose d’une flotte spécialisée et d’une grande capacité d’innovation dans l’équipement éolien offshore, ainsi qu’une connaissance approfondie de la réglementation maritime et des risques en mer. Hormis Boralex, très présent dans le Hauts de France, Eneco, Van Oord et DGE ont déjà travaillé ensemble sur 3 parcs éoliens offshore en Belgique et aux Pays-Bas.

Eliade, porté par Vattenfall, WPD Offshore et la Banque des Territoires, est le consortium qui cumule le plus d’expérience en matière d’implantations en mer… et qui a fait chuter les prix de l’offshore éolien, à l’étranger. Vattenfall a été le premier énergéticien européen à sérieusement faire baisser les coûts de l’énergie éolienne en mer avec l’annonce, en 2016, d’un prix historiquement bas de 49€/MWh pour le parc éolien en mer danois de Kriegers Flak.Projet pour lequel le groupe suédois vient d’engager une décision finale d’investissement, ouvrant la porte à la construction. WPD est de son côté bien implanté en France, puisque présent dans deux projets accordés lors des premiers rounds français d’appels d’offres, avec Courseulles-sur-mer et Fécamp. WPD déjà partenaire dans 447 MW éoliens en mer en Europe, dispose d’un pipe de 5 300 MW en cours de développement. Les deux partenaires industriels ont réussi à adosser leur expérience sur la Banque des Territoires filiale récemment créée de la Caisse des dépôts, l’investisseur institutionnel français de long terme au service de l’intérêt général, déjà actionnaire de trois des six parcs offshore issus des deux premiers appels d’offres en France.

Moulins de Flandre ensuite, consortium regroupant Deme, Shell et Quadran Energies Marines mise résolument sur l’ancrage territorial, comme ses concurrents, mais dans le cadre d’un l’appel d’offres qui se concentre beaucoup autour du « prix » du MWh produit. Moulins de Flandre souhaite ainsi contribuer à la dynamique engagée par le Dunkerquois en faveur d’une transition énergétique innovante et exemplaire, et son projet s’intègre complètement dans la dynamique de la Troisième Révolution industrielle, engagée par la Région Hauts de France.

Engie et EDPR, qui se sont déclarés candidats en mars 2017, mèneraient depuis plusieurs semaines des négociations avec l’un des deux grands énergéticiens allemands E.ON. Engie et EDPR sont déjà partenaires pour les projets de parcs éoliens en mer de Dieppe-Le Tréport (500 MW) et d’Yeu et de Noirmoutier (500 MW). Ils sont aussi présents dans l’éolien flottant, partenaires avec la Caisse des dépôts dans le cadre du projet pilote (24 MW) de Leucate-Le Barcarès en Méditerranée, dans le golfe du Lion.

Enfin, Total, Ørsted et Elicio ont annoncé mi-février la création d’un consortium industriel pour soumettre une offre commune pour autour d’une puissance pouvant atteindre 600 MW. Pour Total, la participation à cet appel d’offres pour un projet éolien offshore s’inscrit dans sa « stratégie de développement dans l’électricité bas carbone en Europe. » Le pétrolier s’appuie sur son « savoir-faire reconnu dans l’offshore pétrolier et gazier ». Elicio, filiale de Nethys, bâtie sur la reprise des actifs d’Electrawinds, apporte notamment l’ensemble du portefeuille éolien offshore, qui comprend les projets belges Norther, Rentel et SeaMade. Total a frappé fort en s’adossant à l’expertise sur l’ensemble de la chaîne de valeur de l’éolien en mer du leader mondial du secteur, le danois Ørsted. Ce dernier est en effet à la tête du quart du parc éolien mondial en mer, lequel vient d’atteindre les 23 GW.

L’atmosphère terrestre s’étend bien au-delà de la Lune

Une équipe internationale, comprenant deux chercheurs du CNRS1, vient de découvrir que notre atmosphère s’étend ainsi jusqu’à 630 000 km, soit presque deux fois plus loin que la Lune, six fois plus loin que la limite supposée jusqu’ici ! En réalité, l’atmosphère terrestre devient très vite extrêmement ténue : à 60 000km, elle n’est déjà plus composée que de 70 atomes par centimètre cube… et à mi-chemin, au niveau de la Lune, seulement 0,2 atome par centimètre cube. Autant dire le vide… ou presque. L’atmosphère terrestre était donc sans impact pour les astronautes des missions lunaires Apollo, il y a cinquante ans. Mais elle pourrait interférer avec les observations des télescopes placés aujourd’hui en orbite terrestre, ou demain sur la Lune.

Une découverte d’autant plus étonnante qu’elle a été réalisée à partir de données de l’instrument Swan de l’observatoire spatial SOHO (ESA/NASA), récoltées… il y a près de vingt ans, entre 1996 et 1998, et que ces chercheurs ont souhaité ré-analyser de façon plus approfondie.

@NASA

Source : cnrs

L’usine du futur peut-elle rapprocher les citoyens de leur industrie ?

L’industrie française a perdu 1,4 million d’emplois en 25 ans. Le constat est traumatisant, et les explications nombreuses.

Au-delà du chiffre, c’est l’image de l’outil industriel français qui s’est dégradée chez tous nos concitoyens. Cependant, depuis quelques années, des sondages laissent penser que les Français se “réconcilient” avec leur industrie. Soit.

L’usine du futur présente pour l’Hexagone une réelle occasion de rapprocher les Français de leur industrie. Mais pas que.

Les enjeux se situent essentiellement sur deux plans : l’emploi et le social

Concernant l’emploi, l’occasion est belle pour l’industrie française de dépoussiérer une panoplie de métiers aujourd’hui peu attirants pour les jeunes. Les compétences recherchées pour travailler dans les smart factories vont être de plus en plus pointues. D’où la nécessité de se former tout au long de sa carrière.

Numérique, fabrication, informatique, robotique, CAO, intelligence artificielle… Les domaines de compétences indispensables à la mise en place des usines du futur sont populaires auprès des jeunes, valorisées intellectuellement et également au niveau salarial. A partir de là, il est facile de percevoir tous les bénéfices que l’industrie française pourrait tirer de ce virage technologique, en termes d’image des “emploi industriels”.

Côté social, l’usine du futur pourrait avoir une influence très importante. En effet, les compétences requises pour travailler dans une smart factory sont importantes. On pourrait donc penser que ces métiers seront réservés à une élite d’ingénieurs. Eh bien non. Pour deux raisons.

D’abord, En admettant que les usines du futur se généralisent dans les années à venir, les besoins métiers seront très importants. Difficile d’imaginer cet avènement sans une implication au niveau national sur les besoins de formation. Pour résumer, il faudra former beaucoup de futurs salariés, et cela sera impossible sans que l’Etat n’en soit en partie à l’initiative.

Ensuite, on sait que les technologies qui permettent d’imaginer l’usine du futur sont sans cesse en évolution. D’où le besoin de formation continue, tout au long de la carrière. Cette nécessité va bouleverser les carrières, et notamment donnera la possibilité à des candidats ayant une formation initiale éloignée des métiers de l’usine du futur d’y converger.

A condition de relever les défis de formation liés à l’usine du futur, la France pourrait réussir à recentrer l’industrie plus près du quotidien de ces concitoyens, via les emplois suscités et la formation continue, ce qui accentuerait la relation entre le salarié et l’usine.

Au-delà, l’aspect “social” de l’usine du futur, avec le concours de l’Etat, pourrait être majeur, comme on l’a dit. Même s’il est impossible aujourd’hui de se projeter sur les conséquences sociales de l’avènement de l’usine du futur, on peut imaginer deux scénarii très distincts : soit un fossé grandissant entre les salariés formés sur ces nouvelles technologies et les autres, soit un mouvement général de montée en compétences sur ces technologies.

La deuxième option paraît presque naïve dans son énoncé. Pourtant les besoins, eux seront là. Il semble bien que le chemin que nous prendrons dépend en grande partie de l’impulsion que l’Etat donnera pour former ses nouvelles générations, ou pour laisser l’industrie se charger seule de cette très – trop – lourde tâche.

Qui décidera quoi dans une usine du futur ?

La prise de décision dans une usine revêt des dimensions verticales (hiérarchiques)  et horizontales (selon les activités réalisées dans l’usine).

Dans les faits, depuis plusieurs années déjà, on laisse des machines prendre des décisions en lieu et place des humains.

Ainsi, la robotique qui a remplacé la main-d’œuvre “humaine” sur les chaînes de montage se perfectionne inlassablement. Ces machines nécessitent plus de maintenance, mais accomplissent aussi de plus en plus de tâches de manière autonome. Elles ont absorbé la prise de décision sur des tâches pour lesquelles leur compétence est supérieure (rapidité de choix, d’exécution…) à celle des hommes.

Difficile d’imaginer une autre voie qu’une prise en main progressive et irréversible de l’ensemble des tâches dans l’usine pour lesquelles le “jugement” de la machine dépasse celui de l’homme. Cette assertion ne gênait personne tant qu’on parlait des choix standardisés sur une chaîne de montage, ou par exemple de maintenance prédictive, mais aujourd’hui la puissance de calcul permet à des ordinateurs de traiter rationnellement des quantités de données ahurissantes à des vitesses inaccessibles par l’homme.

Et du coup le rôle de la machine change : les capacités des ordinateurs rendent les robots intelligents et capables d’accomplir routinièrement des tâches extrêmement complexes. Voire des tâches que l’homme ne sait pas appréhender.

La machine devient intelligente. L’addition de la robotique, de l’intelligence artificielle et du deep learning, ensemble ou séparément, fournit des outils qui permettent de maximiser dans tous les sens du terme le rendement des usines. L’essor des objets/capteurs connectés donne un coup d’accélérateur supplémentaire à ce processus.

Un plafond de verre fragile

Pour le moment, le plafond de verre de cette évolution se situe au niveau des décisions stratégiques : celles pour lesquelles la substance des informations à mettre en cohérence pour aboutir à une décision n’est pas pondérable objectivement. Et pour cause, si ce n’était pas le cas, les chefs d’entreprises auraient un travail facile !

Mais là aussi, l’augmentation des capacités de calcul informatique risque de briser ce plafond de verre. Et plus vite qu’on ne le croit.

Aujourd’hui, plus rien ne permet de dire que l’agrégation d’informations disparates et complexes – voire subjectives – dans le but d’aboutir à la meilleure décision possible est hors de portée d’une machine.

Si l’homme arrive à prendre ces décisions, c’est qu’elles sont paramétrables. Et donc qu’on peut programmer un ordinateur pour les générer.

En fait, ce que révèle aujourd’hui notre incapacité à transférer cette capacité de décision à des machines réside en deux points :

D’abord, nous ne sommes pas prêts à le faire pour des raisons éthiques. Il est aujourd’hui inconcevable qu’une machine décrète un plan social dans une entreprise. Aussi, la peur – peur à l’origine de beaucoup d’œuvres de science-fiction – d’une intelligence artificielle qui échapperait au contrôle de l’homme aide à maintenir le plafond de verre évoqué plus haut.

Ensuite, le second point est plus lié au fait que certaines décisions stratégiques prises dans une usine font appel à un moment ou l’autre à des choix subjectifs (on pourrait dire “orientés”), c’est-à-dire non motivés par des arguments indiscutables, “numérisables” a priori.

Ce second point est très important parce qu’il révèle l’incapacité de l’homme à justifier certains choix de manière purement objective. D’où la construction verticale de la prise de décision, car il faut bien “trancher”.

Mais ce que cela implique également, c’est que l’incapacité à rationaliser certaines décisions, parce que les données sont trop nombreuses, rend impossible le projet de paramétrer un ordinateur pour le faire, par définition.

Aujourd’hui, l’intelligence artificielle associée au deep learning nous laissent à penser que si l’homme est incapable de rationaliser totalement tous les critères à prendre en compte dans une décision, l’ordinateur, lui, peut.

A ce titre, on voit mal pourquoi ces technologies ne supplanteraient pas également l’homme dans ces tâches décisionnaires, à terme.

D’ailleurs, les études se multiplient, expliquant que les chefs d’entreprise pourraient être parmi les premiers humains totalement remplacés par des machines. Ce n’est plus de la science-fiction.

Une vie professionnelle à réinventer

D’abord, les évidences. Les métiers de l’usine du futur vont être très différents de ceux que l’on a connus il y a quelques décennies mais aussi de ceux que l’on connaît aujourd’hui.

On entend beaucoup que l’usine du futur est plus une révolution industrielle qu’une révolution technologique. Quand on liste les nouvelles technologies qui envahissent les sites industriels, cela peut paraître contre-intuitif. Et pourtant, tous ces changements auront in fine des conséquences qui vont aboutir à une nouvelle façon de penser et de “pratiquer” l’industrie.

Ainsi, robots, automates, impression 3D, intelligence artificielle, maintenance prédictive… sont des technologies qui vont rendre les besoins en main-d’œuvre quasi nuls sur les chaînes de montage, la maintenance des appareils, le transport… C’est une certitude : tous les métiers à faible valeur ajoutée vont disparaître des usines, petit à petit.

Pour résumer, l’automatisation de toutes ces tâches à faible valeur obligera les salariés des usines du futur à se former à ces technologies.

Se former sans cesse

Mais ce n’est pas tout. Les technologies évoluent très vite aujourd’hui. Prenons l’exemple de l’informatique : aujourd’hui les développeurs informatiques sont rarement compétents sur tous les langages informatiques. Ainsi, durant leur carrière, ils vont devoir se former sur tout un panel de langages pour être compétents et compétitifs sur le marché de l’emploi. Souvent d’ailleurs, ils peuvent être recrutés et formés sur de nouveaux langages une fois en poste.

Il en sera exactement de même pour le salarié lambda de l’usine du futur : il va devoir se former tout au long de sa carrière professionnelle. Il s’agit de la révolution la plus importante au niveau professionnel depuis des décennies.

Nous vivons aujourd’hui déjà les préludes de cette future réalité. Sauf qu’aujourd’hui, les besoins de formation sont extrapolés à partir de besoins de compétences non pourvus sur le marché de l’emploi. Cette réalité va s’amplifier sans commune mesure avec celle que l’on connaît aujourd’hui.

Pour le dire vite, il est impératif que l’écosystème constituée par l’usine du futur propose des plans d’apprentissage et de formation spécifiques tout au long de leur carrière pour ses salariés. Cela est une condition à l’existence même des smart factories.

Récemment, l’Institut Montaigne évaluait à 100 000 le nombre de chefs de projets d’ETI et de PME à former dans les trois ans qui viennent. Sacré défi.

Au final, que demande-t-on à un salarié de nos jours ? On exige de lui qu’il soit mobile, qu’il sache s’adapter, développer de nouvelles compétences… Aujourd’hui, ces capacités constituent un réel plus pour décrocher un travail dans n’importe quel secteur industriel. Dans l’usine du futur, ces capacités seront des prérequis incontournables.

Le plus que pourra apporter le salarié avec lui, c’est une capacité à toujours innover dans une usine du futur où l’environnement sera bientôt plus intelligent que l’homme à tous les niveaux.

A quoi ressemblera la consommation 4.0 ?

Impossible de séparer usine du futur et processus de production : en effet, automatisation, robotisation, intelligence artificielle, toutes ces technologies permettront aux usines de demain de profiter d’outils de production plus performants et compétitifs.

Cela dit, quels seront les curseurs qui guideront ces nouveaux modes de production ? La volonté de personnalisation des produits ? Des modes de production moins énergivores ? L’avènement des pièces détachées pour réparer nos produits et augmenter leur durabilité ?

Un peu de tout ça en fait. Mais il ne faut pas s’y tromper, au-delà des toutes les contraintes qui pèsent sur la production et que l’usine du futur permettra de faire mieux cohabiter, le nerf de la guerre restera évidemment la consommation de ces produits au sens économique du terme.

Depuis un siècle, nous sommes passés d’un mode de production où la demande surpassait l’offre, à un système où c’est l’offre qui prédomine. Aujourd’hui, la production de masse constitue le mode de production majoritaire et entraîne les conséquences que nous connaissons :

  • nécessité d’écouler les produits sur un territoire de plus en plus vaste ; c’est la mondialisation des échanges ;
  • uniformisation des produits, directement liée au point précédent.

Casser les codes

Les smart factories cassent ces codes en brèche. Aujourd’hui, les attentes des consommateurs évoluent rapidement. Non seulement nous ne voulons plus acheter des produits uniformisés voire aseptisés, mais nous attendons également que le marché réponde de manière quasi immédiate à des besoins qui évoluent sans cesse.

En ce sens, l’usine du futur paraît armée. En automatisant les chaînes de production et en généralisant l’impression 3D, l’industrie se donne les moyens de proposer des produits ultra-personnalisés et disponibles dans des laps de temps très réduits.

C’est là qu’apparaît une nouvelle façon de consommer pour les clients finaux : la possibilité de posséder un produit parfaitement adapté à leurs besoins, au moment où ils en ont besoin.

L’usine du futur s’est parfaitement armée pour répondre à cet enjeu, en séparant conception (ex : CAO) et production (ex : impression 3D). Cette fragmentation permet également de corréler parfaitement la production à la demande. Et de disperser les centres de production de par le monde. Tout le monde est gagnant.

Partant de là, qu’est ce qui change pour le consommateur ? Au-delà de l’ultra-personnalisation, c’est aussi la durée de vie du produit qui va révolutionner les habitudes. On a beaucoup parlé d’obsolescence programmée ces dernières décennies. Cette pratique industrielle qui a permis pendant longtemps de financer l’innovation dans les entreprises n’est aujourd’hui plus acceptable, à l’heure où le pouvoir d’achat stagne et où l’homme prend conscience que la production de masse pose des problèmes écologiques critiques au niveau mondial.

Le consommateur, ayant la possibilité d’investir dans un produit qu’il a personnalisé selon ses attentes, est plus enclin à le faire durer dans le temps. Cette tendance émerge car la production via des imprimantes 3D permet beaucoup plus facilement de de réparer des produits en ne fabriquant, à l’unité, que les pièces détachées nécessaires.

Un rôle nouveau pour le consommateur

Le consommateur va donc avoir un rôle nouveau. Aujourd’hui encore cible d’une industrie qui l’inonde de produits dans le but de déclencher un acte d’achat, le voilà désormais acteur d’une “relation” où il va devoir s’investir pour évaluer ce qu’il attend du produit qu’il veut acheter, à court et moyen termes.

Dans ce nouveau paradigme, le consommateur développe un rapport plus “affectif” envers le produit, car il est impliqué dans sa conception. C’est cette affection qui va l’amener à tout faire pour prolonger sa durée de vie.

Cela dit, ne rêvons pas : l’obsolescence programmée ne va pas disparaître, elle va muter. La consommation à outrance que nous connaissons actuellement ne va pas disparaître non plus, puisqu’elle constitue aujourd’hui le socle de notre économie de marché.

Ce qui va changer par contre, c’est que le consommateur, par ses choix de consommation, avec l’avènement de l’usine du futur, jouera un rôle de régulateur plus en amont dans la chaîne de production, donc plus impactant.

Innovation en agroalimentaire en région : l’initiative de la CCI de Rouen

La qualité et la guerre des prix sont au cœur de tous les débats sur l’avenir de l’industrie agroalimentaire française.

Pour supporter la croissance de ce secteur, des solutions marché sont possibles, comme par exemple l’export. Mais l’industrie 4.0 est également un axe sur lequel la CCI de Rouen entend faire échanger les industriels.

La réussite de la transition digitale est un prérequis de cette industrie du futur et c’est également une problématique qui sera abordée.

Autant de questions qui seront posées lors de cette journée à ne pas manquer…

Pour aller plus loin : Signes d’identification de la qualité et de l’origine et autres identifiants

Challenge Industrie du futur : quelles startups peuvent postuler au prix Atos ?

Pour la deuxième année, le leader mondial de transformation digitale Atos coorganise le Challenge Industrie du Futur, en partenariat avec Techniques de l’Ingénieur. Le concours a pour vocation de mettre en lumière et d’accompagner les startups qui innovent dans le monde de l’industrie, afin de créer une usine du futur plus performante, connectée, et écoresponsable.

Les 12 startups finalistes sélectionnées présenteront leur projet face à des industriels lors de la finale du 6 juin, au Campus de l’Espace. Cinq prix seront décernés selon des thématiques précises, avec des récompenses allant de 3 000 à 6 000€.

Le Prix Atos récompensera les startups qui innovent dans la cybersécurité et la data science. Selon Steve Péguet, innovation director à Atos, « apprendre à ajouter de la valeur aux données des industriels et à les sécuriser est la clé vers l’excellence opérationnelle ».

Toute startup qui s’intéresse à la protection des données dans le monde du numérique, aux domaines de la blockchain, de la sécurité dans l’IoT ou qui travaille dans l’univers du big data ou de l’intelligence articifielle appliqué à l’industrie peut postuler à ce prix.

La startup sélectionnée gagnera un chèque de 3 000€, en plus de l’accompagnement des entreprises partenaires offert pour tous les finalistes.

« L’Affaire du siècle » : la réponse de l’État ne convainc pas

Le temps passe, et la détermination de faire aboutir l’Affaire du siècle se renforce. En cause : la trop grande timidité de l’État face à l’urgence climatique dénoncée par les ONG réunies au sein de l’association Notre affaire à tous. En marge du succès de la pétition qui compte plus de 2,1 millions de signataires, ces défenseurs du climat sont allés échanger avec Édouard Philippe. Leur volonté est claire : que l’État propose des mesures concrètes pour sortir de sa torpeur, qualifiée par ces associations d’« inaction climatique ». Les ONG ont été reçues par le Premier ministre dans l’espoir de voir des actions concrètes mises en place sans délai.

Quelques jours plus tard, François de Rugy a publié en plus d’une lettre ouverte, un mémo faisant état des nombreuses actions de la France en faveur du climat. Mais les annonces faites par le ministre de la Transition écologique ont fait chou blanc. Dans ce document d’une dizaine de pages, le ministre rappelle à quel point la France est « pionnière » dans la lutte contre le réchauffement climatique, et ce depuis les années 1990. Selon lui, les Français doivent comprendre que objectifs à atteindre ne se feront qu’au prix de nombreux efforts, qu’ils ne semblent pas être prêts à consentir.

« Des résistances et des hostilités franches »

En tout état de cause, François de Rugy semble se sentir désarmé face aux ONG qui menacent d’intenter un procès à un État qu’ils estiment être en quasi léthargie. Le ministre de la Transition est effectivement conscient de l’urgence d’agir, mais dit être confronté à « des résistances et des hostilités franches ». « La taxe carbone est un outil nécessaire pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre. Mais, vous le savez, la fiscalité écologique rencontre de nombreuses oppositions ». L’allusion aux gilets jaunes est à peine cachée. En clair, le gouvernement répond aux ONG que l’État fait déjà de son mieux pour le climat, et que désormais la balle est dans le camp des concitoyens.

François de Rugy invite donc, par le biais de sa lettre, les Français signataires de la pétition l’Affaire du siècle à participer au Grand débat national. Il rappelle que « la transition écologique est l’un des quatre grands thèmes de ce débat ». Mais l’invitation à la mise en place d’une action collective de cet acabit est loin de satisfaire Notre affaire à tous. Les associations regrettent que ces annonces « laissent peu d’espoir quant à l’intention du gouvernement d’être à la hauteur de l’enjeu climatique. Aucune nouvelle mesure, ni changement de cap ne sont clairement annoncés ». C’est dans ce contexte que les associations confirment leur volonté d’assigner l’État en justice.

Que deviennent les nanoparticules magnétiques dans les cellules ?

Des chercheurs du CNRS, de Sorbonne Université, et des universités Paris Diderot et Paris 13, ont mis en évidence une dégradation importante de ces nanoparticules, suivie dans certains cas par une « re-magnétisation » des cellules. Ce phénomène est le signe d’une biosynthèse de nouvelles nanoparticules magnétiques, à partir du fer libéré dans le milieu intracellulaire par la dégradation des premières nanoparticules. Publiés dans PNAS le 11 février 2019, ces travaux pourraient expliquer la présence d’un magnétisme « naturel » dans les cellules humaines, tout en permettant d’envisager de nouveaux outils pour la nanomédecine, grâce à ce magnétisme produit par les cellules elles-mêmes.

Les nanoparticules magnétiques sont aujourd’hui au cœur de la nanomédecine : elles servent d’agents de diagnostic en imagerie, d’agents thermiques anti-cancéreux, d’agents de ciblage de médicaments, ou encore d’agents pour l’ingénierie tissulaire. La question de leur devenir dans les cellules, après accomplissement de leur mission thérapeutique, restait cependant à éclaircir.

Pour suivre le parcours de ces nanoparticules dans la cellule, les chercheurs du laboratoire Matière et systèmes complexes (CNRS/Université Paris Diderot) et du Laboratoire de recherche vasculaire translationnelle (Inserm/Université Paris Diderot/Université Paris 13), en collaboration avec des scientifiques de Sorbonne Université1 ont mis au point une approche originale de nanomagnétisme en milieu vivant : ils ont d’abord incorporé, in vitro, des nanoparticules magnétiques dans des cellules souches humaines, qu’ils ont ensuite laissé se différencier et se développer sur un mois, afin de les observer dans l’environnement intracellulaire sur le long terme et suivre leurs transformations.

En suivant « l’empreinte magnétique » de ces nanoparticules au sein des cellules, les chercheurs ont montré qu’elles commençaient par être détruites (l’aimantation des cellules diminue), ce qui libère du fer dans l’environnement intracellulaire. Ensuite, ce fer « libre » peut soit être stocké sous forme non magnétique dans la ferritine, la protéine responsable du stockage du fer, soit servir de base à la biosynthèse de nouvelles nanoparticules magnétiques, au sein même de la cellule.

Phénomène connu chez certaines bactéries, une telle biosynthèse n’avait jamais été mise en évidence dans des cellules de mammifères. Cela pourrait pourtant expliquer la présence de cristaux magnétiques chez l’homme, observés dans les cellules de divers organes, en particulier le cerveau. De plus, ce stockage du fer sous forme magnétique pourrait également être une façon pour la cellule de se « détoxifier » sur le long terme en cas d’excès de fer. Du point de vue de la nanomédecine, cette biosynthèse ouvre la voie à un possible marquage magnétique purement biologique des cellules.

 

Synthèse de nanoparticules magnétiques au sein de cellules souches, à partir du produit de dégradation de nanoparticules précédemment internalisées. Ces nanoparticules « biologiques » sont produites in situ, au sein des endosomes (flèches blanches), et mesurent en moyenne 8 nm. © laboratoire MSC (CNRS/Université Paris Diderot)

 

 

Bibliographie
Biosynthesis of magnetic nanoparticles from nano-degradation products revealed in human stem cells. Aurore Van de Walle, Anouchka Plan Sangnier, Ali Abou-Hassan, Alberto Curcio, Miryana Hémadi, Nicolas Menguy, Yoann Lalatonne, Nathalie Luciani, and Claire Wilhelm. PNAS, le 11 février 2019. https://doi.org/10.1073/pnas.1816792116

 

Source : cnrs

Creux dans l’éolien européen en 2018

Le recul est particulièrement net dans l’éolien terrestre, qui atteint son point bas depuis 2008, avec « seulement » 9,0 GW (9 000 MW) installés en 2018 contre 13,9 GW en 2017, notamment à cause d’une chute des implantations de 49% en Allemagne. Le pays phare de l’éolien européen a en effet, malgré cette contre-performance due à des freins réglementaires et des « enchères mal conçues », représenté 29% des nouvelles éoliennes en Europe en 2018. Côté éolien en mer, le retrait est moins net, avec 2,7 GW installés l’an dernier contre 3,2 GW en 2017. Deux pays se distinguent en 2018 dans cette catégorie offshore, puisque la Belgique et le Royaume-Uni ont immergé plus d’éolien en mer que de terrestre, respectivement 309 MW (contre 204 MW) et 1 312 MW (contre 589 MW).

Parallèlement 0,4 GW ont été retirés du service l’an dernier, signale WindEurope.

Ainsi, l’Europe a accueilli, en 2018, 32% de capacité en moins par rapport à 2017 portant le total installé en éolien à 189 GW, dont 170 GW terrestres et 19 GW en mer. L’éolien représente ainsi désormais 18,4% de la capacité installée en Europe. L’association européenne de la filière souligne cependant que l’éolien a représenté la première source d’implantations de capacités en Europe l’an dernier, puisqu’il a compté pour 48% des additions de capacités de production électrique.

Ces 189 GW ont permis à l’éolien de produire 362 TWh (térawatts-heure) et de couvrir 14% de la demande de l’Union européenne en courant en 2018. La demande totale de la seule Union européenne s’établit à 2 645 TWh.

L’Allemagne reste le leader incontesté en Europe, avec 59,3 GW installés, devant l’Espagne (23,5 GW), le Royaume-Uni (21 GW), la France prenant la quatrième position, en passant le cap des 15 GW à fin 2018. En outre, six pays dispose d’une capacité éolienne supérieure à 5 GW : Italie, Suède, Turquie (dans le scope du rapport), Pologne, Danemark et Portugal.

Le Danemark demeure de son côté le pays où la part de l’éolien dans la consommation électrique est la plus élevée, avec 41% des apports, indique le lobby européen de l’éolien. Loin devant l’Irlande (28%), le Portugal (24%), l’Allemagne (21%) et l’Espagne (19%). La progression la plus spectaculaire est enregistrée outre-Manche, la part de l’éolien dans la demande passant en un an de 13,5% à 18%, grâce à une météo particulièrement favorable et à la forte implantation de l’éolien offshore, dont la disponibilité est largement supérieure à celle de l’éolien terrestre.

En revanche, le rebond est d’ores et déjà présent, indique WIndEurope, puisque 2018 a été une année record en termes de prises de décision d’investissement finale (FID, en anglais). Quelque 16,7 GW de projets ont atteint le stade de la FID l’an dernier (contre 11,5 GW en 2017), dont 12,5 GW en terrestre et 4,2 GW en mer. A noter que c’est en Suède que le plus grand nombre de prises de décisions d’investissement est enregistré, avec 3,2 GW dans le pipe. Le Royaume-Uni consolide sa position dans l’éolien offshore, avec 1,9 GW de FID adoptés dans ce secteur en 2018. En termes d’investissements dans la filière (donc incluant les usines de production de machines et les installations dans les ports), l’éolien a vu en revanche un bond de 20% par rapport à 2017, à 26,7 milliards d’euros (mds€). L’offshore éolien compte pour 10,3 mds€ dans ce total investi, le terrestre représentant 16,4 mds€, indique WindEurope.

La taille des machines installée à été en moyenne de 2,7 MW pour le terrestre, mais atteint les 6,8 MW pour l’offshore. C’est en 2018 qu’a été installée la plus grande éolienne, pour l’heure, les deux V164-8,8 MW de MHI Vestas, avec un rotor de 164 mètres.

Le Brexit fragilise tous les pans du nucléaire

Comment le Royaume-Uni va-t-il gérer ses recherches nucléaires hors de l’UE ? Sous quelles règles fonctionnera l’importation d’équipements scientifiques et de réactifs liés au nucléaire ? Quel avenir pour le JET (Joint European Torus) ? Quel avenir et quel niveau de sécurité pour le nucléaire britannique ? Autant de questions qui sont posées par le Brexit. Alors que l’espoir d’une sortie en douceur avec une période de transition de deux ans s’estompe, la filière nucléaire britannique se prépare au mieux. Essayant d’anticiper tous les scénarios possibles.

La sortie d’Euratom entérinée

Les industriels et les chercheurs de la filière nucléaire espéraient il y a peu un arrangement pour rester dans le cadre du traité Euratom. Mais le gouvernement britannique a tranché pour une sortie franche en annonçant en parallèle la mise en place d’un plan de développement de l’énergie, d’un plan d’organisation de sa filière nucléaire, ainsi que des négociations pour rester un partenaire privilégié d’Euratom. Le traité Euratom encadre le développement de l’énergie nucléaire en Europe depuis plus de 60 ans. Il s’occupe notamment des normes de sécurité, de la libre circulation des capitaux, des combustibles et des compétences autour du nucléaire, et gère les relations avec les tiers de l’UE sur ce sujet, notamment avec l’AIEA (agence internationale de l’énergie atomique). Le Royaume-Uni s’est donc attelé depuis près d’un an à construire un cadre à sa filière nucléaire en espérant être prêt à temps en cas de sortie immédiate au 29 mars 2019, sans période de transition. L’autorité de régulation du nucléaire affirme avoir entraîné ses personnels et développé l’infrastructure nécessaire au travail hors du traité Euratom. Le gouvernement a aussi travaillé sur les traités avec les pays tiers qui ont dû être revus (Australie, Canada, Japon et Etats-Unis notamment). Mais si le travail a bien avancé en la matière, il reste de nombreux points de détails à régler et à construire les modalités de fonctionnement avec les signataires d’Euratom justement. Les négociations doivent surtout porter sur les éventuels apports financiers du Royaume-Uni en contrepartie d’un fonctionnement quasi à l’identique d’aujourd’hui pour des infrastructures majeures comme le réacteur de recherche sur la fusion du JET (voir ci-après).

Mais la sortie d’Euratom n’a pas que des impacts directs outre-Manche. Elle risque de chambouler aussi l’équilibre des forces entre nations pronucléaires et anti-nucléaires au sein de l’UE. En effet, Le Royaume-Uni était un partenaire de poids pour les pronucléaires comme la France qui risque de se trouver bien esseulée pour réussir à capter les fonds d’Euratom afin de poursuivre des efforts de développements et de recherches, et non pas seulement des actions de sécurité ou de démantèlement.  Une sortie qui pourrait donc voir se réorienter une partie des fonds alloués au nucléaire en Europe vers d’autres énergies.

Quand la fission menace la fusion

Côté infrastructures et recherche, le sort du JET reste assez flou. Employant près de 550 chercheurs, le plus grand tokamak du monde, dédié à la recherche sur la fusion nucléaire, est en panne d’espoir depuis le Brexit. Près de la moitié de son budget provient de l’Europe via Euratom (à peu près 60 millions d’euros) et le résultat de ses recherches constituent des données essentielles à l’avènement d’ITER, le réacteur expérimental de Cadarache dont le Royaume-Uni est un partenaire essentiel. Le contrat du JET se terminait en décembre 2018, il a été prolongé jusqu’à fin 2020, date de fin du cycle des programmes de recherches européens – les Britanniques ayant confirmé qu’ils continueraient de verser leur part concernant le JET. Pour la suite, rien n’est encore fixé. Cependant cet accord de prolongation fait partie de la sortie négociée de l’UE. En cas de sortie sans accord, les positions des deux parties sont encore floues. Dans une interview de Nature, Ian Chapman, directeur exécutif du JET et directeur exécutif de l’autorité nucléaire britannique, a affirmé avoir passé la moitié de son temps de ces deux dernières années à traiter des questions du Brexit. Dès mars 2017, il témoignait que sans qu’il y ait d’hémorragie dans les effectifs, certaines personnes commençaient à accepter des postes ailleurs et des candidats refusaient les offres qu’on leur faisait. Il appelait alors le gouvernement à donner des signes concrets rapidement pour rassurer les équipes. Il aura fallu attendre octobre 2018 pour que le ministre de la recherche vienne annoncer un plan d’extension du site de Culham grâce à un partenariat avec le Princeton Plasma Physics Laboratory aux Etats-Unis et la visite du nouveau ministre fin janvier 2019, venu insister sur l’importance que le gouvernement britannique accordait à la recherche, la science et l’innovation, pour qu’un peu d’espoir revienne. Reste que si la Grande- Bretagne veut afficher des ambitions fortes en matière nucléaire et d’excellence scientifique, beaucoup se demandent si elle aura les moyens de ses ambitions.

Le nucléaire britannique a-t-il encore un avenir ?

En effet, malgré les ambitions du gouvernement britannique de devenir une réelle nation leader en matière nucléaire, la réalité a un peu du mal à suivre. Ainsi, la Grande-Bretagne possède aujourd’hui huit centrales nucléaires en fonctionnement pour une capacité totale de 9GW. En 2017, elles ont produit 70 TWh soit plus d’un cinquième de l’énergie électrique annuelle du pays et elles participent aussi aux 2/5eme de la production bas carbone d’énergie. Mais toutes sont vieillissantes et devraient fermer dans les 10 ans, à part Sizewell B. Le gouvernement a prévu de remplacer cette perte de capacité de production en lançant six grands projets. En novembre 2018, Toshiba s’est retiré du projet de Moorside ; en janvier 2019, Hitachi a fait de même pour les projets Wylfa Newydd et Oldbury. Deux ans après cette annonce, il ne reste donc plus qu’un seul des projets à avoir réellement démarré, celui d’Hinkley Point C mené par EDF avec une participation chinoise. Mais le chantier a pris un retard énorme et affiche déjà des surcoûts. La mise en service prévue pour 2017 a été retardée à 2025… Le Brexit, surtout en cas de sortie sans accord, pourrait encore retarder le chantier. Sur tous les projets nucléaires, les investisseurs semblent se retirer un à un. Ne reste pour l’instant que des chinois en lice. En parallèle, et même si ce n’est pas le discours officiel, les Anglais réfléchissent concrètement à remplacer la production d’électricité nucléaire en fin de vie par des énergies renouvelables dont le prix ne cesse de décroître.

Une médecine nucléaire au rabais ?

En matière nucléaire, le Brexit inquiète aussi les acteurs de la santé. En effet, chaque année près d’un million de patients britanniques sont soumis à des traitements utilisant des radioisotopes, notamment en cancérologie. Le Royaume-Uni en importe près de 80 %, principalement des Pays-Bas, de Belgique et de France. Mais ces isotopes radioactifs ne peuvent être stockés. Dès qu’ils sont produits ils commencent leur désintégration. Dans la filière médicale, on utilise des générateurs à Technetium 99m (99mTc), l’isotope le plus couramment utilisé. Ce sont des boîtes contenant du Molybdenum 99 (99Mo). Celui-ci se décompose en 99mTc avec une demi-vie de 6 jours. Toute la filière d’approvisionnement est sécurisée tant pour la radioprotection que pour assurer un transport rapide à travers les pays. Avec le Brexit, surtout en cas de Hard Brexit, il y a un fort risque de retard dans les livraisons. Et tout retard entraînerait une perte de doses utiles importantes. Les conséquences pourraient être dramatiques pour le système de santé : moins de patients soignés, moins d’hôpitaux livrés, une priorisation des patients et un surcoût puisque le même prix serait payé pour moins de doses. L’alternative d’un transport par les airs a été évoqué, mais il faudrait pour cela que de nombreuses personnes soient formées aux procédures de sécurité dans le fret aérien. Cela n’est pas le cas aujourd’hui. Par ailleurs, même si le gouvernement britannique assure que tout sera mis en place pour assurer les transports des produits de santé, les négociations avec Euratom qui gère les conditions de transports de ces éléments ne sont pas encore finalisées. Et le flou demeure sur de nombreux points de détails qui pourraient créer des retards ou des blocages. Reste à se tourner vers d’autres pays pour s’approvisionner, mais il s’agit alors de pays plus lointains et les coûts seront majorés là encore. La filière espère donc que des accords de dernière minute, comme ceux que l’Europe est en train de voter*, permettront d’assurer la continuité des soins dans les mêmes conditions qu’aujourd’hui. Au moins pour quelques mois encore.

*Les institutions européennes discutent en ce moment de plusieurs textes permettant d’assurer une connectivité basique pour les transports aériens, maritimes et terrestres en cas de Brexit sans accord.

Le Togo veut atteindre 100% d’électrification pour 2030

« La transition énergétique est une obligation pour tous, et surtout pour nous les pays africains parce que nous sommes plus frappés par le réchauffement climatique ». Ces mots prononcés par le ministre togolais des Mines et de l’Énergie, Marc Dédériwé Ably-Bidamon, lors du vingtième colloque du Syndicat des Énergies Renouvelables (SER) qui s’est tenu à Paris, montrent la détermination du Togo.

Bannir le fioul du pays

Le ministre a montré à quel point ce pays situé dans le Golfe de Guinée est préoccupé par les défis énergétiques qui l’attendent dans les années à venir. Dans ce Togo aux huit millions d’habitants, le gouvernement a l’intime conviction qu’il faut avoir une politique sur les énergies renouvelables solide.

Depuis juillet 2018, une loi est en vigueur pour assurer la production d’électricité à base des sources d’énergies renouvelables. La pierre angulaire de cette politique est la décarbonisation et la sécurisation des accès au gaz pour arrêter l’usage des centrales au fioul. Notons que depuis septembre 2018, 100 % de la production thermique domestique se fait au gaz naturel. Mais cette nouvelle, aussi bonne soit-elle, n’est pas une fin en soi. En effet, le réel objectif du Togo est de tendre vers l’électrification la plus globale, jusqu’à atteindre l’objectif de l’électrification pour tous à l’horizon 2030.

Énergies renouvelables se conjuguent au Togo avec Cizo

L’extension du réseau de distribution a permis de passer de 23 % d’électrification en 2010 à 38 % en 2017. L’optimisme est relatif car même si les efforts sont réels, ils sont, en l’état, insuffisants. « À ce rythme-là, l’objectif ne pourrait même pas être atteint en 2050 » affirme Marc Dédériwé Ably-Bidamon. Donc, pour atteindre les objectifs d’ici 2030, le pays prévoit de continuer l’extension du réseau, mais également de développer des mini-réseaux.

Ceci est exactement ce que prévoit le projet Cizo, créé en 2017 et qui ambitionne d’apporter en cinq ans l’électricité à deux millions de Togolais. Dans le cadre de ce projet, le village d’Awagomé, qui compte 2.500 habitants, a été le premier à être équipé de kits solaires individuels. Le gouvernement togolais a sollicité l’aide de BBOX, une société venue du Royaume-Uni et spécialisée dans l’électrification solaire décentralisée. Cette dernière s’est par ailleurs engagée à installer 300 000 dispositifs du même genre dans le pays d’ici la fin de l’opération. La mise en place d’une telle initiative, qui coûte au Togo 68 millions de franc CFA (environ 104 000 euros), n’aurait pas été possible sans partenariat public-privé.

Tripler la capacité énergétique du pays

Grâce au développement de la production d’énergies renouvelables, en particulier le solaire et l’hydroélectricité, la capacité énergétique du pays devrait passer de 100 mégawatts (MW) actuellement à 300 MW en 2022. La question du coût est, elle aussi, capitale. En ce sens, le Togo fait en sorte qu’aussi bien les kits solaires individuels que l’énergie produite soient financièrement abordables pour les personnes les plus modestes.

De plus, Marc Dédériwé Ably-Bidamon a annoncé la mise en place prochaine d’un compte solaire universel, « un appui à chaque ménage s’équipant d’une installation solaire notamment dans les zones rurales ». C’est ainsi que que le Togo veut prévenir au maximum les futurs mouvements migratoires liés au réchauffement climatique.

L’Anses veut mieux protéger les abeilles

En Europe, tous les indicateurs virent au rouge concernant les insectes pollinisateurs. Ces dernières décennies, leurs populations ont largement été décimées, laissant planer les plus grandes inquiétudes pour l’écosystème européen. Selon l’AFP, la moitié des hyménoptères, familles d’insectes dont font partie les abeilles, sont menacés d’extinction. Et la France est loin de faire figure d’exception. Selon les chiffres d’une enquête menée par le ministère de l’Agriculture, 29,4 % des insectes pollinisateurs sont morts durant l’hiver 2017-2018.

Pourtant, les gouvernements successifs n’ont pas manqué de prendre des mesures dans le but d’endiguer ce déclin. Depuis 2003, il est interdit d’épandre des insecticides et des acaricides durant les périodes de floraison, notamment sur les cultures attractives pour les abeilles. Depuis septembre 2018, l’utilisation des insecticides néonicotinoïdes a été proscrite en France ; des dérogations sont possibles jusqu’en juillet 2020. Malgré ces mesures, la tendance peine très fortement à s’inverser.

L’Anses recommande que les pesticides soient épandus… la nuit !

L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) préconise donc que la législation en matière de pesticides soit encore davantage encadrée. Dans un nouvel avis, l’Anses s’attaque aux pesticides nuisibles aux abeilles bénéficiant d’une dérogation pour continuer d’être utilisés. Elle reprend une idée défendue de longue date par les apiculteurs. En partant du principe que les abeilles butinent le jour, l’agence souhaiterait que l’épandage de pesticides ne se fasse que durant la nuit. L’Anses propose donc que le calendrier de pulvérisation de produits phytosanitaires soit établi en fonction de l’éphéméride et trois heures après le coucher du soleil. L’épandage de pesticides persistants dans les cultures avant la période de floraison n’est également pas souhaité par l’Anses.

Ces préconisations viennent du fait que diverses familles de pesticides sont retrouvées dans les ruches. Il y a « les insecticides et les acaricides dans les ruches » qui sont déjà réglementés, mais aussi les autres, « notamment des fongicides et des herbicides, et ces produits peuvent aussi avoir des effets nocifs sur les abeilles », a expliqué à l’AFP Françoise Weber, directrice générale déléguée de l’Anses en charge des produits réglementés.

Guillaume et De Rugy protégeront-ils mieux les abeilles ?

Malheureusement, il n’est vraiment pas certain que cette recommandation, qui n’est pas nouvelle, soit mieux entendue aujourd’hui qu’en 2014. L’Anses avait, en effet, déjà suggéré que tous les produits phytosanitaires, soient épandus uniquement la nuit dans le but de protéger les abeilles et tous les insectes pollinisateurs. Stéphane Le Foll, alors ministre de l’Agriculture s’était alors montré favorable à une telle mesure. Mais, comme le rappelle l’Union nationale des apiculteurs (Unaf), la FNSEA n’a pas du tout envisagé d’un aussi bon œil que le ministre cette idée. Résultat, la proposition est mort-née.

Suite à cette communication de l’Anses, les ministères de la Transition écologique et de l’Agriculture ont annoncé qu’un groupe de travail consacré à cette problématique serait rapidement créé. L’objectif annoncé sera de « définir les mesures permettant de limiter les risques liés aux produits phytosanitaires pour les pollinisateurs, tout en prenant en compte les contraintes techniques pour les agriculteurs ». Le programme laisse de lui-même entendre que les négociations seront encore une fois très musclées et les décisions lointaines. Il est en effet très peu probable que les agriculteurs acceptent sans rechigner que les interdictions d’utilisation de pesticides soient élargies et les dérogations accordées moins facilement.

La route solaire toujours en test

La route solaire Wattway est en test en conditions réelles grâce à 23 démonstrateurs dans le monde. Des tests majoritairement compris entre 24 et 100 m² en France métropolitaine. Le plus grand test est mené à Tourouvre (61), avec 2 800 m², de revêtement Wattway installés, soit 1 km de route. Mais la route produit deux fois moins que prévu et les résultats déçoivent. La production moyenne journalière pour la route normande se situe à 0,14 kilowattheure par mètre carré (kWh/m²).

Colas continue d’améliorer sa technologie et à fonder des espoirs importants dans cette dernière. Sur le site de son siège au Port, GTOI, la filiale de Colas dédiée aux grands travaux de l’Océan Indien teste la route solaire depuis février 2017. Ce démonstrateur de Wattway sur l’île de la Réunion alimente une borne de recharge pour véhicule électrique. Ce démonstrateur produit en moyenne 9,9 kilowattheures d’électricité par jour. Soit une production journalière de 0,4 kWh ou près de trois fois plus que la route solaire normande. Depuis février 2017, la production cumulée dépasse les 7 000 kWh. De quoi faire plus de 230 tours de l’île en véhicule électrique.

Une route solaire qui interroge

Sur l’île de la Réunion, 25 m² de route solaire produisent ainsi environ 3500 kilowattheures par an. Un foyer français standard consomme en moyenne 4 710 kWh d’électricité chaque année, soit 12,9 kWh par jour. Il faudrait donc près de 34 m² de route solaire réunionnaise pour fournir l’électricité annuelle à un foyer français.

Selon l’agence régionale énergie réunion (arer), environ 8 m² de capteurs photovoltaïque produisent en moyenne 1300 kWh par an à la Réunion. 29 m² de toitures photovoltaïques suffiraient donc pour alimenter un foyer en électricité sur l’île. C’est 5 m² de moins que pour la route solaire.

Puisque la route solaire coûte plus chère et produit moins d’électricité que des panneaux installés sur toiture, il semble peu probable que cette première devienne une solution globale pour répondre aux besoins électriques français. La route solaire servira plutôt localement pour alimenter en électricité des bornes électriques, de l’éclairage public, du mobilier urbain, et des bâtiments, principalement dans des zones isolées.

Depuis janvier 2019, GTOI teste la cinquième version de la technologie Wattway. Nouveau substrat multicouche composé de résines polymères composites et de granulés transparents, réduction du bruit, amélioration du câblage électrique… Colas promet des améliorations substantielles et espère entrer en phase de commercialisation en 2019. Affaire à suivre…

La « petite » loi sur l’énergie au CESE

Le gouvernement a en effet présenté le 4 février dernier au Conseil économique, social et environnemental (CESE) un texte législatif pour consultation. Ce document, qui a fuité en fin de semaine dernière, contient au final cinq articles, notamment pour prendre en compte les nouvelles orientations définies par l’exécutif dans le cadre de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE).

L’article premier de cette brève loi entérine le report à 2035 (contre 2025) de la date butoir pour atteindre les 50 % de nucléaire dans le mix électrique français, mais aussi des modifications issues de la PPE présentée fin janvier dernier. Ainsi, la consommation énergétique finale ne sera réduite que de 17 % en 2030 par rapport à 2012, au lieu des 20 % prévus en 2015. En outre, la consommation énergétique primaire des énergies fossiles baissera plus vite que prévu, de 40 % en 2030 par rapport à 2012 au lieu de 30 %. Enfin, et c’est un sujet qui fait déjà polémique, l’objectif de division par quatre des émissions de gaz à effet de serre en 2050 par rapport à 1990 est remplacé par un objectif de « neutralité carbone » à cette même échéance. Le gouvernement précise, dans l’exposé des motifs de la « petite loi », que la neutralité carbone est définie comme « l’atteinte de l’équilibre entre les émissions de gaz à effet de serre et les absorptions anthropiques (c’est-à-dire les absorptions par les écosystèmes gérés par l’homme tels que les forêts, les prairies, les sols agricoles et les zones humides, et par certains procédés industriels, tels que la capture et le stockage de carbone) ». C’est la dernière partie de cette assertion « procédés industriels » qui a fait réagir nombre d’ONG environnementalistes, qui jugent que cette définition est imprécise et ouvre la porte à la capture et au stockage du CO2 (CCS) pour pallier les potentielles déficiences du recul des émissions.

La nouvelle loi énergie-climat crée également dans son article deux, comme annoncé en novembre 2018 par le Président de la République, un Haut conseil pour le climat (HCC). Organisme indépendant, placé auprès du Premier ministre et siégeant au sein de France Stratégie, ce HCC devra réaliser et rendre chaque année un rapport « portant sur le respect de la trajectoire de baisse des émissions de gaz à effet de serre eu égard aux budgets carbone définis en application de l’article L 222-1 A, la bonne mise en œuvre des politiques et mesures pour réduire les émissions nationales de gaz à effet de serre, développer les puits de carbone, réduire l’empreinte carbone et développer l’adaptation au changement climatique, y compris leurs déclinaisons territoriales en s’appuyant sur les documents de planification territoriale. Le Haut Conseil pourra également émettre un avis sur les conséquences économique, sociale et environnementale, y compris pour la biodiversité, de ces actions ».

Il est « composé d’au plus 13 personnalités qualifiées choisies en raison de leur expertise scientifique, technique et économique dans le domaine des sciences du climat et de la réduction des émissions de gaz à effet de serre. »

Dans son article trois, visant à des mesures de simplification en faveur du développement des énergies renouvelables, la loi remet sur pied l’Autorité environnementale. Un sujet qui gêne depuis près d’un an les autorisations de parcs éoliens notamment. L’article quatre s’attaque quant à lui à la fraude aux certificats d’économie d’énergie (CEE), renforçant le contrôle du dispositif mis en œuvre à l’occasion de la loi POPE de 2005.

Enfin, l’article cinq vise à autoriser le gouvernement à transposer par ordonnances les directives et règlements liés au paquet énergie propre pour tous les européens (ou encore paquet hiver énergie-climat) en cours d’adoption.

Des matériaux qui s’endurcissent

En imitant le mécanisme qui permet aux muscles vivants de croître et de se renforcer après un exercice physique, l’équipe dirigée par Jian Ping Gong de l’université d’Hokkaido a mis au point un polymère qui se décompose sous l’effet d’un stress mécanique. Il se régénère ensuite en une configuration plus forte, en se nourrissant d’un bain nutritif.

L’équipe d’Hokkaido a utilisé ce qu’on appelle des hydrogels à double réseau. Comme les autres hydrogels (des réseaux polymères tridimensionnels capables de gonfler dans l’eau ou un liquide biologique tout en conservant leur forme), il s’agit de polymères qui contiennent 85 % d’eau en poids. Mais dans ce cas, le matériau est constitué à la fois d’un polymère rigide et cassant et d’un polymère souple et extensible.

Exosuits souples

 De cette façon, le produit fini est à la fois souple et résistant. Dans des conditions de laboratoire, l’hydrogel a été immergé dans un bain de monomères. Il s’agit de substances le plus souvent organiques utilisées dans la synthèse des oligomères et des polymères. Ces liaisons moléculaires individuelles remplissent la même fonction dans le matériau imitant les muscles que les acides aminés dans les tissus vivants.

Lors des tests, l’hydrogel a agi un peu comme les muscles lors d’une séance d’entraînement. Il est devenu 1,5 fois plus solide, 23 fois plus rigide et son poids a augmenté de 86 %.

Selon Jian Ping Gong, ce procédé pourrait être utilisé pour concevoir des matériaux convenant à diverses applications, comme les exosuits souples pour les patients présentant des lésions osseuses qui deviennent plus résistantes à l’usage. D’autres usages moins pacifiques pourraient être envisagés.  En 2016, le laboratoire de biodesign de Harvard avait présenté son modèle d’exosquelette léger. Son Soft ExoSuit avait été développé dans le cadre d’un contrat de 2,9 millions de dollars avec la DARPA (programme Warrior Web).

Le RGPD : bientôt un « standard » mondial ?

Les principes du Règlement général sur la protection des données (RGPD) sont repris par de nombreux pays. « Aux États-Unis, tous les regards seront tournés vers la Californie avec son “California Consumer Privacy Act”, la loi la plus sévère (aux USA, Ndlr) en matière de protection de la vie privée. Cette loi amènera probablement d’autres États à adopter leurs propres lois dans ce domaine.  Par ailleurs, le NIST (National Institute of Standards and Technology) prépare un cadre de protection de la vie privée », explique Michael Magrath, directeur de la réglementation et des normes mondiales chez OneSpan (une entreprise spécialisée dans la signature électronique).

Le RGPD s’exporte aussi à l’Est avec la décision d’adéquation récemment adoptée par la Commission Européenne. Il s’agit d’’un des outils prévus par le règlement général sur la protection des données pour transférer des données à caractère personnel de l’UE vers des pays tiers.

Une meilleure définition des données sensibles

L’adéquation n’exige pas que le système de protection des données du pays tiers soit identique à celui de l’UE. Elle est basée sur le standard de l’équivalence essentielle. Pour que cet accord puisse être mis en œuvre, le Japon s’est engagé à introduire des garanties additionnelles dans ses règles de protection des données. Les données personnelles des Européens au Japon ne pourront être utilisées que dans des mesures « nécessaires et proportionnelles ».

Des garanties ont été définies afin de combler certaines différences entre les deux systèmes de protection des données. Par exemple, la définition japonaise des données sensibles a été élargie. L’exercice des droits individuels sera facilité et le transfert ultérieur des données des Européens du Japon vers un autre pays tiers sera soumis à un niveau de protection supérieur.

« Cette décision d’adéquation va créer le plus grand espace de flux de données sécurisées au monde », affirme Vera Jourova, la commissaire européenne à la Justice et aux Consommateurs. « Il permettra aux entreprises européennes d’avoir un accès privilégié à un marché de 127 millions de consommateurs. Cet accord servira de modèle pour les futurs partenariats et aidera à fixer des normes mondiales ».

Dans deux ans, les autorités des deux zones procéderont à une évaluation du système.

La Commission a adopté des décisions appropriées pour les pays et territoires suivants : Andorre, Argentine, Canada, États-Unis, îles Féroé, Guernesey, Israël, île de Man, Jersey, Nouvelle-Zélande, Suisse, Uruguay et États-Unis (bouclier de protection de la vie privée UE-USA).

Mais la décision d’adéquation du Japon est la première adoptée depuis l’entrée en vigueur du règlement général sur la protection des données le 25 mai 2018.

Avec les États-Unis, il s’agit d’une décision d’adéquation « partielle ». En l’absence d’une loi générale sur la protection des données privées outre-Atlantique, seules les entreprises qui s’engagent à respecter les principes contraignants de protection de la vie privée bénéficient des transferts gratuits de données.

Techniques de l’Ingénieur partenaire d’Ingénieuses’19

Comme l’année dernière, Techniques de l’Ingénieur s’associe à la Conférence des directeurs des écoles françaises d’ingénieurs (CDEFI) pour souligner le rôle des femmes dans le monde de l’ingénierie et les encourager à choisir les voies scientifiques et techniques.

L’opération Ingénieuses prend la forme d’un concours mettant en valeur différents parcours, expériences et projets menés par des femmes. L’objectif d’Ingénieuses est de susciter des vocations et de défendre des valeurs d’ouverture sociale, de diversité et d’égalité.

La neuvième édition du concours, qui a été officiellement lancée le 8 janvier 2019, est composée de plusieurs catégories :

  •  Les écoles d’ingénieur-e-s, pour présenter un projet répondant à un des objectifs de l’événement
  • Les élèves-ingénieures en formation au sein d’une école d’ingénieur-e-s (France et Maghreb), pour récompenser un parcours, une ambition, un investissement associatif
  • Les femmes ingénieures en activité, pour valoriser un parcours professionnel, des engagements et devenir ambassadrice de la profession d’ingénieur auprès de collégiennes.

Techniques de l’ingénieur étant un partenaire majeur d’Ingénieuses’19, nous vous invitons à rejoindre le concours. Vous pouvez télécharger les dossiers de candidature pour les différentes catégories du concours ici. Si vous souhaitez en savoir plus sur l’événement, rendez vous directement sur le site de la CDEFI.

Prochainement, un jury composé d’experts se réunira et sélectionnera les nominé-e-s dans chaque catégorie. Techniques de l’Ingénieur annoncera ces nommé-e-s et vous tiendra informé à chaque nouvelle étape du concours.

Fabrication d’hydrogène combustible à partir de cyanobactéries

Un processus naturel détourné pour produire de l’hydrogène

Le soleil est une source d’énergie inépuisable qui est utilisée de façon récurrente dans la nature. La photosynthèse est ainsi un processus bioénergétique ancien, apparu il y a plus de 3,7 milliards d’années avec les bactéries sulfato-réductrices. Ce processus a ensuite évolué avec l’apparition des cyanobactéries, pour devenir la photosynthèse oxygénique, responsable de la création de notre atmosphère riche en oxygène.

Le mécanisme photochimique qui a lieu au sein de ces cyanobactéries (et autres membranes thylakoïdes) est appelé « schéma en Z de la photosynthèse ». Ce nom vient d’une représentation du transfert acyclique des électrons, depuis la molécule d’eau, en passant par deux ensembles formés par des protéines et des pigments (comme la chlorophylle), appelés « photosystèmes ».

Les travaux de l’équipe du docteur Lisa M. Utschig-Johnson consistaient ainsi à tester différents catalyseurs capables de « détourner » cette production d’électrons en production d’hydrogène gazeux.

Le mécanisme de réaction détourné est le suivant :

  • Les photons absorbés par le photosystème II (PSII) sont utilisés pour oxyder l’eau.
  • Les électrons produits sont absorbés par le photosystème I (PSI).
  • Le PSI transfère les électrons de la partie luminale vers la partie stromale de la membrane.
  • Le catalyseur détourne ces électrons pour produire du H2.
Schéma en Z du transfert des électrons dans les membranes thylakoïdes pour la production de H2 par photosynthèse

Rendement et modularité : les clés de l’industrialisation

L’équipe de chercheurs a ainsi prouvé que des cyanobactéries pouvaient produire du H2, en présence de soleil et de nanoparticules de platine agissant comme catalyseur. Mais pour être commercialisable, un tel système devra gagner en efficacité et être économiquement rentable. Dans ce but, ils ont également exploré d’autres pistes, en utilisant des catalyseurs organométalliques à base de Nickel (Diphosphine de nickel) et de Cobalt (Cobaloxime) qui ont la capacité de se fixer aux membranes par interaction hydrophobe.

Un pas de plus vers le développement durable

L’enjeu de la production d’hydrogène gazeux est bien entendu de l’utiliser comme combustible, ce qui permettrait de se passer des énergies fossiles, mais aussi d’éviter au passage la production de CO2. En outre, les cyanobactéries, tout comme les métaux de transition utilisables comme catalyseur, se trouvent en abondance sur terre. Une telle solution, si elle était industrialisée, pourrait ainsi alimenter les piles à combustible et résoudre le problème du stockage de H2 sous pression, un gaz hautement explosif et très volatil.

Note : Une membrane thylakoïde est une membrane sur laquelle se déroule la phase photochimique de la photosynthèse.

Source : https://pubs.rsc.org/en/Content/ArticleLanding/2018/SC/C8SC02841A#!divAbstract

Pour en savoir plus : https://rnbio.upmc.fr/physio_veg_photosynthese_11_PSI_1